«Mark Bray, historien de l’antifascisme à l’Université Rutgers, a déménagé en urgence en Espagne avec sa famille après avoir été pris pour cible par les milieux d’extrême droite, dont l’organisation Turning Point USA, cofondée par l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk, assassiné le 10 septembre»
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17Oct2025
Politique des hautes écoles
La rédactrice en chef de Nature plaide pour une science ouverte sur le monde
Magdalena Skipper, rédactrice en chef de Nature, estime que la science passe une période «difficile». Mais elle estime que «malgré la défiance et les faits alternatifs, les chercheurs restent parmi les professionnels les plus dignes de confiance. Il est donc important de se concentrer sur cette confiance et de la renforcer, en montrant non seulement ce que la science découvre, mais comment elle est faite. La transparence est la clé. Autre levier: la représentation. Les gens auront plus facilement confiance en des chercheurs qui leur ressemblent. Mettre en avant les femmes, les personnes de couleur et celles issues de milieux sous-représentés est essentiel pour renforcer la crédibilité et la légitimité de la science dans le contexte actuel.»
«L’épineuse question de la souffrance dans l’expérimentation animale»
«Le nombre d’expérimentations animales avec un degré de souffrance maximal n’avait plus été aussi élevé depuis 25 ans. Alors que le peuple s’apprête à voter une nouvelle fois sur cette question sensible, immersion dans l’animalerie du Centre médical universitaire de l’Université de Genève.»
La Commission européenne prévoit un mécanisme d’alerte pour les cas d’utilisation abusive de l’IA dans le domaine scientifique
La Commission européenne prévoit de mettre en place un mécanisme qui aiderait les chercheurs à signaler leurs préoccupations concernant l’utilisation abusive de l’IA dans le domaine scientifique. Cela pourrait inclure la création d’un organisme indépendant ou d’un point de contact au niveau de l’UE chargé de gérer les cas de dénonciation («whistleblowing»).
Cette proposition générale a été bien accueillie par la communauté scientifique, même si des questions subsistent quant à l’approche adoptée.
Plusieurs universitaires demandent que les universités soient impliquées dans la création d’un tel mécanisme dès le début «afin de garantir que les règles soient réalistes, reflètent les conditions réelles de la recherche et respectent la diversité des cultures de recherche à travers l’Europe».
Ceci serait particulier important lorsqu’il existe un risque d’ingérence politique dans la recherche. «De nombreux partis populistes en pleine expansion à travers l’Europe développent une rhétorique anti-science et s’attaquent à certains domaines de recherche», déclare Julien Chicot, responsable de la politique de recherche et d’innovation à la Guilde des universités européennes à forte intensité de recherche. «Dans ce contexte [. . .], tout mécanisme de dénonciation devrait être activé par les chercheurs dans le cadre d’un débat scientifique plus large sur la qualité et l’intégrité de l’utilisation de l’IA dans la recherche. Sinon, la liberté de la recherche scientifique pourrait être menacée.»
swissuniversities : rétrospective 2020-2024 des projets et programmes
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 17 octobre 2025
Un nouveau Lab’ Santé et Droit à l’Unil
«Le Lab’ Santé et Droit, créé par les professeur·es Audrey Lebret et Frédéric Erard de l’Université de Lausanne, est un nouveau groupe de recherche et d’enseignement consacré à l’étude du droit de la santé et du vivant. »
16Oct2025
Politique des hautes écoles
Annonce de grèves et manifestation(s) des services publics et parapublics vaudois
Le Syndicat des services publics (SSP) Vaud annonce une grève du personnel des services publics et parapublics vaudois contre les mesures d’austérité de l’Etat de Vaud les mardis 18 novembre et le 25 novembre 2025 «si le Conseil d’Etat ne revient pas en arrière.»
D’autres événements similaires:
- Le mardi 21.10, ACIDUL invite «toutes les personnes qui seront affectées par les coupes» à participer à l’assemblée «pour discuter et décider des actions à suivre, dont la grève».
- Le jeudi 30.10. manifestation du SSP et FSF.
France : «La liberté académique est plus fragile que jamais»
Selon Stéphanie Balme, directrice du Centre de recherches internationales à Sciences Po, la liberté académique de recherche et d’enseignement est actuellement en péril au cœur des Etats de droit d’Europe et du monde, «affectant à parts égales les sciences humaines et sociales et les sciences expérimentales». La directrice appelle à son inscription dans la Constitution.
Dans son rapport pour France Universities, la chercheuse fait état de nombreuses atteintes à la liberté académique et de leurs conséquences en France en 2024-2025: pressions idéologiques sur les contenus d’enseignement et de recherche, annulations de conférences, campagnes de stigmatisation d’enseignants-chercheurs sur les réseaux sociaux, etc. Au contraire d’autres droits fondamentaux, la liberté académique n’aurait pas de culture politique ni citoyenne en France. Les universitaires qui en souffriraient seraient souvent isolés, et les capacités institutionnelles à contrer la problématique seraient limitées. «Cette vulnérabilité est aggravée par la dépendance aux financements publics, la précarisation des carrières, la surcharge administrative et l’absence d’autonomie institutionnelle réelle», écrit la directrice.
Elle propose alors une stratégie proactive selon 4 axes en faveur de la défense et promotion de la liberté académique:
- un renforcement du socle juridique (constitutionnalisation de la liberté académique, réaffirmation de l’autonomie des établissements et l’indépendance des personnels, reconnaissance du principe du secret des sources, …)
- des actions des universités en faveur de la liberté académique (chartes, observatoires indépendants, formation des directions, …)
- une promotion de la culture de la liberté académique dans l’espace public (campagnes nationales, …)
- une inscription de ces mesures dans la diplomatie scientifique européenne (rétablissement d’un classement européen avec un indice de liberté académique, instauration d’un observatoire européen, création d’un passeport européen pour les chercheur·euses réfugié·es, …)
Nathalie Dompnier, présidente de l’Université de Lyon interviewée à propos des menaces envers la liberté académique, souligne que la liberté académique est liée à l’indépendance des universités: «sans cette indépendance, l’institution n’a pas la capacité de protéger les chercheurs. Les universités sont les premières cibles des gouvernements populistes ou autoritaires, ce qui montre qu’elles tiennent un rôle dans une société démocratique». Selon elle, il manque aujourd’hui du soutien afin d’améliorer les pratiques de diffusion du savoir scientifique, les financements tendant à diminuer pour de telles activités de médiation. Elle ajoute qu’il faudrait également «travailler la culture du raisonnement qui aboutit à des connaissances scientifiques».
- réfugié·e·s
- autonomie – hautes écoles
- mobilité scientifique
- liberté académique
- politique – France
- Scolars at Risk
Sorbonne tourne le dos au classement des universités THE
L’Université de la Sorbonne (France) a annoncé son retrait du classement Times Higher Education (THE), rejoignant un mouvement croissant d’universités qui rejettent les palmarès internationaux jugés réducteurs et opaques.
Selon sa présidente, Nathalie Drach-Temam, ces classements fonctionnent comme des « boîtes noires » : leurs méthodes manquent de transparence, posent des questions éthiques et ne reflètent pas la diversité des missions universitaires (recherche, enseignement, engagement sociétal). La Sorbonne dénonce l’usage d’indicateurs quantitatifs amalgamés en un score unique, incapable de représenter la richesse des activités d’une université.
Ce retrait s’inscrit dans un mouvement international : des universités comme Yale, Harvard, Columbia, ou encore Zurich, ont déjà quitté les classements tels que US News, QS ou THE, pour privilégier des évaluations basées sur la qualité réelle plutôt que sur la quantité de publications.
La Sorbonne souligne que ces méthodologies, centrées sur les revues anglophones, biaisent les résultats au détriment des sciences humaines et sociales et négligent des dimensions essentielles comme l’inclusion, le développement durable ou le dialogue science-société. De plus, elles peuvent inciter les universités à adopter des stratégies superficielles pour améliorer leur rang, au lieu de renforcer durablement la qualité.
Membre de la Coalition for Advancing Research Assessment (CoARA), la Sorbonne soutient une réforme des méthodes d’évaluation afin de redonner aux établissements le contrôle de leurs critères. Elle participe aussi au classement Leiden, jugé plus transparent et fondé sur des données ouvertes.
Dans la même logique, l’université quitte la base de données Web of Science (Clarivate), critiquée pour son caractère fermé et son biais linguistique. Elle se tourne désormais vers des plateformes ouvertes et collaboratives comme OpenAlex, promouvant un modèle où les universités reprennent la maîtrise de leurs données et les rendent accessibles à la société.
La Suisse lance un réseau national de conseils scientifiques sur quatre grands axes
La Suisse a lancé un nouveau réseau national de conseil scientifique, afin de pouvoir éclairer les autorités et responsables politiques avec des faits et analyses issus de la recherche. L’objectif général du réseau est d’améliorer la capacité du pays à faire face aux crises. Le réseau, qui réunit des expert·es de diverses disciplines principalement issu·es des hautes écoles et instituts de recherche suisses, comprend actuellement quatre grands thèmes: santé publique, cybersécurité, défis internationaux, désinformation (encore en phase de constitution). Les expert·es seront chargé·es d’«observer les évolutions internationales, identifier les risques potentiels pour la Suisse et, le cas échéant, fournir une expertise indépendante».
Un code de conduite garantit l’équité et la transparence du travail scientifique des membres du réseau, qui sont contraints d’adopter une posture impartiale: ils et elles sont responsables de «fournir des données et des analyses fondées sur la science, sans formuler de recommandations politiques». La sélection finale des membres est validée par les présidences des six institutions du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (BFI), dont le Conseil des EPF, swissuniversities et le Fonds national suisse (FNS).
Olga Baranova, directrice de l’organisation CH++, organisation indépendante qui milite pour une politique fondée sur les preuves et l’innovation numérique en Suisse, regrette que le manque de possibilités d’impact politique des scientifiques.
L’Unil dans les médias
«Ce n’est qu’en croisant les regards que nous parviendrons à trouver des solutions aux défis environnementaux de demain»
Dans son dernier blog, Frédéric Herman, recteur de l’UNIL, souligne l’importance que la société pouisse s’appuyer, lors d’un événement, comme par exemple l’éboulement survenu à Blatten, sur une expertise solide et interdisciplinaire, comme celle que développe l’UNIL dans son Centre d’Expertise sur les Extrêmes Climatiques.
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- interdisciplinarité
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- impact des universités
- durabilité et climat
Revue de presse Unil 16 octobre 2025
15Oct2025
Politique des hautes écoles
Nouvelle chaire de fondation à Berne pour l’informatique clinique en cancérologie
IA: Antenne européenne en Suisse
Dans le cadre de son réseau de fabrication de l’intelligence artificielle (IA), l’UE va créer en Suisse une «antenne» avant tout axée sur la météorologie. «Ces antennes permettent de se connecter à des usines d’IA, lesquelles servent à leur tour de plateformes aux universités, aux centres de supercalculateurs ou aux entreprises. L’objectif est de faire progresser les applications de l’IA dans divers domaines tels que la santé, l’espace ou le climat, lit-on sur le site de la Commission européenne. L’antenne en Suisse porte le nom de Hearts (Helvetic AI Ressources, Technologies and Services).» (La Liberté)
L’UE financera les antennes à hauteur de 51 millions de francs via l’entreprise commune pour les supercalculateurs européens.
«Il faut établir un «CER pour les laboratoires»», déclare le lauréat du prix Nobel d’économie
Selon le lauréat du prix Nobel de l’économie Philippe Aghion, «l’UE devrait établir un Conseil européen de la recherche (CER) équivalent pour soutenir à long terme les laboratoires de recherche». Son travail soutient que la croissance économique repose sur «une destruction créative», c’est-à-dire l’éviction d’anciennes entreprises par de nouvelles avec de meilleures idées et technologies.
Selon lui, l’Europe n’a actuellement ni les institutions ni les politiques nécessaires pour des innovations révolutionnaires dans le domaine de la haute technologie. Avoir un CER pour les laboratoires permettrait un financement à long terme des centres de recherches, apportant un soutien stable aux «équipes de recherche organisées autour de sujets prioritaires plutôt que de carrières individuelles».
Le prix Nobel a également souligné que l’Europe manquait d’un équivalent de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) aux États-Unis, opinion partagée par Mario Draghi, dont les recommandations alimentent actuellement la politique européenne de recherche et d’innovation. Ce dernier précise que «le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe de l’UE ne soutient pas suffisamment «l’innovation de rupture»» selon lui.
Le journaliste de Science Business soulève que l’Europe est prise dans un dilemme entre soutenir ses «champions industriels existants», tels que les géants allemands de l’automobile et de la chimie, ou transférer des ressources vers de nouvelles entreprises. Des programmes-cadres ont déjà été critiqué pour avoir donné trop d’argent à de grandes entreprises historiques telles qu’Airbus, dont le budget R&D ne serait pas assez soutenu.
Genève inaugure le premier réseau quantique de Suisse, tentant de combler le retard du pays
«Le Geneva Quantum Network (GQN) est un réseau qui va servir à la recherche et l’enseignement en physique quantique. Il s’appuie sur des fibres optiques existantes, mais non utilisées, de l’Office cantonal des systèmes d’information et du numérique (OCSIN). Une première à Genève, mais aussi en Suisse.» Ce partenariat public-privé «réunit et relie aujourd’hui plusieurs entités: outre l’OCSIN, participent le CERN, la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA), les entreprises ID Quantique et Rolex, avec son entité Rolex Quantum, qui fabrique des horloges atomiques optiques, une technologie récente et extrêmement précise» et l’Université de Genève.
Le Conseil de l’UE propose une éligibilité limitée pour les projets à double usage dans Horizon Europe
Les gouvernements de l’UE souhaitent modifier les règles d’éligibilité d’Horizon Europe afin de limiter les pays pouvant participer à des projets à double usage et de défense. Cette suggestion ajoute des garde-fous au projet de la Commission européenne visant à permettre aux start-ups à double usage de bénéficier de subventions et d’investissements en capital par l’intermédiaire du Conseil européen de l’innovation (CEI).
Actuellement, tous les projets de recherche et d’innovation Horizon Europe, y compris ceux soutenus par le CEI, doivent se concentrer exclusivement sur des applications civiles.
«Kurt Deketelaere, secrétaire général de la Ligue européenne des universités de recherche, s’oppose à l’extension du programme à des applications non civiles, mais, compte tenu du contexte, il estime que l’ajout de restrictions géographiques est judicieux. «Le fait que le Conseil ajoute désormais des restrictions géographiques pour les bénéficiaires potentiels semble une évidence du point de vue de la sécurité et de l’autonomie stratégique », a-t-il déclaré. Son principal espoir est que le Royaume-Uni et la Suisse, les principaux partenaires de l’UE dans Horizon, ne soient pas exclus. Ce qui importe en fin de compte pour la communauté scientifique, c’est de protéger le caractère ouvert du plus grand cadre de recherche collaborative au monde.»
- collaboration hautes écoles – militaire
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
- FP10
«Racisme systémique» aux HUG
La responsable des soins du Département réadaptation et gériatrie (DRG) des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ainsi que plusieurs collaborateur·ices ont dénoncé des propos à caractères racistes au sein de leur institution. La direction générale des HUG a alors mandaté un cabinet d’avocats vaudois, afin de mener un audit. L’enquête a récolté une septantaine de témoignages relatant des propos discriminatoires et racistes au sein de l’institution, en particulier entre les cadres et le personnel de terrain, souvent d’origine étrangère. Il a également fait état de dysfonctionnements managériaux.
Selon plusieurs employé·es, l’enquête «minimise les propos discriminatoires en les expliquant en partie par des conflits de personnes». «Il y a un racisme systémique au sein de l’institution», indique une source interne. Bien qu’il soit réfuté par la direction, un potentiel conflit d’intérêts entre le cabinet d’avocat et l’hôpital pourrait exister. Il est notamment déploré que peu de collaborateur·ices de terrain aient été entendu·es comparé aux cadres dans le cadre de l’enquête. De plus, aucune sanction n’aurait été prise jusqu’ici, si ce n’est celle d’une victime potentielle qui aurait été «mise à l’écart», alors que la cadre mise en cause poursuivrait ses activités sur un autre site.
Il a alors été demandé à la direction générale de «revoir la portée de l’audit pour que l’enquête externe traite du problème de discriminations à l’échelle de l’institution». Ses conclusions devraient aboutir, selon le personnel, à «des recommandations concrètes (suivi, prévention, procédures claires) pour améliorer le climat de travail et corriger les comportements problématiques». Les collaborateur·ices demandent également la mise ne place de «personnes-ressources» pour accompagner les victimes de discrimination, et exigent des sanctions.
Les HUG déclarent poursuivre des investigations afin de «prendre d’éventuelles décisions managériales ou des mesures individuelles».
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 15 octobre 2025
14Oct2025
Politique des hautes écoles
Promotion d’un changement de culture concernant les résultats négatifs
Des chercheurs appellent à une réforme du système scientifique pour renforcer la confiance du public, améliorer les soins aux patient·es et assurer une formation plus fiable des intelligences artificielles. Selon Stephen Curry, conseiller stratégique au Research on Research Institute (Royaume-Uni), il est urgent de lutter contre les «biais de publication», c’est-à-dire la tendance à publier uniquement les résultats positifs ou spectaculaires, au détriment des résultats négatifs ou nuls.
Un article publié dans PLOS Biology dénonce cette culture profondément enracinée, qui conduit à une perte de ressources, un ralentissement de la recherche, une distorsion des preuves scientifiques et des impacts concrets sur les soins médicaux. Les auteurs et autrices affirment que les résultats négatifs sont essentiels, car ils permettent d’éviter les impasses et d’éclairer les recherches futures.
Le texte appelle tous les acteurs de la recherche — financeurs, institutions, maisons d’édition — à s’engager pour la diffusion de toutes les données, quelles qu’en soient les conclusions. Les changements proposés incluent :
- l’obligation pour les chercheurs de publier tous les résultats ;
- une réforme de l’évaluation des chercheurs, axée sur la qualité des hypothèses et des méthodes plutôt que sur le prestige des revues ;
- une ouverture des éditeurs aux résultats négatifs.
Bien que cela représente une charge de travail supplémentaire, Stephen Curry, auteur de cet article, suggère que les financeurs travaillent avec les chercheurs et chercheuses pour concevoir des formats de rapports simples.
Pour enclencher ce changement de culture, les scientifiques derrière l’étude estiment qu’il faudrait le soutien de quelques financeurs ou institutions influentes, comme UK Research and Innovation ou le Conseil européen de la recherche. Ce mouvement s’inscrit par ailleurs dans la continuité des initiatives telles que la Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA) et la Coalition européenne pour l’avancement de l’évaluation de la recherche (CoARA).
Enfin, ils et elles soulignent que la communauté scientifique semble prête à engager cette transformation, et qu’un soutien institutionnel fort pourrait accélérer le passage à une science plus transparente et complète.
Les scientifiques exhortés à exiger une gouvernance indépendante dans Horizon Europe
En finançant largement la recherche fondamentale, les États-Unis ont créé un écosystème propice à l’innovation privée, sans subventionner directement les entreprises. La Chine suit aujourd’hui la même voie, tandis que l’Europe, faute d’investissements suffisants, prend du retard. Le déséquilibre est frappant : l’augmentation de 500 millions d’euros du budget du Conseil européen de la recherche paraît dérisoire face aux milliards investis dans les universités américaines.
Contrairement aux idées reçues, la majorité du financement scientifique américain soutient la recherche fondamentale, d’où sont issues toutes les grandes révolutions technologiques – ordinateurs, internet, vaccins, intelligence artificielle. En Europe, au contraire, la tendance actuelle privilégie les projets à court terme et les applications industrielles, au détriment de la recherche fondamentale.
Les débats sur le prochain programme-cadre européen (FP10) illustrent cette dérive. Bien que la recherche fondamentale y soit encore protégée, son avenir reste incertain, notamment en raison du lien possible avec le Fonds européen de compétitivité (ECF), qui exclut la recherche de base. Une telle orientation menacerait, selon le recteur de l’Université de Ljubljana Gregor Majdič, le modèle de progrès européen fondé sur la connaissance. Il appelle donc à une action urgente : augmenter les investissements dans la recherche fondamentale et renforcer les liens entre universités, industrie et société. Sans cela, l’Europe risque de devenir simple consommatrice des innovations venues d’ailleurs.
La pensée critique et l’empathie sont des compétences qu’une IA ne peut pas remplacer
Les diplômé·es d’informatique et de gestion d’entreprises, qui historiquement connaissaient une certaine sécurité de l’emploi, vivent aujourd’hui une insécurité à cause de l’IA, comme en témoignent les récents licenciements par les géants de la technologie. Selon une journaliste du Tages-Anzeiger, la pensée critique et l’empathie sont des compétences qu’une IA ne peut pas remplacer, et ce sont des branches telles que la philosophie, la sociologie ou la littérature qui les enseignent. Ces branches permettent d’apprendre à penser au-delà de l’évidence et de la masse, «une compétence clé dans l’ère des machines apprenantes». Selon la journaliste, il est nécessaire d’avoir ainsi des personnes étudiant ces domaines qui comprennent les conséquences des nouvelles technologies et développent des solutions aux défis de la société. «[La pensée critique et l’empathie] sont indispensables pour que des pays comme la Suisse puissent se démarquer des industries de l’éducation telles que la Chine», écrit-elle.
L’autrice a nommé son article un plaidoyer pour les sujets «d’orchidée» («Orchideenfächer»), un terme familier désignant une matière d’étude originale, inhabituelle, rare, qui n’est enseignée que dans quelques universités ou suivie que par un petit nombre d’étudiant·es, et réagit avec cet article à une interview avec l’ex-banquier privé Konrad Hummler, qui avait avancé dans le colloque Ermatingen sur la migration que les responsables politiques devraient retirer aux universités les fonds publics destinés aux cursus «marginaux». Il commente par rapport à cela dans le Tages-Anzeiger du 08.10.2025: «Deux questions se posent : est-il juste qu’un pays comme la Suisse attire des spécialistes hautement qualifiés provenant de l’étranger ? Et notre propre population ne devrait-elle pas être en mesure de fournir ces prestations ? Nous ne devons toutefois pas tomber dans une économie planifiée en matière de politique éducative. Cela reviendrait à canaliser la relève vers des disciplines qui ne seront peut-être plus nécessaires dans cinq ans.»
Trois ans après le lancement de ChatGPT, savons-nous où cela nous mène ?
Depuis son lancement il y a trois ans, ChatGPT a révolutionné l’accès à l’intelligence artificielle générative, suscitant à la fois enthousiasme et inquiétudes (plagiat, sécurité, contenus médiocres). Dans la recherche et l’édition, l’IA s’impose comme outil d’aide à la rédaction, à la synthèse et à la détection de fraudes scientifiques, avec des solutions comme Grammarly, Perplexity ou Clear Skies. Selon l’auteur de l’article, le secteur entre aujourd’hui dans une phase de maturité et d’intégration des outils IA dans les workflows. À long terme, on envisage l’émergence d’agents IA autonomes capables de gérer tout le cycle de la recherche, ce qui pourrait transformer la manière de produire et d’évaluer la science.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 14 octobre 2025
Visite d’une délégation vietnamienne
Jeudi 9 octobre, la délégation vietnamienne provinciale de Khanh Hoa a rendu visite à l’Université de Lausanne. Une session de travail a été partagée, notamment afin de faire progresser la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la santé et des sciences et technologies. Un lien spécial existe entre Khanh Hoa et l’Unil par l’héritage du Dr. Alexandre Yersin, un scientifique vaudois distingué ayant étudié à l’Académie de Lausanne [qui est devenu l’UNIL] et qui a passé la majeure partie de sa vie à vivre et travailler à Khanh Hoa.
13Oct2025
Politique des hautes écoles
«Les universités doivent s’ouvrir davantage aux talents non universitaires»
Le vice-chancelier adjoint et doyen de l’Université de Bath Marcus Munafò, écrit qu’historiquement, les universités ont toujours considéré que les universitaires étaient capables de tout faire, avec peu de formation, et que seuls eux devaient diriger les institutions académiques. Ainsi, les postes de direction exigent souvent un parcours académique prestigieux. Pourtant, les compétences nécessaires pour gérer une université dépassent largement la recherche et l’enseignement : elles incluent le leadership, la gestion, l’innovation et la compréhension d’environnements complexes et changeants.
De récentes études au Royaume-Uni montrent que les dirigeants recrutés hors du milieu universitaire obtiennent souvent de meilleurs résultats, notamment parce qu’ils possèdent des compétences managériales rares dans le secteur. Comme dans le sport, où les meilleurs entraîneurs ne sont pas toujours d’anciens champions, la crédibilité d’un dirigeant ne dépend pas uniquement de ses performances académiques.
Les universités doivent donc clarifier les compétences qu’elles recherchent pour les postes de direction et distinguer les aptitudes académiques des aptitudes managériales. Il est également nécessaire d’encourager les candidatures venues de l’extérieur, à tous les niveaux. Des initiatives comme les «professors of practice» ou la classification de «praticiens» à l’Université de Bath visent à valoriser les parcours professionnels non académiques.
Ces évolutions posent des défis – notamment en matière d’équité et de reconnaissance – mais elles enrichissent les institutions et permettent des carrières plus diversifiées. Une autre piste consiste à favoriser la circulation entre monde académique et monde professionnel, pour créer des carrières plus perméables.
Enfin, Marcus Munafò juge que modèle de l’universitaire capable de tout faire, hérité du XIXᵉ siècle, n’est plus adapté. Dans un contexte difficile pour l’enseignement supérieur, les universités gagneraient à apprendre d’autres secteurs, tout en maintenant leur identité académique.
«La science est devenue un puissant enjeu géopolitique»
Interview de la professeure de l’EPFL et physicienne Marilyne Andersen, directrice générale du Geneva Science and Diplomacy Anticipator (Gesda), fondation créée en 2019 qui «a pour mission d’identifier les innovations scientifiques émergentes dans les laboratoires du monde entier, et d’anticiper leur impact». Le 5ème sommet de la Gesda, qui rassemble les mondes politique, diplomatique et scientifique, se tiendra à Genève du 15 au 17 octobre, avec pour priorités la neurotechnologie, les interfaces cerveau-ordinateur ou l’ordinateur quantique.
Abordant les défis et ambitions de la fondation, sa directrice générale explique que «l’une des valeurs ajoutées de Gesda est l’accent mis sur la collaboration multilatérale», dans un contexte géopolitique international où elle est souvent remise en question, notamment «par des dirigeants comme Donald Trump». «La science devient un puissant enjeu géopolitique. Ce n’était pas autant le cas avant», précise-t-elle.
«L’idée [de la Gesda] est d’arrêter d’être en constant retard par rapport aux crises du moment et davantage dans une action préventive avant de se retrouver dans l’urgence.» La directrice générale donne l’exemple de l’ordinateur quantique: «On pourrait se dire que, face aux géants de la technologie, c’est une fatalité, il n’y a rien à faire. Gesda dit précisément le contraire, qu’on peut se préparer au quantique en amont, pour ne pas être totalement pris de court et commencer tout de suite à mettre en place le cadre nécessaire pour y faire face et y avoir accès. Après coup, quand la compétition est lancée, c’est plus compliqué.»
Jeune Consulting, une association de l’UniNE qui fait le lien entre étudiant·es et monde professionnel
«Cette «mini-entreprise» permet à ses membres, environ 30 étudiants par année, de réaliser des mandats pour des entreprises de la région. Ils peuvent ainsi directement être impliqués dans le monde professionnel, dans leur domaine de prédilection, par exemple le marketing digital, la comptabilité ou l’ingénierie. Tout l’intérêt des étudiants, c’est justement de commencer à travailler en parallèle de leurs études.»
L’Unil dans les médias
«Trump «annule» les savoirs (en santé), produisons-en!»
La politique scientifique de Trump et de la mouvance MAGA efface les savoirs au profit d’idéologies, menaçant la santé publique mondiale, avancent quatre professeurs de l’UNIL, y compris Renaud du Pasquier, doyen de la FBM.
Face à cela, l’Institut des humanités en médecine (IHM) du CHUV et de l’UNIL s’engage à produire une science rigoureuse et créer de nouveaux savoirs critiques sur des sujets sensibles (vaccination, accès aux soins, vulnérabilité, droit de la santé) et de lancer une étude sur «le vécu des scientifiques suisses face à une science, et une santé, en péril».
Revue de presse Unil 13 octobre 2025
«Après une enquête, le CHUV réorganise l’oncologie»
Suite à une enquête au Département d’oncologie du CHUV, ce dernier va se réorganiser. L’enquête a fait état d’«irrégularités ou en tout cas des zones de flou dans les procédures». Cependant, «les collaborateurs du CHUV ont constamment été guidés par la volonté d’agir dans l’intérêt de la santé et pour le bien des patients» et «il n’y a pas eu de faute de la part des collaborateurs du CHUV», précise la directrice générale du CHUV, Claire Charmet.
La réorganisation scinde en deux entités l’ancien Département d’oncologie: un Département d’oncologie clinique au CHUV et un Département d’oncologie fondamentale à l’UNIL. Ce dernier comprendra la branche Ludwig Lausanne. Cette réorganisation fait suite aux recommandations du Contrôle cantonal des finances: il sera en effet plus facile de distinguer les budgets de l’ancien Département d’oncologie.
«Conséquence du remaniement […], le professeur George Coukos quitte le CHUV et concentrera ses activités à l’UNIL. Chef du Département d’oncologie depuis 2012 et directeur de la branche lausannoise du LICR, il était une figure de l’hôpital universitaire.» Au CHUV, Solange Peters a été nommée à la tête du nouveau Département d’oncologie clinique.
«Le CHUV annonce une évolution dans les activités de recherche. Le volet académique sera renforcé et les ressources seront «orientées vers les domaines au plus fort potentiel clinique et scientifique pour concentrer les efforts sur des projets aux retombées plus prometteuses pour les patients»».
«Bruno Le Maire, une erreur de casting»
Dans les colonnes ouvertes du Temps, l’entrepreneuse et essayiste Marie-Hélène Miauton critique sévèrement le choix de l’Université de Lausanne d’avoir recruté Bruno Le Maire comme professeur invité.
10Oct2025
Politique des hautes écoles
Deux lauréats du Prix Nobel rejoindront l’université de Zurich
Les économistes Esther Duflo et Abhijit Banerjee, lauréats du prix Nobel, rejoindront l’Université de Zurich en juillet 2026. Grâce à des fonds externes fournis par la Fondation Lemann, les deux chercheurs créeront un nouveau centre dédié à l’économie du développement, à l’éducation et aux politiques publiques.
L’idée d’un fonds fédéral pour les universités
Face aux projets d’austérité du gouvernement suisse, qui prévoit notamment de doubler les frais d’études pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étrangers, de nombreux étudiant·es ont manifesté à travers le pays. Pour éviter ces coupes budgétaires, la Conseillère nationale socialiste Sarah Wyss (SP, Bâle) propose une alternative : créer un fonds alimenté par les excédents de la Banque nationale suisse (BNS) afin de financer les universités, en particulier les filières d’importance nationale comme les sciences de la vie. Ce fonds impliquerait à la fois la Confédération et les cantons.
Actuellement, ces excédents servent à rembourser les dettes liées à la pandémie Covid-19. Le projet de Sarah Wyss suscite donc la controverse : certains, comme le président de la SVP bâloise Peter Riebli, estiment qu’une nouvelle solution fédérale est nécessaire, mais se demandent qui paiera les dettes si les excédents sont utilisés autrement. D’autres, comme le centriste Marc Scherrer, jugent l’idée réaliste et digne d’examen, compte tenu des difficultés financières du canton de Bâle-Campagne.
Sarah Wyss admet que sa proposition n’est pas une solution définitive, mais souhaite ouvrir un débat national sur un financement équitable et durable des universités. Elle suggère que certains cursus, considérés d’intérêt national, soient financés par ce fonds, comme l’ETH de Zurich l’est par la Confédération.
La commission des finances du Parlement discute actuellement de l’usage des excédents de la BNS. Sarah Wyss veut y soulever la question de savoir s’il est vraiment pertinent de rembourser la dette au moment où la quote-part d’endettement de la Suisse est historiquement basse.
Enfin, la conseillère nationale Florence Brenzikofer (vert·es) soutient cette démarche et plaide, elle aussi, pour un modèle de financement à long terme des hautes écoles, garantissant la stabilité et l’investissement dans la formation, considérée comme la principale ressource du pays.
L’UE lance des stratégies en matière d’IA pour stimuler la compétitivité et la science
L’Union européenne veut faire de l’Europe un continent leader en intelligence artificielle (IA). La commissaire européenne au numérique, Henna Virkkunen, a présenté une nouvelle stratégie pour l’IA, alors que seulement 13 % des entreprises européennes utilisent déjà cette technologie — un chiffre jugé alarmant.
La Commission prévoit des investissements de plusieurs milliards d’euros, notamment :
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3 milliards via le programme Horizon Europe pour la recherche, (un montant similaire dans le programme suivant FP10, selon Science Business)
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600 millions pour l’accès des chercheurs à des supercalculateurs,
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et 1 milliard pour encourager les entreprises à adopter l’IA, espérant ainsi déclencher jusqu’à vingt fois plus d’investissements privés.
Onze secteurs sont ciblés, dont la santé, le bâtiment et les transports.
Mais le projet est critiqué : les objectifs restent flous et certaines initiatives locales n’auraient pas forcément besoin du soutien de Bruxelles. Beaucoup craignent un effet d’annonce sans résultats concrets, comme pour le European Chips Act de 2022, dont les ambitions n’ont pas été atteintes. (Neue Zürcher Zeitung)
Cette course à l’investissement s’inscrit dans un contexte mondial de concurrence technologique, où les États-Unis et la Chine avancent plus vite. Inspirée par le rapport Draghi, la Commission veut relancer une politique industrielle européenne, mais son bilan reste faible, notamment dans le domaine des technologies vertes et des semi-conducteurs.
En somme, la stratégie IA de l’UE témoigne d’une volonté politique forte, mais aussi d’un risque de surenchère et de bureaucratie, sans garantie d’efficacité réelle. (Neue Zürcher Zeitung)
Selon Science Business, la stratégie «AI in Science» ouvrira la voie à la création de la «Resource for AI Science in Europe» (Raise), qui vise à concrétiser l’engagement de la Commission de créer un «CERN pour l’IA». «Grâce à cette stratégie et à Raise, nous occupons un espace qui est vide au niveau international, car nos principaux concurrents, sans nommer les États-Unis et la Chine, n’ont pas de stratégie», a déclaré un responsable de la Commission lors d’une conférence de presse précédant le lancement de la stratégie. «Ils investissent beaucoup d’argent dans l’IA dans le domaine scientifique, mais pas de manière structurée et raisonnée.»
Raise offrira aux scientifiques et aux innovateurs un accès à des ressources stratégiques, des données, des outils, une puissance de calcul et un financement accru pour la recherche dans et pour l’IA, et devrait également stimuler la participation du secteur privé. Les bases de Raise seront jetées par des projets pilotes qui seront financés par les appels à propositions Horizon Europe en 2026-2027.
Expérimentation animale: le Conseil fédéral rejette une nouvelle initiative abolitionniste
«Les expériences sur des animaux ne doivent pas être interdites en Suisse. Le Conseil fédéral a transmis mercredi au Parlement son message sur l’initiative « Oui à un avenir sans expérimentation animale », trois ans après le large rejet par le peuple d’un autre texte.»
Témoignage contre l’augmentation des taxes d’études
Le gouvernement suisse prévoit de doubler les frais d’inscription pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiants étrangers, dans le cadre d’un plan fédéral d’économies. Cette mesure suscite de fortes protestations dans tout le pays, des milliers d’étudiant·es étant descendus dans la rue pour dénoncer une politique jugée injuste et antisociale.
Le témoignage de Sadaf Sedighzadeh, étudiante à l’Université de Zurich, illustre la difficulté de financer des études déjà coûteuses. Fille de réfugiés iraniens, elle travaille dans plusieurs emplois pour subvenir à ses besoins, tandis que ses parents paient les frais universitaires (720 CHF par semestre). Une hausse à 1440 CHF la mettrait en grande difficulté et la pousserait peut-être à abandonner ses études.
Aujourd’hui, 72 % des étudiants suisses travaillent pendant leurs études et financent en moyenne 42 % de leurs dépenses eux-mêmes. Les bourses, censées garantir l’égalité des chances, ne couvrent qu’une faible part (4 %) et varient fortement selon les cantons, accentuant les inégalités sociales et régionales.
Le Syndicat des étudiants suisses (VSS) et plusieurs partis de gauche dénoncent une « attaque classiste contre l’éducation », qui exclurait davantage les jeunes issus de milieux modestes ou de l’immigration. Les cantons, confrontés à des coupes fédérales dans la formation, risquent néanmoins de devoir appliquer ces hausses faute d’alternatives financières.
Face à cette situation, les étudiant·es, enseignant·es et organisations scolaires appellent à une solidarité entre tous les acteurs du système éducatif pour défendre un accès équitable à la formation en Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 10 octobre 2025
9Oct2025
Politique des hautes écoles
Le classement mondial des universités par le Times Higher Education
Le classement mondial 2026 des universités et hautes écoles par le magazine spécialisé Times Higher Education est sorti. «L’ETH Zurich maintient sa position de meilleure haute école d’Europe continentale, se classant 11e au niveau mondial […], tandis que l’Université de Lausanne atteint son meilleur classement à la 125e position.» La Suisse se montre stable, écrit Times Higher Education. Le top 10 comprend uniquement des universités anglo-saxonnes. «Les universités asiatiques remontent le classement, emmené par la Chine.» (Blick)
Voici le classement des universités suisses selon leur rang:
- 11: ETH Zurich (=11 en 2025)
- 35: EPF Lausanne (32 en 2025)
- 108: Université de Berne (104 en 2025)
- 120: Université de Bâle (126 en 2025)
- 125: Université de Lausanne (134 en 2025)
- 166: Université de Genève (171 en 2025)
- 251-300: Università della Svizzera italiana (301-350 en 2025)
- 351-400: Université de Saint-Gall (=351-400 en 2025)
- 401-500: Université de Fribourg (=401-500 en 2025)
- 601-800: Université de Neuchâtel (501-600 en 2025)
- 1001-1200: L’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) (=1001-1200 en 2025)
- 1201-1500: HES-SO (1201-1500 en 2025)
Création du premier Conseil scientifique intercantonal sur le climat
«Six cantons romands unissent leurs ressources afin de mandater l’expertise nécessaire pour leur politique climatique. Ils ont signé une convention, créant ainsi le Conseil scientifique romand pour le climat. […] [Le conseil] sera composé de représentants et représentantes du milieu de la recherche dans 16 domaines d’expertise, dont notamment ceux des sols, des forêts ou de l’innovation, et débutera ses travaux début 2026. »
Les «professeurs de propagande» de Von der Leyen
Un journaliste de la Weltwoche critique la décision du Conseil fédéral suisse d’investir 170 millions de francs dès 2027 pour réintégrer le programme Erasmus+. Selon lui, l’UE va utiliser cet argent à des fins d’endoctrinement idéologique pro-Europe, au détriment de financements réellement scientifiques. L’auteur base son opinion selon une étude du journaliste italien Thomas Fazi.
Selon l’auteur, le programme Erasmus+, notamment à travers son volet Jean-Monnet, ne favoriserait pas seulement les échanges académiques, mais servirait à former une élite intellectuelle conforme aux idéaux pro-européens de Bruxelles. Des chaires financées par ce programme enseigneraient notamment comment contrer le populisme, les «théories du complot anti-UE» ou encore promouvoir l’adhésion à l’Union. Des personnalités académiques suisses comme Astrid Epiney, Silja Häusermann ou Helen Keller, toutes passées par des institutions telles que l’Institut universitaire européen de Florence, sont citées comme exemples de figures pro-UE formées dans ce cadre.
swissuniversities réitère son opposition à l’initiative «Oui à un avenir sans expérimentation animale»
«Les hautes écoles suisses – swissuniversities – réitèrent leur claire opposition à cette initiative, suivant leur prise de position de novembre 2024. En effet, cette initiative populaire mettrait en péril des domaines de recherche essentiels pour la santé des êtres humains et des animaux, ainsi que l’étude du monde vivant. En 2022 déjà, 79 % des votant·es avaient également refusé l’initiative «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine».»
«Le Fonds national suisse dit oui à l’accord de rattachement à l’UE – pourquoi ?»
Un journaliste de la Weltwoche critique la politique du FNS de soutenir les nouveaux accords avec l’UE, en particulier parce qu’ils permettraient d’«attirer des talents vers les hautes écoles suisses et à empêcher la fuite des cerveaux». Au contraire, le journaliste note que «la fuite des cerveaux dans les universités n’a pas eu lieu depuis la rupture des négociations avec l’UE en 2021». «Il suffit de jeter un coup d’œil à l’ETH ou à l’EPFL pour s’en rendre compte : ces dernières années, les deux grandes écoles suisses ont accueilli plus de chercheurs provenant de l’UE que le nombre de professeurs suisses partis dans les pays de l’UE», argue-t-il.
L’Unil dans les médias
Le Conseil d’État a désigné Christophe Champod comme futur recteur de l’Unil
«Sur proposition du Conseil de l’Université de Lausanne, le Conseil d’État vaudois a nommé le Professeur Christophe Champod au poste de Recteur de l’Université de Lausanne pour la période 2026-2031.»
Revue de presse Unil 9 octobre 2025
8Oct2025
Politique des hautes écoles
Le CERN réfléchit à l’utilisation des roches extraites pour son futur collisionneur
Pour la construction de son Futur Collisionneur circulaire (FCC), le CERN devrait excaver 6,3 millions de mètres cubes de matériaux souterrains, «essentiellement de la molasse, une roche hétérogène, ainsi qu’une once de moraine et de calcaire». Le volume serait excavé sur huit sites et huit années, entre 2033 et 2040. «Le problème de la molasse, c’est qu’aucun processus de valorisation à l’échelle industrielle n’existe à ce stade. Elle finit donc surtout en remblai quasi stérile, ou en décharge.» Toutefois, le CERN espère transformer environ un quart des matériaux excavés en terre fertile. Des tests sont actuellement en cours avec dix partenaires, sur un hectare de laboratoire à ciel ouvert.
Quand bien même 2 millions de mètres cubes seraient effectivement valorisés de la sorte, il resterait encore plus du double à traiter, un grand enjeu pour le canton de Genève qui «envoie déjà les déchets de ses chantiers dans les décharges françaises». De plus, d’autres projets tels que le Leman Express risqueraient d’ajouter à la saturation de la gestion des matériaux.
Évaluation par des pairs, vulnérable à la manipulation et aux abus. Quelles pistes de réforme?
Selon le journaliste Florian Sturm, l’évaluation scientifique par des pairs traverse actuellement une grande crise qui impacte la crédibilité de la science, cette dernière devant y trouver des solutions. Une des causes principales du problème résiderait dans l’augmentation croissante du nombre de nouvelles publications, qui met les éditeur·rices et évaluateur·rices dans l’impossibilité d’assurer un suivi de qualité. En effet, le système d’évaluation classique (établit dans les années 1960 seulement) aurait été conçu pour un nombre beaucoup plus réduit de chercheur·euses et de publications.
L’auteur pointe différents problèmes dans l’utilisation de l’évaluation scientifique par des pairs:
- des prompts cachés dans des publications, destinés à des IA auxquelles le travail d’évaluation aurait été délégué;
- le processus d’évaluation reste souvent opaque et sujet à des erreurs, il comprend de l’arbitraire et la subjectivité;
- certain·es expert·es bloquent délibérément les recherches qui contredisent les leurs ou utilisent des idées non publiées;
- les citations en échange d’une critique positive sont en augmentation;
- les évaluateur·rices ne sont pas rémunéré·es. Cela permet aux éditeur·rices d’économiser, mais rend difficile la recherche d’expert·es.
La suppression de l’évaluation par les pairs n’est actuellement pas envisagées, néanmoins plusieurs réformes sont actuellement en cours:
- les serveurs de préimpressions tels que arXiv, bioRxiv ou medRxiv sans évaluation par les pairs;
- une évaluation a posteriori, comme dans le cadre du projet Pubpeer;
- la revue britannique eLife ne rejette ni n’accepte les manuscrits suite à une évaluation par les pairs, mais publie tous les articles avec les commentaires et une évaluation de la solidité des preuves. Les auteur·rices peuvent les réviser, et une version finale officielle est ensuite publiée;
- le Fonds national suisse (FNS) utilise le tirage au sort lorsque deux demandes sont de facto équivalentes, et utilise de nouvelles méthodes depuis 2022;
- Peer Community In confie à la communauté scientifique, et non à un·e rédacteur·rice, la décision d’évaluer une préimpression. Ce modèle ouvert vise à séparer publication et évaluation, tout en renforçant transparence et crédibilité grâce à des avis publics;
- le chercheur italien Enzo Emanuele propose de professionnaliser l’évaluation scientifique avec des réviseur·euses certifié·es et rémunéré·es, financé·es par éditeur·rices ou institutions.
Finalement, dans l’évaluation scientifique actuelle par les pairs, les aides techniques, dont l’IA, sont promues par les éditeur·rices, mais uniquement à des fins de soutien. Des algorithmes et logiciels permettent d’aider à vérifier les identités, analyser les images ou contrôler les citations. Il faut néanmoins être attentif au fait que l’utilisation de l’IA dans le cadre de l’évaluation par les pairs peut s’avérer dangereuse pour des raisons de protection des données.
A propos de la science chinoise
Ces dernières années, la Chine est devenue une superpuissance scientifique. Selon un indice de Nature basé sur des publications de recherche, 8 des 10 institutions scientifiques les plus performantes au monde s’y trouvent. Toutefois, cette réussite se déroule au sein d’un gouvernement autocratique d’inspiration communiste. Les stratégies de collaboration avec la recherche chinoise doivent, pour les pays dotés d’une constitution libérale et démocratique, sans cesse être mises à l’épreuve et adaptées. L’espionnage et le vol d’idées sont des dangers existants, alors que celui ou celle qui refuse complètement la collaboration scientifique avec la Chine risque de se couper du progrès, à propos par exemple «du développement de la fusion nucléaire ou de la construction de voitures électriques». Au regard de la collaboration actuelle délicate avec la Chine, l’auteur de l’article invite à privilégier la coopération avec d’autres pays partenaires universitaires de la région. «La Corée du Sud, le Japon et Taïwan comptent également d’excellents chercheurs, et dans leur cas, il n’y a pas lieu d’avoir les mêmes réserves politiques qu’avec la Chine», écrit-il.
L’auteur explique également dans son article les raisons qui expliquent le succès de la Chine dans le domaine scientifique:
- la formation: depuis une vingtaine d’années, les étudiant·es chinois·es font plus de doctorats dans le domaine MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique) que les étudiant·es américain·es;
- l’orientation de la recherche: la Chine, qui s’était concentrée de la passé sur la recherche appliquée, a une recherche fondamentale de haut niveau et suffisamment financée, soutenue par les responsables scientifiques;
- la culture d’apprentissage de la Chine: le pays accorde plus d’importance à l’éducation dans les familles qu’en Occident. De plus, actuellement en Occident, les étudiant·es se détournent de plus en plus des matières scientifiques «dures», dans de nombreux pays la liberté scientifique est limitée, le gouvernement américain est en conflit avec ses institutions scientifiques;
- la Chine propose désormais un nouveau visa afin d’attirer les talents MINT. Il existe également des programmes visant à attirer de jeunes scientifiques étranger·ères, tels que le programme «1’000 talents».
Néanmoins, l’auteur critique certains aspects plus sombres de la science chinoise:
- de nombreuses études sont falsifiées;
- les relations personnelles ont souvent une plus grande influence sur les décisions que les réalisations scientifiques;
- la liberté scientifique est limitée.
«La présence de Philip Morris au Forum EPFL fait réagir»
24 heures note la présence au Forum EPFL, organisé du 6 au 10 octobre, de quelques entreprises «controversées»: «les géants des matières premières Glencore et Vitol, condamnés pour corruption», ainsi que Philip Morris. L’ONG antitabac OxySuisse déplore la présence de ce dernier. Le Forum EPFL indique qu’il n’effectue «aucune sélection morale ou politique: notre rôle n’est pas de juger, mais de permettre la rencontre et le dialogue entre les étudiants et le monde professionnel».
«Baisse de près de 20% des visas étudiants aux Etats-Unis»
Les Etats-Unis ont délivré en août de cette année 313’138 visas étudiants, soit 19,1% de moins par rapport à la même période l’an dernier. L’Inde, qui était l’année dernière la principale source d’étudiant·es étranger·ères aux Etats-Unis, a connu une chute de 44,5% de visas en moins. Actuellement, le plus grand nombre d’étudiant·es étranger·ères vient de Chine, bien que son quota ait également été revu à la baisse. Les statistiques montrent également une grande baisse du nombre de visas d’étudiant·es venant de pays à majorité musulmane. Les admissions iraniennes ont par exemple chuté de 86%.
- mobilité scientifique
- politique – Etats-Unis
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- accès aux études
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 8 octobre 2025
LICR, le CHUV et l’UNIL prolongent leur collaboration et renouvellent leur partenariat
«Le Canton de Vaud, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), l’Université de Lausanne (UNIL) et le Ludwig Institute for Cancer Research (LICR) ont signé un nouvel accord. Celui-ci prolonge la présence de la branche Ludwig à Lausanne et renforce leur collaboration. Ce partenariat a déjà attiré des scientifiques de renommée mondiale dans le domaine du cancer. Il soutiendra la recherche fondamentale et translationnelle en immunothérapie ainsi que sur le micro-environnement tumoral.»
- médecine – recherche
- politique – Vaud
- profil – universités
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
Bruno Le Maire nommé professeur invité au Centre Enterprise for Society (E4S)
Démissionnaire hier du poste de ministre des Armées dans le gouvernement de Sébastien Lecornu et n’étant plus consultant chez ASML, «M. Le Maire reprendra cette semaine son rôle de professeur invité au centre Enterprise for Society (E4S) en Suisse. L’ex-locataire de Bercy a rejoint l’E4S en tant que professeur invité en septembre 2024 pour y enseigner dans ses trois institutions académiques (Université de Lausanne, EPFL et IMD International Institute for Management).»
7Oct2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 7 octobre 2025
6Oct2025
Politique des hautes écoles
Soutien financier pour les hautes écoles de Fribourg de quatre entreprises proches de l’Etat
En plus du soutien du canton, l’Université de Fribourg et la HES-SO Fribourg bénéficient d’un soutien financier de quatre entreprises proches de l’Etat: 70 millions de francs pour l’Université et 16 millions pour la HES-SO en 2024, de la part de la Banque cantonale de Fribourg BCF, de l’assurance cantonale des bâtiments ECAB du fournisseur d’énergie Groupe E ainsi que des entreprises de transport TPF. Des membres du Grand Conseil voulaient savoir dans quelle mesure les acteurs économiques locaux participaient aux coûts des institutions d’enseignement.
Un autre soutien de la part de ces organisme consiste à assurer des stages, des possibilités de formation appliquée et des placements professionnels aux étudiant·es des hautes écoles. «Dans ce contexte, le Groupe E et le TPF travaillent en étroite collaboration avec l’Université et la Haute école d’architecture et de technologie de Fribourg. Un exemple concret en est la promotion de la diversité et des carrières des femmes dans l’ingénierie par le Groupe E.» «L’ECAB soutient également des mandats sous forme de projets de recherche, accompagne des travaux de bachelor et finance des chaires.»
Donald Trump tente «d’acheter» et de corrompre les universités
Mercredi matin, neuf universités américaines (dont le MIT, l’université Brown et le Dartmouth Collegeont) ont reçu une lettre de la maison blanche, contenant un «contrat d’excellence académique dans l’enseignement supérieur», révèlent le New York Times et le Wall Street Journal. Le document promet aux universités «de multiples avantages», dont des «subventions fédérales substantielles et utiles», mais à condition de se plier à la politique de Donald Trump: maximum 15% d’étudiant·es étranger·ères, des définitions strictes des sexes, l’interdiction de prendre en compte l’origine éthnique ou le genre dans les critères de recrutement et d’admission, ainsi qu’un bannissement total des prises de position politique de la part des collaborateur·ices. Le texte exige également la suppression des départements accusés de «pénaliser délibérément les idées conservatrices, de les rabaisser ou même d’inciter à la violence à leur encontre». En plus de ces demandes politiques, la lettre exige également des établissements qu’ils gèlent leurs frais de scolarité pendant cinq ans. Bien qu’envoyé qu’à neuf universités, le contrat menace toutes les autres: «les établissements d’enseignement supérieur sont libres de développer des modèles et des valeurs autres que ceux» mentionnés, mais uniquement s’ils renoncent à tous leurs financements fédéraux. (Le Temps)
Le président du conseil d’administration de l’Université du Texas a affirmé que l’université était «honorée» de faire partie des neuf élues. En Californie, le gouverneur démocrate Gavin Newsom a au contraire annoncé retirer les fonds publics de l’Etat à toute université du territoire qui signerait l’accord. (Le Temps)
«L’armée coopère à juste titre avec les universités», qui se méfient toujours plus de l’espionnage
«Le Département fédéral de la défense participe de plus en plus à des projets de recherche menés par les universités, les écoles polytechniques fédérales et les hautes écoles spécialisées, a relevé hier la NZZ am Sonntag. En 2016, armasuisse n’avait investi que 4,9 millions de francs dans ce type de recherche, contre plus de 9,85 millions de francs cette année, un record.» (Le Temps) D’ici à 2030, le budget de l’armée consacré à la recherche et au développement en Suisse devrait plus que doubler comparé à aujourd’hui, pour atteindre 2% du budget total. Cet objectif avait été fixé par le Conseil fédéral à propos de la stratégie en matière de politique d’armement.
Dans un éditorial, le rédacteur en chef de la NZZ am Sonntag Daniel Foppa, plaide pour cette coopération. «Elle réduit la dépendance de l’armée vis-à-vis du savoir-faire étranger et permet aux universités de bénéficier d’investissements supplémentaires.» Selon lui, «les éventuelles craintes d’une militarisation de la recherche sont exagérées. Les drones de reconnaissance peuvent également être utilisés par des organisations à but non lucratif ou pour des missions en faveur des autorités civiles», cite-il en exemple.
Les domaines de recherche soutenus par l’armée s’élargissent: non seulement la robotique, mais aussi les technologies de camouflage des véhicules, le cryptage numérique, le développement de nouveaux systèmes radar et bien plus. Armasuisse affirme que des produits finis pour une utilisation militaire ne sont en général pas le but final. Les contrats de recherche porteraient en générale uniquement jusqu’à un essai effectué en laboratoire ou sur le terrain. Le développement de prototypes serait plutôt repris par un spin-off dans un second temps. (NZZ am Sonntag)
Afin de lutter contre l’espionnage, notamment dans le domaine des technologies à double-usage civil et militaire, l’EPFZ l’indique qu’elle a contrôlé, depuis la mise en place il y a un an de son service de sécurité systématique, environ 1250 dossiers, dont 80 candidatures ont été rejetées: 38 de Chine, 13 d’Iran, 11 de Russie, 5 du Pakistan et 13 d’autres pays. La plupart des refus concernaient des programmes de master: sur 6781 candidatures, 758 ont été contrôlées et 50 rejetées.
L’EPFL a également récemment mis en place de nouvelles procédures d’évaluation de la sécurité. Cette année 48 candidatures ont été rejetées dans ce cadre. L’Université de Bâle effectue depuis un an des examens systématiques des candidatures à partir du niveau de doctorat. L’Université de Berne vérifie depuis juillet les nouvelles embauches de personnes provenant de pays sanctionnés par les États-Unis, l’UE ou la Suisse, et la procédure sera étendue aux étudiant·es de master l’an prochain. (NZZ am Sonntag)
Swissuniversities a récemment mis en place un groupe de travail sur le thème Knowledge Security. «Celle-ci doit élaborer des critères nationaux pour aider les hautes écoles suisses à mettre en place leurs processus de contrôle de la sécurité des connaissances et des personnes», explique Martina Weiss, secrétaire générale. (NZZ am Sonntag)
Talents pluriels, ou comment conjuguer carrière artistique et parcours académique
«Depuis quatre ans, le programme Talents pluriels: sport-art-études accompagne les étudiant-es de l’UNIGE qui jonglent entre études et carrière artistique ou sportive. Cette rentrée, cinq artistes aux trajectoires singulières rejoignent l’Université.»
Une nouvelle approche de l’innovation, favorable à la société
«Dans son livre Innovations: une économie pour les temps à venir (La Découverte, Paris), l’économiste Dominique Foray, professeur émérite à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, plaide pour une nouvelle approche. Un modèle qui, sans limiter les capacités à inventer, pousse l’innovation dans les domaines favorables à la société, et qui prenne mieux en compte ses effets négatifs potentiels.»
La cafétéria de l’Université de Bâle introduit un «menu étudiant» à 15 francs
A la rentrée, les cafétérias de l’Université de Bâle sont passées des mains de SV Group à Compass Group. «Le point central de l’annonce était que la structure des prix soit la même pour les possibilités d’hébergement des étudiants», explique Matthias Geering, porte-parole de l’université de Bâle. Cependant, dans le cadre de l’appel d’offres, l’Université a expressément autorisé le futur candidat à vendre des offres à un prix plus élevé, afin de le décharger financièrement. Compass Group a alors décidé d’introduire une «ligne de menu premium» à 15.50 francs, destinée à «compléter l’offre étudiante». Un prix jugé trop élevé pour les étudiant·es qui, selon leur régime alimentaire, sont parfois contraint·es de se rabattre sur cette offre. En effet, il arrive dans certaines cafétérias que la ligne premium «remplace» chaque jour l’un des trois plats du jour. «Par exemple, il peut arriver que les étudiants véganes n’aient pas d’autre choix que d’acheter la ligne premium plus chère, comme le montre le menu de la semaine dernière.»
Pourquoi les diplômés universitaires n’arrivent-ils plus à trouver un job?
De nombreux jeunes diplômés, pourtant bien formés, peinent à entrer dans le monde professionnel. Par rapport au moins d’août 2024, environ 4% de plus de diplômés universitaires de moins de 30 ans étaient inscrits à l’office régional de placement (ORP).
Gerd Winandi-Martin, directeur du centre de carrière de la Haute école de Saint-Gall (HSG) observe cette évolution depuis un certain temps. «Nous constatons une demande croissante de conseils individuels et d’ateliers de carrière».
Il y a une conjoncture économique défavorable et l’automatisation de certaines tâches souvent attribuées aux débutant·es contribue déjà à la baisse des offres, notamment en informatique.
Malgré les difficultés, les experts restent modérément optimistes : Les jeunes sont les premiers touchés par la crise, mais aussi les premiers à bénéficier de la reprise. Et les entreprises suisses auront toujours besoin de nouveaux talents, en raison du vieillissement de la population et du manque de main-d’œuvre qualifiée.
«Il n’a jamais été aussi facile d’étudier dans une université britannique»
Selon le magazine britannique The Spectator, il est désormais plus facile d’intégrer une prestigieuse université britannique via le processus de clearing. A l’origine conçu comme filet de sécurité pour les candidat·es qui n’avaient pas obtenu les notes souhaitées, ce dispositif deviendrait aujourd’hui une véritable «voie alternative pour intégrer les meilleures universités telles que King’s College London, Leeds ou Bristol». Selon un rapport, le nombre de places attribuées à des candidats dont les résultats sont parfois nettement inférieurs aux exigences est en augmentation. La raison de ce «changement de paradigme dans la pratique des admissions» est économique: «les recettes provenant des frais de scolarité diminuent, tandis que les étudiant·es internationaux – qui paient souvent quatre fois plus – sont moins nombreux depuis le Brexit». Beaucoup profiteraient de ce système. Celles et ceux qui ainsi ne réussiraient pas leur candidature principale s’inscriraient alors simplement dans un autre cursus, moins populaire et peu demandé. En 2023, plus de 3’500 cursus étaient disponibles via le clearing, soit une hausse de plus de 25 % par rapport à l’année précédente.
L’Unil dans les médias
Riposte vaudoise contre les coupes
Répondant à l’appel des syndicats, près de 15’000 personnes ont manifesté jeudi soir à Lausanne contre les coupes budgétaires annoncées par le Conseil d’Etat vaudois. Ces mesures d’économies concernent des coupes de 300 millions de francs dans le budget 2026 et pourrait impacter les prochaines années. «Les syndicats dénoncent un choix politique dans un canton très peu endetté.» (RTS)
Dans le Forum, il y avait un débat entre Pascal Broulis, conseiller aux Etats PLR vaudois, et Sophie Wang, co-présidente de l’Union des étudiants suisses.
La faculté de biologie-médecine de l’université de Lausanne tient des assises sur l’impact environnemental de sa recherche
«La faculté de biologie et de médecine de l’université de Lausanne en Suisse organise des assises de la recherche durable pour élaborer une stratégie permettant de conjuguer excellence académique, conditions de travail soutenables et réduction des impacts environnementaux. Benoît Frund, vice-recteur « transition écologique et campus » de l’Unil, présente cette initiative le 18 septembre 2025 à l’occasion de la journée des vice-présidents transition des universités. 60 personnes ont été sélectionnées pour plancher sur le sujet courant 2026»
«Micro-certifications, recherche… : des exemples concrets pour former aux transitions (colloque France universités)»
«Pour « former aux transitions » dans l’enseignement supérieur, les universités déploient divers dispositifs conjuguant formation des formateurs, transformation de la pédagogie par la recherche ou encore mutualisation d’outils : autant d’exemples concrets présentés lors du colloque de France universités le 16 septembre 2025. L’université de Lausanne a détaillé son approche systémique des enjeux écologiques et sociétaux : elle a ainsi réalisé un inventaire des cours sur la durabilité pour ensuite engager une refonte des cursus, explique Benoît Frund, vice-recteur transition écologique et campus.»
Revue de presse Unil 6 octobre 2025
3Oct2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 3 octobre 2025
2Oct2025
Politique des hautes écoles
«4000 fonctionnaires vent debout contre le PAFE», programme d’assainissement des finances de l’Etat de Fribourg
«Environ 4000 salariés de la fonction publique et parapublique se sont mobilisés mercredi dans le canton de Fribourg contre le programme d’assainissement des finances de l’Etat (PAFE). La journée d’action était encadrée par les syndicats et les organisations de personnel.» (RTS) Les coupes concernent notamment l’Université de Fribourg.
«A l’Université de Fribourg, […] étudiants et personnel académique ont alarmé sur les conséquences «désastreuses» des coupes budgétaires fédérales et cantonales sur la qualité de l’enseignement. Petit lot de consolation: l’État fribourgeois a finalement renoncé à amputer l’UNIFR de 2,5 millions de francs sur les trois prochaines années, comme c’était prévu dans la première version du PAFE.» (24 heures)
«L’Unifr rapporte trois francs pour chaque franc investi»
«En 2024, chaque franc investi par l’Etat de Fribourg dans son université a généré 3 francs et 27 centimes de valeur ajoutée dans le canton. Telle est la conclusion la plus spectaculaire d’une analyse conduite par un bureau d’études bâlois, sur mandat de l’Université de Fribourg.» Le travail met également en évidence que «chacun des 1919 postes en équivalent plein-temps de l’Alma Mater a généré un demi-poste dans d’autres entreprises fribourgeoises». (La Liberté)
La rectrice Katharina Fromm a ainsi rappelé, dans le contexte d’austérité actuel, que l’Université n’est pas qu’un objet de dépenses, mais un véritable facteur économique de la ville et du canton de Fribourg. La valeur ajoutée générée par l’Université représenterait plus de 2% de l’économie cantonale. Selon la rectrice, les coupes envisagées par la Confédération pourraient priver l’Université de Fribourg de 5 millions de francs pour ces prochaines années, et le programme d’économies du canton 13,5 millions de francs dans le budget de l’établissement. «Si l’on considère qu’un franc investi dans l’Alma Mater en rapporte environ trois à l’économie régionale, la perte pour celle-ci dépasserait 50 millions.» (La Liberté)
Manifestations nationales contre les mesures d’économies dans la formation et la recherche
Hier, plusieurs manifestations bénéficiant d’un appui syndical et associant étudiant·es et chercheurs ont eu lieu à Berne, Genève, Lausanne, Neuchâtel, Zurich, Bâle et Lucerne dans le cadre d’une journée d’action nationale contre les plans d’austérité. A Berne, ils et elles étaient près de 2’000 pour manifester contre la hausse des frais d’écolages et les coupes dans la recherche. Une pétition de 37’000 signatures a été remise à l’attention du Conseil fédéral pour que l’éducation reste abordable. La Confédération a annoncé des coupes annuelles pour un montant de 460 millions de francs dans la formation, la recherche et l’innovation (FRI) dès 2027. «Cette mesure affaiblirait considérablement l’égalité des chances et la place de la Suisse en tant que pôle éducatif, écrit l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) dans un communiqué.» (Swissinfo)
«A Genève, près de 400 personnes, en majorité des étudiant·es, se sont rassemblées sur l’esplanade d’UniMail, à l’appel des syndicats. Le projet du Conseil fédéral se traduirait par des coupes budgétaires de 22,5 millions de francs pour l’université de Genève, ce qui correspond à 20% des projets de recherche et à 40 postes de professeurs.» (Le Courrier)
A l’Université de Lausanne, 150 personnes se sont rassemblées devant l’Amphimax. «L’appel, lancé par l’Association du corps intermédiaire et des doctorant·e·s de l’UNIL (ACIDUL) avec d’autres collectifs et syndicats, visait à dénoncer les coupes budgétaires de 7% prévues par le Conseil d’Etat vaudois pour 2026, soit 24 millions de francs en moins pour l’université.» (Le Courrier) «Selon les chiffres encore non officiels qui circulent, les coupes budgétaires pour l’Université de Lausanne s’élèveraient à 13 millions de francs», explique Philipp Walch, président de l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’UNIL (Acidul). (24 heures)
A l’Université de Neuchâtel, une soixantaine d’étudiant·es et d’employé·es ont appelé à protester. «Pacifique, le mouvement est soutenu par plusieurs organisations du canton, comme la Jeunesse socialiste neuchâteloise ou le Syndicat des secteurs publics et parapublics, qui ont également fait part de leurs inquiétudes.» (ArcInfo)
A l’EPFL, les taxes d’études viennent déjà d’augmenter cette année. Cependant, «la Confédération envisage à nouveau de grosses coupures pour les écoles polytechniques, à hauteur de 78 millions», explique Alexia Giroud Nyer, coprésidente d’AGEPoly. «La mesure est déjà discutée en commission et sera votée par le parlement cet hiver.» (24 heures)
A Bâle, plus d’une centaine de collaborateur·ices et d’étudiant·es de l’Université ont manifesté (Baseljetzt); à Zurich environ 700 personnes se sont réunies sur l’Helvetiaplatz (Bluewin).
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 2 octobre 2025
«L’Université de Lausanne se mobilise contre les coupes budgétaires cantonales et fédérales»
«Environ 150 personnes ont manifesté mercredi sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL). Le mouvement, composé de doctorantes et doctorants et de membres du corps enseignant, s’opposait aux coupes budgétaires fédérales, mais également de l’Etat de Vaud, dans la formation et la recherche.» Interview de Philipp Walch, président de l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’UNIL (Acidul). (RTS)
1Oct2025
Politique des hautes écoles
«Les millions d’UBS menacent l’indépendance des universités»
«Le Conseil fédéral maintient 24 milliards de fonds propres supplémentaires pour UBS. Or les experts censés évaluer la mesure sont souvent financés par le secteur bancaire.»
Le Swiss Finance Institute par exemple, financé par l’Association suisse des banquiers, complète les salaires de 27 professeur·es dans plusieurs établissement suisses: l’Université de Zurich, l’EPFZ, l’EPFL, ainsi que les Universités de Saint-Gall, Lucerne, Lausanne, Genève, Bâle et l’Università della Svizzera italiana. De plus, l’UBS et la Crédit Suisse ont fait des dons importants à l’UBS et à l’Université de Saint-Gall.
Deux experts interrogés sur la question de l’indépendance ne sont pas d’accord quant à l’existence d’un conflit d’intérêt qui empêcherait une recherche indépendante.
Dans le contexte où le Conseil doit décider sur les fonds propres pour l’UBS, l’auteur de l’article écrit : «on peut s’interroger sur le fait que le Conseil fédéral se fonde uniquement sur une expertise scientifique de l’académie pour trancher cette question cruciale des coûts.»
- liens d’intérêt
- recherche – qualité
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- recherche – pluralité
Le Fonds européen pour la compétitivité ne financera pas les activités de recherche
La Commission européenne a confirmé que toutes les activités de recherche et d’innovation seront financées par Horizon Europe, tandis que le futur Fonds européen de compétitivité (ECF), prévu après 2027, se concentrera uniquement sur le déploiement des innovations.
Selon le Traité sur le fonctionnement de l’UE, la recherche et l’innovation ne peuvent être financées que par un Programme-cadre (FP10 après 2027). Ainsi, contrairement aux attentes, l’ECF ne soutiendra ni la recherche fondamentale ni les étapes intermédiaires de transition vers le marché.
La communauté scientifique s’inquiète : plusieurs chercheurs espéraient que l’ECF compléterait Horizon Europe, notamment pour financer la recherche stratégique et la valorisation. Certains estiment désormais qu’il faudrait transférer une partie du budget de l’ECF vers Horizon Europe, afin de préserver la recherche fondamentale.
Le budget proposé d’Horizon Europe s’élève à 175 milliards d’euros, dont 44 milliards pour le Conseil européen de la recherche (ERC) et les actions Marie Skłodowska-Curie (contre 22,6 milliards actuellement). Mais certains craignent que la recherche de base ne repose presque exclusivement sur l’ERC, ce qui pourrait être « désastreux ».
Concernant la gouvernance, Horizon Europe et l’ECF resteront séparés, mais avec une forte coordination. Par exemple, 68 milliards d’euros du pilier 2 d’Horizon Europe devront s’aligner sur les quatre grands axes de l’ECF : transition verte et décarbonation, santé et biotechnologies, numérique, défense et espace. Un mécanisme de pilotage et un outil de coordination des priorités seront créés pour aligner UE et États membres.
Enfin, des incertitudes persistent sur le mode de financement de l’ECF. Contrairement à InvestEU, qui passe par des intermédiaires bancaires avec sélection compétitive, l’ECF pourrait autoriser des financements directs et non compétitifs « en cas d’urgence ou d’intérêt public majeur », ce qui inquiète certains eurodéputés.
Coupes à la haute école pédagogique du nord-ouest de la Suisse
La Haute école pédagogique des HES du nord-ouest de la Suisse (HEP FHNW) a un déficit structurel de cinq millions de francs, en raison du nombre croissant d’étudiant·es et de l’inflation (SRF).
Afin d’y pallier, elle prévoit d’«adapter ses structures». La Haute école ne sera plus organisée en chaires, mais en grands groupes interdisciplinaires pour la recherche et le développement. Jusqu’à 40 postes à plein temps pourraient également être supprimés dans le cadre du programme d’économies, sur les trois sites de Muttenz (BL), Brugg-Windisch (AG) et Soleure (SRF). La majorité des postes devrait en principe disparaître grâce aux départs à la retraite et à la «fluctuation naturelle». Après évaluation, la nouvelle structure devrait être mise en place pour l’année scolaire 2027/28. (Basler Zeitung).
Hermann Forneck, ancien directeur de la HEP, considère la démarche de la FHNW comme «très risquée». «Depuis son introduction il y a 17 ans, le modèle des chaires a permis de réaliser des économies considérables grâce à la mise en place d’un corps intermédiaire académique à la place des chargés de cours.» Selon lui, une séparation de la HEP de la FHNW serait plus judicieuse. Elle se ferait au profit de la création d’une faculté correspondante à l’Université de Bâle. (Basler Zeitung)
Le syndicat SSP critique vivement ce plan d’économies: «Former autant d’étudiants avec moins de personnel n’est rien d’autre qu’une invitation à la surcharge chronique», déclare Dariyusch Pour Mohsen, directeur régional du syndicat SSP Argovie/Soleure. (SRF)
Les députés neuchâtelois veulent avoir leur mot à dire sur les futures augmentations de taxes de la HES-SO
«Les députés neuchâtelois veulent avoir leur mot à dire sur une future hausse des taxes d’études de la HES-SO. Ils ont accepté mardi, par 50 oui et 48 non, un postulat du groupe socialiste et de députés POP demandant au Conseil d’Etat d’obtenir une modification du droit intercantonal pour que les Grands Conseils respectifs puissent se prononcer à l’avenir.» (RTN)
«Les violences de genre se manifestent de manière différente selon les facultés» à l’UNIGE
Giorgia Magni, maître-assistante à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, vient de terminer sa thèse sur les violences de genre entre étudiant·es à l’Université de Genève. Interviewée par Le Courrier, elle partage ses résultats.
Au total, 59% des personnes interrogées disent avoir subi des violences à l’Université. Plus de deux tiers des violences citées ont eu lieu dans des bâtiments universitaires, majoritairement dans les couloirs et le hall, mais également à la bibliothèque, dans des salles de classe vides et à la cafétéria. Elles peuvent avoir une influence sur la concentration, la performance, la présence en cours, le choix des lieux pour réviser et la poursuite ou non d’un cursus.
Les personnes lesbiennes, bisexuelles, trans, queer et non binaires sont les plus vulnérables et la majorité des auteurs sont des hommes. Les violences de genres concernent toutes les facultés de l’Université de Genève, mais sous des formes différentes. Dans certaines filières, notamment en droit ou en sciences, les enjeux liés au genre sont rarement intégrés aux programmes. Les personnes LGBTQ et non binaires restent invisibilisées. Ces domaines, encore largement dominés par les hommes, restent marqués par des normes de genre rigides et des structures hiérarchiques qui peuvent entretenir des comportements sexistes et homophobes, malgré une présence féminine en progression.
Finalement, «le rôle des enseignant·es est primordial. Leurs propos ne sont pas souvent contestés, ce qui les place à la fois comme figures d’exemple et d’autorité.» La lutte contre les violences de genre nécessite une sensibilisation et une formation de toute la communauté universitaire, ainsi qu’une transparence accrue sur les cas et les sanctions. Cela doit s’accompagner d’une politique claire de l’Université et s’inscrire dans une démarche institutionnelle, systémique et inclusive sur le long terme.
«Haro sur la hausse des taxes d’études»
Ce mercredi 1er octobre se tient sur la place Fédérale à Berne une mobilisation nationale organisée par l’Union des étudiants de Suisse (UNES). La date a été choisie car la Commission des finances du Conseil des Etats se réunira les 2 et 3 octobre pour aborder ce sujet. Les manifestant·es s’opposent à la proposition du Conseil fédéral de doubler les taxes d’études pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiant·es étranger·ères, dans le cadre du plan d’économies de la Confédération de 460 millions de francs dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Une pétition sera remise.
Selon Sophie Wang, co-présidente de l’UNES, la Suisse devrait s’inspirer de pays tels que l’Autriche, la Suède ou l’Ecosse, qui investissent massivement pour maintenir des formations abordables. Leur système de hautes écoles serait parmi les plus équitables et divers. Selon elle, étant donné l’optique actuelle d’austérité budgétaire de la Confédération, il revient aux cantons de choisir de ne pas répercuter ces coupes sur les frais de scolarité. Elle attend d’eux qu’ils défendent clairement leurs institutions. (La Liberté)
Julia Bogdan, co-présidente de l’UNES, craint une perte des talents en Suisse au profit d’autres universités voisines, en Allemagne ou en Autriche. Elle regrette également que le Conseil fédéral n’ait pas consulté ni étudiant·es ni universités avant de décider. Il n’aurait de plus pas tenu compte des nombreuses oppositions formulées pendant la procédure de consultation. (Tages-Anzeiger)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 1er octobre 2025
30Sep2025
Politique des hautes écoles
Lancement du Réseau national de conseil scientifique
«Les institutions du domaine FRI lancent ensemble le Réseau national de conseil scientifique. Elles mettent ainsi en œuvre une décision du Conseil fédéral et l’accord de coopération conclu avec lui. Ce dispositif a pour mission d’anticiper les crises potentielles pour le pays et de fournir aux autorités des analyses scientifiques indépendantes et interdisciplinaires. […] La pandémie de Covid-19 a illustré de manière marquante la nécessité d’une collaboration étroite entre science et politique, et ce en amont des crises, afin d’établir une relation de confiance et de préparer les processus de travail.»
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- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
«L’EPFZ est tellement apolitique»
L’EPFZ a décidé en février 2025 de ne plus prendre position sur des conflits géopolitiques. Elle a supprimé de son site les messages de solidarité envers l’Ukraine et le Moyen-Orient et justifie ce choix par la nécessité d’assurer son impartialité institutionnelle, condition essentielle selon elle pour préserver la liberté académique et l’inclusion.
Cependant, cette neutralité affichée est contestée. «L’EPFZ estime qu’elle ne peut pas prendre position politiquement, mais ce qui est défini comme politique, c’est ce qui s’écarte de la position implicite de l’ETH », explique une membre de l’organisation étudiante SiP (Science is Political).
Selon l’auteur de l’article, des exemples récents montrent que l’école politique zurichoise agit de manière sélective : répression de sit-in étudiants, refus de candidatures d’étudiant·es issus de certains pays sous embargo, annulations de conférences jugées trop «politisées», tout en accueillant des intervenants proches de positions gouvernementales occidentales ou israéliennes.
Pour les critiques, cette prétendue position apolitique masque une orientation alignée sur la « realpolitik », les intérêts d’États et de bailleurs privés. Pour l’auteur de l’article, «la question comment préserver la liberté académique dans une institution qui ne parvient pas à maintenir son autonomie face aux acteurs de la politique réelle reste une question ouverte.»
La question centrale serait qui décide à l’université de ce qui est politique. «En tant qu’étudiants et chercheurs, ne devrions-nous pas participer aux décisions concernant notre formation et notre recherche ? Car l’ETH reste politiquement engagée dans ses actions, qu’elle le reconnaisse ou non», ce qui interroge sur l’avenir de la liberté académique dans un contexte où science et technologie sont de plus en plus liées aux enjeux militaires et géopolitiques.
- rôle des scientifiques
- autonomie – hautes écoles
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
Grève des étudiant·es des HES genevoises contre la hausse des taxes d’études
Depuis la rentrée 2025, les taxes d’études semestrielles dans les HES sont passées de 500 à 750 francs pour les élèves suisses et à 1050 francs pour les étranger·ères. «À l’appel de leur syndicat, les étudiants organisent une semaine de grève qui se tiendra chaque jour dans un établissement différent. Et c’est la Haute École d’art et de design (HEAD) qui a ouvert le bal lundi. […] En parallèle, le syndicat des étudiants de la HES-SO Genève appelle également les élèves à ne pas payer leurs taxes. […] Le 1er octobre, un cortège rejoindra Uni Mail où se tiendra un rassemblement général contre les hausses des taxes d’études.» (Tribune de Genève)
Collaborations secrètes entre des Hautes écoles spécialisées de Suisse romande et l’industrie du tabac
«Comme l’a appris la RTS, l’HEPIA à Genève a brièvement collaboré avec Philip Morris en 2021, révélant un lien inattendu entre une institution scientifique romande et l’industrie du tabac. La justice genevoise a ordonné la divulgation du contrat de confidentialité entre les deux partenaires, à la demande de l’association OxySuisse. […] Depuis plusieurs années, les universités de Suisse romandes et l’EPFL ne collaborent plus avec l’industrie du tabac et de la nicotine. »
Que peuvent faire l’Europe et ses universités pour mettre un terme à l’érosion de la liberté académique ?
Pour renforcer la liberté académique, la secrétaire générale de L’Association européenne des universités EUA, Monika Steinel, propose aux universités de développer des politiques internes claires, protéger leurs membres des intimidations, garantir l’autonomie de gouvernance et diversifier leurs financements. Tous les acteurs du campus — dirigeants, enseignants, chercheurs et étudiants — doivent aussi promouvoir l’intégrité, le débat ouvert et la sensibilisation à l’importance de la liberté académique.
L’Association européenne des universités propose ainsi une “boîte à outils” : codes de conduite, formations, intégration du sujet dans les cursus, séminaires ouverts à la société, etc. Ces mesures concrètes visent à faire de la liberté académique une réalité quotidienne.
Cependant, les universités ne peuvent agir seules : elles ont besoin de la confiance et du soutien de la société, à l’heure où la science est parfois instrumentalisée. La liberté académique n’est pas un privilège mais un droit et une responsabilité, indispensable pour relever les grands défis (santé, climat, démocratie) et permettre aux universités de remplir leur mission envers la société.
«Le diplôme du Premier ministre français Sébastien Lecornu au cœur d’une controverse»
Création du Réseau Bleu
«À la HES-SO Valais, une nouvelle option en ingénierie voit le jour»
«La HES-SO Valais et sa Haute École d’ingénierie lancent une option intitulée «Territoire énergétique durable».» Elle aura pour objectif de former des ingénieur·es «capables de concevoir des solutions pour un approvisionnement énergétique décarboné et adapté aux spécificités de chaque territoire». «Les futurs ingénieurs seront formés à réaliser des plans de transition énergétique pour des territoires urbains ou ruraux, à analyser l’empreinte écologique des systèmes énergétiques, à concevoir des solutions adaptées aux besoins des utilisateurs et à coordonner les projets avec divers partenaires.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 30 septembre 2025
«Un «workshop» chic en Valais sème le trouble à l’Université de Lausanne»
«L’institution a cofinancé un événement à la montagne avec des chercheurs, des éleveurs et des industriels, dont Nestlé. Une initiative qui divise, en plein débat sur les coupes budgétaires.»
«Encore. Un. Foutu. Point.»
Un article de la Liberté critique la tendance des marques d’intégrer un point final dans leurs logos – et l’investissement de l’UNIL dans un graphisme.
29Sep2025
Politique des hautes écoles
Manifestation contre l’augmentation des taxes d’études
Dans le cadre du rapport Gaillard, le Conseil fédéral envisage d’économiser 460 millions par an dans le domaine de l’éducation et la recherche. Une partie des fonds manquants pourraient être compensés par une hausse des taxes d’études (doublement des taxes pour les étudiant·es nationaux et quadruplement pour celles et ceux étranger·ères).
L’Union des étudiant·e·s de Suisse s’oppose fermement à cette mesure, et appelle à une manifestation nationale ce mercredi après-midi 1 octobre sur la Place fédérale à Berne. Une pétition («Studieren muss bezahlbar bleiben – jetzt») a récolté plus de 35’000 signatures. Des associations étudiantes et de doctorant·es de l’EPFZ alertent sur les conséquences directes sur leurs conditions de travail et l’avenir scientifique. Des manifestations régionales auront également lieu le 1er octobre le matin à Zurich sur la place Helvetia.
Il ne s’agit que d’une proposition. Il reviendrait aux cantons de déterminer si et dans quelle mesure les frais d’études augmenteraient effectivement. Il est a noter qu’il n’est pas certain que l’augmentation prévue puisse être réalisée. En effet, dans le paquet du nouveau traité négocié, l’UE exige que ses étudiant·es soient traité·es sur un pied d’égalité avec celles et ceux de la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 29 septembre 2025
26Sep2025
Politique des hautes écoles
Genève : Le Grand Conseil a refusé de restreindre la liberté de manifestation et le boycotte académique
Les député·es genevois·es ont refusé de restreindre la liberté d’expression des étudiant·es de l’université et des hautes écoles. Malgré les polémiques suscitées par certaines manifestations et occupations, le Grand Conseil a rejeté jeudi soir deux propositions visant à limiter le droit de manifester ou d’organiser des actions militantes jugées «menaçantes».
Un troisième texte, réclamant un boycott académique, a lui aussi été écarté. Les élu·es se sont ainsi aligné·es sur la position défendue par le rectorat de l’université et le Conseil d’État.
Anna Fontcuberta i Morral: l’EPFL « reste internationale » malgré la baisse d’étudiants étrangers
«Après le triplement des taxes d’études à l’EPFL et l’instauration de quotas d’admission, le nombre d’étudiants et étudiantes étrangers en première année de bachelor a chuté cette rentrée, a appris la RTS. Dans La Matinale de vendredi, la présidente Anna Fontcuberta i Morral assure que son école demeure tout aussi internationale.»
«Colonialisme anticolonial»
L’auteur, le philosophe et psychanalyste Daniel Strassberg, chroniqueur du journal Republik, critique la manière dont les institutions académiques et culturelles proclament haut et fort leur attachement à la diversité et à l’anticolonialisme, tout en reproduisant paradoxalement des logiques de domination.
Il distingue deux justifications à la préférence accordée aux People of Color (PoC) dans les recrutements universitaires :
-
Par souci d’égalité des chances : le manque de réseaux
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La perspective différente : selon Strassberg, problématique, car elle relève d’une nouvelle forme de colonialisme masqué. Comme dans l’« Orientalisme » décrit par Edward Said, l’Occident projette fantasmes et idéalisations sur «l’Afrique», en parlant rarement des pays individuellement. On valorise un savoir « autre » supposé, mais souvent déjà formaté par les standards occidentaux.
Ainsi, un universitaire africain parvenu au niveau international doit avoir intégré les codes et idéologies du système académique occidental ; sa supposée « perspective africaine » est donc une illusion. Strassberg y voit une forme sophistiquée de Blackfacing intellectuel.
Dans les écoles d’art, la logique est poussée encore plus loin : sous couvert d’inclusion et de « lutte contre l’appropriation culturelle », elles imposent des normes pseudo-scientifiques et disciplinaires, réduisant la créativité. Selon lui, l’anticolonialisme institutionnel sert de camouflage à un processus de standardisation et de contrôle, analogue à un «colonialisme intérieur» qui force l’adaptation en prétendant libérer.
Plus largement, ce mécanisme rappelle le greenwashing ou certains discours d’entreprises sur l’égalité et la durabilité : plus les institutions affichent des valeurs progressistes, plus elles peuvent exercer en interne un pouvoir autoritaire.
En conclusion, Strassberg dénonce un paradoxe : derrière la rhétorique radicale de l’anticolonialisme se cache souvent un projet de domination et d’uniformisation, très proche des logiques qu’on prétend combattre.
Que faire des travaux étudiants dopés à l’IA?
A l’Université de Genève, «Les bibliothécaires alertent sur les risques liés au mauvais usage des outils d’intelligence artificielle, alors qu’une étude sur les travaux d’étudiant-es en Faculté de médecine dévoile une «épidémie» de fausses références bibliographiques. […] Plusieurs formations sont proposées par la Bibliothèque de l’UNIGE.»
Pour la vice-rectrice responsable de l’enseignement, Martine Collart, c’est entre autres sur la capacité à effectuer un contrôle qualité que reposera, à l’avenir, la valeur ajoutée de la formation universitaire.
L’Unil dans les médias
Des historien·nes critiquent une «diffamation personnelle»
Après la décision du Tribunal fédéral autorisant la Ville de Zurich à recouvrir deux enseignes contenant le mot «Mohr» (jugé raciste), la controverse refait surface. La NZZ critique sévèrement l’étude de l’ETH Zürich qui avait servi de base à la décision et s’appuie pour cela sur un rapport inédit de l’historien indépendant Martin Illi, mandaté par le Patrimoine zurichois. Ce dernier reproche aux auteurs du rapport, Bernhard C. Schär de l’UNIL et Ashkira Darman, d’avoir parfois interprété les sources de manière unilatérale, même s’il ne nie pas le caractère discriminatoire des inscriptions.
Cependant, la NZZ transforme cette critique méthodologique en attaque personnelle : son rédacteur culturel Rico Bandle accuse Bernhard Schär d’idéologie, allant jusqu’à suggérer un lien indirect avec des mouvements pro-palestiniens accusés d’antisémitisme. La Weltwoche reprend et durcit ces attaques, mettant en cause la légitimité académique de Schär et laissant planer la question d’un retrait de son titre de professeur. Dans les commentaires, la polémique dérive en discours haineux.
Face à cela, près de 300 chercheurs et de nombreux professeur·es d’histoire de l’Université et de l’ETH Zurich prennent publiquement la défense de Schär. Dans une lettre ouverte à la NZZ, ils et elles dénoncent une tentative de délégitimation personnelle au lieu d’un débat scientifique transparent, soulignant que le recours à un rapport non publié comme base d’attaques médiatiques est contraire à l’éthique journalistique. Il y a également un appel de chercheur·es de l’UNIL.
Selon la professeure Monika Dommann, cette affaire dépasse le cas individuel : elle remet en cause le fonctionnement même de la recherche et vise à discréditer des approches critiques comme la théorie postcoloniale. La science, rappelle-t-elle, n’aboutit pas à des vérités figées, mais à des débats ouverts – ce que des attaques ad personam fragilisent.
Par ailleurs, certaines accusations à propos de M. Schär sont complètement fausses, par exemple le fait qu’il écrit 100 fois M*** dans son expertise, au lieu de «Mohr».
Selon la WOZ, Bernard Schär souhaite déposer plainte contre la NZZ auprès du Conseil de la presse. Rico Bandle ne lui aurait pas fait part des accusations avant de publier l’article.
Revue de presse Unil 26 septembre 2025
25Sep2025
L’Unil dans les médias
Budget 2026 du Conseil d’Etat vaudois: baisse de 20 millions dans les subventions pour l’UNIL
Le Conseil d’État vaudois a présenté hier son projet de budget 2026, avec 305 millions de coupes et 331 millions de déficit. Les départements de la santé et de la formation sont les plus impactés. La limite constitutionnelle du «petit équilibre» est respectée grâce aux coupes mais aussi grâce à l’utilisation de 493 millions de revenus extraordinaires issus de la fortune. Le Conseil d’Etat projette un retour à l’équilibre budgétaire à l’horizon 2030.
Pour contenir l’augmentation des charges, le Conseil d’État veut couper 165 millions dans les subventions qu’il accorde, dont 20 millions à l’UNIL. (24 heures) Les coupes totales pour le domaine des hautes écoles sont prévues à hauteur de 22 millions. (RTS)
17% d’économies seront réalisées sur le personnel de l’Etat pour un total de 51 millions. «Le gouvernement ne souhaite pas indexer les salaires en 2026», et «une contribution de crise – correspondant à 0,7% du salaire brut – sera prélevée sur chaque rémunération versée par l’Etat (sauf pour le personnel en formation, les auxiliaires non mensualisés et les fonctionnaires situés aux échelons 1 à 5 de leur classe). Mais le versement des annuités, en fonction de la progression usuelle, est pour sa part maintenu. Concrètement, cela aura pour effet que les salaires des employés jusqu’à l’échelon 21 de leur classe resteront stables, voire en légère progression. En revanche, les salaires des fonctionnaires aux échelons supérieurs de leur classe baisseront légèrement (137 francs par mois au maximum).» (Le Temps)
Le CHUV sera contraint d’économiser 24 millions de francs, mais n’aura pas de licenciements, a assuré Rebecca Ruiz. Il faut s’attendre à des projets reportés voire abandonnés, et des investissements différés. (La Cote)
Selon les secteurs, ces coupes seront partiellement compensées ces prochaines années par une augmentation des investissements de l’Etat, a expliqué Christelle Luisier. Frédéric Borloz l’a confirmée à propos des coupes dans l’enseignement et la formation professionnelle. (Le Courrier)
Les Vert·e, le Parti socialiste, Ensemble à Gauche et le POP (EP) ont annoncé rejeter le budget. Le PLR se dit satisfait. Les syndicats appellent à une mobilisation contre ces mesures d’économies le jeudi 2 octobre.