«Les huit Pôles de recherche nationaux (PRN) introduits en 2014 seront poursuivis. Le Fonds national suisse (FNS) soutient leur troisième phase d’encouragement à hauteur de 85,9 millions de francs.»
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11Mai2022
10Mai2022
Politique des hautes écoles
Pétition pour une salle de méditation à l’Université de Genève
Démunis d’une salle dans laquelle les musulman-es pratiquant-es de l’Université de Genève pourraient faire leur prières, un étudiant de l’Université de Genève a lancé une pétition pour une salle de méditation, ouverte à toute confession.
Depuis 2018, une salle pour faire des prières leur est refusé, car l’utilisation souhaitée est devenue «illégale»: la loi sur la laïcité de l’État de Genève stipule que toute activité de culte est interdite dans l’espace public.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mai 2022
9Mai2022
Politique des hautes écoles
«665 millions sont passés sous le nez des chercheurs suisses en 2021»
«Seuls 4% de la somme prévue pour la participation suisse aux programmes européens de recherche ont été dépensés en 2021.»
Horizon Europe : «Suisse et Royaume-Uni s’installent dans l’alternatif durable»
Le journaliste François Schaller analyse l’état des négociations autour de l’association suisse au programme européen pour la recherche Horizon Europe.
«En insistant sur la phase de transition, les communications de cette semaine ont toutefois donné l’impression que le Conseil fédéral et le Sefri s’installaient dans une gestion de moyen à long terme. Les discussions en vue d’un nouvel accord global Suisse-Union sur de nouvelles bases, combinant verticalité et horizontalité dans les relations structurelles, n’en sont toujours qu’à la phase exploratoire. Il n’y a aucun indice d’ «association» possible aux programmes de recherche avant plusieurs années.
Même si cet objectif d’association rapide est encore présenté comme prioritaire, le Sefri travaille de toute évidence dans la perspective d’une non-association durable.»
«En Suisse, le journalisme scientifique est-il devenu une espèce menacée?»
«En Suisse, le journalisme scientifique meurt-il en silence? Avec la disparition probable du pure player alémanique Higgs.ch, la question se pose. Il s’agissait du premier média, dans ce pays, à ne produire que des articles sur la science.»
Le fondateur de Higgs, Beat Glogger, s’interroge: «Higgs a été cité comme modèle de journalisme scientifique, mais où est la volonté de nous sauver?» De fait, les Académies ont développé depuis l’été dernier un concept pour créer une structure de soutien au journalisme scientifique.
La journaliste de Heidi.news estime qu’il y a urgence d’agir avant la prochaine crise sanitaire ou climatique, «au risque qu’il n’y ait plus de journaliste scientifique pour la décortiquer.»
Fuir la guerre quand on n’est pas Ukrainien
«Bien qu’installés en Ukraine depuis des années, de nombreux ressortissants d’États tiers, dont beaucoup d’étudiants, ne disposent pas du passeport au trident jaune. Cette situation d’inégalité les empêche d’avoir l’indispensable permis S. […] Nous avons contacté plusieurs universités suisses. Toutes se disent favorables à accueillir les étudiants qui doivent finir leur cursus», explique Meriam Mastour [juriste et cofondatrice du réseau d’entraide Society Moko]. Mais sans permis S, pour le moment inenvisagé par les autorités fédérales, les bonnes volontés ne pèsent pas lourd.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mai 2022
6Mai2022
Politique des hautes écoles
Etude si une association à Horizon Europe pour 2023 en vaudrait encore de la peine
«La Suisse aspire à une pleine association à Horizon Europe. Si elle n’est pas prochainement associée au programme-cadre de recherche de l’Union européenne, le Conseil fédéral évaluera en 2023 si une participation a encore un sens. L’objectif de la Suisse reste clairement une association complète au paquet Horizon Europe, a déclaré jeudi la secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama lors d’un point de presse. Or cela dépendra, selon elle, aussi de la situation en 2023, «car la valeur ajoutée d’une association dépend bien sûr du moment où l’on est associé». Le lancement des grands appels d’offres se déroule généralement au début d’une période de programme, a expliqué Martina Hirayama.» (Agefi)
L’UNIGE rend public un rapport sur les figurations historiques controversées
Quelle place pour les figurations historiques dans l’espace public? Les travaux d’un groupe de réflexion créé à l’initiative du Rectorat en juin 2020 font l’objet d’un rapport assorti de recommandations.
Un scientifique dégoûté par les politiques
«Swiss on the hunt for new research partners outside the EU as Horizon Europe exclusion continues»
«Switzerland has announced a slew of new research funding initiatives, designed in large part to compensate for its continued exclusion from the EU’s Horizon Europe framework programme.
As well as replicating the Horizon calls from which it is excluded, the country has said it wants to strike more research deals with countries outside the EU and to bolster its research prowess in quantum and space research.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2022
5Mai2022
Politique des hautes écoles
L’Ukraine, le sujet négligé par la recherche sur l’Europe de l’Est?
Le journaliste Thomas Thiel estime que la recherche sur l’Europe de l’Est a négligé «depuis trop longtemps» la recherche sur l’Ukraine. «La concentration unilatérale sur la Russie a conduit à la consolidation de clichés sur l’Ukraine, que la propagande russe a diffusés avec délectation.»
Réactions à l’annonce de la Confédération de financer directement les scientifiques suisses participant à des projets de l’UE
«Le Conseil fédéral a adopté ce mercredi des mesures pour soutenir financièrement les chercheurs suisses participant à des projets de l’Union européenne. Le monde académique salue ces efforts, mais souligne l’importance de réintégrer au plus vite le programme.»
Le Conseil fédéral entend améliorer l’utilisation des données médicales à des fins de recherche
«Le Conseil fédéral souhaite offrir de meilleures conditions-cadres à la transmission et la réutilisation de données médicales à des fins de recherche. Lors de sa séance du 4 mai 2022, il a chargé le Département fédéral de l’intérieur (DFI) d’établir les modalités pour la création d’un système de données destiné à la recherche dans le domaine de la santé. La protection des données doit être garantie en tout temps.»
Un festival pour penser la ville de demain
«La HES-SO Genève et l’Etat organisent trois jours d’activités sur les enjeux urbains à l’heure de la transition écologique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mai 2022
4Mai2022
Politique des hautes écoles
Berne va financer directement les chercheurs suisses d’Horizon Europe
«Les chercheurs suisses qui participent à des projets de l’Union européenne dans le cadre d’Horizon Europe seront directement financés par la Confédération. Le Conseil fédéral a pris mercredi des mesures de grande ampleur.»
Un changement de la culture d’entreprise à l’EPFZ
Joël Mesot, Président de l’École Polytechnique fédérale de Zurich, souhaite changer «la culture du travail» dans l’institution – pendant trop longtemps, on n’a pas prêté attention aux compétences managériales des professeur-es, nous avons négligé ce sujet – dit le physicien. L’EPFZ a connu plusieurs cas de disfonctionnement de culture de travail. Un cas extrême a conduit au licenciement forcé d’une professeure. Une première dans l’histoire de l’EPFZ, qui a renoncé à porter cet épisode devant le Tribunal fédéral. Les professeurs doivent désormais suivre des cours de management et sont soumis à des évaluations de leurs compétences.
L’EPFZ a lancé en 2019 le programme «rETHink», une sorte de feuille de route pour le développement institutionnel. Un des points centraux concerne les compétences requises pour occuper la fonction de professeur-e (enseignement, recherche, communication, récolte de fonds, fondation d’une start-up,…). Selon Joël Mesot, les personnes devraient être employées («eingesetzt») par rapport à leurs forces et faiblesses. Il est de la responsabilité des hautes écoles universitaires d’offrir du soutien, si nécessaire. Il souligne que cette pratique est nouvelle et peu d’universités l’implémentent.
L’EPFZ doit être attentive au bien-être au travail. Par exemple, il faut éviter d’envoyer un mail le dimanche, avec 50 personnes en cc ou organiser des séances tard le soir, «il y a des jeunes parents à l’EPFZ». Par rapport aux heures supplémentaires, Joël Mesot estime qu’il faut les considérer au cas par cas.
Ensuite, Joël Mesot évoque l’exclusion Suisse du programme Horizon Europe et l’impact négatif pour l’EPFZ: «Le temps presse. Le programme a déjà démarré, et il est difficile de prendre un train en marche.» Il ajoute qu’il est préoccupé par l’endettement de la Confédération en raison des crises actuelles : le Covid-19 et la guerre en Ukraine. «Je crains qu’à un moment donné, la Confédération active le frein à l’endettement prévu par la loi. Car le budget du domaine des EPF n’est pas protégé, il ne fait pas partie des dépenses liées de la Confédération.»
- conditions de travail
- financement public
- direction des hautes écoles
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- harcèlement moral – mobbying
L’Université de Neuchâtel ouvre une enquête sur les factures troubles d’un professeur
«Une enquête médiatique dénonce les pratiques financières douteuses d’un professeur d’histoire de l’institution, décrit comme proche du Parti socialiste français. L’UniNE, déjà mise dans la lumière après une cyberattaque mi-février, annonce l’ouverture d’une procédure interne»
Rencontre à Berne: «Le climat n’est pas qu’une question de gauche»
«Le lundi 2 mai, le Palais fédéral était le théâtre d’un échange inédit entre parlementaires et scientifiques spécialistes du climat et de la biodiversité. […] Qu’il s’agisse de lier le climat à la biodiversité, ou les sciences à la politique, s’extraire des silos et des clivages partisans sera indispensable pour trouver des solutions communes.» La climatologue et professeure à l’EPFZ Sonia Seneviratne estime:«On aurait pu être plus nombreux, mais c’est un premier pas. Tous les partis étaient représentés et des séances de travail chevauchaient avec nos présentations, ce qui peut expliquer certaines absences. L’important maintenant, c’est que ce message scientifique résonne pour qu’on puisse abandonner rapidement les énergies fossiles.»
Abandon de l’accord avec l’UE: la recherche paye le prix fort en Suisse
«Jusque-là les chercheurs suisses dirigeaient quelques 1200 projets de recherches avec l’Europe, à l’avenir ce devrait être 0. Depuis l’abandon de l’accord-cadre, les chercheurs suisses se retrouvent mis à l’écart et les conséquences pourraient être catastrophiques.» (RTS : Mise au point)
Selon Livia Leu, secrétaire d’Etat au Département fédéral des affaires étrangère, a la lourde tâche de réanimer les relations bilatérales depuis le refus suisse d’un accord-cadre. Interviewé, elle estime les sanctions envers la Russie «sont vue d’un très bon oeil par Bruxelles, de même que l’aide humanitaire que la Suisse apporte et l’accueil qu’elle réserve aux réfugiés.» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mai 2022
3Mai2022
Politique des hautes écoles
Une enquête révèle les pratiques financières douteuses d’un historien de l’Université de Neuchâtel
«Financements douteux, arrangements entre amis, emploi fictif, liens étonnants avec le Parti socialiste français et fausses factures: les accusations portées à l’encontre d’un professeur d’histoire moderne de l’Université de Neuchâtel par une enquête conjointe de Mediapart et ArcInfo sont sérieuses. Le principal intéressé conteste les faits, de même que les institutions suisses mentionnées.»
A droite, des rangs clairsemés lors de la rencontre avec des scientifiques du climat à Berne
- «On doit s’entourer de scientifiques» (Lisa Mazzone, Conseillère aux états (GE, Verts) dans RTS: Le 19h30)
-
«Les scientifiques n’ont pas à décider de nos politiques climatiques!» (Philippe Nantermod, Conseiller national (VS, PLR) dans Blick.ch.) Il a qualifié l’évènement, auquel il était absent, de «messe anticapitaliste et pro-décroissance».
Une tribune souhaite soutenir les étudiant-es fuyant la guerre, y compris ceux des Etats-tiers
«La plupart des étudiants étrangers fuyant la guerre et tentant de se réfugier en Suisse ne répondent ni aux critères d’octroi du statut de protection S ni à ceux de l’asile. La raison? Ils étaient en Ukraine pour des études. Les ressortissants étrangers, dont des étudiants provenant d’Afrique et du Moyen-Orient, ne bénéficient de fait d’aucune solution concrète pour la suite de leur formation. Le risque est qu’ils soient renvoyés dans leur pays d’origine et qu’ils ne puissent plus suivre leur formation. Une tribune a été lancée mercredi en vue de soutenir ces étudiants. Plus de trente enseignants d’universités et de hautes écoles suisses demandent au Conseil fédéral de garantir la suite de leur cursus académique.»
«La liberté d’expression menacée à l’Uni de Genève »
A l’Université de Genève, une cconférence sur la médicalisation précoce des enfants transgenres a été interrompue vendredi par des activistes. «Le débat recule sous la pression du militantisme woke», s’inquiète la journaliste qui a rédigé l’article du Temps.
Par ailleurs, le PLR a pris position pour soutenir l’université. Le député PLR du Grand Conseil genevois, Pierre Conne, a rédigé un article pour la Tribune de Genève, selon lequel «Le problème que soulève cet incident, et qui nous concerne tous, est celui de la société dans laquelle nous souhaitons évoluer. Dans son communiqué de presse, l’équipe d’activistes justifie son action et son refus du dialogue en arguant que «le débat est un instrument des dominant.es pour canaliser la colère des dominé.es». […] Réduire toute opposition au silence, voilà plutôt des relents du fascisme. Il nous faut condamner sans réserve de la façon la plus ferme – et non mollement, comme l’a fait le service de communication de l’Université, qui exprime simplement de «ne pas cautionner» – de tels agissements.»
Formation en leadership pour des professeures universitaires
La formation continue H.I.T. (High Potential University Leaders Identity & Skills Training Program) est un projet de collaboration qui fait partie du nouveau programme P-7 de swissuniversities « Diversité, inclusion et égalité des chances dans le développement des institutions d’enseignement supérieur ». Les dix universités cantonales et les deux universités techniques fédérales sont partenaires du programme, et l’Université de Zurich en est le chef de file.
Christiane Löwe, responsable de ce programme explique dans un entretien que l’un des objectifs généraux est que davantage de femmes professeurs assument des tâches au plus haut niveau de gestion des universités suisses. Pour ce faire, le programme vise à renforcer les compétences spécifiques de leadership nécessaires à la gestion académique.
A Genève, les promesses non tenues des «universités» privées
«Des somptueuses bâtisses aux airs de château et des diplômes à une vingtaine de milliers de francs: voilà sur quoi misent certaines universités privées à Genève. Une enquête réalisée par The Geneva Observer, se penche sur deux de ces établissements: la Geneva School of Diplomacy (GSD) et la Swiss UMEF University. Elle révèle que déclarations trompeuses, diplômes non reconnus et pratiques commerciales douteuses semblent y être monnaie courante. […] Ces établissements attirent à grands frais de nombreux étudiants internationaux. Or, dans les faits, leurs cursus sont difficiles à faire reconnaître à l’étranger comme en Suisse.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mai 2022
La culture et le numérique occuperont le même écrin
«Six festivals lausannois, un laboratoire du numérique ou encore le Bureau culturel vont se regrouper sur l’ancien site du Mudac.[…] Un laboratoire dédié à la culture numérique est déjà sur les rails. Un projet auquel a souhaité se joindre l’Université de Lausanne. «Nous allons offrir notre expertise en matière de numérique», explique Marie Neumann. La cheffe du Service culture et médiation de l’UNIL rappelle que la recherche implique beaucoup de monde du côté de Dorigny et d’Ecublens. «Entre le dhCenter et le GameLab, qui a fait du jeu vidéo son domaine d’étude, nous avons plus d’une centaine de chercheurs dans ce domaine», explique-t-elle. Des spécialistes qui seront amenés à proposer des questions de recherche, ou à réaliser des projets dans la future maison lausannoise. «Cela les fera sortir de leur institution pour aller à la rencontre du public. C’est exactement notre mission», se réjouit Marie Neumann.
2Mai2022
Politique des hautes écoles
«Face à la crise climatique, nous ne sommes pas du tout sur la bonne trajectoire!»
Frédéric Herman, recteur de l’Université de Lausanne, écrit sur la crise climatique: «Il est […] aujourd’hui crucial que les chercheuses et chercheurs s’engagent davantage en ne se contentant pas de publier, mais en participant au débat public pour instaurer un vrai lien de confiance avec le pouvoir décisionnel et rendre possible une telle circulation des faits et des idées. Expliquer le travail de toute une vie n’est cependant pas chose facile. Cela s’apprend. Pour cette raison, les universités doivent impérativement inscrire dans leur plan d’intention la nécessité de rendre accessible la démarche scientifique à travers la médiation scientifique et culturelle, de renforcer les compétences et le savoir-faire de sa communauté en termes de médiation, d’insister sur la formation continue des entreprises et enseignant·e·s en termes d’enjeux climatiques, et de s’engager en faveur d’une recherche ancrée dans son territoire mais ouverte au monde, qui contribue à soutenir et stimuler la transition écologique. […] Nous avons peu de temps pour plafonner nos émissions de gaz à effet de serre. Mais c’est à notre portée, si les universités, et leurs chercheuses et chercheurs, deviennent des interlocutrices incontournables du paysage politique.»
«Nous entrons dans une autre crise»
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg a envoyé une lettre ouverte aux politiciens fribourgeois. Une des problématiques énoncées est la précarité étudiante, qui, selon une étude menée en 2021, toucherait 27,3 % d’étudiant-es, ainsi que leur santé mentale qui s’est dégradée due à la pandémie.
Les co-président-es de l’association étudiante disent dans un entretien: «Nous avons peur que le sondage qui sera publié en 2022 soit encore plus alarmant. […] Il faut que les instances politiques financent davantage unisocial (le service qui s’occupe des questions sociales) et le service psychologique ainsi que le bureau de l’égalité, qui sont surchargés.»
Une conférence jugée transphobe interrompue par des activistes à Genève
«A Genève, des militantes et militants ont interrompu une conférence donnée à l’Université de Genève vendredi soir. Organisée par le centre de psychanalyse de Suisse romande, la conférence devait présenter un livre sur la transidentité, un ouvrage et un discours jugés transphobes par les activistes. […] De son côté, l’Université de Genève a répondu à la RTS qu’elle ne cautionne pas cette action, contraire à la démarche académique qui est faite de débats et d’échanges.»
Un an plus tard, quel avenir pour la recherche suisse après l’abandon de l’accord-cadre?
«Depuis l’abandon de l’accord-cadre, la Suisse n’est plus associée à Horizon Europe, le programme d’encouragement de la recherche et de l’innovation le plus ambitieux au monde, avec un budget de 100 milliards. Les universités et chercheurs suisses avaient annoncé une catastrophe, mais qu’en est-il dans les faits?»
«Notre économie actuelle n’a aucune chance de subsister»
Marc Muller, ingénieur en énergie, tire la sonnette d’alarme. «Il est urgent d’évoluer vers une économie durable. Pour y parvenir, des mesures draconiennes sont nécessaires dans la formation: moins d’étudiants dans les universités et plus d’apprentis sur le terrain pour réussir la transition.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 mai 2022
29Avr2022
Politique des hautes écoles
«L’invasion de l’Ukraine met fin à l’ère «naïve» de la diplomatie scientifique»
«Peut-être allons-nous vers un monde post-naïf de la coopération scientifique et de la diplomatie scientifique», a déclaré Jan Wöpking, directeur du groupe U15 des grandes universités de recherche allemandes.
Dans une déclaration publiée le 27 avril, le groupe U15, le groupe Udice d’institutions françaises et la Guilde des universités européennes de recherche intensive ont déclaré qu’ils soutenaient les sanctions contre la Russie et qu’ils étaient préoccupés par la possibilité de mener des «collaborations sûres, justes et équilibrées». Cela ne signifie pas que les universitaires européens ne doivent coopérer qu’avec des pays qui partagent «99 % de nos valeurs», a déclaré Jan Wöpking.
Comme nous sommes tous deux en dehors de l’UE, créons un Britzerland!»
«En visite à Londres jeudi, le président de la Confédération Ignazio Cassis a planché avec son homologue Boris Johnson sur une collaboration renforcée dans le domaine des services financiers et de la recherche.»
«Stupeur au Tessin, le recteur quitte son poste»
«L’annonce du départ précipité de Boas Erez de son poste à la tête de l’Université de la Suisse italienne, officiellement pour «divergences d’opinion sur la gestion administrative de l’institution», sème l’émoi dans le canton.»
Selon l’autrice du Temps, « Son intervention l’été dernier dans l’affaire du centre autogéré luganais Il Molino, qui a secoué le Tessin, a notamment fait grincer des dents la droite locale. Une intégrité qui lui a peut-être coûté son poste.»
«Trouver un remplaçant de son calibre sera un grand défi», estime le Maire de Lugano Michele Foletti.»
Un nouveau directeur pour l’Institut Adolphe Merkle
Ullrich Steiner a été nommé à la direction du Institut Adolphe Merkle (AMI). Il succède à Christoph Weder, qui a mené l’institut pendant 12 ans. L’AMI occupe actuellement une centaine de chercheurs.
L’initiative européenne en matière d’innovation dans le domaine de la santé innove en publiant de manière anticipée tous ses projets de plans de recherche
Le programme «Initiative européenne en matière d’innovation» (IHI), doté de 2,4 milliards d’euros, publie des textes « indicatifs » pour ses prochains projets de recherche sur les dispositifs médicaux, le cancer et d’autres domaines. Selon l’IHI, la publication anticipée des projets donnera aux candidats le temps de commencer à constituer un consortium et à élaborer des propositions. L’IHI fait partie du programme Horizon Europe.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 avril 2022
28Avr2022
Politique des hautes écoles
«Ça coince toujours entre la Suisse et Bruxelles, malgré la visite de Livia Leu»
«La secrétaire d’Etat Livia Leu s’est à nouveau rendue mercredi à Bruxelles pour discuter avec la Commission européenne de la proposition du Conseil fédéral visant à résoudre les questions institutionnelles. Pour Bruxelles, de nombreuses questions restaient toutefois en suspens à l’issue de la rencontre.» (RTS)
Par ailleurs, «Livia Leu est invitée à donner une conférence à l’UNIGE le lundi 2 mai.» (Université de Genève)
Emma Hodcroft considérée comme un «choix risqué» pour les universités
Emma Hodcroft est une épidémiologiste connue spécialisée dans les variations du Coronavirus Covid-19 et cofondatrice de la plateforme open source Nextstrain. Malgré sa contribution importante, la scientifique britanno-américaine craint actuellement pour son emploi et son permis de séjour à cause de contrats à courte durée. En novembre 2020, Hodcroft avait quitté l’Université de Bâle pour celle de Berne – son contrat était alors limité à un an. Selon la scientifique, les recherches autour du coronavirus ne lui ont pas laissé le temps de faire des demandes d’emploi entre-temps.
De plus, elle affirme que certaines personnes lui ont fait savoir qu’elle est considérée comme un choix «risqué» pour une université, vu sa popularité. Près de 80’000 personnes la suivent sur la plateforme Twitter, qu’elle utilise quotidiennement pour partager publiquement ses résultats concernant l’évolution de la pandémie. Pour elle, c’était un choc, «compte tenu du soin et de l’énergie que je consacre à mes présentations en ligne et aux médias ».
Fin de la «tiquologie» à l’Université de Neuchâtel
L’Université de Neuchâtel met fin à sa recherche sur les tiques. Avec le départ du laborantin Olivier Rais, qui a récolté des données sur les tiques pendant plus de 20 ans, l’université annonce la fin de la «tiquologie» dans son institution. La Suisse perd ainsi un «pôle de compétences et de connaissances unique», notamment co-responsable pour la découverte de la maladie de borréliose de Lyme. Pour Reto Lienhard, responsable du volet «borréliose de Lyme» au Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques (CNRT), la disparition de la «tiquologie» présente une grande perte pour le monde scientifique, «Sans cette recherche fondamentale, toutes les études sur les maladies et les diagnostics vont manquer d’informations.» – a-t-il affirmé. La CNRT va reprendre l’étude des tiques, mais à capacité réduite.
Modification de l’Ordonnance du Conseil des hautes écoles pour l’accréditation dans le domaine des hautes écoles: résultats de la consultation
«Dans sa séance du 24 février 2022, le Conseil des hautes écoles a pris connaissance des résultats de la consultation.»
Publications en libre accès : augmentation de 8 points en 2020
«En 2020, sur les 13 938 publications issues de recherches financées par le FNS, 63 % étaient en libre accès (Open Access, OA). Des adaptations dans le monitoring rendent désormais plus rapidement visible l’évolution positive vers plus d’OA.»
La HES-SO et la FFHS s’associent
«La HES-SO Valais-Wallis et la Fernfachhochschule Schweiz (FFHS) [«haute école spécialisée à distance suisse»] lancent une formation continue commune avec le DAS Digital Leadership et Marketing. Celle-ci débutera au semestre d’automne 2022 avec le Certificate of Advanced Studies (CAS) Digital Marketing de la HES-SO Valais-Wallis, et sera suivie au semestre de printemps par le CAS Digital Leadership de la FFHS. La formation continue constitue en outre la base d’un cursus de master commun.»
L’Unil dans les médias
Enquête «Climat de travail et d’étude» à l’UNIL
La première enquête sur le climat de travail et d’étude à l’UNIL est lancée. Les réponses permettront à la Direction et à ses services de mettre en place des mesures ciblées pour améliorer le bien-être sur le campus et agir contre les discriminations.
Attribution du Prix scientifique Leenaards 2022
«La Fondation Leenaards décernera, dans le cadre de son Rendez-vous scientifique du 12 mai 2022, son Prix scientifique pour la recherche biomédicale translationnelle d’un montant de CHF 750’000. Le projet lauréat est mené par le DrSc. Jeroen Geurts (CHUV et FBM) et le Pr Bart Deplancke (EPFL).»
Revue de presse UNIL 28 avril 2022
Le Professeur Andreas R. Ziegler élu président de l’Association européenne des facultés de droit
«L’Association européenne des facultés de droit agit comme un forum international sur l’enseignement du droit et compte plus de 150 membres.»
27Avr2022
Politique des hautes écoles
Le futur collisionneur du CERN, est-il trop grand, trop gourmand?
«Gigantesque et très énergivore, le futur collisionneur ambitionné par le CERN inquiète. Passé sous les radars du grand public, le projet est encore en cours d’étude de faisabilité»
Harvard crée un fonds pour «réparer» son passé esclavagiste
Cybersécurité : combler la pénurie d’expert-es
La Suisse manque de spécialistes en cybersécurité. Patrice Perche, chief revenue officer du groupe Fortinent, cela s’explique par la volonté de la suisse de former des ingénieur-es «de très haut niveau». Il compare cette stratégie à celle de la Chine et de l’Inde, qui sont beaucoup plus axées sur le volume.
L’enseignement supérieur accroît sa capacité, tandis qu’une filière d’apprentissage de spécialistes, encore inexistante, est réclamée par la profession.
Le FNS rejete demande de subside pour la recherche intitulée «Neuchâtel face à la colonisation».
Le Fonds national suisse (FNS) a rejeté la demande de subside pour la recherche intitulée «Neuchâtel face à la colonisation», lancé par l’Institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel. L’étude fait partie des mesures prévues par les autorités communales en réponse aux deux pétitions déposées en 2020 concernant le retrait de la statue de David de Pury, qualifié d’esclavagiste. L’Université de Neuchâtel avait comme tâche d’acquérir davantage d’informations sur l’implication de David de Pury dans la traite des Noirs.
Kristina Schulz, directrice de l’institut d’histoire rappelle que «La plupart des projets soumis au FNS ne passent pas à la première soumission. […] Et même après une éventuelle seconde soumission, le taux d’acceptation ne dépasse pas 30% pour les recherches en sciences humaines et sociales.». Une deuxième demande est déjà en cours qui portera sur le même sujet, mais en tenant compte des remarques des expert-e-s.
L’Unil dans les médias
Échangez avec le Recteur!
Revue de presse UNIL 27 avril 2022
26Avr2022
Politique des hautes écoles
Le recteur de l’Université de la Suisse italienne démissionne prématurément
Boas Erez, le recteur de l’Université de la Suisse italienne (USI) met fin prématurément à son mandat. Dans le communiqué de presse officiel de l’USI, la décision est motivée par des « divergences d’opinion concernant la gestion administrative de l’université » qui n’ont pas été expliquées. Plusieurs sources de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) parlent cependant de fortes tensions entre la présidente du conseil de l’Université, Monica Duca Widmer et le recteur Boas Erez.
Selon la NZZ, le Conseil souhaitait séparer clairement la direction académique et scientifique de l’université de la direction administrative. En mars, il a créé un nouveau poste pour la direction de l’administration, un poste de direction opérationnelle, ce qui revenait de facto à retirer une partie de ses pouvoirs au recteur en place. Boas Erez ne souhaite pas s’exprimer sur ces événements avant le Dies academicus.
Les tapis de prière qui disparaissent à l’UNIGE
Faute de local, les étudiant-es musulman-es de l’Université de Genève (UNIGE) sont contraints d’utiliser une cage d’escalier pour prier. La raison est que l’UNIGE n’autorise aucune activité culturelle dans ses bâtiments. Au début de l’année, les tapis de prière, d’habitude laissés dans un coin de cet espace, ont été volés. L’un d’eux a été retrouvé dans une poubelle. A cela s’ajoute qu’une affiche de Charlie Hebdo en lien avec la religion musulmane a récemment été placardée dans la cage d’escalier en question.
Il y a quatre ans, une pétition en ligne demandait la création d’un lieu de recueillement œcuménique. Elle avait recueilli 2000 signatures ainsi que le soutien de la CUAE, la faîtière des associations étudiantes. L’UNIGE n’a pas donné suite en faisant référence à sa «stricte neutralité religieuse, conforme à la loi sur la laïcité de l’Etat et à son règlement d’application». Quant à l’aumônerie, elle ne pourrait être utilisée à cette fin. «Entièrement indépendante de l’université, elle offre aux personnes de toutes religions comme aux athées un accompagnement social, philosophique et spirituel. Ses activités s’inscrivent dans le cadre de la laïcité institutionnelle, elles ne sont pas cultuelles»
UNIGE : accueil des étudiant-es ukrainien-nes
« L’Université de Genève (Unige) se prépare à accueillir à la rentrée 2022 une centaine de futurs étudiants ukrainiens, qui ont fui leur pays en guerre. Ils bénéficieront d’une exception au programme Horizon académique, qui constitue une passerelle de préparation aux études universitaires. En principe, ce dispositif est ouvert aux personnes issues de l’asile, à celles concernées par un regroupement familial ou aux Suisses de retour de l’étranger. Mais pas aux permis S, dont bénéficient actuellement les réfugiés d’Ukraine.[…]Ceux-ci pourront pourtant intégrer le programme Horizon d’ici quelques mois. «
Comme un air de renouveau sur les relations Suisse-UE depuis les sanctions contre la Russie
Enquête sur les conditions de travail à la Haute école de Lucerne
Selon une enquête du Syndicat des services publics (SSP), la pression sur les employé-es de la Haute école de Lucerne (HSLU) est trop haute. Près de trois quarts des personnes interrogées déclarent travailler régulièrement trop. 129 employé-es ont participé à l’enquête, ce qui représente 6 % des collaborateur-ices. 30 personnes indiquent travailler chaque semaine 5 à 10 heures de plus que ce qu’elles peuvent décompter. Pour 17 personnes, c’est plus.
Selon le témoignage d’un employé de la HSLU, le temps mis à disposition par la haute école pour effectuer les prestations est largement insuffisant. Pour autant, il serait attendu que le travail soit fait dans les délais, ce qui pousse certain-es employé-es à faire des heures supplémentaires quotidiennes sans les noter.
La HSLU ne souhaite pas entamer le dialogue avec le syndicat en raison que ce dernier n’est pas l’organe officiel des collaboratrices et collaborateurs et parce que l’enquête du SSP ne serait pas assez représentative. La HSLU avait elle-même mené une enquête similaire en automne 2021, dans laquelle les conditions d’embauche sont « en principe considérées comme bonnes ». Selon cette enquête, près d’un quart des personnes interrogées indiquent qu’elles n’ont pas assez de temps pour accomplir leurs tâches, mais le taux de satisfaction est élevé. Le gouvernement lucernois estime qu’il n’a pas lieu d’agir.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2022
25Avr2022
Politique des hautes écoles
Des rats de laboratoire de l’EPFL pourront être adoptés par des particuliers
Des particuliers pourront adopter des rats de laboratoire dont l’EPFL n’a plus usage. La haute école a signé un contrat en ce sens avec la Protection suisse des animaux (PSA).
Université de Genève dévoile son nouveau «Urban Hub»
«L’Université de Genève (UNIGE) a annoncé samedi avoir mis sur pied «l’Urban Hub», un nouveau centre de compétences dédié à l’étude des villes et des sociétés urbaines. Cette structure, créée par la Faculté des sciences de la société, regroupe une cinquantaine d’experts dont les recherches portent sur le développement urbain. L’objectif de ce centre est d’apporter des réponses novatrices aux défis que doivent aujourd’hui affronter les villes contemporaines, comme, par exemple, la montée des inégalités, la dérive climatique ou la mobilité accrue.»
Nouvelle ligne d’assistance téléphonique pour les étudiant·es à Lucerne
Deux étudiant·es de la Haute école de Lucerne (HSLU) fondent une ligne d’assistance téléphonique pour les étudiant·es en détresse. Cette offre s’ajoute au service de conseil psychologique de la HSLU, où le temps d’attente est actuellement de plusieurs semaines. Ouvert de 20h à 24h chaque soir, chacun·e peut appeler pour parler de ses soucis. Au bout du fil, un ou une étudiante apporte son aide. L’offre est anonyme, confidentielle et gratuite.
L’idée n’est pas nouvelle : à Zurich, l’offre existe depuis plus de 15 ans et s’est établie avec succès. La HSLU salue le projet et le soutient non seulement idéalement, mais aussi financièrement. Une contribution annuelle de 10’000 francs est prévue. «Pour la Haute école de Lucerne, il est très important que les étudiants reçoivent de l’aide, par exemple lorsqu’ils se trouvent dans une situation personnelle difficile ou qu’ils ont des soucis dans leur quotidien d’étudiant», écrit le service de presse.
La coopération entre «Blick» et l’EPFL se fait attendre
L’EPFL avait annoncé une «collaboration» avec le journal Blick.
Le service de communication de l’EPFL devait fournir à l’édition francophone du portail Blick.ch des « productions journalistiques » ainsi que des textes de ses professeurs. En outre, des « thèmes compliqués » seraient traités de manière « compréhensible, passionnante et critique » à l’aide de l’intelligence artificielle.
Selon l’auteur de la NZZ, ce projet avait suscité des critiques dans les milieux journalistiques. Mais cette collaboration ne semble pas encore avoir débuté.
Le service de communication de l’EPFL admet que les attentes concernant le développement de l’IA étaient trop optimistes. Le lancement a dû être reporté à plusieurs reprises, mais le projet sera certainement réalisé. Le projet ne devrait pas tarder à se concrétiser, poursuit le service.
A la recherche de crypto-talents
En Suisse, le nombre d’entreprises actives dans la technologie de la blockchain est en pleine expansion. Cette croissance pose l’industrie devant un défi majeur : le manque de personnel qualifié. Pour pallier cette pénurie, plusieurs universités suisses se mobilisent en proposant de nouveaux cours sur la blockchain.
Les hautes écoles suisses accueillent les premiers chercheur·es qui ont fui la guerre en Ukraine
Les hautes écoles suisses accueillent les premiers chercheur·es qui ont fui la guerre en Ukraine. Dans le 19h30, la RTS présente deux chercheuses qui sont arrivées à l’Université de Lausanne et l’EPFL grâce à l’initiative #ScienceforUkraine.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 avril 2022
22Avr2022
Politique des hautes écoles
L’empreinte biodiversité de l’Université de Oxford
L’Université d’Oxford a lancé une ambitieuse stratégie de durabilité environnementale en mars 2021. Ses deux principaux objectifs sont d’atteindre un gain net de biodiversité et un bilan carbone nul, tous deux d’ici 2035.
Pour comprendre dans quelle mesure ces objectifs peuvent être difficiles à atteindre, les impacts environnementaux des différentes activités de l’université ont été évalués. Il s’agit de toutes les activités liées à la recherche, à l’enseignement et au fonctionnement pendant une année universitaire pour le personnel et les étudiants (voir « Effets en amont »). Cela inclue la flotte de transport de l’université, la consommation de nourriture et de services publics («utilities»), l’élimination des déchets et la chaîne d’approvisionnement opérationnelle, y compris pour le papier.
Le résultat: La taille absolue de l’empreinte des gaz à effet de serre de l’université est étonnamment élevée. «Le résultat le plus frappant de notre évaluation des impacts spécifiques sur la biodiversité est peut-être que la plupart des dommages sont liés à des activités de l’université qui ne sont pas sous son contrôle direct. […] En bref, les fournitures d’équipements de laboratoire ont un impact bien plus important sur la biodiversité en général que les vols internationaux, la consommation d’électricité de l’université ou son utilisation de matériaux de construction.»
L’Université a développé deux stratégies pour améliorer la situation, une option de prévention et une pour compenser l’impact négatif de ses activés et opérations sur la planète.
Au Japon, Ignazio Cassis renforce les relations scientifiques avec la Suisse
«Le président de la Confédération Ignazio Cassis a terminé jeudi sa visite au Japon, placée sous le signe de la recherche et de l’innovation. La Suisse veut notamment renforcer ses liens avec la superpuissance scientifique après avoir été exclue du programme européen de recherche Horizon Europe. […] Un accord de coopération relatif à des projets de recherche communs a été signé et la construction du nouveau consulat suisse à Osaka, au centre de la région économique du Kansai, a été lancée. Le consulat servira aussi à Swissnex, dotant le réseau mondial suisse, qui tisse des liens dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation, d’un site supplémentaire.»
- mobilité scientifique
- collaboration entre hautes écoles
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Japon
Le licenciement de la professeure s’applique, mais l’EPFZ s’en tire mal
Le licenciement d’une professeure d’Astronomie en 2019 était un première dans l’histoire de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Son style de direction a été considéré inacceptable et son comportement contraire à ses obligations. Le Tribunal administratif fédéral a tranché, pour l’instant, le litige qui couvait depuis lors entre les parties : Le licenciement était «injustifié» et «disproportionné», car il a été prononcé sans avertissement préalable, même que le comportement de la professeure a déjà fait l’objet de réclamations auprès du service de médiation de l’ETH en 2005, 2009, 2013 et 2016. En conséquence, la perte de confiance invoquée par l’EPFZ lui est imputable.
Le tribunal a également critiqué le travail de relations publiques de l’EPF. Les communiqués de presse «semblent avoir eu pour principal objectif de protéger la réputation de l’EPFZ». Marcella Carollo n’aurait «pas toujours été traitée avec l’équité requise et n’aurait pas respecté le devoir de sollicitude» de l’employeur.
Le jugement peut encore être porté devant le Tribunal fédéral.
Le journaliste Marius Huber écrit dans un commentaire que le jugement est un «échec embarrassant» pour l’EPF, car il montre que l’EPFZ tolère le mauvais comportement («Fehlverhalten»). Le fait qu’il n’y a pas eu un seul licenciment dans les 164 ans de l’institution serait «un douteux record». Par ailleurs, le journaliste voit des parallèles avec le scandale du Centre national d’entraînement de Macolin. «L’ETH a également entrepris des réformes. Elle met davantage l’accent sur les compétences de direction, donne aux étudiants la possibilité de s’exprimer sur les nominations, renforce les services de recours. Ici comme ailleurs, la question passionnante est de savoir si l’on s’en tient aux méthodes plus douces, même si l’on s’éloigne de l’élite absolue?»
UniDistance souhaite devenir une «vraie université»
Marc Bors, directeur de la UniDistance Suisse, déclare : «Nous voulons être accrédités comme université à partir de 2027». En ce moment, UniDistance peut délivrer des titres de bachelor et de master, mais pas de doctorat, ce qui changerait avec l’accréditation. Selon le Walliser Bote, cela fait plusieurs années que le Canton du Valais souhaite avoir sa propre université à part entière («vollwertig»).
Le critère central pour cette accréditation est la conduite d’une recherche propre. Pour cela, UniDistance est en train d’augmenter le nombre de chaires. Rien que l’année dernière, ce chiffre a doublé et compte désormais 16 chaires. La direction souhaite ainsi d’offrir des nouvelles filières, d’élargir l’offre de formation continue et d’améliorer la réputation de l’institution au niveau de la recherche. Le nouveau siège à Brigue contient notamment des laboratoires d’études du comportement.
Pour devenir une université à part entière, UniDistance aura besoin de beaucoup plus d’argent de la part du canton. Au lieu des 3,3 millions par an actuels, le Valais devrait alors soutenir l’institution avec jusqu’à 13 millions par an. Le président de la Fondation pour UniDistance déclare : «En comparaison avec les coûts que représentent les universités présentielles dans d’autres cantons, cela reste toutefois un petit montant.» L’institution souhaite par ailleurs maintenir son mode d’enseignement partiellement à distance.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2022
21Avr2022
Politique des hautes écoles
Pourquoi apprendre la science des données aux étudiant-es en lettres et sociologie?
«La mélodie est bien connue: le numérique est omniprésent et au cœur de notre société. Toutefois, les compétences techniques en la matière sont généralement réservées aux spécialistes. Face à ces constats, les Universités de Lausanne (Unil) et Neuchâtel (Unine) ont réagi. La première propose depuis 2016 un Master en humanités numériques. Quant à la seconde, elle lance pour la rentrée 2022 un Bachelor en science des données. Une formation inédite, jusqu’ici réservée aux écoles d’ingénieur.»
Qui sera le nouveau chef de la recherche de la Commission européenne?
Science Business présente une liste de fonctionnaires européen-nes qui pourraient être en lice pour succéder à Jean-Eric Paquet, chef de la Direction générale de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne. Ce dernier n’a pas encore officiellement confirmé son départ. M. Paquet travaille pour la Commission depuis 1993 et, après quatre années passées à la tête de la direction générale de la recherche, «il espère occuper un nouveau poste d’ambassadeur de l’UE au Japon dans le courant de l’année.»
Certains observateurs de Bruxelles spéculent sur le fait que le successeur de M. Paquet pourrait être une femme originaire d’Europe orientale. Une telle décision améliorerait l’équilibre entre les sexes aux postes de direction de la Commission, mais, ce qui est peut-être plus important, elle enverrait un signal politique fort aux partisans d’une répartition géographique plus équitable des fonds de recherche de l’UE.
La science citoyenne
La science mise de plus en plus sur la participation de bénévoles pour faire avancer des questions de recherche. Les hautes écoles zurichoises sont pionnières dans le domaine de la «science citoyenne». En 2017, l’Université de Zurich (UZH) et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ) ont créé le Citizen Science Center Zurich afin d’accueillir les contributions de la part de chercheur·euse·s amateur·ices. Il s’agit d’analyser des images satellites par exemple pour estimer les dégâts causés par des catastrophes naturelles, ou d’évaluer la communication sur les médias sociaux. Selon la directrice du centre Maria Rosa Mondardini, la citizen science est un outil puissant, car il permet d’effectuer les tâches pour lesquelles l’intelligence artificielle s’y prête moins.
De plus, mener des projets de recherche en collaboration avec la population permettrait aux citoyen·nes impliqué·es de mieux comprendre comment se déroule le processus scientifique. Ainsi, la science citoyenne peut servir comme outil de communication et de compréhension entre la science et la population.
Développement et unification de l’évaluation par le FNS
«Désormais, le FNS applique une procédure d’évaluation unifiée pour ses instruments d’encouragement. Diverses nouveautés rendent la sélection des meilleurs projets et des meilleurs scientifiques encore plus équitable et efficace.»
Les universités romandes se mobilisent pour accueillir les Ukrainien-nes
Une vue d’ensemble des mesures entreprises par les universités romandes pour accueillir des étudiant-es et scientifiques de l’Ukraine.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 avril 2022
20Avr2022
Politique des hautes écoles
Les défis des universitaires de première génération
Les universitaires de première génération font face à de multiples défis. Souvent issus de familles à faible revenu et appartenant à des groupes sous-représentés dans le domaine scientifiques, ces étudiant-es et chercheur-euses naviguent dans le monde académique avec moins de ressources financières et relationnelles.
A travers plusieurs portraits, l’article met en lumière les défis que ces étudiant-e-s doivent surmonter pour trouver leur place à l’université.
Une centaine de scientifiques de l’Ukraine accueillis dans des universités suisses
Dès le début de la guerre en Ukraine, le Fonds national suisse (FNS) a mis a disposition un total de 9 millions de francs pour soutenir les scientifique ukrainien-ne-s. Au total, une soixantaine de personnes sont accueillies dans une vingtaine d’institutions suisses grâce à une collaboration avec Scholars at Risk Switzerland, et pourront poursuivre leur travail académique pendant un an. Le coût de ces postes s’élève à 6 millions de francs suisses. Un autre montant de 3 millions de francs a été consacré principalement au soutien d’une quarantaine de chercheur-es ukrainien-ne-s dans le cadre de projets déjà financés par le FNS.
Dû à la forte demande, le budget est déjà épuisé. Les universités suisses ont cependant toujours la possibilité d’engager des chercheur-es ukrainien-ne-s dans des projets FNS dont les bourses ont déjà été approuvées.
Améliorer l’égalité des genres à l’université : les trois erreurs courantes
La chercheuse et directrice du Global Institute of Women’s Leadership de l’Australian National University, Michelle Ryan illumine les trois erreurs courantes que commettent les universités lorsqu’elles tentent d’améliorer l’égalité entre les sexes.
- Il serait faux de mettre le focus uniquement sur la quantité des postes accordés aux femmes sans s’interroger sur la qualité des postes en terme d’influence et de sécurité d’emploi.
- Une deuxième erreur consiste à mettre l’accent sur la formation des individus, au lieu de réformer le système académique. « Les interventions ciblées individuellement, au mieux, apportent une solution à court terme pour quelques femmes déjà privilégiées et, au pire, renforcent les hypothèses de réussite et de leadership qui sous-tendent l’inégalité systémique entre les sexes » – argue-t-elle.
- La troisième erreur consiste à sur-estimer systématiquement la représentation des femmes. L’excès d’optimisme par rapport aux améliorations faites peut conduire à un aveuglement face aux inégalités encore présentes et freiner le changement selon la chercheuse.
Nouvelle plateforme de publication en libre accès Soap2
«L’Université de Fribourg met désormais à disposition des chercheuses et chercheurs une nouvelle plateforme en libre accès, www.soap2.ch. L’objectif? Faciliter le travail éditorial et augmenter l’impact des revues tout en réduisant des coûts de publication croissants. Les équipes pourront notamment publier leurs revues sans aucuns frais. Le projet s’étend de juillet 2021 à juin 2023. Durant la dernière année, la plateforme sera ouverte à divers établissements d’enseignement supérieur et à de petits éditeurs.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 avril 2022
19Avr2022
Politique des hautes écoles
Ignazio Cassis souhaite approfondir la collaboration scientifique entre la Suisse et le Japon
Lors de la rencontre entre le président de la Confédération Ignazio Cassis et le premier ministre japonais Fumio Kishida à Tokyo, la collaboration scientifique était un sujet central. Les deux pays souhaitent approfondir leur collaboration scientifique moyennant un mémorandum de coopération pour des projets de recherche conjoints entre la Société japonaise pour la promotion de la science et le Fonds national suisse.
De l’imposition du langage épicène à Zurich
A Zurich, l’utilisation du langage épicène («gendergerechte Sprache») dans l’enseignement universitaire est sujet de débats. A l’EPFZ, à la HES des beaux-arts ZHAW et à l’Université de Zurich, les chargé-es de cours ont la possibilité de supprimer des points aux étudiant-e-s qui n’utilisent pas le langage épicène dans leurs travaux écrits ou lors des examens. Il appartient au corps enseignant de définir les critères d’évaluation exacts lors de l’évaluation des performances. Ce sont les facultés et les instituts qui décident des critères supérieurs à appliquer. Il n’existe donc pas de règle uniforme. Les directives actuelles de ces hautes écoles universitaires n’imposent cependant à personne l’utilisation de l’asterisk («Genderstern»), qui représente la non-binarité.
Trois conseillers cantonaux, dont deux PLR et un UDC, ont déposé une demande auprès du Conseil d’État zurichois contre l’introduction de l’asterisk dans l’enseignement universitaire. Ils demandent au gouvernement d’expliquer les règles en vigueur, la situation juridique et comment les étudiant-es peuvent «se défendre» contre l’utilisation du langage épicène. Ils serait question de «contrainte», «d’orientation linguistique par les autorités» et «d’appropriation politique par les fonctionnaires de l’État».
Une position syndicale sur «Horizon Europe»
Antoine Chollet du Syndicat SSP Vaud se positionne par rapport au programme européen pour la recherche Horizon Europe. «Contre le discours managérial porté par Swissuniversities et economiesuisse, il faut […] rappeler que la vraie excellence de la recherche s’obtient par la stabilité des postes, les meilleures conditions de travail possibles pour tout le personnel des universités, le temps laissé pour explorer leurs terrains de recherche en toute liberté, et un financement qui vise ces objectifs. Ce n’est le cas ni du FNS, ni de l’ERC, et c’est cette logique qu’il faut changer de toute urgence.»
- carrière académique
- conditions de travail
- financement public
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- évaluation – chercheur·e·s
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 avril 2022
14Avr2022
Politique des hautes écoles
L’insurrection des scientifiques
De plus en plus de scientifiques insistent sur l’urgence des mesures climatiques et sont prêts à militer à travers des actions directes. La semaine passée, le groupe Scientist Rebellion a tenté de coller des messages clés du rapport du GIEC sur la façade du Palais fédéral. Des actions similaires ont eu lieu dans près de 25 pays.
« Je suis convaincu que la relation traditionnelle entre la science et la politique a échoué et qu’il est de notre devoir, en tant que scientifiques, de tout tenter pour faire passer notre message auprès du public », déclare Julia Steinberger, co-autrice du récent rapport du GIEC. « Cela implique aussi une résistance civile non violente ».
Le porte-parole du groupe et politologue Tadzio Müller perçoit une «fracture» qui traverse la science. D’un côté, la science traditionnelle tente d’élargir le domaine de la connaissance. «Mais de nombreux scientifiques se rendent désormais compte qu’ils écrivent papier après papier et que cela ne change rien. […] Dans cette situation où [les décideurs] ne souhaitent pas savoir, le rôle traditionnel du scientifique n’est plus approprié».
Pour les élèves d’Ukraine, les cours de l’EPFL sont gratuits
L’École polytechnique de Lausanne (EPFL) met en place un système d’accès facilité pour les étudiant·es et chercheur·es ukrainien·ne·s qui ont fui la guerre. «Nous offrons plusieurs options aux étudiants ukrainiens. La première concerne les étudiants universitaires ukrainiens qui ont fui leur pays. Ils peuvent s’inscrire comme auditeurs, sans frais, pour obtenir des crédits ECTS. Gratuitement, ils pourront profiter de tout l’environnement de l’école, des cours de langue ou encore de sport», détaille Kathryn Hess, vice-présidente associée pour les affaires estudiantines à l’EPFL et présidente de la Commission opérationnelle Solidarité Ukraine de l’école.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 avril 2022
13Avr2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Neuchâtel inaugure son nouveau Bachelor en sciences des données
La digitalisation de notre société représente un enjeu majeur pour la formation des professionnels. Le défi est de former des personnes compétentes à contextualiser et comprendre les données dans tous les corps de métiers. Le nouveau cursus en sciences des données de l’Université de Neuchâtel, qui débutera l’automne prochain, vise à former des spécialistes en sciences des données au niveau transversal. Entretien avec Pascal Felber, professeur en informatique et initiateur du nouveau programme.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 avril 2022
12Avr2022
Politique des hautes écoles
UE annonce de nouvelles sanctions contre la Russie dans le domaine de la recherche
La Commission européenne a annoncé le 8 avril qu’elle va exclure les partenaires russes des projets en cours dans le cadre d’Horizon Europe et d’Euratom. Elle annule également la participation d’organismes publiques russes aux actions Marie Skłodowska-Curie (MSCA) et à Erasmus+. Des particuliers russes pourront toujours postuler pour des bourses MSCA et des subventions de chercheur-e principal-e du Conseil européen de la recherche (CER). Les étudiant-es et universitaires russes resteront éligibles pour les échanges de courte durée ainsi que pour la mobilité diplômante dans le cadre d’Erasmus+ et du Corps européen de solidarité.
La commissaire européenne à l’innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse Mariya Gabriel avait déjà promis que la Commission préparait une aide directe de 25 millions d’euros sous forme de subventions MSCA afin d’aider les chercheur-es ukrainien-nes.