Le FNS et l’UKRI (UK Research and Innovation) intensifient leur collaboration. Le FNS lance un appel spécial pour des échanges scientifiques au Royaume-Uni, permettant des séjours de recherche d’une durée maximale de douze mois dans des domaines prioritaires [biologie synthétique, langues, matériaux et interface entre les sciences physiques et de la vie].
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16Mar2022
Politique des hautes écoles
Débat sur la suspension du métrolite Hilarion en tant que professeur titulaire
Le métrolite Hilarion a été suspendu en tant que professeur titulaire de l’Université de Fribourg, car il ne s’est pas assez clairement positionné contre l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine. Le doyen de la faculté de théologie avait demandé au religieux russe «d’user de son influence ecclésiastique et politique pour condamner publiquement et sans équivoque l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie, qui est contraire au droit international». Il a en même temps critiqué son chef, le patriarche «qui partage la politique de la violence de son président».
Avant, le métrolite Hilarion avait répondu au doyen dans une lettre confidentielle: «Si l’on veut obtenir de vrais résultats, cela ne se fait pas par des déclarations publiques, mais par un travail quotidien difficile et épuisant». Celui-ci se déroule souvent derrière des portes closes. L’aide aux personnes qui souffrent lui tient autant à cœur que la fin du conflit. Sa conclusion : «Ce n’est cependant pas ce que la faculté attend de moi.» Il avait donc demandé de renoncer au titre de professeur titulaire de son propre gré, ce qu’une professeure de l’Université de Fribourg confirme. Ensuite, le doyen avait, «au lieu de clarifier la situation légale», publié l’annonce que le poste du métrolite Hilarion avait été suspendu par le décanat, en citant une sélection de passages de la lettre, qui était censé rester confidentielle. Le métropolite a ensuite publié la lettre en entier pour clarifier la situation.
La rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney, conclue: «Diverses déclarations, dont le choix des mots n’était parfois pas très clair, ont conduit à une série de malentendus». L’université serait libre de décider à qui elle confie des missions d’enseignement. En l’état actuel des connaissances, il est peu probable qu’Hilarion reçoive à nouveau un mandat d’enseignement. «Pour nous, cette histoire est maintenant terminée».
15Mar2022
Politique des hautes écoles
«L’hackadémique» Alexandra Elbakyan
Le journaliste auteur de cet article, Hannes Grassegger, a été le premier journaliste occidental de rencontrer de l’a fondatrice de la plateforme illégale Sci-Hub, Alexandra Elbakyan. Cette plateforme donne l’accès gratuit et facile à presque 90 millions d’articles scientifiques, ce qui revient à environs 80% des publications scientifiques de tout le temps. Les maisons d’éditions lui reprochent d’avoir volé ces articles, mais Alexandra Elbyakan estime que les vrais voleurs sont les personnes qui empêchent l’humanité à accéder à la science. Elle considère l’information scientifique comme un bien commun.
Selon les recherches de l’auteur, les trois grands maisons éditions (Elsevier, Springer et Wiley) possèdent 55,2 % du marché global de publications scientifiques. «Un contrôle du marché aussi important par un si petit nombre d’entreprises s’appelle un oligopole. Cela ressemble à une théorie du complot, mais c’est vrai : la plus grande partie des droits d’auteur de tous les résultats de la recherche scientifique se trouve entre les mains de quelques entreprises.» Cet oligopole s’est développé depuis plusieurs décennies, se partageant le marché et augmentant continuellement les prix. Ces augmentent de cinq pour cent par an, estime Rudolf Mumenthaler, directeur de la de la bibliothèque universitaire de Zurich. Pour les grandes maisons d’édition, ce chiffre est parfois encore plus élevé.
Le président de l’EPFL Martin Vetterli qualifie le modèle économique des éditeurs scientifiques d’«un scandale». «En fait, il s’agit d’un scandale multiple, car l’opinion publique est écrémée trois fois de suite au profit des éditeurs.» De plus, «Les maisons d’édition comme Elsevier obligent les universités à conclure des accords secrets» . Ils exigent que les conditions restent secrètes, ce qui est à son tour contraire aux lois et aux prescriptions en matière de marchés publics : «Les éditeurs obligent les universités à enfreindre la loi».
Le dilemme ukrainien : couper ou soutenir les les collaborations scientifiques avec la Russie?
Quelque 400 entreprises américaines ont annoncé qu’elles se retiraient de la Russie pour protester contre son invasion de l’Ukraine. «Les universités américaines devraient-elles faire de même, en mettant fin aux projets de recherche conjoints et aux échanges d’étudiants et d’universitaires avec la Russie ? Certains l’ont déjà fait. Le Massachusetts Institute of Technology a déclaré qu’il allait dissoudre son partenariat avec une université de recherche russe qu’il a contribué à fonder. Le conseil d’administration de l’Arizona a ordonné aux établissements d’enseignement supérieur publics de l’État de mettre fin à toute collaboration avec des universités russes et de retirer de Russie leurs fonds de pension, de retraite et de fondation. edX, le fournisseur de cours en ligne, a déclaré qu’il cesserait de proposer des cours provenant d’institutions russes. Les conférences scientifiques qui devaient se tenir en Russie ont été annulées et certaines revues universitaires ont déclaré qu’elles ne publieraient pas les articles des chercheurs des institutions russes. Le ministère ukrainien de l’éducation et des sciences a appelé à un boycott universitaire de la Russie.» L’auteure présente les arguments pour et contre le maintien des collaborations sicentifiques avec la Russie. (The Chronicle of Higher Education)
L’Université de Fribourg a décidé de suspendre leur collaboration avec quatre universités russes qui ont soutenu l’invasion de l’Ukraine. (Frapp)
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- politique – Russie
Le canton de Vaud se dote d’un Campus Santé et demande 165 millions de francs au Grand Conseil
Le Conseil d’Etat vaudois sollicite le Grand Conseil pour la construction d’un site de formation unique en son genre dans le domaine des soins. Conçu pour accueillir plus de 4000 étudiant-e-s et 1000 professionnel-le-s en formation continue, le Campus Santé émergera dans un contexte de pénurie de personnel de soins. D’ici à 2030, il devrait manquer 2000 à 2500 infirmières et infirmiers dans le canton, et il faudra en former 285 à 357 de plus chaque année.
«Sa pièce maîtresse sera en effet un Centre coordonné de compétences cliniques (C4) où les étudiants pourront notamment se former avec des outils de simulation high-tech, une manière de répondre au manque de stages qui ralentit la formation des professionnels dont le canton a besoin. En outre, le C4 impliquera aussi bien les hautes écoles (HES) que l’Université de Lausanne et le CHUV, ouvrant sur des collaborations inédites. Un deuxième bâtiment accueillera toutes les activités de la HESAV.»
Rejet de l’idée d’un programme national de recherche sur Alzheimer
«[Le Conseil des Etats] a rejeté par 25 voix contre 12 une motion du National demandant le lancement d’un programme national de recherche (PNR) pour étudier la maladie d’Alzheimer. La Confédération a déjà pris la mesure de l’enjeu, a expliqué Isabelle Chassot (Centre/FR) pour la commission. De nombreux programmes et projets, aussi bien nationaux qu’européens, sont déjà dédiés à la thématique. Les thèmes des PNR doivent en outre être sélectionnés selon une procédure ascendante, ou « bottom-up », impliquant les milieux intéressés.»
Eclat à l’EPFZ – analyse d’un expert de la Chine
A l’EPFZ, une diapositive d’un cours sur l’utilisation d’algorithmes a suscité une tempête d’indignation en ligne. Publiée dans des réseaux sociaux sans le contexte du cours, elle a été interprétée comme raciste envers des chinois. L’expert de la Chine,Ralph Weber, affirme que l’association d’étudiant-e-s chinois-e-s CSSA, soumis au parti d’État, a créé un site web pour alimenter ce débat. «L’appareil de propagande chinois a intérêt à présenter les sociétés libérales-démocratiques comme étant problématiques, désordonnées et, en fin de compte, injustes. De telles accusations de racisme – même s’il n’est que supposé – s’inscrivent dans ce schéma.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mars 2022
14Mar2022
Politique des hautes écoles
«Les sanctions contre la Russie ne doivent pas couper les liens entre scientifiques»
«Plusieurs institutions scientifiques occidentales, dont le Cern à Genève, ont indiqué rompre leurs relations avec leurs homologues russes dans le cadre de l’escalade des sanctions contre Moscou. Pour Thierry Courvoisier, astrophysicien, professeur émérite à l’Université de Genève et ancien président du Conseil scientifique des académies des sciences européennes (EASAC), les collaborations dans la recherche sont pourtant l’une des voies vers la paix.»
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Comment l’UZH soutient les étudiant-e-s touché-e-s par la guerre en Ukraine
Les sanctions de l’Occident envers Poutine touchent également les étudiant-e-s russes en Suisse. Depuis que la Russie s’est distancée des systèmes de paiement occidentaux, il est devenu impossible pour ces étudiant-e-s d’accéder à leurs économies russes ni de recevoir de l’argent de leur famille.
Comme de nombreuses institutions universitaires, l’Université de Zurich (UZH) a mis en place des structures d’aide pour les étudiant-e-s ukrainien-ne-s. Les étudiant-e-s peuvent désormais être transférés sans formalités à l’université, les taxes d’études leur sont dispensés et ils et elles peuvent obtenir des bourses. En revanche, une telle aide n’existe pas pour leurs homologues russes inscrit-e-s à l’UZH. Leur soutien se limite à deux offres, qui sont aussi ouvertes à tous les autres membres de l’université, notamment le conseil psychologique pour surmonter les événements traumatisants et une offre de crédit de transition sans intérêt.
Par ailleurs, l’Université de Zurich fait partie du programme Scholars at Risk, qui offre une place aux chercheur-euse-s menacé-e-s dans leur pays. Mais les dissident-e-s russes ne peuvent pas simplement entrer en Suisse dans le cadre de Scholars at Risk. Le service de presse de l’université précise que cela se limite aux personnes qui ont un statut officiel de réfugié-e.
Les étudiant-e-s ukrainien-ne-s vont être taxé-e-s comme des européen-ne-s en Irlande
Le ministre de l’enseignement supérieur, Simon Harris, a révélé que les étudiant-e-s ukrainien-ne-s seront taxé-e-s comme des européen-ne-s de l’UE. Dans une déclaration publiée sur Twitter, M. Harris a également indiqué qu’ils et elles auront accès à des bourses d’études et à un soutien, notamment à des cours d’anglais pour ceux qui en ont besoin. Il a ajouté que le gouvernement irlandais travaillerait avec les universités pour s’assurer que les étudiant-e-s irlandais-es en Ukraine et les étudiant-e-s ukrainien-ne-s venant en Irlande puissent poursuivre leurs études.
Le Canada frappe les liens scientifiques avec la Russie et crée un fonds pour les étudiants ukrainiens
Le Canada, qui compte l’une des plus grandes communautés ukrainiennes de l’Ouest, a rejoint la liste croissante des pays qui gèlent les liens de recherche avec la Russie, et a annoncé la création d’un fonds spécial pour soutenir les étudiants ukrainiens en recherche.
Une diapositive sortie du contexte provoque un «shitstorm» international
Un professeur de l’EPFZ s’est fait accuser de racisme et a reçu des menaces de mort après qu’une diapositive de son cours sur la société numérique a été publiée sur les réseaux sociaux. En prenant le système chinois de crédit social comme exemple, le professeur Dirk Helbing voulait démontrer comment un algorithme conçu pour des particules pouvait être rapidement adapté pour organiser l’élevage animal, voir pour trouver des terroristes, et même pour surveiller la population chinoise. Pour illustrer son propos, il a présenté une diapositive sur laquelle se trouve une photo de cochons accompagnée par les mots clés : « Poules, cochons ? Des terroristes ? Des criminels ? Des chômeurs ? Des Chinois ? Tous ? ».
Sans le contexte des explications de Dirk Helbing, des personnes sur les réseaux sociaux y ont vu une assimilation des Chinois à des porcs et des terroristes. La photo de la diapositive, accompagnée par le hashtag #asianhate, a reçu près de 2000 likes et plus de 400 commentaires sur Twitter. L’EPFZ s’est distancié de cette diapositive, Ensuite, une lettre ouverte a circulé dans laquelle ils ont demandé à la Direction de l’EPFZ une « réponse formelle et des mesures supplémentaires ». Signée par 800 personnes, elle contient une liste de revendications, dont des mesures disciplinaires contre le professeur ainsi que des cours antiracistes obligatoires pour tous les employé-e-s de l’EPFZ.
Suite à la lettre ouverte, Dirk Helbing s’est excusé via Twitter et a également envoyé ses excuses par e-mail à tous les signataires de la lettre ouverte. Les initiateurs de la lettre ont accepté les excuses. Pour l’EPFZ, les excuses mettent « un point final à la discussion menée avec une agressivité disproportionnée sur les réseaux sociaux ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 mars 2022
11Mar2022
Politique des hautes écoles
Le malaise des Universités suisses face à leurs partenaires russes
«Petit schisme dans le monde académique. Swissuniversities, la faitière des hautes écoles suisses, a recommandé ce jeudi à ses membres de réexaminer toutes leurs collaborations avec des Universités russes. La veille, elle leur avait déjà suggéré de cesser tout partenariat avec des académies russes si la coopération scientifique servait à soutenir la politique belliqueuse du gouvernement russe.»
L’auteur de l’article a interrogé des correspondants des Universités de Genève et de Lausanne ainsi que de l’UNIGE sur leurs politiques respectives.
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- politique – Russie
Le soutien de recteurs russes à Poutine incite certains pays européens à rompre leurs liens avec ces universités
Au moins 16 pays de l’UE ont gelé leurs partenariats avec des universités russes. Dans certains cas, l’initiative a été prise par le gouvernement. Dans d’autres, ce sont les universités et les organismes de recherche qui ont demandé le gel des liens.
En Allemagne, où le gouvernement a été le premier à suspendre toute coopération, les universitaires ont été priés de rester en contact privé avec leurs homologues russes. En France, ce sont les agences de recherche qui ont annoncé qu’elles bloqueraient toute nouvelle collaboration.
Les pays de l’UE qui ont coupé leurs liens, du moins dans une certaine mesure, sont l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suède. D’autres pays européens prennent des mesures similaires. La Norvège a suspendu tous les partenariats de recherche et d’éducation entre institutions le week-end dernier.
L’organisme Universities UK affirme qu’il ne soutient pas les « boycotts universitaires généralisés ». Cependant, certaines universités agissent unilatéralement pour mettre fin à leurs liens avec la Russie.
La question de savoir s’il faut isoler ou non les scientifiques russes a divisé la communauté des chercheurs ces derniers jours. Les partisans affirment que la science ne peut être utilisée à des fins diplomatiques dans une telle période. Les opposants craignent que les boycotts ne punissent les universitaires et les chercheurs russes qui ne soutiennent pas la guerre. L’Ukraine, quant à elle, a appelé l’UE à prendre des mesures strictes et à interdire à la Russie tout financement international de la recherche et de l’éducation.
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- politique – Russie
«L’éducation numérique, un enjeu clé pour demain»
Cesla Amarelle, cheffe du Département vaudois de la formation, de la jeunesse et de la culture écrit «L’éducation numérique est un enjeu essentiel pour l’avenir de nos élèves. […] Ces cinq dernières années, le canton de Vaud a pu faire avancer ce chantier dans un climat constructif. L’éducation au numérique constitue bien le cœur de la démarche vaudoise. Le Grand Conseil, suivi par les communes, l’a reconnu en votant les premiers crédits dédiés à son déploiement. La priorité va à la formation des enseignants, et pas à la diffusion de matériel. Concrètement, 30 millions sont engagés. Quelque 2500 enseignants ont suivi une formation donnée par l’EPFL en collaboration avec la HEP et l’Unil. Et 20 000 élèves ont reçu une initiation aux notions de base dans les deux principaux champs d’apprentissage que sont la science informatique et la citoyenneté numérique.»
«L’uni de Neuchâtel darknétisée»
Un tiers des données volées lors de la cyberattaque dont a été victime l’université de Neuchâtel se trouve déjà dans le darknet. Les étudiant·es sont peu concerné·es. «Interrogé sur les ondes de la RTS, l’avocat vaudois David Raedler s’est interrogé sur le degré de responsabilité de l’uni. A l’entendre, «on pourrait imaginer deux violations» la concernant. Est-ce qu’elle n’aurait pas conservé trop de données, dont certaines qu’elle n’aurait jamais dû conserver? Il s’interroge aussi sur la sécurité du parc informatique, rappelant que «l’adaptation des mesures prises par rapport à la sensibilité des données est une exigence impérative».»
Les présidents de groupes au Grand Conseil constatent jeudi que l’ampleur inattendue de cette cyberattaque survenue mi-février soulève de nombreuses questions liées à la cybersécurité de l’administration cantonale et des collectivités publiques, aujourd’hui sans réponses. Ils appellent à l’ouverture d’un vrai débat de fond, tout en reconnaissant que le risque zéro n’existe pas.
Entretien avec le Conseiller national Président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture
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- conditions de travail
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- innovation
Une technologie Internet inédite pour l’ensemble du Domaine des EPF
Le Conseil des EPF salue le succès du projet «SCION pour le Domaine des EPF», une infrastructure Internet sûre, rapide et fiable mise au point à l’ETH Zurich. «SCION est l’acronyme de «Scalability, Control, and Isolation On Next-Generation Networks». Son objectif est d’offrir une connexion Internet sûre, fiable et de grande qualité. Cette nouvelle architecture Internet garantit non seulement un contrôle total du parcours des données à travers le réseau mais également une communication confidentielle et hautement disponible.»
L’Unil dans les médias
La Grange, rénovée, multiplie les rencontres entre chercheurs·euses et artistes.
«Les cafèt’ de l’UNIL virent au vert»
«L’Université veut mettre un accent particulier sur la qualité des aliments que les étudiants trouveront dans leur assiette. Un menu sans viande est au menu.»
Revue de presse UNIL 11 mars 2022
10Mar2022
Politique des hautes écoles
Piratage à l’Université de Neuchâtel plus grave que prévu
Les données volées à l’Université de Neuchâtel (UNINE) qui circulent sur le darknet suite à une cyberattaque sont plus sensibles que révélé précédemment. Elles ne concernent pas que l’Université de Neuchâtel et la communauté universitaire (contrats, conflits entre employé-e-s, documents de justice, recours, demandes de brevets etc.) mais touchent également des habitants du canton, des multinationales, la Confédération et les autorités d’autres cantons. «Cette affaire met en lumière l’importance, notamment pour les universités, de protéger nettement mieux leurs données.»
Selon Sylvain Métille, avocat et professeur en protection des données et droit pénal informatique à l’Université de Lausanne, «l’Université de Neuchâtel est […] responsable du dommage causé par un traitement illicite, à savoir si elle n’a pas pris les mesures suffisantes pour assurer la sécurité. Si les pirates ont été meilleurs que les mesures de sécurité conformes aux règles de l’art, l’Université ne devrait pas être responsable.»
La question de la cybersécurité se pose également dans d’autres universités, et les Universités de Genève et de Fribourg ont saisi l’occasion pour revoir ou accéler la mise en place de mesures techniques et organisationnelles pour la protection de données.
Solidarité académique avec l’Ukraine
Selon les estimations de l’UNESCO, plus de 1,5 millions d’étudiant-e-s seraient touché-e-s par la fermeture des universités, sans compter les chercheur-e-s et les membres du corps intermédiaire. En réponse, le Fonds national suisse a décidé de débloquer 1 million de francs. En collaboration avec Scholars at Risk, l’initiative du FNS s’engage pour trouver des postes temporaires aux scientifiques exilés. Des discussions sont également en cours pour offrir des places d’études aux étudiant-e-s réfugié-e-s.
L’organisation faitière swissuniversities «recommande aux hautes écoles suisses d’examiner leurs coopérations scientifiques avec des hautes écoles en Russie et de les suspendre là où un tel danger existe. En même temps, l’ensemble de la communauté scientifique en Russie ne doit pas être réprouvée en raison de cette guerre dont elle n’est nullement responsable. Le Comité de swissuniversities se prononce donc en faveur d’un soutien aux institutions ainsi qu’aux chercheurs/chercheuses et aux étudiant-e-s en Russie qui souffrent de la situation actuelle et qui s’engagent dans la mesure du possible en faveur des valeurs et de l’ordre juridique européens. En outre, il protège les chercheurs/chercheuses et les étudiant-e-s ukrainien-ne-s et russes dans les hautes écoles suisses et s’engage pour une collaboration pacifique entre leurs chercheurs/chercheuses, enseignant-e-s et étudiant-e-s, indépendamment de leur nationalité.»
Dans le pratique, l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) souhaite permettre aux réfugié-e-s d’Ukraine une admission facilitée dans le cadre de son programme d’aide d’urgence. Concernant la collaboration scientifique avec la Russie, l’EPFZ a déclaré qu’elle allait prendre ses distances avec les universités signataires de la déclaration de l’Union russe des recteurs soutenant l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’Université de Fribourg a également mis un terme à sa collaboration avec deux universités russes avec lesquelles elle travaillait depuis des années.
Et les Hautes Ecoles spécialisées de Suisse occidentale (HES-SO) ont constitué des fonds propres afin d’accueillir des chercheurs durant une période d’une année au moins. «Nous voulons trouver tous les moyens possibles pour que les étudiants d’origine ukrainienne, mais aussi maghrébine ou africaine, ayant dû interrompre leurs études supérieures en Ukraine puissent les poursuivre chez nous, déclare Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO.
Des scientifiques ukrainiens se précipitent pour sauver des collections irremplaçables
Des scientifiques partout en Ukraine se démènent pour protéger, cacher ou évacuer des spécimens, des collections et des données irremplaçables.
L’appel de 175 lauréat-e-s du Prix Nobel pour l’Ukraine
Dans une lettre ouverte, 175 lauréat-e-s du Prix Nobel appellent au soutien au peuple ukrainien et condamnent les « actions militaires et la négation de l’existence légitime de l’Ukraine par le président Poutine. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mars 2022
9Mar2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Fribourg suspend le numéro deux de l’Église orthodoxe russe
Le métropolite Hilarion Alfeyev est directeur du département des relations extérieures de l’Eglise du Patriarcat de Moscou et est considéré comme le numéro deux de l’Eglise orthodoxe russe, après le patriarche Cyrille Ier. En 2011, l’Université de Fribourg lui avait accordé un poste de professeur titulaire. Dans une déclaration publié la semaine dernière, Mariano Delgado, doyen de la Faculté de théologie avait demandé au métropolite Hilarion de faire usage de son influence ecclésiastique et politique «pour condamner publiquement et sans équivoque l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie, qui est contraire au droit international» et d’appeler le président Poutine à «retirer immédiatement les troupes russes».
Comme l’a indiqué hier le doyen Mariano Delgado, Hilarion Alfeyev a répondu à sa lettre en indiquant que « lui et son Église sont engagés dans le domaine humanitaire, en particulier depuis 2014, dans le contexte du conflit ukrainien, et font tout leur possible pour aider les personnes dans le besoin et mettre fin au conflit ». Mais comme cela « ne correspond pas à ce que la faculté attend de lui à cette heure, il estime qu’il est approprié de suspendre son poste de professeur titulaire », précise le communiqué du doyen.
« Puisque le métropolite Hilarion semble, par son silence, faire sienne la position de son patriarche, je déclare que la chaire de professeur titulaire qui lui a été accordée en 2011 est suspendue jusqu’à nouvel ordre », indique la déclaration.
La Faculté de théologie de Fribourg continuera à être un lieu de compréhension et de rencontre avec et entre les différentes Églises de l’Orthodoxie, précise la déclaration. « Mais le silence, lorsqu’il faut parler haut et fort, ne fait pas partie de la tradition prophétique du christianisme, qui devrait être caractéristique pour notre faculté.»
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- politique – Russie
L’apprentissage du russe malmené
L’invasion en Ukraine chamboule le domaine de slavistique de l’Université de Fribourg. Un voyage d’études à Odessa, en Ukraine, a dû être annulé. L’assistante diplômée du cours en question, Eliane Fitzé craint que le conflit pourrait compliquer durablement le cursus des étudiants en slavistique. «C’est important de pouvoir voyager pour apprendre une langue. Or, cela fait déjà deux ans que les étudiants ne peuvent pas voyager», poursuit Eliane Fitzé. Elle s’interroge également sur l’avenir des collaborations institutionnelles avec des universités russes. «Quand on est en contact avec des chercheurs russes, on doit désormais faire attention à ne pas les mettre en danger», commente-elle à ce sujet.
Le tour aux femmes épidémiologistes de parler
Selon une recherche de deux journalistes Tamedia, les experts Covid (de la catégorie «recherche et clinique») du genre féminin ont été sous-représentés par les médias suisses. Dans le classement des 20 personnes les plus souvent mentionnées il y a seulement 4 femmes. Ce grand écart entre les sexes n’existe pas seulement pendant la pandémie de Corona. Selon une étude de l’université de Zurich, à peine une personne sur quatre dont les médias suisses ont parlé était une femme en 2020. Et depuis 2015, l’écart n’a pas changé. Les professeures renommées en épidémiologie Nicole Probst-Hensch et Olivia Keiser sont interrogés dans l’article sur les raisons pour lesquelles elles n’ont pas été plus visibles dans les médias.
Les leçons de la pandémie – pour une politique de santé fondée sur des données probantes
Le professeur émérite d’épidémiologie clinique à l’Hôpital universitaire de Bâle, Heiner C. Bucher, plaide pour la constitution d’un centre national de données afin de permettre une meilleure prise de décision en matière de gestion des pandémies à l’avenir. «L’existence de données « real world evidence » joue un rôle important partout où le potentiel d’innovation est élevé.» En prenant l’exemple de la gestion de la pandémie en Ecosse, le professeur argumente alors pour un système où les données épidémiologiques sont récoltés au niveau individuel, puis anonymisées, avant d’être utilisées à l’échelle nationale.
Des pionnières à l’honneur à l’EPFL
A l’occasion de la journée internationale des femmes, l’EPFL renomme trois rues de son campus à Écublens pour rendre honneur aux pionnières féminines de la science.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mars 2022
Enseignement et recherche : les meilleurs employeurs de Suisse
La Handelszeitung a publié sa liste des «meilleurs employeurs de Suisse en 2022» pour l’éducation et la recherche. L’Université de Lausanne occupe désormais la 16ème place du classement sectoriel. En tête de liste se trouve le Paul Scherrer Institut. La HEP Vaud se trouve au 3ème rang et l’EPFL au 7ème.
8Mar2022
Politique des hautes écoles
La recherche en temps de guerre : la coopération russo-ukrainienne mise à mal
L’invasion russe de l’Ukraine a déclenché un déluge de condamnations de la part des scientifiques et des organismes de recherche du monde entier. Certains organisations des pays occidentaux ont rapidement rompu leurs liens avec la Russie, en supprimant les financements et les ressources et en mettant fin aux collaborations avec les scientifiques russes.
L’Association européenne des universités (EUA) suspend 12 membres russes pour une déclaration en faveur de la guerre. Cependant, Alexander Nozik, chercheur à l’Institut de physique et de technologie de Moscou, suppose que la lettre des recteurs ait été signée sous la contrainte, en vue de la nouvelle loi adoptée par le gouvernement russe qui prévoit jusqu’à 15 ans de prison pour la diffusion de «fausses» informations sur l’armée. (Science business)
En réponse à l’invasion, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Lituanie ont arrêté leurs projets officiels avec la Russie. Le 5 mars, la Norvège est devenue le dernier pays à suivre cet exemple, en suspendant tous les partenariats de recherche et d’éducation entre institutions. (Science business).
En Ukraine, une partie de la communauté scientifique regrette le manque de soutien de la part des institutions de recherche russe. Elle souhaite des «restrictions» de la recherche russe, en conséquence. « Nous demandons instamment que les chercheurs affiliés à de telles institutions ne soient pas admis dans les équipes de subventions internationales, ne soient pas invités à des conférences internationales et ne soient pas publiés dans les principales revues scientifiques internationales. ». (Nature)
Certains physicien-ne-s ukrainien-ne-s appellent par ailleurs à l’expulsion de la Russie du laboratoire du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). L’option d’expulser les scientifiques du CERN pourrait pourtant se révéler comme irréalisable. Plus de 1000 Russes y travaillent, soit environ 8% des 12 000 scientifiques collaborant au CERN. «Leur départ soudain pourrait rendre le laboratoire incapable de fonctionner», estime John Ellis, un physicien théoricien du King’s College de Londres qui travaille au CERN. (Science)
En effet, le Conseil administratif du CERN a décidé d’encourager les initiatives visant à soutenir les collaborateurs ukrainiens et l’activité scientifique ukrainienne dans le domaine de la physique des hautes énergies, de suspendre le statut d’observateur de la Fédération de Russie et ne s’engagera pas dans de nouvelles collaborations avec la Fédération de Russie et ses institutions jusqu’à nouvel ordre. En outre, «la direction du CERN se conformera à toutes les sanctions internationales applicables. […] Le CERN continuera à défendre ses valeurs fondamentales de collaboration scientifique transfrontalière en tant que moteur de la paix.» (CERN)
FNS: Mesures pour soutenir les scientifiques d’Ukraine
«Le FNS a débloqué 1 million de francs pour l’accueil de scientifiques d’Ukraine dans des hautes écoles en Suisse et adopté une série de mesures supplémentaires pour leur venir en aide. En collaboration avec Scholars at Risk Switzerland, cette somme doit permettre à des hautes écoles d’accueillir une première volée de chercheuses et de chercheurs qui en feraient la demande. Ils pourront ainsi poursuivre leurs propres travaux académiques dans des institutions en Suisse. Selon les besoins, des sommes supplémentaires pourront être débloquées.»
Les HES rejettent l’introduction des titres «Professional Bachelor» et «Professional Master»
«Depuis des années, divers milieux demandent l’introduction de titres tels que «Professional Bachelor» et «Professional Master» pour les diplômes de la formation professionnelle supérieure. Une intervention dans ce sens a échoué en 2014 au Conseil des États. En 2020, la demande a été relancée par une motion de même teneur. Le Conseil fédéral a certes proposé de rejeter la motion, mais il a procédé à un état des lieux complet par le biais du SBFI et a lancé le projet « Positionnement ES ». Le rapport intermédiaire qui en découle montre que de tels titres ne sont pas la solution au problème. La motion a été adoptée le 08.03.2022 par le Conseil national.»
L’association faitière des HES suisses FH SCHWEIZ et son président Andri Silberschmid (PLR) «font désormais tout leur possible pour convaincre le Conseil des Etats de la rejeter.»
PRIMA et Eccellenza fusionnent pour devenir les SNSF Professorial Fellowships
«Mesure en faveur de l’égalité intégrée directement : les deux instruments au plus haut niveau de l’encouragement de carrières du FNS fusionneront. Le budget qui était alloué à PRIMA reste réservé aux femmes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 mars 2022
Cesla Amarelle et Frédéric Borloz se prononce sur l’affaire du doctorat honoris causa de Mussolini
Dans le cadre d’un débat électoral publié dans le 24 heures, les candidat-e-s au Conseil d’État Cesla Amarelle (PS) et Frédéric Borloz (PLR) se sont prononcés sur la possibilité de retirer le doctorat honoris causa de Benito Mussolini à titre posthume. «C’était une erreur de l’avoir attribué, une erreur qui fait partie de l’histoire de l’Université de Lausanne, que le rectorat souhaite assumer comme telle, ce que je respecte», déclare Cesla Amarelle. Frédéric Borloz : «Je ne suis pas révisionniste, ni dans un sens ni dans l’autre. Les responsables sont critiqués par les historiens, mais on ne refait pas l’histoire.»
7Mar2022
Politique des hautes écoles
La communauté scientifique continue de couper les liens avec la Russie et le Belarus
Alors que le mouvement visant à suspendre les liens entre la recherche occidentale et la Russie s’accélère, les gouvernements néerlandais et slovène ainsi qu’un groupe d’universitaires européens (ALLEA) annoncent des sanctions pour l’invasion de l’Ukraine.
Le cursus en médecine de l’Université de Fribourg est accrédité
Le cursus en médecine de l’Université de Fribourg, et notamment le nouveau programme de master, vient d’être accrédité sans condition par le Conseil suisse d’accréditation.
Renforcer la fuite de cerveaux pour mettre pression sur le régime Poutine?
L’entrepreneur russe installé dans le canton de Vaud Mikhail Kokorich se montre critique envers le gouvernement du président russe Vladimir Poutine. Selon lui, l’Europe et les Etats-Unis devraient recruter de manière ciblée des ingénieurs et des scientifiques russes : Cela affaiblirait le système russe.
Diplomatie scientifique: le Conseil fédéral continuera de soutenir la fondation GESDA après le succès de la phase pilote
«Lors de sa séance du 4 mars 2022, le Conseil fédéral a décidé de prolonger de dix ans la durée de la fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» (GESDA) et de continuer à la soutenir financièrement. Après une phase pilote de trois ans, la fondation GESDA, ancrée dans la Genève internationale, s’est imposée comme un acteur majeur au service de la gouvernance mondiale. Elle a pour but de détecter les avancées scientifiques et technologiques, d’évaluer leur impact et leurs effets potentiels sur le genre humain, la société et la planète, et de renforcer le positionnement de Genève en tant que plateforme d’échanges entre les acteurs de la communauté internationale.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 mars 2022
4Mar2022
Politique des hautes écoles
«Les scientifiques russes en Suisse sont contre Poutine»
Selon un sondage du Tages-Anzeiger dans les universités de Suisse alémanique, les chercheurs russes en Suisse sont «clairement opposés» au président Poutine et choqués par sa guerre contre l’Ukraine. Beaucoup d’entre eux-elles ont toutefois peur de s’exprimer librement. Selon une doctorante interrogée, «La majorité des chercheurs et des étudiants ont quitté la Russie non seulement à cause des opportunités, mais aussi à cause de Poutine.»
«La science n’avait pas de frontières… jusqu’à aujourd’hui»
Le conflit entre la Russie et l’Occident pourrait avoir des lourdes conséquences sur la collaboration internationale pour la recherche, comme par exemple pour les programmes spatiaux internationaux. «En France, le CNRS renonce à toute nouvelle collaboration avec le pays de Poutine. L’Allemagne cesse même les collaborations déjà engagées. De même, l’UE suspend tout paiement aux institutions russes qui participent à ses programmes scientifiques et elle reporte sine die quatre projets en préparation.»
Dans ce contexte, le journaliste Denis Delbecq rappelle comment, pendant la guerre froide, les scientifiques des deux cotés avaient travaillé ensemble en dépit des différences et de leurs oppositions. «Il n’y a guère que pendant les deux conflits mondiaux de la première moitié du XXe siècle que les échanges de savoirs et de chercheurs ont été mis de côté. En sommes-nous revenus à ce point?» (Le Temps)
Un article de Science Business rappelle que l’Europe est divisée sur cette question. L’Allemagne a déclaré qu’elle couperait tous les liens. Le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas se demandent maintenant s’ils vont faire de même. Mais les recteurs belges ont demandé que les liens soient maintenus. Pour la Suisse, cette question est du ressort à chaque université, a déclaré Martina Weiss, secrétaire générale de swissuniversities.
L’ancien diplomate européen James Moran explique dans un article pourquoi il pense que c’est important de continuer à parler (et faire de la recherche) avec la Russie.
- collaboration entre hautes écoles
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
- politique – Russie
Les universités européennes victimes de la désinformation russe sur les expulsions d’étudiants
Plusieurs organisations et institutions ont dû préciser qu’elles n’expulsaient pas les étudiants russes après que les affirmations d’un fonctionnaire soutenant le Kremlin ont circulé sur les médias sociaux.
«Horizon Europe» : le Conseil fédéral adopte des mesures transitoires pour les PME et les start-up
«Le Conseil fédéral a décidé d’échelonner l’entrée en vigueur de la révision de la loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation (LERI). Pour soutenir les PME et les start-up suisses, qui n’ont actuellement pas accès à l’instrument «Accelerator» du Conseil européen de l’innovation, une nouvelle disposition entrera en force dès le 15 avril. Le Conseil fédéral a également approuvé, le 4 mars 2022, les mesures de financement correspondantes à l’intention du Parlement. L’entrée en vigueur des autres dispositions concernées par la révision est prévue pour le 1er janvier 2023.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mars 2022
3Mar2022
Politique des hautes écoles
Le Parlement veut modifier le moratoire sur le génie génétique
Le Conseil national veut modifier la loi sur le génie génétique pour autoriser les plantes modifiées par édition du génome. Avec cette décision, il se rallie derrière le Conseil d’Etat qui demandait une telle exception déjà en décembre 2021. Ensemble, ils demandent au Conseil fédéral d’élaborer d’ici mi-2024 une modification de la loi dans ce sens, en argumentant que ces modifications à l’aide de ciseaux génétiques sont beaucoup plus ciblées que les méthodes utilisées jusqu’à présent. Selon les partisan·e·s, cette méthode ne présente aucun risque et est déjà utilisée aujourd’hui dans la sélection végétale.
Le parti socialiste (PS) et les Vert·e·s s’opposent à cette proposition. La conseillère nationale Sandra Locher Benguerel (PS) met en doute l’utilité concrète des plantes produites par les nouvelles méthodes de sélection. Selon elle, il n’y a guère d’indices que les plantes présentent des avantages vantés, par exemple pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique ou encore pour la réduction de l’utilisation de pesticides. La ministre de l’environnement Simonetta Sommaruga plaide également pour une prolongation inchangée du moratoire jusqu’à fin 2025.
L’Unil dans les médias
L’UNIL présente sa nouvelle plateforme «Durabilité et santé»
Le 24 mars prochain, la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne (UNIL) lancera une nouvelle plateforme pour mettre en lumière l’impact du dérèglement de l’environnement sur la santé humaine. Intitulé «Durabilité et santé», le projet est basé sur le concept de santé planétaire, qui lie la question environnementale à la santé publique. Ainsi, elle servira «à structurer la recherche et l’enseignement dans ce domaine, mais aussi à mettre en réseau les chercheurs à la jonction entre santé et environnement», explique Nicolas Senn, Chef du Département médecine de famille à Unisanté, l’un des responsables de cette plateforme.
Revue de presse UNIL 3 mars 2022
2Mar2022
Politique des hautes écoles
Guerre en Ukraine : difficile retour au pays pour les étudiant-e-s arabes
«Plus de 10’000 étudiants arabes parmi lesquels de nombreux Marocains et Egyptiens, mais aussi des Irakiens ou Syriens fuyant des pays en guerre, se sont retrouvés pris au piège du conflit en Ukraine. Leur rapatriement est un casse-tête pour leurs gouvernements. Des familles inquiètes se sont rassemblées vendredi à Rabat devant le ministère des Affaires étrangères. Les Marocains forment le principal contingent d’étudiants arabes avec les Egyptiens en Ukraine, prisée pour les études de médecine et d’ingénierie. Au moins 12 000 Marocains dont 8000 étudiants y résident habituellement. Mais 3000 sont rentrés récemment, selon les Affaires étrangères à Rabat, notamment grâce à des vols spéciaux.»
L’Université de Lucerne propose un stage d’études aux réfugié-e-s
L’Université de Lucerne permet aux réfugié-e-s d’effectuer un stage d’initiation aux études. L’objectif est de donner aux personnes ayant fui leur pays un aperçu du système universitaire suisse et des exigences des études. Quinze personnes peuvent y participer par année civile. Elles peuvent par exemple assister à des cours sélectionnés, participer à divers ateliers tels que des cours d’informatique ou des entraînements à la rédaction de CV, ou encore profiter de l’offre de sport universitaire. La Luzerner Zeitung dresse le portrait d’une des bénévoles étudiant-e-s qui permettent à ce projet de fonctionner depuis six ans.
Quel impact la vague Omicron a-t-elle eu sur les examens universitaires?
La RTS a publié les chiffres sur les taux d’absence durant la session d’examen de janvier. Selon les résultats, «l’impact de la vague Omicron sur le taux d’absence dépend des mesures mises en place durant la session d’examen de janvier dans les Hautes écoles romandes.»
- L’EPFL, qui a maintenu ses examens en présentiel, a été le plus touchée. Elle réclame un taux de 7% d’absentéisme, contre 1% en temps normal.
- L’Université de Genève, qui a choisi de ne pas organiser une session de rattrapage «spécial Covid», enregistre un taux d’absence de 9%, contre 6% en temps normal. Selon le syndicat étudiant genevois (CUAE), le manque de session de rattrapage aurait encouragé davantage d’étudiant-e-s à se présenter aux examens avec des symptômes.
- Les Hautes écoles (HES) indiquent un taux d’absentéisme de 4-6% contre 3-4% en temps normal.
- L’Université de Lausanne reste dans la norme par rapport aux années précédentes, avec un taux d’absentéisme de 10%. Ceci est également le cas pour l’Université de Fribourg et Neuchâtel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 mars 2022
1Mar2022
Politique des hautes écoles
Interview avec Petros Mavromichalis, ambassadeur de l’UE en Suisse
Dans un interview avec la Republik, Petros Mavromichalis, ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Suisse se prononce sur l’exclusion du programme Horizon Europe et sur la campagne #sticktoscience, lancé par la communauté scientifique européenne. Il admet que l’exclusion présente un inconvénient pour les chercheur-euse-s suisses, mais argumente qu’on ne peut pas totalement séparer les programmes de recherche du marché intérieur. « L’UE investit beaucoup d’argent dans ces programmes afin de renforcer la compétitivité des entreprises européennes qui évoluent dans le marché intérieur. […] La Suisse, en revanche, a décidé de ne plus être candidate à l’adhésion à l’UE, de ne pas adhérer à l’EEE et de ne pas être soumise à la politique de voisinage de l’UE. C’était sa décision souveraine. Nous ne discriminons pas la Suisse. »
#ScienceForUkraine : les universités appelés à aider les scientifiques ukrainien-e-s
«La communauté scientifique se mobilise face à la guerre en Ukraine. Le 26 février, une initiative baptisée #ScienceForUkraine a été lancé sur les réseaux sociaux. Le concept: rassembler sous une seule étiquette toutes les offres d’accueil d’étudiants et de chercheurs en fuite qui commencent à affluer dans les universités du monde. C’est là l’œuvre de Sanita Reinsone, chercheuse à l’Université de Lettonie (Riga) et responsable de la communication de Nep4Dissent, un collectif d’étude de la dissidence dans les pays socialistes pendant l’ère soviétique.»
ZHDK réagit aux critiques concernant son projet de coopération avec la Chine
La FHNW réduit les exigences pour les étudiant·e·s et les chercheur·euse·s ukrainien·ne·s
La Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) assure aux étudiant-e-s et aux chercheur-euse-s de la zone de guerre un accueil sans complications et se joint ainsi au Conseil fédéral et à l’association faîtière des hautes écoles suisses. Celle-ci a annoncé lundi dans un communiqué vouloir aider les chercheur-euse-s et les étudiant-e-s ukrainien-ne-s de manière simple. La porte-parole de la FHNW déclare alors que « si quelqu’un souhaite commencer ou poursuivre des études ou un travail chez nous, nous ferons tout pour que cela soit possible. Mais il faut quand même que certaines conditions soient remplies ». Les personnes doivent notamment être admis dans une haute école. En cas de besoin, la FHNW va proposer des cours d’allemand aux Ukrainien-ne-s en question.
Des données de l’Université de Neuchâtel sur le darknet
Des données dérobées lors de la cyberattaque qui a frappé l’Université de Neuchâtel, le 18 février, ont été publiées sur le Darknet à partir d’hier. Parmi les documents mis en ligne se trouvent des informations sur les salaires d’employé-e-s, des photos d’étudiant-e-s, des contrats de travail, mais aussi des documents médicaux sur les collaborateur-ice-s. Ainsi, il est possible de voir quelles personnes bénéficient de prestations de l’AI par exemple. Des demandes d’allocations familiales contenant des données sensibles ont également été publiés ainsi que le contenu de certaines boîtes mail.
Selon le Temps, les indices montrent qu’il s’agirait de hackers russes. Selon les pirates, les données publiés ne représentent que 2% des données volées. Pour l’heure il n’est pas encore clair si une demande de rançon avait été envoyée aux responsables de l’établissement et si des négociations ont eu lieu par la suite.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er mars 2022
28Fév2022
Politique des hautes écoles
swissuniversities condamne fermement l’intervention militaire de la Russie en Ukraine
«swissuniversities se rallie à la déclaration du Conseil fédéral qui condamne fermement l’intervention militaire de la Russie et constate que celle-ci a massivement violé le droit international. Les conséquences à court, moyen et long terme pour la sécurité et la coopération internationales sont actuellement difficilement prévisibles.
Nous appelons les gouvernements européens à prendre des mesures immédiates pour protéger la vie et la carrière des personnes affiliées aux hautes écoles, des étudiants/étudiantes, des chercheurs/chercheuses et des acteurs de la société civile ukrainiens, ainsi que l’ensemble de la population ukrainienne.
L’évolution de cette guerre aura de graves conséquences pour les hautes écoles ukrainiennes. Les hautes écoles suisses feront tout ce qui est en leur pouvoir pour accueillir des enseignants/enseignantes, des chercheurs/chercheuses et des étudiants/étudiantes des hautes écoles ukrainiennes. […]»
L’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) soutient l’appel de swissuniversities, celui du « European Students Union », ainsi que celui du Global Students Forum.
L’Université de Bâle soutient également une déclaration de l’Association européenne des universités.
Une tribune de scientifiques russes contre la guerre en Ukraine
««La responsabilité du déclenchement de cette nouvelle guerre en Europe incombe entièrement à la Russie.» Ainsi débute une tribune de quelque 400 chercheurs et scientifiques, publiée dans Le Monde le 25 février 2022.»
Le boom des CAS, DAS et MAS dans les universités
«Les universités suisses sont de plus en plus actives dans la formation continue. Même les plus petites: à Neuchâtel par exemple, l’UNINE met en route entre une et trois nouvelles filières dans ce domaine par an.»
«Sans les programmes européens, la Suisse perd des emplois»
Dans un interview avec le Matin Dimanche, le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger [et président de swissuniversities] détaille les premiers effets concrets que l’exclusion de Horizon Europe a sur les hautes écoles suisses. Par rapport à la communication sur ce problème, il dit: «Je reconnais que nous avons toujours un peu de mal à nous transformer en militants politiques. On nous a d’abord conseillé d’aller plutôt voir nos collègues des universités européennes, qu’ils fassent du lobbying sur leurs propres autorités. Ils l’ont fait, mais à un moment donné tout ça se heurte à la même limite: c’est à la Suisse de faire un geste vers l’Europe, pas l’inverse.»
Neuf mois après l’échec des négociations du accord-cadre institutionnel avec l’Union européenne (UE), le Conseil fédéral vient d’annoncer qu’il allait proposer un paquet de négociations secteur par secteur. Le Temps, Le Courrier et la Neue Zürcher Zeitung parlent en détail de la proposition ainsi que des réactions des partis politiques.
L’Université de Neuchâtel se remet lentement de la cyberattaque
«50% : La proportion des postes de travail de l’Université deNeuchâtel qui doivent encore être assainis, après la cyberattaque du 18 février. Cette manœuvre prend jusqu’à 15 minutes par machine, moins si plusieurs ordinateurs se situent dans la même salle, explique Nando Luginbühl, responsable de la communication de l’Unine. Il faudra encore plusieurs jours pour terminer le processus.»
Le MIT coupe ses ponts avec son partenaire russe
La grande université américaine MIT met fin à un accord de onze ans avec le centre d’innovation Skolkovo, situé dans la région de Moscou, alimentant ainsi le débat académique international sur la poursuite de la collaboration avec la science russe.
Unviersité de Bâle – les menus contenant de la viande seront plus chers que les assiettes végétariennes
Le rectorat de l’Université de Bâle soutien une demande de l’association étudiante Skuba, qui demande que les menus avec viande soient vendus plus chers que les menus végétariens. Aujourd’hui il n’y a pas de différence de prix, les deux coutent CHF 7,50. L’association faitière des bouchers critique cette intervention et avance que les produits végétariens ne sont pas forcément plus écologiques.
L’appel des jeunes scientifiques du WEF à s’attaquer au «chaînon manquant» entre la politique et la science
«Les scientifiques de la communauté des jeunes scientifiques du Forum économique mondial souhaitent que la valeur sociale de la recherche scientifique soit mieux reconnue. Publié aujourd’hui par Frontiers Policy Labs, un appel a été signé par 52 chercheurs issus de certaines des plus grandes institutions universitaires du monde. Selon les signataires, pour que la science s’ancre dans le processus décisionnel, il faut instaurer une nouvelle culture d’engagement entre les décideurs politiques et les scientifiques. […] Le document suggère que si nous voulons garantir que la science contribue à la société, nous devons intégrer des mesures dans l’évaluation de l’excellence scientifique qui valorisent et récompensent l’engagement de la science dans la politique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 février 2022
25Fév2022
Politique des hautes écoles
Horizon Europe – une vision trop hiérarchisée de la science?
Le Directeur pour la recherche du Institut de recherche [privé] Crema à Zurich, Olivier Zimmer, regrette que les demandes de fonds Horizon Europe nécessitent un trop grand investissement bureaucratique. «Presque personne parle des sommes importantes qui partent dans l’administration, le lobbying, les conseils et le coaching [pour participer à des tels programmes].»
Par ailleurs, il estime que la relève académique la plus créative serait mieux servie moyennant un système moins hierarchisé qui leur donnerait des ressources nécessaires et la liberté de choisir leurs partenaires. «Si ces partenaires font de la recherche à Bâle ou à Los Angeles […] ne devrait pas jouer un rôle.»
Entretien avec Michael Schaepman, recteur de l’Université de Zurich
Le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman donne un grand entretien sur la gestion universitaire, les collaborations à l’interne et avec d’autres universités.
«Autrefois, les universités étaient des chauffe-eau instantanés – on y venait, on y était formé et on disparaissait ensuite quelque part sur le marché du travail. Aujourd’hui, l’encouragement des étudiants est beaucoup plus différencié. Nous encourageons aujourd’hui trois lignes. La ligne académique, basée sur l’excellence. Nous attribuons de très nombreux fonds de recherche compétitifs pour que les doctorants et les post-doctorants puissent faire de la recherche de manière indépendante et deviennent ainsi forts pour affronter la concurrence mondiale. En deuxième lieu, les étudiants sont préparés à un emploi qualifié par le biais d’une formation académique. Pour que la transition se fasse en douceur, nous proposons des services de placement et des salons de l’emploi et nous discutons avec l’industrie. La troisième ligne est toute nouvelle, c’est l’entrepreneuriat. Au lieu d’une carrière classique, de nombreux jeunes veulent devenir entrepreneurs. Nous avons trouvé des fonds qui permettent à l’entrepreneuriat de faire partie de la formation universitaire volontaire.»
Par ailleurs il a lancé le «Uni für alle» (Université pour tous) qui adresse le manque de diversité parmi les étudiant-e-s en termes d’âge et expérience. «J’ai suggéré de réfléchir à ce qui se passerait si nous nous ouvrions. Nous ne serons pas submergés si nous nous y prenons intelligemment et si nous intégrons par exemple les hautes écoles spécialisées. […] Au cours des 10 à 15 prochaines années, le nombre d’étudiants augmentera plus rapidement que nous ne pourrons construire et nous mettre à l’échelle financièrement. Nous devons donc trouver des solutions originales.»
Le Conseil fédéral ne souhaite pas «acheter» la participation au programme Horizon Europe
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) avait proposé que la contribution à la cohésion de l’UE soit augmentée afin que la Suisse puisse à nouveau participer au programme Horizon Europe. Le Conseil fédéral rejette désormais cette proposition. Il estime qu’il n’est pas possible de convaincre ainsi l’UE d’accepter la Suisse dans le programme. Par ailleurs, l’acceptation de la motion limiterait les options du Conseil fédéral dans les négociations, écrit-il.
Les universités allemandes sont invitées à geler leurs liens avec la Russie en représailles à l’invasion
«Alors que l’Ukraine appelle le monde à «isoler totalement la Russie par tous les moyens», l’Allemagne s’apprête à bloquer les liens de recherche. Dans le même temps, les responsables politiques de l’UE s’interrogent sur l’opportunité d’exclure la Russie des organisations scientifiques européennes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 février 2022
24Fév2022
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral nomme la nouvelle directrice de l’Empa et confirme le président de l’EPFZ dans ses fonctions
«Le 23 février 2022, le Conseil fédéral a nommé Tanja Zimmermann, actuellement membre de la direction de l’Empa, à la tête de l’institution. Il a par ailleurs confirmé Joël Mesot dans ses fonctions de président de l’EPFZ pour une nouvelle période de quatre ans et nommé Christian Rüegg, directeur de l’Institut Paul Scherrer, au Conseil des EPF.»
L’Espagne entreprend de réformer les carrières dans la recherche
La recherche espagnole a connu une fuite de cerveaux considérable depuis la crise financière de 2008. Entre 2011 et 2016, plus de 5’000 postes de recherche ont été coupés. Beaucoup de scientifiques ont quitté le pays et les conditions de travail précaires ont découragé des jeunes talent à entamer cette carrière.
Un projet de réforme législative «permettra aux jeunes chercheur-e-s d’obtenir des contrats permanents, la reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger et de nouveaux droits du travail. Dans le même temps, les dépenses publiques consacrées à la recherche seront augmentées.»
Concrètement les chercheur-e-s en post-doc auront la possibilité d’obtenir un contrat sur six ans. Ensuite, ils-elles auront l’occasion d’obtenir un certificat «qui leur aidera à obtenir une position permanente.»
Par ailleurs la réforme reconnait pour la première fois les employé-e-s pour la recherche de santé. La santé avait été considérée être une affaire régionale et n’avait pas eu sa place dans la politique nationale pour la recherche.
«Tout cela rapproche l’Espagne des objectifs de l’UE pour la relance de la recherche, qui ont été définis par la Commission européenne en 2020 dans un plan de relance de l’Espace européen de la recherche (EER).»
Nature soutient la campagne «Stick to Science»
Selon l’éditorial du journal Nature, «La collaboration scientifique est devenue une victime des démêlés de la Suisse et du Royaume-Uni avec l’Union européenne. […] La Suisse et le Royaume-Uni devraient être autorisés à s’associer aux programmes de financement de l’UE, indépendamment des désaccords politiques en cours. Entraîner la recherche et l’érudition dans des conflits internationaux n’aide personne.»
«La science ne réalise pas de miracles»
Un récent article souligne les dangers du scientisme. «Ce qui, à première vue, peut ressembler à un attachement certes excessif, mais inoffensif, peut tout à fait nuire à la société.» La philosophe Susan Haack voit l’un des problèmes de ce mode de pensée dans « l’incapacité ou la réticence à percevoir la faillibilité, les limites et les dangers potentiels de la science ».
L’auteur de l’article de la NZZ observe depuis deux ans une escalade du camp des scientistes avec des personnes à la mentalité anti-sciences. «Les voix modérées ont de plus en plus de mal à se faire entendre dans ce genre de discussions. Ces deux camps auraient en commun qu’ils comprennent mal le caractère et les limites de la science. […] Les performances authentiques des sciences humaines et sociales, par exemple, ne peuvent pas être obtenues par des moyens scientifiques – sans parler des performances artistiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 février 2022
23Fév2022
Politique des hautes écoles
Dossier européen – la balle dans le camp des politiques
Selon une enquête menée par Avenir Suisse, «80% des hautes écoles et universités ressentent les premiers effets négatifs de l’absence d’accord [bilatéraux avec l’UE]. Elles sont 88% à estimer que le plan B mis sur pied par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation «ne constitue pas une solution équivalente. Face à ce désarroi des scientifiques, le monde politique n’a pas bougé. Ce mercredi, le Conseil fédéral tient une «retraite» sur le dossier européen, mais il est peu probable qu’il en sorte la feuille de route réclamée par la Commission européenne et son vice-président Maros Sefcovic.»
L’organisation des Alumnis de l’Université de Genève organise trois débats publics entre des scientifiques, entrepreneurs et politiciens autour la question «Quel sera le prix à payer pour l’absence d’accord-cadre institutionnel avec l’UE?».
Recherche : une course sans fin pour exceller
Selon Dominique Foray, titulaire de la chaire en économie et management de l’innovation à l’EPFL, la Suisse doit investir son système de recherche de manière disproportionnée par rapport à son produit intérieur brut si elle souhaite continuer de faire partie des meilleurs. La raison étant que «dans le domaine de la science et des hautes écoles, on observe une relation entre dimension absolue du système de recherche et le niveau d’excellence de celui-ci.» Selon Dominique Foray, le système suisse doit croître de façon continue pour ne pas s’affaiblir, même si les dimensions deviennent de plus en plus disproportionnées. Il appelle à réfléchir à des pistes alternatives pour s’assurer à ce que le système actuel reste «solidement arrimé à la société et à l’économie suisse».
Interview avec le nouveau recteur de l’EPFZ Günther Dissertori
Dans un interview avec le Tages-Anzeiger, le nouveau recteur de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Günther Dissertori s’exprime sur les cinq problèmes les plus urgents à l’heure actuelle. L’exclusion de Horizon, les cas d’harcèlement moral au sein de l’institution, l’explosion du nombre d’étudiant-e-s, la pénurie de personnel qualifié ainsi que les conséquences de la pandémie sont alors mis en avant.
L’Unil dans les médias
L’espoir d’un semestre sans masque ni pass dope le moral des étudiants
«Les étudiants de l’UNIL ont retrouvé lundi le chemin des auditoires. Sur le campus, la fin des mesures sanitaires s’accompagne d’une ambiance plus légère. »
Revue de presse UNIL 23 février 2022
22Fév2022
Politique des hautes écoles
Cyberattaque : l’Université de Neuchâtel toujours paralysée
Trois jours après qu’une attaque informatique ait touché l’Université de Neuchâtel (UNINE), plusieurs services demeurent inaccessibles pour les étudiant-e-s et les professeur-e-s. L’infection a nécessité un isolement de tous les systèmes liés aux comptes internet de l’UNINE. Ainsi, mail, réseau wifi, documents de cours et données académiques ont totalement été bloqués. Une cellule de crise a été mise en place et les autorités cantonales et fédérales ont été informées. Pour le moment, aucune perte de données ou demande de rançon n’a été identifiée. «Nous n’avons en outre observé aucun transfert massif de données qui pourrait laisser penser qu’un vol important aurait été commis», assure le recteur Kilian Stoffel. Par précaution, l’UNINE procède au renouvellement de tous les mots de passe. Les étudiant-e-s doivent alors se rendre en personne à la bibliothèque du campus à des guichets installés à cet effet.
21Fév2022
Politique des hautes écoles
«Dans le monde d’après[-Covid], des task forces climat comme s’il en pleuvait?»
«La crise sanitaire a mis en exergue le rôle de l’expertise scientifique pour guider les décideurs et cadrer le débat public – avec plus ou moins de réussite selon les pays. Alors que les enjeux autour de la pandémie se normalisent, ceux autour du climat se font chaque jour plus pressants. Etablir des points de dialogue entre la science et l’action publique est crucial.»
L’auteur de l’article interroge des scientifiques sur leur rôle dans des telles task forces cantonales en Suisse romande et au niveau fédéral.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
Contre l’engouement de Horizon Europe
L’obtention de fonds et une bonne presse pour un projet de recherche ne sont pas une garantie de succès. C’est le propos que le professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi tient dans une tribune d’invité de la NZZ am Sonntag.
Selon lui, il existe actuellement un engouement de la communauté scientifique envers certains projets de recherche de Horizon Europe. «dès que la première pluie d’argent s’abat sur eux, les aspirants pionniers sont immédiatement submergés par une avalanche de reconnaissance avant même d’avoir pris le chemin de l’objectif. Ce qui est encore plus problématique, c’est que les créateurs plus discrets n’ont pratiquement plus aucune chance d’entrer dans la compétition dans leur ombre». Il critique que la Suisse voit dans Horizon sa seule chance de pouvoir produire de la recherche à haut niveau.
Même s’il souhaite qu’elle soit à nouveau intégrée au programme de recherche de l’Union européenne (UE), il serait faux de dénigrer la place scientifique suisse à cause de l’exclusion actuelle. Il appelle à ne pas viser uniquement sur le prestige et les fonds, mais d’encourager les projets qui sont susceptibles de produire des avancées scientifiques à long-terme avec l’aide du Fonds national notamment.
Exclusion d’Horizon Europe : le plan B
Depuis l’exclusion du programme de recherche de l’Union européenne (UE), les chercheurs·euses suisses sont confrontés à de multiples défis. Plusieurs d’entre eux et elles se sont fait exclure de leurs propres projets Horizon. Pour éviter cela, certain·e·s coordinateur·ices de projets ont alors décidé de quitter la Suisse pour s’installer dans un pays associé à Horizon. «C’est comme une érosion, une lente spirale négative», déclare le président de l’association des hautes écoles Swissuniversities, Yves Flückiger à ce sujet.
Selon la NZZ am Sonntag, l’espoir de la part des chercheurs·euses suisses repose actuellement sur le soutien des pays particuliers, membres de l’UE. La communauté de recherche Suisse espère que ces derniers s’engagent auprès de la Commission européenne pour que le pays puisse être ré-associé à Horizon.
La présidente du Conseil Européenne pour la recherche Maria Leptin regrette la non-association de la Suisse au programme Horizon Europe, mais dit qu’en ce moment, il lui semble peu probable qu’elle soit re-associée prochainement.
En attendant, la Suisse travaille également sur un plan B au cas où l’association n’aboutirait pas. Le Conseil fédéral a chargé le SEFRI d’examiner, si nécessaire, des mesures complémentaires et de remplacement en plus des mesures transitoires déjà intensivement en cours. Des discussions ont été menées avec Israël et les États-Unis au sujet d’une coopération approfondie en matière de recherche.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 février 2022
L’Université de Lausanne élucide son héritage fasciste
«Mardi (15.02), le recteur de l’Université de Lausanne a présenté pour la première fois des excuses publiques pour le titre de docteur honoris causa que son institution avait décerné en 1937 au tyran italien Benito Mussolini. Bien que cela ait été demandé de divers côtés, l’université a renoncé à retirer le titre à Mussolini à titre posthume. Elle fait ainsi preuve d’une attitude exemplaire face à des événements problématiques du passé : au lieu de simplement rayer des livres d’histoire l’erreur commise, elle veut informer de manière proactive sur les événements et organiser des recherches sur le climat de l’époque, qui était favorable au fascisme. La classification et la mise en contexte sont préférables à l’éradication et à l’épuration» (NZZ am Sonntag)
Dans une lettre de lecteur, le professeur de français et d’histoire John Vuillaume réagit à la demande de la Conseillère nationale Stéfanie Prezioso de retirer le doctorat honoris causa à Benito Mussolini. Il juge cette idée illégitime, car cela reviendrait à «Effacer le fascisme triomphant si prégnant dans la vie politique vaudoise de l’époque.» (Le Temps)
18Fév2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Neuchâtel victime d’une attaque informatique
Vendredi, l’académie neuchâteloise a été frappée par une cyberattaque. Des mesures ont été prises, mais tous les ordinateurs sont encore paralysés. «Une affaire qui pourrait compliquer le retour des étudiants qui aura lieu lundi.»
L’idée d’un cloud suisse refait surface à Berne
Une commission du Conseil national a donné un avis positif sur une initiative déposée par Isabelle Moret (PLR/VD). Elle veut associer au projet«les milieux académiques, scientifiques et économiques du pays, par exemple sous la forme d’un partenariat public-privé». Selon la conseillère nationale, «Il s’agit non seulement d’un enjeu de sécurité nationale mais d’une véritable opportunité économique, scientifique et diplomatique pour notre pays.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 février 2022
17Fév2022
Politique des hautes écoles
«Les jeunes atteints de troubles «dys» bousculent l’université
Désormais mieux pris en compte depuis le primaire, les étudiants souffrant de dyslexie, dysorthographie, etc., sont de plus en plus nombreux sur les bancs de l’université et questionnent les pratiques d’enseignement.
Un codice pour la liberté académique
L’Université de Hambourg a récemment publié, comme première université allemande, son codice pour la liberté académique.
Le professeur en droit Hans-Heinrich Trute, membre de la commission pour l’élaboration dudit codice, parle de cette démarche, qui était en cours depuis 2019. En 2019, des manifestants avaient bloqué plusieurs fois les auditoires des cours du professeur en macroéconomie Bernd Lucke, co-fondateur et élu du parti [d’extrème droite] AfD.
Hans-Heinrich Trute explique: «Quelle que soit l’opinion que l’on a de Lucke. Tant qu’il n’abuse pas de l’amphithéâtre pour faire des sermons politiques, on doit pouvoir le supporter.» Et il y ajoute: «Il y a également eu le cas d’une jeune chercheuse qui a sans doute subi des pressions non dissimulées de la part d’un ancien chargé de mission du gouvernement fédéral. Ce genre de choses arrive toujours.»
L’Unil dans les médias
Du Doctorat honoris causa à Mussolini à l’Université de Lausanne
«Les mobilisations pour retirer à titre posthume le doctorat honoris causa décerné en 1937 par l’Université de Lausanne au dictateur italien Benito Mussolini se multiplient. Le rectorat reconnaît que l’institution « a failli », mais il estime qu’un retrait de la distinction serait compliquée et prône pour le débat. […] Depuis une année, l’Université de Lausanne a mis sur pied un groupe d’experts internes qui se penche sur la question et qui devrait terminer son travail « dans quelques semaines », selon le recteur. Objectif: avoir une position institutionnelle claire.»