L’EPFL pourrait voir la facture d’électricité quadrupler ces prochaines années. Les activités de la recherche représentent près de 60% de la consommation électrique. Le défi: poursuivre la recherche, mais autrement. Mario Paolone, responsable du Laboratoire des systèmes électriques distribués, explique: «On va étudier comment distribuer cette activité de recherche dans une plage temporelle plus longue, donc avoir une consommation moyenne plus petite.» Martin Vetterli, Président de l’EPFL, dit que les étudiant-es ne seront pas renvoyés à la maison «parce qu’on a vu pendant le Covid que ce n’est pas ça, la plus grande source de consommation.»
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Filtres des articles
3Oct2022
Politique des hautes écoles
L’ETH Zurich met en œuvre les premières mesures d’économie d’énergie
L’ETH Zurich a lancé une première série de mesures pour réduire sa consommation de gaz et d’énergie et éviter une pénurie d’énergie. Ces mesures concernent la température ambiante dans les bâtiments , l’eau chaude et l’éclairage.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 octobre 2022
30Sep2022
Politique des hautes écoles
Le gymnase passe à quatre ans dans le canton de Vaud
«Comme le reste du pays, le canton de Vaud va se doter d’un gymnase en quatre ans. L’annonce était attendue, puisque les cantons ont jusqu’à vendredi pour répondre à la consultation de la Confédération qui vise à harmoniser la durée du cursus de maturité. Pour l’heure, le Conseil d’Etat vaudois ne tranche pas l’épineuse question de la durée des études où plusieurs variantes s’affrontent: 10 ans d’école obligatoire, plus quatre de gymnase, ou 11 ans plus quatre. Le canton explique « entendre » la volonté d’harmonisation des formations gymnasiales à quatre ans. S’il n’est pas favorable à l’allongement des études, il est conscient qu’une opposition de principe ferait courir le risque de voir les titres obtenus par les Vaudois non reconnus pour entrer à l’Université ou dans une Haute Ecole.» (RTS)
La recherche médicale doit tenir compte du sexe
«La médecine devra mieux étudier les maladies et les traitements en tenant compte des spécificités liées au sexe. Le National a adopté jeudi par 127 voix contre 54 une motion de commission demandant la mise en place d’un programme national de recherche. […]
Par 100 voix contre 83, le National a toutefois refusé que le Fonds national suisse considère le critère du genre comme condition d’octroi de contributions financières. Le Conseil fédéral reconnaît que les différences liées au sexe ne sont pas suffisamment prises en compte en médecine. Il s’est déjà attelé à la question. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.»
Transparence sur les crédits pour Horizon Europe
«Le Conseil fédéral devrait présenter une vue d’ensemble des restes du crédit d’engagement de 6,15 milliards destinés à la participation de la Suisse à Horizon Europe. Le National a soutenu jeudi, par 133 voix contre 50, une motion de commission en ce sens. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.»
Ce que l’Université de Genève fait pour économiser de l’énergie
«L’Université [de Genève] met en place un plan de sobriété axé sur la suppression de certaines consommations superflues (éclairage nocturne, appareils en veille, équipements surnuméraires). Le chauffage sera diminué pour 2022-2023. Un effort sera fait pour l’adoption des bons gestes: extinction des appareils et lumières, réduction de l’usage des appareils (ventilateurs, chauffages d’appoint, bouilloires, machines à café), ventilation raisonnée des locaux.»
La Suisse reste en tête du classement des pays les plus innovants selon l’ONU
«La Suisse reste le pays le plus innovant au monde et devance les Etats-Unis, qui dépassent la Suède. La Chine se rapproche des dix premiers. Les tensions affectent l’innovation, a dit jeudi l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève.»
Précarité académique: Plaidoyer pour la création de plus de postes fixes
«Faute de perspectives dans les hautes écoles suisses, les postdoctorants devraient se tourner vers le privé. C’est le constat dressé récemment par le Conseil suisse de la science (CSS).» Fabien Fivaz, conseiller national (Vert/Neuchâtel) et président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture s’inquiète comme le CSS de l’avenir de ces universitaires, mais il tire d’autres conclusions sur les mesures à prendre.
Par ailleurs, il écrit: «Contrairement à la vision du CSS, les postdoctorant·e·s ne sont pas des étudiant·e·s. Entre recherche, enseignement et administration, ils sont essentiels et indispensables à la compétitivité du système académique suisse. C’est à ce titre qu’ils doivent être reconnus, en améliorant leurs conditions de travail et en leur permettant de concilier vie privée et familiale avec leurs activités professionnelles dans les hautes écoles.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 septembre 2022
29Sep2022
Politique des hautes écoles
UNIGE: Le bâtiment Uni Carl Vogt va changer de nom
«À la suite d’une consultation, le Rectorat a décidé de changer le nom du bâtiment Uni Carl Vogt. Cette mesure s’inscrit dans une réflexion globale et participative sur la dénomination des bâtiments universitaires dans l’espace urbain.»
Selon le rapport sur les figurations historiques de l’Université dans l’espace public, «Carl Vogt (1817-1881), personnage à qui l’on doit la modernisation de l’institution mais qui est en même temps le défenseur et le propagateur de théories à prétention scientifique prônant le racisme et l’inégalité entre les genres, est un des éléments déclencheurs de cette initiative.»
Campagne contre la réduction du budget d’Horizon Europe
«C’est le moment de l’année où la communauté des chercheurs de Bruxelles demande aux décideurs politiques de veiller à ce que le programme de recherche européen Horizon Europe dispose de suffisamment d’argent en 2023. Comme toujours, la Commission a proposé un budget pour Horizon Europe, les États membres proposent de le réduire et le Parlement s’est levé pour le défendre. Pour 2023, le Conseil souhaite réduire de 663 millions d’euros le budget proposé de 12,3 milliards d’euros et transférer les fonds inutilisés des années précédentes au nouveau partenariat de l’UE dans le domaine des semi-conducteurs dans le cadre de la loi sur les puces.
Pour la communauté des chercheurs, la première priorité est de s’assurer que les 663 millions d’euros restent dans le pot de financement de l’année prochaine. Si le budget est réduit, le programme, déjà surchargé, bénéficiera à un nombre toujours plus restreint de chercheurs et d’innovateurs, ce qui réduira encore ses faibles taux de réussite. Si le Conseil obtient gain de cause, le Conseil européen de la recherche (CER), par exemple, sera amputé de 122 millions d’euros, les actions Marie Skłodowska-Curie (ASCM) de 33 millions d’euros et les infrastructures de recherche de 27 millions d’euros.
Ce que la loi sur les hautes écoles (LEHE) va changer
«La loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles, ou la LEHE, en vigueur en Suisse depuis 2015: son nom ne dit peut-être pas grand-chose au grand public, mais ses applications sont très concrètes. Dont celle de protéger notamment les appellations «université, haute école spécialisée, haute école pédagogique, institut universitaire et institut de niveau haute école spécialisée», qui ne l’étaient pas jusque-là.»
L’EPFL et le CSEM ouvrent un centre spécialisé sur l’impression 3D
«L’EPFL et le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) ont inauguré mardi à Neuchâtel le centre de recherche en micro-fabrication (M2C). Centré sur la fabrication 3D, il se consacrera tant à la recherche fondamentale qu’au transfert de nouvelles technologies vers l’industrie. […] A travers cette collaboration multidisciplinaire, « les laboratoires de l’EPFL et du CSEM partageront des équipements de pointe et œuvreront ensemble afin d’accélérer l’adoption de nouvelles technologies de production pour garantir l’innovation et la compétitivité de l’industrie manufacturière suisse », a expliqué Olha Sereda, une des responsables de ce projet au CSEM.»
- impact des universités
- transfert de technologie
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
Le conseiller fédéral Guy Parmelin en Inde pour une mission économique et scientifique
«Du 3 au 4 octobre 2022, le conseiller fédéral Guy Parmelin se rendra à Mumbai et Delhi afin de rencontrer les principaux acteurs économiques indiens et suisses en Inde, ainsi que son homologue, le Ministre du Commerce et de l’Industrie Piyush Goyal. Les discussions porteront notamment sur les relations économiques bilatérales et les négociations de l’accord de libre-échange AELE-Inde. Une importante délégation économique et scientifique accompagnera cette visite, qui permettra d’approfondir les relations économiques bilatérales et de réaffirmer l’engagement de la Suisse en termes de coopération économique et scientifique avec l’Inde.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 septembre 2022
Évaluer la recherche comme il se doit, dans sa globalité, en tenant compte de ses impacts
«Une nouvelle initiative européenne se propose de faire évoluer l’évaluation de la recherche. Le FNS et swissuniversities, la faîtière des hautes écoles suisses, y prennent part.»
28Sep2022
Politique des hautes écoles
Les femmes restent oubliées par la la recherche en médecine
«Alors que le Parlement débat cette semaine des inégalités de traitement entre femmes et hommes, deux spécialistes d’Unisanté plaident pour une exigence accrue du milieu médical.»
Les candidatures pour le poste de recteur à l’Université de Genève
«Qui succédera au recteur Yves Flückiger le 15 juillet 2023? Alors que l’appel à candidatures encourageait celles «du sexe sous-représenté», la tête de l’Université de Genève restera masculine, selon les informations de la «Tribune de Genève», provenant de différentes sources. Parmi les huit candidatures reçues au délai du 1er septembre ne figurent que des hommes. Dans ce casting, le doyen de la Faculté des sciences depuis 2014 et jusqu’à juin prochain, Jérôme Lacour, semble le mieux placé puisqu’il est le seul candidat interne et qu’une nomination externe constituerait une grosse surprise.»
Etudiants en situation de précarité: la Fédération des étudiants neuchâtelois lance un appel aux dons
«En cette période d’inflation, les étudiants se trouvent dans des situations financières de plus en plus précaires. La fédération qui les représente, la FEN, lance un appel aux dons.»
Former un médecin à l’uni coûte plus de 600’000 francs
«La formation universitaire des futurs médecins est la plus onéreuse de Suisse, a rappelé, hier, le Conseil fédéral. 642’000 francs: c’est ce que coûtaient en moyenne, en 2020, les six ans de formation en médecine en Suisse. Le prix de l’année universitaire se montait alors à 106’880 francs. C’est ce qu’a indiqué, hier, le Conseil fédéral, dans une réponse écrite à une question posée lundi par la conseillère nationale Verena Herzog (UDC/ZH). […] Selon le gouvernement, les coûts occasionnés dans les hôpitaux n’ont pas tous été recensés, mais un projet est en cours pour les déterminer.»
Entretien avec Benoît Dubois, président de l’Académie suisse des sciences techniques
Benoît Dubuis est le nouveau président de l’Académie suisse des sciences techniques (SATW), avec pour objectif de mieux faire connaître cette académie et ses actions. «Il faut encourager l’intérêt et la compréhension de la technologie auprès du grand public. Il s’agit aussi de sensibiliser la population au monde de la science et d’identifier les secteurs porteurs pour la Suisse, tout en assurant la relève», dit-il. Sur mandat de la Confédération, la SATW identifie les évolutions technologiques capitales sur le plan industriel et informe, le plus objectivement possible, le monde politique et la société de leur importance et de leurs conséquences.
L’Unil dans les médias
L’UNIL va tirer au sort une Assemblée de la transition
«Pour réponde à la double urgence écologique et sociale, l’Université de Lausanne compte sur les propositions des membres de sa communauté.»
Revue de presse UNIL 28 septembre 2022
L’UNIL, contributeur officiel à SpeakUp
Un contrat de collaboration vient d’être signé entre l’UNIL et l’Université de Neuchâtel afin de poursuivre le développement de SpeakUp, une application open source conçue par des enseignant·e·s pour des enseignant·e·s pour faciliter les interactions dans les auditoires.
27Sep2022
Politique des hautes écoles
Le nouveau guide pour le langage épicène de la ZHAW
La HES zurichoise ZHAW à Winterthur a récemment présenté un guide linguistique. Celui-ci indique que l’utilisation du masculin générique n’est pas souhaitable «et ne doit pas être imposée par le corps enseignant». A l’inverse, cela signifie que le féminin générique peut être exigé et que le language épicène peut être introduit de manière obligatoire. Si l’enseignant-e le souhaite, l’usage inclusif de la langue épicène peut être pris en compte dans l’évaluation.
Selon la consultante en langage épicène Aspha Ospelt-Riederer ce guide est «un des meilleurs» qu’elle n’ait jamais vu. Elle salue le fait qu’il ne comprend pas seulement le sexe, c’est-à-dire les femmes et les personnes non binaires, mais aussi d’autres dimensions de la diversité comme la race, l’âge ou les handicaps. En outre, il déconseille l’utilisation de termes minimisant ou exagérés tels que «drame familial» ou «vague de réfugiés». Le guide englobe tout ce qui constitue une bonne et juste communication. Il laisse aussi la place à d’autres points de vue. (Der Landbote du 22.09.2022)
Felix Uhlmann, Professeur en droit public et administratif à l’Université de Zurich est d’avis qu’il n’est pas admissible que l’écriture inclusive ou exclusive influence les notes «si le langage est par ailleurs correct et qu’il s’agit d’une matière qui n’a rien à voir avec le langage inclusif». Certes, la ZHAW est autonome dans ses recommandations, «Mais juridiquement, elle franchit une ligne rouge si elle érige des critères étrangers à la discipline en matière d’examen.». Il doute que la ZHAW dispose d’une base juridique suffisante. Un certain usage de la langue serait imposé de force. Ce faisant, des droits fondamentaux des étudiants, comme la liberté d’expression, ne sont pas suffisamment pris en compte. (Landbote du 24.09.2022)
Un début d’études à l’hôpital
Une centaine d’étudiant-es ont commencé leurs études en médecine à l’EPFZ. Au lieu de suivre des cours dans des auditoires ils et elles passent quatre jours à l’hôpital et découvrent à quoi ressemble la médecine dans la réalité. Ils s’exercent à réanimer une personne, à suturer une plaie ou à effectuer une écographie. Et ils découvrent ce que cela fait d’être un patient.
«Les études à l’ETH sont très différentes des études de médecine classiques. L’ETH Zurich n’a introduit le cursus de bachelor en médecine humaine qu’en 2017 et a pu le concevoir sans tenir compte des traditions, comme l’explique le chef de projet Jörg Goldhahn ; pour le master, les étudiants vont dans d’autres universités, en premier lieu Zurich ou Lugano. […] « Normalement, les étudiants apprennent la chimie, la physique et la biologie sans savoir pourquoi. Nous avons inversé la situation », explique Wolfrum. « Nous partons du patient malade ou blessé et expliquons les processus qui se déroulent dans son corps ».»
«Concentration de pouvoir : comment un professeur de la HSG construit un empire»
Des doctorant-es de l’Université de Saint-Gall (HST) portent de graves accusations contre un professeur. Il est question d’exploitation et de détournement de fonds. L’université souhaite enquêter sur cette affaire.
Le niveau de formation augmente en Suisse
«La formation scolaire moyenne de la population suisse ne cesse de s’améliorer. Plus de la moitié des personnes âgées de 25 à 34 ans ont désormais un diplôme de formation professionnelle supérieure ou un diplôme universitaire. Ce sont particulièrement les femmes de la jeune génération qui ont comblé le retard de formation en matière de diplômes universitaires, comme l’a indiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS).»
Bientôt une branche « Religions » obligatoire au gymnase?
Les Eglises dites historiques en Suisse se mobilisent pour introduire une branche « Religions » obligatoire au gymnase. Elles l’ont fait savoir lundi 26 septembre par communiqué de presse.
Une centaine d’Ukrainiens ont vécu leur première rentrée à l’UNIGE
«A l’Université de Genève, 110 étudiants ukrainiens ont vécu leur première rentrée académique. Dix d’entre-eux sont des étudiants réguliers, les 100 autres sont inscrits au programme d’intégration Horizon académique. […] Un programme qui a beaucoup aidé Assiia Bala, étudiante en première année à la faculté de traduction et interprétation de l’UNIGE.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 septembre 2022
26Sep2022
Politique des hautes écoles
Biberon et études, un numéro d’équilibriste
«Environ 5% de la population étudiante suisse jongle entre couches et révisions. Il existe de plus en plus de possibilités d’aménager son cursus mais être parent reste un exercice funambulesque qui réduit la probabilité d’obtenir le diplôme poursuivi. […] «On constate que le fait d’être parent réduit, globalement, de 22% la probabilité d’obtenir le diplôme poursuivi», analyse Jean-François Stassen, responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante à l’Unige.»
La HEP-BEJUNE inaugure son premier TestLab
«Dans le but de développer les compétences des élèves [et du corps estudiantin], la Haute École Pédagogique des cantons de Berne, du Jura et de Neuchâtel offre désormais aux différents acteurs de l’éducation la possibilité d’expérimenter des outils innovants dans des espaces de découvertes, de tests et d’apprentissage numérique. […] Alors que [le TestLab] de Bienne privilégiera l’apprentissage adaptatif assisté par l’intelligence artificielle, celui de La Chaux-de-Fonds ciblera la réalité virtuelle. Quant à celui de Delémont, le premier à être inauguré, il est dédié à la fabrication d’objets en permettant l’usage d’imprimantes 3D, de découpeuses laser ou vinyle, de robots pédagogiques ou encore d’un studio d’enregistrement professionnel.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 septembre 2022
23Sep2022
Politique des hautes écoles
Les étudiant-es de l’UNIGE invité-es à suivre des cours dans d’autres universités
«Depuis l’automne dernier, le programme Virtual Exchange permet aux étudiant-es de l’UNIGE de suivre gratuitement des cours en ligne donnés par des universités partenaires en Europe et en Amérique du Nord.»
Plans d’urgence en cas de coupures de courant
Le PSI et l’EPFZ élaborent des plans d’urgence en cas de pénurie d’énergie. Selon le PSI, le plus grand défi concerne le stockage des données : «Nos expériences génèrent d’énormes quantités de données. En cas de coupures de courant, l’alimentation de secours existante assurera le fonctionnement de manière à ce que ces données ne soient pas perdues».
Le président de la conférence des universités autrichiennes Unico, Peter Riedler, qualifie la situation actuelle des universités comme «dramatique». En plus de l’inflation record et des hausses de prix de l’énergie et des loyers qui en découlent, «l’augmentation attendue des frais de personnel a encore aggravé la situation déjà tendue de ces derniers mois». La question des économies d’énergie figure d’ailleurs déjà en tête de l’agenda universitaire, explique Peter Riedler. L’université de Graz prévoit par exemple un plan progressif de réduction des températures, l’éclairage sera réduit et les imprimantes et les ordinateurs seront systématiquement éteints.
A Strasbourg, le président de l’université avait «crée la stupeur» en annonçant son choix de fermer l’établissement deux semaines supplémentaires cet hiver afin de réduire la facture de chauffage.
Hausse des expériences scientifiques sur des animaux en 2021
«Environ 575’000 animaux ont été utilisés dans des expériences scientifiques en Suisse l’année dernière, ce qui correspond à une hausse de 3% par rapport à 2020. Des opposants à l’expérimentation animale annoncent déjà une nouvelle initiative. L’augmentation générale enregistrée en 2021 est la première en cinq ans.» (Swissinfo)
«Cette augmentation est presque entièrement imputable à des instituts de recherche privée. Hautes écoles, Hôpitaux et industries n’ont pas utilisé plus d’animaux qu’avant.» (RTS: La Matinale)
«Après le Covid, l’Université de Genève] reprend des couleurs»
A l’occasion de la rentrée, le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, donne une interview. Il dresse le portrait d’une institution qui se rénove et retrouve ses étudiants en présentiel. «Hormis l’intégration de certains outils de l’enseignement en ligne, nous mettons l’accent sur les enseignements transversaux. L’autre chantier est celui de nos relations avec nos partenaires européens.» Par ailleurs, le recteur évoque le profil idéal pour sa propre succession.
Un autre article du même journal présente les «nombreuses» aides pour le corps étudiant genevois.
L’USI et l’Université de Berne collaborent dans la formation de médecins
A partir de 2023, les diplômé-es de bachelor en médecine humaine de l’Università della Svizzera italiana (USI) pourront faire leur master à l’Université de Berne.
«L’accord entre l’Université de Berne et l’USI est une étape importante pour le master en médecine humaine de l’USI et confirme l’excellent climat de collaboration entre les deux universités», déclare Giovanni Pedrazzini, doyen de la Faculté de biomédecine du Tessin.
Sur la base des accords existants avec l’Université de Bâle et l’Université de Berne, l’USI propose désormais 30 places d’études de bachelor par an, ainsi qu’actuellement environ 180 places d’études en master de médecine humaine.
Une première université européenne pour la médecine traditionnelle chinoise en Argovie
«À Bad Zurzach, la Swiss TCM Uni propose un diplôme universitaire en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Le premier semestre débute la semaine prochaine dans cette université accréditée par la Confédération.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 septembre 2022
22Sep2022
Politique des hautes écoles
La rentrée universitaire entre normalité, inflation et économies d’énergie
«Faute de perspectives, les postdoctorants invités à se diriger vers le privé»
«Promouvoir l’engagement de postdoctorants par les start-up, mais aussi soutenir leurs ambitions «entrepreunariales». Voici l’une des cinq recommandations formulées par le Conseil suisse de la science (CSS), un organe consultatif du Conseil fédéral, dans un rapport publié le 12 septembre dernier.»
L’article de Heidi.news présente ce rapport et des réactions, autant des syndicats et d’Astrid Epiney, pour le compte de swissuniversities.
Comment l’EPFL se prépare à subir la crise énergétique
«La crise énergétique et l’augmentation des tarifs de l’électricité qui l’accompagne n’épargnent pas les hautes écoles et les universités. L’EPFL, par exemple, est confrontée à une hausse de sa facture d’électricité qui va bondir de 10 à 45 millions de francs, lit-on dans une interview de son président Martin Vetterli, publiée dans 24 heures.»
Par ailleurs, «lors de sa séance des 21 et 22 septembre 2022, le Conseil des EPF a décidé de consacrer 10 mio CHF à des mesures supplémentaires de protection du climat dans le Domaine des EPF dans le but de réduire encore la consommation d’énergie ainsi que les émissions de CO2.»
Sans permis S, ils peuvent finalement étudier en Suisse
«Originaires du Cameroun ou de Côte d’Ivoire, des étudiants ayant fui l’Ukraine ont pu reprendre leur cursus universitaire.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 septembre 2022
Revue de presse UNIL 21 septembre 2022
Revue de presse UNIL 20 septembre 2022
16Sep2022
Politique des hautes écoles
Baisse légère des inscriptions à Zurich et Bâle
Selon des chiffres provisoires, il y a une légère baisse d’inscriptions à l’Université de Zurich (à l’exception des programmes de Master).
L’Université de Bâle constate également une légère baisse d’inscriptions. La raison serait une baisse du nombre d’élèves au gymnase.
L’EPFZ constate également une baisse par rapport aux années passées. Une explication serait que le nombre de personnes qui ont fait une année transitoire («Zwischenjahr») a été particulièrement bas pendant la pandémie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 septembre 2022
Revue de presse UNIL 15 septembre 2022
14Sep2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2022
13Sep2022
Politique des hautes écoles
Quel avenir pour la relève scientifique?
«La violence que vivent les étudiants chercheurs, dont une petite partie seulement pourront obtenir des postes permanents dans l’académie, est-elle justifiée, utile, inacceptable? Pour le président du Fonds national suisse Matthias Egger, le système «up or out» est dépassé, et il faut trouver de nouvelles organisations.» […] «Le monde académique doit s’adapter aux exigences du marché du travail, notamment aux attentes des nouvelles générations en termes d’indépendance et de perspectives.»
Mesures pour améliorer les perspectives des postdocs
La présidente et un membre du Conseil suisse de la science (CSS) écrivent que trop de jeunes scientifiques surestiment leurs chances de suivre une carrière académique. Selon une étude du CSS, seul 1% des postdocs en Suisses obtiennent quatre années après une chaire, et 16% obtiennent un poste indéterminé qui correspond à leurs qualifications et compétences. «Cet écart entre les attentes et la réalité est source d’insatisfaction. Et il peut représenter un facteur de coût pour la société, comme l’a montré l’économiste Paula Stephan en 2013 dans une étude sur les postdoctorants aux États-Unis. Surtout si trop de post-doctorants se retrouvent à des postes qui n’ont rien à voir avec la science et la recherche. Il en résulte une allocation inefficace des ressources, car tant les personnes concernées que la société ont considérablement investi dans la formation scientifique.» Les représentants du CSS préconisent trois mesures:
1. Aux universités de mieux préparer les postdocs à une carrière non-académique, notamment en améliorant leur offre de formations continues en entreprenariat pour ces personnes.
2. Les postdocs provenant d’états non-européens devraient avoir un accès plus facile au marché de travail suisse.
3. En augmentant le nombre de postes de professeur-es assistant-es en tenure track, les jeunes auront des meilleures chances d’obtenir un poste à durée indéterminée, que cela soit en Suisse ou ailleurs.
« Je suis certainement la seule lauréate avec un rappel à l’ordre de l’EPF »
Ursula Keller, professeure en physique de EPFZ, a gagné «le prix scientifique le plus important de Suisse». Sa nomination est venue comme une surprise pour elle:«Je suis presque certainement la seule lauréate du prix Marcel Benoist à avoir reçu un rappel à l’ordre de l’EPF – en raison de mes activités en faveur de la promotion des femmes. Pour moi, ce prix scientifique est avant tout un signe de mes collègues qui me soutiennent aussi dans ce sens et qui reconnaissent mes performances scientifiques.»
Dans un entretien en 2019, en réaction à un licenciement d’une professeure qui était sa collègue, elle avait parlé du sexisme et de la corruption au sein de son institution . «On dit au public que je fais du tort à l’EPFZ. Mais je réfute cette affirmation et je pense que le style de direction actuel de l’École polytechnique est intimidant et qu’il a un effet néfaste sur la recherche. Je n’étais pas d’accord avec la manière dont ma collègue et professeure Marcella Carollo a été licenciée et j’ai partagé cette opinion publiquement. Une université doit être ouverte à la critique, mais l’EPFZ ne l’était pas dans ce contexte. Les progrès en matière d’égalité sont insuffisants à l’EPFZ, comme dans le reste de la Suisse.»
«J’ai vite compris qu’il y avait un manque de transparence et une discrimination à l’EPF : J’avais moins de fonds de démarrage que mes collègues masculins, et j’ai rencontré des difficultés injustifiées lors de ma promotion à un poste de professeure à part entière. Cela n’était pas dû à mes performances scientifiques, mais au fait que je suis tombée enceinte en 1996. Ma promotion à un poste de professeure à part entière a été interrompue et de violents conflits ont éclaté au sein du département de physique. Même dans les années qui ont suivi, on m’a mis des bâtons dans les roues. Par exemple, les décisions étaient toujours prises à la majorité. En tant que femme, je n’avais aucune chance d’imposer mon point de vue. De même, je n’ai jamais été élue à un poste de direction au sein du département au cours des dix dernières années, bien que j’aie à chaque fois posé ma candidature. Selon moi, les intérêts des minorités doivent être pris en compte pour qu’une démocratie puisse fonctionner durablement et qu’un changement culturel inclusif puisse se produire. Ce n’était définitivement pas le cas dans le département de physique.
Liberté de la science et diversité
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney écrit sur l’intérêt du cours en présentiel: «On ne saurait surestimer cette possibilité de se confronter aux avis d’autres personnes, de discuter des textes scientifiques, d’analyser telle ou telle évolution ou encore de remettre en question telle ou telle «vérité». […] les universités doivent s’engager avec détermination pour rester des espaces d’expression libres, même en cas de difficulté majeure. La diversité «sans restrictions» est un élément essentiel pour tout débat, en particulier le débat scientifique.»
Toilettes non-genrées à l’Université de Bâle et à la FHNW
L’Université de Bâle a présenté comme projet-pilote la création d’un petit nombre des toilettes non-genrées sur les trois sites de l’université. La HES de Suisse nord-occidentale FHNW a déjà introduit de telles toilettes, tout en gardant une majorité des W.C.s genrés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2022
12Sep2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 septembre 2022
9Sep2022
Politique des hautes écoles
Comment le Biopôle de Lausanne s’impose
«Avec l’arrivée de Roche Diagnostics en juillet, le campus lausannois des sciences de la vie, Biopôle, prend une autre dimension et deviendra d’ici quelques années l’un des plus grands parcs en Europe de ce type. […] Comme pour tout cluster d’innovation, la présence d’acteurs académiques de renom sur le campus ou à proximité est déterminante pour son succès.»
L’Université de Bâle crée une task-force pour l’énergie
L’Université de Bâle a mis en place une task force pour l’énergie. En collaboration avec les facultés et départements, elle va élabore des plans d’actions pour les cas de coupures d’énergie en hiver. Comme première étape, l’Université examinera la consommation d’énergie des différents bâtiments et leur «importance systémique». L’objectif est de savoir à quelles utilisations l’université peut renoncer sans trop de pertes et quels services doivent absolument continuer à fonctionner. Une option serait la fermeture de certains bâtiments pendant la période sans cours, entre deux semestres. Une autre mesure évoquée est de baisser la température des bâtiments à 19°C.
Certaines universités allemandes évoquent des fermetures face à la crise énergétique. Une réaction
«Dernière idée : Le confinement fonctionne aussi sans Corona ! Il ne s’agit pas d’endiguer les virus, mais les coûts énergétiques, et ce dans les universités. Là aussi, les compteurs d’électricité et de gaz tournent à plein régime, car la science est gourmande. Les laboratoires, les bibliothèques, les amphithéâtres et les restaurants universitaires consomment beaucoup d’énergie. Et comme on ne sait pas encore qui va payer cette facture colossale et que les Länder demandent maintenant des plans d’économie, les universités se demandent si des fermetures ne pourraient pas aider. Par exemple en prolongeant la pause de Noël jusqu’à fin janvier. Ou en limitant leurs heures d’ouverture. Fermer tout simplement le magasin. Des vacances un peu plus longues, un peu moins d’études, et au final quelques milliards d’économies ! L’Allemagne reste fidèle à elle-même : les jeunes en dernier. Alors que les universités viennent de rouvrir, les étudiants entendent maintenant : retournez dans vos chambres, vers le radiateur soufflant, que vous devez d’ailleurs payer vous-même.
[…] Au lieu de se refroidir en pleine crise hivernale jusqu’à ce que le pouls s’affaiblisse, les universités devraient proposer un autre deal : nous chauffons pour les étudiantes et les étudiants. Aussi le matin, le soir, le week-end. On y trouve de l’électricité, Internet, de la chaleur, de la nourriture. Il se peut que l’on soit alors à l’étroit, car de nombreuses universités manquent de toute façon de place. Et alors, le séminaire aura lieu dans le couloir et les examens dans l’Audimax. Mieux vaut une université pleine que pas d’université du tout.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 septembre 2022
8Sep2022
Politique des hautes écoles
L’EPFL inaugure en grande pompe sa nouvelle centrale thermique novatrice
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) inaugure jeudi sa nouvelle centrale thermique, après trois ans de travaux. Celle-ci doit lui fournir plus de la moitié de l’énergie nécessaire à son fonctionnement, avec un bien meilleur bilan carbone.»
La crise énergétique de l’Europe frappe la science
L’explosion du coût de l’électricité en Europe touche fortement les instituts de recherche. Les instituts qui exploitent des superordinateurs, des accélérateurs et des lignes de faisceaux laser gourmands en énergie sont particulièrement en difficulté et, selon l’auteur de l’article, «ils pourraient être les canaris des mines de charbon pour le reste de la science.» Si les prix continuent de grimper en flèche cet automne et cet hiver, l’impact sur la science sera significatif », déclare Martin Freer, un physicien nucléaire qui dirige l’Institut de l’énergie de l’Université de Birmingham. « Ce sera une période difficile à traverser », dit-il. « Cela peut signifier, comme pour le COVID, qu’il y aura une interruption des programmes scientifiques ».
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- gestion – ressources informatiques
- crise énergétique
Horizon hors de vue
Le CEO du CESEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique) Alexandre Pauchard regrette l’exclusion suisse du programme de recherche Horizon Europe. «Cette exclusion a surtout eu des conséquences sur la recherche quantique et l’aérospatial. La faillite annoncée en août de l’entreprise Syderal, qui fabriquait des équipements pour l’industrie spatiale, ou l’ouverture en Autriche d’un centre de Recherche et développement d’ID Quantique, un spécialiste suisse du cryptage de données par cryptographie quantique, sont des exemples des conséquences de cette exclusion.
Il salue l’engagement du Secrétariat pour l’éducation, la recherche et l’innovation (SEFRI) qui s’est déclarée prête à s’engouffrer dans la brèche et à soutenir financièrement les instituts de recherche et les projets concernés. «C’est un premier pas important, mais qui ne doit pas être le seul. […] Certes, les chercheurs suisses pourront à l’avenir faire avancer des projets avec l’UE – mais uniquement ceux qui ont un « Technology Readiness Level » (TRL) bas. […] Il faut cependant une stratégie à long terme pour soutenir ces domaines technologiques décisifs pour l’avenir, avec un financement à la hauteur des enjeux. Tous nos voisins européens libèrent actuellement d’énormes moyens financiers dans le domaine de la recherche quantique. […] D’une manière générale, il est également très important que nous restions actifs dans l’industrie et dans les associations académiques, tous domaines de recherche confondus.
Création de la Fondation pour l’Université de Neuchâtel
L’Université de Neuchâtel (UNINE) s’est dotée d’une fondation autonome pour récolter des fonds par voie de donation, legs ou autres. Les alumni seront d’ailleurs ciblés. Les fonds de la fondation «permettront de financer des activités ou projets favorisant le développement de la haute école. Il s’agit de «faciliter le dialogue avec des partenaires et donateurs à même d’apporter leur concours dans son épanouissement scientifique et académique», expliquent les deux entités.
Cette augmentation permettrait de faire face à l’inflation et à la concurrence croissante entre universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 septembre 2022
7Sep2022
Politique des hautes écoles
La facture énergétique de l’EPFL pourrait exploser
«Grosse consommatrice [d’énergie], l’école polytechnique fédérale s’attend à une hausse de ses frais de plusieurs dizaines de millions de francs. L’institution a mis sur pied une commission de crise et appelle sa communauté à économiser l’électricité. L’enjeu: maintenir coûte que coûte les infrastructures de recherche»
Étudiants ou ménages précaires, l’inflation frappe durement certaines catégories de la population
«L’inflation pousse de nombreux Suisses et Suissesses vers des situations très critiques. Les prix de l’énergie grèvent les budgets les plus modestes, tandis que ceux de certaines denrées alimentaires augmentent aussi. Associations et organisations caritatives sont à pied d’oeuvre pour contenir les dégâts. […] À Lausanne, la Fédération des associations d’étudiants de l’Unil (FAE) a entamé des démarches auprès de la direction et des partenaires de l’université, notamment des cafétérias, «pour s’assurer que les plats ne subiront pas l’inflation que l’on peut constater dans les supermarchés», explique son coprésident Pedro Duarte. À l’échelon national, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) se prépare aussi depuis le début de l’été. Elle portera à Berne une résolution qui comprend plusieurs revendications, notamment une adaptation des bourses d’études ou la protection des prix des logements d’étudiants.»
Nouveau livre blanc sur le rôle de l’université
«Les universités sont-elles bien préparées à un avenir collaboratif ? Transmettent-elles les bonnes compétences ? Un nouveau livre blanc, publié conjointement par l’Université de Saint-Gall et le Symposium de Saint-Gall, examine le rôle changeant des universités dans le futur monde de l’apprentissage et du travail.»
Le Canton de Neuchâtel signe une convention intercantonale pour financer la formation postgraduée des médecins
«Le financement de la formation postgraduée des médecins en Suisse est exclu, depuis 2012, des coûts à charge de l’assurance obligatoire des soins. Il doit être assuré par les prestations d’intérêt général qui sont payées par les cantons. Pour éviter que les hôpitaux ne soient tentés de faire des économies, la conférence des directeurs cantonaux de la santé a mis en place une solution intercantonale pour le financement de ces formations. Cette convention prévoit une contribution minimale de formation versée par le canton où se trouve l’hôpital, soit 15’000 francs par médecin en formation postgrade et par an. Mais elle souhaite aussi équilibrer les charges financières entre les cantons en fonction de leur population. […] En adhérant à cette convention, Neuchâtel devra contribuer à la hauteur de près de 500’000 francs par an.»
Les recherches suisses sur le Covid-19
Pendant la pandémie de coronavirus, le Fonds national suisse (FNS) a engagé plus de 45 millions de francs suisses en faveur de 114 projets de recherche sur le Covid-19. Il tire un bilan des recherches financées.
L’Unil dans les médias
Lausanne, première ville de Suisse à rejoindre le réseau mondial UNESCO des villes apprenantes
«La candidature de « Lausanne, ville apprenante », portée conjointement par la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne, a été retenue par l’UNESCO. Elle rejoint le Réseau mondial des villes apprenantes et accède à une plateforme internationale permettant l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie.»
Revue de presse UNIL 7 septembre 2022
6Sep2022
Politique des hautes écoles
Le CERN projette de mettre ses accélérateurs au ralenti en raison de la crise énergétique
L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le CERN, élabore actuellement des plans visant à arrêter certains de ses accélérateurs de particules lors des périodes de pointe, a déclaré Serge Claudet, président du comité de gestion de l’énergie du centre. Le CERN réfléchit également à la manière dont il pourrait faire tourner au ralenti le Grand collisionneur de hadrons, le plus grand accélérateur du monde, si nécessaire.
Les régions allemandes développent des scénarios pour la pénurie d’énergie en hiver
Les régions allemandes (Länder) ont fixé des objectifs en termes d’économies d’énergie pour les universités qui sont «en partie ambitieux». Qu’est-ce qui se passe s’ils n’arrivent pas à atteindre leurs objectifs ? Quelles mesures seraient à prendre si les prix montent encore dû à la guerre en Ukraine? Plusieurs universités considèrent la possibilité de prolonger les vacances de fin d’année. L’Université de Francfort-sur-Main peut s’imaginer de fermer l’université pendant plusieurs jours ou semaines, une option que les autres universités interrogées n’excluent pas non plus, comme «ultima ratio». Deux régions évoquent même la possibilité de retourner à l’enseignement en ligne.
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- durabilité et climat
- enseignement – en ligne
- crise énergétique
«La Haute école nous conduit volontairement dans l’impasse»
«Les diplômés du cursus de bachelor en psychologie économique de la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) craignent pour leur avenir académique. […] Une étudiante qui souhaite rester anonyme, est désespérée parce que la HSLU est la seule haute école de Suisse à ne proposer que le bachelor en psychologie des affaires et pas de master : « La haute école de Lucerne nous refuse cette possibilité en toute connaissance de cause et nous conduit volontairement dans l’impasse académique ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2022
5Sep2022
Politique des hautes écoles
L’EPFZ évalue ses options en cas de pénurie d’énergie
Pour faire des économies en énergie, l’EPFZ prévoit de réduire les chauffages en hiver et de renoncer autant que possible à l’eau chaude. Par ailleurs, l’école polytechnique se prépare au scénario ou, «en situation de forte pénurie ou sur ordre de la Confédération», les bâtiment qui ne contiennent que des unités administratives seraient fermés. «Dans une telle situation, l’entretien de l’infrastructure d’enseignement et de recherche aurait la priorité absolue ». Par ailleurs, l’EPFZ compte avec une facture d’électricité qui doublerait en 2023.
«A Neuchâtel, l’innovation, c’est combien?»
Neuchâtel, se trouve dans le peloton de tête des régions les plus innovantes, selon plusieurs classements. Le journaliste d’Arcinfo essaie de quantifier les efforts en matière d’innovation dans le canton.
Selon le Service de l’économie du canton, pour les instituts de recherche (CSEM, EPFL), «le montant des soutiens cantonaux est de 5,3 millions francs par an. Il est à noter que l’effet de levier est de l’ordre de 10 (pour 1 franc que le canton engage, en moyenne, les entreprises, la Confédération ou d’autres acteurs économiques en mettent 10)».
Selon l’article, «Peuvent être ajoutés à ces montants environ 2 millions de francs de soutien à des structures de coaching, de financement et à d’autres organismes, comme Microcity. Enfin, environ 5 millions de francs sont consacrés à des projets financés par d’autres mécanismes, en lien, notamment, avec la loi sur l’appui au développement économique et la politique régionale.
Le sociologue Gaêl Brulé de l’Université de Neuchâtel relativise l’importance de ces indicateurs, estimant qu’aujourd’hui, l’innovation sortirait souvent du cadre établi: «des indicateurs indirects, en rapport avec l’attractivité du territoire, la qualité de vie, le nombre d’événements culturels ou le niveau de confiance des citoyens dans les autorités peuvent être davantage utiles à la compréhension des mécanismes de l’innovation que les statistiques financières.»
Tout comme la religion et la politique, la science et la politique doivent-elles être séparées ?
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, répond à la question si la politique et la science devraient être séparées l’une de l’autre. Il écrit: «[…] la question est compliquée et cela prendra probablement des années, voire des centaines d’années pour que les philosophes, politiciens et juristes se mettent d’accord [sur cette question] – s’ils y parviennent. Mais je pense qu’il est clair que la science a aujourd’hui une influence politique sur certains sujets. Je pense par exemple à la santé, à l’avortement ou au mariage homosexuel. Et la science défend souvent des points de vue favorables à la technique et à la recherche. Simplement dans leur propre intérêt ? Ou comme soutien objectif et neutre de la politique dans le sens d’une plus grande vérité ? Je vous laisse répondre à ces questions, car cette chronique est trop courte pour cela. Ce qui est sûr, à mon avis, c’est que la Suisse est une démocratie, pas une technocratie, et que le souverain ultime est le peuple, pas la vérité scientifique. Cette dernière ne peut que soutenir le processus politique».
Le domaine des EPF est appelé à mettre à disposition plus d’information en italien
Les Ecoles polytechniques fédérales (EPF), ainsi que les instituts qui leur sont affiliés, doivent également respecter la loi sur les langues et présenter tout ou partie de l’information sur leurs sites web en italien. C’est ce qu’écrit le Conseil fédéral en réponse à une interpellation d’Anna Giacometti (PLR/GR).
Selon la Conseillère nationale des Grisons, il est vrai que l’anglais s’est désormais imposé comme la langue de la science, mais malheureusement, on assiste à des tergiversations constantes au niveau fédéral contre les langues nationales, même dans des contextes où l’égalité de traitement devrait être garantie.
Toutefois, précise le gouvernement, la situation est différente pour swissuniversities et le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Comme ils ne font pas partie de l’administration fédérale, ils ne tombent pas sous le coup de la loi. Contrairement à swissuniversities, le FNS a toutefois une mission de droit public d’encouragement de la recherche scientifique. C’est pourquoi, lors de l’élaboration de la convention de prestations 2025-2028 avec le FNS, le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation soulèvera la question de la prise en compte appropriée des langues officielles, notamment dans les contenus numériques du FNS.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 septembre 2022
2Sep2022
Politique des hautes écoles
«Rentrée morose pour certaines Universités»
Une conséquence du nouvel Accord intercantonal universitaire (AIU) entré en vigueur au début de l’année est que les contributions intercantonales versées pour compenser les coûts des étudiants venant d’autres cantons diminuent, en moyenne suisse, de 4%. D’après les estimations établies par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) en 2019, huit cantons «y perdaient». Le canton de Vaud ne figure pas parmi les huit cantons, mais l’UNIL a aussi fait ses calculs: «Etant donné la progression prévue, et avec un nombre d’étudiants constant, nous prévoyons une diminution de 700 000 francs en 2022, de 1,4 million en 2023, 2,1 mio en 2024 et 2,8 mio ensuite», indique Géraldine Falbriard, porte-parole de l’UNIL.
L’enseignement supérieur, un espace d’intégration
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO, écrit. «l’intégration par les études en haute école a un effet positif non seulement sur les étudiant·es et leurs familles, mais aussi sur l’ensemble de la société. Elle permet d’instaurer un système basé sur le mérite et les qualités individuelles, le meilleur garant de l’excellence dans le monde du travail. Elle permet aussi de maintenir une certaine paix sociale en assurant l’égalité des chances. Un pays qui est capable de maintenir une offre en formation compétitive, pertinente et abordable financièrement investit dans son avenir. Et donne comme signal que l’ascenseur social demeure grand ouvert à toutes et tous.»
Faut-il plus de chaires à temps partiel dans les hautes écoles?
«Le professeur à temps partiel Indiana Jones incarne-t-il un modèle d’avenir pour les hautes écoles? Ou est-ce plutôt les femmes professeures qui consacrent le reste de leur temps de travail à des tâches familiales? Points de vue opposés d’une historienne et d’un historien.»
«Enseignement magistral hors-jeu»
«La transmission du savoir est l’une des missions essentielles des hautes écoles. Pourtant, elle est éclipsée, et de loin, par la recherche. Pourquoi il en est ainsi et pour quelles raisons cela devrait changer.»
Les Flagships ont‑ils conquis de nouvelles terres ou sont‑ils échoués?
«Au cours de près de dix ans de voyage, les Flagships européens, vaisseaux amiraux de la recherche valant des milliards, ont parfois traversé des eaux tumultueuses. Nous avons étudié les carnets de bord des projets sur le graphène et le cerveau, et osons un regard sur la technologie quantique et celle des batteries.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 septembre 2022
1Sep2022
Politique des hautes écoles
Le rôle d’une interface science-politique
La professeure Tanja Stadler de l’ETH Zurich a présidé la Task Force fédérale contre la pandémie Covid-19 d’août 2021 jusqu’à sa dissolution en mars 2022. Dans une vidéo, elle explique son domaine de recherche et le travail de son groupe, et partage son expérience avec la Task Force. Elle parle du besoin de créer et d’entretenir des connexions institutionnalisées et solides entre la science et la politique, en particulier en dehors des moments de crise, car cela permettrait, le premier jour d’une crise, d’avoir une interface science-politique fonctionnelle. «Je pense qu’il est très important, et cette pandémie l’a montré, qu’en tant que scientifiques, nous devons faire beaucoup d’efforts et accroître nos efforts pour expliquer ce que la science fait, ce que nous faisons pour la société, afin qu’il y ait une compréhension de ce que la science peut fournir et aussi de ce que la science ne peut pas fournir.»
La future loi sur la protection des données divise les experts
«Mercredi, le Conseil fédéral a tranché: la future loi sur la protection des données entrera en vigueur le 1er septembre 2023. Trois experts analysent d’un œil critique le texte de la législation à venir, moins contraignant que le RGPD européen.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er septembre 2022
31Août2022
Politique des hautes écoles
Pourquoi l’Union des étudiant-es de Suisse (UNES) a rejoint l’initiative populaire d’Opération Libero
Après quinze mois d’immobilisme dans le dossier sur l’accord institutionnel entre la Suisse et l’Union européenne (UE), une nouvelle initiative populaire veut «définir les bases de la politique européenne de la Suisse et obliger le Conseil fédéral à entamer immédiatement des négociations afin de clarifier les questions institutionnelles». Lancée officiellement par Opération Libéro, l’Union des étudiant-es de Suisse (UNES) fait notamment partie du comité d’initiative.
Dans une interview, le coprésident d’UNES, Maxime Barthassat explicite les raisons pour lesquelles l’union s’est ralliée derrière l’initiative. L’UNES souhaite notamment que la question d’Erasmus soit davantage discutée. «Dans les médias, il n’y en a que pour Horizon Europe. Même les représentants des hautes écoles ne parlent pas assez d’Erasmus. En intégrant ce comité, nous voulons remettre le mot «Erasmus» dans la tête des gens. Tout en sachant qu’il est lié à Horizon. Avoir accès au programme de recherche européen est bénéfique pour les étudiants, car il rend les universités suisses plus attractives.»
Students at Risk – Lancement du projet pour la protection de la liberté d’éducation
« Des licenciements, des enlèvements et des assassinats d’étudiant·e·s. Partout dans le monde, les établissements de formation sont sous pression. Rien qu’entre janvier 2011 et août 2021, 2150 attaques sur des étudiant·e·s et des scientifiques ont été signalées dans le monde. Le nombre de cas non recensés est élevé. Avec « Students at Risk », l’Union des étudiant·e·s de Suisse UNES lance un projet dont le but est de créer un réseau de soutien pour les étudiant·e·s et doctorant·e·s persécuté·e·s. »
Réforme de la carrière académique en Espagne
L’Espagne est sur le point de remanier ses structures de carrière dans la recherche, après que le Congrès des députés ait approuvé la semaine dernière la version finale d’une réforme de la loi de 2011 sur la science, la technologie et l’innovation. La réforme introduit un nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée pour toutes les catégories de chercheurs-euses, une plus grande sécurité de l’emploi pour les post-docs, la reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger et, dans le même temps, donne un coup de pouce aux dépenses publiques en matière de recherche.
La sécurité de l’emploi pour les chercheurs-euses est sur une courbe descendante depuis que le crash financier de 2008 a déclenché des coupes importantes dans le budget de la recherche du pays. Rien qu’entre 2011 et 2016, l’Espagne aurait perdu plus de 5’000 postes de recherche.
L’Unil dans les médias
Un premier rendez-vous philanthropique à l’UNIL
«Le 6 septembre prochain, 35 projets en lien avec la transition énergétique et sociale, menés par des scientifiques, des membres du personnel et étudiantes de l’UNIL, seront présentés sur le campus de Dorigny à de potentiel·le·s donatrices et donateurs dans le cadre de la première édition des «Rendez-vous philanthropiques».»
Revue de presse UNIL 31 août 2022
30Août2022
Politique des hautes écoles
L’acceptation des mesures de crise par la population – Une publication du Conseil suisse de la science
«La pandémie de Covid-19 a mis à mal les systèmes de santé, l’économie et presque tous les aspects de la vie quotidienne. Partant de ce constat, le Conseil suisse de la science CSS a analysé comment préparer la Suisse aux crises à venir, qui pourraient être très différentes. Pour ce faire, il a recueilli l’expertise de scientifiques et de représentants de la société civile, de l’économie, de la politique et de l’administration. Dans son rapport, le CSS aborde la préparation aux crises à travers le concept de l’acceptation.»