Le professeur Philippe Eckert sera dès 2020 le futur directeur général du CHUV à Lausanne. Il succédera à la fin de l’année à Pierre-François Leyvraz, qui s’en va après 11 ans à la tête de l’hôpital universitaire.
Philippe Eckert entend renforcer les partenariats avec d’autres hôpitaux, à l’instar des HUG à Genève, des cliniques privées ou avec des centres de recherche comme l’EPFL et les universités. Ce sont des collaborations « gagnant-gagnant », a-t-il assuré.
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Filtres des articles
14Fév2019
Politique des hautes écoles
Un député verrait bien une gare souterraine à l’EPFL
En novembre 2018, les CFF et le Canton de Vaud avaient annoncé qu’ils réfléchiraient quant à l’avenir du réseau cantonal, et ce, sans écarter l’éventualité de la création d’une nouvelle ligne entre 2040 et 2050. Stéphane Masson, Député PLR d’Écublens, souhaite que le Conseil d’État s’intéresse à la création d’une ligne qui lierait Lausanne et Genève en passant par les hautes écoles, ainsi qu’une gare souterraine à l’EPFL. D’après lui, « avec 33’000 personnes sur place chaque jour, le campus est quand même la deuxième ville du canton. Il parait incroyable qu’il n’ait pas de gare.». Un tel projet serait donc nécessaire, surtout en raison de la densification des hautes écoles qui continue et le métro m1 qui arrive à saturation.
Cependant, Nuria Gorrite, Cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines, défend qu’« une gare à l’EPFL n’a aucun sens».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 février 2019
13Fév2019
Politique des hautes écoles
La France prête à se doter d’une première stratégie nationale pour la recherche
Pour la première fois, la France prépare la mise en œuvre d’un plan national de recherche pluriannuel. D’après le gouvernement, ce programme protégera le financement de la recherche, stimulera le recrutement de scientifiques en début de carrière et rendra le pays plus compétitif au niveau international. Bien que les détails de ce plan restent encore à définir, il permettra de couvrir la recherche pendant au moins trois années et coïncide avec celui d’Horizon Europe, de 2021-2027.
Les académies européennes sonnent l’alarme au sujet de la perte de confiance envers les sciences
Le nouveau rapport de la Fédération européenne des académies des sciences et des sciences humaines (ALLEA) met en garde quant à l’érosion de la confiance publique envers les sciences. Ceci en raison des différentes formes de propagandes en ligne et de campagnes de désinformation, faisant des résultats scientifiques l’objet de nombreux débats politiques polarisés. Selon M. Van Dijck, Professeur en médias et sociétés numériques de l’Université d’Utrecht, «Les résultats scientifiques sont devenus trop controversés […] les débats ne portent plus sur des échanges concrets, mais plutôt sur la capacité des scientifiques à promulguer la vérité». Sans oublier la responsabilité des médias, qui auraient tendance à «mettre les sujets à la mode ou à vouloir faire du sensationnalisme ».
L’Unil dans les médias
Nouria Hernandez souligne l’extrême importance des réseaux pour les universités
Sans accord avec l’Union européenne, le monde académique suisse craint un impact plus profond que les seules questions financières. D’après Nouria Hernandez, Rectrice de l’UNIL, cela risquerait une «perte de visibilité et d’attrait […] il faut pouvoir aller chercher des compétences ailleurs». À ce jour à l’Université de Lausanne, 44% d’enseignants sont issus de l’étranger, dont 75% de l’UE. Par ailleurs, la collaboration serait primordiale, car sans réseau européen un chercheur de pointe réfléchira à deux fois avant de venir en Suisse.
Revue de presse UNIL 13 février 2019
12Fév2019
Politique des hautes écoles
Horizon Europe: Le milliard de cohésion sous réserve
La Commission de politique extérieure du Conseil National soutient l’octroi du milliard de cohésion à 15 voix contre 10 sous réserve que les relations bilatérales avec l’UE s’améliorent. «La Suisse doit être pleinement associée au projet de recherche «Horizon Europe», obtenir une équivalence boursière illimitée et ne subir aucune nouvelle mesure discriminatoire.»
Ce que les pays hors-UE attendent d’Horizon Europe
L’UE propose de nouveaux accords pour que les pays rejoignent son grand programme de recherche et développement. Cependant, les positions diverges sur les négociations émergentes. Des pays comme le Canada, l’Israël, le Japon la Norvège, l’Afrique du Sud, la Suisse et la Grande-Bretagne aimeraient en principe bien être associés à Horizon Europe. Et les hésitations sont présentes quant à l’implication de la Chine ou des États-Unis au programme.
Cependant, de nombreux États membres de l’UE eux-mêmes n’ont pas encore clarifié leurs propres plans de recherche nationaux à long terme, et encore moins imaginé de nouveaux accords internationaux. Sans oublier l’impact du Brexit, qui retarde et complexifie les négociations.
Le problème des études cliniques non-publiés
D’après des recherches de la SRF, environ 20% des études cliniques en Suisse ne sont pas publiées et leurs résultats seraient donc inaccessibles aux chercheurs, mais également aux médecins et patients. Ce refus de publier peut porter des conséquences considérables, telle que l’étude menée sur le disque intervertébral artificiel (Cadisc) dont l’utilisation s’était avérée problématique pour la santé, mais qui n’a pas empêché sa commercialisation en 2010. Il fallut attendre 4 ans avant que ce produit soit retiré du marché.
L’organisation étudiante internationale Universities Allied for Essential Medicines (UAEM) avance qu’elle veut agir et ne plus regarder cette situation les bras croisés. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) voient leur responsabilité dans l’encouragement et la formation continue des chercheurs, plutôt que «jouer les policiers». L’Hôpital universitaire de Bâle a engagé deux personnes supplémentaires qui soutiendront des chercheurs de l’enregistrement («Registrierung») à la publication. Cela faciliterait la mise au courant des dirigeants du domaine sur les recherches en cours et leurs publications.
Journée des femmes dans les sciences
La Journée internationale des femmes et des filles en sciences (le11 février 2019) est l’occasion de rappeler que dans beaucoup de pays, le nombre de femmes et filles entrant dans les filières scientifiques n’a toujours pas atteint la parité. En effet, au sein des écoles, on reconnait que la fréquentation des filles a augmenté, mais celles-ci restent sous-représentées dans des matières telles que la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.
De plus, d’après les données de l’Institut de statistique de l’UNESCO, à peine 30% des chercheurs sont des femmes. Ces dernières possèdent des possibilités économiques de deux tiers moins grands que celles des hommes, creusant ainsi l’écart global entre les sexes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 février 2019
11Fév2019
Politique des hautes écoles
La recherche suisse n’aurait «aucun soutien politique»
Bien que la situation de la place scientifique suisse soit alarmante face au risque d’être exclu du programme-cadre de recherche Horizon Europe, celle-ci, selon le 24 heures, ne suffirait pas à mobiliser les élus pour se mettre d’accord au sujet de l’accord-cadre. En effet, «rares sont les parlementaires audibles sur le dossier».
La Conseillère aux États Géraldine Savary (PS/VD) craint fort: «On va vers un nouveau rendez-vous manqué avec la recherche!» Ancien conseiller national et professeur de l’EPFL, Jacques Neirynck (PDC/VD) est sans concession : «Une partie des parlementaires sont méfiants et les autres ne sont pas au courant du fait qu’il est indispensable de participer aux programmes européens de recherche. Beaucoup pensent qu’on est simplement les meilleurs.» Il estime qu’une défense de la recherche n’attire pas des voix [électorales], mais «ça les repousse.» Fathi Derder ajoute: «Quand un Jacques Dubochet remporte un Prix Nobel, tout le monde est content. Mais en Suisse on préfère investir dans la rénovation des chars de l’armée que dans la recherche fondamentale.» Il regrette, tout comme Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, le manque de lobbyisme en faveur de la recherche.
Pour beaucoup de Suisse·sse·s, la formation continue n’est pas nécessaire
D’après une étude récente, la formation continue bat de l’aile avec plus de 30% des 1000 Suisse·sse·s interrogés n’ont pas suivi de formations continues dans les derniers douze moins, et 53% d’entre eux n’y voient pas d’intérêt. Le désintérêt pour la formation continue est particulièrement marqué chez les personnes qui n’ont pas suivi des études supérieures.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 février 2019
8Fév2019
Politique des hautes écoles
La Secrétaire d’Etat Martina Hirayama rassure sur l’Europe
Pour l’une de ses premières prises de parole publiques , la secrétaire d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation, Martina Hirayama, a rappelé que les programmes de recherche ne sont pas formellement liés à l’accord-cadre avec l’UE. Avant d’ajouter, prudente: «Mais bien sûr, l’UE peut vouloir les lier.»
S’agissant de la situation suisse, la nouvelle responsable décrit un pays «champion de l’innovation», tout en refroidissant le propos: «Nous nous reposons sur nos lauriers.»
Une clé USB développée par l’Université de Berne permet de réduire les coûts d’examens
La digitalisation d’examens pourrait doubler leurs frais, par exemple pour le brevet d’avocat, car cela nécessite des ordinateurs spécialement équipés et scellés.
Le centre de recherche pour la durabilité digitale de l’Université a donc développé une clé USB qui permet de bloquer l’accès au wifi, à bluetooth et aux supports de stockage locaux, ce qui permet aux étudiant-e-s d’utiliser leurs propres ordinateurs portables pour les examens, ce qui réduirait les coûts.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 février 2019
7Fév2019
Politique des hautes écoles
Les chercheur·euse·s suisses craignent d’être exclu de la recherche européenne
Dans le cadre des négociations sur l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne, un document officiel du Secrétariat général de la Commission Européenne, Martin Selmayr, dans lequel celui-ci ordonne de suspendre toutes discussions quant à l’adhésion de la Suisse au marché intérieur de l’UE, d’ici que les négociations sur l’accord-cadre soient satisfaisantes. Depuis, l’ensemble du processus semble être retardé suscitant la crainte des chercheur·euse·s et fonctionnaires quant à la volonté de l’UE d’autoriser l’accès de la Suisse au programme Horizon Europe. Le Conseil des EPF doit encore se positionner officiellement sur l’accord-cadre et discutera sur ce sujet en mars.
Horizon Europe: L’UE promet des arrangements flexibles aux partenaires externes
Le Directeur général de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne Jean-Eric Paquet avance que le programme Horizon Europe, successeur à l’actuel Horizon 2020, offrira aux partenaires étrangers des conditions de participation plus flexibles. L’idée est d’attirer un plus grand nombre de participants externes au sein de la recherche de l’UE. D’après Rémi Quirion (responsable scientifique du Québec), il s’agit d’une opportunité afin de contrecarrer le pouvoir des Etats-Unis et l’influence de l’actuel président Donald Trump en s’associant à de nouveaux partenaires. Partant, l’un des objectifs de la Commission est de collaborer principalement avec les pays développés afin de renforcer la compétitivité européenne dans le domaine de la technologie et de la science. D’après les discussions préliminaires, le financement du programme Horizon Europe s’élèverait à un budget proposé de 94.1 milliards d’euros, ce qui représenterait l’une des plus importantes initiatives mondiales dans le domaine de la recherche.
Les Bâlois voteront sur les droits fondamentaux des singes
A Bâle-Ville, une initiative antispéciste sera soumise au vote des citoyens qui prévoit le respect du droit à la vie et à l’intégrité physique et mentale des singes par le secteur public. D’un point de vue juridique, il est tout à fait possible que chaque canton attribue des droits à des animaux vis-à-vis de l’Etat. Cependant, le texte se voit passablement neutralisé par la justice bâloise ayant décrété que les acteurs privés – donc sociétés pharmaceutiques et zoos – ne seront pas soumis aux garanties constitutionnelles proposées par ce dernier. Les opinions sont partagées, cette initiative pousse à choisir entre la primauté des droits fondamentaux des singes ou de la liberté de la recherche.
Le résultat d’une enquête interne à l’École polytechnique de Zurich suscite des critiques
Une enquête relative à des accusations de harcèlement sexuel et de mobbing dans le Département d’architecture de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a abouti à une exonération des charges du Professeur concerné. Des victimes envisagent cependant de déposer plainte et dénoncent une enquête «unilatérale» ; elles déclarent en effet que le Professeur accusé aurait eu accès durant la procédure à des éléments du dossier, notamment la liste des noms des plaignantes.
Ces dernières dénoncent également le manque de prise en charge de l’EPFZ, ainsi que la pression de signer une clause de confidentialité et de se présenter à l’interrogatoire sans avocat·e. Un porte-parole de l’établissement a néanmoins assuré l’indépendance de l’enquête, menée par une personne externe, ainsi que sa conformité aux principes de droit. L’école a par ailleurs déclaré vouloir travailler à une meilleure prise en charge de ces cas.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 février 2019
6Fév2019
Politique des hautes écoles
L’UE laisse les chercheurs suisses dans l’ignorance
Quant à l’association suisse au programme Horizon Europe au-delà de 2020, l’incertitude règne. Le Chef de la direction générale de la recherche et de l’innovation décrit la Suisse comme «partenaire clé stratégique», mais des «experts suisses» craignent une «politisation» de la coopération dans le domaine de la recherche, autant plus que le parlement européen a renforcé son projet de loi. Selon celui-ci, Bruxelles s’intéresserait avant tout aux intérêts de l’UE et veillerait à ce que les avantages économiques des résultats de la recherche utilisables par l’industrie restent dans l’UE.
L’accord cadre, actuellement en consultation en Suisse, pourrait encore compliquer les choses. D’un point de vue juridique, l’affaire semble claire : la coopération en matière de recherche ne fait pas partie des cinq accords d’accès au marché couverts par l’accord-cadre et n’en dépend donc pas. Néanmoins, les universités craignent que Bruxelles ne crée un lien politique. En fait, la Commission européenne décide en toute discrétion si un dossier est pertinent pour le marché intérieur ou non. Début janvier, le Secrétaire général de la Commission a publié une directive interne en vertu de laquelle les organes de l’UE doivent suspendre ou retarder l’accès de la Suisse à son marché, sauf si cela est dans l’intérêt supérieur de l’UE. Selon la NZZ, les présidents des EPF ne comptent pas sur un accès suisse au programme de recherches européen sans un accord institutionnel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 février 2019
5Fév2019
Politique des hautes écoles
Augmentation du lobbying suisse à Bruxelles
Face aux incertitudes constantes quant aux relations suisses avec l’UE, et en vue des négociations autour de l’accord-cadre, les activités de lobbying de la part de nombreux acteurs suisses augmentent massivement. Ces derniers ont pour objectif d’influencer la législation européenne, étant donné la primauté de celle-ci sur le droit national. D’après la dernière parution du registre de transparence de l’UE, le lobbying exercé par les différentes organisations consacre environ 45 à 60 millions de francs chaque année à Bruxelles. Le Fonds national suisse et l’Ecole polytechnique de Zurich en font partie, avec € 200’000-299’999 et €25’000-49’999.
L’Unil dans les médias
Unisanté: un nouveau centre face aux enjeux de santé publique
La Policlinique médicale universitaire (PMU) fusionne avec plusieurs structures académiques, notamment l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP), l’Institut romand de santé au travail (IRST), la Promotion Santé Vaud (ProSV) et le Programme cantonal Diabète. La Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL y est également associée. Le nouveau centre appelé Unisanté entend rassembler les forces de ces différentes institutions afin de répondre aux besoins de la population, tels que son vieillissement et l’augmentation des maladies chroniques.
Revue de presse UNIL 5 février 2019
4Fév2019
Politique des hautes écoles
L’Université de Neuchâtel taxera les voyages en avion
L’Université de Neuchâtel mettra en place un «prélèvement obligatoire» sur tous les voyages effectués par sa communauté universitaire. Cette taxe incitative sera payée par les facultés ou le rectorat et financera les activités de développement durable de l’Alma mater.
«A quoi nous servent tout ces étudiants?»
Selon un pronostique du Conseil fédéral, chaque deuxième personne aurait fait des études supérieures en 2030. Les lecteurs-rices du «20 Minuten» ne voient pas ce développement d’un bon œil. L’expert du marché du travail de l’EPFZ, Michael Siegenthaler, et l’expert en éducation Matthias Ammann d’Avenir Suisse prennent position face aux critiques et désinformations.
La supervison des doctorant-e-s à la traine en Suisse
L’École polytechnique de Zurich (EPFZ) souhaite améliorer la supervision des doctorant-e-s et a organisé un premier symposium sur ce sujet avec plus de 400 participant-e-s. En comparaison internationale, les hautes écoles suisses seraient à la traine ; dans les universités en Australie, Grande-Bretagne, Scandinavie et les États-Unis la supervision des doctorant-e-s n’ est pas seulement beaucoup discutée mais fait également l’objet de nombreuses recherches. En 2014, l’Academie suisse des sciences humaines et sociales avait décrit la situation comme «insuffisante» en publiant des propositions d’améliorations. Depuis, peu de changements auraient eu lieu.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 février 2019
1Fév2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er février 2019
31Jan2019
Politique des hautes écoles
Augmentation constante des diplômé·e·s de l’enseignement supérieur en Suisse
Un rapport du Conseil fédéral annonce qu’en 2030, la majorité des Suisses auront une formation dans le tertiaire et que dès 2020 déjà, le nombre de diplômé·e·s du tertiaire dépassera celui du degré secondaire post-obligatoire. Selon le rapport, la demande des entreprises de diplômé·e·s de l’enseignement supérieur serait si élevée qu’elle ne pourrait être couverte actuellement qu’aux deux tiers par le marché intérieur. Stefan Denzler, économiste de l’éducation, explique notamment cette hausse par la création de hautes écoles spécialisées dans les années nonante en Suisse ; celles-ci auraient transformé l’accès à certaines professions, pour lesquelles il serait désormais nécessaire d’obtenir un diplôme du supérieur. Si certaines voix du milieu patronal craignent une uniformisation des profils, Stefan Denzler ne juge pas ce phénomène problématique dans la mesure où il répond à une tendance générale de tertiarisation de l’économie suisse.
L’attractivité de l’Université de Fribourg, renforcée par sa proximité au Conseil fédéral
L’Université de Fribourg, bien que seulement septième de Suisse en termes de taille, compte néanmoins parmi ses ancien·ne·s étudiant·e·s de nombreux·euses Conseiller·ère·s fédéraux·ales, bénéficiant d’un riche réseau d’Alumni. Le fait qu’actuellement, quatre membres du Conseil fédéral aient étudié ou soient lié·e·s à cet établissement «devrait certainement contribuer à renforcer son attractivité auprès des étudiant·e·s.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 janvier 2019
30Jan2019
Politique des hautes écoles
Des organisations de chercheur·e·s demandent des ajustements au Plan S pour le libre accès
Le Conseil européen de doctorant·e·s et de chercheur·e·s «junior» (Eurodoc), l’Association alumni de Marie Curie et la «Young Academy», qui représentent 100’000 chercheur·e·s en Europe, soutiennent généralement le Plan S pour le libre accès et ont proposé plusieurs suggestions pour son implantation, notamment concernant le droit d’auteur. Les scientifiques devraient, selon eux, avoir le droit d’utiliser une licence pour restreindre l’utilisation de leur œuvre par d’autres personnes pour des travaux dérivés, en raison de préoccupations concernant les fausses déclarations dans les sciences humaines et sociales. Les trois organisations ont par ailleurs réaffirmé que le Plan S devrait perturber le moins possible les thèses de doctorat, soutenir les sociétés de publication sans frais de droit d’auteur et moderniser les outils d’évaluation des chercheur·e·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 janvier 2019
29Jan2019
Politique des hautes écoles
Premier bilan de Team Academy
Depuis 2017, la HES-SO Valais propose un cursus en économie d’entreprise, fondé sur l’apprentissage en équipe «par l’action», la Team Academy. Ce programme de trois ans, unique en Suisse, remplace les cours par des projets réels, les professeur·e·s par des coaches et les examens par des autoévaluations. Pour obtenir leurs diplômes, les étudiant·e·s doivent valider 21 compétences auprès d’expert·e·s mandaté·e·s par l’école. Globalement, les étudiant·e·s se disent satisfaits du programme et beaucoup estiment qu’il exige un fort engagement.
Manque de coordination nationale pour la formation au numérique ?
La mise en œuvre de politiques éducatives sur la numérisation est menée différemment dans chaque canton. Malgré des initiatives du Conseil fédéral, l’association faîtière des enseignant·e·s déplore un manque de coordination au niveau fédéral. Certains cantons ont déjà pris les devants, celui de Saint-Gall a récemment lancé une offensive éducative contre la pénurie de main d’œuvre qualifiée, dotée de 75 millions de francs. Elle prévoit l’implication de tous les niveaux de formation, y compris la formation professionnelle.
À Zurich, l’Université a quant à elle mis en place une Digital Society Initiative, à laquelle prennent part l’ensemble des facultés afin d’étudier de manière interdisciplinaire les évolutions liées au numérique.
Portrait de Joël Mesot, nouveau Président de École polytechnique fédérale de Zurich
L’article de Bilanz présente le nouveau Président de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), en nommant, entre autres, ses «camarades de combat» («Mitstreiter»), «adversaires» et son réseau lié aux parcs d’innovations suisses. Un adversaire en Suisse serait Albert Rösti (UDC), qui s’engage contre la libre circulation des personnes, ce qui met en danger la participation suisse aux programmes de recherche. Parmi ses camarades de combat compteraient Martin Vetterli (EPFL), Peter Grünenfelder (Avenir Suisse), Hans Hess (Swissmem), Johann Schneider-Ammann et Guy Parmelin (membres d’une commission de la Fondation Marcel Benoist).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2019
28Jan2019
Politique des hautes écoles
Position de l’UDC sur la politique fédérale de l’éducation de la recherche
Pour la première fois en Suisse, le Département fédéral des finances et celui de l’économie sont dirigés par deux Conseillers fédéraux UDC. Une partie de la gauche a exprimé ses préoccupations de voir une logique de parti l’emporter sur celle collégiale au Conseil fédéral, notamment avec les trois Conseillers nationaux UDC à la Commission de l’économie et de redevance, Thomas Matter (ZH), Thomas Aeschi (ZG) et Magdalena Martullo-Blocher (ZH), lesquels définiraient les positions du parti en matière économique.
L’UDC a par ailleurs montré une ligne claire concernant la formation, Thomas Aeschi ayant affirmé que l’augmentation des dépenses dans le domaine de l’éducation devait être «freiné». Quant au programme de relève académique «Horizon 2020», Thomas Matter espère que Guy Parmelin [Conseiller fédéral au Département de l’économie, de la formation et de la recherche] se montrera «moins obsessif» que son prédécesseur, qui aurait éxagéré («hochstilisiert») l’importance de ce programme.
Des nouveaux cours pour les doctorant-e-s de l’EPFZ
En réaction aux cas de mobbying à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), la haute école a introduit deux journées de cours obligatoires destinés aux futurs doctorant-e-s détaillant leurs droits et obligations. Par ailleurs, ils et elles auront le droit de rédiger et défendre leur plan de recherche pendant la première année. De plus, il y aura des cours obligatoires en gestion du personnel pour les professeur-e-s.
Critiques contre la création d’une faculté de pharmacie à l’Université de Bâle
L’Université de Bâle souhaite créer une faculté dédiée aux sciences pharmacologiques pour rendre plus visible cette discipline. Celle-ci serait majoritairement financée par des fonds tiers. Quelques politicien-ne-s socialistes s’inquiètent pour l’indépendance de la recherche et ont des questions quant aux coûts liés à la création d’une faculté pendant cette période budgétaire serrée à Bâle.
Un jugement du tribunal oblige l’Université de Saint-Gall à être plus transparente sur le prix des revues scientifiques
Christian Gutknecht, activiste pour l’Open Access, avait adressé en 2014 une demande à l’Université de Saint-Gall (HSG) pour connaître le montant que cette dernière payait aux maisons d’édition scientifique pour l’accès aux revues. La bibliothèque de la HSG ayant refusé de communiquer à ce sujet, Christian Gutknecht l’a attaquée en justice, avec succès. La HSG devra donner l’accès à ces informations, conformément à la loi sur la transparence. Par ailleurs, le jugement s’appliquera rétroactivement et peut également concerner d’autres hautes écoles.
«Le village isolé ne fonctionne qu’avec une potion magique.»
Dans un interview, le Président de l’EPFL Martin Vetterli se prononce pour une ouverture vers l’Europe. L’isolement aurait un impact négatif sur la place de la recherche. Quant à la question de start-ups en Suisse, il estime qu’il y a non seulement un manque de capital risque, mais également d’un plus grand nombre de concepteurs de produits qui indiquent aux chercheurs comment transformer leur invention en un produit commercialisable. Sur la question comment préparer le pays à la transformation numérique, il préconise la formation continue et la reconversion professionnelle. Le Singapour aurait notamment introduit une nouvelle assurance sociale, parallèle à la caisse de chômage, qui finance la reconversion. «L’inaction n’est pas la bonne réponse, si la Suisse souhaite assurer sa prospérité.»
L’Unil dans les médias
Les universités suisses veulent limiter l’usage de l’avion
L’Université de Bâle a récemment prohibé l’usage de l’avion pour les voyages universitaires inférieurs à 1000 km. A Lausanne, d’autres mesures sont mises en place pour faire baisser l’empreinte carbone. Pour rendre le train plus attractif économiquement, l’UNIL envisage en outre un portail réunissant toutes les entités de l’université afin de négocier des rabais sur la commande de billets. L’EPFL a quant à elle mené une étude dont les résultats montrent qu’un tiers de ses émissions carbone proviennent des voyages en avion ; si l’école cherche à développer les échanges par vidéoconférences, elle conduit également d’autres études pour déterminer la relation entre voyages en avion et performance académique.
Revue de presse UNIL 28 janvier 2019
25Jan2019
Politique des hautes écoles
Le risque d’être exclu du programme européen de recherche Horizon Europe
Selon une source de la Commission [européenne], la Suisse a tout intérêt à conserver un accès complet au programme Horizon Europe, en raison de ses prouesses en matière de recherche, de sa géographie et de sa longue tradition de coopération avec l’UE. Dans ces conditions, des analystes estiment que les chances que l’UE exclue la Suisse de toute partie du programme sont faibles.
Si l’UE a envie de faire jouer ses muscles dans ses relations avec la Suisse, elle se battra pour le commerce ou l’accès au marché de l’UE pour les négociants en actions suisses, a déclaré Cenni Najy, du Forum suisse pour la politique étrangère Foraus. «En outre, je pense que la Commission a maintenant reconnu que cibler une population qui est largement pro-UE n’est pas une idée brillante», a-t-il déclaré.
Croissance d’UniDistance
UniDistance, la seule université en ligne de Suisse reconnue par la Confédération depuis 2004 connaît un nombre croissant d’inscrit-e-s. Depuis sa reconnaissance officielle, les étudiants sont passés de 550 à 1719 et chaque année, ils augmentent en moyenne de 10%. Un succès qui reflète les parcours professionnels de moins en moins linéaires.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2019
24Jan2019
Politique des hautes écoles
À Bâle, une initiative pour donner des droits fondamentaux aux primates est jugée recevable
En janvier 2018, le Parlement de Bâle-Ville avait jugée irrecevable l’initiative populaire pour l’inscription des droits fondamentaux des primates dans la constitution cantonale, estimant qu’accorder ces droits à des êtres non humains contredisait le droit fédéral. Les initiant·e·s avaient alors fait recours au Tribunal administratif de Bâle-ville, lequel leur a donné raison le 15 janvier dernier. Les bâlois se prononceront donc finalement sur cette initiative, qui vise à combler des lacunes de la loi suisse sur la protection des animaux; selon les initiant·e·s, la législation actuelle permettrait d’effectuer sur des primates des expérimentations provoquant d’«atroces souffrances». La droite s’oppose au texte en raison de ses conséquences pour le pôle des sciences de la vie.
L’Université de Bâle bannira les voyages universitaires inférieurs à 1000 km
Afin de limiter son empreinte carbone, l’Université de Bâle proscrira les trajets en avion pour les voyages universitaires dont la distance n’excède pas 1000 km. La mesure, proposée par un petit groupe d’étudiant·e·s, ne concernera que les sorties organisées par l’université pour les étudiant·e·s mais pas les déplacements professionnels des chercheur·euse·s. Les modalités d’application restent néanmoins à définir, notamment si le vol en avion est moins cher que le train. Une forme de subvention pourrait alors être envisagée pour que le coût final du transport ne soit pas plus élevé pour les étudiant·e·s. Si l’Université de Bâle est pour l’instant la seule de Suisse à avoir pris une mesure contraignante, la plupart des autres universités et hautes écoles étudient actuellement de près la question de la réduction de leur empreinte carbone.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2019
23Jan2019
Politique des hautes écoles
Implication des milieux académiques dans la révision du droit d’auteur
La révision de la loi sur le droit d’auteur (LDA), actuellement en discussion à la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) du Conseil des États, mobilise les milieux académiques. Ceux-ci revendiquent une nouvelle disposition législative, le droit de publication secondaire. Ceci permettrait aux auteur·e·s de travaux de recherche de les publier une seconde fois en libre accès, sans devoir s’acquitter de droits importants auprès de la maison d’édition. Si Angelika Kalt, Directrice du Fond national suisse (FNS), déclare que l’absence d’une telle disposition est en contradiction avec la stratégie d’«Open Access» de la Confédération, les maisons d’édition craignent de perdre des ressources financières. En réponse, swissuniversities a proposé de fixer un délai législatif avant l’autorisation d’une seconde publication. La a CSEC se prononcera le 12 février.
La directrice de la HES de Suisse occidentale affirme l’importance des réseaux européens
La Rectrice de la Haute École spécialisée (HES) de Suisse occidentale, Luciana Vaccaro, explique l’importance pour les HES d’être en lien avec les réseaux européens et s’interroge sur l’avenir de la formation et de la recherche helvétiques suite aux discussions sur l’accord-cadre avec l’Union européenne. Soulignant les difficultés que l’établissement a connues après le vote en 2014 sur l’initiative UDC «contre l’immigration de masse», elle affirme craindre «une lassitude de nos interlocuteurs [européens]» dans les négociations.
Détaillant l’implication de la HES «dans 24 projets européens [de recherche] depuis 2014, pour une somme de 11 millions de francs», Luciana Vaccaro déclare : «perdre cette ouverture, cette respiration, reviendrait à faire moins bien notre travail». Par ailleurs, les échanges estudiantins représentent également une ressource importante pour l’école, «la HES-SO [étant] la haute école de Suisse qui fait le plus grand usage d’Erasmus+, en nombre d’étudiants qui partent».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2019
22Jan2019
Politique des hautes écoles
Les sciences économiques, un milieu particulièrement hostile pour les femmes ?
Une seule femme figure dans le «classement d’économistes les plus influents de Suisse 2018» de la Neue Zürcher Zeitung. La Professeure d’économie à l’Université de Saint-Gall Monika Bütler explique: «il y a des préjugés implicites à l’encontre des femmes expertes» et les critiques se porteraient davantage sur elles et seraient plus personnelles. Contrairement aux sciences de la nature ou de l’ingénierie, où la proportion de femmes est en augmentation, celle en sciences économiques est restée inchangée depuis les vingt dernières années. Par ailleurs, les femmes économistes en Suisse gagnent significativement moins d’argent que leurs collègues masculins.
La question du financement des études pour les parents retraités
Les Suisses ont des enfants de plus en plus tard et toujours davantage de parents d’étudiant·e·s sont à la retraite. Ceci s’ajoute à la tendance à l’allongement de la durée des études supérieures, ce qui pèse sur le financement des frais de scolarité de formation tertiaire des enfants. Selon Anne-Pascale Collaud, responsable du service de consultation et d’accompagnement social chez Caritas Fribourg, la situation «devient réellement problématique» lorsque cet enfant atteint 25 ans. À ce moment-là, les prestations complémentaires touchées pour financer la formation de l’enfant tombent, perte à laquelle s’ajoute la fin des déductions fiscales pour enfant à charge suivant des études.
L’Unil dans les médias
Un examen fait l’objet d’une enquête à la Faculté des hautes études commerciales de l’UNIL
Un examen à la HEC Lausanne du vendredi 18 janvier 2019 contenait les mêmes questions d’un examen en 2017. Les quelque 140 étudiant-e-s concerné-e-s ne recevront pas leur note avant la fin d’une enquête interne.
Revue de presse UNIL 22 janvier 2019
21Jan2019
Politique des hautes écoles
Les activités accessoires des professeur·e·s, une chance pour les universités ?
L’exercice d’activités accessoires par des professeur·e·s de l’Université de Saint-Gall (HSG) a fait l’objet d’une importante attention médiatique, en raison de liens d’intérêts jugés problématiques. Cependant, de nombreuses universités et hautes écoles soulignent l’avantage que représente l’exercice d’activités accessoires pour créer des liens avec la société. Selon swissuniversities, la possibilité pour les enseignant·e·s-chercheur·euse·s d’exercer une activité accessoire représente «une valeur ajoutée significative pour l’institut universitaire concernée».
Suite au rapport de la Commission de Contrôle fédéral des finances, estimant les risques liés aux activités secondaires sous-estimés, swissuniversities a émis en 2016 de nouvelles recommandations et nombre d’universités helvétiques ont adapté leurs règlements. Cependant, il y a de fortes disparités quant à la gestion de l’information (accès public, proportion et nature des activités accessoires). Le mode de rémunération et le versement d’une partie des gains à l’établissement varie également beaucoup.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2019
18Jan2019
Politique des hautes écoles
Changements de gouvernance à l’Université de Saint-Gall
Mercredi (16.01.2019), le Conseil de l’Université de Saint-Gall (HSG) a déposé une plainte pénale contre le Professeur Peter Sester, accusé d’irrégularités dans ses relevés de dépenses. Par ailleurs, l’université l’a relevé de toutes ses autres fonctions avec effet immédiat. Deux autres conférenciers-ières qui ne sont pas nommés font l’objet d’une procédure disciplinaire dans la même affaire. Cette affaire fait partie d’une série d’autres incidents et a soulevé des questions sur l’indépendance de l’enseignement et de la recherche. La HSG a pris de mesures, par exemple en interdisant des mandats secondaires au rectorat. Ce règlement est quasi unique en Suisse. De plus, une nouvelle base de données des activités accessoires des professeur-e-s sera librement accessible. Seules les universités de Zurich, Berne et Bâle rendent les activités accessoires publiques.
La Suisse négligerait ses vastes collections de sciences naturelles
Elles concilient bébé et études à l’Université
Deux étudiantes fribourgeoises témoignent comment elles parviennent à allier études avec leur rôle de jeune maman. Pour elles, ce qui manquerait à l’université pour les jeunes parents, ce ne sont pas des salles d’allaitement ou d’autres infrastructures, mais des renseignements officiels et regroupés quant aux possibilités qui existent, notamment le fait de partager avec d’autres étudiants dans le même cas serait aussi apprécié. «Des réponses officielles permettraient de gagner beaucoup de temps. L’avantage d’un groupe de parents serait de montrer qu’il est tout à fait possible de concilier études et vie de famille.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 janvier 2019
17Jan2019
Politique des hautes écoles
«Groundbreaking deal makes large number of German studies free to public»
Il y a trois ans, un groupe de bibliothèques, d’universités et d’instituts de recherche allemands se sont associés sous le nom « Project DEAL » pour forcer les trois plus grands éditeurs scientifiques à proposer un tout nouveau type de contrat. En échange d’une somme forfaitaire annuelle, ils voulaient un accord à l’échelle nationale pour que les articles d’auteurs allemands puissent être lus librement dans le monde entier, tout en donnant aux chercheurs allemands l’accès à tous les contenus en ligne des éditeurs. Le 15.01.2019, ce consortium a signé un accord avec la maison d’édition Wiley. Pendant trois ans, les scientifiques de plus de 700 établissements universitaires pourront accéder à toutes les revues universitaires de Wiley’s depuis 1997 et publier en libre accès dans toutes les revues de Wiley’s. La cotisation annuelle sera basée sur le nombre d’articles qu’ils publieront dans les revues Wiley. Cela dit, le prix devrait être à peu près le même que celui que les instituts allemands ont payé à Wiley en frais d’abonnement jusqu’à présent. Robert-Jan Smits, le Commissionnaire européen qui est l’architecte du Plan S, salue cet accord «impressionnant».
Bernhard Ehrenzeller élu futur recteur à l’Université de Saint-Gall
Bernhard Ehrenzeller, a été élu hier par le sénat et le conseil de l’université pour le poste de recteur à l’Université de Saint-Gall (HSG). Âgé de 65 ans, il prendra la succession de Thomas Bieger en 2020. Concernant la médiatisation régulière de la HSG dans la presse sur des affaires de dépenses, d’activités accessoires et de liens d’intérêt, il souhaite sortir de ces épisodes négatifs pour concentrer à nouveau les tâches de l’institution sur l’enseignement, la recherche et la formation continue. Enfin, il affirme : «je pense que nous sommes une organisation d’experts indépendante et crédible et que nous sommes considérés comme telle».
Un professeur s’exprime sur le «politiquement correct» dans les universités
Hans Ulrich Gumbrecht, Professeur émérite de littérature à l’Université de Stanford, considère que les idéaux «originels» de l’université seraient en danger et dénonce une transformation des institutions académiques en «agences de régulation des comportements». Retraçant l’émergence des universités depuis le Moyen-Âge, il juge que le prestige des universités se serait terni et met en cause une évolution des objectifs de celles-ci.
Il estime en effet que la fonction de rationalisation et d’expérimentation promu par l’idéalisme allemand des Lumières et motivé par la recherche de connaissances aurait été tronquée par l’imposition de normes, ainsi que la construction d’un «politiquement correct». Ceci préviendrait la prise de risques et l’imprévisibilité, moteur de l’innovation selon Gumbrecht, ce qui aurait pour effet d’handicaper l’université dans sa tâche. Selon lui, ce phénomène serait le résultat d’un contexte culturel d’égalitarisme, que les sciences sociales auraient notamment contribué à importer dans le domaine scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2019
16Jan2019
Politique des hautes écoles
Grève des femmes dans le Canton de Vaud: pas d’examens, ni de congé général
À l’occasion de la grève des femmes prévue le 14 juin, deux députés vaudois ont attiré l’attention sur la date, intervenant en pleine session d’examens. La conseillère d’Etat Cesla Amarelle a expliqué que le Département de la formation était intervenu auprès des directeur·trice·s d’école et leur avait demandé, «dans la mesure du possible», de ne pas prévoir d’examens écrits et oraux ce jour-là. Le Canton s’est également enquis d’éventuelles dispositions prévues par les Hautes Ecoles et leur a recommandé de prendre en compte cette contrainte supplémentaire. Ce devrait être le cas à la HEP (pédagogie) et à la HESAV (santé), la direction de l’Université de Lausanne y étant aussi favorable. La concrétisation dépendra toutefois des contraintes et limites organisationnelles.
En revanche, aucun congé général au personnel de l’administration cantonale n’est prévu, la grève s’inscrivant dans un cadre national et ne correspondant pas à un conflit de travail avec l’État de Vaud.
L’Université de Genève investit pour la physique et les mathématiques
L’Université de Genève (UNIGE) veut se positionner comme un campus de pointe pour la physique et les mathématiques et prévoit la construction d’un nouveau bâtiment servant de pôle à ces deux disciplines pour 2028. Situé près de Sciences II, ce Centre des sciences physiques et mathématiques (CSPM) permettra de regrouper les activités de facultés actuellement dispersées sur plusieurs sites. Concernant une concurrence avec l’EPFL, le Recteur Yves Flückiger affirme : «nous collaborons très bien avec l’EPFL, avec laquelle nous pensons créer un institut en mathématiques».
Le CERN projette la construction d’un tunnel de 100 km pour remplacer l’actuel accélérateur de particules
L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a présenté un projet pour remplacer l’actuel accélérateur de particules, le LHC (Grand collisionneur de hadrons) construit il y a plus de dix ans et d’une longueur 27 km, par un Futur collisionneur circulaire (FCC) d’une circonférence de 100 km. Le FCC, capable de fournir une puissance dix fois supérieure à celle développée dans le LHC, deviendrait alors le plus puissant collisionneur jamais créé et offrirait aux scientifiques des possibilités exceptionnelles, pouvant jouer selon le CERN un rôle crucial dans la compréhension de l’univers. Le Conseil du CERN doit encore trancher s’il souhaite financer ce projet. Un projet similaire est en cours en Chine et certain·e·s estiment que d’autres grands projets de recherche seraient plus sûr du point de vue du rendement de la science.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 janvier 2019
15Jan2019
Politique des hautes écoles
Est-ce que la suisse ne forme toujours pas assez de spécialistes dans le domaine de la santé ?
Heinz Locher, économiste de la santé, estime que la Suisse serait trop dépendante du personnel étranger dans le domaine de la santé et les efforts faits pour augmenter le nombre de médecins insuffisants. D’après lui, il ne faudrait pas seulement remplacer la génération de médecins actifs en Suisse actuelle mais doubler, voire tripler ses effectifs. Il propose également de segmenter les tâches prises en charge par les médecins pour qu’elles puissent être effectuées par d’autres catégories professionnelles.
Selon la Fédération des médecins suisses (FMH), près de 18% des médecins exerçant en Suisse possèdent un passeport allemand. Le ministre de la Santé allemand Jens Spahn réfléchit sur une réglementation au niveau de l’Union Européenne contre le débauchage de spécialistes dans certaines professions selon le modèle de l’Organisation mondiale de la Santé.
L’EPFL se dote d’une directive sur les voyages et les cadeaux
L’EPFL a validé de nouvelles directives visant à donner un cadre clair aux cadeaux, voyages et autres invitations que ses collaborateur·trice·s ont le droit d’accepter. Concernant l’acceptation d’avantages et d’invitations, la consigne indique de «refuser les invitations susceptibles de restreindre leur indépendance». Interdiction est également faite d’accepter toute somme en liquide, ainsi que des cadeaux dont la valeur excède 200 francs. Bien que des exceptions puissent être faites si un cadeau ne peut être refusé par usage social ; il devra cependant dans ce cas être remis au General Counsel pour décider de son usage, mais toujours au profit de l’EPFL.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2019
14Jan2019
Politique des hautes écoles
Europe et gestion du mobbing, le nouveau Président de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich présente ses priorités
Joël Mesot, qui dirige depuis début janvier l’École polytechnique fédérale de Zurich, a affirmé la nécessité pour la recherche helvétique d’un contexte stable. Estimant que «pour la Suisse, il n’y a pas d’autre voie que de développer l’éducation et la recherche» et souligne l’importance de collaborations internationales dans le domaine scientifique.
Quant à ses priorités, il souhaite mettre en place des cours de gestion pour les professeur·e·s, notamment pour faire face aux problèmes de mobbing. Favoriser la diversité figure également à son programme avec l’objectif d’augmenter la proportion de professeures et la création de bourses pour encourager les échanges linguistiques entre régions alémanique et romande.
En Suisse, des universités prennent des mesures pour réduire l’usage de l’avion
De plus en plus d’écoles s’interrogent sur leur bilan carbone et la manière de le réduire. A Bâle, l’Université a décidé de limiter les vols de moins de 1000 km. Cette mesure concerne actuellement les voyages d’études, quand il existe une autre solution «supportable» par le rail et ne s’applique pour l’heure pas aux professeur·e·s se rendant à des congrès. À Lausanne également, l’EPFL a mené une étude montrant qu’un tiers de ses émissions de CO2 étaient produites par les vols en avion. Luca Fontana, spécialiste en mobilités durables à l’EPFL, explique toutefois que deux autres études sont en cours «pour mieux comprendre les raisons des voyages et les besoins des chercheurs, et […] savoir s’il existe une corrélation entre les voyages en avion et les performances académiques des chercheurs». L’Université de Genève prépare également un bilan de ses émissions avant de proposer des changements.
Partout en Suisse, des étudiant·e·s se mobilisent pour une grève sur le climat
Des gymnasien·e·s, universitaires et apprenti·e·s se préparent à défiler dans une dizaine de villes suisses le 18 janvier et lors d’une manifestation générale le samedi 2 février afin d’exprimer leur inquiétude pour le climat. La mobilisation sur les réseaux sociaux annonce pour l’instant près de 2’500 personnes à Lausanne et le mouvement a gagné toutes les régions de Suisse. Plusieurs revendications ont été adressées par des délégations d’activistes aux autorités municipales, cantonales et fédérales, telles que sortir des énergies fossiles, atteindre zéro émission de gaz à effet de serre d’ici à 2030 ou proclamer un état d’urgence climatique national. Si la majorité des établissements se montrent plutôt tolérants envers le mouvement, il est n’est pas certain que le motif de grève sera considéré comme une excuse valable pour manquer des cours.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 janvier 2019
11Jan2019
Politique des hautes écoles
La formation pour imams de l’Université de Genève ne sera pas reconduite en 2019
Le projet-pilote de formation pour imams à l’Université de Genève (UNIGE), entamée en septembre 2017 et destinée à faciliter leur intégration à la culture suisse, a été mise à l’arrêt, faute d’un nombre suffisant de candidat·e·s. Toutefois, l’UNIGE considère l’expérience comme une réussite et attend une décision politique pour continuer l’expérience. Le cursus genevois a en effet suscité de l’intérêt dans d’autres cantons et des discussions sont en cours pour la rentrée 2020.
Du côté du Bureau de l’intégration, qui a financé la majeure partie du programme sur des fonds fédéraux, exemptant ainsi les participant·e·s des frais d’études, le bilan tiré est également positif. L’objectif est désormais de mettre en place une formation au niveau romand, plusieurs modèles étant actuellement à l’étude.
Le Canton de Berne approuve des mesures pour améliorer les conditions de travail de la relève académique
En décembre 2018, le Conseil exécutif du Canton de Berne a voté en faveur de plusieurs propositions de la Direction de l’instruction publique pour améliorer le cadre de travail de la relève académique de l’Université de Berne. Il a approuvé une modification de l’ordonnance sur l’Université pour créer de nouvelles catégories de postes et en remplacer d’anciennes. Un des objectifs est de renforcer l’attrait des carrières académiques en les rendant plus planifiables.
À Genève, des étudiant·e·s en droit désespèrent de ne pas trouver de stage
À Genève, les étudiant·e·s en droit peinent à trouver un stage à l’issue de leurs études. Certain·e·s ne parviennent pas à finaliser leur formation, faute de places dans les cabinets d’avocat. Des délais de recherche d’un à trois ans sont courants et la concurrence avec les étudiant·e·s de l’Université de Fribourg accroît encore la difficulté ; le cursus bilingue offert par cette dernière étant apprécié dans le milieu juridique.
Des étudiant·e·s dénoncent le manque de renseignements sur le «caractère déterminant des notes de bachelor» pour trouver une place et font part d’un sentiment d’injustice face à une culture du «réseautage». Enfin, l’exigence croissante du «brevet d’avocats» pour les postes de juristes aurait pour conséquence une académisation de ces professions. Les efforts de l’Université de Genève pour y remédier par la création d’un master spécifique destiné à former des juristes d’entreprises n’a cependant pas suffit pour libérer des places de stages.
Programme de recherche «Horizon Europe» : l’Allemagne opposée à un choix à la carte
Plusieurs membres du gouvernement allemand se sont exprimés à propos de la participation de la Grande-Bretagne au programme de recherche de relève «Horizon Europe» (2021-2027) dans le contexte post-Brexit, soulignant qu’une sélection à la carte des programmes ne serait pas possible, la pratique de cherry picking ne pouvant plus être tolérée. Bien que le gouvernement allemand n’ait pas encore émis de position officielle, sa participation au budget européen pour la recherche et le développement est élevée et lui confère un pouvoir de décision important, ce qui pourrait également avoir des conséquences sur le statut d’exception de la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 janvier 2019
10Jan2019
Politique des hautes écoles
Les diplômé·e·s universitaires de Suisse sont les plus employables en comparaison internationale
Selon le classement de Times Higher Education «Globlal University Employability Ranking», la Suisse produit des diplômé·e·s universitaires qui sont «de loin» les plus employables du monde. Laurent Dupasquier, Directeur associé d’Emerging, a déclaré que des pays comme la Suisse, «qui ont tendance à avoir une approche très vocationnelle dans leur cursus» ou une coopération étroite avec l’industrie, ont tendance à faire mieux dans l’indice «que certains pays qui semblent traditionnellement dominer le classement mondial».
Genève: manque d’enseignant·e·s formé·e·s pour l’école secondaire
Le Département de l’instruction publique de Genève peine à recruter des enseignants. «La situation actuelle résulte d’une politique très prudente du département dans le domaine des prévisions des besoins», analyse Isabelle Mili, Directrice de l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). Elle relève que les quotas d’admission ont été relevés de 32% à la rentrée 2018 et qu’une augmentation est à nouveau prévue pour 2019.
Le rapport sur les inégalités scolaires du Conseil suisse de la sciences fortement critiqué
L’hebdomadaire Die Weltwoche considère d’un œil critique le rapport récemment publié par le Conseil suisse de la science (CSS) portant sur les inégalités du système éducatif suisse. Ce dernier dénonce une «vision libérale-conservatrice de l’égalité des chances» qui renforcerait les inégalités sociales par la comparaison et par une «idéologie de la performance». Selon le journal, beaucoup de mesures d’accompagnement et d’exceptions seraient au contraire prises afin d’accommoder la diversité de situations des élèves en Suisse.
Condamnant sévèrement les propositions du CSS visant à favoriser la mixité sociale telles que la suppression de la sélection scolaire ou l’introduction de quotas d’enfants de milieux défavorisés au gymnase, l’hebdomadaire considère que ces mesures encourageraient un nivellement vers le bas ainsi l’inscription en écoles privées. Enfin, le CSS dévaloriserait l’apprentissage et les hautes écoles par une vision académiste de la société en consacrant le diplôme universitaire comme la meilleure formation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2019
9Jan2019
Politique des hautes écoles
Un colloque sur la laïcité suscite la controverse à la Haute École du travail social de Genève
La semaine prochaine, la Haute École de travail social (HETS) accueillera un colloque public animé par des étudiant·e·s de l’école, pour lesquel·le·s la compréhension de la laïcité ne permet plus de véhiculer le concept de liberté individuelle. À un mois du scrutin sur la loi sur la laïcité, l’Association suisse vigilance islam dénonce une «nouvelle offensive islamique», estimant que «le but de cette manifestation est de faire accepter que les professionnelles du travail social puissent porter le voile» et craignant que la présence de la directrice ne cautionne ce message.
Joëlle Libois, directrice de la HETS, déclare au contraire : «les travailleurs sociaux doivent être outillés. Il est important de débattre de ces questions peu abordées alors que les professionnel·le·s y sont confrontés tous les jours. Ce colloque fait partie d’un module en communication dans le cadre duquel les étudiants travaillent sur la religion, il n’a rien à voir avec l’islamisme!».
L’adoption du Plan S en discussion sur le continent africain
L’Afrique du Sud pourrait rejoindre le Plan S pour le libre-accès, le Président-directeur général des Universities South African Ahmed Bawa ayant déclaré ne voir «aucune contradiction claire» entre celui-ci et l’initiative pour l’Open Access mise en place pour 2020 par le pays. Selon lui, «le modèle actuel enracine les inégalités. Nos universités historiquement blanches peuvent à peine se permettre le modèle d’abonnement ; pour nos universités historiquement noires, c’est presque impossible».
Il souligne cependant que la question des frais de publication est essentielle et qu’il s’agit encore de déterminer s’il y a les ressources suffisantes pour que ceux-ci soient pris en charge par les universités et les fonds participants. Ahmed Bawa affirme que cette problématique se pose également pour d’autres pays africains, qui ne pourront déterminer s’il est financièrement soutenable de changer de modèle qu’une fois que les modalités de financement auront été annoncées.
Zurich dévoile un projet d’infrastructures ambitieux pour la recherche et l’enseignement
La ville de Zurich a annoncé un plan de construction ambitieux afin de conserver sa réputation dans le domaine de la recherche et de l’enseignement. Les investissements sont prévus en trois étapes jusqu’en 2020 et les projets, développés notamment par le renommé bureau d’architecture bâlois Herzog & Meuron, ont été mené conjointement par la ville et le canton de Zurich, ainsi que les Hautes Ecoles (Ecole polytechnique fédérale et Université) et l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ).
De nombreux instituts devraient être regroupés thématiquement afin de dégager des synergies et éviter l’éparpillement. La Faculté de médecine verrait ses espaces augmenter et l’Hôpital universitaire pourrait être doté de deux nouveaux bâtiments. Cependant, des recours ont d’ores et déjà été déposés par des riverain·e·s et le recteur de l’Université Michael Hengartner a affirmé que l’octroi du crédit pourrait faire l’objet d’une votation. L’ensemble du processus, qui compte plusieurs étapes, s’élève à plusieurs milliards de francs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 janvier 2019
8Jan2019
Politique des hautes écoles
Synergies entre EPFL et HES-SO Valais
Depuis l’installation en 2014 d’une antenne de l’EPFL au Valais, des synergies se forment, notamment avec la HES-SO Valais.
«Le meilleur moyen pour le canton de soutenir l’innovation serait d’allouer un montant supplémentaire qui ferait office d’impulsion pour les projets de collaboration», soutient François Seppey, directeur de la HES-SO Valais. Cette idée, partagée par de nombreux professeurs, Christophe Darbellay la connaît bien, mais «aucune décision n’a été prise pour l’instant. Cette discussion sera reprise une fois le Campus [Energypolis] opérationnel».
Où en est le Plan S pour l’Open Access ?
Le Plan S pour l’Open Access réunit actuellement seize fonds de treize pays et continue de s’élargir : en décembre, la Chine a exprimé son soutien et ce mois-ci, un fonds national pour la recherche en Afrique devrait se joindre au projet, l’Inde s’étant également montrée intéressée. Cependant, les fonds états-uniens, canadiens et russes ont déclaré ne compter pas changer de modèle.
Or si le plan S échoue à croître davantage, il pourrait devenir un projet divisant le système actuel en ne s’appliquant qu’à un faible pourcentage des articles scientifiques publiés dans le monde. Des pays tels que l’Allemagne ou l’Espagne ont fait part de leurs hésitations. L’application du Plan S dans le programme cadre Horizon Europe pourrait avoir un signal fort pour les pays qui hésitent encore à y adhérer.