Un nouveau catalogue de cours de l’Université de Zurich «vert» permet d’afficher les cours liés à la thématique du développement durable. Ces conclusions sur la durabilité des sujets est basé sur des mots clés, notamment dans le titre. L’auteur de la Weltwoche regrette le manque de transparence pour les critères de durabilité et déplore que le catalogue renforce la concurrence pour attirer les étudiant-e-s.
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19Mar2021
Politique des hautes écoles
Les étudiant-e-s en dépression, un phénomène mondial
La santé mentale d’une grande partie d’étudiant-e-s a souffert pendant la pandémie manque d’échanges sociaux. L’article présente le résultat de sondages à Zurich, en Chine, en Ukraine et en France.
Les examens en présentiel angoissent des étudiant-e-s genevois-e-s
À l’Université de Genève (UNIGE), le rectorat souhaite tenir la prochaine session d’examens en présentiel. Cependant, cette annonce suscite des angoisses auprès d’une partie des étudiant-e-s qui n’ont connu que l’université à distance et craignent l’inconnu des examens en présentiels.
Selon un sondage réalisé à l’interne de l’UNIGE, 95,1% des étudiant-e-s sondés au sein du bachelor de relations internationales se disent favorables à des examens en ligne. Plus de la moitié dit être rentré dans leur ville natale et expriment ne pas avoir les moyens financiers de revenir en Suisse pour les examens.
Le directeur de la communication, Marco Cattaneo, affirme qu’aucune décision n’a encore été prise concernant la session d’examens. Il souligne l’ambivalence de la situation :«Notre institution est soumise à des attentes contradictoires des étudiants, la volonté, d’une part d’un retour au présentiel pour lutter contre l’isolement et le décrochage et, d’autre part, celle du maintien en ligne pour des questions sanitaires ou logistiques.»
Face aux risques sanitaires et à l’éloignement géographique de certain-e-s étudiant-e-s, la Conférence Universitaire des Associations d’Etudiant-e-s (CUAE) demande que l’Université leur laisse le choix entre examen en présence ou à distance.
La menace d’une maturité fédérale annulée dans les écoles privés
Une nouvelle ordonnance du Conseil fédéral relative à l’examen suisse de maturité en 2021 inquiète fortement les écoles privés. Le texte provisoire, publié sur le site du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), stipule que si les maturités fédérales ne peuvent pas se tenir en raison de la pandémie, toute la session d’examen sera annulée et aucun diplôme ne sera délivré sur la base des notes annuelles, comme cela a été le cas en juin dernier. Ainsi, les étudiant-e-s d’écoles privées pourraient se retrouver sans possibilité de passer leur examen et in fine, sans diplôme.
Baptise Müller, secrétaire général de l’association vaudoise des écoles privées se montre surpris et consterné. Selon lui, «On ne peut pas dire à des candidats qui se préparent depuis longtemps qu’ils pourraient perdre une année et devoir repousser leur entrée à l’université ou dans une autre haute école.»
L’Unil dans les médias
L’UNIL réfléchit à « encadrer » la parole militante de son corps enseignant
«Appeler à la désobéissance civile quand on est professeur d’université, est-ce légitime? Par exemple en soutenant les Zadistes de la Zone à défendre du Mormont. Ou en s’engageant contre la 5G, alors que son employeur est la Confédération, qui soutient son déploiement. L’UNIL réfléchit à cadrer la « prise de parole publique » de ses professeurs militants et activistes.»
18Mar2021
Politique des hautes écoles
«Malgré la pandémie, pas de décrochage dans les universités romandes»
«Face à la pandémie, les étudiantes et étudiants tiennent bon. Le taux de participation à la dernière session d’examen n’a pas baissé, selon les universités romandes contactées, et le pourcentage de réussite est même resté stable.»
L’UE «se tirera une balle dans le pied» si elle exclut le Royaume-Uni, la Suisse et Israël des projets quantiques et spatiaux
«Exclure les chercheur-e-s basés au Royaume-Uni, en Israël et en Suisse des grands projets de recherche quantique et spatiale de l’UE reviendrait à «se tirer une balle dans le pied», selon l’Allemand Niklas Nienass, porte-parole du groupe des Verts au Parlement européen pour les questions spatiales.
Selon les derniers projets d’Horizon Europe, des restrictions seront imposées aux partenaires de recherche les plus proches de l’UE dans plusieurs projets quantiques et spatiaux qui, jusqu’à présent, étaient ouverts aux pays associés, qui ont négocié l’accès aux programmes de R&D de l’UE.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mars 2021
17Mar2021
Politique des hautes écoles
«La Suisse scientifique réleguée»
«A l’heure actuelle, l’UE refuse d’entamer des discussions exploratoires avec la Suisse pour l’associer pleinement à son programme de recherche Horizon Europe. Les milieux de la science sont très inquiets.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mars 2021
Stress et perte d’intérêt: le danger des études «online»
«Un sondage réalisé par la Fédération des associations d’étudiants montre que les difficultés rencontrées lors du dernier semestre académique sont de nature à décourager les troupes.»
16Mar2021
Politique des hautes écoles
L’initiative Franxini vise des chercheur-e-s et politiques dans toute la suisse
La nouvelle nouvelle inititative Franxini pour améliorer le dialogue entre les chercheur-euse-s et la politique a récemment vue le jour en Suisse. Selon le think thank Reatch, qui est à l’origine de cette initiative, les chercheur-euse-s ne comprennent pas suffisamment le fonctionnement de la politique et ont de la peine à s’y imposer. « Comprendre le système politique en suisse ne fait pas part du travail normale du chercheur » – explique Nicolas Zahn, membre du think thank Reatch et invité au Forum des idées de la RTS. Cette initiative vise des chercheur-e-s et politicien-ne-s de toute la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 mars 2021
15Mar2021
Politique des hautes écoles
A l’Ecole hôtelière de Lausanne, les frais d’écolage suscitent la colère
«Contrainte de restreindre ses prestations pour cause de Covid, l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) refuse toutefois de diminuer ses frais de scolarité. Une situation qui génère colère et frustration auprès de ses élèves.»
Comment favoriser une meilleure collaboration entre scientifiques et politicien-ne-s
Les auteur-e-s de l’article tirent une leçon de la crise sanitaire actuelle pour des futures crises et présentent des scientifiques qui ont bien réussi à avoir un impact sur la politique, en Suisse et ailleurs.
Le professeur en psychologie Kelly Brownell avait notamment réussi à influencer la politique américaine sur l’alimentation. Selon ce dernier, «Les scientifiques doivent être plus à l’écoute et mieux communiquer avec les politicien-nes. D’une part, pour comprendre les questions qui préoccupent les politicien-nes et les autorités. Et d’autre part, de pouvoir mieux leur communiquer les réponses.» En outre, les résultats de la recherche devraient, selon lui, être communiqués beaucoup plus activement afin que les autorités et les politiciens reconnaissent leurs déficits. Dans cet esprit, il a développé en 2015 une méthode pour la science stratégique.
Tous les politicien-ne-s et scientifiques interrogé-e-s par Republik sont d’accord que la gestion d’une future crise nécessite de la préparation, un «plan d’entraînement». Les auteur-e-s de l’article (de la Republik) résument que les points suivants sont nécessaire pour que la Suisse gère mieux une potentielle future crise.
- «Il y a besoin de plus de scientifiques dans la politique et dans l’administration.
- Des interfaces sont nécessaires pour garantir que les résultats de recherches indépendantes trouvent leur place dans le débat public [comme par exemple le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)].
- Il faut des programmes qui soudent scientifiques et politicien-nes.
- Les scientifiques devraient aligner plus souvent leurs recherches sur les intérêts de la société dans son ensemble, notamment en cas de crise. Pour cela, ils doivent savoir qui a besoin de quoi.»
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – politique
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
Quels objectifs pour sortir de la crise Covid-19?
Jan-Egbert Sturm, économiste et vice-président de la task force Covid-19, estime que lors de cette crise sanitaire, les responsables politiques devraient fixer et communiquer des objectifs pour la société, ce qui permettrait aux scientifiques de faire des scénarios par rapports à ces objectifs. «Sans objectifs il est presque impossible de créer des stratégies et de calculer des scénarios. Dans cette combinaison la science peut apporter une contribution pertinente. Mais cela ne peut pas être la tâche [des scientifiques] de définir ces objectifs.»
La propagation de la variante britannique, l’espérance de vie ou le nombre de morts du Covid pourraient être indicateurs pour mesurer l’atteinte de ces objectifs.
L’accord cadre bloqué, la participation suisse à «Horizon Europe» mise en péril
La Confédération est déterminée de participer au programme «Horizon Europe», le plus grand programme de recherche de l’Union européenne. Cependant, l’accord-cadre bloqué, l’UE fait l’impasse sur la coopération dans le domaine de la recherche pour faire monter la pression. Les négociations sur la participation de la Suisse à Horizon Europe sont bloquées. Pour l’instant, Martina Hirayama, la Secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), n’arrive même pas obtenir de rendez-vous avec les fonctionnaires compétents de Bruxelles pour le moment. Selon le Secrétariat d’État, l’UE refuse d’entamer des discussions exploratoires informelles avec la Suisse et les fait dépendre d’un progrès dans l’accord institutionnel, même que les deux dossiers ne sont formellement pas liés.
Cette stratégie de l’UE inquiète beaucoup les réseaux académiques suisses. Le parlement à réservé des fonds pour combler les lacunes financières éventuelles, mais ces contributions ne peuvent pas remplacer l’adhésion à Horizon.
Alexandra Calmy: «La science doit se confronter au politique»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mars 2021
12Mar2021
Politique des hautes écoles
Une remarque xénophobe provoque un tollé à l’EHL
«L’École hôtelière condamne le commentaire d’un étudiant envers une professeure d’origine asiatique lors d’un cours en ligne.»
Est-ce que l’Université de Zurich vise à devenir comme une HES?
Le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman avait déclaré dans la NZZ am Sonntag qu’il vise une ouverture de l’Université aux personnes sans maturité. Par ailleurs, l’université devrait, selon lui, offrir des cours dans des différents formes, par exemple des cours très court pour des spécialistes, qui souhaitent mieux connaître la Chine.
L’auteur de l’article Weltwoche estime que ces propos n’ont rien de révolutionnaire, car ces choses sont déjà possibles dans les HES, qui, en pleine expansion, sont en compétition avec les universités. Motivés par le financement fédéral, qui est accordé en fonction du nombre d’étudiant-e-s, ces HES font du marketing pour les cours.
«Si le recteur de l’université, M. Schaepman, veut désormais entrer dans ce champ de bataille avec toute son énergie, il peut certainement faire valoir le prestige académique de l’université comme un avantage. Mais cela mobiliserait l’attention et les capacités de son institution, ce qui manquerait à l’université dans la bataille pour sa réputation académique et son attrait sur le marché international.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mars 2021
11Mar2021
Politique des hautes écoles
Berne se prépare pour un échec du contrat-cadre avec l’Union européenne
Les auteurs de deux articles paru dans la NZZ estiment que le contrat-cadre avec entre l’Union européenne et la Suisse a peu de chances d’être ratifié.
Concernant le plus récent article, le Recteur de l’Université de Berne Christian Leumann regrette dans un tweet que les conséquences d’un abandon du contrat-cadre pour la science suisse ne sont évoquées que dans une demi-phrase dans cet article. «Est-ce là la valeur politique actuelle de l’éducation et de la recherche dans ce pays ?»
Les conséquences d’une exclusion de la Suisse de certains projets de recherche européens
Le Professeur en Physique de l’état solide à l’EPFZ Klaus Ensslin est choqué de l’exclusion probable de la Suisse du Quantum Technology Flagship et des projets de recherche sur l’espace, qui serait «néfaste pour la recherche fondamentale, mais également pour l’Europe». L’ETH est leader dans la recherche quantique.
Olivier Küttel, responsable des relations internationales de l’EPFL, ajoute qu’une exclusion Suisse des programmes de l’espaces serait «fou», puisque la Suisse a été un des pays fondateurs de l’Agence Spaciale Européenne. Il «regretterait si la politique prenait le sceptre dans la recherche et si l’UE se focaliserait alors seulement sur soi-même.»
L’auteur de l’article conclue: «Il est toutefois possible que le dernier mot n’ait pas encore été prononcé et que les restrictions soient retirées du programme de travail d’Horizon Europe. Certains États membres ne sont pas tout à fait à l’aise avec le protectionnisme de la Commission européenne en matière de recherche.»
Portrait du premier représentant spécial pour la diplomatie scientifique à Genève
L’ambassadeur Alexandre Fasel, représentant spécial pour la diplomatie scientifique, estime que les grands problèmes – changement climatique, santé globale, biodiversité, le rôle de l’homme face à la machine – ne peuvent pas être résolues uniquement avec la diplomatie traditionnelle et les moyens financiers des pouvoirs publics. «On doit élargir le champ du multilatéralisme et inclure d’autres acteurs : la société civile, le monde universitaire ou encore le secteur privé. On doit aussi anticiper et chercher à comprendre ce qui vient en termes de science et d’innovation technologique pour pouvoir à la fois en saisir les opportunités mais aussi les encadrer.»
Fribourg : «Les étudiants francophones sont prétérités»
Deux députés [de l’UDC] s’inquiètent du fait que seuls 20% des élèves de première année de médecine soient Romands, et mettent en cause un test d’aptitude qui favoriserait les Alémaniques. […] Ils demandent donc au Conseil d’État s’il envisage de mettre sur pied des cours préparatoires en français, voire de préparer les bacheliers à un tel test. Mais leur réflexion va encore plus loin: «Serait-il possible d’introduire un quota d’étudiants francophones? Le numerus clausus n’est-il pas contre-productif au vu des intentions visées par le canton? Un numerus clausus pour candidats hors canton serait-il plutôt envisageable?»
«Des chercheurs suisses veulent créer un jumeau numérique de la Terre»
«Une équipe internationale avec participation de l’EPFZ ambitionne de créer un jumeau numérique de notre planète. L’objectif est de pouvoir simuler de manière aussi fidèle que possible le système terrestre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 mars 2021
10Mar2021
Politique des hautes écoles
Pas d’interdiction des expérimentations sur des animaux
«Les députés et les députées du Conseil national ne veulent pas d’une interdiction de l’expérimentation animale. Tous les partis rejettent l’initiative populaire qui veut bannir ces méthodes de recherche médicale. L’idée d’un contre-projet est débattue.» (RTS)
Dans un article paru dans le Tages-Anzeiger, Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche, juge cette initiative «dangereuse», entre autres, parce qu’elle interdirait toute étude clinique. Par ailleurs, elle aurait un fort impact [négatif] sur la place de la recherche suisse.
La Conseillère nationale Valentine Python (Verts/VD) a demandé un contre-projet qui vise la sortie de la Suisse de l’expérimentation animale, «à l’image [d’initiatives pour] la protection du climat». Ce contre-projet était soutenue par une minorité (des parlementaires du PS, des Verts et des Verts-Libéraux).
Matthias Egger estime qu’un tel contre-projet serait risqué: «Dans la protection du climat nous savons ce qu’il faut faire pour arriver à la neutralité climatique de la Suisse pour 2050, les technologies sont disponibles. Mais on ne sait pas encore quand et si on pourra remplacer l’expérimentation animale.» Il avance que la Suisse devrait plutôt viser à devenir leader de l’approche 3R, qui vise à remplacer, réduire et raffiner l’expérimentation animale. En début février FNS avait mis à disposition CHF 20 millions pour cette cause. La parlementaire Valentine Python, de son coté, critique que cette action est trop limité.
Israël, la Suisse et le Royaume-Uni risquent d’être exclus des grands projets de recherche quantique et spatiale de l’UE
«Bruxelles se prépare à exclure les chercheurs basés au Royaume-Uni, en Israël et en Suisse des grands projets de recherche quantique et spatiale, une mesure importante qui, selon les chercheurs et les responsables, pourrait avoir de vastes répercussions sur la collaboration scientifique en Europe.
Selon les derniers projets d’Horizon Europe, des restrictions seront imposées aux partenaires de recherche les plus proches de l’UE dans le cadre de plusieurs concours sur les sciences quantiques et spatiales. Jusqu’à présent, ces projets étaient ouverts aux pays associés [au programme Horizon Europe]».
Portraits d’étudiant-e-s qui souffrent de l’enseignement en ligne
Plusieurs étudiant-e-s universitaires parlent de leurs difficultés rencontrés lors de la pandémie.
L’Unil dans les médias
«Les unis, à l’abri du sexisme?»
A l’occasion de la Journée internationale des femmes,
le 8 mars, la Rectrice de l’Université de Lausanne Nouria Hernandez pose quelques réflexions sur la complexité du phénomène du harcèlement sexuel et du sexisme.
Revue de presse UNIL 10 mars 2021
9Mar2021
Politique des hautes écoles
Réformer les mathematiques pour les rendre plus accessibles aux filles
Réformer les mathématiques afin de les renforcer. C’est l’un des grands chantiers de l’école vaudoise lancés par Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). La conseillère d’État avance «six mesures pour améliorer l’enseignement des mathématiques» qu’elle a présenté à presse lundi (08.03.21) à Renens. La date symbolique a été choisi pour annoncer la nouvelle impulsion genreé qu’elle souhaite donner à l’enseignement des mathematiques.
«Les chiffres actuels illustrent le désamour des filles pour les maths. En 2020-2021, sur les choix d’options spécifiques, seules 28% des filles ont pris maths/physique. Pour les spécialistes, il faut un nouveau regard sur cette branche appelée à devenir à la fois «une science fixe et une science vivante». C’est dans cet esprit que s’esquissent, depuis cet automne, des cours facultatifs de maths dans un collège de Renens.»
Interview avec la nouvelle vice-présidente «pour la transformation de l’EPFL»
L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) s’est dotée d’une vice-présidence pour la transformation responsable. La biologiste Gisou van der Goot, jusque-là doyenne de la Faculté des sciences de la vie, est désormais le visage de cette nouvelle entité qui vise une école plus inclusive et durable depuis début janvier.
Dans l’objectif d’améliorer l’équilibre des genres et grarantir l’égalité des chances au sein de ses institutions, une de ses premières missions est de trouver assez de candidates pour que 40% des offres de nouveaux postes de professeur soient faites à des femmes. Plus généralement, la vice-présidente veut permettre à tous ceux et celles qui cotôient l’EPFL de s’y sentir bien et de profiter des mêmes chances. Une deuxième facette de la « transformation de l’EPFL » s’intéresse à rendre le campus plus vert et de sensibiliser les étudiant-e-s à la durabilité.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mars 2021
8Mar2021
Politique des hautes écoles
Vaud : Le Covid n’a pas trop affecté les résultats des élèves
«Le Canton de Vaud a établi un bilan provisoire des conséquences de la crise sanitaire sur les résultats des élèves de l’obligatoire et des gymnasiens. Le constat est «plutôt rassurant», selon les données réunies à l’issue du premier semestre 2020-2021, a affirmé vendredi le gouvernement.»
Le président de la task force devrait encore pouvoir s’exprimer
Le 26 février, la commission des affaires économiques du Conseil national avait exigé que la task force scientifique ne puisse plus se prononcer sur les mesures contre le coronavirus : cela aurait été une muselière. Vendredi, la Commission a concrétisé sa demande : au moins le président de la Task Force devrait pouvoir continuer à communiquer en public – en étroite concertation avec le Conseil fédéral. La communication de la task force fera l’objet de débat au sein du Conseil national ce lundi, le 08.03.2021.
Chine : plus d’argent pour la recherche et la technologie
La Chine veut à l’avenir dépenser plus de 7 % [du PIB] par an pour la science, comme l’a écrit le gouvernement dans son rapport de travail pour le 13e Congrès national du peuple. Rien que cette année, par exemple, les investissements dans la recherche fondamentale doivent être augmentés de 10,6 %.
Le plan met en évidence sept domaines clés : l’intelligence artificielle de nouvelle génération, l’information quantique, la recherche sur le cerveau, les semi-conducteurs, la recherche génétique et la biotechnologie, la médecine clinique et la santé, et l’exploration spatiale, hauturière et polaire.
La carrière des chercheuses touchées par la pandémie
Le Covid accentue les inégalités de genre dans tous les milieux et jusqu’au hautes sphères de la recherche scientifique. S’occupant davantage que les hommes de la famille, des enfants et des personnes âgées depuis le début de la pandémie, les femmes voient leurs activités professionnelles baisser de manière significative. Une étude du Bureau fédéral de l’égalité souligne que «les femmes bien formées sont celles qui ont subi la plus grande baisse de capacité de travail».
Selon des premiers résultats d’une étude sur le sexisme dans la production scientifique, on peut observer un recul de 11% de la proportion de femmes «premier auteur», passant de 46% à 35% au sein de la production consacrée au Covid en 2020.
Etudier sans maturité : le recteur de l’Université de Zurich prévoit des réformes
Le recteur de l’Université de Zurich, Michael Schaepman détaille sa vision pour l’avenir de l’enseignement de son haute école. Il souhaite notamment ouvrir l’alma mater à toutes et tous et offrir des programmes complémentaires aux existantes pour lesquels une maturité ne serait plus nécessaire pour l’admission. Les étudiant-e-s recevraient un certificat de qualité confirmant que les travaux et examens ont été effectués et réussis, ce qui n’est pas un titre académique. L’admission de personnes sans maturité nécessiterait une modification de la loi .
Par ailleurs, Michael Schaepman propose l’introduction de format d’enseignement différents, par exemple des cours qui durent moins de 45 minutes, et il pourrait s’imaginer de nommer des bâtiments universitaire après des sponsors.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 mars 2021
5Mar2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mars 2021
4Mar2021
Politique des hautes écoles
Franxini – un projet pour nouer le dialogue entre science et politique
Le groupe de réflexion Reatch a lancé le projet Franxini, qui vise à améliorer la compréhension entre le monde scientifique et le monde politique. Ce manque de compréhension mène, selon l’organisation, à des tensions, comme par exemple dans le contexte de la crise COVID-19 et au sujet du climat.
Franxini vise à rendre des chercheurs-euses «aptes à la politique» moyennant trois programmes :
- Le «Policy Innovation Hub» lie des idées scientifiques à des mesures politiques, ce qui augmenterait des chances pour, par exemple, changer une loi dans le secteur de l’énergie.
- Le «Policy Bootcamp» est une formation intensive pour chercheur-e-s sur les bases du système politique suisse.
- Les «Polity-Hives» permettent des échanges entre scientifiques, politicien-nes et d’autres parties de la société pour développer des synergies.
Les membres de Franxini ont tissé un large réseau de soutien ces derniers mois de presque tous les parties politiques. Du coté du monde scientifique, l’épidémiologiste Marcel Salathé (EPFL), le Président du Conseil des EPF Michael Hengartner, l’historien Caspar Hirschi (Université de Saint-Gall), et le physicien du climat Reto Knutti (ETH Zurich) sont impliqués.
Réactions à la révision de la loi Covid-19 qui musèlerait la task force scientifique (4)
Dans le cadre d’une révision urgente de la loi Covid-19, la Commission pour l’économie du Conseil national (CER-N) a proposé «que le public soit informé des mesures prises par le Conseil fédéral dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 exclusivement par le Conseil fédéral et le Parlement». La task force n’est pas nommée, mais c’est bien elle qui est visée.
«Cette proposition est grave et inquiétante, s’insurge le bio-éthicien et rédacteur en chef de la Revue médicale suisse Bertrand Kiefer. La Suisse est un petit pays. Si on réduit les membres de la task force au silence, quel expert va encore pouvoir s’exprimer dans les médias, à part des électrons libres comme moi?»
Pour l’épidémiologiste Marcel Salathé de l’EPFL, «La formulation de cet amendement est vague et il est difficile de se faire une idée de son intention précise. Je suis d’autant plus étonné que les prises de position officielles de la task force sont toujours très mesurées. Je me demande si l’agacement ne vient pas de Twitter, car les experts y expriment plus librement leurs opinions personnelles, ce qui est encore assez inhabituel dans le débat public.»
Dans l’éditorial du Temps, la journaliste Pascaline Minet écrit : «Refuser d’entendre le message des scientifiques, c’est mener une politique de l’autruche qui n’est pas compatible avec l’action publique. En temps de pandémie, la science est plus précieuse que jamais. Le rôle des politiques devrait être de la protéger plutôt que de tenter de la discréditer.»
Selon l’encadré du Temps, «[Les épidémiologistes] cristallisent les rancœurs d’une partie de la population, le plus souvent de manière injustifiée». Les journaux Blick et 20 minutes auraient publié des articles sur certains scénarios «du pire» sans contextualiser l’information sensible. Par ailleurs, selon l’épidémiologiste Julien Riou, il y a un large consensus entre épidémiologistes, depuis le début de l’épidémie. «Les discours alternatifs viennent le plus souvent de scientifiques d’autres disciplines».
Etudiant-e-s précaires à Neuchâtel
Le bureau social de l’Université de Neuchâtel (uniNE) enregistre une hausse de 40% des demandes de soutien financier depuis avril 2020 pour une augmentation de 15 à 20% de son budget. Selon un sondage de le Fédération des étudiant-e-s neuchâtelois-es (FEN), un-e étudiant-e sur 3 a des problèmes financiers. L’université constate également une «hausse considérable» des demandes d’aide psychologique. En conséquence, l’institution a décidé d’assouplir le règlement du Fonds d’aide sociale. Les étudiant-e-s concerné-e-s peuvent également demander une aide rétroactive afin de couvrir les frais engendrés dès le début du semestre dernier. L’Université a également augmenté l’enveloppe totale dédiée à la prise en charge des séances d’aide psychologique.
Parallèlement au soutien financier et psychologique, l’uniNE met en place des webinaires en ligne consacrés à la gestion du stress et à la santé mentale.
«Les étudiant-e-s paient un lourd tribut à la crise»
La Tribune de Genève a lancé un appel à témoignages sur le quotidien des étudiant-e-s en temps de Covid, et a reçu une avalanche de retours qui révèlent un mal-être profond chez une grande partie des étudiant-e-s. Sur trois pages, elle illustre la situation dont les étudiant-e-s font face actuellement et montre comment entre isolement, problèmes psychologiques et financiers et couacs techniques, les étudiant-e-s se sentent souvent mis-es de côté, voir oublié dans la stratégie fédérale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mars 2021
3Mar2021
Politique des hautes écoles
«A Berne, les étudiants ne sont toujours pas considérés «comme le futur de ce pays»»
Aux yeux de la Conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD) , il est nécessaire de mettre davantage de moyens financiers à disposition des jeunes en formation qui ont perdu leur travail. ««Les étudiants sont toujours les grands oubliés de la politique fédérale. Ils sont considérés comme des flemmards et non comme le futur de ce pays», déplore la conseillère nationale Verte âgée de 32 ans. Pour elle, la pandémie démontre une fois de plus que la voix des jeunes est très difficilement entendue.»
Sollicité suite à une publication qui indique qu’en 2016, 18% des futurs diplômés âgés entre 21 et 30 ans rencontrent des difficultés financières, «le Conseil fédéral a répondu que les bourses d’études relevaient essentiellement de la responsabilité des cantons. Il a également sous-entendu que les jeunes pouvaient être responsables de leur endettement via de mauvais comportements de consommation.»
Pour Laurent Woeffray, membre du comité exécutif de l’UNES, les autorités cantonales et les hautes écoles ont pris leurs responsabilités, en augmentant notamment leurs fonds de secours. Il «craint toutefois que cette aide ne soit coupée avec les réouvertures. Son organisation plaide pour qu’elle soit prolongée jusqu’en juin 2022, afin de laisser le temps à l’économie de se rétablir»
Etude sur la sélection d’étudiant-e-s pour les études en médecine
Une étude de l’Université de Berne s’est penché sur les méthodes de sélection des étudiant-e-s pour les études en médecine. Selon cette étude, les notes de la maturité sont un meilleur indicateur de succès pour ces études que le numérus clausus. Selon les auteurs de l’étude, les processus d’octroi de places d’études en médecine devraient également prendre en compte des compétences telles que la communication, le professionnalisme et la collaboration interprofessionnelle. Aux Pays-bas, en Israël, au Canada et aux États-Unis, c’est est déjà une pratique courante d’évaluer ces compétences.
Réactions à la révision de la loi Covid-19 qui musèlerait la task force scientifique (3)
Les multiples prises de parole des membres de la task force scientifique de la confédération déplaisent à un nombre croissant de parlementaires de droite. La Commission de l’économie du Conseil national souhaite interdire aux membres de la task force de s’exprimer sur la crise à l’avenir. La gauche dénonce une tentative de muselage des scientifiques. Alain Berset vient également au soutien des experts, tout comme l’auteur de l’article paru dans higgs.ch. Bertrand Kiefer, médecin et journaliste, juge qu’il est «inquiétant et grave que notre parlement en soit là, […] même Trump n’a pas osé à réduire au silence Anthony Fauci.»
Par ailleurs, la légitimité démocratique de la task force est également mise en cause par une enquête du site re-check, mais Selon Samia Hurst, bio-éthicienne et Vice-présidente de la task force, cela se pose sur un malentendu, car la task force n’est pas un organisme étatique mais une «émanation du monde scientifique».
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
L’Unil dans les médias
Interview de Marianne Schmid Mast, future Doyenne de la Faculté des HEC
«La Prof. Marianne Schmid Mast vient d’être élue Doyenne par le Conseil de Faculté de HEC Lausanne (UNIL) et confirmée dans ses fonctions par la direction de l’UNIL. Interview et portrait de celle qui prendra ses nouvelles fonctions en août 2021.»
Revue de presse UNIL 3 mars 2021
2Mar2021
Politique des hautes écoles
Réactions à la révision de la loi Covid-19 qui musèlerait la task force scientifique (2)
Avec la révision sur la loi Covid-19, le rôle de la task force scientifique de la Confédération est remis en question. Selon la proposition voté à une courte majorité de la Commission de l’économie du Conseil national, elle ne doit plus s’exprimer publiquement sur les mesures liés au Covid-19. Cette compétence serait réservé au parlement et au Conseil fédéral. Cette position est clarifié dans le journal en ligne nau, qui a interrogé Petra Gössi, présidente du PLR.
La proposition suscite des réactions fortes du monde politique et scientifique du pays.
««Il s’agit clairement de museler la task force, réagit Sophie Michaud Gigon (Verts/VD), «On ne peut pas simplement faire taire ces experts sous prétexte qu’ils rapportent des faits qui nous déplaisent et retardent des réouvertures tant attendues.» […] Lancé lundi, l’appel des Verts a récolté plus de 3000 signatures. Sophie Michaud Gigon doute d’ailleurs que le parlement valide une telle mesure. «Il s’agit d’une attaque violente tant envers la liberté scientifique qu’envers la liberté d’expression inscrites dans la Constitution.»» (24 heures)
«Membre de la CER-N, Samuel Bendahan (PS/VD) ne cache pas sa colère: «Il s’agit d’un acte de censure du travail effectué par des scientifiques indépendants. Elle est comparable aux efforts déployés par les républicains américains pour museler le discours scientifique», réagit-il. » (Le Temps)
Vice-présidente de la task force, Samia Hurst signale que dans une démocratie, toutes les voix doivent pouvoir s’exprimer. Elle plaide pour une communication ouverte sur l’état des connaissances scientifiques pour permettre à la société à tous les niveaux de réagir en temps réel. (RTS : La Matinale)
Pour le politicien et médecin Felix Gutzwiller, la cause pour ce mécontentement envers la task force est à trouver dans les débuts de la pandémie, ou chacun-e de ses membres s’est manifesté de son côté sur les réseaux sociaux, plutôt que de se présenter en tant qu’équipe unie. Pour lui, la science doit être intégrée de telle sorte qu’elle ne produise plus de perplexité, mais soutient la politique. L’opinion consolidée des scientifiques est au premier plan et non le profilage personnel. (SRF News)
Le journaliste Nik Walter écrit: «Le fait que la task force soit maintenant soumis à un feu aussi vif de la part du spectre politique de droite et des sceptiques du Covid est une évolution dangereuse.» Par ailleurs, la reproche que la task force ferait soi-même de la politique serait «simplement grotesque». (Der Bund)
La professeure en Immunologie de l’Université de Genève, Isabelle Eckerle, est contente de n’avoir jamais fait partie de la task force: «Le conseil politique devient ridicule, [… ] à un moment ou à un moment où la voix (forte) de la science est plus que jamais nécessaire !» (Basellandschaftliche Zeitung bz, Tweet)
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
- COVID-19
Suggestions pour une plus grande d’égalité de chances dans le système éducatif
Le Professeur en sociologie Daniel Oesch à l’UNIL propose quatre réformes pour améliorer l’égalité des chances dans l’enseignement : renforcer l’éducation et les soins préscolaires, diminuer la sélection précoce des enfants en fonction du type d’école au niveau secondaire, renforcer la maturité professionnelle et finalement augmenter le taux de maturités (particulièrement en Suisse alémanique).
Le Valais ouvrira une filière Ecole supérieure en soins infirmiers à Monthey
«Le canton du Valais ouvrira bien en mars sa filière Ecole supérieure (ES) en soins infirmiers à Monthey. Prévue cet automne, la mise en service du site avait été reportée en raison du coronavirus.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 mars 2021
1Mar2021
Politique des hautes écoles
Réactions à la révision de la loi Covid-19 qui musèlerait la task force scientifique (1)
Dans le cadre d’une révision urgente de la loi Covid-19, la Commission pour l’économie du Conseil national a proposé «que le public soit informé des mesures prises par le Conseil fédéral dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 exclusivement par le Conseil fédéral et le Parlement».
Cette proposition a suscité beaucoup de réactions dans les réseaux sociaux. Les Verts ont lancé un appel pour la liberté de la science.
Et selon le Conseiller national Cédric Wermuth (PS, AG), ce n’est pas seulement la Task force scientifique qui serait muselée par cette loi, mais l’ensemble des scientifiques, l’OFSP, les administrations, les cantons, les instituts de recherche et des universités et les hôpitaux. Le vice-président de la Commission pour l’économie rejette cette interprétation et dit que cela concerne seulement la Task force. Cette dernière insiste de son coté sur son droit d’évaluer la situation de manière indépendante.
Le prix croissant du progrès scientifique
Deux études se sont penchés sur l’impact des dépenses publiques pour la recherche sur le développement économique, en Allemagne, aux États-Unis et en Chine. Ils ont indiquent qu’il devient de plus en plus cher de faire du progrès scientifique, et que les dépenses dans la recherche connaissent une plus grand croissance que l’économie.
L’auteur d’une des études, Paul Hünermund de la Copenhagen Business School plaide pour des frontières ouvertes pour des produits et des idées. Par ailleurs, il estime que l’État devrait investir plus d’argent dans des produits et services innovateurs pour encourager la recherche et le développement, tout en modernisant les infrastructures publiques.
Un nouveau mouvement apporte son soutien pour l’accord-cadre
Un nouvel acteur entre en jeu pour soutenir l’accord institutionnel entre la Suisse et l’Union européenne : Progresuisse. Regroupant plus de 60 personnalités issues de la politique, du monde de l’économie et de la science, dont les recteurs-rice des Universités de Fribourg, Lugano, Berne et Zurich.
Le mouvement souhaite stimuler «un débat substantiel et constructif» sur la portée de cet accord et défendre la voie bilatérale. Un échec de l’accord aurait des conséquences lourdes pour la recherche et la collaboration scientifique internationale.
Les universités françaises sont accusées d’être des nids de militantisme
Les universitaires français se déchirent sur la question de savoir si l’islamo-gauchisme est une menace pour la liberté académique.
Cette polémique a pris de l’ampleur quand la ministre de l’enseignement Frédérique Vidal avait déclarée il y a deux semaines : «Moi, je pense que l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et que l’université n’est pas imperméable. […] Ce que l’on observe, c’est que des gens peuvent utiliser leur titre et l’aura qu’ils ont […] pour porter des idées radicales ou militantes.» Par ailleurs, elle a elle a annoncé qu’elle demanderait au Centre national de la Recherche scientifique (CNRS) de faire une enquête «de manière à distinguer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève du militantisme».
La Conférence des présidents d’université a fait part de sa «stupeur face à une nouvelle polémique stérile» et a estimé que «l’islamo-gauchisme n’est pas un concept». Le CNRS va plus loin, disant qu’il s’agit d’une «pseudo-notion qu’il convient de laisser à l’extrême droite.» Le Matin Dimanche a donné la parole au Maitre de conférence de philosophie à Sorbonne, Pierre-Honri Tavoillot, qui estime que ce terme est un courant de pensée «très clair» et que cette polémique est «très saine».
Université de Zurich : acquittment pour tricheur-euse-s présumés
L’Université de Zurich (UZH) abandonne les accusations contre deux étudiant-e-s pour tricherie lors des examens en ligne. Les accusé-e-s avaient résolu l’examen dans la même maison, en utilisant le même WLAN. Le degré élevé de concordance entre les résultats a été cité comme preuve de leur prétendue tricherie. Le père d’une des étudiant-e-s en question a qualifie le processus de « circonstanciel » et a demandé à ce que les accusations fassent l’objet d’une enquête. L’UZH a refusé de mener une analyse statistique de tous les examens et a fini par abandonner les accusations. Aucune procédure formelle a été ouverte.
L’Université ne souhaite pas commenter davantage cette affaire mais souligne qu’au printemps, un total de 230 cas suspects ont été identifiés dans 39 000 examens en ligne, dont environ la moitié a admis avoir triché. 40 dossiers ont été ouverts. Dans 32 cas, le soupçon a été confirmé, 8 étudiant-e-s ont avoué au cours de la procédure.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er mars 2021
26Fév2021
Politique des hautes écoles
Pression de la politique pour retourner à l’enseignement en présentiel
Silvia Steiner, Conseillère d’Etat (ZH) et présidente de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), estime que les concepts de protection contre le COVID-19 fonctionnent dans les Hautes écoles et universités suisses. Elle s’inquiète que les étudiant-e-s pourraient avoir des lacunes de connaissances due à l’enseignement en ligne. Elle vient d’adresser au Conseil fédéral une lettre dans laquelle elle demande de reprendre l’enseignement en présentiel aussi tôt que possible.
Selon l’article, le Conseil fédéral décidera «probablement» le 22.03.2021 d’une potentielle reprise de l’enseignement en présentiel.
A l’Université de Fribourg, le test d’entrée pour les études de médecine favoriserait les germanophones
Selon Stéphane Cook, membre du comité scientifique du test d’aptitude AMS de swissuniversities, le numérus clausus fribourgeois pénalise les francophones par rapport aux alémaniques : «L’année passée, les scores des francophones ont été inférieurs de près de 24% à ceux des germanophones. C’est encore plus marqué chez les femmes. […] Le principal problème, c’est que les alémaniques, contrairement aux romands, ont accès à des cours préparatoires, organisés dans les régions de Zurich et de Bâle». Marius Widmer, porte-parole de l’Université de Fribourg, estime que ces deux populations ne sont pas comparables, car les étudiant-e-s francophones ont la possibilité de commencer leur première année de médecine à l’UNIL sans devoir passer de test d’aptitude.
Nouvel appel à prolonger les contrats des chercheurs-euses précarisé-e-s par le Covid-19
Dans les hautes écoles suisses, plus de 80% des enseignant-e-s/chercheurs-euses ont un contrat à durée déterminée, souvent accompagnés d’un financement lié à un projet de recherche particulier. La limitation de voyager, l’impossibilité de se réunir ou de consulter les bibliothèques et centres d’archives ont causé d’importants retards dans les travaux de chercheurs-euses. La section vaudoise du Syndicat des services publics (SSP Vaud) demande dans un communiqué du 22.02.2021 une prolongation d’au moins un an des contrats précaires.
A l’heure actuelle, l’Université de Lausanne (UNIL) n’a pas encore pu prendre position, faute de temps.
UNINE et OFS renforcent leur coopération dans le domaine de la numérisation
L’Université de Neuchâtel (UNINE) et l’Office fédéral de la statistique (OFS) renforcent leur coopération dans le domaine de la science des données et des méthodes statistiques.
Islamo-gauchisme: «On nage en pleine confusion»
La ministre française de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a récemment dit que «l’islamo-gauchisme gangrenait la société dans son ensemble», pointant notamment les facultés des sciences sociales.
Le Temps a interviewé le professeur Nicolas Bancel de l’UNIL, spécialiste du fait coloniale et des questions post-coloniales, ainsi que Pascal Engel, professeur de philosophie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sur ce sujet polémique.
«Réseaux alumni, ces clubs très privés»
«Dans certaines écoles qui proposent des formations très axées business, les réseaux d’anciens élèves jouent un rôle clé.
Aussi bien pour les institutions que pour les diplômés.»
L’Unil dans les médias
La future Direction de l’UNIL se présente
Le jeudi 25 février, le Conseil de l‘UNIL a validé la nouvelle Direction de l’Université de Lausanne. Emmenée par le recteur Frédéric Herman, elle entrera en fonction le 1er août 2021.
Revue de presse UNIL 26 février 2021
25Fév2021
Politique des hautes écoles
Proposition pour améliorer l’égalité des chances dans l’éducation suisse
Le Secrétaire général de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales (ASSH) Markus Zürcher estime que face au développement démographique, le système d’éducation suisse ne forme pas assez de personnes hautement qualifiés pour correspondre au besoin du marché de travail, par exemple dans des professions de soins infirmières.
Selon un rapport de l’ASSH en 2009, le problème consiste d’une trop grande sélection au dépens de l’intégration. Le SEFRI et la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) «n’ont pas apprécié ces analyses». Ils se seraient plaints que le fédéralisme dans le système éducatif n’était pas respecté et que le rapport poursuivait un agenda politique plutôt que scientifique.
En 2018, le Conseil suisse des sciences (CSS) s’est penché sur la question de la sélection sociale. Dans un article paru en 2015, Wolf Linder, politologue et membre du CSS, avait déjà constaté que la «révolution de l’éducation», qui a débuté en 1959, 1963, et 1964 avec des rapports d’experts, n’a pas été achevée parce que les «réserves de talents» des classes défavorisées sur le plan éducatif (« bildungsfern ») ne sont pas exploités.
En 2019, la Commission du Conseil national de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) a repris les proposition du CSS dans une motion. Cette dernière a été acceptée par le Conseil national, mais rejetée par le Conseil fédéral et le Conseil des États. Markus Zürcher regrette que ces efforts politiques «ont fini en eau de boudin». Par ailleurs, le Message FRI du Conseil fédéral pour 2021-2024 «n’est que faiblement réceptive à ces préoccupations», en soulignant l’égalité formelle des chances et la compétence des cantons pour les questions de l’éducation.
En 2020, les Académies suisses des sciences ont publié une étude sur la «pression de la tertiarisation», qui indique un «dysfonctionnement de la sélection précoce». Selon Markus Zürcher, le passage d’un système de sélection à un système de promotion serait facile à réaliser, à l’instar des écoles privés. Ces écoles derniers encouragent les élèves de la crèche jusqu’à la 9ème année selon leurs facultés, talents, potentiation et capacités. Sa sélection aurait lieu à la fin de l’école obligatoire auprès des institutions qui les accueillent ensuite.
Programmes bilatéraux de la Confédération pour la coopération en matière de recherche et d’innovation avec les partenaires extra-européens pour la période 2021-2024
«Le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pour les années 2021 à 2024 prévoit la poursuite des programmes de coopération lancés en 2008 avec les partenaires extras-européens.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 février 2021
24Fév2021
Politique des hautes écoles
«Israël, la Suisse et le Royaume-Uni rejoindront Horizon Europe d’ici la fin de l’année»
En début de semaine, le Conseil européen de la recherche a annoncé qu’il accueillerait les demandes «conditionnelles» de chercheur-e-s basés au Royaume-Uni, ainsi que de Suisse, d’Israël et d’autres pays associés à Horizon 2020, pour un financement dans le cadre d’un appel annoncé lundi, malgré le fait que les règles de participation de ces pays n’ont pas encore été fixées.
Selon la ministre de l’éducation et de la science de Slovenie Silona Kustec, «des questions politiques sans rapport avec la politique de recherche et d’innovation» restent en suspens, mais «je constate une volonté des deux côtés et je reste donc optimiste quant à la possibilité que la Suisse soit également associée d’ici la fin de l’année».
Incident antisémite lors d’une conférence Zoom à l’Université de Bâle
Lors d’une journée d’information destinée aux gymnasien-nes, la filière des études juives à l’Université de Bâle a été présenté via Zoom. Plusieurs participant-e-s ont perturbé la conférence en partageant des contenus et des propos antisémites. L’université condamne ces attaques et a déposé une plainte pénale.
«Islamo-gauchisme»: les libertés académiques françaises sur la sellette
«Déjà secoué par la précarité estudiantine et par une loi de programmation de la recherche qui fédère contre elle la quasi-totalité des enseignants chercheurs, le monde universitaire français est frappé par une nouvelle polémique. La semaine dernière sur CNews, la ministre de la Recherche Frédérique Vidal a dénoncé «l’islamo-gauchisme» qui sévirait dans les universités françaises, pointant du doigt de «nouvelles radicalités»: décolonialisme et autres champs de recherche issus des «cultural studies».»
Plus de 600 membres du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche dénoncent, dans une tribune au «Monde» paru le 20.02.2021, la «chasse aux sorcières» menée, selon eux par, leur ministre de tutelle.
La polémique sur la prétendue infiltration des universités par les partisans de l’idéologie de l’«islamo-gauchisme» couve depuis quelque temps. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur la laïcité et le «séparatisme islamiste», que Macron veut endiguer par une nouvelle loi.
Outre-Atlantique, le média Vice rappelle l’échéance-clé des élections présidentielles françaises en 2022.
Selon la NZZ, en «Fin octobre déjà, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer avait affirmé que l’idéologie faisait de sérieux dégâts dans les universités. Même à cette époque, les universités et les représentants des étudiants avaient résolument rejeté l’accusation. Cependant, une centaine de chercheurs avaient également soutenu la critique de [M.] Blanquer dans un article, parmi lesquels des noms éminents comme Gilles Kepel et Pierre Nora. A l’époque, [Mme] Vidal, la ministre de la recherche responsable des universités, s’était tenu à l’écart de la controverse.»
Vers une gratuité des protections menstruelles dans les universités en France
«Les protections périodiques devraient être gratuites à la rentrée prochaine en France pour toutes les étudiantes, a annoncé mardi la ministre française de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Dans les prochaines semaines, les résidences universitaires publiques et les services de santé universitaires seront équipés en distributeurs de protections hygiéniques, a annoncé la ministre lors d’une rencontre à Poitiers avec des étudiants. […]
Cette annonce intervient alors que la ministre est dans la tourmente ces derniers jours, prise au cœur d’une polémique qu’elle a provoquée par ses sorties sur l' »islamo-gauchisme », un terme flou repris du vocable de l’extrême-droite et évoquant une convergence entre une partie de la gauche et l’islamisme. Alors que beaucoup lui ont reproché de n’avoir pas saisi la détresse des étudiants empêtrés dans la crise du Covid-19, elle a suscité un tollé dans les universités en demandant une enquête sur l’islamo-gauchisme dans la recherche en France.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 février 2021
23Fév2021
Politique des hautes écoles
L’idée d’une «task force climatique» fait son chemin en Suisse
Le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité s’annoncent comme les prochaine grandes crises mondiales. Mais pour beaucoup d’expert-e-s, la science peine à se faire entendre par là politique, par manque de coordination. Pour combler ce manque, l’idée de fonder une task force pour le climat est discuté sur les ondes de la RTS. Le directeur de l’institut d’écologie végétale de l’Université de Berne Markus Fischer et l’épidémiologiste Marcel Tanner, Président de l’Académie suisse des sciences, s’expriment en faveur de la création d’un tel organe, qui pourrait augmenter l’efficacité de la distribution de l’information. Par ailleurs, une telle task force aurait comme avantage de mobiliser et intégrer l’expertise provenant d’un plus grand nombre de disciplines.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- collaboration hautes écoles – politique
- recherche – impact
- durabilité et climat
Avant la pandémie, trois quarts des étudiants travaillaient à côté de leurs études
«Tout en suivant leur formation, les étudiantes et étudiants exercent une activité rémunérée pendant en moyenne 9,7 heures par semaine. Trois quarts d’entre eux travaillent à côté de leurs études, selon une analyse effectuée avant la pandémie.»

Dépôt d’une pétition qui demande l’arrêt des expérimentations animales
Une pétition déposée auprès du Parlement demande à ce que ce dernier s’engage pour une recherche biomédicale «plus efficace et plus pertinente pour l’homme», sans expérimentation animale. Signée par 27 organisations de protection des animaux et de la nature ainsi que par 13’000 citoyennes et citoyens. Concrètement, 50% des fonds publics destinés à la recherche biomédicale devraient aller exclusivement à des méthodes de recherche alternatives, souhaitent les pétitionnaires.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 février 2021
22Fév2021
Politique des hautes écoles
L’épidémiologiste Marcel Salathé quitte la Taskforce et fonde sa propre organisation
Le professeur en épidémiologie digitale à l’EPFL, Marcel Salathé, qui avait annoncé son départ de la Taskforce scientifique Covid-19 en janvier, vient de s’associer à plusieurs personnes issues du monde des affaires et du monde universitaire pour fonder l’organisation CH++. Cette organisation a le but d’améliorer les compétences numériques et technologiques de la population, des politicien-ne-s et de l’administration en Suisse.
Marcel Salathé déclare dans Heidi.news: «Notre but est de faire avancer les choses et, entre autres, de convaincre des scientifiques ayant des affinités technologiques et numériques de se lancer en politique. Mais, nous ne nous voyons pas comme une force d’opposition politique. Nous voulons que la Suisse avance dans ces domaines: le pays à plus de vingt ans de retard!»
Une association facilite la vie aux étudiant-e-s réfugié-es à Fribourg
L’article présente le travail de l’association estudiantine Orientation-Formation-Information (OFI) de l’Université de Fribourg, qui soutient les étudiant-e-s réfugié-e-s dans leur intégration dans l’Université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 février 2021
19Fév2021
Politique des hautes écoles
«L’idéal de l’égalité s’est atrophié»
Le professeur en Philosophie de l’EPFZ Lutz Wingert explique pourquoi il fait partie du «Netzwerk Wissenschaftsfreiheit» (Réseau pour la liberté académique).
Ce réseau de chercheur-e-s alémaniques s’est formé en février à l’occasion de l’influence croissante du phénomène «cancel culture» dans les universités. Cela dit, le professeur Lutz Wingert précise qu’il ne s’agit pas d’une alliance «de droite» contre les études genres et la recherche sur le racisme ou le post-colonialisme. Lui-même estime que la liberté académique est menacée par l’influence de grandes entreprises, de gouvernements despotiques et par le relativisme culturel.
«Europe, ton Université est en danger.»
Le professeur à l’IHEID Jean-François Bayart s’inquiète pour la liberté académique en Europe, en particulier en Turquie, mais également en Grèce, Hongrie, Pologne et France.
L’Université de Berne s’engage contre les discours de la haine
Suite à une parution dans l’Emission SRF «Einstein», trois astrophysiciennes de l’Université de Berne ont reçues des commentaires offensants. L’Université de Berne souhaite s’engager contre des tels discours à la haine et veut mieux suivre ce genre de questions et activement soutenir les personnes touchées. Par ailleurs, l’Alliance F a lancé la campagne stophatespeech.ch.
L’e-convivialité, un remède au mal-être des étudiant-e-s?
Pour apporter du réconfort à des étudiant-e-s isolé-e-s en raison des mesures sanitaires qui imposent une fermeture des universités et des cours essentiellement en distanciel, une enseignante à Paris a monté une plateforme qui vise à recréer les relations informelles entre étudiant-e-s.
Par là, la docteure en droit Suzanne Vergnolle souhaite «remettre la convivialité au cœur du sujet : c’est ce qui manque le plus aux étudiants dans la configuration des enseignements à distance. Il répond au besoin d’affiliation qui ne se crée pas dans des projets de travail ou dans des travaux collectifs mais dans tout ce qui relève de la convivialité, des temps informels partagés entre pairs, des discussions de couloir.»
Aujourd’hui, Madeleine Café compte 90 inscrit-e-s et des universités et filières sont ajoutées au fur et à mesure, dès qu’un «référant» au sein de l’université donne les informations nécessaires au lancement.
Anticiper le mal-être des étudiant-e-s grâce aux webcams
Selon une étude américaine publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), les webcams pourraient servir aux enseignant-e-s comme outil pour surveiller l’attention de leurs étudiant-e-s lors des cours en ligne et de détecter un manque de concentration afin de prévenir un décrochage.
Selon les auteur-e-s de l’étude, les variations du regard sont un bon indicateur pour mesurer l’attention des élèves et prédire leurs résultats à des questionnaires sur les cours diffusés juste après ceux-ci. Un outil qui détecte ces variations pourrait être mis à disposition des enseignant-e-s. «Ainsi, il serait potentiellement plus facile de repérer un étudiant préoccupé, ou dont la santé mentale se détériore, en suivant l’évolution de son regard au fil du temps, plutôt que d’attendre une action de sa part, lorsqu’il sera en détresse maximale.»
Cependant, cette mesure préventive pose des questions de faisabilité: certain-e-s étudiant-e-s ne souhaitent ou ne peuvent pas allumer leur webcam et ils-elles ne peuvent pas être contraint à se faire filmer.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 février 2021
L’UNIL attend le feu vert pour reprendre les cours bimodaux
«L’Université de Lausanne (UNIL) attend le feu vert pour reprendre l’enseignement mixte en ligne et en présentiel. Grâce à la campagne de vaccination en cours, «nous avons le droit d’espérer que la situation sanitaire va s’améliorer», explique jeudi Giorgio Zanetti, vice-recteur chargé de l’enseignement à l’UNIL. Le rectorat ne prévoit pas une reprise des cours uniquement en présentiel. Car certains étudiants craignent de se rendre sur le campus pour raison de santé, d’autres n’ont pas prévu de logement à proximité pour le 2e semestre, qui débute lundi.»
18Fév2021
Politique des hautes écoles
UNIGE: Les étudiant-e-s en psychologie lancent l’alerte sur leur santé mentale
Un sondage de l’Association d’étudiant-e-s en psychologie (ADEPSY) de l’Université de Genève vise à comprendre comment le passage en ligne pendant le deuxième confinement a été vécu par les étudiant-e-s «sur le plan de l’enseignement, de l’évaluation des connaissances et de leur santé mentale». Par ailleurs, 27% des étudiant-e-s qui ont répondu au questionnaire ont dit avoir eu des pensées suicidaires depuis la deuxième vague.
Le document identifie également «les points déterminants qui pourront servir à améliorer le semestre de printemps 2021 qui a déjà été annoncé au moins partiellement en ligne.»
Critique de la bureaucratie scientifique en Suisse
Les présidents des EPF et le président du Conseil des EPF avaient prédit en avril 2020 que le monde scientifique allait être changé de façon durable à cause de la crise du Corona. Pour eux, la création de la task force scientifique sous l’égide du FNS était un signe de ce changement.
Depuis, le FNS et Innosuisse ont créé de nouveaux programmes de recherche et d’innovation (le PNR 78 «COVID-19», le programme d’impulsion Force d’innovation Suisse et l’Initiative Flagship). L’auteur de l’article se demande si cela signifie le début d’une «ère scientifique», ou si la «bureaucratie scientifique» continue.
L’auteur traite ensuite les tensions entre la task force et la politique. Par ailleurs, il se demande pourquoi la collaboration entre hautes écoles et entreprises reste «relativement compliqué» dans des facultés des sciences humaines et sociales («Philosophie») et de droit.
L’auteur estime que le système scientifique suisse est déjà «abondamment saturé», il se demande donc quels sont les instruments d’encouragements qui sont redondants, ne remplissent pas les pas leurs fonctions, se recoupent, ou manquent d’efficacité (e.g. Cost ou Eureka).
Par ailleurs, l’auteur regrette le financement de la recherche politiquement motivé, notamment sur les questions énergétiques.
L’UNIGE se dote d’une Charte pour la science ouverte
«L’engagement de l’alma mater en faveur du partage des connaissances scientifiques ainsi que son adhésion aux principes de la science ouverte se traduisent aujourd’hui par la publication d’une charte. Une feuille de route, détaillant les principales actions à mettre en œuvre, accompagne le document.»
L’expérimentation animale sera-t-elle interdite en Suisse?
«L’éducation et la recherche ne seront pas au centre des débats de la session de printemps du Parlement fédéral. Mais l’initiative populaire visant à interdire l’expérimentation animale et humaine ainsi que la résolution des dernières divergences sur la Loi sur les EPF promettent des discussions passionnantes, qui toucheront directement le secteur de la recherche suisse et le Domaine des EPF.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 février 2021
17Fév2021
Politique des hautes écoles
L’UNINE connaît une Explosion de demandes d’aide financières
««On assiste à une augmentation d’environ 40% des demandes d’aide financière depuis avril 2020», chiffre Géraldine Renggli, responsable du bureau social de l’Université de Neuchâtel. […] Afin d’offrir un soutien plus important, les critères du Fonds d’aide sociale de l’Unine viennent tout juste d’être allégés. Exceptionnellement, les étudiants qui n’ont pas pu obtenir d’aide financière parce qu’ils commençaient leur premier semestre à l’université pourront déposer une demande pour des frais rétroactifs. Les plafonds maximaux des aides financières par cursus ont aussi été assouplis. Les étudiants qui ont atteint la limite prévue par le règlement pourront, à titre exceptionnel, obtenir une aide supplémentaire.»
L’Université d’Utrecht présente une nouvelle vision sur la reconnaissance et les récompenses des membres de la communauté universitaire
Selon un nouveau document de «vision», L’Université d’Utrecht soutient la science en libre accès et «vise à accélérer et à améliorer la science et l’érudition («scholarship») ainsi que leur impact sur la société. La science ouverte exige un engagement total en faveur de l’ouverture, fondé sur une vision globale des relations avec la société. La transition en cours vers la science ouverte nous oblige à reconsidérer la manière dont nous reconnaissons et récompensons les membres de la communauté universitaire. Elle devrait privilégier le travail d’équipe par rapport à l’individualisme et appelle à une culture universitaire ouverte qui favorise la responsabilité, la reproductibilité, l’intégrité et la transparence, et où le partage (accès ouvert, données et logiciels FAIR) et l’engagement du public sont des pratiques quotidiennes normales.»