Caspar Hirschi, historien et Professeur d’histoire générale à l’Université de Saint-Gall, estime que les scientifiques, particulièrement en sciences humaines, devraient plus souvent prendre partie aux débats d’actualité et y mettre leurs propres accents. Il estime que le danger actuel est que beaucoup de dysfonctionnements sont uniquement regardés sous l’angle de qui est coupable et qui est le ou la victime. « Beaucoup de problèmes se laissent seulement résoudre, si non seulement les « victimes » prennent la parole. Ainsi des problèmes résolubles ne sont pas inutilement polarisés.» Caspar Hirschi nomme comme exemple le débat #MeToo et l’initiative populaire « No Billag ».
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1Mar2018
Politique des hautes écoles
Un classement universitaire fait apparaître les universités suisses dans 13 Top 10
La Suisse fait bonne figure dans le classement des universités publié par les analystes de l’éducation QS Quacquarelli Symonds. En termes de disciplines comme l’hôtellerie ou les sciences, elle enregistre même la plus forte progression sur un an parmi les établissements européens, explique le cabinet londonien dans la huitième édition de son étude. Le classement englobe désormais 22 hautes écoles suisses et 171 départements de recherche. Sur les 48 disciplines recensées, les universités suisses apparaissent dans 13 Top 10, juste devant le Canada (16) et l’Australie (18) et loin derrière le Royaume-Uni (131) et les États-Unis (236). L’Université de Zurich est l’institution la mieux classée en Suisse, avec 31 disciplines cotées, devant l’Université de Genève (25), l’EPFZ (22), l’Université de Berne (21) et celle de Bâle (18) et L’EPFL (14).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er mars 2018
28Fév2018
Politique des hautes écoles
Plaidoyer pour une plus grande place des états-associés aux programmes européens de la recherche
Selon un rapport de Wellcome Trust, le plus grand contributeur charitable en recherche médicale en Europe, le Royaume-Uni devrait être prêt à payer plus pour obtenir le statut d’associé aux programmes de recherche européens après sa sortie de l’Union européenne (UE), comme l’a Suisse. En échange, dans les états associés devraient avoir plus de poids dans la structure et la direction des programmes cadres, et plus d’influence sur le développement stratégique, la politique et les normes (« standards »). « Dans l’idéal, les pays associés se dirigent vers une participation similaire à celle des états membres. »
Le Conseil d’Etat genevois a invalidé partiellement une initiative visant à mieux contrôler les expérimentations animales
Le Conseil d’Etat genevois a partiellement invalidé l’initiative cantonale législative pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale. L’exécutif estime qu’un article du texte lancé par la Ligue suisse contre la vivisection (LSCV) contrevient au droit fédéral.
L’Université de la Suisse italienne se dote d’un nouveau Master dans la mode en partenariat avec la Sorbonne
La Faculté de sciences de la communication de l’Université de Suisse italienne proposera dès automne 2018 un nouveau Master en «Digital Fashion Communication», en partenariat avec l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 février 2018
27Fév2018
Politique des hautes écoles
Lino Guzzella présente sa vision de l’ETH pour 2024
Lino Guzzella, Président de l’Ecole polytechnique de Zurich (ETH), présente sa vision de son institution dans six ans (en 2024). Selon lui, le succès dépend de trois facteurs: l’argent disponible, l’attraction des meilleurs cerveaux du monde entier et l’autonomie, couplée à une confiance du monde politique. Dans six ans, il souhaiterait créer 100 nouvelles chaires [pour rester à la pointe]. Parmi les quelques 500 chaires existantes, en moyenne de 10% du financement doit venir de nouvelles recettes issues de la coopération avec l’industrie et de l’économie. Cependant, l’alma mater ne doit pas seulement croître, mais également établir des priorités. En première ligne se situent les sciences des données, les sciences médicales, la recherche en énergie et en climat ainsi que la technique de fabrication
Astrid Epiney se prononce sur les mésures pour l’égalité des chances à l’Université de Fribourg
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg (UNIFR), a été interviewée par la «Freiburger Nachrichten» au sujet de la condition des femmes. A la question «Pourquoi n’avez-vous pas introduit le congé paternité [à l’UNIFR]?», elle répond: «Je crois aussi, que cela ne résout pas le problème structurel si les pères restent à la maison pour une durée limitée. […] Il faut des places dans les crèches et également un partage des tâches. Cependant, nous parlions de cadres dirigeant·e·s. Si l’on veut être honnête, on peut aussi s’offrir une garde d’enfants dans une position de dirigeant·e.»
L’Unil dans les médias
Le responsable de la sécurité informatique de l’Université de Fribourg disculpe l’UNIL dans l’affaire des piratages
Bruno Vuillemin, responsable de la sécurité informatique de l’Université de Fribourg (UNIFR), revient sur l’affaire du piratage de plus de 2’700 comptes de l’UNIL. Selon lui, «un piratage peut être totalement invisible, même pour quelqu’un d’expérimenté. Un petit appareil connecté peut très bien passer inaperçu. Qui fait le tour d’un ordinateur et l’examine avant de l’utiliser?». Il ajoute qu’on ne peut pas exclure qu’une telle chose se produise à l’Alma mater fribourgeoise, tout comme dans n’importe quelle structure équipée d’ordinateurs. De plus, selon lui, la sécurité informatique est aussi une affaire de responsabilité individuelle. «L’UNIL met à disposition des ordinateurs et une personne en a piraté un ou plusieurs: cette université est-elle vraiment coupable?» remarque Bruno Vuillemin.
Revue de presse UNIL 27 février 2018
26Fév2018
Politique des hautes écoles
Le budget de l’Université de Neuchâtel a été revu en baisse
L’Université de Neuchâtel (UNINE) subira la coupe budgétaire d’un million de francs suisses imposée au Département de l’éducation. Selon Laurent Kurth (PS, NE), Conseiller d’Etat, «pour chaque franc économisé, il faut s’attendre quasi mécaniquement à une perte de deux francs [de revenus de la Confédération]». De plus «pour chaque étudiant·e neuchâtelois·e qui va étudier ailleurs, pour chaque étudiant·e extérieur·e qui ne viendra pas à Neuchâtel, la facture cantonale augmente», ajoute-t-il. Ce manque de 3,2 millions sur deux ans, qui représente 6,5% de la subvention cantonale, «met en péril l’équilibre des principaux piliers de notre financement» et provoque «le désarroi de la communauté universitaire», selon les termes du communiqué de presse envoyé vendredi (23.02.2018) par le Conseil de l’UNINE. «Nous devons bien évidemment participer à l’effort de solidarité du canton, relève son président, Didier Berberat, également Conseiller aux Etats. Mais avec ces nouvelles coupes, nous avons franchi la limite.»
Mobilisation des associations étudiantes de gauche contre la hausse des taxes universitaires
Des organisations d’étudiant·e·s de gauche et l’organisation faitière d’élèves UCE ont annoncé une semaine d’action intitulée «action-éducation» pour la fin du mois de mars 2018. Il y aura des activités dans les villes universitaires suisses. Cette semaine se terminera avec une manifestation à Berne. Les organisateurs·rices dénoncent la hausse des taxes d’études dans plusieurs hautes écoles et l’influence croissante de l’économie sur l’éducation et la recherche.
Le Fonds National Suisse plaide pour moins de quantité et plus de qualité dans la recherche
Suite à un rapport fédéral sur la qualité de la recherche suisse, Matthias Egger, Chef du Fonds national suisse (SNF), parle de la tendance de miser plus sur la quantité d’articles scientifiques publiés que sur leur qualité. Il parle d’une «croissance intelligente» : «Nous devons en sortir et miser encore plus sur les publications riches [en substance].» Le journaliste Dominic Wirth commente : «les hautes écoles suisses devraient se concentrer de manière plus importante à utiliser leurs moyens surtout pour la recherche d’excellence.»
Fuite d’étudiant·e·s suisses en médecine
Pour maximiser leur chance de faire des études de médecine, beaucoup d’étudiant·e·s s’inscrivent dans des universités étrangères, notamment en Europe de l’Est, où l’accès ne nécessite pas d’examen d’entrée. Erika Ziltener, employée au service des patient·e·s de Zurich, est inquiète: «Les normes de qualité ne sont pas aussi bonnes dans toutes les universités qu’ici.» Par ailleurs, Kathy Riklin (PDC, ZH), Conseillère nationale, estime que «nous devrions vérifier à nouveau en détail la reconnaissance automatique des diplômes européens.»
L’Université de Saint-Gall va se doter d’un Learning Center pour faire face aux défis du numérique
Un nouveau «Learning-Center» doit entrer en fonction en 2022 à l’Université de Saint-Gall. Avec cet établissement, la Direction de l’Université souhaite permettre «une nouvelle qualité de l’apprentissage pour préparer au mieux les étudiant·e·s aux activités professionnelles futures à l’ère numérique.» Le nouveau lieu de pensée et de travail va pour cela rassembler des étudiant·e·s, des apprenti·e·s et des personnes issues de la pratique.
Un étudiant boycotte un cours d’un professeur accusé de viol
Un étudiant à l’EPFL boycotte un cours d’un professeur accusé d’avoir abusé de trois femmes. Il «trouve ça inquiétant [d’aller au cours du Professeur en question].»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 février 2018
23Fév2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 février 2018
22Fév2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 février 2018
21Fév2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 février 2018
20Fév2018
Politique des hautes écoles
Sondage sur l’acceptation publique de l’expérimentation animale
Selon un sondage de 1019 personnes mandaté par la Protection Suisse des Animaux (PSA), plus de la moitié de la population suisse est contre les expérimentations animales douloureuses sur les primates et les animaux de compagnie, à l’exception des rats et des souris. La Conseillère Martina Munz (PS, SH) estime que la population «est prête pour des solutions différenciées.» La politicienne n’est pas contre une interdiction complète des expérimentations animales, comme le revendique une initiative populaire fédérale d’un comité saint-gallois des protecteur·rice·s des animaux: «Il y a aura plutôt des chances pour des initiatives qui interdisent des expérimentations qui dépassent la marque de 3 degrés de gravité».
Opposition contre la formation HES d’enseignant·e·s de gymnase
Mario Andreotti, maître de conférence en linguistique et littérature à l’Université de Saint-Gall, a réagi à la proposition de la Conférence des directeur·rice·s de l’éducation de permettre la formation des enseignant·e·s au gymnase par des HES. Il estime que ces derniers ne seraient pas aptes à enseigner le niveau de spécialisation nécessaire.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 février 2018
19Fév2018
Politique des hautes écoles
La politique vaudoise vise à augmenter l’employabilité des diplômées
L’Office fédéral de la statistique (OFS) a récemment publié une étude qui montre que 15% des vaudois sous l’âge de 25 ans n’ont pas un diplôme en poche. Ceci est le taux le plus élevé en Suisse.
Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, souhaite revaloriser la formation professionnelle, «un moyen plus sûr que les hautes études pour ouvrir les portes de l’emploi.»
Selon Lise Bourgeois (PS, VD), journaliste pour le «24 heures», «à l’heure de la numérisation et de l’implacable logique binaire, des têtes formées à une réflexion ample et humaniste restent […] également nécessaires. Le choix, certes pertinent, de porter plus d’attention au secteur de la formation professionnelle ne devrait donc pas oblitérer les autres parcours, même moins efficaces.»
L’Université de Bâle se dote d’un «Center for Innovative Finance»
La Faculté des sciences économiques de l’Université de Bâle a fondé un «Center for Innovative Finance», qui met l’accent sur la fintech, le blockchain et le venturing. D’ailleurs, la banque Crédit Suisse y subventionne une chaire de professeur·e assistant·e consacrée à la recherche sur le blockchain.
L’EPFZ a créé un programme d’études sur la médiatisation de paix dans les conflits politiques internationaux
Un programme d’études destiné aux médiateur·rice·s a été mis en place à l’EPFZ. Cette formation se concentre exclusivement sur la médiation de paix dans les conflits politiques internationaux.
EU classe la Suisse sixième meilleure place d’éducation universitaire européenne
La Suisse se situe à la sixième place dans un classement 2017 de la plateforme hambourgeoise «Study.EU» des pays européens «qui serait le meilleur choix pour les étudiants internationaux». Le critère dissuasif principal est le coût élevé de la vie.
L’Unil dans les médias
L’UNIL est accusée de manque de pédagogie suite à un piratage de plus de 2’700 comptes privés
Certain·e·s étudiant·e·s estiment que l’UNIL a sous-estimé le piratage qui l’a touchée pendant plusieurs mois en 2017. Sébastien Fanti, expert en protection des données, estime: «c’est surtout la façon dont cette erreur a été gérée par la suite qui m’interpelle. […] L’UNIL a certainement péché par paresse, a fait preuve d’un manque de pédagogie. Elle aurait dû mieux informer les victimes du piratage. Même s’il n’existe pas d’obligation dans le droit actuel de le faire.» Stéphane Koch, expert en sécurité informatique, estime que «ce piratage pourrait servir de base à une action pédagogique, à une communication sur les petits éléments qui permettent d’augmenter le niveau de conscience des étudiant·e·s.»
Revue de presse UNIL 19 février 2018
16Fév2018
Politique des hautes écoles
L’accord intercantonal universitaire suscite des questions en Valais
La révision de l’accord intercantonal universitaire a mené vers des dépenses supplémentaires pour les cantons non-universitaires comme le Valais. Christophe Darbellay estime que cette nouvelle formule « injuste » aura seulement des avantages pour des cantons qui ont déjà des avantages compétitifs. Et le fait que les tarifs se baseront sur les coûts effectifs de la formation serait une invitation aux universités de ne pas gérer les dépenses de manière économe.
Dans un commentaire paru dans le même journal, le journaliste Fabio Pacozzi critique le manque de transparence dans les calculs aux décanats et parle d’une « avidité aveuglante » des cantons universitaires.
Une offre d’emploi dévoile le départ du secrétaire d’Etat Dell’Ambrogio
La Confédération met au concours le poste de secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). L’annonce révèle le départ de Mauro Dell’Ambrogio. Son successeur devra connaître et maîtriser les enjeux liés à l’univers du numérique, de la robotisation et de l’intelligence artificielle. Il s’agit d’une compétence qui n’était pas exigée il y a six ans, lors de la nomination de Mauro Dell’Ambrogio.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 février 2018
15Fév2018
Politique des hautes écoles
No Billag «met en danger les sciences»
L’Académie Suisse des Sciences estime qu’une acceptation de l’initiative populaire « No Billag » aurait des conséquences négatives sur la façon que les médias couvrent des sujets scientifiques. « Un journalisme scientifique critique et bien informé est essentiel pour le dialogue entre science et société. » La mission éducative des médias publics serait enfreinte, le public serait moins bien informé et moins de personnes choisiraient des métiers scientifiques. De plus, les débats publiques seraient plus marqués par des médias et experts étrangers.
Grand Genève : Deux maires de France voisine entrevoient une coopération accrue dans le domaine des Hautes écoles
Invité à partager leurs visions de l’agglomération du Grand Genève en 2030, Étienne Blanc, Maire de Divonne-les-Bains (Les Républicains) et Vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, estime que «réduire nos points faibles passe par une politique franco-suisse plus affirmée.» Il préconise de multiplier les partenariats transfrontaliers entre les centres de recherche et grandes écoles.
Guillaume Mathelier, Maire d’Ambilly (PS), espère qu’une université transfrontalière verra le jour: La naissance de l’Université de Grand Genève donnerait une «force supplémentaire au territoire». Il souhaite qu’une «Université du Grand Genève» installera des formations universitaires côté français, «renforçant ainsi sa présence hors du canton et améliorant encore sa collaboration en matière de recherche avec les universités italiennes et françaises des Alpes.»
Le Recteur de l’Université de Berne est contre la création d’une EPF de médecine à Berne
Le Recteur de l’Université de Berne, Christian Lehmann, n’est pas convaincu par l’idée d’une EPF de médecine à Berne, qui a été suggérée par Christoph Ammann (PS, BE), Directeur de l’économie publique. Il propose plutôt de créer une Faculté pour l’ingénierie dans son alma mater, qui serait bénéfique pour le domaine médical et à la recherche en astronomie. Une dispersion des milliards de francs suisses destinés aux Écoles polytechniques affaiblirait l’institution EPF et avec elle également la place de recherche suisse: «Nous misons aujourd’hui sur la stratégie de coopérer thématiquement avec les EPF ou les universités étrangères.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 février 2018
14Fév2018
Politique des hautes écoles
Les disciplines rares sous pression
Les domaines de recherche rares, principalement en sciences humaines, risquent de disparaître de plusieurs universités européennes par manque d’étudiant·e·s. La priorité grandissante sur l’employabilité décourage souvent les étudiant·e·s potentiel·le·s d’entamer des études dans ces disciplines. Par ailleurs, la restructuration de l’extension des universités a aussi souvent signifié que les disciplines n’ont plus leurs propres instituts.
Onze universités européennes plaident pour l’encouragement des sciences humaines dans le programme européen FP9
Onze universités ont invité la Commission européenne à investir au moins 10% du budget de son programme FP9 en faveur des sciences sociales et humaines. Ces domaines constituent «environ un tiers des connaissances et du monde académique européen et peuvent apporter une contribution essentielle pour le progrès de l’Europe». De plus, les universités recommandent la création d’une plateforme séparée pour les sciences sociales et humaines, à l’image des plateformes de technologie européenne (ETP) dans le programme actuel (Horizon 2020).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 février 2018
13Fév2018
Politique des hautes écoles
L’Ecole hôtelière de Lausanne se dotera d’un Quartier de l’innovation et d’un nouveau campus en Asie
A l’occasion de ses 125 ans, l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) se prépare à ouvrir cette année 2018 son Quartier de l’innovation à proximité de son site. L’objectif est de créer un lieu dédié à l’innovation dans le domaine de l’hospitalité et des services. En parallèle, le groupe prépare les premières pierres d’un campus en Asie du Sud-Est en 2020.
Face aux accusations d' »académisation », la pression sur la HES augmente
Economiesuisse et Avenir Suisse critiquent une «académisation croissante» dans les HES. Dans le passé, la plupart des enseignant·e·s n’auraient eu ni doctorat ni habilitation, mais une grande expérience dans la pratique.
Aujourd’hui, il semblerait que les choses se soient inversées. La Fédération des association de Professeurs des Hautes écoles spécialisées suisses FH-CH suggère une formation des maîtres de conférences dans les HES. Un postulat dans ce sens a cependant été refusé par le Conseil fédéral, qui ne voit pas de raison pour réagir, considérant que l’exigence d’apporter une expérience pratique par les enseignant·e·s est «largement remplie». Il en est de même pour Martina Weiss, la Secrétaire générale de swissuniversities, la Conférence des Recteurs des hautes écoles suisses: «l’orientation pratique est soignée autant dans l’enseignement que dans la recherche dans les HES.». Cependant, la pression sur les HES augmente, ce qui se reflète d’ailleurs dans les lettres de lecteurs de la NZZ.
Les projets nationaux sélectionnés dans le cadre du programme «Egalité des chances et développement des hautes écoles» ont démarré
«Onze projets, portés chacun par au moins trois hautes écoles, seront soutenus durant les années 2018 à 2020. Ceux-ci couvrent différentes problématiques en lien avec les domaines d’action que sont l’égalité des chances dans la promotion de la relève et dans le choix des études. Ils visent également un élargissement des compétences touchant à d’autres dimensions de l’égalité des chances que le genre, afin d’aborder la diversité sociale de manière plus globale.»
Les infirmiers·ères clinicien·ne·s spécialisé·e·s peinent encore à se faire une place sur le marché du travail
Les infirmiers·ères clinicien·ne·s spécialisé·e·s (ICLS), titulaires d’un Master ou d’un Doctorat, sont appelé·e·s à révolutionner les techniques de soins en Suisse. Mais, aussi prometteuses qu’ils/elles soient, ces nouveaux et nouvelles infirmiers·ères peinent à se faire une place sur le marché du travail.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 février 2018
12Fév2018
Politique des hautes écoles
Le rôle évoluant des HES remet en question la place des universités suisses
La décision de la Conférence des Directeurs·rices de l’éducation de donner la possibilité aux HES de former des enseignant·e·s pour le gymnase a alimenté un «conflit» qui existe entre les institutions du degré tertiaire: les universités suisses se plaignent d’une «académisation rampante» des HES. En effet, des protestations sont venues de l’Association zurichoise des enseignant·e·s des écoles intermédiaires: «Chaque remise en cause des exigences élevées de la formation des enseignants des écoles intermédiaires fait sonner le son de cloches chez nous», déclare Silvio Stucki, Président de l’association. Il prétend que les critères d’entrée ne peuvent être assouplis que parce qu’il n’y aurait plus suffisamment d’enseignant·e·s. Par ailleurs, Lorenz Zellweger, ingénieur de Thoune, estime que «la recherche libre n’a rien à voir avec les HES. Les ingénieurs ne sont pas des chercheurs, mais des fournisseurs de solutions».
Un chercheur dénonce la précarité croissante des chercheurs·euses
Donald Glowinski, «chercheur senior» à l’Université de Genève, déplore la précarité des chercheur·euse·s. « Pour la majorité d’entre eux/elles, la moitié du temps se passe à trouver des fonds tous les six mois. Au final, le/la chercheur·se devient davantage un fundraiser qu’un·e chercheur·se comme on l’entend. […] Des solutions doivent être envisagées pour pérenniser la position des scientifiques.»
« No Billag » : Une comparaison des enjeux de la SSR à ceux des universités
Yves Flückiger se positionne en tant de Recteur de l’Université contre l’initiative «No Billag». Il nomme des nombreux points communs entre universités publiques et le journalisme public (notamment la SSR).
Des doctorant·e·s de l’Université de Fribourg estiment qu’il n’y a pas de base légale pour l’augmentation des taxes universitaires
A la fin du mois de décembre 2017, neuf à dix doctorant·e·s membres du comité du corps intermédiaire de la Faculté de droit de l’Université de Fribourg ont déposé un recours cosigné au Tribunal fédéral contre la hausse des taxes universitaires. «Nous demandons le contrôle de la conformité de l’ordonnance du Conseil d’État fixant l’augmentation nous concernant. En effet, à notre sens il ne s’agit pas d’une augmentation de taxe, mais de l’introduction d’une nouvelle taxe. [ndlr : Jusqu’à présent, les doctorant·e·s étaient excempté·e·s de taxe]. Une taxe supplémentaire ne peut être ajoutée par le biais d’une ordonnance, mais doit passer par une décision émanant du législatif», relève Matthieu Loup, doctorant recourant.
Pétition lancée contre une expérience sur des singes à l’Université de Fribourg
Une pétition lancée mardi (06.02.2018) a recueilli près de 10’000 signatures pour demander l’interruption d’une recherche scientifique sur des primates à l’Université de Fribourg.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 février 2018
9Fév2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 février 2018
8Fév2018
Politique des hautes écoles
L’idée d’une EPF de médecine à Berne rencontre du soutien dans le canton, mais des résistances au niveau fédéral
Dans l’idée de la création d’une EPF à Berne, Christoph Ammann, Directeur de l’économie publique, a obtenu du soutien du Président de la Direction de l’Insel-Gruppe [les hôpitaux de Berne], Uwe E. Jocham. Celui-ci considère cela comme une bonne initiative, qui renforcerait la position médicale dans la région de la capitale suisse. Cependant, il préfère utiliser terme EMF [Ecole médicale fédérale] et non d’une EPF « pour ne pas trop entrer en concurrence avec l’ETH ». Les deux conseillers d’Etat de Berne réagissent favorablement à l’idée: « La concurrence pour la place médicale et universitaire est faussé par les EPF. […] Il est important que Berne insiste sur des mesures de compensation. »
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) ne nourrit pas les espoirs de Berne au sujet d’une EPF financée entièrement par la Confédération. Par contre, un soutien subsidiaire serait probablement une option: « Une coopération du Sitem-Insel [Institut suisse pour la médecine translationnelle et l’entrepreneuriat] avec un domaine des EPF serait sûrement plus facile à réaliser », déclare la porte-parole du DEFR, Evelyn Kobelt.
Michael Hengartner dresse le bilan de son mandat à la tête de swissuniversities
Le Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities, Michael Hengartner est content que universités, HES et HEP soient alors unies sous une organisation. Le fait qu’elles peuvent alors communiquer d’une seule voix serait d’une grande valeur ajoutée, notamment quand il est question de la formation de doctorant·e·s aux HES. Michael Hengartner estime que la création de swissuniversities a augmenté l’influence des hautes écoles au parlement fédéral. D’ailleurs, il souhaite que «plus de scientifiques se lancent en politique», car la science y est actuellement sous-représentée.
Le plus grand défi des hautes écoles étant la digitalisation, et une coordination par swissuniversities serait nécessaire « pour que les hautes écoles ne réinventent pas toutes la roue digitale ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 février 2018
7Fév2018
Politique des hautes écoles
La Conférence des Directeurs·rices de l’éducation facilite l’accès à la formation des enseignant·e·s de gymnase
La Conférence des Directeurs·rices de l’éducation a révisé son règlement de reconnaissance pour les diplômes d’enseignement. Il y est proposé que les nouveaux diplômé·e·s des HES en Bachelor et Master soient autorisés à former des enseignant·e·s pour les écoles de maturité. La Conférence, a communiqué hier (06.02.2018), qu’elle propose également un test d’aptitude pour les futur·e·s enseignant·e·s comme condition pour la reconnaissance dans l’ensemble de la Suisse. Cette pratique existe déjà dans une majorité de hautes écoles.
Les Hôpitaux universitaires de Genève ont inauguré leur nouveau Centre de la mémoire
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) inaugurent mardi (06.02.2018) leur nouveau Centre de la mémoire. L’objectif est de rassembler recherche fondamentale, essais cliniques, formation et prise en charge des patients. Il s’agit du cinquième pôle de ce type en Suisse qui réunit des neurologues, neuroradiologues, gériatres, neuropsychologues, psychologues et psychiatres.
Les député·e·s du Grand Conseil fribourgeois ne renoncent pas à l’augmentation des taxes universitaires
Les député·e·s du Grand Conseil de Fribourg ont rejeté un mandat demandant de renoncer à l’augmentation annoncée des taxes universitaires. Dès la rentrée de septembre 2018, la taxe semestrielle de l’Université de Fribourg augmentera donc de CHF 180.- pour les étudiant·e·s, passant ainsi à CHF 835.-. Les doctorant·e·s devront aussi s’acquitter d’une taxe «de l’ordre de CHF 200.-», alors qu’ils/elles en étaient exempté·e·s jusque-là.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 février 2018
6Fév2018
Politique des hautes écoles
Les journaux prédateurs gagnent de l’importance en Suisse
Les chercheurs·euses suisses font de plus en plus souvent recours à des d’éditeurs obscurs et pseudo-scientifiques. Il s’agit de journaux qui publient des résultats de recherche, même de qualité redoutable, contre un payement et sans passer par une revue par des paires.
Une étude de la NZZ en collaboration avec l’Institut de recherche Sotomo en a identifié 222 venant de 146 auteur·e·s en Suisse. 39% d’entre eux sont des professeur·e·s, et le « pseudo-journal » le plus répandu s’appelle Oncotarget, un journal d’oncologie. En suisse, l’ETH et l’Université de Zurich sont particulièrement touchés, avec 91 et 46 publications de cette sorte. 15 ont été publiés à l’UNIL. Pour avoir une longue liste de publications et augmenter leurs chances d’avoir des fonds de recherche ou un poste, quelques chercheurs·euses préfèrent plutôt de publier leurs études peu réussies dans un journal obscur que pas du tout, ce qui mène à une masse de publications peu importantes, mauvaises, voire truqués.
Un objectif du FNS pour 2020 est que toute la recherche financé par le Fonds national soit publié en Open Access. Le FNS s’en chargerait même des frais de publications. « Mais nous sommes préoccupés du fait que nous pourraient ainsi soutenir des pseudo-journaux », admet Matthias Egger, président du FNS. Son organisation aurait d’ailleurs crée un groupe de travail sur ce sujet. «Nous voulons aider les chercheurs à éviter les journaux prédateurs». Il encourage les hautes écoles à vérifier systématiquement si leurs candidats ont des « pseudo-journaux » dans leurs liste de publications.
Un député popiste propose de déplacer la Faculté des Lettres de l’Université de Neuchâtel à la Chaux-de-Fonds
Julien Gressot (POP, NE), élu du Conseil général de la Chaux-de-Fonds, propose de déménager la Faculté des Lettres de l’Université de Neuchâtel (UNINE), soit 2000 personnes, plutôt qu’agrandir les locaux au bord du lac «à condition de pouvoir compter sur une liaison ferroviaire Haut-Bas performante. Ce serait un projet à horizon 2030», précise-t-il. «J’espère que cette demande d’étude au Conseil communal sera acceptée à l’unanimité par notre législatif, pour envoyer un signal fort au canton.» Le Recteur de l’UNINE, Kilian Stoffel, rappelle que «les autorités cantonales avaient estimé que le fait de disperser l’Université reviendrait à l’affaiblir. Aujourd’hui, la Confédération avantage encore plus les grandes institutions et le risque en cas d’éparpillement est accru. Notre stratégie a été de concentrer les sites ces dernières années, et en même temps nous avons augmenté les effectifs.»
Attitudes des Suisses envers la science
Selon une enquête des Universités de Fribourg (UNIFR) et Zurich a identifié quatre groupes au sein de la population se différenciant par leur attitude envers les sciences. Près de la moitié des Suisses (45%) montrent un intérêt marqué pour la science, tandis que 42% sont des «partisans passifs». La confiance du groupe des «désintéressés» (13%) à l’égard des sciences est la moins prononcée, raison pour laquelle ses membres estiment que la société se fie trop à la recherche. Par conséquent, ce groupe accorde une importance moindre à l’idée d’un soutien public des sciences et de la recherche.
Une journaliste traite de la communication des universités vis-à-vis du genre
Claudia Wirz, journaliste et auteure libre, estime que ce n’est pas le rôle des universités de préconiser des idéologies telles que l’utilisation du langage épicène, qui, d’ailleurs, manquerait d’élégance.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 février 2018
5Fév2018
Politique des hautes écoles
Le Directeur de l’économie publique bernois demande la création d’une EPF orienté médecine à Berne
Le Directeur de l’économie publique (PS, BE), Christoph Ammann, estime que la recherche en médecine à l’Université de Berne est désavantagée par rapport à Zurich et Lausanne parce qu’il n’y a pas d’Ecole Polytechnique Fédérale dans son canton. Il suggère donc la création d’une EPF spécialisée en médecine à Berne, qui générait également de la croissance économique pour le canton.
Une lettre de lecteur met en avant la nécessité de réforme en faveur de l’enseignement dans les hautes écoles
Dans une lettre de lecteur pour le journal «Le Temps», Roderick Lawrence revient sur les propos de Martin Vetterli, Président de l’EPFL, qui souhaite placer l’enseignement au coeur de la mission de son établissement. «Pour redonner à l’enseignement sa juste valeur au sein de nos institutions universitaires, il est indispensable de remettre en question […] la coutume qu’un·e enseignant·e universitaire est nommé·e par rapport à son parcours académique et ses publications, tandis qu’une formation pédagogique n’est pas exigée.»
L’expérimentation animale est mise en cause suite au scandale de Volkswagen
Suite au scandale des expérimentations sur des singes chez Volkswagen, le SonntagsBlick rappelle que la Suisse autorise aussi des expériences sur les singes dans des laboratoires de Zurich et de Fribourg. Défendue par l’industrie pharmaceutique et la recherche, l’expérimentation animale est, selon le Matin, « peu combattue sur le plan politique». Les opinions de Lizza Mazzone (Les Verts/GE) et Philippe Nantermod (PLR/VS) s’opposent sur ce sujet. La première constate : «J’ai des sérieux doutes quant à la « pesée d’intérêts» quand je vois que les universités utilisent plus de 400’000 animaux par année.» Philippe Nantermod qualifie les personnes qui veulent se passer de l’expérimentation animale d’«apprentis sorciers».
La charge bureautique pour l’accréditation des cours est-elle trop lourde pour les HES ?
Jörg Krummenacher, rédacteur pour la «Neue Zürcher Zeitung», estime que les Hautes Ecoles Spécialisées (HES) ont besoin de plus d’autonomie et plus de liberté pour l’enseignement et la recherche, et moins de régulation et de contrôles par l’Etat. Il estime qu’il y a trop d’administration nécessaire pour demander des fonds fédéraux et que l’enseignement souffrirait du manque de docents disposant d’expérience pratique. Ces revendications seraient également soutenues par des maîtres de conférences, Avenir Suisse et des représentants de l’économie.
L’Université de Zurich a créé un service pour accueillir les victimes de harcèlement moral
L’Université de Zurich a créé un lieu d’accueil spécial pour lutter contre le harcèlement moral. Ce poste devrait être idéalement dirigé par deux personnes à temps partiel, dont une avec une formation psychologique et l’autre avec un bagage juridique. Cet organisme complète d’autres offres comme le Conseil psychologique pour étudiant·e·s et le bureau de l’égalité.
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Revue de presse UNIL 5 février 2018
2Fév2018
Politique des hautes écoles
Les HES vaudoises augmenteront les tarifs pour les étudiant·e·s étrangers·ères de l’année préparatoire
Dans le canton de Vaud, l’année préparatoire dans les hautes écoles spécialisées (HES) coûte, en comparaison cantonale, moins chère pour les étudiants qui viennent d’ailleurs. Il va devoir adapter ses tarifs aux autres cantons. L’ECAL risque d’être particulièrement touchée par ces nouveaux tarifs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 février 2018
1Fév2018
Politique des hautes écoles
Accueil de gymnasiens·ennes surdoué·e·s à l’Université de Zurich
L’Université de Zurich a présenté ce mercredi (31.02.2018) un projet pilote nommé « Schülerstudium » (« études d’écolier·ère·s »), dans lequel les gymnasien·ne·s des deux dernières années pourront suivre des cours d’introduction et de base à l’Université de Zurich dès le semestre d’automne 2018 et obtenir jusqu’à six crédits ECTS par semestre.
Ce projet s’adresse principalement aux surdoué·e·s qui désirent approfondir et élargir leur connaissance. Les gymnases décideront si un·e écolier·ère remplit les conditions nécessaires et peuvent inscrire jusqu’à 3 étudiant·e·s, des critères de sélection ne sont pas homogènes.
La France, l’Autriche et la Suisse vont-elles suivre l’Allemagne dans les négociations avec Elsevier?
Les négociations entre la grande maison d’édition scientifique Elsevier et l’Allemagne continuent. Un membre du projet Deal et de l’équipe de négociations assure que les universités font déjà maintenant des «énormes» économies. Le succès de ces négociations suscite la question si d’autres pays devraient et pourraient également «jouer dur».
La Finlande, la Corée du Sud et la Grande Bretagne ont tous conclu des ententes avec l’entreprise qui ont été jugées trop peu ambitieuses. La France, la Suisse et l’Autriche souhaitent plutôt s’inpirer de la ligne dure d’Allemagne pendant la prochaine négociation de contrats.
Lettre de lecteur contre l’idée d’Avenir Suisse de centraliser certains domaines de recherche universitaire au niveau national
Dans une lettre de lecteur, le citoyen Stephan Bieri défend la structure des hautes écoles suisses remise en question par le PLR de Bâle-Campagne et Avenir Suisse. Pour lui, «la répartition des compétences [entre les universités] en vigueur est une garantie de diversité, qui génère de la concurrence et une autonomie académique. […] Les portfolios des universités cantonales dans la recherche clinique, la technologie matérielle ou les recherches en environnement sont incontournables dans le bilan national. La politique de recherche a expérimenté plusieurs fois à quel point les initiatives décentralisées sont importantes. […] Il y a suffisamment d’exemples à l’étranger qui montrent que le changement des moyens en faveur de la recherche orientée est préjudiciable pour la qualité [de la recherche] et met à long terme en danger le financement des infrastructures.»
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Revue de presse UNIL 1er février 2018
31Jan2018
Politique des hautes écoles
Réactions sur le fait que VW a fait des expérimentations sur l’effet des gaz d’échappement sur hommes et singes
La Commission européenne s’est dite «choquée» mardi (30.01.2018) par la révélation de expérimentation sur des singes et des humains par l’industrie automobile allemande pour savoir quels sont les effets du dioxyde d’azote sur leur état de santé. Un article de Watson conclut que ces expérimentations de ce type auraient bien pu être faites en Suisse, même sans l’accord d’une commission d’éthique.
Ce qui est «irritant» pour Alan Niederer, médecin et journaliste de la NZZ, c’est que «l’industrie n’est pas intéressée à des données scientifiques propres et scientifiques, elle a utilisé la recherche pour des intérêts de marketing». Il indique notamment les faiblesses scientifiques de ces recherches, qui ont été faites en collaboration avec la Haute école technique d’Aix-la-Chapelle. Alan Niederer estime que l’idée d’une participation financière des responsables de la pollution n’est pas fausse, mais «l’emploi de ces fonds devrait être décidé par une commission neutre comme en Suisse le FNS».
Bâle-Ville: Motion pour la création d’un fonds pour soutenir l’Université
Jürg Stöcklin (BS, Les Verts), membre du Grand Conseil bâlois, a invité le gouvernement de Bâle-Ville à créer «un fonds de promotion pour l’excellence et le financement exceptionnel de chaires à l’Université de Bâle», afin de compenser les 40 millions de francs suisses que désire épargner Bâle-Campagne. Concrètement, Jürg Stöcklin souhaite que le canton Bâle-Ville génère un fonds qui serait alimenté de dix millions francs suisses durant 10 ans. 19 membres du Grand Conseil soutiennent cette proposition. Patricia von Falkenstein (BS, Parti libéral-démocrate (LDP)), estime qu’un fonds universitaire serait également une épée à double tranchant, car les citoyen·ne·s de Bâle-Campagne pourraient argumenter que l’on pourrait à présent grâce à ce fonds épargner encore plus.
Un groupe de 27 universités du monde aurait plus d’influence sur l’économie que certains grands pays industriels
Selon un rapport du Times Higher Education (THE) en partenariat avec Elsevier, la production scientifique d’un petit groupe de 27 universités aurait un impact économique plus important que celui de grandes nations industrielles. Les 27 universités membres du «GULF» [dont les EPF], un forum mondial de dirigeant·e·s universitaires, sont responsables de 15,4 % de toutes les recherches citées dans les brevets mondiaux, juste derrière les États-Unis. «Cette nouvelle étude […] prouve que les meilleures universités du monde […] contribuent à l’économie du savoir grâce à des partenariats de recherche directs avec les entreprises et l’industrie», conclut Phil Baty, Directeur de la rédaction du THE.
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Revue de presse UNIL 31 janvier 2018
30Jan2018
Politique des hautes écoles
«The secrets of Switzerland’s surprisingly high citations success »
Une étude du United States National Center for Science and Engineering Statistics (NCSES) montre que les pays de petite taille ont une très forte présence parmi les élites scientifiques. Avec une proportion élevée d’articles cités dans la littérature scientifique, la Suisse, classée première dans l’analyse, semble avoir trois facteurs-clés de succès: c’est un petit pays, son investissement dans la recherche est grande comparée aux autres pays, et le fait qu’elle accueille le Grand collisionneur de hadrons est un atout pour établir des collaborations internationales.
Nouveau drecteur à la tête du CNRS
Antoine Petit, anciennement chef de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, a été désigné ad intérim Directeur de la plus grande organisation de recherche européenne CNRS. Il souhaite promouvoir une compréhension scientifique («scientific literacy») parmi le grand public et les politiques et souhaite faire du lobbying pour un plus grand rôle de la France dans les décisions européennes sur le financement de la recherche. Ceci pourrait devenir plus facile maintenant suite au Brexit, note l’auteure de l’article dans Nature. En outre, Antoine Petit aimerait augmenter les salaires «pas très décents» des jeunes chercheurs·euses, car ceci mettait le CNRS dans une «situation de faiblesse» dans la compétition internationale pour les talents.
Le harcèlement devrait-il compter comme inconduite scientifique?
En septembre 2017, suite à des divers scandales de harcèlement, les quelques 60’000 membres que composent l’Union américaine de géophysique (AGU) ont décidé de réviser la politique éthique de l’institution pour traiter le harcèlement (y compris sexuel), la discrimination et l’intimidation comme des mauvaises conduites scientifiques, avec les mêmes types de pénalités pour les contrevenant·e·s. Par ailleurs, un certain nombre de sociétés scientifiques ont récemment émis une déclaration condamnant le harcèlement et les agressions sexuelles, avec des lignes directrices sur le comportement éthique au sein de leurs membres. Certain·e·s chercheurs·euses argumentent que la recherche devrait reposer sur ses propres mérites indépendamment du comportement personnel des scientifiques eux/elles-mêmes. Mais «la science ne se fait pas en dehors des interactions interpersonnelles», déclare Robin Nelson, anthropologue à l’Université de Santa Clara et co-auteure de deux études récentes ciblant le harcèlement dans le domaine.
L’EPFL conclut des accords avec SciPost et Frontiers pour promouvoir la science ouverte
La Bibliothèque de l’EPFL annonce un partenariat avec SciPost, soutenant les activités de publications en libre accès de cette fondation. D’autre part, l’EPFL a conclu un accord avec l’éditeur open access Frontiers. Les chercheurs·euses affilié·e·s à l’EPFL bénéficient alors d’une réduction de 15% sur les frais de publication d’articles dans tous les journaux Frontiers.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 janvier 2018
29Jan2018
Politique des hautes écoles
Michael Hengartner plaide pour un système de Bologne 2.0
Un étudiant de l’Université de Zurich a terminé la quasi-totalité son master en droit dans un seul semestre. Il estime que les étudiants d’aujourd’hui ne réfléchissent pas suffisamment en réseau. Leur pensée serait trop « compartimentalisée » et leurs connaissances trop superficielles à cause du système de Bologne.
Selon Danièle Wüthrich-Meyer, présidente de la Commission des examens d’avocat·e·s, le niveau des candidat·e·s au brevet serait généralement plus bas. Ceci serait visible dans l’examen des brevets d’avocats, ou le taux d’échec aurait augmenté ces dernières années.
Michael Hengartner, recteur de l’Université de Zurich et président de swissuniversities, voit également des possibilités d’amélioration du système de Bologne: « [Premièrement,] on pourrait mettre en place des programmes d’études de façon que le suivi de cours de connaissances de base soit la condition pour suivre d’autres modules. Il est également imaginable qu’il serait aussi un prérequis pour le master. Deuxièmement, on pourrait obliger les étudiants à faire une spécialisation au niveau de master. » Ceci aurait comme conséquence que le choix de cours ne serait plus entièrement libre. Troisièmement, M. Hengartner propose la (ré-)introduction d’examens finaux à la fin du Bachelor et Master, qui testeraient les connaissances globales du domaine pour voir si les connaissances des différentes modules ont été « interconnectées ».
L’Université de Berne autorise le changement des noms pour les transgenres
Au début de l’année 2018, l’Université de Berne a mis en vigueur de nouvelles directives, qui autorisent les changements des noms pour les transgenres. Les étudiant·e·s peuvent enregistrer de nouveaux prénoms modifiés dans le système de gestion de l’Université même s’ils ne sont pas officiels. «Le nouveau nom apparaît également sur la carte d’étudiant·e·s, dans l’adresse électronique ou sur les listes des participant·e·s à des séminaires», déclare Christoph Pappa, Secrétaire général de l’Université de Berne. Les Universités de Bâle, Lucerne et Zurich ont également de telles règlementations. A Zurich et Lucerne, les transgenres peuvent même enregistrer des nouveaux noms sur des diplômes, même s’ils ne sont pas officiels. A ce propos l’Université de Berne écrit: «Un diplôme est un document officiel», déclare Christoph Pappa. «Nous considérons comme légalement sensible d’exposer un nom qui ne correspond pas au nom officiel dans un document officiel.»
Nouvelle étude sur le retour sur investissement du domaine des EPF
Suite aux coupes budgétaires, le Conseil des EPF a fait réaliser une étude qui démontre que pour chaque franc suisse investi, 5 francs de plus-value sont générés en Suisse. De plus, chaque poste de travail engendre 4 postes supplémentaires.
Selon l’auteur de l’étude, d’autres universités européennes génèrent par Euro investi 7 Euros et génèrent par propre place de travail 6 postes supplémentaires. Pour le président des Conseil des EPF cela s’explique par le fait que les EPF ont relativement peu d’étudiant·e·s et beaucoup d’unités de recherche. De plus, elles n’ont pas de facultés de médecine, ce qui baisserait le retour sur investissement. D’ailleurs l’utilité de l’enseignement et de la recherche pour la société est souvent non mesurable, par exemple pour attirer des entreprises comme Google ou Intel.
Un·e étudiant·e sur cinq regrette son choix d’études
Un sondage de l’Université de Genève montre que la grande majorité des étudiant·e·s de fin de Bachelor ou de Master pensent que le choix de leurs études était juste et qu’ils/elles reprendraient la même décision. Cependant, 19% auraient choisi autrement. Les principales raisons évoquées sont les suivantes : les cours sont trop théoriques ou insatisfaisants, des opportunités d’emploi manquantes et des erreurs d’orientation scolaire et professionnelle.
La CFF, bénéficiaire de subventions, subventionne l’ETH Zürich
Mardi (23.01.2018), l’EPF Zurich a lancé « l’initiative de mobilité de l’EPFZ » qui doit contribuer à préparer la Suisse aux futurs défis. Pour les 10 prochaines années, le projet est doté d’environ 100 millions de francs suisses. La moitié sera financé par l’école polytechnique, l’autre moitié sera couverte par des partenaires de promotion comme les CFF, mais aussi par d’autres entreprises, organisations, fondations et personnes privées. Effectivement, la CFF a plaidé de soutenir l’initiative avec 1 millions de francs par an. Puisque cette dernière est également fortement subventionnée par des fonds publics, cela pose problème pour deux conseillers nationaux.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2018
26Jan2018
Politique des hautes écoles
Formation des imams: Genève et Fribourg en rupture
«Vision, conception, contenu, tout oppose les cursus offerts par les deux universités. Les principaux intéressés ne s’y retrouvent pas forcément.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 janvier 2018
25Jan2018
Politique des hautes écoles
Martin Vetterli tire le bilan de sa première année à la tête de l’EPFL
Dans un interview accordé aux 24 heures, Martin Vetterli, Président de l’EPFL, déclare face aux critiques «du système académique suisse» que l’offre de cours en ligne par son Extension school répond au besoin des personnes «talentueuses», qui n’ont pas suivi de filière académique, à découvrir le numérique : «Aujourd’hui, plus que jamais, je suis favorable à un savoir ouvert et accessible à tout le monde.» Questionné sur l’objectif ambitieux d’être neutre en carbone à l’horizon 2020, il répond qu’il n’est pas certain d’y parvenir : «Il s’agissait de fixer un objectif et de collaborer avec l’Université de Lausanne dans ce vaste chantier.»
Les cadres supérieurs de l’Université de Fribourg devront se former à la prévention contre le harcèlement moral
Les cadres supérieurs de l’État de Fribourg seront formés à la prévention et à la gestion des tensions et conflits sur le lieu de travail. Une demi-journée de cours sera désormais proposée à quelque 140 personnes – chef·fe·s de service et administrateur·rice·s des facultés pour l’Université de Fribourg. Obligatoire, cette formation «répond à l’obligation légale de l’employeur de protéger la santé de son personnel et de proposer des mesures de prévention, de médiation et d’investigation en matière de harcèlement et de difficultés relationnelles au sein de l’État», expose le Conseil d’État dans un communiqué.
Le Campus européen relance la polémique des contributions financières de Bâle-Campagne à l’Université de Bâle
Dans le cadre de la participation de l’Université de Bâle au Campus européen avec 5 universités du Rhin-supérieur, Paul Wenger (UDC, BL), membre de la commission du Conseil d’Etat pour l’éducation, la culture et le sport estime que «la question est de savoir si dans ce contexte [du potentiel financement européen de certains projets de recherche], les cantons contributeurs seront déchargés. Ce serait naturellement souhaitable.» Monica Gschwind (PLR, BL), Cheffe de la direction de Bâle-Campagne pour l’éducation, la culture et le sport, est persuadée que le Campus européen réduira la dépendance des cantons contributeurs et augmentera leur autonomie financière : «Au regard des grands défis dans le domaine du financement universitaire, il est absolument souhaitable de forcer ce genre d’orientation générale.» Conradin Cramer (BS, Parti libéral-démocratique), son homologue de Bâle-Ville, voit les choses différemment : il [Paul Wenger] veut s’assurer avec les contributions des donateur·rices·s «que l’Université reste un partenaire de coopération attractif au sein du pays comme à l’extérieur.» Elle n’obtiendrait ce genre de contributions financières que si elle contribue elle-même avec des moyens complémentaires.
Le campus de cyberdéfense ouvrira ses portes en été 2018
En été 2018, la première formation en cyberdéfense pour les soldat·e·s de milice commencera sous l’égide de l’association « ICT Formation professionnelle », et non sous la Direction du DDPS. Cependant, l’armée est un·e des nombreux·ses acteur·rice·s dans ce projet. Le champ de compétence souhaitée pour le diplôme professionnel est défini par l’économie tout entière.», déclare Jörg Aebischer, Directeur de l’association.
Nouvelle étude sur les effets des subventions sur la recherche dans le secteur privé
Trois auteur·e·s issu·e·s de l’EPFZ, de l’Université de Zurich et de la Haute École d’économie de Copenhague ont publié une revue de la littérature pour le compte des autorités danoises, dans laquelle ils relatent les effets du financement des activités de recherche et développement par des entreprises. La revue prend également en compte la nouvelle version de la réforme des impôts pour les entreprises proposée par le Conseil fédéral qui contient l’option cantonale d’exonération fiscale des efforts de recherche des entreprises.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2018
24Jan2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle souhaite lancer une coopération avec quatre universités rhénanes pour la recherche en technologie quantique
Le Président français Emmanuel Macron et le Conseil de l’Europe se sont engagés à ce que 20 universités européennes soient créées jusqu’en 2024. Dans le Rhin-supérieur, il existe déjà ces structures avec un Campus européen trinational. La coopération des Universités de Bâle, Strasbourg, Karlsruhe, Mulhouse et Friburg-en-Brisgau augmente les chances d’obtenir les fonds européens destinés à la recherche en technologie quantique ou à la médecine personnalisée. Pour les recherches dans ce dernier domaine, une grande quantité de données est le prérequis. Grace à une collaboration avec les cliniques universitaires de Bâle, Strasbourg et Fribourg-en-Brisgau, une gigantesque mine de données émergerait. Cependant, le cadre juridique doit encore être résolu.