«Une baisse du soutien fédéral aux hautes écoles devrait être confirmée par le parlement aujourd’hui. […] Selon l’organisation faîtière
des hautes écoles suisses, une croissance réelle de 2,5% permet le maintien de la qualité de l’enseignement et de la recherche. En dessous de 1,5%, l’organisation parle d’érosion, alors qu’elle évoque un démantèlement si la croissance ne dépasse pas 0,5%. Or Swissuniversities calcule qu’avec la proposition du Conseil fédéral, la baisse réelle du financement est de 0,5%.»
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29Mai2024
Politique des hautes écoles
«Vers un triplement des taxes pour les étudiants étrangers»
Le Conseil national devrait prendre des décisions cruciales lors du débat sur le message Formation, recherche et innovation (FRI), avec des implications majeures pour le financement de l’éducation et de la recherche en Suisse.
«[L]e Conseil fédéral propose un plafond des dépenses de 29,2 milliards de francs du domaine FRI pour la période 2025-2028, avec pour objectif de maintenir la Suisse à la pointe […]. Mais en raison de la situation budgétaire tendue de la Confédération, le gouvernement a prévu des coupes: réduction de la contribution au domaine des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) de 100 millions de francs en 2025, et une coupe transversale de 1,4% sur les dépenses faiblement liées […].»
Ces mesures ont suscité des critiques de la part des principaux intéressés et des discussions au sein de la commission compétente du Conseil National, qui a annoncé plusieurs décisions, dont le triplement des taxes d’étude pour les nouvelles et nouveaux étudiant·es étranger·es dans les EPF afin d’accroître le budget de ces institutions. En plus, des moyens supplémentaires sont proposés pour «soutenir la formation professionnelle, les hautes écoles cantonales, la formation continue, le Parc suisse d’innovation et les institutions chargées d’encourager la recherche.»
Taxer les étudiant·es étranger·es : une fausse bonne idée pour les EPF?
Jacques Neirynck, ancien Conseiller national, commente la décision prise par la commission compétente du Conseil national concernant le triplement des taxes d’études pour les nouvelles et nouveaux étudiant·es étranger·es des écoles polytechniques fédérales (EPF), qui sera examinée par le Conseil national lors de la session d’été 2024.
Pour Monsieur Neirynck, «[u]ne université peut et parfois doit sélectionner ses étudiants, mais strictement sur leurs capacités et leurs motivations: pour contenir l’afflux d’étudiants français, l’EPFL les sélectionne à juste titre sur la base de leurs résultats au baccalauréat […]. Il ne faut […] pas dissuader des candidats aux EPF en élevant une barrière fondée arbitrairement sur la fortune des parents […]. Avec moins de 10 millions d’habitants et une industrie de pointe, la Suisse ne peut atteindre et maintenir son niveau d’excellence, c’est-à-dire la source de sa richesse, qu’en drainant des talents de l’extérieur. Si les EPF forment des étudiants étrangers, c’est aussi pour en garder une fois diplômés sur son territoire». Monsieur Neirynck poursuit en soulignant que le fait d’imposer des taxes supplémentaires de 3000 francs par étudiant·e étranger·e ne rapporterait que 18 millions de francs, une somme négligeable comparée au budget annuel d’un milliard de l’EPF. Cette mesure pourrait au contraire dissuader des talents, allant à l’encontre des objectifs académiques et économiques de la Suisse, qui «perdra quelques recrues de valeur, en croyant avoir rééquilibré le budget des EPF.»
«Des doutes sur les efforts d’économie de l’EPF»
Le projet de message FRI du Conseil fédéral la période 2025 à 2028 prévoit de réduire les contributions pour les hautes écoles, y compris le domaine des EPF qui se verrait réduire des contributions à la hauteur de 100 millions de francs seulement pour l’année 2025, auxquels suivront jusqu’à 2028 d’autres coupes linéaires.
Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, avait exprimé sa préoccupation face à ces coupes budgétaires et a souligné que les réserves dont disposent les EPF n’étaient pas suffisantes à ce qu’elles renoncent à faire des économies.
Au sein de l’administration fédérale, plusieurs sources affirment que la situation financière des EPF est bien meilleure que celle présentée : «Concrètement, il s’agit des réserves du domaine des EPF […]. Les réserves élevées sont depuis des années une épine dans le pied de la Confédération. Dans ses objectifs stratégiques, le Conseil fédéral, en tant que propriétaire, a fixé que le Domaine des EPF devait réduire ses réserves de 10 pour cent d’ici 2024. Pourtant, selon le rapport de gestion, celles-ci s’élevaient encore à la fin de l’année 2023 à la coquette somme de 1,121 milliard de francs.» Néanmoins, il semblerait que seulement un peu moins de 300 millions de francs de réserves sont à libre disposition. Le ministre de l’éducation Guy Parmelin ayant pris en compte des dépenses faites par l’EPF dernièrement, a souligné que «les réserves devaient continuer à être réduites». Au sein de l’administration fédérale, en outre, plusieurs personnes «se montrent […] irritées par la manière agressive dont la direction de l’ETH critique publiquement les plans d’économie. «Se plaindre à un niveau très élevé» n’est pas crédible si, dans le même temps, des mesures visant à augmenter les recettes, telles que des taxes d’études plus élevées, sont résolument rejetées.» (St. Galler Tagblatt)
Recteur, ce «métier» devenu impossible
«En ces temps polarisés, le rôle, autrefois ronronnant, est devenu un sacerdoce où l’on ne peut que se tromper.
Audrey Leuba l’a constaté dès son entrée en fonction à la tête de l’Université de Genève.»
Des universités privés genevoises doivent changer de nom suite de la mise en vigueur d’une nouvelle loi
«Depuis le 1 janvier 2023 la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles oblige les institutions qui souhaitent avoir la désignation «Université» [ou «Haute école spécialisée»] à être accrédité par le Conseil Suisse d’accréditation […], les termes dérivés comme «Institut universitaire» sont également interdits […],[y compris] dans d’autres langues.»
Six établissements privés seraient concernés par ce changement : l’International Institute in Geneva et la University of Business and International Studies (UBIS) Institute «ont […] remplacé le terme «Université» par «Institut»», mais il y a encore des résistances de la part des instituts privés. Ainsi, «le canton [de Genève], qui est chargé de faire respecter la loi, a engagé une procédure judiciaire contre [la Webster University] car elle refusait de changer de nom [et car] le terme «Université» est encore utilisé dans des publicités par Webster.»
«Pour l’heure […] seule une université privée a obtenu l’accréditation de la Confédération, il s’agit de la Swiss UMEF University of Applied science Institute. A noter que l’accréditation fédérale est valable pour une période de sept ans et que des contrôles sont régulièrement effectués.»
29.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
Une clinique au sein de l’école
La Haute Ecole de santé Fribourg propose des soins pour les étudiants, appliqués par des étudiants.
L’Université de Lucerne proposera à partir d’automne un bachelor en psychologie et prévoit d’ouvrir un cabinet de psychologie.
Les chercheurs en Suisse peuvent à nouveau postuler pour certains programmes d’Horizon Europe
«Les Advanced Grants du Conseil européen de la recherche (European Research Council, ERC) sont mis au concours jusqu’au 29 août 2024. Pour la première fois depuis trois ans, les chercheurs en Suisse peuvent à nouveau postuler pour ces subventions.»
L’Unil dans les médias
Le recteur de l’UNIL réagit à un rapport sur les liens avec les universités israéliennes
«Un rapport d’étudiants de l’Université de Lausanne (UNIL) documente les liens entre l’alma mater et certaines universités israéliennes, accusées de violer le droit international. Plusieurs professeurs et doctorants y sont nommément cités. Le recteur de l’UNIL Frédéric Herman réagit à la publication de ce rapport et dénonce la publication d’une quinzaine de noms d’enseignants et de doctorants sans l’accord des principaux concernés.»
Revue de presse UNIL 29 mai 2024
28Mai2024
Politique des hautes écoles
«Lassés d’alerter sur le climat sans être entendus, des chercheurs sortent de leur «neutralité»»
«A force d’assister, impuissants, aux conséquences du dérèglement climatique, de plus en plus de scientifiques choisissent de s’engager : prises de parole sur les réseaux sociaux, soutiens à des actions en justice, désobéissance civile… Tous se questionnent aussi sur l’avenir de la science. […] Pour beaucoup, le système de recherche actuel basé sur la compétition entre scientifiques ne semble pas compatible avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre.»
«Je dirige une université – les personnes comme moi devraient soutenir le droit des étudiant-es à protester contre Gaza»
Patrizia Nanz, Présidente du Euorpean University Institute de Florence, s’exprime sur la question des manifestations pro-palestiniennes dans les universités du monde entier. Madame Nanz pense que «les gens comme [elle] devraient soutenir le droit des étudiants à protester contre Gaza». Selon Madame Nanz «[l]a répression brutale des manifestations étudiantes, d’Amsterdam à Los Angeles, met en lumière les défaillances au cœur de nos universités [et le fait que] la plupart des institutions universitaires se [soient] éloignées de leur principale clientèle».
Selon Madame Nanz, en outre, les étudiant·es «ont raison de prendre les administrateurs à partie lorsqu’ils demandent la transparence sur les liens financiers et corporatifs de leur université. Il devrait s’agir d’une pratique courante et non d’une discussion suscitée par une crise. [Elle est] frappée de constater qu’il n’y a pratiquement pas de débat lorsque les universités européennes acceptent un financement de la part d’un donateur extérieur, contrairement à l’agitation qui règne lorsque les étudiants demandent sa suspension. Il est également dans l’intérêt des établissements universitaires d’avoir une vision globale de leur «économie politique». Le mouvement étudiant nous donne également l’occasion de surmonter les tensions entre la liberté académique et les politiques de diversité, d’égalité et d’inclusion (DEI). Ironiquement, les universités ont exigé un «espace sûr» pour justifier la répression des manifestations des étudiants à Gaza et pour restreindre leur liberté d’expression [ …] [mais] lorsque nous disons que les universités doivent être un «espace sûr», cela n’est pas seulement vrai en termes d’intégrité physique et émotionnelle (qui sont primordiales), mais également en termes d’intégrité intellectuelle : une université est un espace dans lequel on peut, et doit, être remis en question en toute sécurité, plutôt que d’être conforté dans ses convictions.»
- financement tiers
- engagement politique
- direction des hautes écoles
- transparence – recherche
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- liberté d’expression
- gestion des finances universitaires
- conflit israélo-palestinien
28.05.2024 Revue de presse des manifestations pro-palestiniennes
Conflit israélo-palestinien : «Des surveillants belges laisseront les étudiants tricher»
Une partie du personnel de surveillance des examens des universités flamandes de Gand, Anvers, Louvain et Bruxelles «ne dénoncera pas les étudiants pris en flagrant délit de triche […] en signe de protestation contre la violence à Gaza.» Une vingtaine de doctorant·es ont affirmé : «Tant que nos recteurs se désintéresseront des violations du droit international par les institutions israéliennes, nous ferons de même lorsque les étudiants enfreindront les règles».
L’Unil dans les médias
Nouveau dispositif pour l’évaluation des enjeux éthiques des collaborations internationales
«La Direction de l’UNIL s’est engagée, le 15 mai dernier, à créer une cellule d’expert∙e∙s qui évaluera les collaborations avec des instituts scientifiques en contexte de conflit armé sous l’angle de l’éthique, de l’intégrité scientifique, du droit international et de la liberté académique, ainsi qu’à inciter ses chercheuses et chercheurs à faire preuve de la plus grande diligence dans leurs collaborations scientifiques en cours avec un pays en contexte de conflit armé.»
«Des professeurs fichés par un collectif pro-palestinien»
Le collectif anonyme «Occup’Unil’Pal» a publié un rapport sur les collaborations de l’UNIL avec des universités israéliennes, contenant une liste des scientifiques collaborant avec des collègues israéliens, toutes disciplines confondues. L’Unil offre un soutien à ses employés ainsi mis en lumière.
Revue de presse UNIL 28 mai 2024
27Mai2024
Politique des hautes écoles
27.05.2024 – Revue de presse sur l’occupation des universités
«La police cantonale bâloise a évacué tôt lundi l’Institut de sociologie occupé par des sympathisants pro-palestiniens. L’Université de Bâle avait déposé vendredi une plainte pénale. Vingt personnes ont été contrôlées et interdites d’accès.» (RTS)
Dans la Basler Zeitung, la rectrice de l’Université de Bâle prend position sur les manifestations. Elle quelle certains propos des manifestant-es à Bâle comme «antisémites». Elle dit: «J’aurais aimé retirer ces affiches moi-même.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 mai 2024
24Mai2024
Politique des hautes écoles
«Plaidoyer pour la neutralité académique»
Un groupe de professeur-es d’universités suisses a publié une lettre ouverte en faveur de la neutralité académique, pour trois raisons:
- «l’engagement politique des universités compromet leur crédibilité»
- «l’engagement politique met en péril la légitimité des universités: les citoyens de tous bords politiques n’ont pas de raison de consentir à financer des institutions qui favoriseraient certaines orientations seulement.»
- «l’engagement politique met en péril la qualité de la science et de l’enseignement.»
«La neutralité de l’institution n’interdit nullement aux enseignants et chercheurs de prendre position. […] Contrairement à la neutralité de l’institution, qui est une neutralité d’abstention, la neutralité scientifique est une neutralité d’équilibre entre des points de vue opposés. […] Plutôt que de prendre des positions politiques, les universités doivent cultiver le goût du débat et l’aversion pour l’absence de contradiction. La diversité idéologique est notre meilleur garde-fou contre le conformisme intellectuel, le dogmatisme et l’esprit partisan.»
«La neutralité est toujours au service du statu quo»
Un groupe de doctorant·es, post-doctorant·es, assistants-doctorant·es ou maîtres-assistant·es à l’Université de Genève a signé une lettre ouverte sur le rôle de l’Université. Ces scientifiques qualifient la neutralité de «fiction»: « il est parfaitement impossible de déraciner la science des conditions sociales de sa production. […] Se déclarer neutre, c’est prendre position en faveur du statu quo. […] Alors qu’on ne semble s’inquiéter que de la carrière et du malaise de nos collègues israélien·nes, nous assistons à la destruction totale du système éducatif et de la production de savoir à Gaza.»
«A l’EPFL, haro sur les rares voix dissidentes»
«A l’EPFL, des étudiants tentant d’amorcer un dialogue avec les pro-palestiniens ont reçu des messages haineux et même des menaces de mort. De son côté, l’institution affirme «oeuvrer pour rétablir et maintenir un climat de travail et d’étude serein sur le campus».
«La science n’est pas basée sur des émotions»
Le président de l’EPFL, Martin Vetterli, écrit: «Il est […] important que l’université reste un lieu neutre. Le débat doit être mené selon les règles scientifiques, sur un plan intellectuel et non émotionnel. Chaque argument doit pouvoir être analysé et réfuté. L’éclairage de l’une ou l’autre situation doit être validé strictement selon des critères scientifiques – même si cela est souvent difficile. […] il n’est pas possible de définir qui a raison politiquement à l’aide de critères de falsifiabilité. […] Il serait […] envisageable de créer un véritable « speakers’ corner » [à l’EPFL], où les opinions pourraient également être représentées. De telles réflexions sont en cours. Une condition est toutefois que de tels espaces de débat ne soient pas assimilés au monde académique, car ils contredisent son principe de neutralité.» (Neue Zürcher Zeitung)
Les boycotts universitaires liés à la guerre de Gaza mettent en péril la place d’Israël dans Horizon Europe
Un nombre croissant d’universités européennes mettent fin à leurs liens avec Israël en raison de la guerre à Gaza, y compris dans le cadre des projets Horizon Europe existants, ce qui a incité le ministre israélien de la science à organiser des discussions d’urgence avec les responsables de la recherche du pays sur la manière de maintenir les liens scientifiques avec l’Europe.
Gila Gamliel, ministre israélienne pour la science et la technologie, a déclaré qu’Israël envisageait de nouvelles mesures incitatives pour encourager les universitaires à venir en Israël et a signé la semaine dernière un accord de coopération avec le Guatemala pour tenter de renforcer les liens scientifiques extérieurs du pays face aux boycotts européens.
Un rapport identifie la Norvège, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Suède, l’Irlande, la Belgique et l’Italie comme les pays européens où les actions de protestation, les pétitions et les boycotts ont été particulièrement prononcés.
24.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestinennes
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mai 2024
23Mai2024
Politique des hautes écoles
Un conseiller d’Etat UDC s’engage pour l’introduction d’un numérus dans les universités où le taux de maturité est trop haut
En Suisse, le taux de maturité varie selon les cantons, entre 12,9% dans le Canton Schaffhouse et 33,6% à Genève. «Des différences aussi importantes dans le taux de maturité sont tout simplement impossibles à qualité égale», juge le Conseiller d’Etat Jakob Stark (UDC, TG). Le fait que l’EPFZ, par exemple, ait déclaré la première année comme année d’essai en serait une bonne preuve, estime-t-il. Il prose donc l’introduction d’un numérus clausus pour les personnes qui ont fait leur maturité dans un canton avec un taux de maturité qui excède 20% (ce qui correspond à environ la moitié des cantons).
Dans sa réponse à l’intervention de Jakob Stark, le Conseil fédéral reconnaît certes qu’il y a une évolution vers une qualification plus élevée. Mais il n’y avait pas de preuve qu’un taux élevé de maturités se fasse au détriment de la qualité de la formation gymnasiale. L’augmentation du nombre de gymnasiens ne s’accompagnerait pas non plus d’une baisse du taux de réussite des études. Par ailleurs l’éducation est une compétence des cantons. De plus, le Conseil fédéral tient au principe de l’accès sans examen aux universités – des examens d’admission obligatoires seraient en contradiction avec ce principe.
Master en médecine : l’Université de Zurich et de Saint-Gall terminent leur coopération
L’accord de coopération entre les universités de Zurich et de Saint-Gall concernant le Master en médecine prendra fin en été 2026 et ne sera pas renouvelé. Selon une évaluation du cursus, la charge de collaboration était trop importante et les possibilités de conception trop limitées. Les universités soulignent que les étudiants actuels n’ont pas à craindre d’être désavantagés par cette décision.
A partir d’automne 2026, l’école de médecine saint-galloise souhaite se focalise sur un programme de master autonome avec le même nombre de places d’études, se concentrant sur des méthodes d’enseignement innovantes, une numérisation renforcée et un développment de la formation par simulation. Pour l’instant, on ne sait pas encore si les ressources financières seront suffisantes pour ce cursus.
23.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestinennes
«Les universités suisses […] ne s’engagent guère pour les chercheurs de la bande de Gaza»
«Les universités suisses entretiennent de multiples coopérations avec des institutions israéliennes. Elles ne s’engagent guère pour les chercheurs de la bande de Gaza, où toutes les hautes écoles ont été détruites.» Le journaliste de la Wochenzeitung Jan Jirat épingle un projet de recherche de l’Université de Saint-Gall avec la plus grande entreprise israélienne d’armément Elbit Systems.
Roland Dittli travaille à l’institut Swisspeace, qui est associée à l’Université de Bâle. Il est chargé de la coordination de la coopération avec les universités palestiniennes. Pour lui, il est jusqu’à présent trop peu discuté ce que les universités suisses pourraient faire concrètement face à la situation extrêmement précaire sur place. [Malgré la déstruction des universités et écoles techniques], «les serveurs sont encore partiellement intacts. Mais ils ne peuvent pas être récupérés parce que la situation est trop incertaine », explique-t-il. Selon lui, tout le passé et le présent des universités sont stockés sur ces serveurs : Budgets, bases de données d’adresses, travaux de recherche, etc. «Pour la suite du travail, il est extrêmement important de sauver ces serveurs». Il préconise par ailleurs le soutien accru du réseau Scholars at Risk pour soutenir les étudiant-es et enseignant-es réfugié-es.
Polyquity réintégrée
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) met fin à la suspension de l’association féministe Polyquity, indique-t-elle mercredi sur son site internet. Celle-ci avait été suspendue au début du mois de mai à la suite d’une conférence jugée partisane par la direction de l’EPFL sur le conflit israélo-palestinien.»
Movetia: en 2023, la demande a dépassé d’un tiers le financement des mobilités accordées
Selon le rapport annuel de Movetia, «L’intérêt pour les échanges et la mobilité est resté fort en 2023. La demande a dépassé l’offre dans quasiment tous les secteurs de formation, ce qui réjouit l’agence nationale Movetia, qui publie son rapport annuel et ses statistiques de mobilité et de coopération. Les chiffres montrent une progression de la demande qui est toutefois freinée par des moyens financiers limités. L’année 2024 aura un impact déterminant sur le futur des échanges et mobilités, avec l’adoption par le Parlement du Message FRI et culture 2025-2028 et le début des négociations sur l’association de la Suisse à Erasmus+.»
«Le harcèlement des scientifiques est en hausse – les institutions ne savent pas comment y remédier»
Les scientifiques sont de plus en plus souvent victimes de harcèlement en raison de leur travail, et les institutions peinent à les soutenir efficacement. Les attaques peuvent aller de la diffamation en ligne aux menaces physiques, et ciblent de nombreux domaines scientifiques, souvent à travers les réseaux sociaux et par le biais de la publication de messages privés. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais la pandémie de COVID-19 a intensifié et multiplié les attaques contre les scientifiques, y compris des chercheur·es moins médiatisé·es. Malgré l’augmentation de ces épisodes, les institutions de recherche et les universités peinent à offrir une aide adéquate aux scientifiques : par exemple, la microbiologiste Siouxsie Wiles a poursuivi son employeur en justice (l’Université d’Auckland) pour manque à la protection contre le harcèlement.
Certaines institutions, comme l’Ecole de santé publique Johns Hopkins Bloomberg de Baltimore (Maryland), ont mis en place des stratégies pour mieux soutenir leurs chercheur·es. Ces mesures consistent en la création de groupes de travail, de guichets électroniques centralisés pour signaler les abus, et en la réaction rapide des équipes de sécurité créées par les institutions. Cependant, une certaine réticence à signaler les incidents par peur des répercussions professionnelles ou personnelles demeure, particulièrement pour les femmes qui ne souhaitent pas être définies comme des «pleurnichardes ». En outre, les attaques peuvent provenir de divers niveaux, y compris de la communauté académique elle-même et du milieu politique, ce qui complique encore une réponse efficace des institutions, qui cherchent à rester neutres.
- rôle des scientifiques
- politique – Etats-Unis
- rôle des universités
- harcèlement moral – mobbying
- COVID-19
Fribourg : «Le Grand Conseil veut augmenter les bourses d’études»
Une motion de Marie Levrat (PS, Vuadens) et Savio Michellod (PLR, Granges) demandait que la loi sur les bourses et les prêts d’études soit adaptée, selon les quatres exigeances suivantes : «Premièrement, les forfaits d’entretien et de logement doivent être adaptés à la hausse […]. Deuxièmement, les deux parlementaires souhaitaient que la situation financière des parents ne joue plus aucun rôle à partir d’un certain âge des boursiers […]. Troisièmement […] [l]a limite d’âge [pour obtenir une bourse] devrait être relevée à 45 ou 50 ans […]. Quatrièmement, […] [les deux parlementaires demandent que] les personnes admises à titre provisoire (permis F) et les personnes à protéger (permis S) […] reçoivent [une] bourse.»
Finalement, le Grand Conseil fribourgeois s’est prononcé en faveur de l’augmentation des forfaits d’entretien et de logement et de l’ouverture des bourses d’études aux personnes titulaires d’un permis F ou S, mais a refusé les deux autres demandes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mai 2024
22Mai2024
Politique des hautes écoles
22.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
Occupation d’Uni Mail: la rectrice tire le bilan
«Une semaine après la fin de l’oc- cupation d’Uni Mail par les membres de la Coordination étudiants Palestine (CEP), le rectorat publiait, hier, une prise de position en six points sur le conflit israélo-palestinien.»
Le retrait de la Russie du CERN «aide Poutine», craignent des scientifiques
«Le physicien russe Andrei Rostovtsev, membre de Science4PeaceLien externe et ancien collaborateur du CERN, fait partie de ceux qui pensent que la décision d’exclure la Russie et le Belarus de la collaboration scientifique [du CERN] était purement politique. « Le progrès scientifique a été vendu à la politique », déclare-t-il. […] Le scientifique, qui dirige dissernet.org, un site web contre le plagiat dans la science russe, est convaincu que l’éviction de la Russie du CERN aidera le président russe Poutine. « Il s’en servira comme argument pour convaincre le peuple russe que les pays qui l’entourent sont des ennemis, explique [Andrei] Rostovtsev. Cela lui permettra de ne pas avoir à décider lui-même de réduire le financement de la science pour financer la guerre.»
Santé mentale et bien-être à l’EPFL: de l’enquête aux mesures
«En novembre 2022, une étude visant à évaluer la santé mentale et le bien-être de toute la communauté EPFL a été lancée. Suite aux résultats alarmants, plusieurs initiatives ont été introduites dont la mise en consultation d’ordonnances afin de faciliter les pauses pendant les études. Analyse des résultats de l’enquête et zoom sur la proposition d’assouplir les règles qui gouvernent le Bachelor et le Master.»
«Note 6 : Un étudiant fait entièrement rédiger son travail de bachelor par une IA»
Un étudiant d’une université suisse raconte, en anonymat, comment il a obtenu des bonnes notes à l’université et comment il a rédigé son travail de bachelor (qui est en cours de correction) en utilisant l’IA. Pour le rédiger, il a d’abord cherché et trouvé des sources par lui-même et a ensuite recouru à ChatGPT et à l’IA pour générer des résultats qu’il a copié dans son travail. «Pour que personne ne s’en aperçoive à la fin, il a fait passer son travail dans un programme de plagiat et dans un programme qui doit reconnaître les textes générés par l’IA». Il a utilisé également Google Gemini pour le résumé et la préface, contournant les restrictions avec un VPN.
Pour les examens en ligne, il a utilisé l’extension Composure AI de Chrome pour obtenir des réponses rapides et correctes, ce qui lui a permis d’obtenir de bonnes notes sans avoir une connaissance approfondie des matières. L’étudiant estime que «certains professeurs ferment délibérément les yeux pour éviter tout surcroît de travail.»
Les universités suisses face à l’utilisation de l’IA
Les universités suisses adoptent des stratégies variées pour gérer l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) par les étudiant·es et les professeur·es, tout en refusant d’interdire ces technologies. Elles encouragent plutôt une utilisation réfléchie de l’IA et exigent que son utilisation soit déclarée explicitement dans le cadre des travaux académiques. Dans le cas contraire, des sanctions sont prévues, mais les expert·es ne s’entenden pas sur l’efficacité des logiciels utilisés pour détecter l’utilisation de l’IA : «Jasmina Bogojeska, Professeure d’intelligence artificielle à la ZHAW, a fait de bonnes expériences avec des outils comme «TraceGPT» ou «Winston AI». «Ils fonctionnent plutôt bien si on ne retravaille pas les textes et si on ne mélange pas beaucoup d’outils différents». Pour le cofondateur de «Swiss AI Experts», Dominik Frey, il est en revanche presque impossible de constater une utilisation de l’IA. «Avec les programmes d’IA générative, on n’obtient jamais deux fois le même résultat. Il n’y a aucun moyen de prouver une utilisation».»
Ainsi, certaines universités mettent l’accent sur «les «compétences humaines» telles que la pensée critique et l’argumentation, les capacités de résolution de problèmes ou la force d’innovation». C’est le cas de l’Université de Zurich (UZH) qui «encouragerait les professeurs à développer leur enseignement et leurs attestations de performance.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 mai 2024
21Mai2024
Politique des hautes écoles
21.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses
Le message FRI prêt à être examiné au Conseil national
«La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a procédé à la discussion par article du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (message FRI). Elle a adopté des propositions visant à relever le plafond de dépenses prévu de 152,2 millions de francs au total. Ces moyens supplémentaires doivent permettre de soutenir la formation professionnelle, le domaine des EPF, les hautes écoles cantonales, la formation continue, le Parc suisse d’innovation et les institutions chargées d’encourager la recherche au cours de la période de financement 2025-2028. »
Conseil de sécurité de l’ONU : mobiliser le potentiel de la science au service de la paix et de la sécurité
« Le 17 mai 2024, la Suisse a organisé une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le but de renforcer l’interaction entre la science et le Conseil. L’intégration de la science dans les décisions du Conseil peut potentiellement favoriser la confiance mutuelle et contribuer à la prévention des conflits et à l’avènement d’une paix durable – une priorité du Conseil fédéral pour le mandat de la Suisse au Conseil de sécurité en 2023-2024.»
Les étudiant·es étranger·es des EPF pourraient payer leurs taxes trois fois plus
Une large majorité de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil National s’est prononcée en faveur d’une multiplication par trois des taxes des EPF pour les étrangers. Le Parlement devra se prononcer.
Conscience et douleur animales dans la balance de l’expérimentation in vivo
«Des experts font le point sur les capacités cognitives des animaux. À l’UNIGE, 30’724 cobayes ont été utilisés en 2023»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 mai 2024
17Mai2024
Politique des hautes écoles
Manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses
Valais: modification de la loi cantonale sur la formation et la recherche universitaire
«La modification de la loi cantonale [valaisanne] sur la formation et la recherche universitaire a été adoptée par le Grand Conseil, à l’unanimité (123 voix) et en une seule lecture. Les députés ont notamment accepté la création de la Conférence de coordination du paysage valaisan des hautes écoles et de la recherche, regroupant les recteurs et directeurs des institutions tertiaires du canton. Contrairement à ce que souhaitait le Conseil d’Etat, ils ont refusé la mise en place d’un Conseil de la formation et de la recherche.» (Le Nouvelliste)
La proposition des Verts visant à ce que les hautes écoles s’engagent, dans le cadre de leurs missions, en faveur du développement durable en prenant des mesures de protection de l’environnement et du climat en accord avec les objectifs environnementaux et climatiques du canton a été rejetée de justesse. (Walliser Bote)
Fiasco lors de l’examen final du brevet d’avocat
«Des ordinateurs qui s’éteignent abruptement, des problèmes de connexion et de sauvegarde: le déroulement de l’examen d’avocature qui se tenait […] à Genève a tourné au chaos. Une situation qui a provoqué l’annulation de l’épreuve.»
«Les assistants de l’IHEID maintenus dans la précarité»
«Des doctorants dénoncent un modèle de rémunération injuste et financé par de l’argent public.»
Les occupations dans les universités de Suisse romande prennent fin
Les occupations dans les universités de Suisse romande prennent fin petit à petit. Les manifestants pro-palestinien de l’Uni de Genève ont été évacués en début de semaine, idem à l’EPFL hier en fin de journée. À Lausanne, la mobilisation s’est terminée mercredi. Si l’Université a fait quelques concessions aux militant-es, elle a catégoriquement refusé d’entrer en matière sur le boycott des universités israéliennes. Le recteur de l’UNIL Frédéric Herman s’exprime.
Innosuisse : nomination de la nouvelle directrice
« La nouvelle directrice d’Innosuisse s’appelle Dominique Gruhl-Bégin. Sa nomination par le conseil d’administration de l’agence a été approuvée par le Conseil fédéral le 15 mai 2024. Elle succédera le 12 août 2024 à Annalise Eggimann, qui quitte ses fonctions en vue de son départ à la retraite.»
Des étudiants de l’Hepia font part de leur malaise
Dans un courrier à la direction, des élèves de la filière gestion de la nature se plaignent d’une charge de travail trop lourde. […] Avec environ quarante heures de cours par semaine, une importante quantité de matière à apprendre et des projets de groupe importants et réguliers, les étudiants se sentent «constamment submergés».
«Le monde universitaire doit s’attaquer à son «narcissisme collectif»»
Le monde universitaire doit surmonter son «narcissisme collectif» s’il veut s’attaquer à des crises telles que la précarité des carrières et les restrictions des libertés académiques, ont déclaré les membres d’un collectif transnational. Dans son «Manifeste de Göteborg» en 15 points, le Movement for a Free Academia, composé principalement de scientifiques travaillant dans les pays nordiques, appelle à la fondation d’un système académique «démocratique et autonome» exempt de «compétitivité, de déséquilibres de pouvoir, de méfiance collégiale et de hiérarchies malsaines».
Une structure académique décentralisée et non hiérarchique pourrait également remédier à la précarité à laquelle sont confrontés les scientifiques en début de carrière. «Il ne devrait pas y avoir d’asymétrie entre les chercheurs», a déclaré Maria Toft, co-autrice de l’étude. «Mon opinion personnelle est que dans le système idéal, vous agissez et êtes appréciés en tant que collectif et il n’y a pas de hiérarchies rigides.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mai 2024
16Mai2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 mai 2024
15Mai2024
Politique des hautes écoles
Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses
«Une politique de l’innovation efficace et en phase avec son temps»
«Confrontées à des défis globaux tels que le changement climatique ou la numérisation, les politiques d’innovation évoluent à l’échelle mondiale. La Confédération analyse ces développements et procède au besoin aux optimisations nécessaires en matière d’encouragement de l’innovation au niveau national.»
L’Unil dans les médias
L’ambassadrice d’Israël en Suisse se positionne sur l’occupation de l’UNIL
L’ambassadrice d’Israël en Suisse, Ifat Reshef, réagit à l’occupation de l’Université de Lausanne. Elle épingle le rectorat,
estimant que la sécurité de tous n’est pas assurée.
Les activistes pro-palestiniens lèvent leur occupation de l’UNIL après un accord
Le dialogue entre l’Université de Lausanne (UNIL) et le collectif pro-palestinien a abouti à un accord. L’occupation du bâtiment Géopolis a pris fin. La décision a été prise mardi soir à l’issue d’une dernière assemblée délibérative de plusieurs heures.
Revue de presse UNIL 15 mai 2024
14Mai2024
Politique des hautes écoles
«Le dialogue est ouvert tant qu’on ne franchit pas la ligne rouge du cadre légal»
«Le conseiller aux États socialiste zurichois ne mâche pas ses mots devant l’occupation des universités romandes. Gros gabarit politique, Daniel Jositsch est professeur de droit pénal à l’Université de Zurich et membre de la Fédération suisse des communautés israélites.» Il estime que les universités, dépendant de la bonne volonté des politiques, perdent en crédibilité au niveau du parlement fédéral comme au niveau cantonal. «Autonomie ou pas, toutes les universités se doivent d’avoir une neutralité politique et religieuse. » (Le Temps)
Dans le Blick, Daniel Jositsch ajoute, entre autres: «[J]e trouve consternante la demande de rompre tout contact avec les universités israéliennes. Comme si les chercheurs avaient une responsabilité vis-à-vis de la politique !»
Les étudiants de l’Université de Genève évacués par la police, une mobilisation démarre à l’Hepia et à l’Université de Zurich
«L’Université de Genève a déposé une plainte pénale» contre les occupant-es pro-palestinien-nes. (Tribune de Genève)
«Mardi à l’aube, la police est intervenue pour déloger les étudiants qui occupaient le hall d’Uni-Mail depuis une semaine. En réponse, les étudiants de la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève ont décidé d’occuper leur bâtiment». (RTS)
La Ligue suisse des droits humains a adressé un courrier d’indignation à l’attention de la Rectrice de l’Université de Genève.
Depuis 12 heures, une action de protestation est en cours dans l’atrium de l’université de Zurich. L’université de Zurich ne souhaite pas tolérer la manifestation pro-palestinienne dans ses locaux et a fixé aux occupants un délai jusqu’à 17 heures. Si des personnes restent plus longtemps sur place, l’université veut déposer une plainte pénale. (SRF)
Philippe Kenel: «Je ne vois pas une démarche de paix derrière cette mobilisation estudiantine»
Le président de la Licra [Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme]-Suisse réagit à l’occupation successive de plusieurs campus universitaires à Lausanne, Genève ou Zurich. Il regrette que les étudiants défendent la Palestine, sans condamner le Hamas.
L’Unil dans les médias
UNIL occupée: rectorat et canton sont d’accord pour y mettre un terme
«Le rectorat de l’Université de Lausanne (UNIL) et le Conseil d’Etat vaudois ont convenu lundi lors d’une séance que l’occupation du bâtiment de Géopolis par des étudiants pro-palestiniens devait cesser, a indiqué mardi au Grand Conseil le ministre Frédéric Borloz. Aucun ultimatum n’a en revanche été annoncé.»
Revue de presse UNIL 14 mai 2024
13Mai2024
Politique des hautes écoles
La mobilisation étudiante pro-Gaza gagne les Universités de Fribourg et Bâle
«Le mouvement de contestation contre Israël et de solidarité avec les Palestiniens a gagné lundi l’Université de Fribourg. Une centaine d’étudiants occupent pacifiquement depuis 11h30 le hall du bâtiment Pérolles 21. Des militants ont également rejoint le mouvement à l’Université de Bâle.»
«Des militants pro-palestiniens occupent l’Université de Berne»
Le mouvement de contestation contre Israël et de solidarité avec les Palestiniens gagne l’Université de Berne. Une soixantaine de militants occupent des locaux de la haute école dans le quartier de la Länggasse depuis dimanche soir.
À l’Université de Genève, «le ton se durcit fortement»
La Coordination étudiante Palestine (CEP) n’a pas été délogée et a passé sa sixième nuit à Uni Mail. La rectrice Audrey Leuba a accepté de rencontrer les militants ce matin.
Certaines personnes juives craignent les manifestations en cours dans les universités suisses
Certaines personnes juives en suisse craignent une escalation antisémite dans les campus.
Michael Hengartner sur le rôle des universités par rapport aux manifestations
Le président du Conseil des EPF estime que «l’activisme politique auquel participent des personnes extérieures n’a pas sa place dans les universités.» Les manifestations de ces derniers jours n’auraient pas empêché la recherche et l’enseignement, selon le président du Conseil des EPF, mais «Les occupations peuvent toutefois être effrayantes pour d’autres étudiants. En tant qu’étudiant juif, je ne me sentirais pas non plus à l’aise face à des slogans qui remettent en question le droit à l’existence d’Israël».
«Les universités doivent se livrer à une réflexion approfondie sur les manifestations» [pro-palestiniennes]
Minouche Shafik, présidente de l’Université de Columbia, écrit: «Si les établissements d’enseignement supérieur ne parviennent pas à mieux définir les limites entre la liberté d’expression et la discrimination, le gouvernement s’efforcera de combler cette lacune, d’une manière qui ne protège pas nécessairement la liberté académique. […] Les manifestations soulèvent une question importante : comment les universités contribuent-elles au bien commun dans une crise comme celle-ci ? Enseigner les problèmes aux étudiants, organiser des visites d’étude et des programmes de recherche conjoints, permettre des conversations qui ne peuvent avoir lieu dans les allées du pouvoir, fournir un soutien médical et de santé mentale aux victimes sont autant d’exemples concrets. Les universités doivent rassembler une multitude de points de vue pour se concentrer sur ce que nous pouvons faire de plus.» (Financial Times Europe)
«Une université doit défendre la liberté de tous»
Le journaliste Philippe Reichen du Tages-Anzeiger estime que les manifestants pro-palestiniennes se trompent de cible et devraient plutôt manifester devant l’ambassade ou consulat israélien qu’à l’université parce qu’ils ternissent la réputation des universités en tant que forum de débat. «Et ils ont ignoré le principe fondamental de la liberté académique : à savoir que la liberté d’une université consiste à entretenir des échanges avec d’autres universités, à condition que les étudiants et les professeurs respectent les valeurs académiques et l’ordre juridique en vigueur.»
Y a-t’il une barrière de rösti concernant la question palestinienne?
Des journalistes de la NZZ estiment que le conflit israélo-palestinien est discuté différemment en Suisse romande qu’en suisse alémanique, « non seulement à cause du rôle des communistes» qui s’emparent de ce sujet politique. «Dès le début, les directions des universités s’opposent fermement aux actions des communistes – en particulier en Suisse alémanique. […] L’attitude ferme des directions d’université a peut-être étouffé dans l’œuf des protestations plus importantes en Suisse alémanique.»
Martin Vetterli, président de l’EPFL, juge par ailleurs que les manifestants essaient d’instrumentaliser les universités, espérant d’avoir un plus grand impact dans les universités que sur la place fédérale.
Des étudiants chinois et hongkongais espionnés lors de leur séjour à l’étranger
«La Chine et les autorités de Hong Kong surveilleraient certains de leurs ressortissants qui étudient à l’étranger.» Une pratique qui toucherait également la Suisse, selon les conclusions d’un rapport publié lundi par Amnesty International.
«Porte-parole de l’ONG, Nadia Bohlen appelle les universités suisses à prendre davantage de mesures. […] swissuniversities, […] affirme de son côté ne disposer d’aucune donnée sur ce sujet.»
L’UDC et la Commission des finances du Conseil national veulent augmenter les taxes des étudiants étrangers
«[L]a Commission des finances du Conseil national s’est prononcée en faveur de taxes d’études plus élevées pour les étudiants étrangers. Par 14 voix contre 9 et 2 abstentions, elle propose de modifier la loi sur les EPF en conséquence. «Aux yeux de la majorité de la commission, une augmentation des taxes d’études constitue une opportunité de générer des recettes supplémentaires», peut-on lire dans le communiqué de presse.»
L’IA fait son apparition dans la recherche et l’industrie biomédicale… pour le meilleur?
«Lancé fin avril à Bâle par une startup suisse, un nouveau logiciel propose d’utiliser l’intelligence artificielle pour accélérer et optimiser le développement d’essais cliniques. Pleine de promesses, l’arrivée de ces technologies dans des domaines qui touchent notre santé pose néanmoins plusieurs questions éthiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mai 2024
L’occupation propalestinienne de l’UNIL divise le corps professoral
«Après une lettre de soutien à l’action estudiantine, un autre front se forme au sein des enseignants. Une contre-pétition appelle à se distancier du militantisme.»
10Mai2024
Politique des hautes écoles
EPF suisses: des collaborations à visées potentiellement sécuritaires avec des entités israéliennes
«L’EPFL et l’EPFZ ont pris part à au moins six recherches européennes à visées potentiellement sécuritaires aux côtés d’entités israéliennes, gouvernementales ou actives dans le privé, a découvert le Pôle enquête de la RTS. Ces recherches ont été menées avant la rupture de la collaboration entre la Suisse et le programme européen de recherche Horizon, en 2021.»
Suite à une altercation la nuit de mercredi à jeudi, l’occupation des étudiants pro-palestiniens à l’UNIGE se poursuit
« Les étudiants pro-palestiniens installés à l’Université de Genève ont décidé de poursuivre leur mobilisation jeudi soir, malgré la demande de l’institution qu’ils quittent les locaux après 22 heures, à la suite d’une nuit agitée.»
«Une altercation s’est produite dans la nuit de mercredi à jeudi à l’Université de Genève, en pleine mobilisation étudiante pro-palestinienne. Deux femmes et un homme se sont introduits dans le bâtiment et ont décroché des banderoles, avant d’être confrontés par les étudiants puis expulsés par la sécurité».
L’EPFL lance un projet participatif pour évaluer la santé du Lac Léman
L’Unil dans les médias
Revue de presse du 9. et 10.05.2024 sur les manifestations pro-palestiniennes à l’UNIL
9Mai2024
Politique des hautes écoles
La courte occupation de l’EPFZ
L’EPFZ a porté plainte contre 28 personnes pro-palestiniennes avaient fait un sit-in dans le hall de l’institution. Le jour même, la manifestation pacifique a été dispersé par un important dispositif de la police municipale de Zurich.
8Mai2024
Politique des hautes écoles
Déclaration sur les actions actuelles dans les hautes écoles en rapport avec le conflit Hamas – Israël
«Les hautes écoles suisses s’engagent pour la liberté de la recherche et de l’enseignement. Cela implique un discours scientifique ouvert et un échange d’opinions respectueux. Au vu de l’évolution de la situation au sein de certaines hautes écoles suisses, nous tenons à nous positionner sur 3 points essentiels :
- Premièrement, la tentative d’instrumentalisation à des fins politiques d’une institution n’offre pas les conditions de base d’un dialogue constructif.
- Deuxièmement, le maintien du dialogue académique est essentiel. Les hautes écoles ne peuvent pas accepter d’exclure des personnes ou des institutions qui font partie de la communauté académique.
- Troisièmement, les hautes écoles ne sont pas des acteurs politiques. Les hautes écoles ont pour mandat de remplir des missions académiques de recherche et d’enseignement. »
«Il y a le danger que les étudiant-es se fassent instrumentaliser»
Par rapport aux manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses, Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities, avance que sa plus grande crainte est que les étudiant-es se fassent instrumentaliser. «Au début, seuls des étudiants ont manifesté à Lausanne. Mais entre-temps, d’autres se sont joints à eux. Je ne sais pas d’où, si c’est d’autres universités ou d’autres mouvements.» Cela compliquerait le travail pour les universités, et «[…] pourquoi un recteur doit-il négocier avec des personnes extérieures à l’université ? Une université n’est pas un parti politique avec lequel on peut négocier sa position.» Par ailleurs, elle craint une collision entre des différentes mouvements. «Notre rôle est académique, de réflexion et de compréhension – et non politique. Cela vaut aussi pour les professeurs.»
La mobilisation pro-palestinienne se poursuit à l’UNIGE en attendant une rencontre avec le rectorat
«A Genève, l’occupation du hall principal du bâtiment Uni Mail par des étudiants pro-palestiniens, entamée mardi, se poursuivait mercredi. L’action reste pour l’instant « tolérée » malgré son caractère « illicite », note le médiateur désigné par l’UNIGE, Frédéric Esposito. Mercredi après-midi, une rencontre est prévue entre des représentants du mouvement et le rectorat.»
Le recteur de l’Université de Neuchâtel ne briguera pas un 3e mandat
Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel, a confirmé que, en été 2025, il ne sollicitera pas un troisième mandat. Il est fier que l’institution a obtenu, en 2021, l’accréditation fédérale sans aucune condition. «Seules cinq des douze hautes écoles universitaires de Suisse peuvent se prévaloir du système d’assurance qualité qui leur a valu d’être accréditées de manière inconditionnelle» (les quatre autres étant Bâle, Genève, Lausanne et Zurich).
Quelle est l’ampleur de la collaboration des universités suisses avec des partenaires israéliens?
«La mobilisation d’étudiants en faveur des Palestiniens s’est étendue à plusieurs universités suisses, après avoir commencé dans celle de Lausanne. Les protestataires exigent que leur alma mater coupe les ponts avec Israël. Quels liens entretiennent-elles vraiment avec leurs partenaires israéliens?»
Le projet XXL du CERN suscite des doutes
«Dès 2024, Genève et la France voisine devraient accueillir le collisionneur XXL. Le CERN a présenté un premier rapport sur la faisabilité de ce projet titanesque à 15 milliards de francs. S’il n’a pas été rendu public, «Le Temps» a pu consulter des documents qui témoignent des vives préoccupations des deux Etats concernés. La Confédération s’inquiète notamment de la perte de surfaces agricoles, de la protection de la nappe phréatique et du débouché à trouver pour le stockage des immenses volumes de déblais.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse du 08.05.2024 sur les manifestations pro-palestiniennes à l’UNIL
7Mai2024
Politique des hautes écoles
Les députés vaudois réagissent à l’occupation des hautes écoles
«Les mobilisations étudiantes de l’UNIL et de l’EPFL suscitent le débat au Grand Conseil. L’événement soulève des questions sur la neutralité et le rôle de l’université.»
ChatGPT : Les enseignant-es doivent faire preuve d’imagination
L’étudiant au niveau du Gymnase a obtenu la meilleure note de sa volée lors d’un examen oral sur la première partie de la pièce de théâtre «Faust», de Goethe. Pourtant, il n’a jamais lu un seul passage du bouquin, laissant cette tâche à ChatGPT, a-t-il raconté à la «NZZ». L’auteur de l’article conclut:« L’IA va modifier fondamentalement le système d’examen. Les enseignants devront faire preuve d’imagination.»
Une étudiante dyslexique se bat pour avoir du temps supplémentaire pour un examen d’entrée à l’université
«Le Tribunal fédéral a accepté le recours d’une étudiante dyslexique qui demandait un temps supplémentaire pour le test d’admission aux études de médecine vétérinaire. Le dossier est renvoyé à la justice bernoise afin qu’elle commande une expertise indépendante.»
Recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem : «La liberté académique n’est pas atteinte»
Le recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem parle dans une interview du succès des programmes pour favoriser les échanges entre les étudiant-es israéliens juives et arabes israéliens (17% des étudiant-es). 7000 étudiant-es avaient été appelés à l’armée. Le recteur affirme qu’il n’a pas eu vent d’un seul conflit [entre entre israéliens juifs et israéliens arabes].
Il est convaincu que la liberté académique n’est pas atteinte et évoque une commission disciplinaire qui a examiné des plaintes par rapport à des propos tenus par des étudiant-es sur la guerre.
Les liens entre les universités suisses et étrangères
Guy Parmelin a invité les hautes écoles à se rapprocher des universités hors Union européenne. L’objectif est de diversifier le réseau de nos universités et de tisser des liens hors-européens. Mais il très difficile de créer de tels partenariats forts sur le long terme.
La tendance est actuellement de créer des alliances européennes. Depuis 2022, plusieurs universités suisses ont rejoint de telles alliances, où les collaborations sont plus étroites. L’idée est de créer des cours en commun sur des vastes thèmes actuels qui touchent plusieurs facultés. «Mais [l]a mise en oeuvre [de tels projets] reste encore fragile».
Après l’UNIL, la mobilisation pro-palestinienne s’étend à d’autres universités suisses
«Après l’Université de Lausanne, le campus voisin de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne fait à son tour l’objet d’une mobilisation pro-palestinienne mardi. La direction a fait bloquer l’accès aux bâtiments. Des étudiants de l’Université de Genève sont aussi entrés dans le mouvement, alors que la police est intervenue à l’EPFZ pour les évacuer.»