Alors que l’Université de Berne a remis samedi un titre de docteur honoris causa à Johann Schneider-Ammann, peu de femmes ont reçu cet honneur à travers l’histoire. L’article revient sur les causes de ce phénomène.
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Filtres des articles
9Déc2019
Politique des hautes écoles
P&TS organise une formation en droit des brevets à Neuchâtel
P&TS, un important cabinet suisse spécialisé en droit des brevets actif dans le domaine de la propriété intellectuelle lance un cours du soir en droit européen des brevets, en collaboration avec des acteur·ice· issu·e·s de l’entreprise Nestlé, des universités de Neuchâtel et de Strasbourg et de l’Institut des mandataires agréés auprès de l’Office européen des brevets.
Un land allemand voisin plaide pour l’accord-cadre
Le gouvernement du land allemand du Bade-Wurtemberg a publié vendredi un document plaidant en faveur de l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne.
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Revue de presse UNIL 9 décembre 2019
6Déc2019
Politique des hautes écoles
Le Conseil national augmente les crédits pour la formation
Après le Conseil des États, le Conseil national a voté hier une augmentation de 102 millions dans les crédits dédiés à la formation. On constate ainsi un léger glissement vers le centre, avec un nouveau Parlement plus dépensier et moins à droite.
Emprunte carbone de la recherche: des scientifiques prennent moins l’avion
Poussé·e·s par leur carrière scientifiques, les chercheur·euse·s prennent en moyenne 72% plus souvent l’avion que le reste de la population afin de se rendre à des conférences ou sur leurs terrains d’études. Alors que plusieurs universités suisses s’engagent pour la durabilité, aucune d’entre elles n’a encore obtenu la note « très bien » selon l’indice du WWF.
Si la pratique des vidéoconférences est de plus en plus fréquente, la mise en réseaux des scientifiques se fait toujours très majoritairement de vive voix. Dans le cas de l’EPFZ, les voyages scientifiques représentent plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre de l’école, dont 93% sont produits par les vols aériens.
Plusieurs initiatives pour lutter contre cette culture scientifique du voyage existent, telles que la plateforme « No Fly Climate Sci » qui réunit des scientifiques qui ont fait le pas de réduire la fréquence et la distance de leur déplacements professionnels.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2019
5Déc2019
Politique des hautes écoles
La Suisse continue de perdre de l’influence dans la politique énergétique européenne
Dans le contexte des négociations entre l’Union européenne et la Suisse autour de l’accord-cadre, le cas spécifique d’un accord sur l’électricité et ses répercussions sont étudiés par des chercheuses et chercheurs de l’EPFL et de l’Université de St-Gall, dans le « Programme national de recherche Energie » (PNR 70 et 71). Sécurité énergétique, développement économique, cadre juridique et objectifs climatiques entrent en ligne de compte dans les négociations.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 décembre 2019
4Déc2019
Politique des hautes écoles
Le niveau des élèves suisses baisse, selon PISA
Dans cet article, les résultats de l’étude PISA sont présentés et commentés.
Le Conseil national octroie un milliard à l’Union européenne sous condition
Le Conseil national s’est rallié hier soir à la décision du Conseil fédéral et du Conseil des États en acceptant, sous condition, le versement du milliard de cohésion pour la réduction des disparités économiques et sociales dans l’Union européenne (UE).
Ce milliard sera versé à l’UE sans que les conditions de participation aux programmes « Erasmsus + », « Horizon Europe » et « Europe créative » ne soient rediscutées.
Le conseil des États vote un crédit supplémentaire pour la recherche
Dans le cadre du budget 2020, 122,3 millions de francs ont été libérés, dont 99,1 millions de francs seront dédiés à la formation, à la recherche et à l’innovation. 30 millions iront aux EPF et 69 millions aux universités et hautes écoles.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2019
3Déc2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 décembre 2019
2Déc2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 décembre 2019
29Nov2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2019
28Nov2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2019
27Nov2019
Politique des hautes écoles
En 2018, 12 milliards de francs ont été investis dans les hautes écoles
En 2018, près de 12 milliards de francs ont été investis pour les hautes écoles en Suisse. Par ailleurs, la confédération a assumé 47% des coûts des universités, selon un rapport du Office fédéral de la statistique.
Digitalisation : Vers une dévalorisation du bachelor?
Selon une récente étude de la groupe de réflexion américaine «Brookings Institution», la transformation numérique menacerait plutôt des postes pour académiques que ceux qui ne nécessitent pas d’études supérieures. L’étude se base sur une analyse comparative des brevets avec des annonces d’emploi. Si une annonce contenait beaucoup de tâches pour lesquelles un brevet a été déposé, les chercheurs estiment qu’il y a une grande probabilité que ce poste pourrait être automatisé dans le futur. En moyenne, ce risque est cinq fois plus élevé pour les diplômé-e-s avec un Bachelor que celles et ceux sans formation. Thomas Straubhaar de l’Université de Hambourg estime que cela aurait comme conséquence une revalorisation de l’artisanat en Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2019
26Nov2019
Politique des hautes écoles
Est-ce que la confédération fait assez pour la recherche?
Christoph Eymann, Conseiller national de Bâle-Ville (PLD) regrette que la confédération ne finance pas davantage la recherche et l’innovation. La proposition de lancer un programme national pour des recherches fondamentales en collaboration avec des spécialistes de l’industrie a notamment été écartée par le Conseil fédéral. Ce dernier a également refusé un postulat visant la création d’une infrastructure pour des données (anonymisées) de patients, un projet pour la recherche sur les pathogènes multirésistants aux antibiotiques et un programme qui encourage la numérisation des hautes écoles, la formation continue et la formation professionnelle.
Christophe Eymann déplore que ces nouvelles idées soient refusées et aimerait que l’exécutif fédéral s’appuie plus sur le Conseil suisse de la science et aux académie des sciences.
Financer la recherche par tirage au sort?
«Comment octroyer des fonds à la recherche de la manière la plus juste et la plus efficace? Des scientifiques estiment que le système en place dans de nombreux pays, qui repose sur l’évaluation par des experts (peer review), n’atteint pas pleinement ses objectifs. Comme réponse, ils proposent de procéder par tirage au sort, une réflexion qui existe aussi pour la publication d’articles scientifiques et les nominations à des postes académiques. […] Le système de loterie est encore bien loin de faire l’unanimité. Mais, petit à petit, cette idée encore jugée folle il y a une décennie connaît un écho grandissant.» L’article mentionne également des instances où ce système a été appliqué en Suisse et à l’international.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 novembre 2019
25Nov2019
Politique des hautes écoles
Nouvelle stratégie de l’Université de Bâle (2022-2030)
La nouvelle Stratégie de l’Université de Bâle 2022-2030 vise une «université polyvalente» («Volluniversität»), qui réunit les sciences humaines et sociales, les sciences naturelles, les sciences de la vie et la médecine. Le nombre d’étudiant-e-s étant en baisse depuis 2018, le rapport rappelle l’importance d’attirer des étudiant-e-s moyennant des filières de qualité et via un large éventail de programmes d’études qui permettront des bons débouchés professionnels. L’Alma Mater se donne par ailleurs quatre lignes directrices: l’encouragement de l’agilité (pour réagir de manière flexible et proactive aux conditions cadre changeantes), l’ouverture (envers des partenaires potentielles, sans mettre en cause la liberté académique), le renforcement de l’identification avec l’université et l’exploitation des avantages de la localisation. La mise en œuvre de cette stratégie sera seulement possible avec des fonds supplémentaires.
Genève : l’expérimentation animale pourra continuer
L’initiative populaire genevoise visant «un meilleur contrôle de l’expérimentation animale» a été rejetée par 64,42% des voix. La Tribune de Genève note : «Le résultat du vote ne déçoit pas vraiment Luc Fournier, joint dimanche par téléphone, il réagissait positivement: «C’est notre meilleur résultat sur ce thème.» […] Pour le président de la LSCV, [Ligue suisse contre l’expérimentation animale et les droits des animaux,] il faut continuer à mettre la pression sur les universités car elles ne feront rien d’elles-mêmes.» Le Recteur de l’Université de Genève, soulagé, aurait remercié les Genevois qui «ont souhaité maintenir la qualité des soins et préserver l’excellence de la recherche.» Par ailleurs, il s’engage à ouvrir les animaleries aux journalistes.
Création du «Geneva Center for Business and Human Rights»
L’Université de Genève a lancé le «Geneva Center for Business and Human Rights», visant à «offrir aux entreprises un espace de dialogue sur les défis urgents en matière de droits humains, et à former les futurs dirigeants à intégrer les normes relatives à ces droits dans leurs contextes industriels.»
Ces cours qui ont la côte
Un récent sondage a classé les cours universitaires les plus populaires. L’économie est en tête aux Universités de Saint-Gall et Zurich, suivi par l’apprentissage machine à l’EPFZ. Michael Hengartner, Recteur à l’Université de Zurich et Président de swissuniversities, estime que les compétences sociales et interdisciplinaires gagnent d’importance sur le marché d’emploi, et que les connaissances spécialisées ne suffiront plus. «Le plus important est d’obtenir un diplôme, que ce soit universitaire, d’une HES ou dans le cadre d’un apprentissage», la recherche de travail étant plus difficile pour celles et ceux qui ne terminent pas leur formation. Il estime que les différences en employabilité des diplômés n’auraient que peu à avoir avec l’enseignement dans les universités, et qu’elle dépend largement du domaine.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 novembre 2019
22Nov2019
Politique des hautes écoles
Initiative contre l’expérimentation animale: «j’ai failli me laisser berner!»
Le Professeur en Neurogénétique Ivan Rodriguez de l’Université de Genève est contre l’initiative genevoise contre l’expérimentation animale (IN164), qui donne le droit de véto à tout membre de la Commission mixte d’évaluation de la pesées d’intérêts liés à l’expérimentation animale. «On enlèverait l’essence même de ce qu’on attend d’une commission, qui est entre autres de tamponner de possibles vues extrêmes (d’un côté comme de l’autre). Sachant que certains des membres de cette commission sont par nature opposés à toute expérimentation animale, autant dire que l’acceptation de l’IN164 permettrait à un seul individu de paralyser la recherche genevoise. […] En effet, des critères de sélection extraordinaires – tout droit sortis d’un grand chapeau – excluent la presque totalité des organisations protectrices des animaux de la double représentation de cette catégorie au sein de la commission. Ceci à l’exception d’une en particulier: celle à l’origine de l’initiative, bien entendu.»
La question de l’expérimentation animale «ne fait pas l’unanimité dans le monde académique»
Les Genevois se prononceront le 24 novembre sur l’initiative populaire 164, qui donnerait un droit de véto à chaque membre d’une commission d’évaluation.
François Jaquet, postdoc à au Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal et Angela Martin, collaboratrice scientifique à l’Université de Bâle, écrivent «la question s’il est éthiquement acceptable de faire de l’expérimentation animale relève de l’éthique plutôt que de la science.» Ce seraient donc des spécialistes de l’éthique animale qui devraient être entendu-e-s. «Une thèse y fait notamment l’objet d’un relatif consensus: le spécisme. […] Parce que les chercheurs en éthique animale condamnent dans l’ensemble cette forme de discrimination, au même titre que le racisme et le sexisme, ils s’opposent pour la plupart à ce qu’on impose aux animaux des expériences que l’on se refuserait à mener sur des êtres humains. N’en déplaise à certains, l’expérimentation animale ne jouit donc pas du soutien unanime du monde académique.»
Questions irrecevables lors d’un entretien d’embauche
Lors d’un deuxième entretien d’embauche à l’Université de Bâle, une candidate s’est trouvée confrontée à plusieurs questions déplacées: «Souhaitez-vous un deuxième enfant? Si vous tomberiez enceinte, pendant combien de temps serez-vous en congé de maternité? Est-ce que le poste est convenable par rapport à votre situation familiale ?»
Selon la loi [fédérale] sur l’égalité entre femmes et hommes, ces questions en reviennent à la discrimination sexuelle. Contacté par la journaliste, les dirigeants ont répondu qu’«une relation ouverte et de confiance entre les dirigeants et les collaborateurs est importante pour eux. […] C’est dans le sens d’un travail constructif et planifié, indispensable à la gestion, où tout doit se dérouler sans heurts.» Les questions sur la situation familiale seraient autorisées, mais «il n’est pas obligatoire d’y répondre».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2019
21Nov2019
Politique des hautes écoles
Les négociations suisses avec Elsevier, Springer und Wiley risquent d’échouer
Depuis une année, une équipe représentant recteurs-trices, chercheur-e-s, bibliothèques et membres du consortium «Read & Publish» négocient avec les grandes maisons d’édition scientifique Elsevier, Springer et Wiley sur l’Open Access (OA). Le 16 octobre, les universités suisses ont reçu une lettre de la part de Michael Hengartner, Président de swissuniversities, qui annonçait qu’il fallait se préparer au cas où les contrats ne devaient pas être renouvelés. Ils se montent actuellement à 22,4 millons d’Euros par année.
L’auteur de l’article, Christian Gutknecht, regrette la lenteur du processus de négociations. En 2018, les négociations avec Springer Nature ont pris un retard et swissuniversities a accepté une solution «intermédiaire», qui a coûté 5,2 millions d’euros de plus. En outre, cet été le Conseil des États a refusé d’intégrer la publication secondaire dans la révision du droit d’auteur. «Cette décision du Parlement peut certainement être considérée comme une reconnaissance du fait qu’au cours des dernières années, on n’a cessé de minimiser sa propre passivité dans le dossier OA vis-à-vis du public et des politiciens. […] swissuniversities peut désormais se libérer de leur léthargie auto-infligée en prenant clairement position contre les éditeurs à la fin de cette année et en défendant avec constance OA.» L’auteur rappelle que historiquement, les grands éditeurs, et Elsevier en particulier, n’ont pas répondu aux principales demandes ou suggestions du consortium et qu’un sondage à l’EPFZ suggère qu’il y a une volonté des chercheur-e-s de boycotter les grands éditeurs.
Les chercheuses pénalisées dans l’évaluation de leurs projets au Fonds national suisse
«Les chercheuses qui déposent une demande de soutien pour leur projet de recherche au Fonds national suisse (FNS) reçoivent des évaluations moins favorables que leurs collègues masculins. C’est ce qui ressort d’une étude du FNS sur les biais dans le peer review (l’examen de ces requêtes par des experts externes).»
«L’EPF suit la mode»
Dans la «fièvre du climat», la Présidente ad intérim du Conseil des EPF, Beth Rasna, a décidé de former un «super-institut» pour l’environnement et la durabilité en fusionnant les instituts Eawag et Wsl. L’auteur de la Weltwoche, Beat Gigy, s’étonne que la courte période intérim a été utilisée pour prendre une décision d’une telle ampleur sans impliquer le futur Président du Conseil, Michael Hengartner. Par ailleurs, il critique le fait que les Présidents des EPF siègent dans le Conseil des EPF qui est censé les surveiller et évaluer. En outre, les trois romands Joel Mesot (EPFZ), Martin Vetterli (EPFL) et Gian-Luca Bona (PSI) seraient mieux informés que les autres membres du Conseil et auraient donc une (trop) grande influence. «Dans la composition et la répartition des compétences d’aujourd’hui, [le] travail de leadership [du Conseil des EPF] n’était pas convaincant. La révision de la loi sur les EPF donne l’occasion de définir plus clairement les responsabilités afin que le nouveau président puisse exercer sérieusement ses fonctions au plus haut niveau de la direction.»
Le corps intermédiaire reçoit peu de soutien du gouvernement Saint-Gallois
Selon un récent sondage, le corps intermédiaire de l’Université de Saint-Gall (HSG) souhaite plus d’influence sur les décisions dans l’université et des meilleures conditions de travail. Actuellement, le corps intermédiaire est représenté par 8 personnes au Sénat, contre environ 100 professeur-e-s. Le gouvernement cantonal estime que, en comparaison avec d’autres universités, la position du corps intermédiaire serait «en principe bien». Ceci se refléterait par le fait que beaucoup de maîtres d’enseignement («Dozenten») ont choisi de rester à la HSG, même qu’ils ont eu des opportunités à l’étranger. Le gouvernement n’a pas répondu aux questions concernant les grandes disparités salariales à l’intérieur du corps intermédiaire et n’a pas réagi au sondage des doctorant-e-s sur leurs conditions de travail.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 novembre 2019
20Nov2019
Politique des hautes écoles
Marie-Laure Salle-Djelic dirigera l’IHEID
Marie-Laure Salle-Djelic a été nommé première Directrice de l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève. Professeure à Sciences Po Paris, elle dirige l’Ecole du management et de l’innovation et «succédera à Philippe Burrin le 1er septembre 2020. Elle connaît déjà bien l’institut, où elle a passé un an en tant que professeure invitée et chercheure invitée auprès du Centre sur la gouvernance globale. […] Les défis ne manqueront pas. A l’ère de la révolution numérique, Marie-Laure Salles-Djelic devra s’assurer que l’institut sera le plus visible possible sur la scène internationale et dans un milieu académique ultra-compétitif. Avec son profil, elle aura sans doute à coeur d’ancrer davantage encore l’IHEID dans l’innovation.»
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Revue de presse UNIL 20 novembre 2019
19Nov2019
Politique des hautes écoles
La raison d’être des humanités
L’auteur, Markus Gabriel, Professeur de Philosphie aux Universités de Bonn et New York, défend les humanités («Geisteswissenschaften»), un domaine qui est parfois critiqué par ses propres rangs, comme dernièrement par Hans Ulrich Gumbrecht dans la NZZ du 29.10.10, et parfois par l’extérieur. Le président brésilien Jair Bolsonaro a récemment effectué des coupes dans le financement des sciences humaines (en sociologie et philosophie), et des telles tendances populistes existent également en Hongrie, Chine, Russie, la Turquie et ailleurs. Ces attaques seraient une atteinte à l’objectivité : des coupes aux humanités au profit des sujets MINT méneraient vers plus d’«illibéralisme».
Les humanités permettent, selon l’auteur, d’analyser des sujets d’actualité (IA, fake news, digitalisation, atteintes à la démocratie par les réseaux sociaux, etc.) mieux que les sciences techniques: L’esprit humain et ses codes historiques, sociaux et culturels ne sont pas « déchiffrables » moyennant des méthodes d’apprentissage machine ou des neurosciences.
Par ailleurs, l’auteur estime que la pensée de l’EPFZ qui souhaite encourager avec son programme «Critical Thinking», était du domaine des sciences humaines.
Le budget de recherche de l’UE pour 2020 sera plus important que prévu, mais pourrait baisser en 2021
Les institutions de l’UE parviennent à un accord nocturne sur un budget de 13,5 milliards d’euros pour la recherche en 2020, donc 8,8% de plus qu’en 2019 et 2,3% de plus que prévu par la Commission dans une publication en juin – mais les « 27 Margaret Thatchers autour de la table » envisagent des importantes réductions budgétaires à partir de 2021.
Les Pays-bas abandonnent le facteur d’impact
Les universités néerlandaises, d’autres instituts de recherche et centres médicaux universitaires ainsi que les bailleurs de fonds publics pour la recherche se distancient du facteur d’impact. Ils ont revu leur système collectif de reconnaissance et de récompenses et ont publié un exposé de position.
Tout d’abord, les parties reconnaissent que l’accent est mis unilatéralement sur les résultats de la recherche universitaire, ce qui entraîne une sous-évaluation des nombreux autres domaines dans lesquels les universitaires sont actifs. De plus, l’évaluation de la recherche se limite principalement aux mesures qui sont facilement quantifiables, confondant les chiffres avec la qualité universitaire et d’autres vertus.
Les institutions ont convenu de signer DORA pour la fin de l’année 2019. L’adaptation de la culture de la reconnaissance et de la récompense modifiera également les conventions collectives de travail et les profils fonctionnels des universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 novembre 2019
18Nov2019
Politique des hautes écoles
Votation sur l’expérimentation animale à Genève: les arguments sous la loupe
Genève votera le 24 novembre sur l’expérimentation animale. La Tribune de Genève fait un «fact checking» des principaux points de discorde.
Et si les scientifiques deviennent politiques ?
La controverse autour du Conseiller fédéral Guy Parmelin et les EPF met en lumière la relation sensible entre politique(s) et la science. Dans une vidéo, Guy Parmelin s’était défendu des accusations de censure. Cependant, il a lancé un débat en résumant les objectifs partagés avec la communauté scientifique: «L’indépendance de la science et sa neutralité politique».
Le Conseiller national du PLR Christian Wasserfallen dit: «Quand les scientifiques prennent la parole, je m’attends à ce qu’ils argumentent avec des faits scientifiques». En tant que citoyen-ne-s («Privatpersonen»), ils peuvent faire des déclarations, mais pas avec la casquette scientifique.
Janet Hering, cheffe de l’Institut EPF Eawag, estime qu’un scientifique pourrait écrire en tant que scientifique et citoyen-ne-s, tant qu’ils ou elles ne s’expriment pas au nom de l’institution. Le nouveau président de l’EPFZ Joël Mesot va dans la même direction. Son prédécesseur Lino Guzella aurait encore demandé aux chercheur-e-s de communiquer prudemment («zurückhaltend») sur la sortie nucléaire.
Reto Knutti, climatologue à l’EPFZ, estime que le débat public est devenu plus difficile, mais nécessaire : «Faits, interprétations, contexte et actions sont souvent mélangés.» Cependant, les scientifiques seraient seulement crédibles s’ils se prononcent sur leurs domaines de compétences respectives.
Le financement de l’Université de Fribourg dépend fortement de fonds fédéraux
Lors du 130ème Dies académicus de l’Université de Fribourg, sa Rectrice Astrid Epiney a souligné l’attractivité de L’Alma mater: trois quarts de ses étudiant-e-s ne sont pas fribourgeois-es et 40% des membres du corps professoral venaient de l’étranger. Ceci tient à un coût, notamment en matière d’infrastructures et d’encadrement. L’institution dépendait pour une grande part du financement de la Confédération et de fonds tiers.
Astrid Epiney déplore le fait que l’Université de Fribourg dispose, en comparaison intercantonale, d’un personnel technique et administratif plutôt réduit en regard de ses effectifs estudiantin et scientifique. Elle s’est toutefois réjouie du fait que les moyens financiers alloués par l’État de Fribourg à son université allaient, dans le cadre d’une convention d’objectifs signée avec le canton, augmenteraient ces prochaines années pour atteindre environ 113 millions de CHF.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 novembre 2019
15Nov2019
Politique des hautes écoles
Open Access: Des liaisons dangereuses des universités, politiques et éditeurs scientifiques
Sylvie Vullioud, spécialiste de l’Open Science, écrit des défis que l’encontre l’Open Access en Suisse et à l’international. Elle décrit des cas de conflits d’intérêt, d’optimisation fiscale et du problème de l’immobilisme et mentionne également le fait que le fonds de placements « éthique » ETHOS, que certaines caisses de pension d’institutions publiques utilisent (dont le FNS), contient des participations des grandes maisons d’édition scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 novembre 2019
14Nov2019
Politique des hautes écoles
La santé mentale des doctorant-e-s est en jeu
Un récent sondage de 6’000 doctorant-e-s du monde entier et de différents domaines scientifiques révèle «des frustrations profondes et généralisées à l’égard de la formation, de l’équilibre travail-vie personnelle, des incidents d’intimidation et de harcèlement et des perspectives d’emploi floues. Une question sur la santé mentale – posée pour la première fois à tous les répondants – a mis en lumière certains des effets les plus troublants de l’enseignement supérieur. Plus du tiers des répondants (36 %) ont dit qu’ils avaient demandé de l’aide pour traiter l’anxiété ou la dépression causée par leurs études doctorales. En 2017, c’étaient 29%, et, comme le dit l’éditorial de Nature: «Les choses semblent empirer». Il continue: «La solution à cette crise naissante ne réside pas seulement dans le fait que les établissements fassent davantage pour offrir un soutien en santé mentale sur le campus et plus de formation aux superviseurs – aussi essentielles que soient ces mesures. Il s’agit aussi de reconnaître que la mauvaise santé mentale est, du moins en partie, la conséquence d’une trop grande importance accordée à la mesure du rendement – une chose dont les bailleurs de fonds, les établissements universitaires, les revues et les éditeurs doivent tous prendre la responsabilité.»
Boris Johnson s’engage à doubler les dépenses de recherche au Royaume-Uni pour les porter à 18 milliards de livres sterling
Dans son premier grand discours politique de la campagne électorale, le Premier ministre Boris Johnson s’est engagé à doubler les dépenses publiques de recherche et développement à 18 milliards de livres sterling d’ici cinq ans dans le cadre d’une « nouvelle vague de croissance économique », promettant de « niveler » l’industrie dans les régions et de mener une « révolution des énergies propres ». Il ne s’est pas prononcé sur une future participation aux programmes de recherche européenne.
La compétition recommence pour rejoindre la prochaine vague d’alliances « Universités européennes »
L’UE a ouvert la deuxième phase de son programme de jumelage en vue de créer des Universités européennes, dans lesquelles les établissements mettront en commun leur expertise et leurs ressources pour proposer de nouveaux programmes communs aux étudiants. Le programme est doté de 120 millions d’euros.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 novembre 2019
13Nov2019
Politique des hautes écoles
L’entreprenariat dans les universités romandes
Les universités et HES romandes misent sur l’entreprenariat. L’article dresse un bilan sur les différentes stratégies et points forts.
Guy Parmelin a-t-il censuré des chercheurs? Interviews de Nathalie Chèvre et Géraldine Savary
Le Conseiller fédéral Guy Parmelin avait reproché à des scientifiques d’avoir outrepassé leur devoir de neutralité.
Le Forum a interviewé de Nathalie Chèvre, écotoxicologue à l’Université de Lausanne et Géraldine Savary, ancienne vice-présidente du Parti socialiste sur cette question.
Nathalie Chèvre estime que les propos des scientifiques sur les pesticides n’ont pas changé, mais la sensibilité politique. Parler de la neutralité des scientifique juste parce que la sensibilité politique a changé est problématique, estime-t’elle. Par ailleurs, il n’y a pas de tel devoir dans le contexte d’universités publiques suisses.
Un nouveau centre de recherches médicales à l’Université de Bâle
L’université de Bâle a ouvert un nouveau centre de recherches nommé «Research Center for Clinical Neuroimmunology and Neuroscience Basel». Une fondation a été créée afin de financer le projet. Les profils des membres du conseil de fondation, tous·te·s médecins, sont présenté·e·s.
Spécialisé dans la sclérose en plaques et la neuroimmunologie, ce centre de recherche vise une coopération et une attractivité de niveau international.
L’association suisse au programme Erasmus ne sera pas lié au «milliard de cohésion»
Dans le cadre du « milliard de cohésion » que devrait octroyer la Suisse à l’Union européenne (UE), un accord est en vue. Les débats dans un ont porté sur l’association de la Suisse aux programmes de recherche et de formation de l’UE. Le Conseil national avait stipulé que le Conseil fédéral soumette au plus tard en 2020 une demande de crédit au parlement pour une ré-association au programme Erasmus. Le Conseil des États a rejeté cette stipulation.
En effet, selon le Freiburger Nachrichten, la Commission pour des affaires de politique extérieures du Conseil national refuse de lier le dossier du milliard de cohésion à des dossiers thématiques, telle que l’association suisse au programme Erasmus.
Nouvel Accord de Consortium franco-suisse
Les membres du réseau transfrontalier « Communauté de savoir » – c’est-à-dire La Haute École Arc, I’Université de Franche-Comté, la Haute École d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud, L’Université de technologie de Belfort-Montbéliard, l’Université de Neuchâtel, l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques et la Haute école pédagogique BEJUNE – ont signé un nouvel Accord de Consortium afin de renforcer leurs collaborations.
La science plus que jamais représentée au Parlement
Lors des élections passées, les électeurs·rices ont fait leur choix en faveur de plus de scientifiques au sein du Parlement fédéral. En effet, « sur la soixantaine de nouveaux arrivants à la chambre du peuple, une douzaine de personnes bénéficient d’une formation universitaire dans une branche scientifique ».
Les profils de quelques nouveau·elle·s élu·e·s sont présentés, ainsi que l’analyse d’Andrea Pilotti, politologue de l’Université de Lausanne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 novembre 2019
12Nov2019
Politique des hautes écoles
Guy Parmelin se défend contre des accusations de censure
Selon le Blick hier, des scientifiques EPF de l’Institut Eawag travaillant sur la qualité de l’eau ont été censurés par le Conseiller fédéral UDC en charge de la recherche, Guy Parmelin, à cause de d’une étude qui concerne la réglementation de certains pesticides. «Si c’est vrai, Guy Parmelin s’engage sur un terrain glissant», estime l’ancien Président de l’EPFL Patrick Aebischer.
Guy Parmelin conteste toute intervention, il aurait simplement avancé lors d’une réunion qu’il verrait certaines choses différemment. Il n’aurait pas interdit la publication d’une fiche technique, qui a par ailleurs aurait déjà été transmise au Conseil National. Il aurait plutôt été mal compris par la personne de langue maternelle anglaise, qui a rédigé une note sur sa visite. Cela dit, les chercheur-e-s en question auraient travaillé avec d’autres valeurs limites que l’Office fédéral de l’agriculture OFAG, il était donc nécessaire que la méthodologie soit visible «pour ne pas comparer des pommes avec des poires»; en outre il attend que les personnes parlant de la même chose utilisent les mêmes valeurs limites. Dans aucun cas il aurait menacé des coupes: «Notre but commun est clair: nous voulons d’un côté garantir l’indépendance de la recherche scientifique, de l’autre assurer sa neutralité politique.» Il avance: «Et il est bien sûr utile qu’un institut de recherche nous informe avant de publier une étude ou un nouveau document. Parce que lorsqu’on nous demande de réagir, nous devons savoir de quoi il s’agit.»
Un journaliste de la Zeitung für die Region Basel estime que les résultats de la recherche en question sont sans ambiguïté et qu’un-e scientifique a le droit de constater que l’état a besoin d’agir, et d’éclairer les citoyens sur les conséquences éventuelles des mesures. Le choix des mesures devrait revenir aux politiques et à la société.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 novembre 2019
11Nov2019
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich prévoit d’installer des vestiaires neutres
L’article revient sur les revendications des étudiant·e·s membres de l’association Queer’z à l’EPFZ et à l’Université de Zurich. Les vestiaires, toilettes et documents administratifs sont notamment visés, qui sont jugés discriminants à l’égard des personnes trans, y compris des personnes non binaires, qui ne s’identifient pas à un genre déterminé. L’association salue les modifications prévues à l’Université de Zurich mais ne peut se satisfaire d’adaptations qui n’interviendraient que dans plusieurs années.
Du côté de Lausanne, Andrea Amato, secrétaire de l’association PlanQueer, fait l’état des lieux de la situation à l’EPFL.
«Guy Parmelin musèle des chercheur·e·s EPF»
Grâce à un nouveau moyen de mesure de la pollution des eaux, des scientifiques de l’institut EPF pour la recherche aquatique Eawag ont découvert un niveau de pesticides plus haut qu’estimé dans les rivières suisses. Leur rapport souligne l’urgence de la situation ainsi que la part prépondérante de l’agriculture dans les dégâts causés.
Guy Parmelin est intervenu auprès du Conseil des EPF afin d’empêcher la publication en ligne d’un «fact-sheet» à destination du parlement, comme cela est habituellement fait. Les employé·e·s ayant assisté à la séance ont également reçu une note de la part du Conseiller fédéral, leur demandant de ne plus critiquer les décisions du Conseil fédéral. Selon le mémo, celui-ci a également été approuvé par Beth Kresna, présidente par intérim du Conseil des EPF.
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, rejette des accusation de censure ou d’influence politique : «La description de la note est fausse. […] Les chercheur·e·s ont toujours le droit de se prononcer avec des faits.»
La note suscite des critiques de plusieurs Conseillers nationaux qui estiment que le constat qu’une situation nécessite de l’action n’est pas une influence politique.
L’Université de Bâle renforce le règlement contre le harcèlement sexuel
Il y a un an, une doctorante de l’Université de Bâle, a accusé son directeur de thèse de harcèlement sexuel. Depuis, l’Alma mater a modifié le «règlement sur la protection de harcèlement sexuel». Entretemps, la doctorante a démissionné et le directeur de thèse travaille à nouveau.
À présent, la doctorante revendique dans son blog que le professeur lui paye un dédommagement, qu’il fasse une thérapie et que l’université fasse un travail de sensibilisation sur les «situations à risque» lors des voyages à l’étranger. Ces revendications ont été reprises par le groupe «Empört Euch» («indignez-vous»), qui a organisé un débat public sur des mesures contre le harcèlement. L’université va encore remanier son règlement et prévoit également la mise en place d’un code de conduite et un cours en ligne obligatoire pour toute collaborateur-rice de l’université.
Un label de qualité pour combattre les «fake news»
Le groupe de Presse ESH Médias rejoint l’EPFL, la SSR, le groupe Ringier et les Universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel dans leur initiative pour l’innovation dans les médias.
ESH Médias prévoit notamment, en collaboration avec la HES-SO Valais-Wallis, la création d’un label de qualité exclusif aux contenus journalistiques originaux, ce qui permettrait aux lecteur·ice·s de reconnaître les articles de confiance sur le web.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 novembre 2019
8Nov2019
Politique des hautes écoles
Digitalisation et durabilité dans les hautes écoles universitaires en Allemagne
Bien que, au plus tard depuis le mouvement « Fridays for Future », plus aucune haute école ne puisse éviter le thème du développement durable, les engagements et applications concrètes sur ce sujet manquent encore.
L’appropriation du thème de la durabilité par les hautes écoles allemandes devrait cependant bientôt prendre de l’ampleur : d’une part, les recteurs·rices des hautes écoles allemandes se sont engagé·e·s en 2018 pour la diffusion d’une «culture de la durabilité »: Les hautes écoles auraient le rôle d’«atelier sur le futur de la société». En effet, selon le sondage « Hochschul-Barometer 2019», la durabilité et la digitalisation sont les deux grandes tendances du moment: un cinquième des institutions souhaite s’engager davantage dans la durabilité, la moitié souhaite faire plus dans le numérique. En 2018, trois sur dix nouvelles chaires ont été dédiées à la digitalisation. Cependant, le soutien de la durabilité des hautes écoles manquerait encore de moyens.
Chronique : Le projet GESDA à Genève, une «coquille vide» ?
Le développement de l’«Anticipateur genevois de la science et de la diplomatie » (GESDA), nouvel outil de relations internationales est analysé par le Directeur du Club suisse de la presse. Son budget «bien coquet», la participation d’acteur·ices issu·es des milieux académiques, politiques et économiques et la (non-)consultation de l’Université de Genève et de l’IHEID y sont décrits.
De l’importance de la cohésion sociale
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney déplore le manque de perméabilité sociale au sein des Hautes écoles. «Il faut activement chercher des solutions, tant au niveau politique qu’au niveau de la recherche scientifique, et débattre de la meilleure façon d’y faire pour ne pas mettre en péril le fondement du fonctionnement de notre société.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2019
7Nov2019
Politique des hautes écoles
Pour plus de connaissances générales sur le climat
Alain Pache, Coprésident de l’Association suisse pour la didactique de la géographie estime que les élèves et les enseignant-e-s romand-e-s manquent encore de connaissances sur le climat et le développement durable. Il plaide pour une solide formation des enseignants, ainsi que «la mise à disposition de ressources didactiques et un suivi sérieux des apprentissages des élèves.»
L’ETH planifie un centre pour rééducation
Mercredi, l’EPFZ a annoncé qu’elle allait collaborer avec des cliniques, des fondations et des autorités pour créer un nouveau centre de compétence pour la rééducation holistique. L’objectif est de travailler ensemble avec des chercheurs-euses de différentes disciplines, des patient-e-s, des médecins, des organisations de personnes handicapées et des entreprises. La création de sept à huit chaires est prévue, ainsi qu’un nouveau master en «Rehabilitation Science and Technologie». L’article souligne que l’EPFZ se focalise de plus en plus sur le domaine médical. Actuellement, environ un tiers des professeur-e-s sont directement ou indirectement impliqué-e-s dans la recherche médicale. Par ailleurs, la création d’un centre de médecine de précision est prévue ces prochaines années. De plus, l’interdisciplinarité et la collaboration avec d’autres institutions est encouragée.
Les Suisses continuent d’avoir confiance en la science
Selon le Wissenschaftbarometer 2019, la confiance des Suisses en la science est restée intacte depuis 2016, avec une moyenne de 56% déclarant une confiance « forte » ou « très forte ». Le premier thème que les chercheurs-euses devraient privilégier selon les Suisses est « climat et énergie ». Viennent ensuite « santé et alimentation » et « transports et mobilité ».
L’Unil dans les médias
Le Canton soutient la construction d’un «Centre Dubochet»
Revue de presse UNIL 7 novembre 2019
6Nov2019
Politique des hautes écoles
Pour plus de transparence dans l’expérimentation animale
L’auteur de l’article Servan Grüniger, biostatisticien et président de la groupe de réflexion «reatch» se prononce sur l’expérimentation animale:
«Parce que même une réglementation stricte ne permet pas un contrôle parfait et parce qu’un seul incident peut ébranler la confiance dans la science, les chercheurs eux-mêmes doivent prendre des mesures contre le mouton noir de leur propre guilde. Il est dans l’intérêt de la communauté scientifique d’ostraciser [«ächten»] systématiquement tous ceux qui font preuve d’un traitement éthiquement douteux des animaux. Les chercheurs devraient également parler plus ouvertement de l’expérimentation animale. Cela permettrait au public de constater par lui-même que la recherche locale n’a pas grand-chose à voir avec les images choquantes des opposants à l’expérimentation animale.»
Le casse-tête de la formation d’imams
«Une étude du Centre islam et société explore le cursus des imams en Suisse et s’interroge sur l’opportunité de créer
une filière de formation locale. Mais une formation continue semblerait plus adaptée au contexte, pour plusieurs raisons.»
Le Valais veut des hautes écoles plus attractives
Le Canton de Valais veut proposer des domaines d’études correspondant aux attentes du marché du travail afin de réduire sa dépendance extérieure en matière de formation.
11’000 scientifiques signent une déclaration sur le climat
11’000 scientifiques, dont 300 suisses, ont déclaré l’état d’urgence pour agir contre le réchauffement climatique. « Les scientifiques ont le devoir moral d’avertir l’humanité des plus grands dangers « , déclare Thomas Newsome, l’un des auteurs et spécialistes de l’environnement de l’Université de Sydney.
Les chercheurs signataires sont ne sont pas des climatologues, mais des écologistes et des biologistes dont le travail et la recherche sont directement affectés par les effets du changement climatique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2019
5Nov2019
Politique des hautes écoles
Serait-il trop tard pour s’associer au programme Horizon Europe dès 2021?
Kurt Deketelaere, Secrétaire général de la Ligue européenne des universités de recherche, a déclaré que la Commission européenne et le Conseil Compétitivité – le groupe des ministres nationaux de la recherche qui auront leur mot à dire sur les règles d’association – « ne veulent manifestement pas discuter » des règles d’association « avant qu’il soit clair si la Suisse signe le nouvel accord-cadre UE-Suisse et le Royaume-Uni l’accord sur le Brexit. «Le temps presse vraiment et il est déjà clair qu’aucun pays [espérant s’associer] ne sera présent au début du programme ».»
L’association des étudiant·e·s queer de l’EPFZ remet en question les normes de genre
L’association Queer*z milite au sein de l’EPFZ pour une meilleure intégration des personnes transgenre. Ses principales revendications sont la mise en place de toilettes et de vestiaires neutres ainsi qu’une troisième option dans les choix de genre dans les formulaires.
En réponse, certaines mesures ont déjà été prises : le changement de genre et de prénom sur la carte d’étudiant·e a été rendu possible et des toilettes au genre neutre seront intégrées aux nouveaux bâtiments. La Rectrice, Sarah Springman, a également rencontré les membres de Queer*z.
Ce mouvement étudiant s’inscrit dans une vague de remise en cause de la binarité des genres et de la démédicalisation des personnes transgenre, la transidentité ayant été enlevée de la liste des maladies psychiques de l’OMS il y a un an. D’après le Transgender Network Switerland (TGNS), la communauté trans* compterait entre 40’000 et 160’000 personnes en Suisse.
La réalité de vie d’une personne transgenre est ensuite racontée. L’université y est décrite comme le premier lieu de sociabilité entre personnes transgenres, mais également comme un lieu où il y a parfois quelque malaise, notamment dans les douches communes.
«Cherche et tais-toi»
Suite à une lettre de soutien d’un certain nombre de chercheur-e-s au mouvement Extinction Rebellion, qui lutte contre le réchauffement climatique, Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie et signataire, était particulièrement dans la ligne de mire des critiques. Comme l’éditorial du Matin Dimanche le résume, «manque de rigueur scientifique, absence de respect des institutions, appel à la désobéissance civile, tout lui est rapproché au motif – visiblement aggravant – d’avoir été un chercheur payé par l’État. Donc, devant se soumettre à l’injonction: tais-toi et retourne au labo.» La rédactrice en chef Ariane Dayer le défend et avance: «Jacques Dubochet redonne du lustre au profil du chercheur citoyen. […] Aux crispés qui verrouillent le discours dans la technicité, on préféra toujours les savants qui ont l’humanité de parler notre langage.»
«Naomi Oreskes: ‘Discrediting science is a political strategy’»
Dans son nouveau livre «Why Trust Science ?», Naomi Oreskes, professeure d’histoire des sciences à l’Université Harvard, soutient que si davantage de gens entendaient les scientifiques parler personnellement de leurs valeurs, cela aiderait à renverser la vague rampante de sentiments anti-scientifiques. Son livre précédent, «Merchants Of Doubt», relatait les tactiques utilisées par les négationnistes professionnels du climat.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 novembre 2019
4Nov2019
Politique des hautes écoles
Bataille allocative pour les fonds fédéraux
Selon une source de la NZZ, l’EPFL aurait demandé une augmentation « massive » des fonds fédéraux (par 30 millions de Francs, ou 5% de son budget. Ceci aiderait à couvrir les coûts de l’école «chroniquement sous-financée». «L’EPFL a besoin d’une remise en état», avance la source.
Une augmentation des ressources pour l’EPFL serait rude pour les petites institutions, mais l’EPFZ «le sentirait à peine». L’EPFL a connu une grande croissance et aurait également créé beaucoup de postes de «Tenure Track», qui sont peu onéreux au début mais qui le deviennent une fois que ces jeunes chercheur-e-s deviennent professeur-e-s ordinaires.
Le Conseil des EPF a été accusé de vouloir fusionner deux instituts fédéraux pour accorder plus d’argent à l’EPFL.
«200 reflexions pour doper l’image de la Suisse»
La banque Mirabaud et l’EPFL se lient pour publier un livre de réflexions et d’analyses sur les différents atouts de la Suisse.
L’objectif de cette initiative, qui marque également les 50 ans de la fédéralisation de l’EPFL, est de brosser le paysage 3 venir. «Le rôle de l’institut est de trouver des solutions d ‘ingénierie ou technologiques, de les expliquer et de les faire accepter par le grand public, mais il faut que tous les acteurs de la sociéte aient une place autourde la table pour trouver celles de
demain», insiste Martin Vetterli, Président de l’EPFL.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 novembre 2019
1Nov2019
Politique des hautes écoles
HES et universités – «toujours plus semblables, mais pas équivalents»
Les auteur-e-s, la directrice et le vice-directeur de la Haute école de Lucerne, s’adressent aux critiques que les HES et les universités se rapprochent trop. Dans cette société des connaissances (« Wissensgesellschaft»), il y aurait une tendance d’attacher un prestige à tout ce qui est «académique» plutôt qu’appliqueé : de la recherche fondamentale plutôt que la recherche appliqué, le financement par le FNS plutôt que celui d’Innosuisse, etc.
Les universités seraient vues comme particulièrement excellentes et digne de financement quand elles font beaucoup de recherches. Ceci se reflèterait sur beaucoup de systèmes d’accréditations. Manque de financement de base pour la recherche, les HES seraient beaucoup plus dépendants de financement tiers que les universités, et ceux-ci auraient seulement suffisamment de moyens si les institutions publient dans beaucoup de journaux «haut classés» et s’ils sont bien connectés dans la communauté scientifique.
A l’autre côté, les universités se verraient obligés de démontrer leur pertinence en s’orientant plus à la pratique. Ainsi, en 2018, l’EPFZ a récolté 36% des fonds Innosuisse, des fonds qui sont typiquement destinés aux collaborations de recherches appliqués entre HES et entreprises. «La différenciation des profils est à peine visible». Le même cas de figure serait valable pour les formations continues.
Les auteur-e-s préconisent des incitations financières pour les institutions qui gardent leur profil et la mise à disposition, surtout dans la recherche, d’autant de moyens aux HES qu’au universités.
«Trois juges des EPF démissionnent sous protestations»
La Commission des plaintes consiste de sept membres, élus par le Conseil des EPF. Pour la fin de l’année, quatre membres désistent, dont seulement un de son propre gré. Le Président sortant de la Commission, Professeur Hansjörg Peter de l’UNIL, estime qu’il s’agit d’une atteinte à l’indépendance des juges, puisque ceux-ci doivent craindre pour leur réélection. Il juge qu’il s’agit d’un effort pour affaiblir la commission. Rodolphe Schlaepfer, un autre membre sortant, estime que la présidence ad intérim du Conseil des EPF était utilisé pour «se débarrasser» de ses membres déplaisants. La commission aurait souvent pris des décisions qui ont déplu les EPF. Elle a par exemple décidé le licenciement d’une professeure, une première dans les 164 de l’existence de l’EPFZ.
Le porte-parole du Conseil des EPF réplique que l’indépendance de l’organe serait plutôt renforcée par un changement régulier de ses membres : «Personne n’a le droit d’être réélu.»
«Peace and prosperity should be end goals of scientific collaboration»
Le Commissionnaire européen sortant pour la recherche et l’innovation, Carlos Moedas, estime que la diplomatie scientifique peut être efficace où d’autre types de diplomatie ont échoué. Il nomme le projet SESAME, accélérateur de particules en Jordanie, et le Southern Eastern European International Institute for Sustainable Technologies (SEEIIST), situé à Montenegro, comme exemples d’instances scientifiques qui apportent de la collaboration et de la paix dans des régions touchés par des conflits. Carlos Moedas est confiant que sous la présidence de Ursula von der Leyen, la Commission européenne continuera d’apprécier la grande valeur de type de diplomatie scientifique.
Un scientifique peut-il désobéir ?
La lettre de soutien envoyée par des académiciens, dont Jacques Dubochet, à Extinction Rebellion irrite une partie de la classe politique. Cette immixtion dans la chose publique risque «de desservir la cause qu’ils croient défendre», confie ainsi la Vert’libérale Isabelle Chevalley.» Par ailleurs le climatologue Reto Knutti de l’EPFZ juge qu’il est aux scientifiques de présenter des faits, et non d’appeler à la rébellion.
Le point central du débat s’articule autour de la notion de désobéissance civile, qui entretient des liens flous avec les champs de la morale et de la loi.
L’Unil dans les médias
Remise des clés du Vortex au comité d’organisation des Jeux olympiques de
Revue de presse UNIL 1 er novembre 2019
31Oct2019
Politique des hautes écoles
Défense de l’association suisse au programme Horizon Europe
Le Recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger a rédigé une lettre de lecteur à la NZZ. Il se réfère à une autre lettre de lecteur du 22.10.2019, rédigé par un certain Rudolf Meiser, dans lequel ce dernier estime que les universités européennes ne sont pas si bien placé dans les classement internationaux et que cela reflète mal sur le programme de recherche européen, qui perdrait ainsi de crédibilité.
En réponse, Yves Flückiger avance que les universités européennes seraient mieux placées si le classement de Shanghai, par exemple, prenait en compte les montants investis de la recherche. De plus, ces classements définiraient un modèle d’excellence par leurs critères de sélection «qui doit être remis en question. Il est similaire à celui des États-Unis, où quelques universités, surtout privées, réservées à l’élite brillent dans les classements. Le modèle européen des universités publiques est différent.»
Par ailleurs, la recherche suisse profiterait énormément du programme de recherche européenne, pour des projets de recherche de taille, de qualité, pour faciliter l’attrait de financement tiers, et pour rester compétitif comme place scientifique. «Nous devons faire confiance aux entrepreneurs et aux chercheurs, qui peuvent confirmer l’importance des accords-cadres et des programmes de recherche européens pour maintenir l’excellence dans ce pays.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2019
30Oct2019
Politique des hautes écoles
Permettre aux réfugiés d’étudier à l’Université de Genève
Le programme «Horizon académique» qui donne aux personnes issues de l’asile de suivre des études à l’Université de Genève, a trois ans. Il a été mis sur pied en partenariat avec le Bureau de l’intégration des étrangers du Canton de Genève et avec le soutien de fondations privées. Mathieu Crettenand, délégué à l’intégration à l’Université de Genève, tire un bilan.
L’Autriche rend l’université plus accessible aux personnes handicapées ou atteintes d’une maladie chronique
En Autriche, un nouveau programme soutenu par le Ministère des affaires sociales encourage la création de postes doctorales pour des personnes handicapées ou atteintes d’une maladie chronique. L’initiative «contribue […] à l’augmentation du nombre de personnes handicapées dans les institutions de recherche autrichiennes», résume la conférence des universités [autrichiennes] sur les dix premiers mois. Ces postes sont destinés à leur permettre d’entreprendre une carrière scientifique ou artistique ou une activité lucrative adéquate.
Les Etats membres de l’UE soutiennent la création d’un Service géologique européen
Un plan à long terme pour un organisme par le biais duquel les agences géologiques nationales peuvent partager des données, accéder à l’expertise et fournir des preuves de l’utilisation durable des ressources du sous-sol est maintenant prêt à se concrétiser dans le projet Horizon Europe.