«50% : La proportion des postes de travail de l’Université deNeuchâtel qui doivent encore être assainis, après la cyberattaque du 18 février. Cette manœuvre prend jusqu’à 15 minutes par machine, moins si plusieurs ordinateurs se situent dans la même salle, explique Nando Luginbühl, responsable de la communication de l’Unine. Il faudra encore plusieurs jours pour terminer le processus.»
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
28Fév2022
Politique des hautes écoles
Le MIT coupe ses ponts avec son partenaire russe
La grande université américaine MIT met fin à un accord de onze ans avec le centre d’innovation Skolkovo, situé dans la région de Moscou, alimentant ainsi le débat académique international sur la poursuite de la collaboration avec la science russe.
Unviersité de Bâle – les menus contenant de la viande seront plus chers que les assiettes végétariennes
Le rectorat de l’Université de Bâle soutien une demande de l’association étudiante Skuba, qui demande que les menus avec viande soient vendus plus chers que les menus végétariens. Aujourd’hui il n’y a pas de différence de prix, les deux coutent CHF 7,50. L’association faitière des bouchers critique cette intervention et avance que les produits végétariens ne sont pas forcément plus écologiques.
L’appel des jeunes scientifiques du WEF à s’attaquer au «chaînon manquant» entre la politique et la science
«Les scientifiques de la communauté des jeunes scientifiques du Forum économique mondial souhaitent que la valeur sociale de la recherche scientifique soit mieux reconnue. Publié aujourd’hui par Frontiers Policy Labs, un appel a été signé par 52 chercheurs issus de certaines des plus grandes institutions universitaires du monde. Selon les signataires, pour que la science s’ancre dans le processus décisionnel, il faut instaurer une nouvelle culture d’engagement entre les décideurs politiques et les scientifiques. […] Le document suggère que si nous voulons garantir que la science contribue à la société, nous devons intégrer des mesures dans l’évaluation de l’excellence scientifique qui valorisent et récompensent l’engagement de la science dans la politique.»
25Fév2022
Politique des hautes écoles
Horizon Europe – une vision trop hiérarchisée de la science?
Le Directeur pour la recherche du Institut de recherche [privé] Crema à Zurich, Olivier Zimmer, regrette que les demandes de fonds Horizon Europe nécessitent un trop grand investissement bureaucratique. «Presque personne parle des sommes importantes qui partent dans l’administration, le lobbying, les conseils et le coaching [pour participer à des tels programmes].»
Par ailleurs, il estime que la relève académique la plus créative serait mieux servie moyennant un système moins hierarchisé qui leur donnerait des ressources nécessaires et la liberté de choisir leurs partenaires. «Si ces partenaires font de la recherche à Bâle ou à Los Angeles […] ne devrait pas jouer un rôle.»
Entretien avec Michael Schaepman, recteur de l’Université de Zurich
Le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman donne un grand entretien sur la gestion universitaire, les collaborations à l’interne et avec d’autres universités.
«Autrefois, les universités étaient des chauffe-eau instantanés – on y venait, on y était formé et on disparaissait ensuite quelque part sur le marché du travail. Aujourd’hui, l’encouragement des étudiants est beaucoup plus différencié. Nous encourageons aujourd’hui trois lignes. La ligne académique, basée sur l’excellence. Nous attribuons de très nombreux fonds de recherche compétitifs pour que les doctorants et les post-doctorants puissent faire de la recherche de manière indépendante et deviennent ainsi forts pour affronter la concurrence mondiale. En deuxième lieu, les étudiants sont préparés à un emploi qualifié par le biais d’une formation académique. Pour que la transition se fasse en douceur, nous proposons des services de placement et des salons de l’emploi et nous discutons avec l’industrie. La troisième ligne est toute nouvelle, c’est l’entrepreneuriat. Au lieu d’une carrière classique, de nombreux jeunes veulent devenir entrepreneurs. Nous avons trouvé des fonds qui permettent à l’entrepreneuriat de faire partie de la formation universitaire volontaire.»
Par ailleurs il a lancé le «Uni für alle» (Université pour tous) qui adresse le manque de diversité parmi les étudiant-e-s en termes d’âge et expérience. «J’ai suggéré de réfléchir à ce qui se passerait si nous nous ouvrions. Nous ne serons pas submergés si nous nous y prenons intelligemment et si nous intégrons par exemple les hautes écoles spécialisées. […] Au cours des 10 à 15 prochaines années, le nombre d’étudiants augmentera plus rapidement que nous ne pourrons construire et nous mettre à l’échelle financièrement. Nous devons donc trouver des solutions originales.»
Le Conseil fédéral ne souhaite pas «acheter» la participation au programme Horizon Europe
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) avait proposé que la contribution à la cohésion de l’UE soit augmentée afin que la Suisse puisse à nouveau participer au programme Horizon Europe. Le Conseil fédéral rejette désormais cette proposition. Il estime qu’il n’est pas possible de convaincre ainsi l’UE d’accepter la Suisse dans le programme. Par ailleurs, l’acceptation de la motion limiterait les options du Conseil fédéral dans les négociations, écrit-il.
Les universités allemandes sont invitées à geler leurs liens avec la Russie en représailles à l’invasion
«Alors que l’Ukraine appelle le monde à «isoler totalement la Russie par tous les moyens», l’Allemagne s’apprête à bloquer les liens de recherche. Dans le même temps, les responsables politiques de l’UE s’interrogent sur l’opportunité d’exclure la Russie des organisations scientifiques européennes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 février 2022
24Fév2022
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral nomme la nouvelle directrice de l’Empa et confirme le président de l’EPFZ dans ses fonctions
«Le 23 février 2022, le Conseil fédéral a nommé Tanja Zimmermann, actuellement membre de la direction de l’Empa, à la tête de l’institution. Il a par ailleurs confirmé Joël Mesot dans ses fonctions de président de l’EPFZ pour une nouvelle période de quatre ans et nommé Christian Rüegg, directeur de l’Institut Paul Scherrer, au Conseil des EPF.»
L’Espagne entreprend de réformer les carrières dans la recherche
La recherche espagnole a connu une fuite de cerveaux considérable depuis la crise financière de 2008. Entre 2011 et 2016, plus de 5’000 postes de recherche ont été coupés. Beaucoup de scientifiques ont quitté le pays et les conditions de travail précaires ont découragé des jeunes talent à entamer cette carrière.
Un projet de réforme législative «permettra aux jeunes chercheur-e-s d’obtenir des contrats permanents, la reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger et de nouveaux droits du travail. Dans le même temps, les dépenses publiques consacrées à la recherche seront augmentées.»
Concrètement les chercheur-e-s en post-doc auront la possibilité d’obtenir un contrat sur six ans. Ensuite, ils-elles auront l’occasion d’obtenir un certificat «qui leur aidera à obtenir une position permanente.»
Par ailleurs la réforme reconnait pour la première fois les employé-e-s pour la recherche de santé. La santé avait été considérée être une affaire régionale et n’avait pas eu sa place dans la politique nationale pour la recherche.
«Tout cela rapproche l’Espagne des objectifs de l’UE pour la relance de la recherche, qui ont été définis par la Commission européenne en 2020 dans un plan de relance de l’Espace européen de la recherche (EER).»
Nature soutient la campagne «Stick to Science»
Selon l’éditorial du journal Nature, «La collaboration scientifique est devenue une victime des démêlés de la Suisse et du Royaume-Uni avec l’Union européenne. […] La Suisse et le Royaume-Uni devraient être autorisés à s’associer aux programmes de financement de l’UE, indépendamment des désaccords politiques en cours. Entraîner la recherche et l’érudition dans des conflits internationaux n’aide personne.»
«La science ne réalise pas de miracles»
Un récent article souligne les dangers du scientisme. «Ce qui, à première vue, peut ressembler à un attachement certes excessif, mais inoffensif, peut tout à fait nuire à la société.» La philosophe Susan Haack voit l’un des problèmes de ce mode de pensée dans « l’incapacité ou la réticence à percevoir la faillibilité, les limites et les dangers potentiels de la science ».
L’auteur de l’article de la NZZ observe depuis deux ans une escalade du camp des scientistes avec des personnes à la mentalité anti-sciences. «Les voix modérées ont de plus en plus de mal à se faire entendre dans ce genre de discussions. Ces deux camps auraient en commun qu’ils comprennent mal le caractère et les limites de la science. […] Les performances authentiques des sciences humaines et sociales, par exemple, ne peuvent pas être obtenues par des moyens scientifiques – sans parler des performances artistiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 février 2022
23Fév2022
Politique des hautes écoles
Dossier européen – la balle dans le camp des politiques
Selon une enquête menée par Avenir Suisse, «80% des hautes écoles et universités ressentent les premiers effets négatifs de l’absence d’accord [bilatéraux avec l’UE]. Elles sont 88% à estimer que le plan B mis sur pied par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation «ne constitue pas une solution équivalente. Face à ce désarroi des scientifiques, le monde politique n’a pas bougé. Ce mercredi, le Conseil fédéral tient une «retraite» sur le dossier européen, mais il est peu probable qu’il en sorte la feuille de route réclamée par la Commission européenne et son vice-président Maros Sefcovic.»
L’organisation des Alumnis de l’Université de Genève organise trois débats publics entre des scientifiques, entrepreneurs et politiciens autour la question «Quel sera le prix à payer pour l’absence d’accord-cadre institutionnel avec l’UE?».
Recherche : une course sans fin pour exceller
Selon Dominique Foray, titulaire de la chaire en économie et management de l’innovation à l’EPFL, la Suisse doit investir son système de recherche de manière disproportionnée par rapport à son produit intérieur brut si elle souhaite continuer de faire partie des meilleurs. La raison étant que «dans le domaine de la science et des hautes écoles, on observe une relation entre dimension absolue du système de recherche et le niveau d’excellence de celui-ci.» Selon Dominique Foray, le système suisse doit croître de façon continue pour ne pas s’affaiblir, même si les dimensions deviennent de plus en plus disproportionnées. Il appelle à réfléchir à des pistes alternatives pour s’assurer à ce que le système actuel reste «solidement arrimé à la société et à l’économie suisse».
Interview avec le nouveau recteur de l’EPFZ Günther Dissertori
Dans un interview avec le Tages-Anzeiger, le nouveau recteur de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Günther Dissertori s’exprime sur les cinq problèmes les plus urgents à l’heure actuelle. L’exclusion de Horizon, les cas d’harcèlement moral au sein de l’institution, l’explosion du nombre d’étudiant-e-s, la pénurie de personnel qualifié ainsi que les conséquences de la pandémie sont alors mis en avant.
L’Unil dans les médias
L’espoir d’un semestre sans masque ni pass dope le moral des étudiants
«Les étudiants de l’UNIL ont retrouvé lundi le chemin des auditoires. Sur le campus, la fin des mesures sanitaires s’accompagne d’une ambiance plus légère. »
Revue de presse UNIL 23 février 2022
22Fév2022
Politique des hautes écoles
Cyberattaque : l’Université de Neuchâtel toujours paralysée
Trois jours après qu’une attaque informatique ait touché l’Université de Neuchâtel (UNINE), plusieurs services demeurent inaccessibles pour les étudiant-e-s et les professeur-e-s. L’infection a nécessité un isolement de tous les systèmes liés aux comptes internet de l’UNINE. Ainsi, mail, réseau wifi, documents de cours et données académiques ont totalement été bloqués. Une cellule de crise a été mise en place et les autorités cantonales et fédérales ont été informées. Pour le moment, aucune perte de données ou demande de rançon n’a été identifiée. «Nous n’avons en outre observé aucun transfert massif de données qui pourrait laisser penser qu’un vol important aurait été commis», assure le recteur Kilian Stoffel. Par précaution, l’UNINE procède au renouvellement de tous les mots de passe. Les étudiant-e-s doivent alors se rendre en personne à la bibliothèque du campus à des guichets installés à cet effet.
21Fév2022
Politique des hautes écoles
«Dans le monde d’après[-Covid], des task forces climat comme s’il en pleuvait?»
«La crise sanitaire a mis en exergue le rôle de l’expertise scientifique pour guider les décideurs et cadrer le débat public – avec plus ou moins de réussite selon les pays. Alors que les enjeux autour de la pandémie se normalisent, ceux autour du climat se font chaque jour plus pressants. Etablir des points de dialogue entre la science et l’action publique est crucial.»
L’auteur de l’article interroge des scientifiques sur leur rôle dans des telles task forces cantonales en Suisse romande et au niveau fédéral.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
Contre l’engouement de Horizon Europe
L’obtention de fonds et une bonne presse pour un projet de recherche ne sont pas une garantie de succès. C’est le propos que le professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi tient dans une tribune d’invité de la NZZ am Sonntag.
Selon lui, il existe actuellement un engouement de la communauté scientifique envers certains projets de recherche de Horizon Europe. «dès que la première pluie d’argent s’abat sur eux, les aspirants pionniers sont immédiatement submergés par une avalanche de reconnaissance avant même d’avoir pris le chemin de l’objectif. Ce qui est encore plus problématique, c’est que les créateurs plus discrets n’ont pratiquement plus aucune chance d’entrer dans la compétition dans leur ombre». Il critique que la Suisse voit dans Horizon sa seule chance de pouvoir produire de la recherche à haut niveau.
Même s’il souhaite qu’elle soit à nouveau intégrée au programme de recherche de l’Union européenne (UE), il serait faux de dénigrer la place scientifique suisse à cause de l’exclusion actuelle. Il appelle à ne pas viser uniquement sur le prestige et les fonds, mais d’encourager les projets qui sont susceptibles de produire des avancées scientifiques à long-terme avec l’aide du Fonds national notamment.
Exclusion d’Horizon Europe : le plan B
Depuis l’exclusion du programme de recherche de l’Union européenne (UE), les chercheurs·euses suisses sont confrontés à de multiples défis. Plusieurs d’entre eux et elles se sont fait exclure de leurs propres projets Horizon. Pour éviter cela, certain·e·s coordinateur·ices de projets ont alors décidé de quitter la Suisse pour s’installer dans un pays associé à Horizon. «C’est comme une érosion, une lente spirale négative», déclare le président de l’association des hautes écoles Swissuniversities, Yves Flückiger à ce sujet.
Selon la NZZ am Sonntag, l’espoir de la part des chercheurs·euses suisses repose actuellement sur le soutien des pays particuliers, membres de l’UE. La communauté de recherche Suisse espère que ces derniers s’engagent auprès de la Commission européenne pour que le pays puisse être ré-associé à Horizon.
La présidente du Conseil Européenne pour la recherche Maria Leptin regrette la non-association de la Suisse au programme Horizon Europe, mais dit qu’en ce moment, il lui semble peu probable qu’elle soit re-associée prochainement.
En attendant, la Suisse travaille également sur un plan B au cas où l’association n’aboutirait pas. Le Conseil fédéral a chargé le SEFRI d’examiner, si nécessaire, des mesures complémentaires et de remplacement en plus des mesures transitoires déjà intensivement en cours. Des discussions ont été menées avec Israël et les États-Unis au sujet d’une coopération approfondie en matière de recherche.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 février 2022
L’Université de Lausanne élucide son héritage fasciste
«Mardi (15.02), le recteur de l’Université de Lausanne a présenté pour la première fois des excuses publiques pour le titre de docteur honoris causa que son institution avait décerné en 1937 au tyran italien Benito Mussolini. Bien que cela ait été demandé de divers côtés, l’université a renoncé à retirer le titre à Mussolini à titre posthume. Elle fait ainsi preuve d’une attitude exemplaire face à des événements problématiques du passé : au lieu de simplement rayer des livres d’histoire l’erreur commise, elle veut informer de manière proactive sur les événements et organiser des recherches sur le climat de l’époque, qui était favorable au fascisme. La classification et la mise en contexte sont préférables à l’éradication et à l’épuration» (NZZ am Sonntag)
Dans une lettre de lecteur, le professeur de français et d’histoire John Vuillaume réagit à la demande de la Conseillère nationale Stéfanie Prezioso de retirer le doctorat honoris causa à Benito Mussolini. Il juge cette idée illégitime, car cela reviendrait à «Effacer le fascisme triomphant si prégnant dans la vie politique vaudoise de l’époque.» (Le Temps)
18Fév2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Neuchâtel victime d’une attaque informatique
Vendredi, l’académie neuchâteloise a été frappée par une cyberattaque. Des mesures ont été prises, mais tous les ordinateurs sont encore paralysés. «Une affaire qui pourrait compliquer le retour des étudiants qui aura lieu lundi.»
L’idée d’un cloud suisse refait surface à Berne
Une commission du Conseil national a donné un avis positif sur une initiative déposée par Isabelle Moret (PLR/VD). Elle veut associer au projet«les milieux académiques, scientifiques et économiques du pays, par exemple sous la forme d’un partenariat public-privé». Selon la conseillère nationale, «Il s’agit non seulement d’un enjeu de sécurité nationale mais d’une véritable opportunité économique, scientifique et diplomatique pour notre pays.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 février 2022
17Fév2022
Politique des hautes écoles
«Les jeunes atteints de troubles «dys» bousculent l’université
Désormais mieux pris en compte depuis le primaire, les étudiants souffrant de dyslexie, dysorthographie, etc., sont de plus en plus nombreux sur les bancs de l’université et questionnent les pratiques d’enseignement.
Un codice pour la liberté académique
L’Université de Hambourg a récemment publié, comme première université allemande, son codice pour la liberté académique.
Le professeur en droit Hans-Heinrich Trute, membre de la commission pour l’élaboration dudit codice, parle de cette démarche, qui était en cours depuis 2019. En 2019, des manifestants avaient bloqué plusieurs fois les auditoires des cours du professeur en macroéconomie Bernd Lucke, co-fondateur et élu du parti [d’extrème droite] AfD.
Hans-Heinrich Trute explique: «Quelle que soit l’opinion que l’on a de Lucke. Tant qu’il n’abuse pas de l’amphithéâtre pour faire des sermons politiques, on doit pouvoir le supporter.» Et il y ajoute: «Il y a également eu le cas d’une jeune chercheuse qui a sans doute subi des pressions non dissimulées de la part d’un ancien chargé de mission du gouvernement fédéral. Ce genre de choses arrive toujours.»
«Danse autour de la cagnotte»
Matthias Binswanger, professeur en économie dans une HES à Olten et privat-docent à l’Université de Saint-Gall, minimise l’importance de la participation suisse au programme Horizon Europe. «Des politiques et fonctionnaires prennent tout en compte pour accéder aux fondes européens pour la recherche. Mais pourquoi? Les appels d’offres entraînent beaucoup de bureaucratie et de temps mort.»
Au lieu de ressembler à la Champions league (Astrid Epiney) ou une Olympiade (Michael Hengartner), le concours pour les fonds de recherche européens ressemblerait plutôt à du patinage artistique. Il s’agirait de quantifier la qualité de la présentation. «Mais les membres d’un jury spécialisé n’ont, malgré leurs connaissances d’experts, pas un super cerveau qui pourrait chiffrer la qualité. Essentiellement, les comités d’experts basent leur jugement sur des indicateurs quantitatifs» comme le nombre de publications, de projets réalisés avec succès, de co-auteurs renommés ou de partenaires pour des coopérations. Cela aurait comme effet qu’il est donné à celui qui a (The Mattew effect in science funding). «Si les meilleurs projets sont encouragés est une autre question.»
Un autre problème, selon l’auteur, sont les coûts de la bureaucratie. «En effet, plus les projets sont importants et complexes, et plus le nombre de partenaires de recherche augmente, plus la charge de travail liée à ces activités est importante. Et à chaque programme-cadre, les procédures et les règles sont à nouveau modifiées. […] Mais la plus grande partie du temps perdu réside dans l’élaboration d’un nombre énorme de demandes de recherche infructueuses.» Le taux de succès pour ces demandes était à moins de 12% pour Horizon 2020.
En conclusion, il estime que dans beaucoup de cas, un programme de recherche national et meilleur, car il est moins bureaucratique et plus efficace.
Une recherche clinique intégrative avec plus d’impact
«La recherche clinique financée par des fonds publics ne profite pas assez à la population. Que faut-il faire pour diminuer la fragmentation des activités et renforcer la collaboration multidisciplinaire? L’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) a récemment publié un white paper formulant sept objectifs. L’un d’eux est la création d’une plateforme nationale de coordination visant à rassembler les acteurs autour d’une vision commune et renforcer l’impact de la recherche clinique en Suisse.»
«Le pronom neutre se faufile à l’université»
«Les nouveaux usages linguistiques, tels que le pronom «iel», sont en cours d’adoption sur les campus français.»
L’Unil dans les médias
Du Doctorat honoris causa à Mussolini à l’Université de Lausanne
«Les mobilisations pour retirer à titre posthume le doctorat honoris causa décerné en 1937 par l’Université de Lausanne au dictateur italien Benito Mussolini se multiplient. Le rectorat reconnaît que l’institution « a failli », mais il estime qu’un retrait de la distinction serait compliquée et prône pour le débat. […] Depuis une année, l’Université de Lausanne a mis sur pied un groupe d’experts internes qui se penche sur la question et qui devrait terminer son travail « dans quelques semaines », selon le recteur. Objectif: avoir une position institutionnelle claire.»
Revue de presse UNIL 17 février 2022
16Fév2022
Politique des hautes écoles
«Des futurs médecins à l’école de l’empathie»
«La faculté Lyon-Est promeut le contact avec des personnes en situation de précarité ou de handicap. Le but : former des praticiens plus à l’écoute de ces publics aux besoins particuliers»
Perspectives pour le corps intermédiaire académique
Pour Christian S. Hardtke, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Lausanne (UNIL), la création de ces postes fixes contre la situation précaire du corps intermédiaire pose un problème, car cela bloquerait l’accès à ces postes pendant des années. La concurrence pour les postes fixes ne diminuerait donc guère à long-terme. Selon lui, une « multitude d’instruments d’encouragement bien intentionnés » dirigeraient actuellement les personnes vers des «espaces de stockage», comme il qualifie les postes de chef-fe-s d’équipe en CDI.
Christian Hardtke propose plutôt de prendre exemple au système nord-américain, ou certaines universités ont introduit des postes de professeur-e-s assistant-e-s qui, après évaluation, débouchent sur un poste fixe dans un délai de cinq ans environ.
«Dans ce contexte, l’accompagnement de la carrière professionnelle du corps intermédiaire devrait être considéré comme une tâche importante des universités. Les professeur-e-s peuvent également contribuer à une meilleure planification de carrière en attribuant des contrats temporaires équitables et en leur communiquant honnêtement et en temps voulu leurs chances de faire une carrière académique.»
Horizon Europe : « Arrêtez les jeux politiques »
Matthias Egger, président du FNS, soutient la campagne Stick to Science. Il estime que le FNS ne peut pas compenser pour l’exclusion suisse du Horizon Europe, qui serait «le plus grand programme pour la recherche de la planète». «Nous avons pris des mesures, mais elles sont temporaires. Elles pourraient au mieux atténuer les effets négatifs. […] Mais pour les bourses pour [chercheuses et chercheurs] avancés, il y avait surtout des postulations venant de personnes qui sont déjà en Suisse. A plus long terme, nous risquons de glisser vers la médiocrité. […] La meilleure recherche est souvent collaborative et internationale. […] Actuellement, deux tiers des collaborations internationales financées par le FNS sont intraeuropéennes. Au sein de Horizon, ces collaborations se sont développées au fil des années. Des accords bilatéraux ponctuels ne peuvent pas remplacer [Horizon Europe], ils se limitent souvent à des petits programmes.»
Etudiant débouté en raison de son inactivité en ligne
Le syndicat SUD Étudiant-e-s et Prlécaires dénonce l’utilisation abusive des données personnelles, «notamment le répertoriage du nombre de visites sur la plateforme [Moodle ou Teams]» et y voit «des outils de surveillance et de sanction arbitraire». En effet, c’est ce qui serait arrivé à [un] ex-étudiant à la Haute École pédagogique (HEP) Vaud. En échec définitif à cause d’un module de cours incomplet, il a fait recours. Le rapport établi note que «le recourant ne s’est à aucun moment connecté à Moodle pour le semestre d’automne 2020».
«Le nombre de fois qu’un étudiant télécharge un document en lien avec le cours ne dit rien de son assiduité. C’est pourquoi nous demandons que l’accès à ces données soit supprimé», déclare Vigen Kühni, du syndicat SUD, qui a interpellé le Canton de Vaud. La Direction générale de l’enseignement supérieur va examiner ce dossier mais note que, à ce stade, elle n’a «pas connaissance d’utilisation de données telle que décrites par le syndicat».
«La recherche dans le domaine du cancer pédiatrique a besoin d’aide financière»
«Il est parfois utile de le rappeler: le cancer est toujours la première cause de décès par maladie chez les enfants. La recherche a fait des progrès et les chances de survie ont considérablement augmenté au cours des dernières décennies, mais il n’existe toujours pas de fonds dédiés à la recherche sur les cancers pédiatriques en Suisse. Environ 80% des jeunes adultes guéris souffrent toujours des effets à long terme de la maladie, comme le rappelle l’association Cancer de l’enfant en Suisse. […] Les soutiens publics existent, mais ils s’avèrent largement insuffisants. […] Avec 300 patients en moyenne par année qui souffrent de 60 types de cancers différents, le cancer pédiatrique fait partie des maladies rares. Onéreux et peu rentable, il n’intéresse que très peu l’industrie pharmaceutique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 février 2022
15Fév2022
Politique des hautes écoles
Critique à la bourse d’excellence de l’Université de Zurich pour garder ses talents
«A l’Université de Zurich, 10’000 francs par semestre seront versés aux meilleurs étudiantes et étudiants de bachelor dans le cadre d’un projet pilote pour les inciter à poursuivre leur master dans l’institution. La méthode a pour but d’empêcher la fuite des cerveaux les plus brillants. […] Pour le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger, qui n’est pas totalement séduit par le projet zurichois, vouloir ainsi sédentariser les étudiants et étudiantes constitue plutôt un appauvrissement. L’expérience de mobilité dans une autre université est «extrêmement positive», selon le recteur. «Vouloir à tout prix les maintenir sur un seul site» n’est donc pas nécessairement une bonne idée, estime-t-il. L’Université de Genève imagine de son côté d’autres pistes pour éviter la fuite des cerveaux, telles que les programmes d’études et les conditions d’accueil. Cette crainte est encore plus forte depuis l’exclusion de la Suisse du programme européen Horizon.»
«Fossé des genres en sciences: comment la Suisse planche sur l’équation»
«Les femmes ne représentent que 24% des professeur-e-s au sein des 12 universités suisses, selon le dernier rapport «She Figures» de la Commission européenne. Un chiffre en deçà de la moyenne des 27 membres de l’UE (26%). Mais l’écart entre les sexes affecte tous les pays et touche toutes les disciplines. Il s’explique avant tout par le phénomène dit du «tuyau percé».» L’article met en lumière les avantages et inconvénients du subside PRIMA du FNS, lancé en 2017, qui vise à soutenir les femmes démontrant un potentiel évident pour devenir professeures.
Dans une lettre ouverte, la professeure de physique à l’EPFZ Ursula Keller réfléchit «sur les raisons pour lesquelles la culture universitaire actuelle et le manque de gouvernance peuvent être à l’origine des problèmes de genre dans les STEM.» Elle réclame un renforcement des mesures de contrôle et une transparence sur l’allocation des ressources et les processus décisionnels. «La culture actuelle, avec ses réseaux de pouvoirs informels, essentiellement dominés par les hommes, ses préjugés sexistes intrinsèques, une responsabilisation et une transparence limitées dans la prise de décision et la répartition des ressources, tout cela affecte les femmes et décourage la jeune génération à assumer des positions de leadership.»,
L’exclusion du programme Horizon – «un coup de chance»
Selon le journaliste de la Basler Zeitung, Thomas Dähler, la Suisse devrait voir l’exclusion du programme de recherche Horizon comme chance pour ré-évaluer l’avenir de ses relations avec l’Europe. Il serait temps de parler du fossé qui existe depuis que la population Suisse a voté non à l’adhésion à l’Union européenne (UE) en 1992. «Ce fossé n’a que été comblé par des ponts provisoires, qui ont fini par s’écrouler.» L’auteur souhaite que la Suisse se donne une perspective à long-terme en politique intérieure et extérieure et qu’elle la communique de manière claire à Bruxelles.
«Je déteste l’Europe qui utilise la science comme otage politique»
Le Conseiller national Philippe Nantermod (PLR, VS) voit dans l’exclusion de la Suisse du programme de recherche européen un «autogoal classique» pour l’Union européenne (UE). Selon lui, cette décision n’attaque pas seulement la Suisse, mais la recherche en elle-même, en bloquant la lutte commune contre le cancer ou la maladie d’Alzheimer par exemple.
«Pour punir la Suisse, l’UE punit sa propre corporation de chercheurs. C’est pourquoi les instituts et les universités européens font aujourd’hui pression sur la Commission européenne pour qu’elle revienne sur sa décision absurde. De plus en plus d’États se joignent à la protestation des critiques. Car utiliser les scientifiques comme moyen de pression ne témoigne pas seulement d’une pensée mesquine, c’est tout simplement stupide.»
Des taxes d’études à postériori pour les diplômé-e-s universitaires à faible revenu? Réaction des politiques
La semaine passée (08.02), le conseiller cantonal Gaudenz Zemp (PLR) a déposé une demande au Grand Conseil lucernois selon laquelle les universitaires aux revenus modestes devraient rembourser leurs frais de formation à l’Etat. La Luzerner Zeitung a récolté les réactions politiques à ce sujet :
- La conseillère cantonale Karin Stadelmann (Centre) critique le fait que le travail à temps partiel soit pointé du doigt comme mettant à mal le système de remboursement : « Le travail à temps partiel ne signifie pas que l’on veut payer moins d’impôts, mais que le modèle familial ou justement les structures entrepreneuriales existantes ne le permettent pas autrement. » L’obligation de remboursement pèserait encore plus lourdement sur les femmes qui travaillent plus souvent à temps partiel, argumente-t-elle.
- Selon le conseiller cantonal Bernhard Steiner (UDC), « il est délicat de classer les filières d’études en fonction du salaire qu’elles procureront plus tard dans la vie professionnelle ». Les filières d’études dans le domaine de l’art pourraient alors être désavantagées.
- Pour le conseiller cantonal Urban Sager (PS), ce calcul économique ne prend pas en compte la réalité que de de nombreuses personnes réduisent leur activité professionnelle en raison de leurs obligations d’assistance.
- Le conseiller Jonas Heeb (Vert-e-s) critique également une vision purement économique de la formation qui ignore complètement que les diplômés « peuvent aussi être actifs pour la société, sans pour autant le faire contre rémunération et dans le cadre d’un rapport de travail ».
Critique du système de promotion
«Freeman Dyson a été un pionnier de l’électrodynamique quantique. Il a montré pourquoi la matière est stable et a développé des idées révolutionnaires sur l’espace et l’avenir de la vie. Pendant plus de six décennies, il a été professeur de physique à Princeton – et n’a jamais obtenu de doctorat. Dyson détestait le système de promotion. Il le qualifiait de perte de temps et d’obstacle à la carrière des femmes dans le domaine scientifique.» L’auteur de l’article partage son opinion. Il s’agirait d’un diplôme pour la recherche, mais la plupart des PhD travailleraient ensuite dans des métiers qui n’ont rien à avoir avec la recherche. «Malgré cela, les universités continuent à augmenter le nombre de doctorant-e-s […] et grâce à des fonds public, la promotion gagne en attractivité – environ un tiers des étudiant-e-s dans les universités suisses font un doctorat. En revanche, il n’existe que peu de postes de recherche à durée indéterminée dans les universités […].»
Par ailleurs, l’auteur estime que la formation de doctorant-e-s n’enseigne pas des compétences transversales, la culture générale et du bon sens. Il propose de réduire le nombre de doctorant-e-s ou de réformer le système pour enseigner aux doctorant-e-s des capacités transférables comme la communication et des connaissances interdisciplinaires, au profit des doctorant-e-s et de leurs futurs employeurs.
Projets et ambitions du CNRS
Le président-directeur du CNRS Antoine Petit expose son nouveau projet et ses ambitions pour l’organisme pour les quatre années à venir. Entre autres, il avance: «Je souhaite que nous mettions en place une politique ambitieuse pour améliorer la médiation scientifique et la diffusion des connaissances. Le soutien à la production de films et d’images m’apparaît essentiel pour toucher aujourd’hui le plus grand nombre. C’est pourquoi je souhaite étudier la création d’une chaine scientifique grand public « CNRS TV ». Plus largement, une attention particulière doit être portée aux relations avec les media. Nous constatons en effet que certains d’entre eux préfèrent interroger des individualités plutôt que des institutions, ajoutant une confusion entre science et croyance qui entraîne la multiplication de fake news et décrédibilise la parole scientifique. C’est pour tenter d’endiguer cette dérive que nous avons créé fin 2021 une mission pour l’expertise scientifique (MPES). «Estampillées» CNRS, les expertises produites engageront l’établissement, et non pas tel chercheur ou telle chercheuse.»
- rôle des scientifiques
- vulgarisation scientifique
- politique – France
- rôle des universités
- médias et universités
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 février 2022
Le Doctorat honoris causa de Mussolini à l’UNIL évoque des questions
En 1936, l’Université de Lausanne a décidé de décerner le doctorat honoris causa ès sciences sociales et politiques à Benito Mussolini. Dans un article d’opinion paru dans le Temps, la professeure d’histoire de l’UNIL Stéfanie Prezioso met en lumière les figures universitaires et politiques qui ont porté cette décision et plaide pour que Benito Mussolini soit déchu de ce doctorat honoris causa à titre posthume. Elle propose également de « saluer le geste de Jean Wintsch, professeur de psychologie appliquée à l’Ecole des sciences sociales et politiques, seul opposant déclaré à la délivrance de cette distinction, en dédiant par exemple une salle du bâtiment Géopolis de l’Unil à sa mémoire. »
14Fév2022
Politique des hautes écoles
L’Allemagne apporte son appui à la Confédération sur Horizon Europe
Le conseiller fédéral Guy Parmelin s’est rendu à Berlin ce vendredi 11.02 pour rencontrer la nouvelle ministre de l’enseignement et de la recherche, Bettina Stark-Watzinger. Lors de la rencontre, cette dernière a fait part de son incompréhension concernant la mise à l’écart de la Suisse du programme Horizon Europe et a assuré que l’Allemagne allait s’engager en faveur de la Suisse auprès de la Commission européenne.
Un audit interne du Health Valley suscite des conflits
Le campus «Health Valley» est un partenariat public-privé entre l’EPFL, le canton de Vaud, l’Université de Genève et les deux entrepreneurs Hansjörg Wyss et Ernesto Bertarelli, qui en sont par ailleurs les initiateurs. Le Conseil des EPF, en tant qu’instance supérieure de l’EPFL a mené un audit interne pour vérifier après la signature de l’accord si ce partenariat avec les milliardaires est avantageuse pour l’EPFL, si les structures sont bien organisées et si la stratégie est pertinente.
Selon les auditeur·ice·s, l’EPFL a refusé de leur fournir tous les documents pertinents pour mener l’évaluation. L’EPFL a répondu en critiquant l’audit avec des termes «dégradants», selon les auditeur·ice·s. Pour résoudre le conflit, le Conseil des EPF a choisi de charger la société de révision KPMG d’examiner le travail de son audit interne. Face à cette intervention extérieure, deux réviseur·e·s ont refusé de coopérer. L’EPFL a fait pression, suite à laquelle les deux employé·e·s sont tombé-e-s malades. Plus tard, le Conseil des EPF les a licenciés pour non-respect des directives.
Les deux réviseur·e·s se sont défendus en justice contre leur licenciement et ont partiellement obtenu gain de cause, mais pour avoir la confirmation que les licenciements étaient abusifs, il et elle ont décidé de déposer recours au Tribunal fédéral. L’auteur évoque une «faiblesse de gouvernance» et la possibilité que le Conseil des EPF ne supervise pas assez l’EPFL, une suspicion qui a déjà été soulevée lors de la construction du centre de congrès [le Swiss Tech Convention Centre].
L’Université de Zurich récompense ses meilleurs étudiant·e·s avec 40’000 francs
Pour retenir les talents académiques, l’Université de Zurich (UZH) distribuera pour la première fois de l’argent à ses meilleur·e·s étudiant·e·s en master. Dès le semestre d’automne, vingt bacheliers pourront profiter de 10’000 francs par semestre, soit 40’000 francs pour un master en deux ans. La situation financière n’est pas prise en compte pour l’obtention d’une «bourse d’excellence». La bourse est là pour que les meilleur·e·s étudiant·e·s puissent se concentrer pleinement sur leurs études, indique l’UZH. «L’Uni espère ainsi retenir les talents et freiner la fuite des cerveaux vers l’étranger, dans un contexte où la Suisse, mise à l’écart du programme de recherche Horizon Europe, est sous pression», commente ainsi le Sonntagsblick.
Cependant, le nouveau dispositif suscite des critiques de la part des étudiant·e·s, qui soulignent le fait que les étudiant·e·s issus d’une situation financière difficile ne peuvent souvent pas obtenir les meilleures notes en raison de petits boulots et de l’absence de possibilités de soutien scolaire. Ainsi, ils et elles n’entrent pas en ligne de compte pour une bourse d’excellence.
Refus de l’initiative contre l’expérimentation animale
L’initative populaire pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine a été rejeté par 79,1 % des votant·e·s. Aucune autre initiative a été balayé aussi clairement au cours des six dernières années. Cependant, le sujet devrait revenir sur la scène politique prochainement:
- Les Jeunes Vert·e·s du canton de Vaud ont lancé une pétition demandant que les méthodes alternatives reçoivent le même soutien financier que les expérimentations animales.
- Sentience Politics, le comité derrière l’initiative bâloise pour des droits fondamentaux pour les primates (qui a également été refusé par 75% des voix ce dimanche) va probablement soumettre une nouvelle initiative pour l’interdiction de l’élevage intensif au niveau fédéral à la fin de l’année.
- La Commission de la science, de l’éducation et de la recherche du Conseil national a approuvé en novembre une initiative parlementaire de Katja Christ (PVL, Bâle-Ville) selon laquelle davantage de fonds devraient être alloués au développement d’alternatives à l’expérimentation animale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 février 2022
11Fév2022
Politique des hautes écoles
De l’importance des collaborations dans la recherche pour la place économique suisse
Anita Fetz, ancienne Conseillère aux États (PS, Bâle-Ville) regrette l’influence négative que l’exclusion suisse du programme européen pour la recherche Horizon Europe a sur la place économique suisse. Elle estime que le projet «vague» du Conseiller fédéral Ignazio Cassis de reprendre les négociations sur l’idée de contrats bilatéraux n’est pas judicieuse. Il serait important que la Berne fédérale reconnaît que l’UE ne souhaite et ne peut pas changer les règles institutionnels concernant l’accès au marché interieur européen : «Cela serait comme si la Suisse permettait un accès particulier au Liechtenstein que les autres cantons n’ont pas.» (Basler Zeitung)
Même son de cloche, à peu près, de Serge dal Busco (Centre), Président du Conseil d’Etat genevois, au nom du Collège gouvernemental. «Le statu quo dans nos relations avec l’Europe est […] une illusion.» Dans un article publié par le Temps, il parle de sa vision de «cette nouvelle relation avec l’UE.»
«Les taxes d’études après coup ne sont pas une bonne idée»
Le journaliste du Tages-Anzeiger Fabian Renz revient sur l’idée avancée dans un article par Stefan C. Wolter et Conny Wunsch d’introduire des «taxes d’études après coup» pour les diplômé-e-s d’études tertiaires à faible revenu. L’article avait arguée que les études universitaires sont aussi financées par les impôts des personnes moins formées. Par ailleurs, les diplômé-e-s universitaires devraient travailler à plein temps pour lutter contre le manque de professionnels qualifiés.
L’auteur de l’article estime que les personnes à bas revenus ne sont pas toujours à blâmer pour leur situation, à l’image de la relève scientifique qui «est en grande partie coincée dans des conditions d’emploi précaires».
Le phénomène «woke» en Suisse romande
L’auteur de l’article s’offusque à l’idée que le phénomène des personnes «woke» prenne de l’ampleur, aussi en Suisse. Il prend comme exemple l’installation de toilettes non-genrées.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 février 2022
10Fév2022
Politique des hautes écoles
«Stick to Science» : Bruxelles fait la sourde oreille
«L’initiative «Stick to science» destinée à réintégrer pleinement la Suisse et le Royaume-Uni au programme de recherche Horizon Europe «ne perturbe aucunement la Commission européenne». Sa Commissaire à l’Innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse, Mariya Gabriel, a déclaré «qu’il n’y a pas de «cherry picking» possible» ; les pays ne peuvent pas prendre ce qui les arrange de l’Union européenne sans se plier à aucune condition, le statut de pays tiers de la Suisse étant lié à un processus «beaucoup plus général», soit la recherche d’une solution pour régler les actuels différends entre Berne et Bruxelles.
L’UDC rechigne à garder les jeunes diplômé-e-s étrangers-ères
«Le Conseil fédéral a récolté les avis sur sa proposition de simplifier le droit de rester pour les étudiants provenant d’États hors de l’Union européenne après avoir obtenu leur diplôme dans une haute école suisse. Point central: ils ne devraient plus être soumis aux contingents d’immigration annuels définis par la Suisse.»
«Il est légitime de faciliter l’engagement de ces jeunes très qualifiés, par ailleurs formés aux frais du contribuable helvétique», avance la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie.
Alors que les cantons et l’économie sont favorables à cette proposition, l’UDC s’y oppose. Elle craint notamment que l’exception aux contingents augmenterait encore l’immigration nette.
Mon université, ma communauté: comment garder le lien à distance?
«Fréquenter durant des années une université ou une haute école nourrit souvent le sentiment d’appartenance à une communauté bien particulière. Le basculement de plus en plus fréquent vers des cours en ligne — et donc la possibilité de suivre un cursus à distance — peut mettre à mal ce processus d’identification et porter un sérieux coup à la dimension sociale de la vie académique. Mais les rectorats et les associations d’étudiants veillent.»
Ces étudiant-e-s privé-e-s de leurs meilleures années
«La pandémie a privé des milliers de jeunes d’une expérience de vie difficilement réplicable: les années de la liberté académique, des premières responsabilités (examens, gestion d’un appartement, cohabitation, etc.) et de la légèreté des soirées festives et des rencontres spontanées. Y-a-t-il une manière de rattraper ce temps perdu? Trois étudiants témoignent de leur ressenti.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 février 2022
9Fév2022
Politique des hautes écoles
«Stick to science»: Couverture de presse
Les grands journaux suisses ont tous couvert la campagne «Stick to Science», qui a obtenu le soutien de beaucoup d’universités et associations académiques (Université de Berne, LERU, Science Europe, The Guild, etc.). De très nombreux scientifiques renommés s’expriment en faveur du mouvement et lundi (08.02.2022), le Conseiller fédéral en charge de la recherche Guy Parmelin s’est également prononcé en faveur de l’initiative, tout comme son homologue britannique George Freeman, qu’il a, par ailleurs reçu le 07.02.2022.
Gilbert Casasus, professeur en études européennes à l’Université de Fribourg, estime que la stratégie de Stick to Science est «totalement contre-productive». Selon lui, le destinataire «est mal choisi». «Si les chercheurs suisses sont aujourd’hui exclus de la recherche européenne, c’est la faute, et uniquement la faute, du Conseil fédéral», souligne-t-il, et il ajoute: «Cela me fait penser à un pompier pyromane qui allume un incendie et qui appelle la caserne pour l’éteindre. Et ensuite, il prend la parole devant les médias pour dire à quel point c’est scandaleux tous ces pyromanes.» Il les appelle à plutôt faire une «résistance passive»: «Tous les chercheurs devraient refuser de prendre des mandats que leur offre le gouvernement fédéral. C’est une arme à double tranchant, mais il faut qu’il y ait une mobilisation des chercheurs suisses contre la position antiscience du gouvernement fédéral.» Gilbert Casasus estime qu’à Bruxelles, «c’est l’exaspération qui prédomine vis-à-vis de la Suisse». «Dans une interview accordée au SonntagsZeitung, Ignazio Cassis remet les bilatérales en jeu, alors que cela fait au moins depuis 2008 que l’Union européenne dit que l’ère des bilatérales est terminée», rappelle-t-il. (RTS : La Matinale)
«Le Covid a triplé les symptômes dépressifs chez les étudiants»
Selon une étude de l’Université de Zurich, le nombre d’étudiant-e-s et élèves souffrant de dépression a triplé entre avril 2020 et juin 2021. Selon l’auteure de l’étude Julia Dratwa, «Le point central me semble être la fermeture des écoles et universités. Cela cause une telle perturbation sociale que ce n’est pas une bonne idée. J’espère que ça n’arrivera plus jamais.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 février 2022
8Fév2022
Politique des hautes écoles
Stick to Science : «La science ne s’arrête pas aux frontières»
Sous l’impulsion des Ecoles polytechniques fédérales, du collectif UK International [auquel sont associés 140 universités britanniques], du Wellcome Trust et de la Royal Society, une pétition a été lancée aujourd’hui pour que l’UE associe la Suisse et la Grande-Bretagne au programme Horizon Europe. Cette campagne commune s’appelle «Stick to science» (@stick2science). Le patron d’Innosuisse, André Kudelski, commente cette démarche.
Selon le site web (et la Times Higher Education), la pétition a déjà été signée par 12 lauréats du Prix Nobel, 3 de la Médaille Fields et 250 «autres dirigeants de l’industrie, d’organismes et d’instituts de recherche, d’organisations caritatives, d’organismes de santé, d’universités et de fondations.»
«Il est temps d’arrêter de faire de la politique et de faire passer les intérêts des gens en premier. Cela signifie qu’il faut conclure les accords de l’association Horizon Europe et faciliter une fois de plus le meilleur de la coopération scientifique », a déclaré Adrian Smith, président de la Royal Society.
Weltwoche : L’exclusion suisse de Horizon Europe, «la plus grande chance pour la place de recherche [suisse]»
Selon l’article du 03.02. paru dans la Weltwoche, l’exclusion suisse de Horizon Europe doit être vue comme une grande chance pour repenser les priorités de la recherche et de se libérer du «du carcan administratif» de l’Union européenne (UE). Au lieu de focaliser toute son énergie dans l’obtention de fonds de la part de l’UE et de mesurer la recherche qu’à partir de l’input financier qu’elle génère, les chercheurs·euses suisses pourraient dès lors travailler plus librement et mettre en place de nouveaux arrangements dans la coopération scientifique. Par là, la Suisse ne serait plus soumise aux quotas nationaux et exigences concernant les «formulations politiquement correctes des questions de recherche».
Dans l’article du 06.02, la Weltwoche critique également les interventions publiques du président de l’EPFZ Joël Mesot dans lesquelles ce dernier mettait en avant les effets négatifs de l’exclusion pour la Suisse. Selon l’auteur de l’article, ces déclarations montrent à quel point la communauté scientifique suisse est manifestement prisonnière des schémas de pensée de l’UE.
Nouvelle proposition de faire payer les diplômé-e-s à faible revenu
Le directeur de l’Union lucernoise des arts et métiers Gaudenz Zemp souhaite faire payer les universitaires qui ne «réussissent pas trop bien» après leurs études. Il propose que l’État prélève des frais de scolarité en aval, et que les universitaires qui n’amortissent pas leurs frais de formation grâce à leurs revenus élevés et aux impôts ainsi générés devraient rembourser les frais d’études financés par l’État.
L’idée vient de deux économistes de l’éducation Stefan Wolter et Conny Wunsch qui ont évoqué l’attente présente d’une partie des citoyen-ne-s que les diplômé-e-s d’une formation supérieure remboursent plus tard ces coûts de formation par des impôts plus élevés. Actuellement, le travail à temps partiel et les longues interruptions de l’activité professionnelle mettraient à mal cette redistribution.
Gaudenz Zemp, qui est également conseiller national PLR, a récemment déposé une motion dans ce sens auprès du gouvernement lucernois.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 février 2022
7Fév2022
Politique des hautes écoles
Günther Dissertori, nouveau recteur de l’EPFZ
Dans un interview avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le nouveau recteur de l’EPFZ Günther Dissertori parle de ses projets et de sa vision pour la haute école.
Selon le professeur en physique, l’un des principaux défis actuel est la croissance du nombre d’étudiant·e·s à l’EPFZ. Pour faire face à cet afflux, il propose d’augmenter les exigences au niveau du master, surtout pour les étudiant·e·s venant de l’étranger. En revanche, il s’oppose à un examen d’entrée pour les titulaires d’une maturité, qui serait injuste selon lui. En même temps, il se soucie du niveau de maturité en Suisse. Il est important que les mathématiques et les sciences naturelles ne souffrent pas sous l’impulsion d’élargir l’éventail des matières enseignées dans les gymnases, argumente-t-il. De son côté, l’EPFZ devrait encore mieux communiquer les attentes qu’elle a envers ses futurs étudiant·e·s.
«Ensuite, il me semble important que les étudiants acquièrent des compétences afin d’être bien préparés à la vie après les études. […] [Ils] doivent acquérir au cours de leurs études ce que nous appelons la compétence informatique, c’est-à-dire la compréhension des sciences des données, des algorithmes, etc. Cela deviendra une compétence de base centrale, au même titre que les mathématiques et la physique.»
L’hôte du nouveau forum innovateur pour l’enseignement et le dialogue à l’Université de Saint-Gall
Dans huit jours, l’Université de Saint-Gall (HSG) ouvrira les portes du Learning Center, qui est dorénavant appelé Square. Philippe Narval responsable de cette nouvelle entité, est diplômé en sciences de l’éducation. Un choix surprenant, selon le St.Galler Tagblatt, qui l’a interviewé sur son parcours et son nouveau rôle en tant que hôte («intendant») et le fonctionnement du «Square». Lui-même, il se voit comme un «super-connecteur», l’objectif est de sortir de la bulle, d’encourager le dialogue «d’égal à égal» et d’offrir une orientation pratique.
La démarche auprès des lauréats de l’ERC
Selon la SRF, des universités européennes tentent alors de recruter les 28 lauréat·e·s suisses du fameux ERC Starting Grant. Malgré ces possibilités, la plupart souhaite rester en Suisse. Contactés par une journaliste la SRF, 15 des 28 lauréat·e·s ont détaillé leurs raisons. Le bon environnement de recherche en Suisse, le fait que le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) ou le Fonds national interviennent avec de l’argent, les collègues dans les instituts ou des raisons privées ont été mises en avant comme des raisons déterminantes pour rester en Suisse.
Deux des lauréats transfèrent leur projet dans un pays de l’UE afin de s’assurer du soutien de l’ERC. Et deux auraient répondu qu’ils étaient encore indécis, mais qu’au vu de la situation actuelle, ils envisageraient très bien de quitter la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 février 2022
4Fév2022
Politique des hautes écoles
Joël Mesot qualifie l’exclusion du programme Horizon Europe de «dangereuse»
Le Président de l’EPFZ Joël Mesot explique dans un entretien les dommages que l’exclusion du programme européen Horizon risque de causer à la Suisse. Par rapport à l’idée de plus collaborer dans le futur avec les américains et les asiatiques, il évoque la question de la propriété intellectuelle. «Au sein de l’UE, la réglementation est libérale. […] Si vous faites des expériences dans des laboratoires américains – et j’ai une grande expérience en la matière -, tous les résultats appartiennent aux Américains. Pour établir un programme similaire à celui de l’Europe, il faudrait des années, ne serait-ce qu’en raison de la réglementation des droits d’auteur. Dans l’espace asiatique ce serait tout aussi compliqué, voire plus.» Par ailleurs, il souligne l’importance de la proximité géographique: «Le stockage de l’énergie et la stabilité du réseau font partie de nos plus grands défis. Nous ne résoudrons certainement pas ces problèmes avec les États-Unis ou l’Asie. Nous ne pouvons le faire qu’avec nos voisins.» Un encadré de l’article explique pourquoi les chercheur-e-s quantiques sont particulièrement touchés par l’exclusion des programmes européens pour la recherche. (NZZ)
Par ailleurs, «La faîtière de l’économie suisse monte au front et enjoint le Conseil fédéral de ne pas attendre les prochaines élections pour reprendre les négociations avec l’UE. Mais le monde de l’économie est divisé, l’ USAM se montrant beaucoup plus prudente.» L’auteur de l’article commente: «Que ce soit dans les urnes ou dans les sondages, le peuple suisse a presque toujours soutenu la voie bilatérale avec l’UE. Il sait que sa prospérité en dépend. Mais sans un front uni de l’économie, il sera difficile de gagner une prochaine votation.» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Le cerveau et les sens analysés en Valais
«La HES-SO Valais, l’Université de Lausanne et le CHUV s’unissent et lancent The Sense. Ce centre d’innovation et de recherche autour des sciences sensorielles entame ses activités en ce début d’année.»
Revue de presse UNIL 4 février 2022
3Fév2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève présente son plan pour répondre à la précarité du corps intermédiaire
«Précarité, inégalité de traitement, harcèlement… […] Pour faire face aux résultats alarmants de la vaste enquête diligentée par le rectorat de l’Université de Genève (Le Courrier du 18 janvier), ce dernier a mis en consultation jusqu’au 18 février un plan d’action. […] Si les objectifs sont ambitieux, un fossé semble exister entre les problèmes et certaines solutions.»
- carrière académique
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
Tentative de débauchage de 46 lauréats britanniques des bourses ERC
Les universités européennes tentent également de débaucher les lauréats britanniques de l’ERC, qui se trouvent dans une situation similaire à celle de leurs homologues suisses. Comme la Suisse, le Royaume-Uni a déclaré qu’elle reproduirait la subvention s’ils restaient. Toutefois, il est encore temps pour le Royaume-Uni de s’associer, mais pas pour la Suisse.
Le Conseil suédois de la recherche offre explicitement CHF 100’000 aux universités suédoises pour les aider à débaucher les lauréats ERC en Suisse.
Covid, Europe : Et maintenant, Monsieur le Président?
A partir de minute 34:37, le président de la Confédération Ignazio Cassis (PLR) discute avec le président de swissuniversities Yves Flückiger et Céline Amadruz (vice-présidente UDC et conseillère nationale GE) des défis qui l’attendent en 2022 par rapport à l’Europe.
A minute 59:33 il félicite la démarche de la pétition « Stick to science» [relaté par des médias ici et ici], une initiative qui vient du Conseil des EPF et des chercheurs, britanniques.. Cette pétition, qui sera publiée le 08.02., demande à l’Union européenne de cesser de lier l’encouragement de la science avec des sujets politiques qui ne sont pas liés, comme l’accès au marché.
Par rapport au risque de la fuite des cerveaux, il estime (vers 51:37), que «pour l’instant on n’a pas non plus de gens qui sont partis. […] Attention de ne pas tomber […] dans une hectique qui serait complétement déplacée.»
Atténuer les effets négatifs de la non-association à «Horizon Europe»
«La CSEC-E [Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États] demande que des mesures complémentaires soient rapidement prises pour atténuer les conséquences négatives du statut de pays tiers non associé que la Suisse a depuis l’abandon de l’accord-cadre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 février 2022
2Fév2022
Politique des hautes écoles
« Aujourd’hui est un grand jour », annonce Ignazio Cassis en levant quarantaines et télétravail
«Dès demain, jeudi [le 03.02.2022], l’obligation de télétravail et les quarantaines seront de l’histoire ancienne. Alors qu’il avait étendu il y a deux semaines ces mesures jusqu’à la fin février, le Conseil fédéral a finalement décidé mercredi de les lever immédiatement. En outre, la Suisse pourrait laisser tomber les certificats et les masques obligatoires dès le 17 février. Le Conseil fédéral a mis deux variantes en consultation pour assouplir les mesures. Il décidera en fonction de la situation épidémiologique.»
Pétition paneuropéenne pour la participation suisse et britannique au programme Horizon Europe
Le parlement met sous pression le Conseil fédéral pour une rapide ré-association à Horizon
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) souhaite, avec 13 voix contre 12, mettre sous pression le Conseil fédéral pour une association rapide de la Suisse aux programmes européens Horizon Europe, Digital Europe, Iter, Euroatom et Erasmus+.
En cas d’association, les modalités d’une augmentation unique de la contribution suisse à la cohésion à partir du 1er janvier 2024 devraient également être réglées.
Profil de Martina Hirayama, secrétaire d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI)
Depuis janvier 2022, les cinq postes les plus prestigieux de l’Administration fédérale sont occupés par des femmes. La Tribune de Genève dresse leurs portraits, dont celui de «la technicienne » Martina Hirayama, secrétaire d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI). «Les parlementaires ne la trouvent pas assez politique, et la relation compliquée avec Bruxelles la met particulièrement sous pression. En ébullition, les universités et hautes écoles souhaiteraient que le SEFRI prenne leur désarroi plus au sérieux; à terme, il y va de la compétitivité de la Suisse au niveau international.»
L’Unil dans les médias
«L’UNIL tient à son immense liberté de débat»
«Dès le début de la crise sanitaire, [Michaël Esfeld,] ce philosophe des sciences nommé professeur ordinaire à la Faculté des lettres en 2002 s’est positionné contre les restrictions imposées par l’État. Pour l’UNIL, la priorité est de préserver l’indépendance de ses chercheurs et enseignants. Il n’est pas question de cadrer leur engagement dans les débats publics.»
Revue de presse UNIL 2 février 2022
1Fév2022
Politique des hautes écoles
Les conséquences de l’exclusion suisse du programme Horizon Europe pour le privé
Un article de la NZZ d’une page traite de l’impact de l’exclusion suisse au programme Horizon Europe: «En réalité, il ne s’agit pas d’un simple problème de tour d’ivoire qui rendrait la vie un peu plus difficile aux scientifiques ambitieux. L’exclusion de la Suisse a des conséquences économiques concrètes, tant pour les grands groupes que pour les PME. […] Pour certaines startups, l’absence soudaine d’un tel financement [la bourse du Conseil européen pour l’innovation EIC ] est une question de survie. «Elles ne peuvent pas attendre que des financements alternatifs ou d’autres solutions soient disponibles. Le timing est crucial.»» déclare Michela Puddu, co-fondatrice et CEO de la start-up de l’EPFZ nommée Haelixa.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er février 2022
31Jan2022
Politique des hautes écoles
Discussions autour de l’adhésion de la Suisse à Horizon
Les acteurs de la science et de l’industrie déplorent dans une résolution l’exclusion de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe de l’Union européenne (UE). La proposition du parti socialiste «d’acheter» l’adhésion à l’aide du milliard de cohésion sera discutée ce lundi 31 janvier dans la Commission de politique extérieure (CPE). Si elle trouve une majorité, le Parlement pourrait alors se prononcer rapidement sur cette proposition.
Dans un interview avec le Bund, Martina Hirayama, la plus haute responsable de l’éducation et de la recherche de la Confédération, plaide également pour une solution pragmatique qui implique que la Suisse fasse des concessions à l’UE sur les questions institutionnelles pour assurer l’adhésion au programme de recherche. Tout de même, elle rappelle que c’est l’UE qui a lié la coopération en matière de recherche et les questions institutionnelles, alors que ce lien n’existe ni sur le plan juridique ni sur le plan matériel. Elle appelle donc à l’UE de «laisser tomber de tels liens politiques».
Pour la phase actuelle, elle rappelle que les fonds à la recherche sont alloués par la Confédération. La Suisse compterait également renforcer la coopération en matière de recherche avec des États au sein et en dehors de l’Europe, par le biais d’accords bilatéraux.
Commentaire sur les négociations avec l’UE
Tobias Staumann, professeur en histoire économique à l’Université de Zurich, regrette la communication négative des scientifiques en Suisse autour des négociations de la Suisse avec l’Union européenne et l’exclusion suisse du programme Horizon Europe. Il pense que la communauté scientifique suisse devrait «devenir active» sur tous les niveaux, à l’image de Swiss Medtech, qui «s’engage désormais pleinement pour le maintien de bonnes relations économiques avec les pays voisins. C’est […] à juste titre qu’elle remet en question la conformité des mesures de sanctions de l’UE avec l’État de droit. Un avis de droit publié en juillet par Swiss Medtech conclut que la décision unilatérale de la Commission européenne de mettre fin à la reconnaissance mutuelle pour les dispositifs médicaux existants est contraire au droit de l’UE et de l’OMC. Le Conseil des EPF, Swissuniversities et Scienceindustries pourraient s’inspirer de Swiss Medtech. Les alertes périodiques ne font que donner aux scientifiques en Suisse le sentiment réel qu’ils se trouvent sur un bateau en train de couler.»
Arguments du président des EPF contre l’initiative pour l’interdiction des expérimentations animales
Michael Hengartner, président Conseil des EPF s’exprime contre l’initiative qui vise l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine. Dans un article d’opinion de la NZZ am Sonntag, il présente ces arguments :
1.) La Suisse compte parmi les pays avec les règles éthiques les plus strictes concernant les expérimentations animales. De plus, dans la majorité des expérimentations (70%), les animaux ne subissent pas ou peu de contraintes, comme une piqûre pour une prise de sang.
2.) Même les expériences non dangereuses sur les humains seraient interdites. Impossible alors d’avancer dans la recherche contre le cancer et la maladie d’Alzheimer, par exemple, sans animaux.
3.) Les médicaments étudiés à l’étranger et testés sur les animaux et les humains ne pourraient plus être importés. Seules les substances actives plus anciennes et déjà établies resteraient autorisées. Une société à deux vitesses pourrait se développer avec d’un côté, les personnes qui ont les moyens de se procurer un traitement moderne à l’étranger et de l’autre côté, les personnes qui n’ont pas d’autre choix que de s’accommoder d’un retard médical toujours plus important.
Un cursus axé sur la précision et l’optique
«A l’automne 2022, la filière de Master in Precision Engineering accueillera ses premiers étudiantes et étudiants. Le département Technique et informatique de la Haute école spécialisée bernoise (BFH) et la Faculté de philosophie et de sciences naturelles de l’Université de Berne se sont associés pour proposer ce cursus. […] Le cursus d’ingénierie de précision, qui s’étend sur deux ans, propose une formation approfondie des ingénieures et ingénieurs pour l’industrie de précision.»
Effet de pandémie : de plus en plus d’étudiant·e·s veulent devenir virologues
Depuis deux ans, la pandémie marque notre société. En première ligne dans la lutte contre le virus se trouvent les infectiologues, virologues, épidémiologistes qui informent publiquement sur le sujet. Dès lors, la profession semble attirer de plus en plus de personnes. Les universités et hautes écoles indiquent une augmentation d’étudiant·e·s en épidémiologie.
Alors qu’en 2018 et 2019, respectivement 44 et 66 étudiant·e·s ont assisté au cours annuel de virologie de l’Université de Zurich (UZH), en 2020, le cours a compté 116 étudiant·e·s. En 2021 également, le cours comptait 91 participant·e·s.
L’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH), qui fait partie de l’Université de Bâle, indique que la demande a également augmenté chez eux. «Il y a eu plus de demandes pour le master en épidémiologie 2021, mais le nombre réel d’étudiants est finalement resté le même», expliquent les responsables de l’épidémiologie et de la biologie infectieuse de l’institut.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 janvier 2022
28Jan2022
Politique des hautes écoles
«Face à l’afflux d’étudiants chinois en Suisse, la vigilance est de mise»
Grégory Coutaz de l’Université de Tamkang, Taiwan, met en garde les universités suisses contre l’afflux des étudiant-e-s chinois-es (+27% en Suisse depuis 2019).
«L’un des problèmes que posent ces jeunes chinois vient du fait que parmi eux se trouve une minorité biberonnée au nationalisme qui n’accepte plus un enseignement perçu comme «anti-chinois». Encouragés par l’influence grandissante de la Chine sur la scène internationale, ces étudiants s’attaquent directement à leurs professeurs en les harcelant, les intimidant ou en se livrant au doxing (c’est-à-dire la diffusion de données personnelles sur internet), dès lors que ceux-ci se montreraient critiques envers le Parti communiste ou discuteraient de questions sensibles comme Hongkong, le Xinjiang, le Tibet ou Taïwan. […] Autrefois réservés aux seules universités anglo-saxonnes, ces débordements sont désormais présents en Europe. […] Il n’est pas question ici, bien sûr, d’interdire aux étudiants chinois l’accès à nos amphithéâtres et à nos laboratoires. En revanche, il est de la responsabilité des universités de prendre les mesures adéquates pour se protéger contre la promotion d’un narratif officiel, le siphonnage des connaissances et les tentatives de manipulations des étudiants. Cela passe par un renforcement accru des contrôles et la nécessaire divulgation de tous les incidents […].»
«Quand l’auberge espagnole est fermée»
«La situation sanitaire a amené nombre de jeunes à annuler ou interrompre leurs échanges universitaires et séjours à l’étranger ces deux dernières années. Et pour ceux qui sont partis, l’expérience a été particulière.»