Le Directeur de l’économie publique (PS, BE), Christoph Ammann, estime que la recherche en médecine à l’Université de Berne est désavantagée par rapport à Zurich et Lausanne parce qu’il n’y a pas d’Ecole Polytechnique Fédérale dans son canton. Il suggère donc la création d’une EPF spécialisée en médecine à Berne, qui générait également de la croissance économique pour le canton.
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5Fév2018
Politique des hautes écoles
Une lettre de lecteur met en avant la nécessité de réforme en faveur de l’enseignement dans les hautes écoles
Dans une lettre de lecteur pour le journal «Le Temps», Roderick Lawrence revient sur les propos de Martin Vetterli, Président de l’EPFL, qui souhaite placer l’enseignement au coeur de la mission de son établissement. «Pour redonner à l’enseignement sa juste valeur au sein de nos institutions universitaires, il est indispensable de remettre en question […] la coutume qu’un·e enseignant·e universitaire est nommé·e par rapport à son parcours académique et ses publications, tandis qu’une formation pédagogique n’est pas exigée.»
L’expérimentation animale est mise en cause suite au scandale de Volkswagen
Suite au scandale des expérimentations sur des singes chez Volkswagen, le SonntagsBlick rappelle que la Suisse autorise aussi des expériences sur les singes dans des laboratoires de Zurich et de Fribourg. Défendue par l’industrie pharmaceutique et la recherche, l’expérimentation animale est, selon le Matin, « peu combattue sur le plan politique». Les opinions de Lizza Mazzone (Les Verts/GE) et Philippe Nantermod (PLR/VS) s’opposent sur ce sujet. La première constate : «J’ai des sérieux doutes quant à la « pesée d’intérêts» quand je vois que les universités utilisent plus de 400’000 animaux par année.» Philippe Nantermod qualifie les personnes qui veulent se passer de l’expérimentation animale d’«apprentis sorciers».
La charge bureautique pour l’accréditation des cours est-elle trop lourde pour les HES ?
Jörg Krummenacher, rédacteur pour la «Neue Zürcher Zeitung», estime que les Hautes Ecoles Spécialisées (HES) ont besoin de plus d’autonomie et plus de liberté pour l’enseignement et la recherche, et moins de régulation et de contrôles par l’Etat. Il estime qu’il y a trop d’administration nécessaire pour demander des fonds fédéraux et que l’enseignement souffrirait du manque de docents disposant d’expérience pratique. Ces revendications seraient également soutenues par des maîtres de conférences, Avenir Suisse et des représentants de l’économie.
L’Université de Zurich a créé un service pour accueillir les victimes de harcèlement moral
L’Université de Zurich a créé un lieu d’accueil spécial pour lutter contre le harcèlement moral. Ce poste devrait être idéalement dirigé par deux personnes à temps partiel, dont une avec une formation psychologique et l’autre avec un bagage juridique. Cet organisme complète d’autres offres comme le Conseil psychologique pour étudiant·e·s et le bureau de l’égalité.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 février 2018
2Fév2018
Politique des hautes écoles
Les HES vaudoises augmenteront les tarifs pour les étudiant·e·s étrangers·ères de l’année préparatoire
Dans le canton de Vaud, l’année préparatoire dans les hautes écoles spécialisées (HES) coûte, en comparaison cantonale, moins chère pour les étudiants qui viennent d’ailleurs. Il va devoir adapter ses tarifs aux autres cantons. L’ECAL risque d’être particulièrement touchée par ces nouveaux tarifs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 février 2018
1Fév2018
Politique des hautes écoles
Accueil de gymnasiens·ennes surdoué·e·s à l’Université de Zurich
L’Université de Zurich a présenté ce mercredi (31.02.2018) un projet pilote nommé « Schülerstudium » (« études d’écolier·ère·s »), dans lequel les gymnasien·ne·s des deux dernières années pourront suivre des cours d’introduction et de base à l’Université de Zurich dès le semestre d’automne 2018 et obtenir jusqu’à six crédits ECTS par semestre.
Ce projet s’adresse principalement aux surdoué·e·s qui désirent approfondir et élargir leur connaissance. Les gymnases décideront si un·e écolier·ère remplit les conditions nécessaires et peuvent inscrire jusqu’à 3 étudiant·e·s, des critères de sélection ne sont pas homogènes.
La France, l’Autriche et la Suisse vont-elles suivre l’Allemagne dans les négociations avec Elsevier?
Les négociations entre la grande maison d’édition scientifique Elsevier et l’Allemagne continuent. Un membre du projet Deal et de l’équipe de négociations assure que les universités font déjà maintenant des «énormes» économies. Le succès de ces négociations suscite la question si d’autres pays devraient et pourraient également «jouer dur».
La Finlande, la Corée du Sud et la Grande Bretagne ont tous conclu des ententes avec l’entreprise qui ont été jugées trop peu ambitieuses. La France, la Suisse et l’Autriche souhaitent plutôt s’inpirer de la ligne dure d’Allemagne pendant la prochaine négociation de contrats.
Lettre de lecteur contre l’idée d’Avenir Suisse de centraliser certains domaines de recherche universitaire au niveau national
Dans une lettre de lecteur, le citoyen Stephan Bieri défend la structure des hautes écoles suisses remise en question par le PLR de Bâle-Campagne et Avenir Suisse. Pour lui, «la répartition des compétences [entre les universités] en vigueur est une garantie de diversité, qui génère de la concurrence et une autonomie académique. […] Les portfolios des universités cantonales dans la recherche clinique, la technologie matérielle ou les recherches en environnement sont incontournables dans le bilan national. La politique de recherche a expérimenté plusieurs fois à quel point les initiatives décentralisées sont importantes. […] Il y a suffisamment d’exemples à l’étranger qui montrent que le changement des moyens en faveur de la recherche orientée est préjudiciable pour la qualité [de la recherche] et met à long terme en danger le financement des infrastructures.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er février 2018
31Jan2018
Politique des hautes écoles
Réactions sur le fait que VW a fait des expérimentations sur l’effet des gaz d’échappement sur hommes et singes
La Commission européenne s’est dite «choquée» mardi (30.01.2018) par la révélation de expérimentation sur des singes et des humains par l’industrie automobile allemande pour savoir quels sont les effets du dioxyde d’azote sur leur état de santé. Un article de Watson conclut que ces expérimentations de ce type auraient bien pu être faites en Suisse, même sans l’accord d’une commission d’éthique.
Ce qui est «irritant» pour Alan Niederer, médecin et journaliste de la NZZ, c’est que «l’industrie n’est pas intéressée à des données scientifiques propres et scientifiques, elle a utilisé la recherche pour des intérêts de marketing». Il indique notamment les faiblesses scientifiques de ces recherches, qui ont été faites en collaboration avec la Haute école technique d’Aix-la-Chapelle. Alan Niederer estime que l’idée d’une participation financière des responsables de la pollution n’est pas fausse, mais «l’emploi de ces fonds devrait être décidé par une commission neutre comme en Suisse le FNS».
Bâle-Ville: Motion pour la création d’un fonds pour soutenir l’Université
Jürg Stöcklin (BS, Les Verts), membre du Grand Conseil bâlois, a invité le gouvernement de Bâle-Ville à créer «un fonds de promotion pour l’excellence et le financement exceptionnel de chaires à l’Université de Bâle», afin de compenser les 40 millions de francs suisses que désire épargner Bâle-Campagne. Concrètement, Jürg Stöcklin souhaite que le canton Bâle-Ville génère un fonds qui serait alimenté de dix millions francs suisses durant 10 ans. 19 membres du Grand Conseil soutiennent cette proposition. Patricia von Falkenstein (BS, Parti libéral-démocrate (LDP)), estime qu’un fonds universitaire serait également une épée à double tranchant, car les citoyen·ne·s de Bâle-Campagne pourraient argumenter que l’on pourrait à présent grâce à ce fonds épargner encore plus.
Un groupe de 27 universités du monde aurait plus d’influence sur l’économie que certains grands pays industriels
Selon un rapport du Times Higher Education (THE) en partenariat avec Elsevier, la production scientifique d’un petit groupe de 27 universités aurait un impact économique plus important que celui de grandes nations industrielles. Les 27 universités membres du «GULF» [dont les EPF], un forum mondial de dirigeant·e·s universitaires, sont responsables de 15,4 % de toutes les recherches citées dans les brevets mondiaux, juste derrière les États-Unis. «Cette nouvelle étude […] prouve que les meilleures universités du monde […] contribuent à l’économie du savoir grâce à des partenariats de recherche directs avec les entreprises et l’industrie», conclut Phil Baty, Directeur de la rédaction du THE.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 janvier 2018
30Jan2018
Politique des hautes écoles
«The secrets of Switzerland’s surprisingly high citations success »
Une étude du United States National Center for Science and Engineering Statistics (NCSES) montre que les pays de petite taille ont une très forte présence parmi les élites scientifiques. Avec une proportion élevée d’articles cités dans la littérature scientifique, la Suisse, classée première dans l’analyse, semble avoir trois facteurs-clés de succès: c’est un petit pays, son investissement dans la recherche est grande comparée aux autres pays, et le fait qu’elle accueille le Grand collisionneur de hadrons est un atout pour établir des collaborations internationales.
Nouveau drecteur à la tête du CNRS
Antoine Petit, anciennement chef de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, a été désigné ad intérim Directeur de la plus grande organisation de recherche européenne CNRS. Il souhaite promouvoir une compréhension scientifique («scientific literacy») parmi le grand public et les politiques et souhaite faire du lobbying pour un plus grand rôle de la France dans les décisions européennes sur le financement de la recherche. Ceci pourrait devenir plus facile maintenant suite au Brexit, note l’auteure de l’article dans Nature. En outre, Antoine Petit aimerait augmenter les salaires «pas très décents» des jeunes chercheurs·euses, car ceci mettait le CNRS dans une «situation de faiblesse» dans la compétition internationale pour les talents.
Le harcèlement devrait-il compter comme inconduite scientifique?
En septembre 2017, suite à des divers scandales de harcèlement, les quelques 60’000 membres que composent l’Union américaine de géophysique (AGU) ont décidé de réviser la politique éthique de l’institution pour traiter le harcèlement (y compris sexuel), la discrimination et l’intimidation comme des mauvaises conduites scientifiques, avec les mêmes types de pénalités pour les contrevenant·e·s. Par ailleurs, un certain nombre de sociétés scientifiques ont récemment émis une déclaration condamnant le harcèlement et les agressions sexuelles, avec des lignes directrices sur le comportement éthique au sein de leurs membres. Certain·e·s chercheurs·euses argumentent que la recherche devrait reposer sur ses propres mérites indépendamment du comportement personnel des scientifiques eux/elles-mêmes. Mais «la science ne se fait pas en dehors des interactions interpersonnelles», déclare Robin Nelson, anthropologue à l’Université de Santa Clara et co-auteure de deux études récentes ciblant le harcèlement dans le domaine.
L’EPFL conclut des accords avec SciPost et Frontiers pour promouvoir la science ouverte
La Bibliothèque de l’EPFL annonce un partenariat avec SciPost, soutenant les activités de publications en libre accès de cette fondation. D’autre part, l’EPFL a conclu un accord avec l’éditeur open access Frontiers. Les chercheurs·euses affilié·e·s à l’EPFL bénéficient alors d’une réduction de 15% sur les frais de publication d’articles dans tous les journaux Frontiers.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 janvier 2018
29Jan2018
Politique des hautes écoles
Michael Hengartner plaide pour un système de Bologne 2.0
Un étudiant de l’Université de Zurich a terminé la quasi-totalité son master en droit dans un seul semestre. Il estime que les étudiants d’aujourd’hui ne réfléchissent pas suffisamment en réseau. Leur pensée serait trop « compartimentalisée » et leurs connaissances trop superficielles à cause du système de Bologne.
Selon Danièle Wüthrich-Meyer, présidente de la Commission des examens d’avocat·e·s, le niveau des candidat·e·s au brevet serait généralement plus bas. Ceci serait visible dans l’examen des brevets d’avocats, ou le taux d’échec aurait augmenté ces dernières années.
Michael Hengartner, recteur de l’Université de Zurich et président de swissuniversities, voit également des possibilités d’amélioration du système de Bologne: « [Premièrement,] on pourrait mettre en place des programmes d’études de façon que le suivi de cours de connaissances de base soit la condition pour suivre d’autres modules. Il est également imaginable qu’il serait aussi un prérequis pour le master. Deuxièmement, on pourrait obliger les étudiants à faire une spécialisation au niveau de master. » Ceci aurait comme conséquence que le choix de cours ne serait plus entièrement libre. Troisièmement, M. Hengartner propose la (ré-)introduction d’examens finaux à la fin du Bachelor et Master, qui testeraient les connaissances globales du domaine pour voir si les connaissances des différentes modules ont été « interconnectées ».
L’Université de Berne autorise le changement des noms pour les transgenres
Au début de l’année 2018, l’Université de Berne a mis en vigueur de nouvelles directives, qui autorisent les changements des noms pour les transgenres. Les étudiant·e·s peuvent enregistrer de nouveaux prénoms modifiés dans le système de gestion de l’Université même s’ils ne sont pas officiels. «Le nouveau nom apparaît également sur la carte d’étudiant·e·s, dans l’adresse électronique ou sur les listes des participant·e·s à des séminaires», déclare Christoph Pappa, Secrétaire général de l’Université de Berne. Les Universités de Bâle, Lucerne et Zurich ont également de telles règlementations. A Zurich et Lucerne, les transgenres peuvent même enregistrer des nouveaux noms sur des diplômes, même s’ils ne sont pas officiels. A ce propos l’Université de Berne écrit: «Un diplôme est un document officiel», déclare Christoph Pappa. «Nous considérons comme légalement sensible d’exposer un nom qui ne correspond pas au nom officiel dans un document officiel.»
Nouvelle étude sur le retour sur investissement du domaine des EPF
Suite aux coupes budgétaires, le Conseil des EPF a fait réaliser une étude qui démontre que pour chaque franc suisse investi, 5 francs de plus-value sont générés en Suisse. De plus, chaque poste de travail engendre 4 postes supplémentaires.
Selon l’auteur de l’étude, d’autres universités européennes génèrent par Euro investi 7 Euros et génèrent par propre place de travail 6 postes supplémentaires. Pour le président des Conseil des EPF cela s’explique par le fait que les EPF ont relativement peu d’étudiant·e·s et beaucoup d’unités de recherche. De plus, elles n’ont pas de facultés de médecine, ce qui baisserait le retour sur investissement. D’ailleurs l’utilité de l’enseignement et de la recherche pour la société est souvent non mesurable, par exemple pour attirer des entreprises comme Google ou Intel.
Un·e étudiant·e sur cinq regrette son choix d’études
Un sondage de l’Université de Genève montre que la grande majorité des étudiant·e·s de fin de Bachelor ou de Master pensent que le choix de leurs études était juste et qu’ils/elles reprendraient la même décision. Cependant, 19% auraient choisi autrement. Les principales raisons évoquées sont les suivantes : les cours sont trop théoriques ou insatisfaisants, des opportunités d’emploi manquantes et des erreurs d’orientation scolaire et professionnelle.
La CFF, bénéficiaire de subventions, subventionne l’ETH Zürich
Mardi (23.01.2018), l’EPF Zurich a lancé « l’initiative de mobilité de l’EPFZ » qui doit contribuer à préparer la Suisse aux futurs défis. Pour les 10 prochaines années, le projet est doté d’environ 100 millions de francs suisses. La moitié sera financé par l’école polytechnique, l’autre moitié sera couverte par des partenaires de promotion comme les CFF, mais aussi par d’autres entreprises, organisations, fondations et personnes privées. Effectivement, la CFF a plaidé de soutenir l’initiative avec 1 millions de francs par an. Puisque cette dernière est également fortement subventionnée par des fonds publics, cela pose problème pour deux conseillers nationaux.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2018
26Jan2018
Politique des hautes écoles
Formation des imams: Genève et Fribourg en rupture
«Vision, conception, contenu, tout oppose les cursus offerts par les deux universités. Les principaux intéressés ne s’y retrouvent pas forcément.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 janvier 2018
25Jan2018
Politique des hautes écoles
Martin Vetterli tire le bilan de sa première année à la tête de l’EPFL
Dans un interview accordé aux 24 heures, Martin Vetterli, Président de l’EPFL, déclare face aux critiques «du système académique suisse» que l’offre de cours en ligne par son Extension school répond au besoin des personnes «talentueuses», qui n’ont pas suivi de filière académique, à découvrir le numérique : «Aujourd’hui, plus que jamais, je suis favorable à un savoir ouvert et accessible à tout le monde.» Questionné sur l’objectif ambitieux d’être neutre en carbone à l’horizon 2020, il répond qu’il n’est pas certain d’y parvenir : «Il s’agissait de fixer un objectif et de collaborer avec l’Université de Lausanne dans ce vaste chantier.»
Les cadres supérieurs de l’Université de Fribourg devront se former à la prévention contre le harcèlement moral
Les cadres supérieurs de l’État de Fribourg seront formés à la prévention et à la gestion des tensions et conflits sur le lieu de travail. Une demi-journée de cours sera désormais proposée à quelque 140 personnes – chef·fe·s de service et administrateur·rice·s des facultés pour l’Université de Fribourg. Obligatoire, cette formation «répond à l’obligation légale de l’employeur de protéger la santé de son personnel et de proposer des mesures de prévention, de médiation et d’investigation en matière de harcèlement et de difficultés relationnelles au sein de l’État», expose le Conseil d’État dans un communiqué.
Le Campus européen relance la polémique des contributions financières de Bâle-Campagne à l’Université de Bâle
Dans le cadre de la participation de l’Université de Bâle au Campus européen avec 5 universités du Rhin-supérieur, Paul Wenger (UDC, BL), membre de la commission du Conseil d’Etat pour l’éducation, la culture et le sport estime que «la question est de savoir si dans ce contexte [du potentiel financement européen de certains projets de recherche], les cantons contributeurs seront déchargés. Ce serait naturellement souhaitable.» Monica Gschwind (PLR, BL), Cheffe de la direction de Bâle-Campagne pour l’éducation, la culture et le sport, est persuadée que le Campus européen réduira la dépendance des cantons contributeurs et augmentera leur autonomie financière : «Au regard des grands défis dans le domaine du financement universitaire, il est absolument souhaitable de forcer ce genre d’orientation générale.» Conradin Cramer (BS, Parti libéral-démocratique), son homologue de Bâle-Ville, voit les choses différemment : il [Paul Wenger] veut s’assurer avec les contributions des donateur·rices·s «que l’Université reste un partenaire de coopération attractif au sein du pays comme à l’extérieur.» Elle n’obtiendrait ce genre de contributions financières que si elle contribue elle-même avec des moyens complémentaires.
Le campus de cyberdéfense ouvrira ses portes en été 2018
En été 2018, la première formation en cyberdéfense pour les soldat·e·s de milice commencera sous l’égide de l’association « ICT Formation professionnelle », et non sous la Direction du DDPS. Cependant, l’armée est un·e des nombreux·ses acteur·rice·s dans ce projet. Le champ de compétence souhaitée pour le diplôme professionnel est défini par l’économie tout entière.», déclare Jörg Aebischer, Directeur de l’association.
Nouvelle étude sur les effets des subventions sur la recherche dans le secteur privé
Trois auteur·e·s issu·e·s de l’EPFZ, de l’Université de Zurich et de la Haute École d’économie de Copenhague ont publié une revue de la littérature pour le compte des autorités danoises, dans laquelle ils relatent les effets du financement des activités de recherche et développement par des entreprises. La revue prend également en compte la nouvelle version de la réforme des impôts pour les entreprises proposée par le Conseil fédéral qui contient l’option cantonale d’exonération fiscale des efforts de recherche des entreprises.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2018
24Jan2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle souhaite lancer une coopération avec quatre universités rhénanes pour la recherche en technologie quantique
Le Président français Emmanuel Macron et le Conseil de l’Europe se sont engagés à ce que 20 universités européennes soient créées jusqu’en 2024. Dans le Rhin-supérieur, il existe déjà ces structures avec un Campus européen trinational. La coopération des Universités de Bâle, Strasbourg, Karlsruhe, Mulhouse et Friburg-en-Brisgau augmente les chances d’obtenir les fonds européens destinés à la recherche en technologie quantique ou à la médecine personnalisée. Pour les recherches dans ce dernier domaine, une grande quantité de données est le prérequis. Grace à une collaboration avec les cliniques universitaires de Bâle, Strasbourg et Fribourg-en-Brisgau, une gigantesque mine de données émergerait. Cependant, le cadre juridique doit encore être résolu.
Le CERN crée un nouveau centre pour la vulgarisation scientifique
Afin d’attirer les jeunes vers les métiers scientifiques, le CERN se lance dans un projet ambitieux, un nouveau centre dédié à la vulgarisation scientifique. Ce bâtiment, qui devrait coûter entre 50 et 70 millions de francs, pourrait voir le jour en 2022. Il sera ouvert au public pour toute personne intéressée «de 5 à 105 ans ou plus».
Plaidoyer pour une meilleure collaboration entre l’Université de Genève et l’Université populaire de Genève
Olivier Bot, rédacteur en chef adjoint à la Tribune de Genève, a écrit un article sur la comparaison entre l’Université de Genève (UNIGE) et l’Université populaire de Genève (UPCGe). Selon lui, «depuis quelques années, l’UNIGE multiplie les signes d’ouverture et affirme sa volonté de partage du savoir et de lien avec la population de la cité, au-delà de son travail académique reconnu mondialement (elle est classée 53e au classement de Shanghai). Elle organise de nombreuses conférences de haut niveau ouvertes à un public plus large que celui de ses étudiant·e·s. Ajoutez à cela les «Cours publics» et conférences de l’Université de Genève, [l’espace] Cité seniors à l’initiative de la Ville, qui propose aux retraités des formations pratiques ou culturelles, différents cafés philo ou historiques, et le panorama semble riche. Riche mais éclaté. Et dont la palette thématique n’est au global guère plus fournie que celle offerte par la seule Université populaire de Lausanne! […] On peut rêver à un regroupement des forces, à des partenariats, à une démocratisation encore plus poussée des savoirs, à la diffusion d’un programme complet de l’offre genevoise, réunissant à l’avenir toutes les forces vives de l’éducation populaire à Genève.»
- vulgarisation scientifique
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
L’OFS a publié pour la première fois le taux de certification du poste obligatoire
Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), 90,9% des jeunes de 25 ans en Suisse ont achevé une école ou un apprentissage, mais il existe de grandes disparités régionales : quelque 86,4% des jeunes Romand·e·s sont diplômé·e·s, alors que c’est le cas de 92,7% des Alémaniques et de 87,9% des Tessinois. La Suisse s’est fixée comme objectif de voir au moins 95% de ses jeunes atteindre 25 ans avec une formation du post-obligatoire.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2018
23Jan2018
Politique des hautes écoles
Trois collaborateur·rice·s de l’Institut Paul-Scherrer ont été suspendu·e·s suite aux critiques d’un post-doctorant
Suite à l’affaire à l’Institut Paul-Scherrer (PSI) à Villigen/Würenligen (AG), trois collaborateur·rice·s ont été suspendu·e·s de leurs fonctions pour une durée de dix semaines. Un post-doctorant avait signalé des manques d’un texte scientifique prévu pour la publication, dans lequel il était co-auteur. Ce même collaborateur a également critiqué la manière de procéder de son supérieur dans l’achat de matériel : les règles d’acquisition de la confédération n’auraient pas été respectées. Le Conseil des EPF a ouvert une enquête.
La révision de la loi sur les bourses d’études en Argovie prévoit que les bénéficiaires remboursent un tiers de sa valeur
Durant la révision de la loi sur les bourses d’études, le Conseil d’État avait proposé que les bénéficiaires de subventions des hautes écoles doivent rembourser à l’avenir un tiers de la somme acquise. Cette révision sera mise en votation le 4 mars 2018.
La Haute-École de technique de Windisch offre des crédits ECTS pour l’organisation de sa fête
En marge du module libre «gestion d’évènement orientée pratique», la Haute École de technique (FHNW) à Windisch attribue deux crédits ECTS pour l’organisation de la fête de la Haute école. Maximum 5 des 180 crédits nécessaires sont disponibles pour de tels modules «exotiques». Le Directeur de la HES se justifie :«on peut créer des concepts d’évènement et de sécurité, traiter des bases légales et on doit se familiariser avec des domaines comme le marketing, le financement et le sponsoring.» Tous les étudiant·e·s n’approuvent pas cette démarche. Un étudiant estime qu’il devrait y avoir des crédits uniquement pour les performances scolaires, mais pas pour les passe-temps. Un autre ajoute : «Le simple effort [sans acquisition de compétences] ne justifie pas des ECTS.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2018
22Jan2018
Politique des hautes écoles
Les interventions politiques des chercheur·e·s dans les médias devraient-elles être encouragées, et si oui, comment?
Servan Grüninger, président de «reatch», un groupe de réflexion qui souhaite renforcer les relations entre les sciences et les autres parties de la société, estime que les universités et bailleurs de fonds ne devraient pas seulement tolérer, mais encourager l’intervention de chercheurs·euses dans les médias sur des questions politiques, particulièrement face aux faits erronés. Ce type d’engagement pourrait encore parfois nuire à la carrière. Un débat public sur les sciences nécessiterait plus que seulement des communiqués de presses et des documentaires de télévisions, mais plutôt des échanges d’égal à égal entre scientifiques, politiques et autres parties de la société.
Le Conseil d’Etat fribourgeois estime que la hausse des taxes universitaire est justifiée
La hausse des taxes semestrielles annoncée cet automne 2017 par le Rectorat de l’Université de Fribourg fait toujours débat. Un mandat et plusieurs questions avaient été déposés par différent·e·s député·e·s (des groupes socialiste, Vert Centre Gauche et démocrate-chrétien) en novembre dernier. Ils demandaient notamment au Conseil d’Etat de reconsidérer cette hausse, estimant entre autres qu’elle «nuirait à un accès démocratique aux études», et d’augmenter sa participation au budget de l’institution. Le Conseil d’Etat souligne avoir déjà revu à la hausse sa participation, de 95,5 millions en 2017 à 110 millions de francs suisse en 2022. «Ce sont ainsi près de 15 millions de francs supplémentaires que l’Etat prévoit de consacrer à l’Université sur les cinq prochaines années. A noter qu’il s’agit de l’un des secteurs de l’Etat qui profite de la hausse des moyens financiers la plus élevée sur la période du plan financier.» Même s’il admet que cette augmentation est une «décision difficile», elle est aussi présentée comme «nécessaire» et «acceptable. […] La taxe d’inscription continuera à constituer une contribution modeste au fonctionnement des universités et personne ne souhaite remettre en question le financement public de la formation.»
L’Institut Paul Scherrer est mis sous enquête
Le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales a ouvert une procédure de surveillance suite à des soupçons d’irrégularités à l’Institut Paul Scherrer à Würenlingen (AG). Il est question d’utilisation inadéquate de fonds de recherche ainsi que de mauvais comportement scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 janvier 2018
19Jan2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 janvier 2018
18Jan2018
Politique des hautes écoles
Une nouvelle étude d’Avenir Suisse remet en cause les politiques régionales en matière d’éducation tertiaire
Une nouvelle étude réalisée par Avenir Suisse indique que les dépenses consacrées à la recherche et à l’enseignement universitaires ont augmenté de 70% depuis l’an 2000. Les membres du think-tank estiment que ce rythme ne pourra pas être maintenu en raison des besoins croissants liés à la démographie, par exemple pour la santé, et à cause des contraintes financières des cantons. «La manière dont les fonds sont utilisés doit être dépolitisée, en s’alignant sur des critères de performance liés à la recherche et à l’enseignement. Par exemple, le financement et le choix des sites ne doivent pas être soumis aux intérêts de la politique régionale.» L’augmentation « massive » de l’offre de formation tertiaire en Suisse se traduirait par une perte de qualité et l’émergence de doublons. Mieux vaudrait-il se spécialiser. La quête d’excellence encouragée par la concurrence entre institutions serait pénalisée par l’imbrication de la Confédération et des cantons et le «pot-pourri» d’intérêts divergents. Selon Jörg Krummenacher, rédacteur pour le journal «Neue Zürcher Zeitung», «les doublons apportent des coûts plus élevés, mais davantage d’excellence. Cela fait partie des défis de la politique nationale d’éducation d’orienter le sujet consolidée de manière d’empêcher la jungle [le chaos] sans remettre en question les structures fédérales.» Jointe à l’étude, Avenir Suisse a publié dix propositions de réforme.
UBS rapproche ses chercheur·euse·s en intelligence artificielle à l’Université de Suisse italienne
La banque suisse UBS va transférer ses chercheur·euse·s en intelligence artificielle (IA) à Manno, au Tessin, pour se rapprocher du laboratoire d’IDSIA, une entité rattachée à l’Université de Suisse italienne et à la HES de Lugano. À terme, UBS devrait y envoyer plus de 80 collaborateur·rice·s. Selon l’Association américaine en intelligence artificielle, le laboratoire est l’un des cinq meilleurs centres de recherche en IA de la planète. «L’installation d’UBS est une excellente nouvelle pour IDSIA et le Tessin. Plus fondamentalement, c’est un signe très positif au plan commercial et scientifique», commente Luca Gambardella, Directeur de l’institution.
Astrid Epiney évoque la place du droit international en Suisse
La Rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney, a rédigé un article pour le journal «La Liberté», dans lequel elle traite l’initiative populaire – «Le droit suisse au lieu de juges étrangers (pour l’autodétermination)». Elle conclue qu’«en règle générale, le respect du droit international ne pose aucun problème et qu’il est primordial pour la Suisse, tant d’un point de vue politique qu’économique, d’être intégrée à la communauté internationale et d’être perçue comme un partenaire fiable.»
Une nouvelle enquête a été ouverte par l’EPFZ contre une professeure déjà soupçonnée de harcèlement moral
L’EPFZ a ouvert une enquête contre une professeure de l’ancien Institut d’astronomie pour soupçon de mauvais comportement. Après les reproches de harcèlement moral, une investigation administrative indépendante était déjà en cours. La professeure sera suspendue de ses fonctions jusqu’à la fin des deux procédures en été 2018.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 janvier 2018
17Jan2018
Politique des hautes écoles
L’UDC lance une initiative de «limitation» de l’immigration au risque de faire échouer les accords bilatéraux I
L’UDC a lancé mardi (16.01.2018) à Berne, aux côtés de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), une nouvelle initiative populaire dite «de limitation». Intitulé «Pour une immigration modérée», ce texte vient compléter les dispositions de l’initiative «Contre l’immigration de masse» de l’UDC acceptée le 9 février 2014. Il demande en effet l’abrogation de l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) dans l’année suivant le scrutin. Et si cette abrogation n’est pas possible – sous-entendu: à la suite d’une négociation avec l’UE –, le Conseil fédéral devrait alors résilier l’ALCP, entraînant avec lui les six autres traités [dont celui sur la recherche] contenus dans les bilatérales I. En outre, l’UDC s’emploie également à déficeler l’attachement que les Suisses entretiennent avec la voie bilatérale. Mardi à Berne, le Conseiller national Thomas Matter (UDC/ZH) a estimé que seul l’accord sur la suppression des obstacles techniques au commerce serait défavorable à la Suisse: «Cessons donc de considérer les accords bilatéraux I comme une vache sacrée. Ils sont principalement dans l’intérêt de l’UE.»
Le Conseiller national Christoph Eymann (PLR, BS) s’oppose à la création d’une université généraliste suggérée par le PLR de Bâle-Campagne
Certains membres du PLR de Bâle-Campagne souhaitent éliminer une partie des branches de l’Université de Bâle, notamment en sciences humaines (« Geisteswissenschaften »). Le Conseiller national, Christoph Eymann (Parti libéral-démocrate, BS) contredit leurs «idées douteuses et réfléchies» et annonce qu’«il est obligatoirement nécessaire, qu’un engagement officiel soit donné en faveur de l’université généraliste («Volluniversität») du côté de Bâle-Campagne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2018
16Jan2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 janvier 2018
15Jan2018
Politique des hautes écoles
Le corps des collaborateur·trice·s scientifiques de l’Université de Fribourg s’opposent à la hausse des taxes universitaires
L’augmentation des taxes universitaires décidée le 7 novembre 2017 par le Conseil d’Etat fribourgeois, qui répondait à une demande du Rectorat de l’alma mater, continue de faire des vagues. Après la lettre adressée le 19 décembre 2017 au gouvernement par 253 doctorant·e·s contestant cette hausse, c’est au tour du corps des collaborateur·rice·s scientifiques (CSWM) de donner de la voix. D’emblée critique par rapport à la mesure préconisée par le Rectorat, le CSWM – qui représente les intérêts d’un millier de membres de la communauté académique, dont environ 500 doctorant·e·s – souhaite notamment un «dialogue constructif impliquant tous les acteur·rice·s concerné·e·s». Les membres du CSWM estiment qu’il est «crucial de reconnaître l’importance de l’Université en tant qu’employeur, tout comme de souligner l’engagement mandataire du canton en matière d’éducation publique». Un canton qu’ils appellent à «garantir un financement adapté pour ses institutions de formation».
Un journaliste de la «Basler Zeitung» évoque la nécessité d’une concurrence universitaire suisse
Thomas Dähler, rédacteur pour la «Basler Zeitung», a réagi aux décisions du PLR bâlois de créer une université généraliste («Volluniversität») à Bâle. Selon lui, la concurrence entre universités suisses n’est pas mauvaise en soi. Cependant, il ne faut pas pour autant en déduire que chacune de ces hautes écoles doit disposer de sa propre chaire de moyen haut allemand [par exemple]. L’auteur de l’article préconise notamment la fermeture de certaines chaires et «petites facultés». «L’Université de Bâle a intérêt à suivre des idées novatrices qui prennent en compte les ressources limitées et qui sont judicieuses scientifiquement.»
En marge du Forum économique mondial Johann Schneider-Ammann défend la position suisse de «leader mondial dans les domaines de l’innovation et de la recherche»
Alors que le Président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé sa venue au Forum économique mondial (WEF) de Davos (GR), Johann Schneider-Ammann espère le rencontrer, a indiqué le Conseiller fédéral samedi (14.01.2018) à la RTS. Si Donald Trump arrive à Davos avec le message «America First», «je lui répondrais «la Suisse en deuxième»», a rétorqué Johann Schneider-Amman. «Nous sommes les leaders mondiaux dans les domaines de l’innovation et de la recherche et nous voulons rester à cette position. Nous sommes donc intéressants pour le gouvernement américain», a expliqué le ministre de l’Economie.
En France, une nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur s’ouvre et pourrait avoir des effets de «dérégulation»
A peine quatre mois après l’annonce de la fin de la procédure Admission post bac, à la suite des polémiques de l’été, la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup ouvre ce lundi, le 15 janvier 2018. Ce sont près de 800 000 lycéen·ne·s et étudiant·e·s en réorientation qui vont maintenant pouvoir y inscrire leurs voeux d’orientation vers les 12 000 formations proposées. Les formations universitaires, qui étaient jusqu’à aujourd’hui non sélectives, vont désormais pouvoir classer les candidat·e·s en fonction de l’adéquation entre leur profil et les compétences qu’elles attendent d’eux. Ce classement servira à les départager lorsque le nombre de candidatures dépassera les capacités d’accueil de la formation, remplaçant ainsi le tirage au sort utilisé jusqu’ici dans les filières en tension de l’université, qui a fait l’unanimité contre lui.
Jean-François Balaudé, Président de l’Université de Paris-Nanterre, se dit favorable à cette réforme de l’accès à l’université. Il alerte néanmoins sur ses «effets pervers» : si ces nouvelles règles ne sont pas «mieux cadrées» par l’Etat, prévient-il, une «dérégulation du système» et un «renforcement des disparités entre universités» s’annoncent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2018
12Jan2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 janvier 2018
11Jan2018
Politique des hautes écoles
Réticences de Bâle-Ville sur l’idée de création d’une Université Suisse
Le Directeur de l’éducation du Canton Bâle-Ville, Conradin Cramer, a réagi aux propos de Paul Hofer, Chef du PLR de Bâle-Campagne, au sujet de l’abandon de l’université généraliste (Volluniversität) et de la création de l’«Université Suisse» dans le cadre de l’avenir des discussions sur l’Université de Bâle. «L’’idée d’une Université Suisse n’est pas nouvelle. Cependant, elle a échoué plusieurs fois face au fédéralisme suisse et à la division du travail entre la Confédération et les cantons. […] Si un changement devait se dessiner au niveau suisse, les Bâlois·es devraient naturellement repenser leur stratégie. Mais personne ne doit croire que l’Université de Bâle puisse simplement désigner ses centres de gravité dans le cadre d’une Université Suisse, déclare-t’il. «Les Life Sciences sont fait par tous les grandes universités, particulièrement par la Confédération avec ses EPF. Et malgré notre force économique, nous n’avons pas fait l’expérience d’être dans le centre de l’attention des décideurs bernois et zurichois.» Contrairement à plusieurs membres du PLR de Bâle-Campagne, Conradin Cramer ne voit pas l’université généraliste comme un modèle dépassé: «l’université généraliste à Bâle a fait ses preuves depuis des siècles.»
Le Conseil fédéral souhaite favoriser les échanges extraeuropéens
«Le Conseil fédéral veut encourager les échanges internationaux d’étudiant·e·s en dehors de l’espace européen. Il a adopté mercredi (10.01.2018) une réglementation pour des projets dans des pays ne faisant pas partie du programme européen «Erasmus+». La nouvelle base juridique permettra à la Confédération de soutenir le financement de projets pilotes entre 2018 et 2020. Le montant alloué à ce projet expérimental est de 2,4 millions de francs sur trois ans. Le but est de tester de nouveaux modèles et d’examiner des échanges extraeuropéens.»
Le Grand Conseil bâlois refuse une initiative revendiquant les droits fondamentaux aux primates
Le Grand Conseil bâlois a déclaré mercredi (10.01.2018), avec une nette majorité, légalement invalide une initiative populaire qui revendique les droits fondamentaux pour les primates. L’association «Sentience Politics» avait récolté les 3000 signatures nécessaires pour cette cause. Une minorité au parlement cantonal de Bâle était d’avis, que la question de la recevabilité juridique de l’initiative devait être transférée au Tribunal constitutionnel. «Du point de vue juridique, la preuve, que les animaux peuvent être des personnes morales d’un certain type a été fournie», déclare Michelle Lachenmeier (Jeune Verts, BS). Cependant, le Grand Conseil a suivi la requête du gouvernement, pour laquelle le désir des initiant·e·s du point de vue de la politique juridique est considéré comme irrecevable. «Dans cette question, le droit cantonal ne peut pas précéder le droit fédéral, c’est évident.», déclare le Directeur de la Justice, Baschi Dürr (PLR, BS).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 janvier 2018
10Jan2018
Politique des hautes écoles
Plusieurs membres du PLR de Bâle-Campagne désirent que les universités suisses se concentrent sur moins de domaines
Paul Hofer, Président du PLR à Bâle-Campagne, a demandé à repenser de manière générale le paysage suisse des hautes écoles et a propagé l’idée d’une «Université Suisse». Les universités individuelles devraient à l’avenir collaborer plus étroitement et se spécialiser dans certains domaines («Teilbereiche»). Ceci signifie aussi l’abandon d’une université généraliste («Volluniversität») à Bâle, déclare Paul Hofer. «Ainsi, Bâle ne serait plus une université généraliste. L’Université de Bâle aurait de ce fait quelques domaines importants, sur lesquels elle serait internationalement compétitive. Les étudiant·e·s [bâlois·e·s] souhaitant suivre d’autres branches, devraient donc partir à Zurich ou à Berne.» Paul Hofer a également obtenu le soutien de René Rhinow, ancien Conseiller d’Etat et Professeur de droit pénal à l’Université de Bâle: «Dans notre pays, il n’est pas supportable d’avoir tant d’universités, qui offrent tout», déclare Rhinow. Cependant, il était essentiel, que les cantons participent. La Directrice de l’éducation, Monica Gschwind (PLR, BL), est ouverte à cette idée: «Je suis persuadée, que les cantons universitaires arriveront tôt ou tard à leurs limites.»
Les dirigeant·e·s de l’Union européenne souhaitent augmenter le budget pour la recherche et l’innovation pour compenser le départ du Royaume-Uni
Suite au Brexit et la perte de 11.52 milliards d’euros de contribution par année, les dirigeant·e·s de l’Union européenne (UE) font un appel à une augmentation du budget 2021-2028. Ils souhaitent effectuer plus de dépenses dans la recherche et l’innovation, la défense et le contrôle de la migration. Le Commissaire au budget, Günther Oettinger, a déclaré qu’il se battra pour une plus grande dépense pour deux programmes en particulier: le successeur de Horizon 2020 – FP9 et Erasmus.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2018
9Jan2018
Politique des hautes écoles
Le «Brexode» d’universitaires européennes s’intensifie
L’année 2018 pourrait être celle de la fuite des cerveaux européens hors du Royaume-Uni. Le monde universitaire s’avoue particulièrement inquiet. Des données montrent en effet que le nombre de départs d’universitaires a progressé de 18% entre 2016 et 2017. Même si ses responsables assurent avoir beaucoup embauché pour compenser leurs 230 départs, ils ont confirmé que «le statut de résident des collègues européen·ne·s a été une inquiétude majeure. Theresa May, Cheffe du gouvernement britannique, a exhorté les citoyen·ne·s européen·ne·s à rester au Royaume-Uni après que la Grande-Bretagne ait quitté l’Union européenne, mais l’incertitude face à la situation juridique, la participation au Programme Horizon 2020 et à Erasmus+ a généré quelques craintes académiques pour l’avenir. Le professeur Ash Amin estime: «Si vous retirez aux universités tous leurs employées européens, elles s’effondreront tout simplement.»
Deux nouveaux programmes de recherche favorisent les chercheuses
Deux nouveaux programmes de la Société Max Plank et du gouvernement Australient financent spécifiquement la recherche de scientifiques femmes. Il s’agit d’une mesure de discrimination positive qui est particulièrement directe. «Les initiatives sont très intéressantes et risquent de susciter une controverse», écrit Nancy Hopkins, biologiste au MIT, dans «The Scientist». «Les gens vont dire qu’il n’y a pas assez de femmes qui sont aussi bonnes que les grands hommes de l’Institut Max Planck. Et bien sûr, personne ne veut que l’institution ne diminue ses normes – les femmes le voudraient encore moins! Cependant, il y a des femmes capables de remplir les rôles de senior, même sans de telles initiatives», déclare-t’elle, qui a longtemps mis l’accent sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans la science, à commencer par l’institution d’origine.
L’Unil dans les médias
Solange Ghernaouti évoque la condition féminine dans la recherche et l’enseignement à l’UNIL
Solange Ghernaouti, Professeure en sécurité et informatique dans la Faculté de HEC à l’UNIL, a été interviewée par le «24 heures» au sujet de la condition des femmes dans l’enseignement et la recherche ainsi que sur la cybersécurité. Elle déclare : «Aujourd’hui, moins d’un quart des professeur·e·s de l’université [UNIL] sont des femmes, on est loin du 50-50, donc de l’égalité. Il y a encore beaucoup à faire, même si je pense qu’on va dans la bonne direction. […] Faire en sorte que plus de femmes se présentent à des postes était déjà une préoccupation bien identifiée [pour l’UNIL]. […] [Par ailleurs,] Je suis sincèrement ravie que Nouria Hernandez soit à la tête de l’UNIL. Si j’ai postulé [pour être rectrice de l’UNIL], c’est pour envoyer un signal: montrer qu’une femme pouvait diriger l’université. Ma candidature a suscité une autre postulation, la sienne. En ce sens, pour moi, c’était mission accomplie.»
Revue de presse UNIL 9 janvier 2018
8Jan2018
Politique des hautes écoles
Une nouvelle étude montre sur la mobilité sociale en Suisse montre qu’il y a du progrès à faire
La mobilité sociale est faible en Suisse, conclut une enquête de l’Université de Saint-Gall. Ainsi, les jeunes issus de ménages universitaires ont quatre fois plus de chances d’obtenir un diplôme universitaire que les enfants dont les parents présentent un faible niveau de formation. La part d’étudiant·e·s issu·e·s d’une classe sociale peu élevé est à seulement 6%. Reto Föllmi, Professeur à l’Université de Saint-Gall et co-auteur de l’enquête estime que la numérisation a conduit à ce que la formation «gagne en importance».
Les services secrets chinois ont infiltré des institutions de recherche suisses
Les services secrets chinois sont soupçonnés d’avoir des entreprises, institutions de recherche et universités suisses en tant que stagiaires à des fins d’espionnage. Ils auraient créé de faux profils de jeunes collaborateur·rice·s sur des plateformes comme Linkedin, sur lesquels ils auraient contacté des chercheur·euse·s, des fonctionnaires ou des politicien·ne·s. Une fois que ces derniers·ères répondraient, ils stimuleraient le transfert de compétences vers la Chine. Le service de renseignement de la Confédération a connaissance de ces tentatives.
La nouvelle initiative de l’UDC «pour une immigration modérée» a été validée par la Chancellerie fédérale
La Chancellerie fédérale a validé l’initiative «pour une immigration modérée» de l’UDC dite Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN). Le texte vise à mettre fin à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. La récolte de signatures devrait débuter le 16 janvier 2018. L’initiative (dite «de limitation») stipule que la Suisse règle de manière autonome son immigration. Si elle était acceptée par le peuple, le Conseil fédéral aurait un an pour négocier la fin de la libre circulation avec Bruxelles. Au cas où aucune solution ne serait trouvée, il faudrait dénoncer dans le mois qui suit les accords bilatéraux I, dont font partie l’accord de libre circulation et la participation aux programmes européens de la recherche.
15% du salaire des étudiant·e·s de la HEP des cantons de Berne, du Jura et de Neuchâtel sera alors retenu par cette cette dernière
Les cantons de Berne, Jura et Neuchâtel ont décidé de retenir 15% sur les salaires des étudiant·e·s de leur HEP lorsque ces dernier·ère·s effectuent des remplacements. La mesure vise à couvrir les frais administratifs liés à la gestion des remplacements dans l’Ecole des trois cantons. Selon le député Rémy Meury (POP, JU), la retenue sert avant tout à renflouer les caisses de l’Institution : «Ce qui est gênant, c’est que tous les bénéfices sont pour le canton. Les remplaçant·e·s sont largement formé·e·s mais payé·e·s moins que les enseignant·e·s entièrement formé·e·s, et en plus, on veut leur prendre une partie de leur salaire.» Il estime que la seule solution acceptable serait de «facturer les soi-disant frais administratifs» aux écoles qui bénéficient de ces remplaçant·e·s bon marché. Interviewée dans l’Express, la Présidente du comité stratégique de la HEP Monika Maire-Hefti explique que cette mesure d’économie est le «juste prix» du travail de secrétariat pour gérer ces remplacements.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 janvier 2018
5Jan2018
Politique des hautes écoles
Les universités allemandes gardent pour l’instant l’accès aux publications Elsevier
Dans le cadres de négociations sur l’accessibilité d’articles et les couts d’abonnements, qui ont explosé depuis un bon moment, environs 200 universités allemands se sont désabonnés des revues de la maison d’édition Elsevier en fin 2017. Dans le cadre du « Projekt DEAL », ils souhaitent mettre en libre accès tous les publications dont le ou la premier auteur·e est d’une institution allemande. Un tel accord avec Elsevier pourrait servir à d’autres pays comme base de négociations.
Pour 2018, les institutions allemandes en question garderont accès aux publications Elsevier.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 janvier 2018
4Jan2018
Politique des hautes écoles
Un comité de représentant·e·s de l’économie et de la politique jugent les HES «éloignées de la pratique»
Les HES suisses doivent se rapprocher de la pratique. C’est l’avis d’un comité de représentant·e·s de l’économie et de la politique, qui s’est présenté à la presse ce mercredi (03.01.2017) à Berne. Il est de l’avis que le système ne se différencie pas assez des universités et des EPF. Une centaine d’ingénieur·e·s et de représentant·e·s de l’économie ont signé un «Appel au renforcement de la formation dans les hautes écoles techniques spécialisées». Ils demandent une meilleure collaboration entre HES et des échanges étroits avec les entreprises. Au niveau politique, la conseillère nationale Andrea Gmür-Schönenberger (PDC/LU) et le député cantonal Samuel Krähenbühl (UDC, BE) ont déposé des interventions dans leurs parlements respectifs. La Lucernoise critique notamment le fait que des titulaires d’une maturité gymnasiale puissent étudier dans une HES dans le cadre d’une filière bachelor intégrant la pratique, sans avoir une expérience préalable du monde du travail d’au moins un an. L’élue regrette aussi le fait que les HES engagent de plus en plus d’enseignant·e·s n’ayant aucune expérience pratique.
Martin Vetterli veut faire de l’enseignement le premier but de l’EPFL
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, fait une rétrospective de l’année 2017 à la tête de son institution. «L’important est d’abord de positionner l’enseignement comme première mission de l’école. Je suis chercheur, je serai chercheur jusqu’à mon dernier souffle. En aucun cas je ne remettrai en cause la recherche. Reste que nous bénéficions d’un appui majeur du contribuable suisse, qui peut, sans doute, se sentir un peu perdu lorsqu’on ne cesse de parler de la recherche. Si vous voulez ne faire que de la recherche, il existe des institutions spécialisées telles que le Max Planck Institut. A l’EPFL, l’enseignement n’a pas été négligé, mais il faut lui redonner ses lettres de noblesse.»
L’Unil dans les médias
Jacques Dubochet, suisse de l’année 2017
Pour les médias suisses, la remise du Prix Nobel à Jacques Dubochet a marqué l’année 2017. La SonntagsZeitung l’a même nommé le «suisse de l’année 2017».
Revue de presse UNIL 4 janvier 2018
3Jan2018
Politique des hautes écoles
Un nouveau centre de formation high-tech pour les chirurgien·ne·s sera inauguré en mars 2018 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)
A Genève, un nouveau centre de formation high-tech pour les chirurgien·ne·s est opérationnel depuis fin septembre 2017. Plus de 4000 professionnel·le·s sont attendu·e·s chaque année pour y entraîner leur dextérité. L’inauguration officielle est prévue en mars 2018, mais le planning des réservations est déjà complet jusqu’à fin octobre 2018. Un succès qui montre que le centre comble un véritable besoin, relève le Professeur Pierre Hoffmeyer, Président de la Fondation suisse pour l’innovation et la formation en chirurgie (SFITS). Ce chirurgien orthopédique veut en faire à terme «le lieu de formation des romand·e·s». La formation de chirurgien·ne se faisait auparavant principalement par compagnonnage et passe désormais d’abord par les simulateurs.
Ueli Maurer et Johann Schneider-Ammann lancent une task force pour la technologie des blockchains
Johann Schneider-Ammann, Ministre suisse de l’économie et de l’éducation, et Ueli Maurer, Ministre suisse des finances ont lancé ensemble avec plusieurs conseiller·ère·s d’Etat de Zoug et Zurich une grande «task force de blockchain». L’EPFZ et l’EPFL ainsi que des délégué·e·s de l’économie y sont représentés. «La task force est composée de façon que tous les domaines de l’économie, de la science, de la politique jusque dans le domaine des start-up et les bailleur·euse·s de fonds soient également représentés», déclare Lorenz Furrer de l’agence Furrer/Hugi, qui co-dirige ce projet.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 janvier 2018
22Déc2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 décembre 2017
21Déc2017
Politique des hautes écoles
Nature publie une rétrospective des moments clés 2017
Le revue scientifique «Nature» a diffusé une rétrospective de 2017 des événements qui ont marqué les sciences.
Ecartée par l’Université de Genève en raison de son genre?
L’Université de Genève est sous le coup d’une procédure judiciaire pour discrimination à l’embauche. La justice genevoise a statué en ce sens l’an passé. Le jugement, qui relève de graves manquements, fait l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. La plaignante a accusé le recteur de l’époque, Jean-Dominique Vassalli, oncle de la compagne du candidat retenu, de ne pas s’être récusé. L’université se défend de toute partialité.
A Bâle, le futur du contrat sur l’université reste incernain et l’Université doit serrer la ceinture
L’Université de Bâle doit continuer à freiner ses dépenses, budget publié hier (20.12.2017) avec en toile de fond l’objectif d’économie pour l’année 2021. Dans les domaines de l’enseignement et de la recherche, 11,2 millions de francs suisses doivent être économisés. Cette mesure est actuellement discutée au sein d’une étroite collaboration entre le Rectorat, les Facultés et le secteur des services centraux. Certaines questions ont été soulevées dans les débats au Grand Conseil bâlois et notamment celles venant de Sibylle Benz (PS, BS). Selon elle, «nous devons réfléchir, si nous voulons encore d’un parrainage universitaire commun avec Bâle-Campagne.» Ce même jour (20.12.2017), Michael Koechlin (Parti libéral-démocrate, BS) demandait si «le nouvel accord universitaire est encore une affaire de partenariat?».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 décembre 2017
20Déc2017
Politique des hautes écoles
Un débat difficile sur le budget du programme FP9 s’annonce
La ministre estonienne de l’éducation et de la recherche Mailis Reps a été interviewée au sujet des obstacles dans la négociations d’un plus grand programme de recherche. «Durant la présidence estonienne de l’Union européenne, un des objectifs était de montrer l’impact de la recherche et de l’innovation sur l’économie, la société et la politique européenne. La moyenne des investissements de l’UE dans la recherche et l’innovation a été stagnante à 2,03% et nous voulons construire un soutien politique pour atteindre la cible des 3%. […] Il est important que la sélection et la participation aux partenariats européens en matière de recherche et innovation soient plus ouvertes et transparentes dans le futur programme FP9 (qui fait suite à Horizon 2020 en 2021). Si nous continuons nos politiques, nous risquons d’avoir un paysage financier fragmenté et des «clubs fermés», dans lesquels les pays ou les institutions en réseau trouvent qu’il est difficile d’y entrer. [De plus,] je crois que le programme cadre est un des meilleurs moyens d’utiliser le budget de l’UE. Il présente une excellente valeur ajoutée pour l’UE, un des plus grands retours sur investissement comparé aux autres programmes, et il crée la coopération pour la recherche et l’innovation à travers les frontières d’une manière que les états membres ne pourraient jamais faire seuls. En même temps nous devons continuer à travailler en interne pour augmenter l’efficacité et l’impact de ces investissements. J’ai peur que dès que Horizon 2020 se terminera, il y ait de plus en plus de propositions pour de nouveaux partenariats dans la recherche et l’innovation.»
La Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne a aboli la sélection de futur·e·s étudiant·e·s en médecine basé sur leurs notes au gymnase
La Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne a demandé mardi (19.12.2017) un système national standardisé des tests d’aptitude pour les études de médecine. Le système actuel contrevient à l’égalité des chances des étudiant·e·s: la focalisation sur la note de l’Abitur (maturité gymnasiale), appelé numerus clausus, doit être réduite. Le tribunal a jusqu’au 31 décembre 2019 pour décider d’une nouvelle réglementation.
Plus de 200 employé·e·s de l’Université de Fribourg ont signé une lettre contre l’augmentation des taxes d’études
Plus de deux cents employé·e·s de l’Université de Fribourg ont signé hier (19.12.2017) un appel pour faire part de leurs préoccupations quant au développement de l’université. Ils s’inquiètent, dans un communiqué, de l’insuffisance du financement octroyé à l’institution par le canton. Une question qui, estiment-ils, dépasse le débat sur la hausse des taxes qui secoue l’université depuis novembre. Les signataires déplorent que les étudiant·e·s et doctorant·e·s soient appelé·e·s à «pallier le manque de financement de l’université». Ils demandent au Rectorat «d’engager des discussions fermes avec les autorités fribourgeoises pour obtenir les moyens de financer l’offre d’étude et le développement de la recherche». De plus, 253 doctorant·e·s de l’Alma mater se sont également adressé·e·s hier au Conseil d’Etat dans une lettre ouverte. Ils demandent, que le gouvernement cantonal repense à nouveau sa décision sur l’augmentation des taxes d’études. Cette dernière serait «scandaleuse» vis-à-vis de la situation souvent déjà précaires des doctorant·e·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 décembre 2017
19Déc2017
Politique des hautes écoles
L’UDC zurichois s’en prend à la croissance des HES
L’UDC du canton Zurich lance une attaque contre le financement public de deux HES, de la Haute Ecole de sciences appliquées (ZHAW) et la Haute Ecole d’art (ZHDK). Hans-Peter Amrein (UDC, ZH) fustige la «prétendue énorme croissance» de la gestion des écoles. Celles-ci devraient se concentrer sur l’essentiel et obtenir de l’argent de sponsors privés au lieu de se rapporter uniquement à la «manne étatique». La croissance des dépenses ainsi critiquée est liée à la croissance du nombre d’étudiant·e·s. Matthias Hauser (UDC, ZH) estime qu’aujourd’hui des gens étudient dans des hautes écoles dans lesquelles ils n’auraient pas réussi il y a 20 ans. C’est pourquoi il y aurait aujourd’hui des académicien·ne·s sans emploi. Markus Bischoff (La Gauche, ZH) a riposté que la Suisse forme trop peu de spécialistes, puisque beaucoup de médecins devaient être «importés» d’Allemagne, où le taux de réussite de la maturité est de 50%. Le Conseil d’Etat zurichois a finalement refusé la requête de l’UDC de couper le budget des HES.
L’EPFL crée un centre pour la «confiance numérique»
L’EPFL veut s’investir davantage dans le domaine de la cybersécurité. Mardi matin (19.12.2017), la haute école a annoncé la création du Center for Digital Trust, soit un centre pour la confiance numérique. L’EPFL s’associera au Comité international de la Croix-Rouge, au CHUV, ainsi qu’aux entreprises ELCA, Sicpa, Swisscom, Swissquote, SGS et Swiss Re et ouvrira deux chaires, qui seront mis à disposition de ces organismes pour les aider à résoudre leurs problèmes liés à des cyberattaques. Celles-ci s’ajouteront aux 24 laboratoires, de diverses facultés, qui travaillant déjà en lien avec ce domaine. Pour Martin Vetterli, président de l’EPFL, «il faut accélérer les investissements dans la cybersécurité et améliorer encore les échanges entre hautes écoles et entreprises. La Suisse a véritablement une carte à jouer pour créer des standards et une base pour la confiance numérique.»