«Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH) respire. En proie à d’importantes difficultés financières qui ont menacé sa survie, le centre de compétence en santé humaine basé sur le site de Bluefactory, à Fribourg, est racheté par Biovalley Investments, une société basée à Trieste, au nord-est de l’Italie, a-t-il annoncé la semaine dernière. Contacté par La Liberté, Diego Bravar, fondateur de ce groupe actif dans les technologies médicales revient sur cette opération de sauvetage.»
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29Juin2021
Politique des hautes écoles
Astrid Epiney sur l’Université de l’après-Covid
Alors que la situation sanitaire se détend, la rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney, discute de l’avenir de l’enseignement universitaire, et notamment de la possibilité d’un modèle hybride qui met en parallèle l’enseignement à distance et présentiel. Cette double approche, qui a comme objectif d’offrir le «même» enseignement aux personnes à distance qu’à celles sur place, implique cependant des risques considérables, selon la rectrice, car «elles insinuent qu’il serait possible de renoncer au présentiel sans mettre en péril la qualité de la formation universitaire.»
Elle rappelle que l’apprentissage universitaire va au-delà de l’acquisition pure de connaissances, mais comprend également la capacité d’argumenter de manière différenciée et se confronter aux idées et concepts d’autres personnes dans un respect mutuel, dont le présentiel serait la condition «sine qua non».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juin 2021
28Juin2021
Politique des hautes écoles
Enseignement à l’épreuve du Covid
Alors que la transition vers l’enseignement en ligne a été éprouvante autant pour le corps enseignant que pour les étudiant-e-s en 2020, elle a aussi entraîné une accélération technologique extraordinaire dont les hautes écoles envisagent de pérenniser certains aspects. Le Courrier revient sur les différentes modalités que les enseignant-e-s ont su mettre en œuvre pendant la pandémie pour améliorer la qualité de l’enseignement en ligne et qui pourraient être intégrés de manière durable dans enseignement universitaire.
«Proposer une partie des enseignements en ligne – sans remplacer les cours en présentiel considérés comme indispensables – est une piste à creuser, selon les différentes personnes contactées pour cet article. La porte-parole de l’Université de Lausanne, Géraldine Falbriard, précise: «Nous avons l’intention de capitaliser sur l’expérience Covid, mais à condition que l’emploi des nouvelles technologies soit pédagogiquement fondé, dans le but d’offrir une plus-value aux étudiantes et aux étudiants. La réflexion a été entamée.» Mettre à disposition des contenus enregistrés «peut s’inscrire dans le cadre d’une pédagogie plus inclusive, afin de soutenir des populations qui connaissent des difficultés particulières».»
L’UNIL impose moins de viande dans ses restos
Dès la rentrée en septembre 2022, l’Université de Lausanne (UNIL) fournira des plats plus végétales, plus durables et plus équitable dans ses cantines. Pour cela, elle a conçu un cadre de référence contraignant pour les restaurateurs du campus.
«L’alimentation ne doit plus être uniquement considérée comme un service que l’UNIL doit fournir à sa communauté. Les comportements face à cette thématique sont porteurs de valeurs culturelles, environnementales et éthiques, auxquelles l’institution doit s’efforcer de réfléchir», annonce l’alma mater. Avec ces nouvelles règles, l’UNIL répond à la volonté du campus, indique l’adjoint à la direction durabilité et campus, Julien Meillard.
Concrètement, l’UNIL va commencer par diminuer la consommation de viande au profit de sources de protéines végétales. Puis, elle veut mettre l’accent sur l’approvisionnement saisonal et local des fruits et légumes. Plus généralement, il s’agira de respecter un équilibre nutritionnel et de limiter le gaspillage.
Une lettre ouverte plaide pour la participation de la Suisse à Horizon Europe
La semaine passée, la Commission européenne a publié la liste des 18 États tiers qui peuvent provisoirement prendre part sans accord au programme de recherche de l’Union européenne (UE) Horizon Europe. Or la Suisse ne figure pas dans la liste.
En réaction, près de 20 organisations et réseaux de recherche européens tels que Science Europe, la Ligue des universités de recherche européennes et le réseau Aurora Universities ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils demandent la pleine participation de la Suisse au programme de recherche.
La lettre souligne que la Suisse abrite les meilleures institutions de recherche du monde et est depuis des années l’un des pays les plus compétitifs et les plus innovants. Rétrograder la Suisse à un pays tiers l’empêcherait d’apporter toute son expertise au programme de recherche de l’UE, a-t-elle ajouté. pour cela, »[…]il est important de poursuivre la coopération de longue date et mutuellement bénéfique entre l’UE et la Suisse dans le domaine de la recherche et de l’innovation ».
Le Secrétariat d’État à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI) tente cependant à relativiser cette dernière nouvelle : «Les chercheurs de Suisse peuvent répondre à des appels à projet en 2021 dans le cadre du programme Horizon Europe. Même dans les conditions actuelles, ils ont en effet la possibilité de participer à ce programme ainsi qu’aux initiatives et activités qui y sont liées.». Ils ne recevront toutefois pas de financement de la part de Bruxelles. La Confédération a donc réservé six milliards de francs à cet effet, a précisé le président de la Confédération, Guy Parmelin, dans un interview publiée dans la Schweiz am Wochenende. Il précise que la porte d’Horizon Europe n’est pas fermée et que l’objectif reste la pleine association à Horizon Europe.
La présidente de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national, Valérie Piller Carrard (PS/FR) déclare vouloir « […]tout faire pour que la Suisse ne soit pas reléguée au rang d’État tiers. Les conséquences académiques et économiques seraient importantes. Il faut maintenant qu’on se rassure et que le Conseil fédéral mette en place une stratégie.»
Le président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Martin Vetterli prévoyait qu’avec la fin de l’accord-cadre, l’accès à Horizon Europe serait rendu plus difficile. Mais il ne s’attendait pas « à ce qu’on se fasse sortir de cette façon, au beau milieu de l’année. C’est une très mauvaise nouvelle. » Il estime alors la compétitivité du pays menacée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juin 2021
25Juin2021
Politique des hautes écoles
Réactions sur l’exclusion suisse du programme Horizon Europe
Le Président de l’EPFL, Martin Vetterli et le Président de swissuniversities et recteur de l’Université de Genève,Yves Flückiger, réagissent sur l’exlusion suisse de Horizon Europe.
««C’est une gifle et un mode opératoire très inélégant», déplore le président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, Martin Vetterli, qui ne se dit pas surpris. «Quand j’ai appris la fin des négociations sur l’accord-cadre, j’ai vite compris que le scénario de 2014 allait se répéter» [la Suisse avait été temporairement exclue du programme européen précédent suite aux conséquences de la votation du 9 février qui voulait limiter la libre circulation, ndlr]. […] La différence fondamentale c’est qu’en 2014, le programme Horizon 2020 était déjà lancé, les projets suisses sur les rails. Cette fois, Horizon Europe, qui n’a pas encore démarré, risque de se dérouler sans la Suisse pendant une période bien plus longue que les six mois de «time-out» de 2014».»
««Nous ne sommes même pas montés dans le bateau. Même nos soutiens les plus solides se font moins entendre: tout le monde considère que la balle est dans notre camp», raconte Yves Flückiger.»
«Les jeunes chercheurs suisses vont en particulier faire les frais de cette décision, regrette Martin Vetterli: «Certains ont été sélectionnés lors de la première phase des ERC Starting Grants [des subventions prestigieuses pour jeunes chercheurs, ndlr], très sélective, et se retrouveront probablement éliminés sans possibilité de passer l’épreuve suivante. C’est comme si on nous éliminait de l’Euro avant de jouer un match!»
La Commission européenne prévoit de conclure les négociations d’association pour la fin de l’année
Suite à l’adoptation finale du Parlement européen du programme de recherche Horizon Europe en avril, la Commission vient d’adopter à son tour les documents finaux détaillant les appels, les budgets ainsi que les délais de candidatures pour les deux prochaines années. Selon la négociatrice en chef de la Commission européenne pour l’association internationale, Signe Ratsko, il n’était pas possible d’entamer les négociations avec les pays tiers sur la participation au programme de recherche avant que la base juridique soit définie. Cependant, elle encourage les pays avec lesquels des négociations d’association sont en cours ou dont l’association est imminente à se joindre aux appels de fonds à titre de solution provisoire jusqu’à ce que les accords d’association commencent à produire des effets juridiques.
Alors qu’Israël, le Royaume Uni ainsi que 16 autres pays figurent sur cette liste, la Suisse y est notamment absente en raison des désaccords politiques suite à l’échec de l’accord cadre avec l’Union européenne.
Le gouvernement britannique de son côté, encourage ces chercheur·euse·s à demander des subventions d’Horizon Europe malgré l’absence d’un accord formel d’association. Néanmoins, il est probable que le Royaume-Uni devienne pleinement associé.
Horizon Europe: ouverture des appels à projet
Dans un communiqué, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) encourage les scientifiques suisses de répondre à des appels à projet dans le cadre d’Horizon Europe.
Les conditions de travail du corps intermédiaire suscitent une discussion
Cela fait plusieurs semaines que le #IchbinHanna se répand dans les réseaux sociaux alémaniques. C’est une manière de protester contre les contrats de travail à durée déterminée (CDD) du corps intermédiaire allemand. Selon Martina von Arx, la co-présidente d’Actionuni, l’organisation faitière des associations pour le corps intermédiaire Suisse, en Suisse aussi, 80% des membres du corps intermédiaire ont des contrats CDD. Par ailleurs, ces postes leur demandent de gérer beaucoup d’incertitude sur la suite de leur carrière, et nécessitent la volonté de travailler beaucoup plus d’heures que prévu dans le contrat. Selon un sondage de ce printemps par la VPOD, l’association zurichoise du corps intermédiaire, 73% des sondés travaillent régulièrement plus que convenu par le contrat. Presque 80% des sondés ont répondu qu’ils travaillent plus de 5 heures supplémentaires par semaine, 14% travaillent même plus de 20 heures supplémentaires.
La Pétition Académia, qui a récolté presque toutes les signatures nécessaires, demande notamment la création de plus de postes fixes pour le corps intermédiaire.
Selon le modérateur de l’émission, cela fait des années que les universités, les cantons et la Confédération se renvoient la balle sur la question qui doit prendre la responsabilité dans cette problématique.
Une société italienne rachète le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), à Bluefactory
Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), logé sur le site de Bluefactory à Fribourg, s’est fait racheter par la société italienne Biovalley Investments. Lancé en 2014, le SICHH avait reçu un premier soutien financier du Grand Conseil fribourgeois, dont un prêt de 3 millions de francs, qu’il n’a cependant pas réussi à rembourser dans les délais. Le canton a alors d’abord reporté délai de paiement du montant du prêt, puis finalement remplacé par un prêt direct. Cependant, le SICHH a dû réclamer un soutien financier supplémentaire de 10 millions de francs à fonds perdus. Il souhaitait ensuite se faire reconnaitre par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) comme centre de compétences technologiques, ce qui lui aurait assuré des subventions pour un total de 9 millions de francs jusqu’en 2024. Le Grand Conseil a alors mis ces subventions sous conditions que la société reçoive la bénédiction de la Confédération, qu’elle n’a finalement pas obtenue.
Maintenant, le nouveau partenaire italien détient la majorité des actions. Son ancienne actionnaire principale, l’Université de Fribourg (UNIFR), restera actionnaire minoritaire du centre, détenant 2% du capital. Katharina Fromm, vice-rectrice de l’UNIFR et présidente du conseil d’administration du SICHH, est soulagée de cette reprise qui a pu sauver l’existence du SICHH à Fribourg, et par là sauver les postes de travail. «Par ailleurs, Biovalley Investments a tout intérêt à collaborer avec les chercheurs de l’Université de Fribourg et des autres hautes écoles pour, par exemple, faire de la recherche dans le domaine du big data médical ou du diagnostic en oncologie.» ajoute-t-elle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juin 2021
24Juin2021
Politique des hautes écoles
Exclusion suisse du programme Horizon Europe
La Commission européenne a publié une liste provisoire de 18 pays tiers associés au programme Horizon Europe, comme la Grande Bretagne, l’Albanie, l’Islande, le Maroc, Norvège et la Turquie. La Suisse n’y figure pas. «Les personnes morales établies en Suisse ne sont actuellement pas couvertes par ces dispositions transitoires.» Cette décision est une conséquence directe de l’échec de l’ accord-cadre avec l’Union européenne.
En principe, la liste peut être mise à jour à tout moment, mais les négociations n’ont pas encore commencé, contrairement à celles avec les autres pays tiers. Le paiement du milliard pour la cohésion sera décidé en automne, une pré-condition à une ré-association (mais pas forcément la seule).
La NZZ rappelle qu’il est possible de participer à Horizon Europe en tant que pays tiers normal, non associé. Dans ce cas, cependant, le pays doit payer lui-même les coûts, il ne peut pas participer partout et il ne peut gérer aucun projet. Le Parlement suisse a déjà donné son accord pour un tel financement, 6,15 milliards de francs seront mis à disposition dans un tel cas de figure.
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, regrette la décision de la Commission européenne et se dit «extrêmement inquiète». Elle parle d’un «risque d’une grande perte d’attractivité de la place de la recherche et de l’innovation en Suisse. Il y a également à craindre une érosion des collaborations internationales». Elle craint également, à terme, un exode des chercheurs·euses.
Detlef Günther, Vice-président pour la recherche et les relations économiques à l’École polytechnique fédérale de Zurich, craint que l’exclusion suisse du programme Horizon rendrait la collaboration avec une université européenne «une tâche herculéenne», car chaque contrat devrait être négocié séparément.
«Peut-on être prof à l’Uni et prôner la désobéissance?»
«Des défenseurs du climat, parmi lesquels des chercheurs, se sont fait refouler hier sur les marches du Tribunal fédéral. L’activisme est-il incompatible avec la fonction?»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 juin 2021
23Juin2021
Politique des hautes écoles
L’UE tient les chercheur·euese·s suisses en haleine
La Commission européenne n’a pas encore décidé comment continuer sa relation avec la Suisse. Chaque dossier doit être mis au banc d’essai et examiné sous l’angle de son importance pour l’accès au marché. Un rapport devrait être disponible au plus tard au début de l’automne, qui servira de base à la poursuite des actions. L’incertitude est grande, notamment dans le domaine de la coopération en matière de recherche. Hier encore, la Commission européenne a lancé les appels à propositions pour le programme de recherche Horizon Europe, doté de 95 milliards d’euros, et la Suisse ne sait toujours pas si et à quelles conditions elle peut y participer.
Une chose semble claire: la participation suisse à Horizon Europe sera lié à la condition qu’elle paye le milliard de francs pour la cohésion [une contribution à l’élargissement de l’Union européenne].
Selon l’article du bz, il est de plus en plus probable que la Suisse doive d’abord négocier un nouvel accord-cadre régissant l’accès à tous les programmes de l’UE, tels qu’Euratom ou le système de navigation par satellite Copernicus, pour pouvoir participer à la coopération en matière de recherche.
L’article du Temps confirme que «Le paiement de la cohésion par la Suisse n’est pas non pas non plus vue à la Commission comme une étape suffisante pour créer un climat positif. C’est au mieux une pré-condition, mais qui n’assure rien du tout. La Commission aurait d’ailleurs transmis la semaine dernière ses instructions en ce sens aux services concernés, et un courrier devait en théorie partir à Berne dans la foulée pour confirmer cette ligne.»
Horizon Europe : L’EPFZ risque de perdre des centaines de millions de francs
Le Président de l’EPFZ Joël Mesot s’inquiète pour la participation suisse au «plus important réseau pour la recherche»: «Le déclassement en pays tiers serait très dommageable pour l’ensemble du pôle de recherche, mais aussi pour l’économie bénéficiant d’Horizon Europe.»
Par ailleurs, plus de 20% des fonds pour la recherche à l’EPFZ proviennent du programme européen pour la recherche, l’année passée c’étaient 70 millions de francs. L’Université de Zurich et la HES zurichoise ZHAW ont également profité du programme, avec 175 millions de francs (sur six ans) et 8,3 millions de francs (sur une année).
Face à la concurrence asiatique croissante et aux enjeux pandémiques et climatiques actuels, Joël Mesot estime que «l’Europe doit unir ses forces».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 juin 2021
22Juin2021
Politique des hautes écoles
Bientôt des diplômes de Bachelor et de Master pour la formation professionnelle ?
Le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a lancé un projet visant à mieux positionner les écoles professionnelles et les formations au niveau international. Il souhaite notamment examiner la possibilité de pouvoir octroyer des diplômes de bachelor et de master à des écoles supérieures. Par là, la Suisse combler le désavantage que les filières professionnelles suisses ont sur le marché du travail mondialisé, dominé par les titres universitaires anglo-saxons de «Bachelor» et «Master». Un rapport devrait être disponible d’ici la fin de l’année 2021.
Ce projet suit l’initiative de l’Allemagne, où depuis l’année dernière, les anciens apprenti·e·s peuvent obtenir un «Bachelor Professional» ou «Master Professional».
Pour le conseiller national (PS, BE) Matthias Aebischer, il est grand temps que le gouvernement agisse. Il regrette le fait que les filières professionnelles suisses, soient désavantagés de manière flagrante du seul fait de leur titre. Selon Monsieur Aebischer, la discrimination serait aussi présente à l’intérieur du pays. Les responsables du personnel étranger des grandes entreprise internationales basées en Suisse préfèrent souvent les candidat·e·s titulaires d’un bachelor ou d’un master aux diplômé·e·s suisses.
Cependant, les universités s’opposent au projet du gouvernement, craignant la dilution et la confusion. «Les diplômes de bachelor et de master sont des diplômes universitaires, et les emprunter à d’autres domaines serait trompeur», déclare swissuniversities. L’Association des diplômé·e·s des hautes écoles spécialisées FH Suisserejette également l’idée de titres supplémentaires pour des raisons similaires : ils créent encore plus de confusion et d’amalgame.
Vers une fondation pour une meilleure communication de la recherche?
Ces dernières années, à savoir avant la pandémie, les entreprises médiatiques ont supprimé de nombreux postes de journalistes scientifiques. Cela a influencé les reportages sur le Covid-19, qui manquent souvent de classification journalistique et parfois aussi de distance critique. Telle est la conclusion d’une recherche sur la qualité des médias mené par l’Université de Zurich. Martin Amrein, président de l’Association suisse du journalisme scientifique, confirme que la réduction des emplois dans le journalisme scientifique au cours des dernières années fait des ravages. Souvent aucun·e journaliste scientifique n’est représenté lors des grandes réunions éditoriales, et la perspective scientifique y est donc absente.
Selon le porte parole du Conseil des EPF, les universités et EPF souhaitent alors s’engager elles-mêmes pour combler ces lacunes. L’idée est de créer une fondation qui fournit l’argent nécessaire pour financer des articles de fond et sur des recherches importantes par des journalistes indépendant·e·s. L’indépendance entre les donateur·trice·s et les médias étant essentielle, un conseil de fondation indépendant pourrait être mis en place qui décide quels projets de journalisme scientifique doivent être financés et comment.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 juin 2021
21Juin2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Saint-Gall se dote d’un code de conduite
À la suite des incidents de 2019, l’université de Saint-Gall (HSG) a publié un code de conduite pour ses employé·e·s sur son site web. Sept principes y figurent comportant des mots-clés comme «intégrité», «durabilité» ou encore «transparence». Selon le journal St.Galler Tagblatt, il s’agit d’une étape du «changement de culture» que l’université avait annoncé en 2019 suite à de multiples scandales liés à l’abus de dépenses, à des activités accessoires déloyales entre autres.
Le code de valeurs a été élaboré par une commission composée de représentants de tous les niveaux, «mais sans la direction de l’université, c’est-à-dire délibérément non descendante». Il est dès lors contraignant et reformule les exigences légales de la Confédération et du canton. En d’autres termes, elle ne vise pas à sanctionner, mais à formuler positivement les réglementations applicables.
- rôle des scientifiques
- liens d’intérêt
- gestion des finances universitaires
- activités accessoires des professeur·e·s
L’industrie du tabac et «ses» chercheur·euse·s complaisant·e·s
La théorie selon laquelle la nicotine protège contre les effets graves du Covid-19 circule depuis plus d’une année. Derrière celle-ci se cache l’industrie du tabac qui a financé des chercheur·euse·s qui ont affirmé·e·s publiquement cette théorie sans aucune preuve scientifique, comme vient de publier le groupe de recherche indépendant «Investigative Desk». Elle a été diffusée dans plusieurs publications et même exposée lors de conférences.
La Neue Zürcher Zeitung revient sur les différentes méthodes que l’industrie du tabac met en œuvre depuis les années 1950 pour manipuler la recherche et faire valoir leurs produits comme inoffensifs, voire utiles. L’article relève aussi que si l’industrie se comporte de manière immorale, elle trouve son pendant auprès de certain·e·s scientifiques prêts à trahir les codes éthiques de la science.
Maternité et université – un équilibre fragile
Le double statut de mère et étudiante engendre des difficultés au-delà de l’organisation du temps. Une jeune mère et étudiante à la haute école pédagogique (HEP) témoigne des injustices auxquelles elle a dû faire face et déplore un manque de reconnaissance du rôle de parent dans les hautes écoles. A titre exemplaire, elle évoque le refus d’une école qui avait notamment été justifié par sa deuxième grossesse.
Alors que certaines institutions mettent à disposition des services pour les jeunes parents, comme par exemple l’Université de Fribourg, ceux-ci restent insuffisants selon la fondatrice de l’association JeunesParents. Cette dernière s’engage depuis 2013 pour un meilleur soutien pour les jeunes parents, dont la charge repose souvent sur les femmes. Elle propose des services de conseil professionnel social et financier et appuie des décisions auprès des institutions. Elle se bat également pour des moyens de garde et des bourses afin de soulager les jeunes parents.
Le Campus santé «passe à la rampe»
Après 12 ans de gestation, le Conseil communal de Chavannes-près-Renens a validé le plan d’affectation «Côtes de la Bourdonnette». Il s’agit de la construction d’un campus pour la formation des professionnels de la santé, comprenant également une extension de la Haute École pédagogique, ainsi que des logements étudiant·e·s.
Égalité des genres à l’EPFL: «L’évolution est positive»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juin 2021
18Juin2021
Politique des hautes écoles
Plan stratégique pour Science Europe 2021-2026
Science Europe, une organisation faitière réunissant 38 organisations européens qui encouragent ou mènent de la recherche (dont le FNS), a publié son plan stratégique pour les années 2021-2026.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juin 2021
17Juin2021
Politique des hautes écoles
«The Guild» appelle au renforcement de la liberté académique
The Guild est un réseau universitaire qui comprend actuellement 21 universités européennes à forte intensité de recherche les plus distinguées. Il se consacre à renforcer la voix des institutions universitaires, de leurs chercheurs·euses et de leurs étudiant·e·s. Dans un communiqué, il appelle à l’Union européenne (UE) de renforcer la liberté académique, inquiet notamment du climat actuel dans lequel les résultats scientifiques sont contestés, déformés et sapés par des individus ou organisations qui nient les preuves et les faits.
«The Guild» appelle donc l’UE a être proactive dans la défense de la liberté académique afin afin de protéger les chercheur·euse·s européen·ne·s dans leur pays et à l’étranger. Concrètement, elle demande la création d’un poste de médiateur européen qui veillerait à ce que les atteintes à la liberté académique soient traitées de manière rapide, impartiale et efficace, conformément à la Déclaration de Bonn sur la liberté de la recherche scientifique.
Nouveau projet pédagogique GYS 2.0 pour le gymnase du soir
«[L]e Canton de Vaud va élargir l’offre de la formation pour adultes, et cela au détriment de l’Association du Gymnase du soir (GYS), qui délivre des cours depuis 1965 à Lausanne. Dès la rentrée d’août, le Gymnase pour adultes (GyPAd) proposera une filière maturité gymnasiale, jusque-là assurée par le GYS»
Le 14.06.2021, Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation (DFJC), a présenté u nouveau projet pédagogique GYS 2.0 pour le gymnase du soir. Il s’agit d’une formation de tutorat à distance qui agit en complément de l’offre du Gymnase pour adultes (GyPAd). Une convention a été proposée qui assure le financement ainsi que sa mise en œuvre dès la rentrée 2022 pour un période de deux ans.
Une formation d’imams «made in Germany»
L’Allemagne lance sa première formation pratique pour des imams. Une quarantaine de futurs responsables musulman·e·s du culte vont entamer un cursus de deux ans au Collège d’islam à Osnabrück. Condition d’admission : être titulaire d’un bachelor en théologie islamique. Jusqu’à présent, l’immense majorité des imams sont formés à l’étranger et ne parlent souvent pas l’allemand.
Cependant, cette formation suscite des critiques de la part des deux communautés islamiques les plus influentes en Allemagne. Ni l’Union turco-islamique pour les affaires religieuses, ni la confédération musulmane «Millî Görüş» n’ont participé à la création de l’institut. Elles critiquent que la formation soit soutenue financièrement par l’État et craignent l’ingérence.
Pour la Sociologue Mallory Schneuwly Purdie du Centre Suisse Islam et Société à l’Université de Fribourg, c’est une «nécessité» de mettre en place des formations théologie islamique de base en Suisse aussi, car dans l’absence, les imams continueront à se former à l’étranger.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 juin 2021
16Juin2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 juin 2021
15Juin2021
Politique des hautes écoles
Discussion sur une potentielle association canadienne au programme Horizon Europe
L’Union Européenne se prépare à entamer des discussions avec le Canada pour une possible association canadienne au programme de recherche européen Horizon Europe.
La pression politique sur la recherche danoise suscite des réactions.
Une déclaration adoptée par le Parlement danois au début du mois de juin contient des phrases comme:
«Le Folketing [le parlement danois] attend des dirigeants des universités qu’ils assurent l’autorégulation de la pratique scientifique par un débat critique. Cela signifie que l’unilatéralité est évitée, que la science ne se présente pas sous une apparence politique et qu’il n’est pas possible d’échapper systématiquement à une critique professionnelle justifiée.» Par ailleurs, le parlement, comme tous les autres citoyens, a le droit d’exprimer un avis sur les résultats de la recherche, conclut la déclaration. Cela ne signifie pas que le parlement ait un droit de regard sur le sujet de recherche comment la recherche doit être menée.
Les cheurcheur·e·s des sciences sociales, et plus particulièrement les scientifiques en études de genre et politique de migrations se sentent particulièrement visé·e·s par cette déclaration. Selon une lettre ouverte, certain·e·s ont l’impression d’être mis·e·s au pilori par des politiciens et médias, un climat qui limite les libertés de recherche et d’opinions.
Essai sur la liberté des sciences
Dans un essai paru dans le journal Republik, le professeur de l’École polytechnique fédérale de Zurich et directeur du département des études scientifiques, Michael Hagner dresse le portrait de la situation actuelle de la liberté des sciences. A titre exemplaire, il commente le départ forcé de la Central European University de l’Hongrie suite aux pressions du premier ministre Viktor Orban. Il s’agit, selon lui, du pire effondrement que la liberté académique ait eu à subir depuis la fin de la guerre froide en Europe.
En rappelant les quatre éléments de l’éthos scientifique (universalisme, altruisme, communisme et scepticisme organisé), il démontre comment différentes forces sociales et économiques les mettent actuellement en danger et comment les universités peuvent se protéger.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juin 2021
14Juin2021
Politique des hautes écoles
Fribourg accepte de justesse le développement du quartier d’innovation Bluefactory
«Le peuple fribourgeois veut continuer à développer le quartier d’innovation Bluefactory à Fribourg. Il a accepté de justesse dimanche la participation pour moitié de l’Etat à une augmentation de capital de 50 millions de francs, soumise à un référendum parlementaire.»
Face au manque de relève, quel avenir pour les médecins de famille?
«La pénurie de médecins de famille est toujours une réalité, et pas seulement dans les campagnes. Dans les dix prochaines années, plus de la moitié des médecins généralistes prendront leur retraite. Et la relève n’est toujours pas suffisante. []
Pour Sébastien Martin, médecin généraliste installé et responsable du cursus romand de médecine de famille, il est paradoxal de voir des communes se mobiliser pour essayer de garantir la présence d’un cabinet sur leur territoire, alors que la santé est une responsabilité cantonale. Selon lui, la solution passera par la formation.»
La recherche sur l’ARN, une opportunité manqué pour la Suisse?
Alors que d’autres pays investissent dans la technologie de l’ARN à coups de milliards, la Suisse hésite. Pour le chercheur en oncologie [de l’Université de Berne] Thomas Cerny, il s’agit d’un «échec inexcusable» et d’une opportunité manqué. Selon lui, les avancées importantes dans la technologie de l’ARN ces dernières années permettraient de contribuer de façon importante à la lutte contre le cancer. Alors que pendant longtemps, le domaine était sous-financé, aujourd’hui, les gouvernements du monde entier investissent dans la recherche sur l’ARN, à l’exception notable de la Suisse.
Si à cause de l’échec de l’accord-cadre, la Suisse serait en plus exclue du programme Horizon Europe, cela sera très préjudiciable pour sa recherche, prédit Thomas Cerny. Il craint que la Confédération manque une grande opportunité pour défendre sa place de recherche.
Ces préjugés qui pérsistent aussi dans le milieu académique
Dans un entretien avec Le Temps, Gisou van der Groot, vice-présidente à l’EPFL pour la Transformation responsable, revient sur l’impact de ces biais de genre dans le monde académique et sur les façons de les éviter.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juin 2021
11Juin2021
Politique des hautes écoles
Le FNS et l’excellence de la recherche
Le FNS a développé un modèle qui caractérise l’excellence dans la recherche qui est fondé sur trois points essentiels : question, méthodes et comportements. «Ce modèle ne constitue pas une fin en soi : il a pour vocation d’aider les organes d’évaluation du FNS à encourager du mieux possible les chercheuses et chercheurs se distinguant par leur excellence ainsi que leurs idées.»
Climat délétère entre Berne et Bruxelle menace la recherche suisse
Suite à l’échec de l’accord-cadre institutionnel, les chercheurs·euses suisses s’inquiètent de leur avenir dans les grands programmes de recherche européens. Alors que les accords concernant la recherche scientifique ne révèlent pas de l’accord-cadre, l’échec des négociations tombent en même temps que les discussions relatives à la participation des pays tiers à Horizon Europe. Avec 95,5 milliards à dispositions pour la période de 2021 à 2027, le plus important programme de financement de l’Union européenne soutient des projets publiques de recherche.
Si la Suisse y participe à titre «d’associée», elle doit donc payer un ticket d’entrée calculé en fonction de son PIB. L’UE représente la deuxième source de financement des projets scientifiques helvètes (35%), après le Fonds national suisse (40%). Avec la rupture entre Berne et Bruxelles, la Suisse risque de devenir un pays non-associé. Yves Flückiger, président de swissuniversities, craint en premier lieu de voir disparaître l’influence de la Suisse dans le grand jeu de la science mondiale. Selon lui, les lacunes financières pourraient être comblées alternativement par l’enveloppe de 6,15 milliards destinée à Horizon Europe.
Selon la Commission européenne, la négociation sur l’association suisse aux programmes de recherche spatiale et quantique n’est pas encore terminée, mais le secrétaire d’État allemand du ministère de l’éducation et de la recherche dit qu’un consensus des états-membres a été trouvé. Celui-ci permettrait la participation suisse aux programmes. Un des seuls pays contre un tel accord était la France, selon Science Business.
Opposition au projet de l’université chinoise à Budapest
Le projet de la construction d’une université chinoise à Budapest est sous le feu des critiques. Le week-end dernier, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester contre la construction du premier campus de l’université d’élite Fudan hors de Chine. Celui-ci devait être construit en 2024 par l’entreprise publique chinoise de construction CSCEC et payé par les contribuables hongrois. Elle fait partie de la politique «d’ouverture à l’Est» que le premier ministre poursuit depuis de nombreuses années. Le coût prévu d’environ 1,7 milliard de francs dépasse le budget annuel de la Hongrie pour l’ensemble de son système d’enseignement supérieur, un domaine qui manque notoirement d’argent. Selon le journal Neue Zürcher Zeitung, un financement par le biais d’un prêt chinois entraînerait Budapest dans une dépendance risquée à l’égard de Pékin.
Sous la pression publique et politique, le premier ministre a maintenant fait marche arrière et a déclaré qu’il organiserait un référendum sur la construction de l’Université Fudan après les élections nationales.
À Martigny, l’institut de recherche Idiap veut booster l’intelligence artificielle
«L’institut de recherche Idiap spécialisé dans l’intelligence artificielle et basé à Martigny va augmenter de 60 postes ses effectifs, principalement dans son domaine d’étude de prédilection, dans les prochaines années. […] Ainsi, le budget annuel total de l’Idiap passera de 12 à 20 millions de francs annuels.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juin 2021
10Juin2021
Politique des hautes écoles
Le débat scientifique piégé entre tribunaux et réseaux sociaux
«Depuis la plainte déposée par le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU de Marseille, et son confrère le professeur Eric Chabriere à l’encontre de la consultante en intégrité scientifique Elisabeth Bik, la situation se polarise. Plus de 1000 chercheurs ont désormais co-signé une lettre de soutien à la lanceuse d’alerte. Les institutions de recherche françaises, elles, ont tardé à réagir.» Cette affaire soulève la question si le tribunal ou les réseaux sociaux sont le bon lieu où régler des différends scientifiques.
Les enseignant·es du Canton de Fribourg seront formés à l’université
L’Université de Fribourg hébergera sous un toit la formation d’enseignant·es, dans un nouveau Centre de formation à l’enseignement. «La création de ce centre, dont le statut au sein de l’Alma mater sera comparable à celui d’une faculté, devrait rapprocher le système fribourgeois de celui du canton de Genève, le seul ayant décidé de regrouper dans son université toutes les filières de formation à l’enseignement. Les autres cantons ayant opté pour un tel regroupement – parmi lesquels tous les cantons romands, ainsi que Berne – ont choisi de le faire au sein de leurs hautes écoles pédagogiques.» Le conseiller d’État chargé de l’Instruction publique Jean-Pierre Siggen a déclaré que tous les aspects pratiques du cursus seront conservés.
Vaud : Les cours de culture antique seront maintenus
«Vouée dans un premier temps à disparaître du cursus vaudois de l’École de culture générale, la matière est maintenue. Dans une certaine mesure.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 juin 2021
9Juin2021
Politique des hautes écoles
Nouvelle plateforme «Autism & uni»
Destinée aux étudiant·e·s autistes de l’Université de Fribourg, la plateforme «Autism & uni» fournit des pistes pour se repérer, s’organiser et s’intégrer avant, pendant et après les études universitaires. «L’outil devrait servir de base aux hautes écoles qui souhaiteraient l’adapter à leur contexte.» Par ailleurs, l’étudiante autiste Romane Garcia et la collaboratrice scientifique et enseignante en pédagogie spécialisée Nathalie Quartenoud Macherel ont commencé à rédiger «un petit guide pour les chargés de cours, leur indiquant notamment quelles adaptations seraient nécessaires pour les étudiants autistes.»
Fribourg réunit sous un même toit toutes les formations à l’enseignement
Le secteur de la formation continue bouleversé par la pandémie
L’année 2020 a fortement touché beaucoup de prestataires de formations continues. Bernhard Grämiger, Directeur de la Fédération suisse pour la formation continue, parle même d’une «catastrophe». Au deuxième trimestre, le le nombre de participants ayant un niveau de formation professionnelle ou un diplôme universitaire a chuté de près de 40%.
Peu touché par la crise était le marché pour les formations continues qui durent plusieurs mois (MBA, Executive MBA, MAS, CAS).
Cependant, selon l’auteur de l’article, «la volonté et donc le consentement à payer pour les formats en ligne sont meilleurs que ce que le secteur voulait admettre lors de l’année catastrophique 2020.» Les prévisions pessimistes pour l’année écoulée seraient «en contraste frappant» avec les retours positifs des étudiant·e·s.
Classement Quacquarelli Symonds (QS) 2021
Voici la place des universités suisses dans le classement Quacquarelli Symonds (QS) 2021:
- 8e Ecole Polytechnique fédérale de Zurich (=)
- 14e Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne (-2)
- 70e Université de Zurich (-1)
- 105e Université de Genève
- 119e Université de Berne
- 138e Université de Bâle
- 176e Université de Lausanne
- 240e Université de Suisse italienne (+33)
Les top 3 universités mondiaux sont le MIT (1er), L’Université d’Oxford (2e), et les Universités de Stanford et de Cambridge (3e).
Le Sénat américain approuve un texte « historique » pour contrer la Chine
«Dans un rare moment d’union entre démocrates et républicains, le Sénat américain a adopté mardi un projet de loi prévoyant des investissements ambitieux dans la science et les technologies, présenté comme un texte « historique » pour contrer la menace économique de la Chine et son modèle « autoritaire ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 juin 2021
8Juin2021
Politique des hautes écoles
Lettre ouverte pour une participation suisse à Horizon Europe
Pas d’interdiction des expérimentations animales
L’initiative populaire pour une interdiction de l’expérimentation animale et humaine a été débattue hier au Conseil des États. Jugée trop extrême par les élu·e·s, elle n’a pas trouvé une seule voix en sa faveur. Le Conseil national n’avait pas souhaité présenter un contre-projet.
Cependant, selon le Conseiller fédéral Alain Berset, l’augmentation des crédits pour le centre de compétence 3R, qui vise le remplacement, la réduction et le raffinement de l’expérimentation animale, pourrait être interprétée comme un contre-projet indirect. La Suisse a prévu d’y consacrer 5 millions de francs, une hausse de 34%, ces quatre prochaines années.
La nouvelle édition «Phänomena» se déroulera à Dietikon en 2023
Les expositions scientifiques Phänomena (1984) et Heureka (1994) avaient connu un franc succès à Zurich. La prochaine édition de Phänomena se tiendra pendant six mois en 2023. Environ un million de visiteurs·euses sont attendu·e·s.
Initialement, la nouvelle édition de Phänomena de 2023 aurait dû avoir lieu dans la ville de Zurich aussi, mais le conseil municipal de Zurich a trouvé des failles dans le concept, le sponsoring et le financement et n’a pas souhaité mettre le site prévu à disposition. Alternativement, la ville de Dietikon (ZH) a été choisie pour accueillir cette exposition scientifique nationale.
Pour le maire de Dietikon, Urs J. Müller, cela représente une énorme opportunité pour la ville. Pour cette édition, les thèmes centraux seront la durabilité, la recherche sur le climat, l’intelligence artificielle et la nutrition. Par ailleurs, plusieurs universités, HES et une HEP, le Cern et le Laboratoire fédéral suisse d’essai des matériaux et de recherche (Empa) contribueront également à l’exposition.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juin 2021
7Juin2021
Politique des hautes écoles
Signal positif pour une association suisse au programme Horizon Europe
Les chercheurs d’Israël, de Suisse, de Grande-Bretagne et d’autres pays non membres de l’UE pourraient être autorisés à participer aux projets de recherche quantique et spatiale de l’UE, en vertu d’un accord conclu cette semaine entre les représentants des États membres et la Commission européenne. Cette dernière doit encore confirmer cet accord, selon la porte-parole, les discussions sont encore en cours.
Concernant Horizon Europe, «Cette décision donnerait également un nouvel élan aux discussions d’association avec Israël, la Suisse, le Royaume-Uni et d’autres pays.»
Selon Jean-Eric Paquet, Directeur général pour la recherche et l’innovation de la Commission européenne, la Suisse serait bienvenue à Horizon Europe, pour autant qu’elle respecte les principes de la science ouverte du programme.
Les oraux accusés de desservir les filles
«Faut-il supprimer les épreuves orales à l’école et à l’université pour éviter les discriminations de genre? […] Alors que l’examen oral du concours de l’École normale supérieure, un établissement parmi les plus prestigieux, avait été annulé pour cause de mesures anti-Covid au profit des seules épreuves écrites, la part des étudiantes admises s’est révélé bien plus élevée que d‘habitude. Une démonstration, aux yeux de certains sociologues et enseignants de l’Hexagone, que les épreuves orales sont un désavantage pour les femmes et doivent faire l’objet d‘une réflexion»
Boris Johnson mène une guerre contre le «woke»
En Grande-Bretagne, la liberté d’expression dans les universités, l’indépendance des médias et des musées ainsi que la souveraineté de l’interprétation sur l’histoire sont au cœur de l’actualité. Au cœur du débat, le positionnement dit «woke», auquel le Premier ministre Boris Johnson a proclamé la guerre.
«Woke» («réveillé») était anciennement un terme pour les noir·e·s américain·e·s qui résistaient contre le racisme. Aujourd’hui, le parti du premier ministre qualifie de «woke» les personnes qui s’engagent contre le racisme, la discrimination sexuelle, pour les droits humains et ou «qui n’acceptent plus le silence sur le commerce d’esclaves».
Pour protéger la liberté d’expression, Boris Johnson a monté un nouveau projet de loi qui donnerait le droit à l’autorité de surveillance des universités de poursuivre les universités en cas de «discrimination à l’encontre des orateurs·trices». Pour l’UCU, le syndicat universitaire, ce projet de loi «n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie que le gouvernement utilise pour étendre son contrôle sur les étudiants».
- engagement politique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
- cancel culture
Un scientifique zurichois défend l’expérimentation animale
Ce lundi 6 juin, le Conseil des États examine l’initiative visant à interdire les expériences sur les animaux. Les exigences sont de grande portée : non seulement les expériences sur les animaux seraient automatiquement définies comme des actes de cruauté punissables, mais la recherche sur les humains serait également largement interdite.
Pour le neuroscientifique et professeur en imagerie expérimentale à l’Université de Zurich Bruno Weber, une telle interdiction serait un désastre pour la recherche. Son groupe de recherche observe notamment la circulation du sang dans les plus petits vaisseaux sanguins, ce qui n’est pas possible sans un cœur qui pompe le sang. C’est pourquoi les expériences sur les animaux sont irremplaçables pour la recherche argumente-t-il. Pour démontrer que les expériences sur les animaux sont déjà assez strictement réglementées, il présente son laboratoire au journal Blick.
L’auteur de l’article estime qu’il est peu probable que l’initiative aboutisse. Le Conseil fédéral et le Conseil national ont déjà recommandé son rejet, et même le mouvement de protection des animaux s’y est opposé.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juin 2021
4Juin2021
Politique des hautes écoles
«La Suisse peut encore s’accorder avec l’Europe sur la recherche»
Suite à l’échec des négociations sur l’accord-cadre, la communauté scientifique est dans l’attente d’une décision du Conseil européen sur la participation suisse aux programmes européens de recherche. «En effet, malgré le lien politique tracé par la Commission européenne (CE) entre l’accord-cadre et Horizon Europe, il n’existe aucune raison juridique qui empêcherait l’association de la Suisse.» Mais selon Heidi.news, «le contexte reste incertain», entre autres dû à une tendance protectionniste dans l’UE et sa politique du «cas par cas».
Il appartient donc aux parties-prenantes de plaider leur cause et de convaincre en temps et en heure, aussi bien à Berne qu’à Bruxelles. Selon Science Business, «La cause suisse a trouvé des partisans dans toute l’UE. Une lettre ouverte des conseils et organes consultatifs européens de la STI [Science, Technologie et Innovation] et d’autres organisations scientifiques circule actuellement pour demander la participation de la Suisse à Horizon Europe.
Par ailleurs, le Chancelier fédéral autrichien Sebastian Kurz a déclaré à la SRF qu’il était «impossible d’imaginer le paysage européen de la recherche sans la Suisse» et qu’il s’opposait clairement à l’exclusion du pays du programme de recherche.
Trop d’argent pour le domaine des hautes écoles?
Selon un rapport de l’Académie suisse des sciences sociales et humaines, les dépenses publiques dans le secteur des hautes écoles ont augmenté de 34% entre 2008 et 2018. Pendant la même période, les dépenses dans l’école obligatoire ont seulement augmenté de 18%. L’étude estime qu’il y a une corrélation négative: Plus l’augmentation des dépenses publiques cantonales par étudiant est importante pour l’éducation au niveau de l’école primaire, plus la croissance des dépenses par étudiant dans l’enseignement supérieur est faible. Selon les auteur-e-s de l’étude, «Il faudrait accorder la priorité à l’enseignement obligatoire si l’on veut atteindre le progrès social et exploiter pleinement le potentiel humain.»
Beate Jessel, nouvelle directrice du WSL
«Le Conseil fédéral a élu la professeure Beate Jessel au poste de directrice de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. Beate Jessel est actuellement présidente du Bundesamt für Naturschutz (Office fédéral de protection de la nature) en Allemagne. Elle entrera en fonction le 1er septembre 2021 et succédera au professeur Konrad Steffen.»
23 milliards de francs pour la recherche et le développement
Selon un récent rapport de l’OFS, 22,9 milliards de francs ont été dépensés pour la recherche et le développement en Suisse en 2019. Ce sont 1,8 milliards de plus qu’en 2017. 68% de ces dépenses ont été effectuées dans le secteur privé, 29% dans les Hautes écoles (6,6 milliards de francs). Le taux de chercheuses est resté constant pendant cette période.
Non au quota de professeures à l’Université de Bâle
A l’Université de Berne, le taux de femmes professeures est de 25%. Une motion de la part de Miriam Locher (PS, BL) demandant l’introduction d’un quota de femmes l0rs des procédures d’appel a été rejetée avec 54 voix contre et 23. La Directrice de l’Education, Monica Gschwind explique que l’égalité est inscrite dans le contrat universitaire et une tâche du Conseil universitaire. […] Un quota empêcherait le développement de l’Université.»
Une science moins polluante
«Les institutions du domaine des EPF s’engagent à réduire leur empreinte carbone. Voici comment.»
ZHAW : surveillance des mouvements des yeux pendant les examens en ligne
Dans la Haute école des Beaux-Arts de Zurich (ZHAW), les examens se dérouleront principalement à distance.
Suite à la dernière session d’examen, la ZHAW avait entamé 148 procédures disciplinaires pour cause de tricherie. A titre préventif afin que cette situation ne se répète, elle aura recours au logiciel de surveillance Proctorio, qui mesure les mouvements de la tête et des yeux des étudiant·e·s pendant les examens. Des algorithmes signaleraient des comportements potentiellement suspects. Proctorio enregistre également le son et le trafic réseau. Le programme sera utilisé dans environ un tiers des examens.
Cette nouvelle suscite des vagues d’indignation. Selon le groupe politique «kriPo»(Kritische Politik Zürich), le logiciel interfère trop avec la vie privée des élèves et ajoute un facteur de stress supplémentaire pendant l’examen.
L’Université de Zurich a renoncé à utiliser un tel logiciel pour surveiller ses étudiant·e·s. Il est tout de même permis d’observer les étudiant·e·s pendant les examens via Zoom, mais des enregistrements ne sont pas autorisés.
L’École polytechnique fédérale de Zurich optera plutôt pour des examens à livre ouvert. Comme l’explique Anna Maltsev, porte-parole des médias : «Dans les séries de tests que nous avons réalisées avec un logiciel de contrôle basé sur l’IA, il y avait trop de «fausses alarmes». De plus, les fraudes que nous avons simulées n’ont pas toujours été détectées.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juin 2021
3Juin2021
Politique des hautes écoles
Le professeur sans doctorat
L’ancien directeur de l’Hôpital universitaire de Zurich, Francesco Maisano avait été nommé professeur par l’Université de Zurich (UZH) sans avoir obtenu le doctorat. Selon l’université «Cela se justifie si un candidat est hautement qualifié sur le plan académique, s’il remplit très bien le profil d’exigences cliniques et s’il connaît très bien les conditions sur place. C’était le cas du professeur Maisano.». Mr. Maisano lui-même met en avant le nombre élevé de ses publications scientifiques qui auraient étayé sa nomination.
Cependant, cette procédure semble être unique dans les hautes écoles suisses. L’Université de Berne rappelle que l’obtention d’un doctorat est la condition préalable pour une qualification supplémentaire en vue d’une habilitation. Il serait donc inconcevable qu’une personne sans doctorat devienne professeur à l’Université de Berne.
Critique de la collaboration entre l’EPFL et le Blick
Dans un article d’opinion de la Wochenzeitung (WOZ), la journaliste Franziska Meister critique la collaboration que l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) vient d’entamer avec le journal Blick Romandie pour fournir «l’accès au travail journalistique de l’EPFL et de soutenir le journalisme scientifique avec des chroniques de professeures». Selon la journaliste, cette collaboration s’apparente à une opération de relations publiques de la part de l’EPFL et vient entraver le travail des journalistes scientifiques.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 juin 2021
2Juin2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 juin 2021
1Juin2021
Politique des hautes écoles
Vers une fusion des formations d’enseignant·e·s à Fribourg ?
Deux motions ont été déposées auprès du Grand Conseil fribourgeois demandant d’agir au plus vite sur la situation actuelle de la formation des enseignant·e·s du canton. Il s’agit de la question d’une fusion des formations des enseignant·e·s sous un toit (à l’Université ou à l’Haute école pédagogique) afin d’éviter la continuation de l’émigration des étudiant·e·s germanophones à Berne. Le Grand Conseil exclue une externalisation de la formation d’enseignant·e·s dans d’autres cantons.
Vaud se dote d’un nouveau pôle de formation pour adultes
Dès la rentrée en août, le Gymnase pour adultes proposera une filière de maturité. C’est ainsi que l’a annoncé la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, Cesla Amarelle. Jusqu’à présent, cette filière était organisée par le Gymnase du soir. Dès lors, ce dernier sera privé de la possibilité d’ouverture de nouvelles classes.
Le président du Gymnase du soir et professeur de sciences politiques à l’Université de Lausanne, Bernard Voutat ne cache pas sa colère: «C’est insupportable de ne pas avoir pu faire partie d’un groupe de réflexion sur l’avenir de ces formations». Déçu que le gymnase du soir serait ainsi «dévolu au rôle de voiture-balai» il n’exclut pas de démissionner si le Département reste sur ses positions.
Cesla Amarelle répond ne souhaiter en aucun cas la disparition du Gymnase du soir, et que ces propositions portent uniquement sur la filière de l’admission à l’Université. «Il est important d’organiser cette offre de formation en une seule structure publique, cela va permettre d’amener de la cohérence, se justifie-t-elle.
L’école et l’engagement climatique
Suite aux manifestations pro-climat auxquelles des gymnases vaudois ont activement pris part, des députés de l’UDC et du PLR critiquent le Département de formation de tolérer la «propagande politique» en milieu scolaire. Une interpellation a ainsi été déposée au Grand Conseil. Pour l’UDC Yann Glayre, l’invitation envoyée (puis retirée) par un doyen aux élèves d’un gymnase appelant à manifester à la Grève du climat, ainsi que des ateliers organisés durant les horaires scolaires ne respectent pas ce principe de la neutralité politique.
Pour la député PLR Florence Bettschart-Nabel, «Il y a une certaine mansuétude de la part de l’Etat de Vaud quant aux manifestations féministes ou climatiques, mais il ne faut pas que l’école devienne une plateforme de ces différents mouvements. Il est primordial qu’un jeune puisse se forger un avis critique»
Le Département de la formation et de la jeunesse ne considère pas que l’engagement de ses écoles met en danger la neutralité politique. Il considère que l’engagement pour le climat découle du principe de durabilité qu’il souhaite appliquer aux écoles.
L’Unil dans les médias
Une lettre ouverte réclame des garanties pour la liberté d’expression à l’UNIL
«Quelque 200 chercheurs, étudiants et travailleurs de l’Université de Lausanne ont envoyé lundi une lettre ouverte à leur direction. Ils lui demandent de s’engager fermement pour la garantie de la liberté d’expression de tous les membres de la communauté universitaire.»
Revue de presse UNIL 1er juin 2021
31Mai2021
Politique des hautes écoles
Accord-cadre: Bâle s’inquiète pour la recherche
L’université, le gouvernement et les étudiant-e-s bâloi-e-s s’inquiètent des conséquences que l’échec du accord-cadre pourrait avoir sur la participation Suisse aux programmes Horizon Europe et Erasmus+.
Michael Hengartner sur la nécessité de l’expérimentation animale
Dans sa rubrique du SonntagsBlick, le Président du Conseil des Écoles polytechnique fédérales Michael Hengartner se positionne contre l’initiative populaire pour l’interdiction de la l’expérimentation animale, et qui sera probablement voté cet hiver 2021. Il propose plutôt d’approfondir la recherche sur les méthodes alternatives et se réfère au nouveau programme national de recherche sur les 3R («replace, reduce, refine»).
Nouveau centre laboratoire pour Biopôle
Le parc scientifique et technologique dédié aux sciences de la vie compte déjà plus de cent entreprises. Ces derniers mois, il a encore annoncé la construction de trois nouveaux bâtiments, le lancement d’un fonds d’aide pour des nouveaux start-ups, ainsi qu’un nouveau centre pouvant héberger quinze petites sociétés et leurs laboratoires. 85% à 90% du site est désormais remplis. Le directeur Nasri Nahas prévoit alors des nouveaux investissements pour accélérer l’innovation des sociétés du site.
L’utilisation de Zoom dans les universités suisses
Depuis le début de la pandémie, Zoom est devenu le programme de vidéoconférences le plus utilisé par les grandes hautes écoles selon une enquête mené par le Tages-Anzeiger. Cependant, au début du confinement, lorsque l’outil a commencé à décoller, il était fortement critiqué pour ses lacunes en matière de sécurité , soupçonné de vendre les données à des tiers (comme facebook) et d’être trop rattaché au gouvernement chinois.
Pour Sarah Genner, spécialiste du numérique, les critiques formulées à l’encontre de Zoom étaient justifiées. Cependant, «Zoom a répondu rapidement à la plupart des critiques», dit-elle. La société a cessé de vendre des données à Facebook et a embauché des centaines de développeur·e·s américain·e·s pour réduire sa dépendance à l’égard de la Chine.
Dominika Blonski, préposée à la protection des données du canton de Zurich, a néanmoins tiré les conséquences. Elle a autorisé l’utilisation du Zoom dans les universités, mais uniquement pendant la pandémie. Sur la base de ses recommandations, la Fondation Switch, qui gère le réseau scientifique des universités, a négocié un contrat avec Zoom spécifiquement pour les universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 mai 2021
28Mai2021
Politique des hautes écoles
Les milieux académiques inquiets après l’abandon de l’accord-cadre
«Les milieux académiques en Suisse se montrent préoccupés suite à l’abandon de l’accord-cadre avec l’Union européenne. Ils craignent notamment d’être exclus des futurs programmes de recherche et d’innovation européens.»
Les postdoctorant·e·s gagnés par la précarité
«Contrats à durée limitée à répétition, dépendance vis-à-vis des professeurs: les jeunes chercheurs souffrent de leur situation professionnelle. Une pétition demande un débat sur la refonte du financement de ces scientifiques, coincés entre les études et le professorat»
La HSG génère 277 millions pour le canton de Saint-Gall
Selon une étude d’impact de l’Université de Saint-Gall (HSG) sur le canton de Saint-Gall, celle-ci génère un retour sur investissement de 276,5 millions de francs dans canton. L’alma mater crée donc une valeur de cinq francs pour chaque franc d’impôt cantonal investi.
Selon le rapport, les entreprises locales bénéficient donc largement de la HSG. Par exemple, 15 % de toutes les nuitées dans la ville de Saint-Gall peuvent être attribuées à la HSG.
La majorité des effets monétaires se rapportent au pouvoir d’achat de l’université elle-même et de ses étudiant·e·s, qui vivent, mangent et font des achats dans le canton. Outre les effets monétaires, la HSG contribue aussi sur le marché du travail et l’économie. Sur les 144 start-up qui détenaient le label «Spin-off Université de Saint-Gall» en 2019, 28 sont basées dans le canton de Saint-Gall. Elles ont toutes enregistré une hausse de l’emploi en 2019. Le chiffres se rapportant à 2019 et donc à la période précédant l’apparition de la pandémie, les influences correspondantes n’ont pas encore été prises en compte.
La task force scientifique entame sa mise en veille
La task force scientifique adaptera son dispositif actuel dès cet été. La crise sanitaire n’étant pas encore terminée mais la situation actuelle en amélioration, l’organe scientifique de l’OFSP va diminuer son effectif tout en restant «flexible et réactif» pour assurer une veille épidémiologique en automne. La poursuite du mandat actuel est assurée jusqu’à nouvel ordre. «
Selon les témoignages récoltés par Heidi.news, ce redimensionnement serait principalement dû à une certaine «forme de lassitude» de la part des scientifiques engagés de manière bénévole. Après 15 mois d’existence et cible de nombreuses critiques de la part de la politique, certain·e·s des 70 membres souhaitent terminer leur engagement auprès de l’OFSP.
Centre académique pour la conception immersive à Zurich
«L’utilisation de l’intelligence artificielle et de la réalité étendue sont en passe de révolutionner les méthodes de conception numérique, en permettant aux architectes et aux ingénieurs de collaborer plus étroitement sur les esquisses et les calculs. Pour faciliter la réalisation de cet objectif, l’École polytechnique fédérale de Zurich a créé Design++, un nouveau centre pour la conception informatique augmentée regroupant 22 professeurs de plusieurs départements».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 mai 2021
27Mai2021
Politique des hautes écoles
«Le futur de la recherche suisse se conjuguera sans accord européen»
Face aux incertitudes liées à la potentielle sortie Suisse du programme Horizon Europe suite à l’échec des négociations sur l’accord-cadre, Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO, s’inquiète du peu de voix qui se sont élevées dans les institutions universitaires au sujet de l’accord-cadre.
«On entend beaucoup parler de la perte économique du monde du medtech, mais pour le domaine des hautes écoles — universités, EPF et HES — il est beaucoup plus difficile d’évaluer l’impact et de le limiter à un chiffre.»
Heidi.news donne également la parole à Marco Cavallaro, doctorant en politique de la recherche à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, co-auteur d’une étude parue fin 2020 qui comparait la situation de la Suisse après 2014 à celle du Royaume-Uni après le vote sur le Brexit, et à Didier Querloz, lauréat du prix Nobel en physique (2019).
Réflexions à l’Université de Berne sur le rôle qu’auraient les certificats de vaccinations pour la rentrée
Concernant la rentrée le 20 septembre, l’Université de Berne se prépare pour un retour à l’enseignement en présentiel dans la plupart des cours. Plusieurs scénarios sont envisagés, selon la situation sanitaire. La cellule de crise de l’université mène une réflexion si les certificats de vaccinations joueront un rôle pour décider dans quel ordre les étudiant·e·s pourront retourner aux événements en présentiel.
La recherche suisse est bien dotée financièrement au sein de l’OCDE
«Avec 22,9 milliards de francs investis en 2019, soit 3,15% du PIB, la recherche est bien lotie financièrement en Suisse selon les chiffres publiés jeudi. L’argent consacré y est bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (2,38% du PIB).»