Au nom du collectif Education sans certificat (ESC), deux étudiantes ont pris la parole dans le Temps pour dénoncer la mise en place du certificat Covid dans les hautes écoles et universités. Jugeant que l’0bligation de ce certificat serait en contradiction avec le droit à l’éducation ainsi que le secret médical, «le collectif prend position en faveur de son abrogation dans le cadre des études tertiaires afin de garantir à toutes et à tous un accès équitable à une éducation de qualité».
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5Oct2021
Politique des hautes écoles
La pandémie a fait baisser la satisfaction des étudiant-e-s de l’EPFZ
Selon une enquête menée par l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) en avril, la satisfaction des étudiant-e-s par rapport à leurs études à baissé de 20% par rapport à la dernière enquête il y a cinq ans. La principale raison de cette baisse est liée aux effets et mesures liés à la pandémie. Toutefois, la satisfaction globale reste majoritaire : 62% des étudiant-e-s se disent satisfait-e-s ou même très satisfait-e-s de leurs études à l’EPFZ (contre 82% en 2015), 27% sont indécis-e-s et 12 % sont insatisfait-e-s ou très insatisfait-e-s.
Selon Regula Christen, Responsable du département des services aux étudiants de l’EPFZ, cette baisse de la satisfaction était attendue et reflète la situation personnelle des étudiant-e-s qui a souffert de la pandémie. L’enquête relève que seuls 57% des membres du corps étudiant ont reconnu qu’ils ont pu se consacrer suffisamment à leurs études malgré la pandémie. Pour les autres, quatre personnes sur cinq ont ressenti un manque de motivation, et autant ont regretté le manque d’échanges avec les autres étudiant-e-s.
4Oct2021
Politique des hautes écoles
Sommet inédit à Genève sous l’angle de la diplomatie scientifique
Selon Heidi.news, « A partir de jeudi 7 octobre et jusqu’au samedi 9 octobre, des scientifiques, des diplomates, des chefs d’entreprises, des philanthropes du monde entier se réuniront à Genève pour réfléchir sur la meilleure manière de mener une collaboration efficace et durable entre la science et la diplomatie. Cette initiative est à mettre à l’actif du GESDA, le Geneva Science and Diplomacy Anticipator, fer de lance de la nouvelle diplomatie scientifique de la Suisse chère au conseiller fédéral Ignazio Cassis. »
L’auteur de l’article paru dans L’AGEFI regrette que les intervenants proviennent «presque exclusivement des pays occidentaux et de la sphère d’influence anglo-saxonne.» Il se pose la question comment le GESDA compte réaliser ses objectifs «en étant si peu diversifié et avec un seul Chinois et un seul Japonais alors que ces deux pays figurent dans le trio de tête des dépositaires mondiaux de brevets? Et comment revivifier la diplomatie multilatérale si elle se limite à quinze pays riches en ignorant les 178 autres membres des Nations Unies?»
Un examen de français à la HEP BEJUNE provoque 100% d’échecs
A la Haute école pédagogique BEJEUNE, un examen d’admission a provoqué un échec de 100%. Des quarante candidat·e·s, 10 ont du quitter la haute école pédagogique (HEP), alors que les 30 autres pourront refaire l’examen à la fin du mois. Selon deux témoignages anonymes, l’examen ne correspondait pas complètement à la matière enseignée.
De son côté, la HEP s’explique l’échec de 100% par un manque de connaissance élémentaire de la part des étudiant·e·s, surtout dans la maîtrise du français.
La politique réagit également : les trois conseillers d’État en charge de la formation, ainsi que le rectorat seront interpellés par le Parlement jurassien sur cette question lors de la prochaine session du législatif cantonal.
L’EPFL réserve ses journées d’information aux seuls jeunes scolarisés en Suisse
En raison de la situation sanitaire, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a décidé de limiter l’accès à ses journées d’information aux seuls jeunes scolarisés en Suisse. Par conséquent, les frontaliers et les Suisses de l’étranger ne peuvent pas y assister. Alors que l’événement s’étale sur deux jours, avec des échanges avec des étudiant·e·s actuels et une immersion au sein d’un département, seule une session en ligne de présentation d’une durée de trois heures sera mise à disposition pour les personnes exclues.
« L’EPFL justifie cette restriction «en raison de l’incertitude qui demeure autour de l’évolution de la situation sanitaire et des contraintes de déplacement et de traçage qui en découlent» […]«d’une part, les restrictions actuelles liées à la situation sanitaire ne nous permettent pas d’accueillir 3500 élèves dans les différents laboratoires; d’autre part, le public suisse est celui qui s’inscrit majoritairement à cette deuxième journée de stages, le public international ne participe en général qu’aux séances d’information.» »
Contrôles aléatoires du certificat menés dans les universités
Depuis l’entrée en vigueur du pass Covid dans les hautes écoles, ces dernières ont la responsabilité de contrôler les étudiant·e·s sur le campus. Ainsi, les universités romandes ont toutes opté pour la méthode des contrôles aléatoires. Cependant, l’OFSP estime que ceux-ci ne sont pas en accord avec l’ordonnance Covid. Alors que cette dernière ne mentionne pas explicitement l’obligation de faire des contrôles systématiques, mais déclare uniquement que les contrôles doivent être « régulièrement et suffisamment assurés », l’OFSP juge les contrôles aléatoires insuffisants. Cette réponse laisse alors une marge d’interprétation que les différents cantons tentent de résoudre individuellement pour le moment.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 octobre 2021
1Oct2021
Politique des hautes écoles
Débloquage du milliard pour la cohésion
Jeudi, le Conseil d’États (CE) et le Conseil National (CN) se sont prononcé en faveur du débloquage du (premier) milliard pour la cohésion de l’Union européenne, avec 131 contre voix 55 au CN et 30 voix contre 9 au CE.
La majorité a souhaité envoyer un signe de bonne volonté suite à l’enterrement de l’accord-cadre, qui avait refroidi les relations avec l’Union européenne, dans l’espoir de débloquer les négociations sur une association suisse entre autres au programme Horizon Europe et Erasmus+.
L’UDC et une fraction du Centre étaient contre ce payement, en tous cas dans la situation actuelle. Selon le 24 heures, «Ignazio Cassis ne se fait pas trop d’illusions non plus. Il a prévenu les élus que le déblocage du milliard de cohésion «ne comportait aucune garantie que la Suisse soit de nouveau pleinement associée au programme de recherche Horizon Europe».
La Commission européenne a salué la décision du Parlement d’octroyer le second milliard de cohésion sans conditions. Elle a parallèlement réclamé un mécanisme de paiement contraignant pour l’avenir.
Bruxelles rappelle, toutefois, que cette contribution est une «contrepartie naturelle et logique à la participation de la Suisse au plus important marché intérieur du monde». Et d’ajouter qu’il ne faut pas oublier que la dernière tranche du premier milliard de cohésion a été versée en 2012.
Entrée en vigueur des bases légales révisées pour le domaine des EPF
Le Conseil fédéral fait entrer en vigueur au 1er novembre 2021 la révision de la loi sur les EPF. Il a également décidé de faire entrer en vigueur au 1er janvier 2022 les modifications qui en découlent dans l’ordonnance sur les finances et la comptabilité du domaine des EPF et dans le règlement de la Commission de recours interne des EPF.
Entre chercheurs suisses et ivoiriens, une collaboration de septante ans
«A Adiopodoumé, près d’Abidjan, le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire mène des projets portant sur la valorisation des ressources locales, la sécurité alimentaire ou encore la santé.»
Les scientifiques appelés à «battre Facebook à son propre jeu» de désinformation
L’éditorial de la revue Science constate l’échec de la communication scientifique objective et policée et appelle à exploiter stratégiquement les algorithmes de Facebook pour combattre les «fake news».
L’Unil dans les médias
Le champion francophone de « Ma thèse en 180 secondes » vient de l’UNIL
«En présentant ses travaux sur la maladie de Parkinson, Yohann Thenaisie, de l’Université de Lausanne, a remporté la finale internationale francophone du concours scientifique « Ma thèse en 180 secondes », qui se tenait jeudi à Paris.»
Revue de presse UNIL 1er octobre 2021
30Sep2021
Politique des hautes écoles
Le Conseil des Etats vote en faveur du payement du milliard pour la cohésion
Le Conseil national et le Conseil des États décident aujourd’hui (le 30.09) sur le payement du «milliard pour la cohésion» de l’UE. Ce payement est considéré comme condition préalable à la participation de la Suisse au programme Horizon Europe.
Le Conseil des États a décidé le matin en faveur du payement, avec 30 voix contre 9. Le parlement votera sur ce sujet ce soir.
Le Conseiller d’Etat Carlo Sommaruga (PS, GE) retire la motion d’une commission minoritaire pour «Erasmus plus». Celle-ci exigeait que le milliard de cohésion ne soit pas versé avant que le Conseil fédéral ne présente au parlement le message sur le financement de la participation au programme d’étudiants « Erasmus plus ». Cette préoccupation a été intégrée dans une motion, dit-il.
Discussion sur la gouvernance de la recherche européenne
Les ministres de la recherche de l’UE se sont disputé au sujet de l’accès des pays tiers à la structure de gouvernance de l’Espace européen de la recherche (EER) remanié, peu après avoir approuvé la stratégie de la Commission européenne en matière de coopération internationale dans le domaine de la recherche et de l’innovation.
L’Allemagne et l’Autriche veulent un EER ouvert et préconisent que les pays tiers, quel que soit leur statut d’association à Horizon – et y compris la Suisse – soient inclus dans la nouvelle gouvernance de l’EER. Mais d’autres États membres pensent que seuls les pays pleinement associés à Horizon Europe devraient jouer un rôle dans la structure de gouvernance.
La cafétéria de l’Université de Lucerne n’est plus végétarienne
L’Université de Lucerne a décidé de servir à nouveau de la viande dans la cafétéria. Les roulottes qui offraient, en complément, de la viande et du poisson, ont dû faire place à un centre de dépistage du Covid-19.
«La lutte pour étudier sans pass Covid» à l’Université de Fribourg
Des étudiant·e·s accusent certain·e·s professeur·e·s de traîner les pieds en matière d’enseignement à distance. ««Pour beaucoup de cours, y compris ceux qui sont obligatoires, il n’y a rien de disponible en ligne», témoigne ainsi une étudiante fribourgeoise. Dans son cas, plus de la moitié des ses cours sont concernés. […]
«J’ai l’impression que les opinions des professeurs par rapport à la vaccination jouent un rôle dans leur façon de gérer le problème», analyse une autre étudiante […] à Lausanne.» L’auteur de l’article regrette qu’une opinion de personnes rémunérées par le contribuable pourrait entamer l’accès à la formation: «A l’heure où l’institution universitaire est traversée, en Occident, de courants idéologiques réhabilitant le délit d’opinion, c’est aussi un message dramatique adressé à toute la société.
«Pour la rectrice fribourgeoise Astrid Epiney il est hors de question de laisser les étudiants sans pass Covid rater leur semestre faute d’accès aux cours. […] [Elle] encourage les étudiants rencontrant des problèmes à s’adresser aux organes compétents de leurs facultés.» Par ailleurs, elle juge que «Dans l’ensemble, la grande majorité des étudiants semble être très satisfaite de ce début de semestre.»
Un professeur remet en question l’introduction du certificat covid dans les hautes écoles
Matthieu Honegger, Professeur à l’Université de Neuchâtel d’Institut d’Archéologie, qualifie l’introduction du certificat covid comme «absurde et clairement discriminatoire».
Les universités européennes s’inquiètent toujours pour à la liberté académique
Cinq ans après la première Déclaration de Prague, qui mettait en garde contre «les les solutions simplifiées et le populisme croissant», «le danger est toujours là et la démocratie, la tolérance, l’humanisme et l’ouverture d’esprit sont toujours menacés», ont annoncé les cinq groupes universitaires signataires de la deuxième Déclaration de Prague le 27.09.2021.
«La limitation des libertés académiques dans certains pays, le populisme, les restrictions causées par la pandémie, la remise en cause des experts, sont autant de sujets qui sont passés au premier plan.»
La déclaration a été signée par des représentants de l’Université Charles, du groupe Coimbra, de l’Association européenne des universités (EUA), d’Europaeum, de la Ligue des universités de recherche européennes et du groupe Unica [dont fait partie l’UNIL].
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 septembre 2021
29Sep2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Neuchâtel adopte les tests gratuits pour ses étudiant-e-s
Dès la semaine prochaine (le 6.10.2021), des tests gratuits — salivaires et réalisés par groupe (pool) — seront à disposition de la communauté universitaire à Neuchâtel, à l’image des tests à l’UNIL, l’Université de Genève et l’EPFL. «Dans un mail envoyé ce matin, le Rectorat de l’UniNE invite néanmoins les étudiants à privilégier les «tests PCR ou antigéniques réalisés dans les pharmacies et les centres de test agréés».»
«Rendre la «matu» plus difficile? C’est ce que vise une vaste réforme»
« En Suisse, la maturité gymnasiale permet d’accéder aux universités et hautes écoles sans examens d’entrée. Elle fait l’objet d’une importante réévaluation depuis 2018, pilotée par les cantons et la Confédération. Le but? Repenser le certificat pour qu’il réponde mieux «aux exigences de demain». Deux grands sujets cristallisent les débats: l’introduction d’une durée minimale de gymnase de quatre ans (certains cantons romands n’en ont que trois) et le durcissement des conditions d’obtention du diplôme. »
En Suède, avalanche de signalements de fraude scientifique
Pour s’assurer que la science respecte les plus hauts standards, la Suède a créé une nouvelle institution gouvernementale en 2020, chargée d’enquêter sur d’éventuels plagiats, falsifications ou fabrications de documents. En tant qu’organe indépendant, elle s’occupe de cas qui étaient auparavant traités à l’interne des universités suédoises. Pour l’année 2020, elle a reçu 46 dénonciations, soit trois fois plus qu’attendu. Au final, quatre chercheur-euse-s ont été exposé-e-s.
Peter Allebeck, membre du Conseil national d’évaluation des malversations dans le domaine de la recherche (Npof) attribue ce nombre élevé à une pression exercé sur les chercheur-euse-s de publier constamment afin de trouver de fonds. Pris dans une logique de «publish or perish» («la publication ou la mort»), les scientifiques finissent alors parfois par plagier, falsifier, voir même fabriquer des données.
En Suisse, ces enquêtes sont menés par les universités mêmes. Cependant, selon le président du conseil de la recherche du Fonds national suisse Matthias Egger, cela ne suffit pas. «Une autorité légale serait difficile à mettre en place dans un pays fédéral, mais nous réfléchissons avec nos partenaires à une commission centrale qui offrirait ses compétences pour des cas où les universités sont en difficulté, avec l’aide d’experts internationaux.»
Un don privé de l’Université de Genève suscite l’intérêt de la Cour des compte
Lors de cette année plutôt calme en matière de rapports publiés à la Cour des comptes (CdC) genevoise, cette dernière s’est penché sur le financement privé de la recherche à l’Université de Genève. Elle a examiné le don à la hauteur d’un 1 million de francs de la part du cheikh koweïtien Nasser al-Sabah pour le financement de la Chaire de l’Unesco en hydropolitiques et un partenariat avec une université koweïtienne. La CdC met en avant que le cheikh en question venait de déposer une plainte pénale à Genève contre son cousin dans le cadre d’une fumeuse affaire d’arbitrage dans le domaine du sport international au moment du don (en 2016).
Toutefois, elle ne considère pas que l’université soit fautive d’avoir accepté le don, mais l’invite «à se méfier un peu plus de la «motivation du bailleur» avant d’accepter les contributions «à fort risque d’image».»
Distributions de tampons gratuits à l’EPFZ
««Afin d’assurer le meilleur environnement de travail et d’étude possible pour les membres, l’ETH Zurich a lancé un projet pilote visant à faciliter l’accès aux produits menstruels sur le campus», a annoncé hier l’université sur Twitter. Vingt-deux distributeurs automatiques ont été installés dans les toilettes pour femmes et les toilettes non mixtes des campus Hönggerberg et Zentrum, ainsi qu’à Bâle et dans le bâtiment Octavo à Oerlikon. Les distributeurs automatiques contiennent chacun une serviette hygiénique ou quatre tampons.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 septembre 2021
28Sep2021
Politique des hautes écoles
Les nouveaux puritains des universités américaines
L’historienne américaine Anne Applebaum a publié un essai dans l’édition actuelle du magazine The Atlantic dans lequel elle discute du phénomène de la « cancel culture » dans les universités américaines. Elle dénonce une caste intellectuelle, les «nouveaux puritains», qui mène des campagnes de dénonciation et de diffamation contre des opinions impopulaires moyennant le ridicule et l’isolement. Les actions lui rappellent les répressions de l’ancienne Union soviétique, ou les personnes accusées se font de plus en plus exclure jusqu’à ce que, en désespoir de cause, elles finissent par s’excuser, ce qui n’est interprété que comme une preuve supplémentaire de leur culpabilité. En conséquence, de plus en plus de ses collègues n’oseraient plus publier certains textes, par peur de se faire attaquer pas cette « culture de la démolition » («Kultur des Fertigmachens»).
Selon le journaliste Jean-Martin Büttner, bien que ces actions de dénonciations soient réelles et inquiétantes, elles ne conduisent pas à une loi de silence, mais donnent plutôt lieu à un débat public. De plus, alors que les actions des « nouveaux puritains » bénéficient d’une énorme publicité, cela ne signifie pas qu’il en soit de même pour leur impact.
L’indépendance académique, clé de la confiance pendant la pandémie
«Le public accorde une grande confiance dans la parole des scientifiques. Mais cette dernière est influencée par le contexte politique, d’après une étude franco-américaine. Pour la préserver et éviter qu’elle ne soit contaminée par une méfiance envers les gouvernements, l’indépendance académique est la clé.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 septembre 2021
27Sep2021
Politique des hautes écoles
La relève scientifique victime de la précarité
Dans une tribune parue dans le Temps, le politologue Bernard Voutat discute des effets néfastes de la précarité du corps intermédiaire pour la recherche universitaire. Il critique alors les autorités universitaires comme swissuniversities et le Fonds national de recherche scientifique (FNS) de soutenir cette politique qui représente pour lui un gaspillage de ressources qui «épuise les individus et décourage les vocations».
Ensemble avec d’autres professeur·e·s, il soutient une pétition nationale des associations du corps intermédiaire qui demande «la création d’un nombre conséquent de postes stables pour le corps intermédiaire en Suisse» qui sera déposée le 8 octobre à la Chancellerie fédérale.
Erasmus: Berne explique miser sur le 2e milliard de cohésion
La commission de politique extérieure du National a déposé le 30 août une motion demandant que Berne prépare un message de financement d’ici à la session d’hiver, pour entamer de nouvelles négociations avec l’Union Européenne sur la participation suisse aux programmes d’échanges Erasmus+.
Le Conseil fédéral vient de la rejeter. Son raisonnement : «L’UE n’a toujours pas adopté de mandat de négociation à ce sujet et considère l’association de la Suisse à Erasmus+ dans le cadre des relations globales entre les deux parties». De ce fait, «elle n’est pas disposée à entamer des entretiens exploratoires pour clarifier les points clés d’une association à Erasmus+».
Discussion sur le certificat Covid
«Invité dans Forum, Thierry Schiffmann, membre du comité exécutif de la Fédération des étudiantes et étudiants neuchâtelois, estime que la prolongation de la gratuité des tests n’est pas suffisante.»
L’ETH, une Ecole polytechnique allemande?
L’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) emploie un grand nombre de professeur·es et postdocs allemand·es, ce qui a un impact favorable au classement des universités «QS World University Ranking». Selon le journal Inside Paradeplatz, cela n’est pas une coïncidence, mais une politique souhaitée par l’EPFZ, car 10% du classement mesure l’internationalité des institutions.
Les Suisses deviendraient alors une minorité dans la plus importante institution technique, craint l’auteur de l’article : depuis 2010, le nombre de doctorant·e·s suisses est tombé à 1136 (en 2020), tandis que le nombre de doctorant·e·s étrangers est passé de 1934 à 2839 au cours de la même période. L’auteur insinue également que les allemand·e·s cultivent un «entre-soi» en préférant de donner des postes aux doctorant·e·s allemand·e·s qu’aux suisses : «Les portes d’une thèse à l’ETHZ leur ont souvent été fermées pour des raisons futiles.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 septembre 2021
24Sep2021
Politique des hautes écoles
Le pass Covid sera obligatoire pour le corps enseignant de l’Université de Genève
Le Conseil d’Etat genevois a précisé dans un arrêté que le personnel enseignant des hautes écoles genevoises serait également soumis au certificat Covid dès le lundi 27 septembre. Une mesure qui exclut le personnel dont les activités ne sont pas directement liées à l’enseignement. Selon le Recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger «La présence dans une même salle de personnes disposant d’un certificat et d’autres ne l’ayant pas a été vécue par beaucoup comme une incohérence à laquelle nous pouvons aujourd’hui mettre terme.»
Le Conseil fédéral et Guy Parmelin ne semblent pas pressés de légiférer pour les échanges Erasmus
«Dans le tentaculaire dossier européen, le sort d’Erasmus épouse les secousses subies par les relations entre Berne et Bruxelles. Le programme d’échanges entre étudiants de Suisse et de l’Union européenne (UE) n’est pas épargné par les dégâts collatéraux. […] Au parlement, certains souhaitent accélérer la manœuvre [de négociations]. La commission de politique extérieure du National a déposé une motion, portée par une alliance allant des Verts au PLR, exigeant du Conseil fédéral de préparer un financement pour Erasmus+ d’ici à la fin novembre. Le gouvernement doit donner son avis, ce qui pourrait survenir ce vendredi. Et pour l’instant, les signaux sont plutôt négatifs, a-t-on appris.»
Discussion sur l’extension du certificat Covid
«Décidée par le Conseil fédéral, l’extension du pass sanitaire provoque de vives réactions, tout comme la perspective de tests payants. Trois experts apportent leur éclairage pour «ArcInfo».»
L’exclusion de la Suisse du programme Horizon Europe suscite des critiques au sein de l’UE
«La Commission européenne s’est perdue dans les méandres des deux négociations sur l’accord-cadre», critique Lukas Mandl, membre du Parlement européen qui rédige un rapport sur les relations bilatérales au nom du Parlement européen. L’homme politique du parti populaire conservateur autrichien (ÖVP) qualifie la décision d’exclure la Suisse du programme Horizon Europe de «but contre son camp».
Quand le présentiel est essentiel
«La crise du coronavirus a ouvert certaines perspectives pour l’enseignement en ligne. Mais pour les MBA, programmes d’études supérieures axés sur la gestion et destinés aux cadres, il semble hors de question de passer à un modèle hybride (entre campus et cours en ligne).»
«Un mur entre les étudiants et le savoir»
«Janique Perrenoud, une lectrice dont la fille commence des études, s’offusque de l’obligation du certificat Covid dans les hautes écoles. Elle nous a adressé ce texte suite à la lecture du «Point du jour» du lundi 20 septembre, dont le recteur de l’Université de Lausanne Frédéric Herman était rédacteur en chef invité. Ses propos lui appartiennent mais il nous paraît important d’entendre aussi ces voix-là.»
«Suivre les cours tous ensemble, on avait oublié à quel point c’est bien!»
Entre les étudiant·e·s qui retournent à l’enseignement en présentiel, «Beaucoup se réjouissent donc de retrouver les auditoires et cafétérias le cœur plus léger, après de long mois de cours à distance qui ont souvent pesé sur le moral. Pour ceux qui ne disposent pas du pass sanitaire, en revanche, la situation peut vite devenir très compliquée. Témoignages.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 septembre 2021
23Sep2021
Politique des hautes écoles
L’UNIGE s’engage en faveur des étudiant-es avec un trouble du spectre autistique
«Une convention de collaboration lie désormais l’Université, la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation et la Fondation Pôle Autisme. Cet accord permettra de faciliter l’intégration des étudiant-es ayant reçu un diagnostic d’autisme en leur proposant des aménagements et des mesures d’accompagnement.»
Nouvel « indice de coopération dans l’enseignement supérieur »
U-Multirank a créé un nouvel « indice de coopération dans l’enseignement supérieur », qui montre que la coopération est la clé de la réussite stratégique.
Selon ce classement, les universités européennes collaborent davantage avec d’autres institutions en matière d’enseignement, de recherche et de partage des connaissances que les universités d’autres régions.
Science Business rappelle que cette conclusion est conforme à l’ambition de l’UE de créer des alliances universitaires transnationales afin de permettre la mobilité des étudiants, du personnel et des chercheurs, le partage des connaissances et la recherche conjointe à l’échelle européenne. Il existe déjà 41 alliances de ce type soutenues par l’UE dans l’Union, qui rassemblent plus de 280 universités. La Commission européenne estime qu’une collaboration plus étroite permettra d’améliorer les performances des universités.
U-Multirank est un classement des universités lancé par la Commission en 2011 pour donner plus de visibilité aux universités européennes, qui souvent ne figurent pas en tête des autres classements.
L’Université de Neuchâtel propose désormais une vaccination sur le campus
L’Université de Neuchâtel propose désormais aux étudiant-e-s de se faire vacciner sur le campus. De plus, elle étudie la possibilité de mettre à disposition des tests salivaires gratuits dès le 1er octobre.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 septembre 2021
22Sep2021
Politique des hautes écoles
Une erreur de communication sème le trouble auprès des étudiants à Neuchâtel
«Une directive demandant d’éviter d’interagir avec les personnes suivant les cours en ligne à l’Université de Neuchâtel a semé le trouble. Le doyen déplore une «erreur de communication» et assure qu’il est «hors de question d’avoir une politique discriminatoire entre les personnes en possession d’un certificat Covid, et les autres».»
Avec BeLEARN, cinq hautes écoles s’engagent conjointement en faveur de la numérisation
Cinq hautes écoles ont uni leurs forces pour promouvoir la numérisation de l’enseignement dans le nouveau centre de compétences BeLEARN: la Haute école spécialisée bernoise, l’Université de Berne, la Haute école pédagogique bernoise, ainsi que l’EPFL et la Haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP).
«Des chercheuses et chercheurs, des start-ups et des actrices et acteurs de l’éducation de tous les niveaux travaillent ensemble sous un même toit, abordent des questions de pratique éducative et proposent des solutions fondées sur la recherche pour la pratique. […] BeLEARN vise à aborder la transformation numérique et son impact sur tous les domaines de la société de manière appropriée et opportune et à l’exploiter au profit de tous.»
- transformation numérique
- collaboration entre hautes écoles
- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
Contrôles aléatoires – les hautes écoles risquent des lourdes amendes
La rentrée universitaire avec le certificat Covid pose un grand défi organisationnel aux hautes écoles. Les campus, souvent décentralisés, rendraient impossible un contrôle systématique. Pour cette raison, la plupart d’entre-elles ont opté pour des contrôles aléatoires. Swissuniversities soutient cette décision : «Le contrôle de l’obligation du certificat Covid doit être effectué de manière appropriée et proportionnée, par exemple avec des contrôles ponctuels».
Cependant, ce concept est contraire aux précisions de l’Office fédéral de la santé (OFSP) dans l’ordonnance Covid, qui demande des contrôles complets et systématiques. Sur demande de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’OFSP indique que les contrôles aléatoires ne sont pas conformes à l’ordonnance. Les hautes écoles risquent alors de lourdes amendes. En cas d’accusation, les sanctions peuvent s’élever jusqu’à 10’000 francs. «Dans la pratique, l’amende se situe généralement entre 1000 et 5000 francs suisses», écrit l’OFSP.
Sur demande de la NZZ, le porte-parole de l’Université de Bâle, Matthias Geering met en avant que le Département de la santé du Canton de Bâle-Ville avait accepté le dispositif des contrôles aléatoires. C’est remarquable, car ce département est dirigé par Lukas Engelberger, qui, en tant que président de la Conférence des directeurs de la santé (GDK), est l’interlocuteur direct des cantons auprès de l’OFSP.
Penser le populisme scientifique
Stéphane Van Damme, professeur d’histoire des sciences à l’Ecole normale supérieure de Paris, développe le terme «populisme scientifique», couramment utilisé pour dénoncer différents activistes scientifiques omniprésents dans l’espace public, dans le contexte actuel.
Le travail académique des femmes est sous-représenté sur internet
«Le monde académique n’est pas exempt de biais de genre, et de plus en plus de travaux documentent les obstacles auxquels les femmes scientifiques sont confrontées dans leur carrière. Selon une nouvelle étude, être un homme reste un avantage en matière de diffusion en ligne des travaux académiques.»
Le Covid-19 a suscité un boom des vocations en épidémiologie et en santé publique
«Plusieurs filières d’études en épidémiologie et en santé publique ont doublé leurs effectifs cette année. Les étudiants, majoritairement des professionnels de la santé, ont été motivés par la pandémie de Covid-19.»
L’Unil dans les médias
Rentrée universitaire : le campus lausannois reprend vie
Les articles des quotidiens Le Temps et du 24 heures détaillent les modalités de la rentrée à l’UNIL.
Ils évoquent également la manifestation contre le certificat Covid aux Hautes écoles mardi soir (21.09) sur la place de la Riponne. Selon Le Temps, il y avait 500 personnes, selon l’agence Keystone-ATS (repris par Heidi news, La Liberté et le 24 heures) il y avait même 2’000 manifestants. Cette manifestation a été organisée par le collectif Education sans certificat (ESC).
Le Temps a par ailleurs interviewé Laurence Kaufmann, sociologue à l’UNIL, qui regrette l’obligation du pass Covid à l’Université : «Une politique sanitaire c’est une politique de soins, pas de sanctions.»
Revue de presse UNIL 22 septembre 2021
21Sep2021
Politique des hautes écoles
Sept nouveautés pour la rentrée universitaire romande
«Nominations, nouveaux cursus, offres originales, changements organisationnels: quelles sont les principales nouveautés de cette rentrée académique en Suisse romande? Notre sélection.»
La rentrée universitaire et le certificat Covid
La rentrée universitaire en Suisse est marquée par l’introduction de l’obligation du pass Covid.
Les médias décrivent les mesures prises dans les hautes écoles suivantes:
- Université de Berne (Der Bund)
- Université de Fribourg (La Liberté, RTS : Le 12h30, Freiburger Nachrichten, 20 minutes)
- Université de Genève (20 minutes, Tribune de Genève, Le Courrier)
- Université de Neuchâtel (Arcinfo)
- Université de Zurich (Der Landbote, Tages-Anzeiger)
- HEP Bejune (ArcInfo)
- HES-SO (Le Courrier, Le Nouvelliste)
- FHNW (bz Zeitung für die Region Basel)
- FHGR – HES des Grisons (Südostschweiz)
- ETH Zurich (Tages-Anzeiger)
Dans la Tribune de Genève, le Conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia évoque des discussions en cours sur l’extension du certificat Covid pour «tout professionnel actif en lieux communautaires»: «Rien n’est décidé, mais le Grand Conseil a également invité le Conseil d’État à y réfléchir. Pour les hautes écoles, exclure les enseignants alors que les étudiants sont soumis à cette obligation semble discutable tant sur le plan sanitaire qu’exemplaire.»
Peu de protestations contre le pass Covid dans les Hautes écoles
La plupart des universités et hautes écoles suisses ont recours à la certification obligatoire pour les cours sur place. Ce qui est apprécié par de nombreux-euses étudiant-e-s et enseignant-e-s est critiqué-e par certain-e-s. Des manifestations ont eu lieu à Fribourg (avec 40 participant·e·s), Bâle (100), Zurich (150), Lucerne (100), Berne (30) et Saint-Gall (20).
Selon la SRF, ce n’est qu’à la Haute école spécialisée de Suisse orientale (Fachhochschule OST) que le corps estudiantin peut se présenter sans preuve de vaccination, de test ou de guérison. Cette dernière avait pris cette décision en raison d’éventuelles difficultés à appliquer un contrôle systématique. Un un tel contrôle ne serait pas possible sur les trois sites de Rapperswil, Buchs et St-Gall avec un total de 18 bâtiments. Des mesures en matière du port du masque et de distance seraient donc plus judicieuses.
Selon Nau, il n’y a pas non plus une obligation de présenter un certificat à l’Université de suisse italienne (USI).
Dans l’Université de Bâle, le pass Covid sera obligatoire à partir du 1er novembre. A la HES de Suisse Nord-Occidentale ( FHNW), cela sera le cas à partir du 15 octobre. A la fin août, la FHNW avait voulu renoncer à l’introduction du certificat Covid. Aujourd’hui, un groupe d’intérêt collecte des signatures pour persuader la direction de l’école de revenir sur sa décision.
Martin Vetterli: «Le bien-être des Suisses est menacé»
Interviewé par le Blick, le Président de l’EPFL Martin Vetterli évoque l’importance du programme Horizon Europe pour la Suisse. «Les enjeux vont bien au-delà de notre institution. C’est la place économique suisse qui est directement menacée. […] Ce que j’essaie de dire, c’est que si la Suisse a des infrastructures fabuleuses, des écoles excellentes. Tout ce qui fait d’elle un pays très attractif, tout ce bien-être, c’est en partie lié à la recherche, à l’innovation et aux jobs qui en découlent.»
L’Université de Neuchâtel prépare déjà ses cursus de l’après-Covid
L’Université de Neuchâtel a présenté des appels à projets qui préparent la pédagogie universitaire dans une perspective d’«après-Covid».
Horizon Europe: les mesures transitoires du Conseil fédéral
«Le Conseil fédéral a chargé vendredi le Fonds national suisse de mettre en œuvre des solutions transitoires pour que les chercheurs et les chercheuses du pays puissent participer à des projets individuels dans le cadre d’Horizon Europe. […] [Le président de la Confédération] Guy Parmelin estime qu’il est important qu’un déblocage de la situation ait lieu courant 2022, mais que la Suisse allait aussi explorer d’autres alternatives « si le blocage devait perdurer »: « Sur le plan international, avec d’autres pays qui sont intéressés aux capacités et à l’aspect très innovatif en matière de nouvelles technologies de notre pays. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec le président Biden, à Genève sur le sujet, et il m’avait demandé de voir s’il y avait une possibilité de travailler encore mieux au niveau de nos Hautes écoles qui, d’après lui, sont au top de la technologie ».»
La Suisse, leader mondial de l’innovation selon l’ONU
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle publie ce lundi son indice mondial de l’innovation. Malgré la pandémie, la Confédération reste en tête pour la 11e fois consécutive.
Selon Karin Keller-Sutter, Conseillère fédérale, «Notre pétrole, ce sont les idées innovatrices venant d’esprits brillants. La pré-condition nécessaire pour avoir ces esprits brillants, c’est un excellent système de formation. Les universités suisses ont une longue tradition d’héberger des start-up. Et enfin nos 26 cantons sont en compétition et ont un intérêt à offrir les meilleures conditions possibles pour des sociétés innovatrices.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 septembre 2021
17Sep2021
Politique des hautes écoles
La rentrée vaudoise et genevoise
La HES-SO instaure le certificat Covid dès lundi 20.09.2021. Et parce que la majorité des cours ne peuvent pas être donnés à distance, les étudiant·e·s sont indirectement obligés de se faire vacciner ou tester continuellement. Dans les cantons de Genève et Vaud les tests seront gratuits.
Selon la Tribune de Genève, «Le Département genevois de la santé indique avoir eu l’aval de Berne pour pratiquer dans les hautes écoles des tests salivaires groupés, pris en charge par la Confédération, à l’image des analyses effectuées en entreprise. Ces tests donneront l’accès aux cours, sans octroyer le certificat Covid.
Le Temps indique que les étudiant·e·s d’autres cantons peuvent s’attendre à payer 47 francs par frottis. Les 24 heures ajoute: «Rappelons que les tests Covid habituels ne seront, eux, plus gratuits dès le 1er octobre. Mais la pression est forte pour que ce délai soit prolongé par le Conseil fédéral.
L’article du Temps reprend les critique de la part de quelques étudiantes de HES genevois des décisions prises par les HES.
La Liberté indique que la FAE a décidé de ne pas s’opposer au certificat Covid. Elle s’inquiète néanmois de sa mise en place.
L’article de la Tribune de Genève parle des exigences sanitaires de la Faculté de médecine à Genève, qui vont plus loin que le reste de l’université avec l’obligation du port du masque pendant les cours.
La rentrée zurichoise
L’article de la NZZ résume les mesures prises par les hautes écoles universitaires zurichoises (université, ETH, HES). De nombreuses questions restent encore ouvertes, par exemple concernant des éventuelles sanctions et concernant des cours en ligne pour des personnes sans certificat.
La rentrée valaisanne
«Jeudi, Vaud et Genève ont annoncé que les tests salivaires resteraient gratuits pour les étudiants des hautes écoles qui ne possèdent pas de certificat Covid. Un pas que ne franchira pas le canton du Valais. […] Christophe Darbellay explique «qu’il semble que Berne pourrait décider de prendre en charge des tests préventifs poolés jusqu’à fin décembre dans les établissements du tertiaire».»
Par ailleurs, «La Haute école pédagogique du Valais (HEP) a repoussé sa rentrée d’une semaine. Elle aura donc lieu le 20 septembre au lieu du 13. La raison? La décision du Conseil fédéral d’autoriser les cantons et les hautes écoles à rendre le certificat Covid obligatoire pour les formations de niveau bachelor et master. Une position présentée le 8 septembre, ce qui ne laissait que peu de temps à la HEP valaisanne pour se retourner, d’autant plus que la position des autorités cantonales et celles des autres hautes écoles (HES notamment) n’étaient pas connues.»
Décision neuchâteloise sur l’échec aux examens d’été
Le Conseil d’Etat neuchâtelois n’a pas donné suite à la recommandation énoncée par «les milieux universitaires», notamment la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN).
«Intitulé «Des conditions d’examens exceptionnelles pour une situation exceptionnelle», le texte demandait que les sessions d’examens du premier semestre 2021 dans les hautes écoles neuchâteloises [UniNe, HE-Arcet HEP-Bejune] ne donnent pas lieu à des échecs.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 septembre 2021
16Sep2021
Politique des hautes écoles
Les discussions sur le milliard pour la cohésion prennent du retard
Le bureau du Conseil national a décidé, «de manière surprenante», de ne pas aborder la question du milliard pour la cohésion pendant cette session. En conséquence, la probabilité d’une rapide ré-association au programme Horizon Europe diminue.
Les Hautes écoles et le certificat Covid – un aperçu des mesures
A quelques jours de la rentrée, les universités et hautes écoles se mettent au certificat covid, mais avancent en ordre dispersé. Un aperçu des mesures :
Les hautes écoles universitaires qui exigent le certificat Covid dès la rentrée :
- HES-SO – (Pour la HES-SO, active dans 7 cantons, les modalités d’application du certificat seront mises en œuvre par chaque haute école en fonction des dispositions cantonales en vigueur et des spécificités des filières d’étude.)
- Université de Zurich
- EPFZ
- FHNW
- Université de Saint-Gall
Les universités qui maintiennent en surcroît l’enseignement à distance pour les étudiant·e·s sans certificat :
- Université de Lausanne (jusqu’au 15 novembre)
- Université de Genève
- Université de Fribourg
- Université de Neuchâtel
- ZHAW
- EPFL
- Université de Bâle
- L’Université de Lucerne (pour les cours à plus de 100 participant·e·s)
Les universités qui renoncent (partiellement) au certificat :
- L’Université de la Suisse italienne et l’Université de Berne appliquent le certificat à toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de l’Université à l’exception de l’enseignement au niveau du bachelor et du master.
Tests salivaires gratuits pour les étudiant·e·s :
- Dans le canton de Genève, les tests salivaires resteront gratuits pour les hautes écoles et universités. Ils servent uniquement pour avoir accès aux enseignements et n’auront pas valeur de pass Covid.
- Dans le canton de Lucerne, la HEP et l’Université confirment qu’une contribution temporaire aux coûts des tests était actuellement à l’étude.
- Dans le canton de Vaud, les hautes écoles déploieront, en collaboration avec l’Office du médecin cantonal, un système permettant d’effectuer gratuitement des tests salivaires «poolés» pour les personnes ne disposant pas d’un certificat valide. Ces personnes pourront être au bénéfice d’une attestation renouvelable hebdomadairement leur permettant de fréquenter les activités d’enseignement des hautes écoles.
Le point sur les mesures sanitaires dans les hautes écoles et universités vaudoises
Pour les hautes écoles vaudoises, le Canton de Vaud a décidé de maintenir le certificat Covid et les masques obligatoires pour l’enseignement en présentiel, et permet aux étudiant·e·s de se faire tester gratuitement pendant une période transitoire, jusqu’à fin octobre. Il s’agit de tests salivaires de groupe. Les étudiant·e·s recevront ensuite une attestation valable pour une semaine, qui leur permettra de suivre les cours en présentiel. Ce dispositif sera prêt pour début octobre. D’ici-là, les étudiant·e·s devront s’occuper eux ou elles-mêmes de leurs tests. Les cours seront diffusés en ligne en tout cas jusqu’au 15 novembre. Quant aux ateliers pratiques, ils seront accessibles sans certificat Covid, avec une obligation du port du masque. Dans ce cas, les salles seront remplies jusqu’à deux tiers de leur capacité.
Le corps étudiant divisé à propos du certificat Covid obligatoire dans les universités et hautes écoles
Le passe sanitaire s’impose petit à petit dans les universités et hautes écoles. Les mesures divisent et suscitent des réactions de la part de certain·e·s étudiant·e·s et associations qui expriment leur désaccord par rapport aux dispositif envisagés.
Selon le journal en ligne Watson, la messagerie Telegram «concentre en ce moment un grand nombre de chambres de discussions virtuelles à propos de la rentrée universitaire. Et il y a de tout: des groupes plus généraux composés des milliers de membres et d’autres, spécifiques à chaque établissement, qui abritent entre cinquante et plusieurs centaines de membres.»
En suisse romande, l’association faîtière et syndicat des étudiant·e·s de l’Université de Genève (CUAE) s’oppose au passe sanitaire à l’université alors que la Fédération des Étudiant·e·s Neuchâtelois·e·s (FEN) la soutient, mais uniquement pour les cours. Cette dernière demande en revanche le libre accès à la bibliothèque et aux lieux de révision. Dans le canton de Vaud, la Fédération Syndicale SUD se retrouve ce soir (le 16.09.) pour discuter de leur position.
Toutefois, les associations sont d’accord sur plusieurs points : elles demandent la gratuité des tests, une qualité de l’enseignement à distance et une prolongation du libre accès à l’université. C’est également la demande d’une pétition lancée vendredi 10.09, qui a récolté plus de 14’000 signatures à date (16.09).
Cette gratuité serait «une logistique trop complexe et pas forcément nécessaire» estime la rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney. Elle se réfère au soutien pour les étudiant·e·s en difficultés financières, que l’université a mis en place pendant la pandémie, et confirme l’accessibilité des cours en ligne.
A la haute école spécialisée la Suisse nord-occidentale (FHNW), une «communauté d’intérêt FHNW sans certificat» demande dans une lettre adressée à la direction de retirer l’obligation du certificat. Elle met en avant que certaines personnes ne peuvent pas se faire vacciner, soit pour des raisons religieuses, de santé, ou autres.
Elischa Link, co-présidente de l’Association des associations d’étudiant·e·s suisses (VSS), appelle au dialogue. «Nous, les étudiant·e·s, n’avons pas été suffisamment entendus dans cette discussion», dit-elle. Elle demande des alternatives numériques pour les étudiant·e·s non vaccinés et souhaite également la gratuite des tests pour accéder aux cours.
«Des taxes universitaires jusqu’à quatre fois plus élevées selon les cantons»
«Les frais de scolarité semestriels dans les universités et écoles supérieures suisses varient considérablement selon les établissements. D’après le comparateur en ligne Comparis, les étudiants de l’Université de la Suisse italienne paient 2000 francs par semestre, soit plus de quatre fois que ce que déboursent celles et ceux des universités de Neuchâtel ou de Genève.»
«Les sciences sociales luttent aussi contre le virus»
Selon Ola Söderström, professeur de géographie à l’Université de Neuchâtel, la recherche en Suisse sur le Covid-19 a été organisée «en silos» par le FNS: Un premier programme national de recherche a été lancé en 2020 dans les sciences de la vie, et un deuxième cette année dans le domaine des sciences humaines et sociales. Ola Söderström, qui a présidé de 20217 à 2020 la division sciences humaines et sociales du FNS, regrette cette division du travail. «Une épidémie est un phénomène biologique et social qui nécessite des collaborations interdisciplinaires».
La Suisse veut utiliser la diplomatie scientifique dans les Balkans
«Promouvoir la paix dans les Balkans grâce à la science: c’est ce qu’aimerait réaliser le gouvernement suisse. Ignazio Cassis a réuni cette semaine à Berne sept pays du sud-est de l’Europe, avec pour objectif de les convaincre de créer ensemble un centre de recherche biomédicale sur le cancer.»
«L’idée de ce nouveau centre est de répéter en quelque sorte ce que le CERN a fait pour l’Europe», explique l’ancien Directeur du CERN Herwig Schopper au micro de La Matinale. «Le CERN a été créé à la sortie de la Seconde guerre mondiale. Il a aidé à promouvoir la science et la technologie en Europe. Mais il a aussi aidé des pays qui s’étaient fait la guerre à reprendre une coopération pacifique! J’aimerais qu’on puisse y arriver de la même manière dans les Balkans.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 septembre 2021
15Sep2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 septembre 2021
14Sep2021
Politique des hautes écoles
Les modalités d’application du certificat Covid à l’UNIGE et à la HES-SO Genève
A l’Université de Genève (UNIGE) et les Hautes écoles spécialisées de Genève (HES-SO Genève), des contrôles aléatoires du certificat Covid sont mis sur pied. La mesure coûte 200’000 francs sur deux mois à l’UNIGE. A la HES-SO Genève, qui regroupe six hautes écoles et 6’200 étudiant-e-s, les coûts se situent entre 300’000 et 500’000 francs pour trois à quatre mois.
Lundi (13.09.2021), la Faculté de médecine (UNIGE), a contrôlé 500 étudiant-e-s aléatoirement. «Aucune personne n’a été refoulée», déclare la porte-parole.
Le Recteur de l’UNIGE et Président de Swissuniversities Yves Flückiger avoue avoir dû choisir «entre deux maux». Fin août, il avait déclaré qu’il serait impossible d’imposer le pass sanitaire. Il reste d’avis qu’il est impossible de contrôler toutes les entrées, mais que des contrôles aléatoires paraissent être une mesure «proportionnée et efficiente».
Pour offrir des mesures transitoires aux étudiant-e-s non-vaccinés, l’UNIGE propose des tests gratuits sur le campus jusqu’à fin octobre, pour laisser aux personnes le temps de se faire vacciner sans être pénalisées. Une unité mobile proposera le vaccin sur plusieurs sites de l’UNIGE et des HES-SO.
Par ailleurs, les enseignant-e-s de l’UNIGE ont l’obligation de rendre leurs cours accessibles pour les personnes sans certificat. Pour les HES-SO Genève «Un grand nombre de cours n’auraient aucun sens à distance, beaucoup sont axés sur la pratique, comme un laboratoire d’ingénierie ou un atelier clinique», détaille le directeur, François Abbé-Decarroux.
Pétition pour le «maintien de l’accès aux études pour tous»
Face à la décision de plusieurs établissements universitaires d’appliquer le pass sanitaire pour les cours de bachelor et de master dès le 13 septembre, une pétition signée par plus de 6’700 personnes demande le «maintien de l’accès aux études pour tous».
Ce texte dénonce qu’«en introduisant le pass COVID sur les campus, les établissements universitaires compromettent l’accès aux infrastructures éducatives et négligent ainsi bon nombre de leurs valeurs fondamentales. […] Il est impératif que les Universités et Hautes écoles garantissent un juste accès à l’éducation à l’ensemble de leurs étudiants, vaccinés ou non, et qu’elles mettent à disposition, si toutefois elles ne reviennent pas sur leur décision, un centre de dépistage gratuit au bénéfice des étudiants non-vaccinés ou dans l’impossibilité, pour des raisons médicales, de le faire.»
A l’Université de Neuchâtel, aucun centre de dépistage n’est prévu pour l’heure. Par contre, une équipe mobile proposera la vaccination dans plusieurs lieux sur le campus dès la rentrée.
Se faire vacciner – le choix économique
Dans le Tages-Anzeiger, un jeune étudiant de la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) affirme avoir été contraint de choisir entre la vaccination et les études. Avec l’annonce de la HSLU d’imposer le certificat Covid et la fin des tests gratuits dès octobre, il a fini par choisir de se faire piquer.
« En tant qu’étudiant, je ne peux pas me permettre les dépenses supplémentaires de 90 à 130 francs par semaine pour les tests », explique l’étudiant. Selon ses propres calculs, il devrait dépenser environ 500 francs par mois pour pouvoir suivre les cours sans discontinuité.
Vers une «élite de vaccinés» aux universités allemandes?
La journaliste de la Weltwoche Birgit Kelle accuse les universités allemandes et autrichiennes de créer une « élite de vacciné-es » en exigeant une vaccination contre le Covid pour les étudiant-e-s en médecine. Au vue de la réglementation, les non-vaccinés qui n’ont pas les moyens de se payer des autotests (qui seront payant à partir du 11 octobre), seraient alors exclus de la vie sociale, sociétale ou même professionnelle. Elle prend comme exemple un étudiant de Bade-Wurtemberg, qui a déclaré que les tests quotidiens lui coûteraient au moins 800 euros jusqu’à la fin de l’année.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2021
13Sep2021
Politique des hautes écoles
swissuniversities recommande une obligation du certificat covid pour toutes les activités universitaires
Suite à la communication du Conseil fédéral le 08.09., «swissuniversities recommande dès lors aux hautes écoles d’introduire en principe une obligation de certificat Covid pour toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de la haute école. Ce faisant, elles tiennent compte des conditions locales et peuvent également fixer une période transitoire. L’obligation de certificat Covid doit être contrôlée de manière appropriée et proportionnée, par exemple au moyen des contrôles ponctuels.» (swissuniversities)
«Favorable à la vaccination, l’Union des étudiant·e·s de Suisse (UNES), […] ne s’oppose pas au certificat covid. Elle appelle toutefois à offrir une alternative numérique aux cours en présentiel au nom de l’accès à l’éducation et de la liberté de tendre, ou non, le bras. «Au-delà des non-vaccinés se pose aussi la question des étudiants qui n’auront reçu qu’une dose à la rentrée et qui devront patienter un mois avant de reprendre les cours en présentiel, ajoute Maxime Barthassat, membre du comité exécutif. Il va donc falloir trouver des alternatives.» L’UNES appelle aussi à la coordination pour «éviter un patchwork» de réglementations différentes.» (Le Temps)
Les choix des universités face à l’imposition du certificat Covid
Voici les hautes écoles universitaires qui introduisent le certificat Covid dès la rentrée universitaire d’automne:
- EPFL
- EPFZ
- Haute école des beaux arts de Zurich (ZHdK)
- Haute école de Suisse nord-occidentale (FHNW)
- Haute école spécialisée de Zurich (ZHAW)
- HES-SO
- Université de Genève
- Université de Lausanne
- Université de Neuchâtel
- Université de Saint-Gall (selon le St. Galler Tagblatt)
- Université de Zurich
L’Université de Berne imposera le certificat Covid à toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de l’Université, à l’exception de l’enseignement au niveau du bachelor et du master. L’Université de la Suisse italienne a pris une décision similaire.
Les hautes écoles universitaires qui n’ont pas encore communiqué si ou comment elles appliqueront le certificat COVID:
- Université de Fribourg (se prononcera prochainement)
- Université de Lucerne
- Université de Bâle
Etat : 13.09.2021, à 15h.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2021
10Sep2021
Politique des hautes écoles
L’étendue du pass sanitaire dans les hautes écoles
Avec l’annonce de l’extension du certificat Covid, le Conseil fédéral laisse aux hautes écoles deux choix : le pass sanitaire, ou alors une limitation du nombre d’étudiant·e·s en présentiel aux deux tiers de la capacité des salles. «Pour la plupart des écoles, cela signifierait un retour à l’enseignement à distance pour des raisons de place, car les auditoires ne pourraient plus accueillir tous les étudiants », indique la cheffe du Département de la formation Cesla Amarelle. Pour cette raison, l’Université de Lausanne (UNIL), l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Neuchâtel (UNINE) ainsi que d’autres établissements romands ont opté pour la voie du pass sanitaire.
Cesla Amarelle indique qu’il n’est pas garanti qu’un enseignement à distance puisse être maintenu dans toutes les hautes écoles pour ceux et celles qui n’ont pas de certificat. L’UNIL ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. De leur côté, l’EPFL et l’UNINE ont déclaré maintenir le système d’enseignement hybride.
Pour les étudiant·e·s de l’UNIL, le port du masque est obligatoire dans les auditoires et salles de cours. A l’EPFL, le masque n’est plus que «fortement recommandé» là où le pass sanitaire est exigé.
D’autres questions pratiques sont encore en consultation à l’interne des hautes écoles. Il s’agit de trouver un dispositif qui règle les questions concernant l’accès aux bâtiments, aux salles de cours et du système de contrôle des étudiant·e·s. Dans un interview avec la RTS, le président de l’EPFL, Martin Vetterli, déclare que les contrôles se feront par «échantillonnage aléatoire». L’option du pass sanitaire désigne pour lui «la moins mauvaise solution, […] qui nous permet vraiment de retourner vers une certaine réalité». Il clarifie également que pour le corps intermédiaire, le certificat Covid n’est pas obligatoire, manque de base légale. «Nous sommes en train de regarder quelles options on dispose de ce coté-là.»
La FHNW exige le pass sanitaire à partir du 15 octobre
La Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) introduira l’exigence du certificat Covid seulement à partir du 15 octobre. «La haute école spécialisée a besoin de ce temps pour clarifier les précisions nécessaires à la mise en œuvre de cette obligation de certificat, puis pour la mettre en œuvre », déclare la responsable de crise à la FHNW Karin Hiltwein. Le semestre débutera donc sans pass sanitaire, mais avec l’obligation du masque et la distanciation sociale.
Fribourg : résolution pour une association à Horizon Europe
Les député·e·s fribourgeois·e·s soutiennent une résolution demandant au Conseil d’État d’intervenir auprès du Conseil fédéral pour soutenir une ré-association suisse au programme de recherche Horizon Europe. Pour les auteurs de la résolution, la situation actuelle [d’exclusion du programme] est «extrêmement problématique pour les hautes écoles suisses, dont la HES-SO Fribourg et l’université, car la participation aux projets européens est indispensable à la création de réseaux de collaboration et à la stimulation scientifique». Les auteur·e·s parlent également des conséquences de l’échec de l’accord-cadre sur l’accès à des bourses ou aux échanges Erasmus.
Seul l’UDC s’oppose à ce texte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 septembre 2021
9Sep2021
Politique des hautes écoles
A l’EPFL et à l’UNIL, le certificat Covid sera obligatoire pour assister aux cours
«Dès la rentrée le 21 septembre, les étudiants de l’EPFL devront présenter une preuve de vaccination, de guérison ou un test négatif pour tous les cours, à l’exception de ceux de moins de 30 personnes, a indiqué la porte-parole de l’école polytechnique, Corinne Feuz».
L’Université de Genève, la HES-SO et l’Université de Bâle communiqueront leurs décisions concernant le certificat Covid ultérieurement. Les Universités de Neuchâtel et de Fribourg communiqueront en début de semaine prochaine. Cette dernière précise que, sans l’obligation du passeport Covid, la capacité des salles devrait être à nouveau réduite à deux tiers.
«Peu de vacciné·es, rentrée universitaire en danger?»
Entre couverture vaccinale faible et variant Delta, l’épidémiologiste genevois Antoine Flahault commente la situation épidémiologique de la Suisse à l’aube de la rentrée des universités.
«Aujourd’hui, on dispose d’un vaccin, éligible pour les étudiants mais aussi pour le corps professoral et non-professoral. On peut donc exiger la vaccination obligatoire pour l’immatriculation en université.» De quoi «sécuriser l’université», selon Antoine Flahault et réduire le niveau de transmission: «Ce n’est pas que nous n’aurons pas de risques de transmissions, mais nous n’aurons pas de prise de risques pour les étudiants et enseignants vulnérables.»
Une meilleure communication scientifique est nécessaire pour assurer la transition verte
Pour assurer la transition vers une économie neutre en carbone, les chercheurs doivent repenser le financement, la coopération mondiale et leur mode de communication avec les décideurs politiques, a-t-on appris mardi lors d’un séminaire de Science Europe, résumé par Science Business.
Sur le même sujet, Dominique Bourg regrette la communication du GIEC, qui aurait été «catastrophique» pendant des «décennies». (Heidi.news)
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- médias et universités
- collaboration hautes écoles – politique
«Les thérapies psychédéliques investissent le CHUV»
«Du 29 au 31 octobre, une conférence inédite en Suisse – ALPS pour Awareness Lectures on Psychedelic Science – va réunir les plus grands spécialistes nationaux de la recherche sur les effets thérapeutiques des hallucinogènes. Les étudiants et praticiens à l’origine de l’évènement au CHUV espèrent que les rencontres qui s’y feront serviront d’élan à la création d’une fondation, futur hub pour les scientifiques du pays et au-delà s’intéressant aux bienfaits de ces substances.»
«La Suisse est une grande puissance scientifique»
«L’ex-ambassadeur de Suisse à Londres, le Fribourgeois Alexandre Fasel occupe depuis peu un nouveau poste: représentant spécial de la Confédération pour la diplomatie scientifique au sein de la Genève internationale. Il explique au «Temps» en quoi consiste cette fonction : «anticiper les futures révolutions scientifiques qui pourraient servir la gouvernance mondiale.»»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 septembre 2021
8Sep2021
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral précise l’application du certificat Covid dans le domaine des hautes écoles
«[…] Les cantons et les hautes écoles peuvent introduire l’obligation de présenter un certificat pour les cours de niveau bachelor et master. Dans ce cas, le port du masque n’est plus obligatoire et l’occupation des locaux n’est plus limitée aux deux tiers. Les événements organisés dans les hautes écoles et les formations continues restent soumis aux règles relatives aux manifestations. […]»
L’Unil dans les médias
La Ligue vaudoise fustige le «militantisme» de l’UNIL
La journée d’étude intitulée «Race et blanchité: penser la norme», organisée par le Centre en études genre de l’Université de Lausanne ne plaît pas à la Ligue vaudoise et son président, Félicien Monnier. Il dénonce une «instrumentalisation» de l’université à des fins propagandistes ou marxistes. La sociologue et professeure en études genre à l’UNIL, Éléonore Lépinard y répond:«On ne peut pas travailler sur la société, ses inégalités, sans que cela ait une portée politique.»
Revue de presse UNIL 8 septembre 2021
7Sep2021
Politique des hautes écoles
Manifestation contre le pass sanitaire à l’Université de Berne
Dimanche après-midi (05.08.), une manifestation de 500 personnes a eu lieu contre les mesures de protection contre le COVID-19 appliquées par l’Université de Berne, et plus particulièrement contre le pass sanitaire pour les «activités singulières dans le cadre de l’université». L’appel à la manifestation parlait d’une «apartheid de vaccination» et d’une «société à deux vitesses».
Université de Berne précise qu’elle n’a pas introduit une «obligation de vaccination», comme l’avaient reproché certains manifestants, car le certificat est pour toute personne vaccinée, guérie et testée. L’obligation du certificat Covid se limite aux séances (avec ou sans externes), ateliers, manifestations avec participation externe et aux formations continues et l’utilisation des places de travail dans les bibliothèques universitaires. Les cours restent accessibles sans pass sanitaire, par manque de base légale.
Selon le Langenthaler Blatt, cela pourrait changer ce mercredi (08.09), quand le Conseil fédéral élargira l’obligation du certificat sur d’autres domaines. Une de ces domaines pourrait être celle des hautes écoles.
Débat sur la réforme de la maturité fédérale
Selon une enquête nationale de 2007, 41% des élèves échouent à l’examen écrit de mathématiques, et près d’un quart passe la maturité avec un « insuffisant » dans la matière. Cette tendance se confirme dans les données récentes récoltées dans les cantons de Lucerne et Soleure en 2021.
Les notes insuffisantes peuvent être compensées par de meilleures notes préliminaires ainsi que des bonnes notes dans d’autres matières. Pour Economiesuisse, organisation faîtière de l’économie suisse, cette règle de compensation met à mal le niveau requis pour réussir à l’université. Le taux d’abandon des deux premiers semestres en serait la preuve. Pour le projet de réforme du gymnase et de la maturité, Economiesuisse propose alors de pondérer plus fortement les examens d’allemand et des mathématiques.
Franz Eberle, professeur émérite de pédagogie gymnasiale s’oppose à cette proposition. Compte tenu du large éventail de matières de la maturité suisse, les élèves doivent être autorisés à avoir des faiblesses, argumente-t-il.
«Une enseignante de didactique des mathématiques» de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) estime que le taux élevé d’échec au cours des premiers semestres est en premier lieu dû à un manque de tolérance à la frustration, des stratégies d’apprentissage inappropriées ou une mauvaise auto-évaluation. Des cours d’orientation gratuits, comme les proposent certaines universités allemandes, centrés sur les stratégies d’apprentissage, pourraient faire baisser les taux d’abandon.