Une large majorité de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil National s’est prononcée en faveur d’une multiplication par trois des taxes des EPF pour les étrangers. Le Parlement devra se prononcer.
Une large majorité de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil National s’est prononcée en faveur d’une multiplication par trois des taxes des EPF pour les étrangers. Le Parlement devra se prononcer.
«Des experts font le point sur les capacités cognitives des animaux. À l’UNIGE, 30’724 cobayes ont été utilisés en 2023»
«La modification de la loi cantonale [valaisanne] sur la formation et la recherche universitaire a été adoptée par le Grand Conseil, à l’unanimité (123 voix) et en une seule lecture. Les députés ont notamment accepté la création de la Conférence de coordination du paysage valaisan des hautes écoles et de la recherche, regroupant les recteurs et directeurs des institutions tertiaires du canton. Contrairement à ce que souhaitait le Conseil d’Etat, ils ont refusé la mise en place d’un Conseil de la formation et de la recherche.» (Le Nouvelliste)
La proposition des Verts visant à ce que les hautes écoles s’engagent, dans le cadre de leurs missions, en faveur du développement durable en prenant des mesures de protection de l’environnement et du climat en accord avec les objectifs environnementaux et climatiques du canton a été rejetée de justesse. (Walliser Bote)
«Des ordinateurs qui s’éteignent abruptement, des problèmes de connexion et de sauvegarde: le déroulement de l’examen d’avocature qui se tenait […] à Genève a tourné au chaos. Une situation qui a provoqué l’annulation de l’épreuve.»
«Des doctorants dénoncent un modèle de rémunération injuste et financé par de l’argent public.»
Les occupations dans les universités de Suisse romande prennent fin petit à petit. Les manifestants pro-palestinien de l’Uni de Genève ont été évacués en début de semaine, idem à l’EPFL hier en fin de journée. À Lausanne, la mobilisation s’est terminée mercredi. Si l’Université a fait quelques concessions aux militant-es, elle a catégoriquement refusé d’entrer en matière sur le boycott des universités israéliennes. Le recteur de l’UNIL Frédéric Herman s’exprime.
« La nouvelle directrice d’Innosuisse s’appelle Dominique Gruhl-Bégin. Sa nomination par le conseil d’administration de l’agence a été approuvée par le Conseil fédéral le 15 mai 2024. Elle succédera le 12 août 2024 à Annalise Eggimann, qui quitte ses fonctions en vue de son départ à la retraite.»
Dans un courrier à la direction, des élèves de la filière gestion de la nature se plaignent d’une charge de travail trop lourde. […] Avec environ quarante heures de cours par semaine, une importante quantité de matière à apprendre et des projets de groupe importants et réguliers, les étudiants se sentent «constamment submergés».
Le monde universitaire doit surmonter son «narcissisme collectif» s’il veut s’attaquer à des crises telles que la précarité des carrières et les restrictions des libertés académiques, ont déclaré les membres d’un collectif transnational. Dans son «Manifeste de Göteborg» en 15 points, le Movement for a Free Academia, composé principalement de scientifiques travaillant dans les pays nordiques, appelle à la fondation d’un système académique «démocratique et autonome» exempt de «compétitivité, de déséquilibres de pouvoir, de méfiance collégiale et de hiérarchies malsaines».
Une structure académique décentralisée et non hiérarchique pourrait également remédier à la précarité à laquelle sont confrontés les scientifiques en début de carrière. «Il ne devrait pas y avoir d’asymétrie entre les chercheurs», a déclaré Maria Toft, co-autrice de l’étude. «Mon opinion personnelle est que dans le système idéal, vous agissez et êtes appréciés en tant que collectif et il n’y a pas de hiérarchies rigides.»
«Confrontées à des défis globaux tels que le changement climatique ou la numérisation, les politiques d’innovation évoluent à l’échelle mondiale. La Confédération analyse ces développements et procède au besoin aux optimisations nécessaires en matière d’encouragement de l’innovation au niveau national.»
L’ambassadrice d’Israël en Suisse, Ifat Reshef, réagit à l’occupation de l’Université de Lausanne. Elle épingle le rectorat,
estimant que la sécurité de tous n’est pas assurée.
Le dialogue entre l’Université de Lausanne (UNIL) et le collectif pro-palestinien a abouti à un accord. L’occupation du bâtiment Géopolis a pris fin. La décision a été prise mardi soir à l’issue d’une dernière assemblée délibérative de plusieurs heures.
«Le conseiller aux États socialiste zurichois ne mâche pas ses mots devant l’occupation des universités romandes. Gros gabarit politique, Daniel Jositsch est professeur de droit pénal à l’Université de Zurich et membre de la Fédération suisse des communautés israélites.» Il estime que les universités, dépendant de la bonne volonté des politiques, perdent en crédibilité au niveau du parlement fédéral comme au niveau cantonal. «Autonomie ou pas, toutes les universités se doivent d’avoir une neutralité politique et religieuse. » (Le Temps)
Dans le Blick, Daniel Jositsch ajoute, entre autres: «[J]e trouve consternante la demande de rompre tout contact avec les universités israéliennes. Comme si les chercheurs avaient une responsabilité vis-à-vis de la politique !»
«L’Université de Genève a déposé une plainte pénale» contre les occupant-es pro-palestinien-nes. (Tribune de Genève)
«Mardi à l’aube, la police est intervenue pour déloger les étudiants qui occupaient le hall d’Uni-Mail depuis une semaine. En réponse, les étudiants de la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève ont décidé d’occuper leur bâtiment». (RTS)
La Ligue suisse des droits humains a adressé un courrier d’indignation à l’attention de la Rectrice de l’Université de Genève.
Depuis 12 heures, une action de protestation est en cours dans l’atrium de l’université de Zurich. L’université de Zurich ne souhaite pas tolérer la manifestation pro-palestinienne dans ses locaux et a fixé aux occupants un délai jusqu’à 17 heures. Si des personnes restent plus longtemps sur place, l’université veut déposer une plainte pénale. (SRF)
Le président de la Licra [Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme]-Suisse réagit à l’occupation successive de plusieurs campus universitaires à Lausanne, Genève ou Zurich. Il regrette que les étudiants défendent la Palestine, sans condamner le Hamas.
«Le rectorat de l’Université de Lausanne (UNIL) et le Conseil d’Etat vaudois ont convenu lundi lors d’une séance que l’occupation du bâtiment de Géopolis par des étudiants pro-palestiniens devait cesser, a indiqué mardi au Grand Conseil le ministre Frédéric Borloz. Aucun ultimatum n’a en revanche été annoncé.»
«Le mouvement de contestation contre Israël et de solidarité avec les Palestiniens a gagné lundi l’Université de Fribourg. Une centaine d’étudiants occupent pacifiquement depuis 11h30 le hall du bâtiment Pérolles 21. Des militants ont également rejoint le mouvement à l’Université de Bâle.»
Le mouvement de contestation contre Israël et de solidarité avec les Palestiniens gagne l’Université de Berne. Une soixantaine de militants occupent des locaux de la haute école dans le quartier de la Länggasse depuis dimanche soir.
La Coordination étudiante Palestine (CEP) n’a pas été délogée et a passé sa sixième nuit à Uni Mail. La rectrice Audrey Leuba a accepté de rencontrer les militants ce matin.
Certaines personnes juives en suisse craignent une escalation antisémite dans les campus.
Le président du Conseil des EPF estime que «l’activisme politique auquel participent des personnes extérieures n’a pas sa place dans les universités.» Les manifestations de ces derniers jours n’auraient pas empêché la recherche et l’enseignement, selon le président du Conseil des EPF, mais «Les occupations peuvent toutefois être effrayantes pour d’autres étudiants. En tant qu’étudiant juif, je ne me sentirais pas non plus à l’aise face à des slogans qui remettent en question le droit à l’existence d’Israël».
Minouche Shafik, présidente de l’Université de Columbia, écrit: «Si les établissements d’enseignement supérieur ne parviennent pas à mieux définir les limites entre la liberté d’expression et la discrimination, le gouvernement s’efforcera de combler cette lacune, d’une manière qui ne protège pas nécessairement la liberté académique. […] Les manifestations soulèvent une question importante : comment les universités contribuent-elles au bien commun dans une crise comme celle-ci ? Enseigner les problèmes aux étudiants, organiser des visites d’étude et des programmes de recherche conjoints, permettre des conversations qui ne peuvent avoir lieu dans les allées du pouvoir, fournir un soutien médical et de santé mentale aux victimes sont autant d’exemples concrets. Les universités doivent rassembler une multitude de points de vue pour se concentrer sur ce que nous pouvons faire de plus.» (Financial Times Europe)
Le journaliste Philippe Reichen du Tages-Anzeiger estime que les manifestants pro-palestiniennes se trompent de cible et devraient plutôt manifester devant l’ambassade ou consulat israélien qu’à l’université parce qu’ils ternissent la réputation des universités en tant que forum de débat. «Et ils ont ignoré le principe fondamental de la liberté académique : à savoir que la liberté d’une université consiste à entretenir des échanges avec d’autres universités, à condition que les étudiants et les professeurs respectent les valeurs académiques et l’ordre juridique en vigueur.»
Des journalistes de la NZZ estiment que le conflit israélo-palestinien est discuté différemment en Suisse romande qu’en suisse alémanique, « non seulement à cause du rôle des communistes» qui s’emparent de ce sujet politique. «Dès le début, les directions des universités s’opposent fermement aux actions des communistes – en particulier en Suisse alémanique. […] L’attitude ferme des directions d’université a peut-être étouffé dans l’œuf des protestations plus importantes en Suisse alémanique.»
Martin Vetterli, président de l’EPFL, juge par ailleurs que les manifestants essaient d’instrumentaliser les universités, espérant d’avoir un plus grand impact dans les universités que sur la place fédérale.
«La Chine et les autorités de Hong Kong surveilleraient certains de leurs ressortissants qui étudient à l’étranger.» Une pratique qui toucherait également la Suisse, selon les conclusions d’un rapport publié lundi par Amnesty International.
«Porte-parole de l’ONG, Nadia Bohlen appelle les universités suisses à prendre davantage de mesures. […] swissuniversities, […] affirme de son côté ne disposer d’aucune donnée sur ce sujet.»
«[L]a Commission des finances du Conseil national s’est prononcée en faveur de taxes d’études plus élevées pour les étudiants étrangers. Par 14 voix contre 9 et 2 abstentions, elle propose de modifier la loi sur les EPF en conséquence. «Aux yeux de la majorité de la commission, une augmentation des taxes d’études constitue une opportunité de générer des recettes supplémentaires», peut-on lire dans le communiqué de presse.»
«Lancé fin avril à Bâle par une startup suisse, un nouveau logiciel propose d’utiliser l’intelligence artificielle pour accélérer et optimiser le développement d’essais cliniques. Pleine de promesses, l’arrivée de ces technologies dans des domaines qui touchent notre santé pose néanmoins plusieurs questions éthiques.»
«Après une lettre de soutien à l’action estudiantine, un autre front se forme au sein des enseignants. Une contre-pétition appelle à se distancier du militantisme.»
«L’EPFL et l’EPFZ ont pris part à au moins six recherches européennes à visées potentiellement sécuritaires aux côtés d’entités israéliennes, gouvernementales ou actives dans le privé, a découvert le Pôle enquête de la RTS. Ces recherches ont été menées avant la rupture de la collaboration entre la Suisse et le programme européen de recherche Horizon, en 2021.»
« Les étudiants pro-palestiniens installés à l’Université de Genève ont décidé de poursuivre leur mobilisation jeudi soir, malgré la demande de l’institution qu’ils quittent les locaux après 22 heures, à la suite d’une nuit agitée.»
«Une altercation s’est produite dans la nuit de mercredi à jeudi à l’Université de Genève, en pleine mobilisation étudiante pro-palestinienne. Deux femmes et un homme se sont introduits dans le bâtiment et ont décroché des banderoles, avant d’être confrontés par les étudiants puis expulsés par la sécurité».
L’EPFZ a porté plainte contre 28 personnes pro-palestiniennes avaient fait un sit-in dans le hall de l’institution. Le jour même, la manifestation pacifique a été dispersé par un important dispositif de la police municipale de Zurich.
«Les hautes écoles suisses s’engagent pour la liberté de la recherche et de l’enseignement. Cela implique un discours scientifique ouvert et un échange d’opinions respectueux. Au vu de l’évolution de la situation au sein de certaines hautes écoles suisses, nous tenons à nous positionner sur 3 points essentiels :
Par rapport aux manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses, Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities, avance que sa plus grande crainte est que les étudiant-es se fassent instrumentaliser. «Au début, seuls des étudiants ont manifesté à Lausanne. Mais entre-temps, d’autres se sont joints à eux. Je ne sais pas d’où, si c’est d’autres universités ou d’autres mouvements.» Cela compliquerait le travail pour les universités, et «[…] pourquoi un recteur doit-il négocier avec des personnes extérieures à l’université ? Une université n’est pas un parti politique avec lequel on peut négocier sa position.» Par ailleurs, elle craint une collision entre des différentes mouvements. «Notre rôle est académique, de réflexion et de compréhension – et non politique. Cela vaut aussi pour les professeurs.»
«A Genève, l’occupation du hall principal du bâtiment Uni Mail par des étudiants pro-palestiniens, entamée mardi, se poursuivait mercredi. L’action reste pour l’instant « tolérée » malgré son caractère « illicite », note le médiateur désigné par l’UNIGE, Frédéric Esposito. Mercredi après-midi, une rencontre est prévue entre des représentants du mouvement et le rectorat.»
Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel, a confirmé que, en été 2025, il ne sollicitera pas un troisième mandat. Il est fier que l’institution a obtenu, en 2021, l’accréditation fédérale sans aucune condition. «Seules cinq des douze hautes écoles universitaires de Suisse peuvent se prévaloir du système d’assurance qualité qui leur a valu d’être accréditées de manière inconditionnelle» (les quatre autres étant Bâle, Genève, Lausanne et Zurich).
«La mobilisation d’étudiants en faveur des Palestiniens s’est étendue à plusieurs universités suisses, après avoir commencé dans celle de Lausanne. Les protestataires exigent que leur alma mater coupe les ponts avec Israël. Quels liens entretiennent-elles vraiment avec leurs partenaires israéliens?»
«Dès 2024, Genève et la France voisine devraient accueillir le collisionneur XXL. Le CERN a présenté un premier rapport sur la faisabilité de ce projet titanesque à 15 milliards de francs. S’il n’a pas été rendu public, «Le Temps» a pu consulter des documents qui témoignent des vives préoccupations des deux Etats concernés. La Confédération s’inquiète notamment de la perte de surfaces agricoles, de la protection de la nappe phréatique et du débouché à trouver pour le stockage des immenses volumes de déblais.»
«Les mobilisations étudiantes de l’UNIL et de l’EPFL suscitent le débat au Grand Conseil. L’événement soulève des questions sur la neutralité et le rôle de l’université.»
L’étudiant au niveau du Gymnase a obtenu la meilleure note de sa volée lors d’un examen oral sur la première partie de la pièce de théâtre «Faust», de Goethe. Pourtant, il n’a jamais lu un seul passage du bouquin, laissant cette tâche à ChatGPT, a-t-il raconté à la «NZZ». L’auteur de l’article conclut:« L’IA va modifier fondamentalement le système d’examen. Les enseignants devront faire preuve d’imagination.»
«Le Tribunal fédéral a accepté le recours d’une étudiante dyslexique qui demandait un temps supplémentaire pour le test d’admission aux études de médecine vétérinaire. Le dossier est renvoyé à la justice bernoise afin qu’elle commande une expertise indépendante.»
Le recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem parle dans une interview du succès des programmes pour favoriser les échanges entre les étudiant-es israéliens juives et arabes israéliens (17% des étudiant-es). 7000 étudiant-es avaient été appelés à l’armée. Le recteur affirme qu’il n’a pas eu vent d’un seul conflit [entre entre israéliens juifs et israéliens arabes].
Il est convaincu que la liberté académique n’est pas atteinte et évoque une commission disciplinaire qui a examiné des plaintes par rapport à des propos tenus par des étudiant-es sur la guerre.
Guy Parmelin a invité les hautes écoles à se rapprocher des universités hors Union européenne. L’objectif est de diversifier le réseau de nos universités et de tisser des liens hors-européens. Mais il très difficile de créer de tels partenariats forts sur le long terme.
La tendance est actuellement de créer des alliances européennes. Depuis 2022, plusieurs universités suisses ont rejoint de telles alliances, où les collaborations sont plus étroites. L’idée est de créer des cours en commun sur des vastes thèmes actuels qui touchent plusieurs facultés. «Mais [l]a mise en oeuvre [de tels projets] reste encore fragile».
«Après l’Université de Lausanne, le campus voisin de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne fait à son tour l’objet d’une mobilisation pro-palestinienne mardi. La direction a fait bloquer l’accès aux bâtiments. Des étudiants de l’Université de Genève sont aussi entrés dans le mouvement, alors que la police est intervenue à l’EPFZ pour les évacuer.»
Le conseil d’administration de l’Université Paris-Saclay, l’un des plus grands campus de recherche d’Europe, n’a pas réussi à élire un président après trois tours de scrutin. Ce résultat reflète une querelle persistante sur la structure de direction et de gestion de l’Université Paris-Saclay, qui est née de la fusion de plus d’une douzaine d’établissements en 2020. Sa structure complexe a entraîné un certain nombre de problèmes pour la communauté universitaire.
«La fiabilité, l’honnêteté, le respect et la responsabilité constituent les principes fondamentaux sur lesquels repose l’intégrité scientifique. Pour en décrire une interprétation commune et définir les responsabilités qui en découlent, swissuniversities a élaboré en 2021 un code d’intégrité scientifique conjointement avec les Académies suisses des sciences, le Fonds national suisse et Innosuisse. […] Une enquête de swissuniversities reflète la mise en œuvre du code dans les hautes écoles et montre qu’une grande majorité d’entre elles ont déjà examiné et complété leurs règlements existants et/ou adopté le Code comme document de référence.»
Les écoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne doivent faire des économies. Le Conseil fédéral a récemment décidé de réduire leurs contributions, quand bien même leur nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter. […] Le journal [SonntagsZeitung] a fait ses calculs: si les deux EPF appliquaient les tarifs st-gallois à leurs 12’000 étudiants étrangers, elles auraient au total près de 60 millions de francs de plus dans leurs caisses. Et si elles reprenaient le tarif d’Oxford, elles auraient carrément 230 millions de francs en plus par an.
«Active à l’EPFL, l’association Polyquity a été sanctionnée, après l’organisation d’une conférence jugée «partisane» sur la question palestinienne. Les membres du comité n’en reviennent pas.»
«Les forces de l’ordre ont évacué vendredi les militants pro-palestiniens qui occupaient le bâtiment de Sciences Po Paris depuis la veille. L’établissement universitaire et ses campus restent l’épicentre en France de la mobilisation en faveur des Palestiniens. […] Depuis le début de la matinée, la rue était bloquée par les forces de l’ordre. « Une réponse disproportionnée et sécuritaire », ont estimé deux étudiantes du Comité Palestine, qui regrettent par ailleurs l’absence d’«aide médicale» auprès des sept étudiants ayant entamé la veille une grève de la faim.»
Alors que les manifestations pro-Gaza se multiplient sur les campus aux Etats-Unis et en Europe, les étudiants et les professeurs de l’Etat hébreu se sentent de plus en plus isolés et incompris.
««Nos pairs devraient nous soutenir, nous aider à porter un discours et un débat critique sur ce que fait Israël, mais de façon apaisée. Or, on ne voit que cette minorité extrême et bruyante, surexposée dans les médias», déplore la professeure [Laura Wharton] de sciences politiques.» […] A Jérusalem, Omer Vinokur, étudiant en psychologie et humanités à l’Université hébraïque qui se présente comme un activiste pro-paix et pro-palestinien, regrette surtout que ces manifestations n’aient justement pas pour «principal objectif de prôner la paix». Il raconte «sa frustration et sa colère», face à ceux qui préfèrent «glorifier la résistance armée palestinienne».»
Reinhard Schulze, islamiste et professeur émérite de l’Université de Berne, est convaincu qu’un combat culturel s’est développé dans les universités américaines, qui détermine de plus en plus les travaux scientifiques spécialisés et qui affecte également les réseaux universitaires. «Les associations professionnelles se sentent obligées de prendre parti sur le plan politique et invoquent parfois même des justifications tirées de leur canon de recherche», explique-t’il. «Cela a pour conséquence que des approches tout à fait fructueuses d’un point de vue scientifique, même dans le domaine des études postcoloniales, apparaissent soudain chargées et sont coincées dans le schéma polarisé. Cette guerre culturelle empêche le progrès dans les sciences humaines et sociales».
«Certains groupes de pression universitaires se sont prononcés contre le financement par l’UE de la recherche à double usage, affirmant qu’Horizon Europe et son successeur, le FP 10, devraient rester exclusivement civils, tandis que d’autres ont répondu à une consultation de l’UE sur le sujet en demandant aux décideurs politiques de clarifier davantage leur proposition.»
Des manifestants pro-palestiniennes de plusieurs pays demandent aux universités de cesser d’investir des fonds de leurs dotations dans des entreprises en lien avec l’Israël ou des producteurs d’armes, souvent américains. Cependant, les manifestations ne sont pas en connaissance des portfolios d’investissements des universités privés. La journaliste de Temps estime que l’impact politique du divestissement est questionnable, les investissements «une goutte dans la mer» du marché.
«Comme les manifestations étudiantes contre la guerre du Vietnam ont favorisé l’élection de Nixon en 1968, celles pro-palestiniennes d’aujourd’hui pourraient profiter à Donald Trump, écrit le politologue Daniel Warner»
«Des étudiants pro-palestiniens occupent depuis jeudi un bâtiment de l’Université de Lausanne, autorisés à rester sur place par le recteur de l’UNIL, Frédéric Herman. Dans La Matinale de la RTS, ce dernier a répété qu’il souhaitait maintenir le dialogue et garder le campus sécurisé.»
«Une cinquantaine d’activistes se sont installés jeudi soir dans le hall du bâtiment Géopolis de l’Université de Lausanne. Ils et elles exigent notamment un boycott académique des institutions israéliennes. Après négociations avec le rectorat, le groupe a été autorisé à occuper les locaux jusqu’à lundi.» Il exige «un cessez-le-feu immédiat et permanent» à Gaza, mais aussi que la haute école vaudoise cesse toute relation académique avec Israël.» D’ailleurs, l’Association Palestine, demande également une politique proactive d’accueil et de soutien vers les étudiant-es et scientifiques palestiniens, semblable à celle mise en place en faveur des Ukrainien-nes. L’occupation devrait durer jusqu’à lundi.
Au lendemain des violences qui ont éclaté entre manifestants pro-palestiniens et contre-manifestants des arrestations par la police à l’Université de Californie à Los Angeles, l’établissement a annulé tous les cours, laissant étudiant-es et professeur-es dans l’inconnu.
Selon le journaliste Stéphane Bussard, les manifestants dénoncent non seulement «les massacres commis par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 mais aussi la catastrophe humanitaire et les nombreux civils décimés à Gaza par l’armée israélienne. […] Les manifestants des campus s’érigent en fait contre des automatismes qui ont longtemps prévalu outre-Atlantique, Israël ayant pris une importance démesurée sur la scène politique américaine depuis des décennies au détriment d’une cause palestinienne inexistante.»
Suite à des centaines d’attestations sur les campus américains hier, le Professeur de l’Université de Lausanne et spécialiste de la sociologie des mouvements sociaux, Olivier Fillieule, n’est pas surpris par cette radicalité observée au sujet des protestations pro-palestiniens sur les campus américains; pour deux raisons : premièrement, il explique que «on a du mal à imaginer que les universités regardent ailleurs [pendant qu’il se produit un conflit] extrêmement violent». Deuxièmement, il évoque les traces qu’ont laissé les mobilisations des années 60 autour de la guerre du Vietnam sur les étudiant·es américain·es dans le mémoire collectif («c’est très motivant»). Le Professeur Fillieule mentionne également la dimension du contexte financier des universités américaines, en grand nombre privées et dépendantes de fonds externes, ce qui motive les étudiant·es à entamer des actions plus concrètes comme des demandes de désinvestissement et d’arrêter les collaboration avec des universités ou l’armée israéliennes. En outre, pour expliquer les protestations dans les campus américains et français, le Professeur Fillieule évoque également le fait que ces deux pays sont en période électorale. En comparaison, les mobilisations en Suisse sont moins prononcées, peut-être en raison de l’absence de «tradition de lutte» ou de l’influence moindre des partis politiques.
Sollicité sur le fait que sur les campus universitaires suisses, beaucoup de mobilisations n’ont pas été autorisées, le Professeur donne un avis personnel concernant l’interdiction de ces mobilisations : «tout dépend de ce qu’on interdit : en gros la règle qui prévalait aux États-Unis […] c’est que tant qu’il y a des occupations qui se déroulent sur un espace qui n’est pas un espace d’enseignement (les pelouses, les les cafétérias, et cetera), donc tant qu’on ne met pas d’obstacle à ce qu’est la mission de l’université (enseigner, délivrer des savoirs, faire de la recherche) alors c’était toléré. Et il me semble que c’était une une manière de faire très raisonnable.»
Le Professeur Fillieule aborde ensuite la question de la gestion des mobilisations par les autorités universitaires en soulignant la difficulté de gérér des injonctions contradictoires : d’un côté les universités sont obligées de maintenir l’ordre public sur le campus et de protéger les étudiant·es, d’autre part les universités ont également la mission de promouvoir toute forme de débat, y compris ceux qui sont plus contradictoires : «[F]ace à ces deux injonctions l’Université de Lausanne a fait le choix […] [de] à la fois [mettre] un certain nombre d’obstacles à des initiatives pro-palestiniennes en essayant de les freiner, et en même temps [l’UNIL] essaie, mais à mon avis pas assez, d’organiser un débat.»
En février – mars 2024, plus de 1000 scientifiques [dont 531 de Suisse] ont signé une lettre ouverte à leurs organes de direction et aux médias exprimant leur inquiétude quant à la liberté de recherche, qu’elles estiment menacée par la pression du public sur l’enseignement et la recherche. «Ils appellent les directions des universités à renoncer à l’autocensure et demandent aux médias de rendre compte de manière différenciée et éclairante des domaines de recherche qui traitent de manière critique des structures de pouvoir, de l’attribution des rôles sociaux et des inégalités sociales.»
Paul Messerli, professeur émérite de l’Institut géographique de Berne, ancien doyen et président de la plateforme «recherche orientée» du FNS, avance: «Les sciences humaines remettent en question des opinions largement répandues. Souvent, les résultats de telles recherches soulèvent des questions sur la culpabilité historique et actuelle, qu’il s’agit ensuite d’assimiler socialement et politiquement, ce qui débouche bien souvent sur des hostilités et des remises en question des sciences humaines critiques. […] Il ne faut pas que, par autocensure, des thèmes de recherche disparaissent de l’agenda pour éviter le débat public. […] L’agitation politique, c’est-à-dire la promotion de positions idéologiques et politiques, n’a pas sa place à l’université, mais l’éclairage critique de ces positions sur la base de connaissances scientifiques, oui. Les représentant-es des académies sont appelés à faire de l’activisme politique, c’est-à-dire à transférer personnellement des connaissances scientifiques dans la politique, l’administration et la société. Car ils sortent ainsi de leur tour d’ivoire, cherchent le dialogue et se mettent au service de la société.»
«Des affrontements ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi, en marge d’un rassemblement pro-palestinien sur le campus de l’Université UCLA, à Los Angeles. À New York, la police est intervenue manu militari à l’université Columbia pour déloger les manifestants qui se barricadaient dans un bâtiment depuis la nuit précédente.» (RTS)
Pendant que l’université Columbia devait avoir recours à la force pour évacuer ses manifestants, celle de Brown, au nord-est du pays, est parvenue à trouver un accord avec ses étudiants pro-palestiniens. Le premier du genre dans la crise qui secoue le monde estudiantin américain. Les étudiant-es avaient demandé un désinvestissement de la dotation («endowment») des «entreprises qui permettent et profitent du génocide à Gaza ». (Watson)
Les six cantons romands (Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Valais et Vaud) réagissent à la pénurie de médecins en créant l’association intercantonale RÉFORMER (RÉorganisation de la FORmation postgraduée en MÉdecine en Suisse Romande). «En orientant et accompagnant les médecins en formation postgraduée, cet outil doit permettre d’améliorer la coordination et l’efficacité du système de formation afin d’assurer la couverture des besoins médicaux dans les cantons, les régions, les établissements et dans les spécialités, en particulier en augmentant l’attractivité de la médecine de famille».
Après les protestations estudiantines pro-palestiniennes qui ont eu lieu à Sciences Po Paris, des protestations ont également eu lieu à la Sorbonne Université, à l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne et à Sciences Po Reims. «L’Union étudiante et l’UNEF [l’Union nationale des étudiants de France] appellent cette semaine à intensifier la mobilisation dans les universités partout en France […]. [D]es actions se préparent «dans les jours à venir» […] dans plusieurs instituts d’études politiques (Strasbourg, Rennes, Bordeaux, Lyon).»
Jean Bassères, Administrateur provisoire de Sciences Po nommé après que Mathias Vicherat ait démissioné de ses fonctions de directeur de Sciences Po, a été accusé d’avoir «tout lâché» à une «minorité agissante» après qu’il a «négocié un compromis avec les étudiants, mettant fin à une nouvelle occupation». Monsieur Bassères répond aux critiques et aux questions concernant sa décision d’entamer des négociations, sa décision de suspendre la saisine de la section disciplinaire et sa décision de ne pas renoncer aux partenariats académiques avec les universités israéliennes. Monsieur Bassères soutient aussi qu’il est important que le débat autour de la question des prises de positions des universités sur des questions de nature politique soit approfondi. L’Administrateur provisoire de Sciences Po explique en outre qu’il a accepté qu’un «town hall» sur le conflit se tienne le jeudi 2 mai 2024, où un débat entre professeur·es, étudiant·es et salarié·es aura lieu.
Un article du Temps fait le tour d’horizon des actions contre la guerre à Gaza dans les universités. On y apprend par ailleurs que le collectif BDS Neuchâtel a «crié à la censure» quand l’Université de Neuchâtel a refusé de leur louer une salle pour animer une conférence avec l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri sur la question de savoir «comment le système judiciaire et carcéral maintient l’apartheid en Israël/Palestine». «Pour les militants, «empêcher la venue de cet ancien prisonnier politique est […] non seulement antidémocratique, mais acte également la position du rectorat de l’université». […] Le secrétaire général de l’université, Fabien Greub, justifie cette décision par un manque de personnel pour encadrer l’événement.» (c.f. Arcinfo)
Dans un entretien, Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities, salue la «culture du dialogue et du débat scientifique et politique» qui prévaut dans les universités suisses. Sur la question s’il est important que la Suisse fasse refléter sa neutralité dans les politiques de ses universités, elle répond: «Il ne s’agit pas d’une question de neutralité politique. Les hautes écoles sont des institutions de formation et de recherche. Il n’est pas de leur ressort de se positionner politiquement, que ce soit sur le conflit israélo-palestinien ou tout autre sujet de politique nationale ou internationale. La mission des hautes écoles est de favoriser la recherche scientifique et d’encourager l’esprit critique. Elles créent des espaces dans lesquels les thèses scientifiques – mais aussi les opinions – peuvent être exprimées ouvertement et débattues, parfois même de manière controversée. Swissuniversities considère que les hautes écoles font partie de la solution et pas du problème.» Et par rapport à l’orientation politique, elle dit: « Les hautes écoles s’engagent à promouvoir et à préserver la diversité en leur sein […]. Elles ne peuvent tolérer des actes de provocation qui iraient à l’encontre d’un groupe directement touché par le conflit. Conformément au droit suisse et aux principes du code d’intégrité académique, elles se positionnent clairement contre toute forme d’appropriation fondamentaliste et de négation de la science.»
En 2019 le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait découvert à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «qu’il existait un manque de transparence dans l’allocation des ressources, ce qui amène un grand risque d’avantages avérés ou perçus».
Selon la CDF, à l’heure actuelle l’EPFL «a fait [des efforts], mais elle peut s’améliorer». La porte-parole de l’EPFL, Corinne Feuz, déclare : «Nous sommes tout à fait d’accord avec la recommandation et poursuivrons dans la voie des progrès déjà réalisés […]. Lorsque nous avons observé, début 2023, que toutes les facultés n’avaient pas suffisamment implémenté les instructions du CDF, la direction a mis en place des contrôles, ajoute la communicante. C’est ainsi que la situation s’est fortement améliorée l’année dernière […]. Nous allons adapter la manière de communiquer ces informations de manière transparente, sans dire trop ni trop peu […].»
«’Université de Lausanne organise deux cours publics sur l’histoire du conflit israélo-palestinien. Depuis l’annonce, les rapports entre l’alma mater et le corps étudiant se crispent.»
«Faire vivre le débat suppose qu’il soit protégé», souligne un collectif de 73 dirigeant-es d’établissements [français] d’enseignement supérieur et de recherche, qui défendent l’autonomie des «bastions démocratiques» que sont les universités».
«Débuté mi-avril à l’université new-yorkaise de Columbia, le mouvement pro-palestinien s’étend dans les campus américains. Dans plusieurs établissements, les forces de l’ordre ont dû intervenir. Des événements qui suscitent des divisions dans le camp démocrate et qui pourraient bien influencer l’élection présidentielle.»
«Après un an de pouvoir d’un Conseil d’Etat dont la composition a subi un changement de majorité de la gauche vers la droite, les critiques exprimées au sein du rapport 2023 de la Commission de gestion (Coges) du Grand Conseil ne manquent pas. […] Au sein de cette nouvelle mouture de cent pages élaborée par quinze élu·es, «la gestion du personnel et les problématiques de ressources humaines (RH) reviennent très régulièrement», a synthétisé la présidente de la Coges, Monique Ryf. Les différentes crises qui ont touché les Hautes Ecoles de pédagogie et de musique du canton, tout comme l’Ecole romande d’arts et communication ont «forcément un impact sur les collaborateurs», regrette la socialiste. Malgré les différences entre les cas, un point commun: «Les problèmes émergent le plus souvent des directions», a précisé la vice-présidente de la Coges, Nathalie Jaccard. Des situations dont «la Direction générale de l’enseignement supérieur s’est directement saisie», relate l’écologiste».
«Pour atteindre son objectif d’autonomie électrique d’ici 2035, le canton de Vaud veut installer des panneaux solaires sur ses bâtiments. […] Au vu de la complexité de leurs constructions, le CHUV et l’UNIL évaluent actuellement, de leur côté, le potentiel photovoltaïque de leur parc immobilier.»
«La présidente du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé lundi 29 avril, sa décision de «suspendre tous les financements de la région destinés à Sciences Po tant que la sérénité et la sécurité ne seront pas rétablies dans l’école», quelques jours après une mobilisation propalestinienne tendue à Sciences Po Paris, conclue par un accord entre manifestants et direction […]. Le soutien régional à la prestigieuse école comprend 1 million d’euros «prévu pour 2024 dans le cadre du CPER (contrat de plan Etat-région)», a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage de Madame Pécresse. D’autres «crédits de fonctionnement», destinés notamment à la mobilité internationale, prévus « pour le printemps et la rentrée» sont suspendus, a ajouté la même source.» (lemonde.fr)
Cette décision a été prise après qu’un débat s’était ouvert sur la question du financement public à Sciences Po Paris : «[…] [l]a tête de liste des Républicains aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, [avait] jugé que le gouvernement devrait «stopper les financements publics» à [Sciences Po Paris]», alors que Pierre Moscovici le premier Président de la Cour des comptes, qui enseigne dans l’établissement parisien était opposé à cette suspension de fonds. (francetv.info)
Plusieurs ONG européenne, dont Amnesty International, s’inquiètent d’une « répression » des voix pro-palestiniennes en Europe, dans un climat de polarisation extrême des opinions sur la question palestinienne. […] «Les autorités françaises ont mis en place « un dispositif administrativo-judiciaire » visant « les personnes s’exprimant en soutien aux Palestiniens », mais pas celles « soutenant Israël », a observé l’avocat d’origine juive Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l’Homme.» (RTS info)
«Le partenariat entre l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et Technion, un institut israélien qui entretient des liens étroits avec l’armée de l’Etat hébreu, passe mal auprès des membres de la Coordination étudiante pour la Palestine.»
A l’Université de Fribourg, dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire mené conjointement par le professeur d’histoire contemporaine Matthieu Gillabert et les chercheuses postdoctorantes Sara Petrella et Diletta Guidi, des étudiant·es ont examinés des artefacts et «révèlent la multiplicité des liens qu’a pu avoir le canton avec le monde colonial». Pour le Professeur Gillabert, «[a]lors que la question de la «décolonisation des musées» agite depuis des années le monde muséal en Europe et en Amérique du Nord, «Fribourg est passé un peu sous les radars».»
Denis Decrausaz, Directeur du Musée de Morat et Président de l’Association des musées du canton de Fribourg «a tenu à souligner la bonne volonté du monde muséal, lors de la table ronde organisée par l’université» et affirme : «Nous ne sommes pas des colonialistes! Nous avons bien conscience du passé de ces objets. Si les moyens sont là, nous sommes prêts à faire les démarches nécessaires.» Sur la question de la restitution des objets aux communautés concernées, Monsieur Decrausaz répond que la complexité du processus ainsi que le faible intérêt des communautés à la restitution jouent un rôle, mais il pense qu’«au travers d’un réseau de professionnels intégrant des universitaires, des institutions muséales, des communautés sources et des artistes issus de ces communautés» les démarches de restitution pourraient s’améliorer.
Beat Bürgenmeier, professeur honoraire de l’Université de Genève, regrette «le silence de la plupart des professeurs de finance lors de la crise de Credit Suisse». «La recherche en finance de marché n’a guère contribué à améliorer l’expertise et a sans doute sous-estimé l’impact de la crise sur la société et l’environnement. Par ailleurs, la plupart des professeurs de finance se mettant au service du secteur financier ont manqué à leur obligation légale d’informer le public. […] la Cour des comptes serait bien avisée de mettre un peu de lumière dans des pratiques peu transparentes [concernant les activités accessoires des professeur-es]. […] C’est peut-être par ce biais que les citoyens apprendront que la collaboration entre l’université et le secteur privé est bénéficiaire pour certains, mais pas toujours pour eux-mêmes.»
Un article similaire a été publié sur le site Infosperber. Le journalist Urs P. Gasche y décrit comme des grandes entreprises ou banques ont pu exercer de l’influencé sur la recherche. [Il ne mentionne pas d’excemples très récentes.]
Près de 300 manifestants ont défilé samedi en ville de Fribourg pour dénoncer l’expérimentation animale dans le milieu académique en particulier.
Selon la porte-parole de la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) Athénaïs Python, «S’il existait une vraie volonté politique d’augmenter le financement des méthodes alternatives, il serait possible de renoncer rapidement à environ 80% des expérimentations menées actuellement sur des animaux.» Lors de sa prise de parole devant les bâtiments de l’université, elle a annoncé le dépôt, ce lundi à la Chancellerie fédérale à Berne, d’une pétition lancée par la LSCV et paraphée plus de 40’000 fois. Le texte demande la mise sur pied d’un plan d’abandon progressif de l’expérimentation animale.
Elle estime par ailleurs que «Dans les faits, on voit bien que ce principe des 3R [remplacer, réduire, raffiner)] ne permet pas de diminuer le nombre d’animaux utilisés.»
Après les protestations des étudiant·es pro-palestinien·nes aux Etats-Unis, une soixantaine d’étudiant·es français·es ont occupé Sciences Po Paris. Sollicitée par la direction de Sciences Po, la police nationale est «[intervenue] au sein de l’établissement pour déloger une soixantaine d’étudiants qui avaient organisé un sit-in de puis l’après-midi à l’appel du Comité Palestine Sciences Po […]. Certains enseignants en viennent à craindre des effets sur la poursuite d’études des mobilisés. «Un étudiant étranger, qui avait assisté à l’assemblée générale du mars, 12 est venu me demander s’il y aurait des poursuites judiciaires à son encontre … Comment en est-on arrivé à ce point?», interroge un professeur de science politique qui souhaite rester anonyme […]. L’occupation [de Sciences Po] a repris le lendemain, avant une nouvelle évacuation, dans le calme, le 26 avril au soir. L’université Paris-Dauphine-PSL a interdit un débat que voulait organiser, dans les jours à venir, le collectif étudiant Palestine-Dauphine avec Rima Hassan. Motif invoqué, le «risque de trouble à l’ordre public dans un contexte international tendu», précise son président, Mouhoud El Mouhoub […], [et ajoute que la décision a été prise à l’unanimité par le comité exécutif de l’université].» (Le Monde). Selon le Blick, les étudiant·es ont quitté l’établissement de Sciences Po «après avoir obtenu de la direction l’assurance d’une révision des accords passés avec des universités israéliennes.»
Comme cela a été le cas aux Etats-Unis, le débat autour de la liberté d’expression s’intensifie en France également, après que des universités aient décidé «d’annuler débats et conférence». Emmanuel Macron a répondu à ce sujet à Bruxelles : «Je suis pour que l’on respecte les lois de la République. Après, je suis, pour ma part toujours favorable à ce que les gens puissent s’exprimer librement, quand bien même je combats leurs idées». Un collectif de soixante-dix dirigeant·es d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche estiment que «[f]aire vivre le débat suppose qu’il soit protégé» et que «[t]out débat doit pouvoir se tenir dans des conditions de sérénité, d’information éclairée, mais également de sécurité des personnes présentes. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, chaque présidente et président d’université peuvent légitimement décider d’annuler ou de reporter un événement. C’est toujours à regret. Mais, pas plus que dans le reste de la société, la violence, sous aucune forme que ce soit, n’a sa place sur un campus ou dans un amphithéâtre».
«Le département de chimie de l’Université de Fribourg a inauguré officiellement vendredi la première salle de réalité virtuelle dédiée à l’enseignement de la branche en Suisse. Le lieu permettra aux étudiants d’interagir avec des molécules en trois dimensions.»
Selon une statistique interne, le nombre d’agressions sexuelles dans l’Université de Zurich a fortement augmenté ces dernières années. En 2023, 43 cas ont été signalés, qui ont été classés en 5 niveaux de gravité, (le journal n’a pas reçu plus d’information sur cette échelle). La complexité des cas a tendance à augmenter : le harcèlement sexuel s’accompagne généralement de harcèlement obsessionnel («stalking») ou d’autres comportements pénalement répréhensibles.
L’université n’a pas souhaité publier les chiffres dans un premier temps, évoquant la protection des données, mais la NZZ a tout de même eu le droit d’accéder à ces chiffres grâce à la loi sur la transparence.
Selon un récent sondage, pour 29% de la population résidente permanente en Suisse âgée de 25 à 64 ans, la dernière formation continue remonte à au moins cinq ans. Comment expliquer le décalage entre une formation continue tant prônée mais si loin d’être régulière dans un parcours? Caroline Meier Quevedo, directrice du secrétariat romand pour la Fédération suisse pour la formation continue, tente d’expliquer ce phénomène.
Le sixième parc d’innovation suisse, baptisé Innovaare a été inauguré à Villingen, à coté du PSI (Institut Paul Scherrer).
Les jeunes libéraux-radicaux des cantons de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville demandent l’obligation de transmettre et enregistrer les cours en ligne à l’Université de Bâle et à la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) sous forme de podcast afin de renforcer la compatibilité entre vie professionnelle et études. Cyril Bleisch, président des jeunes libéraux-radicaux de Bâle campagne explique: «Peu d’étudiants peuvent se permettre le luxe d’étudier à plein temps. Un changement de mentalité s’impose.»
«Quels sont les mythes et préjugés qui entourent l’enseignement à distance? Quels sont les bénéfices et les défauts de ce type de transmission des savoirs? Tribu reçoit Eric Sanchez, professeur en technologies éducatives, membre de lʹUnité Technologies de formation et apprentissage (TECFA) de la faculté de psychologie et sciences de lʹéducation de lʹUniversité de Genève et responsable du Laboratoire dʹinnovation pédagogique (LIP). Il signe, aux côtés dʹElsa Paukovics, « Apprendre à distance » aux éditions Retz dans la collection Mythes et réalités.»