La nouvelle rectrice de l’Université de la suisse italienne s’appelle Luisa Lambertini
Le Conseil de l’USI (Università della svizzera italiana) a nommé à l’unanimité la professeure Luisa Lambertini comme rectrice de l’Université de Lugano. Experte de renommée mondiale dans les domaines de la finance internationale, de la macroéconomie et de l’économie politique, elle a récemment été nommée vice-présidente associée pour l’éducation postgrade à l’EPFL. Elle est également présidente de la commission doctorale de l’EPFL.
Elle prendra ses fonctions le 1er juillet 2023 et succède à Boas Erez qui avait a quitté ses fonctions en avril pour « différences d’opinion » sur la gestion administrative.
Un pôle similaire au Lausanne Center for Health, economics, Behavior and Policy (LCHE), «le rectorat de l’université de Bâle a accepté la semaine dernière la création du «Basel Center for Healtheconomics» (BCHe). Si les réflexions de ce centre s’inscrirontégalementen économie de la santé, il présente sur son sitedes objectifs quelque peu différents du centrelausannois:«obtenir uneperspectiveàmultiples facettessurlesproblèmes pertinentsdepolitiquede santé»,en«combin[ant]les compétenceséconomiques etl’expertisemédicale».
La secrétaire d’État Martina Hirayama reçoit une délégation allemande de haut niveau à Berne
«Les deux délégations de haut niveau, composées de représentants des hautes écoles, des organisations faîtières et des agences d’encouragement de la recherche et de l’innovation, ont échangé leurs points de vue sur les développements actuels dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI). […] Les nombreuses coopérations directes entre les universités, les chercheurs et les infrastructures de recherche ainsi que l’intense collaboration bilatérale dans le domaine FRI ont été soulignées. Les discussions ont également porté sur différentes possibilités d’intensifier la coopération scientifique entre les deux pays.»
Comprendre la biologie grâce à la réalité virtuelle
Une chambre immersive a été inaugurée par la Section de biologie de l’Université de Genève. «Première du genre à Genève et comptant parmi les plus grandes d’Europe, cette pièce permet à dix personnes d’expérimenter, en même temps, la réalité virtuelle dans un processus d’apprentissage collaborat;.
Sur fond d’augmentation du coût de la vie, des associations estudiantines remettent en cause le prix de l’alimentation au sein des cafétérias de l’université de Lausanne (Unil).
Face à la pénurie de personnel, cinq leviers pour les écoles suisses
«La Suisse manque d’ingénieurs, d’informaticiens et de diplômés dans l’hôtellerie-restauration. Entre autres. Un constat qui amène certaines entreprises à créer rapidement des formations courtes pour combler certains besoins. Mais quand on est une université, une (haute) école ou un autre établissement qui délivre des formations certifiantes, on ne peut pas simplement sortir un nouveau cursus de son chapeau. Quelles solutions, alors? Le Temps s’est penché sur cette question.»
Il en ressort que l’UNIGE mène une réflexion à la suite de la recommandation en juin dernier du Conseil de l’Union européenne d’établir des «microcertifications» : «Créer ces formations courtes serait un levier pour se montrer réactif face à la demande d’un secteur.»
Grande Bretagne: 100 universités s’engagent à désinvestir des combustibles fossiles
65 % du secteur de l’enseignement supérieur de la Grande Bretagne refuse d’investir au moins en partie dans des entreprises de combustibles fossiles, et que des dotations d’une valeur de plus de 17,6 milliards de livres sterling sont désormais hors de portée des entreprises. Cette somme colossale est principalement due aux importants portefeuilles d’investissement de l’université d’Édimbourg, ainsi que des universités d’Oxford et de Cambridge et de leurs collèges constitutifs, qui se sont tous au moins partiellement désengagés.
La campagne Fossil Free, active depuis 2013, a été menée par des étudiants, qui affirment qu’il ne devrait pas être acceptable que des établissements d’enseignement et de recherche investissent dans des entreprises responsables du réchauffement climatique.
Les étudiants ont entrepris une série de méthodes de campagne, allant des pétitions rassemblant des milliers de signataires, au lobbying auprès de la direction des universités, en passant par l’éducation politique et l’action directe non violente, y compris l’occupation de bâtiments universitaires.
La première institution à annoncer son désinvestissement a été l’université de Glasgow, en 2014. Aujourd’hui, la plupart des universités britanniques ont déclaré publiquement qu’elles ne financeraient pas les combustibles fossiles. La campagne fera pression sur les 53 universités restantes pour qu’elles désinvestissent.
«Je viens d’apprendre que mon professeur a harcelé sexuellement une étudiante»
En 2018, une doctorante de l’Université de Bâle porte plainte contre son directeur de thèse pour des atteintes sexuelles qui auraient duré pendant 5 ans. L’université de Bâle a entamé une procédure. Après que l’affaire ait été rendue publique, le professeur a volontairement démissionné de sa fonction de direction et reçoit un blâme et reprend l’enseignement six mois après.
Désormais, cette affaire fait de nouveau parler sur les réseaux sociaux. Une personne qui étudie à Bâle fait de graves reproches à l’Université sur Twitter de manière anonyme. «Je viens d’apprendre que mon professeur a harcelé sexuellement une étudiante à plusieurs reprises». Elle a passé son examen de bachelor ainsi que son travail de séminaire auprès de cet homme. A plusieurs reprises, elle aurait eu des entretiens avec lui, seule et totalement à son insu. «Pourquoi ne m’avez-vous pas protégée ?», interpelle-t-elle l’université dans un tweet.
Un groupe d’étudiants a soulevé la question de l’affaire classée par le rectorat et aimerait avoir des explications.
Le porte-parole de l’Université de Bâle Matthias Geering y répond: «Des mesures ont été imposées au professeur. Comme il ne s’agit pas d’une procédure pénale, ces mesures n’ont pas été communiquées publiquement.» Et : «Suite au cas décrit, le règlement sur la protection de l’intégrité personnelle a été fondamentalement révisé (ou rédigé), un code de conduite a été rédigé, le poste de coordinatrice de l’intégrité personnelle a été créé et la visibilité sur notre site web a été améliorée».
Campagne de sensibilisation sur la santé mentale chez les étudiants
L’Association étudiante ADEPSY des étudiants en psychologie a mené une étude sur la santé mentale des étudiant-es de l’Université de Genève entre l’automne 2021 et le printemps 2022. Le sondage montre l’impact de l’isolation et du manque de ressources durant la crise sanitaire. Le sondage avait relevé que 61% des des étudiant-es souffrent d’anxiété, 55% ont des troubles du sommeil et 39% se sentent tristes, déprimés ou désespérés et 11% ont des pensées suicidaires.
Face à cette situation, l’association étudiante a lancé une campagne qui a pour but de sensibiliser et de réunir sur un seul site les ressources disponibles dans les Cantons de Genève et Vaud ainsi qu’en France voisine (aides financières, aide psychologique, sports et culture) aux étudiants qui en ont besoin.
Les conclusions de l’Union européenne sur la Suisse sont repoussées
«Les conclusions des Etats de l’Union européenne sur la Suisse, prévues pour cette année, sont repoussées à une date indéterminée, a appris Keystone-ATS auprès d’un diplomate européen. L’espoir d’une solution rapide pour les chercheurs suisses s’éloigne.»
L’Université de Lausanne et Unisanté se dotent d’une nouvelle Plateforme pour l’économie, le comportement et les politiques de santé
«Officiellement inaugurée le mercredi 26 octobre 2022, la Plateforme lausannoise pour l’économie, le comportement et les politiques de santé, ou “Lausanne Center for Health Economics, Behavior, and Policy (LCHE)” réunit des chercheuses et chercheurs de l’Université de Lausanne (UNIL) et d’Unisanté. Elle a pour but de contribuer à la résolution des principaux problèmes sociétaux et politiques auxquels sont confrontés la santé et les systèmes de soins par la recherche, la formation et le transfert de connaissances vers les décideurs.»
Selon l’article du Bilan, de nombreuses start-ups et entreprises pharmaceutiques en Suisse misent sur le domaine des organoïdes. «Le Campus Biotech a lui aussi mis en place une nouvelle plateforme dédiée aux organoïdes de cerveaux, grâce au financement de 40 millions de francs obtenus auprès de la Fondation NeuroNàa qui s’est engagée pour ces dix prochaines années. Deux nouvelles chaires, l’une portée par l’EPFL et l’autre par l’UNIGE, seront dédiées à ces micro-organes tridimensionnels de tissu cérébral […]. [….] Cette nouvelle plateforme […] permet une continuation du Pôle de recherche national Synapsy, créé en 2010 pour mieux comprendre les déterminants génétiques et environnementaux des grandes maladies mentales.»
Le gouvernement lucernois dit oui à la création de deux nouvelles facultés universitaires
Le Grand Conseil Lucernois a donné feu vert à la création de deux nouvelles facultés, celle de la médecine et celle des «sciences comportamentales et psychologie».
Fusions d’universités en France : «succès d’image, doute pédagogique»
«En France, le classement [de Shanghaï] a eu pour effet d’objectiver l’idée, ancienne, que l’université est en retard. La réponse politique est venue en 2007, avec la loi sur les libertés et responsabilités des universités, qui vise à sortir de« la paralysie de la gouvernance actuelle»et à «rendre la recherche universitaire visible à l’échelle internationale». Ces deux mots d’ordre, qui incitent aux regroupements entre universités, grandes écoles et organismes de recherche, seront suivis par les gouvernements successifs.»
Ces fusions ont porté des fruits dans ledit classement, mais selon la journaliste Soazig Le Nevé, «La fusion euphorie a laissé place à la fusion repoussoir, tant elle porte de lourdeurs.» Elle constate, entre autres, un défaut de l’adhésion du personnel à ces projets et une surcharge administrative. Par ailleurs, elle regrette que les projets de fusion n’aient pas visé ce qu’elle considère comme les vrais problèmes de l’université française, [la qualité de l’enseignement et de la recherche].
Plaidoyer pour un festival de l’innovation à Neuchâtel
Dans un éditorial, le journaliste d’Arcinfo Luc-Olivier Erard regrette le manque de coordination entre les différents acteurs de l’innovation pour promouvoir l’innovation dans le canton de Neuchâtel. «Hautes écoles, CSEM, Microcity, Chambre du commerceetdel’industrie, Banquecantonale…Les acteurs institutionnels et privés qui entretiennent la flamme de l’innovation dans la région ne manquent pas. Mais ils dialoguent insuffisamment. En Suisse romande, la musique, la littérature, le cinéma,lesjeuxvidéoet même le chocolat ont leur festival.L’innovation, principalematièrepremière dont dispose le canton de Neuchâtel, mérite qu’on la célèbre elle aussi
«Elire une rectrice issue des HES est un signe fort»
Nouvellement nommée à la tête de swissuniversities, Luciana Vaccaro est la rectrice de «la plus grande HES suisse», la HES-SO. Elle est fière de pouvoir représenter ce pôle qui existe depuis une trentaine d’années en suisse, et pour elle cela montre également que le système éducatif suisse expose une certaine complémentarité. Elle désire par ailleurs instaurer encore plus de coopération entre les hautes écoles, les universités et les écoles polytechniques.
La nouvelle présidente continuera dans le chemin emprunté par son prédécesseur, Yves Flückiger, notamment en termes de politique de coopération avec le projet «Horizon Europe» qui pour elle représente également un enjeu très important. La crise énergétique est également un enjeu important pour elle, étant donné que c’est le rôle des institutions d’aider la société à prendre les décisions les plus rationnelles et à évoluer vers des solutions durables.
«La défense des libertés académiques fait écho à la défense des libertés démocratiques»
Un collectif de cinq universitaires souhaite souligner les dynamiques délétères «d’une dynamique globale de remise en cause des libertés académiques, qui va de limites imposées à l’exercice d’une pensée libre et indépendante dans les universités à des menaces et des attaques ciblées contre des chercheur.euse.s, en passant par une politique de sous ou de désinvestissement massif destinée à affaiblir les institutions concernées et à en réduire l’autonomie.» Le collectif salue des réseaux tels que Scolars at Risk, Mais estime qu’il est «fondamental de poursuivre la coordination de telles initiatives et de mobiliser davantage de ressources, tout en évitant toute hiérarchisation entre différentes formes et cibles de répression. De plus, s’il importe de défendre les droits des enquêteur.rice.s, il faut aussi prendre soin de ceux des enquêté.e.s, dont la libre expression est essentielle pour la recherche.
Luciana Vaccaro, nouvelle présidente de swissuniversities
«C’est une première pour les Hautes écoles spécialisées de Suisse. Luciana Vaccaro, physicienne et rectrice de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) depuis 2013, deviendra présidente de swissuniversities. Elle succède à Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève.»
Les admissions facilitées pour les diplômés d’Etats tiers en Suisse
Face au manque de main-d’œuvre, le Conseil fédéral a répondu favorablement à une demande du parlement d’introduire la possibilité pour des détenteurs d’un master ou d’un doctorat obtenus dans une université suisse ou une EPF d’accéder à des postes aux mêmes conditions qu’un suisse dans les domaines ou il y a un certain manque de main-d’œuvre. «Cette dérogation ne cible toutefois que les activités dont l’intérêt scientifique ou économique est «prépondérant» pour le pays» et toucherait que 200 à 300 personnes par an.
Le Parlement va désormais en débattre la modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration en ce sens.
Dimanche passé, des activistes de l’association «Renovate Switzerland» a bloqué pendant près d’une heure un pont Zurichois. Le jour avant, une de ces activistes, «membre de Scientist Rebellion», a organisé une conférence à l’Université de Fribourg sur le thème de l’activisme climatique. Selon l’auteur de l’article Frank Scheffold, professeur en physique à l’Université de Fribourg et ancien membre du Conseil national de la recherche du FNS, le choix des conférenciers et le lieu de la conférence laissent supposer que l’organisation derrière le symposium souhaitait surtout réseauter et recruter des nouveaux activistes.
«Ce mélange douteux d’activisme et d’événement universitaire montre une fois de plus que le débat sur le climat doit être placé sur une base plus large, y compris dans le milieu universitaire. Les universités et leurs scientifiques ne doivent pas laisser le sujet à un petit groupe de personnes.»
L’auteur regrette que «Les climatologues et les activistes s’expriment constamment, mais les voix d’autres scientifiques, économistes et spécialistes des sciences sociales ne sont souvent pas entendues ou seulement mentionnées en marge.»
L’auteur met un garde contre un mouvement qui ne restera peut-être pas toujours sans violence.
««Les examens écrits de la filière de médecine sont anonymes depuis plusieurs dizaines d’années!» commence par relever Giorgio Zanetti, vice-recteur en charge de l’enseignement. Mais l’UNIL se prépare à aller plus loin en étendant cette règle à l’ensemble des facultés. La décision a été prise en 2019 déjà par le rectorat, pour une mise en œuvre en 2021. La pandémie avait perturbé ce calendrier, mais le projet est à nouveau sur les rails. «Nous mènerons une phase pilote cette année en proposant différentes solutions dans chaque faculté. L’objectif est de pérenniser le système à partir de l’année académique 2023-2024.» Les options pourront être digitales, en passant par exemple par des codes QR, ou plus artisanales, avec des étiquettes amovibles masquant le nom des candidats et candidates le temps du travail de correction.»
Réactions face à l’engagement politique d’une professeure de l’UNIL
La professeure de l’UNIL Julia Steinberger qui a fait couler beaucoup d’encre pour s’être assise sur une autoroute, bloquant la circulation au nom de l’association « Renovate Switzerland ».
Certain-es saluent son courage (Tages-Anzeiger) et d’autres critiquent une telle implication par rapport au poste qu’elle occupe au sein de l’UNIL et l’exemple qu’elle présente.
Les auteurs de l’article de la NZZ écrivent: «Pour les universités, de tels engagements publics de leurs chercheurs sont à la fois une malédiction et une bénédiction : d’une part, ceux-ci doivent transmettre leur savoir à la société. D’autre part, elles doivent craindre pour leur réputation et, en fin de compte, pour les fonds que la politique met à leur disposition. Le dilemme de la science : si elle est trop différenciée, elle est à peine perçue. Si elle opère de manière frappante, le reproche d’activisme surgit rapidement. Dans le cas extrême, ses représentants ne sont plus pris au sérieux parce qu’ils prennent trop parti dans un débat.»
Augustin Fragnière, directeur adjoint du Centre decompétences en durabilité del’UNIL et coordinateur du rapport sur «l’engagement public des universitaires», a soutenu l’action de la professeure: «Il est question d’une action ou d’une prise de position publique et normative, c’est-à-dire sur «ce qu’il faudrait faire» dans tel cas de figure. Cet engagement peut prendre de nombreuses formes: conférence, intervention dans les médias, manifestation ou encore désobéissance civile. Selon nous, l’engagement en soi ne pose pas de problème. Il est possible et devrait même être soutenu.» Par ailleurs, «La neutralité scientifique, qui serait prétendument mise à mal par un engagement politisé, n’existe pas vraiment puisque la science est intégrée à la société.» (24 heures)
La Weltwoche estime que l’UNIL devient un foyer pour des activistes «woke».
Création d’une chaire en «Gender médicine» à l’Université de Zurich
L’Université de Zurich est la première université en Suisse à créer une chaire en «Gendermedizin». Celui-ci doit permettre à la recherche médicale d’être plus attentive aux différences entre les femmes et les hommes, par exemple, lorsqu’il s’agit de la réaction aux médicaments.
La Nouvelle Zélande et le Canada commencent des négociations pour une association à Horizon Europe
La Nouvelle Zélande vise une pleine association à Horizon Europe, et le Canada cherche une association, en tous cas partielle, au programme de recherche européen. Les deux pays ont déjà commencé des discussions exploratoires avec la Commission européenne.
La grève pour le climat souhaite «occuper» des écoles et universités en Suisse
«Ces prochains mois», des jeunes activistes pour le climat souhaitent mener des actions dans des écoles et universités des plus grandes villes suisses. En effet, Cyril Hermann, gymnasien et porte-parole de la grève pour le climat, affirme qu’il souhaite créer «un espace pour la discussion sur le climat» dans les écoles.
Selon des recherches de la NZZ am Sonntag, un groupe d’environ 80 personnes prévoit d’occuper des écoles et des universités dans les grandes villes de suisses. Cinq sous-groupes planifient actuellement les détails. Selon le journal, «Les tactiques des sous-groupes semblent différer. Certains ne veulent occuper que certaines salles afin que l’activité puisse se poursuivre après une perturbation initiale. D’autres veulent occuper des bâtiments entiers pendant des semaines et rester jusqu’à ce qu’il y ait une expulsion par la police. La grève du climat s’exposerait ainsi à des sanctions et aurait recours à des moyens radicaux sur l’ensemble du territoire – comme les activistes de Renovate Switzerland […].»
Dans le but de garantir l’égalité des chances, le Grand conseil genevois a accepté vendredi un projet de loi qui imposera dès la rentrée prochaine l’anonymisation des épreuves écrites à l’Université de Genève. Cette mesure fut initiée par le parti socialiste qui remet fortement en cause l’intégrité des professeur-es quant au favoritisme et discriminations, que cela soit conscient ou pas de leur part.
L’anonymisation des examens est déjà une pratique courante dans certaines Hautes écoles suisses.
Nouveau Centre de compétences pour former les enseignant-es à l’Université de Fribourg
Le Conseil d’État fribourgeois a mis vendredi passé en consultation l’avant-projet de loi modifiant la loi [cantonale] sur l’Université ainsi que l’avant-projet de loi abrogeant la loi sur la Haute école pédagogique de Fribourg (HEP) pour réunir la formation à l’enseignement sous un même toit institutionnel. En effet cette réforme permettrait à l’Université de former des enseignant-es primaires, au lieu de la HEP. Une nouvelle faculté dédiée aux sciences de l’éducation et de la formation verra le jour. Pour le Conseil d’État, ce regroupement va tout d’abord apporter de la visibilité au monde universitaire fribourgeois mais également consolider la spécificité fribourgeoise de former le corps enseignant dans les deux langues du canton, soit entièrement en français soit entièrement en allemand, soit en bilingue.
«Les relations bilatérales Suisse-UE connaissent-elles un premier frémissement positif depuis mai 2021? C’est en tout cas une Livia Leu un peu plus déterminée à lancer des négociations avec la Commission, et obtenir en ce sens un mandat du Conseil fédéral, qui s’est présentée à Bruxelles […] pour un cinquième «round» de discussion avec l’équipe de Maros Sefcovic. La secrétaire d’Etat s’est dite «confiante» qu’elle obtiendrait ce mandat et a estimé qu’un terrain d’entente était en train d’être trouvé pour commencer à négocier un nouveau paquet d’accords. […] L’équipe de Maros Sefcovic apprécierait même beaucoup le travail de «lobbying» que font actuellement les parlementaires suisses […].»
Une délégation de six membres de Commission de la science, de l’éducation et de la culture était à Bruxelles pour une visite de Travail, notamment consacrée à Horizon Europe. «Ils ont aussi rencontré des équipes de la Commission et les discussions ont montré «que si la Suisse avait un mandat pour négocier avec l’UE, les chances d’ouvrir des négociations sur Horizon Europe seraient bonnes», a rapporté le Conseiller national Fabien Fivaz.»
Selon le récent classement des universités réalisé par le Times Higher Education (THE), l’Université d’Oxford conserve sa première place, aux côtés de Cambridge et de l’université américaine Harvard. Au niveau de l’Europe, c’est l’École polytechnique de Zurich (EPFZ) qui décroche la 11ème place et qui gagne ainsi quatre places par rapport à l’année passée. L’EPFL perd quant à elle un rang pour pointer désormais à la 41ème place, et l’Université de Zurich passe de la 72ème place à la 82ème. Genève descend également dans le classement en quittant les Top 200 en passant de la 197ème place à la catégorie des 201-250 meilleures universités. En revanche Lausanne et Berne sont en progression, Lausanne monte de la 176ème à la 135ème place et Berne entre dans le Top 100, passant de la 101ème à la 94ème place.
Les étudiant-es se battent pour des revenus indexés
A cause de la hausse du coût de la vie, la précarité des étudiants dans le Canton Vaud s’aggrave. La secrétaire générale de la FAE Hannah Wonta avance que l’association a déjà octroyé la moitié de son fonds de solidarité auquel chaque étudiant peut avoir recours une fois par an.
Dans le Canton de Vaud, la Fédération des associations étudiantes (FAE) et les syndicats SUD-ep et SSP-étudiant-e-s réclament une hausse de 5 à 6% des rémunérations des personnes en formations, bourses, salaires ou prestations sociales, tout comme des aides pour la nourriture, le logement et les transports. Une manifestation se déroulera ce jeudi le 13.10.2022 devant le Département des finances à Lausanne.
Les universitaires, victimes oubliées de la montée des régimes autoritaires
«Lorsque des régimes autoritaires s’installent au pouvoir, les milieux académiques sont frappés de plein fouet. Pression sur le discours délivré, étouffement des recherches, autocensure, entraves à la vie civile voire emprisonnement peuvent devenir monnaie courante. Le point sur la situation en Russie et en Turquie dans l’émission « Tout un monde ».»
Les squelettes de sept Pygmées conservés à l’Université de Genève font polémique
«Dans «Le Retour des fantômes», un collectif d’artistes réclame que les dépouilles, déterrées par le médecin genevois Boris Adé dans les années 50, retournent au Congo pour y être inhumées dignement.» Le rectorat de l’Université de Genève a mis sur pied «une commission d’experts chargés de dépister dans les collections anthropologiques genevoises les cas délicats en regard de l’éthique scientifique d’aujourd’hui, évidemment plus pointilleuse qu’au temps de Boris Adé et du colonialisme, et de proposer des solutions. «Nous avons identifié trois reliques problématiques, dont les squelettes des sept Pygmées de l’lturi», déclare Marc-André Renold, professeur de droit de l’art et des biens culturels, très actif dans la restitution de pièces de patrimoine culturel spolié et de restes humains.
Soupçon de plagiat contre un professeur de l’Université de Saint-Gall
Un professeur titulaire de l’Université de Saint-Gall (HSG) est accusé d’avoir enfreint le code de bonnes pratiques en matière de plagiat dans sa dissertation. Le spécialiste des méthodes et détections de plagiat en provenance de Salzbourg, Stefan Weber, parle d’une «une démarche plagiaire délibérée avec intention de dissimulation». Même si jusqu’à preuve du contraire le professeur est considéré comme innocent, l’expert estime que certes certaines citations sont manquantes et cela pourrait être pardonnable, mais qu’à certains endroits il aurait esquissé son opinion personnelle sur un sujet sauf qu’il s’avère que ses conclusions seraient celles d’autres collègues et non les siennes. L’Université dans laquelle le professeur accusé de plagiat a défendu sa thèse a lancé une commission d’enquête en février 2022.
Le professeur en question a rejoint l’Université de Saint-Gall en 2004 après d’avoir terminé sa thèse. Depuis, il aurait publié plus de 400 publications. En 2013 il devient professeur titulaire et récemment, il a pris la direction d’un institut du département d’économie d’entreprise. L’Université de Saint-Gall a mené des enquêtes suite aux accusations sur les travaux qu’il a publiés sur leur plateforme interne de publications et aucun signe de plagiat n’y a été découvert.
10.10.22 – NZZ am Sonntag – Plagiatsvorwürfe gegen HSG-Professor
Horizon Europe : Les premiers chercheurs et entreprises quittent la Suisse
Après la rupture des négociations avec Bruxelles et l’exclusion partielle de la Suisse du programme Horizon Europe, les premières entreprises délocalisent des emplois de Suisse vers d’autres pays de l’UE. La start-up genevoise, ID Quantique, une entreprise leader mondial dans le domaine du cryptographie quantique, en fait partie.
Par ailleurs, «Dans les deux cas, des chercheurs et des start-ups suisses de l’EPFL avaient déposé avec des collègues européens des demandes de financement dans le domaine des sciences quantiques. Les deux projets avaient reçu des excellente scores lors de leur évaluation. «Selon le rapport d’évaluation que Blick a pu consulter, un seul «défaut grave» est cité par la Commission européenne: une partie importante de la recherche se déroule «en dehors de l’UE». A savoir, en Suisse. […] «Plusieurs cas où des universités étrangères ont voulu débaucher nos chercheurs ont été portés à notre connaissance», constate Corinne Feuz, une porte-parole de l’EPFL. Jusqu’à présent, l’école a réussi à garder les professeurs en Suisse grâce à des contre-offres. Mais cette tendance inquiète. Corinne Feuz sait qu’au moins un chercheur sollicité a refusé de venir à Lausanne à cause du déclassement de la Suisse dans Horizon. «Si le bruit se répand que la Suisse est totalement exclue des programmes européens, nous aurons un gros problème», soupire-t-elle.»
L’Université de Genève sur le chemin de la sobriété énergétique
«Conformément au plan d’action adopté par le Conseil d’État genevois pour faire face aux risques de pénurie énergétique, l’Université de Genève (UNIGE) opte pour la sobriété volontaire. L’institution va reporter le démarrage de la saison de chauffe au 15octobre, réduire la température des bâtiments à 20°C, interdire les chauffages d’appoint, supprimer la distribution d’eau chaude partout où c’est possible et optimiser les ventilations.» (Tribune de Genève)
«Ces mesures institutionnelles sont complétées par une incitation à adopter une série de gestes simples qui s’adresse à l’ensemble de la communauté académique et qu’on peut retrouver sur un site web dédié. Entretien avec Fabrice Calame, responsable des objectifs de développement durable à l’UNIGE et conseiller au Rectorat pour les questions énergétiques.» (Université de Genève)
CICR: L’EPFL et l’EPFZ luttent contre de nouvelles cyberattaques
Le CICR a été victime d’un piratage, dévoilé en janvier 2022. «Les Ecoles polytechniques fédérales aident le Comité international de la Croix-Rouge à éviter d’autres cyberattaques. […] Une démarche sur cette question fait partie des premiers projets financés dans le cadre d’une alliance entre les trois institutions, lancée fin 2020. Parmi les premiers résultats dévoilés hier à Genève, trois chercheurs de l’EPFL ont œuvré à une architecture cloud sécurisée.»
Un espace dédié aux études à distance s’est ouvert en France voisine
«Le Campus connecté du Léman, à Évian en Haute-Savoie, propose un lieu d’accueil gratuit pour les étudiants français et suisses qui suivent une formation à distance. Objectif: permettre d’étudier dans la région. […] Une douzaine d’étudiants en formation initiale ou continue bénéficient des salles de cours connectées et équipées […]. «Toutes et tous sont inscrits à une formation à distance auprès d’un organisme privé ou public, ou d’une université en France ou en Suisse», indique Nadège Ponthettutrice et coordinatrice du Campus connecté du Léman. Son rôle: encadrer les étudiants aussi bien en amont pour leur orientation qu’au quotidien avec un accompagnement pédagogique personnalisé.»
Le Conseil des EPF, une «direction sans responsabilité»?
L’ auteur de l’article, Rudolf Walser, anciennement«économiste en chef» d’Economiesuisse, estime que le Conseil des EPF a beaucoup de chantiers ouverts. Il estime que son président Michael Hengartner «détourne l’attention des problèmes en se lamentant sur «Horizon Europe».»
Selon lui, le projet de fusion entre l’Eawag (Institut fédéral suisse des sciences et technologies aquatiques) et le WSL (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage), annoncé en 2019, a été enterré tranquillement, «sans que le public n’ait été informé précisément des raisons de cette décision.» Par ailleurs, «il semble que de nouveaux problèmes se profilent à l’horizon au WSL. Des cadres quittent l’institut et le climat de travail se serait considérablement dégradé sous la nouvelle directrice Beate Jessel, dont la nomination en 2021 avait déjà soulevé des questions quant à ses qualités managériales et scientifiques.»
Par ailleurs, l’auteur critique les décisions du Conseil des EPF, dont
la perte [de la direction] du Human Brain Project
le licenciement douteux d’une professeure et
le soutien à la prolongation du moratoire sur les OGM
«Ces mauvaises décisions n’ont pas eu de conséquences personnelles et financières [pour le Conseil des EPF]. […] Ce qui est frappant aujourd’hui, c’est que contrairement à l’époque précédente, il n’y a plus guère de représentants de l’économie au sein du Conseil, qui savent par expérience ce que sont les décisions stratégiques dans la recherche, la science et l’organisation, et qui en assument la responsabilité. Au lieu de cela, ce sont les représentants des deux EPF et des instituts de recherche qui dominent, ce qui est problématique du point de vue de la gouvernance, ainsi que des experts techniques, qui n’ont presque jamais de responsabilité propre, mais qui mais sont disponibles pour toutes sortes d’hyperactivités, souvent aussi pour plus de bureaucratie.»
Le calvaire des étudiant-es réfugié-es de l’Ukraine sans statut S
«Après avoir fui l’Ukraine, des étudiants privés de permis S se battent pour poursuivre leurs études en Suisse. Deux d’entre eux racontent leur quotidien très précaire. […] Pour les deux étudiants africains [interrogés par le Courrier], obtenir une place sur les bancs de l’université a relevé du parcours du combattant. […] Le conseiller national écologiste Fabien Fivaz a également déposé une interpellation à ce sujet à Berne. Intitulée «Stop à l’arbitraire. Le statut S pour tous les réfugiés en provenance d’Ukraine», elle demande au Conseil fédéral si la situation particulière des étudiant·es a fait l’objet d’une réflexion et s’il est envisageable qu’ils puissent poursuivre leurs études en Suisse aussi longtemps que perdure la guerre.»
L’Université de Neuchâtel devra se serrer la ceinture
«Pour rester compétitif, l’établissement demandait au Conseil d’Etat d’augmenter sa subvention. La planification financière cantonale ne le prévoit pas, ce que regrette «vivement» le président du Conseil de l’UniNE. […] «Nous ne sommes pas des rêveurs, mais notre message est clair: il ne faudra pas nous demander de faire plus avec moins. J’espère que le Grand Conseil veillera au minimum à ce que les surcoûts engendrés par les crises soient compensés.»»
Deux étudiant-es de l’Université de Neuchâtel témoignent de leur situation précaire et de son influence sur leurs études. L’un dit : «Pour mes études […], c’est compliqué. J’ai jamais acheté des livres pour l’Uni parce que ça coûte trop cher. Soit je les trouve piratés, soit on me les prête ou alors je ne lis juste pas. Être un étudiant précaire, c’est une charge mentale constante, une hiérarchisation permanente de ses besoins.». A l’Université de Neuchâtel, le service d’aide de l’Université a déjà dépassé son budget pour l’année 2022. Le bureau doit faire ses choix. «Actuellement, nous devons prioriser les étudiants en fin de cursus, avec des soucis de santé ou une famille à charge», explique Géraldine Renggli. En cause, «l’explosion des besoins durant la période Covid, qui a occasionné une sur-sollicitation du fonds de l’aide sociale.»
La Fédération des étudiant-es neuchatelois-es (FEN) constate une augmentation constante du nombre et du montant des demandes des étudiants. «Nous avons déjà reçu plus d’une vingtaine de demandes pour une somme totale de 20’000 francs.», affirme son président Emile Blant, qui, en tant que député Vert, a déposé un postulat au Grand Conseil : le Conseil d’État devra rendre un rapport sur la situation financière des étudiant-es neuchâtelois.
Initiative parlementaire contre le langage épicène
En réaction à la publication du guide pour le langage épicène la HES zurichoise ZHAW, qui permet au corps enseignant d’utiliser ce langage comme critère d’évaluation, la Conseillère nationale Therese Schläpfer (UDC, ZH) a déposé une initiative parlementaire pour interdire l’utilisation du langage épicène dans les écoles et instituts du domaine des EPF. Selon l’article du Landbote, il n’est pas certain que cette loi s’applique aussi à la ZHAW, étant donné que la Confédération contribue à 23% de son budget. La commission d’éducation étudie encore si une telle interdiction est nécessaire et si le parlement devrait traiter cette initiative.
Un programme contre le racisme qui n’est pas adapté à la situation?
L’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) a lancé un programme de sensibilisation contre le racisme, le «Black History Month», à l’image des programmes des universités états-uniennes. «On parle donc de « Black History », les universitaires asiatiques de l’EPFZ peuvent également se sentir concernés, puisqu’il est également question de « BIPoC » à un autre endroit. BIPoC (Black, Indigenous and People of Colour) est le nom donné aux non-blancs dans le jargon de la diversité.»
L’autrice de l’article paru dans la NZZ qualifie l’accent mis sur l’histoire des personnes noires comme «un peu recherché dans nos contrées», tout comme la méthode appliquée: deux cours sur trois sont offerts «en stricte ségrégation», ce qui rappellerait l’époque coloniale. «La nouvelle volonté de trier les gens en fonction de leur origine ou selon un schéma victime/coupable nous mène sur un terrain trop glissant.»
Par ailleurs, dans les récentes années, les médias ont écrit sur des cas de racisme dans l’EPFZ contre des chinois (en 2022) et des asiatiques (en 2018), il ne serait pas certains que les personnes asiatiques qui s’estiment victime de racisme s’intéresseraient à un webinaire dans le cadre du «Black History Month».
«Le racisme ne doit pas avoir sa place dans une haute école renommée. Il est juste et important que l’EPF aborde ce thème. Mais avec le « Black History Month », elle mise sur une offre toute faite, manifestement conçue pour d’autres conditions sociales. Il serait plus important, plutôt que de surfer sur une tendance internationale, que le centre de soutien («Meldestelle»), qui existe bel et bien à l’EPF, agisse immédiatement lorsque quelque chose se passe.»
Dans un entretien, la syndique de Chavannes-près-Renens Loubna Laabar évoque le rôle important des Hautes écoles pour la commune: «le tiers de la commune abrite l’Université, les Hautes Ecoles, le Vortex, [et] la BSL (Business school Lausanne), ce qui lui confère un caractère prestigieux et dynamique.» Elle évoque également le projet Cause commune. «Il s’agit d’un programme mené en collaboration avec l’Université de Lausanne, permettant aux habitants de participer à l’organisation de leur ville et de leur quartier en s’impliquant de manière significative dans divers projets sociaux et culturels.»
Subventions fédérales pour la construction des hautes écoles critiquées
Le Contrôle fédéral des finances (CDF) doute de l’utilité des subventions fédérales pour la construction d’universités et de hautes écoles spécialisées. Se basant sur trois études de cas, il estime que les cantons concrétiseraient de toute façon leur projet. «A la demande du CDF, le SERFI est désormais chargé d’examiner comment des constructions de qualité peuvent se concrétiser sans subventions fédérales. Le cas échéant, le concept de subvention devrait être adapté afin d’éviter les effets d’aubaine des cantons.»
Le FNS renforce la recherche collaborative et interdisciplinaire
Depuis 2016, le FNS finance des projets collaboratifs et interdisciplinaires, principalement dans le cadre du programme Sinergia, qui a largement contribué au développement de cette recherche.
«Le FNS fait maintenant d’autres pas importants : d’une part, nous allons intégrer le programme Sinergia et le budget y afférant dans l’encouragement de projets en 2023, réunissant ainsi la recherche collaborative et interdisciplinaire dans notre instrument principal. Sinergia ne sera pas poursuivi en tant que programme distinct. D’autre part, nous adaptons les conditions d’encouragement de projets : nous facilitons désormais l’accès pour les projets communs portés par plusieurs chercheuses et chercheurs. Dans le même temps, nous allons accroître le budget dédié à cet instrument. Grâce à ce budget plus conséquent et au budget actuel de Sinergia, les fonds disponibles sont globalement plus importants. […] Nous pensons que la diversité des projets et des requérant∙es va augmenter.» (FNS)
«Près de trois quarts des étudiants ont un travail en parallèle de leurs études. Certains par volonté d’élargir leur horizon, d’autres par absolue nécessité. […] Conseiller à Job Service, fondation mandatée par l’Université de Neuchâtel pour aider les étudiants à s’insérer sur le marché du travail, et sociologue à l’Université de Fribourg, Fabrice Plomb confirme la forte propension des étudiants suisses à travailler, parfois à des taux considérables.»
«Université Carl Vogt: on peut changer un nom sans oublier l’histoire»
« Non, revisiter la façon dont une société commémore son passé ne va pas effacer l’histoire, bien au contraire, affirme le géographe genevois Frédéric Giraut, de l’université Carl Vogt qui va justement être rebaptisée, en raison des thèses racistes que le naturaliste a défendues.»
Toujours plus de jeunes adultes font des études supérieures, surtout des femmes
«En Suisse, toujours plus de jeunes adultes font des études supérieures, selon l’OCDE. La part des personnes âgées de 25 à 34 ans titulaires d’un diplôme de degré tertiaire y a augmenté plus qu’ailleurs, passant de 26% en 2000 à 52% en 2021. En comparaison, dans l’ensemble des pays occidentaux, la proportion de jeunes diplômés du tertiaire est montée de 27% en 2000 à 48% en 2021, selon une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée lundi. L’étude englobe 38 pays de l’OCDE ainsi que sept pays partenaires, dont la Chine ou l’Inde.»
«L’alma mater a débaptisé un bâtiment portant le nom du naturaliste du XIXe siècle, pour cause de racisme et de sexisme. Le recteur, Yves Flückiger, se défend d’avoir cédé à la pression.»
Le pape adresse un appel aux universités pour sensibliser les étudiant-es sur le thème de la migration
Les universités sont un lieu idéal pour promouvoir le bénévolat des jeunes en faveur des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants vulnérables», a déclaré le chef de l’Eglise catholique aux participants d’un congrès sur les réfugiés. «Les écoles et les universités sont des espaces privilégiés pour la rencontre et l’intégration.» Il a également demandé aux universitaires de poursuivre leur engagement en faveur des offres de formation pour les migrants.
L’EPFL craint de voir sa facture en électricité quadrupler au cours des prochaines années
L’EPFL pourrait voir la facture d’électricité quadrupler ces prochaines années. Les activités de la recherche représentent près de 60% de la consommation électrique. Le défi: poursuivre la recherche, mais autrement. Mario Paolone, responsable du Laboratoire des systèmes électriques distribués, explique: «On va étudier comment distribuer cette activité de recherche dans une plage temporelle plus longue, donc avoir une consommation moyenne plus petite.» Martin Vetterli, Président de l’EPFL, dit que les étudiant-es ne seront pas renvoyés à la maison «parce qu’on a vu pendant le Covid que ce n’est pas ça, la plus grande source de consommation.»
L’ETH Zurich met en œuvre les premières mesures d’économie d’énergie
L’ETH Zurich a lancé une première série de mesures pour réduire sa consommation de gaz et d’énergie et éviter une pénurie d’énergie. Ces mesures concernent la température ambiante dans les bâtiments , l’eau chaude et l’éclairage.
Le gymnase passe à quatre ans dans le canton de Vaud
«Comme le reste du pays, le canton de Vaud va se doter d’un gymnase en quatre ans. L’annonce était attendue, puisque les cantons ont jusqu’à vendredi pour répondre à la consultation de la Confédération qui vise à harmoniser la durée du cursus de maturité. Pour l’heure, le Conseil d’Etat vaudois ne tranche pas l’épineuse question de la durée des études où plusieurs variantes s’affrontent: 10 ans d’école obligatoire, plus quatre de gymnase, ou 11 ans plus quatre. Le canton explique « entendre » la volonté d’harmonisation des formations gymnasiales à quatre ans. S’il n’est pas favorable à l’allongement des études, il est conscient qu’une opposition de principe ferait courir le risque de voir les titres obtenus par les Vaudois non reconnus pour entrer à l’Université ou dans une Haute Ecole.» (RTS)
«La médecine devra mieux étudier les maladies et les traitements en tenant compte des spécificités liées au sexe. Le National a adopté jeudi par 127 voix contre 54 une motion de commission demandant la mise en place d’un programme national de recherche. […]
Par 100 voix contre 83, le National a toutefois refusé que le Fonds national suisse considère le critère du genre comme condition d’octroi de contributions financières. Le Conseil fédéral reconnaît que les différences liées au sexe ne sont pas suffisamment prises en compte en médecine. Il s’est déjà attelé à la question. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.»
«Le Conseil fédéral devrait présenter une vue d’ensemble des restes du crédit d’engagement de 6,15 milliards destinés à la participation de la Suisse à Horizon Europe. Le National a soutenu jeudi, par 133 voix contre 50, une motion de commission en ce sens. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.»
Ce que l’Université de Genève fait pour économiser de l’énergie
«L’Université [de Genève] met en place un plan de sobriété axé sur la suppression de certaines consommations superflues (éclairage nocturne, appareils en veille, équipements surnuméraires). Le chauffage sera diminué pour 2022-2023. Un effort sera fait pour l’adoption des bons gestes: extinction des appareils et lumières, réduction de l’usage des appareils (ventilateurs, chauffages d’appoint, bouilloires, machines à café), ventilation raisonnée des locaux.»
La Suisse reste en tête du classement des pays les plus innovants selon l’ONU
«La Suisse reste le pays le plus innovant au monde et devance les Etats-Unis, qui dépassent la Suède. La Chine se rapproche des dix premiers. Les tensions affectent l’innovation, a dit jeudi l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève.»
Précarité académique: Plaidoyer pour la création de plus de postes fixes
«Faute de perspectives dans les hautes écoles suisses, les postdoctorants devraient se tourner vers le privé. C’est le constat dressé récemment par le Conseil suisse de la science (CSS).» Fabien Fivaz, conseiller national (Vert/Neuchâtel) et président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture s’inquiète comme le CSS de l’avenir de ces universitaires, mais il tire d’autres conclusions sur les mesures à prendre.
Par ailleurs, il écrit: «Contrairement à la vision du CSS, les postdoctorant·e·s ne sont pas des étudiant·e·s. Entre recherche, enseignement et administration, ils sont essentiels et indispensables à la compétitivité du système académique suisse. C’est à ce titre qu’ils doivent être reconnus, en améliorant leurs conditions de travail et en leur permettant de concilier vie privée et familiale avec leurs activités professionnelles dans les hautes écoles.»
UNIGE: Le bâtiment Uni Carl Vogt va changer de nom
«À la suite d’une consultation, le Rectorat a décidé de changer le nom du bâtiment Uni Carl Vogt. Cette mesure s’inscrit dans une réflexion globale et participative sur la dénomination des bâtiments universitaires dans l’espace urbain.»
Selon le rapport sur les figurations historiques de l’Université dans l’espace public, «Carl Vogt (1817-1881), personnage à qui l’on doit la modernisation de l’institution mais qui est en même temps le défenseur et le propagateur de théories à prétention scientifique prônant le racisme et l’inégalité entre les genres, est un des éléments déclencheurs de cette initiative.»
Campagne contre la réduction du budget d’Horizon Europe
«C’est le moment de l’année où la communauté des chercheurs de Bruxelles demande aux décideurs politiques de veiller à ce que le programme de recherche européen Horizon Europe dispose de suffisamment d’argent en 2023. Comme toujours, la Commission a proposé un budget pour Horizon Europe, les États membres proposent de le réduire et le Parlement s’est levé pour le défendre. Pour 2023, le Conseil souhaite réduire de 663 millions d’euros le budget proposé de 12,3 milliards d’euros et transférer les fonds inutilisés des années précédentes au nouveau partenariat de l’UE dans le domaine des semi-conducteurs dans le cadre de la loi sur les puces.
Pour la communauté des chercheurs, la première priorité est de s’assurer que les 663 millions d’euros restent dans le pot de financement de l’année prochaine. Si le budget est réduit, le programme, déjà surchargé, bénéficiera à un nombre toujours plus restreint de chercheurs et d’innovateurs, ce qui réduira encore ses faibles taux de réussite. Si le Conseil obtient gain de cause, le Conseil européen de la recherche (CER), par exemple, sera amputé de 122 millions d’euros, les actions Marie Skłodowska-Curie (ASCM) de 33 millions d’euros et les infrastructures de recherche de 27 millions d’euros.
Ce que la loi sur les hautes écoles (LEHE) va changer
«La loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles, ou la LEHE, en vigueur en Suisse depuis 2015: son nom ne dit peut-être pas grand-chose au grand public, mais ses applications sont très concrètes. Dont celle de protéger notamment les appellations «université, haute école spécialisée, haute école pédagogique, institut universitaire et institut de niveau haute école spécialisée», qui ne l’étaient pas jusque-là.»
L’EPFL et le CSEM ouvrent un centre spécialisé sur l’impression 3D
«L’EPFL et le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) ont inauguré mardi à Neuchâtel le centre de recherche en micro-fabrication (M2C). Centré sur la fabrication 3D, il se consacrera tant à la recherche fondamentale qu’au transfert de nouvelles technologies vers l’industrie. […] A travers cette collaboration multidisciplinaire, « les laboratoires de l’EPFL et du CSEM partageront des équipements de pointe et œuvreront ensemble afin d’accélérer l’adoption de nouvelles technologies de production pour garantir l’innovation et la compétitivité de l’industrie manufacturière suisse », a expliqué Olha Sereda, une des responsables de ce projet au CSEM.»
Le conseiller fédéral Guy Parmelin en Inde pour une mission économique et scientifique
«Du 3 au 4 octobre 2022, le conseiller fédéral Guy Parmelin se rendra à Mumbai et Delhi afin de rencontrer les principaux acteurs économiques indiens et suisses en Inde, ainsi que son homologue, le Ministre du Commerce et de l’Industrie Piyush Goyal. Les discussions porteront notamment sur les relations économiques bilatérales et les négociations de l’accord de libre-échange AELE-Inde. Une importante délégation économique et scientifique accompagnera cette visite, qui permettra d’approfondir les relations économiques bilatérales et de réaffirmer l’engagement de la Suisse en termes de coopération économique et scientifique avec l’Inde.»
Évaluer la recherche comme il se doit, dans sa globalité, en tenant compte de ses impacts
«Une nouvelle initiative européenne se propose de faire évoluer l’évaluation de la recherche. Le FNS et swissuniversities, la faîtière des hautes écoles suisses, y prennent part.»
Les femmes restent oubliées par la la recherche en médecine
«Alors que le Parlement débat cette semaine des inégalités de traitement entre femmes et hommes, deux spécialistes d’Unisanté plaident pour une exigence accrue du milieu médical.»
Les candidatures pour le poste de recteur à l’Université de Genève
«Qui succédera au recteur Yves Flückigerle15juillet2023? Alors que l’appel à candidatures encourageaitcelles«dusexe sous-représenté»,latêtede l’Université de Genève restera masculine, selon les informations de la «Tribune de Genève», provenantdedifférentes sources. Parmi les huit candidatures reçues au délai du 1er septembre ne figurent que des hommes. Dans ce casting, le doyen de la Faculté des sciences depuis 2014 et jusqu’à juin prochain, Jérôme Lacour, semble le mieux placé puisqu’il est le seul candidat interne et qu’une nomination externe constituerait une grosse surprise.»
Etudiants en situation de précarité: la Fédération des étudiants neuchâtelois lance un appel aux dons
«En cette période d’inflation, les étudiants se trouvent dans des situations financières de plus en plus précaires. La fédération qui les représente, la FEN, lance un appel aux dons.»
Former un médecin à l’uni coûte plus de 600’000 francs
«La formation universitaire des futurs médecins est la plus onéreuse de Suisse, a rappelé, hier, le Conseil fédéral. 642’000 francs: c’est ce que coûtaientenmoyenne,en 2020, les six ans de formation en médecine en Suisse. Le prix del’annéeuniversitairese montait alors à 106’880 francs. C’est ce qu’a indiqué, hier, le Conseil fédéral, dans une réponse écrite à une question posée lundi par la conseillère nationale Verena Herzog (UDC/ZH). […] Selon le gouvernement, les coûts occasionnés dans les hôpitaux n’ont pas tous été recensés, mais un projet est en cours pour les déterminer.»
Entretien avec Benoît Dubois, président de l’Académie suisse des sciences techniques
Benoît Dubuis est le nouveau président de l’Académie suisse des sciences techniques (SATW), avec pour objectif de mieux faire connaître cette académie et ses actions. «Il faut encourager l’intérêt et la compréhension de la technologie auprès du grand public. Il s’agit aussi de sensibiliser la population au monde de la science et d’identifier les secteurs porteurs pour la Suisse, tout en assurant la relève», dit-il. Sur mandat de la Confédération, la SATW identifie les évolutions technologiques capitales sur le plan industriel et informe, le plus objectivement possible, le monde politique et la société de leur importance et de leurs conséquences.
Un contrat de collaboration vient d’être signé entre l’UNIL et l’Université de Neuchâtel afin de poursuivre le développement de SpeakUp, une application open source conçue par des enseignant·e·s pour des enseignant·e·s pour faciliter les interactions dans les auditoires.
Le nouveau guide pour le langage épicène de la ZHAW
La HES zurichoise ZHAW à Winterthur a récemment présenté un guide linguistique. Celui-ci indique que l’utilisation du masculin générique n’est pas souhaitable «et ne doit pas être imposée par le corps enseignant». A l’inverse, cela signifie que le féminin générique peut être exigé et que le language épicène peut être introduit de manière obligatoire. Si l’enseignant-e le souhaite, l’usage inclusif de la langue épicène peut être pris en compte dans l’évaluation.
Selon la consultante en langage épicène Aspha Ospelt-Riederer ce guide est «un des meilleurs» qu’elle n’ait jamais vu. Elle salue le fait qu’il ne comprend pas seulement le sexe, c’est-à-dire les femmes et les personnes non binaires, mais aussi d’autres dimensions de la diversité comme la race, l’âge ou les handicaps. En outre, il déconseille l’utilisation de termes minimisant ou exagérés tels que «drame familial» ou «vague de réfugiés». Le guide englobe tout ce qui constitue une bonne et juste communication. Il laisse aussi la place à d’autres points de vue. (Der Landbote du 22.09.2022)
Felix Uhlmann, Professeur en droit public et administratif à l’Université de Zurich est d’avis qu’il n’est pas admissible que l’écriture inclusive ou exclusive influence les notes «si le langage est par ailleurs correct et qu’il s’agit d’une matière qui n’a rien à voir avec le langage inclusif». Certes, la ZHAW est autonome dans ses recommandations, «Mais juridiquement, elle franchit une ligne rouge si elle érige des critères étrangers à la discipline en matière d’examen.». Il doute que la ZHAW dispose d’une base juridique suffisante. Un certain usage de la langue serait imposé de force. Ce faisant, des droits fondamentaux des étudiants, comme la liberté d’expression, ne sont pas suffisamment pris en compte. (Landbote du 24.09.2022)
Une centaine d’étudiant-es ont commencé leurs études en médecine à l’EPFZ. Au lieu de suivre des cours dans des auditoires ils et elles passent quatre jours à l’hôpital et découvrent à quoi ressemble la médecine dans la réalité. Ils s’exercent à réanimer une personne, à suturer une plaie ou à effectuer une écographie. Et ils découvrent ce que cela fait d’être un patient.
«Les études à l’ETH sont très différentes des études de médecine classiques. L’ETH Zurich n’a introduit le cursus de bachelor en médecine humaine qu’en 2017 et a pu le concevoir sans tenir compte des traditions, comme l’explique le chef de projet Jörg Goldhahn ; pour le master, les étudiants vont dans d’autres universités, en premier lieu Zurich ou Lugano. […] « Normalement, les étudiants apprennent la chimie, la physique et la biologie sans savoir pourquoi. Nous avons inversé la situation », explique Wolfrum. « Nous partons du patient malade ou blessé et expliquons les processus qui se déroulent dans son corps ».»
«Concentration de pouvoir : comment un professeur de la HSG construit un empire»
Des doctorant-es de l’Université de Saint-Gall (HST) portent de graves accusations contre un professeur. Il est question d’exploitation et de détournement de fonds. L’université souhaite enquêter sur cette affaire.
«La formation scolaire moyenne de la population suisse ne cesse de s’améliorer. Plus de la moitié des personnes âgées de 25 à 34 ans ont désormais un diplôme de formation professionnelle supérieure ou un diplôme universitaire. Ce sont particulièrement les femmes de la jeune génération qui ont comblé le retard de formation en matière de diplômes universitaires, comme l’a indiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS).»
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