Nouveau centre zurichois pour le développement durable
Les quatre Hautes écoles cantonales de Zurich (l’Université de Zurich, la HES ZHAW, la HEP Zurich, et la Haute école des beaux arts ZHAW) ont fondé le «Zurich Knowledge Center for Sustainable Development (ZKSD)». Il s’agit d’une plateforme de coopération orientée vers la recherche pour le développement durable.
Matthias Huss, Directeur du ZKSD, précise: «Dans les locaux [du ZKSD], des personnes issues de l’éducation, de la science, de l’économie, de la politique, du public intéressé et de la société civile vont se mettre en réseau afin de rechercher et de communiquer conjointement des stratégies d’action et des solutions concrètes possibles pour le domaine du développement durable.»
Le rôle de la science dans la réponse politique suisse à la pandémie de COVID-19
La première étude complète qui s’est penchée sur la réponse scientifique à la pandémie du COVID-19 en Suisse dresse un bilan positif et met en évidence un besoin d’amélioration.
L’institut Karolinska en Suède efface les noms de scientifiques racistes
«Le prestigieux institut Karolinska (KI) de Stockholm va débaptiser certains de ses locaux et des rues qui portaient le nom de scientifiques racialistes ou pro-nazis.» [Le 22 octobre, le Temps avait publié un article, qui traite les réflexions qui ont été menés avant la prise de cette décision.] «[L’Institut Karolinska] abrite notamment le comité chargé de décerner le prix Nobel de médecine.
Blockage avec l’UE: La Suisse mise sur d’autres partenaires
Dans un entretien avec la radio SRF, la Secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama relativise que le programme de recherche Horizon Europe est seulement un des nombreux programmes internationaux pour la recherche. D’autres coopérations existantes, notamment avec les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et la Russie devraient être renforcées indépendamment d’une éventuelle association suisse au programme européen pour la recherche. Par ailleurs, elle souligne l’existence de plusieurs accords bilatéraux avec des états européens. (Aargauer Zeitung)
Le 15 novembre 2021, le Conseiller fédéral Ignazio Cassis rencontrera pour la première fois Marcos Sefcovic, Vice-président de la Commission européenne pour aborder, entre autres, le sujet de l’association suisse au programme Horizon Europe.
Selon un diplomate de l’Union européenne, une ré-association suisse à ce programme dépend du payement de la troisième tranche pour la cohésion européenne et d’un accord sur les questions institutionnelles. Par ailleurs, l’UE attend que le Conseiller fédéral dise clairement, auxquels des programmes la Suisse souhaite participer (Horizon Europe, Euratom, Digital Europe et Erasme). Selon la source, la Suisse ne pourra pas sélectionner des programmes particuliers. (Tages-Anzeiger)
Dans le journal d’étudiant-e-s zurichois, le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS, Bâle-Campagne) est interviewé sur l’importance d’une ré-association suisse au programme Erasmus+. Il regrette la «résistance» du Conseil fédéral dans cette affaire. Le Conseil national aurait demandé à plusieurs reprises depuis 2017 au Conseil fédéral de présenter un message de financement sur le programme d’échange d’étudiants, comme il l’a déjà fait pour le programme Horizon Europe.
«Horizon est un programme de 95 milliards. Il est clair pour tout le monde que [le programme] est irremplaçable. Le fait est qu’il n’est pas possible d’extraire autant d’Erasmus que vous en investissez. Il s’agit d’une contribution d’un pays riche à un programme qui est financé dans toute l’Europe par des pays riches et pauvres. En Suisse, par contre, nous avons développé la mentalité suivante : génial, avec Horizon, nous retirons plus avec nos chercheurs-euses que nous ne devons en payer. […] Bien sûr les universités veulent aussi les fonds de recherche de l’UE. Si Horizon est abandonné, l’Université de Zurich aura quelques millions de moins dans son budget. Erasmus, en revanche, n’a pas de pertinence budgétaire, et [les universités] veulent d’abord avoir Horizon au sec. C’est pourquoi je ne cesse de confronter les universités et les recteurs-rices à cette question, car ils-elles insistent trop sur Horizon et devraient faire preuve de plus de considération pour les étudiant-e-s et Erasmus!»
Lors du colloque dédié à la haine, «Ce qui s’est passé entre un chercheur spécialiste du complotisme et un musicien mandaté pour animer la journée, mais sans qu’aucun intervenant soit au courant, est terriblement emblématique de la tension qui règne dans la société aujourd’hui.», estime la journaliste Catherine Frammery, présente lors de la conférence. Le musicien, anonymisé par son costume de gorille vert, avait interrompu la conférence et s’est placé à quelques mètres derrière l’universitaire, qui confiera ensuite que cette présence dans son dos l’avait effrayé – d’autant qu’il redoutait que les plis du costume recèlent une arme. Par ailleurs, «certains spectateurs avouant après coup s’être préparés à se réfugier sous les sièges, d’autres s’en voulant de ne pas avoir eu le courage d’intervenir.» Charles Kleiber, l’organisateur de l’ événement, «continue de dire qu’il est indispensable de réunir les milieux artistique, scientifique et politique avec le grand public, pour penser ensemble les débats d’aujourd’hui. «Même s’il doit y avoir des risques.»»
Des scientifiques appellent Alain Berset à ajuster le système de santé à la crise climatique
Des professionnel-les de la santé ont adressé une lettre ouverte à Alain Berset à l’occasion de l’ouverture de la COP26, à Glasgow. Signée par plus de 1000 de personnes, la lettre demande «l’élaboration d’un plan national pour mettre en place un système de santé adapté aux maladies dues au changement climatique.» Pour le professeur de médecine tropicale, «Le système de santé doit gagner en flexibilité pour pallier de nouvelles maladies et s’adapter à gérer des catastrophes dites naturelles». Il doit alors se centrer davantage sur la prévention que sur les soins curatifs. Les signataires demandent également un plan pour diminuer les émissions du système de santé, qui représentent actuellement 6,7% du total des émissions de carbone en Suisse.
Une philosophe de l’Université du Sussex accusée de transphobie démissionne
La philosophe écossaise Kathleen Stock a démissionné de son poste de professeuse à l’Université du Sussex après une lettre ouverte signée par 600 universitaires, pour la plupart du corps intermédiaire, l’accusant de transphobie. Parmi les signataires se trouvent notamment de nombreux universitaires allemands. La philosophe avait soutenu l’idée qu’il existe une « ‘idéologie du genre » qui met en danger les femmes. Selon elle, les « hommes qui se sentent comme des femmes » et qui avaient accès à des espaces auparavant réservés aux femmes représentent un danger potentiel pour ces dernières, en raison du taux relativement élevé de violence des hommes contre les femmes dans la plupart des pays.
Selon l’auteur de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), Kathleen Stock est victime d’une chasse aux sorcières et sa démission met en lumière l’existence d’une « cancel-culture » dans les universités occidentales. Le soutien de la part d’universitaires allemands montrerait que ce phénomène se répand en Allemagne.
Université de Bâle: Critique des nouvelles mesures contre la précarité des doctorant-e-s
Pour améliorer la sécurité de l’emploi, la direction de l’Université de Bâle a décidé que dans le futur, les doctorant-e-s et postdocs doivent être averti-e-s deux mois avant l’échéance de leur contrat à durée indéterminée. Si ce délai n’est pas respecté, les (post-)doctorant-e-s auront droit à une prolongation de travail de deux mois en deux mois.
«Si la direction de l’université assume que les doctorant-e-s et politicien-ne-s de gauche qui les soutiennent sont satisfaits de cela, elle se trompe.» peut-on lire dans la Basler Zeitung.
Les Conseillers d’Etat Jessica Brandenburger (PS, Bâle-Ville) et Jan Kirchmayr (PS, Bâle-Campagne) demandent au gouvernement[s cantonaux de Bâle-Ville et Bâle-Campagne] d’augmenter le nombre de postes en cdi, tels que des tenure tracks. Par ailleurs, Jan Kirchmayr propose de créer des postes de «Senior Lecturers», comme l’a fait l’Université de Fribourg, pour des personnes qui ne souhaitent ou ne peuvent pas devenir professeur-e-s.
La 2e session des femmes se penche, entre autres, sur la politique de l’égalité dans les Hautes Ecoles
200 « parlementaires », élues par 10’000 femmes, ont investi vendredi le Palais fédéral pour une session spéciale de deux jours. L’événement doit permettre de voir la politique sous une perspective féminine.
«Les participantes ont d’abord siégé dans huit commissions pour préparer des propositions concrètes. Ces dernières touchent à des domaines aussi divers que le travail payé ou non payé, les violences, la médecine, la numérisation, les droits populaires ou encore l’agriculture et la science.»
Plusieurs pétitions ont été développées et votées, par exemple:
«Définir des standards en matière de politique de l’égalité pour le financement des hautes écoles et l’attribution de fonds de tiers»
«Pour l’égalité des chances et le soutien de la relève scientifique, augmentons le financement de base et créons plus d’emplois permanents dans les hautes écoles universitaires»
«Promouvoir les études genre dans les universités et les hautes écoles»
Haute école spécialisée bernoise lance son nouveau master en durabilité
La Haute école spécialisée bernoise (BFH) présente son nouveau Master «Circular Innovation and Sustainability» (innovation circulaire et durabilité). Comme le nom l’indique, l’économie circulaire se trouve au coeur du cursus qui a pour objectif d’encourager les projets de transformation en faveur d’une économie et d’une société durable. Pour cela, le Master est interdisciplinaire et regroupe presque tous les départements de la BFH. « C’est une filière qui va former des personnes polyvalentes, qui seront hautement qualifiées dans ces domaines et pourront soutenir entreprises et institutions dans leurs stratégies de développement durable, tout en faisant progresser la recherche», déclare le professeur et chef de projet Filippo Lechthaler. Le Master débutera en septembre 2022 et sera enseigné en anglais.
«Précarité plutôt qu’excellence dans les universités suisses»
«Le 8 octobre, le collectif Petition Academia a déposé auprès de la Chancellerie fédérale 8600 signatures «Pour la création d’un nombre conséquent de postes stables pour les chercheur·euse·s post-doctoraux·ales». […] [Selon ce collectif, la] rhétorique de l’excellence et la publication des classements des universités dans les ranking masquent les conditions de travail des personnes qui produisent cette «excellence». […] Avec nos allié·e·s politiques et syndicaux·ales, nous allons continuer à maintenir la pression sur les instances académiques et faire avancer les débats au sein du Conseil national. Nous luttons pour un changement structurel des hautes écoles, le combat sera long, mais nous sommes prêt·e·s.»
Une conférence sur la haine perturbée par un gorille vert à Lausanne
«Une personne déguisée en gorille a perturbé une présentation publique à Lausanne ayant pour thème «la haine en ligne». Il s’agissait en fait d’un artiste engagé par les organisateurs pour animer la journée, sans que les conférenciers en soient informés. […] Cette histoire intervient sur fond de tensions entre les scientifiques et une partie de la population. Attaqués ou menacés presque quotidiennement, certains scientifiques sont sur les dents.»
L’art de rendre accessibles à tous des notions complexes
«Des formations de communication scientifique existent en France, mais en Suisse elles se limitent à des ateliers pour universitaires», regrette Alexandre Pinault, docteur en neuro-science. Il a lancé son entreprise de vulgarisation scientifique, Big Bang brain.
Dans un article d’opinion paru dans le Temps, le journaliste Alain Campiotti revient sur la notion du «wokisme» et de la «cancel-culture» pour les nuancer et discuter l’enjeu politique de leurs usages, notamment de la part de forces conservatrices. Il démontre comment le terme «woke» (traduction : éveillé), issu de théories critiques de la race des Etats-Unis, est souvent utilisé de manière dépréciatif pour mettre en garde devant une «menace wokiste» qui viendrait censurer tout propos critique. A titre exemplaire, il cite l’effort du ministre de l’Education française pour la création d’un Laboratoire de la République contre woke & Co qui «pourrirait la jeunesse étudiante».
L’auteur de l’article estime le mouvement woke, qui remet en question le status quo dans la narration de l’histoire en changeant la perspective, est menacé par la cancel culture par des nationalistes (et dans les exemples donnés, de Donald Trump).
Alain Campiotti pose la question s’il ne faudrait pas plutôt «s’éveiller mieux, en effet, au monde qui change et nous bouscule, y compris dans nos sillons culturels».
Un prof d’université est accusé de machisme autoritaire
Plusieurs étudiant·e·s de l’Université de Berne dénoncent le style de direction du professeur et biologiste Raphäel Arlettaz. Le Matin Dimanche a récolté trois témoignages qui détaillent les propos déplacés et sexistes de la part du professeur et de son maître de conférence.
Selon l’auteur de l’article, cette affaire illustre le problème du rapport de dépendance marqué que les doctorant-e-s ont à l’égard des superviseurs de thèse, ainsi que celui du sexisme «encore largement répandu» dans les universités suisses.
31.10.2021 – Le Matin Dimanche – Un prof d’université est accusé de machisme autoritaire
L’Université de Genève abrite un nouveau laboratoire pour la recherche sur les virus
En se dotant d’un laboratoire de niveau de biosécurité P3, l’Université de Genève augmente ses capacités à mener des recherches sur les virus hautement pathogènes, et notamment sur le SARS-CoV-2.
Un nouveau campus universitaire a vu le jour à Brigue. C bâtiment de six étages accueillera prochainement le siège d’UniDistance et de la Haute Ecole spécialisée à distance. «Deux entités distinctes pour une même mission: offrir un enseignement flexible permettant de conjuguer études et activité professionnelle, vie de famille ou encore sport de haut niveau.» Selon l’article, la pandémie aurait souligné le retard des universités classiques dans le domaine du numérique.
Les soignant·e·s du CHUV sur les bancs de l’Ecole hôtelière
«Pour s’améliorer, le CHUV a décidé de se tourner vers un nouveau partenaire afin de former son personnel à fournir un accueil personnalisé aux patients. Pour cela, le centre hospitalier se dote d’une collaboration avec la mondialement connue Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) et ses près de 3800 étudiants de 121 nationalités. Une quinzaine de membres du Centre du Sein, soignants et membres du personnel administratif, prendront vendredi le chemin de l’EHL pour leur premier cours d’hospitalité. Le but de ce projet pilote? «Mieux accueillir le patient», répondent presque de concert Lohyd Terrier, professeur associé à l’EHL, et Béatrice Schaad, professeure titulaire à l’Institut des Humanités en médecine Unil-CHUV et directrice de la communication du CHUV.»
28.10.2021 – Le Temps – Les soignants du CHUV sur les bancs de l’Ecole hôtelière
Réactions à propos de l’impact du certificat Covid sur l’abandon des études
Plusieurs conseillers nationaux réagissent aux premiers résultats qui chiffrent l’impact du certificat Covid sur l’abandon des études à Lucerne. En tout, moins de 20 des quelque 8000 étudiant·e·s de la Haute école spécialisée de Lucerne avaient abandonnée leurs études à cause du certificat Covid. A la Haute école pédagogique de Lucerne, il s’agit une dizaine de personnes sur plus de 2300 étudiant·e·s.
28.10.2021 – 20min Luzern – «Die Zertifikatspflicht alleine kann es ja nicht sein»
Les universités suisses attirent les talents du monde entier. Cependant, après avoir obtenu leur diplôme, les ressortissant·e·s des «pays-tiers» (non membres de l’UE ou de l’AELE) doivent à nouveau quitter le pays. Il s’agit de quotas stricts afin de limiter l’immigration. En même temps, une pénurie de travailleur·euse·s qualifié·e·s pèse sur la Suisse, et cela depuis des années.
Un projet de loi veut corriger ce déséquilibre en créant les conditions pour «permettre aux ressortissant·e·s d’Etats tiers diplômés d’un master ou d’un doctorat d’une haute école suisse de rester en Suisse sans formalités excessives pour y exercer une activité lucrative». Entre 200 à 300 personnes pourraient profiter de cette exemption. Toutefois, le projet concerne uniquement les personnes exerçant dans un domaine souffrant d’une pénurie de personnel qualifié.
Le Conseil fédéral a mis en consultation ce projet de loi ce mercredi 27.10.2021. Les cantons, partis et associations auront jusqu’au 10.2.2022 pour trancher sur la question.
UNIGE : La mobilisation pour des repas à 3 francs continue
«Mardi, le syndicat de l’Université de Genève (UNIGE), la CUAE, organisait une «bouffe prix libre» devant le bâtiment d’Uni Mail. […]Le but de l’opération? Protester contre la fin desrepasà3francs proposés dans les cafétérias de l’Université pendant deux mois au printemps passé. Ils étaient financés par l’UNIGE en partenariat avec des fondations privées. Aujourd’hui, par manque de fonds, l’offre s’est tarie.»
La CUAE exige du Conseil d’Etat qu’il avance sur la mise en place de solutions sur le long-terme pour aider les étudiant·e·s précarisé·e·s. De son côté, le Conseil d’Etat remet la responsabilité à l’UNIGE, qu’il avait chargé de proposer une solution temporaire en attendant des repas à 5 francs dès 2022. «Nous travaillons actuellement sur plusieurs pistes que nous communiquerons au Département de l’instruction publique dans les semaines à venir» – a annoncé l’UNIGE en réponse.
27.10.2021 – Tribune de Genève – La mobilisation pour des repas à 3 francs continue
La HEP-VS et la HES-SO Valais-Wallis étend le certificat Covid à l’ensemble de son personnel. Avec une phase transitoire prévue, la mesure prendra effet le 15 novembre. En tant qu’employeurs, les hautes écoles devront prendre en charge le coût de ces tests. Cette mesure ne touche pas seulement le personnel enseignant, mais inclut également le personnel administratif et technique.
Pour être mise en œuvre, cette nouvelle extension du certificat Covid devait être soumise à une consultation des collaborateur·trice·s. A la HEP-VS, 90% des 120 employé·e·s y ont participé. Le résultat : environ deux tiers se sont dits favorables à l’introduction du certificat Covid.
A la HES-SO Valais-Wallis, seuls 20% des 900 collaborateur·trice·s ont pris part à la consultation, dont une bonne moité s’est montrée défavorable au pass sanitaire. Selon François Seppey, directeur de l’établissement, «Les collaborateurs qui étaient opposés à cette mesure se sont prononcés. Nous sommes partis du principe que les autres n’y voyaient pas d’inconvénient.»
27.10.2021 – Le Nouvelliste – HES et HEP imposent le pass au personnel
Critiques et plaintes contre le certificat Covid à l’université
L’exigence du certificat Covid à l’université et dans les hautes écoles suscite des débats et des plaintes de la part d’étudiant·e·s et politicien·ne·s :
A Fribourg, les jeunes du Centre ont demandé au Conseil d’Etat et à la direction de l’Université de Fribourg de reconsidérer l’obligation du certificat Covid pour les cours en présentiel. Le parti juge cette mesure discriminatoire en termes de droit à l’éducation et met en avant la souffrance, solitude et insécurité économique des étudiant·e·s concerné·e·s. Compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire et d’une couverture vaccinale de près de 70% pour la tranche d’âge des étudiant·e·s, elle demande alors de revoir le plan de protection.
A l’Université des sciences appliquées du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), une enseignante et une étudiante critiquent également la direction pour avoir adopté le certificat Covid. Soutenu par le Réseau des enseignants suisses, elles ont déposé une plainte contre le dispositif de protection. Selon l’auteure de la plainte, l’avocate Silja V. Meyer, le recours a un effet suspensif. Le concept de protection serait alors complètement suspendu jusqu’à nouvel ordre et les contrôles immédiatement rendu illégaux. De plus, elle considère que la FHNW collecte illégalement des données médicales.
Selon Dominik Lehmann, porte-parole de la FHNW, la direction a confirmé mardi le maintien de la validité du concept de protection. Il contredit également les accusations selon laquelle les données seraient collectées illégalement : «Les étudiants et les employés qui se font tester ici donnent leur accord pour que leurs données d’enregistrement soient enregistrées à la FHNW». Il souligne que les résultats médicaux des tests ne sont envoyés qu’à la personne testée ; la FHNW ne les reçoit pas.
27.10.2021 – Badener Tagblatt – Beschwerde gegen Zertifikatspflicht an der Fachhochschule
27.10.2021 – Freiburger Nachrichten – Zertifikatspflicht für Studierende in der Kritik
Comment travaille le GIEC : «Les scientifiques ont le dernier mot»
A quelques jours du sommet de Glasgow (COP26), une des auteures principales pour la Suisse du rapport du GIEC décortique les procédures qui conduisent à la rédaction des rapports. Sonia Seneviratne, spécialiste des événements extrêmes et professeure de l’École polytechnique fédérale de Zurich, explique sur quelle base les expert·e·s sont choisis, quels critères sont appliqués aux études scientifiques et comment se déroule le travail entre les scientifiques.
Lucerne mesure l’impact du certificat covid sur l’abandon scolaire
A Lucerne, le conseiller cantonal Bernhard Steiner (UDC) a voulu savoir combien d’étudiant·e·s ont abandonné leurs études à cause du certificat Covid. Le gouvernement lucernois a fourni les premiers chiffres qui montrent qu’il s’agit pour le moment de cas isolés où certain·e·s étudiant·e·s interrompent leurs études ou prennent des semestres supplémentaires.
À l’Université des sciences appliquées et des arts de Lucerne, moins de 20 étudiant·e·s avaient abandonné leurs études sur environ 8 000 étudiant·e·s à la mi-octobre. A la Haute école pédagogique de Lucerne, sur plus de 2300 étudiant·e·s, une dizaine ont jusqu’à présent décidé de reporter d’un an la poursuite de leurs études en raison de l’exigence du certificat.
27.10.2021 – 20minuten Luzern -Zertifikatspflicht führt zu Studienabbrüchen
Recherche clinique: «La Suisse continue de travailler en silos»
« Il est passé inaperçu, avalé par la pandémie. Le livre blanc de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM), mandaté par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri) en 2019 et dévoilé cet été, pose pourtant un diagnostic sans fard sur la recherche clinique en Suisse: un paysage morcelé, aux décisions diluées et aux carrières peu attractives… Le Pr Claudio Bassetti, chef du service de neurologie de l’Inselspital et doyen de la faculté de médecine de l’Université de Berne, a présidé le groupe de travail à l’origine de ce rapport. » Entretien avec Claudio Bassetti
Xi Jinping : censure dans les instituts confucius allemandes
En Allemagne, une conférence en ligne sur le livre « Xi Jinping – l’homme le plus puissant du monde » proposé par les instituts Confucius de l’université de Leibniz de Hanovre et de l’université de Duisbourg a été annulé. Selon l’auteur du livre, Adrian Geiges, Les instituts Confucius et leurs universités partenaires en Chine ont subi de fortes pressions du gouvernement chinois. Le consul général de Chine à Düsseldorf, Feng Haiyang, était personnellement intervenu à Duisbourg.
Le recteur de l’Université de Duisbourg, Ulrich Radtke, a déclaré dans un communiqué qu’ils allaient chercher à discuter avec la direction de l’Institut Confucius. La direction de l’Université Leibniz de Hanovre a déclaré que ce refus était « inacceptable, déconcertant et incompréhensible ». La poursuite de la coopération sera examinée.
En Allemagne, la majorité des instituts de langue et de culture chinoises sont situés dans des universités et sont en partie financés par elles et se parent de leur logo qui défend la liberté d’enseignement et de recherche. Seulement, les instituts Confucius sont sous le contrôle de l’Etat chinois. Chaque événement doit être approuvés au préalable par l’université partenaire chinoise. Néanmoins, les instituts agissent de leur propre initiative et proposent régulièrement des événements sur des sujets critiques concernant la Chine.
26.10.2021 – Neue Zürcher Zeitung – Diskussion über Xi unerwünscht
Recours contre les hautes écoles – le pass Covid reste en place
« Le pass sanitaire reste en vigueur dans les hautes écoles. C’est ce qu’a décidé la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal vaudois hier après avoir reçu un recours contre l’arrêté cantonal sur la restriction d’accès à l’université, à l’EPFL et aux hautes écoles spécialisées (HES) aux personnes disposant d’un pass sanitaire. Quarante-deux étudiants réunis sous le nom d’un collectif «Education sans certificat» ont déposé un recours la semaine dernière contre cette réglementation. «Cette décision porte atteinte, à nos yeux, au droit supérieur, notamment à divers droits fondamentaux protégés par certaines conventions internationales, par la Constitution fédérale et vaudoise», ont-ils rédigé dans un communiqué envoyé le 22 octobre »
26.10.2021 – 20minutes Genève – Certificat Covid toujours exigé
26.10.2021 – La Liberté – Le pass Covid reste en place
Berset critique ZHAW pour sa gestion de tests corona
En marge d’une intervention à l’Université de Zurich, le ministre de la santé Alain Berset a critiqué la gestion de l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) en matière de tests sur le campus. Il ne comprend pas pourquoi la haute école prend uniquement en charge les coûts de tests pour les cours qui requièrent une présence et pourquoi elle ne propose pas des tests collectifs répétitifs. Selon lui, ces tests sont très faciles à organiser et le gouvernement fédéral couvre les coûts. Cette déclaration a été faite à une étudiante qui l’a approché après son discours officiel et qui a enregistré la conversation sur vidéo.
La ZHAW répond qu’elle offre aux étudiant-e-s ne disposant pas d’un certificat Covid des alternatives à l’enseignement en face à face, mais que ça revient aux responsables des programmes d’études de décider quels cours nécessitent une présence. La possibilité de faire des tests collectifs avait été examiné puis décidé d’y renoncer.
26.10.2021 – 20minuten Luzern – Berset attackiert ZHAW wegen Corona-Tests
L’EPFZ inaugure son nouveau « Project House » pour favoriser l’innovation de la part des étudiant-e-s
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a officiellement inauguré lundi (25.10) un nouveau bâtiment dédié à l’innovation de la part des étudiant-e-s. Sur 1200 mètres carrés, l’EPFZ met à disposition des espaces de co-working, des ateliers, des découpeurs laser et des imprimantes 3D que les étudiant-e-s peuvent utiliser pour réaliser leurs propres projets pendant leur temps libre. Pour la rectrice Sarah Springman, la combinaison des connaissances acquises pendant les études avec la liberté de bricolage peut conduire à de grandes innovations. L’espace a également pour but d’alléger la pression qui pèse sur les étudiants-e-s. « L’échec est explicitement autorisé » – exprime-t-elle. En plus de l’infrastructure, les étudiant-e-s ont droit à un coach qui accompagne le projet. Depuis six semaines déjà, les étudiant-e-s se retrouvent dans le Project House et plus de 20 nouveaux projets ont été créés depuis. Son fonctionnement coûte environ un million de francs par an.
26.10.2021 – Limmattaler Zeitung – 3 D-Drucker und Werkbank – Zweites Student Project House wird eröffnet
26.10.2021 – Neue Zürcher Zeitung – Traum jedes Tüftlers und Erfinders
Connaître l’avenir de la science grâce à un «radar des percées scientifiques»
Lors du premier sommet de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA), un nouveau outil numérique a été dévoilé qui tente d’anticiper la science. Le «radar des percées scientifiques», auquel ont contribué près de 550 scientifiques du monde entier prédit alors 216 percées scientiques au cours des 25 prochaines années.
Selon le vice-président du GESDA, Patrick Aebischer, cet outil devrait «permettre à la politique de se préparer et d’éviter une utilisation néfaste de la science». La vision de GESDA est que le radar «servira au multilatéralisme en encourageant l’inclusion de lascience dans les discussions et négociations menées au sein des organisations internationales de Genève et ailleurs.»
Le radar sera également utilisé dans le cadre de programmes d’éducation à la diplomatie scientifique anticipatoire qui seront lancées lancés par 12 institutions suisses et mondiales, dont l’Université de Genève (UNIGE) et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).
HES-SO : 20% plus d’inscriptions en sois infirmiers
«Le programme de bachelor en soins infirmiers de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale HES-SO a connu une augmentation des inscriptions pour l’année académique 2021/2022. Plus précisément, il y a eu 20 % d’inscriptions en plus par rapport à l’année précédente, selon le portail Panorama. Et ce, malgré des facteurs défavorables tels que la pénurie de travailleurs qualifiés, les conditions de travail difficiles et la pandémie. Selon l’HESSO, cette évolution a été favorisée par différents facteurs : par exemple, la visibilité accrue de la profession d’infirmière pendant la pandémie ou l’initiative populaire pour des soins infirmiers forts.»
25.10.2021 – 20minuten – Pflegestudium ist beliebt
Lugano : plainte contre professeur en théologie pour homophobie
L’organisation faîtière Pink Cross pour les hommes homosexuels et bisexuels a déposé cette semaine à Lugano une plainte pénale contre le prêtre allemand Manfred Hauke qui enseigne à l’Université de la Suisse italienne – pour incitation à la haine homophobe. En tant que rédacteur du magazine «Theologisches» le professeur de dogmatique de la Faculté de théologie a publié un article massivement homophobe du professeur de théologie polonais Dariusz Oko. Dans l’article, le Polonais confond les prêtres, évêques et cardinaux pédocriminels avec ceux qui mènent une vie homosexuelle. Parlant de «homoafia», il compare les homosexuels présent dans l’église à des parasites et affirme que 20 % des homosexuels auraient une préférence pour les enfants.
Roman Heggli de Pink Cross, critique le fait que des professeur·ese·s ayant une mentalité comme celle de Monsieur Hauke soient autorisés à enseigner dans une université suisse reconnue. Le porte-parole de la faculté, Emanuele Di Marco, a simplement déclaré que la faculté rejette toute forme de discrimination, qu’elle soit fondée sur l’orientation sexuelle ou l’appartenance ethnique et religieuse. Ils se réservent le droit de faire une déclaration lorsque des informations supplémentaires seront disponibles.
Monsieur Hauke défend l’article d’Oko comme un travail scientifique et proclame qu «on ne tombera pas à genoux devant le zeitgeist dégénéré». Selon lui, l’article ne concerne pas les homosexuel en général, mais seulement une «clique avec ses méthodes criminelles».
24.10.2021 – NZZ am Sonntag – Homophobie – Anzeige gegen Professor
«Les signaux semblent enfin au vert pour le quartier d’innovation Bluefactory, à Fribourg. Sa recapitalisation, contestée par un référendum puis par un recours, étant maintenant officiellement validée, plusieurs chantiers vont pouvoir démarrer.»
23.10.2021 – La Liberté – Bluefactory prêt à construire
Actuellement, près de 36’000 usager·ère·s, dont près de 27’ooo étudiant·e·s se retrouvent chaque jour sur le campus commun de l’UNIL et de l’EPFL. Selon les projections, son nombre augmentera à 61’ooo d’usager·ère·s d’ici 2050, et cela sur une surface large de 2 km. Il s’agit alors de trouver des solutions pour faire face à cette croissance en nombre. Les deux hautes écoles 0nt ainsi conçu un plan commun : le schéma directeur. «Il n’y a pas concrètement de projet de tour sur le campus. Il s’agit de potentialités », indique Benoît Frund, vice-recteur de l’UNIL. Tout de même, le plan vise d’abord des projets de surélévations de bâtiments existants ou leur destruction puis reconstruction. Il n’est cependant pas exclu de construire des nouveaux bâtiments. Cinq «bâtiments repères», plus hauts que les bâtiments existants sont actuellement en discussion.
Le schéma directeur pose aussi un constat : la population avoisinante ne se sent pas invitée sur le campus. Pour dépasser cette frontière, les hautes écoles visent à dynamiser le campus et de rendre plus de bâtiments accessibles à l’ensemble de la population.
23.10.2021 – 24 heures – Le campus de Dorigny vise 61’000 usagers en 2050
«Le prestigieux Karolinska Institut, qui décerne le Prix Nobel de médecine, a engagé une réflexion sur les personnalités mises à l’honneur sur son campus»
La Suisse financera directement les chercheurs d’Horizon Europe, mais cela ne règle pas tout
Les chercheurs suisses qui participent à Horizon Europe seront directement financés par la Suisse. Le Conseil fédéral a autorisé mercredi les transferts de crédit nécessaires.
«Cela ne compense pas les désavantages du statut d’Etat tiers», estime Astrid Epiney, rectrice de l’Université de Fribourg.
Par ailleurs, une question qui reste, selon Denis Duboule, Professeur de génétique à l’Université de Genève, est: «Qui va sélectionner les projets qui seront financés?» Il doute que les chercheur-e-s suisses vont pouvoir demander à leurs collègues européens d’évaluer leurs projets de recherche. «Est-ce qu’ils vont accepter de faire deux fois plus de travail? La réponse est claire: Non. Donc on va se retrouver avec une diminution dans la qualité des évaluations, et c’est pour cela qu’on se dirige lentement vers une «médiocratisation» de la recherche fondamentale, parce qu’on va se retrouver dans des cercles d’évaluation qui seront moins performants que ceux qu’on peut trouver à Bruxelles.» Il craint également des problèmes à venir dans le recrutement des «meilleurs joueurs.»
«A l’EPFL, de troublants avantages accordés à une entreprise privée»
Selon les recherches de Watson, une société externe a pu s’installer dans les locaux de l’EPFL, disposer des infrastructures, du matériel bureautique et, accessoirement, du personnel de l’institution pendant de nombreuses années.
Horizon Europe : le Conseil fédéral décide du financement direct des chercheurs de Suisse et examine d’autres mesures
«La Suisse est considérée jusqu’à nouvel avis comme un pays tiers non associé pour la participation au programme-cadre de recherche et d’innovation de l’UE « Horizon Europe » et aux programmes et initiatives qui y sont liés. Avec ce statut, les chercheurs et les innovateurs de Suisse peuvent participer à environ deux tiers du programme. Cependant, ils n’obtiennent pas de financement de la Commission européenne. Le 20 octobre 2021, le Conseil fédéral a chargé le DEFR de financer directement les acteurs concernés et a autorisé les transferts de crédit nécessaires à cet effet. Il a également chargé le DEFR d’examiner, en collaboration avec le DFF, si d’éventuelles mesures complémentaires ou de remplacement étaient nécessaires afin de renforcer le pôle suisse de recherche et d’innovation. »
Les publications scientifiques écrites par des femmes ont baissé de 20% pendant la pandémie
Selon une étude de l’Université de Genève et les HUG, publiée dans le British Medical Journal, entre mars et mai 2020, le nombre de publications scientifiques rédigées par des femmes en tant que «premier-ère auteur-e» a connu une chute de 20%. Pour les auteur-e-s de l’étude, il est important que ces chiffres soient pris en compte lors de l’évaluation des carrières.
«La responsabilité des hautes écoles et le certificat COVID»
«Face à la gravité de ce virus, la mission première des hautes écoles est de protéger l’ensemble du corps estudiantin et professoral afin de pouvoir enseigner au plus grand nombre en toute sécurité, et dans un esprit solidaire avec les plus vulnérables, estime Luciana Vaccaro, rectrice de la plus grande haute école de Suisse romande.»
Elle qualifie de «rassurant» le fait que le rectorat de la HES-SO a reçu seulement environ 200 récriminations contre cette politique sanitaire. Par rapport aux 21’000 étudiant-e-s, cela «dit en creux à quel point la grande majorité estime qu’il est important de se revoir «en vrai», dans des conditions sécures qui permettent d’inclure les plus vulnérables d’entre nous.»
Le certificat Covid n’est finalement pas obligatoire à la HEP BEJUNE
Alors que le pass sanitaire devait entrer en vigueur le 25 octobre, le rectorat de la HEP BEJUNE est revenu sur sa décision après avoir consulté le personnel académique et entendu la voix des étudiant-e-s. Les premières semaines d’enseignement sans pass sanitaire, «qui se sont déroulées sans heurts et sans l’émergence de foyers d’infection», auraient pesé dans la balance.
L’occupation des salles sera limitée aux deux tiers de leur capacité. «Nous avons des effectifs bien plus modestes que ceux des auditoires d’universités où il est illusoire de limiter à deux tiers l’occupation des salles», explique le recteur Maxime Zuber.
«A quand la récusation du docteur honoris causa Benito Mussolini?»
Mario Carrera, petit-fils d’immigrants piémontais à Lausanne, regrette l’exposition du [fac simile] du docteur honoris causa au Musée historique de Lausanne et pose la question si, «l’heure politique et académique ne serait-elle pas au débat historique critique et à la récusation publique de cette intolérable nomination de ce dirigeant fasciste par les autorités universitaires et politiques lausannoises et vaudoises (le Conseil d’Etat a ratifié la décision académique en 1937)?»
Ola Söderström, professeur à l’Université de Neuchâtel et ancien membre de la présidence du FNS (2017-2020), regrette la situation de précarité de 80% du personnel scientifique de ce pays. Il se montre critique autant du statu quo que de la solution proposée par la pétition déposée le 8 octobre.
«D’autres mesures me semblent mieux à même de répondre au problème. Il s’agit d’abord de réduire la contribution du FNS au gonflement de la bulle des postdocs sans emploi, non pas en réduisant son budget, mais en privilégiant, comme dans d’autres pays, l’emploi de post-doctorant.e.s plutôt que de doctorant.e.s dans les projets de recherche. Pour que cela fonctionne, il faut, d’une part, des solutions pour que cela ne conduise pas à une dépendance à long terme de ces postdocs vis-à-vis de leurs ex directrices ou directeurs de thèse et, d’autre part, déplafonner leur durée d’emploi dans des projets du FNS. Ensuite, et je rejoins le contenu de la pétition sur ce point, il s’agit au niveau de swissuniversities […] de définir des principes généraux permettant de transformer de façon coordonnée la structure des postes dans les hautes écoles, en aplatissant la pyramide afin de créer plus de postes pour la relève. […] Encore faut-il cesser de leur proposer la carrière académique comme seul horizon professionnel, accompagner ces trajectoires et valoriser les compétences de cette relève, à ses propres yeux et auprès de leurs potentiels employeurs. […] Sur ce point, le Graduate Campus mis en place dans les universités de Lausanne et de Genève peut constituer une initiative à développer et à généraliser sur le plan national.»
«La HES-SO dope la créativité de ses étudiants grâce à des formations innovantes»
Dans le master en innovation de la HES-SO, nommé Innokick, les étudiant·e·s se réunissent deux jours par semaine afin de trouver des «solutions innovantes» à des défis lancés par des entreprises.
«L’Université de Neuchâtel propose un master en innovation, mais la HES-SO, notamment celle du Valais, est en avance dans ce domaine avec la Team Academy, où la théorie s’apprend par le biais d’expériences en entreprise.»
Selon Antoine Perruchoud, professeur à la HES-SO et responsable du programme Team Academy, ce programme répond aux attentes des entreprises en matière de compétences sociales, créativité et de collaboration. Il constate «une grosse progression entre le début et la fin de ces formations orientées vers la créativité et l’innovation. Nous n’aurons pas 80% de nos futurs diplômés qui vont travailler 90% de leur temps dans la créativité.»
Recours au certificat Covid à l’Université de Genève
«L’obligation de présenter un certificat Covid pour accéder aux cours et bibliothèques de l’Université et des Hautes Écoles fait l’objet de plusieurs recours. «Notre but est de promouvoir la liberté d’étudier», explique Ugo Mazier, secrétaire de l’association Ça suffit!, à l’origine d’un des textes. Lequel se fonde sur l’idée que l’exigence du pass «viole» la Constitution genevoise, qui garantit le droit à l’éducation. Les recourants estiment que leur démarche suspend, de fait, l’obligation. «Je peux aller en cours sur simple présentation de l’opposition», assure Ugo Mazier. Ce que Marco Cattaneo, porte-parole de l’Uni, réfute catégoriquement. Il confirme en outre que les deux recours étaient en cours d’analyse par le service juridique. »
««Le certificat covid sépare les étudiants». Quelle vision arrogante du monde!»
Dans la rubrique Débat, un lecteur réagit à la tribune du mardi 5 octobre, intitulé «Le certificat covid sépare les étudiants» écrit au nom du collectif ESC (Education sans certificat). Pour lui, le droit à l’éducation implique aussi certains devoirs envers la société. «Une société n’est pas la simple addition d’innombrables individus centrés sur leurs droits et leur nombril. Une société est une entité supérieure, qui fonctionne grâce à l’engagement collectif – pour le bien commun – de chacune de ses parties. En 2021, l’engagement collectif implique la vaccination contre le covid pour le plus grand nombre, en dépit des peurs et des inconforts individuels.»
Une enquête internationale menée par la revue scientifique Nature montre la fréquence à laquelle les chercheur·euse·s qui s’expriment publiquement sur la pandémie sont souvent menacé·e·s et insulté·e·s. 321 chercheurs·euses, pour la plupart de Grande-Bretagne, d’Allemagne et des États-Unis, ont répondu aux questions. Les résultats montrent que 15 % ont reçu des menaces de mort, 22 % des personnes interrogées ont fait état de menaces de violence. Puis, 80 % ont été victimes d’attaques personnelles et de tentatives de dénigrement de leur crédibilité sur les médias sociaux.
Ce phénomène n’est pas nouveau, explique Konstanze Marx, titulaire de la chaire de linguistique allemande à l’Université de Greifswald. «Mais la pandémie a agi comme un miroir ardent. Toutes les dynamiques que nous avions déjà décrites dans le cadre de nos recherches sont maintenant apparues en grande concentration et à la vitesse de l’éclair.» Elle estime qu’il est nécessaire d’agir sur le «climat général du discours». Selon elle, il s’agit de reconstruire un climat favorable à la science.
Susan Michie, professeure pour la psychologie de la santé au University College de Londres, estime qu’un signal du gouvernement serait important, comme par exemple une stratégie officielle « zero tolérance » par rapport aux menaces envers les chercheurs qui entrent dans des débats publics.
L’EPFL licencie un lanceur d’alerte et subit un revers judiciaire
«Un collaborateur ayant dénoncé la présence dans les murs de l’EPFL d’une société étrangère à l’institution a été viré pour cause de «restructuration». Pas convaincu par le motif du licenciement, le Tribunal administratif fédéral vient de demander sa réintégration.»
Yves Flückiger inquiet de l’impasse concernant Horizon Europe
Le Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger se dit profondément frustré par l’impasse politique dans laquelle se trouvent le gouvernement suisse et la Commission européenne en matière de financement de la recherche et craint que la capacité de la Suisse à attirer les talents universitaires soit impactée à long terme si un accord n’est pas trouvé.
Il ajoute qu’il y a une «tendance croissante au nationalisme» et juge que le climat politique actuel de méfiance était «préjudiciable aux percées scientifiques» : «Nous sommes confrontés à des défis de plus en plus complexes et mondiaux et le multilatéralisme, qui a récemment été mis à mal, est essentiel pour les relever.»
«L’unité Durabilité et Médiacom Evénements publie une liste de recommandations à l’attention des organisateurs d’événements sur son campus pour plus de durabilité. Alimentation, gestion des déchets mais aussi égalité des chances, tout y passe.»
L’EPFL prend des mesures contre le harcèlement et la discrimination
«L’EPFL a annoncé, ce jeudi 13 octobre, une série de mesures pour lutter contre le harcèlement et la discrimination, mais également pour prévenir ces phénomènes et accompagner les personnes qui en sont victimes.»
L’Université et l’EPF de Zurich figurent parmi les meilleures 10 universités Blockchain, un classement établi par Coindesk, une plateforme sur l’économie cryptographique
Les auteur-e-s du classement ont basé leurs critères de sélection sur l’influence académique des universités, mesurée par le nombre de publications sur les sujets de la blockchain ou des crypto-monnaies ainsi que la fréquence de citation, mais aussi sur la réputation académique générale de l’université. Un autre critère important était l’étendue de l’enseignement sur les sujets liés à la blockchain, y compris l’existence d’instituts de recherche spéciaux. Le niveau des frais de scolarité et les perspectives d’emploi des diplômés ont également été inclus dans l’évaluation.
Interview avec la Commissaire pour la recherche européenne Mariya Gabriel
Mariya Gabriel, Commissaire européenne pour la recherche, évoque l’association de la Grande Bretagne et de la Suisse à Horizon Europe.
L’association britannique dépend des résultats de négociations européennes sur le Protocole de l’Irlande du Nord. (Le Protocole sur l’Irlande du Nord, qui maintient la province dans le marché unique de l’UE après le Brexit, a été élaboré afin d’éviter une frontière douanière dure sur l’île d’Irlande qui aurait perturbé la libre circulation des biens et des personnes, et de sauvegarder l’Accord du Vendredi saint, le traité de 1998 qui a mis fin aux violences politiques et religieuses. Le gouvernement britannique affirme maintenant que le protocole nuit au commerce entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne. Des responsables gouvernementaux ont menacé de déclencher l’article 16 de l’Accord du Vendredi Saint et de suspendre temporairement certaines parties de l’accord.)
Selon Science Business, «Au début du mois, la Suisse a laissé entendre qu’elle souhaitait revenir à la table des négociations, après que son parlement ait voté le paiement de sa contribution au fonds de cohésion. Mariya Gabriel a déclaré qu’il s’agissait d’un signal positif, mais qu’il devait être transformé en action avant que la Commission puisse reprendre les négociations d’association avec le gouvernement suisse. «Il y a trois étapes : les paiements pour les fonds de cohésion, un accord global, et des moyens concrets de participation [à Horizon Europe]. […] C’est un processus en cours qui, pour l’instant, reste suspendu». Il n’est pas certain que l’impasse soit aussi longue [que lors de la dernière exclusion suisse du programme Horizon Europe] cette fois-ci, mais la Commission souhaite que la Suisse présente un plan: «Nous attendons quelque chose de concret, d’officiel, afin que nous puissions rester prêts à agir.»
EPFZ et UNIGE créent un nouveau laboratoire pour la science dans la diplomatie
«L’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et l’Université de Genève (UNIGE) créent un centre de recherche interdisciplinaire, pour la science, dans la diplomatie, au cœur de la Genève internationale. Le laboratoire commun fournira des connaissances et des méthodes scientifiques pour la résolution diplomatique des conflits internationaux, et contribuera à relever les défis mondiaux auxquels l’humanité est confrontée.»
Genève : des étudiant·e·s réclament le retour des repas à 3 francs
En mai 2021, l’Université de Genève (UNIGE) avait mis en place une offre de plats à 3 francs, destinée aux étudiant·e·s isolé·e·s et/ou précaire, grâce au soutien de fondations privées. Pour faire perdurer cette offre, une motion lancée par les socialistes avait été votée positivement au Grand Conseil. Le texte demandait une prolongation de cette opération durant un an, en incluant le corps étudiant des hautes écoles, puis de proposer des plats à 5 francs dès la rentrée 2022. Selon la motion, le coût se chiffrait à 1.6 million de francs.
Le Conseil d’Etat, de son côté, juge le projet trop coûteux et demande à l’UNIGE de présenter un dispositif qui cible les étudiant·e·s dans le besoin. Il estime que si 25% du corps étudiant se sert de cette offre, le coût augmenterait à 5.9 millions pour dix mois.
Témoignages sur l’impact négatif de l’exclusion suisse du programme Horizon Europe. L’article contient, entre autres, des prises de position d’une professeure assistante de l’UNIL, d’Estelle Doudet (vice-rectrice pour la recherche à UNIL), de Christelle Varone (responsable de la communication de la HES-SO), de Simone Keller (directrice de communication au SEFRI), et de Valérie Pillier Carrard.
«Le monde académique réclame plus de postes permanents»
A l’occasion de la déposition de la pétition pour la création de postes fixes dans le monde académique, un ancien membre du corps intermédiaire témoigne quel impact son engagement précaire a eu sur sa santé.
«La Suisse ne dispose pas de statistiques qui évaluent combien de personnes issues du corps intermédiaire sont mises à mal dans leur santé mentale ou physique», mais une étude américaine parue en juillet 2021, «qui recense 32 études sur la santé mentale de doctorants issus de plusieurs pays, estime que 24% d’entre eux souffrent de symptômes dépressifs et 17% d’anxiété.»
«Un Master en histoire de l’art, en égyptologie ou en sciences sociales comme premier pas d’une solide carrière? C’est possible. Même si les idées reçues à l’encontre de certaines formations ne faiblissent pas. Les statistiques, elles, montrent que pour les étudiants en lettres et en sciences humaines, l’avenir professionnel existe bel et bien.»
Selon une récente étude revue par des paires, la publication dans un journal très sélectif engendre seulement 1000 dollars américains [l’équivalent de CHF 926,60 selon Morningstar, le 11.10.2021]. Cette étude a été co-rédigé par un ancien directeur de publication de la maison d’édition Wiley et directeur général de Springer. Toutefois, les titres les plus prestigieux du monde ont l’intention de faire payer beaucoup plus cher, Nature estimant le coût de publication d’un article à 9’500 Euros [CHF 10’186,50] et Cell, propriété d’Elsevier, à 7’800 livres [CHF 9’859,24].
Dispute sur les certificats dans les hautes écoles zurichoises
A Zurich, le mouvement «Bildung für alle» (Education pour toutes et tous) réclame la fin de l’obligation du pass Covid dans les universités. Le groupe, qui compte à l’heure actuelle environ un millier d’étudiant·e·s, estime que les certificats constituent une forme grave de discrimination, et invoquent la constitution pour appuyer leur affirmation.
Selon Dario Meili, qui explore le sujet de la discrimination dans sa thèse à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), il est important de faire la distinction entre inégalité de traitement et discrimination. Il serait erroné de concevoir chaque traitement inégal comme discriminatoire. Le pass Covid n’est, à son avis, pas discriminatoire. Regina Kiener et Daniel Moeckli, deux enseignant·e·s de droit public à l’Université de Zurich rejoignent son point de vue. Selon eux, on parle de discrimination lorsqu’une personne est traitée plus mal non pas en raison de son comportement, mais uniquement parce qu’elle appartient à une minorité ou en raison de certaines caractéristiques innées.
Par ailleurs, l’Université de Zurich et l’EPFZ font état d’expériences positives concernant l’exigence du certificat. Les étudiant·e·s se sont montré·e·s pour la plupart coopératifs·ives, selon le bureau des médias de l’université. Les responsables de l’EPFZ ont reçu des réactions «essentiellement positives».
L’Université de Zurich introduit des tests salivaires gratuits
Jusqu’à la fin du mois de février 2022, l’Université de Zurich (UZH) propose aux étudiant·e·s non-vacciné·e·s et qui ne possèdent pas de certificat Covid de se faire tester gratuitement sur le campus. Les tests salivaires seront regroupés afin d’économiser la capacité du laboratoire («pooling»). Un Covidpass de l’UZH sera valable pendant 72 heures pour accéder aux cours et aux bibliothèques, mais il ne sera pas valable dans les réfectoires et cafétérias, le centre sportif, les musées et les manifestations en dehors de l’enseignement.
L’Université ne souhaite pas accroître la polarisation de la population à l’égard de la vaccination. «Les personnes non vaccinées ne doivent pas être désavantagées», peut-on lire sur le site web de l’UZH.
Etudiant·e·s non-vacciné·e·s se plaignent d’une baisse de qualité de l’enseignement en ligne
Avec le pass sanitaire, une certaine normalité se réinstalle à l’Universite de Fribourg. « La majorité des étudiants sont heureux de retrouver des cours et des séminaires en mode présentiel et très satisfaits des mesures actuelles » indique Guillaume Haas, co-président de l’association étudiante AGEF. En revanche, plusieurs étudiant·e·s non-vacciné·e·s se plaignent d’une baisse de qualité importante dans l’enseignement en ligne. Les professeur·e·s ne prennent pas assez en compte la part des étudiant·e·s qui suivent l’enseignement sur leur ordinateur.
Pour la rectrice Astrid Epiney, il était dès le début clair que l’enseignement à distance ne pourra jamais être totalement équivalent à l’enseignement en présentiel. Elle précise que cela a été communiqué de manière transparente aux corps étudiant. Les enseignant·e·s ne devraient pas nécessairement enregistrer ou diffuser en direct leurs cours, mais devraient tout de même offrir quelque chose de valable. « Ce qui n’est pas possible, en revanche, c’est de transmettre simplement des manuels et rien d’autre », précise-t-elle.
A partir de ce lundi (11.10) les tests sont payants, ce qui ajoute une charge financière importante pour les étudiant·e·s non vacciné·e·s. Ces derniers avaient espéré que l’université allait prendre en charge les tests.
Déposition de la pétition contre la précarité du corps intermédiaire
Ce vendredi, une pétition, signée par plus de 8500 personnes, contre la situation précaire du corps intermédiaire a été déposée à Berne. Selon Fabien Fivaz (Vert-e-s, NE), Vice-président de la Commission parlementaire de la Science, de l’Education et de la Culture (CSEC) estime que «Jusqu’à maintenant, personne ne s’est senti responsable des conditions de travail dans les Hautes écoles.» Selon l’auteur de l’article, les universités auraient profité du fait qu’un grand nombre de candidats ont postulé pour un petit nombre de positions, les cantons «auraient du mal avec les régulations» et le FNS invoquerait la position de promouvoir des projets, et non pas des personnes.
Swissuniversities évoque «de nombreuses mesures au cours de ces dernières années en vue d’améliorer la situation du personnel scientifique», mais selon l’auteur, il est peu clair combien de postes à durée indéterminée ont réellement été créés. Il serait nécessaire d’en créer «des milliers». Fabien Fivaz, quant à lui, souhaiterait un réel changement culturel et a fait une interpellation sur ce sujet (qui n’a pas encore été discuté).
«Nous avons besoin d’une task force pour le climat»
La ministre de l’environnement Simonetta Sommaruga veut dissoudre le Conseil consultatif sur le climat (OcCC). Des scientifiques, comme notamment les climatologues Reto Knutti (EPFZ) et Thomas Stocker (Université de Berne), et certains hommes politiques réclament désormais un organisme plus puissant.
«De son côté, la ministre de l’environnement Simonetta Sommaruga a déjà décidé de la marche à suivre: c’est Proclim, le «Forum sur le climat et les changements globaux» de l’Académie suisse des sciences qui reprendra le mandat de l’OcCC. […] Malgré les affirmations des représentants de Proclim, les chercheurs craignent de se retrouver une nouvelle fois face à un organisme sans pouvoir dont les recommandations n’atteignent jamais la population. Car sans l’implication de personnalités de premier plan, il n’y aura sans doute jamais de débat public. L’existence dans l’ombre de l’OcCC l’a bien prouvé.»
Un radar des défis scientifiques sur 25 ans dévoilé à Genève
«Du 7 au 9 octobre se tient le premier Sommet global du Geneva Science and Diplomacy Anticipator [Gesda], une fondation créée par les pouvoirs publics pour identifier les innovations clés de demain, les anticiper et les utiliser pour relever les défis de ce siècle. […] A la base du Gesda, un constat: la science est insuffisamment représentée dans les instances politiques, diplomatiques et internationales. Or le Covid-19 nous l’a montré, notamment en matière de vaccins, elle a un rôle fondamental à jouer.»
«Pour [le prix Nobel] Didier Queloz, qui prononcera samedi le principal discours de clôture du sommet [global du Geneva Science and Diplomacy Anticipator], la crise du coronavirus a montré clairement les besoins de la science. «Comment peut-on en arriver à ce que 40% des Suisses ne veuillent pas se faire vacciner? Nous avons perdu le contact avec la société», juge M. Queloz, qui blâme aussi les scientifiques qui n’arrivent pas suffisamment à expliquer
Pour lui, il faut davantage comprendre comment une population réagit psychologiquement et socialement. Le monde scientifique doit aussi être mieux représenté parmi les parlementaires ou ceux qui gouvernent.
[…] Dans sa nouvelle activité à l’EPFZ, le Prix Nobel veut lutter contre un autre fossé, celui entre les différentes disciplines scientifiques qui empêchent certaines possibilités de recherche. Il veut par exemple mettre en réseau l’astrophysique, la chimie et la biologie.»
Le nom d’un bâtiment de l’Université de Genève suscite le débat
Le nom du bâtiment universitaire Carl Vogt de l’Université de Genève, nommé d’après sa localisation au Boulevard Carl Vogt, suscite des critiques. Selon le professeur en sciences de la société Frédéric Giraut estime que «ce qui dérange dans le cas de ce bâtiment récent, c’est que sur le plan scientifique, August Christoph Carl Vogt, ancien recteur de l’Université, médecin et naturaliste, est surtout connu pour ses théories racistes.» Partant de ce cas, l’Université a initié une réflexion plus générale sur la manière dont elle souhaite figurer dans l’espace public. Cela revient à s’interroger sur le «legs principal», donc l’héritage intellectuel et culturel, les valeurs véhiculées.
«Les universités sont très contentes avec l’obligation du certifiat [Covid]»
Selon l’article, il y a très peu de contestataires à l’introduction du certificat Covid à l’Université de Berne.
Même son de cloche à Zurich: «Par rapport aux contrôles des certificats, les étudiant-e-s, enseignant-e-s et collaborateurs-rices se comportent de manière très coopérative », a communiqué l’Université de Zurich.
Le projet de regrouper sous un seul toit la formation des enseignant-e-s du primaire et du secondaire, sous la responsabilité de l’université, a le soutien du Grand Conseil fribourgeois.
«La fusion apporte des avantages pour tous», a déclaré Antoinette de Weck (PLR, Fribourg). Ce centre d’enseignement deviendra une unité indépendante ayant le rang d’une faculté et pourra exprimer ses propres besoins, a-t-elle précisé. L’unique centre de formation des enseignants du canton va, avec son statut universitaire, être novateur et unique en Suisse, a déclaré Urs Perler (Centre Gauche-PCS, Schmitten).
«Le déblocage jeudi dernier par les Chambres de la contribution de cohésion est une bonne nouvelle pour Bruxelles. Mais le chemin vers Horizon Europe reste semé d’obstacles.»
Entretien avec Martin Vetterli, président de l’EPFL
Dans un entretien accordé au 24 heures, «Martin Vetterli, président de l’école polytechnique, se réjouit de la place toujours plus grande des femmes
à l’EPFL. Mais s’inquiète pour Horizon Europe.»
Laure Piguet, doctorante de l’Université de Genève est membre du comité de la pétition contre la précarité dans les universités, qui sera déposé à Berne ce vendredi (le 08.10.2021). Elle dénonce dans un entretien la situation actuelle où 80% du personnel universitaire est engagé avec un contrat précaire. Ceci aurait des conséquences néfastes sur l’efficience du corps intermédiaire, sur leur santé (physique et psychique) et sur la qualité de la formation, car les membres du corps intermédiaire ne sont pas seulement chercheur-e-s, mais également enseignant-e-s.
Elle regrette également la situation de concurrence, qui «met à risque la collaboration entre chercheurs et chercheuses».
La Conseillère nationale Christine Bulliard (Centre, FR), qui était pendant quatre ans membre du Comité de l’éducation, estime que les universités et le FNS devraient en effet faire des efforts pour créer des postes fixes, ce qui est une des revendications de la pétition.
Nouvelle politique d’Open Science à l’Université de Zurich
La direction de l’Université de Zurich a récemment approuvé une directive sur l’Open Science pour établir une culture de la science ouverte comme pratique standard à l’avenir. «L’avenir est à la science ouverte. La politique définit la vision et les objectifs que nous voulons atteindre étape par étape dans les années à venir», déclare Elisabeth Stark, Vice-rectrice pour la Recherche, la Relève et l’Innovation.
«Le pôle de recherche n’a jamais été en danger réel»
Dans un article d’opinion, l’ancien président de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) Jean-Dominique Cipolla critique la décision du parlement de débloquer le milliard destinée au plan de contribution de l’Union européenne (UE), afin de permettre la participation suisse au programme de recherche Horizon Europe en tant que membre à part entière. L’UE mènerait une « politique de pression », en infligeant des sanctions contraires aux accord conclus, ce qui avait été la raison pour laquelle la Suisse aurait en premier lieu décidé de bloquer le versement du milliard de cohésion.
De plus, la recherche suisse n’aurait «jamais été en danger réel», avance-t-il en citant l’annonce du SERI (Secrétariat d’Etat à l’éducation, à la recherche et à l’innovation) de financer la participation au programme HorizonEurope à hauteur de 6,15 milliards de CHF.
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