Effet de pandémie : de plus en plus d’étudiant·e·s veulent devenir virologues
Depuis deux ans, la pandémie marque notre société. En première ligne dans la lutte contre le virus se trouvent les infectiologues, virologues, épidémiologistes qui informent publiquement sur le sujet. Dès lors, la profession semble attirer de plus en plus de personnes. Les universités et hautes écoles indiquent une augmentation d’étudiant·e·s en épidémiologie.
Alors qu’en 2018 et 2019, respectivement 44 et 66 étudiant·e·s ont assisté au cours annuel de virologie de l’Université de Zurich (UZH), en 2020, le cours a compté 116 étudiant·e·s. En 2021 également, le cours comptait 91 participant·e·s.
L’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH), qui fait partie de l’Université de Bâle, indique que la demande a également augmenté chez eux. «Il y a eu plus de demandes pour le master en épidémiologie 2021, mais le nombre réel d’étudiants est finalement resté le même», expliquent les responsables de l’épidémiologie et de la biologie infectieuse de l’institut.
«Face à l’afflux d’étudiants chinois en Suisse, la vigilance est de mise»
Grégory Coutaz de l’Université de Tamkang, Taiwan, met en garde les universités suisses contre l’afflux des étudiant-e-s chinois-es (+27% en Suisse depuis 2019).
«L’un des problèmes que posent ces jeunes chinois vient du fait que parmi eux se trouve une minorité biberonnée au nationalisme qui n’accepte plus un enseignement perçu comme «anti-chinois». Encouragés par l’influence grandissante de la Chine sur la scène internationale, ces étudiants s’attaquent directement à leurs professeurs en les harcelant, les intimidant ou en se livrant au doxing (c’est-à-dire la diffusion de données personnelles sur internet), dès lors que ceux-ci se montreraient critiques envers le Parti communiste ou discuteraient de questions sensibles comme Hongkong, le Xinjiang, le Tibet ou Taïwan. […] Autrefois réservés aux seules universités anglo-saxonnes, ces débordements sont désormais présents en Europe. […] Il n’est pas question ici, bien sûr, d’interdire aux étudiants chinois l’accès à nos amphithéâtres et à nos laboratoires. En revanche, il est de la responsabilité des universités de prendre les mesures adéquates pour se protéger contre la promotion d’un narratif officiel, le siphonnage des connaissances et les tentatives de manipulations des étudiants. Cela passe par un renforcement accru des contrôles et la nécessaire divulgation de tous les incidents […].»
«La situation sanitaire a amené nombre de jeunes à annuler ou interrompre leurs échanges universitaires et séjours à l’étranger ces deux dernières années. Et pour ceux qui sont partis, l’expérience a été particulière.»
Partenariat entre l’Université et la Banque cantonale de Lucerne
L’Université de Lucerne a conclu un accord avec la Banque cantonale de Lucerne qui est devenue le premier «partenaire clé» de l’université. La banque soutient l’Université à la hauteur de CHF 250’000 par an, sur trois ans. La liberté de la recherche et de l’enseignement restera intacte, selon leur accord. En échange l’université mettra gratuitement à disposition des spécialistes pour des sessions de formation continue, «des événement pour collaborateurs et clients» de la banque.
Le Grand Conseil neuchâtelois se prononce en faveur d’une réintégration au programme Erasmus+
«Le Conseil fédéral a été prié hier par une forte cohorte de parlementaires neuchâtelois·es de réintégrer «complètement et rapidement» le programme d’échanges d’étudiant·es européen Erasmus+.»
Les jeunes scientifiques face au vol de leurs travaux
Selon une enquête parue en janvier, menée auprès de 1800 doctorant-e-s et jeunes docteur-e-s, 21% des répondants disent avoir vu une tierce personne s’attribuer le fruit de leurs travaux. Souvent un encadrant, comme le note Colin Lemée, président de l’association Doctopus. Selon une doctorante, ces abus découlent en partie de l’«hyperconcurrence», due au manque de postes chroniques à l’université. Et de la nécessité pour les encadrants de s’assurer que chacun de leurs doctorant-e-s ait des résultats à présenter, «quitte à piller ceux d’autres jeunes chercheurs.»
A la rentrée 2021, le Réseau national des collèges doctoraux, [une organisation française] a mené une enquête auprès de plus de 11’500 doctorant-e-s. 15% des personnes interrogées se disent insatisfaites ou très insatisfaites de la manière dont leur directeur veille à ce que leurs travaux soient bien crédités.
Par ailleurs, selon la première enquête susmentionnée, 20% des répondants disent avoir subi du harcèlement moral, le plus souvent perpétré par l’encadrant de la thèse.
Horizon Europe: « Nous vivons les premiers revers », alerte la recherche suisse
Après l’exclusion suisse du programme de recherche européen Horizon Europe en tant que membre à part entière, « Nous vivons les premiers revers », déclare le président du Conseil des EPF Michael Hengartner dans une interview au SonntagsBlick. Avec Matthias Leuenberger, président de Scienceindustries, et Yves Flückiger, président des hautes écoles swissuniversities, il estime que le réseautage du pôle de recherche et d’innovation de la Suisse est désormais en danger. La Suisse ne peut pas compter sur l’appui de la France, qui occupe la présidence de l’UE, analyse le correspondant de la RTS à Berne, Pierr Nebel.
Les sciences, la démocratie et la politique d’identité
Dans un article paru dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le professeur de philologie classique à l’Université de Heidelberg, Jonas Grethlein, parle du statut et du rôle des connaissances scientifiques, qui changent au cours du temps, et parle de deux tendances générales.
Premièrement, en prenant la pandémie comme exemple, il met en lumière l’invocation du savoir scientifique pour contrer les arguments populistes post-factuels. «On a par exemple fait appel à des climatologues pour réfuter l’affirmation de Trump et d’autres selon laquelle il n’y a pas de réchauffement climatique. L’appel aux faits dans la confrontation avec les populistes a ouvert la voie aux apparitions publiques des scientifiques à l’époque des Corona.» L’auteur évoque le danger que les scientifiques se fassent instrumentaliser par la politique pendant la crise sanitaire. «L’appel au savoir a plutôt une connotation élitiste, souvent même antidémocratique, surtout lorsqu’il s’agit d’un savoir dont seul un groupe dispose.»
Deuxièmement, l’auteur observe une montée de politique d’identité dans la science, qui, en opposition avec la première tendance, voit la science moins en tant que producteur de savoir objectif, mais comme moyen d’expression et d’émancipation pour les minorités politiques. Il pointe du doigt l’approche postcoloniale et la thèse selon laquelle la culture de certains groupes ne peut être étudiée et comprise que par les membres de ces groupes. «Non seulement les présupposés essentialistes de la notion d’identité mènent dans des eaux dangereuses, dans lesquelles évolue également la droite identitaire, l’exacerbation narcissique de la perspective du savoir menace également de priver la cohabitation humaine de ses fondements. Si même les scientifiques ne doivent pas s’efforcer d’obtenir des connaissances plausibles d’un point de vue intersubjectif et que l’on ne peut comprendre que la perspective de chacun, alors les revendications des différents groupes s’affrontent sans perspective de conciliation. »
Dans une lettre ouverte publiée dans la Liberté, Leonardo Gomez Mariaca, coprésident des Jeunes vert’libéraux Fribourg plaide pour le modèle d’enseignement mixte dans les hautes écoles. En invoquant la santé mentale des étudiant·e·s, il met en garde contre une obligation des cours à distance, qui est une des possibilités actuellement discutées par les cantons et le Conseil fédéral.
Retours négatifs à l’Initiative populaire « Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine »
L’initiative visant à interdire l’expérimentation animale et humaine soumise au vote le 13 février prochain continue à susciter des réactions.
Catherine Labouchère, députée (PLR, VD) avance que si l’initiative passe, «les patients et les animaux subiront l’arrêt de la recherche de plein fouet avec comme seule solution un exode vers des pays plus tolérants, pour certains moins réglementés avec des protocoles moins sévères. La médecine à deux vitesses s’installera de façon insidieuse et sans profit aucun pour la population humaine et animale captive, car sans possibilité de s’expatrier». (24 heures)
Quatre scientifiques de l’Université de Fribourg s’opposent à l’initiative, en expliquant le processus d’autorisation fortement réglementé et les effets néfastes pour le progrès en médecine humaine et animale en Suisse en cas d’un oui à l’initiative. (Le Temps)
Le responsable du Centre du phénoménologique de l’EPFL, Xavier Warot, est également contre l’initiative populaire, et voit cela comme occasion de parler de l’expérimentation animale. «Longtemps, certains scientifiques pratiquant l’expérimentation animale étaient dans leur tour d’ivoire. Mais la confiance s’est érodée, et il est temps d’informer et de s’ouvrir à l’échange». (Heidi.news)
Comment les chercheur·euse·s zurichois·es luttent contre la pandémie
La recherche sur le coronavirus tourne à plein régime. À Zurich, l’Université (UZH) et l’EPFZ, ainsi que des fondations qui leur sont proches, ont débloqué des millions de francs pour la recherche. A cela se sont ajoutés des millions supplémentaires provenant du Fonds national et d’autres sources de financement pour les scientifiques zurichois.
La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) en présente trois projets et les personnes qui se cachent derrière:
Emanuela Keller, médecin urgentiste, veut désengorger les services de soins intensifs grâce à l’intelligence artificielle.
Philippe Bechtold et Michele Gregorini, ingénieurs, veulent détecter le virus en 30 minutes grâce à un nouveau test PCR.
Urs Greber, biologiste, veut empêcher les évolutions graves de la maladie de Corona grâce à un médicament placebo.
L’un est sur le point d’être utilisé dans la pratique (1). Un autre fonctionne techniquement, mais pas encore commercialement (2). Et un autre est resté bloqué à mi-chemin – pour faire avancer la recherche de manière inattendue (3).
Alliances entre universités européennes: porte ouverte à la Suisse
«La Commission européenne vient d’étendre de 41 à 60 d’ici à 2024 le nombre d’alliances entre écoles supérieures permettant la mobilité des étudiants, des chercheurs et des enseignants. Hors d’«Erasmus Plus», la Suisse a pourtant été autorisée à sauter dans le train en marche en novembre dernier.»
«Dans le cadre de cette initiative, les universités et les hautes écoles peuvent former des alliances transnationales dans le but de permettre aux étudiants d’étudier dans des universités de plusieurs pays de l’UE. Cette alliance doit aussi favoriser la mobilité des chercheurs et des enseignants.»
«Ces toilettes inclusives qui séparent les genres»
«De nombreux établissements publics planchent sur la création de toilettes unisexes. Si la démarche est saluée par les milieux LGBTQIA+, elle n’est pas sans susciter des réticences, à l’image des toilettes tous genres disponibles à l’IHEID à Genève»
Accusation du philosophe Jordan Peterson contre le monde académique
Le professeur de philosophie Jordan Peterson a quitté l’Université de Toronto et porte de graves accusations contre le monde académique. Il accuse les universités anglo-saxonnes d’épouser une doctrine «néfaste» basée sur la diversité, l’inclusion et l’équité. Pour faire une carrière académique, ses étudiants blancs hétérosexuels, même avec des brillants résultats, seraient défavorisés à la faveur de représentant·e·s de minorités moins qualifiées.
22.01.2022 – Neue Zürcher Zeitung – Die Moral unterwandert die Forschung
«La Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP Vaud) a enregistré cette rentrée de septembre 2021 un nombre record d’inscriptions. «Les effectifs ne cessent de croître depuis quelques années», détaille Barbare Fournier, responsable de la communication. Un emballement pour le métier d’enseignant que la crise sanitaire ne freine pas, bien qu’elle ait amené son lot de difficultés.»
Accord-cadre: les universités et la recherche tirent la sonnette d’alarme
«Cette fois-ci, la situation est sérieuse. Dans une missive cinglante envoyée au Conseil fédéral, les plus hauts représentants des universités et de la recherche suisses mettent en garde contre les conséquences «graves» de la fin de l’Accord-cadre avec l’Union européenne et demandent des actions rapides. La lettre est signée par Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de Swissuniversities, la conférence des recteurs des hautes écoles de Suisse, Michael Hengartner, président du Conseil des EPF et Matthias Leuenberger, président de Novartis pour la Suisse et de Scienceindustries.»
Surmonter la dichotomie «d’ami·e·s et ennemi·e·s» de la science
Dans la chronique d’invité de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le professeur d’histoire Caspar Hirschi se penche sur la division quotidiennement faite entre ami·e·s et ennemi·e·s de la science et relève son caractère absurde. Selon le professeur de l’Université de Saint-Gall (HSG), il n’est pas possible et surtout pas souhaitable de se positionner pour ou contre la science, car cette dernière englobe tous les phénomènes mondiaux. Plutôt, il faut garder un regard critique sur la position de la science dans la crise climatique.
Le fait que les personnes soient plus que jamais divisées en «ami·e·s et en ennemi·e·s» de la science est lié aux distorsions idéologiques autour du changement climatique, argumente-t-il. «Il y a là une ironie particulière, car le réchauffement climatique est un cas d’école de la manière dont la science doit être considérée de tous les côtés d’un problème. Aussi indispensable qu’elle soit pour surmonter la crise climatique, elle a été à l’origine de sa création. Sans ses connaissances, il n’y aurait pas de moteurs de combustion, [etc.].». Pour Caspar Hirschi, le rôle de la science pour le monde actuel consiste essentiellement à trouver des solutions qu’elle a elle-même créées.
L’initiative contre l’expérimentation peine à trouver du soutien
L’initiative contre l’expérimentation animale et humaine, votée prochainement, peine à trouver du soutien en Suisse. Jugée trop extrême même par les milieux antispécistes, aucune association de protection des animaux ne la soutient. Selon le sondage 20 minutes du 21 janvier, 71% des votant·e·s comptent rejeter l’initiative et 27% l’accepter. Pour les militant·e·s antispécistes, l’initiative soulève un dilemme, car un oui menacerait les soins médicaux et poserait des gros problèmes pour la médecine vétérinaire, la recherche et l’innovation.
Dans le Migros Magazin, la cheffe de département de L’association faîtière suisse de la protection des animaux (PSA) discute avec le co-initiateur Renato Werndli des possibles conséquences de cette initiative. D’accord sur beaucoup de points avec l’initiative, elle regrette cependant que cette dernière puisse entraîner un certain isolement du reste du monde scientifique. «Dès qu’une université à l’étranger entreprend une expérience sur les animaux, les coopérations deviennent immédiatement difficiles». De plus, vu qu’il n’y a pas que les médicaments qui sont testés sur les animaux, mais aussi les produits chimiques et colorants, et que l’initiative exige une interdiction d’importation pour tout ce qui implique des expériences sur les animaux, cela réduirait considérablement les produits disponibles en Suisse.
Taux d’absentéisme de 10% aux examens universitaires à Genève
«Depuis le 10 janvier, quelques centaines d’étudiantes et d’étudiants de l’Université de Genève passent chaque jour un examen à Palexpo dans des conditions sanitaires strictes en raison du Covid-19. Le taux d’absentéisme est un peu plus important que d’habitude.
Pour cette session sous la pression du variant Omicron, la direction de l’UNIGE estime le taux d’absentéisme à environ 10%, soit le double du taux usuel de 5%.»
L’article de la NZZ traite le dilemme dans lequel certain-e-s étudiant-e-s zurichois-es avec le Covid se trouvent face aux conséquences d’une (non-)participation aux examens.
Portrait d’Ursula Oesterle, nouvelle vice-présidente pour l’innovation de l’EPFL
Ursula Oesterle, nouvelle vice-présidente pour l’innovation de l’EPFL, a pour mission de renforcer le leadership de cette école dans la création d’entreprises. Elle souhaite rendre les relations entre l’économie et la recherche plus fluides et encourager les étudiant-e-s à cultiver leurs talents entrepreneuriaux tôt dans leur cursus et en considérant les grands défis du moment (climat, digitalisation, etc.). ««A titre personnel, je suis quelqu’un de disruptif, souligne-telle. Pour être plus créatifs et plus rapides dans notre fonctionnement, nous devons passer d’une logique top-down à ce que j’appelle un leadership distribué. On ne peut pas prétendre aider les entreprises à s’adapter au monde nouveau et ne pas, nous-mêmes, nous remettre en question.»»
Avis contre l’interdiction de l’expérimentation animale
Faut-il interdire les expérimentations animales et humaines? La professeure en éthique biomédicale Samia Hurst-Majno de l’Université de Genève, et le professeur en neurosciences Sebastian Jessberger de l’Université de Zurich estiment que non, par pesée d’intérêts.
La Suisse rejoint l’Observatoire «Square Kilometre Array»
La Suisse est devenue membre de plein droit du Square Kilometre Array Observatory (SKAO), le 19 janvier 2022. La recherche suisse dans le domaine de la radioastronomie s’en trouve ainsi renforcée à l’échelle internationale. L’adhésion «renforcera la recherche suisse dans le domaine de la radioastronomie au niveau international et sera un moteur important pour la collaboration internationale en matière de recherche», a déclaré la ministre suisse de l’éducation, de la recherche et de l’innovation, Martina Hirayama.
L’enquête de l’Université de Genève montre un système académique à bout de souffle
«Les situations de précarité et de harcèlement relevées ne sont pas des cas isolés, mais bien la conséquence d’un mal structurel qui ronge le système académique, estime l’association genevoise du corps intermédiaire [Accorder]»
La recherche suisse, exclue des programmes européens
Cet été, le pays a été déclaré « pays tiers non associé » au programme Horizon Europe. La Suisse est désormais également considérée comme un pays tiers pour le programme de recherche nucléaire Euratom, le programme Digital Europe et la coopération dans le programme de fusion nucléaire Iter. Selon l’auteur, «Le Forum économique mondial de Davos aurait dû être l’occasion de faire avancer les négociations entre l’UE et la Suisse. Mais le forum a été reporté au début de l’été à cause d’Omikron. La science locale doit donc continuer à s’inquiéter.»
«La rentrée sera presque normale dans les universités»
«La menace d’un retour aux cours à distance planait sur le semestre de printemps. En y renonçant, le Conseil fédéral soulage les hautes écoles et les étudiants.» L’EPFL et l’Université de Neuchâtel saluent cette décision.
«C’était il y a une semaine. Les examens débutaient pour des milliers d’étudiants suisses. Dans les universités de Lausanne (Unil) et Genève (Unige), la décision était alors de maintenir l’ensemble de la session en présentiel. Mais les deux institutions ont apporté cette semaine des modifications aux conditions initialement annoncées: l’Unige bascule une partie des épreuves en ligne, tandis que l’Unil autorise les étudiants en quarantaine à se présenter.»
HES-SO: «L’ensemble de la communauté est sous tension»
Le Conseil fédéral a annoncé ce mercredi 19 janvier qu’il abandonnait l’idée évoquée la semaine dernière d’interdire le présentiel dans l’enseignement tertiaire. La proposition avait été mise en consultation auprès des cantons. René Graf, le vice-recteur de l’enseignement à la HES-SO, salue cette décision importante.
Les projets actuels du Conseil suisse de la science
«Que fait le Conseil suisse de la science? Nous répondons à cette question dans cet article de blog. Nous vous donnons un aperçu des projets en cours qui seront achevés au cours du premier semestre 2022. Il s’agit notamment de l’évaluation du Fonds national suisse, de l’étude sur le système postdoctoral suisse et de l’enquête sur l’acceptation des mesures Covid-19 en Suisse.»
«Débat entre Laure Piguet, Membre du comité de l’association du corps intermédiaire de l’université de Genève, Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de Swiss Universities, Fabien Fivaz, Conseiller national (Verts/NE) et président de la commission de l’éducation et Angelika Kalt, directrice générale du Fonds National de la Recherche.»
Bâle-ville : Avancement de l’initiative «droits fondamentaux pour les primates»
Le 13 février, Bâle-Ville votera sur l’initiative populaire « Droits fondamentaux des primates » qui demande que la Constitution cantonale soit complétée par un article sur le droit des primates non-humains à la vie et à l’intégrité physique et mentale.
Les conséquences possibles d’une acceptation de l’initiative ne sont pas claires. Selon le texte de l’initiative, la nouveauté ne concernerait que les primates appartenant au canton. Or, le canton ne possède pas de singes. Le zoo de Bâle, organisé en droit privé, et la pharmacie bâloise craignent toutefois que l’initiative ne concerne également leurs primates, raison pour laquelle ils s’engagent dans la campagne de votation contre l’initiative populaire.
La gauche est majoritairement favorable à l’initiative. Le PS est toutefois divisé, comme l’ont déjà montré les débats au Parlement en novembre. En revanche, les partis bourgeois tels que le PLR, l’UDC, le Parti libéral-démocrate, le Centre et les Verts-libéraux rejettent l’initiative.
L’auteur de l’article estime que l’inititiative populaire qui vise l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine revient à saper le droit fondamental à la santé. Par rapport à cette initiative («grossière, mais triviale»), l’initiative bâloise d’accorder des droits fondamentaux aux primates non-humains est plus raffinée et il est plus difficile de cerner ses conséquences. Et selon l’auteur, «C’est là que réside le risque.» La philosophie de son organisation initiatrice Sentience Politics repose sur l’idée que les intérêts de l’être humain ne doivent en principe plus primer sur ceux des autres êtres vivants sensibles. «Etape par étape, il s’agit d’une grande utopie: la suisse végane dans tous les domaines de la vie.»
«Expérimentation animale: oser l’ambiguïté du dialogue»
Servan Grüniger et Marie Zufferey, président et coresponsable de l’antenne romande du groupe de réflexion «pour une culture favorable à la recherche» Reatch!, ont rédigé un article sur les conséquences néfastes qu’aurait l’acceptation de l’initiative populaire pour l’interdiction d’expérimentations sur les animaux et les humains.
«… le débat sur l’expérimentation animale ne devrait pas se limiter à mettre aux prises défenseur·euse·s des animaux et chercheur·euse·s recourant à l’expérimentation animale. A côté de ces protagonistes, il serait profitable que s’asseyent à une même table non seulement les professionnel·le·s travaillant avec des animaux de laboratoire, mais également des personnalités issues de la médecine humaine et vétérinaire, de l’éthique, de la statistique ou du droit. En outre, le public doit avoir accès à un contenu informationnel qui dépasse les slogans réducteurs.» Dans cette idée, le groupe Reatch organise ainsi un débat public sur cette question.
Johannes Boacek, Professeur en neurosciences à l’École polytechnique fédérale, explique «pourquoi il est trompeur de penser que nous pouvons remplacer complètement l’expérimentation animale par des méthodes alternatives, et pourquoi nous devons abaisser plutôt qu’élever les obstacles à la recherche.» Il estime qu’il serait possible et nécessaire de rationaliser les procédures administratives relatives aux licences expérimentales. (ETH)
«La science n’échappe pas à la tricherie. Le nombre de publications malhonnêtes explose. Mais ces arnaques intellectuelles sont de plus en plus souvent dénoncées.»
Harcèlement, précarité, inégalités: une enquête, assortie d’un plan d’action, dresse des constats sévères sur les difficultés du personnel d’enseignement et de recherche de l’université de Genève
Télétravail, enseignement en présentiel: ce que veulent Genève et Vaud
Les deux Cantons, consultés par Berne, ne sont pas toujours d’accord sur les mesures à prendre. Les deux Cantons se prononcent contre l’interdiction temporaire du présentiel à l’Université. Au sujet de l’obligation du télétravail, ils demandent tous les deux que l’on réexamine l’affaire à la fin février pour voir si la mesure est toujours pertinente.
Dans un éditorial, Emmanuel Borloz adresse la difficulté de suivre des études en temps de crise sanitaire. «Beaucoup craignent une génération sacrifiée, dont l’étiquette «étudiants Covid» serait synonyme de formation au rabais. À y regarder de plus près, ce serait plutôt tout le contraire.»
Lors du congrès de France Universities (anciennement appelé Conférence des présidents d’université), le président français Emmanuel Macron a exposé «qu’à demi-mots» sa stratégie pour l’enseignement supérieur pour les dix ans à venir, en tant que potentiel futur candidat à la présidentielle. Il dénonce «l’intolérable gâchis»de l’échec en première année de licence, où, dit-il«seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens ».
Par ailleurs, il laisse entendre que de nouvelles formes de financement doivent être trouvées par les universités et que l’université «devrait être plus efficacement professionnalisante» et ce, dès le premier cycle.
Des rongeurs surnuméraires dans un élevage universitaire de Zurich échappent à l’expérimentation animale. Le refuge Rosel participe au projet «Rehoming» institué par la Protection suisse des animaux et l’Université de Zurich.
La mobilisation continue pour libérer l’anthropologue Fariba Adelkhah, de nouveau envoyée en prison. Spécialiste du chiisme et de l’Iran post-révolutionnaire à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences-Po), elle avait été arrêtée en juin 2019, puis condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, ce que ses proches ont toujours farouchement contesté. L’Université de Genève, qui lui avait décerné le titre de doctor honoris causa, a réagi par communiqué.
UNIL: «Une quarantaine ne prolongera pas la durée des études à l’université»
«L’UNIL a fait le choix d’une session d’examens en présentiel et tient à rassurer: manquer une épreuve pour cause de Covid n’affectera pas (trop) les cursus.»
Les effets de Brexit pour les universités britanniques
Depuis l’entrée en vigueur du Brexit, le nombre d’étudiant·e·s de provenance européenne a plongé au Royaume-Uni de 56% par rapport à l’année précédente. Les raisons sont multiples : augmentation des frais universitaires, frais supplémentaires des demandes de visas et l’incertitude liée au statut du permis de séjour.
Selon une étude réalisée pour le Département de l’éducation, les institutions moins prestigieuses qui visaient les étudiant·e·s européen·ne·s ont été particulièrement touchées. En revanche, la part d’étudiant·e·s en provenance du reste du monde a fortement augmenté.
Les effets se font également sentir du côté du corps académique. Craignant que le Brexit affaiblisse la place de la recherche britannique, plusieurs chercheurs·euses ont quitté leur poste pour des universités situées dans l’Union européenne. Aussi, de moins en moins de scientifiques postulent pour un poste au Royaume-Unis.
Comment les universitaires vivent les examens sous Covid
«Passer ses examens en janvier 2022, alors que le nombre de contaminations au coronavirus bat son plein, relève du parcours du combattant. Attraper la maladie signifie passer par la case rattrapages ou perdre un temps précieux, et cela peut entraîner de lourdes conséquences. Commentles étudiants abordent-ils cette période de révisions? Trois d’entre eux, des Universités de Genève, Bâle et Lausanne, se livrent sur leurs tracas liés au coronavirus.»
Les conditions de travail aux universités de Genève et Fribourg
«Inégalités de traitement, sentiment de précarité, manque de valorisation: une enquête réalisée par l’Université de Genève révèle un certain mal-être chez plusieurs de ses collaborateurs et collaboratrices d’enseignement et de recherche.» Un plan d’action est mis en consultation jusqu’au 18 février auprès de différentes instances de l’université.
Certains collaborateurs-rices scientifiques de l’Université de Fribourg avaient signé la pétition nationale en faveur de l’amélioration des conditions de travail des chercheurs et chercheuses, qui a été déposée en fin d’année 2021 à Berne. Interrogés par des journalistes de Frapp, ils-elles évoquent «la loi de la jungle» qui règne au sein de l’Université de Fribourg.
«Ces déclarations surprennent Astrid Epiney, la rectrice de l’Université de Fribourg. Elle affirme qu’un sondage, mené récemment auprès des collaborateurs concernés, n’a pas permis de faire ressortir d’éléments alarmants. Pas de problèmes systémiques donc. Pourtant, plusieurs témoignages récoltés, suggèrent que les difficultés financières et la détresse psychologique sont le quotidien de plusieurs membres du corps intermédiaire. L’Université de Fribourg ne reste pas insensible à ces propos et envisage des pistes d’amélioration. Sa rectrice reconnaît qu’il y a une marge de progression. L’Université indique également avoir déjà mis en place des mesures pour améliorer les conditions de travail de la relève scientifique. Elle a présenté au gouvernement fribourgeois sa stratégie 2030, dans laquelle elle y détermine ses futurs besoins, notamment en termes de postes à durée indéterminée.»
L’expérimentation animale, stade ultime de l’anthropocentrisme?
L’historien Grégroie Gonin estime que «La valeur intrisèque de l’animal interdit de le sacrifier pour sauver des vies humaines. […] Au delà du résultat, puisse la votation [sur l’initiative populaire contre l’expérimentation animale et humaine] enrichir le débat sur la relation, plurimillénaire, entre l’homme et l’altérité animale. »
Les universités combattent l’interdiction de l’enseignement présentiel
En plus d’une réduction radicale de la quarantaine ou de l’isolement, le Conseil fédéral met en consultation une série d’autres mesures contre le Covid-19 – dont une éventuelle interdiction de l’enseignement présentiel au niveau tertiaire. Swissuniversities rappelle la grande valeur de l’enseignement sur place.
«L’École hôtelière de Lausanne change de nom et devient l’EHL Hospitality Business School. […] Un anglicisme plus en phase avec les perspectives de carrières offertes par l’institution et son orientation internationale, selon sa doyenne et directrice générale Inès Blal.»
Expérimentation animale: les milieux scientifiques condamnent une initiative «extrême»
L’initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale ne laisse pas d’inquiéter les milieux scientifiques. Lors d’une prise de parole commune, le 13 janvier 2022, les représentants des principales institutions du pays, autour du Fonds national suisse (FNS), ont réaffirmé leur opposition drastique au texte et leurs inquiétudes s’il emportait le suffrage populaire.
UNIGE : Plan d’action suite à l’enquête sur les conditions de travail et de carrière du corps intermédiaire
«Une enquête approfondie sur les conditions de travail et de carrière des collaborateurs et des collaboratrices de l’enseignement et de la recherche a mis en lumière des points de satisfaction ainsi que des points problématiques. Un plan d’action qui a été mis sur pied, est maintenant soumis à consultation.»
Initiative «universités européennes»: la Confédération encourage les participations suisses dès 2022
«La Confédération débloque 6 millions de francs sur les quatre prochaines années (2022 – 2025) afin que les hautes écoles suisses puissent participer à l’initiative phare de l’UE en faveur de la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur. L’appel à projets publié par la Commission européenne pour 2022 autorise désormais la participation de hautes écoles issues de pays non associés à Erasmus+.
Les hautes écoles suisses intéressées sont priées de s’adresser à Movetia, la fondation cofinancée par la Confédération et les cantons pour promouvoir les échanges et la mobilité dans le domaine de la formation.»
Proposition pour une réforme du système universitaire
Selon l’auteur de l’article paru dans la Weltwoche, les études universitaires et la carrière académique perdent de leur attraction pour «les jeunes les plus originaux et les plus engagés» à cause des tâches administratives, des limitations dans la liberté d’enseignement, et «parce qu’ils doivent répondre aux exigences uniformisées des études». Des jeunes innovateurs et créatifs chercheraient plutôt à se réaliser professionnellement dans des instituts privés de recherche.
Ensuite, l’auteur aborde le sujet de la «sur-académisation» (donc du nombre des universitaires, perçu comme trop grand). Par ailleurs, «L’université perd son rayonnement en tant que lieu de débats politiques controversés» à cause du politiquement correct, des modèles standadrisés et d’un trop grand accent mis sur les connaissances méthodiques. «Par ailleurs, ces problèmes ne sont pas abordés à l’interne de l’université, […] la bureaucratie universitaire n’a pas d’intérêt de perdre sa place centrale. […] [Ces problèmes] existent surtout en études sociales, en lettres et en droit, et tout particulièrement en sciences économiques.»
L’auteur propose donc de créer une «autre académie», avec des réformes dans l’accès des études et dans l’incitation aux études, avec moins de pression à publier et moins de bureaucratie. Cette académie ne devrait pas être financée publiquement, «car elle serait obligée de suivre un nombre considérable de prescriptions.»
L’enseignement en présentiel, une priorité pour les universités suisses
L’Université de Fribourg, conduira une partie des examens à distance, selon la faculté. Selon Astrid Epiney, Rectrice de l’université, des représentants des universités suisses se sont rencontrés dans le cadre suissuniversities au début janvier pour formuler une position par rapport au enseignement en présentiel. Ils se sont prononcé à l’ unanimité pour le présentiel, si la situation l’exige, ils pourraient encore introduire une limitation du type “2G” aux personnes vaccinées et guéries.
Les EPF lancent une initiative pour rassembler le monde européen de la recherche
Face à l’impasse politique des négociations entre le Suisse et l’Union européenne (UE) pour un accord-cadre institutionnel, les Écoles polytechniques fédérales (EPF) lancent une démarche «pour rassembler le monde européen de la recherche et plaider pour la pleine association de la Suisse au programme Horizon Europe». L’idée est le résultat d’un atelier organisé par l’université londonienne UCL et l’EPFZ. Elle prendra la forme d’une pétition signée par un maximum de chercheurs·euses qui sont des pointures dans leur domaine, d’associations faîtières d’universités et d’instituts de recherche renommés. L’initiative, qui part du Royaume-Uni et de la Suisse vise surtout à recevoir du soutien dans les pays membres de l’UE.
Ces deux ou trois dernières années, le débat sur le genre aurait pris une place centrale dans les débats à la HES zurichoise des beaux arts (ZHdK). Son recteur Thomas Meier, selon l’article «ne comprend guère la conviction de la jeune génération de sa maison selon laquelle le langage ne se contente pas de représenter le monde, mais le construit également, comme le poststructuralisme français des années 1960 l’a conçu. Il se demande pourquoi « c’est précisément dans une haute école où les formes d’expression non linguistiques sont d’une importance capitale » que la langue devrait avoir une si grande importance.»
Par ailleurs, sur demande d’une partie des étudiant-e-s, certains cours présentent maintenant des «trigger warnings», donc des avertissements par exemple avant la présentation de certains films ou de pièces de théâtres qui pourraient offenser ou susciter des sentiments non-souhaités (comme par exemple face à la violence).
Pandémie sans impact sur l’afflux d’étudiants étrangers
«Malgré des frontières fermées et des avions cloués au sol, l’année 2020 n’a pas été si mauvaise en termes d’arrivées d’étudiants internationaux dans les hautes écoles suisses. Selon un document de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publié hier, elles ont même continué d’augmenter: près de 12’300 nouveaux inscrits venus de l’étranger, soit 4% de plus qu’en 2019.»
L’Université de Neuchâtel décide de passer aux examens à distance
Compte tenu de la situation sanitaire et des inquiétudes autours des absences liées aux quarantaines, le rectorat de l’Université de Neuchâtel (UNINE) a décidé de tenir la session d’examens à distance. Seuls les étudiant·e·s en médecine et en pratique du sport pourront passer leurs examens sur place.
Les examens qui étaient prévus pour le début de la session qui débute lundi 17.01 sont reportés en fin de session pour permettre à l’ensemble des personnes concernées de se préparer aux nouvelles modalités. Les étudiant·e·s qui le souhaitent ont désormais la possibilité de se désinscrire, leur retrait sera compté comme une absence justifiée.
La Fédération neuchâteloise des étudiantes et des étudiants (FEN) accueille cette décision du rectorat, mais regrette qu’elle ait été prise si tardivement.
L’Université de Genève (UNIGE) et l’Université de Lausanne (UNIL), tout comme l’EPFL se tiennent à la décision d’une session en présentiel.
12.01.2022 – Arcinfo – L’Uni décide de passer aux examens à distance
12.01.2022 – Le Temps – Des examens entre domicile et auditoire
Les boursiers ERC basés en Suisse invité-e-s à trouver une institution d’accueil dans un autre pays
«Le Conseil européen de la recherche (ERC) a publié hier la liste des bénéficiaires de ses Starting Grants. Ces bourses d’un total de 619 millions d’euros sont attribuées dans le cadre du programme Horizon Europe. Des Suisses figurent parmi les lauréats, mais des conditions sont posées. […] Les hautes écoles suisses ont été jugées éligibles, mais à la condition qu’elles soient remplacées par une institution ayant son siège dans un pays reconnu.» (La Liberté)
Science Business le formule autrement: «Les 28 boursiers qui ont choisi de faire leurs recherches dans des institutions suisses devront trouver de nouvelles organisations d’accueil basées dans l’un des pays d’Horizon Europe. […] Cela signifie que la Suisse est désormais considérée comme un pays non associé et que ses institutions ne peuvent plus bénéficier d’un financement du ERC.»
Critique à la tenue d’examens en présentiel à l’Université de Genève
Baptiste Gold, ancien représentant des étudiantes et étudiants auprès de l’assemblée de l’Université de Genève, écrit dans un article pourquoi, à son avis, l’Université de Genève ne devrait pas tenir des examens en présentiel.
Conflit entre une doctorante et sa directrice de thèse
En 2020, une ancienne doctorante française de l’Université de Lausanne (UNIL) avait saisi le groupe Impact, structure du canton de Vaud spécialisée dans la gestion des conflits de travail et de mobbing pour dénoncer sa directrice de thèse. Cette dernière aurait harcelé et fait travailler la doctorante «au noir». Suite à l’accusation, la directrice de thèse a porté plainte pour diffamation et a obtenu droit par le tribunal. La doctorante a écopé de 20 jours-amende avec sursis et d’une amende de 300 francs par ordonnance pénale.
«L’UNIL lui a conseillé de saisir le groupe Impact en évoquant une procédure confidentielle. Aujourd’hui, elle est condamnée alors qu’elle a présenté les éléments de manière factuelle. Cela pose un problème par rapport à l’utilité du groupe Impact», dénonce Me Luisa Bottarelli, l’avocate de l’étudiante.
UNIL : Un syndicat d’étudiant-e-s formule trois exigences pour la session d’examens
A l’Université de Lausanne (UNIL), la session d’examens débutera le 14 janvier en présentiel et sous certificat covid. Dans un communiqué de presse, la section Etudiant·e·s du Syndicat des services publics (SSP) formule trois exigences à la direction. Premièrement, elle lui demande de fournir des masques FFP2 à tous·tes les étudiant·e·s ainsi qu’au personnel mobilisé. Deuxièmement, elle demande la mise en place de dépistages sur place pour que toute personne qui le souhaite puisse se faire tester. Et finalement, elle exige que l’université garantisse la continuité des cursus.
L’initiative contre expérimentation animale, un « danger pour la santé »
«Le texte qui veut interdire l’expérimentation animale et humaine en Suisse aurait des conséquences « désastreuses » pour la santé humaine et la recherche. Un comité de partis de gauche et de droite a plaidé lundi en faveur du non lors de la votation du 13 février. […] Cette initiative menacerait les soins médicaux pour la population, a avancé le comité interpartis devant les médias. Elle créerait également d’énormes problèmes pour la médecine vétérinaire, la recherche et l’innovation, l’industrie pharmaceutique et l’agriculture.»
Selon l’auteure de l’article paru dans la NZZ am Sonntag, l’argument, souvent avancé, que de moins en moins d’animaux sont utilisés pour l’expérimentation animale, n’est pas tout à fait valide: «Le nombre d’animaux de laboratoire « utilisés » représente moins de la moitié de tous les animaux de laboratoire qui meurent chaque année dans les instituts de recherche suisses. Des centaines de milliers d’animaux sont certes élevés pour l’expérimentation, mais jamais utilisés à des fins scientifiques.» Du point de vue du comité d’initiative, la Confédération maquille le nombre de victimes de l’expérimentation animale. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, compétent en la matière, rejette cette accusation.
La Conseillère aux Etats Maja Graf (Verts, BL), opposée à l’expérimentation animale, se montre choquée par le grand nombre d’animaux de laboratoires: «Cela soulève beaucoup de questions pour moi». Cependant, elle ne soutient tout de même pas cette initiative, car elle «manque sa cible».
Detlef Günther, vice-président pour la recherche à l’EPFZ, s’oppose également contre l’initiative, et souligne l’importance d’une discussion basée sur les faits où les chercheur-e-s peuvent exprimer leurs points de vues sans devoir craindre pour leur vie.
La session d’examen débute ce lundi 10.01 à l’Université de Genève (UNIGE). En pleine «vague omicron», les étudiant·e·s s’inquiètent pour leur santé, mais également pour la suite de leurs études et carrières. Actuellement, les absent·e·s en raison de quarantaine seront contraint·e·s de rattraper leurs examens l’année prochaine.
En décembre, l’association faîtière des étudiant·e·s de l’Université de Genève (CUAE) avait demandé d’organiser une session extraordinaire permettant aux absent·e·s de passer leurs examens en février. L’UNIGE avait estimé cette proposition impossible à réaliser à court-terme.
Selon le témoignage d’une étudiante en psychologie, récolté par la Tribune de Genève, «Beaucoup de personnes affirment que, symptômes ou pas, elles viendront à l’examen […] Pour les vaccinés, c’est facile, pas besoin d’un test». Selon le porte-parole de l’UNIGE Marco Cattaneo, l’UNIGE mise sur la responsabilité individuelle. « Nous faisons confiance aux étudiants. De plus, notre plan de protection, qui implique le port du masque et l’aération des locaux, est pensé pour pallier ce genre de problèmes.»
Pour éviter que les étudiant·e·s non vacciné·e·s ou guéri·e·s ne peuvent pas passer leur examen faute de ne pas avoir obtenu le résultat de leur test à temps, L’UNIGE a mis en place un site de dépistage Covid sur son campus pour la durée de la session d’examens.
Une partie des étudiant-e-s des Universités de Neuchâtel, de Lausanne et de l’EPFL partagent les craintes des étudiant-e-s genevois-e-s de voir leur cursus «chamboulés» par une quarantaine, mais l’L’UNIL assure que des aménagements seront possibles pour les cas particuliers.
Dans une tribune de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), Matthieu Leimgruber du centre de recherche en histoire sociale et économique à l’Université de Zurich et Bernard Voutat de l’Institut d’études politiques à l’Université de Lausanne dénoncent la situation précaire de 80% du personnel scientifique en Suisse et démontrent les répercussions sur la qualité de la recherche dans les universités.
Selon les deux professeurs, l’instabilité chronique du corps intermédiaire empêche la pérennité des structures de recherche et entrave ainsi la production et transmission du savoir. «Les activités scientifiques peuvent difficilement être planifiées à long terme si les doctorants que nous formons doivent soit abandonner leur carrière académique par manque de perspectives, soit « survivre » en quelque sorte pendant des années d’un contrat à l’autre dans des conditions d’emploi très précaires, sans perspectives d’avenir claires.»
Ils soutiennent la pétition nationale, lancée par les associations de corps intermédiaires, qui demande la création d’un «nombre suffisant» de postes fixes pour le corps intermédiaire académique en Suisse. L’emploi de scientifiques à des postes fixes donnerait au corps intermédiaire des perspectives à long-terme et renforcerait la recherche en Suisse dans son ensemble, avancent-ils.
L’innovation prend toujours plus d’ampleur en Valais
«Depuis l’arrivée de l’EPFL en 2015 en Valais, le secteur de l’innovation prend toujours plus d’ampleur. Pour preuve, le Valais occupe la 4e place du classement des cantons qui accueillent le plus de start-up suisses sur leur territoire. Et de nouveaux développements sont encore prévus en 2022. […] [Mais] pour le secrétaire général de l’Union des indépendants, le député PLR Thomas Birbaum, « on attend toujours de voir les réalisations concrètes. De grands moyens financiers sont investis mais on ne voit pas vraiment les applications industrielles, le retour concret pour l’économie privée. Les emplois sont subventionnés par l’argent public, c’est un peu un mirage de voir ses emplois comme des véritables emplois créés par la richesse privée ».»
Début de la session d’examens en pleine vague Omicron
Lundi prochain (10.01.) marquera le début de la session d’examens dans de nombreuses universités en Suisse. Prévue en présentiel, elle pose un grand défi organisationnel et suscite des fortes inquiétudes parmi les étudiant·e·s. Au moment où le nombre des contaminations grimpe à la verticale, certain·e·s étudiant·e·s craignent de s’infecter alors que d’autres ont peur de ne pas pouvoir participer pour cause de quarantaine, ce qui peut entraver la poursuite de leurs études.
L’Université de Saint-Gall (HSG) veut accorder des exceptions pour des «cas de rigueur, par exemple s’il s’agit du dernier examen avant la fin des études».
L’Université de Lucerne et l’Université de Berne vont offrir la possibilité de sessions supplémentaires de rattrapage. Une proposition que soutient et exige l’Union des étudiants de Suisse (UNES).
A l’Université de la Suisse italienne (USI) des étudiant·e·s appellent à tenir les examens en ligne. Selon le service de presse de l’USI, plusieurs plans de rattrapage sont en élaboration.
A l’Université de Zurich (UZH), 35% des examens ont actuellement lieu à distance. A l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) cela concerne plus de la moitié des examens écrits.
A l’Université de Fribourg (UNIFR), les facultés des sciences économiques et sociales ont décidé de passer tous les examens en ligne. A l’Université de Bâle, la faculté des sciences humaines a pris la même décision.
En Suisse romande, l’EPFL et les universités de Lausanne (UNIL) et de Neuchâtel (UNINE) «soulignent le strict contrôle des mesures sanitaires».
06.01.2022 – La Liberté – La grande peur de l’aula
06.01.2022 – Le Nouvelliste – La grande peur de l’aula
Aperçu de l’inititative pour l’interdiction de l’expérimentation animale
Le 13 février, la Suisse votera sur une initiative pour la protection des animaux. Dans le cas d’un Oui, les expériences sur les animaux seront totalement interdites et les produits qui ont été développés en recourant à l’expérimentation animale ne pourront plus être importés. Bref aperçu des arguments pour et contre l’initiative :
Arguments des initiant·e·s:
D’innombrables études prouveraient que les expériences sur les animaux n’apportent pas de résultats transposables à l’humain. Sur 100 substances actives, 95 échoueraient sur l’Homme malgré des résultats soi-disant prometteurs sur les animaux. Les initiant·e·s mettent en avant les alternatives à l’expérimentation animale : la recherche sur les cellules, les tissus, les organes, l’informatique et la combinaison des connaissances (NZZ). Le journal Blick a également interviewé l’initiateur Renato Werndli à ce sujet.
Arguments des opposant·e·s :
La Suisse est un des pays les plus strictes en matière d’expérimentation animale et le nombre des expérimentations diminue continuellement depuis 40 ans. Cependant, certaines expériences sur les animaux restent nécessaire pour la recherche et la santé publique. Les solutions proposés par l’initiative conduiraient à des problèmes d’approvisionnement drastique. Les médicaments et traitements les plus récents ne seraient désormais plus accessibles aux citoyen·ne·s suisses.
Les opposant·e·s soutiennent toutefois l’exigence de promouvoir la recherche sans expérimentation animale à l’aide du programme nationale de recherche 79 qui cherche à : «remplacer les expériences sur les animaux, réduire le nombre d’animaux utilisés et diminuer la contrainte pour les animaux.» (NZZ)
UZH : Rattrapages en cas de quarantaine parfois que possible un an plus tard
Les étudiant·e·s à la faculté des sciences économiques de l’Université de Zurich (UZH) qui doivent s’isoler ou se mettre en quarantaine juste avant les examens à venir ne pourront retenter leur chance que l’année prochaine. Jasmin Rippstein, responsable de la communication de la faculté des sciences économiques, déclare : «L’offre d’examens de rattrapage supplémentaires s’accompagne d’un effort que la faculté ne peut pas fournir».
Cette décision a pour conséquence de prolonger artificiellement les études pour les étudiant·e·s en question. Pour cette raison, l’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) demande que les étudiant·e·s en question puissent pouvoir passer rapidement les examens de rattrapage.
05.01.2022 – Tages-Anzeiger – Nachholen ist teils erst ein Jahr später möglich
Directeur de laboratoire à l’EPFL s’oppose à l’interdiction de l’expérimentation animale
Le 13 février, la Suisse votera sur l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine. Le directeur de laboratoire à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) Didier Trono exprime son opposition dans un interview avec le Blick et explique la nature des expérimentations qui ont lieu dans son laboratoire.
Il met en avant que les scientifiques ont recours à l’expérimentation animale seulement si elle est nécessaire. Dans ses propres projets de recherche sur le cancer, les essais sur les animaux représentent qu’une petite minorité. Mais cette fraction reste indispensable selon le virologue, car pour analyser la toxicité d’un médicament par exemple, il faut pouvoir le tester sur des organismes vivants.
Dans le cas d’un oui à l’initiative, la Suisse ne pourrait plus importer ou administrer à un humain des nouveaux médicaments testés préalablement sur un animal, s’alarme-t-il. «En clair, en Suisse, on en serait à espérer que les compagnies pharmaceutiques continuent à produire des vieux médicaments pour 8 millions de misérables Suisses perchés dans le réduit national emmitouflés dans des total body condoms pour essayer de ne pas tomber malades.»
L’Université de Lausanne inventorie la biodiversité de son campus
L’Université de Lausanne (UNIL) a effectué un inventaire de la faune et de la flore sur son campus. Dans cet espace de 90 hectares, les chercheur·euse·s ont constaté·e·s une érosion de la biodiversité. «Nous ne savons pas tout ce qui a disparu. Mais nous avons pu mettre en avant la perte de plantes des marais parmi les plus grosses disparitions, Dorigny ne possédant plus de zone marécageuse», explique le biologiste Pascal Vittoz à ce sujet.
Tout de même, avec 502 espèces de plantes et 129 espèces de coléoptères, 42 espèces d’oiseaux, 17 espèces de papillons de jours, 6 espèces de libellules et 8 espèces de chauves-souris les chercheur·euses se montrent globalement satisfait·e·s de la biodiversité sur le campus.
La lutte d’une chercheuse pour des algorithmes plus humains
Le journal suisse-alémanique Republik dresse le portrait de la jeune chercheuse Deborah Raji et de son combat pour des algorithmes plus humains. Âgé de seulement 24 ans, la chercheuse spécialisée en éthique de l’intelligence artificielle à l’Université de New-York a notamment réussi à ce que Amazon retire un logiciel de reconnaissance faciale défectueux que l’entreprise était en train de vendre aux services américains de l’immigration. Faute d’un manque de données qui reflètent la diversité humaine, ces technologies sont souvent programmées sur la base d’archives d’images qui associent les personnes à teint de peau foncée à des contenus inappropriés et ou criminels, alors que les personnes à la peau claire sont représentées dans des situations plus diverses. Conséquence ; la reconnaissance faciale discrimine les personnes sur la seule base de leur couleur de peau.
La chercheuse met en avant le risque que ces nouveaux systèmes puissent répéter les discriminations et les amplifier à travers d’une démultiplication de la portée dans le contexte numérique. Pour ces raisons, elle lutte pour que les aspects éthiques soient plus fortement intégrés dans l’enseignement universitaire des programmateur·ice·s.
04.01.2022 – Republik – Humane Algorithmen – dafür legt sie sich mit Amazon an
Retour sur les moments qui ont marqué positivement les hautes écoles en 2021
Après une deuxième année marqué par la pandémie, le journal Heidi.news a fait une sélection de quelques moments qui ont positivement marqué le domaine de l’enseignement et le monde professionnel en 2021. Le retour du présentiel dans les universités, la mise en place de serviettes et tampons gratuits dans plusieurs établissements ainsi que les repas bon marché pour les étudiant·e·s à l’Université de Genève sont mis en avant comme quelques notes positives.
Un professeur zurichois coronasceptique bloqué par Twitter
A Zurich, l’ancien enseignant en économie politique et économie des marchés financiers, Martin Janssen a été bloqué de Twitter après avoir illustré des fausses informations sur le vaccin contre le Covid-19. Depuis quelques mois le professeur diffusait diverses théories discutables, comme celle qui avance que le vaccin ARNm contient des fragments de shrapnel qui finissent par détruire les cellules sanguines.
Start-up: 60 millions levés pour la santé des femmes
«La première édition de l’accélérateur Tech4Eva, lancé par l’EPFL Innovation Park et le Groupe Mutuel en mars dernier, s’est achevée le 7décembre. L’objectif de cet accélérateur unique en Suisse était de promouvoir les nouvelles technologies et les solutions pour la santé des femmes. Cette première saison a regroupé 30 start–up qui ont innové dans des domaines tels que la fertilité, la grossesse ou encore le bien-être sexuel. Les start-up réunies sous la houlette de la haute école ont levé 60millions de francs.»
Une décision de justice avive le débat sur la précarité des chercheur·euse·s
L’Université de Genève (UNIGE) n’a pas rétribué correctement un de ses anciens chargés de cours. Dans un arrêt, la Chambre administrative a donné raison au postdoctorant et oblige l’Université à le rémunérer a posteriori pour son travail effectué.
Il s’agit d’un postdoctorant qui avait repris des heures d’enseignement en histoire du droit d’un professeur titulaire. Au lieu des 35% fixés dans son contrat, son taux d’enseignement s’élevait alors plutôt à un 60%. Or, l’UNIGE a refusé de lui payer ces heures supplémentaires. Devant la justice, elle a plaidé que la fonction de postdoctorant prévoit une participation à l’enseignement. La Chambre administrative argumente que postdoctorant a dispensé plus d’heures d’enseignement que ce que prévoyait son cahier des charges.
«Ce jugement intervient alors que des voix s’élèvent pour déplorer le quotidien deschercheurs, entre conditions de travail précaires, contrats incertains et perspectives d’avenir quasi inexistantes. Une pétition munie de 8600 signatures a été déposée en octobre auprès de l’Assemblée fédérale.» Le directeur de la communication de l’UNIGE, Marco Cattaneo indique avoir pris acte de l’arrêt, mais argumente que l’arrêt est lié à un cas particulier et ne représente «pas une décision de principe sur un système».
29.12.2021 – Le Temps -Une décision de justice avive le débat sur la précarité des chercheurs
L’Université après le rejet de l’accord-cadre – Interview avec Yves Flückiger
Dans un interview paru dans la Tribune de Genève, le recteur de l’Université de Genève (UNIGE) et président des universités suisses Yves Flückiger se prononce sur les premiers effets négatifs du rejet de l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE).
03.01.2022 – Tribune de Genève- «Il ne faut pas rêver – sans l’Europe, on est moins fort»
Critique du nouvel Institut pour la politique économique suisse (IWP)
A l’Université de Lucerne, des professeur-e-s ont créé leur propre institut économique IWP, financé par des milliardaires. L’auteur estime que les financiers connu-e-s et les chercheurs engagés sont d’orientation néolibérale. Il s’agirait d’un groupe de réflexion «pour les riches» qui «profite de la renommée scientifique de l’Université de Lucerne».
L’initiative contre l’expérimentation animale peine à convaincre
«L’initiative qui vise à interdire l’expérimentation animale et humaine peine à réunir des soutiens. Elle a non seulement tous les partis politiques contre elle, mais les milieux de défense des animaux sont aussi sceptiques.»
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