L’Université de Bâle va se doter d’une nouvelle vice-rectrice pour «les gens et la culture» (People and Culture). Cette demande du recteur Andrea Schenker-Wicki a été approuvée par le comité de l’université. Le poste devrait être opérationnel dès automne 2021. Sur le plan stratégique, ce poste s’inscrit dans l’idée de donner au «domaine de la diversité et au développement d’une communauté universitaire forte» le poids nécessaire.
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2Fév2021
Politique des hautes écoles
Professeur de l’Université de Saint-Gall sous le feu de la critique
Un professeur de l’Université de Saint-Gall (HSG), Johannes Rüegg-Stürm, est sous le feu de la critique pour son implication dans l’affaire Raiffeisen. En tant que président du conseil administration de l’époque, il est accusé d’avoir approuvé les dépenses de luxe et de loisirs de son ancien directeur, Pierin Vincenz, contre lequel une procédure pénale est en cours. Malgré les critiques, il a gardé son poste à la HSG de directeur de recherche pour les études organisationnelles et directeur de l’Institut pour le management systématique et la gouvernance publique.
Cela a d’ailleurs provoqué une remarque sarcastique sur Twitter de Gerhard Pfister, le président du Centre (ex-PDC) : «La bonne gouvernance des entreprises ne s’applique pas aux professeurs de l’Université de Saint-Gall. Ils se contentent de l’exiger des autres.»
En Allemagne, la compensation carbone se répand au domaine de la recherche
L’Irlande a introduit la compensation carbone pour tous les voyages du gouvernement en 2021. Et depuis novembre 2020, les universitaires allemands peuvent obtenir des compensations carbone lorsqu’ils se déplacent pour des recherches financées par l’agence de recherche Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG). Les compensations permettent de financer des projets de protection du climat dans les pays du Sud, par exemple la plantation d’arbres ou la construction d’une éolienne.
Les militants du climat accueillent cette politique avec prudence. «C’est une bonne initiative, mais elle arrive un peu tard», a déclaré Dorothee Saar, d’Environmental Action Germany, un groupe de pression environnemental. «Beaucoup de ces pratiques existent depuis des décennies déjà».
«C’est bien de donner un peu d’argent aux pays les plus pauvres [qui] sont déjà confrontés à des impacts climatiques incroyables, mais il serait préférable de simplement éviter les émissions», a déclaré Heike Hübener, chercheure principal à l’Agence environnementale de la Hesse en Allemagne, qui fait également partie du groupe NoFlyClimateSci. Selon cette dernière, les institutions devraient également faciliter l’utilisation du train, en accordant du temps aux chercheurs pour se déplacer lorsque cela est possible, plutôt que de privilégier l’option la plus rapide. C’est ce que fait l’université d’Utrecht, qui utilise une « zone train » permettant au personnel de planifier rapidement ses déplacements en train en Europe et de visualiser les émissions ainsi évitées.
L’Unil dans les médias
L’enseignement médical et infirmier doit renforcer l’égalité des genres
«Sept facultés de médecine et une école de soins infirmiers en Suisse veulent renforcer l’égalité des sexes dans l’enseignement médical et infirmier. Elles ont obtenu un financement de 200’000 francs sur quatre ans. Cette somme, délivrée par swissuniversities, l’organisation faîtière des hautes écoles suisses, va permettre de créer une plateforme de partage pour échanger notamment en matière de stratégies pédagogiques. A l’origine de ce projet, il y a la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne et Unisanté.»
@payetonunil
«Après la dénonciation des discriminations et violences sexistes à l’EPFL, des étudiant.es et employé.es de l’Université de Lausanne partagent leurs témoignages sur le compte Instagram @payetonunil, créé ce lundi par le Collectif de la grève féministe. Une quinzaine de témoignages ont été publiés, d’autres sont parvenus au collectif au cours de la journée. Ils concernent des attouchements, regards déplacés, allusions sexuelles ou encore dénigrement de la maternité.» Le Collectif souhaite dénoncer le manque d’action de la direction.
Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Université, affirme qu’il existe une tolérance zéro face au harcèlement. Elle ajoute : «les outils [pour lutter contre l’harcèlement] existent, mais qu’il faut que les gens osent les utiliser.»
Revue de presse UNIL 2 février 2021
1Fév2021
Politique des hautes écoles
«Les autorités détournent le regard de l’expérimentation animale»
En Suisse, chaque année, 400’000 souris et 180’000 autres animaux sont utilisés pour la recherche. En 2019, pour la recherche scientifique, les autorités ont traité seulement quatre infractions relatives au bien-être des animaux – deux, parvenues à l’Université de Bâle, sont décrites dans l’article.
En 2019, l’office vétérinaire du Canton de Zurich n’a pas effectué le nombre de contrôles prescrit par la loi, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires a répondu qu’il n’y avais pas de raison d’intervenir.
Les organisations de protection animale souhaiteraient des contrôles plus fermes, plus de transparence et que les autorités sanctionnent chaque infraction.
Le Professeur de l’Université de Zurich Adrianon Aguzzi, qui s’est engagé dans le passé pour moins de bureaucratie dans la procédure d’admission d’expériences animales, propose comme solution «peu couteuse» l’installation de webcams dans toutes les cages à souris.
Dans les universités françaises d’élite, les étudiants exigent des mesures environnementales
Dans les Grandes Écoles françaises «réputées pour leur ambition et non leur activisme» [l’Ecole Polytechnique, la HEC Paris, l’INSA Lyon, les Mines ParisTech], des étudiant-e-s s’organisent pour demander que le changement climatique soit mis au cœur du curriculum.
Le Campus de la Transition, une institution académique crée en 2018, a récemment publié, sur le mandat du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un livre blanc sur l’Enseignement supérieur à l’heure de la transition écologique et sociale.
Le succès du parc de l’innovation de l’EPFL
Alors que les start-up souffrent de difficultés engendrées par la pandémie dans le monde entier, les jeunes sociétés du Parc de l’innovation de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) résistent pour la plupart à la crise. Aucune start-up issue du Parc, qui compte près de 200 entreprises et quelque 2500 personnes, n’est en faillite à cause de la pandémie.
Plus généralement, avec l’installation d’équipes de recherches de grandes entreprises comme Swisscom, Cisco, Credit Suisse et Nestlé, le Parc de l’innovation est en pleine expansion et prend le rôle d’incubateur pour de nombreuses innovations. L’an dernier, le montant global des fonds de ses start-ups s’élevait à près de 300 millions de francs.
L’adieu aux amphithéâtres?
Selon l’auteur, les amphithéâtres semblent bientôt appartenir au passé, et avec eux, les cours magistraux. Alors que des mouvements sociaux, depuis la révolte de 1968, se sont déjà attaqués à cette forme «autoritaire» d’enseignement, aucun d’entre-eux n’est parvenu à la détrôner. L’auteur suggère que l’enseignement en ligne est venue changer la donne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 février 2021
29Jan2021
Politique des hautes écoles
Interview avec Martin Vetterli, Président de l’EPFL
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, parle de son premier mandat (la fin de la «guerre froide avec [l’EPF] Zurich» et la création d’un master commun en cybercriminalité). Interrogé sur les axes forts de son deuxième mandats, il dit: «Nous sommes déjà très actifs dans les domaines de l’énergie et de la durabilité, que nous allons encore renforcer. Il y a aussi tout ce qui tourne autour de la science des données, de l’intelligence artificielle, et de la recherche fondamentale. Nous avons lancé une initiative commune avec l’Université de Lausanne sur l’imagerie avec le Centre Dubochet et nous allons continuer le développement des interfaces entre la science et la santé.»
Il aborde également les adaptations de son institution face aux défis de la crise sanitaire, l’objectif de la neutralité carbone sur le campus et le problème du harcèlement sexuel.
- harcèlement sexuel et sexisme
- durabilité des universités
- profil – EPF
- durabilité et climat
- COVID-19
- enseignement – en ligne
Interview avec Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg
Quant à l’enseignement en ligne, Astrid Epiney, la Rectrice de l’Université de Fribourg, dit: «Je pense que la qualité de la formation en souffre. Il ne s’agit pas seulement d’enseigner la matière. Il s’agit également de développer la personnalité et les diverses compétences analytiques. Les étudiants âgés de 19 à 24 ans sont toujours en cours de développement. Cela ne fonctionne pas si bien avec l’enseignement à distance. Les aspects importants de l’enseignement universitaire ne sont pas exactement perdus, mais ils sont considérablement réduits.»
Interview avec Michael Schaepmann, Recteur de l’Université de Zurich
L’Université de Zurich ne retournera à l’enseignement en présentiel qu’au semestre de printemps. Et «par solidarité», l’Université ne fera pas de différence sur les personnes vaccinées et les autres.
Dans l’entretien, le Recteur Michael Schaepmann mentionne le risque que certaines compétences pratiques soient lacunaires après trois semestres d’enseignement en ligne, notamment en médecine et en chimie.
«Plus d’innovations? Oui, mais aussi sociales!»
Deux collaborateurs scientifiques du SEFRI s’engagent pour plus d’innovation sociale dans notre société face aux problèmes environnementaux. «Dans ce cadre, les science humaines et sociales ont un grand rôle à jouer pour développer de nouvelles idées, services ou modèles d’affaires et relever nos défis colossaux.»
Le Grand Conseil neuchâtelois décide sur les modalités d’examens
«Comme la motion populaire de la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN) n’a pas pu être traitée lors de cette session par manque de temps pour valider les signatures, des députés de gauche sont venus en appui. Leur recommandation a été adoptée, hier, par 60 voix contre 50 et trois abstentions. Le texte demande qu’au vu de la situation exceptionnelle, les sessions d’examens du premier semestre 2021 dans les hautes écoles neuchâteloises ne provoquent pas d’échecs. Un examen qui n’est pas réussi ne devra pas compter comme une tentative utilisée. La recommandation a été amendée et ne demande plus l’arrêt de la vidéosurveillance, comme ce qu’exige la motion populaire de la FEN.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2021
28Jan2021
Politique des hautes écoles
«L’Université de Bâle ne soucie pas assez pour les étudiant-e-s à risque»
Si les mesures contre le Covid-19 le permettent, l’Université de Bâle souhaite retourner à l’enseignement en présentiel en début d’avril. 50% des événements resteront en ligne.
Les membres de l’association étudiante Skuba réagissent. «Nous saluons cette décision dans la mesure où les contacts sociaux ont déjà beaucoup souffert», déclare Alissa Ditten du conseil d’administration de Skuba. Certain-e-s étudiant-e-s sont impatient-e-s de retourner à l’université. Cependant, nombreux sont ceux-celles qui critiqueraient un tel changement en milieu de semestre. Ils-elles demandent à l’Université d’augmenter le nombre de places de travail avec accès à internet.
L’université s’efforcera de présenter les cours sous une forme hybride, mais cela ne sera pas possible dans tous les cas, avec des conséquences sur les personnes à risques et leurs proches.
Obstacles à la carrière des scientifiques LGBTQ
«Selon une enquête menée auprès de plus de 25 000 chercheurs aux Etats-Unis, les scientifiques qui sont lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou queer (LGBTQ) sont plus susceptibles de subir du harcèlement et des obstacles à leur carrière que leurs collègues non LGBTQ. […]
L’enquête a révélé que les scientifiques LGBTQ étaient moins susceptibles que leurs collègues de signaler des possibilités de développer leurs compétences et d’accéder aux ressources nécessaires pour bien faire leur travail. Ils étaient également 20 % plus nombreux que les scientifiques non LGBTQ à avoir subi une forme de dévalorisation professionnelle, par exemple en étant traités comme des personnes moins qualifiées que leurs collègues, et 30 % plus nombreux à avoir été victimes de harcèlement au travail au cours de l’année écoulée.»
- égalité – genre
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
- égalité – orientation sexuelle
«Chaos» lors des examens en présentiel à l’ETH Zurich
Le 25.01.2021, lors de deux examens en présentiel à l’Ecole polytechnique de Zurich (ETH), le plan de protection contre le Covid-19 n’a pas été respecté. La Direction de l’ETH regrette ces incidents. Pour cette période d’examens, 600 examens de l’ETH seront en présentiel. Ceci représente 2/3 des examens en total. En décembre, les étudiant-e-s avaient lancé une pétition contre les examens en présentiel qui a été signé 2000 fois.
Plaidoyer pour une réassociation de la Suisse au programme Erasmus+
«Compte tenu de l’importance de la mobilité pour les hautes écoles suisses et des lacunes de la solution transitoire et des projets de coopération stratégique inclus dans le programme Erasmus+, swissuniversities réitère sa demande de reprendre dans les meilleurs délais les négociations avec la Commission européenne. La pleine association au programme Erasmus+ est un élément central de la future coopération dans le paysage européen de l’enseignement supérieur et ne peut être remplacée de manière adéquate par une solution suisse alternative. […] Toutefois, il ne serait pas dans l’intérêt de swissuniversities que la réassociation de la Suisse se fasse au détriment des hautes écoles ou entraîne des coupes dans le budget FRI.»
Interview avec le directeur administratif de l’Université de Berne
Dans un journal interne, le directeur administratif de l’Université de Berne Markus Brönniman est interviewé sur la gestion de l’université lors de la crise sanitaire actuelle et la croissance de l’université. Il est en faveur d’un plus grand investissement cantonal dans l’infrastructure de l’Alma mater.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 janvier 2021
27Jan2021
Politique des hautes écoles
«La liberté académique des enseignants-chercheurs et ses ennemis»
«Les militants « intersectionnels » sont de plus en plus influents dans l’enseignement supérieur. Or ils prétendent s’affranchir des critères de scientificité explique le chercheur au Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).»
L’EPFZ renonce à un grand projet de construction
L’École polytechnique fédérale de Zurich a décidé de ne pas entamer un projet de construction qui aurait coûté 135 millions de francs. L’école a connu une croissance de 35% ces dix dernières années et elle continue à croître. Selon un communiqué du Président de l’EPFZ, le financement par la Confédération ne pourra pas couvrir cette croissance.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 janvier 2021
26Jan2021
Politique des hautes écoles
L’impact de la crise sanitaire sur les chercheuses qui sont mères
Selon un sondage sur plus de 20 000 chercheur-e-s aux Etats-Unis, les chercheuses «jeunes mamans» sont particulièrement touchées par les conséquences de la crise sanitaire.
«Incapables de sacrifier leur service ou leur travail d’enseignement, elles auraient moins de temps pour rédiger des demandes de subvention, soumettre des essais ou mener des études, ce qui pourrait entraver leur carrière à long terme. […] En moyenne, les hommes sans enfants interrogés ont déclaré qu’ils consacraient environ 25 minutes de moins par jour à la recherche. En comparaison, les parents féminins perdent environ une heure de recherche par jour en plus de ce que perdent les hommes sans enfants, soit près d’une heure et demie au total. Les parents masculins ont déclaré avoir perdu en moyenne 30 minutes de recherche de plus que les hommes sans enfants, soit près d’une heure par jour au total. (Les femmes sans enfants ont perdu en moyenne 31 minutes par jour).»
Un nouveau projet de l’Union européenne pour renforcer les capacités des dirigeant-e-s des universités
Le nouveau projet NEWLEAD, financé par l’Union européenne, vise à renforcer la capacité des institutions d’enseignement supérieur à piloter le changement institutionnel. Selon les scientifiques Joseph Maria Garell et Thomas Esterman, auteurs de l’article et collaborateurs du projet, la gestion de la pandémie n’est pas seulement un grand défi pour les universités, elle représente aussi une opportunité pour les dirigeant-e-s des hautes écoles afin d’améliorer leurs compétences en matière de leadership.
«Campus ou plateforme – quelle forme prendra l’université post-COVID ?»
Avec la crise sanitaire et le Brexit, les universités de Grande-Bretagne, des États-Unis et d’Australie sont plus que jamais en concurrence pour attirer des étudiant-e-s étrangers-ères.
«À long terme, le climat géopolitique évolue vers l’enseignement à domicile des étudiant-e-s – une évolution qui pourrait réduire le niveau de la collaboration internationale en matière de recherche pour les décennies à venir. Il n’est pas surprenant que la stratégie (« business-model ») de diversification, qui a amené les universités à dépendre davantage des étudiant-e-s étranger-ère-s en tant que source de revenu, est encouragé par les gouvernements des pays qui adhèrent au principe d’une économie libérale. […] La croissance de ces «universités de destination» a créé un marché dans lequel les étudiant-e-s détiennent un pouvoir sans précédent dans la détermination des cours et de leur contenu […] – c’est un marché d’acheteurs. Le passage en ligne dû au COVID a [..] discrédité la valeur de la destination. Dans un marché d’acheteurs d’étudiant-e-s, les cours sont adaptés, les horaires (et, avec les dernières avancées technologiques même les langues) sont choisis. Par conséquent, les universités ne sont plus en compétition au niveau local, ou même global, pour des étudiant-e-s, mais plus directement en concurrence avec les plateformes en ligne. […] Une analyse récente, menée par un des auteurs associé à Skilled Education, révèle, à l’aide de données de Altmetric, des opportunités d’investissements ciblés» pour les hautes écoles.
L’UNESCO a célébré la troisième Journée internationale de l’éducation
«Alors que la moitié des élèves dans le monde est toujours affectée par la fermeture totale ou partielle des établissements, l’UNESCO et la communauté éducative mondiale célèbrent ce 24 janvier la troisième Journée internationale de l’éducation. Thème de cette année: «Relancer et redynamiser l’éducation pour la génération Covid-19 ». […] En lui dédiant une journée spéciale, la communauté internationale réaffirme que l’éducation joue un rôle essentiel dans la construction de sociétés résilientes et qu’elle contribue à la réalisation de tous les autres objectifs de développement durable.»
Un pôle de recherche à 34 millions de francs pour réunir toutes les facettes du langage
«Le pôle de recherche national (PRN) Evolving Language a été inauguré vendredi 22 janvier à l’occasion d’une conférence en ligne. Co-financé par le Fond national suisse (FNS) et les Universités de Genève et de Zurich à hauteur de 34 millions de francs jusqu’en 2023, il rassemble 38 groupes de recherche à travers toute la Suisse pour étudier le langage sous toutes ses coutures.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 janvier 2021
25Jan2021
Politique des hautes écoles
Indignation contre les examens en présentiel à Zurich
En pleine session d’examens, «les étudiant-e-s» de l’Université de Zurich et de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) sont en colère parce que certains examens sont maintenus en présentiel. Sur Twitter, ces étudiant-e-s se sont plaint qu’il y aurait parfois plus de 50 personnes par salle et qu’aucune alternative pour les personnes à risques et/ou en quarantaine n’ait été mise en place.
L’Université de Zurich répond que 90% des examens se déroulent en ligne, mais que pour garantir l’égalité, les étudiant-e-s doivent passer certains examens en présentiel. La réponse de l’EPFZ est similaire. Les examens qui ont étés maintenus en présentiel seraient décisifs («high stake») pour progresser dans ces études. L’EPFZ cherche par ailleurs des solutions individuelles pour les étudiant-e-s à risques. L’Université de Zurich clarifie également que les personnes en quarantaine pourraient se faire dispenser et passer l’examen en été.
Ouverture d’une «Ecole 42» à Renens
Une École 42 ouvrira ces portes cet été 2021 à Renens. Gratuite, sans profs et sans diplômes reconnus, elle prétend former des profils différents que les autres Hautes écoles, quitte à recruter des personnes sans aucun diplôme.
Le cursus, conçu pour durer trois ans, est basée sur le principe du jeu selon lequel les étudiant-e-s doivent trouver de manière autonome les solutions pour passer au «niveau» suivant. Cinq coaches et une équipe pédagogique basée à Paris sont le seul encadrement dont les étudiant-e-s peuvent profiter.
L’Ecole est partenaire avec plusieurs grandes entreprises, comme Swisscom. «En France par exemple, plusieurs milliers de personnes sont sorties des Écoles 42, mais le bilan de leur entrée dans le monde du travail reste encore à faire.»
Motion neuchâteloise contre la vidéosurveillance et pour l’octroi d’une tentative supplémentaire aux examens
«La motion populaire lancée par la Fédération neuchâteloise des étudiants (FEN) a été déposée vendredi auprès du secrétariat du Grand Conseil neuchâtelois avec 111 signatures. Le texte demande l’abandon de la vidéosurveillance lors des examens et l’octroi d’une tentative supplémentaire.»
Comment combattre les biais de l’intelligence artificielle
La journaliste Jenni Thier s’interroge sur les algorithmes qui se cachent derrière l’intelligence artificielle et du danger qu’un manque de diversité au sein des entreprises technologiques peut avoir pour les minorités. Le problème, selon elle, est le fait qu’une technologie, destinée pour le monde entier, est généralement développée par un petit groupe de personnes homogènes, à savoir un groupe majoritairement blanc et masculin. Chez Google, Microsoft et Facebook, la proportion d’employé-e-s noir-e-s est toujours inférieure à six pour cent. Les femmes sont également sous-représentées ; chez Google, elles représentent un peu moins d’un tiers de la main-d’œuvre. Selon la journaliste, une plus grande diversité au sein des chercheur-euses universitaires sur cette thématique aurait un impact bénéfique sur les entreprises spécialistes du domaine.
Bruxelles envisage de permettre à l’Écosse de rester dans le programme Erasmus de l’UE
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2021
22Jan2021
Politique des hautes écoles
La formation de médecins à l’épreuve du virus
Alors qu’ils-elles vivent les mêmes difficultés que les étudiant-e-s des autres facultés, une pression s’ajoute pour les futurs médecins : pour des raisons sanitaires, l’Université de Genève à annulé plusieurs «stations formatives» avec des patients simulés qui permettent aux étudiant-e-s de 3ème année en bachelor de s’entraîner à l’anamnèse et à la communication avec les patients. Les étudiant-e-s craignent l’absence d’expérience pratique lors de l’obtention du diplôme fédéral.
Une période de changement s’opère à l’Université de Saint-Gall
L’Université de Saint-Gall (HSG) est en train de vivre une période de changement à plusieurs niveaux. La HSG a fondé une nouvelle école d’informatique et a également commencé à former des médecins. En outre, d’ici 2025, la HSG souhaite augmenter le taux de femmes pour les postes de professeur-e-s titulaires à 30%. Actuellement, cet objectif a déjà été dépassé au niveau des professeur-e-s associé-e-s et professeur-e-s assistant-e-s, ce qui laisse espérer que ces femmes pourront bientôt accéder à des postes de professeur-e-s titulaires. Quant à la relève académique, l’université souhaite davantage axer les études doctorales sur « l’excellence scientifique » et améliorer les conditions d’encadrement des doctorant-e-s.
Les cours en ligne creusent les inégalités
Une étude de l’Université de Genève indique que les cours à distance favorisent les étudiant-e-s les plus forts et pénalisent les moins bon-ne-s.
- «Pour les 20% les plus doués (présentant les meilleurs résultats à la fin de l’école secondaire), la probabilité de répondre correctement à une question sur la matière d’une semaine pour laquelle ils avaient accès aux cours en ligne — qu’ils aient ou non choisi cette option — augmente de 2,5%.
- Pour les 20% les moins doués, elle baisse de 2%.»
Selon l’un des co-auteurs, le Professeur à l’Institut d’économie et d’économétrie de la Geneva School of Economics and Management (GSEM) Michele Pellizzari, le streaming pénalise les étudiant-e-s qui dépendent de l’interaction avec les professeur-e-s pour des éventuelles clarifications. Selon lui, «La clé serait d’instaurer de tout petits groupes en interaction vidéo avec un enseignant, des séances quasi individuelles, qui demandent à un étudiant la maturité de se dire: j’ai besoin de ces séances. Mais cela demande une responsabilisation plus importante.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 janvier 2021
Un concours pour l’admission en 2ème année de médecine
«L’Université de Lausanne (UNIL) pourra introduire un concours pour l’admission en 2e année de bachelor en médecine pour l’année académique 2022/2023. Cette mesure, qui vise à réguler les effectifs, a été validée par le Conseil d’État. […] Le Conseil d’État précise qu’avec l’introduction d’un concours, l’UNIL adopte les mêmes modalités de passage en 2e année de médecine qu’à Genève et Neuchâtel. Ces trois universités n’appliquent pas de numerus clausus pour l’accès en 1ère année.»
21Jan2021
Politique des hautes écoles
«La Suisse doit participer à Erasmus+»
«La Suisse doit s’associer à part entière au programme d’échanges d’étudiants et d’enseignants Erasmus+ 2021-2027. La Commission de politique extérieure du National invite, par 18 voix contre 6, le Conseil fédéral à adapter le mandat de négociation en sens.»
Soulagement chez les scientifiques britanniques
«Après des années de doute, la recherche est l’un des rares domaines où le statu quo l’a emporté. Le Royaume-Uni reste dans Horizon Europe, le principal programme de financement européen, doté de 95 milliards d’euros de 2021 à 2027.»
«Les demandeurs d’emploi étrangers ont entre 4% et 19% de chances en moins d’être contacté»
Selon une étude du KOF, l’institut de recherche de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, publiée dans le revue Nature, les candidats étrangers seraient plus fortement discriminés lorsque leurs dossiers sont évalués avant midi ou en fin d’après-midi. Même tendance sur les stéréotypes liés au genre.
A qualifications égales, les Suisses restent privilégiés sur le marché du travail suisse. Les postulants d’origine étrangère sont contactés 6,5% moins fréquemment que les Helvètes, une discrimination plus marquée envers les candidats originaires d’Asie, d’Afrique ou des Balkans.»
La formation continue en pleine croissance
Pendant la crise sanitaire actuelle, la demande pour la formation continue dans les universités et HES suisses ne cesse de croître. Erik Nagel, responsable de la formation continue à la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) confirme que les cours sur la gestion de crises connaissent actuellement une demande supérieure à la moyenne. Par ailleurs, le phénomène de la formation continue «à la carte» s’établit de plus en plus, où des cours sont spécifiquement conçus pour les entreprises ou institutions.
Nouveau centre de recherche sur les maladies infectieuses à l’Université de Berne
L’Université de Berne a créé un «Centre de recherche pluridisciplinaire sur les maladies infectieuses». Ce dernier a pour objectif d’étudier l’apparition des maladies infectieuses ainsi que leurs conséquences sur la santé, la société et l’économie. Implanté à Bienne, il sera financé pendant dix ans par la Fondation Vinetum à hauteur de 30 millions de francs.
Le conseil scientifique pour les objectifs de développement durable
«En octobre, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a procédé à une série de nominations importantes. Il a chargé 15 scientifiques du monde entier de fournir aux décideurs politiques des preuves, ainsi que leurs réflexions, sur les objectifs du développement durable. […] Pour les conseillers scientifiques des Nations unies, c’est une énorme responsabilité. Chacun doit être prêt à travailler avec eux et à les aider à réussir.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2021
20Jan2021
Politique des hautes écoles
Le « Air travel project » de l’EPFZ
Ulrich Weidmann, Vice-Président de l’infrastructure de l’EPFZ, et Susann Görlinger, cheffe du « Air travel project » de l’EPFZ, parlent de leurs efforts pour diminuer le nombre de voyages en avion. Selon cette dernière, la crise sanitaire a favorisé collaboration virtuelle, avec des conséquences bénéfiques sur l’environnement, sur les budgets et sur la vie de famille. Par ailleurs, la participation aux conférences serait devenue plus inclusive (car moins chère), ce qui les rend « socialement responsable ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 janvier 2021
19Jan2021
Politique des hautes écoles
Espionnage chinois dans les instituts de recherche suisse
La NZZ am Sonntag a publié un dossier sur l’emprise de la Chine sur la Suisse. Il parle des rachats d’entreprises (e.g. Syngenta), de clubs de football (Grasshopper Club), de l’ingérence politique, mais aussi de l’espionnage dans la recherche.
Le Service de renseignement de la Confédération prévient dans un rapport des dangers de l’espionnage chinois dans les institutions de recherche suisse. Le Professeur Raplph Weber de l’Université de Bâle ajoute: «Des instituts comme le PSI devraient être particulièrement préparé à ce cas de figure». Il a rédigé une analyse du réseau du partie communiste en Suisse. Dans cette analyse, un professeur chinois en physique nucléaire au PSI serait une des personnes clés. «Les acteurs doivent être conscients que les collaborations de recherche fonctionnent différemment avec les régimes autoritaires.»
Selon une loi chinoise de 2017, les étudiant-e-s chinois sont obligés de collaborer, sous demande, avec le service secret. Il y a 993 étudiant-e-s chinois-e-s à l’EPFZ (2019), et 440 à l’Université de Zurich (2021).
L’ambassade chinoise rejette les accusations d’une prise d’influence dans l’université.
«Les cours en ligne renforcent les inégalités»
«Alors que la communauté estudiantine mondiale suit des cours en ligne à cause des mesures de lutte contre la pandémie du Covid-19, une étude dirigée par l’Université de Genève (UNIGE), réalisée sur des données collectées en 2016-2017, avant les mesures de confinement anti Covid-19, dévoile que la diffusion de cours en ligne accroît de 5 % les inégalités entre les étudiant-es doué-es et les moins doué-es. Les résultats de cette étude, publiée dans la revue Journal of the European Economic Association, indiquent que ce fossé d’apprentissage entre les différents profils d’étudiant-e est principalement imputable à leur comportement et leur motivation. L’étude propose des pistes concrètes, entre autres à travers des programmes d’enseignement mixte, aux établissements d’enseignement supérieur du monde entier, que ce soit pour faire face au confinement ou au manque chronique de place en auditoire.»
Remise d’examens à l’Université de Fribourg
La Faculté de médecine de l’Université de Fribourg a remis des épreuves en présentiel. Les examens qui étaient prévus en février auront alors lieu en juin. Cela signifie une double charge de travail pour près de 500 étudiant-e-s en médecine et en biomédicine, qui vont devoir se préparer à deux sessions simultanément. Les étudiant-e-s en question, qui viennent de passer des semaines à réviser pour ces examens, se sont organisés pour intervenir auprès de leur Faculté.
Raphaël Bonvin, vice-président de la section de médecine et responsable des programmes et des examens, annonce que certains examens de bachelor de médecine et des sciences biomédicales ne peuvent pas être organisés en ligne. A la critique de la double charge, il répond qu’ils seront «prêts à élargir la session d’examens de juin et à faire preuve de flexibilité».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 janvier 2021
18Jan2021
Politique des hautes écoles
«Le savoir contre le pouvoir»
Des journalistes du Temps et du Wochenzeitung (WOZ) réagissent aux tensions palpables entre certain-e-s politicien-ne-s et des membres de la task force scientifique de la Confédération. Christian Althaus avait notamment quitté la task force, irrité que la science ne puisse pas «discuter sur un pied d’égalité» avec le pouvoir politique. Le journaliste du Temps estime: «Les tensions entre experts et pouvoir politique ne sont pas pour déplaire. Et seraient même saines. […] Même si leurs décisions peuvent faire mal, prions d’avoir des politiques qui décident et des experts qui ne décident pas à leur place.»
Le journaliste du Wochenzeitung regrette que le Conseil fédéral n’écoute pas suffisamment les conseils des scientifiques: «Au lieu d’écouter, il [le Conseil fédéral] a justifié ses décisions par des affirmations parfois insoutenables.»
Le «séisme» du plan S
«La Suisse s’interroge sur le plan S, cette initiative européenne qui, depuis le 1er janvier, veut rendre immédiatement accessible et sans frais pour les lecteurs la recherche scientifique financée par ses organisations.»
La crise exacerbe la précarité des étudiant-e-s
En 2020, les universités de Lausanne et de Genève et les HES de Genève ont constaté une hausse significative de demandes de soutien financier aux études dues à la crise sanitaire. A l’Université de Fribourg, le nombre de demandes est «curieusement» resté «très stable».
Critique du CSS envers deux centres de recherche bernois
Sur demande de la Confédération, le centre de recherche bernois, Sitem-Insel, ainsi que le nouveaux Swiss Center for Design and Health (SCDH), ont été évalués par le Conseil suisse de la science (CSS). Ce dernier conclut que les objectifs du SCDH sont encore trop peu clairs et que le projet doit être précisé. Le gouvernement fédéral, qui partage ces critiques, a donc finalement décidé de ne pas accorder le fond de démarrage de 15 millions de francs. En ce qui concerne le Sitem-Insel, le CSS le considère comme une «entreprise immobilière». Le CSS n’était également pas convaincu sur la façon dont Sitem-Insel allait réaliser ses objectifs, à savoir «générer des innovations supplémentaires et améliorer le transfert technologique dans toute la Suisse». Néanmoins, le gouvernement fédéral a décidé de soutenir le projet en lui accordant 5,6 millions de francs, et le canton financera d’une part égale.
Examens : réactions aux nouvelles mesures sanitaires
En raison de la situation actuelle concernant la propagation du coronavirus et du durcissement des mesures par le Conseil fédéral, la Haute école spécialisée des arts appliqués de Zurich (ZHAW) a décidé le passage aux examens à distance. Lors d’une réunion extraordinaire, la direction a décidé que dès ce lundi 18.01.2021, tous les examens se dérouleront en ligne. Certains examens ont été remis d’un mois et demi, au mécontentement des étudiant-e-s.
Les universités de Zurich et de Saint-Gall et l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) maintiennent des examens en présentiel. Le porte-parole de l’EPFZ, Leo Herrmann, déclare que pour les examens écrits, la présence physique est essentielle pour progresser dans les études.
Malgré une restriction rigoureuse concernant les rassemblements dans les lieux publics, les universités bénéficient d’une exemption. Jusqu’à 50 personnes sont autorisées à se rassembler dans une salle d’examen, sous réserve d’un plan de protection.
Accréditation de l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle
L’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP) sera bientôt une institution publique. Avec son siège à Zollikofen, et des campus à Lausanne et à Lugano, l’institut faisait partie de l’administration fédérale jusqu’en 2007, et a été externalisé en tant qu’organisation experte par la suite. En août 2021, elle deviendra la seule haute école appartenant au gouvernement fédéral accréditée en tant que haute école de formation des enseignant-e-s. Elle sera rattaché au Département fédéral de l’économie, de l’éducation et le la recherche (DFE).
L’IFFP veut travailler dans le domaine de la numérisation de l’enseignement pour créer un centre de compétences national. Les nouvelles formes d’enseignement numérisées seront développées dans un hub avec les universités du site de Berne et avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne.
L’Unil dans les médias
Témoignage d’une étudiante proche du burn-out
Une étudiante en 2ème année de médecine à l’Université de Lausanne témoigne de son épuisement psychique dû aux conditions de travail liés à l’enseignement à distance. Elle déplore le «manque de flexibilité d’une direction qui protège l’institution – en gérant ses immatriculations – au détriment des étudiant-e-s. […] «Que l’institution ne réfléchisse qu’en termes de validité et qualité du diplôme, c’est une bombe à retardement, un mauvais calcul. Il y aura un trou dans la promotion 2025, à cause des burn-out. En fait, j’ai l’impression de vivre Koh-Lanta: le dernier qui reste debout a gagné.»»
Selon Hannah Wonta, secrétaire générale de la FAE, à cela s’ajoute un «renvoi de balle entre la direction et les facultés, qui ont une grande liberté. […] Cela provoque un discours frustrant et des communications tardives qui génèrent beaucoup de stress.»
Revue de presse UNIL 18 janvier 2021
15Jan2021
Politique des hautes écoles
Dans les universités, la grande peur du décrochage
Après deux semestres passés majoritairement en ligne, et des examens qui se terminent actuellement à distance, la tentation de tout laisser tomber semble augmenter chez les étudiant-e-s. Heidi news interroge des spécialistes dans les universités romandes sur la situation et les mesures de soutien.
Attroupement avant et après les examens en présentiel
A l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), la moitié des examens de la session actuelle se déroule sur place. Alors que des mesures strictes sont déployés pour assurer le bon déroulement dans les salles d’examens, des rassemblement de «centaines» étudiant-e-s se forment à l’extérieur avant et après les examens.
««Le cadre légal concernant les examens n’a pas été modifié par les mesures fédérales annoncées mercredi, lance d’emblée la porte-parole de l’EPFL. Il y a effectivement eu quelques
attroupements. Si nous comprenons que les étudiants ont envie d’échanger après plusieurs heures d’examens, nous les prions de le faire en respectant les distances et en portant un masque.» Un e-mail de rappel a été envoyé en ce sens aux élèves concernés.»
Horizon Europe et la bureaucratie de la recherche
La Présidente du Conseil suisse de la science, Sabine Süsstrunk, s’inquiète d’une potentielle exclusion de la Suisse des programmes de recherche européens. Elle juge que la recherche suisse perdrait de son importance sans participation à des projets internationaux.
En réaction, l’auteur de l’article Weltwoche daily met en avant les arguments contre une adhésion aux programme Horizon Europe. Selon l’auteur, les fonds de recherche entraînent une charge bureaucratique beaucoup trop importante. Les scientifiques passeraient d’innombrables heures à rédiger des propositions de recherche qui conviennent aux exigences de l’UE. En revanche, les résultats réels de la recherche ne sont presque jamais examinés. Les meilleures universités en Europe se trouveraient au Royaume-Uni et en suisse et l’argent serait donc mieux investi dans une collaboration de recherche entre ces deux pays.
Est le programme Erasmus+ surestimé?
Le Weltwoche interroge Jane Owen, ambassadrice britannique en Suisse, qui est optimiste par rapport au Brexit. Pour elle, les critiques quant à la sortie de la Grande-Bretagne du programme Erasmus+ sont pas justifié. Le but du nouveau programme Turing serait d’attirer plus d’étudiant-e-s d’échange, et du monde entier. Par ailleurs, les dipômé-e-s étrangers-ères auront le droit de rester et travailler au Royaume-Uni pendant deux ans, «une offre attractive et généreuse» en comparaison avec d’autres pays, comme la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2021
14Jan2021
Politique des hautes écoles
L’organisation des examens
Selon l’auteur de la NZZ, les établissements d’enseignement ne seront pas concernés par les nouvelles mesures de confinement. Les examens auront lieu en différents formats.
A l’Université de Genève, les étudiant-e-s en économie seront photographié via webcam pendant leurs examens. Pour plusieurs raisons, les EPF n’auront pas recours à la vidéosurveillance des examens écrits. Le Professeur en technologie d’enseignement, Pierre Dillenbourg (EPFL), estime «Le meilleur remède contre la tricherie, ce sont les tâches complexes qui exigent des réponses qu’on ne peut pas mémoriser.»
A l’EPFL, les étudiant-e-s qui échouent leurs examens ne seront pas pénalisés et pourront suivre le même cours le semestre suivant. Dans les universités de Genève et de Zurich, ce règlement spécial du semestre de printemps n’est plus en cours. L’Université de Saint-Gall n’a jamais accordé ce droit. Cependant, à Saint-Gall les examens auront lieu en présentiel, comme l’ont souhaité 87% des étudiant-e-s – (pour autant que le canton n’en décide pas autrement). L’effort pour organiser ces examens en présentiel aurait été «considérable», selon l’auteur.
Le conseil politique «en une seule voix»
Sabine Süsstrunk, Présidente du Conseil suisse des sciences, estime que le Conseil fédéral est à l’écoute des chercheur-e-s, par exemple sur des questions d’énergie. Mais pendant la crise du coronavirus, les scientifiques de la task force de la confédération auraient fait l’erreur de mener les débats en public au lieu de parler d’une seule voix.
Selon elle, la place des scientifiques ne serait pas dans les comités décisionnels. Pour mieux gérer les futures crises il faudrait, à son avis, un moyen («véhicule») pour trouver facilement des expert-e-s pertinent-e-s. Ceci devrait être réalisé en coordination entre le Conseil suisse des sciences, le FNS, le domaine des EPF, swissuniversities et les académies suisses. Un état major fixe ne serait pas nécessaire, à son avis.
Programme de travail du Conseil suisse de la science
«Au 1er janvier 2021, la Professeure Sabine Süsstrunk a pris la présidence du CSS. Selon la nouvelle présidente, l’activité de conseil indépendant auprès des politiques et de la société est plus importante que jamais. À travers son programme de travail, le CSS s’engage, auprès des décideurs politiques et de l’administration, en faveur de conditions-cadre qui aident les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les entrepreneurs à ne pas être dépassés par les changements, mais à contribuer à les façonner.»
Examens en présentiel dans le canton Saint-Gall
Selon un article du 12.01.2020, l’Université et les HES dans le canton de Saint-Gall feront leurs examens écrits en présentiel «malgré le grand nombre de cas» de Covid-19. Le nombre de personnes par salle sera limité à 50.
Les examens pratiques pour les CFC auront également lieu en présentiel «même dans le cas d’un nouveau confinement ou d’une fermeture des HES».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 janvier 2021
13Jan2021
Politique des hautes écoles
Nouveau semi-confinement à partir du 18.01.2021
«Fermeture dès lundi des magasins ne vendant pas des produits de consommation courante, télétravail obligatoire, réunions privées restreintes: le Conseil fédéral a adopté mercredi une série de nouvelles mesures pour lutter contre le coronavirus. La Suisse reprend ainsi la route du semi-confinement.»
Négociations sur la ré-association de la Suisse au programme Horizon Europe paralysées
«La Suisse et l’UE sont toujours paralysées («in stalemate») en ce qui concerne un traité de partenariat attendu de longue date, et ce retard a pour effet d’aigrir les relations.
«L’une des parties attend depuis environ un an des informations complémentaires, et c’est la Commission européenne. Nous sommes tout à fait prêts à examiner tous les détails une fois que les informations nous auront été fournies», a déclaré mardi le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, après qu’il lui ait été indiqué que les fonctionnaires de l’UE traînaient les pieds pour conclure le nouvel accord.»
Le tabou des suicides des étudiant-e-s
Selon le Monde, [en France], une dizaine d’étudiant-e-s en médecine se donnent la mort chaque année, «surmenés, soumis à de nombreux risques». Cette situation risque de se détériorer face à la pandémie et ne concerne pas seulement les étudiant-e-s en médecine. Selon une étude menée par le Centre National de Ressources et de Résilience (CN2R), 11,4 % des près de 70 000 étudiant-e-s [de toute les filières d’études confondues] ont eu des idées suicidaires au cours des douze derniers mois. Selon une autre enquête publié par l’Observatoire national de la vie étudiante en juillet 2020, 16% des sondés se sont sentis «si découragés que rien ne pouvait leur remonter le moral».
«A Sciences Po, le scandale mine la fabrique de l’élite»
«Les accusations d’inceste portées dans un livre contre le constitutionnaliste Olivier Duhamel interrogent sur le fonctionnement de l’école française et nourrissent les questions des étudiants. […] Puis viennent d’autres questions: depuis quand le comportement d’Olivier Duhamel était-il connu au sein des différents instituts de recherche qui dépendent de la FNSP, dont le Centre d’études et de recherches internationales (CERI) bien connu à Genève?»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 janvier 2021
12Jan2021
Politique des hautes écoles
Pour un meilleur dialogue entre science et politique
Selon Reto Knutti, professeur en physique du climat à l’EPFZ, il est temps de trouver un meilleur dialogue entre la science, la politique et le public. La division des taches, selon laquelle il revient à la science de créer de la connaissance et à la politique de prendre des décisions, n’est pas à la hauteur des défis actuels (pandémie, réchauffement climatique).
Selon le climatologue, la tâche des chercheur-euse-s ne consiste pas seulement à produire des données, mais aussi à les interpréter («einordnen») et à discuter des éventuelles conséquences qu’auraient certaines actions. «Si la science ne donne pas son interprétation, ce serait d’autres qui fourniraient des interprétations, qui seraient motivés par des intérêts individuels, financiers ou politiques.» La population doit de son côté avoir les outils pour comprendre ce discours scientifique. Pour Reto Knutti, la task force scientifique de la Confédération s’acquitte de sa tâche de manière exemplaire.
«Il y a fondamentalement une méfiance entre politiques et membres de la task force Corona»
Depuis le déclenchement de la pandémie, des frictions entre membres de la task force scientifique de la Confédération et la politique se manifestent. Pour Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, quelques conflits auraient pu être évités.
Il pense que l’OFSP aurait du favoriser la confiance réciproque entre les expert-e-s et les politicien-ne-s bien avant l’épidémie. Cela aurait eu comme conséquence que les personnes clés se connaissent «mieux», certaines procédures auraient étés créés et répétées, et l’attribution des compétences entre expert-e-s et politicien-ne-s aurait déjà été établies.
Association partielle de la Grande-Bretagne au programme Horizon Europe
Le 24 décembre 2020, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont conclu un accord commercial de dernière minute, mettant fin à plus de quatre ans d’incertitude. Le soulagement est grand parmi les chercheur-euse-s britanniques qui pourront désormais participer au programme de recherche Horizon Europe en tant que membre «associé».
Les chercheur-euse-s basés au Royaume-Uni pourront concourir pour des bourses prestigieuses du Conseil européen de la recherche et des Actions Marie Skłodowska-Curie au même titre que leurs homologues de l’UE. Cependant, les chercheurs-euse-s et entreprises britanniques seront exclus du nouveau fonds du Conseil européen de l’innovation d’Horizon Europe, qui est conçu pour soutenir les jeunes entreprises et les entreprises dérivées des universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 janvier 2021
11Jan2021
Politique des hautes écoles
La Grande-Bretagne tourne le dos au programme Erasmus
Le gouvernement de Grande-Bretagne n’est plus associé au programme européen Erasmus+. Le premier ministre Boris Johnson a jugé une participation trop onéreuse et estime qu’elle manque de soutien politique.
La création d’un nouveau programme nommé d’après le mathématicien Alan Turing a été annoncé. Celui-ci encouragera les séjours d’étudiant-e-s britanniques dans les universités non seulement européennes, mais internationales.
Les universités britanniques qui ne sont pas très renommées à l’internationale craignent que les séjours en Grande Bretagne perdent en attractivité, particulièrement auprès des européens moins favorisés.
L’Université de Warwick essayera, moyennant des bourses et des universités partenaire, d’attirer des étudiant-e-s d’origine européenne, ceci risque d’être plus compliqué face aux nouveaux obstacles bureaucratiques concernant l’octroi de visas et l’accréditation des cours.
Un épidémiologiste quitte la task force scientifique de la Confédération
Depuis quelques mois, la relation entre la task force scientifique et la politique fédérale semble se détériorer. Pour éviter la deuxième vague, la task force avait demandé à plusieurs reprises des mesures plus strictes contre la propagation du coronavirus.
Le départ de l’épidémiologiste Christian Althaus du groupe d’experts témoigne des tensions croissantes entre la science et la politique. Dans le tweet qui annonce sa démission, le chercheur demande à ce que les politicien-ne-s apprennent enfin à regarder la science sur un pied d’égalité. «C’est en partie la raison pour laquelle j’ai démissionné du groupe de travail cette semaine», a-t-il indiqué.
Le rédacteur en chef de la SonntagsZeitung commente: «La querelle entre le groupe de travail et le Conseil fédéral ressemble souvent à une lutte de pouvoir – qu’Althaus est en train d’abandonner. Ses exigences étaient tout simplement trop élevées : bien sûr, la science – aussi importante qu’elle soit dans une pandémie – ne peut jamais être sur un pied d’égalité avec la politique. Ce dernier décide et porte la responsabilité dans le pays.»
Mentir pour ne pas manquer l’examen?
A l’Université de Bâle, la session d’examens de printemps se déroulera en présentiel dans une grande salle d’exposition. Pour protéger les étudiant-e-s ainsi que le corps enseignant, l’université a établi un plan de protection, en collaboration avec l’hôpital universitaire et approuvé par le médecin cantonal. Les étudiant-e-s seront alors interrogé-e-s à l’entrée sur leur état de santé. Toute personne présentant des symptômes de maladie ne sera pas autorisée à entrer et ne pourra pas passer l’examen.
Certain-e-s étudiant-e-s s’inquiètent cependant que des personnes présentant des symptômes mentiraient pour ne pas manquer l’examen. Selon Matthias Geering, porte-parole de l’Université, le plan de protection est conçu de telle sorte que les infections peuvent être évitées même dans le pire des cas, grâce à la taille de la salle et les distances entre les étudiant-e-s. En outre, les places de travail seront désinfectés après chaque test et le hall sera régulièrement ventilé.
L’Unil dans les médias
Longueur record de la file d’attente devant la bibliothèque de l’UNIL
Depuis le début de la semaine, une longue file d’attente se déploie chaque matin devant la Bibliothèque de l’UNIL (BCU). La session d’examens attire une centaine d’étudiant-e-s à venir faire la queue dès les 7 heures du matin dans l’espoir de trouver un poste de travail pour la journée.
«Anticipant cette concentration élevée de personnes sur le campus, l’UniSEP (Service de sécurité, prévention et environnement) a mis en place les mesures nécessaires pour minimiser les risques. Huit agents de sécurité sont ainsi postés tous les matins le long de la file afin de canaliser les entrées dans la bibliothèque.
Revue de presse UNIL 11 janvier 2021
8Jan2021
Politique des hautes écoles
La contribution de Dubochet sur la connaissance du coronavirus
En 2017, le professeur honoraire à l’Université de Lausanne, Jacques Dubochet, à remporté le Prix Nobel de chimie avec sa technique d’imagerie qui permet de reconstituer les molécules en trois dimensions et de comprendre le mécanisme moléculaire. Ajourd’hui, c’est grâce à cette technique qu’une bonne partie des avancées majeures sur la connaissance du coronavirus a pu être gagné.
UNIGE : examens seront sous surveillance, mais pas enregistrés
Alors que la session d’examens approche, une décision vient modifier son cadre à l’Université de Genève (UNIGE). Suite à une demande de la Conférence universitaire des associations d’étudiants (CUAE) et une motion validé par l’Assemblée de l’université, l’UNIGE a annoncé le retirement de l’enregistrement des images et sons captés durant les examens en ligne. En revanche, elle retient la possibilité de filmer les évaluations en temps direct, à des fins d’identification des étudiant-e-s et de lutte contre la fraude.
C’est une «demi-victoire» pour le syndicat, qui demandait la suppression totale des outils de surveillance numérique pour cette session d’examens. Le dispositif de surveillance engedrait un stress réel pour les étudiant-e-s. Pauline Emery, secrétaire syndicale de la CUAE se questionne : «Qu’est-ce qui sera interprété comme une possible fraude à travers un écran? Sortir du champ de vision pour ramasser un stylo? Une personne qui entrerait à l’improviste dans la pièce où l’étudiant passe son examen?»
EPFL : nouvelle vice-présidence pour la «transformation responsable»
« A l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’année 2020 s’est terminée par un déferlement de témoignages sur les réseaux sociaux, dénonçant sexisme et homophobie. L’année 2021 démarre par une réorganisation à point nommé de sa direction. Depuis le 1er janvier, une nouvelle vice-présidence pour la «transformation responsable» travaille à rendre l’institution plus inclusive et plus à même de répondre aux défis environnementaux et climatiques.»
Gisou van der Goot, doyenne de la faculté des sciences de la vie, qui a été choisi pour piloter cette nouvelle entité détaille ses espoirs et ses ambitions.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 janvier 2021
7Jan2021
Politique des hautes écoles
La délicate coopération entre la ZHDK et la Chine
En 2012, la Haute école des arts de Zurich (ZHDK) a entamé des pourparlers avec l’Institut de technologie de Harbin (HIT) portant sur une nouvelle école de design que les deux universités voulaient diriger conjointement. La construction du campus a commencé l’été 2020 à Shenzhen. L’institut en question est cependant une de sept universités profondement rattachés à l’armée et l’industrie d’armement, dont l’objectif est de mettre les résultats de la recherche civile à dispositions de l’armée. Depuis le début du mois de juin déjà, les États-Unis n’autorisent plus aux étudiant-e-s et chercheur-euse-s de ces sept universités l’entrée dans le pays.
La ZHDK est critiqué d’avoir continué d’entretenir les liens avec la HIT en pleine connaissance des faits. Le recteur, Thomas D. Meier déclare avoir su de l’existence des connexions de la HIT avec l’industrie de la défense, mais estime que le département de design et d’architecture du HIT est « organisationnellement très éloigné de la recherche de défense ». Selon lui, il n’y aurait aucun intérêt militaire dans ces domaines.
Témoignage d’étudiant-e-s à la veille d’une troisième session d’examens à distance
«Dès la semaine prochaine, les étudiants de Suisse romande s’attaquent à une troisième session d’examens, qui se déroulera majoritairement à distance pendant les mois de janvier et février. Certains moins stressés que d’autres, ils témoignent de ces conditions particulières.»
UNINE : Une motion populaire veut combattre les règles actuelles des examens à distance
La Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN) lance une motion populaire pour combattre les nouvelles règles des examens à distance mise en place pour la session d’examen qui débute le 11 janvier. Les examens, qui se feront sous vidéosurveillance et sans passer l’éponge en cas de note insuffisante est jugé « trop stressant » par la FEN. Si la motion devait aboutir, elle pourrait être rapidement votle par le Grand Conseil neuchâtelois.
Suisse et Royaume-Uni en mal d’échanges
Dans un article d’opinion, le professeur en études européennes à l’Université de Fribourg, Gilbert Casasus, tire les similiarités entre la Suisse et le Royaume-Uni en matière des programmes d’échanges intra-européens. Avec l’aboutissement du Brexit, le professeur regrette qu’«une logique nocive du repli et du chacun pour soi» a fini par prendre le dessus au Royaume-Uni, comme déjà en Suisse en 2014 lors du référendum sur la libre circulation des personnes. Au détriment de la formation internationale, le programme d’échange Erasmus n’est donc plus accessible aux étudiant-e-s britanniques. Selon le professeur, la remise en cause de cet instrument phare de la connaissance correspond désormais avec celle de la citoyenneté européenne de renfermement sur soi.
Mesures Covid : étudiant-e-s de l’EPFL dénoncé-e-s avant les examens
À quelques jours de la session d’examens, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) craint que des infections puissent mettre en péril son bon déroulement. Le message de prévention sanitaire aurait eu du mal à passer auprès de certain-e-s étudiant-e-s. À la bibliothèque par exemple, des manquements sont régulièrement observés et les rappel à l’ordre ignorés. Pour éviter l’apparition de foyers de contamination à la veille de la session d’examens, les étudiant-e-s qui ne respectent pas les règles seront dès lors dénoncés à la vice-présidence académique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 janvier 2021
6Jan2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 janvier 2021
5Jan2021
Politique des hautes écoles
Abandon de l’infrastructure nationale des éditions (INE)
L’infrastructure nationale des éditions (INE) avait comme but de préparer les données sur les sciences humaines de manière à ce qu’elles restent utilisables à long terme via internet. Cependant, la plupart des projets de cette infrastructure ne sont toujours pas achevés et semblent veillis. C’est pour cela que le projet, qui à coûté plus de cinq millions de francs, a finalement été abandonné. Ses données seront transférés à Dasch, le Data and Service Center for the Humanities. La plateforme qui existe depuis 2013 est pourtant critiqué d’être également trop lent et compliquée.
Dasch était précédemment géré par l’Académie suisse des sciences humaines et sociales (SAGW). Sans les prévenir, le gouvernement fédéral vient de remettre la plate-forme au Fonds national suisse (FNS) – une motion de censure selon la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
Beat Immenhauser, secrétaire général adjoint de la SAGW, contredit la critique envers Dasch. Les fonds fédéraux pour la numérisation seraient répartis de manière inégale. En comparaison avec des institutions de sciences naturelles similaires, la Dasch recevrait des ressources bien plus modestes.