Des politiciens de gauche et de droite aimeraient faciliter le licenciement de professeur·e·s aux écoles polytechniques. Actuellement, le règlement prévoit une commission de licenciement de six personnes, dont au moins 3 professeur·e·s. Christian Wasserfallen, Conseiller national (PLR), estime qu’actuellement, les instances se protègent mutuellement. Une motion demande donc une abrogation de la commission, pour que le Conseil des EPF puisse prendre la décision directement, sur demande du Président de l’EPF. «Cela donne à la direction de l’école la flexibilité nécessaire.» Plusieurs professeur·e·s restent sceptiques, estimant que la commission en question est une sorte de «soupape de sécurité».
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24Sep2018
21Sep2018
Politique des hautes écoles
La recherche à la peine sur la voie européenne
La participation de la Suisse à Horizon 2020, programme de recherche européen, a souffert de l’instabilité politique des années 2014 à 2016, estime Mauro Dell’Ambrogio, Secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation. «Nous constatons un rétablissement depuis 2016, mais nous avons perdu le niveau d’avant 2014.» Par ailleurs, il juge que «l’Union européenne ne sera sans doute pas prête à discuter avec nous avant d’avoir réglé la question du Brexit.»
Les diplômés romands peinent plus à trouver un travail que les alémaniques
Selon une récente étude de l’Office fédéral de la statistique, Les diplômés des universités romandes sont plus nombreux que leurs collègues en Suisse alémanique à ne pas avoir d’emploi une année après le master. A l’Université de Genève, la situation inquiète depuis quelque temps déjà. Une enquête a été lancée cet été auprès des anciens étudiants pour mieux saisir les causes, et des mesures sont prises dans l’intervalle. «Ce qu’on fait depuis plusieurs mois, c’est de favoriser les stages, explique Micheline Louis-Courvoisier, vice-rectrice de l’Université de Genève. On sait qu’un étudiant qui a fait un stage dans sa formation trouve plus facilement du travail, et ce, quelle que soit la faculté. Certaines facultés rendent donc les stages obligatoires et d’autres les incluent dans les plans d’études.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 septembre 2018
20Sep2018
Politique des hautes écoles
À Zürich, plagier sera plus risqué
Dès lors, tous les travaux de master et thèses déposés dans le dépôt de textes de l’Université de Zurich seront analysés par un nouveau logiciel de détection de plagiat. Le seul défaut du logiciel est qu’il ne détecte pas des passages plagiés traduits d’une autre langue. C’est donc aux directeurs de thèse de déceler ce type de plagiat en ayant recours à leurs connaissances en la matière.
Scandale autour d’un mandat privé du recteur de l’Université de Saint-Gall
Le Recteur de l’Université de Saint-Gall Thomas Bieger a été mis en cause par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) pour la manipulation des actions boursières de l’entreprise Jungfraubahn Holding AG, dont il préside le Conseil d’administration. Bien que le délit ne soit pas passible de sanctions, il interroge sur la compatibilité d’activités accessoires avec celles du rectorat.
La répétition de tels scandales porte atteinte à l’image de l’université et soulève des critiques sur la qualité de l’enseignement de l’éthique et l’indépendance de l’institution au vu de ses nombreux liens problématiques avec le secteur privé. Thomas Bieger n’a pour l’instant pas répondu aux questions de son implication dans le scandale mais des voix se demandent déjà comment il a pu assumer ses charges de recteur et sa position chez Jungfraubahn et proposent une réglementation pour qu’à l’avenir, une personne nommée au rectorat occupe uniquement cette fonction.
Université de Fribourg : continuation d’expérimentations sur des singes
Une pétition déposée par la Ligue Suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) visant à arrêter des expériences universitaires sur des macaques, notamment l’administration de micro-doses de cocaïne, n’a pas abouti auprès du Grand Conseil fribourgeois. Aucune irrégularité n’a été en effet constatée sur les procédures d’obtention d’autorisation, revendication principale de la LSCV.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 septembre 2018
19Sep2018
Politique des hautes écoles
Construction en hausse pour l’enseignement
Face à la hausse du nombre d’inscriptions dans les hautes écoles suisses (selon les prévisions, 2’000 inscriptions de plus par an), les collectivités investissent fortement dans la construction d’infrastructures. Selon les estimations de la RTS, près d’un demi-milliard de francs sont investis chaque année dans le parc immobilier de celles-ci. Si le domaine de la santé connaît la plus forte augmentation, tous les domaines de l’éducation sont concernés. A l’EPFL, ces infrastructures ne sont pas infiniment extensibles, signale Daniel Chouard, délégué à la formation. Pour faire face à la croissance, l’école polytechnique envisage la limitation par quota d’étudiant·e·s étranger·ère·s en et exige une moyenne plus élevée pour les étudiant·e·s français·e·s. Des cours spéciaux pour les élèves en difficulté sont prévus pour une remise à niveau mais éliminent aussi les élèves n’y étant pas parvenu en fin d’année. Si certain·e·s dénoncent les mécanismes de tri (notamment par QCM), Mr. Chouard assure qu’ils permettent de lever les ambiguïtés.
Les défis de l’attractivité des universités suisses
Les étudiant·e·s étranger·ère·s sont toujours plus nombreux·euses à s’inscrire dans les universités suisses. Si les établissements supérieurs peuvent se réjouir d’attirer les talents dans le monde, cela pose des défis, notamment au niveau politique. Des mesures d’assouplissements favorisant une préférence nationale ont été demandées par des élu·e·s de différents cantons (sur les taxes d’inscription particulièrement). La France et l’Allemagne connaissent déjà un système limitant l’accès aux hautes écoles, notamment via un numérus clausus. L’économiste de l’éducation Stefan Wolter de l’Université de Berne estime qu’«il faut faire attention que nous ne soyons pas submergés par des mauvais étudiants.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 septembre 2018
18Sep2018
Politique des hautes écoles
Financement privé et liberté de la recherche
Le financement privé représente environ 20% du budget des universités et hautes écoles spécialisées ; pour les hautes écoles pédagogiques, c’est 15% et 10% pour les écoles polytechniques. Cela n’est pas sans poser de problèmes ; à l’EPFL, deux partenariats passés avec la Fondation Gandur ont été annulés en raison du droit de regard sur la nomination du poste de professeur·e (retrait du financement en cas de désaccord sur la personne nommée). L’EPFL doit désormais rembourser une partie du financement à la fondation (2,5 millions). Si des critiques s’interrogent sur la marge laissée secteur privé, Martin Vetterli (nouveau directeur) souligne l’importance d’entretenir des interactions avec les grandes entreprises régionales tout en maintenant transparence et bonnes pratiques. Dans le contexte incertain avec l’Union Européenne, les fonds privés seraient particulièrement indispensables selon lui et il faudrait multiplier les possibilités de financements, notamment en invitant les professeur·e·s à trouver des fonds (via les fondations à but non lucratif par exemple).
Astrid Epiney craint l’exclusion de la Suisse du programme Horizon Europe
Quant aux relations de la Suisse avec l’Union Européenne, la Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney craint le pire: «Je suis pratiquement certaine que si la Suisse ne conclut pas l’accord-cadre avec l’Union européenne, nous ne serons pas associés au nouveau programme de recherche, baptisé Horizon Europe. Et je ne suis pas la seule à le penser.»
Des crédits pour des galons ?
La reconnaissance par l’octroi de crédits de la formation d’officier·ère·s et sous-officier·ère·s supérieur·e·s ne se fait pas partout en Suisse. Des cadres de l’armée plaident pour que les acquis militaires des cadres de l’armée bénéficient de crédits, notamment à l’Université de Lausanne et de Fribourg mais également dans des hautes écoles suisses où ce n’est actuellement pas le cas. D’après le lieutenant-colonel d’état-major général (EMG) Pascal Eggen, la Formation supérieure des Cadres de l’armée (FSCA) de Lucerne aurait le niveau suffisant pour obtenir des équivalences. L’économie, le droit, le management et la pédagogie seraient les principaux domaines concernés par ces demandes d’équivalence. À Lausanne, une solution individuelle pourrait être trouvée via la Validation des acquis de l’Expérience (VAE), l’Université de Fribourg attend de connaître la formation proposée par l’armée pour prendre sa décision.
Les prochains défis de l’Université de Genève d’après son Recteur Yves Flückiger
Le Recteur de l’Université de Genève (UNIGE) Yves Flückiger passera le relais en 2023 ; d’ici là, il souhaite préparer l’établissement à la transition vers le numérique. Pondérée d’après le budget, l’UNIGE se classerait 17e au classement de Shanghai. Si le classement n’est pas essentiel selon lui, il est important de se maintenir dans les 150 premières universités afin de garantir une bonne mobilité et un impact suffisant de publications pour la recherche ainsi qu’une certaine autonomie politique.
Numérique, innovation et utilité sociale seront ses trois priorités durant ce mandat, avec notamment la création d’un dicastère de l’université numérique et de l’innovation au programme. Afin de consolider le lien entre recherche et enseignement, Yves Flückiger souligne l’importance des Massive Online Open Research (MOOR), qu’il entend développer. Derniers enjeux ; harcèlement avec le bilan des instruments mis en place, contre le harcèlement fin septembre et urbanisme avec les projets d’élargissement du campus à proximité d’entreprises.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 septembre 2018
14Sep2018
Politique des hautes écoles
À Zürich, les étudiant·e·s protestent digitalement
Un petit groupe d’étudiant·e·s est parvenu à mobiliser le campus zurichois peu politisé sur la question de la « bibliothèque du futur ». Il fait deux principales réclamations ; premièrement, l’opposition au projet de « bibliothèque du futur » visant à rassembler les 39 bibliothèques actuelles spécialisées par domaine sur une seule. Secondement, il dénonce les sondages universitaires dont la faiblesse de participation ne reflète pas les revendications étudiantes.
Le groupe a lancé son propre sondage sur le sujet, qui a enregistré une participation record ; plutôt que de manifester, c’est par des sondages qu’il entend donner plus de poids aux voix étudiantes dans les processus décisionnels académiques. Ces sondages montrent que les places dans les bibliothèque ou la numérisation des livres figurent en tête des préoccupations étudiantes, ainsi que le libre-accès aux ouvrages et des bibliothèques propres aux bâtiments d’études.
Pourtant, des étudiant·e·s critiquent les méthodes ces « activistes » qui ne cherchent pas à négocier dans les structures officielles prévues par l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2018
13Sep2018
Politique des hautes écoles
Former à la digitalisation, un enjeu-clé pour les Hautes Ecoles
La Haute Ecole de Lucerne (HSLU) est la plus importante de Suisse centrale dans la formation aux professions du secteur tertiaire. Markus Hodel, le recteur, annonce pour la rentrée trois nouvelles filières liées à la digitalisation. Le phénomène de digitalisation est transversal et concerne des domaines très différents ; selon Mr. Hodel, il est donc essentiel d’offrir des formations globales dans ce domaine pour préparer les étudiant·e·s aux enjeux de demain.
Il souhaite développer la Haute Ecole comme pionnière de la digitalisation dans la région, tant au niveau des formations que de la recherche, ainsi qu’encourager le travail commun avec des PME. Attirer des étudiant·e·s qualifié·e·s en informatique a été un objectif de la HSLU dès 2016, avec la création d’un département informatique. Mr. Hodel se félicite de cette décision et de la hausse des effectifs de la Haute Ecole, le confortant dans l’offre de formations transversales, mixant digitalisation et spécialisation professionnelle.
Berne : à quand la création d’une chaire sur le cannabis ?
Etant donné le potentiel des propriétés médicinales du chanvre, un groupe de politicien·ne·s interpartisan du canton de Berne a interpellé le Grand Conseil pour la création d’une chaire à l’Université de Berne consacrée à l’étude cette plante. Ce serait l’occasion de positionner cette dernière comme pionnière en Suisse comme à l’international sur cette question, ainsi que de renforcer la faculté de médecine de l’Université.
Le financement d’une telle chaire reste cependant incertain et il est peu probable que l’Université de Berne puisse la prendre entièrement en charge, malgré l’intérêt manifesté par la direction d’après les initiant·e·s. Une aide du canton, voire de la Confédération ou des partenariats public/privé sont envisagés par le groupe comme des possibilités.
Le gouvernement cantonal devrait prendre position dans les six prochains mois sur la proposition du groupe parlementaire alors que le Grand Conseil ne devrait la traiter au plus tôt qu’à partir de juin 2019.
Bourses d’études : le Valais s’aligne sur le concordat intercantonal
Le Grand Conseil du Valais a demandé au gouvernement cantonal de préparer une loi d’adhésion au concordat intercantonal dans le domaine des bourses d’études.
Ce dernier réunit 19 cantons suisses (dont tous ceux romands, à l’exception du Valais jusqu’à lors) et vise à instaurer certains standards minimaux (critères d’obtention et durée d’attribution de la bourse) tout en laissant aux cantons l’autonomie de l’attribution des bourses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2018
12Sep2018
Politique des hautes écoles
Berne : en médecine, record d’étudiant·e·s dans les classes mais à l’hôpital, les cheffes de service sont toujours rares
L’Université de Berne n’aura jamais accueilli autant d’étudiant·e·s pour une rentrée ; ses effectifs devraient s’élever au total à 2’000 en 2024. Elle se profile dans le futur comme l’université décernant le plus de diplômes de médecine en Suisse.
Pourtant, bien que depuis quinze ans l’on compte plus d’étudiantes que d’étudiants, les femmes sont toujours plus rares à mesure qu’on s’élève dans la hiérarchie. Cela s’expliquerait par plusieurs facteurs, notamment la crainte de ne pas avoir la possibilité d’une vie familiale face à l’engagement escompté lors de l’embauche en l’hôpital.
Bien que la question concerne aussi les hommes, une chirurgienne témoigne très bien parvenir à concilier sa vie privée avec son poste de cadre lorsque les conditions sont favorables, notamment au niveau de l’équipe de travail et de la hiérarchie. Cette dernière devrait apporter plus de visibilité aux femmes à tous les niveaux et les aider à créer un réseau (mentorats, par exemple).
Les universités du monde entier réunies à Genève
À l’occasion du 30e congrès de l’Association européenne pour les études internationales (EAIE) – auquel 85 universités de différents pays prennent part – Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, se félicite d’avoir obtenu l’organisation de ce rendez-vous qui permet de montrer l’esprit d’ouverture académique en Suisse. Le vote du 9 février ayant engendré un travail « de titan » par la réintroduction d’accords bilatéraux, il lui semble essentiel de manifester la présence des universités helvétiques tant au niveau de la mobilité estudiantine que de la recherche européenne.
Il s’agit par ailleurs pour lui de valoriser ce que les universités apportent à la société en termes de compétences et d’expertise, mais aussi de formations professionnelles avec les Hautes Ecoles. Compte tenu de l’excellence de la place académique suisse, de plus en plus d’universités étrangères sont intéressées par des partenariats avec celles helvétiques ; Mr. Flückiger souligne le souhait des premières à voir la Suisse pouvoir réintégrer Erasmus +.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 septembre 2018
11Sep2018
Politique des hautes écoles
Attaqué de toutes parts, le cursus de mise à niveau de l’EPFL vacille
Depuis deux ang tous les étudiants de première année de l’EPFL qui n’ont pas obtenu 3,5 de moyenne dans les branches principales de leur discipline à la fin du premier semestre sont stoppés net. Pour avoir le droit de refaire leur année, ils doivent passer par un semestre de mise à niveau (MAN). Le cursus ne fait pas de cadeau car, en cas d’échec, c’est l’exclusion pure et simple de l’EPFL
Un ancien étudiant a fait recours, estimant qu’il n’y a pas de base légale pour ce «numérus clausus qui ne dit pas son nom». Après examen, la Commission des recours a donnée raison à l’étudiant, une décision contre laquelle l’EPFL a recou au Tribunal administratif fédéral. En attendant le verdict, le cours de mise à niveau est maintenu.
Étudiant·e·s et professeur·e·s peuvent-ils matcher sur Tinder ?
À l’Université de Fribourg, la prise de contact via Tinder d’un chargé de cours avec une étudiante a déclenché une polémique sur le sexisme à l’université. Bien que l’étudiante ait signalé à son enseignant faire partie de sa classe, ce dernier lui a proposé de poursuivre l’échange. Elle a néanmoins mis rapidement fin à la conversation puis raconté l’épisode à une amie, laquelle a publié un article interrogeant l’attribution de bonnes notes en fonction de l’apparence physique.
L’article a suscité de vives réactions, dont celle d’un professeur de droit de la même université, d’après lequel un traitement spécial appliqué aux étudiantes ne respecterait pas l’égalité entre personnes. Selon lui, le fait d’avoir accepté l’invitation du chargé de cours rendrait l’étudiante complice, et non victime de la situation. Jusqu’où s’exercent les rapports de pouvoir académique et quel rôle doit jouer l’Université dans la prévention des abus, la question continue de diviser.
Johann Schneider-Ammann en Chine pour sceller la coopération scientifique
Quand la banque investit le monde académique
La Haute Ecole de Gestion (HEG) accueillera demain pour six à huit mois un concept space. Cet espace de travail entièrement aménagé par UBS est destiné à recevoir les étudiant·e·s désirant développer des projets. UBS avait déjà fait l’expérience de ce système l’année dernière à la Haute Ecole spécialisée de Winterthour et projette de développer ce type de partenariats.
Afin d’attirer les diplômé·e·s, la banque lance également l’Innovation Challenge ; ce concours récompense les gagnant·e·s pour un projet start-up avec à la clé un soutien de plusieurs milliers de francs. La HEG est coutumière des partenariats avec le secteur privé et avait déjà collaboré avec plusieurs grandes entreprises auparavant. Elle y voit une possibilité d’offrir un plus à ses étudiant·e·s mais se défend de servir de plate-forme publicitaire. Si elle rappelle que les directives de l’université garantissent son indépendance financière, la valeur du partenariat n’a cependant pas été communiquée.
Entre scientifiques et maisons d’éditions, le mur
Face à la hausse des tarifs des publications scientifiques, les plate-formes d’Open Acces séduisent toujours plus. Un « marché noir » d’articles scientifiques s’est d’ailleurs développé, notamment via la plate-forme « Sci-Hub ». En Suisse, il n’est toutefois pas illégal de télécharger sur Sci-Hub, comme le souligne Jean-Blaise Claivaz, coordinateur Open Access à l’Université de Genève – qui paie plus de 4,5 millions par an pour les ressources électroniques.
Si celle-ci ne fait pas la transition vers Sci-Hub, elle recherche cependant activement des solutions alternatives pour éviter les paywalls (obligation de payer). Elle a notamment intégré à son système de recherche d’articles scientifiques l’outil Unpaywall, qui permet d’interroger les archives numériques ouvertes des bibliothèques à la manière d’un moteur de recherche.
D’après Mr. Claivaz, cette initiative aurait augmenté l’accès à la littérature scientifique en sciences de la vie d’environ 25%. Pour l’instant, Sci-Hub présente nonobstant toujours l’accès le plus facile à l’ensemble de la littérature scientifique.
L’Unil dans les médias
L’UNIL franchit le cap des 15’000 étudiants
Les effectifs de l’Université de Lausanne (UNIL) poursuivent leur croissance. L’institution s’attend à accueillir quelque 15’300 étudiants en septembre, un chiffre en hausse de plus de 2%. En dix ans, les effectifs ont augmenté d’un tiers.
Revue de presse UNIL 11 septembre 2018
10Sep2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 septembre 2018
7Sep2018
Politique des hautes écoles
Construction d’une première antenne de l’EPFZ à Bâle
L’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a posé la première pierre pour un Campus Biotech à Bâle, à proximité de l’Université de Bâle et de l’hôpital universitaire. Les deux hautes écoles coopèrent déjà sur des thématiques telles que la médecine personnalisée et la formation en médecine dentaire. Le Président de l’EPFZ Lino Guzzella est convaincu que cette collaboration sera renforcée. Actuellement, il y a déjà 300 collaborateurs·rices de l’EPFZ à Bâle.
Les mesures pour encourager la médecine généraliste ne suffiraient pas
Face à la pénurie de médecins généralistes, les universités ont pris des mesures pour inciter les étudiant·e·s à choisir cette voie. Or, ces efforts seraient « insuffisantes». L’article présente et compare les mesures prises dans les différentes universités.
«Les HES brillent mais ratent leur cible»
Les hautes écoles spécialisées de veulent démocratiser l’accès au degré tertiaire. Or, le public issu de la voie professionnelle reste faible (à 30 %) à Genève. Le Directeur général des HES-SO Genève François Abbé-Decarroux s’en explique et revient sur les défis à venir.
L’Unil dans les médias
L’UNIL compte parmi les meilleurs employeurs de Suisse (2018)
Selon une récente étude qui se base sur une compilation de divers sondages, l’Université de Lausanne a été classée comme le 11ème meilleur employeur de Suisse.
Revue de presse UNIL 7 septembre 2018
6Sep2018
Politique des hautes écoles
Où les étudiant·e·s pourront se former à une pensée critique ?
L’histoire des universités est longue ; elle aurait vécu ses deux plus grandes transformations suite aux réformes suivantes ; l’introduction du modèle de gestion économique issu du « New Public Management » et l’imposition du système de Bologne. D’après Thomas Bieger, professeur de gestion d’entreprise à l’Université de Staint-Gall, la pression à la concurrence entre universités encourage cependant celles-ci à se démarquer par la plus-value qu’apporte une formation à une pensée critique. Dans un monde où l’intelligence artificielle prend toujours plus d’importance, la créativité serait la clé et favoriser les apprentissages hybrides avec le numérique permettrait aux universités de jouer leur rôle précurseur.
Markus Zürcher, secrétaire de l’Académie suisse des sciences, est moins optimiste et insiste sur le fait que la dépendance aux financements favorise le développement de savoirs « opérationnels ». La subordination aux critères de rentabilité mettrait en danger le sens de l’activité scientifique en la jugeant toujours à l’aune de l’impératif de productivité.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2018
5Sep2018
Politique des hautes écoles
Construction d’un centre d’apprentissage à Berne
L’Université de Berne formera dès ce semestre 100 étudiant·e·s de plus en médecine que l’année dernière. Cependant, l’université touche ses limites en termes de places dans les auditoires. La faculté ne compte cependant pas renoncer à des cours en petits groupes, fortement orientés vers la pratique, une particularité de la formation de médecins à Berne. Les coûts engendrés par la hausse de personnel devraient être compensés par la hausse des inscriptions et une gestion plus efficiente de la faculté. Par ailleurs, le Grand Conseil de Berne accorde un crédit de 2,4 millions de CHF qui serviront notamment à la construction d’un centre d’apprentissage de 500m2, ouvert 365 jours/an, aux étudiant·e·s.
Open Access: L’évaluation des scientifiques sans avoir recours au facteur d’impact
Robert-Jan Smits de la Commission européenne espère encourager un changement dans le système de publications scientifiques en direction de l’Open Access avec son « Plan S », auquel adhèrent onze organismes de financements scientifiques nationaux. Il estime que les hautes écoles ont leur rôle à jouer dans ce changement culturel. « Les universités […] sont obsédées par le facteur d’impact pour récompenser et recruter des chercheur·euse·s […]. La question devrait être «qu’est-ce qui a été publié ?» plutôt que «où cela a-t-il été publié?». Les scientifiques devraient être évalué·e·s sur d’autres critères tels que la qualité de l’enseignement, leur travail pour l’économie locale, les connaissances transmises à l’industrie et leur activité de communication scientifique ».
Pourquoi y a-t-il si peu de chercheuses en économie ?
Le Professeur d’économie Ernst Fehr de l’Université de Zürich a obtenu la première place du classement des économistes les plus influents en Suisse, établi de la NZZ. Il donne les raisons qui selon lui sont à l’origine du manque de professeures en économie. Une seule femme figure en effet dans ce classement ; d’après lui, cela s’explique notamment par le fait que moins de femmes font le doctorat et que la demande internationale de professeures est très élevée par rapport aux effectifs actuels. Cependant, il semblerait que les chercheuses en économie ne manquent pas mais qu’elles sont souvent ignorées.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 septembre 2018
4Sep2018
Politique des hautes écoles
Large soutien au Plan S pour le libre accès à la publication scientifique
La Ligue européenne des universités de recherche (LERU) juge le «plan S», développé par une coalition de 11 fonds de recherche nationaux et Robert-Jan Smiths (envoyé spécial de la commission européenne au libre accès) comme une étape majeure et ambitieuse au libre-accès.
Le plan prévoit que toutes les publications issues de fonds publics doivent être publiés en Open Access (OA) à partir du 1er janvier 2020. Il prescrit également la conservation des droits d’auteurs des chercheur·euse·s, le plafonnement des frais de publication et l’interdiction de paiement hybride de coûts de publication via des fonds publics. L’implémentation du plan S est cruciale d’après LERU, notamment le montant de plafonnement des frais de publication et les mesures facilitant la transition vers l’Open Access. LERU appelle à une action immédiate des universités pour mettre ce plan en place aussi largement que possible.
Par ailleurs, Le FNS soutient ce plan, «mais ne pouvons pas encore le signer à l’heure actuelle», indique Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du FNS. En effet, le FNS a lancé au printemps 2018 sa politique Open Access 2020 par laquelle il poursuit les mêmes objectifs que la Commission européenne et Science Europe, à savoir le libre accès à toutes les publications à partir de 2020. A la différence du Plan S, la politique OA du FNS permet une première publication dans une revue payante puis un dépôt ultérieur sur une plate-forme OA.
Résistances au Plan S – la fin d’un modèle d’affaires de publication scientifique?
Onze organisations nationales d’encouragement de la recherche en Europe ont décidé d’adhérer à l’initiative Plan S qui impose aux scientifiques de publier leurs résultats de recherche directement en libre accès. Il empêcherait les chercheurs·euses à publier dans 85% des journaux, y inclus des titres influents comme Nature et Science.
La porte-parole de la maison d’édition AAAS estime que l’implémentation du Plan S risque de perturber la communication scientifique, rendrait un mauvais service aux cherchercheurs·euses et empiéterait sur la liberté académique. Par ailleurs, cela serait «insoutenable» pour des journaux comme Science.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 septembre 2018
3Sep2018
Politique des hautes écoles
L’EPFZ accusée de mener des recherches risquées au Nigeria
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) profiterait d’une législation plus laxiste en Afrique pour mener une expérience de dissémination d’OGM jugée dangereuse par plusieurs ONG suisses et nigérianes. « Il faut s’assurer que les mêmes normes soient appliquées en Suisse comme à l’étranger », estime Céline Kohlprath, responsable de la politique de développement et médias pour Swissaid. Du côté de la haute école, on assure que « les risques sont très limités. […] Nous respectons les normes internationales.
Formation d’aumôniers musulmans
«Le Centre suisse islam et société (CSIS) de l’Université de Fribourg, en coopération avec le canton de Zurich et l’association faîtière des organisations musulmanes zurichoises, lance dès aujourd’hui une formation continue intitulée «Aumônerie et accompagnement dans un contexte interreligieux». Le but de cette formation est de répondre au besoin en aumôniers musulmans dans le canton de Zurich. […] Les futurs aumôniers musulmans effectueront leur stage dans des institutions publiques, telles que des hôpitaux. Le stage est organisé conjointement par les deux Églises régionales [catholique et protestante].»
L’Unil dans les médias
Le chantier du Vortex prend forme
Le bâtiment Vortex accueillera dès janvier 2020 ses premiers locataires, environ 1700 participants aux Jeux olympiques de la Jeunesse. En ce moment, il n’y a aucun dépassement de budget, et les travaux ont même quelques semaines d’avance sur le calendrier.
Revue de presse UNIL 3 septembre 2018
31Août2018
Politique des hautes écoles
Développement des sciences économiques après la crise financière
Les sciences économiques étaient cible de nombreuses critiques faute d’avoir prédit la crise financière il y a dix ans. Depuis, elle serait devenue plus pluraliste du point de vue du contenu et de méthodologie. L’économie comportementale est en plein boom et les méthodes prennent alors également en compte le secteur financier, l’ancien «angle mort» en économie. L’auteur de l’article estime qu’un des grands problèmes pour la crédibilité de ce domaine serait que les universités essayent de «commercialiser» leurs chercheurs·euses pour gagner en visibilité. Ceci aurait comme conséquence que ce domaine soit perçu comme «industrie du divertissement», qui encourage des spéculations et prévisions infondées. Plus de modestie et d’interdisciplinarité seraient alors à encourager.
Des chercheurs·euses pourraient quitter l’Europe s’il n’y a pas d’accord européen sur le budget avant mai 2019
Le Commissaire européen pour le budget Günther Oettinger rappelle l’importance de réussir un accord sur le budget pour Horizon Europe avant les prochaines élections parlementaires européennes en mai 2019. Cette date limite semble difficile, et la probabilité de succès serait de 50%. Manque d’accord, les négociations seront probablement mises de côté jusqu’en 2020. Cette insécurité pourrait être néfaste à l’attractivité d’Europe pour les chercheur·euse·s. Par ailleurs, Günther Oettinger est optimiste quant au Brexit: «We are, for the moment, optimistic that the Brits – whatever are the developments between now and 2019 – are willing to fulfil their obligations. No reason to develop a Plan B.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 août 2018
30Août2018
Politique des hautes écoles
Université 4.0: le modèle «blended learning»
Thomas Bieger, Recteur de l’Université de Saint-Gall et Président de la chambre des hautes écoles universitaires de swissuniversities, s’oppose au modèle d’études à distance. («Fernstudienmodell»). Par ailleurs, il estime que dans un pays ou les salaires sont hauts, les universités devraient fournir une valeur ajoutée. A part des connaissances, méthodes et théories, ainsi qu’une pensée critique, elles devraient permettre l’apprentissage de compétences sociales d’interaction, la pensée créative et les capacités de développement et de résolution des problèmes. Il serait donc essentiel de créer une valeur ajoutée à travers des interactions personnelles. En outre, l’apprentissage hybride («Blended Learning») permettraient de consacrer le temps de présence en salle pour développer la pensée critique et les débats. Il faudrait également des lieux dans lesquels les étudiant·e·s, seul·e·s ou groupe, puissent apprendre avec des chercheur·euse·s la pratique, à l’image du «Learning-Center» de l’Université de Saint-Gall.
L’école SUMAS enseigne aux managers la durabilité
La Sustainability Management School (SUMAS), une école privée, s’est agrandie en 2017 à Gland et enseigne la gestion de développement dans ses formations (Bachelor, Master, MBA et bientôt doctorat). Elle propose également un master en tourisme durable et a implanté des antennes dans une dizaine de pays, dans lesquels elle a conclu des partenariats avec des universités. Selon sa Directrice Ivana Modena, «nous enseignons à nos étudiants comment intégrer le développement durable au sein même des modèles d’affaires. Soit à appréhender les décisions managériales non plus seulement sous l’angle des seuls profits et croissance, mais également en prenant en compte les conséquences sur l’environnement et les êtres humains.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2018
29Août2018
Politique des hautes écoles
Plaidoyer pour une formation doctorale en HES
Fariba Moghaddam, Professeure à l’Institut en systèmes industriels à la HES-SO Valais, plaide pour une formation autonome de doctorant·e·s, dans l’optique de «résoudre ce problème de la relève scientifique des HES grâce à une offre de formation orientée vers la pratique, tout en évitant une académisation des HES, et compte tenu de leur mandat d’offrir un enseignement orienté vers la pratique». En effet, elle dénonce le fait qu’avec un Master HES, il ne soit «pratiquement pas possible» d’effectuer un doctorat dans les universités et que les HES engagent des professeur·e·s titulaires d’un doctorat universitaire la plupart du temps. Enfin, elle pose la question si les HES sont prêtes pour répondre aux exigences d’un programme doctoral autonome, en sachant que les Masters HES n’existent que depuis une dizaine d’années.
Sur la gestion de cas d’harcèlement à l’EPFZ
Dans les 163 années d’histoire de l’EPFZ, aucun·e professeur·e n’a jamais été destitué·e. Face aux récents cas de harcèlement de doctorant·e·s dans l’institution, le vice-recteur pour le doctorat Antonio Togni est interviewé sur la politique de l’EPFZ. Ce dernier estime que partout dans les recherches à haut niveau, la dépendance des doctorant·e·s à leur directeurs·trices de thèse est énorme. «Si ceux-ci se comportent moralement de façon inacceptables, les doctorants sont démunis [face à des professeurs très puissants], […] malgré des mécanismes de contrôle et points de contact en place». Il estime par ailleurs que des plaintes qui semblent anodines, comme ceux sur le travail le week-end, peuvent cacher d’autres problèmes plus sérieux. «Nous ne pouvons pas nous permettre de banaliser les choses».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 août 2018
28Août2018
Politique des hautes écoles
Les diplômé·e·s des universités romandes auraient plus de difficultés à trouver un emploi un an après les études
Un sondage de l’Office fédéral de la statistique, basé sur des diplômé·e·s de hautes écoles de 2016, révèle que les chances de trouver un emploi la première année après les études seraient plus importantes en Suisse allémanique. Ainsi, en moyenne, 4,8% des diplômé·e·s ne trouveraient pas de poste un an après l’obtention du diplôme. Ce taux se situe à 9,7% pour les diplômé·e·s de Master de l’Université de Genève, à 6.9 % pour l’UNIL, à 4.8% pour l’EPFL et à 1,7% pour l’Université de Lucerne.
L’Université de Zurich transforme un musée d’art en auditoire provisoire
Pour les dix prochaines semaines (25.08-04.11.2018), l’Université de Zurich déplace un auditoire provisoire au musée « Kunsthalle Zürich». Le but est de relier la science à l’art et de susciter des questions. L’exposition du vendredi (31.08.2018) correspond à un plaidoyer pour l’interdisciplinarité. Ce festival serait pionnier en la matière.
L’Université de Saint-Gall s’étend au Brésil
L’Université de Saint-Gall va ouvrir une filiale à São Paulo au Brésil suite à celle de Singapour. Grâce au «St.Gallen Institute of Management in Latin America» (GIMLA), sera possible de «mettre un place un semestre régulier au Brésil» à partir de 2019, en collaboration avec des universités brésiliennes.
Des étudiant·e·s de l’Université de Zurich s’opposent à la centralisation des bibliothèques
Des étudiant·e·s de l’Université de Zurich s’opposent aux plans de leur Direction de centraliser les quelques 40 bibliothèques facultaires réparties sur 80 sites d’ici à 2025 et ont fondé pour ce faire l’association estudiantine AG Bibliotheken. Cette dernière a lancé un sondage en mai 2018, dans lequel 82% des 3608 étudiant·e·s participant·e·s souhaitaient conserver la situation actuelle et regrettent qu’ils et elles n’ont pas été impliqué·e·s dans la planification. Suite au sondage, la Direction s’est montrée ouverte à la participation de l’AG Bibliotheken au comité de coordination.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 août 2018
27Août2018
Politique des hautes écoles
Plaidoyer pour plus de narration dans les sciences humaines
Jan Söffner, Professeur en théorie et analyse de la culture à l’Université Zeppelin de Friedrichshafen en Allemagne, estime que les sciences humaines et sociales («Geist- und Kulturwissenschaften») ont désappris l’importance de la narration. Au lieu de cela, ces deux branches laisseraient leur pensée être «menée par le bout du nez» par des méthodes analytiques étroites, des états de recherche sans fin et d’autres preuves de compétence. Cette aversion pour la narration serait plus grande que dans les sciences naturelles, qui aménagent leurs œuvres en les vulgarisant. Par ailleurs, les sciences humaines auraient perdu en pertinence non pas à cause de leur manque de méthodes exactes, mais plutôt à cause d’une «obéissance pressante» et au prix de formes de pensée narratives.
Formations continues : avantages des Hautes écoles par rapport aux ES
Peter Marbet, Directeur du centre bernois de formation en soin et membre du Conseil de la Conférence des écoles supérieures (ES) suisses, estime que la tendance à la formation continue profite «de manière disproportionnée» aux hautes écoles (EPF, universités, HES, HEP) et peu aux formations professionnelles supérieures et aux ES. Par ailleurs, les ES auraient plus de difficultés que les hautes écoles à cause de leur statut juridique compliqué. Le manque de reconnaissance institutionnelle pourrait avoir des conséquences comme le refus de séjour à des étudiant·e·s étranger·ère·s sous prétexte que les ES ne sont pas des écoles reconnues par la Confédération.
Pour une action contre les pseudo-journaux
Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, avertit des dommages que les soi-disant «journaux prédateurs» causent aux finances publiques, aux sciences, et à la crédibilité des sciences. Pour éviter que la société perde confiance en la recherche scientifique, des mesures devraient être prises rapidement, par exemple par le FNS, pour assurer que les scientifiques ne publient pas dans ces journaux sans «peer-reviewing».
Plan d’un nouveau campus au centre de Saint-Gall
L’Université, la ville et le canton de Saint-Gall ont déclaré l’intention de construire un campus de 14’000 m2 en centre-ville, manque de place sur le campus actuel. Une votation populaire dans ce sens est prévue pour juin 2019.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 août 2018
Le Prix Nobel de Jacques Dubochet fait bondir l’UNIL dans les classements
En une année, l’UNIL a gagné entre 50 et 100 places dans le classement de Shanghai. La raison: en décrochant le Prix Nobel de chimie en 2017, Jacques Dubochet, Professeur émérite de l’UNIL, a permis à l’institution de satisfaire à l’un des principaux critères du classement. Selon David Genillard, journaliste pour le 24 heures, «il [le Nobel] va surtout donner de solides arguments au rectorat lorsqu’il s’agira de négocier les futurs budgets auprès des pouvoirs publics. De même, il vient rappeler l’existence de l’UNIL à d’éventuels mécènes privés qui ont souvent les yeux rivés sur l’EPFL au point d’en oublier sa voisine. »
24Août2018
Politique des hautes écoles
Présentation de la future Secrétaire d’état pour l’éducation Martina Hirayama
Nommée au début juillet par le Conseil fédéral, la nouvelle Secrétaire d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation (FRI), Martina Hirayama, n’a été présentée qu’hier à la presse. «Elle sera capable d’étendre le réseau FRI, de s’engager à fond pour la numérisation, et de soigner la proximité avec les PME», loue le ministre de tutelle, le libéral-radical Johann Schneider-Ammann. La binationale germano-suisse suivra un cours intensif avant son entrée en fonction.
Le Human Brain Project « ne traverse pas de crise », assure son directeur
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 août 2018
23Août2018
Politique des hautes écoles
La Suisse aura une deuxième Journée du digital
Digitalswitzerland, plateforme pour la promotion du numérique en Suisse, va organiser une deuxième Journée du digital le 25 octobre 2018 après une édition jugée réussie l’an dernier, qui a pu toucher «plus de deux millions de personnes». Parmi les défis à relever pour rester compétitif et innovatrice, la Suisse devrait former plus de diplômés en sciences, augmenter la participation des femmes et améliorer le cadre réglementaire ou d’«e-participation».
La «School for Continuing Education» de l’EPFZ se veut orientée vers l’économie et personnalisée
L’EPFZ va lancer cet automne 2018 sa «School for Continuing Education (SCE)» afin de non seulement élargir les nouvelles offres de l’institution, mais également de leur donner un profil clair et une plus grande visibilité. La nouveauté réside dans le fait que les contenus des programmes seront à l’avenir réalisés de façon plus concertée avec l’économie, en collaboration avec des entreprises comme Hiltl, BSF, RUAG et Bombardier. De plus, la plateforme de formation continue de l’EPFZ aurait pour objectif d’offrir des formations continues très personnalisées, qui prennent en compte les intérêts des employeurs des participant·e·s.
Le nombre d’étudiant·e·s et d’élèves va continuer à augmenter
Des scénarios pubiés par l’Office fédéral de la statistique (OFS) montrent que le nombre d’étudiant·e·s des hautes écoles suisses devrait augmenter. Ainsi, entre la période 2015-2025, cela correspondrait à une croissance de 5% des hautes écoles universitaires
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 août 2018
22Août2018
Politique des hautes écoles
Cesla Amarelle présente sa vision de l’éducation numérique des élèves
La Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) Cesla Amarelle a présenté son plan d’introduire au cycle 2, chez les 4-7 ans, une nouvelle discipline, baptisée «Science informatique et projets numériques». L’EPFL, ainsi que la HEP et l’UNIL coopèrent dans ce projet. Une phase pilote s’ouvre cette rentrée dans dix établissements scolaires.
Le Human Brain Project connaîtrait des problèmes d’organisation et de gouvernance
Chris Ebell, Directeur exécutif de Human Brain Project (HBP), a démissionné. Plusieurs personnes font des spéculations quant à sa motivation. En attendant, c’est Christian Fauteux, actuel Directeur exécutif adjoint, qui assurera l’intérim.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 août 2018
21Août2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle fait des économies en dans les sciences humaines
La Faculté des sciences humaines et sociales (Philosophisch-Historische Fakultät) de l’Université de Bâle subirait des diminutions liées à des restrictions budgétaires. En effet, au lieu de remplacer deux chaires, l’école annonce juste une «chaire-pont» (Brückenprofessur) pour les deux domaine. Par ailleurs, il s’agit d’une offre «open rank», d’un coup cela pourrait être un poste d’assistant·e professeur·e. Plusieurs mesures similaires seront prises dans d’autres départements et facultés.
Le Directeur exécutif du Human Brain Project démissionne
Dans une déclaration conjointe, Chris Bell, Directeur exécutif du Human Brain Project (HPB) et l’EPFL ont annoncé qu’ils ont décidé de «se séparer d’un commun accord» suite à «des différences d’opinion sur la gouvernance et les orientations stratégiques.» Le projet de 1 milliard d’euros sur dix ans, une initiative-phare scientifique de l’UE, a pour but de stimuler le cerveau humain en utilisant des ordinateurs.
Nouveau site de promotion d’études en Suisse
swissuniversities a lancé un site de promotion d’études en Suisse (www.studyinswitzerland.plus) qui sert de point d’information officiel pour les étudiant·e·s internationaux·ales sur le système suisse de haute éducation. Ils et elles y reçoivent toutes les informations pertinentes concernant la reprise des études dans tout type d’université suisse.
UNIGE : Les MOOC comme vitrine et un plus sur le curriculum vitae
Les facultés de l’Université de Genève (UNIGE) proposent 31 MOOCs avec plus de 560’000 inscrit·e·s. Cette certification ne permet toutefois pas d’obtenir des crédits. Selon Christelle Bozelle, responsable des MOOC à l’UNIGE: «Aux États-Unis, il existe déjà des cursus complets en MOOC menant à l’obtention de crédits. Il y a une tendance vers l’accréditation, c’est d’ailleurs en réflexion à l’UNIGE. Mais nous tenons à un examen final écrit sur table». Stéphane Koch, spécialiste genevois des questions numériques, estime que ces MOOC sont «un produit d’appel pour l’UNIGE, une démonstration plutôt qu’un catalogue pour se promouvoir» et constituent un plus dans les curriculums vitae. En outre, il perçoit les MOOC comme étant «avant tout un complément pour ceux qui ne peuvent pas suivre un cours sur place».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 août 2018
20Août2018
Politique des hautes écoles
Affaire sur les dépenses à l’Université de Saint-Gall: identification des suspects et réaction des politicien·ne·s
Le journal «Ostschweiz am Sonntag» aurait identifié l’Institut pour la finance, le droit financier et l’économie et droit (IFF) et le Professeur allemand en droit et expert du Brésil Peter Sester (qui ne serait plus compétent au sein de l’établissement) dans l’affaire des indemnités de frais surfaites à l’Université de Saint-Gall. Le Président du Parti socialiste saint-gallois Max Lemmenmeier juge qu’il n’existe «aucun bon contrôle et aucune transparence» dans l’institution. Il accuse le Directeur de l’éducation [Stefan Kölliker] de ne pas regarder assez ce qui se passe dans les hautes écoles.
Discussion sur la longueur des vacances universitaires
Dominic Tschümperlin de la Société des Etudiants Suisses plaide pour des vacances d’été qui seraient deux semaines moins longues. Il préférerait que les étudiant·e·s aient plus de temps pour des répétitions. Jonas Schmid, co-président de l’UNES, craint comme conséquence une augmentation des matières à apprendre pour les examens. La Conseillère Martina Munz estime qu’il serait préférable de remettre les examens pour la fin des vacances d’été, comme à l’EPFZ. Le conseiller national Felix Müri (UDC) juge les longues vacances néfastes. Il préférerait des études plus rapides sans longue pause, qui permettraient l’obtention d’un master dans 3.5 au lieu de 5 ans. La secrétaire générale de swissuniversities ne voit pas un besoin important de mesures.
Les conséquences d’un gel de négociations avec l’Union Européenne sur la recherche
Pierre Veya, Chef de la rubrique Economie du Matin Dimanche estime qu’un «gel ou un report des négociations sur l’accord-cadre, faute d’une claire volonté helvétique d’aller de l’avant, seront perçus comme un Swissexit unilatéral. Concrètement, la Suisse ne sera plus en mesure d’obtenir une pleine intégration de sa recherche dans le prochain programme de l’Union, qui prendra le relais d’Horizon 2020.» Hans Hess, Président de la fédération des industries Swissmem, souligne qu’il serait une catastrophe pour les hautes écoles et la recherche si l’Union Européenne exclut la Suisse des coopérations de recherche.
Le combat des écoles privées pour la reconnaissance de la maturité cantonale
L’Ecole Moser de Genève va obtenir cet automne 2018 la reconnaissance de la maturité cantonale, au terme d’un long processus. Dans le canton de Vaud en revanche, ce dossier ne serait «pas une priorité». Selon la Conseillère d’État Cesla Amarelle (PS, VD), «la priorité du canton de Vaud dans le secondaire II, c’est d’œuvrer à une revalorisation de la formation professionnelle. Le moment n’est donc pas favorable à une ouverture de la maturité vaudoise aux écoles privées puisque ce domaine est déjà largement couvert par une offre publique diversifiée et de qualité. C’est une question de cohérence politique. Par ailleurs, le partenariat avec les écoles privées existe. Elles sont plusieurs à offrir le cursus du baccalauréat international indispensable à l’attractivité du canton vis-à-vis des sociétés étrangères. Cet équilibre fonctionne à satisfaction.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 août 2018
17Août2018
Politique des hautes écoles
Les enseignants veulent voir clair sur la future numérisation
Le Syndicat des enseignants romands estime que les politiques doivent harmoniser le développement de l’informatique à l’école. Secrétaire général de la CIIP (Conférence intercantonale de l’instruction publique), Olivier Maradan fait valoir que l’échange sur les questions informatiques est en route: «Nous nous apprêtons à adopter un plan d’action commun aux cantons romands qui pourra notamment déboucher sur certaines économies d’échelle et coordonner des questions à la fois techniques et de formation des enseignants et des cadres.» Par ailleurs, la ministre vaudoise Cesla Amarelle tient mardi prochain [le 21.08.2018] une conférence de presse de rentrée très attendue avec comme thème principal «la feuille de route du chantier sur l’éducation numérique».
Une fausse affaire de plagiat agace l’Université de Fribourg
Un pseudo-organisme officiel dénonce une double entrée pour un même texte avec deux auteures et deux titres différents dans le catalogue RERO. Les publications des polycopiés incriminés datant de 1996, autrement dit les prémices des réseaux informatiques, le système ne prévoyait simplement pas que deux élèves puissent écrire conjointement un travail. L’Université de Fribourg prend très au sérieux les accusations de plagiat et se dit prête, le cas échéant, à prendre toutes les mesures qui s’imposent. Si, présentement, il n’y avait pas lieu de douter de l’honnêteté des personnes incriminées, la faculté a néanmoins souhaité savoir qui était le fameux corbeau, pour éventuellement l’accuser de diffamation.
UE: La recherche suisse reçoit 28 millions d’euros
Cinq chercheuses et 14 chercheurs des universités suisses – dont deux de l’UNIL – peuvent compter chacun sur un financement de l’UE allant jusqu’à 1,5 million d’euros. La Suisse s’en tire assez bien pour obtenir les bourses convoitées de la Commission européenne de la recherche (CER). Ces bourses font partie du programme de recherche et d’innovation «Horizon 2020», doté de 77 milliards d’euros.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 août 2018
16Août2018
Politique des hautes écoles
Le Fonds national suisse ne promouvrait pas assez les méthodes alternatives aux expérimentations animales, estime un groupe d’intérêt
Stefanie Schindler, vétérinaire et collaboratrice scientifique à la Fondation «Animal Free Research» à l’Université de Zurich, estime que l’encouragement à l’usage de méthodes alternatives aux expérimentations animales est «négligé de manière criminelle» en Suisse: (4:10) «En 2016, les incitations de l’État spécialement faites pour les méthodes alternatives aux expérimentations animales s’élevaient à 400’000 francs [suisses]. Ça n’a pas l’air d’être si peu à priori, mais si vous gardez à l’œil le budget total du Fonds national suisse à 891 millions de francs [suisses], on est dans la zone de 0,0 quelque chose pourcent. Et dans le cas où vous pensez que cela est suffisamment bas, en 2017, c’était à peu près 0,0000%». En outre, elle prône une incitation systématique pour les méthodes alternatives.
Le nouveau billet de CHF 200.- est dédié à la science
Le nouveau billet de CHF 200.- paru le 15.08.2018 est dédié à la science en Suisse. Les motifs représentent entre autres la main d’un professeur, qui suggère les trois dimensions dans lesquelles la matière s’étend, un globe terrestre illustrant l’âge de la craie et la collision de particules dans un détecteur de particules.
Vers une meilleure intégration de citoyen·ne·s dans Horizon Europe ?
La Commission européenne envisage une meilleure intégration de citoyen·ne·s dans Horizon Europe dans le cadre d’un de ses trois piliers, «défis globaux et compétitivité industrielle». Ce plan donnerait aux citoyen·ne·s les moyens d’avoir leur mot à dire sur les missions de recherche et d’innovation. Certains critiques du statu quo estiment qu’actuellement, l’industrie à plus d’influence que le peuple dans les offres de recherche de la Commission européenne et l’agenda de la recherche. Cependant, des organisations comme Euroscience critiquent la condition de la Commission européenne d’abandonner le fonds «Science with and for Society» (SwafS), qui vise à établir des coopérations efficaces entre scientifiques et société. De plus, cette complexe collaboration entre l’Union européenne et des Conseils nationaux de la recherche serait «irréaliste».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 août 2018
15Août2018
L’Unil dans les médias
Classement de Shanghai 2018
Les universités américaines dominent à nouveau l’édition 2018 du classement de Shanghai publié mardi. L’Université de Lausanne est alors classée parmi les 101 à 150 meilleures hautes écoles.