- 26.05.2023 Revue de presse UNIL
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26Mai2023
25Mai2023
Politique des hautes écoles
La commission du Grand Conseil est en faveur des modifications de compétences à la HSG
«La commission compétente du Grand Conseil saint-gallois s’est prononcée en faveur de la loi universitaire révisée […]. La nouvelle loi sur l’université porte sur les tâches et les compétences des différents organes de l’Université de Saint-Gall (HSG)». Sur l’affaire, qui sera traitée pendant la session de juin, la commission a proposé des modifications, mais en tout cas «désormais, les onze membres ne seront plus choisis en fonction de leur appartenance à un parti politique, mais selon des critères professionnels». (nau.ch)
La nouvelle loi sur l’université est conçue pour réagir «aux scandales des dernières années, notamment les excès financiers et les activités annexes problématiques de certains professeur·es […]. Ainsi, le recteur de la HSG aura à l’avenir plus d’influence afin de pouvoir mieux contrôler les instituts». (Appenzeller Zeitung)
Le Conseil fédéral prévoit 625 millions de francs suisses pour soutenir la recherche
«la Suisse est considérée comme un pays tiers non associé au paquet Horizon 2021-2027. Ce statut permet aux acteurs de la recherche et de l’innovation en Suisse de participer à environ deux tiers du programme, sans toutefois obtenir de financement de la part de la Commission européenne». Pour les parties de programme non accessibles, «le Conseil fédéral prévoit des mesures transitoires dont la mise en œuvre est confiée au Fonds national suisse, à Innosuisse, à l’Agence spatiale européenne et à d’autres institutions […]. Le montant du financement des mesures transitoires décidées par le Conseil fédéral pour l’année 2023 s’élève à 625 millions de francs suisses».
Le Royaume-Uni met un frein aux visas étudiant·s pour réduire l’immigration
Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé des mesures qui «entreront en vigueur en janvier» et qui visent à réduire l’immigration. Il s’agit de «nouvelles règles pour les visas étudiant·s, dont une limitation stricte du regroupement familial […]. Les nouvelles restrictions sur les visas étudiant·s «réduiront considérablement le solde migratoire en limitant la possibilité pour les étudiant·s étranger·es de faire venir des membres de leur famille»». (laliberté.ch)
C’est Rishi Sunak, le Premier ministre britannique, qui a proposé le paquet de mesures visant à freiner la migration. Ainsi, il «tente de faire baisser le nombre de migrant·s sans trop de coûts économiques» et c’est pourquoi cette mesure vise surtout les étudiant·s en master qui «ne pourront plus faire venir leurs enfants et leur partenaire dans le pays à partir de 2024, sauf si leur formation est un doctorat». (Neue Zürcher Zeitung)
«La bataille d’une dyslexique contre l’Université de Berne»
Marion Vassaux, une Vaudoise de 20 ans qui est atteinte de dyslexie, ne s’était pas placée dans le numerus clausus après avoir soutenu en 2021 l’examen d’entrée à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Berne. Auparavant, elle avait «[effectué] une demande de rallonge de temps pour l’examen, qui lui [a été] refusée par l’Université de Berne […]. La jeune femme conteste le refus d’aménagement mais le Tribunal administratif du canton de Berne, à la majorité des voix, soutient la décision de l’université, considérant que cette concession représentait un «avantage» injuste sur les autres candidats». La jeune femme «souligne que loin d’être un privilège, ce temps supplémentaire représente simplement une compensation nécessaire pour niveler le terrain de jeu universitaire». Cet avis est partagé par son représentant légal, Cyril Mizrahi, Avocat pour l’association faîtière Inclusion Handicap, qui affirme que «[l]e seul but de cette compensation, c’est de faire en sorte que [sa] cliente ait le même temps que les autres étudiants […]. Nous ne parlons pas d’un «avantage», car elle ne peut pas pallier seule ses difficultés de lecture et d’écriture». Madame Vassaux a déposé son recours auprès du Tribunal fédéral, et elle et son avocat se disent optimistes face à la jurisprudence édictée jusqu’à aujourd’hui à ce sujet par le Tribunal fédéral.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 mai 2023
24Mai2023
Politique des hautes écoles
Premières procédures disciplinaires liées à l’utilisation de ChatGPT
Un professeur de la Texas A&M University a «fait échouer sa classe après la remise des diplômes. La raison en est [que les étudiant·es] auraient utilisé ChatGPT lors d’un travail écrit [rendu en ligne]. Le professeur a testé cela dans ChatGPT lui-même et a demandé à l’IA si les textes avaient été générés». Cette action du professeur a fait discuter, d’autant plus que les développeur·es d’OpenAI affirment que «le chatbot peut «halluciner» […] [et que] l’IA n’est pas une solution idéale pour identifier des textes non produits par l’homme». Les étudiant·es ont tenté de démontrer que leurs travaux n’ont pas été générés par ChatGPT. Pour l’instant au moins un·e étudiant·e a été disculpé et «personne n’aurait encore définitivement échoué».
Il ne s’agit néanmoins pas d’un cas isolé et on en trouve en Suisse également: à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), «[u]n soupçon d’utilisation non autorisée de ChatGPT a déjà conduit à une procédure disciplinaire. Le sort de cet étudiant ou de cette étudiante n’est pas encore déterminé».
«Des étudiant·es réclament une salle»
Depuis 2021, les étudiant·es en Sciences de la société (SdS) de l’Université de Genève n’ont plus de lieu où se rencontrer après que «le bail de leur salle de réunion extérieure à Uni Mail a été résilié». Cette salle était utilisée pour «des réunions, des apéros, voire des soirées […] [et pour] y étudier au calme», explique Colin Garcia, Président de la faîtière des associations d’étudiant·es en SdS (AESDS). L’AESDES a «publié une lettre ouverte au décanat, l’enjoignant à maintenir le dialogue avec les étudiant·es afin de trouver «une solution commune qui satisfasse les besoins des étudiant·es et de leurs associations»». Pascal Sciarini, Doyen de la faculté, affirme ne pas avoir encore pris connaissance de cette lettre.
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Revue de presse UNIL 24 mai 2023
Y a-t-il une place pour les scientifiques dans le débat public?
Julia Steinberger, Professeure à l’Université de Lausanne, avait participé en octobre 2022 à une action de Renovate Switzerland bloquant la circulation sur l’autoroute A6. La question de la participation des scientifiques aux actions qualifiées de «désobéissance civile» interroge les universités «sur l’éventuel devoir de réserve des chercheuses et chercheurs rémunérés avec de l’argent public […] voire sur la nécessité […] d’intervenir et d’édicter des règles claires en la matière».
À partir de l’épisode qui concerne Madame Steinberger, Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, Olivier Graefe, Professeur de géographie humaine et Marcel Niggli, Professeur de droit pénal, échangent leur point de vue sur la question de «la place que les scientifiques peuvent – et doivent – occuper au sein des débats politiques et de société».
23Mai2023
Politique des hautes écoles
«Parmelin signe un accord de recherche avec la Corée du Sud»
«Lors de sa visite en Corée du Sud, le conseiller fédéral Guy Parmelin a signé un accord de coopération en matière de recherche avec la Corée du Sud. Les deux pays ont ainsi confirmé leur intention de continuer à développer leurs relations dans le domaine de la recherche».
«Nous devons débarrasser les universités de ces professeurs de gauche»
Le Professeur de l’EPFL, Vincent Kaufmann, a expliqué dans un article du Blick qu’«une solution pour lutter contre les bouchons et la pollution [serait] d’ abaisser la vitesse autorisée à 60 km/h sur les autoroutes». Cela a provoqué une réaction de Andreas Glarner, Conseiller national UDC, qui a écrit sur Twitter que «[n]ous devons urgemment faire le ménage dans les universités!». Il a ensuite déclaré que «[l]es chercheurs doivent faire de la recherche, pas de la politique. Limiter la vitesse autorisée à 60 km/h sur les autoroutes enverrait notre économie et notre industrie droit dans le mur». Emmanuel Barraud, porte-parole de l ‘EPFL dit que l’EPFL «défend évidemment le travail de [ses] chercheuses et chercheurs, ainsi que leur liberté d’expression et d’opinion, pour autant que leur propos reposent sur des bases scientifiques».
«Puni alors qu’il avait deux examens en même temps: l’UNIGE recule»
Dans un article paru dans la Tribune de Genève le 02.05.2023, on apprenait qu’un étudiant de l’Université de Genève, qui était inscrit dans deux cursus de Bachelor simultanément, avait reçu un zéro pour ne pas s’être présenté à l’examen alors qu’il était en train d’en soutenir un autre. Après que l’Université ait refusé de vouloir prendre en compte ses raisons, il avait saisi la Chambre administrative de la Cour de justice. Entretemps, l’Université de Genève a «révisé sa pratique» et l’étudiant «a finalement obtenu gain de cause: la note n’a pas été prise en compte et il pourra repasser sans autre l’épreuve». Le rectorat de l’Université de Genève «a requis de toutes les facultés une certaine souplesse afin de déroger, si besoin, aux pratiques internes, afin de ne pas pénaliser les étudiants qui se retrouveraient confrontés à des conflits horaires».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mai 2023
22Mai2023
Politique des hautes écoles
«Nouvelle université d’informatique et un nouveau domaine de l’environnement»
L’Université des sciences du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) ouvrira une nouvelle université d’informatique qui accueillera également le domaine de l’environnement. «Le nouvel établissement scolaire dispose d’un emplacement à Brugg-Windisch et un au nord du Jura. Les premiers étudiants devraient pouvoir commencer leurs études à l’automne 2025».
Controverses autour des appels d’offres à L’USZ
Pierre-Alain Clavien, Chef du département de chirurgie viscérale et de transplantation de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ), a pris sa retraite et parallèlement la direction de l’UZH a procédé à la réorganisation de la clinique. Ainsi, Le département précédemment cité est maintenant divisé en quatre départements, chacun dirigé par un médecin en chef, selon un principe de rotation. Le Professeur José Oberholzer est l’un des médecins en chef nommé·es suite à la retraite de Monsieur Clavien, ainsi que le directeur du département pour la première rotation. Néanmoins, des questions se posent quant à «la procédure d’appel qui ne s’est pas déroulée comme d’habitude : au lieu de [publier le poste à l’extérieur des institutions], l’unité a directement engagé des négociations avec José Oberholzer […]. Les autres intéressé·es n’avaient aucune chance».
Une émission de la SRF met le doute sur l’appel d’offre du poste au sein de l’USZ en raison des liens de connaissance entre Beck Schimmer, Directrice de la médecine universitaire, et Monsieur Oberholzer. «L’appel direct est justifié par l’Université et l’Hôpital à l’égard de ce journal avec le profil spécial du poste […]. Oberholzer a rempli tous les critères […]».
Christoph Meier, Chef de la médecine interne, dit que «l’Hôpital universitaire de Zurich avait déjà embauché d’autres directeurs de cliniques sans appel d’offres […] et […] le nouveau directeur de la chirurgie cardiaque Omer Dzemali. Contrairement au cas d’Oberholzer, la direction de l’hôpital a recruté les deux sans l’implication de l’université. En outre, les deux chefs d’établissement n’ont pas de chaire d’enseignant à l’université».
Numerus Clausus dans plusieurs universités suisses
Le Numerus Clausus s’impose aux études de médecine à l’Université de Zurich (UZH) via un test d’aptitude. Ce principe s’appliquera également dans «[l]es universités de Bâle, Berne, Fribourg et Tessin ainsi que l’ETH». (nau.ch)
Dorotea Christ, Cheffe du Bureau de l’enseignement supérieur du canton de Zurich, explique que la raison du choix d’adopter le Numerus Clausus à l’UZH est le manque de «places d’études et surtout […] de capacités cliniques pour la formation pratique des médecins». Elle estime que le nombre de places d’études pourrait augmenter d’ici 2026, ce qui est en ligne avec la demande du Conseil cantonal d’avoir «davantage de places pour étudier la médecine à l’avenir» puisqu’«il faudrait encore plus de médecins». (SRF)
Employé positif au Covid-19 «viré» de l’UNINE
En 2021, un employé «au service chargé de la santé et de la sécurité» de l’Université de Neuchâtel (Unine) s’était rendu «sur le campus pour informer les RH qu’il était […] positif [au Covid-19]» et dans son bureau «pour désinfecter ce qui devait l’être et laisser des messages d’absence». Cela a coûté à l’employé un licenciement immédiat puisque l’Unine «avait interdit l’accès à toute personne positive [au Covid-19]». L’homme est allé jusqu’au Tribunal fédéral pour contester cette décision, mais celui-ci lui a donné tort.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 mai 2023
19Mai2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mai 2023
17Mai2023
Politique des hautes écoles
Les universités chinoises liées à l’armée participent au programme Horizon Europe
Une enquête de Science|Business révèle que «[m]algré les efforts déployés pour empêcher la fuite de technologies européennes vers l’armée chinoise, la Commission européenne continue de financer au moins cinq projets de recherche [dans le programme Marie Skłowdowska Curie, qui fait partie du programme Horizon Europe] impliquant certaines des meilleures universités chinoises liées à l’armée». Les chinois·es sont financé·es par Pékin, néanmoins, en tant que «participants» aux projets de l’Union Européenne (UE), ils ont «pleinement accès aux réunions, aux échanges de personnel et aux résultats des recherches avec les partenaires européens». En mars 2023, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, «a déclaré au Parlement européen que la coopération scientifique et technologique avec la Chine devait se poursuivre, mais qu’elle devait être gérée de manière à ne pas profiter à l’armée chinoise». Or, selon Rebecca Arcesati, spécialiste de la technologie chinoise au Mercator Institute for China Studies (Merics), il est «remarquable» que «l’un des [5] projets ait débuté en mars» et elle craint que «les résultats de la recherche [de 5 projets] soient redirigés vers des applications de défense en Chine». Selon certains des partenaires européens «ni eux ni les fonctionnaires de la Commission n’avaient constaté de problème avec les projets […], ils respectaient les contrôles à l’exportation et les conditions de subvention de la Commission en vigueur au moment où ils ont été autorisés». Quant aux exigences éthiques standardisées, c’est «pour l’essentiel […] aux candidats de certifier eux-mêmes qu’ils respectent toutes les règles». (sciencebusiness.net)
Science|Business s’est penché plus en détail sur le 5 projets. Par exemple, pour le projet SEEDS, Zhengguo Sheng, Chercheur au Sussex qui coordonne le projet, affirme que «[leur] collaboration avec les instituts étrangers est conforme à la politique de contrôle des exportations». Jeff Stoff, analyste de la sécurité aux États-Unis pour le Center for Research Security & Integrity, porte l’attention sur le fait que «les régimes de contrôle des exportations ne sont pas conçus pour gérer les collaborations de recherche risquées». (sciencebusiness.net)
«Les étudiants des [HES] gagnent toujours plus d’argent»
FH Suisse, l’association faîtière des diplômé·es des hautes écoles spécialisées (HES), a menée une étude salariale 2023 qui montre que «le salaire médian des diplômés des [HES] a nettement augmenté ces deux dernières années». Il faut néanmoins considérer que le domaine professionnel importe. Ainsi, le salaire médian du secteur «art/culture/divertissement» est de 69’271 francs, alors que celui du secteur «finance et assurances» s’elève à 120’000 francs. En plus, l’écart salarial entre hommes et femmes persiste et il est plus grand en Suisse alémanique. Finalement, «l’intérêt pour la formation continue est important. Ainsi, 60% des personnes interrogées prévoient d’en suivre une dans un avenir proche», cette volonté étant plus élevée chez les femmes.
«Le nom des Sackler retiré des bâtiments de l’Université d’Oxford»
L’université britannique d’Oxford «a décidé que les bâtiments, espaces et titres utilisant le nom Sackler ne le feront plus […]. Le nom restera toutefois présent dans les registres des donateurs à des fins d’enregistrement historique des dons à l’université […]. La famille américaine Sackler, propriétaire de la société pharmaceutique Purdue, [avait été] accusée d’avoir alimenté la crise des opiacés ayant fait plusieurs centaines de milliers de morts aux États-Unis».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mai 2023
16Mai2023
Politique des hautes écoles
Le Professeur Knutti (EPFZ) appelé «populiste climatique»
«Reto Knutti, chercheur en climatologie à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), […] avait mobilisé plus de 200 scientifiques d’universités et d’instituts de recherche suisses pour soutenir la loi sur la protection du climat […], cette ingérence dans une campagne de votation fait fi des principes de gouvernance évidents des hautes écoles publiques». Hans Rentsch, l’auteur de l’article, est de l’avis que Monsieur Knutti voudrait influencer la votation qui adviendra le 18 juin prochain «à l’aide de la réputation empruntée à sa haute école financée par l’Etat». Il ajoute que «une preuve que la recherche climatique est politisée, elle est fournie par l’action de Reto Knutti […]. [L]a politique climatique et énergétique est profondément divisée […], l’action «de la science» favorise cette division». (Die Weltwoche)
Andreas Züttel, Professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), directeur du laboratoire de recherche sur les énergies renouvelables de l’EPFL et du laboratoire fédéral d’essai des matériaux Empa, a donné un interview au SonntagsZeitung (au sujet de la loi sur la protection du climat) dans lequel il «a déclaré que la loi avait certes des aspects positifs, mais qu’elle comportait des dangers». Cela a engendré une attaque publique de Monsieur Knutti contre Monsieur Züttel. Ces deux chercheurs ont en effet «deux points de vue fondamentalement différents». (SonntagsZeitung)
«Les universités suisses font les frais de la concurrence chinoise»
Selon le classement publié dans l’édition 2023 du CWUR (Center for World University Rankings), le seul établissement suisse qui fait partie des top 50 des universités mondiales est l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), «qui parvient à la 30e place du classement après avoir été 29e l’an passé». L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) parvient à la 96e place contre la 101e place de l’année passée. L’EPFL affirme que «[l]e CWUR fait partie des classements qu'[ils connaissent] et [observent] mais auxquels [ils n’accordent] pas une attention particulière. Il tend à privilégier les plus grandes universités». En effet d’autres classement existent et placent différemment certaines universités suisses. Ainsi l’EPFZ est classée 9e dans la liste du QS World University Rankings 2023 et 20e selon le classement de Shanghai 2022.
L’exclusion du programme de recherche et d’innovation Horizon Europe «rend évidemment notre situation plus difficile […], si nous investissons moins dans la recherche, nous aurons moins de rendement dans le futur», commente Michael Hengartner, Président du conseil des EPF.
Globalement, à part les universités suisses, celles américaines, britanniques, françaises ont aussi eu du recul dans le ranking. Un des motifs pourrait se retrouver dans le fait que les universités chinoises continuent de progresser «grâce à des investissements continus dans l’enseignement supérieur».
Nadim Mahassen, Président du CWUR, explique que «pendant longtemps, les universités suisses ont pu attirer un grand nombre d’étudiants internationaux, y compris en provenance de Chine. Mais avec l’extraordinaire ascension de ce pays dans les classements, les étudiant·es chinois·es pourraient ne plus trouver l’idée d’étudier en Suisse aussi attrayante qu’auparavant».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 mai 2023
15Mai2023
Politique des hautes écoles
«Linda Doyle, nouvelle présidente de la LERU»
Les sommets de la Ligue européenne des universités de recherche (League of European Research Universities – LERU) ont changé leur composition. Yves Flückiger, Recteur de l’université de Genève, a quitté son poste de Président de la LERU. Bernhard Eitel, Recteur de l’Université de Heidelberg a également quitté son poste dans le Conseil d’administration. Le conseil d’administration sera composé de Linda Doyle, Préfet du Trinity College Dublin et nouvelle Présidente de la LERU, Kurt Deketelaere, qui a été réélu Secrétaire général de la LERU, ainsi que deux nouveaux membres du Conseil d’administration: Henri C. Wegener, Recteur de l’Université de Copenhague, et Peter Mathieson, Vice-chancelier et directeur de l’Université d’Édimbourg.
Pic de chômage chez les psychologues en formation
«Depuis le début de l’année, les psychologues-psychothérapeutes n’ont plus besoin d’exercer sous la supervision d’un psychiatre pour pouvoir facturer leurs prestations à l’assurance maladie de base». Néanmoins, une partie des caisses-maladie de la faîtière Santésuisse s’appuie sur la base légale pour ne plus rembourser les psychologues en formation. Cela a conduit à une augmentation de 60% de psychologues inscrits au chômage dans le canton de Vaud depuis janvier 2023, et une tendance similaire s’observe dans le reste de la Suisse romande. (rts.ch)
Une psychologue genevoise en formation affirme qu’ «[elle a] un métier, […] des patients, des qualifications, des compétences. Il y a une attente et [elle doit] aller pointer au chômage. Çela n’a aucun sens». Amélie Bonvin, la co-présidente de l’Association des psychologues du Valais, admet que cette situation a amené au fait que «les psychothérapeutes installé·es [ont] beaucoup plus de demandes qui émanent de personnes qui ont perdu leur suivi thérapeutique en cours de route […]. Les psychothérapeutes assistant·es sont un maillon essentiel de notre système de santé». Jean Bigoni, responsable des psychologues du CHUV, admet que «tous les postes ont été maintenus […], pour l’instant, nous avons suspendu, ou gelé, les facturations liées à leurs prestations […]. Financièrement, si la situation ne se débloque pas rapidement çela pourrait poser un problème». (19h30)
Benjamin Roduit, Conseiller national valaisan du Centre, affirme qu’«on s’aperçoit qu’on a curieusement oublié dans la loi le 50% […] des psychologues, ceux qui sont en formation post-grade». Selon Monsieur Roduit, la responsabilité de cette situation est répartie entre les acteurs, et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) «aurait aussi pu signaler ce vide juridique». C’est le tribunal fédéral administratif qui va devoir trancher prochainement. (19h30)
«Réinventer le monde universitaire pour faire face aux défis actuels»
Quentin Gallea, PH.D, chercheur et chargé de cours à l’Entreprise for Society Center (UNIL/EPFL/IMD), critique le fait que le recrutement des professeur·es universitaires se fasse principalement sur la base de critères tels que «le nombre de publications scientifiques, [les] citations et le prestige académique des revues dans lesquelles les articles ont été publiés». Monsieur Gallea et le Professeur Guido Palazzo (HEC Lausanne, Unil), ont ainsi proposé «une nouvelle méthode d’évaluation basée sur l’impact. Une méthode qui prendrait en compte les publications scientifiques mais aussi l’utilité de la recherche pour atteindre les objectifs de développement durable, les activités de communication, ainsi que toutes les activités d’enseignement au sein de l’université et au-delà».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mai 2023
12Mai2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mai 2023
11Mai2023
Politique des hautes écoles
le DFAE va devoir trouver une nouvelle personne chargée des négociations entre la Suisse et l’UE
Livia Leu, Cheffe négociatrice suisse et secrétaire d’État, quitte son poste fin août, après moins de trois ans en fonction et à la veille de négociations entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Livia Leu a dit que «la mission est partiellement remplie puisqu’elle termine le mandat exploratoire confié par le Conseil fédéral». (24 heures)
Roger Nordmann, Conseiller national PS/VD affirme qu’ «il y a un problème au DFAE. C’est la cinquième secrétaire d’état qui s’en va […] et à chaque fois […] qu’on pourrait s’approcher d’une solution […] on change le/la secrétaire d’état et comme ça c’est sûr qu’on arrive nulle part». (19h30)
Pour l’UE il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle et «le DFAE a annoncé qu’il allait «instituer une commission de sélection chargée d’évaluer les candidatures»». Alexandre Fasel, représentant spécial pour la diplomatie scientifique à Genève, semble être le candidat favori à la succession de Livia Leu. (le Temps)
Les assistant·es d’enseignement à l’IHEID lancent une pétition demandant de meilleures conditions salariales
Les assistant·es d’enseignement de l’Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID) ont tiré le signal d’alarme sur leurs conditions salariales en novembre, ce qui avait donné lieu à «trois séances de concertation […] sous l’égide de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (Ocirt)» sans néanmoins produire le moindre résultat. (Le Courrier)
Ces assistant·es ont lancé une pétition qui s’adresse au Grand Conseil et à l’IHEID demandant de meilleures conditions de travail. (20 minutes)
Le programme Erasmus+ risque une réduction de budget
Le budget de l’Union européenne préoccupe les eurodéputé·es, qui expriment l’urgence à adopter des mesures afin de limiter les réductions des dépenses dans des programmes tels qu’Erasmus+. La Commission des Budgets «devrait présenter le projet de budget annuel 2024 à la fin du mois de mai et proposer un réexamen ou une révision du cadre financier pluriannuel (CFP) en juin, ainsi qu’une nouvelle série de sources de revenus de l’UE avant fin 2023».
«Les diplômé·es universitaires vont-ils être viré·es par l’IA?»
«L’Observatoire du marché du travail de la Suisse orientale, d’Argovie, de Zoug et de Zurich (Amosa) a mené une étude […] [en analysant] comment l’automatisation, la numérisation et l’IA ont modifié le marché du travail au cours de la dernière décennie – et comment cela va évoluer». Selon les auteur·es de l’étude «un niveau de formation élevé ne protège pas contre les lacunes au niveau des compétences […], de nombreux emplois nécessitent de plus en plus de compétences en matière d’analyse de données et de connaissances en programmation – des atouts que même les diplômé·es universitaires n’ont pas à la base».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 mai 2023
10Mai2023
Politique des hautes écoles
Une étude conclue que les étudiantes ne veulent pas de carrière. Maintenant les critiques sont arrivées.
Dans l’article paru dans le SonntagsZeitung le 07.05.2023, deux chercheuses avaient conclu que si les étudiantes de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et de l’Université de Zurich (UZH) «font moins carrière, c’est parce qu’elles ont moins d’ambitions professionnelles. La discrimination et/ou des conditions plus difficiles ne jouent aucun rôle». Cela a entrainé énormement de critiques, d’autant plus que comme l’une des chercheuse à la tête de cette étude, Madame Osterloh, a confirmé, l’étude «n’a pas encore été évaluée et vérifiée par d’autres scientifiques».
Sarah Scheidmantel, doctorante à l’UZH, a été une des participantes à l’étude. Elle avoue qu’ «[elle a] envisagé d’interrompre l’enquête, car elle était truffée de questions suggestives […] et qu’on ne montre pas que [les] descriptions [dans les questions] sont stéréotypées […]». Elle ajoute que «[l]e fait que les femmes soient expulsées de l’Académie parce que l’environnement de travail est discriminatoire, dangereux, toxique et non amical pour le loisir et la famille est complètement ignoré dans l’étude».
Kathrin Bertschy, Coprésidente de l’association «alliance F» dit que «l’étude ne donne pas de conclusion sur la question de savoir si cette vie apparemment ambitieuse en tant que second gagnant est vraiment le premier choix des femmes ou si elles s’adaptent simplement à la réalité». (watson, 08.05.2023)
Michael Hermann, Géographe politique qui dirige l’institut de recherche Sotomo, affirme que «[conclure] que les mesures d’égalité des sexes n’apportent rien, c’est faux […]» et que «[les] études montrent clairement que les femmes étudiées veulent travailler, même si elles ont des enfants». Comme Madame Scheidmantel, il critique certaines questions conçues par les deux chercheuses à la tête de l’étude controverse et dit que «[p]ar exemple, une carrière avec un taux d’emploi de 80 % n’est pas une option […]. On voit que ceux qui ont conçu le questionnaire travaillent avec des stéréotypes de rôles». (watson, 10.05.2023)
«Nouvelle initiative «plus modérée» lancée pour interdire l’expérimentation animale»
Après l’échec de l’initiative populaire pour «interdire l’expérimentation animale et humaine», une nouvelle initiative populaire a été lancée par les mêmes opposants et «publiée mardi dans la Feuille fédérale». La nouvelle initiative populaire demande l’interdiction des expérimentations animales «ainsi que deux pratiques annexes: la détention ou l’élevage des animaux à des fins d’expérimentation de même que le commerce d’animaux à ces fins». Cette initiative parait plus modérée que la précedente en ce que cette fois «[…] le nouveau texte ne parle plus d’interdire les expérimentations humaines, ni l’importation de marchandises testées sur des animaux».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mai 2023
9Mai2023
Politique des hautes écoles
«Comment l’Arabie saoudite achète des chercheurs»
Certains instituts de recherche d’Arabie saoudite se retrouvent sous la loupe après la découverte de «méthodes discutables» pour attirer des scientifiques. En effet, ces instituts «semblent s’arranger pour que des scientifiques renommé·es changent d’affiliation principale, parfois en échange d’argent et bien souvent sans obligation d’effectuer, en contrepartie, un travail significatif». Ainsi, «le nombre élevé de chercheur·es très cité·es est la principale raison pour laquelle certaines universités saoudiennes sont classées parmi les 150 meilleures du monde». Deux professeurs honoraires à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) feraient partie des chercheur·es qui ont changé leur affiliation principale en Arabie saoudite.
L’un des deux professeurs de l’EPFL concernés c’est Monsieur Pierre Magistretti, Professeur émérite à l’EPFL, ainsi qu’aux universités de Lausanne et Genève. Il précise qu’il «a désormais son laboratoire de recherche à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST) dans la périphérie de Djeddah», et que le KAUST est souvent confondu avec l’Université du roi Abdulaziz (KAU). Ça serait en effet le KAU qui adopte les pratiques discutables précédemment mentionnées.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mai 2023
8Mai2023
Politique des hautes écoles
Les défis posés par ChatGPT et les actions menées par certaines universités en Suisse
Le système éducatif doit faire face à 5 défis posés par ChatGPT: l’évaluation des étudiant·es, la fraude scientifique et la triche, l’absence de transparence sur les sources, une protection des données insuffisante et l’absence de régulation. Marika Fenley, conseillère pédagogique de l’Université de Neuchâtel (Unine), affirme que l’Unine se dit plutôt ouverte à ChatGPT, en adoptant une approche d’anticipation plutôt que d’interdiction de ChatGPT, à travers la publication de conseils pour son utilisation sur le site web de l’université. Jean-François van de Poël, directeur adjoint du Centre de soutien à l’enseignement de l’Université de Lausanne, «indique que l’université s’apprête, elle aussi, à publier des recommandations». (ARCINFO)
A l’Université de Zurich (UZH), «certaines facultés ont pris des mesures contre le Chat-GPT dès le semestre d’automne dernier». Thomas Hidber, responsable du développement de l’enseignement à l’UZH affirme que «dans ce contexte, tous les formats d’examen et les évaluations vont changer». Néanmoins, Rita Ziegler, du service de communication de l’UZH, explique qu’une prise de position de l’université n’arrivera que dans un ou deux mois. (zsonline)
Manque de femmes dans les hautes écoles: c’est un choix des femmes elles-mêmes
Deux chercheuses ont été chargées «par l’Université de Zurich d’étudier les raisons pour lesquelles les femmes étaient si peu représentées dans les hautes écoles». Par exemple, dans une discipline typiquement féminisée comme la médecine vétérinaire, «la part des femmes au niveau du bachelor est de 82% à Zurich, mais elle n’est plus que de 27% au niveau des postes de professeur·es ordinaires». Une enquête à grande échelle (10’000 participant·es) a été alors menée à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et à l’Université de Zurich (UZH), et la conclusion est que de «nombreuses étudiantes n’ont pas ou n’ont que peu d’ambitions de carrière». Si «les femmes travaillant dans des disciplines masculines ont des ambitions de carrière beaucoup plus grandes» (39%), «les femmes qui étudient dans des disciplines féminines sont plutôt favorables à l’image traditionnelle de la famille, dans laquelle l’homme est le principal soutien de famille» (81%). (SonntagsZeitung)
Ainsi, «ce constat expliquerait le succès limité des mesures actuelles en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes». (20 minutes)
Les deux chercheuses concluent que «l’appel à des quotas de femmes ou à une garde d’enfants à prix réduit repose sur l’hypothèse que la sous-représentation des femmes dans les postes supérieurs disparaîtrait si elles bénéficiaient d’un traitement préférentiel en termes d’opportunités de carrière et de responsabilités familiales. Mais d’après [leurs] constatations, cette hypothèse n’est pas fondée» . Néanmoins, elles estiment que des actions doivent être faites pour les doctorantes ayant des enfants. En plus, les deux chercheuses estiment que lors de la nomination pour le poste de professeur·e, le tirage au sort serait le mécanisme plus juste non seulement envers les femmes mais aussi pour les hommes. (SonntagsZeitung)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 mai 2023
5Mai2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mai 2023
4Mai2023
Politique des hautes écoles
SECO: Le système éducatif répond aux besoins du marché du travail
Lors d’un entretien avec le groupe de presse Tamedia, Boris Zürcher, chef de la direction du travail du SECO, s’est exprimé sur la question de l’état actuel du marché du travail en Suisse. En particulier, M. Zürcher «rejette les critiques décrivant un système éducatif déconnecté du marché du travail […]. Nous formons manifestement dans les hautes écoles, tant décriées, des gens qui sont demandés sur le marché du travail. En comparaison, les universitaires sont nettement moins nombreux à être inscrits au chômage, travaillent plus et plus longtemps, au-delà de l’âge de la retraite».
Résultats et mesures concernant l’enquête relative à l’école inclusive menée par le Département de la formation du canton Vaud
Le Département de la formation (DEF) du canton de Vaud a mené une enquête relative à l’école inclusive en Suisse auprès des directeur·trice·s et doyen·ne·s d’établissements scolaires. Parallèlement, des visites d’écoles ont été faites par Frédéric Borloz, Conseiller d’État en charge de l’Enseignement et de la Formation. L’enquête révèle «[une forte] adhésion au principe même d’une école publique qui s’adapte à tous les profils d’élèves»,d’une part, et «une augmentation forte de la charge de travail des enseignants», de l’autre. De plus, «85% pensent, […] que les profs ne sont pas assez formés pour répondre à la diversité des besoins de leurs élèves». M. Borloz a promis «des mesures concrètes pour corriger et améliorer le système», qui seront connues en août, avant la rentrée.
Rayon limité pour les fumeur·es dans l’université et les hautes écoles genevoises
Le Grand Conseil genevois avait voté en janvier 2022 la disposition concernant l’interdiction de fumer dans certaines zones extérieures, «mais elle [n’avait] pas encore été appliquée faute d’une adaptation du règlement de la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics». A partir du 1er juin prochain cette disposition entrera en vigueur grâce à la nouvelle définition des «modalités concrètes de l’extension de l’interdiction de fumer dans certains espaces extérieurs», parmi lesquelles l’application de l’interdiction «dans un rayon de 9 mètres de toute porte ou fenêtre de […] bâtiments [concernées] […]. Le règlement prévoit une interdiction totale de fumer dans les limites des terrains extérieurs des structures d’accueil préscolaire et des établissements scolaires, y compris l’université et les hautes écoles».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mai 2023
3Mai2023
Politique des hautes écoles
Interview avec le Président de l’EPFZ, Joël Mesot, et le Président de l’EPFL, Martin Vetterli
Dans un interview en duo, le Président de l’EPFZ, Joël Mesot, et le Président de l’EPFL, Martin Vetterli admettent qu’une concurrence entre les deux écoles polytechniques fédérales (EPF) existe, mais que la collaboration l’emporte, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transition énergétique et écologique. Cela est visible du moment où les deux EPF «proposent de créer une task force scientifique permanente à laquelle les autorités mais également la société pourraient s’adresser pour débattre des défis les plus urgents». De plus, une des priorités des deux EPF est «d’établir des liens forts et durables entre les régions linguistiques. Les programmes de formation qu'[ils dirigent] prévoient des stages d’au moins un semestre, si possible une année, dans l’autre école». Sur la question des relations avec l’Union européenne après l’échec de l’accord institutionnel, ils se disent inquiets du moment où «le statut d’un pays tiers [au sein du programme Horizon Europe] n’est pas en accord avec l’ambition que l’on souhaite pour les écoles polytechniques».
«Le Valais veut avoir son université en 2027»
UniDistance, avec son siège à Brigue, a actuellement le statut d’institut universitaire et compte plus de 2300 étudiant·es. La formation est donnée à distance, alors que la recherche est menée sur place. UniDistance vise néanmoins à acquérir le statut d’université en 2027 et pour cela, des pas importants ont été réalisés: un financement du canton de Valais de 11 millions de plus pour la période 2022-2025 et la nomination d’une nouvelle rectrice, la Professeure Karin Moser. Stéphane Pannatier, Directeur administratif d’UniDistance, affirme que le défi sera d’atteindre «la même qualité que les autres universités».
Le Parlement européen est favorable à ce que la Suisse devienne membre d’Erasmus+
La Suisse ne fait plus partie du programme Erasmus+ depuis 2014, néanmoins elle a participé «à certaines parties d’Erasmus+ en tant que partenaire égal, comme l’initiative des universités européennes». L’Union des étudiants européens estime que le programme de mobilité Suisse-Europe n’est pas suffisant. Le Parlement européen est prêt à ce que la Suisse devienne membre à part entière d’Erasmus+, processus qui pourrait s’avérer rapide grâce au fait que la Suisse «dispose de toutes les structures nécessaires». Le Parlement européen souligne néanmoins que «les Suisses [ne] pourront [pas] choisir les parties d’Erasmus+ auxquelles ils-elles souhaitent participer».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mai 2023
2Mai2023
Politique des hautes écoles
« Réformer », le projet des cantons romands pour encourager la formation de médecins généralistes
«Pour assurer les besoins médicaux de ces 15 prochaines années, les cantons romands veulent mieux piloter la formation postgrade des médecins. L’objectif: diminuer le nombre de spécialistes et augmenter celui des généralistes.»
Témoignages sur la situation de précarité des personnes en études
Quelques témoignages de la communauté estudiantine revèlent la situation de précarité de personnes en études, aggravée par l’inflation. Émilie Rosenstein, chercheuse à l’Observatoire des précarités, dit qu’en comparaison internationale les études en Suisse sont plutôt abordables, néanmoins le coût de la vie très élevé donne lieu à de grandes disparités.
«Etudiant convoqué à deux examens en même temps»
Inscrit en même temps en troisième année de bachelor en relations internationales au Global Studies Institute (GSI) et en de deuxième année en sciences pharmaceutiques, un étudiant de l’Université de Genève «a reçu un zéro pour ne pas s’être présenté à un examen alors qu’il en passait un autre […]. [Il avait] demandé au Secrétariat des étudiants de la Faculté des sciences [s’il pouvait] être excusé pour juste motif ou si toute autre solution pouvait être trouvée». Suite à une réponse négative, il formule une opposition, qui sera rejetée par le doyen de la faculté. En effet, selon la faculté, une entrée en matière aurait pu être atteinte seulement «en cas de force majeure subie indépendamment de la volonté de l’étudiant, notamment un accident ou une maladie». L’étudiant en question va «faire recours à la Chambre administrative de la Cour de justice contre la décision de la faculté».
La vice-rectrice Micheline Louis-Courvoisier a répondu à l’étudiant qu’«[ils ne vont] pas pouvoir changer ce qui s’est passé, en revanche, cela ne devrait plus arriver. Elle ajoute que la complexité réglementaire, administrative et opérationnelle d’un double parcours ne devrait pas décourager une trajectoire académique exigeante et ambitieuse». Le porte-parole de l’Université de Genève, Marco Cattaneo, affirme que «[l]e dispositif «Talents pluriels» permet aux sportives et sportifs d’élite ainsi qu’aux artistes de demander des aménagements de cursus. À l’avenir, ce dispositif pourrait être étendu au cas particulier du double cursus».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 mai 2023
1Mai2023
Politique des hautes écoles
Master en «Digital Communication and Creative Media Production»
«La Haute Ecole spécialisée des Grisons et l’Université de Fribourg s’unissent pour proposer une nouvelle filière en communication digitale […]. Les cours seront donnés en bloc à partir du semestre d’automne 2023 et auront lieu à Coire, à Fribourg et à Zurich».
Le FNS maintient les suppressions. Interview avec Angelika Kalt, directrice du FNS
Angelika Kalt, directrice du Fonds national suisse (FNS), s’est dite «assez étonnée et même déconcertée» par l’appel à la dissolution du FNS lancé par Sacha Zala, historien et Directeur du centre de recherche Dodis. À l’affirmation de Zala, selon lequel le FNS ignore les besoins des sciences humaines et sociales, Angelika Kalt répond que le FNS «[consacre] près d’un tiers de [son] budget aux sciences humaines et sociales» et que «[c]es sciences se trouvent souvent dans une situation difficile dans les hautes écoles […]. Tant l’enseignement que la recherche sont négligés. C’est un problème structurel des hautes écoles, que le FNS ne peut pas résoudre».
Nombreuses demandes ont été adressées au FNS pour qu’il annule la suppression du programme doctoral Doc.CH, néanmoins Kalt affirme que pour l’instant cette suppression sera maintenue. Elle rappelle que le FNS soutient 4000 doctorants et que la suppression ne concerne que 50 postes de doctorants. Elle ajoute que les coupes budgétaires ne concernent pas uniquement les sciences humaines, mais également les sciences naturelles et la médecine, qui n’ont pas protesté à travers les médias mais en envoyant des lettres de protestation au FNS. Kalt affirme que «la recherche en Suisse est sous pression, car nous sommes presque entièrement exclus du programme de recherche Horizon Europe et que les perspectives financières sont très modestes. Dans cette situation difficile, les chercheurs devraient se serrer les coudes et ne pas poursuivre d’intérêts particuliers».
«La Haute école pédagogique de Schwyz a une nouvelle rectrice»
«Vice-rectrice de la Haute école pédagogique de Schwyz (PHSZ) depuis 2016[…], la Professeure Kathrin Futter a été élue rectrice de la PHSZ […]. Elle entrera en fonction le 1er septembre 2023, pour succéder au Professeur Dr. Silvio Herzog».
L’Université de Bâle sera occupée le 8 mai par le mouvement «End Fossil». L’EPFZ et l’UZH se montrent ouvertes aux occupations
Dans l’article paru dans le Courrier le 26.04.2023, le mouvement «End Fossil» (composé par les élèves et les étudiant·es) annonçait l’occupation des certaines universités parce que les activistes «demandent la fin de l’ère fossile et critiquent la formation dans les universités et les écoles». Le 8 mai ils occuperont l’Université de Bâle, et d’autres occupations sont prévues dans les institutions de formation à Zurich, Bâle et Berne.
Markus Gross, porte-parole de l’Ecole polytechnique fédéral de Zurich (EPFZ), dit que l’université est au courant de l’annonce de l’occupation et rappelle que «les chercheur·es de l’EPFZ développent des solutions technologiques pour lutter contre le changement climatique dans les domaines les plus divers. […] Les manifestant·es trouvent donc une oreille attentive à l’ETH». Toutefois, l’occupation de salles de classe et de cours ne rentre pas dans les actions tolérées.
Rita Ziegler de l’Université de Zurich (UZH) rappelle que l’UZH est également sensible à la question de la durabilité, qui est présente dans les recherches menées à l’UZH. Quant aux occupations, Ziegler dit qu’«[e]n principe, l’UZH tolère l’occupation de certains locaux par des étudiant·es pendant un certain temps, à condition que ni l’enseignement ni la recherche ne soient perturbés et qu’il n’y ait pas de dégâts matériels».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er mai 2023
28Avr2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 avril 2023
27Avr2023
Politique des hautes écoles
«Après les grèves, les occupations»
Un gymnase zurichois a été occupé par des activistes qui «réclament […] un système éducatif entièrement gratuit, incluant les études supérieures, les repas ou encore les trajets pour se rendre à l’école [et] aussi […] un système éducatif plus écologique».
Parallèlement, les activistes se plaignent que «les écoles et les universités nous apprennent principalement à bien fonctionner et à être productif·ve dans un système économique capitaliste» et que certaines branches d’études peuvent contribuer à la destruction environnementale.
Le mouvement mondial «End Fossil: Occupy!» a appelé «à une nouvelle vague d’occupations à partir du 2 mai et une occupation se prépare actuellement à l’université de Bâle».
«Le CNRS sanctionne deux chercheurs pour harcèlement»
Suite à une enquête, le CNRS a temporairement exclu deux chercheurs. «Les deux décisions ont été publiées au bulletin officiel de l’organisme public français de recherche scientifique le 13 avril».
La première affaire concerne un directeur de recherche du CNRS de Strasbourg qui «a été exclu pour un an assorti d’une période de sursis de six mois avec privation de salaire [..]. Il prépare un recours à l’encontre de la décision du CNRS devant le tribunal administratif. Parallèlement, les deux doctorantes [qui ont été harcelées] ont porté plainte pour harcèlement sexuel contre lui».
La deuxième affaire concerne un spécialiste des maladies neurodégénératives et chef d’équipe au sein d’une unité médicale de recherche, qui «a été exclu pour une période d’un an avec neuf mois de sursis». Sur une période de neuf ans, il aurait adopté des propos irrespectueux et inappropriés, dont certains étaient de «caractère sexiste ou raciste». Le chercheur a admis les faits.
La «cellule du signalement» du CNRS, créée en février 2022, a permis à trente-sept signalements d’être déclarés recevables et ont donné lieu à une enquête.
Décision du juge: le journaliste de la «Republik» n’a pas diffamé le professeur de l’EPFZ
Le 15 avril 2021 le magazine en ligne «Republik» a publié un article qui traitait de conditions problématiques à l’Ecole polytechnique fédéral de Zurich (EPFZ), et plus particulièrement d’un professeur. Cela a ensuite mené à un procès pénal au tribunal de district de Zurich où le journaliste qui a écrit l’article en 2021 a été accusé de diffamation, d’infraction à la loi fédérale sur la concurrence déloyale (LCD) et de publication de débats officiels secrets. Le défenseur du journaliste affirme que les «déclarations accusées sont tout à fait vraies et ne sont pas dénigrantes», provenant à la fois du rapport de 157 pages sur une enquête administrative commandée par l’EPFZ, d’entretiens et de recherches menées par le journaliste.
Le juge unique acquitte le journaliste de toute accusation en soulignant que «tous les passages jugés diffamatoires par la cour se retrouvent également dans [le] rapport et ont été jugés vrais et fondés par l’auteur de l’enquête […]. Et le tribunal n’a trouvé aucun indice d’une décision de confidentialité ou de secret concernant le rapport de l’enquête administrative […]. Il est évident que les événements survenus à l’EPFZ présentent un intérêt public».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 avril 2023
26Avr2023
Politique des hautes écoles
«Des chercheurs de l’EPFZ protestent contre l’UDC»
L’UDC affirme qu’«un oui le 18 juin prochain [pour la loi sur la protection du climat] coûterait 6600 francs par personne et par an». Ce chiffre a été repris d’une étude menée par des chercheurs de l’EPFL et du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) présent sur le site de l’EPFZ.
Le porte-parole de l’Empa, Michael Hagmann, «reproche à l’UDC de sortir les résultats de l’étude de leur contexte. Avancer que ce «scénario extrême» s’appliquerait en cas d’acceptation de la loi le 18 juin est «un raccourci inadmissible»». En effet, le chiffre de 6600 francs de surcoût par habitant se réfère au cas où la Suisse produirait et stockerait entièrement l’énergie nécessaire au sein du pays. Hagmann affirme que non seulement ce chiffre n’a «rien à voir avec la loi climat», mais encore que «la solution [sur le plan technique et économique] continue de passer par l’importation d’énergie. […] Et la condition de base, c’est une intégration dans le système énergétique européen». Hagmann rappelle que la Suisse souhaite conclure l’accord sur l’électricité avec l’Union Européenne depuis longtemps, mais cela ne se fera pas tant que la Suisse ne signe pas l’accord-cadre auquel, entre-autre, l’UDC s’oppose.
«Confirmation du numerus clausus en médecine»
«Les inscriptions en médecine humaine à l’Université de Bâle pour l’année académique 2023/24 ont dépassé de 297% les capacités. Les gouvernements des deux Bâle approuvent donc à nouveau la limitation du nombre d’étudiants au moyen d’un test d’aptitude».
Médecine du sommeil: un manque de programme d’études adéquat
Mauro Manconi, médecin et chef du service de médecine du sommeil de l’Ente Ospedaliero Cantonale (EOC), explique que, face à un nombre conséquent de la population adulte qui souffre de troubles du sommeil (10-20%), la Suisse est en manque de spécialistes pour affronter cette situation. Manconi affirme que «la médecine du sommeil s’est développée rapidement, mais les universités n’ont pas prévu un programme d’études adéquat. […] Il faut prévoir des cours spécifiques au sein des facultés ou même une spécialisation post-universitaire en médecine du sommeil. Si la politique en matière de formation ne prévoit pas de cours spécialisé, et si, d’autre part, aucun espace et investissement n’est prévu, nous ne pourrons pas faire face à cette vague, qui ne cesse d’augmenter».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2023
25Avr2023
Politique des hautes écoles
IA: quel est le rôle des universités et des autres instituts de recherche face aux entreprises?
«L’«AI Index 2023», publié par l’université de Stanford en collaboration avec plusieurs entreprises technologiques, note que «Alors que pendant plusieurs années, le monde académique a mené le développement de systèmes d’IA de pointe, entre-temps, l’industrie a résolument pris le relais». En 2022, elle a produit 32 modèles importants d’apprentissage automatique. Dans le monde académique, ils étaient trois.»
La professeure à l’Université de Saint-Gall en communication Miriam Meckel estime que le déséquilibre entre le monde académique et les entreprises n’est pas que quantitatif mais aussi qualitatif et se pose la question si le travail scientifique pourrait, dans un futur, être fait par l’IA . «Les universités doivent réfléchir pour justifier leur raison d’être.»
Pénurie de personnel qualifié: 2 des 8 mesures de l’Union patronale suisse concernent la formation
L’Union patronale suisse (UPS) a publié hier un catalogue de huit mesures pour faire face à la pénurie de personnel qualifié, et deux concernent la formation. L’une vise «l’introduction d’un diplôme de niveau bachelor et master dans le domaine de la formation professionnelle». L’autre vise à «une augmentation exponentielle des frais de scolarité au bout de dix semestres pour guider le choix des études vers des filières demandées sur le marché du travail, afin que la société n’ait pas à financer des frais de formation inutiles». Marco Taddei, responsable romand de l’UPS explique: «[…] former davantage de sociologues ou d’anthropologues par exemple n’est pas en adéquation avec les besoins du marché du travail.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 avril 2023
24Avr2023
Politique des hautes écoles
Interview avec Michael Schaepman, recteur de l’Université de Zurich
Le Recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman craint une potentielle réduction de 2% du financement fédéral du FNS, entre autes, une proposition qui est encore en consultation – d’autant plus que la Suisse n’est plus associée à Horizon Europe. La Confédération est censée compenser cette perte de fonds européens, mais premièrement, «il y a des grands retards» de paiement et deuxièmement, la Confédération paie une plus petite part des frais généraux («overhead»), c’est-à-dire les frais d’infrastructure et d’administration, que l’UE.
«Il nous manquerait chaque année des dizaines de millions [de francs] si toutes les sources de financement maintenaient leurs réductions – d’une part en raison de la baisse des cotisations, d’autre part en raison de l’augmentation des coûts – et ce, sur un budget total de près de 1,6 milliard de francs.
Par rapport à la croissance de l’Université, il estime que dans un futur, l’Université ne pourra pas couvrir toujours plus de disciplines. Une variante serait de créer une deuxième université complémentaire pour les branches qui n’ont pas besoin d’une université complète.
- financement public
- direction des hautes écoles
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- développement démographique
«Les «mini-cerveaux» sont en Suisse romande: un labo exceptionnel voit le jour à Genève»
«Le Campus Biotech de Genève accueille une nouvelle plateforme de recherche destinée à la mise au point d’organoïdes de cerveaux. Ces modèles ouvrent un champ prometteur pour la mise au point de diagnostics et de thérapies pour les maladies psychiatriques. […] La nouvelle plateforme va non seulement collaborer avec les chaires de l’EPFL, de l’Unige et de l’UNIL mais aussi avec les nombreux autres groupes associant recherches en neurosciences fondamentales et psychiatrie clinique, hérités du pôle national de recherche (NCCR) Synapsy.»
«La Grande-Bretagne veut un rabais spécial Brexit pour réintégrer les projets scientifiques de l’UE»
La Commission Européenne confirme que le Royaume-Uni (ne faisant plus partie du programme Horizon Europe depuis 2020, mais n’étant qu’un pays tiers) ne devra pas payer «des frais de participation rétroactifs pour les deux années qu’il a manquées dans le cadre de l’initiative de financement actuelle Horizon Europe». Néanmoins, le Royaume-Uni demande aussi que les «impacts résiduels» soient pris en compte, vu que les chercheur·es anglais·es ne sont plus à la tête de projets dans le programme Horizon Europe. L’Union Européenne ne souhaite pas traiter différemment un pays tiers des autres, mais une partie du gouvernement anglais montre l’envie d’abandonner toute collaboration avec le programme Horizon Europe et créer un Programme mondial de recherche britannique.
Fribourg: «Certificat Covid disproportionné»
«L’ordonnance du 14 septembre 2021 par laquelle le Conseil d’Etat fribourgeois a contraint les étudiants des hautes écoles à présenter un certificat Covid-19 pour pouvoir suivre l’enseignement en présentiel était disproportionnée et contraire à la Constitution. Dans un arrêt publié hier, le Tribunal fédéral (TF) a donné raison aux 22 étudiants qui avaient recouru contre ce texte en estimant qu’il relevait d’une obligation vaccinale cachée. […] Les étudiants de l’Université de Fribourg n’ont pas bénéficié, contrairement à leurs homologues d’autres cantons, dont Vaud et Genève, de la possibilité de se soumettre à des tests salivaires «poolés» (permettant d’analyser les échantillons de plusieurs personnes en une fois) et gratuits.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 avril 2023
21Avr2023
Politique des hautes écoles
«L’université n’est pas le meilleur lieu pour réfléchir»
L’historien et philosophe Konstantin Sakkas, qui travaille comme essayiste et critique littéraire, décrit le domaine des sciences humaines et sociales (Gesisteswissenschaften), qui, contrairement aux autres sciences et arts, ne sont pas orientées vers l’application, mais vers la théorie (lire, réfléchir et écrire). Il a l’impression que même les personnes qui ont le privilège d’avoir un poste non-précaire à l’université ne sont pas contents parce que leur travail comprend au moins 50% d’enseignement et d’administration. Il estime par ailleurs qu’une institutionnalisation du travail réflectif n’est pas une solution, car la réflexion profonde peut aussi aussi avoir lieu hors de l’université, car beaucoup de grands penseurs vivaient en précarité et/ou (ou avaient) «un vrai job» à côté.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 avril 2023
20Avr2023
Politique des hautes écoles
La procédure d’appel de l’Hôpital universitaire de Zurich suscite des critiques
Pour plusieurs postes de médecin-chefs, voire des professeur-es, la direction de l’Hôpital universitaire et le décanat de la faculté de médecine de l’Université de Zurich ont sélectionné directement des personnes au lieu de suivre une procédure d’appel publique. Selon des critiques, cette pratique est contraire à la pratique internationale, augmente le risque de copinage et décourage la relève interne. «Ce n’est qu’avec un appel d’offres public que les contribuables ont la garantie que la personne la plus appropriée sera effectivement nommée», estime l’ancien chef de clinique Roland Zimmermann.
«La réalité du casino de la finance est un tabou dans les universités»
Lors des crises financières de 2008 et 2023, la science financière a également échoué, affirme justement le professeur de finance Marc Chesney, professeur de finance mathémathique à l’Université de Zurich, qui met en cause entre autres, les trois paradigmes que la théorie économique dominante tient toujours pour acquis. L’auteur de l’article conclut: «Les instituts des finances des universités sont peut-être trop proches des grandes banques. C’est en tout cas l’impression que l’on peut avoir, car de nombreux instituts universitaires, ainsi que des professeurs, reçoivent des prestations pécuniaires du secteur financier. Certains instituts n’existent même que grâce au sponsoring des banques.»
«Accélérateur de particules géant dans le Grand Genève: pour convaincre, le CERN se met au vert»
«Décidément, nul n’échappe au développement durable. Le titanesque nouvel accélérateur de particules du CERN pourrait voir le jour d’ici 2040, entre Genève et France voisine. Pour convaincre de la nécessité de mener à bien ce projet à 20 milliards de francs, le centre joue la carte du vert.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 avril 2023
19Avr2023
Politique des hautes écoles
UE: Une proposition de l’extension du principe «Do No Significant Harm» est sur la table
Selon le principe « Do No Significant Harm » (DNSH) les candidat·es de certains programmes d’Horizon Europe sont invité·es à prouver que leurs recherches ne seront pas néfastes pour l’environnement. Ce principe, appliqué depuis quelques années, pourrait être étendu pour l’ensemble des projets d’Horizon Euorpe. Les milieux de la recherche craignent que cela entrave la recherche, y compris la recherche sur le changement climatique, aussi par rapport aux efforts administratifs nécessaires. «Trois ans après le lancement d’Horizon Europe, les candidats […] et même les bureaucrates ne savent toujours pas ce que signifie exactement le principe DNSH», souligne Kamila Kozirog, analyste politique à l’Association européenne de l’université (EUA).
18Avr2023
Politique des hautes écoles
Le langage inclusif – entre contrainte et interdiction
Les professeurs de l’Institut des systèmes mécaniques de la HES zurichoise ZHAW ont été surpris de constater que des corrections avaient été apportées à des textes d’auteur-rices sur leur site web – «manifestement sur ordre d’une instance supérieure» – dans le sens du nouveau «Guide du langage inclusif» interne à la ZHAW. Pour le journaliste la Weltwoche Hubert Mooser, «C’est un nouvel exemple de la manière dont les groupes de gauche déforment et démantèlent également notre langue au nom de l’égalité des sexes.»
La Conseillère nationale Therese Schläpfer (UDC, ZH) a déposé une motion parlmentaire visant à interdire le langage inclusif dans les écoles polytechnique fédérales.
Que valent les classement des universités?
«Chaque année, le classement de Shanghai, celui de Leiden, le Times Higher Education ou le QS évaluent des institutions du monde entier selon différents critères. Et la Suisse s’en sort plutôt pas mal… surtout les deux écoles polytechniques, l’EPFZ et l’EPFL. Le Point J se demande ce que valent ces rankings.»
«Crise de réplicabilité: quand la science doute d’elle-même»
Depuis une quinzaine d’années les scientifiques essaient de surmonter la difficulté de la replicabilité des résultats. Les domaines scientifiques les plus concernés sont la médecine, la biologie et surtout la psychologie. La cause de cette difficulté peut se retrouver d’une part dans les méthodologies inadaptées, et de l’autre dans «la propension des revues à ne publier que des résultats positifs et la culture du «publish or perish»». Pour pallier à cette crise, de nombreuses initiatives ont été mises en place, parmi lesquelles les outils pour une science ouverte (Open Science) ou le rapport enregistré (registered report) qui implique une validation de la recherche avant qu’elle soit menée.
La Rectrice de l’Université de Bâle reçoit le titre de docteur honoris causa
La Rectrice de l’Université de Bâle, Andrea Schenker-Wicki, a reçu le titre de docteur honoris causa de l’Asian University for Women (AUW) en début avril 2023 au Bangladesh. L’AUW a été créée en 2008 en tant que «première université d’Asie à se concentrer sur l’enseignement supérieur des femmes».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 avril 2023
17Avr2023
Politique des hautes écoles
«Pourquoi nous, scientifiques, soutenons la loi sur la protection du climat»
Sous l’initiative de l’expert du climat Reto Knutti (EPFZ), une lettre ouverte a été signée par plus de 200 scientifiques engagés dans la campagne pour la loi sur le protection du climat. «Nous, scientifiques, sommes préoccupés par ces évolutions et nous nous engageons à ce que les décisions en matière de politique climatique soient prises sur la base des meilleures informations disponibles.»
Michael Graber, Conseiller national (UDC, VS), et chef de campagne contre ladite loi, juge cette action comme légitime mais «la science ne doit pas dicter la politique.» Par ailleurs il estime certains aspects «contraire à la vérité», et traite Reto Knutti d’«activiste». Ce dernier estime qu’il est également le rôle des sciences modernes de faire du fact-checking et regrette une désinformation ciblée lors de cette campagne, répandue sur les sites web de certains partis politiques.
«La dure réalité du harcèlement sexuel dans les hôpitaux»
«Les hôpitaux et les facultés de médecine commencent enfin à admettre qu’ils ont un problème de harcèlement sexuel. Si plusieurs mesures ont été prises, les changements de pratique s’annoncent longs. Deux femmes racontent comment leur vie a été bouleversée alors qu’elles étudiaient la médecine en Suisse.»
Réactions à la proposition de «dissoudre» le FNS
L’interview avec l’historien Sacha Zala «Wir müssen den Nationalfonds auflösen» de la NZZ am Sonntag (09.04.2023) a motivé trois personnes à rédiger des courriers de lecteurs-rices.
- Arlette Neumann-Harmann regrette le manque d’instrument encourageant des projets de recherche en sciences humaines et sociales («Geisteswissenschaften»).
- Sämi Ludwig écrit qu’il est d’accord avec Sacha Zala sur l’idée que le FNS n’est pas adapté au fonctionnement des sciences humaines et sociales.
- Jürg Keller regrette le manque de pertinence des recherches en sciences sociales et humaines en Suisse. Il se pose les questions: Qu’est-ce qu’il se passe dans ces facultés? Et comment leur «stérilité» peut être adressée par une dissolution du FNS?
Comment les hautes écoles et les universités gèrent-elles l’utilisation de ChatGPT?
Une étudiante en master dans une université suisse affirme d’avoir réussi ses examens avec une note de 5,5 en utilisant ChatGPT et à l’aide d’un examen précédent, qui contenait 80% des mêmes questions. «Les universités devraient faire de même. Le système d’examen actuel est une blague, il est complètement dépassé».
Au niveau fédéral, il n’y a pas (encore) de règle concernant le ChatGPT. L’université et les HES fribourgeoises sont en train de faire face à la pratique du corps estudiantin de ChatGPT, surtout pour ce qui concerne son utilisation lors des examens et des épreuves écrites.
«Les climatosceptiques se faufilent dans les revues»
Carl Schleussner, membre de l’institut de recherche Climate Analytics, affirme que «l’explosion récente du nombre de […] «revues prédatrices» crée des problèmes qui sont exploités par les climatosceptiques». En plus, les climatosceptiques appuient leurs propos en citant des travaux scientifiques, comme cela a été le cas pour le géologue Sebastian Luening qui a cité le travail du paléoclimatologue Nathan Stansell pour exprimer sa position climatosceptique. Stansell a commenté l’article de Luening en le jugeant «parsemé de désinformation, de mauvaises interprétations et de biais».
La Suisse et le Canada signent une déclaration commune sur la science, la technologie et l’innovation
«Le 14 avril 2023, le conseiller fédéral Guy Parmelin et le ministre canadien de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François‑Philippe Champagne, ont convenu de renforcer les partenariats de recherche entre la Suisse et le Canada en matière de science, de technologie et d’innovation.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 avril 2023
14Avr2023
Politique des hautes écoles
Nouvelle motion pour des bachelors et masters professionnels
Matthias Samuel Jauslin, Conseiller national (PLR, AG) et et entrepreneur, s’engage pour que les professionnels suisses hautement formés puissent porter le titre de «Professional Bachelor» et «Professional Master». Avec sa motion «Équivalence des titres pour la formation professionnelle supérieure», il sohuaite donner une nouvelle impulsion à la discussion sur les deux titres : «nous chargeons le Conseil fédéral de revaloriser les diplômes de la formation professionnelle supérieure en inscrivant dans la loi les désignations de titres qui établissent une équivalence de titre et de niveau avec d’autres désignations de titres – en Suisse et à l’étranger.»