Des députés valaisans de droite ont déposé un postulat demandant que l’utilisation de l’écriture inclusive à la HES-SO Valais cesse. Selon ces députés, «des professeurs exigent que les travaux soient écrits [en utilisant le point médian]» et pointent du doigt une «position idéologique». «Les postulants rappellent que l’Académie française condamne cette manière de faire et que le Grand Conseil a demandé à l’Etat de ne pas utiliser cette manière d’écrire […]. La socialiste Emilie Teixera indique que ce postulat n’est pas applicable, car la HES-SO Valais est une entité autonome. Elle déclare que cette école recommande l’écritur inclusive, mais ne l’impose pas […]. Le postulat a été accepté par 85 voix contre 38 et 2 abstentions. Il est transmis au Conseil d’Etat pour réponse.»
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
17Juin2024
Politique des hautes écoles
Bilan des mobilisations pro-palestiniennes dans les universités suisses
Après la fin des occupations pro-palestiniennes dans les universités de Lausanne (UNIL) et Genève (UNIGE), les étudiants·es sont déçu·es par les promesses non tenues des institutions, mais restent déterminé·es, juge la journaliste du Courrier Maria Pineiro. Les engagements, comme la mise en place d’une commission pour analyser les liens académiques avec Israël, n’ont pas été réalisés, selon un militant de la Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) de l’UNIL. Malgré la baisse de la visibilité médiatique, les étudiant·es continuent leurs actions et discussions, en parallèle des examens, pour obtenir un boycott académique d’Israël et un cessez-le-feu immédiat. La forme des futures mobilisations pro-palestiniennes dans les universités reste à définir, mais un membre de la CEP EPFL assure que cela «[…] devrait continuer d’être totalement pacifique».
- engagement politique
- rôle des universités
- profil – universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
La grève féministe fait étape à l’UNIL
La grève féministe a eu lieu le 14 juin 2024 dans plusieurs villes suisses : «A Lausanne, la mobilisation pour les droits des femmes se décline en plusieurs actions toute la journée, notamment sur le campus de l’UNIL, et en soirée avec le grand cortège prévu vers 18h30 […]. Sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL), des discours, des tables rondes, des ateliers, un repas collectif et ensuite un défilé en direction du centre-ville pour rejoindre la manifestation principale étaient organisés entre 10h30 et 17h00 environ.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 juin 2024
14Juin2024
Politique des hautes écoles
Seule une minorité des thérapies testées sur les animaux finit par être autorisée pour les humains
«Seule une thérapie sur 20 testée sur des animaux finit par être autorisée pour les humains, selon une étude de synthèse inédite de l’Université de Zurich. Celle-ci a compilé les résultats de 122 études sur 367 thérapies différentes pour 54 maladies humaines.»
Rolf Holderegger, nouveau directeur du WSL
«Le 14 juin 2024, le Conseil fédéral a nommé Rolf Holderegger au poste de directeur de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Rolf Holderegger, âgé de 59 ans, est actuellement chef de l’unité de recherche Biodiversité et écologie de la conservation du WSL et professeur titulaire à l’EPFZ. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er octobre 2024»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juin 2024
13Juin2024
Politique des hautes écoles
«Virtuosité et excellence ont un prix!»
«[La] chroniqueuse Estelle Revaz ne cache pas son incompréhension face aux velléités gouvernementales de coupes budgétaires dans les domaines de la formation et de la recherche. L’élu socialiste au Conseil national estime qu’être les champions du monde du frein à l’endettement ne peut pas être une fin en soi».
Étudier sans maturité dans l’Université de Bâle
Le Grand Conseil bâlois a décidé de permettre aux personnes sans maturité qui ont plus de 30 ans de suivre des études à l’Université de Bâle avec un examen d’entrée. Les universités de Berne et de Lucerne permettent déjà un tel accès aux études.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 juin 2024
12Juin2024
Politique des hautes écoles
«Soupçon de mobbing : un professeur quitte l’EPFZ»
Un jeune professeur assistant du département de technologie de l’information et d’électrotechnique de l’EPFZ a été accusé d’avoir «exploité ses collaborateurs et étudiants, les [mettant] sous forte pression et les [rabrouant régulièrement]», ce qui a conduit à des accusations de harcèlement moral. Une enquête externe a été lancée, dont les résultats, bien que disponibles seulement en interne, semblent confirmer ces problèmes.
L’EPFZ a annoncé par courriel que le professeur quittera l’institution fin novembre, sans indemnité de départ. Dans le courriel on lit que le professeur «a décidé, «sur la base des résultats du rapport» et «après des discussions avec le président et la vice-présidente pour le développement du personnel et le leadership», de poursuivre sa carrière professionnelle en dehors de l’ETH Zurich». Le professeur, «déjà […] [remarqué pour] un comportement fautif fautif lors de son précédent emploi à l’étranger», quitte l’EPFZ à la fin de sa première période d’engagement de quatre ans.
L’EPFZ affirme avoir «réagi rapidement après les premières réclamations» et souligne les progrès réalisés depuis d’autres incidents similaires, notamment le cas de la Professeure d’astronomie Marcella Carollo, «qui avait également été accusée de harcèlement moral en 2017».
Grisons : «Plus de liberté décisionelle pour les hautes écoles»
«La Haute école spécialisée des Grisons (FHGR) et la Haute école pédagogique (PHGR) obtiennent une plus grande marge de manœuvre dans l’organisation de leur offre de formation […]. Le [Grand Conseil à Coire] a adopté la révision partielle de la loi sur les hautes écoles et la recherche […]. La décision a été prise à l’unanimité par 104 voix […] et sans abstention. Avec cette révision, le gouvernement et le Parlement réagissent à la concurrence croissante entre les hautes écoles – en Suisse et au niveau international. Grâce à une plus grande marge de manœuvre décisionnelle, les deux écoles doivent devenir plus compétitives. Les hautes écoles peuvent désormais décider elles-mêmes des filières qu’elles souhaitent introduire ou, le cas échéant, supprimer. Jusqu’à présent, cette compétence relevait du gouvernement cantonal. De plus, les hautes écoles peuvent désormais proposer des filières d’études en dehors de leurs priorités de formation définies par la loi.» Par exemple, la FHGR «pourra également proposer à l’avenir une filière «soins infirmiers HES» […]. La révision de la loi sur les hautes écoles et la recherche est soumise au référendum facultatif. Si celui-ci n’est pas saisi, elle devrait entrer en vigueur début 2025.»
L’Unil dans les médias
«Conflict in the Middle East: information from the UNIL Rectorate»
«n May 2024, UNIL – like other university institutions in Switzerland and abroad – was the location for various events in support of the Palestinian cause. These events prompted a range of different reactions at the cantonal and national levels, not only within the UNIL community but also in the media and the political sphere, and on social media. The UNIL Rectorate feels that this is an appropriate moment to reiterate its position and provide information on the actions it has taken, in addition to several communications it has already published. »
Revue de presse UNIL 12 juin 2024
11Juin2024
Politique des hautes écoles
L’association des médecins de famille demande 200 millions pour encourager la relève
«Pour éviter une pénurie dramatique, l’association des médecins de famille demande 200 millions de francs pour de nouvelles places d’études et la promotion de la relève. […] L’argent sera prélevé sur un fonds de la Confédération et des cantons pour la formation, la recherche et l’innovation et sera versé au cours des quatre prochaines années à des fins spécifiques. Pour que le nombre de places d’études en médecine soit augmenté de 1300 à 1800, 100 millions devraient aller aux universités. Les quelque 100 millions restants doivent notamment être versés aux programmes de formation postgraduée existants afin qu’ils augmentent le nombre de postes d’assistants au cabinet médical de 280 aujourd’hui à 720 désormais.»
Lorsque la lutte pour la liberté académique a conduit à des morts
Pascal Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, rappelle que le débat sur la liberté académique n’a rien de neuf. «L’Allemagne était convaincue que la science et la politique pouvaient être soigneusement séparées. Les libéraux suisses étaient moins puristes. Pour eux, la liberté académique était aussi un instrument permettant d’imposer leur agenda progressiste contre les forces conservatrices et ecclésiastiques.»
Moins brutal qu’à l’époque du Putsch de Zurich 1839, «les positions [à l’heure actuelle] sont autant plus confuses. Au lieu de critiquer la Bible, les amis des Palestiniens veulent bannir le sionisme de l’université et leurs plus farouches opposants le post-colonialisme. Les deux groupes invoquent la liberté de la science, le premier en surchargeant le concept de manière politique, le second de manière puriste. Pour renforcer la liberté de la science, nous aurions besoin aujourd’hui de plus de libéraux conséquents comme le conseiller d’Etat Charles Neuhaus [qui s’opposait à l’idée d’avoir des professeur-es qui sont des «simples valets»] et de chercheurs audacieux comme le critique biblique [David Friedrich] Strauss» qui, en 1839, avait interprété les miracles de Jésus comme des mythes en utilisant des méthodes philologiques et critiques, provoquant la colère des théologiens fidèles à la Bible.
- sciences humaines et sociales
- liberté académique
- recherche – méthodes et outils
- conflit israélo-palestinien
Un laboratoire dédié à la gestion de l’eau
«Le HES-SO Valais-Wallis et le pôle d’innovation BlueArk ouvrent un laboratoire de recherche sur l’eau pour répondre aux enjeux du changement climatique.» En effet, comme l’indique le Directeur de la HES-SO Valais-Wallis, François Seppey, face aux nombreux défis climatiques tels que les pluies diluviennes ou les sécheresses, «les collectivités doivent pouvoir s’adapter et anticiper». C’est dans l’urgence de pallier au manque de données et «de coordination entre les différents acteurs» qu’une antenne académique a été ouverte au Châble, avec «l’ambition de «développer des outils numériques pour monitorer l’eau» afin d’en faire un meilleur usage». Dans le but de développer les connaissances dans le domaine de l’eau, le laboratoire sera également responsable de «la formation continue des gestionnaires de l’eau».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juin 2024
10Juin2024
Politique des hautes écoles
A Bâle, le dialogue entre activistes pro-palestinien-nes et la direction universitaire est-il voué à l’échec?
Markus Wild, professeur en philosophie, a offert ses services de médiateur dans le conflit du collectif Unibas4Palestine avec la direction universitaire. Ce dialogue n’a pour l’instant pas eu lieu, le porte-parole universitaire affirme que la direction n’était pas prête à discuter d’un arrêt de la coopération avec les universités israéliennes. «C’est la principale revendication des activistes d’Unibas4Palestine, mais ce n’était pas le contenu premier de la tentative de dialogue», comme l’explique le médiateur Markus Wild. «L’objectif du plan d’action que j’ai élaboré était de réintroduire certains thèmes de la protestation dans le débat universitaire et académique. Ensemble, je voulais par exemple réfléchir avec les étudiants à ce que sont et pourraient être les principes éthiques de la coopération scientifique de l’université de Bâle.»
Il souligne qu’il était également établi qu’il ne s’agissait pas «ad hoc» de la guerre de Gaza ou même de l’État d’Israël, mais de principes généraux. Selon le plan d’action, la situation actuelle au Proche-Orient pourrait toutefois être davantage intégrée dans les l’offre d’enseignement et le cadre universitaire. «J’ai remarqué que les étudiants veulent en parler, cela les préoccupe beaucoup». Mais cela nécessiterait de la confiance mutuelle. Le plan d’action de Markus Wild prévoit que les étudiant-es ne se présentent pas comme membre du collectif, étant donné que celui-ci ne contient pas seulement des étudiant-es universitaires. Mais les activistes auraient choisi de garder la force du mouvement pour ne pas être accaparés. Par ailleurs, la question des conséquences de la participation à des occupations ou à des manifestations préoccupe actuellement l’université à différents niveaux.
«L’EPFZ refuse l’admission d’étudiants russes en raison des sanctions de l’UE»
L’EPFZ refuse d’accepter des étudiant·es russes, craignant que leurs connaissances ne soient utilisées à des fins militaires en Russie, malgré qu’ils remplissent les conditions formelles d’admission. Cette décision est vue comme une «violation fondamentale de la liberté scientifique» par Irina, une des trois étudiant·es russes interviewé·es par le «Blick». Irina pense que cette mesure «conduirait dans certaines circonstances à ce que les jeunes critiquant Poutine soient poussés à retourner dans les bras du régime».
«[L]’EPFZ confirme que les candidats russes sont soumis à un examen critique en raison des soi-disant règles de contrôle des exportations et des mesures de sanction de la Confédération. Ce n’est pas l’EPFZ qui fixe les règles, explique la porte-parole Vanessa Bleich. C’est plutôt la Confédération qui a repris les sanctions de l’UE contre la Russie. L’Ecole se défend contre le reproche d’une «sanction collective». Chaque candidature est examinée individuellement. Selon Vanessa Bleich, l’EPFZ se base sur «le parcours académique, la spécialité concrète et le centre de vie» des candidats […]. L’EPFZ utilise […] un moteur de recherche recherche interne concernant des sanctions qu’elle avait déjà développé en mai 2022. Celui-ci permet de rechercher dans le CV d’un candidat des points de contact avec des institutions ou des personnes sanctionnées.»
L’interprétation des sanctions semblerait pourtant varier au sein des hautes écoles : Danyil, un des trois étudiant·es russes interviewé·es par le «Blick», «a entre-temps obtenu une place dans une autre université suisse: l’EPFL à Lausanne». Emmanuel Barraud, porte-parole de l’EPFL, explique que l’EPFL «s’appuie sur la liste des sanctions établie par le Conseil fédéral».
«Le CHUV se cherche un nouveau directeur»
L’EPFL renforce sa présence en Valais avec un nouveau pôle dédié à la transition énergétique
L’EPFL annonce la création d’un pôle de recherche et d’innovation en Valais, dédié à la transition énergétique verte. Martin Vetterli, Président de l’EPFL, souligne l’«engagement fort» de l’EPFL dans la «durabilité, les énergies vertes, les énergies renouvelables et le management des systèmes énergétiques.»
Le choix du Valais s’explique par trois étapes précédentes : la chimie verte, les sciences de l’environnement et les énergies vertes et renouvelables. Une collaboration «excellente» avec le canton du Valais et la HES-SO a également été déterminante, surtout parce que le canton du Valais investira 4 millions de francs par an dans ce projet. Une raison secondaire du choix du Valais est liée à un manque de place sur le campus de l’EPFL à Lausanne.
La situation financière de la Confédération, bien que réduisant le budget des EPF, permet encore des investissements majeurs, mais le soutien des cantons permet de développer des projets supplémentaires. Le développement du campus de l’EPFL à Sion se fera sur un horizon de 4 à 6 ans, avec des plans pour accueillir les nouveaux collaborateur·ices. (rts.ch / Forum)
En particulier, six nouvelles chaires seront ajoutées au campus valaisan, portant le nombre total à plus de 20 et augmentant le personnel à potentiellement 450 collaborateur·trices. Deux chaires sont déjà en cours, une troisième sera bientôt mise en place, et les autres suivront d’ici 2032. (rts.ch/info)
L’Unil dans les médias
«Notre liste de noms de profs bossant avec Israël est juste un état des lieux»
««Intimidation» et «mise au pilori»: après sa liste des chercheurs de leur institution qui travaillent avec des universités israéliennes, le collectif d’occupation de l’UNIL est accusé de tous les maux. Interview d’Anna, l’une des membres du groupe pro-palestinien.»
Revue de presse UNIL 10 juin 2024
7Juin2024
Politique des hautes écoles
Publication d’un rapport sur les rapports de l’Université de Genève avec les universités d’Israël
Selon la Tribune de Genève, le document présenté par la Coordination des étudiants pour la Palestine (CEP) «n’est pas vraiment explosif. Il reconnaît que l’UNIGE ne participe pas directement à l’effort de guerre d’Israël. […] Mais l’institution genevoise «collabore avec des universités qui le font», regrettent les étudiants [de la CEP], qui disent n’avoir pas encore eu accès à tous les documents demandés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juin 2024
6Juin2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle demande l’identification de certain-es manifestant-es
L’Université de Bâle a demandé à la police de lui fournir les données des activistes pro-palestinien-nes contrôlés après les occupations de l’université. C’est ce qu’a annoncé le directeur de l’éducation bâlois Mustafa Atici (PS) en répondant à deux interpellations de représentants de l’UDC.
L’université se réserve le droit de prendre des mesures contre les étudiants impliqués, a poursuivi Mustafa Atici.
- engagement politique
- profil – universités
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
- conflit israélo-palestinien
Universités en crise : quand les médias privilégient la polarisation
Servan Luciano Grüninger, co-fondateur et président du groupe de réflexion Reatch et Olga Baranova, dirigeante de l’organisation CH++, ont rédigé une critique des médias. «Les protestations universitaires dominent actuellement la couverture médiatique du débat public sur la guerre au Proche-Orient». Cependant, «les universités ne deviennent intéressantes sur le plan médiatique que lorsqu’elles ont quelque chose de pompeux à offrir». Ainsi, par exemple, «lorsqu’une poignée de personnes s’assoient par terre dans l’atrium de l’université de Zurich ou dans l’entrée de l’EPFZ avec des banderoles sur la Palestine, les médias sont immédiatement là pour en faire une histoire nationale», toutefois, les médias n’ont pas rapporté au delà de la barrière de Rösti de la conférence publique dans l’Université de Lausanne, visité par 500 personnes, sur les tenants et aboutissants du conflit israélo-gazaoui, où sur le débat public dans l’Université de Bâle sur le post-colonialisme, visité par 350 personnes, qui était pourtant «controversé, mais différencié».
Les médias sembleraient donc nourrir la polarisation au lieu de traiter le débat sur la guerre au Proche-Orient à travers d’autres voix moins polarisées parce que «[c]e qui n’est pas capable de produire de l’excitation reste sous le radar». «Pendant ce temps, les universités feraient bien de ne pas se laisser transformer en jouet politique par les activistes ou les journalistes, mais de défendre les espaces de discussion ouverts contre tous ceux qui veulent les restreindre à leur profit.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 juin 2024
5Juin2024
Politique des hautes écoles
«Universités suisses en léger repli en comparaison internationale»
Selon le classement Quacquarelli Symonds (QS) 2025, les universités suisses s’affichent en léger repli en comparaison internationale par rapport au classement « 2024« .
7. EPFZ (=: avant 7.)
26. EPFL (+ : avant 36.)
109. Unversité de Zurich (- : avant 91.)
131. Université de Bâle (- : avant 124.)
155. Université de Genève (- : avant 128.)
161. Université de Berne (- : avant 126.)
224. Université de Lausanne (- avant 98.)
405. Università dellla Svizzera Italiana (- : avant 327)
539. Université de Fribourg (+ : avant 563.)
781-790. ZHAW (+ avant 1401.)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 juin 2024
Grand Conseil : Débat sur les manifestations à l’Unil
Les récentes occupations propalestiniennes à l’Université de Lausanne (Unil) ont suscité des discussions au Grand Conseil vaudois. Un amendement de Fabien Deillon (UDC/VD) a demandé l’interdiction de ces manifestations, invoquant la nécessité de maintenir «la sérénité au sein de l’institution» et la neutralité religieuse et politique à l’université. Néanmoins, cette proposition a été critiquée par plusieurs député·es, surtout de gauche, qui y ont vu une atteinte aux libertés fondamentales, telles que les «libertés d’expression, de réunion ou académique». L’amendement a été refusé par 94 voix contre, 26 pour et 7 abstentions.
4Juin2024
Politique des hautes écoles
En Israël, les universités menacées de boycott
«Le 17 mai, en réaction aux massacres de civils en cours dans la bande de Gaza, le conseil d’administration de la Conférence des recteurs et rectrices des universités espagnoles s’est engagé, dans un communiqué, à «réviser et, le cas échéant, à suspendre les accords de collaboration avec les universités et centres de recherche israéliens qui n’ont pas exprimé un engagement ferme en faveur de la paix et du respect du droit international humanitaire.»»
«Le monde académique israélien est lui aussi pris en étau entre les pressions internationales et le gouvernement ultranationaliste de Benyamin Nétanyahou, […] qui […] a proposé une loi qui obligerait les universités israéeliennes à licencier tous les universitaires s’exprimant contre «l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique.» Les établissements qui ne s’y conformeraient pas perdraient leur financement public.
«Les récentes manifestations estudiantines font ressortir des velléités de contrôle des universités»
Boas Erez, professeur en mathématiques et ancien recteur de l’Université de Suisse italienne (USI) ecrit: «Les universités ne sont plus des tours d’ivoire, et il n’y a pas de discipline académique qui ne soit influencée par le contexte ou le regard de celle ou celui qui la pratique.» Par ailleurs, «Les récentes manifestations estudiantines font ressortir des velléités de contrôle des universités, dont il est bien qu’elles s’expriment pour pouvoir les contredire.»
«L’université, éternel combat entre liberté et contestation»
«L’université se considère comme un espace soumis à l’unique règle de la liberté académique […]. En même temps, l’histoire de cette institution se caractérise par une forte composante politique qui l’a souvent située dans l’opposition, la résistance». L’historien Olivier Meuwly retrace ainsi la naissance des mouvements révolutionnaires dans les universités, qui commencèrent en Allemagne au XIXe siècle. Il écrit en guise de conclusion: ««Plus de liberté!», réclamèrent tous les étudiants en révolte. Mais contestation et exigence de liberté sont-elles forcément synonymes? «Die Gedanken sind frei», susurrait un vieux chant estudiantin allemand, mais le sont-elles encore quand le mouvement woke dicte sa définition de l’oppression, s’appropriant au passage la cause palestinienne? La liberté contiendrait-elle un droit à l’intolérance que les universités, dans leur histoire, se sont pourtant fait la gloire de pourchasser?»
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
S’opposer à la guerre à Gaza: un droit fondamental!
Par rapport aux manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses, la porte-parole d’Amnesy International Nadia Boehlen écrit: «J’ai observé les rectorats s’emmêler les pinceaux et manier pêle-mêle ultimatums, menaces de sanctions, dépôts de plaintes pénales ou faire appel à la police au lieu de privilégier systématiquement le dialogue. Des mesures en porte-à-faux avec le rôle des universités et des autorités, qui est de permettre l’exercice de la liberté d’expression, garantie par la Constitution et le droit international.»
Et elle qualifie de «grotesque» l’idée de sanctionner celles et ceux qui manifestent contre «le risque imminent de génocide» et la complaisance des gouvernements et se réfère notamment les postulats de l’UDC qui demandent d’enquêter sur les manifestations estudiantines.
«On devrait gagner beaucoup d’argent avec les EPF»
Le rédacteur en chef du journal en ligne Nebelspalter estime que l’augmentation des taxes d’études pour le corps étudiant étranger est une bonne opportunité : «Nous subventionnons nos nombreux nos chers voisins de l’UE [déjà] assez généreusement». Par ailleurs, «Si nos deux EPF se portent si bien, pourquoi ne pas en faire une affaire ? Combien de Chinois[, Russes ou Sud-américains] seraient prêts à payer 30’000 francs pour leurs études à l’ETH Zurich?» Il répond cette question lui-même: «beaucoup», en vue de la taille de la population.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juin 2024
3Juin2024
Politique des hautes écoles
«Les unis romandes en proie à la tentation idéologique»
Pour la journaliste Laure Lugon Zugravu, les mouvements pro-palestiniens «ont mis en lumière un activisme très présent dans les facultés romandes et des enseignants de plus en plus politisés.»
Un professeur de l’Université de Neuchâtel avance: «[l]’anthropologie, la sociologie, les sciences politiques, une partie de la géographie sont gagnées par l’idéologie. Cela arrive lorsque vous mettez ensemble des gens qui pensent tous pareil. Sans être soumis à des points de vue contradictoires, ils radicalisent leurs positions.» Selon ce professeur il y aurait «[l]a disparition de traditions entières de pensées» dans les sciences politiques ou dans les études de genre. Pour le Professeur de l’UNIL Philippe Gonzalez, certain·es de ses collègues «[mélangent] la science et la politique», ce qui a produit une «propension actuelle à ne plus enseigner aux étudiants comment penser, mais ce qu’il faut penser». Si la politisation des professeur·es n’est pas nouvelle, le professeur de l’Université de Neuchâtel explique qu’«[être politisé] ce n’est pas grave s’il y a une masse critique suffisante de chercheurs de différents bords qui peuvent se corriger mutuellement. «Mais la sous-représentation de la droite s’accroît. […] La diversité la plus menacée dans nos universités n’est pas celle hommes-femmes, mais la diversité idéologique».
A propos de la perception quant à un croissant militantisme au sein de l’UNIL, un scientifique affirme qu’«[o]n n’a plus le droit d’avoir l’esprit critique qui doit nécessairement présider à la science. En lieu et place, il faut s’aligner sur la doxa climatique et écologiste.» Le Professeur Alain Macaluso souligne que «[c]hacun a le droit d’être militant à titre personnel. Le problème surgit quand le militantisme s’institutionnalise, soit que l’institution adopte elle-même une attitude militante, ce qui divise nécessairement sa communauté, soit que certains de ses membres cherchent à imposer leurs combats au sein de l’institution.»
Le Professeur de sciences politiques Bernard Voutat refuse les accusations selon lesquelles «[les] cours [au sein de la faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL] sont imprégnés de wokisme, d’islamo-gauchisme ou de théorie des genres […].» Si le professeur admet «qu’une majorité de ses collègues sont de gauche» il souligne que l’intégrité scientifique est respectée et les professeur·es doivent respecter certaines limites : «L’une d’elles est de ne pas user de sa position d’enseignant pour imposer ses points de vue aux étudiants. On doit aussi respecter l’intégrité scientifique.» Par contre, il ne voit pas de problèmes en ce que 400 professeur·es aient signé la pétition de soutien aux mobilisations pour la Palestine : «selon lui, la question […] renvoie à la liberté d’opinion et d’expression qui est reconnue à tout un chacun, y compris aux professeurs de l’Unil.»
Dans un article d’opinion, Laure Lugon Zugravu regrette que des activistes pro-palestiniennes à l’UNIL ont récemment publié une liste des «collabos», soit des professeurs qui conçoivent des projets de recherche avec des universités israéliennes, cela lui rappelle le maccarthysme.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
- liberté d’expression
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
A Genève, les campus occupés font débat
A Genève, «Les élus de gauche veulent soutenir le boycott de certaines universités israéliennes, tandis que les députés PLR veulent limiter «les manifestations idéologiques» au sein de l’alma mater».
La pensée post-coloniale en Suisse
L’article de la NZZ se penche sur l’histoire de la recherche post-coloniale dans les universités suisse depuis le première conférence en 2008. Elle a connu un tournant avec le mouvement Black lives matter en 2020, qui a suscité la question si l’utilité de cette approche était la production des connaissances ou le changement sociétal. Suite au 7 octobre 2023, tout le domaine des instituts entiers a été critiqué suite à des manquements de quelques particuliers. Des scientifiques proches de la théorie ont été accusés d’antisémitisme, de wokisme et d’une pensée d’être trop simplificatrice, le débat s’est polarisé. «En ce moment même la définition des termes est compliqué», témoigne Patricia Purtschert, philosophe et professeure en études de genre à l’Université de Berne. Elle avait récemment défendu les méthodes de recherche post-coloniales dans la Republik : «Les études postcoloniales sont donc beaucoup plus variées que ne le suggèrent les représentations actuelles. Elles sont indispensables si nous voulons développer une historiographie dans laquelle des voix jusqu’ici réduites au silence doivent avoir leur place.» Et: «Les études postcoloniales et la recherche sur l’antisémitisme peuvent et doivent apprendre les unes des autres, par exemple en ce qui concerne les logiques spécifiques de l’antisémitisme ou du racisme colonial.»
Dans l’article de la NZZ, maître d’enseignement d’histoire Kijan Espahangizi de l’Université de Berne avance que le la scène de la recherche post-coloniale n’aborde guère les points aveugles de la théorie, par exemple en ce qui concerne l’Iran, la Chine et la Russie, où la haine de l’Occident est étayée par des arguments post-coloniaux. «Une bonne science devrait être autocritique, cela me manque».
03.06.2024 Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 juin 2024
31Mai2024
Politique des hautes écoles
«Les étudiants en grogne contre le triplement de la taxe des EPF»
Le Conseil national accepté mercredi de tripler la taxe d’écolage pour les étrangers qui étudient dans les EPF de Lausanne et Zurich. Dans un communiqué commun, les associations estudiantines de l’ETH Zurich, de l’EPF Lausanne (AGEPoly) et l’Union des étudiants de Suisse dénoncent «une manœuvre politique et une attaque directe contre l’autonomie du domaine des EPF, qui n’aidera pas nos écoles à résoudre les problèmes financiers auxquels elles sont confrontées. Nous lançons donc un appel urgent au Parlement pour renoncer à une augmentation des taxes d’étude».
Former à la critique, à la controverse et au débat, pas à l’exclusion et au totalitarisme
A la suite des manifestations estudiantines en soutien à la Palestine dans les universités et hautes écoles suisses ces dernières semaines, la rectrice de la HES-SO et présidente de Swissuniversities Luciana Vaccaro rappelle que leur mission est également de former au dialogue citoyen.
31.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
L’Unil dans les médias
Revue depresse UNIL 31 mai 2024
30Mai2024
Politique des hautes écoles
Qui a peur des étudiant-e-s?
Sylvain Thévoz, député PS (Genève), écrit sur les manifestations pro-palestiniennes dans les universités: «Il est très troublant, pour ne pas dire inquiétant, de voir des policiers cagoulés arracher des affiches et des drapeaux dans une haute école, évacuer des étudiant-e-s, en menotter à l’université, et imposer la force. […] Ce n’est que par le dialogue et la reconnaissance que l’on peut briser le cercle de la violence. N’ayons pas peur des étudiant-e-s et de leurs légitimes propositions et laissons la police à sa place: hors des lieux de débats que sont les écoles et les universités.» Il estime que les directions de l’Université de Neuchâtel et de la Haute école de travail social [Genève] ont été à la hauteur des enjeux.
Le conseil national souhaite donner environs 150 millions de francs supplémentaires pour les 4 prochaines années
«Le Parlement fixe alors le plafond des contributions fédérales pour les quatre prochaines années. De 2021 à 2024, elles s’élèveront au total à 27,9 milliards de francs [dédiés aux domaines de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation]. Pour les quatre prochaines années, le Conseil fédéral propose 29,2 milliards. Il s’agit certes d’une augmentation, mais elle est modeste en comparaison avec les périodes précédentes. […]
Le Conseil national veut fixer la limite supérieure à 146 millions de plus que le Conseil fédéral. La majeure partie de cette somme revient aux deux EPF de Zurich et de Lausanne (plus 100 millions). Ainsi, les contributions augmenteraient globalement de 1,7% par an en moyenne jusqu’en 2028. […] La prochaine étape est le Conseil des Etats. Mais le décompte définitif n’aura lieu qu’en décembre.Les plafonds de la planification quadriennale ne sont pas contraignants.C’est toujours le montant fixé par le Parlement dans le budget de l’année suivante qui est déterminant.»
«L’Université de Bâle doit-elle se concentrer exclusivement sur les sciences de la vie ?»
Le canton de Bâle-Campagne présente un déficit de 94 millions de francs et L’UDC de Bâle-Campagne vise l’Université de Bâle : le postulat déposé par la députée Caroline Mall (UDC) demande au gouvernement de «soumettre au Landrat un traité d’Etat révisé, selon lequel l’université des deux Bâle mettrait entièrement l’accent sur les sciences de la vie», et le gouvernement propose d’accepter le postulat. Pour la députée Ronja Jansen (PS) «[l]a région a besoin d’une université forte. Économiser sur la formation est inacceptable». Simon Oberbeck, Président du groupe parlementaire du centre, envisage des économies mais ne remet pas en question l’université complète. Andreas Dürr, Chef de groupe du PLR, «[…] ne pense pas qu’il soit bon que la politique détermine quelles matières doivent être enseignées à l’université». Le service de presse de l’Université de Bâle renonce à «spéculer sur des scénarios possibles qui ne correspondent pas au mandat donné par les parlements».
Les inégalités salariales en baisse
«En Suisse, les femmes continuent de toucher un salaire inférieur à celui des hommes. Selon les dernières données récoltées par l’Office fédéral de la statistique (OFS), relatives à 2022, cet écart s’élève plus exactement à 9,5% […] : [u]ne inégalité salariale […] «subsiste encore», note l’OFS, mais […] «continue de se réduire».» Selon les chiffres de l’OFS, le secteur public offre des salaires plus élevés que le secteur privé, mais pas dans tous les secteurs : ainsi, par exemple, l’inegalité salariale entre hommes et femmes dans le domaine de l’enseignement est majeure dans le secteur privé (13,7%) que dans le secteur public (6,9%). Par contre, dans le domaine de la recherche et du développement scientifique cette inégalité est majeure dans le secteur public (10,4%) que dans le privé (8,9%). (nau.ch)
Les chiffres indiquent aussi que parmi les domaines où les jeunes de moins de 30 ans gagnent le mieux on trouve le domaine de l’enseignement (environ 7000 francs par mois). (20 Minuten).
- carrière académique
- égalité – genre
- formation – enseignant·e·s
- employabilité des diplômé·e·s
- conditions de travail
30.05.2024 Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 mai 2024
29Mai2024
Politique des hautes écoles
«Lier les mots «science» et «boycott» est contradictoire
«Première Arabe rectrice d’une université israélienne, Mouna Maroun, réagit aux demandes de boycott académique lancées par des étudiants romands. Elle exprime son incompréhension et répond aux accusations: Ce boycott affecterait 45% de nos étudiants, arabes en particulier. Pour eux, le défi est déjà important. Ils n’ont pas besoin de celui-là en plus.»
- mobilité scientifique
- collaboration entre hautes écoles
- mobilité étudiante
- politique – Israël
- conflit israélo-palestinien
«Les unis tombent dans l’austérité»
«Une baisse du soutien fédéral aux hautes écoles devrait être confirmée par le parlement aujourd’hui. […] Selon l’organisation faîtière
des hautes écoles suisses, une croissance réelle de 2,5% permet le maintien de la qualité de l’enseignement et de la recherche. En dessous de 1,5%, l’organisation parle d’érosion, alors qu’elle évoque un démantèlement si la croissance ne dépasse pas 0,5%. Or Swissuniversities calcule qu’avec la proposition du Conseil fédéral, la baisse réelle du financement est de 0,5%.»
«Vers un triplement des taxes pour les étudiants étrangers»
Le Conseil national devrait prendre des décisions cruciales lors du débat sur le message Formation, recherche et innovation (FRI), avec des implications majeures pour le financement de l’éducation et de la recherche en Suisse.
«[L]e Conseil fédéral propose un plafond des dépenses de 29,2 milliards de francs du domaine FRI pour la période 2025-2028, avec pour objectif de maintenir la Suisse à la pointe […]. Mais en raison de la situation budgétaire tendue de la Confédération, le gouvernement a prévu des coupes: réduction de la contribution au domaine des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) de 100 millions de francs en 2025, et une coupe transversale de 1,4% sur les dépenses faiblement liées […].»
Ces mesures ont suscité des critiques de la part des principaux intéressés et des discussions au sein de la commission compétente du Conseil National, qui a annoncé plusieurs décisions, dont le triplement des taxes d’étude pour les nouvelles et nouveaux étudiant·es étranger·es dans les EPF afin d’accroître le budget de ces institutions. En plus, des moyens supplémentaires sont proposés pour «soutenir la formation professionnelle, les hautes écoles cantonales, la formation continue, le Parc suisse d’innovation et les institutions chargées d’encourager la recherche.»
Taxer les étudiant·es étranger·es : une fausse bonne idée pour les EPF?
Jacques Neirynck, ancien Conseiller national, commente la décision prise par la commission compétente du Conseil national concernant le triplement des taxes d’études pour les nouvelles et nouveaux étudiant·es étranger·es des écoles polytechniques fédérales (EPF), qui sera examinée par le Conseil national lors de la session d’été 2024.
Pour Monsieur Neirynck, «[u]ne université peut et parfois doit sélectionner ses étudiants, mais strictement sur leurs capacités et leurs motivations: pour contenir l’afflux d’étudiants français, l’EPFL les sélectionne à juste titre sur la base de leurs résultats au baccalauréat […]. Il ne faut […] pas dissuader des candidats aux EPF en élevant une barrière fondée arbitrairement sur la fortune des parents […]. Avec moins de 10 millions d’habitants et une industrie de pointe, la Suisse ne peut atteindre et maintenir son niveau d’excellence, c’est-à-dire la source de sa richesse, qu’en drainant des talents de l’extérieur. Si les EPF forment des étudiants étrangers, c’est aussi pour en garder une fois diplômés sur son territoire». Monsieur Neirynck poursuit en soulignant que le fait d’imposer des taxes supplémentaires de 3000 francs par étudiant·e étranger·e ne rapporterait que 18 millions de francs, une somme négligeable comparée au budget annuel d’un milliard de l’EPF. Cette mesure pourrait au contraire dissuader des talents, allant à l’encontre des objectifs académiques et économiques de la Suisse, qui «perdra quelques recrues de valeur, en croyant avoir rééquilibré le budget des EPF.»
«Des doutes sur les efforts d’économie de l’EPF»
Le projet de message FRI du Conseil fédéral la période 2025 à 2028 prévoit de réduire les contributions pour les hautes écoles, y compris le domaine des EPF qui se verrait réduire des contributions à la hauteur de 100 millions de francs seulement pour l’année 2025, auxquels suivront jusqu’à 2028 d’autres coupes linéaires.
Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, avait exprimé sa préoccupation face à ces coupes budgétaires et a souligné que les réserves dont disposent les EPF n’étaient pas suffisantes à ce qu’elles renoncent à faire des économies.
Au sein de l’administration fédérale, plusieurs sources affirment que la situation financière des EPF est bien meilleure que celle présentée : «Concrètement, il s’agit des réserves du domaine des EPF […]. Les réserves élevées sont depuis des années une épine dans le pied de la Confédération. Dans ses objectifs stratégiques, le Conseil fédéral, en tant que propriétaire, a fixé que le Domaine des EPF devait réduire ses réserves de 10 pour cent d’ici 2024. Pourtant, selon le rapport de gestion, celles-ci s’élevaient encore à la fin de l’année 2023 à la coquette somme de 1,121 milliard de francs.» Néanmoins, il semblerait que seulement un peu moins de 300 millions de francs de réserves sont à libre disposition. Le ministre de l’éducation Guy Parmelin ayant pris en compte des dépenses faites par l’EPF dernièrement, a souligné que «les réserves devaient continuer à être réduites». Au sein de l’administration fédérale, en outre, plusieurs personnes «se montrent […] irritées par la manière agressive dont la direction de l’ETH critique publiquement les plans d’économie. «Se plaindre à un niveau très élevé» n’est pas crédible si, dans le même temps, des mesures visant à augmenter les recettes, telles que des taxes d’études plus élevées, sont résolument rejetées.» (St. Galler Tagblatt)
Recteur, ce «métier» devenu impossible
«En ces temps polarisés, le rôle, autrefois ronronnant, est devenu un sacerdoce où l’on ne peut que se tromper.
Audrey Leuba l’a constaté dès son entrée en fonction à la tête de l’Université de Genève.»
Des universités privés genevoises doivent changer de nom suite de la mise en vigueur d’une nouvelle loi
«Depuis le 1 janvier 2023 la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles oblige les institutions qui souhaitent avoir la désignation «Université» [ou «Haute école spécialisée»] à être accrédité par le Conseil Suisse d’accréditation […], les termes dérivés comme «Institut universitaire» sont également interdits […],[y compris] dans d’autres langues.»
Six établissements privés seraient concernés par ce changement : l’International Institute in Geneva et la University of Business and International Studies (UBIS) Institute «ont […] remplacé le terme «Université» par «Institut»», mais il y a encore des résistances de la part des instituts privés. Ainsi, «le canton [de Genève], qui est chargé de faire respecter la loi, a engagé une procédure judiciaire contre [la Webster University] car elle refusait de changer de nom [et car] le terme «Université» est encore utilisé dans des publicités par Webster.»
«Pour l’heure […] seule une université privée a obtenu l’accréditation de la Confédération, il s’agit de la Swiss UMEF University of Applied science Institute. A noter que l’accréditation fédérale est valable pour une période de sept ans et que des contrôles sont régulièrement effectués.»
29.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
Une clinique au sein de l’école
La Haute Ecole de santé Fribourg propose des soins pour les étudiants, appliqués par des étudiants.
L’Université de Lucerne proposera à partir d’automne un bachelor en psychologie et prévoit d’ouvrir un cabinet de psychologie.
Les chercheurs en Suisse peuvent à nouveau postuler pour certains programmes d’Horizon Europe
«Les Advanced Grants du Conseil européen de la recherche (European Research Council, ERC) sont mis au concours jusqu’au 29 août 2024. Pour la première fois depuis trois ans, les chercheurs en Suisse peuvent à nouveau postuler pour ces subventions.»
L’Unil dans les médias
Le recteur de l’UNIL réagit à un rapport sur les liens avec les universités israéliennes
«Un rapport d’étudiants de l’Université de Lausanne (UNIL) documente les liens entre l’alma mater et certaines universités israéliennes, accusées de violer le droit international. Plusieurs professeurs et doctorants y sont nommément cités. Le recteur de l’UNIL Frédéric Herman réagit à la publication de ce rapport et dénonce la publication d’une quinzaine de noms d’enseignants et de doctorants sans l’accord des principaux concernés.»
Revue de presse UNIL 29 mai 2024
28Mai2024
Politique des hautes écoles
«Lassés d’alerter sur le climat sans être entendus, des chercheurs sortent de leur «neutralité»»
«A force d’assister, impuissants, aux conséquences du dérèglement climatique, de plus en plus de scientifiques choisissent de s’engager : prises de parole sur les réseaux sociaux, soutiens à des actions en justice, désobéissance civile… Tous se questionnent aussi sur l’avenir de la science. […] Pour beaucoup, le système de recherche actuel basé sur la compétition entre scientifiques ne semble pas compatible avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre.»
«Je dirige une université – les personnes comme moi devraient soutenir le droit des étudiant-es à protester contre Gaza»
Patrizia Nanz, Présidente du Euorpean University Institute de Florence, s’exprime sur la question des manifestations pro-palestiniennes dans les universités du monde entier. Madame Nanz pense que «les gens comme [elle] devraient soutenir le droit des étudiants à protester contre Gaza». Selon Madame Nanz «[l]a répression brutale des manifestations étudiantes, d’Amsterdam à Los Angeles, met en lumière les défaillances au cœur de nos universités [et le fait que] la plupart des institutions universitaires se [soient] éloignées de leur principale clientèle».
Selon Madame Nanz, en outre, les étudiant·es «ont raison de prendre les administrateurs à partie lorsqu’ils demandent la transparence sur les liens financiers et corporatifs de leur université. Il devrait s’agir d’une pratique courante et non d’une discussion suscitée par une crise. [Elle est] frappée de constater qu’il n’y a pratiquement pas de débat lorsque les universités européennes acceptent un financement de la part d’un donateur extérieur, contrairement à l’agitation qui règne lorsque les étudiants demandent sa suspension. Il est également dans l’intérêt des établissements universitaires d’avoir une vision globale de leur «économie politique». Le mouvement étudiant nous donne également l’occasion de surmonter les tensions entre la liberté académique et les politiques de diversité, d’égalité et d’inclusion (DEI). Ironiquement, les universités ont exigé un «espace sûr» pour justifier la répression des manifestations des étudiants à Gaza et pour restreindre leur liberté d’expression [ …] [mais] lorsque nous disons que les universités doivent être un «espace sûr», cela n’est pas seulement vrai en termes d’intégrité physique et émotionnelle (qui sont primordiales), mais également en termes d’intégrité intellectuelle : une université est un espace dans lequel on peut, et doit, être remis en question en toute sécurité, plutôt que d’être conforté dans ses convictions.»
- financement tiers
- engagement politique
- direction des hautes écoles
- transparence – recherche
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- liberté d’expression
- gestion des finances universitaires
- conflit israélo-palestinien
28.05.2024 Revue de presse des manifestations pro-palestiniennes
Conflit israélo-palestinien : «Des surveillants belges laisseront les étudiants tricher»
Une partie du personnel de surveillance des examens des universités flamandes de Gand, Anvers, Louvain et Bruxelles «ne dénoncera pas les étudiants pris en flagrant délit de triche […] en signe de protestation contre la violence à Gaza.» Une vingtaine de doctorant·es ont affirmé : «Tant que nos recteurs se désintéresseront des violations du droit international par les institutions israéliennes, nous ferons de même lorsque les étudiants enfreindront les règles».
L’Unil dans les médias
Nouveau dispositif pour l’évaluation des enjeux éthiques des collaborations internationales
«La Direction de l’UNIL s’est engagée, le 15 mai dernier, à créer une cellule d’expert∙e∙s qui évaluera les collaborations avec des instituts scientifiques en contexte de conflit armé sous l’angle de l’éthique, de l’intégrité scientifique, du droit international et de la liberté académique, ainsi qu’à inciter ses chercheuses et chercheurs à faire preuve de la plus grande diligence dans leurs collaborations scientifiques en cours avec un pays en contexte de conflit armé.»
«Des professeurs fichés par un collectif pro-palestinien»
Le collectif anonyme «Occup’Unil’Pal» a publié un rapport sur les collaborations de l’UNIL avec des universités israéliennes, contenant une liste des scientifiques collaborant avec des collègues israéliens, toutes disciplines confondues. L’Unil offre un soutien à ses employés ainsi mis en lumière.
Revue de presse UNIL 28 mai 2024
27Mai2024
Politique des hautes écoles
27.05.2024 – Revue de presse sur l’occupation des universités
«La police cantonale bâloise a évacué tôt lundi l’Institut de sociologie occupé par des sympathisants pro-palestiniens. L’Université de Bâle avait déposé vendredi une plainte pénale. Vingt personnes ont été contrôlées et interdites d’accès.» (RTS)
Dans la Basler Zeitung, la rectrice de l’Université de Bâle prend position sur les manifestations. Elle quelle certains propos des manifestant-es à Bâle comme «antisémites». Elle dit: «J’aurais aimé retirer ces affiches moi-même.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 mai 2024
24Mai2024
Politique des hautes écoles
«Plaidoyer pour la neutralité académique»
Un groupe de professeur-es d’universités suisses a publié une lettre ouverte en faveur de la neutralité académique, pour trois raisons:
- «l’engagement politique des universités compromet leur crédibilité»
- «l’engagement politique met en péril la légitimité des universités: les citoyens de tous bords politiques n’ont pas de raison de consentir à financer des institutions qui favoriseraient certaines orientations seulement.»
- «l’engagement politique met en péril la qualité de la science et de l’enseignement.»
«La neutralité de l’institution n’interdit nullement aux enseignants et chercheurs de prendre position. […] Contrairement à la neutralité de l’institution, qui est une neutralité d’abstention, la neutralité scientifique est une neutralité d’équilibre entre des points de vue opposés. […] Plutôt que de prendre des positions politiques, les universités doivent cultiver le goût du débat et l’aversion pour l’absence de contradiction. La diversité idéologique est notre meilleur garde-fou contre le conformisme intellectuel, le dogmatisme et l’esprit partisan.»
«La neutralité est toujours au service du statu quo»
Un groupe de doctorant·es, post-doctorant·es, assistants-doctorant·es ou maîtres-assistant·es à l’Université de Genève a signé une lettre ouverte sur le rôle de l’Université. Ces scientifiques qualifient la neutralité de «fiction»: « il est parfaitement impossible de déraciner la science des conditions sociales de sa production. […] Se déclarer neutre, c’est prendre position en faveur du statu quo. […] Alors qu’on ne semble s’inquiéter que de la carrière et du malaise de nos collègues israélien·nes, nous assistons à la destruction totale du système éducatif et de la production de savoir à Gaza.»
«A l’EPFL, haro sur les rares voix dissidentes»
«A l’EPFL, des étudiants tentant d’amorcer un dialogue avec les pro-palestiniens ont reçu des messages haineux et même des menaces de mort. De son côté, l’institution affirme «oeuvrer pour rétablir et maintenir un climat de travail et d’étude serein sur le campus».
«La science n’est pas basée sur des émotions»
Le président de l’EPFL, Martin Vetterli, écrit: «Il est […] important que l’université reste un lieu neutre. Le débat doit être mené selon les règles scientifiques, sur un plan intellectuel et non émotionnel. Chaque argument doit pouvoir être analysé et réfuté. L’éclairage de l’une ou l’autre situation doit être validé strictement selon des critères scientifiques – même si cela est souvent difficile. […] il n’est pas possible de définir qui a raison politiquement à l’aide de critères de falsifiabilité. […] Il serait […] envisageable de créer un véritable « speakers’ corner » [à l’EPFL], où les opinions pourraient également être représentées. De telles réflexions sont en cours. Une condition est toutefois que de tels espaces de débat ne soient pas assimilés au monde académique, car ils contredisent son principe de neutralité.» (Neue Zürcher Zeitung)
Les boycotts universitaires liés à la guerre de Gaza mettent en péril la place d’Israël dans Horizon Europe
Un nombre croissant d’universités européennes mettent fin à leurs liens avec Israël en raison de la guerre à Gaza, y compris dans le cadre des projets Horizon Europe existants, ce qui a incité le ministre israélien de la science à organiser des discussions d’urgence avec les responsables de la recherche du pays sur la manière de maintenir les liens scientifiques avec l’Europe.
Gila Gamliel, ministre israélienne pour la science et la technologie, a déclaré qu’Israël envisageait de nouvelles mesures incitatives pour encourager les universitaires à venir en Israël et a signé la semaine dernière un accord de coopération avec le Guatemala pour tenter de renforcer les liens scientifiques extérieurs du pays face aux boycotts européens.
Un rapport identifie la Norvège, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Suède, l’Irlande, la Belgique et l’Italie comme les pays européens où les actions de protestation, les pétitions et les boycotts ont été particulièrement prononcés.
24.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestinennes
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mai 2024
23Mai2024
Politique des hautes écoles
Un conseiller d’Etat UDC s’engage pour l’introduction d’un numérus dans les universités où le taux de maturité est trop haut
En Suisse, le taux de maturité varie selon les cantons, entre 12,9% dans le Canton Schaffhouse et 33,6% à Genève. «Des différences aussi importantes dans le taux de maturité sont tout simplement impossibles à qualité égale», juge le Conseiller d’Etat Jakob Stark (UDC, TG). Le fait que l’EPFZ, par exemple, ait déclaré la première année comme année d’essai en serait une bonne preuve, estime-t-il. Il prose donc l’introduction d’un numérus clausus pour les personnes qui ont fait leur maturité dans un canton avec un taux de maturité qui excède 20% (ce qui correspond à environ la moitié des cantons).
Dans sa réponse à l’intervention de Jakob Stark, le Conseil fédéral reconnaît certes qu’il y a une évolution vers une qualification plus élevée. Mais il n’y avait pas de preuve qu’un taux élevé de maturités se fasse au détriment de la qualité de la formation gymnasiale. L’augmentation du nombre de gymnasiens ne s’accompagnerait pas non plus d’une baisse du taux de réussite des études. Par ailleurs l’éducation est une compétence des cantons. De plus, le Conseil fédéral tient au principe de l’accès sans examen aux universités – des examens d’admission obligatoires seraient en contradiction avec ce principe.
Master en médecine : l’Université de Zurich et de Saint-Gall terminent leur coopération
L’accord de coopération entre les universités de Zurich et de Saint-Gall concernant le Master en médecine prendra fin en été 2026 et ne sera pas renouvelé. Selon une évaluation du cursus, la charge de collaboration était trop importante et les possibilités de conception trop limitées. Les universités soulignent que les étudiants actuels n’ont pas à craindre d’être désavantagés par cette décision.
A partir d’automne 2026, l’école de médecine saint-galloise souhaite se focalise sur un programme de master autonome avec le même nombre de places d’études, se concentrant sur des méthodes d’enseignement innovantes, une numérisation renforcée et un développment de la formation par simulation. Pour l’instant, on ne sait pas encore si les ressources financières seront suffisantes pour ce cursus.
23.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestinennes
«Les universités suisses […] ne s’engagent guère pour les chercheurs de la bande de Gaza»
«Les universités suisses entretiennent de multiples coopérations avec des institutions israéliennes. Elles ne s’engagent guère pour les chercheurs de la bande de Gaza, où toutes les hautes écoles ont été détruites.» Le journaliste de la Wochenzeitung Jan Jirat épingle un projet de recherche de l’Université de Saint-Gall avec la plus grande entreprise israélienne d’armément Elbit Systems.
Roland Dittli travaille à l’institut Swisspeace, qui est associée à l’Université de Bâle. Il est chargé de la coordination de la coopération avec les universités palestiniennes. Pour lui, il est jusqu’à présent trop peu discuté ce que les universités suisses pourraient faire concrètement face à la situation extrêmement précaire sur place. [Malgré la déstruction des universités et écoles techniques], «les serveurs sont encore partiellement intacts. Mais ils ne peuvent pas être récupérés parce que la situation est trop incertaine », explique-t-il. Selon lui, tout le passé et le présent des universités sont stockés sur ces serveurs : Budgets, bases de données d’adresses, travaux de recherche, etc. «Pour la suite du travail, il est extrêmement important de sauver ces serveurs». Il préconise par ailleurs le soutien accru du réseau Scholars at Risk pour soutenir les étudiant-es et enseignant-es réfugié-es.
Polyquity réintégrée
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) met fin à la suspension de l’association féministe Polyquity, indique-t-elle mercredi sur son site internet. Celle-ci avait été suspendue au début du mois de mai à la suite d’une conférence jugée partisane par la direction de l’EPFL sur le conflit israélo-palestinien.»
Movetia: en 2023, la demande a dépassé d’un tiers le financement des mobilités accordées
Selon le rapport annuel de Movetia, «L’intérêt pour les échanges et la mobilité est resté fort en 2023. La demande a dépassé l’offre dans quasiment tous les secteurs de formation, ce qui réjouit l’agence nationale Movetia, qui publie son rapport annuel et ses statistiques de mobilité et de coopération. Les chiffres montrent une progression de la demande qui est toutefois freinée par des moyens financiers limités. L’année 2024 aura un impact déterminant sur le futur des échanges et mobilités, avec l’adoption par le Parlement du Message FRI et culture 2025-2028 et le début des négociations sur l’association de la Suisse à Erasmus+.»
«Le harcèlement des scientifiques est en hausse – les institutions ne savent pas comment y remédier»
Les scientifiques sont de plus en plus souvent victimes de harcèlement en raison de leur travail, et les institutions peinent à les soutenir efficacement. Les attaques peuvent aller de la diffamation en ligne aux menaces physiques, et ciblent de nombreux domaines scientifiques, souvent à travers les réseaux sociaux et par le biais de la publication de messages privés. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais la pandémie de COVID-19 a intensifié et multiplié les attaques contre les scientifiques, y compris des chercheur·es moins médiatisé·es. Malgré l’augmentation de ces épisodes, les institutions de recherche et les universités peinent à offrir une aide adéquate aux scientifiques : par exemple, la microbiologiste Siouxsie Wiles a poursuivi son employeur en justice (l’Université d’Auckland) pour manque à la protection contre le harcèlement.
Certaines institutions, comme l’Ecole de santé publique Johns Hopkins Bloomberg de Baltimore (Maryland), ont mis en place des stratégies pour mieux soutenir leurs chercheur·es. Ces mesures consistent en la création de groupes de travail, de guichets électroniques centralisés pour signaler les abus, et en la réaction rapide des équipes de sécurité créées par les institutions. Cependant, une certaine réticence à signaler les incidents par peur des répercussions professionnelles ou personnelles demeure, particulièrement pour les femmes qui ne souhaitent pas être définies comme des «pleurnichardes ». En outre, les attaques peuvent provenir de divers niveaux, y compris de la communauté académique elle-même et du milieu politique, ce qui complique encore une réponse efficace des institutions, qui cherchent à rester neutres.
- rôle des scientifiques
- politique – Etats-Unis
- rôle des universités
- harcèlement moral – mobbying
- COVID-19
Fribourg : «Le Grand Conseil veut augmenter les bourses d’études»
Une motion de Marie Levrat (PS, Vuadens) et Savio Michellod (PLR, Granges) demandait que la loi sur les bourses et les prêts d’études soit adaptée, selon les quatres exigeances suivantes : «Premièrement, les forfaits d’entretien et de logement doivent être adaptés à la hausse […]. Deuxièmement, les deux parlementaires souhaitaient que la situation financière des parents ne joue plus aucun rôle à partir d’un certain âge des boursiers […]. Troisièmement […] [l]a limite d’âge [pour obtenir une bourse] devrait être relevée à 45 ou 50 ans […]. Quatrièmement, […] [les deux parlementaires demandent que] les personnes admises à titre provisoire (permis F) et les personnes à protéger (permis S) […] reçoivent [une] bourse.»
Finalement, le Grand Conseil fribourgeois s’est prononcé en faveur de l’augmentation des forfaits d’entretien et de logement et de l’ouverture des bourses d’études aux personnes titulaires d’un permis F ou S, mais a refusé les deux autres demandes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mai 2024
22Mai2024
Politique des hautes écoles
22.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes
Occupation d’Uni Mail: la rectrice tire le bilan
«Une semaine après la fin de l’oc- cupation d’Uni Mail par les membres de la Coordination étudiants Palestine (CEP), le rectorat publiait, hier, une prise de position en six points sur le conflit israélo-palestinien.»
Le retrait de la Russie du CERN «aide Poutine», craignent des scientifiques
«Le physicien russe Andrei Rostovtsev, membre de Science4PeaceLien externe et ancien collaborateur du CERN, fait partie de ceux qui pensent que la décision d’exclure la Russie et le Belarus de la collaboration scientifique [du CERN] était purement politique. « Le progrès scientifique a été vendu à la politique », déclare-t-il. […] Le scientifique, qui dirige dissernet.org, un site web contre le plagiat dans la science russe, est convaincu que l’éviction de la Russie du CERN aidera le président russe Poutine. « Il s’en servira comme argument pour convaincre le peuple russe que les pays qui l’entourent sont des ennemis, explique [Andrei] Rostovtsev. Cela lui permettra de ne pas avoir à décider lui-même de réduire le financement de la science pour financer la guerre.»
Santé mentale et bien-être à l’EPFL: de l’enquête aux mesures
«En novembre 2022, une étude visant à évaluer la santé mentale et le bien-être de toute la communauté EPFL a été lancée. Suite aux résultats alarmants, plusieurs initiatives ont été introduites dont la mise en consultation d’ordonnances afin de faciliter les pauses pendant les études. Analyse des résultats de l’enquête et zoom sur la proposition d’assouplir les règles qui gouvernent le Bachelor et le Master.»
«Note 6 : Un étudiant fait entièrement rédiger son travail de bachelor par une IA»
Un étudiant d’une université suisse raconte, en anonymat, comment il a obtenu des bonnes notes à l’université et comment il a rédigé son travail de bachelor (qui est en cours de correction) en utilisant l’IA. Pour le rédiger, il a d’abord cherché et trouvé des sources par lui-même et a ensuite recouru à ChatGPT et à l’IA pour générer des résultats qu’il a copié dans son travail. «Pour que personne ne s’en aperçoive à la fin, il a fait passer son travail dans un programme de plagiat et dans un programme qui doit reconnaître les textes générés par l’IA». Il a utilisé également Google Gemini pour le résumé et la préface, contournant les restrictions avec un VPN.
Pour les examens en ligne, il a utilisé l’extension Composure AI de Chrome pour obtenir des réponses rapides et correctes, ce qui lui a permis d’obtenir de bonnes notes sans avoir une connaissance approfondie des matières. L’étudiant estime que «certains professeurs ferment délibérément les yeux pour éviter tout surcroît de travail.»
Les universités suisses face à l’utilisation de l’IA
Les universités suisses adoptent des stratégies variées pour gérer l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) par les étudiant·es et les professeur·es, tout en refusant d’interdire ces technologies. Elles encouragent plutôt une utilisation réfléchie de l’IA et exigent que son utilisation soit déclarée explicitement dans le cadre des travaux académiques. Dans le cas contraire, des sanctions sont prévues, mais les expert·es ne s’entenden pas sur l’efficacité des logiciels utilisés pour détecter l’utilisation de l’IA : «Jasmina Bogojeska, Professeure d’intelligence artificielle à la ZHAW, a fait de bonnes expériences avec des outils comme «TraceGPT» ou «Winston AI». «Ils fonctionnent plutôt bien si on ne retravaille pas les textes et si on ne mélange pas beaucoup d’outils différents». Pour le cofondateur de «Swiss AI Experts», Dominik Frey, il est en revanche presque impossible de constater une utilisation de l’IA. «Avec les programmes d’IA générative, on n’obtient jamais deux fois le même résultat. Il n’y a aucun moyen de prouver une utilisation».»
Ainsi, certaines universités mettent l’accent sur «les «compétences humaines» telles que la pensée critique et l’argumentation, les capacités de résolution de problèmes ou la force d’innovation». C’est le cas de l’Université de Zurich (UZH) qui «encouragerait les professeurs à développer leur enseignement et leurs attestations de performance.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 mai 2024
21Mai2024
Politique des hautes écoles
21.05.2024 – Revue de presse sur les manifestations pro-palestiniennes dans les universités suisses
Le message FRI prêt à être examiné au Conseil national
«La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a procédé à la discussion par article du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (message FRI). Elle a adopté des propositions visant à relever le plafond de dépenses prévu de 152,2 millions de francs au total. Ces moyens supplémentaires doivent permettre de soutenir la formation professionnelle, le domaine des EPF, les hautes écoles cantonales, la formation continue, le Parc suisse d’innovation et les institutions chargées d’encourager la recherche au cours de la période de financement 2025-2028. »
Conseil de sécurité de l’ONU : mobiliser le potentiel de la science au service de la paix et de la sécurité
« Le 17 mai 2024, la Suisse a organisé une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le but de renforcer l’interaction entre la science et le Conseil. L’intégration de la science dans les décisions du Conseil peut potentiellement favoriser la confiance mutuelle et contribuer à la prévention des conflits et à l’avènement d’une paix durable – une priorité du Conseil fédéral pour le mandat de la Suisse au Conseil de sécurité en 2023-2024.»