«L’Université [de Genenève (UNIGE)] publie sur son site internet la liste des subsides provenant de fonds tiers, de droit privé ou public. Cette démarche complète la réglementation mise en place depuis 2015 pour encadrer les levées de fonds des chercheurs et chercheuses.»
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Filtres des articles
21Mai2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève s’engage pour le «zéro carbone»
«À la veille de la Grève pour l’avenir, l’UNIGE réaffirme son engagement pour le climat en signant l’appel «Race to Zero», qui vise la neutralité carbone au plus tard en 2050.»
Le «Blick» romand s’allie à l’EPFL
«La version romande de Blick.ch, qui sera lancée le 1er juin prochain, s’associe à l’EPFL pour «rapprocher la science du grand public». Leur partenariat prévoit un accès à l’ensemble des publications de la haute école pour le futur média en ligne romand.»
20Mai2021
Politique des hautes écoles
Votation fribourgeoise sur le parc d’innovation Bluefactory
Fribourg votera le 13 juin sur la recapitalisation du pôle d’innovation Bluefactory à la hauteur de 25 millions de francs.
Contestée, la procédure d’appel à l’EPFL a été suspendue
«Après plusieurs jours de crise et une fronde qui ont miné le Département d’architecture de l’EPFL, l’école a fini par plier: elle suspend la procédure de recrutement d’un nouveau professeur. De l’aveu même du directeur de la section architecture, Dieter Dietz, dans un e-mail envoyé mardi à la communauté, il s’agit en premier lieu de «rétablir la confiance».»
«Accord-cadre: une initiative populaire en guise de signal»
Le mouvement citoyen Opération Libero et plusieurs personnalités pro-européennes envisagent de lancer une initiative populaire pour sauver l’accord-cadre.
Astrid Epiney, rectrice de l’Université de Fribourg, «reste très prudente»: «Toutes les voies doivent être explorées. […] Toutefois, l’outil de l’initiative implique le risque que celle-ci prenne trop de temps pour faire aboutir l’accord-cadre. Il serait préférable que le Conseil fédéral prenne rapidement les décisions qui s’imposent pour trouver une solution avec l’UE.»
L’USI intègre une sixième faculté – celle de la théologie
A l’occasion du Dies academicus de l’Université de la Suisse italienne (USI), le Gouvernement tessinois a communiqué que la Faculté de Théologie de Lugano (FTL) sera intégrée au sein de l’USI «pour favoriser des synergies».
L’UE s’engage à maintenir sa recherche ouverte à «la plupart» des pays du monde
Le nouveau plan scientifique mondial («global research agenda») de l’Union européenne ajoute des réserves à l’engagement précédent en faveur de la recherche ouverte, notamment en ce qui concerne la Chine, mais cherche également à revitaliser la collaboration en matière de recherche avec les États-Unis et d’autres pays partageant des «valeurs communes».
Nature réagit au mouvement au mouvement Black Lives Matter
En réponse au mouvement Black Lives Matter, le journal Nature prend des mesures internes pour combattre le racisme systémique dans les sciences.
«Le racisme dans les sciences est endémique parce que les systèmes qui produisent et enseignent les connaissances scientifiques ont, pendant des siècles, mal représenté, marginalisé et maltraité les personnes de couleur et les communautés sous-représentées. Le système de recherche a justifié le racisme – et, trop souvent, les scientifiques en position de pouvoir en ont profité. Ce système comprend l’organisation de la recherche : comment elle est financée, publiée et évaluée.»
L’éditorial du Nature appelle aux institutions d’adapter les indicateurs [de succès scientifique] : «Trop souvent, les indicateurs conventionnelles – citations, publications, profits – récompensent ceux qui sont en position de force, au lieu de contribuer à modifier l’équilibre du pouvoir.»
Par ailleurs, les institutions «devraient s’unir pour lutter contre le racisme».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 mai 2021
19Mai2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mai 2021
18Mai2021
Politique des hautes écoles
Martin Vetterli plaide pour une acceptation de la loi sur le CO2
Dans un article d’opinion publié dans le Blick, Martin Vetterli se positionne en faveur de la loi sur le CO2. Selon le Président de l’EPFL, «La loi sur le CO2 est nécessaire pour réduire les émissions de CO2. Mais elle représente également une grande chance pour la Suisse en tant que centre d’innovation : notre pays dispose des meilleures conditions pour défier le changement climatique par la recherche et le développement.»
Selon le Temps, «L’engagement du président de l’EPFL en vue des votations du 13 juin semble toutefois aller à l’encontre des intentions du conseiller fédéral Guy Parmelin, qui voudrait limiter la prise de parole publique du monde scientifique – dans les institutions dépendantes de la Confédération – sur des questions politiques. Tout au moins sur certains sujets». En 2019 notamment, le Conseiller fédéral avait tenté d’empêcher la publication d’une fiche d’information «alarmante» sur les effets de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, une thématique qui fait actuellement le contenu de deux initiatives sur laquelle la population se prononcera également le 13 juin.
Energypolis en pleine expansion en Valais
Démarré en décembre 2012, le campus Energypolis est en pleine expansion. Il réunit en son sein trois acteurs, principaux : l’antenne valaisanne de l’EPFL , la filiale cantonale de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO Valais Wallis) et sa Haute École d’ingénierie (HEI), ainsi que la fondation the Ark, une structure cantonale qui soutient les entreprises. Dévisée à près de 410 millions de francs, la charge est répartie entre la ville de Sion, la Confédération et des privés.
«A l’horizon 2024, près de 400 chercheurs de l’EPFL, répartis dans 17 chaires, travailleront dans la capitale valaisanne». «L’implantation de l’EPFL en Valais dépasse largement les espérances», relève Sophia Dini, Déléguée à l’économie et à l’innovation à l’État du Valais.
ZHdK: Résistance estudiantine contre un projet de coopération avec la Chine
Il y a plus de cinq ans, la Haute école des beaux-arts de Zurich (ZHdK) a signé un contrat avec l’Institut de technologie de Harbin pour la création d’une école commune de design à Shenzhen. Alors que l’Institut devrait ouvrir ses portes à l’automne, l’organisation étudiante de la ZHdK «Verso» demande que la HES mette fin à cette collaboration. Ces dernières semaines, elle a lancé une pétition dans ce sens.
La crainte est que la coopération restreigne la liberté artistique et de l’enseignement et que les professeur·euse·s qui enseigneront sur place pourraient se mettre en danger s’îls-elles se montrent critiques envers la politique chinoise. De plus, le lien étroit entre l’Institut et l’armée laisse craindre que les innovations produites seront utilisées à des fins militaires.
La direction de la ZHdK travaille maintenant à l’élaboration d’un «catalogue de valeurs» pour la coopération avec la Chine dans laquelle elle définit ces lignes rouges. Thomais Meier, directeur de la ZHdK admet pourtant être conscient que la Chine n’y adhérera pas, mais qu’une ligne directrice est néanmoins utile pour indiquer clairement quand les valeurs sont violées et quelles mesures suivront.
Pénurie de singes pour l’expérimentation animale
La recherche est actuellement en pénurie de singes pour l’expérimentation animale dans les laboratoires aux États-Unis comme en Europe. Deux raisons sont invoquées : premièrement, en raison de la recherche sur des vaccins et médicaments contre le coronavirus, le besoin de singes expérimentaux a augmenté. Tous les vaccins contre le Covid-19 approuvés jusqu’à présent avaient été testés sur des singes. Deuxièmement, en janvier 2020 la Chine, qui élève et exporte la plupart des animaux pour les institutions de recherche, a mis fin au commerce d’animaux sauvages et de laboratoire.
Le directeur du Centre allemand pour primates juge que certaines études ne pourraient plus être réalisées si la pénurie persiste. L’émission du SRF émet l’hypothèse que cette pénurie pourrait favoriser le développement de méthodes alternatives, telles que la recherche sur les cultures cellulaires.
«La cité des sciences romande ouvre enfin à Yverdon»
«L’innovation romande s’offre une vitrine géante à Yverdon. L’espace Explorit s’est enfin ouvert au public dans le pôle technologique de la ville, Y-Parc. [… ] le site offre 14’000 m2 de coworking, de loisirs et de découvertes pour les plus jeunes, particulièrement orienté sur les nouvelles technologies made in Switzerland. […] ce qui retient principalement l’attention, ce sont les deux étages dédiés à la découverte des sciences par le public, en particulier les jeunes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mai 2021
17Mai2021
Politique des hautes écoles
Accord-cadre : science et politique lancent une pétition
Des représentant·e·s du monde politique, économique et universitaire ont lancé une pétition pour sauver l’accord-cadre, actuellement en suspens. Leur demande centrale : poursuivre les négociations. Lancée par la conseillère aux États, Andrea Gmür (PDC, LU) avec ses collègues Daniel Jositsch (PS, ZH) et Matthias Michel (PLR, ZG), la pétition propose qu’une délégation de trois membres du Conseil fédéral, composée du ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis, du président de la Confédération Guy Parmelin et d’un-e représentant-e du PDC ou du PS, devrait négocier avec l’Union européenne.
swissuniversities a fait part de son soutien. Yves Flückiger, son président, craint que, sans accord, la recherche suisse ne perde l’accès égalitaire aux programmes de recherche européens.
Reto Knutti sur la délicate question du conseil politique
Reto Knutti, professeur en clcimatologie à l’ETH Zurich, du rôle des scientifiques par rapport à la politique. «Nous fournissons les chiffres et les politiciens décident. Mais j’ai remarqué que la politique et la société sont souvent incapables de classer les données si elles n’ont personne pour leur dire comment les interpréter et comment y réagir.»
Réorientation de l’enseignement d’architecture
Le seul professeur d’histoire de l’architecture à l’EPFL, Robert Gargiani, partira en retraite en mars 2022. Une procédure d’appel a été lancée. Le profil recherché est celui d’un·e spécialiste en numérisation de l’architecture. Cette réorientation suscite une vague de protestation parmi les étudiant·e·s et expert·e·s en architecture, qui ont collecté près de 300 signatures dans une lettre ouverte adressé à la direction de l’EPFL.
Dix professeur·e·s de la faculté de durabilité, d’architecture et de construction ont également envoyé une lettre au décanat pour demander l’annulation de la procédure d’appel et un débat ouvert sur l’avenir de l’école d’architecture.
Par ailleurs, un expert indique que la commission d’appel actuelle était déséquilibrée et opportuniste dans sa composition.
«Et si la Suisse créait une task force permanente pour les crises à venir?»
«Pour le conseiller aux Etats, Olivier Français (PLR/VD), il y a lieu de s’organiser pour l’avenir. Son idée: Créer une structure qui aura pour tâche de mettre en place des task forces spécifiques, s’appuyant sur les autorités en cas de crise. Dans une motion déposée mi-mars, le Vaudois propose ainsi de monter une plateforme permanente d’experts scientifiques. Composée notamment «des parties prenantes de la recherche suisse», elle serait chargée d’identifier les possibles futures crises (technologiques, sanitaires, économiques, naturelles, etc.) et – surtout – de sélectionner les experts du pays dans les différents domaines concernés.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mai 2021
14Mai2021
Politique des hautes écoles
Controverse sur l’éditeur scientifique MDPI
L’entreprise bâloise MDPI, qui publie plus de 40 journaux, s’est hissé au rang de l’un des plus grands éditeurs universitaires en libre accès au monde en 2020.
Les opinions sur le MDPI diffèrent parmi les scientifiques. Jochen Markand chercheur sur la transformation durable à l’EPFZ, estime que le modèle d’affaires «porte atteinte à l’intégrité scientifique. […] Comme l’éditeur gagne son argent avec la quantité plutôt qu’avec la qualité, il y a un risque que chaque article payé soit publié.» Par ailleurs, «Les éditeurs comme MDPI sapent la crédibilité de la science. […] C’est un scandale que l’EPFZ et d’autres universités suisses soutiennent les pratiques du MDPI en couvrant les frais de publication.
Polémique sur un nouvel institut financé par un particulier
L’Université de Lucerne est en train de créer un nouvel «Institut pour la politique économique suisse», financé par Alfred Schindler, membre du Conseil d’administration de l’entreprise Schindler, qui construit des ascendeurs, moyennant une fondation dédiée. Le professeur en économie Christoph Schaltegger sera le Directeur de l’institut et René Scheu de la NZZ en sera le directeur opérationnel.
L’institut d’orientation libérale, qui a comme objectif d’influencer l’opinion publique, rivalisera avec ses plus de 10 empl0yé-e-s avec le groupe de réflexion Avenir Suisse, qui a un peu plus de 20 emplois à temps plein.
Peu de détails sont connus sur le financement de l’institut et les conditions liées, l’université souhaite communiquer plus en automne.
Le Conseiller d’Etat Urban Sager (PS, LU) a fait une interpellation sur l’indépendance de l’institut. Il s’inquiète, entre autres, sur le risque pour la réputation de l’Université face à l’orientation idéologique «de certains représentants des instituts».
Discussion sur la liberté d’expression dans les universités britanniques
Le gouvernement de la Grande-Bretagne est sur le point d’introduire une législation qui permettra aux universitaires, aux étudiant-e-s ou aux conférenciers-ères de poursuivre les universités pour obtenir une compensation lorsqu’ils ou elles estiment avoir souffert d’une atteinte à la liberté d’expression.
L’auteur de l’article du Weltwoche salue cette initiative, mais selon The Guardian, des groupes d’intérêt pour la libre expression craignent que la nouvelle loi «puisse avoir comme effet inverse de limiter encore davantage ce qui est considéré comme un discours «acceptable» sur le campus et d’introduire un effet paralysant à la fois sur le contenu de ce qui est enseigné et sur la portée de l’exploration de la recherche universitaire.»
«Les pop sciences rayonnent en Suisse romande»
«Basées au Rolex Learning Center à Lausanne-Ecublens, les Presses polytechniques et universitaires romandes ont lancé leur nouveau label grand public « Quanto » il y a trois ans : de grandes avancées de la science qui se lisent comme des romans. Succès remarquable, en France comme en Suisse.»
12Mai2021
Politique des hautes écoles
Sur l’accessibilité des cours en ligne
«La pandémie a accéléré la conversation sur l’accessibilité des campus. […] Alors que beaucoup d’universités [nord-américaines] retourneront à l’enseignement «normal» en printemps, des étudiant·e·s, professeur·e·s et activistes du handicap mettent en question» les méthodes d’enseignement pré-pandémiques.
Séminaire sur les conseils politiques fondés sur la science
«Le Conseil suisse de la science fait partie du Forum européen des conseillers scientifiques (European Science Advisors Forum ESAF), une plateforme indépendante de conseillers stratégiques européens basés sur la science qui promeut et facilite l’utilisation de preuves scientifiques dans les politiques. Les 16 et 17 mars, en collaboration avec l’université d’Aarhus au Danemark, 300 personnes ont discuté du conseil stratégique fondé sur la science dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, du climat et de l’environnement.
Le séminaire en ligne a également été l’occasion de parler du conseil en matière de politiques fondées sur des preuves en général. Un sujet très important à l’heure actuelle : Les intervenants ont indiqué que la pandémie était un test de résistance pour les organismes de conseil et ont souligné la nécessité d’unifier un écosystème fragmenté d’organismes de conseil en Europe par le biais de conversations et de normes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mai 2021
11Mai2021
Politique des hautes écoles
Nouveau code d’intégrité scientifique
En collaboration avec swissuniversities et Innosuisse, et sous l’égide des Académies suisses des sciences, le FNS a élaboré un nouveau code d’intégrité scientifique. Ces règles s’appliquent à l’ensemble des chercheuses et chercheurs encouragés par le FNS.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 mai 2021
10Mai2021
Politique des hautes écoles
L’UDC demande la dissolution de la task force Covid-19
Alors que la situation épidémiologique en Suisse est actuellement bien meilleure que ce que prévoyait la task force scientifique de la Confédération, l’UDC accuse la Task force Covid-19 «d’alarmisme». Prochainement elle soumettra une motion à la commission économique du Conseil national pour dissoudre la task force et pour mettre fin aux mesures liées à la «situation extraordinaire».
Le PLR, qui avait soutenu la motion de l’UDC en février pour museler la task force scientifique, se distance pourtant de cette nouvelle demande.
Pour Marcel Tanner, épidémiologiste et ancien membre de la task force, «Il ne s’agit pas de la question : le groupe de travail – oui ou non. Ceux qui veulent créer de telles fausses dichotomies n’ont pas compris les différents rôles et responsabilités de la science et de la politique, ainsi que le processus de coopération». Il précise que la Task force accompagne et conseille le Conseil fédéral, mais ne décide de rien.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mai 2021
7Mai2021
Politique des hautes écoles
Le vaccin contre le Covid-19, un bien commun?
L’administration du Président américain Joe Biden a annoncé soutenir la levée temporaire des droits liés aux brevets sur les vaccins anti-Covid-19. En réaction, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a signalé être prête à discuter «toute proposition qui s’attaquerait à la crise de façon efficace et pragmatique». Cette déclaration était suivie de celles des présidents français et russe, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, indiquant être favorables à la levée des brevets. Un changement du contrat social avec l’industrie pharmaceutique semble s’annoncer.
Pour l’instant, la position de la Suisse ne bouge pas. La Confédération tient à la protection des brevets et demeure convaincue qu’une suspension de la protection des droits de propriété intellectuelle dans le contexte pandémique ne pourra pas garantir un accès équitable, abordable et rapide aux vaccins, médicaments et produits de diagnostic contre le Covid-19. Elle reste donc alignée sur l’industrie pharmaceutique qui représente 135 000 emplois et 30% des exportations suisses. L’organisation faîtière Interpharma affirme que la suspension de la protection de la propriété intellectuelle «est une réponse simpliste à une question complexe». Selon Thomas Cueni, directeur général de la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (IFPMA), la question serait si la qualité de certains vaccins sans brevets pourrait être garantie. «On parle de diplomatie du vaccin, mais, dans certains cas, cela passe par des produits qui n’ont été approuvés ni par l’OMS ni par une agence de haute qualité comme Swissmedic, la FDA, l’Agence européenne des médicaments ou les experts anglais.»
Le lancement des programmes de travail d’Horizon Europe est à nouveau reporté
La Commission européenne a une nouvelle fois retardé la date d’adoption des programmes de travail d’Horizon Europe, laissant les chercheurs·euses et les député·e·s européen·ne·s s’inquiéter d’un éventuel manque de financement. Certains commentateurs suggèrent que ce retard est dû à une dispute sur l’exclusion du Royaume-Uni, d’Israël et de la Suisse des programmes de recherche spatiales et quantiques.
Des tests de masse à l’université pour faciliter le retour des étudiants?
«Un retour généralisé dans les auditoires? Les universités et hautes écoles romandes en rêvent, et ont bon espoir que cela se matérialise à la rentrée de septembre. La perspective d’un accès à la vaccination pour tous les adultes volontaires ces prochaines semaines vient renforcer leur optimisme. Parmi les outils à disposition, elles se posent aussi la question d’un dépistage régulier à grande échelle pour déceler les infections asymptomatiques et briser les chaînes de transmission.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 mai 2021
6Mai2021
Politique des hautes écoles
Des cours en ligne souvent plus longs
«Les cours en ligne donnés dans les universités et les hautes écoles dépassent parfois les horaires prévus de plusieurs dizaines de minutes. En droit à Fribourg par exemple, les étudiants dénoncent une quinzaine d’heures de cours de trop depuis le début du semestre.»
«Spécificité du genre non reconnue»
«La prise en compte des spécificités de chaque sexe ne sera pas encouragée dans la recherche et la médecine. Le Conseil national a refusé mercredi, par 95 voix contre 79, une motion en ce sens.»
L’OMS va créer un centre mondial de prévision des épidémies à Berlin
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va mettre sur pied un centre mondial destiné à la détection et la prévision des épidémies réunissant diverses institutions gouvernementales, universitaires et privées. Il sera installé à Berlin et l’Allemagne va assurer son financement dans un premier temps.
Financement de la recherche : plus de transparence grâce aux récits de données
Le FNS publie désormais les résultats de ses analyses sur ses activités d’encouragement sur son portail de données. Libre accès, subventions du Conseil européen de la recherche (CER) et «l’équilibre des sexes dans les propositions de recherche» pendant la pandémie, tels sont les premiers thèmes abordés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2021
5Mai2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mai 2021
4Mai2021
Politique des hautes écoles
Accord-cadre: Les CFF suspendus d’un programme de recherche de l’UE
«La Commission européenne a bloqué la participation de la Suisse au programme de recherche «partenariat européen pour la transformation du système ferroviaire européen» en raison de l’absence de progrès sur l’accord institutionnel.»
«La justice fribourgeoise va juger des activistes du climat, mais sans scientifiques»
«Après Vaud et Genève, la justice fribourgeoise va juger dès la fin du mois 32 activistes d’Extinction Rebellion et de la Grève du climat accusés d’avoir bloqué un centre commercial en 2019. Mais elle a refusé d’entendre certains témoins, des scientifiques notamment.»
Valentine Python (Verts, VD): «Scientifiques et politiques doivent mieux collaborer»
«Dans un livre, la climatologue et conseillère nationale écologiste vaudoise [Valentine Python] craint que la politique des petits pas ne réponde pas à l’urgence écologique.»
Le succès des repas de CHF 3 à l’Université de Genève
Pour aider les étudiant·e·s en difficulté, l’Université de Genève propose dès lundi 03.05 des repas à 3 francs dans ses cafétérias. Si d’ordinaire la cafétéria sert en moyenne 250 repas par jour, les quantités d’aliments ont été pour l’occasion quadruplées, anticipant la forte demande engendrée par le prix alléchant. En effet, cette offre a attiré une foule importante en début de semaine.
Mise en place par le rectorat, cette mesure a été suggérée par un groupe de travail sur la détresse étudiante coordonné par la Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·x·s (CUAE).
L’opération, financée par le privé, n’est a priori pas destinée à reprendre à la rentrée, mais la CUAE a déjà demandé qu’un menu à 5 francs soit inclus dans l’offre à la rentrée 2022. Depuis un an, 4’662’000 francs ont été alloués à des étudiants dans le cadre des aides d’urgence Covid de l’UNIGE, financées par des aides privées.
L’EPFZ ouvre un nouveau centre de computation quantique
L’École polytechnique fédérale de Zurich ouvre un nouveau centre en coopération avec l’Institut Paul Scherrer (ISP) pour la construction d’un ordinateur quantique commun. L’EPFZ y consacre 32 millions de francs pour les cinq prochaines années. L’ISP est également impliqué dans le programme européen «Quantum Flagship», financé par l’UE à hauteur d’un milliard d’euros.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mai 2021
3Mai2021
Politique des hautes écoles
Courriers de lectrices concernant l’aumônerie de l’Université de Genève
Deux courriers de lectrices concernant la polémique autour de l’aumônerie de l’Université de Genève (UNIGE) ont été publiés dans la Tribune de Genève.
Dans le premier, Sandra Citi, professeure de biologie cellulaire à l’UNIGE, accuse l’aumônerie de «prosélytisme implicite». Elle fait référence à la loi de laïcité, qui dit que l’État ne reconnaît aucune religion dans sa sphère d’action et les tolère toutes dans la sphère privée. Pour elle, l’existence d’une aumônerie dans l’Université ne se justifie donc pas.
Dans le deuxième courrier, la lectrice Isabelle Valticos-Flahault argumente que la présence de l’aumônerie permet à des jeunes de se «ressourcer spirituellement». «Les étudiants ne sont nullement contraints de s’y rendre et accuser de prosélytisme ce qui n’est en définitive qu’information relève de la pure malhonnêteté intellectuelle. […] Ne glisse-t’on pas aujourd’hui vers un sectarisme inquiétant?»
Davantage de liberté pour les hautes écoles bernoises
«Le Conseil exécutif du canton de Berne soumet au Grand Conseil une révision partielle des trois lois sur les hautes écoles. Celle-ci a pour objectif d’accorder plus d’autonomie en matière de droit du personnel à l’Université de Berne, la Haut école spécialisée bernoise et la Haute école pédagogique bernoise.»
Diplômé·e·s en majorité
Selon une récente statistique de l’Office fédéral de la statistique, les diplômé·s des universités et des HES sont pour la première fois majoritaires en 2020. Plusieurs chercheurs·euses et politicien·ne·s présentent leur interprétation de cette évolution :
- Marco Salvi du think tank Avenir Suisse voit dans cette évolution le résultat du progrès technologique et de la division internationale du travail. Alors que les machines plus complexes exigent des qualifications plus élevées, de nombreux emplois simples ont été soit automatisés, soit externalisés.
- George Sheldon, économiste du marché du travail à l’Université de Bâle, met en évidence un autre aspect : l’immigration. Alors que jusqu’en 1990, la Suisse recrutait une grande majorité de travailleurs étrangers sans formation professionnelle, aujourd’hui, ce sont surtout des personnes hautement qualifiées qui immigrent en Suisse.
- Rudolf Strahm, ancien surveillant des prix, social-démocrate et expert en éducation, critique un biais dans ces statistiques, car les personnes ayant effectué un apprentissage préalable à une formation supérieure sont regroupées dans la catégorie de diplômées de formation tertiaire. Pour lui, le système dual d’éducation restera encore très important dans 20 ans.
- Christine Davatz, responsable de la formation à l’Union suisse des arts et métiers, est convaincue que le système éducatif suisse – et notamment la formation professionnelle duale – est tout à fait adaptée à la Suisse.
L’Unil dans les médias
L’institut CREA se réinvente
L’institut CREA d’économie appliquée de la Faculté HEC de l’Université de Lausanne accueille son nouveau directeur exécutif, Mathieu Grobéty. Avec son entrée en fonction, ainsi qu’avec l’arrivée de la Prof. Kenza Benhima en tant que directrice académique, l’institut souhaite prendre davantage de place dans l’espace public en apportant un éclairage scientifique sur des thèmes d’actualité économique. Notamment, elle veut chiffrer le coût économique du réchauffement climatique en développant un nouveau indicateur de PIB durable.
Revue de presse UNIL 3 mai 2021
30Avr2021
Politique des hautes écoles
«Les universités suisses font un pas de plus vers l’open access»
swissuniversities a signé un accord avec l’éditeur Wiley conçu selon le modèle «read & publish». L’accord «permettra aux chercheurs et étudiants de 40 hautes écoles et instituts de recherche en Suisse de consulter les 1450 revues du groupe et leur permettra de publier dans les revues du groupe qui sont en open access — c’est-à-dire, en accès libre.»
«Le boom des formations sans cours»
La «Team Academy» de la HES-SO Valais lance deux nouvelles formations dès septembre, une en travail social et une en informatique de gestion. Ces cursus basent leur modèle pédagogique sur le cycle de Kolb, ou l’apprentissage par l’expérience, l’essai précédant la théorie. Dans ce modèle d’enseignement, il n’y a ni des cours ni des professeurs, mais des équipes d’étudiant·e·s qui travaillent sur des projets.
Team Academy utilise des méthodes similaires à celles de l’Ecole 42, fondé par Xavier Niel, qui verra le jour en été à Lausanne. Mais les diplômes de cette dernière ne sont pas reconnus par l’état.
Farinaz Fassa, professeure en sociologie de l’éducation à l’Université de Lausanne estime que ces cursus «semblent s’inscrire dans la mouvance d’une société «par projets» dans laquelle, pour s’épanouir, il faut pouvoir développer plusieurs trajectoires professionnelles et être flexibles». Elle met en garde devant des lacunes que ce système pourrait produire selon la formation et le temps dont disposent les coachs : «Le fait d’être tout de suite immergé dans les entreprises et de voir la théorie dans un second temps et au seul prisme des questions que pose la pratique ne permet pas aux étudiants de prendre de la hauteur et de réfléchir de manière réflexive aux pratiques professionnelles.»
Soutien allemand à la recherche suisse
Les chercheurs·euses suisses sont une fois de plus pris·es en otage dans un conflit entre Berne et Bruxelles. Manque de progrès sur l’accord-cadre, la Suisse n’a pas encore pu entamer les négociations sur la participation au programme de recherche de l’UE, Horizon Europe. Les chercheurs·euses en Suisse risquent d’être exclus d’importants projets européens. Une ébauche du programme de travail de la Commission européenne montre que la Suisse, le Royaume-Uni et Israël ne seront pas autorisés à participer à des appels d’offres importants dans les domaines de la technologie de l’information quantique et de la recherche spatiale.
Cependant, de la résistance contre ces mesures se réveille au sein de l’UE. La ministre allemande de la recherche, Anja Karliczek, a déclaré que «Le ministère fédéral de l’éducation et de la recherche soutient la pleine participation de la Suisse, d’Israël et du Royaume-Uni à Horizon Europe en tant que pays associés.» Une déclaration dans ce sens, préparée par le parlement allemand, a été signée par 14 autres États membres de l’UE. Au parlement européen, plusieurs député·e·s ont également exprimé leur mécontentement.
Divergences sur les modalités d’examens
«Après un an de cours à distance et d’un quotidien pesant, les associations estudiantines demandent des assouplissements pour les examens de juin. Mais les rectorats n’annoncent aucune révolution.»
Courriers de lecteur contre l’aumônerie à Genève
Deux courriers de lecteurs favorables à la fermeture de l’aumônerie de l’Université de Genève ont été publié par la Tribune de Genève. Celui daté du 30.04, écrit par Thierry Dewier, Président de la Libre Pensée romande, dit notamment: «Ceux qui laissent les aumôneries s’installer dans les universités font le lit de l’extrémisme en donnant de plus en plus de visibilité à la religion n’importe où et n’importe comment.»
La lettre du lecteur Pierre Gauthier, fondateur de «La laïcité, ma liberté», qualifie l’aumônerie d’«illégale». Il se référe à l’article 8 de la loi cantonale sur la laïcité de l’Etat (LLE).
L’inclusivité, «pas trop tôt»
Depuis le 05.03.2021, Le Courrier adapte le langage inclusif. Il fait un tour d’horizon de son application en Suisse romande.
Neuchâtel : «A l’heure du retour en classe, le moral des étudiants remonte »
«Depuis mi-avril, le Conseil fédéral autorise à nouveau les cours dans les universités, pour autant que les groupes ne dépassent pas 50 personnes. En Suisse romande, les universités de Fribourg et Neuchâtel ont décidé de saisir cette opportunité, tandis que les autres, pour des raisons organisationnelles, ont préféré renoncer.»
Heidi news a recueilli les témoignages de trois étudiant·e·s de l’Université de Neuchâtel. Certain·e·s sont content·e·s de revenir en cours, mais il y a des divergences sur les cours hybrides.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 avril 2021
29Avr2021
Politique des hautes écoles
Le langage inclusif à l’Université de Saint-Gall
A l’Université de Saint-Gall, la directive sur l’emploi du langage inclusif est une des plus strictes parmi les hautes écoles spécialisées suisses. Alors que d’autres universités, comme l’Université de Berne, proposent des cours à ce sujet elle est la seule à utiliser le langage inclusif comme critère d’évaluation.
La Conseillère nationale Tamara Funiciello (PS, BE) se montre favorable à cette pratique. Dans les sciences naturelles en particulier, il faudrait s’efforcer davantage de s’adresser à tous les genres, pour éviter des discriminations en termes de diagnostique et traitement.
La Membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture, Nadja Umbricht Pieren (UDC, BE) n’a aucune sympathie pour que le langage inclusif soit désormais utilisé comme critère d’évaluation et qualifie cela d’une «bêtise embarrassante» : «Si quelqu’un se sent discriminé, c’est son problème. Pas celle de la société.»
Plaidoyer pour une adhésion de la Suisse à Horizon Europe
Le président de la section Riviera des Vert’libéraux, Marc Dreyer, plaide pour une pleine association de la Suisse au programme Horizon Europe afin d’affronter les gros défis sanitaires, sécuritaires, écologiques et sociétaux et «préserver la compétitivité de l’Europe face aux blocs chinois et américain.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 avril 2021
28Avr2021
Politique des hautes écoles
Nouveau programme national de recherche «COVID-19 et société»
«Le programme national de recherche lancé par le Conseil fédéral ce 28 avril 2021 doit permettre d’étudier les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie, la société et la politique. Des pistes seront explorées et proposées pour remédier à la crise actuelle et pour se prémunir contre de futures pandémies. Doté d’une enveloppe de 14 millions de francs, le programme s’étendra sur une période de trois ans.»
La recherche suisse, «otage» des négociations avec l’Union européenne
La recherche suisse est une nouvelle fois suspendue aux négociations politiques entre la Suisse et l’Union européenne. Le renouvellement de sa participation au futur programme de recherche scientifique « Horizon Europe » n’est pas acquis. Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, parle dans La Matinale des conséquences d’une exclusion de la Suisse du programme de recherche.
Martin Vetterli, président de l’EPFL, répond également à des questions dans le cadre de l’émission Infrarouge du 28.04.2021.
Le FNS a financé 73 projets de recherche en lien avec le Covid-19
«L’an dernier, le FNS a investi plus de 900 millions de francs dans environ 3000 projets de recherche. Parmi ceux-ci, 73 projets en lien avec cette pandémie ont été sélectionnés « en accéléré ». Selon l’institution, ces projets permettent d’acquérir des connaissances sur la maladie, la pandémie et ses conséquences, pour finalement freiner le virus.»
La HES-SO s’engage pour former les requérante·e·s d’asile et les personnes réfugiées
«Le projet INVOST – Integrationsvorstudium an Fachhochschulen-, a pour objectif de permettre aux HES de développer une offre destinée à des personnes réfugiées et requérant·e·s d’asile. Elles pourront, pour la première fois, se préparer par le biais d’un programme d’intégration à des études supérieures dans une haute école spécialisée. Ce projet comble ainsi une lacune dans le paysage tertiaire qui ne proposait que quelques offres de ce type, principalement dans des universités.»
La diplomatie scientifique : un slogan ou un atout concret pour la société ?
«La science est-elle condamnée à rester sur le siège arrière de l’élaboration des politiques ? Ou devrait-elle partager le siège du conducteur avec la diplomatie pour construire notre avenir ? Ces questions ont été posées récemment à un panel organisé par le Club diplomatique de Genève».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 avril 2021
27Avr2021
Politique des hautes écoles
Discussion bloquée autour de la participation suisse au programme « Horizon Europe »
Suite à la rencontre au sommet entre le Président de la Confédération Guy Parmelin et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, l’Union européenne (UE) a déclaré que les discussions sur la participation au programme de recherche «Horizon Europe» ne pourraient pas commencer avant que Berne ne débloque le deuxième milliard de cohésion. La Suisse doit cette somme comme prix d’accès au marché unique de l’UE depuis 2013, et tant que cette dette ne sera pas réglée, l’UE ne souhaite pas entamer une nouvelle relation financière.
A Berne, la Commission de politique extérieure du Conseil national invite le Conseil fédérale à poursuivre les négociations.
Nouvelle fondation de recherche des fonds à l’Université de Berne
L’Université de Berne a créé une fondation de recherche de fonds, et son conseil d’administration est constitué de célébrités du monde des affaires, comme Heinz Karrer, ancien directeur d’Axpo et ancien président d’Economiesuisse qui préside la nouvelle «Fondation UniBE».
L’Université de Berne répond ainsi à une tendance qu’on peut observer dans d’autres universités de récolter des fonds du secteur privé à l’aide de fondations. La Fondation UZH, par exemple, acquiert des donations pour l’Université de Zurich depuis 2012. Rien qu’au printemps dernier, elle a généré des dons pour un montant d’environ 230 millions de francs suisses.
Polémique autour du langage inclusif en Allemagne
A l’Université de Kassel, un jeune étudiant en germanistique, histoire et politique s’est vu pénalisé pour avoir refusé d’écrire un examen en langage inclusif. Il avait fait usage de la règle grammaticale allemande où le masculin peut aussi désigner l’universel. Pourtant, le langage inclusif est officiellement reconnu à l’Université. Sur leur site web elle indiqe que les enseignant·e·s sont libre·s d’utiliser le langage inclusif comme critère d’évaluation pour les résulats d’examens. L’étudiant en question, Lukas Honemann, fait maintenant la une des journaux allemands. Pour lui, le langage inclusif est un acte politique qui vise à mettre la pression sur les étudiant·e·s.
Dans une lettre adressée au responsable de l’égalité des chances de l’université de Kassel, plusieurs étudiant·e·s se plaignent que le langage inclusif constitue un «endoctrinement idéologique non scientifique et grammaticalement incorrect». L’Association de la langue allemande critique également cette politique. Parlant de «discrimination», le responsable de l’association, Walter Krämer aimerait bien financer un procès qui irait jusqu’à la Cour constitutionnelle fédérale pour interdire l’imposition du langage inclusif dans les hautes écoles.
«Comment la diplomatie suisse facilite l’étude des coraux en Mer rouge»
«Un ambitieux projet de recherche sur les coraux, piloté par l’EPFL, va être lancé tout prochainement. Ces expéditions du Centre de recherche transnational de la Mer Rouge, parrainées par la Suisse, sont un exemple de diplomatie scientifique.»
Pour le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), le développement d’une dimension scientifique de la diplomatie est devenu quelque chose de prioritaire, relève le l’ambassadeur de Suisse à Madrid Hanspeter Mock.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 avril 2021
26Avr2021
Politique des hautes écoles
Médias et Covid-19: où sont les chercheuses?
«La pandémie a engendré un paradoxe. Les femmes constituent la vaste majorité des personnels soignants dans les hôpitaux et des «travailleurs essentiels» aux premières loges de la réponse sanitaire. Et pourtant, elles ont été inégalement représentées dans les médias. Selon des données intermédiaires du Projet mondial de suivi des médias (GMMP), la proportion d’expertes citées au niveau mondial par les médias dans leur couverture de la pandémie n’était que de 21%.»
Le canton de Vaud ouvre la vaccination à tous les adultes
«Premier canton romand à prendre cette décision, Vaud a décidé d’ouvrir la vaccination contre le Covid-19 à toutes les personnes de plus de 18 ans. »
Un nouvel outil pour lutter contre les discriminations à l’Université de Fribourg
«L’Association Générale des Etudiant·e·s de l’Université de Fribourg a créé un nouvel outil pour signaler et répertorier les discriminations. L’objectif est de doter l’institution de statistiques fiables, afin d’y instaurer plus d’équité et de justice sociale.»
La recherche pénalisée par les bilatérales en souffrance?
La Rectrice de l’Université de Fribourg et Présidente de la chambre des hautes écoles universitaires Astrid Epiney craint des mesures de rétorsion si la Suisse ne signe pas l’accord cadre avec l’Union européenne ; comme l’association suisse au programme de recherche européen Horizon Europe. Elle mentionne que d’autres domaines pourraient également être touchés (05:48), «par exemple l’équivalence de la législation sur la protection des données, ce qui touche d’ailleurs l’économie, mais également les hautes écoles.»
Les groupes universitaires à forte intensité de recherche en Europe demandent le plein accès à Horizon Europe pour les pays associés
«The Guild, ainsi que l’U15 allemand, le Russell Group, l’UDICE et le LERU [représentant ensemble 77 universités européennes], demandent instamment à la Commission européenne de reconsidérer sa position sur la restriction de l’accès à Horizon Europe, y compris les projets quantiques et spatiaux, au Royaume-Uni, à la Suisse et potentiellement à d’autres pays associés.»
«La confédération freine la recherche sur les toxines»
Un programme visant à surveiller l’exposition de la population suisse aux produits chimiques ne démarre pas, manque de financement. Selon l’article, «Les raisons de ces retards seront probablement complexes. Ce qui est clair, en revanche, c’est que la recherche toxicologique en Suisse est maintenue petite. […] C’est également ce qui ressort de l’étude sur la qualité du sperme des personnes soumises au service militaire obligatoire. Malgré sa grande importance pour la population, il a fallu 13 ans pour qu’il puisse être publié en 2019, après un long retard à cause d’un manque de soutien financier.»
L’Université de Genève s’adapte à la crise sanitaire
L’Université de Genève (UNIGE) renonce à un retour des étudiant·e·s en présentiel jusqu’à la fin du semestre. L’institution s’explique par la volonté de ne pas prétériter les étudiant·e·s qui auraient quitté Genève, et pour qui un retour en présentiel poserait des problèmes logistiques importants. Elle renonce aussi au mode hybride, par souci d’organisation et pour ne par renforcer les inégalités d’accès entre les étudiant·e·s. Des exceptions sont néanmoins possibles sur demande des enseignant·e·s.
Quant aux examens, il est possible de faire une demande pour les passer sur un ordinateur dans une salle de l’université.
La Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·s (CUAE) a décidé de ne pas s’opposer à cette décision, mais demande des mesures d’accompagnement pour lutter contre la précarité et la détresse étudiante. Une première demande a été validé et va être mise en place dès le mois de mai : des repas à 3 francs pour les personnes en formation dans toutes les cafétérias de l’institution. La seconde demande, une semaine de révision dans toutes les facultés, a été renvoyé aux facultés.
Les WC non genrés essaiment dans les écoles
«Après la HEIG-VD ou l’UNIL, le gymnase d’Yverdon compte désormais six «toilettes inclusives», témoignage visible d’une plus vaste démarche. »
Lonza en manque de main-d’oeuvre spécialisée
Les retards dans la livraison des vaccins Moderna seraient dû à un manque de main-d’oeuvre spécialisée. Une centaine de personnes est recherchée de toute urgence, à tel point que la Confédération promet son aide. Concrètement, le Département de l’Intérieur (DFI) déclare «évaluer la possibilité de mobiliser du personnel de l’administration et des entreprises fédérales ainsi que des universités et hautes écoles».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2021
23Avr2021
Politique des hautes écoles
Yves Flückiger sur l’importance de l’accord-cadre pour la recherche
Le recteur de l’Université de Genève et président de swissuniversities Yves Flückiger estime que cette semaine est cruciale pour le futur de l’accord-cadre. Il craint une exclusion du programme européen pour la recherche Horizon Europe, comme en 2014, mais également l’exclusion des projets européens sur la physique quantique et sur l’espace.
L’engagement de scientifiques suisses pour la loi sur le CO2 suscite des réactions
Une centaine de scientifiques suisses ont publié une déclaration soutenant la loi sur le CO2. D’habitude, la communauté scientifique s’implique rarement dans les processus politiques. Cette exception montre à quel point le soutien pour la loi CO2 est large dans la communauté scientifique, déclare Reto Knutti, professeur en climatologie à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).
Cela touche à une question plus fondamentale sur le rôle des chercheur·euse·s et la relation entre la science et la politique. Le Conseiller national UDC Chrisitan Imark par exemple accuse les «soi-disant scientifiques» de faire un raccourci inadmissible des faits et de se profiler en tant qu’activistes.
Monsieur Knutti considère le débat actuel comme une occasion de renforcer la voix de la science climatique. La science ne peut pas prendre de décisions politiques, dit-il. Mais elle doit aussi interpréter les faits et les chiffres, ajoute-t-il. « Si elle ne le fait pas, seuls les lobbyistes s’en chargeront ».
Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, observe une fusion du rôle de l’expert·e et intellectuel·le avec celui de l’expert·e engagé·e. Il ne juge cependant pas problématique le fait que des chercheur·euse·s s’impliquent dans les débats politiques et prennent clairement position. La condition préalable serait que l’on respecte les positions dissidentes comme étant politiquement légitimes.
EU met en place un conseil consultatif scientifique sur le changement climatique
L’UE va créer un groupe scientifique sur le changement climatique chargé de fournir à la Commission européenne des avis scientifiques indépendants sur le projet de devenir le premier continent neutre sur le plan climatique, à la suite de l’accord provisoire sur la nouvelle loi européenne sur le climat.
Zurich innove avec une formation continue pour les imams
«Le canton de Zurich innove dans l’intégration de la communauté musulmane face au danger du séparatisme. Comme l’Université de Genève, il va proposer dès 2022 une formation continue aux imams et aux autres personnes prenant en charge des fidèles.» Le cours est mis sur pied par le Centre suisse islam et société de l’université de Fribourg, sur mandat du canton de Zurich.
Retour partiel de l’enseignement en présentiel à l’Université de Zurich
A partir du 03.05, certains cours et événements de l’Université de Zurich auront à nouveau lieu en présentiel. Cela dépend du nombre des participant-e-s. Les cours pour un grand public continuent à être exclusivement en ligne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2021
Retour sur le campus de l’UNIL «au compte-gouttes»
Lors d’une séance d’information, la direction de l’Université de Lausanne (UNIL) a présenté les différentes options pour une reprise des cours en présentiel. La limite imposée de 50 étudiant·e·s par auditoire implique que de nombreux cours vont rester en ligne jusqu’à la fin du semestre actuel dû à leur taille. Seuls les cours à petits effectifs pourront revenir sur le campus.
22Avr2021
Politique des hautes écoles
Courrier de lecteur en défense à l’aumônerie de l’Université de Genève
Un article du 19 avril rapporte que la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes demande la suppression de l’aumônerie de l’Université de Genève, qu’elle accuse de faire de la «propagande». Le député Sylvain Thévoz [PS, GE] vient à la défense de ce service: «Au sein de cette aumônerie œcuménique, aucune trace de propagande, aucun prosélytisme […] Voir «aumônerie» et tirer, est une forme de «cancel culture» extrême. Cela revient à nier une histoire et un service. Cette députée aimerait-elle aussi effacer les cours de sciences de religion ou de théologie donnés à l’Université parce que le mot «Dieu» y est prononcé? […] À un moment où la situation des étudiant·e·s est extrêmement préoccupante, et leurs souffrances fortes, tirer sur une aumônerie est à la fois ridicule et déplacé.»
Le Conseil fédéral fixe les objectifs stratégiques 2021-2024 pour le domaine des EPF
«Le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2021 à 2024. Le maintien d’un niveau d’excellence en comparaison internationale dans la recherche et l’enseignement jouit de la plus haute priorité. Les objectifs stratégiques concordent, par leur calendrier et leur teneur, avec l’enveloppe budgétaire allouée par la Confédération, qui s’élève à 10,8 milliards de francs pour la période de financement actuelle.»
Un des objectifs pour le domaine des EPF est de «renforcer la collaboration avec les universités cantonales, les hautes écoles spécialisées et les partenaires de recherche privés et encourager l’esprit d’entreprise auprès des membres de ses institutions.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2021
21Avr2021
Politique des hautes écoles
Faire dialoguer sciences et théologie
L’Université a lancé un nouveau programme académique qui a pour but d’encourager le dialogue entre la théologie et les sciences de l’univers sur des questions existentielles. «Premier de ce genre en Suisse, ce plan de collaboration entre disciplines scientifiques et théologie propose, d’une part, de nouveaux enseignements transversaux aux étudiants sur les origine de la vie, et d’autre part, une série de conférences ouvertes au grand public.» Ghislain Waterlot, responsable académique du programme et doyen de la Faculté de théologie, est interviewé par Le Temps.
Evincé au profit d’une femme un candidat professeur a actionné le Tribunal cantonal fribourgeois
«Estimant que sa postulation avait été abusivement écartée au profit de celle d’une femme, alors qu’il avait pourtant la faveur d’une majorité de la commission chargée de préaviser les candidatures, un aspirant professeur de théologie a été débouté par le Tribunal cantonal fribourgeois (TC). […] [Celui-ci] a jugé que le Rectorat de l’Université de Fribourg ne s’était pas rendu coupable de discrimination et que la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes l’autorisait à donner la préférence à une candidature féminine, à qualifications égales ou équivalentes. En l’espèce, il ressort même du dossier qu’un expert extérieur avait considéré que la candidate finalement retenue répondait mieux que le recourant aux aptitudes requises pour le poste.»