Un label de qualité pour combattre les «fake news»
Le groupe de Presse ESH Médias rejoint l’EPFL, la SSR, le groupe Ringier et les Universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel dans leur initiative pour l’innovation dans les médias.
ESH Médias prévoit notamment, en collaboration avec la HES-SO Valais-Wallis, la création d’un label de qualité exclusif aux contenus journalistiques originaux, ce qui permettrait aux lecteur·ice·s de reconnaître les articles de confiance sur le web.
Digitalisation et durabilité dans les hautes écoles universitaires en Allemagne
Bien que, au plus tard depuis le mouvement « Fridays for Future », plus aucune haute école ne puisse éviter le thème du développement durable, les engagements et applications concrètes sur ce sujet manquent encore.
L’appropriation du thème de la durabilité par les hautes écoles allemandes devrait cependant bientôt prendre de l’ampleur : d’une part, les recteurs·rices des hautes écoles allemandes se sont engagé·e·s en 2018 pour la diffusion d’une «culture de la durabilité »: Les hautes écoles auraient le rôle d’«atelier sur le futur de la société». En effet, selon le sondage « Hochschul-Barometer 2019», la durabilité et la digitalisation sont les deux grandes tendances du moment: un cinquième des institutions souhaite s’engager davantage dans la durabilité, la moitié souhaite faire plus dans le numérique. En 2018, trois sur dix nouvelles chaires ont été dédiées à la digitalisation. Cependant, le soutien de la durabilité des hautes écoles manquerait encore de moyens.
Chronique : Le projet GESDA à Genève, une «coquille vide» ?
Le développement de l’«Anticipateur genevois de la science et de la diplomatie » (GESDA), nouvel outil de relations internationales est analysé par le Directeur du Club suisse de la presse. Son budget «bien coquet», la participation d’acteur·ices issu·es des milieux académiques, politiques et économiques et la (non-)consultation de l’Université de Genève et de l’IHEID y sont décrits.
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney déplore le manque de perméabilité sociale au sein des Hautes écoles. «Il faut activement chercher des solutions, tant au niveau politique qu’au niveau de la recherche scientifique, et débattre de la meilleure façon d’y faire pour ne pas mettre en péril le fondement du fonctionnement de notre société.»
Pour plus de connaissances générales sur le climat
Alain Pache, Coprésident de l’Association suisse pour la didactique de la géographie estime que les élèves et les enseignant-e-s romand-e-s manquent encore de connaissances sur le climat et le développement durable. Il plaide pour une solide formation des enseignants, ainsi que «la mise à disposition de ressources didactiques et un suivi sérieux des apprentissages des élèves.»
Mercredi, l’EPFZ a annoncé qu’elle allait collaborer avec des cliniques, des fondations et des autorités pour créer un nouveau centre de compétence pour la rééducation holistique. L’objectif est de travailler ensemble avec des chercheurs-euses de différentes disciplines, des patient-e-s, des médecins, des organisations de personnes handicapées et des entreprises. La création de sept à huit chaires est prévue, ainsi qu’un nouveau master en «Rehabilitation Science and Technologie». L’article souligne que l’EPFZ se focalise de plus en plus sur le domaine médical. Actuellement, environ un tiers des professeur-e-s sont directement ou indirectement impliqué-e-s dans la recherche médicale. Par ailleurs, la création d’un centre de médecine de précision est prévue ces prochaines années. De plus, l’interdisciplinarité et la collaboration avec d’autres institutions est encouragée.
Les Suisses continuent d’avoir confiance en la science
Selon le Wissenschaftbarometer 2019, la confiance des Suisses en la science est restée intacte depuis 2016, avec une moyenne de 56% déclarant une confiance « forte » ou « très forte ». Le premier thème que les chercheurs-euses devraient privilégier selon les Suisses est « climat et énergie ». Viennent ensuite « santé et alimentation » et « transports et mobilité ».
Pour plus de transparence dans l’expérimentation animale
L’auteur de l’article Servan Grüniger, biostatisticien et président de la groupe de réflexion «reatch» se prononce sur l’expérimentation animale:
«Parce que même une réglementation stricte ne permet pas un contrôle parfait et parce qu’un seul incident peut ébranler la confiance dans la science, les chercheurs eux-mêmes doivent prendre des mesures contre le mouton noir de leur propre guilde. Il est dans l’intérêt de la communauté scientifique d’ostraciser [«ächten»] systématiquement tous ceux qui font preuve d’un traitement éthiquement douteux des animaux. Les chercheurs devraient également parler plus ouvertement de l’expérimentation animale. Cela permettrait au public de constater par lui-même que la recherche locale n’a pas grand-chose à voir avec les images choquantes des opposants à l’expérimentation animale.»
«Une étude du Centre islam et société explore le cursus des imams en Suisse et s’interroge sur l’opportunité de créer
une filière de formation locale. Mais une formation continue semblerait plus adaptée au contexte, pour plusieurs raisons.»
Le Canton de Valais veut proposer des domaines d’études correspondant aux attentes du marché du travail afin de réduire sa dépendance extérieure en matière de formation.
11’000 scientifiques signent une déclaration sur le climat
11’000 scientifiques, dont 300 suisses, ont déclaré l’état d’urgence pour agir contre le réchauffement climatique. « Les scientifiques ont le devoir moral d’avertir l’humanité des plus grands dangers « , déclare Thomas Newsome, l’un des auteurs et spécialistes de l’environnement de l’Université de Sydney.
Les chercheurs signataires sont ne sont pas des climatologues, mais des écologistes et des biologistes dont le travail et la recherche sont directement affectés par les effets du changement climatique.
Serait-il trop tard pour s’associer au programme Horizon Europe dès 2021?
Kurt Deketelaere, Secrétaire général de la Ligue européenne des universités de recherche, a déclaré que la Commission européenne et le Conseil Compétitivité – le groupe des ministres nationaux de la recherche qui auront leur mot à dire sur les règles d’association – « ne veulent manifestement pas discuter » des règles d’association « avant qu’il soit clair si la Suisse signe le nouvel accord-cadre UE-Suisse et le Royaume-Uni l’accord sur le Brexit. «Le temps presse vraiment et il est déjà clair qu’aucun pays [espérant s’associer] ne sera présent au début du programme ».»
L’association des étudiant·e·s queer de l’EPFZ remet en question les normes de genre
L’association Queer*z milite au sein de l’EPFZ pour une meilleure intégration des personnes transgenre. Ses principales revendications sont la mise en place de toilettes et de vestiaires neutres ainsi qu’une troisième option dans les choix de genre dans les formulaires.
En réponse, certaines mesures ont déjà été prises : le changement de genre et de prénom sur la carte d’étudiant·e a été rendu possible et des toilettes au genre neutre seront intégrées aux nouveaux bâtiments. La Rectrice, Sarah Springman, a également rencontré les membres de Queer*z.
Ce mouvement étudiant s’inscrit dans une vague de remise en cause de la binarité des genres et de la démédicalisation des personnes transgenre, la transidentité ayant été enlevée de la liste des maladies psychiques de l’OMS il y a un an. D’après le Transgender Network Switerland (TGNS), la communauté trans* compterait entre 40’000 et 160’000 personnes en Suisse.
La réalité de vie d’une personne transgenre est ensuite racontée. L’université y est décrite comme le premier lieu de sociabilité entre personnes transgenres, mais également comme un lieu où il y a parfois quelque malaise, notamment dans les douches communes.
Suite à une lettre de soutien d’un certain nombre de chercheur-e-s au mouvement Extinction Rebellion, qui lutte contre le réchauffement climatique, Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie et signataire, était particulièrement dans la ligne de mire des critiques. Comme l’éditorial du Matin Dimanche le résume, «manque de rigueur scientifique, absence de respect des institutions, appel à la désobéissance civile, tout lui est rapproché au motif – visiblement aggravant – d’avoir été un chercheur payé par l’État. Donc, devant se soumettre à l’injonction: tais-toi et retourne au labo.» La rédactrice en chef Ariane Dayer le défend et avance: «Jacques Dubochet redonne du lustre au profil du chercheur citoyen. […] Aux crispés qui verrouillent le discours dans la technicité, on préféra toujours les savants qui ont l’humanité de parler notre langage.»
«Naomi Oreskes: ‘Discrediting science is a political strategy’»
Dans son nouveau livre «Why Trust Science ?», Naomi Oreskes, professeure d’histoire des sciences à l’Université Harvard, soutient que si davantage de gens entendaient les scientifiques parler personnellement de leurs valeurs, cela aiderait à renverser la vague rampante de sentiments anti-scientifiques. Son livre précédent, «Merchants Of Doubt», relatait les tactiques utilisées par les négationnistes professionnels du climat.
Selon une source de la NZZ, l’EPFL aurait demandé une augmentation « massive » des fonds fédéraux (par 30 millions de Francs, ou 5% de son budget. Ceci aiderait à couvrir les coûts de l’école «chroniquement sous-financée». «L’EPFL a besoin d’une remise en état», avance la source.
Une augmentation des ressources pour l’EPFL serait rude pour les petites institutions, mais l’EPFZ «le sentirait à peine». L’EPFL a connu une grande croissance et aurait également créé beaucoup de postes de «Tenure Track», qui sont peu onéreux au début mais qui le deviennent une fois que ces jeunes chercheur-e-s deviennent professeur-e-s ordinaires.
Le Conseil des EPF a été accusé de vouloir fusionner deux instituts fédéraux pour accorder plus d’argent à l’EPFL.
La banque Mirabaud et l’EPFL se lient pour publier un livre de réflexions et d’analyses sur les différents atouts de la Suisse.
L’objectif de cette initiative, qui marque également les 50 ans de la fédéralisation de l’EPFL, est de brosser le paysage 3 venir. «Le rôle de l’institut est de trouver des solutions d ‘ingénierie ou technologiques, de les expliquer et de les faire accepter par le grand public, mais il faut que tous les acteurs de la sociéte aient une place autourde la table pour trouver celles de
demain», insiste Martin Vetterli, Président de l’EPFL.
HES et universités – «toujours plus semblables, mais pas équivalents»
Les auteur-e-s, la directrice et le vice-directeur de la Haute école de Lucerne, s’adressent aux critiques que les HES et les universités se rapprochent trop. Dans cette société des connaissances (« Wissensgesellschaft»), il y aurait une tendance d’attacher un prestige à tout ce qui est «académique» plutôt qu’appliqueé : de la recherche fondamentale plutôt que la recherche appliqué, le financement par le FNS plutôt que celui d’Innosuisse, etc.
Les universités seraient vues comme particulièrement excellentes et digne de financement quand elles font beaucoup de recherches. Ceci se reflèterait sur beaucoup de systèmes d’accréditations. Manque de financement de base pour la recherche, les HES seraient beaucoup plus dépendants de financement tiers que les universités, et ceux-ci auraient seulement suffisamment de moyens si les institutions publient dans beaucoup de journaux «haut classés» et s’ils sont bien connectés dans la communauté scientifique.
A l’autre côté, les universités se verraient obligés de démontrer leur pertinence en s’orientant plus à la pratique. Ainsi, en 2018, l’EPFZ a récolté 36% des fonds Innosuisse, des fonds qui sont typiquement destinés aux collaborations de recherches appliqués entre HES et entreprises. «La différenciation des profils est à peine visible». Le même cas de figure serait valable pour les formations continues.
Les auteur-e-s préconisent des incitations financières pour les institutions qui gardent leur profil et la mise à disposition, surtout dans la recherche, d’autant de moyens aux HES qu’au universités.
«Trois juges des EPF démissionnent sous protestations»
La Commission des plaintes consiste de sept membres, élus par le Conseil des EPF. Pour la fin de l’année, quatre membres désistent, dont seulement un de son propre gré. Le Président sortant de la Commission, Professeur Hansjörg Peter de l’UNIL, estime qu’il s’agit d’une atteinte à l’indépendance des juges, puisque ceux-ci doivent craindre pour leur réélection. Il juge qu’il s’agit d’un effort pour affaiblir la commission. Rodolphe Schlaepfer, un autre membre sortant, estime que la présidence ad intérim du Conseil des EPF était utilisé pour «se débarrasser» de ses membres déplaisants. La commission aurait souvent pris des décisions qui ont déplu les EPF. Elle a par exemple décidé le licenciement d’une professeure, une première dans les 164 de l’existence de l’EPFZ.
Le porte-parole du Conseil des EPF réplique que l’indépendance de l’organe serait plutôt renforcée par un changement régulier de ses membres : «Personne n’a le droit d’être réélu.»
«Peace and prosperity should be end goals of scientific collaboration»
Le Commissionnaire européen sortant pour la recherche et l’innovation, Carlos Moedas, estime que la diplomatie scientifique peut être efficace où d’autre types de diplomatie ont échoué. Il nomme le projet SESAME, accélérateur de particules en Jordanie, et le Southern Eastern European International Institute for Sustainable Technologies (SEEIIST), situé à Montenegro, comme exemples d’instances scientifiques qui apportent de la collaboration et de la paix dans des régions touchés par des conflits. Carlos Moedas est confiant que sous la présidence de Ursula von der Leyen, la Commission européenne continuera d’apprécier la grande valeur de type de diplomatie scientifique.
La lettre de soutien envoyée par des académiciens, dont Jacques Dubochet, à Extinction Rebellion irrite une partie de la classe politique. Cette immixtion dans la chose publique risque «de desservir la cause qu’ils croient défendre», confie ainsi la Vert’libérale Isabelle Chevalley.» Par ailleurs le climatologue Reto Knutti de l’EPFZ juge qu’il est aux scientifiques de présenter des faits, et non d’appeler à la rébellion.
Le point central du débat s’articule autour de la notion de désobéissance civile, qui entretient des liens flous avec les champs de la morale et de la loi.
Défense de l’association suisse au programme Horizon Europe
Le Recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger a rédigé une lettre de lecteur à la NZZ. Il se réfère à une autre lettre de lecteur du 22.10.2019, rédigé par un certain Rudolf Meiser, dans lequel ce dernier estime que les universités européennes ne sont pas si bien placé dans les classement internationaux et que cela reflète mal sur le programme de recherche européen, qui perdrait ainsi de crédibilité.
En réponse, Yves Flückiger avance que les universités européennes seraient mieux placées si le classement de Shanghai, par exemple, prenait en compte les montants investis de la recherche. De plus, ces classements définiraient un modèle d’excellence par leurs critères de sélection «qui doit être remis en question. Il est similaire à celui des États-Unis, où quelques universités, surtout privées, réservées à l’élite brillent dans les classements. Le modèle européen des universités publiques est différent.»
Par ailleurs, la recherche suisse profiterait énormément du programme de recherche européenne, pour des projets de recherche de taille, de qualité, pour faciliter l’attrait de financement tiers, et pour rester compétitif comme place scientifique. «Nous devons faire confiance aux entrepreneurs et aux chercheurs, qui peuvent confirmer l’importance des accords-cadres et des programmes de recherche européens pour maintenir l’excellence dans ce pays.»
Permettre aux réfugiés d’étudier à l’Université de Genève
Le programme «Horizon académique» qui donne aux personnes issues de l’asile de suivre des études à l’Université de Genève, a trois ans. Il a été mis sur pied en partenariat avec le Bureau de l’intégration des étrangers du Canton de Genève et avec le soutien de fondations privées. Mathieu Crettenand, délégué à l’intégration à l’Université de Genève, tire un bilan.
L’Autriche rend l’université plus accessible aux personnes handicapées ou atteintes d’une maladie chronique
En Autriche, un nouveau programme soutenu par le Ministère des affaires sociales encourage la création de postes doctorales pour des personnes handicapées ou atteintes d’une maladie chronique. L’initiative «contribue […] à l’augmentation du nombre de personnes handicapées dans les institutions de recherche autrichiennes», résume la conférence des universités [autrichiennes] sur les dix premiers mois. Ces postes sont destinés à leur permettre d’entreprendre une carrière scientifique ou artistique ou une activité lucrative adéquate.
Les Etats membres de l’UE soutiennent la création d’un Service géologique européen
Un plan à long terme pour un organisme par le biais duquel les agences géologiques nationales peuvent partager des données, accéder à l’expertise et fournir des preuves de l’utilisation durable des ressources du sous-sol est maintenant prêt à se concrétiser dans le projet Horizon Europe.
160’000 francs de «frais suspects» à l’Université de Saint-Gall
«Une inspection généralisée ordonnée par le rectorat de l’Université de St-Gall a révélé l’existence d’honoraires douteux d’un montant de 160’000 francs sur cinq ans. […] [Ils] ont été pris en charge par l’Université, alors qu’ils étaient apparemment pris en charge par des tiers. Les autorités n’ont pas donné davantage de précision en raison des vérifications en cours.»
Le blocage du projet Time Machine à Venise serait dû à un problème d’annotation des documents numérisés
Le projet de numérisation dans le cadre du projet «Venice Time Machine» a été suspendu à cause d’un conflit sur la façon d’annoter les fichiers scannés. L’accord initial entre l’EPFL, les Archives et l’Université Ca’Foscari de Venise ne contenait pas d’information sur le type de licence appliqué pour réglementer l’utilisation des données digitalisées.
L’UNIGE et les HUG s’allient pour défendre l’expérimentation animale
A Genève, l’initiative cantonale « pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale » inquiète les milieux de la recherche et de la santé. Lundi, l’Université de Genève (UNIGE) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sont montés au front pour combattre une initiative cantonale. Le texte soumis au vote le 24 novembre a beau n’être soutenu par aucun parti, à l’exception des Vert’libéraux et des Jeunes Verts, il fait néanmoins peur à l’heure où le bien-être animal est une préoccupation croissante. L’initiative 164 ne veut pas interdire l’expérimentation animale, mais souhaite faciliter les oppositions. Jusqu’en 2017, le lanceur de l’initiative Luc Fournier, représentant de la Ligue suisse contre l’expérimentation animale, était membre de la commission cantonale pour l’expérimentation animale (CCEA) qui examine les demandes d’autorisation et délivre des préavis. Il la qualifie comme «commission alibi». Il souhaite s’assurer que les «différentes sensibilités» y soient représentées en octroyant un droit de recours à chaque membre.
L’éditorial du Temps vient à la conclusion que «restaurer la confiance du public envers l’expérimentation animale ne se fera qu’au prix d’une ouverture des universités sur la question. Détailler le nombre d’animaux utilisés (pourquoi ne pas montrer en images leurs conditions d’élevage?) et rappeler en quoi les recherches sont cruciales pour la santé humaine permettra d’informer le public en toute transparence.»
Les Hautes écoles universitaires suisses sont en train de construire une plateforme suisse de «Massive Open Online Courses» (MOOCs) qui correspond à la loi suisse sur la protection des données . L’EPFL y rendra prochainement accessible 70 MOOCs existants.
L’Université de Berne, pour qui la production des MOOCs est trop onéreuse par rapport à son utilité, produit des petites vidéos explicatives sur des sujets d’actualité, des «Flash MOOCs», qui vont également figurer.
Les chercheurs craignent l’initiative sur l’expérimentation animale
«A Genève, l’initiative cantonale « pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale » inquiète les milieux de la recherche et de la santé. Lundi, l’Université de Genève et les Hôpitaux universitaires de Genève sont montés au front pour combattre le texte.»
«Les hautes écoles font des millions avec des diplômes»
Selon un sondage des Hautes écoles universitaires suisses, la formation continue fait part de la mission des universités et est devenue une source importante de revenus, qui démontre dans les dernières deux années une croissance de 2% (Fachhochschule Nordwestschweiz) à 30% (Haute école de Lucerne). La journaliste Sina Bühler pose la question s’il est convenable que des institutions de droit publique gagnent beaucoup d’argent avec des certificats.
Selon la loi sur la formation continue, introduite en 2017, les universités et HES peuvent offrir des formations continues sous la condition qu’ils n’entravent pas la concurrence. Les cours doivent couvrir les coûts, mais des contrôles s’avèrent difficiles. Une réglementation qui précise des mesures de contrôles sera introduite par swissuniversities en 2021.
La Secrétaire d’État pour la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), Martina Hirayama, estime par ailleurs qu’il est important que les Hautes écoles offrent de la formation continue pour transférer leurs compétences dans la pratique.
L’agenda de recherche d’Horizon Europe vise les «patates chaudes» politiques
La Commission européenne, qui lutte pour obtenir un soutien politique pour son prochain programme de recherche, propose des moyens d’aider à résoudre certains des problèmes prioritaires des dirigeants européens, notamment le changement climatique, les migrations et les « fausses nouvelles » sur les médias sociaux.
Les objectifs ne changent pas la manière dont la Commission dépenserait l’argent ; cela a déjà été convenu avec le Conseil et le Parlement européen en avril. Mais ils présentent la première justification politique cohérente des raisons pour lesquelles l’argent devrait être dépensé en premier lieu, et ce faisant, ils reprennent les préoccupations les plus récentes des dirigeants européens – y compris la nouvelle présidente de la Commission Ursula von der Leyen.
Une convention sur quatre ans lie désormais le Canton de Vaud à l’EPFL en matière d’éducation numérique. Celle-ci formalise entre autres la mise à niveau des enseignant-e-s vaudois-e-s en informatique – une branche qui deviendra obligatoire en école de maturité dès 2022.
«La coopération entre le canton de Vaud et l’EPFL ne s’arrête toutefois pas au numérique, mais concerne également les mathématiques, les sciences naturelles ou la technique. La mise a disposition de plateformes de cours en ligne et de solutions numériques contre le cyberharcèlement figure également parmi les domaines où la
collaboration sera renforcée.
La science ouverte n’est pas une priorité dans l’évaluation, selon un sondage
Selon un sondage de l’Association européenne des universités (EUA) dans 32 pays européens, un tiers des établissements rejettent la science ouverte dans les évaluations des chercheurs. Ces universités européennes considéraient que les articles publiés par un chercheur et leur capacité à obtenir un financement extérieur sont les plus importants pour évaluer leur carrière. Les contributions à la science ouverte et au libre accès ont été considérées comme les aspects les moins importants des travaux universitaires pour l’évaluation des chercheurs parmi une liste d’aspects présentés aux répondants.
«Recherche scientifique et activisme politique, où se situe la limite?»
«Plus d’une centaine de représentants du monde académique suisse soutiennent publiquement le mouvement Extinction Rebellion, qui revendique la désobéissance civile non-violente. […] Dans un monde académique essentiellement financé par des fonds publics, cette mobilisation politique a-t-elle véritablement sa place? Rectrice de l’Université de Lausanne, d’où proviennent deux tiers des soutiens à Extinction Rebellion, Nouria Hernandez explique que les professeurs ont une pleine légitimité à signer en mentionnant le nom de leur institution car « dans ce contexte-là, leur titre donne du poids à leur compétences en tant que scientifiques ». Elle rappelle surtout que les chercheurs sont « des citoyens et des citoyennes comme les autres qui ont le droit d’exprimer leurs opinions tant que cela n’engage pas l’institution comme cela a été précisé dans la lettre. C’est la limite à ne pas dépasser parce que nous faisons partie du système, nous sommes financés par l’Etat de Vaud ».»
«Contrairement aux idées reçues, il existe de nombreux débouchés pour les diplômés en langues, en philosophie ou en histoire. Un forum organisé à l’Université de Genève l’a démontré aux étudiants en lettres.»
25.10.20190 – Le Temps – Les lettreux, ces diplômés à tout faire
81 scientifiques et 220 citoyen-ne-s ont signé une lettre ouverte de soutien à Extinction Rebellion (XR). «Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. […] Nous soutenons la demande de XR de déclarer un état d’urgence climatique et environnementale et d’établir une assemblée citoyenne pour travailler avec les scientifiques pour développer un plan crédible et juste pour une décarbonisation totale de nos sociétés et une préservation des écosystèmes.»
«La communauté scientifique doit réformer ses pratiques et ses valeurs, sans attendre»
Pierre Vandergheynst, Vice-président pour l’éducation à l’EPFL, dénonce des manques dans le système d’évaluation par les pairs. Les experts seraient sous-sollicités et auraient très peu de temps pour rendre leurs conclusions. Par ailleurs, «cette tâche n’est généralement pas reconnue dans les évaluations ou processus de promotion d’un scientifique. «Enfin, le nombre d’experts par article étant relativement faible (souvent pas plus de trois ou quatre), les rapports sont bâclés et les erreurs ou les fraudes passent le filtre du peer review.» La convention DORA (Declaration of Research Assessment) signé par de nombreuses institutions de recherche, permettrait à réaliser cet objectif, mais «les bonnes intentions ne sont pas suivies par des actes, surtout quand les universités cèdent à la demande de professionnaliser leur management, devenant ainsi friandes de métriques de performance.» Pierre Vandergheynst propose ensuite cinq mesures pour améliorer l’évaluation par les pairs.
L’Université de Bâle renforce sa collaboration transfrontalière
Cinq universités du Rhin supérieur souhaitent renforcer leur collaboration transfrontalière pour encourager la mobilité entre les villes (Bâle, Colmar, Fribourg en Breisgau, Mulhouse, Karlsruhe, Stuttgart). Pour la Rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki, les domaines de recherches de pointe et innovations sont particulièrement importantes, particulièrement le projet « Bio-Campus du Rhin supérieur », le «premier pôle d’innovation européen dans le domaine des sciences de la vie».
Intervention fédérale pour la création et conservation de places d’études en médecine
Pour faire face au manque de médecins, la Confédération a décidé de fournir 100 millions de francs en financement initial pour la création de nouvelles places d’études en médecine entre 2017 et 2020. Ainsi, il y en a maintenant 900, l’objectif était d’en avoir 1300 pour 2020. Avant cette mesure, les études en médecine étaient seulement possible dans les universités de Bâle, Berne, Zurich, Lausanne et Genève et depuis, celles de Fribourg, Lucerne, et du Tessin offrent des filières master en médecine, et l’ETH Zurich a introduit un cursus de Bachelor.
En plus des éloges pour le financement de démarrage, il y a aussi eu quelques critiques. L’une des critiques formulées était qu’il manquait d’efficience, il aurait été mieux de renforcer les sites existants. De plus, ce financement serait pensé trop à court terme et mettrait les universités devant des décisions difficiles. Dans ce contexte, le Conseiller national Christoph Eymann (PLR, BS) a fait une intervention en faveur d’un nouveau coup de pouce fédéral.
En juillet 2018, lors d’une séance des recteurs et rectrices des hautes écoles universitaires suisses, il a été question, dans un cadre informel, si et comment les hautes écoles suisses pourraient avoir (encore) plus souvent de lauréat-e-s du prix Nobel. L’idée était d’abord d’identifier des potentiel-le-s candidat-e-s. Le Recteur à l’Université de Genève Yves Flückiger se souvient: «Nous avons voulu présenter ces chercheurs et leurs travaux de pionnier de manière systématique aux grands prix scientifiques considérés comme hall d’entrée au temple du prix Nobel.» L’idée était que les universités et EPFs envoient des lettres de soutien, à l’image des universités américaines. Le fait que les universités apportent leur plein soutien aurait, selon Yves Flückiger, souvent eu une influence lors de la remise du prix.
Même son de cloche chez le Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner: «Si nous faisons le bien, nous devons en parler.» Une autre stratégie consiste à inviter des prix Nobel et leur présenter à l’occasion es recherches importantes, car ceux-ci ont la possibilité de proposer des futur-e-s candidat-e-s.
Jacques Dubochet, prix Nobel de l’UNIL, n’a pas de sympathies pour de telles actions coordonnées. Par ailleurs, il ne proposerait pas de chercheur-e-s juste parce qu’ils ou elles sont compatriotes et qualifie son propre palmarès de prix [avant le Nobel] comme «assez misérable».
L’article est également paru dans dans le Tages-Anzeiger.
Le Conseil des EPF souhaite construire un «super-institut» pour le climat
Selon un document interne, le Conseil des EPF a décidé une fusion des instituts de recherche Eawag et WSL avec comme objectif la création d’un «super-institut» pour l’environnement et la durabilité, compétitif à l’international, qui fournirait des solutions pour le changement climatique.
Selon Christoph Hegg, directeur adjoint du WSL, il n’y a pas particulièrement de synergies «entre la recherche sur les poissons et celle des arbres». Par ailleurs, une centralisation complète serait peu probable.
La Présidente ad interim du Conseil des EPF, Beth Krasne, répond: «notre recherche doit être plus agile pour répondre aux événements actuels. Les résultats doivent être publiés plus rapidement. Si nous voulons vraiment être de premier ordre, nous avons besoin de plus d’interdisciplinarité et d’agilité à tous les niveaux. »
Vers une fusion des instituts fédéraux pour la recherche Eawag et WSL
Selon les informations du Blick, la présidente ad interim du Conseil des EPF Beth Krasna préparerait «secrètement» une fusion de l’Institut fédéral des sciences et technologies de l’eau (Eawag) avec l’Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), avec comme objectif d’améliorer leur collaboration. Ces deux institutions ont 400, respectivement 500 collaborateurs. La vraie motivation derrière cette restructuration serait financière, estime une source anonyme interne – l’EPFL aurait besoin de moyens suite à sa phase d’expansion. Selon la source, les instituts, surpris, n’ont pas encore l’occasion de s’exprimer à ce sujet.
16.10.2019 – Blick- ETH-Rat plant «Institut von Weltklasseformat»
Antonio Loprieno propose une réforme du système de titularisation
Interviewé par la RTS, Antonio Loprieno, Président des Académies suisses des sciences et Professeur d’égyptologie à l’Université de Bâle, revient sur sa position concernant la titularisation. Il estime qu’il faudrait réattribuer les privilèges dans le monde académique, car les jeunes chercheur-e-s seraient trop souvent engagé-e-s de manière précaire, pendant que les professeur-e-s profiteraient des postes à vie. Il faudrait plutôt ouvrir la possibilité d’avoir à tous les niveaux de l’échelle académique des postes titulaires et des postes provisoires. Cela dit, il ne s’agirait pas de mettre à la rue les professeur-e-s qui sont déjà titularisé-e-s.
Selon une enquête du Monde, «le gouvernement [français] s’apprête à proposer une programmation pluriannuelle de la recherche publique. Si la mesure répond à une demande ancienne de visibilité budgétaire, elle est loin de régler tous les problèmes entravant l’activité des scientifiques, qui souffrent d’un manque de moyens et d’une vision trop comptable de la science.»
Faudrait-il renforcer les profils des Hautes écoles universitaires?
Dans un entretien accordé à la Radio SRF, le Recteur de l’Université et futur Président du Conseil des EPF Michael Hengartner déclare «en tant que citoyen» [à partir de minute 12] que le paysage académique profiterait si les redondances entre Hautes écoles pourraient être réduites. «On ne peut pas tout se payer». «L’endroit où les investissements doit être décidé de manière «bottom-up». […] Les petites universités ont certainement la chance de se distinguer […] mais il est problématique que tous les universités souhaitent tout faire en espérant que cela soit sur un niveau supérieur, le risque est que tout sera fait de façon moyenne. […] [Les Hautes écoles] devraient mieux bénéficier des synergies. Il y a beaucoup de potentiel.» Il donne comme exemple la collaboration entre les Universités de Zurich, Lucerne et Saint-Gall dans la formation des médecins.
De l’impact du frein à l’endettement sur le budget des EPF
Dans une revue de presse du Président de l’EPFZ Joël Mesot, il écrit de l’importance d’expliquer aux nouveaux parlémentaires les enjeux de la recherche, et plus particulièrement quel impact le frein à l’endettement a la recherche et l’éducation, «car le budget des EPF n’est pas protégé. Ainsi, à long terme, nous risquons de perdre notre autonomie pour nous engager dans des projets liés à la recherche fondamentale».
Selon un article d’un professeur d’économie genevois pour le PS, «des investissements supplémentaires, par exemple dans l’éducation et les infrastructures, peuvent être plus avantageux pour la société que la poursuite de la réduction de la dette.»
BioRxiv publiera les évaluations des réviseurs d’études soumises afin d’augmenter la transparence
«BioRxiv, spécialisé dans publications en sciences de la vie, a lancé une expérimentation inédite: des services de peer review seront proposés pour évaluer publiquement la qualité des articles proposés, si les auteurs en font la demande. […] Pour les chercheurs, l’enjeu est d’accélérer le processus de publication dans une revue, qui prend souvent des mois, entre les demandes successives dans un autre journal en cas de refus, puis les allers retours du manuscrit une fois qu’il a été accepté… Il s’agit aussi, à travers cette expérience, d’améliorer la transparence de la recherche, et de tendre vers une science plus ouverte.»
Des scientifiques qui soutiennent la désobéissance civile de masse pour forcer l’action climatique
«Près de 400 scientifiques ont approuvé une campagne de désobéissance civile visant à forcer les gouvernements à prendre rapidement des mesures pour lutter contre le changement climatique, avertissant que l’échec pourrait infliger des « souffrances humaines incalculables ». […] La déclaration a été coordonnée par un groupe de scientifiques qui soutiennent Extinction Rebellion, une campagne de désobéissance civile qui s’est formée en Grande-Bretagne il y a un an et qui a depuis déclenché des ramifications dans des dizaines de pays.»
Le Nobel, «signe réjouissant d’une Suisse ambitieuse, curieuse et ouverte sur le monde»
Deus ans après le prix Nobel en chimie pour Jacques Dubochet de l’UNIL, l’annonce du prix Nobel en physique pour deux chercheurs de l’Université de Genève serait devenu une «fierté légitime pour l’arc lémanique, bien sûr, mais surtout un élan qui doit profiter à tout le pays» et «la preuve que la Confédération et les Cantons ont raison d’investir dans la
formation de pointe», avance le journaliste Patrick Monay. Il rappelle qu’il y a une «menace qui plane sur la place scientifique Suisse», l’initiative UDC dite «de limitation». «Un tel prix doit donner envie aux jeunes d’entreprendre des études exigeantes, d’aller se former et enseigner à l’étranger».
Selon le journaliste Pierre Ruetschi, le succès de l’Université de Genève – la bonne place dans le classement des universités, les deux prix Nobel en physique et la médaille Fields – sont due à son orientation internationale ainsi qu’à la multiplicité des champs de recherche. «À la pluridisciplinarité [de l’alma mater] s’ajoute en effet celle des 37 organisations internationales et des quelques centaines d’ONG qui peuplent la Rive droite.» L’auteur mentionne comme autres exemples d l’IHEID, le Health Valley et le sommet sur la finance durable organisé cette semaine.
Deux « Nobel Stars » au « firmament », la presse encense les lauréats romands
Au lendemain de l’attribution du prix Nobel de physique aux deux chercheurs romands Michel Mayor et Didier Queloz, la presse suisse est dithyrambique et souligne l’importance de la recherche scientifique dans notre pays.
Dans l’éditorial du Temps, on peut lire notamment: «A Lausanne comme à Genève, ce sont des travaux de fort longue haleine qui sont récompensés, dans des disciplines facilement désignées comme théoriques. Alors que Guy Parmelin, prenant ici la suite directe de Johann Schneider-Ammann, paraît vouloir mettre l’accent sur la formation professionnelle et l’innovation la plus en phase avec les marchés, les lauriers lémaniques soulignent le fait que la science et la technologie foisonnent dans des environnements complexes, qui s’épanouissent sur toute l’échelle de la matérialité brute jusqu’à l’abstraction. La Suisse peut briller toujours plus sur la carte mondiale si elle prend bien conscience de cette nécessité de cultiver des creusets d’intelligence multiples et ouverts.»
Un autre article du même journal note «L’honneur apparaît comme une revanche après la surprise Dubochet à Lausanne.» Le recteur genevois Yves Flückiger se veut bon joueur dans un article de la NZZ: «Plus encore que dans d’autres régions de Suisse romande, les Romands savent que les meilleurs résultats sont obtenus grâce à une coopération étroite entre les universités, ce qui se traduit non seulement par des échanges animés de chercheurs, mais aussi par des acquisitions coûteuses.» Il souligne toutefois qu’il n’y a ni jalousie ni concurrence malsaine entre les différentes régions du pays.
Un passeport pour la formation tout au long de la vie
Selon Perre Vandergheynst, Vice-Président pour l’éducation à l’EPFL et sa collaboratrice scientifique Isabelle Vonèche Cardia, la formation continue du futur aux hautes écoles devrait être réformé en vue de la transformation numérique. La première étape serait de voir le bachelor comme un «passeport pour la formation tout au long de la vie» et le master comme «premier tampon dans ce passeport». Le «master of science» devrait préparer l’étudiant-e pour sa future carrière et lui donner la possibilité de construire un portfolio de compétences en travaillant sur des projets en combinaison avec des modules techniques «rapides», qui peuvent être suivi – selon le projet – «on the fly» ou «à discrétion». Il serait important d’encourager – à part des compétences techniques des compétences qui se laissent difficilement automatiser, comme la pensée critique, la direction d’équipes et le planning de ressources. Le master of science deviendrait finalement un portfolio de projets aboutis et un recueil de compétences acquises pendant les modules et les diplômes devraient, comme un passeport, être prolongés régulièrement.
L’Université de Fribourg suspend un cours après des accusations de homophobie
Un témoignage anonyme publié dans le journal d’étudiant-e-s de l’Université de Fribourg (Spectrum) qui a entrainé une vague d’indignations et pour la troisième fois en quelques semaines, les étudiants son appelés à manifester ce mardi. Ce texte dénonce les propos qu’aurait tenus à l’encontre des homosexuels une professeure de théologie, en 2017. L’étudiant-e concerné-e s’aurait adressé-e à la faculté de théologie et le service de l’égalité, qui ne l’aurait pas pris au sérieux. Le cours en question a été suspendu ce semestre, en accord avec le rectorat, la faculté et la professeure et le cas sera examinée.
Le prix Nobel de physique attribué à Michel Mayor et Didier Queloz de l’Université de Genève
Deux professeurs de l’Université de Genève et un se verront attribué le prix Nobel pour la découverte d’une toute première exoplanète. C’est le Canado-Américain James Pebbles qui a été le premier cité par le Comité Nobel pour ses recherches sur la cosmologie. Il a compris avant tout le monde l’importance du cosmic radiation background, le fond diffus cosmologique.
L’UNIL et la BCV misent sur l’investissement durable
«Les entités cantonales unissent leurs efforts dans la recherche et la gestion d’investissements responsables. […] La rectrice Nouria Hemandez souligne l’avantage que tirera l’UNIL de ce partenariat: «La collaboration avec la BCV est extrêmement intéressante par ses applications pratiques et concrètes tant du c6te de la recherche que de la gestion de nos propres avoirs financiers.»
08.10.2019 – 24 heures – L’UNIL et la BCV misent sur l’investissement durable
08.10.2019 – La Liberté – Une alliance autour des placements responsables
Bientôt un Centre Jacques Dubochet sur le campus universitaire lausannois
«Un Centre Jacques Dubochet va ouvrir sur le campus universitaire lausannois, consacré à la spécialité du Vaudois, Prix Nobel de chimie 2017, la cryo-microscopie. […] Il sera donc équipé, notamment, de microscopes de très haute résolution. » « Notre centre sera constitué sur une association unique entre l’EPFL – une école spécialisée dans les technologies – et l’UNIL – spécialisée en biologie et médecine », précise François Bussy, Vice-recteur pour la Recherche à l’UNIL. «La Direction de l’Université se dit optimiste et envisage un lancement du centre d’ici deux ans déjà. […] Pour concrétiser le Centre Jacques Dubochet, L’EPFL et l’UNIL cherchent maintenant 15 millions de francs. Les deux institutions financeront la structure à parts égales, mais ce n’est pas suffisant. Un appel est donc lancé aux partenaires publics et privés.»
L’EPFZ refuse un étudiant en situation de handicap
«La Commission de recours interne des EPF a tranché: l’école polytechnique de Zurich doit verser une indemnité de 10’000 à Jürg Brechbühl (55 ans), à qui elle a refusé l’admission en 2018. L’université a justifié sa décision en expliquant que les études de l’homme en situation de handicap auraient pris trop de temps en raison de ses capacités réduites. Jürg est inscrit au cours de biologie depuis le 27 septembre dernier.»
Pas d’«effet Greta Thunberg» constaté à ce jour dans les unis et les EPF
«Les formations en sciences de l’environnement enregistrent une hausse légère des étudiants à la rentrée 2019, montrent les chiffres récoltés par la RTS. Les hautes écoles s’attendent à une poussée plus nette dès la rentrée prochaine.»
Pour plus de recherche pour faire face au changement climatique
L’auteur Björn Loborg, Directeur du « Copenhagen Consensus Center », préconise plus de dépenses (publiques) dans la recherche d’énergies alternatives bon marchés. Par ailleurs, il estime qu’il y a trop trop souvent des exagérations dans les débats sur le changement climatique.
Optimisme au FNS quant à la participation suisse au programme Horizon Europe
Horizon Europe démarrera en janvier 2021, mais les négociations sur la participation de la Suisse n’ont pas encore commencé. Elles risquent même de prendre du retard, et de ne pouvoir débuter que fin 2020. «A ce stade, la Confédération mise sur la faisabilité d’une participation à Horizon Europe. Au FNS, nous n’entreprenons pour l’instant pas d’action concrète pour organiser une solution alternative.», déclare Jean-Luc Barras, chef de sa division Coopération internationale. «Une courte période de flottement risque toutefois de générer des incertitudes parmi les chercheurs, et peut donc défavoriser la Suisse.» Par ailleurs, l’initiative populaire «pour une immigration modérée» (initiative de limitation) constituerait un obstacle supplémentaire.
«Le collectif Clash, qui lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier, a reçu mardi soir le Prix des associations féminines vaudoises. «Les médecins ne sont pas formés pour être des managers et pourtant ce sont eux qui se retrouvent à gérer des équipes, des plannings, des supervisions. Ces choses-là s’apprennent!»», regrettent trois étudiantes du collectif Clash. Un cours obligatoire contre le harcèlement est désormais dispensé en Faculté de médecine.
Sur les ondes d' »On en parle », Verity Elston, Responsable conseils en carrière doctorat et postdoctorat à lʹUNIL, s’exprime entre autres sur l’évolution de la carrière académique et la difficulté d’obtenir un poste académique après un doctorat due à la concurrence accrue et, en fonction du domaine, la nécessité de partir à l’étranger pendant un postdoc.
Des Prix Nobel pétitionnent pour que soit réintroduit un Commissaire européen à la recherche
Plus de 10’000 scientifiques de toute l’Europe, incluant 19 Prix Nobel, ont signé une lettre ouverte demandant à la Commission européenne (CE) de réintroduire le titre de Commissaire européen à l’éducation et la recherche, qui a disparu de la liste des 18 Commissaires présentée le 10 septembre par la nouvelle présidente de la CE, Ursula von der Leyen. Dans la composition de la nouvelle CE, l’éducation et la recherche avaient été incluses sous le titre de «Innovation et jeunesse».
Mariya Gabriel promet d’agir pour combler le fossé scientifique qui sépare les pays européens
Lors de l’audition de confirmation du Parlement européen, Mariya Gabriel, Commissaire européenne à l’innovation et à la jeunesse, a promis de prendre des mesures pour s’attaquer à l’écart criant entre les performances de la recherche des pays riches et des pays pauvres dans l’Union européenne. Elle a déclaré lundi qu’elle réexaminerait les mesures prises par l’UE pour mettre fin au « cercle vicieux de la fuite des cerveaux, des bas salaires et des investissements locaux faibles » dans les pays d’Europe centrale et orientale.
Retard dans les négociations pour les pays souhaitant joindre le programme Horizon Europe
Selon un haut fonctionnaire de l’Union Européenne, les négociations visant à ouvrir le grand programme de R&D de l’UE à d’autres pays du monde ont peu de chances de démarrer avant l’année prochaine.
Actuellement, au moins 24 pays – de la Suisse au Canada – envisagent de rejoindre Horizon Europe, mais veulent d’abord voir les conditions d’adhésion que la loi définirait. Leurs ambassades à Bruxelles demandent depuis des mois à la Commission des informations complémentaires, mais sans grand succès. Ils craignent que, si les négociations d’adhésion ne démarrent pas bientôt, leurs chercheurs ne seront pas prêts à participer au programme dès son lancement en janvier 2021.
Devrait il être plus facile de licencier un-e professeur-e?
Antonio Loprieno, Président de l’Académie suisse des sciences, aimerait qu’il soit plus simple de licencier des professeur-e-s: «Une certaine flexibilité dans les relations de travail avec les professeur-e-s serait bénéfique pour la qualité et permettrait de corriger des inconvénients.» Suite à un cas de mobbying et d’abus de pouvoir, l’ETH a récemment, pour la première fois, licencié une professeure d’astronomie, mais cette dernière fait recours à cette décision. La difficulté de résilier s’est également manifesté à l’Université de Zurich qui voulait licencier le Conseiller UDC Christoph Mörgeli. La question de licenciement se discute également à la Conférence des Hautes écoles suisses swissuniversities, qui travaille sur une prise de position.
Cela dit, la préoccupation d’Antonio Loprieno n’est pas de pouvoir résilier le contrat en cas de méconduite, mais plutôt pour augmenter la perméabilité du système académique suisse afin de rester flexible par rapport aux besoins de la société. Cet argument est mal reçu parmi les enseignant-e-s d’université.
Les classements des universités mesurent-ils quelque chose ?
Selon deux récentes études, les classements actuels ne sont pertinents pour mesurer la performance des Hautes écoles. «If they measure anything at all, it appears to be visibility and prestige, something that feeds on itself, and would be predicted to lead to fixation at the top of the rankings. In fact it is worse than that. By giving these rankings importance and meaning, we concentrate our attention merely on doing well at them. The statistical analysis suggests that they are biased, unstable and unreliable, precisely to those institutions that most rely on them to provide an “objective” view of their performance.»
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