Le FNS lance une campagne contre l’initiative «de limitation»
Le Fonds national suisse (FNS) encourage la mobilisation des scientifiques contre l’initiative «de limitation».
«Nous inviterons la communauté scientifique à nous soutenir dans notre engagement et à utiliser ses propres réseaux en ligne et hors ligne pour mettre en avant les besoins de la recherche et son utilité pour la Suisse. Parlez à vos connaissances de vos expériences personnelles, publiez des photos de vos séjours de recherche sur Instagram et exprimez-vous sur Twitter. Jusqu’au 27 septembre, nous suivrons avec attention le hashtag #RechercheSuisseEurope sur Twitter, LinkedIn et Instagram, et soutiendrons vos publications de tout notre poids.»
Précisions sur le port du masque à l’EPFZ et à l’Université de Zurich
Le port du masque devient obligatoire dès la rentrée à l’Université de Zurich et à l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) pour les espaces librement accessible à l’intérieur des bâtiments.
«Contrairement à l’Université, l’EPFZ recommande le port du masque à l’extérieur, particulièrement dans les zones d’attente, où la distance ne peut pas toujours respectée. Le port du masque est également obligatoire dans les magasins du campus et il est déjà recommandé maintenant de porter un masque dans les files d’attente» aux cafétérias à midi.
Par ailleurs, le nouveau Recteur de l’Université de Zurich, Michael Schaepman, recommande de transporter les masques dans une enveloppe en papier plutôt que dans un sac en plastique.
Hausse d’inscriptions à l’université à cause du Covid-19
De nombreuses universités en Suisse attendent une augmentation du nombre d’étudiant-e-s pour la rentrée. Dans le paysage universitaire romand, seuls l’EPFL et l’Université de Neuchâtel anticipent des effectifs relativement stables.
Dans le canton de Vaud, cette augmentation sera comprise entre 5% (pour l’UNIL) et 10% (pour les Hautes écoles de santé), a précisé Michael Fiaux, responsable des hautes écoles à la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES). Cette hausse aura des conséquences organisationnelles importantes, particulièrement pour la Faculté de biologie et de médecine à l’UNIL.
«A l’université, les «reines des abeilles» continuent de discriminer les jeunes chercheuses»
«En 2004, une étude du British Journal of Social Psychology révélait que les femmes professeures avaient une vision plus stéréotypée et négative des jeunes femmes en début de carrière académique que les hommes professeurs. Plus de quinze ans plus tard, ce phénomène appelé «reine des abeilles» persiste-t-il? Une étude de l’Université de Genève, publiée dans la même revue en juillet 2020, conclut que malgré les programmes mis en place pour faciliter les carrières scientifiques féminines, il reste aussi présent qu’en 2004.»
L’article conclue: «Malgré ces progrès, le phénomène ‘reine des abeilles’ et les stéréotypes perdurent car l’université reste une institution sexiste qui force les femmes à adopter des codes masculins. Pour dépasser cela, il ne suffit pas de nommer des femmes professeures, il faut aussi changer de culture et ouvrir l’université à d’autres styles de management.»
Une fausse étude dénonce une revue scientifique «prédatrice»
Pour dénoncer le manque de qualité des revues scientifiques dites «prédatrices», deux chercheurs romands ont publié un article humoristique dans le «Asian Journal of Medicine and Health».
Il n’y aura pas de formation en théologie islamique à l’Université de Bâle
L’Université de Bâle abandonne son projet de monter un programme d’études en théologie islamique. Reinhold Bernhardt, doyen de la faculté de théologie, regrette cette évolution. Cela fait des années que les universités se débattent avec le sujet et tentent de trouver la manière la plus pertinente d’introduire un tel cursus.
Pour M. Bernhardt, le débat aurait faussement porté sur la formation d’imams. «Il faut clairement distinguer les études islamiques, la théologie islamique et la formation d’imam. Tout comme il faut aussi distinguer les études religieuses, la théologie chrétienne et la formation des pasteurs».
Les hautes écoles romandes recommandent le rejet de l’initiative «de limitation»
Les recteurs-rices des hautes écoles romandes et un Co-président de l’UNES prennent position contre l’initiative «de limitation» dans une lettre ouverte parue dans Le Temps. Les soussignés mettent en avant l’importance des accords bilatéraux concernant la libre circulation et la recherche avec l’Union européenne pour le monde académique suisse, et qui sont actuellement menacés par cette initiative.
« Grâce à la libre circulation, et au transfert de compétences qu’elle favorise, les jeunes Suisses et Suissesses ont la chance de pouvoir se former auprès de talents venus du monde entier, et en particulier de l’Europe. Etudiantes, étudiants, chercheurs et chercheuses peuvent aussi, grâce à la participation aux programmes de recherche européens, accéder librement aux innovations, aux idées et aux travaux scientifiques du continent pour répondre aux enjeux auxquels nos sociétés font face.»
La mobilité économique en Suisse et l’impact des études
Veronica Grassi et Patrick Chuard de l’Université de Saint-Gall ont enquêté sur la mobilité économique en Suisse. Il en ressort que seul 12% des personnes dont le père travaille dans la moité inférieure du spectre salarial accèdent au gymnase, et moins de 10% d’entre eux-elles deviennent diplômé-e-s en master.
Selon l’étude, les enfants dont les parents appartiennent au 20% le plus pauvre ont les meilleures chances d’accéder à la classe aux revenus les plus élevés s’ils-elles font un Master. Les apprentissages et les études en HES augmentent également les chances de recevoir un salaire au dessus de la médiane (50%).
L’Université de Berne prépare la rentrée en présentiel
Les étudiant-e-s de l’Université de Berne pourront, à priori, retourner dans les auditoires. Ce retour est provisoire et peut être stoppé dès qu’il présente un risque sanitaire pour les étudiant-e-s et les enseignant-e-s, précise l’Université. Pour cette raison, elle a établie un «Plan B» pour chaque cours.
Pour assurer une bonne rentrée, les mesures les mesures d’hygiène et de protection habituelles s’appliquent et chaque étudiant-e recevra deux masques réutilisables.
Jacques de Saussure succède à Daniel Borel à la tête de la fondation EPFL+
La Fondation EPFL+, crée en 2005 pour recueillir des fonds permettant de renforcer les axes prioritaires de la politique de l’EPFL, accueille Jacques de Saussure (ancien associé de Pictet) comme son nouveau président. Il remplace ainsi Daniel Borel (cofondateur émérite de Logitech).
Certain·e·s étudiant·e·s en vue d’un séjour à l’étranger seront forcé·e·s de se rabattre sur un autre pays d’accueil ou d’annuler définitivement leur projet. Alors que certain·e·s entre eux·elles peuvent repousser leur mobilité à une date ultérieure, d’autres, déjà arrivés à la fin de leur formation seront privé·e·s d’une expérience de mobilité.
Les annulations viennent soit du pays qui a décidé de n’accueillir aucun·e étudiant·e étranger·ère, soit des écoles elles-mêmes. Chaque établissement a fixé ses propres règles.
A l’Université de Fribourg, 77 étudiant·e·s feront leur rentrée dans un autre pays, contre 136 l’automne passé. Une nette diminution qui s’observe également du côté des universitaires reçus à Fribourg. Ce seront 79 cette année, contre 96 en 2019.
Comment dévenir plus compétitif pour la digitalisation
L’auteur de l’article, Felix E. Müller, estime que la Suisse a du potentiel pour être «leader» dans la digitalisation. Il estime que les Hautes écoles devraient unir leurs forces et demande un engagement politique plus fort pour expédier certains processus et fournir un financement plus conséquent.
Initiative de limitation: craintes du Conseil suisse de la science
«Selon le Conseil suisse de la science, le texte de l’UDC «pour une immigration modérée» menace le système de la formation, de la recherche et de l’innovation en Suisse.»
Le Conseil des EPF souhaite encourager l’innovation durable
Le Président du Conseil des EPF Michael Hengartner souhaite encourager le développement de solutions contre le réchauffement climatique. «La Suisse investit beaucoup d’argent dans l’éducation et la recherche fondamentale. C’est une grande force pour notre pays. Mais nous avons besoin d’un effort supplémentaire, d’un plan Marshall pour les sujets du climat et de la digitalisation. Pour cela, la Confédération doit investir une grande somme pour que les idées puissent être développées, prêtes à être commercialisées et mises à l’échelle («skaliert»).» Une «task-force» pour les start-ups a été crée pour renforcer la culture d’innovation, et M. Hengartner souhaite s’investir dans plus de collaborations avec d’autres universités et HES : «Nous devons réunir nos forces».
Plus de 28 milliards pour la formation et la recherche
«La formation, la recherche et l’innovation (FRI) doit bénéficier de plus de 28,14 milliards de francs pour la période allant de 2021 à 2024. La commission de l’éducation du Conseil des Etats souhaite libérer 58,4 millions de plus que le Conseil des Etats, qui avait déjà augmenté l’enveloppe de 200 millions. […] Via un postulat […] la commission demande au Conseil fédéral de présenter une feuille de route pour une association aux programmes internationaux en matière de coopération et mobilité internationale qui font suite à Erasmus+.»
Genève: Un professeur en médecine a violé la loi mais est acquitté
«A Genève, un professeur à la faculté de médecine était sous le coup d’une enquête pénale pour avoir utilisé des cellules pour la recherche sans le consentement des donneurs. Selon la presse alémanique de vendredi, une ordonnance de classement a été rendue l’an dernier.»
«A l’EPFL, deux étudiants testés positifs au Covid-19 en pleine session d’examens»
«En raison de la pandémie, l’EPFL a déplacé au mois d’août l’entier de sa session d’examens initialement prévue en juin. Les épreuves ont commencé le 3 août, et se terminent le 28. Mais alors que le virus circule en Suisse romande, au moins deux étudiants ont été testés positifs depuis le début des épreuves, confirme l’EPFL. […] Les étudiants qui ont contracté le virus ou qui ont été mis en quarantaine suite à un contact avec une personne positive doivent renoncer aux examens, après un été entier de révisions. L’EPFL a prévu un passage conditionnel au cycle supérieur pour les personnes concernées et une session de rattrapage à la fin du semestre d’hiver. Cette possibilité n’a toutefois été annoncée que le 10 août, soit une semaine après le début de la session. »
Plusieurs étudiant-e-s témoignent leur déception de ne pas pouvoir suivre des cours à l’étranger à cause de la crise sanitaire. Cependant, «Certaines universités, comme l’UNIL, ont décidé de permettre aux étudiants de poursuivre leur échange depuis la Suisse en suivant les cours en ligne. L’UNIGE a renoncé à cette option, car elle estime qu’il ne s’agirait plus d’une mobilité. […]
Les deux universités mènent une réflexion afin d’adapter leurs offres de mobilité aux conditions inédites qui risquent de perdurer. Elles espèrent notamment mieux intégrer l’enseignement à distance au programme. La possibilité de partir dans une autre région suisse avait été mise en avant dans un premier temps, mais jusqu’à présent, celle-ci n’a pas suscité un engouement.»
20 ans après sa création, le Concordat sur la gouvernance de la Haute école pédagogique de Berne, Jura et Neuchâtel (HEP-BEJUNE) fait l’objet d’une révision du mode de gouvernance, avec l’instauration d’un organe de pilotage stratégique. «Ce modèle de gouvernance se reproche ainsi de celui en vigueur à la HE-Arc Berne-Jura-Neuchâtel et la plupart des hautes écoles de Suisse.»
L’Université de Neuchâtel débute sa session d’examen d’août en présentiel
La session d’examens du mois d’août débutera lundi dans les locaux de l’université. Pour son bon déroulement, l’Université de Neuchâtel a mise en place des mesures préventives nécessaires, comme la distanciation sociale.
Pour la rentrée universitaire, l’accueil des nouveaux étudiants se fera par groupe et de manière échelonné. Sur demande, des masques réutilisables et lavables seront distribués aux membres de la communauté universitaire.
Les jeunes UDC accusent l’Université de Bâle de propagande dans la campagne électorale
Les Jeunes UDC bâlois réagissent à la prise de position publique de la rectrice de l’Université de Bâle contre l’initiative «de limitation». Selon eux, cette déclaration politique serait polémique, et une institution publique devrait faire preuve d’un comportement plus retenu.
Le directeur de la communication de l’Université de Bâle, Matthias Geering, déclare que l’université est consciente qu’il s’agit d’une situation inhabituelle, mais que cette prise de position est une exception, car l’impact sur l’université serait énorme.
Sabine Süsstrunk sera présidente du Conseil suisse de la science
«Le Conseil fédéral a élu Sabine Süsstrunk, professeure à la Faculté informatique et communications de l’EPFL, présidente du Conseil suisse de la science (CSS). Sabine Süsstrunk prendra la succession de Gerd Folkers, qui préside le CSS depuis 2016, à compter du 1er janvier 2021. […] Le CSS est une commission extraparlementaire régie par la loi sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation dont le Conseil fédéral élit les membres et désigne le président. Il conseille le Conseil fédéral de sa propre initiative ou sur mandat de ce dernier ou du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche sur toutes les questions relevant de la politique de la recherche et de l’innovation.»
Nouria Hernandez , Rectrice de l’UNIL, tire un bilan sur son mandat marqué par le Covid-19, et qui se termine le 31.07.2021. Et elle ne briguera pas de nouveau mandat.
Le Blick a lancé une série sur la formation continue. Dans un entretien, l’ancien chef des ressources humaines d’UBS, Gery Buederlin, conseille de suivre au moins deux longues formations continues après les études, au plus tard 5 ans après la fin des études.
Pendant la récession prévue, de nombreuses entreprises et personnes privés n’investiront probablement plus dans les formations continues, la Fédération suisse pour la formation continue estime une baisse de 25%.
Son Président et Conseiller National Matthials Aebischer (PS, BE) demande que des fonds extraordinaires pour la formation continue soient déployés par la confédération, ainsi que des bons pour l’éducation.
En juin, le Conseiller fédéral Guy Parmelin et le Conseil des Etats ont donné leur feu vert pour un fonds à hauteur de 39 millions de francs, mais Matthias Aebischer souhaite 20 millions de francs supplémentaires pour participer aux couts de la formation continue en emploi, selon le modèle du Canton de Genève.
L’Union suisse des arts et des métiers est en principe contre une participation étatique aux frais.
La Secrétaire d’état pour l’éducation, la recherche et l’innovation Martina Hirayama estime que «la crise de Corona est une chance pour la formation continue», car elle a mise en évidence des déficits de compétences.
L’augmentation du nombre d’étudiant-e-s, un risque pour la société?
Cette année, 15% d’étudiant-e-s supplémentaire se sont inscrit-e-s en Bachelor à l’Université de Zurich, par rapport à 2019, et 25% de plus en Master. L’intérêt pour les études en cours d’emploi a plutôt diminué. Ces observations sont semblables à l’Université de Lucerne.
L’ancien Conseiller national Rudolf Strahm regrette cette «poussé d’académisation» (Akademierungsschub). Il craint que les jeunes diplômés aient davantage de mal à s’intégrer dans le monde du travail et il fait un lien entre le chômage des jeunes en suisse et la dévalorisation de l’apprentissage. Rudolf Strahm critique notamment la Suisse romande ; la «stigmatisation de l’apprentissage par l’élite de l’éducation (Bildungselite)» serait la cause du taux de chômage des jeunes qui y est plus haut qu’en Suisse allemande.
Selon le journaliste de la NZZ, il est temps que la Suisse se tienne en garde contre la Chine et sa politique «agressive» d’expansion qui ignore quotidiennement les conventions des droits humains dans plusieurs domaines, dont la recherche académique n’est pas exempte.
Le gouvernement chinois se serait notamment servi de collaborations internationales entre hautes écoles, par exemple en recherche fondamentale, pour mener de l’espionnage. C’est ce que conclut la base de donnée «unitracker.aspi.org.au.zu», menée par le groupe de réflexion «Australian Strategic Policy Institute» (ASPI). Celle-ci montre la connexion qui existe entre les hautes écoles chinoises et l’Armée, les violations des droits humains et l’espionnage. Les universités suisses devraient donc périodiquement vérifier que leurs chercheur·e·s ne soient pas involontairement victime d’exploitation par l’appareil de sécurité chinois.
La langue des signes sera enseignée au sein d’un bachelor de L’Université de Genève
Dès septembre 2021, la faculté de traduction et d’interprétation de l’Université de Genève (UNIGE) proposera la langue des signes dans son cursus destinée aux étudiants en communication multilingue. Jusqu’à date, aucune formation en interprétation en langue des signes n’existait en Suisse romande ni au Tessin.
A l’université de Tel-Aviv, des examens non genrés
«A la demande de l’Académie israélienne des Sciences et des Humanités, les énoncés des examens de la faculté sont désormais rédigés au pluriel, neutre, plutôt qu’au masculin singulier. Car selon une étude réalisée par l’établissement, les pronoms masculins feraient ressentir aux filles que les sciences sont une discipline masculine, faisant baisser leurs résultats, tandis que l’emploi de pronoms neutres améliore leurs notes sans faire baisser celles des garçons.»
(Résumé selon la newsletter «Le Point du Jour» de Heidi.news, paru le 11.08.2020.)
Dès la rentrée scolaire le 24 août, le port du masque sera obligatoire en Suisse romande si la distance de 1,5 mètres n’est pas respectée. Les élèves recevront deux masques par jour, mais seulement jusqu’au 6 septembre.
Les HES et la HEP Valais n’ont pas encore édicté de directives quant au port du masque.
A l’Université de Lucerne, une directive réglera le port du masque dès le 17 août. L’Université mettra des masques à disposition pour les collaborateur-rices internes et externes , mais elle n’a pas encore décidé s’ils seront également mis à disposition des étudiant-e-s.
Résistance bâloise contre l’initiative «de limitation»
Andrea Schenker-Wicki, rectrice de l’Université de Bâle, fait partie du comité «Non à l’initiative de limitation», avec les responsables des chambres de commerce bâlois, les Conseillers nationaux Elisabeth Schneider-Schneiter (PDC, BL), Eric Nussbaumer (PS, BS), Anton Lauber (PDC, BL) , le représentant de Novartis Matthias Leuenberger et la Présidente du Grand-conseil Elisabeth-Ackermann (verts, BS).
Elle estime que l’acceptation causerait des «dommages collatéraux massifs».
Mobilisation bâloise pour une pleine adhésion au programme Erasmus+
Skuba, l’association étudiante de l’Université de Bâle soutient, avec la Direction de l’Université de Bâle, l’initiative de l’UNES pour une pleine association suisse au programme Erasmus+ dès 2021. Une pétition a déjà été signé par plus de 8300 personnes [toutes régions linguistiques confondues].
Pour le journaliste de la NZZ, «Aucune autre étude récente dans l’UE n’est susceptible d’avoir été aussi préjudiciable à la Suisse que celle de Bertelsmann en 2019 sur les avantages du marché intérieur.» Cette étude montre que le pays qui profite le plus du marché intérieur de l’Union Européenne est la Suisse, alors qu’elle n’est pas membre de l’UE. Elle conclue que «Ceux qui en profitent autant devraient payer une somme raisonnable pour l’accès.»
Le plus grand poste de dépenses de la Suisse pour l’UE est celui pour la recherche : environs 284 millions de CHF par année. Entre 2007-2013, la Suisse a reçu 200 millions de francs de plus qu’elle a payés, et les projets de recherche suisses ont souvent gagné des concours. Depuis, les modalités ont été adaptés, et bientôt la Suisse devra payer pour la différence. Parce que le budget européen pour la recherche serra plus grand, le SEFRI estime que la Suisse devrait payer environ 775 millions CHF par an à l’UE pour la recherche.
Avec les autre dépenses pour l’UE (cohésion, protection des frontières, navigation par satellites), les coûts par habitant suisse seraient de 142.- CHF par an. Selon la NZZ, cela serait toujours «acceptable», car le rendu («Nutzen)» s’élèverait à 3100.- CHF par an par habitant, selon la Fondation Bertelsmann. En moyenne, les habitants de l’UE dépensent 343.- Euros par année, pour un rendu de 840 Euros.
Avant la rentrée, un premier test d’envergure pour l’EPFL avec les examens en présentiel
L’article détaille le dispositif de protection de l’EPFL lors des examens. Selon une étudiante, les mesures ont été bien acceptées parmi les étudiant-e-s, même si l’annonce des examens pour le mois d’août a été «démoralisante». Elle regrette cependant d’avoir appris certains détails sur la rentrée via la RTS et non par l’EPFL. Par ailleurs, la question des examens de rattrapage pour les étudiant-e-s malades ou en quarantaine doit encore être clarifiée.
«A Genève, le port du masque sera imposé aux étudiants à la prochaine rentrée lorsque la distance de 1,5 mètre entre les personnes ne pourra pas être respectée ou si aucune protection physique n’est en place. Cette mesure, annoncée vendredi par le Conseil d’État, ne concerne pour l’instant pas l’école obligatoire.
Dans les collèges, les écoles de culture générale, les écoles de commerce, des masques chirurgicaux seront fournis aux étudiants et aux collaborateurs pour les deux premières semaines de cours. Ensuite, les coûts liés à l’achat de masques pour les étudiants seront à leur charge, précise le gouvernement genevois.»
Le Centre de formation professionnelle Berne (ceff) et la HEP-BEJUNE fourniront des masques aux étudiant-e-s et aux membres de leur personnel. Selon le Directeur général du ceff, «Il faudra en porter dans les enceintes de notre école. Aucune dérogation sera tolérée. Nous avons néanmoins prévu des zones où l0on pourra enlever les masques en respectant les distances, notamment la cafétéria. La rentrée nécessite aussi de la coordination interne, comme décaler les pauses pour que tous ne soient pas dans les couloirs en même temps.»
L’ Université de Zurich (UZH) avait reçu un don de 100 millions de francs il y a huit ans pour fonder l’UBS International Center of Economics in Society. Au début, cela avait déclenché un débat sur l’indépendance et la transparence de la recherche, jusqu’à ce que l’Université ait publié ses contrats. Récemment, l’UBS a promis de donner 25 millions de francs supplémentaires pour 2032. L’auteur de l’article insiste sur le fait qu’aucune influence de la grande banque sur la recherche n’a pu être identifiée. Par ailleurs, l’investissement aurait eu un effet positif sur la place de la recherche en économie de l’UZH dans les classements QS et Tilburg. De plus, le don aurait inspiré d’autres entreprises et fondations à financer l’institut.
Un chercheur discrédite gravement le travail de sa supérieure
Un doctorant de l’EPFL vient d’être condamné pour diffamation. Il n’a pas pris «la moindre précaution scientifique» avant de discréditer anonymement le travail de la professeure assistante dont il dépendait.»
Les universités européennes espèrent une part du pot de sauvetage de 700 milliards d’euros
Malgré la déception suscitée par le budget d’Horizon Europe, la recherche universitaire pourrait encore bénéficier d’un vaste fond de résilience aux pandémies – si les gouvernements nationaux en font une priorité.
«Malgré quelques examens proposés en ligne, la Faculté de médecine a privilégié les examens en présentiel, en tenant compte du contexte actuel. «Les épreuves à distance ne garantissent de loin pas une égalité des chances. On risque alors de se retrouver avec des différences de matériel électronique, des problèmes de sécurité informatique et potentiellement de la triche. Les étudiants n’auraient donc pas tous été sur un pied d’égalité», explique [le Directeur de l’école de médecine] Pierre-Alexandre Bart. Il reconnaît cependant qu’avec de tels examens en août, le principal inconvénient demeure la suppression des possibilités de rattrapage pour les étudiants.»
Un des articles interroge des étudiant-e-s de la faculté HEC sur le déroulement des examens.
Marcel Tanner : le port du masque dans les universités serait «souhaitable»
Marcel Tanner, épidémiologiste à l’Université de Bâle et membre du «Task-Force Covid-19» du Conseil fédéral, estime que le port du masque devrait être obligatoire dans les hautes écoles et universités.
«Scénarios d’horreur pour l’économie et les hautes écoles»
Le Grand conseil, la chambre de commerce et l’aéroport zurichois, ainsi que l’École polytechnique ETH Zürich sont contre l’initiative «de limitation».
L’UDC juge «infondée» les craintes de l’ETH quant à une possible acceptation de l’initiative : il serait dans la nature de la science de coopérer avec des scientifiques du monde entier, «Il n’y a pas besoin de programmes de recherche gérés de manière centralisée.»
Par ailleurs, l’UE aurait intérêt à travailler avec les excellentes universités suisses. La question serait plutôt s’il est vraiment pertinent de faire des coopérations de recherche avec les universités de l’UE qui sont «relativement mal notés». «Peut-être il serait mieux si nos hautes écoles s’engagent à collaborer plus étroitement avec les meilleures universités du monde, particulièrement avec celles aux États-Unis et en Grande-Bretagne.»
La situation précaire des étudiant-e-s qui ont perdu leurs emplois
Les fonds solidaires des universités destinées aux étudiant-e-s qui ont perdu leurs emplois pendant la crise de Covid-19 sont fortement sollicités. A Genève, plus de 5% des étudiant-e-s sont concernés. A Zurich, la problématique est semblable, mais moins de personnes sont concernés. La situation «semble plus détendue» à Bâle et Berne.
Des années de lente amélioration de la diversité et de l’inclusion dans la science pourraient être annulées à cause de la crise de COVID-19. 19 chercheur-e-s du monde entier s’inquiètent des pertes d’emplois pendant la pandémie, qui pourraient constituer des «menaces existentielles disproportionnées» pour les chercheurs issus de groupes sous-représentés, notamment les femmes et les et les minorités ethniques ou défavorisés.
Malgré le Covid-19, une augmentation d’inscriptions a été constatée à l’Université de Bâle, même des étudiant-e-s venant de l’étranger. Il reste encore incertain si ces personnes seront effectivement immatriculées : certain-e-s auront potentiellement du mal à obtenir des visas à cause de la pandémie.
Par ailleurs, beaucoup de gymnasien-ne-s optent pour l’université directement après l’école, manque de possibilités de voyager ou travailler.
Polémique autour d’un séminaire de droit qui cherche à innocenter des condamnés
«Des étudiants peuvent-ils décortiquer un dossier pénal dans le cadre de leurs études et mener une enquête dans le but d’innocenter un condamné? C’est la question que pose une procédure juridique actuellement en cours.»
«Session d’examen particulière pour les étudiants de l’EPFL»
«Après des mois d’enseignement à distance, c’est le grand retour sur le campus de l’EPFL dès lundi. Ce sont 5700 étudiants qui regagnent les auditoires pour une session d’examen en mode coronavirus.
Pas de masque durant les épreuves mais il est obligatoire pour se déplacer dans les bâtiments, davantage de salles à disposition, des tables individuelles espacées de 2 mètres… La session prévue en juin avait été repoussée pour offrir plus de temps de préparation aux étudiants.»
Les écoliers-ères et étudiant-e-s pourraient retourner en classe masques
«Certains Cantons, comme Vaud, évoquent le scenario du masque obligatoire. Les décisions finales sont suspendues a celles du Conseil fédéral, le 12 aout.»
«La liberté académique devrait être plus vigoureusement défendue, à l’extérieur comme à l’intérieur»
En mars 2020, l’organisation Scholars at Risk et trois autres organisations ont publié un classement qui permet de comparer l’état de la liberté académique dans les pays. Cet «Academic Freedom Index» et basé sur un sondage de 1800 scientifiques du monde entier et sur des données historiques. Il contient des informations sur les années 1900-2019.
Face à la répression, il serait utile de comparer plus soigneusement la performance scientifique, estime le journaliste Sven Titz, auteur de l’article. Les classement habituelles ne prennent pas en compte ce facteur. Par ailleurs, en vue du niveau de menace à l’échelle internationale, les programmes comme Scholars at Risk ne seraient qu’une goutte dans l’océan
L’auteur juge que dans l’occident, et plus particulièrement aux Etats-Unis, il y a plutôt un problème d’autocensure, qui est lié à la polarisation politique. En réaction, quelques intellectuels « modérés » ont mis en place des initiatives pour une plus grande diversité dans l’expression d’opinions dans le monde académique (c.f. Heterodox Academy, Persuasion).
Reproches suite aux examens à l’Université de Saint-Gall
Lors des examens, sept superviseur-e-s de l’Université de Saint-Gall se sont infectés au coronavirus. Certains collaborateur-e-s reprochent à l’université d’avoir employé des superviseur-e-s qui font partie du groupe à risques. L’Alma mater se défend : ces personnes auraient ont seulement été engagés pour des tâches «à risque modéré».
Université de Saint-Gall : sept infections au coronavirus lors la session d’examens
Lors des examens de l’Université de Saint-Gall (HSG), sept superviseurs on été infectés par le coronavirus, les étudiant-e-s et collaborateurs-rices ont été mis au courant.
Thomas Ammann, médecin et Conseiller d’Etat (PLR) regrette, lors d’une interpellation, que le public n’a pas été informé. Par ailleurs, il questionne le choix d’avoir des examens en présentiels, étant donnée que beaucoup d’étudiant-e-s viennent de l’étranger. Le HSG juge que les examens en présentiel étaient «justifiées», puisque des mesures de protection avaient été prises (distanciation, liste de présences, équipement des superviseurs avec masques, etc.). Par ailleurs, le médecin cantonal avait estimé que du point de vue médical, il n’y avait pas besoin de communiquer [sur ces cas au grand public].
L’Université de Suisse italienne crée une chaire en cinéma et en arts visuels
L’Université de Suisse italienne (USI) et le Festival international du film de Locarno vont créer une chaire consacrée à la réflexion théorique sur l’avenir du cinéma et les festivals.
Les Directeurs du FNS et d’Innosuisse sur la gestion de la pandémie en Suisse
Le Temps interroge Matthias Egger, Directeur du FNS et André Kudelski, Directeur d’Innosuisse sur la pandémie.
Matthias Egger avance qu’ils aimeraient collaborer pour rendre le travail des deux parties plus visibles. «Pour nous, c’est plus facile: nous découvrons des choses extraordinaires et nous décrochons des Prix Nobel, mais le travail d’Innosuisse s’avère tout aussi important.» André Kudelsi y ajoute : «On ne mesure en effet pas le succès de la même façon.»
Quant à la gestion de la pandémie COVID-19 en Suisse, Matthias Egger estime que la science en générale et le FNS en particulier ont réagi très rapidement. Cependant, «les autorités n’ont pas suffisamment impliqué la science. […] Nous devons mettre en place des mécanismes permettant d’impliquer plus rapidement nos ressources scientifiques.»
André Kudelski n’est pas tout à fait d’accord et estime plutôt que ce qu’il faudrait améliorer, c’est la digitalisation, en particulier celle du dossier des patients.
L’impact de la crise Covid-19 sur le financement des universités en Europe
Dans le contexte de la pandémie de coronavirus et de son impact économique attendu, une étude de l’EUA («European University Association») explore les implications possibles pour le financement des universités en Europe à court et moyen terme. Cette analyse se concentre sur les enseignements tirés de la crise financière mondiale de 2008.
La pandémie de coronavirus chamboule les échanges universitaires
«Plusieurs étudiants ont d’ores et déjà dû annuler ou reporter un échange universitaire à l’étranger prévu pour la rentrée de cet automne. D’autres sont encore en proie à de grandes incertitudes sur un potentiel départ.»
Etats-Unis : Les nouveaux étudiants internationaux ne peuvent pas suivre des cours en ligne
Des nouvelles directives américaines en matière d’immigration précisent que les nouveaux étudiants étrangers – contrairement aux étudiants étrangers permanents – ne peuvent pas venir dans les universités américaines pour suivre des cours qui sont «100% en ligne» cet automne.
Des scientifiques déçus par le plan de relance de la recherche française
En France, la stratégie nationale ajoutera 26 milliards d’euros au budget de la recherche publique sur 10 ans – mais beaucoup disent que ce n’est pas suffisant pour que le pays retrouve sa place de leader scientifique.
Le Parlement déplore des coupes aux porgrammes Horizon Europe et Erasmus+
L’AGEFI écrit: «Le Parlement européen a déploré les coupes prévues dans l’accord de budget à long terme de l’UE trouvé par les 27 lors d’un sommet marathon, et menace de ne pas l’approuver s’il n’était pas «amélioré» lors de négociations avec le Conseil. […] Les eurodéputés réclament des augmentations dans les domaines du climat, du numérique, de la santé et la recherche, de la jeunesse (Erasmus), de la culture, des infrastructures, de la gestion des frontières et du Fonds européen de la défense notamment. Ils alertent sur «le risque de compromettre les engagements et priorités» de l’UE comme le Pacte vert et la stratégie numérique.»
Selon Science Business, David Sassoli, Président du Parlement européen, déplore les coupes dans le budget d’Horizon Europe. Selon lui, l’accord budgétaire s’écarte des plans ambitieux visant à soutenir les politiques de l’UE qui permettraient au continent de mieux résister aux futures crises économiques et sanitaires. «S’il y a moins de recherche, serons-nous plus résistants ? Non», a-t-il déclaré.
L’Université de Neuchâtel offrira des masques à ses étudiants
«L’Université de Neuchâtel a décidé d’offrir des masques à ses étudiants à la rentrée en septembre afin d’assurer la tenue de cours en présentiel. Les autres universités romandes sont en discussion sur le sujet.»
«La meilleure façon d’éviter la triche lors des examens en ligne? Enseignez mieux.»
Au lieu de faire recours à la technologie pour empêcher des tricheries lors des examens en ligne, il serait plus efficace d’améliorer l’enseignement, estiment plusieurs experts interrogés. L’article contient une liste de dix étapes pour améliorer l’intégrité académique.
Deux cardiologues de l’Université de Zurich ont été sous le feu de critiques cette année. L’un, Frank Ruschitzka, est co-auteur d’une publication dans le journal Lancet sur le médicament Hydrochloroquine, qui a été retirée car issue de données de recherche fabriquées. La presse internationale a traité cette affaire, nommée «Lancetgate». Par ailleurs, le chercheur s’apprêtait à publier comme premier auteur une étude sur une spécialisation qui n’est pas la sienne, et sans accord des co-auteurs. Le cas de Frank Ruschitzka a été rapidement examiné par «une personne indépendante de confiance», et il lui a été recommandé «d’être plus diligent» lors de publications futures. Sa «punition» était de travailler gratuitement trente heures pour un centre de compétences universitaire.
Le cardiologue renommé Francesco Masano a, quant à lui, été accusé par le Tages-Anzeiger de ne pas avoir mentionné les complications dans ses publications sur ses opérations. Par ailleurs, il n’aurait pas été transparent sur ses participations à des entreprises. Depuis mai, le conseil de l’hôpital l’a mis en congé et a demandé à un bureau d’avocats d’examiner l’affaire. Celui-ci n’a trouvé «aucun signe de comportement illicite» ou d’«occultation délibérée.» L’université, quant à elle, n’a toujours pas mis ensemble un groupe d’expert pour l’enquête prévue et il reste incertain quand et s’il pourra reprendre son travail.
L’auteur Christoph Mörgeli dénonce une inégalité de traitement de ces cardiologues.
Richard Hudson, rédacteur en chef de Science Business, analyse les raisons derrière les coupes au budget européen pour la recherche. Il propose une stratégie en six étapes pour adapter la politique de recherche européenne face aux critiques et pour renforcer sa position à moyen ou long terme. La troisième étape serait de faciliter la participation de pays qui ne font pas partie de l’UE au programme Horizon Europe.
A l’EPFL, un rapport sur la condition du corps professoral féminin émet des recommandations
«A l’EPFL, un rapport sur la condition du corps professoral féminin met en exergue les défis auxquels font face les professeures et, surtout, émet des recommandations.»
cOAlition S répond à la déclaration du conseil scientifique du CER sur le libre accès et le Plan S
cOAlition S prend note que le conseil scientifique du Conseil européen pour la recherche CER a opté de poursuivre une voie plus indépendante et défend sa position.
Statistiques sur l’expérimentation animale en 2019
Pour la quatrième année consécutive, le nombre d’expérimentations animales en Suisse a diminué en 2019.
Cependant, les expériences infligeant un stress important sur les animaux sont de plus en plus nombreuses.
Les budgets européens pour la recherche et la mobilité étudiante revus à la baisse
Suite à des négations qui ont duré quatre jours, presque tous les programmes pour la recherche et l’innovation, ainsi que celui d’Erasmus+ seront moins financés qu’espéré.
Horizon Europe, le prochain programme de recherche et d’innovation de l’UE, sera doté d’un budget réduit à 80,9 milliards d’euros. Ce chiffre est nettement inférieur à la proposition de 94,4 milliards d’euros présentée par la Commission européenne en mai dernier, le budget du programme de R&D avais été réduit à plusieurs reprises tout au long du sommet.
Erasmus+ se verra allouer 21,2 milliards d’euros, soit environ 5 milliards de moins que prévu initialement.
Le financement pour la recherche européenne a été «massacré d’une manière sans précédent», a déclaré Kurt Deketelaere, secrétaire général de la Ligue des universités européennes de recherche (LERU). «Ce budget est une grande déception pour la communauté de la recherche et de l’innovation de l’UE et un abus de confiance entre le monde universitaire et le monde politique.»
Le Conseil européen pour la recherche (CER) ne soutiendra plus le Plan S pour l’Open Access
Le conseil scientifique du CER s’est engagé à mettre en œuvre un accès ouvert, complet et immédiat. Il continue à soutenir les principes qui sous-tendent le Plan S. Cependant il a choisi de «s’engager pour l’implémentation de l’Open Access indépendamment des activités de la CoOAlition S». Le CER souhaite ainsi «préserver l’équité entre les communautés de recherche et entre les pays européens, en mettant particulièrement l’accent sur les pays dont le soutien financier national à la recherche est le plus limité» et s’engage à mieux protéger les jeunes chercheur-e-s.
La secrétaire d’État Martina Hirayama participe à la réunion informelle des ministres européens en charge de la recherche et de l’innovation
«La secrétaire d’État Martina Hirayama a pris part le 21 juillet 2020 par vidéoconférence à la réunion informelle des ministres de la recherche et de l’innovation des États membres de l’UE.
[…] En participant à cette réunion, la Suisse a souhaité mettre en avant sa contribution à l’Espace européen de la recherche et souligner l’attention toute particulière qu’elle accorde à la production et à l’échange de connaissances à l’échelle internationale. »
Lors des appels d’offres, les EPF manquent de transparence
Les appels d’offres des Ecoles polytechniques fédérales manquent de transparence, malgré l’Ordonnance sur les marchés publics, les EPF et instituts attaché aux EPF ne publient que trop peu souvent les prix de leurs acquisitions. L’EMPA, par exemple, communique seulement 10% des prix des appels d’offres remportées. Pour leur défense, ces instituts citent le passage d’une loi, qui dit que «l’adjudicateur ne doit pas fournir de renseignements […] lorsque leur divulgation […] porterait préjudice aux intérêts commerciaux légitimes des soumissionnaires ou nuirait à une concurrence loyale entre soumissionnaires.» Cet argument semble peu pertinent, vue que l’Université de Zurich publie dans 100% des cas le prix d’achat de ses acquisitions et l’UNIL dans 96% des cas.
L’Université de Bâle souhaite continuer à faire usage de l’enseignement hybride du type «blended learning», que ce soit «avec ou sans Corona». Il s’agit d’un mélange d’enseignement en présentiel et en ligne. Les étudiant-e-s du premier semestre auront la priorité pour les cours en présentiel.
L’Université de Zurich (UZH) entreprend une réforme de sa gouvernance. Ce programme « Gouvernance 2020+ » développe davantage les structures historiques de l’UZH et renforce ainsi le principe de subsidiarité : les facultés assument un degré élevé de responsabilités personnelles dans des domaines qui ne les concernent qu’elles-mêmes, par exemple en matière de nominations, de planification des ressources et de gestion du personnel.
Il y a également des changements dans l’interface entre les facultés et la direction: auparavant, les vice-recteurs-rices représentaient les intérêts des facultés auprès de la direction de l’université en tant que « parrain-ne-s », maintenant les doyen-ne-s assument cette responsabilité. Libérés du rôle de « parrain-ne », les vice-recteurs-rices pourront à l’avenir se concentrer sur les questions transversales des facultés.
« Ainsi, la direction de l’université acquiert une plus grande capacité à développer stratégiquement l’université dans son ensemble et à traiter des sujets tels que la numérisation, la diversité, l’infrastructure, l’internationalisation, la durabilité ou l’Open Access, qui sont d’une grande importance pour l’avenir de l’université dans son ensemble », explique la Rectrice ad intérim Gabriele Siegert.
Les Hautes écoles de Saint-Gall se coordonnent pour la rentrée
Les Hautes écoles de Saint-Gall ont développés ensemble plusieurs scénarios pour le début du semestre d’automne. Elles permettront probablement l’accès aux auditoires à un nombre limité d’étudiant-e-s, pour garantir le respect des distances. Il n’as pas encore été décidé si le port du masque sera obligatoire. L’Université de Saint-Gall préconise déjà le port de masques à l’intérieur de ses bâtiments.
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