Le 1er novembre 2021, la HES-SO a officiellement adopté le Code d’intégrité scientifique national ainsi que son propre plan d’action en la matière.
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24Nov2021
Politique des hautes écoles
La politique basée sur l’évidence, un droit fondamental?
Dans une entrée du Verfassungblog, un forum allemand de débat journalistique et académique sur l’actualité en matière de droit, la doctorante en droit à l’Université de Lucerne Monika Plozza plaide pour que la politique basée sur des preuves («evidenzbasiert») soit reconnue comme un droit humain en Suisse.
En faisant référence au droit de participer aux acquis du progrès scientifique (droit à la science, art. 15) de l’ONU, elle argumente que ce droit devrait également être garanti par l’État. Concrètement, ce «droit à la science» stipule que la population a le droit à une politique fondée sur des données basés sur l’évidence. Cela signifie que les politiques publiques doivent être conformes aux meilleures connaissances scientifiques disponibles. Par ailleurs, cela exige également que les politicien·ne·s dialoguent avec les scientifiques, argumente-elle.
Dans ce sens, le fait que certains politicien·ne·s considèrent la Task Force scientifique Covid-19 comme un adversaire se fonde sur une mauvaise compréhension de la politique : la science n’a pas pour rôle de fournir des solutions toutes faites, mais d’étudier les risques possibles et d’élaborer des possibilités d’action. Puis, c’est à la politique de prendre des décisions, tenant compte de ces connaissances scientifiques. Pour éviter que les politicien·ne·s se basent uniquement sur les connaissances scientifiques qui servent leur agenda politique, Monika Ploazza met en avant l’importance d’un porte-parole médiatique, à l’image de celui de la Task Force scientifique pour la pandémie.
Quelle place pour les scientifiques dans le prétoire?
L’émission Forum a présenté un débat entre Claude Nicati, ancien procureur, ancien conseiller d’Etat (PLR/NE), et Raphaël Mahaim, député vert vaudois, sur le rôle des scientifiques dans les décisions juridiques.
Prise de position de l’UNES sur les bourses d’études
«Le système suisse des bourses d’études est encore mal conçu dans de nombreux domaines et confronte souvent les étudiant·e·s à d’importants obstacles financiers et bureaucratiques. En sus de la pression mentale élevée sur les étudiant·e·s, la pression financière rend encore plus difficile la réussite des études. Dans une nouvelle prise de position, l’UNES montre ce qui devrait être amélioré et quelles sont les mesures nécessaires, afin de rendre le système des bourses d’études équitable et durable.»
L’Unil dans les médias
Huit professeur·e·s de HEC Lausanne se distinguent au sein des classements du Forschungsmonitoring
«Huit professeur·e·s de HEC Lausanne (UNIL) ont obtenu un score élevé dans le VWL Ranking du Forschungsmonitoring pour leurs publications dans des revues académiques de premier plan, reflétant l’excellence et le fort impact académique de la recherche menée à la Faculté.»
23Nov2021
Politique des hautes écoles
Le programme britannique de visas pour les scientifiques lauréats ne reçoit aucune demande
«Pas un seul scientifique n’a déposé de demande de visa auprès du gouvernement britannique pour les lauréats du prix Nobel et d’autres prix depuis son lancement il y a six mois, révèle New Scientist. Le programme a fait l’objet de critiques de la part des scientifiques et a été décrit comme une «blague».»
Jessica Wade, scientifique des matériaux au Imperial College London, n’est pas surprise de ce résultat. «L’accès des scientifiques britanniques aux financements européens est incertain, nous ne sommes pas très attractifs pour les étudiants européens […], nos retraites sont réduites et les postes scientifiques au Royaume-Uni sont à la fois rares et précaires.»
L’idée de privilégier l’entrée au Royaume-Uni des lauréats de prix scientifiques est erronée, juge le géoscientifique Christopher Jackson de l’université de Manchester, qui est devenu en 2020 le premier scientifique noir à animer les conférences de Noël de la Royal Institution. Selon lui, ces prix sont intrinsèquement biaisés et un système d’immigration basé sur eux ne fera que reproduire le manque de diversité dans les sciences.
Horizon Europe : Commission de politique extérieure du Coneil national souhaite doubler le milliard de cohésion
Pour avancer sur le dossier de la coopération en matière de recherche, bloqué depuis l’enterrement de l’accord-cadre en mai, la Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil national propose d’offrir 2 milliards pour la cohésion de l’Union européenne (UE), au lieu du 1,3 milliard déjà prévu. Cette augmentation serait faite à condition que l’UE accepte la Suisse comme membre associé à part entière des programmes Horizon Europe et Erasmus+, au plus tard à la mi-2022. Cette proposition de la CPE sera votée lors de la session d’hiver du parlement. En cas d’acceptation, la Commission européenne se prononcera à son tour. Les prochaines discussions entre la Suisse et l’UE doivent dans tous les cas avoir lieu lors du Forum économique mondial (WEF) qui se tiendra à la mi-janvier à Davos.
Fribourg : l’obligation du certificat Covid combattue en justice
Des étudiant-e-s de l’Université de Fribourg et de la HES-SO ont recouru au Tribunal fédéral contre l’ordonnance du Conseil d’État qui introduit l’obligation du pass Covid dans les hautes écoles. La démarche judiciaire entreprise par les 22 étudiant-e-s fribourgeois-es signataires du recours est soutenue par le collectif Education sans certificat (ESC), regroupant également des sympathisants et des parents.
«Que les banquiers s’appuient sur les universitaires!»
Pour favoriser l’investissement durable, les marchés financiers doivent davantage coopérer avec le monde universitaire, estime Nathan Sussman, directeur du Centre for Finance and Development au Graduate Institute de Genève. Le professeur part du constat que le niveau des investissements durables est loin d’être suffisant pour atteindre les objectifs du développement durable fixé par l’ONU. Par leur nature, les investissements durables ont une échéance à moyen ou long terme. Il serait donc nécessaire d’employer des indicateurs capables de mesurer les retombées économiques de ces investissements à long terme, et par là, rendre l’opération plus transparente et attractive aux yeux des acteurs financiers. Selon Nathan Sussman, ces outils méthodologiques et empiriques sont constamment élaborés aux sein des universités. Il annonce également la création d’un laboratoire suisse de finance durable au Graduate Institute Geneva (IHEID), ou «un consortium d’institutions originaires de pays à faible revenu, d’organisations internationales et du secteur privé étudiera les nombreux défis inhérents à ce marché ». L’institut se dote également des programmes de maîtrise visant à former la future génération d’analystes en finance durable.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2021
Le Centre Jacques Dubochet, spécialisé dans la cryo-microscopie, prend vie
«Le Centre d’imagerie Jacques Dubochet a été officiellement présenté lundi après-midi à Lausanne. Fruit d’un partenariat entre l’EPFL ainsi que les Universités de Lausanne et Genève, il accueille depuis peu des chercheurs et chercheuses en cryo-microscopie électronique.»
22Nov2021
Politique des hautes écoles
Un quart des étudiants suisses disent manquer de motivation
«Plus d’un étudiant sur deux déclare rencontrer des difficultés dans ses études et un sur dix envisage de les abandonner. Un quart d’entre eux font état d’un manque de motivation, selon des données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique (OFS).»
Suisse et États-Unis renforcent leur coopération en matière de recherche
«Le Fonds national suisse (FNS) et la National Science Foundation (NSF) ont signé vendredi à Washington une déclaration d’intention en vue de renforcer la coopération entre la Suisse et les États-Unis en matière d’encouragement à la recherche. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la Confédération Guy Parmelin.» (RTS)
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney et le Président du Conseil des EPF Michael Hengartner saluent ce nouveau partenariat avec les États-Unis mais soulignent que cela ne compense pas l’accès direct au programme de recherche Horizon Europe.
HSG et la Chine : un groupe de travail ne trouve aucune influence
Un doctorant à la HSG avait critiqué le Parti communiste chinois et sa gestion de la pandémie sur Twitter. La conséquence: sa directrice de thèse a interrompu sa supervision. Pour examiner des éventuelles influences chinoises sur la recherche et l’enseignement, l’Université de Saint-Gall (HSG) a ensuite mis en place deux groupes de travail. La première avait comme tâche de dresser un état des lieux des relations de la HSG avec la République populaire de Chine, la deuxième a examiné le cas particulier du doctorant.
Le premier groupe n’a trouvé aucune influence chinoise sur le financement des projets de recherche. En revanche, le rapport a mis l’accent sur les relations étroites entre une association d’étudiant-e-s chinois-es (CSSA St-Gall) et l’ambassade de Chine à Berne. L’association n’est pas reconnue comme une association officielle à la HSG. Toutefois, un ancien président de la CSSA est dirigeant d’une plateforme appelée Swiss-Sino Innovation Center (SSIC), qui fonctionne comme réseau d’acteurs contrôlés par le parti communiste pour promouvoir ses intérêts. Selon le rapport, les dirigeants des CSSA sont directement subordonnés à l’ambassade de Chine à Berne et l’association exercerait un certain contrôle sur les étudiant·e·s chinois·es à l’étranger. Mais aucune influence directe de la CSSA sur la HSG n’a pu être prouvée.
Concernant le licenciement du doctorant, le rapport postule qu’il n y’a eu aucune influence de la Chine et que «cette influence n’existait que dans l’imagination du doctorant et de la professeure». La HSG s’excuse pour le blocage du compte e-mail du doctorant, qui selon elle, n’étais pas dû au tweet mais à un grossier courriel du doctorant à sa directrice de thèse.
Les campus britanniques sous les projecteurs
Dans les universités britanniques, de nouveaux débats autour des luttes identitaires remettent en cause l’ordre établi de ces anciennes institutions. Selon l’auteur, il s’agit de «luttes identitaires, venues des États-Unis.
A l’Université de Cambridge le débat concerne une plaque commémorative en l’honneur d’un commerçant du XVIIe siècle qui a notamment participé à la traite des esclaves. Un collectif représentant des minorités ethniques et religieuse a alors convaincu l’institut de la retirer, citant le malaise que sa présence pouvait engendrer parmi les étudiant·e·s.
Puis, des débats liés aux questions d’identités sexuelles et de genres ont culminé jusqu’à la démission d’une professeure de philosophie à l’Université du Sussex. Kathleen Stock avait été accusée de transphobie dans ses écrits et interviews depuis 2018. De nombreuses manifestations étudiantes ont alors demandé sa démission.
- rôle des scientifiques
- égalité – genre
- liberté académique
- racisme
- liberté d’expression
- harcèlement moral – mobbying
- cancel culture
««Les jeunes activistes du climat ont raison», clament des scientifiques»
«Alors que commence lundi le procès de 13 militants du climat, six scientifiques voulaient témoigner en leur faveur, mais le juge a refusé de les entendre. «Les jeunes ont raison», clame le médecin Bertrand Kiefer. […] Pour Bertrand Kiefer, soutenir la désobéissance est aussi le rôle des scientifiques, car une démocratie, ce n’est pas seulement des votations ou des Parlements, mais c’est aussi des débats de société. «Et là, ces jeunes se rendent compte que l’avenir est extrêmement impacté et que l’urgence climatique n’a pas encore été décrétée par le Conseil fédéral. Personne n’en prend vraiment la mesure chez nous».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2021
Toilettes non genrées à l’EPFL et l’UNIL
«Le campus universitaire de l’EPFL et de l’Université de Lausanne sera doté de toilettes non genrées dès l’an prochain. Des travaux ont commencé sur les deux sites.»
19Nov2021
Politique des hautes écoles
Bâle-Campagne s’engage pour une adhésion suisse au programme Horizon Europe
Le Parlement de Bâle-Campagne a voté à l’unanimité en faveur d’une initiative cantonale pour la prise de mesures en faveur d’une adhésion suisse au programme européen pour la recherche Horizon Europe. Bâle-Ville s’est déjà prononcé en faveur de cette initiative.
Maintenant c’est au Conseil National, au Conseil d’Etat et [ensuite] au Conseil fédéral de se pencher sur cette question.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 novembre 2021
18Nov2021
Politique des hautes écoles
L’idée d’université «anti-woke» fait le buzz
Aux Etats-Unis, la conception d’une nouvelle université «anti woke» au Texas fait le buzz dans les médias. L’Université est présentée comme une sorte de refuge pour la liberté d’expression, actuellement mise en danger par la prévalence d’une «cancel culture» dans les universités du pays. Selon l’auteur de l’article, les raisons de s’installer au Texas avec un projet libéral et pro-démocratique ne manqueraient pas.» Il liste la récente interdiction de l’avortement, le droit de vote, de plus en plus restrictif, et la lutte contre le racisme, désormais fortement limitée dans les écoles de l’État du Sud.
L’auteur de l’article craint que l’Université d’Austin servira plutôt «d’espace sécurisé pour les privilégié-e-s» car les fondateurs se seraient mis d’accord pour que «le danger provienne de la gauche».
Quelle est la pertinence du prix Nobel ?
Le journaliste scientifique Alan Niederer discute de la pertinence du Prix Nobel pour la communauté scientifique. L’article part du constat que le prix semble dépassé et met en lumière une critique qui lui est souvent émise : Le prix ne peut être décerné qu’à trois personnes au maximum dans chaque discipline. Or, cette règle ne rend pas compte de la réalité des projets de recherche qui reposent souvent sur un travail d’équipe. Le prix consoliderait une image erronée de la recherche, celle du professeur solitaire qui crée du génie dans son laboratoire et manque de reconnaître le travail mené en collaboration. Malgré ces défauts, ce serait une erreur de supprimer ou réorienter le prix, argumente Alan Niederer. Sa célébrité aurait un effet positif pour le monde scientifique en termes de marketing.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 novembre 2021
Inauguration du Centre d’études théâtrales
«L’Unil inaugure son Centre d’études théâtrales lors d’un colloque qui démarre aujourd’hui. Sa directrice Danielle Chaperon évoque perspectives et projets.»
17Nov2021
Politique des hautes écoles
L’UE souhaite avancer plus vite dans les négociations qu’Ignazio Cassis
Lors de la réunion le 15.11. avec le Conseiller fédéral Ignazio Cassis (PLR), le responsable européen pour la relation de l’UE avec la Suisse, Maroš Šefčovič a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans les négociations : «Je veux des résultats rapides. En un an, nous pouvons faire beaucoup de choses.»
Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), Ignazio Cassis a peut-être été «surpris» par la demande d’élaborer une feuille de route commune qui montrerait comment résoudre les questions structurelles en suspens pour la prochaine réunion lors du Forum économique mondial de Davos en janvier. Le document doit définir comment les questions clés peuvent être résolues, précise-t-il, confirmant ses déclarations de lundi après sa rencontre avec M. Cassis. «L’UE ne veut pas être prise au dépourvu une nouvelle fois».
Selon le FAZ et le Watson, Cassis lui-même préférerait reporter l’épineuse question européenne à l’automne 2023, après les élections parlementaires suisses. «Mais la rencontre a montré clairement que la Suisse ne peut plus s’en sortir à Bruxelles en se contentant de bricoler et de jouer la montre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 novembre 2021
16Nov2021
Politique des hautes écoles
L’UE ne veut pas attendre 2024 pour reprendre le dialogue avec la Suisse
Ce lundi (15.11), Ignazio Cassis a rencontré pour la première fois Maros Sefcovic, le vice-président de la Commission européenne. Chargé du dossier des relations entre Berne et Bruxelles, le commissaire déclare que l’Union européenne (UE) est «prête à engager un dialogue politique intensif avec la Suisse». En revanche, elle refuserait d’attendre 2024 pour établir une feuille de route. «L’UE attend de la Suisse une volonté politique claire de se pencher sur les questions institutionnelles telles que l’adoption du droit de l’UE et le règlement des différends. Elle fera le point lors du Forum économique de Davos à la mi-janvier 2022 et verra si la Suisse a cette volonté politique, a annoncé le négociateur européen.» Ignazio Cassis annonce déjà qu’un signal plus fort que la décision du 30 septembre sur le payement du milliard pour la cohésion sera «impossible à donner».
Concernant la pleine participation de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe, le commissaire dit avoir pris note du fait que le Parlement suisse a libéré sans condition le milliard de cohésion, et dit que «l’UE aura maintenant besoin de temps pour réfléchir à la manière de procéder».
Une nouvelle université face à la «cancel culture»
Bari Weiss, rédactrice du Wall street journal, a annoncé le projet de création d’une université à Austin qui se positionnerait contre la cancel culture, avec le soutien d’un collectif de scientifiques, anciens recteurs universitaires et autres.
Selon un sondage de l’alliance de la libre expression du MIT, 80% des collaborateur-rices du MIT ont l’impression qu’il y a de moins en moins de liberté d’opinion («Gedankenfreiheit»), et plus de la moitié des enseignant-e-s se sentent menacés dans leur liberté d’expression.
Selon l’auteur de l’article, «Il est possible que davantage d’universités adopteront une ligne plus dure contre les tempêtes du mouvement woke, qui sont souvent déclenchées par une minorité radicale parmi les étudiants et le corps enseignant. En outre, la Floride et d’autres États dirigés par des républicains exercent une pression politique croissante sur leurs universités financées par des fonds publics. Cela risque de diviser davantage la sphère académique entre les mondes de gauche et de droite.»
L’ouverture du campus biennois de la HES pourrait être reportée à 2029
« L’ouverture du campus biennois de la Haute école spécialisée bernoise (HES) pourrait être retardée d’environ sept ans sur la planification initiale. Des batailles juridiques liées à une procédure d’expropriation et à l’appel d’offres expliquent ce report de la mise en service. »
UNIGE : les étudiant-e-s lèvent le camp
«Après deux semaines à occuper jour et nuit la cafétéria d’Uni Mail, l’association faîtière estudiantine CUAE a annoncé lundi lever le camp. Elle réclamait notamment le retour «immédiat et pour toutes et tous» des repas à 3 francs. L’ont-ils obtenu? Non, mais l’Université pourrait déjà proposer d’ici à moins d’un mois la formule de plats subventionnés à 5 francs qu’elle avait annoncée pour la rentrée d’août 2022 «Si les autorités politiques donnaient leur accord à cette subvention, opérationnellement, l’UNIGE peut être prête à partir du 6 décembre», annonce la vice-rectrice, Micheline Louis-Courvoisier.»
Nouvelle vague de pôles d’innovation sur l’arc lémanique
Au bord du lac de Léman, les pôles d’innovation se multiplient. Sur le site de la Clinique de Genolier, un nouveau centre consacré à l’innovation médicale ouvrira dans deux ans. Chiffré à 100 millions de francs, le «Genolier Innovation Hub» accueillera des sociétés et des chercheur-euse-s de «tous les domaines de la santé: medtech, pharma et biosciences». Avec l’objectif de «créer un écosystème favorable à l’innovation, la Recherche & Développement (R&D) et la formation», le pôle rassemble start-ups, chercheur-euse-s et hautes écoles, managers et acteurs du terrain. Par là, il tente de faciliter les liens entre les acteurs et de raccourcir le processus de la recherche médicale.
Dans le même objectif, le pôle Sicpa a investi quelque 200 millions de francs dans son projet «Square One», qui sera inauguré en 2022. Cette fois dans le secteur de la sécurité numérique, il accueillera des start-up et des experts maison, ainsi qu’une extension du parc de l’innovation de l’EPFL.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 novembre 2021
15Nov2021
Politique des hautes écoles
«Le risque d’exode des cerveaux est plus élevé qu’avant»
A l’occasion de la visite du Conseiller fédéral Ignazio Cassis (PLR) à Bruxelles, les présidents de swissuniversities (Yves Flückiger) et du Conseil des EPF (Michael Hengartner) sont interviewés sur l’importance d’une association au programme Horizon Europe, un sujet, parmi d’autres, qui est au cœur des négociations avec l’Union européenne.
Michael Hengartner affirme: «Après la votation sur l’immigration de masse» en 2014, le volume de participation au programme européen a baissé de 50%. Et notre place scientifique a perdu 90% des rôles de coordinateur d’un projet européen.»
La Suisse se tourne vers les États-Unis dans le domaine de la recherche
La Suisse souhaite approfondir la relation avec les États-Unis en matière de recherche. Pour cela, le Président de la Confédération suisse Guy Parmelin et Matthias Egger, Président du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) se rendront à Washington cette semaine. Au programme de ce voyage : la signature d’un mémorandum d’entente entre le FNS et son homologue américain, la National Science Foundation.
Selon la Neue Zürcher Zeitung, ce projet de coopération peut être interprété comme un signal adressé à l’Union européenne (UE), qui refuse toujours d’intégrer pleinement la Suisse dans son programme de recherche Horizon Europe.
Critique du doctorat honorifique pour Mario Gattiker
Le secrétaire d’Etat aux migrations (SEM) Mario Gattiker se verra remettre un doctorat honoris causa par la Faculté de Droit de l’Université de Fribourg. Plusieurs collectifs pour les droits des migrant·e·s contestent ce choix. Dans un communiqué de presse, ils accusent le juriste et son département de violer les droits des requérants d’asile et demandent à l’université de renoncer à décerner un doctorat honorifique. «Mario Gattiker ne mérite pas d’être honoré par une université qui se veut humaniste» écrivent-ils dans le communiqué.
L’Université de Fribourg répond que ce sont les facultés qui décident indépendamment des nominations d’un doctorat honorifique, le rectorat et la politique ne peuvent pas y interférer, et qu’il n’appartient pas à l’université de «juger» la politique d’asile.
Diplomatie scientifique
Dans une rubrique du Sonntagsblick, le président des Ecoles polytechniques, Joël Mesot écrit sur la relation entre la science et la diplomatie. En apparance deux domaines très distincts, le professeur trace les points de contact qui les lient. Il fait notamment référence au laboratoire en diplomatie scientifique, un pôle interdisciplinaire situé à Genève créé en collaboration par l’Université de Genève (UNIGE) et l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ).
L’Unil dans les médias
Dans la peau d’un scientifique
«Des scientifiques se sont mis vendredi dans la peau de politiciens, de même qu’une conseillère d’Etat [Béatrice Métraux (Les Vert.e.s], des députés et municipaux se sont glissés dans la leur. Une simulation inédite co-organisée par l’Unil et l’Etat de Vaud pour permettre une amélioration des relations entre science et prise de décision politique»
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – politique
Revue de presse UNIL 15 novembre 2021
12Nov2021
Politique des hautes écoles
Les universités demandent l’aide du gouvernement pour mettre en œuvre des stratégies d’innovation
L’Association européenne des universités (EUA) a publié sa contribution à la prochaine stratégie d’innovation de la Commission européenne, indiquant que les universités ont besoin de sources de financement plus durables, de meilleurs moyens de coopérer avec d’autres innovateurs des secteurs public et privé, et de moyens d’inciter le personnel à penser au-delà de la recherche et à s’impliquer dans l’innovation.
«L’importance croissante de l’innovation dépasse la disponibilité des mécanismes de soutien et crée la nécessité d’adapter les approches institutionnelles», a déclaré Stephane Berghmans, Directeur de la recherche et de l’innovation à l’EUA.
Le rapport est basé sur une enquête menée auprès de 166 universités dans 28 pays du continent et comprend des recommandations clés à l’intention des universités, des décideurs politiques et des organismes de financement sur la manière de renforcer la contribution des universités aux écosystèmes d’innovation.
L’enquête indique que les universités travaillent sur des projets d’innovation nécessaires à la transition verte de l’UE à de nombreux niveaux et dans toutes les disciplines, mais que l’innovation technologique est encore loin devant l’innovation sociale. «Dans ce domaine, les décideurs politiques pourraient soutenir la collaboration entre les universités, la société civile et les institutions locales afin de comprendre les besoins sociétaux spécifiques auxquels l’innovation doit répondre. Cela devrait générer une approche plus holistique de la transition verte durable», a déclaré Michael Murphy, président de l’EUA.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 novembre 2021
11Nov2021
Politique des hautes écoles
La relation entre la Suisse et l’UE continue à se refroidir
Six mois après l’échec de l’accord-cadre, la relation entre la Suisse et l’Union européenne (UE) est loin d’être apaisée. La visite de la Commission de politique extérieure du Conseil national à Bruxelles a laissé un goût amer chez la délégation. Sa présidente, Tiana Angelina Moser (PVL) appelle le Conseil fédéral à trouver au plus vite un plan «crédible» pour éviter que la Suisse «[descende] encore davantage dans la hiérarchie des priorités de l’Union».
Pour être écouté, le plan doit couvrir tous les points importants pour la Commission européenne qui elle n’est pas prête à négocier séparément de la coopération en matière de recherche ou d’éducation. Concrètement, une pleine association de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe est seulement possible s’il y a du progrès sur les questions concernant l’accès au marché. (Neue Zürcher Zeitung)
Lundi 15 novembre, Ignazio Cassis partira à Bruxelles pour rencontrer Maros Sefcovic, chargé du dossier suisse. La semaine passée, le Conseiller fédéral avait organisé une rencontre de «représentants de la société civile ayant des avis totalement divergents sur les relations Suisse-UE, […] pour compléter les discussions et les consultations menées avec le parlement et les cantons dans un format institutionnalisé». Selon le 24 heures, aucun·e participant·e n’a souhaité se prononcer sur les résultats de cette rencontre. En revanche, les propositions sur comment faire avancer la relation avec l’UE viennent de tous les côtés du spectre politique. (24 heures)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 novembre 2021
10Nov2021
Politique des hautes écoles
«Avec l’UE, ne pas reproduire les erreurs du passé»
«De passage à Bruxelles, le Président Guy Parmelin a invité mardi l’Union européenne à ne pas remettre sur la table les demandes qui ont conduit à l’échec de l’accord-cadre. La Suisse est toutefois prête à «parler de tout» […] Sur Horizon Europe, certains ne voient pas […] comment les choses pourraient bouger positivement avant la seconde moitié de 2022, alors que la France sera aux commandes de la présidence du Conseil de l’Union européenne dès le 1er janvier. Et le gouvernement français n’est pas actuellement dans les meilleures dispositions vis-à-vis de Berne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 novembre 2021
9Nov2021
Politique des hautes écoles
Une nouvelle loi sur l’université dans le Canton de Saint-Gall
Le gouvernement saint-gallois a présenté sa nouvelle loi sur l’université, très attendue en lumière des scandales qui ont tourmenté l’Université de Saint-Gall (HSG) depuis 2018 qui ont «dévoilé un fort désarroi des mécanismes de contrôle, de compétences et de responsabilités.» Voici les ajustements et déclarations les plus importantes :
- La question d’un élargissement à une «université complète» («Volluniversität») a été rejetée : La HSG restera ainsi une université économique compétitive au niveau international.
- La loi renforce la position du rectorat, qui détiendra le droit de supervision et des compétences d’instruction sur les instituts. Leur comités de gestion sont dissous, et la direction est désormais responsable de la stratégie et des finances.
- Le Conseil de l’université va être réduit et dépolitisé : actuellement avec onze membres, le Conseil ne comptera que sept à neuf membres élus par le gouvernement « sur la base de critères purement professionnels ». Auparavant, la force des partis au parlement cantonal déterminait la composition du Conseil.
- La composition du Sénat est revue: les professeur-e-s perdent des places et le corps intermédiaires et les étudiant-e-s en gagnent.
Les premières réactions des partis politiques sont positives – à l’exception du parti socialiste (PS) qui critique la dépolitisation du Conseil de l’Université et plaide pour une meilleure représentation du corps intermédiaire, des étudiant-e-s et des collaborateurs-rices.
La nouvelle loi fera l’objet d’une consultation publique jusqu’en janvier 2022.
La HEP-Bejune devient officiellement une haute école
La lutte pour les droits des primates passe à la phase suivante
L’initiative « Droits fondamentaux pour les primates », lancée en 2017 par l’organisation antispéciste Sentience Politics sera bientôt soumise au vote dans le canton de Bâle. Dans le cas de cette initiative, il s’agit de protéger le droit fondamental à la vie et à l’intégrité physique et mentale des primates. En 2018, cette initiative avait été rejetée par le gouvernement et le Parlement bâlois, mais a gagné ensuite auprès de la Cour d’appel et au Tribunal fédéral
Le Zoo de Bâle et le parc animalier Lange Erlen sont actuellement les seules institutions publiques de Bâle à détenir des primates. Les effets concrets que l’initiative sur les institutions privées ne sont pas encore clairs. Le Grand Conseil se prononcera la semaine prochaine sur le rapport de la commission.
Portrait du recteur de l’Université de Suisse italienne
Le Temps dresse un portrait de Boas Erez, recteur de l’Université de la Suisse italienne (USI). Tête de l’USI depuis 2016, il a notamment décidé de ne pas imposer le passeport Covid aux étudiant·e·s et au personnel. Selon lui, le certificat «aurait été coûteux et compliqué, mais aussi discriminatoire».
Il aborde également l’impact de l’abandon de l’accord-cadre avec l’UE («une catastrophe»), et craint des conséquences qui ne sont pas immédiates. «On le voit avec le retrait de la Suisse du programme Erasmus+, qui nous a affaiblis en matière de mobilité estudiantine.»
Un spécialiste de la transition énergétique plaide pour un centre national de compétences dans l’énergie
Dans un entretien avec le journal 24 heures, le professeur de l’Ecole polytechnique fédérale (EPFL) et spécialiste de la transition énergétique Lyesse Laloui discute des politiques suisses en matières de neutralité carbone et de la place des centrales nucléaires. Concernant la mise en œuvre de l’objectif Suisse «zéro carbone en 2050», le spécialiste redoute que les multiples et importants travaux sur la transition énergétique n’aient pas débouché sur un centre national de compétence dans l’énergie. Selon lui, ce dernier «permettrait de soutenir et conseiller le gouvernement ainsi que le parlement. Bon nombre de chercheurs actifs dans ce domaine ont quitté la Suisse faute de soutien pour ces activités.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 novembre 2021
8Nov2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2021
5Nov2021
Politique des hautes écoles
Etudiant-e-s, toujours plus précaires?
Des étudiants membres de l’association faîtière et syndicat des étudiant-e-s de l’Université de Genève (CUAE) occupent depuis quelques jours la cafétéria d’Uni Mail (de l’Université de Genève) pour sauver les repas à 3 francs. D’ancien·nes membres de la CUAE apportent également leur soutien, avec une lettre ouverte publiée dans le Courrier.
A l’occasion de l’occupation de la cafétéria d’Unimail, l’émission Forum a organisé un débat entre Aline Chappuis, étudiante à l’Université de Genève, membre de la CUAE (association faîtière et syndicat des étudiant·e·s de l’Université de Genève), Micheline Louis-Courvoisier, vice-rectrice de l’Université de Genève, Cédric Rychen, chef du services des affaires sociales de l’Unil et Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO et présidente de la Chambre des Hautes Écoles de swissuniversities.
«Une personne sur cinq» abandonne son doctorat
Il n’éxiste pas de chiffres au niveau fédéral sur le taux d’abandon du doctorat.
Zurich: Selon des données de l’Université de Zurich, le taux d’abandon (entre 2016 et 2021) est à 12,18% ou 18,4%, selon les interprétations.
Lucerne: A l’Université de Lucerne, il y a 393 doctorant-e-s, et dans les dernières cinq années, 127 ont abandonnés leur projet, et 63 restent plus de sept années.
Bâle: «Selon les chiffres les plus récents», le taux d’abandon à l’Université de Bâle est entre 5% et 6%. Encore en 2017, l’université a estimé le chiffre, selon sujet, jusqu’à 50%.
Berne: L’Université de Berne ne collecte pas de données sur ce sujet. Selon des échantillons aléatoires, il est supposé que le taux d’abandon est un peu moins de trois pour cent annuel.
Saint-Gall: Au semestre d’automne 2021, 11 des 600 doctorant-e-s se sont ex-matriculés.
Pour le secteur public, le taux d’abandon est une question de coûts. Et selon «l’ETH» : «L’échec fait partie de la science, tout comme les changements inattendus dans les circonstances privées font partie de la vie […] Les presque 90% des doctorant-e-s de l’ETH qui réussissent apportent une grande valeur ajoutée à la société, à l’économie et à la Suisse dans son ensemble».
«Gaspillage de recherche clinique: ces essais qui ne servent à rien»
«Tous les essais cliniques ne sont pas utiles, au sens où ils feraient progresser la médecine. Certains sont de qualité médiocre, d’autres abandonnés en cours de route, d’autres encore si mal rapportés que leur apport est difficile à évaluer. Une étude récente, publiée dans Jama Network Open, appuie ce constat dégrisant dans le domaine de l’oncologie.»
«Atteints du Covid, ils continuent d’aller en cours»
Le 20 minutes a receuilli deux témoignages d’étudiant-e-s qui ont suivi le cours en présentiel, malgré des autotests positifs au Covid-19. «Les deux étudiants de l’Université de Genève (UNIGE) ont demandé à pouvoir suivre à distance les enseignements, sans succès, assurent-ils. «Je ne sais pas qui de moi ou de l’uni est le plus inconscient. Je suis otage de cette situation», déclare un étudiant.
Par ailleurs, une association étudiante genevoise s’adressera prochainement au Conseil d’Etat pour demander l’option de réaliser les examens en ligne pour les personnes atteintes du virus.
Plaidoyer pour une école de médecine clinique lémanique
Les médecins et députés au Grand Conseil Patrick Saoudan (Indépendant, GE) et Blaise Vionnet (Vert-libéraux, VD) se prononcent en faveur d’une école de médecine clinique (au niveau master) des deux universités lémaniques et qui s’appuierait sur tous les hôpitaux de la région, et engloberait éventuellement d’autres cantons romands – NE et VS – «renforcerait l’attractivité nationale et internationale de cette structure.» La création de la HES-SO devrait servir de modèle d’un réseau «efficace» de plusieurs établissements de formations au rayonnement académique supra-régional.
L’ avantage d’une structure commune serait la réalisation d’économies «nécessaires afin de maintenir notre niveau d’excellence», dans le cas où la Suisse serait pénalisée à cause du refus de l’accord-cadre avec l’Union européenne. Les députés nomment d’autres raisons, comme la population vieillissante et le réchauffement climatique, qui «va impliquer une utilisation plus parcimonieuse de certaines technologies biomédicales très énergivores, le domaine de la santé contribuant pour environ 4 à 5% des émissions de gaz à effet de serre».
L’idée d’une école de médecine lémanique a d’ailleurs été relayée dans un article du Temps (25 juin 2021) et par M. Charles Kleiber, ancien secrétaire d’Etat à l’Education et à la Recherche (matinale de la RTS du 16 août 2021), puis récemment par une motion déposée au Grand Conseil de Genève, soutenue par de nombreux députés des partis PLR et PDC.
- formation – médecins
- collaboration entre hautes écoles
- profil – universités
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 novembre 2021
4Nov2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 novembre 2021
3Nov2021
Politique des hautes écoles
Nouveau centre zurichois pour le développement durable
Les quatre Hautes écoles cantonales de Zurich (l’Université de Zurich, la HES ZHAW, la HEP Zurich, et la Haute école des beaux arts ZHAW) ont fondé le «Zurich Knowledge Center for Sustainable Development (ZKSD)». Il s’agit d’une plateforme de coopération orientée vers la recherche pour le développement durable.
Matthias Huss, Directeur du ZKSD, précise: «Dans les locaux [du ZKSD], des personnes issues de l’éducation, de la science, de l’économie, de la politique, du public intéressé et de la société civile vont se mettre en réseau afin de rechercher et de communiquer conjointement des stratégies d’action et des solutions concrètes possibles pour le domaine du développement durable.»
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
Le rôle de la science dans la réponse politique suisse à la pandémie de COVID-19
La première étude complète qui s’est penchée sur la réponse scientifique à la pandémie du COVID-19 en Suisse dresse un bilan positif et met en évidence un besoin d’amélioration.
L’institut Karolinska en Suède efface les noms de scientifiques racistes
«Le prestigieux institut Karolinska (KI) de Stockholm va débaptiser certains de ses locaux et des rues qui portaient le nom de scientifiques racialistes ou pro-nazis.» [Le 22 octobre, le Temps avait publié un article, qui traite les réflexions qui ont été menés avant la prise de cette décision.] «[L’Institut Karolinska] abrite notamment le comité chargé de décerner le prix Nobel de médecine.
L’Unil dans les médias
L’UNIL renforce son dispositif contre le harcèlement sexuel et le sexisme
L’Université de Lausanne a annoncé le lancement, dès janvier 2022, d’un dispositif ambitieux pour prévenir et traiter les faits de sexisme et de harcèlement sexuel.
En parallèle, le Conseil d’Etat vaudois a annoncé la réforme des procédures du groupe Impact, notamment le Règlement relatif à la gestion des conflits au travail et à la lutte contre le harcèlement (RCTH). Ce document cadre l’action dans la prévention, l’information, la formation et la gestion des situations de conflits ou de harcèlement au sein de l’administration.
Revue de presse UNIL 3 novembre 2021
2Nov2021
Politique des hautes écoles
Blockage avec l’UE: La Suisse mise sur d’autres partenaires
Dans un entretien avec la radio SRF, la Secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama relativise que le programme de recherche Horizon Europe est seulement un des nombreux programmes internationaux pour la recherche. D’autres coopérations existantes, notamment avec les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et la Russie devraient être renforcées indépendamment d’une éventuelle association suisse au programme européen pour la recherche. Par ailleurs, elle souligne l’existence de plusieurs accords bilatéraux avec des états européens. (Aargauer Zeitung)
Le 15 novembre 2021, le Conseiller fédéral Ignazio Cassis rencontrera pour la première fois Marcos Sefcovic, Vice-président de la Commission européenne pour aborder, entre autres, le sujet de l’association suisse au programme Horizon Europe.
Selon un diplomate de l’Union européenne, une ré-association suisse à ce programme dépend du payement de la troisième tranche pour la cohésion européenne et d’un accord sur les questions institutionnelles. Par ailleurs, l’UE attend que le Conseiller fédéral dise clairement, auxquels des programmes la Suisse souhaite participer (Horizon Europe, Euratom, Digital Europe et Erasme). Selon la source, la Suisse ne pourra pas sélectionner des programmes particuliers. (Tages-Anzeiger)
Erasmus+, un sujet négligé?
Dans le journal d’étudiant-e-s zurichois, le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS, Bâle-Campagne) est interviewé sur l’importance d’une ré-association suisse au programme Erasmus+. Il regrette la «résistance» du Conseil fédéral dans cette affaire. Le Conseil national aurait demandé à plusieurs reprises depuis 2017 au Conseil fédéral de présenter un message de financement sur le programme d’échange d’étudiants, comme il l’a déjà fait pour le programme Horizon Europe.
«Horizon est un programme de 95 milliards. Il est clair pour tout le monde que [le programme] est irremplaçable. Le fait est qu’il n’est pas possible d’extraire autant d’Erasmus que vous en investissez. Il s’agit d’une contribution d’un pays riche à un programme qui est financé dans toute l’Europe par des pays riches et pauvres. En Suisse, par contre, nous avons développé la mentalité suivante : génial, avec Horizon, nous retirons plus avec nos chercheurs-euses que nous ne devons en payer. […] Bien sûr les universités veulent aussi les fonds de recherche de l’UE. Si Horizon est abandonné, l’Université de Zurich aura quelques millions de moins dans son budget. Erasmus, en revanche, n’a pas de pertinence budgétaire, et [les universités] veulent d’abord avoir Horizon au sec. C’est pourquoi je ne cesse de confronter les universités et les recteurs-rices à cette question, car ils-elles insistent trop sur Horizon et devraient faire preuve de plus de considération pour les étudiant-e-s et Erasmus!»
«Peut-on encore débattre? Gare au gorille…»
Lors du colloque dédié à la haine, «Ce qui s’est passé entre un chercheur spécialiste du complotisme et un musicien mandaté pour animer la journée, mais sans qu’aucun intervenant soit au courant, est terriblement emblématique de la tension qui règne dans la société aujourd’hui.», estime la journaliste Catherine Frammery, présente lors de la conférence. Le musicien, anonymisé par son costume de gorille vert, avait interrompu la conférence et s’est placé à quelques mètres derrière l’universitaire, qui confiera ensuite que cette présence dans son dos l’avait effrayé – d’autant qu’il redoutait que les plis du costume recèlent une arme. Par ailleurs, «certains spectateurs avouant après coup s’être préparés à se réfugier sous les sièges, d’autres s’en voulant de ne pas avoir eu le courage d’intervenir.» Charles Kleiber, l’organisateur de l’ événement, «continue de dire qu’il est indispensable de réunir les milieux artistique, scientifique et politique avec le grand public, pour penser ensemble les débats d’aujourd’hui. «Même s’il doit y avoir des risques.»»
Des scientifiques appellent Alain Berset à ajuster le système de santé à la crise climatique
Une philosophe de l’Université du Sussex accusée de transphobie démissionne
La philosophe écossaise Kathleen Stock a démissionné de son poste de professeuse à l’Université du Sussex après une lettre ouverte signée par 600 universitaires, pour la plupart du corps intermédiaire, l’accusant de transphobie. Parmi les signataires se trouvent notamment de nombreux universitaires allemands. La philosophe avait soutenu l’idée qu’il existe une « ‘idéologie du genre » qui met en danger les femmes. Selon elle, les « hommes qui se sentent comme des femmes » et qui avaient accès à des espaces auparavant réservés aux femmes représentent un danger potentiel pour ces dernières, en raison du taux relativement élevé de violence des hommes contre les femmes dans la plupart des pays.
Selon l’auteur de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), Kathleen Stock est victime d’une chasse aux sorcières et sa démission met en lumière l’existence d’une « cancel-culture » dans les universités occidentales. Le soutien de la part d’universitaires allemands montrerait que ce phénomène se répand en Allemagne.
Université de Bâle: Critique des nouvelles mesures contre la précarité des doctorant-e-s
Pour améliorer la sécurité de l’emploi, la direction de l’Université de Bâle a décidé que dans le futur, les doctorant-e-s et postdocs doivent être averti-e-s deux mois avant l’échéance de leur contrat à durée indéterminée. Si ce délai n’est pas respecté, les (post-)doctorant-e-s auront droit à une prolongation de travail de deux mois en deux mois.
«Si la direction de l’université assume que les doctorant-e-s et politicien-ne-s de gauche qui les soutiennent sont satisfaits de cela, elle se trompe.» peut-on lire dans la Basler Zeitung.
Les Conseillers d’Etat Jessica Brandenburger (PS, Bâle-Ville) et Jan Kirchmayr (PS, Bâle-Campagne) demandent au gouvernement[s cantonaux de Bâle-Ville et Bâle-Campagne] d’augmenter le nombre de postes en cdi, tels que des tenure tracks. Par ailleurs, Jan Kirchmayr propose de créer des postes de «Senior Lecturers», comme l’a fait l’Université de Fribourg, pour des personnes qui ne souhaitent ou ne peuvent pas devenir professeur-e-s.
La 2e session des femmes se penche, entre autres, sur la politique de l’égalité dans les Hautes Ecoles
200 « parlementaires », élues par 10’000 femmes, ont investi vendredi le Palais fédéral pour une session spéciale de deux jours. L’événement doit permettre de voir la politique sous une perspective féminine.
«Les participantes ont d’abord siégé dans huit commissions pour préparer des propositions concrètes. Ces dernières touchent à des domaines aussi divers que le travail payé ou non payé, les violences, la médecine, la numérisation, les droits populaires ou encore l’agriculture et la science.»
Plusieurs pétitions ont été développées et votées, par exemple:
- «Définir des standards en matière de politique de l’égalité pour le financement des hautes écoles et l’attribution de fonds de tiers»
- «Pour l’égalité des chances et le soutien de la relève scientifique, augmentons le financement de base et créons plus d’emplois permanents dans les hautes écoles universitaires»
- «Promouvoir les études genre dans les universités et les hautes écoles»
Haute école spécialisée bernoise lance son nouveau master en durabilité
La Haute école spécialisée bernoise (BFH) présente son nouveau Master «Circular Innovation and Sustainability» (innovation circulaire et durabilité). Comme le nom l’indique, l’économie circulaire se trouve au coeur du cursus qui a pour objectif d’encourager les projets de transformation en faveur d’une économie et d’une société durable. Pour cela, le Master est interdisciplinaire et regroupe presque tous les départements de la BFH. « C’est une filière qui va former des personnes polyvalentes, qui seront hautement qualifiées dans ces domaines et pourront soutenir entreprises et institutions dans leurs stratégies de développement durable, tout en faisant progresser la recherche», déclare le professeur et chef de projet Filippo Lechthaler. Le Master débutera en septembre 2022 et sera enseigné en anglais.
«Précarité plutôt qu’excellence dans les universités suisses»
«Le 8 octobre, le collectif Petition Academia a déposé auprès de la Chancellerie fédérale 8600 signatures «Pour la création d’un nombre conséquent de postes stables pour les chercheur·euse·s post-doctoraux·ales». […] [Selon ce collectif, la] rhétorique de l’excellence et la publication des classements des universités dans les ranking masquent les conditions de travail des personnes qui produisent cette «excellence». […] Avec nos allié·e·s politiques et syndicaux·ales, nous allons continuer à maintenir la pression sur les instances académiques et faire avancer les débats au sein du Conseil national. Nous luttons pour un changement structurel des hautes écoles, le combat sera long, mais nous sommes prêt·e·s.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 novembre 2021
1Nov2021
Politique des hautes écoles
Une conférence sur la haine perturbée par un gorille vert à Lausanne
«Une personne déguisée en gorille a perturbé une présentation publique à Lausanne ayant pour thème «la haine en ligne». Il s’agissait en fait d’un artiste engagé par les organisateurs pour animer la journée, sans que les conférenciers en soient informés. […] Cette histoire intervient sur fond de tensions entre les scientifiques et une partie de la population. Attaqués ou menacés presque quotidiennement, certains scientifiques sont sur les dents.»
L’art de rendre accessibles à tous des notions complexes
«Des formations de communication scientifique existent en France, mais en Suisse elles se limitent à des ateliers pour universitaires», regrette Alexandre Pinault, docteur en neuro-science. Il a lancé son entreprise de vulgarisation scientifique, Big Bang brain.
«Que vive le «woke»!»
Dans un article d’opinion paru dans le Temps, le journaliste Alain Campiotti revient sur la notion du «wokisme» et de la «cancel-culture» pour les nuancer et discuter l’enjeu politique de leurs usages, notamment de la part de forces conservatrices. Il démontre comment le terme «woke» (traduction : éveillé), issu de théories critiques de la race des Etats-Unis, est souvent utilisé de manière dépréciatif pour mettre en garde devant une «menace wokiste» qui viendrait censurer tout propos critique. A titre exemplaire, il cite l’effort du ministre de l’Education française pour la création d’un Laboratoire de la République contre woke & Co qui «pourrirait la jeunesse étudiante».
L’auteur de l’article estime le mouvement woke, qui remet en question le status quo dans la narration de l’histoire en changeant la perspective, est menacé par la cancel culture par des nationalistes (et dans les exemples donnés, de Donald Trump).
Alain Campiotti pose la question s’il ne faudrait pas plutôt «s’éveiller mieux, en effet, au monde qui change et nous bouscule, y compris dans nos sillons culturels».
Un prof d’université est accusé de machisme autoritaire
Plusieurs étudiant·e·s de l’Université de Berne dénoncent le style de direction du professeur et biologiste Raphäel Arlettaz. Le Matin Dimanche a récolté trois témoignages qui détaillent les propos déplacés et sexistes de la part du professeur et de son maître de conférence.
Selon l’auteur de l’article, cette affaire illustre le problème du rapport de dépendance marqué que les doctorant-e-s ont à l’égard des superviseurs de thèse, ainsi que celui du sexisme «encore largement répandu» dans les universités suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er novembre 2021
29Oct2021
Politique des hautes écoles
Accréditation institutionnelle pour l’Université de Neuchâtel
Après quasiment deux ans de procédure, l’Université de Neuchâtel a obtenu son accréditation fédérale, valable pour sept ans.
L’Université de Genève abrite un nouveau laboratoire pour la recherche sur les virus
En se dotant d’un laboratoire de niveau de biosécurité P3, l’Université de Genève augmente ses capacités à mener des recherches sur les virus hautement pathogènes, et notamment sur le SARS-CoV-2.
Rendez-vous à Brigue, au coeur de l’e-learning
Un nouveau campus universitaire a vu le jour à Brigue. C bâtiment de six étages accueillera prochainement le siège d’UniDistance et de la Haute Ecole spécialisée à distance. «Deux entités distinctes pour une même mission: offrir un enseignement flexible permettant de conjuguer études et activité professionnelle, vie de famille ou encore sport de haut niveau.» Selon l’article, la pandémie aurait souligné le retard des universités classiques dans le domaine du numérique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 octobre 2021
28Oct2021
Politique des hautes écoles
Les soignant·e·s du CHUV sur les bancs de l’Ecole hôtelière
«Pour s’améliorer, le CHUV a décidé de se tourner vers un nouveau partenaire afin de former son personnel à fournir un accueil personnalisé aux patients. Pour cela, le centre hospitalier se dote d’une collaboration avec la mondialement connue Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) et ses près de 3800 étudiants de 121 nationalités. Une quinzaine de membres du Centre du Sein, soignants et membres du personnel administratif, prendront vendredi le chemin de l’EHL pour leur premier cours d’hospitalité. Le but de ce projet pilote? «Mieux accueillir le patient», répondent presque de concert Lohyd Terrier, professeur associé à l’EHL, et Béatrice Schaad, professeure titulaire à l’Institut des Humanités en médecine Unil-CHUV et directrice de la communication du CHUV.»
Réactions à propos de l’impact du certificat Covid sur l’abandon des études
Plusieurs conseillers nationaux réagissent aux premiers résultats qui chiffrent l’impact du certificat Covid sur l’abandon des études à Lucerne. En tout, moins de 20 des quelque 8000 étudiant·e·s de la Haute école spécialisée de Lucerne avaient abandonnée leurs études à cause du certificat Covid. A la Haute école pédagogique de Lucerne, il s’agit une dizaine de personnes sur plus de 2300 étudiant·e·s.
Droit de séjour pour les diplômés universitaires
Les universités suisses attirent les talents du monde entier. Cependant, après avoir obtenu leur diplôme, les ressortissant·e·s des «pays-tiers» (non membres de l’UE ou de l’AELE) doivent à nouveau quitter le pays. Il s’agit de quotas stricts afin de limiter l’immigration. En même temps, une pénurie de travailleur·euse·s qualifié·e·s pèse sur la Suisse, et cela depuis des années.
Un projet de loi veut corriger ce déséquilibre en créant les conditions pour «permettre aux ressortissant·e·s d’Etats tiers diplômés d’un master ou d’un doctorat d’une haute école suisse de rester en Suisse sans formalités excessives pour y exercer une activité lucrative». Entre 200 à 300 personnes pourraient profiter de cette exemption. Toutefois, le projet concerne uniquement les personnes exerçant dans un domaine souffrant d’une pénurie de personnel qualifié.
Le Conseil fédéral a mis en consultation ce projet de loi ce mercredi 27.10.2021. Les cantons, partis et associations auront jusqu’au 10.2.2022 pour trancher sur la question.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 octobre 2021
27Oct2021
Politique des hautes écoles
UNIGE : La mobilisation pour des repas à 3 francs continue
«Mardi, le syndicat de l’Université de Genève (UNIGE), la CUAE, organisait une «bouffe prix libre» devant le bâtiment d’Uni Mail. […]Le but de l’opération? Protester contre la fin des repas à 3 francs proposés dans les cafétérias de l’Université pendant deux mois au printemps passé. Ils étaient financés par l’UNIGE en partenariat avec des fondations privées. Aujourd’hui, par manque de fonds, l’offre s’est tarie.»
La CUAE exige du Conseil d’Etat qu’il avance sur la mise en place de solutions sur le long-terme pour aider les étudiant·e·s précarisé·e·s. De son côté, le Conseil d’Etat remet la responsabilité à l’UNIGE, qu’il avait chargé de proposer une solution temporaire en attendant des repas à 5 francs dès 2022. «Nous travaillons actuellement sur plusieurs pistes que nous communiquerons au Département de l’instruction publique dans les semaines à venir» – a annoncé l’UNIGE en réponse.
Valais : HES et HEP étend le pass à son personnel
La HEP-VS et la HES-SO Valais-Wallis étend le certificat Covid à l’ensemble de son personnel. Avec une phase transitoire prévue, la mesure prendra effet le 15 novembre. En tant qu’employeurs, les hautes écoles devront prendre en charge le coût de ces tests. Cette mesure ne touche pas seulement le personnel enseignant, mais inclut également le personnel administratif et technique.
Pour être mise en œuvre, cette nouvelle extension du certificat Covid devait être soumise à une consultation des collaborateur·trice·s. A la HEP-VS, 90% des 120 employé·e·s y ont participé. Le résultat : environ deux tiers se sont dits favorables à l’introduction du certificat Covid.
A la HES-SO Valais-Wallis, seuls 20% des 900 collaborateur·trice·s ont pris part à la consultation, dont une bonne moité s’est montrée défavorable au pass sanitaire. Selon François Seppey, directeur de l’établissement, «Les collaborateurs qui étaient opposés à cette mesure se sont prononcés. Nous sommes partis du principe que les autres n’y voyaient pas d’inconvénient.»
Critiques et plaintes contre le certificat Covid à l’université
L’exigence du certificat Covid à l’université et dans les hautes écoles suscite des débats et des plaintes de la part d’étudiant·e·s et politicien·ne·s :
A Fribourg, les jeunes du Centre ont demandé au Conseil d’Etat et à la direction de l’Université de Fribourg de reconsidérer l’obligation du certificat Covid pour les cours en présentiel. Le parti juge cette mesure discriminatoire en termes de droit à l’éducation et met en avant la souffrance, solitude et insécurité économique des étudiant·e·s concerné·e·s. Compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire et d’une couverture vaccinale de près de 70% pour la tranche d’âge des étudiant·e·s, elle demande alors de revoir le plan de protection.
A l’Université des sciences appliquées du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), une enseignante et une étudiante critiquent également la direction pour avoir adopté le certificat Covid. Soutenu par le Réseau des enseignants suisses, elles ont déposé une plainte contre le dispositif de protection. Selon l’auteure de la plainte, l’avocate Silja V. Meyer, le recours a un effet suspensif. Le concept de protection serait alors complètement suspendu jusqu’à nouvel ordre et les contrôles immédiatement rendu illégaux. De plus, elle considère que la FHNW collecte illégalement des données médicales.
Selon Dominik Lehmann, porte-parole de la FHNW, la direction a confirmé mardi le maintien de la validité du concept de protection. Il contredit également les accusations selon laquelle les données seraient collectées illégalement : «Les étudiants et les employés qui se font tester ici donnent leur accord pour que leurs données d’enregistrement soient enregistrées à la FHNW». Il souligne que les résultats médicaux des tests ne sont envoyés qu’à la personne testée ; la FHNW ne les reçoit pas.
Comment travaille le GIEC : «Les scientifiques ont le dernier mot»
A quelques jours du sommet de Glasgow (COP26), une des auteures principales pour la Suisse du rapport du GIEC décortique les procédures qui conduisent à la rédaction des rapports. Sonia Seneviratne, spécialiste des événements extrêmes et professeure de l’École polytechnique fédérale de Zurich, explique sur quelle base les expert·e·s sont choisis, quels critères sont appliqués aux études scientifiques et comment se déroule le travail entre les scientifiques.
Lucerne mesure l’impact du certificat covid sur l’abandon scolaire
A Lucerne, le conseiller cantonal Bernhard Steiner (UDC) a voulu savoir combien d’étudiant·e·s ont abandonné leurs études à cause du certificat Covid. Le gouvernement lucernois a fourni les premiers chiffres qui montrent qu’il s’agit pour le moment de cas isolés où certain·e·s étudiant·e·s interrompent leurs études ou prennent des semestres supplémentaires.
À l’Université des sciences appliquées et des arts de Lucerne, moins de 20 étudiant·e·s avaient abandonné leurs études sur environ 8 000 étudiant·e·s à la mi-octobre. A la Haute école pédagogique de Lucerne, sur plus de 2300 étudiant·e·s, une dizaine ont jusqu’à présent décidé de reporter d’un an la poursuite de leurs études en raison de l’exigence du certificat.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 octobre 2021
26Oct2021
Politique des hautes écoles
Recherche clinique: «La Suisse continue de travailler en silos»
« Il est passé inaperçu, avalé par la pandémie. Le livre blanc de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM), mandaté par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri) en 2019 et dévoilé cet été, pose pourtant un diagnostic sans fard sur la recherche clinique en Suisse: un paysage morcelé, aux décisions diluées et aux carrières peu attractives… Le Pr Claudio Bassetti, chef du service de neurologie de l’Inselspital et doyen de la faculté de médecine de l’Université de Berne, a présidé le groupe de travail à l’origine de ce rapport. » Entretien avec Claudio Bassetti
Xi Jinping : censure dans les instituts confucius allemandes
En Allemagne, une conférence en ligne sur le livre « Xi Jinping – l’homme le plus puissant du monde » proposé par les instituts Confucius de l’université de Leibniz de Hanovre et de l’université de Duisbourg a été annulé. Selon l’auteur du livre, Adrian Geiges, Les instituts Confucius et leurs universités partenaires en Chine ont subi de fortes pressions du gouvernement chinois. Le consul général de Chine à Düsseldorf, Feng Haiyang, était personnellement intervenu à Duisbourg.
Le recteur de l’Université de Duisbourg, Ulrich Radtke, a déclaré dans un communiqué qu’ils allaient chercher à discuter avec la direction de l’Institut Confucius. La direction de l’Université Leibniz de Hanovre a déclaré que ce refus était « inacceptable, déconcertant et incompréhensible ». La poursuite de la coopération sera examinée.
En Allemagne, la majorité des instituts de langue et de culture chinoises sont situés dans des universités et sont en partie financés par elles et se parent de leur logo qui défend la liberté d’enseignement et de recherche. Seulement, les instituts Confucius sont sous le contrôle de l’Etat chinois. Chaque événement doit être approuvés au préalable par l’université partenaire chinoise. Néanmoins, les instituts agissent de leur propre initiative et proposent régulièrement des événements sur des sujets critiques concernant la Chine.
Recours contre les hautes écoles – le pass Covid reste en place
« Le pass sanitaire reste en vigueur dans les hautes écoles. C’est ce qu’a décidé la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal vaudois hier après avoir reçu un recours contre l’arrêté cantonal sur la restriction d’accès à l’université, à l’EPFL et aux hautes écoles spécialisées (HES) aux personnes disposant d’un pass sanitaire. Quarante-deux étudiants réunis sous le nom d’un collectif «Education sans certificat» ont déposé un recours la semaine dernière contre cette réglementation. «Cette décision porte atteinte, à nos yeux, au droit supérieur, notamment à divers droits fondamentaux protégés par certaines conventions internationales, par la Constitution fédérale et vaudoise», ont-ils rédigé dans un communiqué envoyé le 22 octobre »
Berset critique ZHAW pour sa gestion de tests corona
En marge d’une intervention à l’Université de Zurich, le ministre de la santé Alain Berset a critiqué la gestion de l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) en matière de tests sur le campus. Il ne comprend pas pourquoi la haute école prend uniquement en charge les coûts de tests pour les cours qui requièrent une présence et pourquoi elle ne propose pas des tests collectifs répétitifs. Selon lui, ces tests sont très faciles à organiser et le gouvernement fédéral couvre les coûts. Cette déclaration a été faite à une étudiante qui l’a approché après son discours officiel et qui a enregistré la conversation sur vidéo.
La ZHAW répond qu’elle offre aux étudiant-e-s ne disposant pas d’un certificat Covid des alternatives à l’enseignement en face à face, mais que ça revient aux responsables des programmes d’études de décider quels cours nécessitent une présence. La possibilité de faire des tests collectifs avait été examiné puis décidé d’y renoncer.
L’EPFZ inaugure son nouveau « Project House » pour favoriser l’innovation de la part des étudiant-e-s
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a officiellement inauguré lundi (25.10) un nouveau bâtiment dédié à l’innovation de la part des étudiant-e-s. Sur 1200 mètres carrés, l’EPFZ met à disposition des espaces de co-working, des ateliers, des découpeurs laser et des imprimantes 3D que les étudiant-e-s peuvent utiliser pour réaliser leurs propres projets pendant leur temps libre. Pour la rectrice Sarah Springman, la combinaison des connaissances acquises pendant les études avec la liberté de bricolage peut conduire à de grandes innovations. L’espace a également pour but d’alléger la pression qui pèse sur les étudiants-e-s. « L’échec est explicitement autorisé » – exprime-t-elle. En plus de l’infrastructure, les étudiant-e-s ont droit à un coach qui accompagne le projet. Depuis six semaines déjà, les étudiant-e-s se retrouvent dans le Project House et plus de 20 nouveaux projets ont été créés depuis. Son fonctionnement coûte environ un million de francs par an.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 octobre 2021
25Oct2021
Politique des hautes écoles
Connaître l’avenir de la science grâce à un «radar des percées scientifiques»
Lors du premier sommet de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA), un nouveau outil numérique a été dévoilé qui tente d’anticiper la science. Le «radar des percées scientifiques», auquel ont contribué près de 550 scientifiques du monde entier prédit alors 216 percées scientiques au cours des 25 prochaines années.
Selon le vice-président du GESDA, Patrick Aebischer, cet outil devrait «permettre à la politique de se préparer et d’éviter une utilisation néfaste de la science». La vision de GESDA est que le radar «servira au multilatéralisme en encourageant l’inclusion de la science dans les discussions et négociations menées au sein des organisations internationales de Genève et ailleurs.»
Le radar sera également utilisé dans le cadre de programmes d’éducation à la diplomatie scientifique anticipatoire qui seront lancées lancés par 12 institutions suisses et mondiales, dont l’Université de Genève (UNIGE) et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).
HES-SO : 20% plus d’inscriptions en sois infirmiers
«Le programme de bachelor en soins infirmiers de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale HES-SO a connu une augmentation des inscriptions pour l’année académique 2021/2022. Plus précisément, il y a eu 20 % d’inscriptions en plus par rapport à l’année précédente, selon le portail Panorama. Et ce, malgré des facteurs défavorables tels que la pénurie de travailleurs qualifiés, les conditions de travail difficiles et la pandémie. Selon l’HESSO, cette évolution a été favorisée par différents facteurs : par exemple, la visibilité accrue de la profession d’infirmière pendant la pandémie ou l’initiative populaire pour des soins infirmiers forts.»