Un Professeur d’architecture de l’EPFZ est accusé de harcèlement sexuel. Cette année, l’école polytechnique était souvent dans la presse pour d’autres cas d’harcèlement sexuel ou moral. La Conseillère nationale Martina Munz (PS, ZH) estime que la haute école devrait améliorer le climat de travail, qui risquerait de nuire à sa réputation. «J’attends à présent de l’EPFZ une plus haute sensibilité.»
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2Juil2018
Politique des hautes écoles
Antonio Loprieno plaide pour un plus grand nombre d’élèves aux gymnases
Selon Antonio Loprieno, Président des académies suisses des sciences, le taux d’étudiant·e·s au gymnase devrait être idéalement situé à 30% au lieu des 20% actuel. Par ailleurs, les différences cantonales seraient problématiques: là où il existe des notes préliminaires ou des examens d’entrée, les gymnasiens seraient moins nombreux, laissant chaque année des centaines de postes d’enseignement non pourvus. La situation s’améliorerait ces prochaines années avec une augmentation d’étudiant·e·s jusqu’en 2025. Le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann juge qu’il serait juste d’avoir deux tiers d’élèves d’écoles obligatoires qui choisissent un apprentissage, mais «que cela soit encore le cas dans 20 ans, je laisse la question ouverte».
Il manquerait 300 enseignant·e·s en informatique au gymnase
A partir de 2022, tous les gymnases suisses devront introduire des cours d’informatique obligatoires. Ainsi, pour les quatre années à venir, ce sont 300 postes d’enseignant·e·s qui doivent être créés en Suisse. Les étudiant·e·s en informatique des universités et des EPF seront particulièrement demandé·e·s. Mais il revient aux hautes écoles de faire en sorte que des profils atypiques puissent acquérir les qualifications manquantes.
Un campus de cyberdéfense en Romandie serait-il nécessaire ?
Christophe Gerber, responsable de la cybersécurité au sein de l’entreprise ELCA, estime que la Suisse romande pourrait former un cluster de cybersécurité notamment grâce à la présence d’entreprises comme Kudelski, WISeKey et ELCA, spécialisées en informatique, et plusieurs hautes écoles (EPFL, UNIL, Université de Genève et Haute Ecole en Ingénierie et Gestion du Canton de Vaud) dans un rayon de 100 kilomètres. Il préconise que cet écosystème s’inspire des Etats-Unis et de Bersheva [pôle cybertech créé par le gouvernement d’Israël et associant l’Université Ben Gurion à plusieurs groupes mondiaux de référence]. «Aujourd’hui, la partie privée est là. Mais un soutien de l’Etat est nécessaire. Ce cluster devrait faire partie des efforts de la Confédération pour la création d’un campus de cyberdéfense.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 juillet 2018
29Juin2018
Politique des hautes écoles
Diplôme helvétique en poche, un étranger sur deux reste en Suisse
Surveillance 2.0 durant les examens
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juin 2018
28Juin2018
Politique des hautes écoles
Action contre le racisme à l’Ecole polytechnique de Zurich
Après plusieurs incidents à caractère raciste sur le campus de l’ETH contre des personnes d’origine asiatique, la rectrice de l’école polytechnique Sarah Springman a invité les habitants d’un foyer d’étudiant·e·s à une «soirée d’échanges» au sujet «décence et divers incidents au foyer d’étudiants». Elle y a menacé avec des sanctions toute personne qui n’observe pas la «culture de respect» de l’ETH. L’aima mater avait récemment publié un code de conduite. Suite à cette soirée, aucun autre incident de caractère raciste n’a été signalé.
Des étudiants dénoncent la qualité de la HEP-BEJUNE dans une lettre
Une lettre ouverte de trois pages a été envoyée anonymement à la Direction pour la formation secondaire I et II de la HEP-BEJUNE selon laquelle 48% de ses étudiant·e·s soutiennent que l’enseignement est de «piètre qualité». Le manque de lien entre la formation et la réalité du terrain y est soulignée ainsi que les exigences «beaucoup trop élevées». Les étudiant·e·s se soucient pour l’image négative de la HEP et estiment que le dialogue avec l’institution est impossible. Déçu, Jean-Steve Meia, responsable de la filière de formation secondaire de la HEP-BEJUNE, se défend : «Cette année, la qualité de la formation a été jugée à 2,9 sur 4, une note qui contredit cette lettre.» Il se dit ouvert au dialogue et s’étonne toutefois que les étudiant·e·s n’aient pas conscience du cadre rigide dans lequel l’institut évolue.
Le centre pour muscles artificiels de l’EPFL a été inauguré à Neuchâtel
Six mois après la donation de 12 millions de francs suisses de la Fondation Werner Siemens, le Centre pour muscles artificiels a été inauguré mercredi à Neuchâtel. Cette collaboration entre l’EPFL et les hôpitaux universitaires de Berne et Zurich vise à développer un système d’assistance moins invasif pour les cœurs en défaillance. Le Président de l’EPFL Martin Vetterli, estime que «c’est un projet d’avenir, au croisement de l’ingénierie et de la médecine. Je suis particulièrement heureux des collaborations universitaires qu’il initie». Dans une deuxième phase, prévue sur dix ans à partir de 2022, le Centre développera d’autres volets dans différents domaines, notamment un sphincter urinaire et un projet de reconstruction de la musculature faciale.
La Wochenzeitung souligne l’importance d’Agroscope pour la recherche agronomique
Un article du journal «Wochenzeitung» fait le point sur la succession de réorganisations qu’a connu Agroscope, qui seraient néfastes pour les projets planifiés sur de longues durées. Ainsi, la culture sélective d’une nouvelle herbe savoureuse destinée aux vaches nécessiterait jusqu’à 20 ans.
La recherche profiterait de l’excédent budgétaire de la Confédération de 2019
Le Conseil fédéral a adopté mercredi (27.06.2018) le devis pour l’année 2019 et le plan des tâches et des finances (PITF) pour les années 2020 et 2022. La Confédération compte un excédent de 1,3 milliards de francs suisses pour l’année 2019 en raison du refus de la réforme des entreprises III (RIE III) et de la prévoyance vieillesse, ainsi que d’une augmentation de rentrée d’argent de l’impôt anticipé. Les dépenses attendues pour 2019 dans l’enseignement et la recherche progresseront de 2.6%, donc à 8 milliards de francs, due à l’augmentation des frais de participation au programme de recherche Horizon 2020. Cependant, le Conseil fédéral estime que cette période de « détente » sera courte, due à la suppression de la discrimination fiscale des couples mariés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juin 2018
27Juin2018
Politique des hautes écoles
Les cours d’informatique seront obligatoires au gymnase
L’enseignement de l’informatique sera obligatoire dans les gymnases suisses au plus tard à partir de la rentrée scolaire 2022. Il figurera dans le domaine d’études «mathématiques, informatique et sciences expérimentales (biologie, chimie et physique)» qui verra sa plage horaire augmenter. Le Conseil fédéral a révisé mercredi (27.06.2018) l’ordonnance en la matière, qui entrera en vigueur le 1er août 2018.
En France, de nouvelles licences académiques personnalisant le parcours des étudiant·e·s sont en projet
Pour lutter contre les échecs, le comité de suivi licence, master, doctorat a créé un projet d’arrêté afin de personnaliser le parcours des étudiant·e·s et les dispositifs d’accompagnement pédagogique. Pour ce faire, chaque étudiant·e devrait désormais conclure un «contrat pédagogique» avec son établissement, afin de préciser «son parcours de formation et les mesures d’accompagnement destinées à favoriser sa réussite». L’idée est de faire émerger des parcours «différenciés» et adaptés au rythme de chacun. Le projet met fin au principe national de compensation des notes. Désormais, chaque université française fixera son propre régime en la matière. L’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), seconde organisation étudiante de France, demande le retrait du texte.
Le foyer universitaire de Neuchâtel dénonce des cas d’abus sexuels
Depuis plus d’une année, les autorités du canton de Neuchâtel tentent de maîtriser les conséquences de cas d’agressions sexuelles présumées sur deux pensionnaires du foyer universitaire. Des plaintes ont été déposées contre l’agresseur présumé, un collaborateur de la société qui gère le parc immobilier Alfen, suspendu sur-le-champ et ne travaillant plus pour l’entreprise, selon son Président Ismaël Gensollen. De plus, la gérance a rédigé un texte pour mettre les étudiant·e·s en garde contre le harcèlement. La chancellerie de Neuchâtel déclare suivre de près cette affaire pénale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 juin 2018
26Juin2018
Politique des hautes écoles
Sur l’éducation soufflerait un esprit d’«académicité»
Milosz Matuschek, juriste et publiciste, estime qu’un esprit d’«académicité» soufflerait sur le système d’éducation actuel. Il s’agirait d’«impuissance apprise» à travers l’accumulation de crédits ECTS et de «compétences». La remise du diplôme entraînerait «la mort de la curiosité». Ce qui importerait aujourd’hui, ce serait plus la capacité de subordination, de renonciation à la récompense et l’endurance que la pensée autonome. Le juriste déclare également que l’université serait le lieu où «les conditions d’emploi toujours plus précaires se jouent des diplômé·e·s». Il estime que le gain du savoir réside dans la capacité à jongler sur les idées et les concepts de manière élégante. Dans un monde hautement spécialisé naît une nouvelle forme d’incompétence: l’incapacité de vue générale et de lien. La solution serait de toujours se battre contre le canon [l’idéal] de la génération précédente.
Michael O. Hengartner cultive la coopération et la diversité entre les hautes écoles suisses
Michael O. Hengartner, Président de la Conférence des recteur·trice·s Swissuniversities, estime dans le journal «La Vie économique» que la création de cet organisme qui regroupe les universités, les HES et les HEP «renforce la coordination nécessaire pour relever les grands défis et pour défendre la qualité et la compétitivité des hautes écoles suisses.» Par ailleurs, il annonce que Swissuniversities se penche sur la planification stratégique commune dans la perspective du prochain message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) au cours de la période 2021 à 2024. Les filières du degré tertiaire ont également été impliquées à un stade précoce de l’élaboration de la stratégie nationale « Open Access ». Elles doivent définir, d’ici à 2024, les conditions auxquelles les publications financées par les pouvoirs publics pourront être consultées par tous.
Astrid Epiney évoque un «risque d’érosion du droit»
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, a rédigé un article dans le journal «La Liberté» sur la non-application du droit et des obligations juridiques, notamment au niveau international. Selon elle, ne pas protester contre l’irrespect du droit correspondrait à une réaction qui «ne bafouerait pas seulement les victimes d’un non-respect de certaines règles fondamentales, mais mettrait aussi en péril les normes elles-mêmes: car, si la violation du droit n’est plus reconnue comme telle et son respect exigé, les règles en question risquent de perdre petit à petit leur prétention à être appliquées. Dans ce sens, la reconnaissance d’une violation du droit est essentielle pour que celui-ci garde toute sa valeur.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 juin 2018
25Juin2018
Politique des hautes écoles
Le parti socialiste saint-gallois prévient d’une détérioration de réputation de l’université du canton
Suite à l’affaire de Johannes Rüegg-Stürm, Professeur et Directeur de l’Institut de gestion systémique et de gouvernance publique à l’Université de Saint-Gall et ancien Président dans l’administration de la banque Raiffeisen, le parti socialiste du canton constate une perte de réputation de l’Université dans une initiative. De plus, les socialistes du Grand Conseil souhaiteraient savoir si le gouvernement ou des départements individuels ont confié une expertise à l’Institut de l’Université depuis 2010. Si c’est le cas, les thèmes et les coûts devraient être listés. D’autres questions tournent autour de l’importance des activités accessoires des professeur·e·s et des directeur·trice·s des instituts de la Haute Ecole.
La Suisse serait en manque de diplômé·e·s supérieur·e·s
Thomas Meyer, Co-directeur du projet Transitions de l’école à l’emploi (TREE) à l’Université de Berne, estime qu’en Suisse, «il existe un déficit très clair de qualifications supérieures de type université, HES et haute école pédagogique. On en «produit» trop peu. […]» Il ajoute: «On voit clairement que la santé et les soins sont des branches en plein boom. La demande sur le marché du travail excède largement l’offre. Idem pour les domaines nommés MINT (mathématique, informatique, sciences de la nature et techniques).» Par ailleurs, selon lui, le succès professionnel nécessite d’aller vers des études toujours plus longues et plus poussées. Par ailleurs, une analyse détaillée de la cohorte des nouveaux étudiant·e·s de l’Université de Berne en 2014 montrerait que les maturités délivrées par les gymnases n’offrent qu’une garantie de succès limitée. Ce diplôme ne garantirait donc pas à lui seul la réussite des études.
Les diplômes d’écoles supérieures sont de plus en plus importants pour l’emploi
Depuis la fin des années 1990, la part de la population active titulaire d’un diplôme d’études supérieures (universités, HEP, HES et formation professionnelle supérieure) a doublé, passant de 20% à 40%. Les scénarios de l’Office fédéral de la statistique (OFS) prévoient que la moitié de la population adulte en sera bénéficiaire dans les prochaines décennies. Parallèlement à cela, la palette des formations supérieures s’est élargie avec la création des HES il y a une vingtaine d’années. De plus, selon Daniel Cordonier, Directeur de l’Office de l’orientation scolaire et professionnelle du Valais romand, la majorité des étudiant·e·s des universités continueraient jusqu’au Master, alors que le système de Bologne prévoyait de pouvoir arrêter les études au Bachelor. Selon Alain Weiss, Directeur de l’Office de l’orientation scolaire et professionnelle du Valais romand, «en sciences exactes ou humaines, le taux de chômage des titulaires d’un master reste faible.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juin 2018
22Juin2018
Politique des hautes écoles
Affaire Rüegg-Stürm et irrégularité dans les frais d’un institut à l’Université de Saint-Gall
Depuis mardi (19.06.2018), deux affaires secouent l’Université de Saint-Gall. Premièrement, Johannes Rüegg-Stürm, Professeur en gouvernance publique et Directeur de l’Institut de gestion systemique et de gouvernance publique, aurait selon l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA commis de «graves erreurs» en tant que Président du Conseil d’administration de la banque Raiffeisen. Déjà critiqué en hiver 2017-2018 et ayant démissionné en mars 2018 de son poste à la banque, le Professeur aurait volontairement décidé de prendre un congé sabbatique dans ces activités universitaires en raison de son mandat à la Raiffeisen. L’Université salue «l’expérience pratique et entreprenieurial» du Professeur et déclare qu’il a «toujours était respectueux envers ses obligations».
Deuxièment, des procédures disciplinaires ont été ouvertes contre trois collaborateur·trice·s de l’Université de Saint-Gall. Une enquête administrative a permis de mettre au jour des irrégularités dans les frais d’un institut. Stefan Kölliker, Président du Conseil universitaire, a mandaté un avocat indépendant pour mener une enquête disciplinaire. Il déclare également que les deux affaires «n’avaient absolument aucun lien».
L’Université de Fribourg rapporte à son canton
Selon une étude menée à l’Université de Saint-Gall, l’Alma mater fribourgeoise a injecté 85 millions de francs suisses de pouvoir d’achat dans le canton en 2015. Les dépenses des étudiant·e·s ont généré à elles seules un effet de 47 millions de francs suisses. Mandaté par le Rectorat de l’Université de Fribourg, le groupe de recherche saint-gallois conduit par Kristina Zumbusch a calculé que l’Alma mater, ses étudiant·e·s ainsi que les participant·e·s à ses manifestations de formation continue avaient engendré environ CHF 280.- de pouvoir d’achat supplémentaire par habitant·e du canton de Fribourg durant l’année 2015. Par ailleurs, 227 millions de francs suisses, qui se décomposent en 164 millions de dépenses directes et 63 millions d’effets induits constitueraient la contribution de l’Université de Fribourg à la valeur ajoutée cantonale, selon les analystes saint-gallois·es.
L’Unil dans les médias
Fabian Ohl traite des hiérarchies entre les sciences
Fabien Ohl, Co-directeur de l’Institut des sciences du sport de l’UNIL, estime dans la matinale de RTS (4:12-5:25) qu’il existe des hiérarchies entre les sciences. Selon lui (4:50), «il y a des hiérarchies entre sciences de la vie, dites sciences dures, et sciences humaines et sociales. Moi, je dirais que les sciences humaines et sociales sont les sciences dures, car elles sont plus complexes, parce que les sociétés changent. Donc c’est un niveau de complexité plus important probablement et donc les vérités ou ce qu’on pourrait penser être les vérités évoluent plus au cours de l’histoire. Et puis ensuite, il y a des hiérarchies au sein des disciplines, c’est-à-dire il vaut mieux faire de la sociologie du politique que de la sociologie du sport. Y a des hiérarchies même si aujourd’hui, c’est moins net moins évident.»
Revue de presse UNIL 22 juin 2018
21Juin2018
Politique des hautes écoles
La Suisse devrait investir 24 milliards de francs suisses pour rester à la pointe
Une étude de l’entreprise de conseil EY, nommée «Investing in Europe’s future» montre que la Suisse devrait investir «24 milliards de francs suisses jusqu’en 2025» pour défendre sa «position de pointe», selon Marcel Stadler, Président-Directeur général d’EY. Dans quatre (infrastructures de base, recherche et innovation, éducation et santé) des cinq catégories de croissance centrales, la Suisse se situe à la première place en Europe. Le pays a ainsi investi de manière constante ces dernières années avant tout dans l’infrastructure et devrait se concentrer sur l’amélioration du réseautage et la promotion de la numérisation, selon l’étude.
Johann Schneider-Ammann interviewé sur la formation professionnelle, les diplômes et la formation tertiaire
Johann Schneider-Ammann, Conseiller fédéral et Chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) estime dans un entretien pour le journal «La Vie économique» que la vie professionnelle exige d’apprendre tout au long de sa vie. Selon lui, «la Suisse manque encore de personnel hautement qualifié. […] Nous voulons plus de justice à l’échelon tertiaire, car la formation professionnelle supérieure obtient peu de fonds publics par rapport aux hautes écoles.» Il estime également que les prestations des hautes écoles suisses sont bonnes, car le pays ne connaît pas le phénomène des «universités de masse». Concernant l’augmentation de la bureaucratie dans l’enseignement et la recherche, il déclare: «il faut éviter les contraintes administratives inutiles. L’essentiel est de trouver le bon équilibre entre la liberté de la recherche et l’utilisation judicieuse des deniers publics.» Par ailleurs, il juge nécessaire de prolonger les voies de formation uniquement lorsque «cela répond à une exigence explicite pour le monde du travail».
L’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle souhaite devenir une HEP
Le Conseil fédéral a chargé hier le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) d’élaborer d’ici la fin de l’année 2018 une nouvelle base légale pour l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP). Spécialiste de la formation des enseignant·e·s des cursus professionnels, l’établissement souhaite se faire accréditer comme HEP pour asseoir sa position dans le paysage suisse des hautes écoles. Dans ce but, l’IFFP a également renforcé sa collaboration avec les HEP de Lucerne et de Saint-Gall. Le nouveau positionnement de l’IFFP a été approuvé par la Conférence suisse des hautes écoles. La demande d’accréditation sera déposée d’ici à la fin de l’année 2020.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juin 2018
Le CHUV se dote d’une nouvelle chaire en soins infirmiers
Le CHUV crée une chaire de soins palliatifs infirmiers, dirigée dès le 1er août 2018 par le Professeur Philip Larkin, une première en dehors de pays anglo-saxons. Cette chaire est financée par la Fondation Kristian Gerhard Jebsen (2,5 millions de francs suisses sur une période de dix ans).
20Juin2018
Politique des hautes écoles
Patrick Aebischer interviewé sur les pôles de recherche en Suisse romande
Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, a accordé un entretien au journal «La Liberté», dans lequel il traite notamment des parcs technologiques suisses, du rôle des entreprises multinationales dans la recherche et des financements dans l’innovation. Selon lui, la majorité des start-up investirait notamment dans la santé, domaine dans lequel il estime que la Suisse est «bien positionnée». Il ajoute que «l’ADN helvétique, c’est la fabrication de choses petites, complexes et fiables», technologies que l’on retrouve dans la santé ou la finance. Par ailleurs, il perçoit la Suisse comme un «hub» composé de «petits noyaux avec leur spécialisation» et s’oppose à un développement de l’ensemble des pôles d’innovation à une direction unique.
Le Smart living building de l’EPFL approuvé par le Grand Conseil fribourgeois
Le Grand Conseil du canton de Fribourg a accepté de financer le centre de recherche Smart living building de l’EPFL à Bluefactory, dédié à l’habitat du futur, à hauteur de 25 millions de francs suisses. Seule l’UDC n’avait pas soutenu le projet, proposant de diminuer les financements à 20 millions de francs suisses. Un concours d’architecture doit être lancé avant l’été 2018. Il est prévu que le bâtiment soit mis en service au début de 2023. L’édifice pourra accueillir 130 chercheur·euse·s de l’EPFL, de la Haute Ecole d’ingénierie et d’architecture de Fribourg et de l’Université de Fribourg.
L’Université de Berne souhaite ouvrir une chaire en recherche de provenance et histoire des œuvres
L’Université de Berne souhaite être la première université suisse à mettre en place une chaire en recherche de provenance et en histoire des œuvres suite à l’affaire des œuvres d’art volées des musées suisses (notamment durant la période du national-socialisme) et à la difficulté qu’ont ces derniers à rechercher la provenance des œuvres. Le financement n’est pour le moment pas encore assuré. En août 2016, l’Office fédéral de la culture (OFC) avait pour la première fois évoqué des contributions pour des recherches en provenance. Ainsi, entre 2016 et 2017, 12 projets, actuellement examinés par l’OFC, ont été cofinancés dans 10 musées.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 juin 2018
19Juin2018
Politique des hautes écoles
60 000 étudiant·e·s ont suivi un cours à distance en finance à l’Université de Genève
Une série de cours en ligne lancés en 2016 par l’Université de Genève constitue l’un des six enseignements les plus suivis au monde. L’objectif était d’améliorer la compréhension des marchés financiers. Au total, 60 000 étudiant·e·s auraient suivi un cours, selon Michel Girardin, enseignant collaborant à ces modules.
Le Conseil régional du district de Nyon s’oppose à la restructuration du site d’Agroscope de Changins
Les délégué·e·s au Conseil régional du district de Nyon ont voté jeudi (18.06.2018) à l’unanimité une résolution invitant les autorités locales et régionales à entreprendre toutes les démarches nécessaires pour assurer le maintien du site de Changins appartenant à Agroscope, Institut de recherche en agronomie.
Astrid Epiney fait son bilan de l’année 2017
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg (UNIFR), est «contente» de son bilan de l’année 2017 marqué par plusieurs temps forts scientifiques et de nouveaux statuts modifiés, dans une situation financière où l’UNIFR était confrontée à une «étroite marge de manoeuvre». La Rectrice évoque notamment deux projets qui ont avancé à savoir le nouveau Master en médecine et le Centre Islam et Société. Au niveau de la recherche, l’évènement-clé correspond à la victoire du Smart Living Lab du Solar Decathlon, compétition internationale d’architecture et d’ingénierie ouverte à des équipes universitaires pluridisciplinaires. Selon Astrid Epiney, «la solution d’avenir est la complémentarité, qui concerne la synergie entre différentes hautes écoles.» Elle ajoute que le nombre d’échanges d’étudiant·e·s a légèrement diminué tout en soulignant l’importance des séjours à l’étranger. Par ailleurs, un des défis pour l’UNIFR reste la numérisation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 juin
18Juin2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juin 2018
15Juin2018
Politique des hautes écoles
15 minutes de plus aux examens seraient bénéfiques aux étudiantes
Une étude réalisée par les professeur·e·s de mathématiques de l’Université d’Oxford montre que les femmes supporteraient moins bien d’être pressées par le temps, en particulier lors d’examens de mathématiques et d’informatique. L’Université a donc décidé de prolonger la durée des examens de 15 minutes, pour tous les étudiant·e·s de premier cycle en mathématiques et en informatique, en soulignant que les épreuves ne sont pas censées être «un contre-la-montre». Selon Hélène Füger, déléguée au Bureau de l’égalité des chances de l’EPFL, «l’excellence ne doit pas se mesurer par les minutes. Si les statistiques montrent que les femmes sont aujourd’hui plus affectées par la pression du temps, une telle initiative peut être positive.» En outre, Assyr Abdulle, Directeur de l’institut des mathématiques à l’EPFL, ne comprend pas cette mesure.
L’Université de Zurich réorganise ses instances de participation
L’Université de Zurich a envoyé au Grand Conseil du canton un document de réorganisation de l’institution. Concrètement, il s’agit d’une nouvelle réglementation sur la participation, sur les catégories du personnel universitaire (nouvelles dispositions pour les privat-docent·e·s et les professeur·e·s titulaire·s) et sur l’ajustement des compétences et des responsabilités des organes universitaires. Jusqu’ici, il y avait trois classes de représentant·e·s avec un droit de participation: les privat-docent·e·s, le corps intermédiaire et les étudiant·e·s. A présent, le personnel administratif et technique va former une quatrième instance. La classe des privat-docent sera dissoute. La différence se fera entre étudiant·e·s, relève scientifique (l’ancien corps intermédiaire) et les chercheur·euse·s et enseignant·e·s avancé·e·s (dont les privat-docent·e·s, seulement s’ils ont une obligation d’enseigner à l’université). En outre, l’habilitation et l’obligation d’enseigner seront séparées dans les programmes d’études.
Des surdiplômé·e·s s’épanouissent à l’Extension School de l’EPFL destinée aux non-diplômé·e·s
Le journal «24 heures» s’est intéressé au type d’étudiant·e·s qui fréquentait l’Extension School de l’EPFL, ouverte aux non-diplômé·e·s. Trois étudiant·e·s ont été interviewé·e·s et possèderaient tous·tes de solides diplômes d’études universitaires. Selon le Directeur de l’Extension School Marcel Salathé, le premier cours, consacré au Machine Learning, concernerait un sujet «très pointu». Ces personnes seraient donc représentatives du cours, mais pas de l’Extension School. Pour le cours suivant, nommé «50 choses à savoir sur internet», il s’attend à avoir des profils très différents.
L’estimation de la qualité de la recherche dans les universités devrait observer plus de critères qualitatifs
Jürg Steiner, Professeur en science politique à l’Université de Caroline du Nord et de Berne confirme les propos de Daniel Hürlimann, Professeur assistant en droit de l’économie à l’Université de Saint-Gall und Matthias Egger, Président du Conseil de recherche du Fonds national suisse (FNS), du 30 mai 2018 sur la distinction entre la qualité de la recherche dans les universités et le facteur d’impact. Selon Jürg Steiner, aux Etats-Unis, les universités feraient beaucoup d’efforts pour estimer les performances de recherche des professeur·e·s également de manière qualitative. L’estimation qualitative de la performance dans la recherche observe les décisions dites de «mandat» (««Tenure»-Entscheide»), sur la base desquelles les professeur·e·s assistant·e·s obtiennent un emploi fixe. Concrètement, les candidats doivent l’annoncer oralement ce qui présuppose que leurs publications seraient lues. En outre, Jürg Steiner estime que plus de concurrence dans la recherche est une bonne chose, mais il ne faut pas baser la créativité sur le facteur d’impact.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juin 2018
14Juin2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juin 2018
13Juin2018
Politique des hautes écoles
L’apprentissage serait préféré à la maturité
La Société pour la recherche sociale a été mandatée par le Secrétariat d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI) pour relever des données sur la décision de formation des jeunes après l’école obligatoire. Ainsi, 59% d’entre eux sauraient déjà ce qu’ils/elles veulent faire. 53% des sondé·e·s opteraient pour un apprentissage, 31% pour une maturité et 16% pour une passerelle ou une solution intermédiaire. 3075 jeunes ont participé au sondage.
Le Grand Conseil saint-gallois accepte de financer la nouvelle éducation en technologie de l’information et de la communication
Le Grand Conseil du canton de Saint-Gall a accepté à l’unanimité l’«offensive pour l’éducation en technologie de l’information et de la communication». Ce projet s’applique à tous les échelons scolaires de la primaire au niveau tertiaire. Pour l’Université de Saint-Gall, une School of Information and Computing Science proposant un Bachelor et un Master doit être mise en place. De plus, des stages économiques pour les métiers dans les mathématiques, l’informatique, les sciences naturelles et la technique (MINT) et une plateforme de réseau pour les places d’apprentissage doivent être établis. Le coût de ce projet s’élève à 75 millions de francs suisses pour les huit prochaines années.
Expérimentations sur le cannabis: une initiative populaire pourrait être lancée si le Conseil national refuse à nouveau une motion
(36:00-43:00) RTS Forum traite de l’échec de la motion parlementaire de lundi (11.06.2018) pour l’autorisation des expérimentations sur le cannabis. (37:55) En outre, l’association zurichoise Legalize it! travaille sur une initiative pour aller en ce sens. Cette société pourrait être rejointe par les villes et les milieux de la prévention en cas de nouveau refus d’une motion qui sera présentée demain (14.06.2018) au Conseil national.
Agroscope: un centre de recherche consacré au sol améliorerait les perspectives du site de Tänikon
La Conseillère nationale Edith Graf-Litscher (PS, TG) propose d’agrandir le site de recherche d’Agroscope de Tänikon à Aadorf (TG). En effet, en 2015, le Parlement fédéral avait décidé la création d’un centre de compétence national dans le domaine du sol contre l’avis du Conseil fédéral. Cette idée n’a jusqu’à présent pas vu le jour. La Conseillère nationale est intervenue hier (12.06.2018) auprès de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Selon Gudrun Schwilch, Cheffe de section au Département de l’environnement, de la circulation, de l’énergie et de la communication (DETEC), «la mise en service serait possible au plus tôt dès 2019.» Elle ajoute que le centre aurait six à dix postes et coûterait 2 à 3 millions de francs suisses.
Le Master serait important pour les universitaires, mais pas pour les HES
Stefan Gerig, Directeur en orientation scolaire et professionnelle au centre d’information professionnel (BIZ) de Oerlikon (ZH), estime qu’«il peut être tout à fait recommandé d’acquérir une expérience pratique après la première phase d’étude [Bachelor].» Un stage d’un semestre peut en effet aider dans le choix de l’orientation professionnelle et ce laps de temps permet de retrouver la volonté et le goût pour la suite des études, selon Stefan Gerig. Il conseille par ailleurs les bachelier·ère·s universitaires de poursuivre leurs études en Master. En outre, il estime que les Masters dans les HES sont de plus en plus théoriques et qu’avec un Bachelor, il est possible d’entrer dans la vie professionnelle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 juin 2018
12Juin2018
Politique des hautes écoles
Les projets en sciences citoyennes se multiplient
Des scientifiques du monde entier ont partagé leur expérience dans le domaine des sciences citoyennes (projets intégrant le public et la recherche) lors de la Conférence internationale de l’European Citizen Science Association (ECSA), organisée la semaine dernière (3 au 5 juin 2018) à Genève. Les sciences participatives, dont les projets se multiplient, combleraient un vide, en s’appuyant sur les savoirs de la population. Selon Bruno Strasser, Directeur du laboratoire Bioscope de l’Université de Genève et historien des sciences, «les chercheurs profitent de la dispersion des humains sur de grandes surfaces, de leur temps libre et de leur volonté de participer pour récolter des données. Il s’agit d’un partenariat».
Des professeur·e·s demandent un autre enseignement de l’économie dans les universités
Un groupe de professeur·e·s et de chercheur·euse·s d’universités suisses critiquent le fait que dix ans après la crise financière de 2007 prédominent, dans les universités, de vieilles théories économiques. Ces dernières auraient d’ailleurs un «quasi monopole» dans le monde académique. Le 16 avril 2017, ces scientifiques avaient fondé l’«Association pour Renouveler la Recherche et l’Enseignement en Économie et Finance (AREF).» Cette association souhaite promouvoir les débats sur les thèmes économiques d’importance sociétale et la vision d’une économie orientée sur l’intérêt général, l’équité, la stabilité et la durabilité dans la vie économique et sociale.
Les taxes d’études dans les EPF ne devraient augmenter que pour les étranger·ère·s
Peter Keller (UDC, NW) et Mathias Reynard (PS, VS) se sont accordés sur les taxes d’études dans les EPF. Ils souhaitent n’augmenter ces dernières que pour les étudiant·e·s étranger·ère·s et si nécessaires pour les Suisses ensuite. Selon Peter Keller, «légalement, nous devrions demander aux étranger·ère·s au maximum le triple [de la taxe]. Cependant, le double serait un début et toujours un prix très décent pour une bonne formation, que la Suisse leur paye.» Des représentant·e·s de l’UDC et Mathias Reynard souhaitaient lundi (11.06.2018) rencontrer les dirigeant·e·s des EPF et leur «faire pression». Sans quoi, Peter Keller et le politicien socialiste déposeraient deux motions similaires cette semaine au Conseil national.
Le Conseil national refuse les études scientifiques sur les expérimentations du cannabis
Les études scientifiques sur le cannabis ne pourront pas être menées en Suisse. Le Conseil national a enterré lundi (11.06.2018) par 96 voix contre 93 et 2 abstentions une motion en ce sens du Conseiller aux États Roberto Zanetti (PS, SO). Des représentant·e·s de l’UDC et du PDC ont refusé la motion, car ils/elles y voyaient une libéralisation de la consommation de cannabis «par la porte de derrière». Malgré le refus de la motion, la question de la base légale pour les études sur la consommation de cannabis est également contenue dans une initiative parlementaire avec laquelle la Commission de la santé publique (OFSP) des deux Conseils est actuellement occupée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juin 2018
11Juin2018
Politique des hautes écoles
La Bibliothèque universitaire de Fribourg pourra être modernisée
Les Fribourgeois·es ont plébiscité à 81,01%, le projet d’agrandissement et de modernisation de la Bibliothèque cantonale et universitaire devisé à 79 millions de francs suisses. Selon le Conseil d’Etat, le nouvel écrin renforcera l’attractivité du canton et de ses hautes écoles.
Les médecins pourront étudier à l’avenir à l’Université de Saint-Gall
Les Saint-Gallois·es ont voté à 86% en faveur du nouveau «Joint Medical Master» de l’Université de Saint-Gall en partenariat avec l’Université de Zurich. Selon le Chef de l’éducation du canton Stefan Kölliker, grâce à sa propre formation de médecin, la Suisse orientale sera plus attractive pour la recherche, l’économie et les entreprises. Les premier·ère·s étudiant·e·s commenceront ce Master à partir de 2020. Selon la Cheffe de la santé de Saint-Gall Heidi Hanselmann, «nous ne voulons pas seulement former plus de médecins. Nous voulons les former aux disciplines, dans lesquelles le manque est le plus grand dans le canton, dans les soins de bases.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juin 2018
8Juin2018
Politique des hautes écoles
Le Conseil des Etats accepte une motion contre la centralisation d’Agroscope
Le Conseil des Etats a adopté mercredi par 28 voix contre six une motion visant à empêcher la centralisation d’Agroscope, Institut en recherche agronomique. Ce texte, déposé par Géraldine Savary (PS, VD), Députée au Conseil des Etats, demande que la recherche agricole régionale soit stipulée dans la loi et s’opposerait ainsi à une centralisation en un lieu. Selon, Meinrad Huser, Professeur de droit de planification et de construction à la Haute Ecole de sciences appliquées de Winterthour, la Confédération devrait assurer la coordination de la recherche agricole avec un plan sectoriel nommé «sites de recherche agricoles».
Le journalisme scientifique en difficulté
La concentration dans le paysage médiatique et la mort de journaux en Suisse frappent particulièrement fort le domaine du journalisme scientifique. Selon Mark Eisenegger, spécialiste des médias de l’Université de Zurich et participant à la conférence, là où le journalisme scientifique indépendant souffre, fleurissent les opérations de relations publiques. Des textes produits par les hautes écoles ou des fondations, des entreprises technologiques ou pharmaceutiques domineraient aujourd’hui l’information scientifique dans les médias suisses. Il ajoute pour solution d’apprendre aux jeunes dès l’école l’importance et la diversité journalistique pour en vérifier la qualité.
Dans les universités suisses «soufflerait un vent de gauche»
Philipp Gut, rédacteur en chef de «la Weltwoche», et Christoph Mörgeli (UDC, ZH), ancien Directeur et conservateur du musée de l’histoire de la médecine à l’Université de Zurich estiment dans la «Weltwoche» que les universités suisses (membres et axes de recherche) sont tournées à gauche (politiquement). Ils expliquent entre autre que l’Université de Zurich ne se concentre pas sur la recherche de pointe et les performances scientifiques, mais plus sur les études de genre, l’écologie ou la politologie de gauche. Ils citent également que les doctorats honoris causa de cette année 2018 ont été attribués à des personnalités membres du parti socialiste suisse (PS).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juin 2018
7Juin2018
Politique des hautes écoles
Plus de 6700 étudiant·e·s ont fait un semestre d’échange en Europe en 2017
L’agence nationale qui promeut depuis 2016 les échanges et la mobilité dans le cadre de la solution Erasmus+ Movetia vient de publier ses premières statistiques officielles. Parmi les chiffres notables, ce sont 27,7 millions de francs suisses qui ont été alloués à des programmes d’échange en 2017, que ce soit dans le domaine de l’éducation ou de la formation professionnelle. En plus des mouvements nationaux, 6772 séjours en Europe ont été recensés, un chiffre en hausse de 5% par rapport à l’année précédente (2016). L’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Suède sont les destinations favorites.
Le taux d’études supérieures à Genève n’a jamais été aussi élevé
Le canton de Genève a atteint un taux record de personnes titulaires d’un diplôme d’études supérieures. Au total, 52% des habitant·e·s âgés de 25 à 44 ans possèdent un tel papier, a indiqué lundi (04.06.2018) l’OFS. «C’est un phénomène lié à la démocratisation des études universitaires que l’on observe dans tous les pays occidentaux», explique François Abbé-Decarroux, Directeur de la HES-SO Genève, à la RTS.
Un numerus clausus sera introduit pour les sciences infirmières de l’Université de Bâle
Les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, contributeurs de l’Université de Bâle, ont décidé d’introduire un numerus clausus pour le Master en sciences infirmières en raison du nombre important de préinscription.
Classement universitaire QS: l’EPFZ se classe 7e, l’EPFL sort du top 20
L’EPFZ pointe au 7e rang du classement mondial des hautes écoles «QS [Quacquarelli Symonds] World University Ranking 2019», en progression de trois places. Elle a notamment amélioré sa performance en matière de recherche et la proportion professeurs/étudiants. L’EPFL en revanche chute de la 12e à la 22e place principalement à cause d’une forte baisse de son score dans l’indicateur «Réputation auprès des employeurs». L’Université de Zurich arrive au 78e rang (73e l’an dernier), celle de Genève au 108e (98e); Berne est 139e (167e), Lausanne 149e (146e), Bâle 160e (149e), Saint-Gall 375e (372e) et Fribourg dans le groupe 601-650e (501-550e).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juin 2018
6Juin2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 juin 2018
5Juin2018
Politique des hautes écoles
Le Conseil National vote pour une suspension de la restructuration d’Agroscope
«Le projet de réorganisation de l’institut de recherche Agroscope devrait être suspendu. Le Conseil national a donné suite lundi par 141 voix contre 34 et 2 abstentions à une motion demandant au Conseil fédéral d’attendre jusqu’à ce que la restructuration ait fait l’objet d’une évaluation.»
La cheffe d’Agroscope est en faveur d’une restructuration
La Cheffe d’Agroscope Eva Reinhard est en faveur d’une centralisation de son organisation sur un site principal à Posieux (FR) pour des raisons économiques et d’efficacité.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 juin 2018
4Juin2018
Politique des hautes écoles
Fritz Schiesser ne comprend pas des complaintes des jeunes chercheur·e·s qui travaillent des longues heures et le week-end
Le Président du Conseil des EPF Fritz Schiesser reconnaît avoir du mal à comprendre les plaintes des doctorant·e·s qui doivent travailler les soirs et les week-ends. Dans une institution de cette renommée mondiale, ceci serait inévitable. Il estime que beaucoup de professeur·e·s doivent repenser le modèle de la hiérarchie, car la nouvelle génération de chercheurs·euses a des exigences différentes et souhaite plus de participation, de transparence et d’échange.
Débat sur la féminisation des statuts de l’Université de Neuchâtel
Pascal Mark Gygax, psycholinguiste à l’Université de Fribourg, et Charles Poncet (PLS, GE), avocat et ancien député au Grand Conseil et au Conseil national ont participé à un débat sur RTS Forum sur la féminisation des statuts de l’Université de Neuchâtel. Pascal Mark Gygax estime que cette démarche dénonce un prisme masculin dans la société à travers le langage (01:09) et que comme elle vient de l’Assemblée du corps universitaire, il s’agit d’un signal de la préoccupation de la situation du masculin dans la langue française (07:12). Charles Poncet (02:11) juge la démarche «ridicule», qui refléterait du «manque d’attention que nous portons à notre langue» et qui relèverait du «onanisme cérébral» (06:10). Il ajoute que (08:45), la féminisation n’est qu’un effet de mode.
L’armée avancé le début du service militaire pour satisfaire les hautes écoles
Les apprenti·e·s et les gymnasien·ne·s de plusieurs cantons devront débuter leur école de recrue avant la fin de leurs examens cet été (2018), selon la RTS. L’armée a en effet avancé le début du service militaire pour satisfaire les universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juin 2018
1Juin2018
Politique des hautes écoles
Fuite de questions d’examens à l’Université de Zurich
Ce matin, les étudiant·e·s d’un cours d’économie d’entreprise à l’Université de Zurich ont été surpris d’avoir comme examen celui de l’année passée, disponible sur un forum en ligne (« Uniboard ») depuis deux semaines.
Martin Vetterli défend la compétitivité de l’EPFL dans le secteur informatique
«Pour l’ancien directeur d’Avenir Suisse Xavier Comtesse, l’Arc lémanique « a loupé le virage de l’informatique de demain ». Le président de l’EPFL Martin Vetterli réfute ces propos et défend la compétitivité de son école.»
Bluefactory a de la peine à répondre aux attentes
Sept ans après la fermeture de la brasserie Cardinal, le développement du quartier d’innovation situé au cœur de la ville de Fribourg «piétine».
L’Unil dans les médias
Sollicitée comme jamais, l’aide aux étudiants est à sec
Pour la première fois, la Fédération des associations d’étudiant·e·s (FAE) vit un semestre sans pouvoir prodiguer d’aide sociale. Les conditions de vie des étudiant·e·s se sont-elles brutalement détériorées ? C’est en tout cas ce que pourraient faire penser les chiffres constatés sur le campus de l’Université de Lausanne. Le service social de Dorigny et les associations d’étudiant·e·s ont dû faire face à une forte recrudescence des demandes d’aide pour l’année 2017-2018.
Revue de presse UNIL 1er juin 2018
31Mai2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich investit ses fonds tiers dans des programmes de promotion
L’Université de Zurich a obtenu l’année passée (2017) la somme record de 300,8 millions de francs suisses de la part de l’Union européenne, du fonds national suisse ainsi que d’entreprises et de privés. Ainsi, en l’espace de sept années, les fonds tiers ont crû de 50%. Une grande partie de l’argent est investi dans la recherche (programmes de promotion notamment). Selon le Recteur de l’Université Michael Hengartner, «la collaboration entre l’économie et la haute école, au cours de laquelle les deux parties profitent fortement, est toujours plus importante.»
Pénurie de médecins: le nouveau «Medical Master» de l’Université de Saint-Gall est-il avantageux?
Beat Gygi, journaliste pour la «Weltwoche», évoque les avantages et les défis du nouveau «Medical Master» des Universités de Zurich et Saint-Gall. Selon lui, il existe trois gagnant·e·s:
1) Les personnes intéressées par les études en médecine vu que le nombre de place d’études en médecine augmentera et que le numérus clausus s’assouplira.
2) Les diplômé·e·s resteront dans le canton de Saint-Gall pour lutter contre la pénurie de médecins.
3) Les institutions de formations concernées n’auront pas besoin de payer pour les places supplémentaires, à la charge de la Confédération et des cantons. Les universités et hôpitaux pourront ainsi attirer plus d’étudiant·e·s et de patient·e·s, engager plus de personnel, élargir leurs activités de gestion et d’enseignement et d’avoir un rôle plus important sur les processus politiques.
Au niveau des points négatifs se trouvent l’augmentation des impôts pour les contribuables, acceptée par les parlementaires. Beat Gygi évoque également que le médecin en tant que «génie universel» ne correspond plus à la réalité, car il existe 40 disciplines spécialisées différentes. Ainsi, la première phase des études pourrait être raccourcie comme les coûts.
La Commission européenne souhaite doubler les fonds pour Erasmus+
La Commission européenne souhaite faire face à un euroscepticisme croissant avec un doublement des moyens pour le programme d’échange étudiant Erasmus+. Il est prévu d’augmenter la somme à 30 milliards d’euros pour la prochaine période budgétaire entre 2021 à 2027.
Les nouveaux statuts de l’Université de Neuchâtel sont désormais féminisés
Yousra Boumasmoud, étudiante, Professeure de droit et Présidente de l’Assemblée de l’Université de Neuchâtel (UNINE), et André Kuhn, Président de la Commission législative de ce même organe souhaitent générer une nouvelle réflexion sur l’égalité des sexes et des genres à Neuchâtel en féminisant volontairement les nouveaux statuts de l’UNINE, approuvés par le Conseil de l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 mai 2018
30Mai2018
Politique des hautes écoles
Plaidoyer pour une sélection sans facteur d’impact
Daniel Hürlimann, Professeur assistant en droit de l’information à l’Université de Saint-Gall et Matthias Egger, Professeur en épidémiologie et santé publique à l’Université de Berne et Président du Conseil de recherche de Fond national suisse (FNS), se prononcent en faveur de la déclaration DORA («Declaration on Research Assessment»), qui demande aux universités et institutions de sélectionner les professeur·e·s en fonction de la qualité effective des publications et non pas sur le facteur d’impact. 500 organisations mondiales, dont les académies suisses des sciences, les Universités de Berne, Genève et Zurich, les deux EPF et le FNS ont déjà signé cette déclaration, mais sa mise en pratique peine à avancer.
La Suisse orientale cherche du soutien à Berne pour conserver Agroscope à Tänikon et Changins
Le Conseiller d’Etat Walter Schönholzer (PLR, TG) déclare que «la lutte pour la conservation des sites suisses alémaniques d’Agroscope [Tänikon (TG), Wädenswil (ZH) et Reckenholz (ZH)] doit être gagnée sur la scène politique à Berne». Il espère obtenir une majorité au Parlement fédéral pour sa motion. De plus, le canton de Thurgovie, se basant sur le document, demande que la centralisation à Posieux soit remise en question justifiant qu’il s’agit d’un site plutôt petit en plus, c’est celui qui a le plus besoin d’investissement et de rénovation. Agroscope devrait à la place être concentré sur trois sites à savoir Tänikon, Reckenholz et Changins (VD) avec des «satellites» décentralisés. Larissa Flammer, journaliste, conclue que cette situation a conduit la Suisse orientale (Zurich y compris) à s’unir pour se soutenir.
LERU présente 41 suggestions pour promouvoir la science ouverte
La Ligue européenne des universités de recherche (LERU) a publié une feuille de route pour aider les universités du monde à instaurer des pratiques de science ouverte (open-science), donc 41 recommandations dans huit domaines de la science ouverte identifiés par la Commission européenne, incluant des récompenses et des incitations (appréciations de performance et critères de promotion) pour les chercheur·euse·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 mai 2018
29Mai2018
Politique des hautes écoles
La Confédération défend la concentration d’Agroscope à Posieux
Suite à l’annonce par la Confédération de la concentration d’Agroscope à Posieux, la Conseillère d’Etat Bigitte Häberli (PDC, TG) a demandé à connaître les raisons de cette «fermeture rapide». Selon le Conseil fédéral, la concentration doit promouvoir l’interdisciplinarité et la pensé orientée système des chercheur·euse·s. De plus, la proximité avec d’autres institutions comme l’EPFZ perdrait en importance, car les chercheur·euse·s ne seraient pas lié·e·s au site à cause entre autre des infrastructures modernes. En outre, dans un campus avec plusieurs centaines de collègues, les chercheur·euse·s auraient plus de chance de rencontrer des pair·e·s et de développer des idées interdisciplinaires. Les offres seraient également plus simples et attractives sur un campus. La Conseillère d’Etat, insatisfaite de ces explications, demande une motion.
L’EPFZ aurait besoin d’un «changement culturel radical»
Matthias Meili, journaliste scientifique au «Tages-Anzeiger», estime que l’EPFZ aurait besoin d’un «changement culturel radical» en créant des structures pour revaloriser le travail coopératif au lieu de récompenser la compétition et de loucher sur le classement et les facteurs d’impact. Le but est de pouvoir profiter du potentiel des jeunes chercheur·euse·s. Selon le journaliste, l’institution reste imprégnée depuis sa création d’un système «aux structures quasi-féodales» dans lequel le/la professeur·e possède souvent un «haut prestige», mais qui «a également tous les pouvoirs sur ses subordonné·e·s [les doctorant·e·s]». De plus, ces professeur·e·s sont choisi·e·s à cause de leurs performances dans la recherche et ne seraient pas préparé·e·s pour des tâches de gestion. Matthias Meili estime également que l’Ombudsman est non seulement une assurance contre la conduite des professeur·e·s, mais également une instance de contrôle importante du Président de l’EPFZ.
Les sociétés étudiantes resteront membres du Conseil des étudiant·e·s à l’Université de Berne
Les sociétés étudiantes de l’Université de Berne pourront rester membres du Conseil des étudiant·e·s de l’Université (SUB) suite au rejet de la motion du Forum social-démocrate (SF), association étudiante publique, sur l’exclusion des sociétés d’étudiant·e·s qui comptent exclusivement des hommes ou des femmes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 mai 2018
28Mai2018
Politique des hautes écoles
Un nouveau centre pour la blockchain réunira des chercheur·euse·s des Universités de Zurich, Bâle, de l’EPFZ, des start-up et des investisseur·euse·s
Un nouveau centre dédié à la blockchain a ouvert à la Bahnhofstrasse de Zurich début avril 2018 et les 200 places de travail sont déjà presque toutes louées, soit à la quarantaine d’acteur·trice·s présent·e·s, dont des start-up spécialisées dans la blockchain, des investisseur·euse·s et le consortium B3i (insurance, industry, innovation) qui réunit plusieurs compagnies d’assurances soucieuses d’innover aussi ensemble dans leur secteur. A cela s’ajoute une dizaine de places réservées à des universités partenaires, comme l’EPFZ, l’Université de Zurich et celle de Bâle et l’école de sciences appliquées de Rapperswil. Le but est de renforcer un écosystème jugé important pour la ville de Zurich. Le centre se déplacera plus tard vers Dübendorf.