«Pour relever les défis sociétaux, les milieux scientifique et politique doivent travailler ensemble. Les cours de politique du FNS visent ainsi à renforcer les compétences politiques des chercheuses et chercheurs en Suisse.»
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14Déc2023
Politique des hautes écoles
Des chercheurs suisses utilisent l’intelligence artificielle pour tenter de comprendre le langage des singes
Le IA permettront aux scientifiques d’avancer plus rapidement dans leur compréhension de la langage des singes, tel est l’espoir de scientifiques de l’Université de Neuchâtel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 décembre 2023
13Déc2023
Politique des hautes écoles
Les ministres de l’UE font de petits pas vers l’amélioration des structures des carrières dans la recherche
Le Conseil européen a signé un accord visant à soutenir davantage les scientifiques et les carrières dans la recherche au sein de l’Union européenne et à contribuer à la mise en place d’un marché du travail européen plus attrayant, plus ouvert et plus durable pour les chercheur-es, les innovateurs-rices et les entrepreneurs-euses qui attire également les talents étrangers.
Concrètement cet accord promeut des contrats à plus long terme, de meilleures conditions de travail et une protection de la sécurité sociale pour les scientifiques européens.
Face aux coupes budgétaires de la confédération, «l’innovation suisse [est] en péril»
«A l’été 2022, le parlement a décidé d’augmenter le budget de l’armée de 5,5 à 10,5 milliards, ce qui représente presque un doublement. […] cette hausse radicale de plusieurs milliards par an contraste fortement avec les coupes budgétaires prévues dans d’autres domaines, en particulier ceux de la formation, de la recherche et de l’innovation.» Marcel Salathé, professeur en épidémiologie numérique à l’EPFL avance que cela est dommage, d’une part parce que le rendement de l’investissement dans la science et la technologie est particulièrement haut, «D’autre part, la science et la technologie constituent la base fondamentale de la défense moderne. […] Mais la formation, la recherche et l’innovation offrent bien plus que la sécurité. La Suisse vit de l’innovation.»
Swiss Medical Forum : «Il n’y a aucune censure»
Dans l’article «Ärzte schlagen wegen Brustamputationen Alarm – und werden zensiert», paru dans la SonntagsZeitung du 10 décembre 2023, Michèle Binswanger reproche au Swiss Medical Forum (SMF) d’appliquer la censure dans ses processus de publication et de ne pas avoir soumis certains articles à un processus d’évaluation par des pairs.
Les deux articles de revue publiés dans le SMF du 25 janvier 2023 critiqués évoquent le nouveau diagnostic d’«incongruence de genre». Selon le SMF, ils décrivent ce nouveau diagnostique chez les adultes et décrivent l’état actuel de la recherche et de l’enseignement scientifiques. Le pédiatre Michèle Biswanger estime que dans les articles d’«activistes», les enfants et adolescents sont mis au même niveau que les adulte, ce qu’il trouve problématique.
Depuis leur publication, ces articles ont suscité la réaction de plusieurs lecteurs, dont deux courriers que nous avons publiés dans le Bulletin des médecins suisses – compte tenu de la nouvelle formule de notre journal – et un dans le SMF.
Le Swiss Medical Forum réfute les accusation de censure et assure que la revue de paires a eu lieu, le «single blind peer-reviewing».
La présidente de Harvard maintenue à son poste malgré ses propos controversés
La présidente de l’université américaine Harvard Claudine Gay sera maintenue dans ses fonctions malgré des «pressions politiques» après des propos jugés ambigus sur des questions liées à l’antisémitisme sur le campus, a annoncé mardi l’instance dirigeante de l’établissement. A cela il s’ajoute une pression économique, parce que des donateurs menacent de retirer leurs fonds.
La présidente s’est excusé suite à l’interrogation par le congrès: «Lorsque les mots amplifient la détresse et la douleur, je ne sais pas comment on peut ressentir autre chose que du regret», a-t-elle déclaré. Elle avait défendu avec ses collègues deux collèges de l’Université de Pennsylvanie UPenn et du MIT le principe de la liberté d’expression aux Etats-Unis.
Des «éditorialistes» [par exemple The Wall Street Journal, Forbes, USA Today, etc.] ont également accusé Claudine Gay et ses de hypocrisie, la question de la liberté d’expression étant épineuse depuis des années dans les universités et dans les campus, «parce qu’on a basculé dans ce qu’on a appelé il y a très longtemps le politiquement correct, […] a ce qu’on colle aujourd’hui l’étiquette «woke»», explique la professeure en études américaines de l’Université de Toulouse, Françoise Coste, dans l’émission de la RTS.
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- harcèlement moral – mobbying
- cancel culture
- antisémitisme
Avec les AI génératives, «les enseignants innovent avec le couteau sous la gorge»
L’article du Monde traite des difficulté d’encadrer l’utilisation des AI par exemple dans les travaux écrites et les expériences faites notamment dans les universités suivantes: Sciences Po Paris, Université de La Rochelle, ESCP Business School, L’Université de Lille, Science Po Rennes, et Ecole normale supérieure.
L’Ukraine a perdu 20% de ses capacités scientifiques
«Près de deux ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, les pertes scientifiques pour le pays sont nombreuses. Et les dommages risquent d’être considérables si rien n’est fait pour endiguer ce désastre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2023
12Déc2023
Politique des hautes écoles
Les étudiants étrangers en Suisse sont les plus précarisés
«La précarité étudiante est une réalité en Suisse même si elle est plutôt cachée. En 2022, ils étaient près de 45’000 à recevoir une aide financière. Si les montants de ces aides augmentent, il n’y en a pas pour tout le monde.»
Pour la situation à Genève, Jean-François Stassen, le responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève, dévoile: «Si les étudiants disposent de ressources d’insertion dans la société genevoise, ce qu’ils reçoivent comme aide permet de s’en sortir. Ce qui fait que souvent, les étudiants qui ont le plus de mal sont les étudiants éloignés de la société locale, en particulier les étudiants étrangers, qu’on va retrouver beaucoup plus dans ces situations de précarité », dévoile Jean-François Stassen, le responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève.
«L’idéologie au lieu de la science»
Des enquêtes administratives en lien avec des prises de position sur la situation au Moyen-Orient sont actuellement en cours dans deux grandes universités suisses (Université de Bâle et Université de Berne). Selon Thomas Ribi, rédacteur à la Neue Zürcher Zeitung, «[l]es sciences humaines dans les universités suisses dérivent vers l’activisme». Les universités «[travailleraient] avec des termes […] [qui] appartiennent à des idéologies qui se déguisent uniquement en théories. Elles ne sont pas fondées sur des bases scientifiques, mais sur des croyances». Ainsi, selon le journaliste, «[le] décolonialisme n’est pas un concept de recherche, mais un programme politique. Le fait que la société occidentale soit raciste de par son système n’est pas une question scientifique principale, mais une hypothèse de base non remise en question. La recherche […] doit […] apporter la preuve que l’hypothèse de base est correcte.»
Si Monsieur Ribi y voit une dérive gauchiste, la direction de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bâle affirme que ses lignes directrices sont «l’expression d’une nouvelle éthique de la recherche». Martin Lengwiler, Doyen de la faculté, affirme que «[l]a science est aujourd’hui solidaire, inclusive et interculturelle, […] [c]ollaborative, orientée vers la pratique, socialement compétente. Et surtout, sans eurocentrisme.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 décembre 2023
11Déc2023
Politique des hautes écoles
Conseil scientifique dans le champ politique en temps de crise
«Les institutions du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) saluent la proposition de mise en œuvre pour l’implication d’organes consultatifs scientifiques en cas de crise, approuvée par le Conseil fédéral. Des instruments sont ainsi créés afin d’intégrer le plus rapidement possible l’expertise scientifique dans la gestion de crises futures. Parmi les nouveautés, des processus prédéfinis et une répartition claire des rôles entre la science et la politique ont été arrêtés.»
Don d’environ 600 millions de francs à l’EPFZ pour une nouvelle antenne en Allemagne
Le milliadaire Dieter Schwarz, fondateur de Lidl, a signé un accord pour soutenir financièrement l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich dans son plan de mettre en place un centre d’études et de recherche sur la transformation numérique et l’intelligence artificielle dans sa ville d’origine Heilbronn, en Allemagne. Le don permettra de financer 20 nouvelle chaires sur les prochaines 30 années, dont 6 à Zurich.
«Dans des domaines tels que le changement climatique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la biotechnologie ou la bio-informatique, une collaboration internationale est nécessaire», a déclaré le président de l’EPFZ Joël Mesot lors d’une conférence de presse. «Seuls, nous ne pouvons pas beaucoup, nous devons travailler plus en réseau.» Depuis 2010 déjà l’EPFZ a une antenne à Singapour, une expérience positive selon lui.
La fondation Dieter Schwarz-Stiftung est en train de réunir à Heilbronn «les meilleures forces scientifiques» : l’Université technique de Munich et la «Fraunhofer Gesellschaft» sont déjà présentes sur le campus, et des partenariats stratégiques existent entre autres avec les universités d’Oxford et de Stanford. Actuellement, plus de 7500 étudiants sont inscrits sur le campus. La journaliste Christiane Henkel suppose que la proximité avec des entreprises sud-allemandes comme Bosch, Trumpf et Aleph alpha soit un facteur favorable pour développer et tester l’intelligence artificielle.
Le Conseiller cantonal Rafael Mörgeli (PS) estime que ce développement n’a pas que du positif: «L’éducation est notre capital et ceci est une tentative évidente de détourner ce capital vers d’autres horizons.» (Neue Zürcher Zeitung)
Le journaliste du Tages-Anzeige écrit qu’un tel don peut être délicat, par exemple par rapport à la prise d’influence du donateur. Il plaide pour une «transparence entière sur l’accord»: les citoyens suisses auraient le droit de savoir combien de fonds sont utilisés et comment par l’EPFZ.
Un remaniement en profondeur du système scientifique français
Le président Emmanuel Macron a présenté à Paris un «plan d’un milliard d’euros [qui] prévoit un contrôle accru des instituts nationaux de recherche et la création d’un conseil de haut niveau chargé de conseiller le président sur les questions scientifiques». D’autres mesures ont été présentées et visent à «[améliorer] l’autonomie des universités, en leur permettant de superviser les groupes de recherche universitaires qui comprennent des chercheurs des agences nationales. Il a également promis des mesures visant à faire gagner du temps aux chercheurs, telles que la réduction du nombre d’évaluations de la qualité, la prise de décisions concernant le financement des subventions dans un délai de six mois au lieu d’un an et l’encouragement des collaborations entre les universités et les institutions publiques de recherche «afin d’accroître la fluidité». Les scientifiques se plaignent depuis longtemps du poids de la bureaucratie en France et affirment que les précédentes tentatives de simplification des processus n’ont abouti à rien.»
Bien que ce plan a été accueilli «globalement [positivement]», le chercheur en géophysique à l’université d’Aix-Marseille en France, Pierre Rochette, admet qu’«[il n’a] aucune idée de ce que le nouveau rôle des agences de recherche permettra de faire pour résoudre les énormes problèmes auxquels le CNRS est confronté.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 décembre 2023
8Déc2023
Politique des hautes écoles
Mieux évaluer des risques pour la santé avec une biobanque suisse
«Le Britannique Timothy Frayling est professeur de génétique humaine, autrefois à Exeter, en Angleterre, et depuis peu à l’Université de Genève. Jamais, dit cet homme de 51 ans, il n’a été aussi excité que ces jours-ci : « C’est un saut énorme pour comprendre comment nos gènes influencent la vie et la santé ». La raison de cet enthousiasme est le dernier coup d’éclat de la UK Biobank : cette institution renommée, dont le siège se trouve à Stockport dans le nord-ouest de l’Angleterre, rend accessibles les données génétiques complètes de ses 500’000 participants volontaires – pour les scientifiques du monde entier.
[…] Les plans d’une cohorte suisse avec biobanque sont bien avancés, mais il manque encore le financement : l’étude devrait coûter 100 millions de francs suisses. Une étude pilote menée à Berne et à Lausanne sous l’égide de l’OFSP s’est déroulée avec succès, explique Nicole Probst-Hensch, [Epidémiologiste à l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH),] responsable du projet […]. La balle est maintenant dans le camp du Conseil fédéral.»
Torsten Schwede nouveau président du Conseil de la recherche du FNS à partir de 2025
«Le mandat de Matthias Egger à la présidence du Conseil de la recherche se terminera fin 2024. Torsten Schwede, bio-informaticien renommé et actuel vice-recteur à la recherche de l’Université de Bâle, lui succédera en janvier 2025.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 décembre 2023
7Déc2023
Politique des hautes écoles
La NZZ célèbre une «victoire» contre la «cancel culture»
La biologiste Marie Luise Vollbrecht, fortement contestée par des activistes transgenres en raison sa position sur le genre et le sexe a remporté une victoire provisoire contre l’université Humboldt de Berlin. Face aux critiques, sa conférence dans la longue nuit des sciences avait été annulée par la direction, invoquant des des problèmes de sécurité
Régulation européenne de AI : L’EPFZ et le CERN se rallient à une alliance crée par Meta
«L’Europe peine à réguler l’intelligence artificielle, notamment à cause de la France et de l’Allemagne qui défendent leurs champions nationaux. En Suisse, on observe que l’EPFZ et le CERN se rallient à une alliance créée par Meta [nommé AI Alliance]. […] «Avec l’AI Alliance , de plus en plus d’entreprises reconnaissent l’importance de l’open source, de la collaboration et de la nécessité pour le monde académique de jouer un rôle de premier plan pour orienter le débat sur l’IA vers des bénéfices pour la société»», note Alexander Ilic, directeur du centre IA de l’EPFZ. «Il est important que nous mettions à profit ce laps de temps pour informer les décideurs politiques et intervenir si quelque chose risque de nuire à la confiance et à la transparence. Par exemple, certains aspects de la loi européenne sur l’IA rendraient très difficile le développement de l’IA open source.»
Une évaluation de l’évaluation
La publication récente du Fonds national suisse Horizons contient plusieurs articles concernant l’évaluation de la recherche, notamment par des paries («peer review»).
Antisémitisme : Harvard et Cie accusées de laxisme
«Face à la montée de l’antisémitisme sur les campus, les universités américaines [Harvard, Penn (Université de Pennsylvanie) et MIT] se sont défendues devant le Congrès dans une audition désastreuse, en invoquant la liberté d’expression.» (Le Temps)
«The leaders said they are taking steps to combat hate, including beefing up security on campuses and taking action against anyone who harasses or discriminates against students, faculty or staff. They also said their schools want to ensure the safety of their students while still protecting free speech.» (The Wall Street Journal)
Nouveau directeur à la HEG Fribourg
«Actuellement professeur au sein de la Haute Ecole de gestion Fribourg (HEG-FR), Pascal Wild […] en deviendra le directeur le 1er juillet prochain. Il remplacera Rico Baldegger, qui […] prendra sa retraite.
«Si nous ouvrons un nouveau domaine, nous devons en abandonner un ancien»
Hans-Joachim Böhm, professeur émerite en Bioinformatique à l’Université de Bâle, quitte le Conseil suisse de la science après dix ans et a fondé une start-up. Dans une interview il compare la recherche publique et privée.
«La recherche industrielle est fortement orientée vers l’application, même si la qualité n’est pas inférieure à celle des hautes écoles. Dans l’industrie, nous savons : Si nous ouvrons un nouveau domaine, nous devons abandonner un ancien. Nous savons que les moyens financiers sont limités. Il me semble que de nombreux collègues de la recherche universitaire ont du mal à arrêter des projets et à abandonner un champ de recherche plus ancien.»
L’Unil dans les médias
A l’Uni de Lausanne, un avenir végétarien?
«Dans un rapport, la direction de l’Unil juge prioritaire de réduire drastiquement la consommation d’aliments d’origine
animale d’ici à 2028 sur le campus. […] A en croire les réseaux sociaux, cette proposition, qui concernerait 17 000 étudiants, ne fait pas l’unanimité.»
Revue de presse UNIL 7 décembre 2023
6Déc2023
Politique des hautes écoles
Comment motiver les étudiant-es de médecine à rester dans leur profession
Selon un sondage de l’Association suisse des étudiant-es en médecines, 34% des étudiant-es en médecine après leur première expérience pratique n’envisagent pas de d’exercer dans leur profession. Cela pose problème, de point de vue humain pour ces jeunes, financier (120’000 CHF par an) pour les contribuables, mais aussi par rapport au manque de médecins qui est déjà important.
«De quoi inciter les universités à immerger leurs étudiant-es dans la pratique plus vite et plus longtemps. L’objectif est de tout faire pour que les étudiant-es aient envie de devenir généraliste. […] Les universités doivent faire des compromis, […] pour que les jeunes gardent l’amour du métier. L’idée c’est de revoir certaines conditions de travail, par exemple les heures supplémentaires, pour ne pas dégoûter les médecins fraîchement diplômés, et plusieurs universités mettent sur pied des mentors qui vont accompagner les étudiant-es, jusqu’à les aider dans leurs choix de carrière pour éviter que le charme ne se rompe.» (RTS : La Matinale)
Dans un encadré du 20 Minutes un jeune médecin témoigne de la surcharge de travail pendant son premier emploi et conclut: «C’est dangereux pour toutes les personnes impliquées».
Plus de pression pour les étudiants à longue durée?
L’université de Bâle prévoit de doubler les frais d’inscription après un certain nombre de semestres. Les universités de Zurich et de Berne ont déjà introduit une augmentation des frais pour ces étudiant-es en 2022 et 2015. Dans les universités de Fribourg et de Lausanne il y a le système de la durée maximale des études. Quand le délai dépassé, il n’est plus possible d’obtenir un diplôme.
L’Université de Lucerne et de Genève et l’EPFZ ne prévoient pas de prendre des mesures similaires pour décourager des études à longue durée.
Movetia est renforcé – Erasmus n’est plus en vue?
L’agence Movetia, jusqu’à présent de droit privé, devrait devenir une institution de droit public à partir de 2025. Depuis que la Suisse ne participe plus au programme européen Erasmus+.
L’agence encourage la mobilité des étudiants – c’est-à-dire les semestres ou années d’échange – avec le « Swiss-European Mobility Programme ». Celui-ci ne remplace toutefois que certaines offres d’Erasmus. Selon Movetia, la mobilité a fortement diminué depuis 2014. Désormais, Movetia sera sous la surveillance du Conseil fédéral et disposera de plus d’autonomie et de légitimité.
Selon le journal d’étudiant-es zurichois, «Le Conseil fédéral signale ainsi qu’Erasmus+ n’est pas en perspective et se prépare probablement à une longue période de gel dans les relations avec l’UE.»
Etudes en médecine : la filière roumaine cartonne
En Roumanie, la cité universitaire de Cluj-Napoca attire des centaines de Suisses en échec définitif ambitionnant de devenir médecins. L’université de médecine propose d’ailleurs une filière francophone. Les taxes d’études y sont plus conséquentes (entre 6000 et 8000 Euros par année), «mais le sésame n’est pas servi sur un plateau». «La formation est excellente», avance un étudiant d’origine suisse. La concurrence se fait sur dossier et le diplôme en question permet d’exercer partout en Europe, y compris en Suisse.
Genre, sécurité et éthique. Vade-mecum pour l’enquête de terrain
«Refusant de séparer d’un côté les questions intellectuelles et théoriques, et de l’autre les questions matérielles liées à la conduite de l’enquête, Marielle Debos, enseignante-chercheuse en science politique, lie fortement les deux quand elle forme à la recherche. Elle a rédigé un vademecum à l’usage de ses étudiants, et principalement de ses étudiantes, dernièrement publié dans la revue Critique internationale.»
Une université à Prague abandonne les travaux de bachelor à cause des IA et des «ghostwriters»
En raison de l’inquiétude croissante face à l’IA et aux ghostwriters, une université pragoise ose une mesure radicale : elle veut supprimer complètement les travaux de bachelor.
Au lieu de cela, l’université prévoit d’orienter les exigences pour le diplôme de bachelor vers la pratique. Cela laisserait moins de place au plagiat et permettrait aux étudiants d’acquérir une expérience jugée plus utile pour leur future vie professionnelle.
Chercheuses et chercheurs en début de carrière : mêmes chances de financement?
«Au cours des quatre premières années qui suivent le doctorat, les chercheurs et chercheuses peuvent demander un subside Ambizione. Entre 2012 et 2022, le FNS a accordé 36 % de ses subsides à des femmes. D’où vient cette différence par rapport aux hommes ?»
Selon une étude du FNS, un suivi de la réussite des femmes en début et en milieu de carrière est particulièrement important, afin de mettre en lumière d’éventuels biais de genre.
Nouvel accord entre les universités de Lucerne et Salamanca (Espagne)
Les universités de Lucerne et de Salamanca ont signé cet automne un accord de coopération qui définit le cadre d’une future collaboration dans la recherche et l’enseignement ainsi que dans d’autres domaines d’intérêt commun.
Cette coopération est une étape vers une plus grande internationalisation de l’Université de Lucerne qui s’est donné pour objectif de devenir, d’ici 2030, l’une des principales institutions européennes de recherche et d’enseignement axées sur les sciences humaines.
Renforcer le poids des connaissances scientifiques dans la décision publique
Une trentaine d’associations du Collège des sociétés savantes académiques de France ont récemment proposé de créer un poste de conseiller scientifique du gouvernement français avec quatre missions principales :
- «rappeler inlassablement les données factuelles aux ministres»
- «création de postes de conseillers scientifiques au sein de chaque ministère et de chaque région et leur mise en réseau»
- «lutter contre la désinformation et !es théories complotistes en améliorant la compréhension des démarches scientifiques par le public»
- «L’humanité étant confrontée à des défis planétaires, la dernière mission vise à assurer stabilité dans le temps et visibilité à la représentation de la France dans les structures internationales de concertation scientifique.»
Un super-ordinateur suisse dédié à l’IA
«L’EPFL et l’EPFZ ont annoncé le lancement de Swiss AI, basée sur le nouveau supercalculateur Alps, destiné à créer une intelligence artificielle transparente et fiable. La machine sera d’une puissance comparable aux systèmes de Microsoft et Google. […] Pour Antoine Bosselut, professeur assistant en intelligence artificielle à l’EPFL, «il s’agit du plus gros projet d’IA lancé en Suisse jusqu’à présent. C’est une alliance majeure des deux EPF, mais aussi de plusieurs universités. Notre but est de développer en Suisse des compétences et de créer du savoir avec ce super-ordinateur. L’idée est de construire un écosystème pour une IA faite en Suisse, plus sûre, plus fiable et protégeant les données de tous.»»
Les élèves suisses bons en maths et sciences, moins en lecture, selon l’étude PISA
«Les élèves suisses sont parmi les meilleurs en Europe et même au monde, mais leur bon classement reflète surtout la chute des résultats dans les autres pays. C’est ce qui ressort de l’étude PISA 2022 publiée mardi. Les petits Helvètes sont 8e en maths et 14e en sciences, sur un total de 81 pays analysés.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2023
Revue de presse UNIL 5 décembre 2023
4Déc2023
Politique des hautes écoles
Genève : augmentation de demandes de bourses d’études de 10%.
A cause notamment, des loyers excessifs, des assurances maladie et du renchérissement du coût de la vie, les demandes de bourses d’étude ont augmenté de 10% en 2023. «Pour Romain de Sainte Marie, du service des aides financières et emplois étudiants de la Division de la formation et des étudiants (DIFE), le phénomène doit néanmoins s’observer sur le long terme. «Les chiffres ont explosé durant le Covid»».
La stratégie gagnante de l’Université technique de Munich
Thomas Hoffmann, président de la prestigieuse Université technique de Munich (TU München) est le lauréat du prix du meilleur recteur d’une haute école allemande 2023, un prix décerné par le Centre pour le développement de l’enseignement supérieur (CHE) et le ZEIT sur la base de données illustrant le développement des établissements d’enseignement supérieur et de sondages, par exemple auprès des Conseils de l’université et des rectorats universitaires. L’article mise explique la stratégie appliqué par le président de la TU München:
- Suppression de toutes les facultés et regroupement des filières en sept écoles interdisciplinaires («Les innovations proviennent de moins en moins de disciplines isolées, mais de plus en plus des interfaces.»)
- promotion régionale (la stratégie «One-Munich »), cultivant des alliances avec d’autres Hautes écoles voisines et
- une culture d’écoute et de participation (entre autres avec la publication d’un «Respect guide»).
La motivation des étudiant-es en médecine est au plus bas
«L’Association suisse des étudiant-es en médecine (Swimsa) a fait une enquête auprès de 2300 membres. Il en ressort que l’enthousiasme s’estompe dès que les jeunes médecins, après leur formation théorique, sont plongés dans le quotidien pratique des hôpitaux, des cabinets médicaux ou d’autres institutions de santé. Cette année d’études à options intervient, selon les universités, en cinquième ou sixième année. Un tiers de ces étudiants indiquent qu’ils envisageraient de ne pas travailler comme médecin. Cela correspond à la déclaration de 43 % des étudiants de sixième année qui déclarent qu’ils ont souvent ou parfois pensé à arrêter leurs études de médecine. La principale raison en est – avant même le poids des études elles-mêmes – la perspective d’un emploi qui n’est pas connu pour offrir un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée. Chez les femmes, qui représentent deux tiers des étudiant-es en médecine représentent la désillusion est particulièrement grande.»
Par ailleurs, seulement 28 % des étudiant-es souhaitent travailler à plein temps, ce qui pourrait encore accentuer le manque de médecins.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2023
1Déc2023
Politique des hautes écoles
La Clinique de La Source va déménager à Beaulieu
«On connaissait le plan de la Ville de Lausanne pour Beaulieu: faire de ce site en transition «post-Comptoir suisse» un pôle économique d’envergure, autour des thématiques de la santé, du sport et de la nutrition. Une annonce faite il y a quelques jours rend un poil plus concrète cette grande ambition: la Fondation La Source va déménager à Beaulieu non seulement l’intégralité de sa Haute École de soins, qui y loue déjà une partie du palais, mais aussi – et cela est nouveau – toute sa clinique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er décembre 2023
30Nov2023
Politique des hautes écoles
Sexisme dans la science : comment le progrès est freiné et l’argent du contribuable gaspillé
Selon une récente étude publiée dans Nature, le sexisme favorise que les fonds publics destinés à la recherche qui sont utilisés de manière inefficace, freinant le progrès.
Dans l’article paru dans le journal féministe en ligne Ellexx, la co-autrice et professeure à l’EPF Zurich Ursula Keller explique la situation et donne des propositions d’amélioration.
L’UNIGE et les HUG ouvrent un Centre de médecine de premier recours pour pallier la pénurie de généralistes
«L’Université de Genève (UNIGE) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ouvrent un Centre de médecine de premier recours. Objectif: promouvoir la médecine de famille auprès des étudiants afin de pallier la pénurie de généralistes. […]
Le nouveau centre veut aussi stimuler la recherche, en explorant des modèles de soins plus attractifs, comme les maisons de santé, ou une meilleure intégration de la technologie pour réduire la charge administrative en cabinet qui pèse lourdement, au plan financier, sur l’attractivité du métier.»
L’idée d’un tracé ferroviaire entre Lausanne et Genève en passant par le campus universitaire de Dorigny fait son chemin
Le cabinet de conseil Alius consulting, spécialisé dans l’ingénierie ferroviaire, a développé une proposition en réfléchissant aux
besoins de la population et du territoire en imaginant un tracé innovant, reliant les deux métropoles romandes par l’Ouest lausannois et le Pays de Gex. «Une initiative qui pourrait, un jour, être portée par les élus romands à Berne, pour autant qu’il ne soit pas trop tard.»
«[…] Le tracé desservirait la localité de Préverenges et surtout les hautes écoles pour venir s’arrimer à la gare souterraine de Lausanne dont la construction semble désormais souhaitable à long terme. Le fait de capter la très forte demande de ce secteur permet de soulager les problèmes de saturation des M1 et M2.»
À l’EPFL, les menus verts sont aussi une science
L’EPFL a entreprise la stratégie «EPFL 20-30», qui vise une restauration plus saine et durable. Elle a démarré dans le sillage de la signature par la Suisse des Accords de Paris. Partant du principe que l’alimentation représente une large part des émissions de dioxyde de carbone, l’EPFL a cartographié l’intégralité de ses dépenses dans les 34 points de vente que compte le campus.
En trois ans, l’empreinte carbone des achats alimentaires a déjà été réduit de 23%. L’objectif fixé pour 2030 se situe à 2,5kg d’équivalent CO2 par kilo de nourriture, actuellement il est encore à 4,7kg. Les stratégies: La promotion des plats ovo-lacto-végétariens, la réduction des portions, l’origine, le CO2 produit et l’indice de biodiversité.
Un récents projet, nommés MegaBites, est en cours avec le Data Science Lab, avec lequel toutes les données de la restauration à l’EPFL sont analysées. «Notre objectif est de réduire encore l’empreinte carbone de l’alimentation de l’EPFL de 25% à 33% d’ici à deux ans.», lance le responsable de la restauration à l’EPFL Bruno Rossignol. Par ailleurs, «En optimisant le régime alimentaire de chacun, on pourrait améliorer les performances cognitives de chaque client à L’EPFL.» Ce projet d’étude va démarrer concrètement l’an prochain, en collaboration avec Nestlé.
Audrey Leuba a été nommée rectrice de l’UNIGE par le Conseil d’Etat
Audrey Leuba, la nouvelle rectrice de l’Université de Genève, première femme à ce poste, a été officiellement nommée
par le Conseil d’Etat pour succéder à Yves Flückiger. Pour «Le Temps», elle évoque ses priorités.
«Je veux avant tout repenser le vivre-ensemble au sein de l’Unige, c’est-à-dire contribuer au bien-être de la communauté. Avec la pandémie, les liens se sont distendus, il y a beaucoup d’attentes à ce niveau-là.»
L’Espagne veut changer son mode d’évaluation des scientifiques et mettre fin à la «dictature des articles».
«Le système espagnol d’évaluation des scientifiques, très décrié, dans lequel le seul critère d’avancement de carrière est la publication d’articles, devrait être révisé dans le cadre de nouvelles propositions de l’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation (ANECA).
Les réformes, annoncées au début du mois, prévoient pour la première fois que les chercheurs des universités publiques espagnoles soient évalués sur la base d’une série de résultats autres que les articles, et encouragent également la diffusion des résultats par l’intermédiaire de plates-formes en libre accès. De nombreux scientifiques se félicitent de cette initiative, estimant qu’elle aidera le monde universitaire à sortir d’un système qui a été décrit comme établissant une « dictature des articles ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 novembre 2023
29Nov2023
Politique des hautes écoles
Un nouvel Advisory Board pour la Direction de l’UNIL
«Depuis octobre 2023, la Direction de l’Université de Lausanne a décidé de réunir un Advisory Board externe à son institution afin d’obtenir des regards critiques sur ses initiatives stratégiques. Les profils diversifiés des membres ont inspiré le Recteur Frédéric Herman, qui explique sa démarche. »
Un écart de rémunération pour les scientifiques handicapés
Les scientifiques et les ingénieur-es souffrant d’un handicap de longue durée gagnent en moyenne 10’580 dollars américains de moins par an que leurs homologues non handicapé-es. C’est ce que révèle une vaste enquête menée aux États-Unis auprès de personnes titulaires d’un doctorat en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM).
Les chercheur-es ont également constaté que les personnes handicapées qui occupent des postes dans le domaine des STIM, en particulier dans le milieu universitaire, ont un écart salarial plus important que celles qui travaillent dans d’autres secteurs des STIM. En moyenne, elles gagnent 14’360 dollars de moins que leurs homologues non handicapés. L’étude, publiée dans Nature Human Behaviour le 27 novembre, a analysé les données d’enquête de 704’013 personnes titulaires d’un doctorat en STIM et occupant des emplois liés à leur expertise.
Pour la nécessité du développement d’IA dans les universités
Marcel Salathé, professeur en épidémie digitale et Directeur du EPFL AI Center, estime que les sociétés démocratiques n’ont qu’un seul moyen pour garantir de la transparence dans le développement des intelligences artificielles: l’implication des universités publiques.
«Les hautes écoles publiques doivent participer activement au développement de grands modèles d’IA – non pas dans le sens d’une concurrence de la Silicon Valley, mais afin d’acquérir une compréhension plus approfondie de leurs mécanismes, de leurs points faibles et des moyens de les développer. Il s’agit également de développer des modèles spécifiquement adaptés au contexte suisse ou européen. Cela nécessite un effort collectif de la part de l’État, de la société civile et de la philanthropie afin de garantir que le développement de l’IA ne soit pas seulement motivé par le profit, mais aussi orienté vers le bien commun.»
L’Université de Fribourg opte de plus en plus pour l’interdisciplinarité dans son offre de masters
«Les masters interdisciplinaires ont le vent en poupe à l’Université de Fribourg. […] Ces cinq dernières années, pas moins de huit nouvelles formations interdisciplinaires ont été proposées par l’institution fribourgeoise. […] Parmi les buts, on discerne une volonté de se mettre au diapason des évolutions technologiques.»
Université de Bâle fera-t-elle payer pour les études à longue durée?
L’Université de Bâle souhaite réduire le nombre de personnes faisant des études pendant plus de douze semestres. La direction est en train de rédiger une directive qui, selon une source, doublerait les taxes d’études pour ces personnes à CHF 1700.-. Le Conseiller d’Etat Bruno Lötscher-Steiger (Centre) est scandalisé :«Si cette planification devait être mise en œuvre, elle toucherait de manière particulièrement grave les étudiants issus de milieux socialement défavorisés et ceux qui doivent faire face à des problèmes de santé.
Les études urbaines à l’Université de Bâle : «Le domaine a une grande renommée»
En réponse aux reproches faites aux «urban studies» à l’Université de Bâle, le professeur émerite en sociologie Ueli Mäder défend son alma mater: «L’université de Bâle n’est «absolument pas» un refuge pour l’activisme de gauche, comme on le prétend. Elle est bien trop pluraliste pour cela. Et le domaine des études urbaines est «très renommé et accepté» depuis des années.» Par ailleurs il est «déplacé» de mettre l’ensemble du domaine dans un coin à cause de certaines déclarations – «qui sont effectivement très discutables».
Le Canada signera l’accord d’association Horizon Europe l’année prochaine
Bruxelles et Ottawa prévoient de signer un accord officiel d’ici à la mi-2024 pour que le Canada devienne un membre associé du programme de recherche Horizon Europe, ce qui signifie que les chercheurs canadiens pourront demander des financements européens aux côtés de leurs partenaires européens.
L’expansion d’Horizon au Canada est la dernière d’une série d’accords que l’UE cherche à conclure avec d’autres économies développées. La Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont adhéré cette année, et des discussions sont en cours avec la Suisse, la Corée et le Japon. L’accord canadien se concentre actuellement sur les principales subventions de recherche collaborative d’Horizon dans les domaines de l’énergie, de la santé, du numérique et d’autres secteurs, mais, selon les représentants canadiens, il pourrait à terme s’étendre à d’autres parties d’Horizon, telles que les subventions de science fondamentale du Conseil européen de la recherche et les actions Marie Skłowdowska Curie pour les échanges d’étudiants.
A l’Université de Genève, «une crise ne remet pas en cause le processus»
Dominique Belin, professeur honoraire de l’Université de Genève, revient sur les difficultés rencontrées pendant le processus pour désigner le ou la nouvelle rectrice de l’Université de Genève. Ces difficultés «résultent de l’accumulation de plusieurs facteurs», et il revient sur les différentes étapes de la prise de décision.
Se payer un soutien en ligne pour réussir?
«A Genève, pour quelques centaines de francs, les étudiants de première année de médecine peuvent souscrire à des abonnements en ligne de soutien à l’apprentissage. E-learning, QCM, conseils d’organisation et examens blancs avec classement: les petites sociétés qui proposent ces prestations, comme Exa-MED et UpMed, rivalisent de slogans pour encourager la souscription. […] Dans un cas comme dans l’autre, les contenus ont été créés spécifiquement autour du programme de la Faculté de médecine de Genève.» L’article revient sur des offres qui fâchent l’Association des étudiants en médecine de Genève (AEMG) et agacent la faculté. Le vice-doyen de la faculté de médecine Mathieu Nendaz tranche : «Pour l’Université, ces prestations payantes, proposées par des privés, «utilisent l’enjeu de l’examen et l’anxiété des étudiants pour tenter de compléter ce que fait déjà l’institution pour préparer les étudiants à l’examen et posent la question de l’égalité d’accès à ces activités selon les moyens financiers».
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- enseignement – méthodes et outils
- enseignement – en ligne
Les universités saoudiennes perdent des chercheurs très cités après la révélation de pratiques douteuses
«Le nombre de chercheurs de haut niveau affiliés à des universités d’Arabie saoudite a fortement diminué, quelques mois après qu’il a été révélé que les institutions incitaient d’éminents scientifiques à l’étranger à déclarer une affiliation saoudienne – souvent en échange d’argent – dans le but d’améliorer leur classement.»
Pôles de recherche nationaux (PRN) : le FNS lance une nouvelle mise au concours
«Sur mandat de la Confédération, le FNS met au concours une nouvelle série de Pôles de recherche nationaux, ouverte à toutes les disciplines et thématiques. […] En collaboration avec la Confédération, le FNS a adapté le cadre de la mise au concours des PRN et remanié la procédure de sélection, en tenant également compte des recommandations formulées suite aux analyses réalisées sur les mises au concours précédentes. […] Les adaptations de la procédure de sélection visent en particulier à renforcer la transparence.»
Les fonctionnaires genevois pourront demander à travailler jusqu’à 67 ans
«A Genève, les fonctionnaires pourront, à leur demande et avec l’accord de leur employeur, travailler jusqu’à 67 ans. Acceptée jeudi soir par le Grand Conseil, cette possibilité concerne aussi les collaborateurs de la HES-SO et de l’UNIGE.»
Deux syndicats pour le corps intermédiaire, Petition Academia et VPOD Mittelbau Unibas, s’y opposent : «We want @stablejobs for the many, not lavishly paid posts for the few […].»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2023
28Nov2023
Politique des hautes écoles
La Suisse «à la traîne» pour Erasmus+?
Contrairement au projet de recherche «Horizon Europe», la planification suisse pour le programme de mobilité Erasmus plus a pris du retard, a critiqué Nadège Widmer, la co-présidente de l’Union des étudiants de Suisse (UNES).
«Des experts» estiment que les préparatifs de l’association à Erasmus se situent entre un an et demi et deux ans de retard par rapport au programme de recherche de l’UE. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) estime que c’est faux. La Suisse serait également prête, pour «Erasmus plus», à «entamer des discussions immédiates en vue d’une association».
Les plus grands perdants sont toutefois les apprentis dans la formation professionnelle, poursuit Gazmendi Noli, co-président de l’UNES. «Car dans le cadre d’Erasmus, l’offre dans la formation professionnelle a été développée le plus».
Université de Bâle: le département «Urban Studies» suspecté d’être trop idéologique
Le département «Urban Studies» de l’Université de Bâle est sous la loupe depuis quelques semaines suite à une prise de position en faveur de la Palestine publiée sur le site de l’université. Cette dernière a non seulement retiré sa prise de position, mais a aussi ouvert une enquête sur un travail d’un doctorant «qui doit déterminer si les normes scientifiques ont été respectées». L’auteur de l’article du SonntagsZeitung souligne qu’au sein des «Urban Studies», «l’activisme propalestinien fait partie du programme d’enseignement depuis des années», et qu’en général «[l]es enseignants n’essaient même pas de conserver un semblant d’objectivité ou de neutralité politique […], [et que] [l]es chargés de cours exprimeraient constamment leur opinion personnelle dans les cours et les séminaires ; les normes scientifiques joueraient un rôle secondaire – si tant est qu’elles jouent un rôle – tant que l’opinion est correcte».
Par ailleurs, «Le secrétariat a envoyé un mail à tous les employés et étudiants avec une collecte de signatures contre une «suprématie blanche sioniste» (« zionist white suprematism ») dans une université américaine.» Déjà en 2021, le département aurait signé un appel international pour le boycott de toute institution liée à la «politique d’Apartheit israélien».
En outre, les directives pour la recherche et l’enseignement élaborées par le département «Urban Studies» et le collectif d’étudiant·es «ont été retirées du web sur ordre de la faculté pour être révisées». Il y était écrit : «Nous sommes conscients qu’en raison de notre héritage colonial, nos pratiques ainsi que nos connaissances restent marquées par le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le sionisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie et le mépris pour les personnes handicapées [«Ableismus»] […]. C’est pourquoi nous nous efforçons de contrer cet héritage». En effet, «l’indignation était trop grande face au fait que le sionisme, c’est-à-dire l’aspiration à un État juif en Palestine, était assimilé au racisme et à l’homophobie.» (SonntagsZeitung)
Martin Lengwiler, Doyen de la faculté de philosophie et d’histoire de l’Université de Bâle, dont fait partie le département «Urban Studies», explique que ces directives «[ont] été rédigées dans le sillage du mouvement «Black Lives Matter» [mais que maintenant] […] un tel message ne [lui] semble plus approprié. En même temps, il faut voir que [les directives veulent] aussi exprimer une nouvelle éthique de la recherche». Monsieur Lengwiler a aussi été sollicité sur la question du soutien financier que les «Urban Studies» donnent à des organisations activistes, et à laquelle il a répondu qu’«il ne s’agit que de petites sommes d’argent qui circulent. Nous parlons ici de quelques centaines de francs […]. Il est possible que l’on puisse être un peu plus équilibré [sur le choix d’organisations activistes]. Mais ce qui est décisif, c’est que l’on associe ces personnes à l’enseignement en tant que partenaires de terrain et qu’on leur verse en contrepartie de petits honoraires. Cela ne signifie pas pour autant que l’on adopte leur point de vue.»
Sollicité sur la garantie de la qualité scientifique, Monsieur Lengwiler affirme qu’elle n’est pas remise en question puisque «[l]es études urbaines sont l’un des domaines les plus performants du Fonds national suisse […], [et] [p]our obtenir des fonds du Fonds national suisse, les projets doivent répondre à des critères de qualité stricts.» (Neue Zürcher Zeitung)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2023
27Nov2023
Politique des hautes écoles
Les universités suisses face à l’antisémitisme
Plusieurs incidents antisémites se sont produits dans les universités suisses. Selon Zsolt Balkanyi-Guery, membre du Conseil de la Fondation contre le racisme et l’antisémitisme, les universités «doivent revendiquer leurs valeurs. Elles doivent rétablir un système dans lequel de tels dérapages ne sont pas possibles […]. Mais il ne suffit pas de licencier des individus. Il faut approfondir la réflexion sur la manière dont les débats sont menés à l’université et insister sur le fait que l’idéologie, quelle qu’elle soit, n’a pas sa place dans une université.»
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- racisme
- profil – universités
- liberté d’expression
- antisémitisme
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2023
24Nov2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 novembre 2023
23Nov2023
Politique des hautes écoles
Quel débat d’idées dans les institutions universitaires ?
Les deux anthropologues du Geneva Graduate Institute Alessandro Monsutti et Julie Billaud s’étonnent de la décision de la Direction du Centre d’études humanitaires de ne pas publier un document sur internet qui reflète les échanges qu’ils ont eu avec les participants du master en études avancées sur les développements tragiques en Israël et Palestine. La direction du Centre invoque les directives de l’Université de Genève sur les conflits et la liberté d’expression: «L’Université est un espace de débat et d’échanges, et la liberté d’expression y est la règle. Elle est la condition de la qualité et de l’existence même du débat démocratique. […] Cette liberté d’expression a des limites claires qui la protègent et doivent être respectées. Les appels à la violence, les actes ou propos antisémites ou islamophobes, explicites ou implicites, sont incompatibles avec les valeurs de l’institution et proscrits par la loi.»
Les anthropologues estiment que le texte en question produit en collaboration avec des professionnels de l’humanitaire originaires de nombreuses régions du monde respectait ces principes dans la lettre et dans l’esprit. Ils comparent cette situation à d’autres situations jugées similaires dans des universités de France, Allemagne, Etats-Unis et à Bâle. (Le Temps)
La Tribune, la NZZ et Der Spiegel décrivent comment le conflit israélo-palestinien est traité sur les campus américains et Mediapart revient sur la situation en France. [N.D.L.R.: La veille d’actualité à l’étranger n’est pas exhaustive et cette sélection d’articles ne prétend donc pas d’être équilibrée.]
Audrey Leuba désignée rectrice de l’Université de Genève
«Lors de sa séance du 22 novembre 2023, et après consultation du Conseil d’Orientation Stratégique, l’Assemblée de l’Université a désigné la Professeure Audrey Leuba au poste de rectrice de l’Université de Genève. Cette désignation est soumise à nomination par le Conseil d’État, conformément à la loi sur l’Université, pour un mandat de quatre ans, renouvelable. La nouvelle Rectrice doit entrer en fonction au plus tard le 1er avril 2024. Audrey Leuba est professeure de droit civil à l’Université de Genève et doyenne de la Faculté de droit.» (UNIGE)
«Sur le site de l’Assemblée de l’Université, le programme qu’elle a défendu et qui a visiblement séduit s’articule autour de quatre axes: la transition socio-écologique, une approche «proactive, agile et créative» de l’intelligence artificielle, le rétablissement de liens forts au sein de la communauté universitaire, et une institution qui vise l’excellence, tant sur le plan de la recherche et de l’enseignement que de la gouvernance. […] Ultime étape du processus, le Conseil d’Etat doit encore valider la décision de l’Assemblée. Cela devrait être chose faite courant décembre.» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2023
22Nov2023
Politique des hautes écoles
Feu vert de Bruxelles pour des discussions avec la Suisse sur Horizon Europe
«La Commission européenne a approuvé mardi à Strasbourg la déclaration commune signée avec la Suisse. Elle s’est également dite prête à mener des entretiens techniques sur le programme de recherche Horizon Europe. Il ne s’agira toutefois que de discussions exploratoires. Les négociations à proprement parler sur ce programme ne pourront débuter que dans le cadre des négociations globales sur un accord, a toutefois précisé le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis.» (Tribune de Genève)
«Interrogée dans l’émission de la RTS Forum, la présidente de swissuniversities, la faîtière des universités suisses, Luciana Vaccaro a de son côté salué «une excellente nouvelle». Jusqu’ici, on avait toujours entendu que les négociations sur une pleine association de la Suisse aux programmes de recherche et de formation Horizon Europe et Erasmus+ n’auraient lieu qu’après les négociations politiques. Si ces négociations peuvent avoir lieu en parallèle, le processus est accéléré. «Cela veut dire qu’au moment où on aura un accord politique, on pourra tout de suite monter à bord», ajoute-t-elle» . (RTS)
Selon le journaliste de la NZZ Hansueli Schöchli, «Pour l’UE, l’accès complet au programme «Horizon» est comme une «carotte» qu’on ne donne pas tout de suite à la Suisse, mais qu’on veut lui mettre sous le nez pendant un certain temps afin de motiver suffisamment Berne. (Neue Zürcher Zeitung)
«Selon certaines sources, l’UE pourrait également vouloir cimenter le lien politique et lier impérativement l’association à Horizon au succès des négociations plus larges sur le paquet bilatéral. Alors que le président français Emmanuel Macron a rappelé l’importance de la recherche suisse lors de sa visite d’Etat de la semaine dernière, ses diplomates à Bruxelles insisteraient sur une ligne dure à l’égard de la Suisse. Si la Suisse et l’UE ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur le paquet global d’ici l’été 2024, la participation au programme de recherche, qui court jusqu’en 2027, serait également menacée.» (Luzerner Zeitung, Basler Zeitung)
«En Suisse, les attaques conservatrices arrivent déguisées en projets de défense de la liberté académique»
Isaac Kamola, professeur associé du Trinity College à Hartford, Conneticut, souligne l’importance de rester vigilant face à la rhétorique conservatrice contre le «wokisme», en particulier lorsqu’elle est déguisée en défense de la liberté académique. «Le mythe («boogeyman») des «professeur-es woke» est une excuse pour repousser les efforts politiques visant à rendre les universités plus démocratiques, plus inclusives et plus justes.»
Selon l’auteure de l’article, «Les anti-réformateurs suisses de l’enseignement supérieur, qui craignent que l’Europe n’importe les «guerres culturelles» américaines d’une manière qui menace la réputation d’un système d’enseignement supérieur autoproclamé humaniste, ont oublié une contradiction essentielle qui sous-tend les débats sur la liberté académique. En théorie, les travailleurs précaires bénéficiant de contrats à court terme ont également le droit de revendiquer la liberté académique.
«La précarité académique est la plus grande menace pour la liberté académique», affirme par ailleurs Isaac Kamola, qui prône la syndicalisation des universitaires.
L’écart entre les genres en science se réduit
Selon John Ioannidis, co-auteur de l’étude «Gender imbalances among top-cited scientists across scientific disciplines over time through the analysis of nearly 5.8 million authors», l’écart entre hommes et femmes devient moins important «Mais il y a une marge considérable d’amélioration dans la plupart des domaines scientifiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2023
21Nov2023
Politique des hautes écoles
l’Isolement des scientifiques russes est croissant
Des données sur les publications scientifiques et des entretiens anonymes brossent le tableau d’un système en retrait rapide de la science internationale, en raison d’une série de procès pour trahison très médiatisés, de restrictions de voyage, d’une rupture des projets officiels avec l’Occident, d’un exode des meilleurs universitaires et de la difficulté d’obtenir du matériel de laboratoire en raison des sanctions.
Si la science russe est de plus en plus isolée de ses collègues du monde entier, en particulier de l’Occident, cela pose une question majeure à l’académie européenne : est-ce ce que nous voulons ?
Professeur du PSI critiqué pour sa proximité avec les frères musulmans
Un chercheur en physique nucléaire au Institut Paul Scherrer (PSI) est à la tête d’une communauté islamique que l’on dit proche des Frères musulmans radicaux.
Pour le PSI, «L’engagement de M. Dehbi pour la fondation n’a pas été un sujet de discussion au PSI. Nous considérons la vie privée de nos collaborateurs comme privée tant qu’il n’y a pas de problèmes de sécurité. Nous n’en avons pas actuellement.»
Professeure par la grâce des mollahs
Une chercheuse associée à l’Université de Zurich (UZH), liée à la Garde révolutionnaire et au hezbollah et qui détient une chaire dans une université iranienne a tenu dans un podcast de l’UZH des propos relativisant l’obligation du port du voile dans le régime iranien peu après la mort d’une jeune femme de 22 ans détenue par la police des mœurs pour avoir « couvert ses cheveux de manière non réglementaire ». Le podcast a été critiqué parce qu’il ne contextualisait pas les propos et parce qu’il n’y avait pas de questions critiques. Par ailleurs, elle a récemment invité un ancien proche d’Ajatollah Khomeiny à une conférence, qui soutient le Hamas dans une vidéo.
L’historien originaire de l’Iran Kijan Espahangizi qui enseigne à l’UZH commente : «Les relations académiques sont une grande partie de la stratégie «soft power» [de l’Iran], qui inclut les relations économiques, les projets culturels, les groupes de réflexion et des centres religieux.»
Par ailleurs, «Nous devons être beaucoup plus attentifs à la manière dont les acteurs islamistes, en particulier aussi le régime des mollahs, tentent par les voies les plus diverses d’acquérir une influence en Occident, y compris sur la perception du public.»
L’Unil dans les médias
«Est-ce le rôle de l’UNIL d’être contre la guerre comme Miss Monde?»
Le député vert’libéral au Grand Conseil vaudois David Vogel critique les prises de positions «publiques et sélectives sur la marche du monde» de l’UNIL, «D’abord, son message de solidarité avec toutes les populations du Proche-Orient publié sur son site. Mais aussi son texte de «solidarité avec l’Ukraine» – également sur son site – ainsi que celui concernant la situation en Iran, cette fois sur Instagram. […] Ces lignes font bondir le parlementaire. «Ce ne sont pas que des messages d’empathie, ce sont des prises de position politiques de l’UNIL envoyées aux membres de sa communauté. Condamner X, dire ce que doit faire Y, ce n’est pas anodin.»
Revue de presse UNIL 21 novembre 2023
20Nov2023
Politique des hautes écoles
Horizon : Les négociations devraient bientôt commencer
Le Conseil fédéral travaille sur un nouveau mandat de négociations avec l’UE. Celle-ci semblerait ouverte à commencer des premières discussions sur une re-association suisse à Horizon Europe pour clarifier, entre autres, les frais d’accès que la Suisse doit payer pour ce programme de recherche. Ces négociations auront lieu au plus tôt en janvier ou février, quand ou si la Suisse aura adopté le paquet d’accords bilatéraux comprenant des solutions aux questions institutionnelles litigieuses telles que la reprise dynamique du droit.
Si cela est réalisé, la Suisse pourrait redevenir membre à part entière du programme de recherche en mars.
L’EPFZ rejoint la LERU
À compter du 1er janvier 2024, la Ligue des universités européennes de recherche (LERU) s’élargit, avec l’inclusion de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, à 24 membres.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 novembre 2023
17Nov2023
Politique des hautes écoles
La critical race theory, jugée antisémite, à l’Université de Bâle
Selon le journaliste de la NZZ Thomas Ribi, le cours « Urban studies » à l’Université de Bâle s’est donné comme mission à s’engager «pour la justice raciale («racial justice») dans et hors de l’université». La justice raciale fait partie de la «critical race theory», une idéologie qui influence le débat sur le racisme dans les Etats-Unis et qui commence à gagner en importance dans les hautes écoles européennes.
Le journaliste critique cette théorie, selon laquelle toutes les personnes blanches sont racistes. Les personnes juives faisant partie des blancs (et blanches), elles ne peuvent pas être victimes de racisme. Selon cette théorie, «Les Juifs israéliens sont globalement considérés comme des colonisateurs et Israël comme un projet colonial que l’Occident aurait construit au Proche-Orient sans tenir compte des réalités historiques. Le sionisme est comparé avec l’islamophobie, le sexisme et le racisme.» Le journaliste épingle par ailleurs une publication de cette filière qui prend comme un fait la légende urbaine que les israéliens lâchent des sangliers en Cisjordanie pour nuire aux Palestiniens.
Il critique par ailleurs la valeur scientifique des recherches: «A l’origine de la recherche, il n’y a […] pas de questions dans les études urbaines. Mais des termes politiques de combat et un aveu de culpabilité.»
Par ailleurs, la filière s’est donné comme objectif de soutenir financièrement des activistes et organisations qui s’engagent pour la justice raciale ainsi que la justice sociale et environnementale.
Selon le service de la communication de l’Université de Bâle, l’université prend note de ces incidents «avec beaucoup d’inquiétude» et la faculté enquêtera si les standards scientifiques sont respectés dans la filière. (Neue Zürcher Zeitung)
Des politiciens bâlois se montre également inquiets. «Des déclarations antisémites ne sont pas tolérables et n’ont pas leur place à l’université», déclare Conradin Cramer, Directeur de l’Instruction publique. (Basler Zeitung)
[L’antisémitisme présumé à l’Université de Bâle a également été traité sur Synopsis le 13 et le 14 novembre 2023]
Appel adressé à swissuniversities pour cesser la collaboration scientifique avec Israël
Un appel de plus de 130 chercheur-es et professeur-es du pays a été adressée à swissuniversities dénonçant la situation à Gaza, la qualifiant de «nettoyage ethnique». Il demande: «Ne soyons pas complices de crimes contre l’humanité, cessons toute collaboration avec les institutions académiques israéliennes !»
Selon Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et des HES-SO, ce n’est pas son rôle. «Il y a beaucoup de guerres dans le monde et nous ne pensons pas que c’est de notre ressort de prendre position là-dedans.» Elle estime que cette situation n’est pas comparable avec l’invasion russe en Ukraine, où swissuniversities s’est positionnée pour l’interruption avec les relations avec certaines universités russes qui se sont prononcées en faveur de la guerre en Ukraine.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 novembre 2023
16Nov2023
Politique des hautes écoles
«Pénurie de médecins: les infirmières et infirmiers spécialisés à la rescousse?»
L’Université de Zurich renonce aux amendes pour les écrivains fantômes
Avec un nouveau règlement disciplinaire à l’Université de Zurich, les étudiant-es fautifs devaient être punis d’une amende pouvant aller jusqu’à 4000 francs, par exemple s’ils employaient un «écrivain fantôme» ou s’ils participaient à des actions politiques perturbatrices. Un travail d’intérêt général aurait également été possible comme alternative à la peine pécuniaire.
Le Tribunal fédéral a déclaré ce nouveau règlement disciplinaire invalide en octobre et l’université renonce désormais à introduire une amende comme mesure disciplinaire
Nouveau Conseil de fondation du FNS dès 2024
Le nouveau Conseil de fondation du FNS est élu. De taille plus réduite, il entrera en fonction début 2024. Majoritairement issues du milieu scientifique, les personnes élues sont :
- Nikola Biller-Andorno
- Astrid Epiney
- Matthias Essenpreis
- Urs Frey
- Agnès Petit
- Didier Queloz
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 novembre 2023
L’UNIL accueille Emmanuel Macron
«Jeudi matin, en marge de la visite d’Emmanuel Macron sur le campus de l’Université de Lausanne, quelque 200 personnes se sont réunies pour protester contre la venue du président français. Elles ont manifesté leur colère envers son soutien à Israël dans le conflit au Proche-Orient.» (RTS)
15Nov2023
Politique des hautes écoles
Covid-19 : Chercheurs et politiques auraient pu mieux collaborer
«La science et la politique n’ont pas suffisamment collaboré pendant la pandémie de coronavirus. C’est la conclusion des chercheuses et chercheurs dans le rapport de synthèse du Programme national de recherche « Covid-19 » (PNR 78). L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les scientifiques s’accordent à dire que la coopération doit désormais être renforcée.» (RTS)
Le destin bousculé des étudiant-es aidant-es
Selon une étude récente en France, 16 % du corps étudiant sont des [proches] aidant-es, dont une très grande majorité de femmes (86 %). Sur ces 16 % d’aidant-es, 80 % sont en détresse psychologique. Ils et elles se déclarent en moins bonne santé et plus stressés que les autres étudiant-es et leur situation financière est plus précaire.
Par ailleurs, «S’agissant de leur orientation, ils sont plus souvent inscrits dans des filières liées à la santé et au soin, mais aussi dans des formations à distance.
La journaliste du Monde indique par ailleurs que «le Royaume-Uni a une bonne longueur d’avance sur les aidants grâce aux travaux lancés dans les années 1990 par le professeur Saul Becker, une référence européenne sur le sujet. «En France, les recherches académiques sont balbutiantes (les premières enquêtes datent de 2017) et les politiques publiques encore timides (le premier plan national en faveur des aidants n’a été présenté qu’en octobre 2019).
Une «fausse université» au Tessin
Le «Global Center Campus» s’est installé à Novazzano (TI) cette année et propose, selon son site web, des «cours diplômants» exclusivement en ligne et se présente comme un «centre de recrutement universitaire». Puisque cette entreprise n’est pas accréditée conformément à la Loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE), elle n’a pas le droit de se présenter comme tel. « Après quelques vérifications », les autorités cantonales ont alors pris les mesures nécessaires.