L’EESP devient aujourd’hui la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL). Sa nouvelle identité exprime mieux son positionnement de haute école vaudoise de type HES, au sein de la HES-SO, en Suisse et sur le plan international.
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20Fév2020
Politique des hautes écoles
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 février 2020
19Fév2020
Politique des hautes écoles
Le Rectorat de l’UNIGE intègre une directrice chargée des centres interfacultaires
Sous-représentés jusqu’ici au sein de la direction de l’Université de Genève, les centres interfacultaires ont désormais une directrice au Rectorat. Professeure d’économie, Céline Carrère s’apprête à mener une réflexion sur la gouvernance des centres, et plus généralement, sur l’interdisciplinarité.
Une charte commune pour les hautes écoles genevoises
Suite à une modification de la loi sur la Haute école spécialisée de Suisse occidentale Genève (HES-SO Genève), le Conseil d’État a décidé de constituer un Comité d’éthique et de déontologie (CED) commun à l’UNIGE et à la HES-SO Genève. Celui-ci sera dorénavant chargé d’examiner les questions relevant de ses compétences dans les deux institutions.
Libre accès aux données de la recherche : bilan positif après deux ans
«Toute personne qui reçoit un financement du FNS doit mettre ses données de recherche à la disposition du public, à moins que des raisons légales ou éthiques ne s’y opposent. Un rapport présente comment les scientifiques se sont acquittés de ces exigences. […] « Il est très satisfaisant de constater qu’une grande partie des plans de gestion des données sont déjà de bonne qualité, peu après l’entrée en vigueur de la nouvelle politique », déclare Lionel Perini, membre du groupe de travail « Open Research Data ».»
Des universitaires britanniques surveillés sur les réseaux sociaux
Les universités sont confrontées à la tâche difficile de défendre un puissant droit à la liberté académique et de prendre des mesures énergiques lorsqu’un individu va trop loin, en particulier s’il se livre à des attaques personnelles.
Dans son enquête, The Guardian a rencontré plusieurs universitaires, persuadés que leurs comptes Twitter ou Facebook sont surveillés par leur université. Plusieurs auraient reçu des demandes explicites de suppression de message peu élogieux de la part de leur établissement.
Le président du Conseil de l’Europe tente de limiter les coupes budgétaires d’Horizon Europe à 3 milliards d’euros
L’Europe se trouve dans une impasse entre les États membres les plus riches, qui veulent dépenser moins pour l’UE, et les pays les plus pauvres, déterminés à empêcher les coupes dans les fonds de cohésion, qui sont destinés à aider leurs économies à rattraper leur retard. Pour satisfaire les deux parties, le plan budgétaire du président du Conseil de l’Europe Charles Michel prévoit des coupes d’Horizon Europe à 3 milliards d’euros. Le budget de ce programme de recherche européen serait toujours plus important que celui de son prédécesseur Horizon 2020.
«Sexisme, «boys club» et plafond de verre: les universités suisses continuent de sacrifier les femmes»»
A l’occasion de la Journée internationale des femmes et filles de sciences le 11 février, Heidi news revient sur les raisons pour laquelle il y a un faible nombre de femmes qui suivent une carrière académique en Suisse, un phénomène souvent nommé «leaky pipeline».
Depuis 2000, les universités ont reçu des fonds fédéraux pour développer l’égalité des chances entre hommes et femmes. «Pourtant, même si l’on revient de loin […], force est de constater que les changements sont très lents.» Selon une étude sur les obstacles à la progression des chercheuses à l’Université de Genève, les barrières ne viennent pas des femmes elles-mêmes, mais de leur environnement : l’université serait encore largement un «boys club», profondément imprégnée de préjugés sexistes, où les hommes s’entraident davantage, et le système académique serait hostile envers la maternité.
Selon un rapport du SEFRI (2018), les universités se sont longtemps montrées «très réticentes» à établir des objectifs chiffrés. Les auteurs constatent que les buts fédéraux concernant le nombre de professeures sont restés une indication «très abstraite» au sein des institutions, et les mesures concrètes pour y parvenir «largement floues».
L’article relève notamment sur les questions «pourquoi le changement est si long» et quelles sont les revendications actuelles.
Par ailleurs, dans la stratégie 2021-2024 de swissuniversities, l’égalité entre hommes et femmes ne figure plus comme programme fédéral à part entière. La thématique sera «probablement intégrée à un volet qui porte sur la diversité au sens large, et recevra donc beaucoup moins de financements qu’au cours de ces vingt dernières années.»
Le politiquement correct sur les campus américains – une forme de terrorisme?
Pour Katia Rost, Sociologue à l’Université de Zurich, le politiquement correct dans les universités américaines devient discriminatoire et contribuait de manière significative à la radicalisation de la société. «Aujourd’hui, certains moyens me rappellent plutôt le terrorisme moderne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 février 2020
18Fév2020
Politique des hautes écoles
La Suisse forme-t-elle trop de chercheur-e-s?
Débat entre Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE, président de swissuniversities, Ola Söderström, président de la division Sciences humaines et sociales du FNS, Verity Elston, responsable conseil en carrières, doctorat et postdoctorat au Graduate Campus de l’UNIL, et Céline Guérin, docteur en neurosciences, sur la question s’il y a trop de doctorant-e-s en Suisse, si leur encadrement est d’une qualité suffisante et s’il y a besoin de ces personnes hautement spécialisées sur le marché de travail.
Verity Elston estime que les compétences acquises pendant le doctorat sont reconnues sur le marché de travail, et que ce profil est de plus en plus recherché.
Quant à la pression de publier que ressentent beaucoup de chercheur-e-s (le «publish or perish»), Ola Söderström explique que le FNS est considéré pionnier, en mettant en place l’application de la Déclaration de San Francisco, qui vise à sortir d’une logique purement quantitative où c’est le facteur d’impact qui est le critère d’évaluation d’une personne lors d’un recrutement au profit d’une évaluation qualitative de la recherche par des pairs.
Yves Flückiger avance qu’il faudrait dès le départ du doctorat expliquer «les règles du jeu» d’une carrière académique, mais que les directeurs-trices de thèse devraient également «être plus présent» et se sentir plus responsables du devenir de leur docorant-e-s. Par ailleurs, il juge qu’il serait intéressant de mieux valoriser le succès des ancien-ne-s doctorant-e-s encadrés par les directeurs-trices. Il faudrait, par ailleurs, songer à limiter le nombre de doctorant-e-s par professeur-e suite à une sélection au départ plus stricte, comme cela se fait par exemple à l’Institut d’études politiques de Paris. En réponse, Ola Söderström dit que la Suisse ne forme pas trop de cheurcheur-e-s, mais qu’il vaudrait la peine de mettre en place un mentorat des doctorant-e-s par des personnes qui ne sont pas leurs supérieur-e-s hiérarchiques. En outre, selon lui, il n’y a pas encore assez de «postes intermédiaires» stables du type «tenure track».
- employabilité des diplômé·e·s
- conditions de travail
- publish or perish
- formation – doctorant·e·s
- orientation professionnelle
«Dans les universités suisses, huit chercheurs sur dix n’ont pas de contrat fixe»
A l’occasion de l’émission Forum sur la question «La Suisse forme-t-elle trop de chercheurs?», Heidi a rediffusé un article initialement publié le 23 septembre 2019, qui constate un nombre croissant de doctorant-e-s formés en Suisse, «ce qui accroît la pression sur le système et accentue la précarité.» En 2018, l’Académies suisses des sciences avait déjà identifié trois mesures prioritaires:
- Définir et proposer davantage d’emplois à durée indéterminée dans le système académique, hors emplois de professeurs.
- Sélectionner plus tôt et encourager de manière ciblée les scientifiques qui semblent les plus destinés à une carrière académique.
- Augmenter le nombre de chaires pour la relève avec tenure track.
Les universités n’auraient pas pris position sur ce rapport. L’article résume «lors qu’elles ne rencontrent pas de problème de relève, les institutions scientifiques suisses ont-elles intérêt à revoir leur fonctionnement?»
Nouvelles taxes pour les examens à l’Université de Fribourg
L’Université de Fribourg fait payer des taxes pour examens pour couvrir les frais d’organisation. Les frais diffèrent selon les facultés, mais peuvent se monter jusqu’à 180 francs annuelles. La rectrice Astrid Epiney souligne que le financement public de l’Université de Fribourg n’est pas comparable à celui d’autres universités cantonales, comme l’UNIL. Par ailleurs, elle constate que la hauteur des taxes supplémentaires n’a aucune influence sur le choix de l’université des étudiant-e-s, le coût de la vie étant beaucoup moins cher à Fribourg qu’à Lausanne et Genève.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 février 2020
17Fév2020
Politique des hautes écoles
Des chercheur-e-s à l’Université de Zurich se sentent exploité-e-s
Selon un récent sondage du journal d’étudiant-e-s Etü, 75% des chercheur-e-s du corps intermédiaire de l’Institut historique de l’Université de Zurich doivent travailler plus que convenu dans leurs contrats et la moitié se sent exploitée. Les sondé-e-s auraient confirmé travailler près d’une journée par semaine sans rémunération. L’Université de Zurich ne voit pas un besoin d’action: «les emplois des doctorant-e-s se font selon un modèle éprouvé depuis des années».
Selon l’OFS, le corps intermédiaire en Suisse est employé entre 45% et 93%, selon les universités. Elevé dans les EPF, et bas dans les universités de Saint-Gall et Lucerne. Le pourcentage en sciences naturelles est plus haut qu’aux sciences humaines et sociales.
Mathieu Fleury quitte la Haute École de musique (HEMU)
Le Directeur de La Haute Ecole de musique Vaud-Valais-Fribourg et Conservatoire de Lausanne (HEMU – CL) a annoncé le départ d’ici à la fin de l’année académique du directeur administratif, Mathieu Fleury.
Martin Vetterli confirmé à la tête de l’EPFL
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 février 2020
14Fév2020
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 février 2020
13Fév2020
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 février 2020
12Fév2020
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 février 2020
11Fév2020
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 février 2020
10Fév2020
Politique des hautes écoles
Bachelor privé de la Buisness School Lausanne (BSL) non reconnu en Suisse
L’Université privée BSL est attaquée en justice pour avoir proposé et fait la publicité d’un cursus de bachelor sans vérifier si celui-ci était reconnu par les universités publiques suisses. La plaignante, une étudiante ayant réussi ce bachelor s’est vue refuser l’entrée en master aux Universités de Neuchâtel et de Fribourg. Si le directeur concède ce qu’il considère comme une erreur, il n’accepte pas d’être attaqué par procédure pénale. L’Université privée a fait recours à sa condamnation.
Agression sexuelle à l’EHL, quels moyens de prévention ?
Alors que son nombre d’élèves ne cesse de grimper, une agression sexuelle a eu lieu dans une chambre du campus de l’École hôtelière de Lausanne (EHL). Bien que l’institution ait veillé à ce que l’affaire ne soit pas trop ébruitée, les faits suscitent quand même quelques réflexions. Avec la forte hausse du nombre d’étudiant·es de l’EHL, ne faudrait-il pas mettre en place des campagnes de prévention? Il existerait déjà des ateliers de sensibilisation et d’information, élaborés avec la fondation genevoise Non-Violence, auxquels 100% des étudiant·es devraient à terme participer. Des sanctions sont en outres prévues, répond l’EHL.
Tour d’horizon de l’avenir des hautes écoles suisses
Un journaliste de la NZZ fait un tour d’horizon du milieu académique suisse.
- L’Université de Zurich connaîtra d’abord un changement de recteur·ice. À la recherche d’excellence et d’innovation, l’Université aimerait s’établir comme centre de compétence en termes de digitalisation, notamment à travers le projet «Digital Society Initiative». L’encouragement de la relève académique, la diversité et l’égalité des chances seront ses principaux défis.
- L’EPFZ fera face au problème du manque de relève féminine. À cela s’ajoutent le projet «rETHink» – qui repense les structures de l’institution – et la hausse du nombre d’étudiant·es. Ses projets phares sont le Cybathlon et l’ouverture prochaine de deux bâtiments.
- L’EPFL prévoit de consolider sa place et d’investir davantage dans des solutions aux besoins de la société.
- Pour sa part, l’Université de Saint Gall va oeuvrer pour garder le même niveau d’excellence malgré la hausse du nombre d’étudiant·es et fait face à la révision de la loi sur l’Université.
- Après s’être concentrée sur les deux mandats académiques classiques que sont la recherche et l’enseignement, la jeune Università della Svizzera italiana se concentrera sur les besoins de la société, notamment en matière de durabilité. Pour attirer plus d’étudiant·es suisse allemand·es, elle analysera les causes de son manque d’attractivité.
Les cantons universitaires «perdants» dans la modification de l’Accord intercantonal universitaire
L’Accord intercantonal universitaire sur la participation des cantons au financement des universités a été revu. Les cantons sans université s’imposent et leur participation au financement de la formation universitaire a seulement été revue de manière «insignifiante». La Directrice de l’Instruction publique de Bâle-Campagne, Monica Gschwind, avait plaidé en vain pour une révision totale, «l’opportunité d’un financement universitaire orienté vers le futur.» Elle indique cependant qu’une sortie de l’accord ne serait pas une option viable, l’accès des étudiant-e-s de Bâle-Campagne à d’autres universités serait «prioritaire».
Désaccord sur les conditions d’association des États-Unis au Programme Horizon Europe
Un haut fonctionnaire américain a fait savoir que l’administration Trump n’acceptera pas les conditions proposées par l’UE pour participer à son grand programme de recherche Horizon Europe. La Commission propose que les pays tiers, y compris des partenaires de longue date comme la Suisse et Israël, ne sortent d’Horizon que les sommes qu’ils y ont engagées, ce qui constitue un changement par rapport à la formule précédente qui voyait certains pays se retrouver avec plus ou moins d’argent qu’ils n’en contribuaient. Le projet de loi Horizon, dont les fonctionnaires des États membres de l’UE doivent commencer à discuter le 10 février, exige également que les partenaires d’Horizon partagent les mêmes valeurs démocratiques – un veto à la Chine – et prévoient un accès réciproque pour les chercheurs de l’UE dans leurs propres programmes nationaux.
Dans sa déclaration, Constance C. Arvis, directrice du Bureau de la science et de la technologie du Département d’État américain, a indiqué que les termes budgétaires ne sont « pas une incitation à s’associer » – terme juridique désignant l’adhésion officielle d’un pays au programme. Les termes proposés ne permettent pas non plus à un associé international d’exercer une quelconque surveillance. « En d’autres termes, nous pouvons payer, mais nous ne pouvons pas décider de l’utilisation qui en est faite », a-t-elle déclaré. En outre, les termes permettraient à la Commission « d’exclure unilatéralement » les pays tiers associés de certains éléments du programme.
Les étudiants suisses préfèrent étudier dans leur langue maternelle
«Rares sont les étudiants suisses qui osent débuter des études dans une haute école située dans une autre région linguistique. Cette tendance est même à la baisse pour les germanophones, qui ne sont plus que 3% à franchir la barrière de rösti en 2018.»
La Suisse dépense plus pour l’éducation que l’UE
«La Suisse dépense beaucoup plus que l’UE pour l’éducation, son deuxième poste budgétaire: 16,5% contre 10,2% du total de l’UE.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 février 2020
7Fév2020
Politique des hautes écoles
La stratégie de l’Université de St-Gall pour embaucher plus de femmes
L’Université de St-Gall s’est donné comme but de passer de 20% de femmes engagées actuellement à 30% en 2025 et ce à tous les niveaux hiérarchiques. Pour atteindre cet objectif, le système des «chasseurs·euses de tête» est employé: à chaque nouvelle place de professeur·e vacante, dix femmes sont identifiées puis invitées à un entretien d’embauche.
L’article revient ensuite sur une polémique, suscitée par l’engagement de l’unique homme s’étant présenté sur quatre personnes.
Entretien: Yves Flückiger élu à la tête de swissuniversities
Dans cet entretien accordé au journal Le Temps, le nouveau président de swissuniversities répond à des questions d’actualité académique. Les relations entre la Suisse et l’Union européenne, entre la société, l’économie et les universités, et entre les universités, hautes écoles et EPF sont passées en revue. Sont ensuite abordés les enjeux de la précarité des doctorant·es et de l’accès libre aux revues scientifiques.
Élu pour trois ans, le premier grand défi d’Yves Flückiger au sein de la faîtière sera de négocier le budget de la période 2021-2024 de l’organisation, lors de son message quadriennal au Parlement fédéral. Il annonce en outre vouloir mettre l’accent sur des questions de durabilité, en privilégiant par exemple des placements durables de l’argent destiné à l’éducation supérieure.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 février 2020
6Fév2020
Politique des hautes écoles
L’Université de St-Gall sera plus stricte quant aux activités accessoires de ses professeur·es
En conséquence des scandales auxquels a fait face l’Université de St-Gall dernièrement, celle-ci a promis davantage de transparence et de contrôles. Or, les critères de contrôle des activités accessoires des professeur·es ne sont pas encore clairement définis. Certaines questions sont encore en suspend: Combien d’engagements externes sont acceptables pour pouvoir travailler à l’Université de St-Gall? Quelles activités extérieures concurrencent voire mettent en danger la capacité d’enseigner? Une commission a été créée au sein de l’Université afin de répondre à ces questions et de trouver des critères appropriés.
Depuis le mois d’août, une plateforme en ligne permet de déclarer les activités accessoires. Ce registre démontre que les professeur·es participent aussi bien à de simples conférences qu’elles·ils font partie de conseil d’administration d’entreprises parfois cotées en bourse (cf. graphiques). Du côté des doctorant·es, elles·ils n’ont droit qu’à un jour d’activité accessoire en plus d’un travail à temps plein. Face aux différentes natures de ces activités accessoires, l’Université préfère travailler au cas par cas.
Une question reste obscure: Une partie des revenus accessoires excédentaires doit-elle être taxée (« rendue »)? Les Universités de Zurich et de Neuchâtel ont déjà répondu à la question: dans la première, les revenus accessoires de plus de 50’000 francs sont taxés à un taux de 10%, alors qu’à Neuchâtel les revenus accessoires de plus de 60’000 francs sont taxés à un taux de 20%. Concernant l’Université de St-Gall, c’est le gouvernement cantonal qui décidera. La nouvelle loi devrait entrer en vigueur en 2023.
La Weltwoche s’attaque à Ulrich Weidmann, Vice-recteur de l’EPFZ
Le journal rapporte le mobbying qu’exercerait le Vice-recteur sur les professeur·es et doctorant·es et revient sur le coût ultra-excédentaire du Science-Life Campus de Bâle géré par l’EPFZ.
Nouveau cursus de formation liant apprentissage et éducation supérieure pour les informaticien·nes
Un projet pilote va être lancé à Berne. L’idée serait de faire déboucher une formation initiale de quatre ans sur une formation supérieure en Haute école. La formation supérieure pourrait alors durer trois ans en cas d’activité professionnelle parallèle ou deux ans à plein temps. Cela permettrait de réduire d’une année la durée de la formation, d’intégrer plus rapidement et durablement les étudiant·es au monde du travail et d’augmenter l’attractivité de l’apprentissage professionnel auprès de jeunes talents. Les trente à cinquante premier·es élèves commenceront ce programme en août 2021.
Dans le cas d’une maturité professionnelle, la première année d’apprentissage suivrait le même modèle qu’actuellement. En deux année, un jour supplémentaire serait consacré à l’obtention de la maturité professionnelle et des cours d’auto-apprentissage seraient dispensés. Les étudiant·es obtiendraient alors leur certificat de maturité en fin de troisième année. La quatrième année ferait ensuite le pont entre apprentissage et formation supérieure.
La Poste, les CFF et Swisscom ont déjà annoncé leur participation au projet et l’administration fédérale voit d’un bon œil le projet, à condition que les jeunes ne soient pas soumis à un contrat d’apprentissage à long terme et qu’une sortie du programme après une année et quatre ans soit possible. Si ce projet-ci ne concerne que les informaticien·nes, les domaines de la santé et de la technique pourraient suivre.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 février 2020
5Fév2020
Politique des hautes écoles
L’Institut suisse de bioinformatique doit 20 millions au Canton de Genève
Les Genevois·es ont accepté en mai 2019 le projet de recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’État de Genève (CPEG). Or, ce projet inclut les affiliés externes de la CPEG, dont fait partie l’Institut suisse de bioinformatique (SIB). Face aux 20 millions ainsi exigés par le Canton de Genève, le SIB a fait recours. En effet, payer ce montant reviendrait à faire faillite, d’autant plus que le SIB ne génère pas de revenu et que son budget est entièrement consacré aux salaires de ses 200 employé·es.
Le CERN passe de Facebook à l’open source
Le CERN n’utilisera plus Workplace, un service de l’entreprise Facebook utilisé pour «discuter entre employés par le biais de plusieurs systèmes de messagerie, effectuer des appels vidéo, partager des documents ou encore suivre des conférences internes». La raison de cette décision est double: l’application est devenue payante et elle exige un transfert des données du CERN à Facebook. Pour pallier à Workplace, le CERN se tourne vers des logiciels libres, tels que Mattermost. La nouvelle a été accueillie positivement au sein du centre de recherche.
L’effet de cette annonce publique peu courante a été amortie par l’entreprise Nestlé qui a affirmé sa confiance en Workplace et en Facebook.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 février 2020
4Fév2020
Politique des hautes écoles
Les méthodes de Sergei Beloussow dans la création de son université schaffhousoise
La Neue Zürcher Zeitung s’intéresse plus en détail au projet de l’université privée «Institut of Technologies» (SIT) du multimilliardaire Sergei Beloussow dont traitait récemment un article du journal Zürcher Oberländer. Pour rappel, cette université ouvrira en septembre prochain à Schaffhouse (cf. Synopsis du 8 janvier).
On apprend ainsi que Sergei Beloussow promet d’accueillir annuellement 2500 étudiant·es pour des masters de sciences exactes uniquement, telles que la physique et l’informatique. Pour ce faire, la recherche d’étudiant·es se fait dans le réseau de contacts du multimillionnaire, de ces partenaires ou des professeur·es. La méthode d’«acquisition à froid» serait aussi utilisée afin de trouver des étudiant·es, notamment sur LinkedIn. L’un de celles·ceux-ci aurait directement été contacté et se serait vu proposer 1000 dollars par mois en échange de sa participation au master et d’un contrat de deux ans minimum dans une entreprise suisse.
L’article rapporte également que, malgré l’immense fortune de l’homme d’affaire, le canton investira trois millions de francs en soutien. Le président du Conseil d’État UDC Christian Amsler défend cette décision: l’installation de cette université privée permettra de faire rayonner le canton, qui a longtemps espéré accueillir un institut de degré tertiaire. De plus, alors que Beloussow compte faire reconnaître son université privée comme «étatique», afin de faire baisser les taxes d’études, il qualifie les universités publiques suisses d’inefficientes car la compétition n’y serait pas assez rude.
La Haute école de musique de Neuchâtel pourrait être sauvée
En 2017, le Conseil d’État neuchâtelois prévoyait de fermer la Haute école de musique pour économiser 2,2 millions de francs par année. Après une levée de protestations et de tensions, la commission parlementaire neuchâteloise s’oppose désormais à l’avis du Conseil d’État et se prononce en faveur de la sauvegarde de l’institution. L’initiative des défenseurs·euses de l’HEM ne sera peut-être même pas votée.
Les critiques faites par la commission à l’argumentaire du Conseil d’État sont relatées dans l’article du journal Arcinfo.
La précarité étudiante en Suisse
La Liberté et le Courrier racontent la précarité que subissent les étudiant·es en Suisse à travers des témoignages. Origine sociale, absence de soutien parental par manque de moyens ou à cause de conflits, migration, enfants à charge, reconversion professionnelle, lourdeur des taxes d’études etc. sont quelques sources de précarité identifiées. Face aux critères très stricts d’octroi de bourses d’études et à la volonté d’indépendance des étudiant·es, les moyens mis en place pour les aider seraient insuffisants.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 février 2020
3Fév2020
Politique des hautes écoles
Jürg Stahl élu Président du Fonds national suisse
Le Conseil de fondation du Fonds national suisse a élu Jürg Stahl à sa présidence. L’ancien président du Conseil national succède à Felicitas Pauss, présidente ad intérim depuis avril 2018. L’ancien élu UDC est le candidat favori du Conseiller fédéral Guy Parmelin (également UDC).
Controverse autour des activités accessoires des professeur-e-s de l’Université de Saint-Gall : Contexte et solutions
Depuis 2018, l’Université de Saint-Gall (HSG) a été plusieurs fois épinglée dans la presse à cause des activités accessoires «contestables» de certain-e-s professeur-e-s et cadres. Selon la journaliste Odilia Hiller, la HSG a connu une telle croissance que les structures ont été «dépassées par ces événements», car elle n’a pas connu une croissance équivalente. Par ailleurs, elle estime que le recteur Thomas Biegler aurait dû communiquer plus rapidement dans la crise en admettant des fautes et préconise que l’université s’oriente davantage vers «les sujets du futur« comme la numérisation et de la durabilité.
En outre, certaines ambiguïtés autour des activités accessoires subsistent, notamment si les professeures sont obligé-e-s de donner une partie des revenus supplémentaires à l’université. Un chasseur de têtes renommé donne plusieurs recommandations dans cet article. Et dans un encadré, les règlements des universités de Saint-Gall, Neuchâtel et Zurich sont comparés.
Sur l’impact (financier) de la recherche fondamentale
Le CERN dépensera prochainement jusqu’à 28 milliards de francs pour un accélérateur de particules (LHC). Rainer Wallny, Professeur de l’Astrophysique à l’EPFZ, justifie ces dépenses : «Pour chaque franc investi au CERN, la Suisse a reçu six francs.» Par ailleurs, les découvertes aux CERN ont déjà mené vers des nombreuses applications.
Brexit: Implications pour les Hautes écoles suisses
Le jour où le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, les organismes d’enseignement supérieur et de recherche de tout le Royaume-Uni et de toute l’Europe ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble, et appellent nos gouvernements respectifs à en faire une priorité alors que les discussions sur les futures relations s’engagent. Entretemps, swissuniversities a mis en place un site d’information sur les implications du Brexit pour les Hautes écoles suisses.
L’Union européenne mettra à dispositions 10 millions d’Euros pour la recherche sur le coronavirus
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 février 2020
31Jan2020
Politique des hautes écoles
Astrid Epiney a été élue présidente de la Chambre des Hautes écoles universitaires (HEU).
La rectrice de l’Université de Fribourg résidera à la Chambre des Hautes écoles universitaires, qui défend les intérêts des universités et écoles polytechniques fédérales dans le cadre de swissuniversities. Elle succède au recteur de l’Université de Saint-Gall, Thomas Bieger. Elle visera une complémentarité des Hautes écoles et des conditions stables de collaboration avec l’Union européenne.
Changement de recteur à l’Université de Saint-Gall
Après 15 au rectorat de l’Université de Saint-Gall, dont 9 ans comme recteur, Thomas Bieger passe le relais à Bernhard Ehrenzeller.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 janvier 2020
30Jan2020
Politique des hautes écoles
Une pointure scientifique d’Harvard arrêtée pour ses financements chinois
«Le directeur du département de chimie et biochimie de Harvard est derrière les barreaux pour n’avoir pas déclaré ses fonds de recherche en provenance de Chine – une obligation pour tout chercheur qui perçoit des subsides fédéraux. »
Sur l’impact de la guerre économique entre Etats-Unis et la Chine sur les hautes écoles suisses
Les chercheur-e-s de l’EPFZ ne peuvent désormais coopérer avec l’entreprise technologique chinoise Huawei que dans des conditions très strictes. Leurs collègues de l’EPFL ne sont carrément plus autorisés à le faire. Les hautes écoles «se font ainsi le prolongement des autorités américaines», estime le rédacteur du magazine Republik
Selon les règles de la réglementation américaine en matière de contrôle des exportations, une technologie améliorée basée sur la technologie américaine restera d’origine américaine si le pourcentage de la technologie américaine dépasse 25 % de la valeur marchande de la nouvelle technologie.
L’expert Mario Daniels estime: «le terme vague de « technologie » comprend également « l’information, les résultats de la recherche, le savoir-faire ». Dans certains départements de l’EPFZ, presque chaque objet de recherche deviendrait ainsi une «technologie américaine.» Cela concerne notamment des puces électroniques et la recherche sur la technologie de haute sécurité.
L’EPFZ recommande le home-office à ses membres étant allé·es en Chine
Les membres de l’EPFZ revenant de Chine devront travailler à la maison durant sept jours avant de pouvoir revenir dans des bâtiments de l’EPFZ, à la condition qu’aucun symptôme n’apparaisse.
Tribune de Thomas Biegler, Recteur de l’Université de Saint-Gall
Thomas Biegler, le recteur de l’Université de Saint-Gall et Président de la Chambre des hautes écoles universitaires, imagine dans la NZZ l’université du futur.
Il commence par louer le système académique suisse pour relever ce qui fait son succès: une grande autonomie, des gymnases sélectifs, une ouverture et un réseau international, un financement public et un engagement fort des membres des universités suisses.
Il met ensuite en garde contre la concurrence internationale croissante et des conflits d’intérêt, notamment quand des politiciens demandent en même temps des meilleures conditions [de travail] pour le corps intermédiaire. Celles des professeur-e-s ordinaires seraient également à améliorer. Par ailleurs, les universités publiques devraient être renforcées, au lieu d’être critiquées pour l’utilisation de fonds tiers : les universités suisses disposaient déjà des réglements nécessaires qui garantiraient leur indépendance face aux financements tiers.
Portrait de Gabriele Siegert, future rectrice ad intérim de l’Université de Zurich
Gabriele Siegert, professeure en communication, sera prochainement à la tête de la plus grande université de Suisse. Actuellement vice-rectrice au dicastère de l’enseignement et des études, elle n’a pas postulé pour le poste de recteur. «Le recteur est aussi responsable des affaires internationales et des tâches de représentation, doit voyager beaucoup, c’est moins dans mes cordes.»
Sur demande de la Weltwoche, elle affirme que la liberté académique est importante pour elle, et qu’il n’y aura pas de sujets de recherche tabou, mais elle ne cautionne pas de slogans antisémites, négationnistes ou anticonstitutionnels.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 janvier 2020
29Jan2020
Politique des hautes écoles
L’IMD classée dans le top 5 de la formation des cadres
L’IMD a reçu le label BSIS (Buissness School Impact Factor) grâce à son impact positif dans le Canton de Vaud. «Cette certification intervient alors que l’IMD a intensifié son engagement en matière d’impact et de durabilité à travers plusieurs initiatives, dont le respect des principes de la gestion responsable (PRME).»
La HES-SO Valais et Lonza s’associent pour la formation d’ingénieur·es en biotechnologies
Le groupe d’industrie chimique Lonza et les Hautes Écoles d’ingénierie valaisannes ont signé un partenariat de dix ans pour développer conjointement le secteur de la biotechnologie dans la région. Il s’agit d’adapter la formation des étudiants aux besoins de l’industrie, relève la RTS, notamment pour le projet «Ibex», un centre biotechnologique qui ouvrira cet automne et nécessite des compétences spécifiques. Cette fusion donnera naissance au «Advanced Biomanufacturing Lab».
Ce partenariat public-privé devra bénéficier aux deux parties, comme le promet le conseiller d’État PDC, Christophe Darbelley. En effet, Walliser Bote rapporte que cela permettra aux deux institutions de régler des problèmes internes : un manque de recrues suisses-allemandes pour la HES-SO et un manque de main-d’œuvre qualifiée chez Lonza.
«Cela nous permettra de créer une chaîne de valeurs complète, qui va de la formation à l’industrialisation, en passant par la recherche», se réjouit Christophe Darbellay, en ajoutant «il n’y a pas de soumission de la formation à l’économie.»
Les Universités de Berne et de Zurich lancent une formation continue en médecine de genre
Une formation continue des Universités de Berne et de Zurich vise à mieux renseigner les médecins sur les différences entre les hommes et les femmes dans leur prise en charge et diagnostiques. Uniques en Europe, les premiers cours seront dispensés en mai prochain.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2020
28Jan2020
Politique des hautes écoles
Signature de la Déclaration de Sorbonne concernant la législation et la gestion de données de recherche
Les principaux réseaux mondiaux d’universités à forte intensité de recherche se sont rencontré dans le cadre du Research Data Rights Summit. Ce fut l’occasion de signer la « Déclaration de la Sorbonne » sur les droits des données de recherche. Ce texte affirme fortement la volonté des universités de partager leurs données tout en appelant fermement les gouvernements à adopter un cadre juridique clair pour réglementer ce partage et à fournir les moyens de le mettre en place.
La League of European Research Universities publie des recommandations pour plus d’intégrité de la recherche
La League of European Research Universities (LERU) a publié le 24 janvier 2020 un document qui propose des mesures pour promouvoir l’intégrité de la recherche. Par ailleurs, elle préconise la publication obligatoire de données sur des recherches non-concluantes et une récompense de leurs auteur·ices, ainsi que la publication en libre accès. De plus, les universités devraient être transparentes à propos de leurs politiques institutionnelles en nommant par exemple une personne de contact en cas de soupçon de fraude.
Des WC unisexes à l’Université et au Musée d’histoire naturelle de Berne
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 janvier 2020
27Jan2020
Politique des hautes écoles
Guy Parmelin est confiant quant à l’avenir d’Horizon Europe
Guy Parmelin a rencontré Marija Gabriel, la nouvelle commissaire pour la formation, la recherche et l’innovation de l’Union Européenne (UE), à l’occasion du Forum économique de Davos. Il se dit satisfait de leur discussion autour d’Horizon Europe car son interlocutrice aurait dit qu’elle comptait sur la Suisse pour participer au programme. L’accord-cadre n’aurait par ailleurs pas été évoqué dans ce contexte.
À part cela, la situation reste la même: alors que l’UE s’impatiente, la Suisse a besoin de temps pour mettre au point une proposition d’accord, d’autant plus que l’initiative de limitation de l’immigration de l’UDC sera votée le 17 mai prochain et pourrait changer la donne. Ignazio Cassis a d’ailleurs demandé patience à l’UE jusqu’en mai. Ensuite, la Suisse devra proposer des solutions.
L’Université de Lucerne souhaite fortement renforcer la formation continue
L’Université de Lucerne compte étoffer l’offre de formations continues que l’Université propose, notamment dans la recherche appliquée, de manière «significative».
Bilan de Michael Hengartner, Recteur sortant de l’Université de Zurich
Alors que son mandat finira en été 2022, le recteur de l’Université de Zurich, Michael Hengartner, s’en va pour prendre en février les rennes du Conseil des EPF. La scientifique en communication Gabriele Siegert sera rectrice ad intérim jusqu’en automne, une commission d’appel travaille actuellement sur une « liste des nominations », qui sera approuvée par le conseil de l’université. Ensuite, il y aura des audiences et le sénat soumettra une motion au conseil de l’université pour l’élection.
Dans cet interview, Michael Hengartner avance ce qui est encore à faire, comme par exemple dans l’égalité ou dans l’accompagnement des jeunes scientifiques. Dans ces deux domaines, des efforts seraient encore à fournir, surtout en ce qui concerne les post-docs arrivant de l’étranger.
Quant à son futur poste, Michael Hengartner aimerait s’engager pour «l’ouverture, l’autonomie, des finances fortes, des collaborations plus fortes dans le domaine des EPF et avec les universités cantonales et autres acteurs de la recherche suisse».
George Soros lance un réseau mondial d’universités
Le milliardaire américain George Soros a annoncé au Forum économique mondial (WEF) de Davos la création d’un nouveau réseau d’enseignement supérieur pour mieux préparer les étudiants aux défis mondiaux actuels et futurs. Cette «Open Network University» (Osun) sera doté d’un milliard d’euros par George Soros et vise à mettre en réseau les institutions qui ont besoin de partenaires internationaux, et à atteindre les groupes vulnérables tels que les réfugiés, les prisonniers, les Roms et les populations déplacées. Avec l’aide de ses partenaires, Osun est également prête à lancer un vaste programme appelé «universitaires en danger», qui intégrera dans le réseau un grand nombre d’excellents universitaires politiquement menacés.
Stress aux études
De plus en plus d’étudiant-e-s semblent souffrir de stress pendant les études. Cette tendance a été observée dans les Universités de Lausanne, Zurich, Fribourg, Genève et à l’EPFZ.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 janvier 2020
24Jan2020
Politique des hautes écoles
«Une relève académique en souffrance»
Cinq post-doctorant·es en sociologie de l’Université de Neuchâtel dénoncent les conditions de travail précaires des membres du corps intermédiaire et la «course à la productivité à tout prix» qui en découle. Elles·ils analysent ce problème structurel qui mènent aux «burn-outs en série».
Cette analyse leur permet de proposer des solutions à ce problème: elles·ils appellent à une réduction des «mécanismes de mise en concurrence des chercheurs·euses», au «développement d’un statut intermédiaire stable et [à] la limitation des financements par projet» et à une réflexion autour de «l’impératif d’une mobilité internationale».
- carrière académique
- conditions de travail
- conciliation carrière académique – famille
- formation – doctorant·e·s
Le Canton de Vaud, l’EPFL, l’École hôtelière de Lausanne (EHL) et Nestlé lancent la Swiss Food & Nutrition Valley (SFNV)
Annoncé à l’occasion du World Economic Forum 2020, ce projet veut faire de la Suisse «un acteur mondial de l’innovation sur l’alimentation et la nutrition» et «établir des systèmes alimentaires durables».
«Une association va être lancée dans les prochains mois. Elle sera constituée de cantons, entreprises, start-up, institutions scientifiques ou autres acteurs qui souhaitent collaborer avec les quatres institutions qui ont lancé l’initiative en commun.»
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2020
23Jan2020
Politique des hautes écoles
WCs «tous genres» à la Haute école de Lucerne
La Haute école de Lucerne est précurseure dans la reconnaissance des personnes transgenres. Depuis 2019 membre de l’action «trans welcome» du Transgender Network Switzerland (TGNS), ses toilettes pour personnes à mobilité réduites sont déjà de genre neutre. Du côté de l’Université de Lucerne, celle-ci a déjà mis en place des toilettes individuelles sans genre spécifique.
Trois WC publiques supplémentaires destinées aux personnes transgenres et non-binaires ont ouvert récemment dans le département du travail social de la Haute école de Lucerne. Les signes accrochés aux portes de ces toilettes ont suscité des réactions: ils indiquaient à la fois le symbole transgenre et le symbole pour personnes à mobilité réduite, menant à une confusion problématique.
La personne en charge de la diversité du Département, Daniel Kunz, explique les raisons de l’instauration de ces toilettes: «le genre est un spectre large qui ne s’arrête pas aux catégories «homme» et «femme»». Il souhaite que les plans de futurs bâtiments prennent en compte cette réalité, en adoptant par exemple un «design universel» pour toutes les toilettes (cabines uniques avec WC, lavabos et poubelles). De nouveaux signes ont par ailleurs été trouvés pour éviter la confusion.
Le souhait de Daniel Kunz sera exaucé à l’EPFZ, où des WC neutres sont prévues dans les nouveaux bâtiments. Zentralplus rapporte cependant que la relation entre l’EPFZ et queer*Z, l’association des étudiant·es LGBTIQ+ de l’EPFZ, s’est détériorée. L’association des étudiant*es dénonce une censure de la part de l’institution et une appropriation de leur lutte pour paraître progressiste.
La Weltwoche défend Guy Parmelin
Le journaliste de la Weltwoche Hubert Mooser défend les intentions de Guy Parmelin dans sa volonté de renforcer le Conseil de l’EPF comme organe de surveillance. Il prend pour cela le cas de la construction d’un bâtiment de l’EPFZ à Bâle dont la gestion financière était «inappropriée», selon un rapport du Contrôle fédéral des finances : le coût total n’est pas encore connu et les pronostics financiers n’ont pas été faits. La séparation entre commanditaires et mandataires est par ailleurs floue et les responsabilités non-attribuées. Tout cela conduirait à des malentendus et à une mauvaise gestion du projet, dont les modifications ne seraient pas consultables.
La révision de la Loi sur les EPF suivrait les recommandations du Contrôle fédéral des finances, qui demande une spécification de la fonction de surveillance qu’a le Conseil des EPF. Plusieurs Instituts de l’EPFZ craignent une perte d’indépendance si le Conseil des EPF gagnait plus de pouvoir.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2020
22Jan2020
Politique des hautes écoles
«Les jeunes Suisses reverront-ils Erasmus?»
Alors que les député·e·s du Royaume-Uni ne régleront pas tout de suite la question des accords Erasmus+ dans les négociations du Brexit et que le maintien du pays dans le programme est incertain, le journal 24 Heures fait un tour d’horizon en Suisse des avis divergents sur la participation de la Suisse au programme Erasmus+.
La non-participation du Royaume-Uni au programme renforce la position des opposant·e·s à l’adhésion de la Suisse à Erasmus+, qui a depuis 2014 développé le Swiss-European Mobility Programme (SEMP). Yves Nidegger (UDC/GE) rappelle tout d’abord que le Royaume-Uni est la troisième destination européenne choisie par les étudiant·e·s suisses. Il soutient ensuite que le programme SEMP est moins coûteux et «permet d’utiliser l’argent uniquement pour la partie qui nous intéresse vraiment: les échanges d’étudiants», contestant par-là l’intérêt académique du «+» d’«Erasmus+» [constituant par exemple des offres de stages, échanges pour apprenti·es, service volontaire européen, aide aux étudiant·e·s défavorisé·e·s et réfugié·e·s, etc.]. Isabelle Chevalley (PVL/VD) plaidera pour la solution avec le meilleur «rapport qualité-prix».
De son côté, Mathias Reynard (PS/VS) défend la réintroduction de la Suisse dans le programme Erasmus+ et valorise le contenu du «+». Ceci dit, il «ne sent pas» le Conseil fédéral très motivé à l’idée d’aboutir à un résultat lors des négociations avec l’UE. Le Conseiller fédéral Guy Parmelin, de son coté, est confiant sur le sort des négociations, et a tweeté du World Economic Forum des «Signaux positifs concernant les programmes de recherche Horizon Europe et Erasmus+».
«Me too» aux grandes écoles françaises et en Suisse
Plus de 500 diplômé-e-s et étudiant-e-s ont signé une lettre ouverte baptisée «Nous aussi» dans la Libération, qui relate des pratiques de harcèlement entre étudiant-e-s. A l’occasion, la journaliste Sarah Sermondadaz de Heidi.news compare la situation en France avec celle en Suisse.
L’Unil dans les médias
L’UNINE dévoile son plan de finance durable
L’Université de Neuchâtel s’est donnée une année pour évaluer et placer l’ensemble de son patrimoine financier dans des secteurs respectueux de l’environnement. Concernant «les secteurs d’activité insuffisamment respectueux de l’environnement, le vice-recteur Jean-Marie Gerther précise que les investissements dans les énergies fossiles et autres industries minières ont déjà été bannis depuis de nombreuses années.» L’article indique que l’UNIL a mis en place une «charte de bonne pratique en termes de finance durable», en partenariat avec la BCV.
Revue de presse UNIL 22 janvier 2020
21Jan2020
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2020
20Jan2020
Politique des hautes écoles
Guy Parmelin souhaite restreindre les droits du domaine EPF
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) du Conseiller fédéral Guy Parmelin (UDC) a saisi la «patate chaude» : la position du Conseil des EPF par rapport au domaine EPF (EPFL, EPFZ et instituts de recherche EPF (Empa, PSI, WSL et Eawag). Ce domaine est déjà de facto sous la tutelle du Conseil des EPF, mais juridiquement cela n’est pas encore bien défini. «[La Loi sur les EPF] devrait dorénavant prévoir que le Conseil des EPF peut édicter des directives et prendre des mesures, «si nécessaire, également à l’encontre des membres institutionnelles surveillé-e-s», déclare le Conseil fédéral. Celui-ci souhaite également limiter les possibilités juridiques des institutions de se défendre contre les décisions du Conseil des EPF. Jusqu’à présent, ils ont pu faire appel au Tribunal administratif fédéral, ce qui est arrivé seulement deux fois. En cas de désaccord, les institutions EPF devront s’adresser au Conseil fédéral.
Les Ecoles polytechniques et instituts EPF s’inquiètent et parlent d’une atteinte à leur autonomie («mise sous tutelle» «réduction de l’indépendance scientifique» /«fausse autonomie»). Le Directeur de l’Empa, Gian-Luca Bona, estime que ceci renforcerait l’administration au détriment des sciences.
Récemment, les institutions EPF ont appris que le Conseil des EPF prévoit de fusionner Eawag avec WSL. Par ailleurs, Guy Parmelin aurait souhaité garder sous clé une étude sur la pollution d’eau potable par des pesticides, ce qui a suscité un mécontentement.
Jeudi, la Commission de l’éducation du Conseil national s’est penchée sur cette loi. Lors de la consultations, le PLR et le PDC ont critiqué les modifications, l’UDC était favorable et le PS divisé.
UNINE: ses placements des legs seront désormais durables
L’Université de Neuchâtel a indiqué ce jeudi dans un tweet que tous les placements des legs qu’elle administre seront durables à partir de 2020.
Les techniques de management privé corrompraient l’indépendance universitaire
Katja Rost, sociologue à l’Université de Zurich, constate la propagation des techniques de management privé dans les sphères de l’administration publique, du journalisme et des universités. Ce phénomène transformerait le statut des citoyen·ne·s, étudiant·e·s et lecteurs·ices en client·e·s et corromprait l’indépendance des fonctionnaires.
En effet, les scientifiques, médecins, professeur·e·s, avocat·e·s et journalistes réagiraient alors, par peur d’être exclus de ce système, selon la demande de leurs «client·e·s» et non plus de leur propre initiative. L’orientation à des indicateurs de succès et l’érosion de la liberté [académique] pousserait les fonctionnaires et journalistes à utiliser des méthodes immorales. Face à cela, la sociologue prône une diminution des évaluations de qualité fastidieuses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 janvier 2020
17Jan2020
Politique des hautes écoles
Entretien avec Michael Hengartner: ses années à l’Université de Zurich et son futur au Conseil des EPF
L’actuel Recteur de l’Université de Zurich (UZH), Michael Hengartner deviendra prochainement Président du Conseil des EPF, estimant que le changement de poste est important pour garder une vision pour l’insitution. De plus, il était arrivé à un point «où il s’agissait seulement d’administration».
Son plus grand succès à l’UZH a été la réorganisation de la politique interne: dorénavant, le personnel administratif et technique a une voix décisionnelle, en égalité avec celle des professeur·e·s, étudiant·e·s et doctorant·e·s.
Par rapport à la formation des doctorant·e·s, il estime qu’il y a une tendance vers un accompagnement par plusieurs professeur·e·s (aux EPF à l’UZH).
Dans le domaine des EPF, les plus grand défis auxquels il fera face sont l’ouverture, l’autonomie et un financement public stable: l’ouverture à collaborer avec d’autres hautes écoles, à recruter à l’international et à échanger avec la société et l’économie; l’autonomie de se «protéger» la liberté académique de la bureaucratie et des ordonnances.
Quant à son futur poste, il souhaite renforcer les collaborations entre les institutions et instituts appartenant au domaine des EPF, mais également avec l’Université de Zurich. Il rappelle que le Conseil des EPF « s’est donné pour mission la lutte contre le changement climatique ». Il souhaite également faire avancer la discussion sur la transparence des fonds tiers pour la recherche, une question où l’UZH a une avance sur l’EPFZ.
Son plus grand regret sur son temps à l’Université est qu’il n’a pas suffisamment investi dans la communication interne, notamment à propos du chemin que prend l’Université. En effets, ses collaborateurs·ices auraient aimé en être plus informé·e·s.
- direction des hautes écoles
- transparence – recherche
- collaboration entre hautes écoles
- formation – doctorant·e·s
- profil – EPF
Fuite de connaissances due aux essais cliniques qui ne sont pas toujours publiés
Suite aux essais cliniques, les résultats qui ne sont pas suffisamment spectaculaires ne sont souvent pas publiés, notamment à cause du coût de publication. Cela entraine une perte de connaissances et le risque que la même étude soit fait une deuxième fois ailleurs. Pour corriger cela, un nouveau règlement entrera en vigueur en mai 2020 dans l’Union Européenne et depuis ce janvier en Suisse, prévoyant que les résultats d’essais cliniques soient disponibles dans une base de données publique. Il n’est cependant pas certain que cette nouvelle mesure soit respectée. En effet, depuis l’entrée en vigueur d’une loi similaire en 2018 aux États-Unis, on constate que peu de chercheurs·euses ne respectent la règle. Il faudrait donc prévoir une sanction en cas de non-respect du règlement.
Une convention UNESCO sur l’enseignement supérieur pourrait faciliter l’emploi et les études des diplômé·e·s étrangers·ères en Suisse
Parmi les personnes nées à l’étranger et avec une nationalité étrangère à la naissance, 38% se disent surqualifiées en Suisse dans leur emploi, selon les chiffres 2017 d’Enquête suisse sur la population active. Ces personnes, devant des obstacles tels que la langue, l’absence de réseau et la non-reconnaissance des diplômes, n’arrivent en effet pas à trouver d’emploi dans leur secteur professionnel d’origine. Pour pallier à cela, une Convention mondiale sur l’enseignement supérieur a été adoptée en novembre 2019 par les États membres de l’Unesco. Les États signataires se sont ainsi engagés à «réduire les obstacles que rencontrent les migrants et les réfugiés qui souhaitent continuer leurs études ou qui cherchent un emploi».
Zurich, leader mondial de la recherche en finance durable?
En collaboration avec le professeur Marc Chesney, l’Université de Zurich ouvre un centre de recherches en finance durable. Appelé «Center of Competence for Sustainable Finance» (CCSF), ce centre multidisciplinaire s’intéressera à l’interdépendance entre finance et changement climatique, par des questions comme «à quel point les prix des marchés financiers dépendent du risque climatique?» ou comment «l’attention aux questions climatiques, de la part du public et des investisseurs, produit[-elle] un impact sur les prix des marchés financiers?». L’ouverture d’un master est également prévue.
Une approche hétérodoxe de la finance semble se dessiner. En effet, le professeur Marc Chesney se dit «en opposition à l’opinion dominante en économie et en finance».
Le Canton de Vaud semble avoir gagné dans la restructuration de l’Agroscope
Le Département fédéral de l’économie a renoncé à fermer l’Agroscope de Changins. Au contraire, cette institution sera probablement «renforcée avec l’arrivée de chercheur·e·s déplacés de Reckenholz (ZH), qui composeront un nouveau centre de compétence pour les cultures spéciales en association avec l’État de Vaud et la HES de Changins. Le nombre d’emplois sur les hauts de Nyon passera de 130 à 160.» Les centres de recherche de Pully et d’Avenches seront également maintenus et peut-être modernisés.
«Le projet doit encore passer devant le Conseil fédéral et les Chambres fédérales, mais les perspectives sont bonnes, se félicite le conseiller d’État Philippe Leuba, qui a fait un lobbying actif dans ce dossier depuis plusieurs mois.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2020
16Jan2020
Politique des hautes écoles
Face au stress des chercheurs·euses, la culture scientifique est remise en question
La culture de la recherche est mise en cause. En effet, ce phénomène aurait un caractère systémique : les relations hiérarchiques entre supérieur·e·s et subordonné·e·s, ainsi que la pression pour bénéficier de subventions et écrire des articles scientifiques se superposent et provoquent de la compétition.
Cet environnement compétitif aurait alors des retombées négatives sur la recherche, alimentant la tentation de déformer des données. La conclusion en est qu’une telle culture de recherche n’est pas viable à long terme.
L’Université de Fribourg, précurseure en Suisse Romande, veut aider les personnes trans
L’Université de Fribourg adhère au projet « Trans welcome », lancé par l’association « Transgender Network Switzerland » (TGNS) et soutenu et financé par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes selon la loi sur l’égalité. L’Université encouragera donc les personnes trans à postuler et soutiendra ses collaborateur·ice·s lors d’un coming-out. Un workshop destiné aux cadres de l’Université aura également lieu à la rentrée.
Un nouveau directeur à la tête de l’EESP
Alessandro Pelizzari dirigera la Haute École de travail social et de la santé à Lausanne (EESP) dès le 1er juin 2020. Il quitte ainsi son poste de syndicaliste chez Unia à Genève.
Plus que la moitié des universités en Grande-Bretagne se sont engagées à désinvestir dans des entreprises de combustibles fossiles
Certaines universités comme Oxford et Cambridge refusent toujours de retirer leur argent de combustibles fossiles. Ce manque d’action est considéré «impardonnable» par l’auteur de l’article, Président de l’Union national des étudiant-e-s.
Les États-Unis ne sont plus le leader incontesté en sciences
Selon un récent rapport de la Fondation nationale pour la recherche américaine, dans le domaine des sciences et de l’ingénierie, les États-Unis sont globalement de moins en moins considérés en tant que «leader incontesté», mais plutôt comme «un leader important». De 2000 à 2017, les dépenses de R&D aux États-Unis ont augmenté en moyenne de 4,3% par an, mais les dépenses en Chine ont augmenté de plus de 17% par an au cours de la même période. Plusieurs autres pays, dont l’Allemagne et la Corée du Sud, ont également augmenté leurs dépenses à des taux supérieurs à ceux des États-Unis, mais ils restent nettement derrière les deux leaders mondiaux en termes de financement total. Les États-Unis ont représenté 25 % des 2,2 billions de dollars américains dépensés en R-D à l’échelle mondiale en 2017, et la Chine 23%.