«Le canton de Zurich innove dans l’intégration de la communauté musulmane face au danger du séparatisme. Comme l’Université de Genève, il va proposer dès 2022 une formation continue aux imams et aux autres personnes prenant en charge des fidèles.» Le cours est mis sur pied par le Centre suisse islam et société de l’université de Fribourg, sur mandat du canton de Zurich.
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Filtres des articles
23Avr2021
Politique des hautes écoles
Retour partiel de l’enseignement en présentiel à l’Université de Zurich
A partir du 03.05, certains cours et événements de l’Université de Zurich auront à nouveau lieu en présentiel. Cela dépend du nombre des participant-e-s. Les cours pour un grand public continuent à être exclusivement en ligne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2021
Retour sur le campus de l’UNIL «au compte-gouttes»
Lors d’une séance d’information, la direction de l’Université de Lausanne (UNIL) a présenté les différentes options pour une reprise des cours en présentiel. La limite imposée de 50 étudiant·e·s par auditoire implique que de nombreux cours vont rester en ligne jusqu’à la fin du semestre actuel dû à leur taille. Seuls les cours à petits effectifs pourront revenir sur le campus.
22Avr2021
Politique des hautes écoles
Courrier de lecteur en défense à l’aumônerie de l’Université de Genève
Un article du 19 avril rapporte que la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes demande la suppression de l’aumônerie de l’Université de Genève, qu’elle accuse de faire de la «propagande». Le député Sylvain Thévoz [PS, GE] vient à la défense de ce service: «Au sein de cette aumônerie œcuménique, aucune trace de propagande, aucun prosélytisme […] Voir «aumônerie» et tirer, est une forme de «cancel culture» extrême. Cela revient à nier une histoire et un service. Cette députée aimerait-elle aussi effacer les cours de sciences de religion ou de théologie donnés à l’Université parce que le mot «Dieu» y est prononcé? […] À un moment où la situation des étudiant·e·s est extrêmement préoccupante, et leurs souffrances fortes, tirer sur une aumônerie est à la fois ridicule et déplacé.»
Le Conseil fédéral fixe les objectifs stratégiques 2021-2024 pour le domaine des EPF
«Le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2021 à 2024. Le maintien d’un niveau d’excellence en comparaison internationale dans la recherche et l’enseignement jouit de la plus haute priorité. Les objectifs stratégiques concordent, par leur calendrier et leur teneur, avec l’enveloppe budgétaire allouée par la Confédération, qui s’élève à 10,8 milliards de francs pour la période de financement actuelle.»
Un des objectifs pour le domaine des EPF est de «renforcer la collaboration avec les universités cantonales, les hautes écoles spécialisées et les partenaires de recherche privés et encourager l’esprit d’entreprise auprès des membres de ses institutions.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2021
21Avr2021
Politique des hautes écoles
Faire dialoguer sciences et théologie
L’Université a lancé un nouveau programme académique qui a pour but d’encourager le dialogue entre la théologie et les sciences de l’univers sur des questions existentielles. «Premier de ce genre en Suisse, ce plan de collaboration entre disciplines scientifiques et théologie propose, d’une part, de nouveaux enseignements transversaux aux étudiants sur les origine de la vie, et d’autre part, une série de conférences ouvertes au grand public.» Ghislain Waterlot, responsable académique du programme et doyen de la Faculté de théologie, est interviewé par Le Temps.
Evincé au profit d’une femme un candidat professeur a actionné le Tribunal cantonal fribourgeois
«Estimant que sa postulation avait été abusivement écartée au profit de celle d’une femme, alors qu’il avait pourtant la faveur d’une majorité de la commission chargée de préaviser les candidatures, un aspirant professeur de théologie a été débouté par le Tribunal cantonal fribourgeois (TC). […] [Celui-ci] a jugé que le Rectorat de l’Université de Fribourg ne s’était pas rendu coupable de discrimination et que la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes l’autorisait à donner la préférence à une candidature féminine, à qualifications égales ou équivalentes. En l’espèce, il ressort même du dossier qu’un expert extérieur avait considéré que la candidate finalement retenue répondait mieux que le recourant aux aptitudes requises pour le poste.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 avril 2021
20Avr2021
Politique des hautes écoles
«Face au virus, pas de plan B pour la maturité fédérale»
Dans le cas où les examens de maturité fédérale et «passerelles» dans des écoles privées doivent être annulés pour des raisons sanitaires, aucun plan B n’est envisagé. Le Conseil fédéral a établi cette ordonnance en suivant les recommandations de la Commission suisse de maturité. Les candidat·e·s à l’examen fédéral de maturité se retrouveraient alors sans diplôme, ce qui leur ferait rater la rentrée universitaire. Les candidat·e·s à la maturité gymnasiale, par contre, bénéficieraient de dérogations en cas de force majeure. Les notes pourraient par exemple être calculées sur la base des résultats de la dernière année enseignée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 avril 2021
19Avr2021
Politique des hautes écoles
Retour sur les bancs des auditoires
Les allégements annoncés par le Conseil fédéral concernant l’enseignement universitaire entrent en vigueur aujourd’hui, 19.04. Les universités doivent planifier cette transition dans des délais très courts. Selon le SonntagsBlick, «il parait que les universités ont été surprises» par cette ouverture rapide. La majorité des universités souhaite introduire un modèle d’enseignement hybride (en présentiel et en ligne en même temps) pour prendre en compte les différentes situations dans lesquelles les étudiant·e·s se trouvent actuellement.
De plus, les contraintes sanitaires posent des problèmes logistiques. «Même un séminaire réunissant 30 étudiant·e·s ne pourrait en accueillir que 10 à la fois dans sa salle d’origine», note le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger.
L’Université de Neuchâtel profite de la petite taille de son corps estudiantin. Contrairement à d’autres grandes universités, de nombreux cours comptent moins de 50 participant·e·s et pourront ainsi être suivis sur place assez facilement.Pour ceux qui dépassent cette limite, il y a deux cas de figure. Entre 51 et 100 participant·e·s, deux groupes d’étudiant·e·s sont formés
et l’un vient en classe les semaines paires, l’autre les semaines impaires. Au-delà de 100, l’organisation se fait au cas par cas.
l’Université de Genève, comptant près de 20 000 étudiant·e·s, maintient ses enseignements en ligne jusqu’à la fin du semestre. Pour assurer une forme de stabilité aux étudiant·e·s et enseignant·e·s, et en considérant l’impossibilité de revenir pour les étudiant·e·s étrangers.
Le neuroscientifique Dominique de Quervain quitte la task force Covid-19
«Le neuroscientifique Dominique de Quervain, professeur à l’Université de Bâle, a claqué à son tour la porte de la task force scientifique Covid-19. […] Sur Twitter, il a annoncé le 16 avril 2021 sa décision, dénonçant le «corsetage politique» qui empêche «l’information scientifique non filtrée». Le spécialiste a annoncé rester «à la disposition du public de manière indépendante».»
Par ailleurs, le Président de la task force Martin Ackermann affirme que cette dernière n’avait pas été consultée pour la récente décision d’ouverture du Conseil fédéral.
L’aumônerie de l’Université de Genève accusée de propagande
«Interpellé par une députée PLR, le Conseil d’État a dû justifier l’existence d’une aumônerie œcuménique au sein de l’UNIGE.»
Nouveau programme interdisciplinaire entre théologie, philosophie et cosmologie à l’UNIGE
L’Université de Genève (UNIGE) se dote d’un nouveau programme interdisciplinaire qui vise à créer un dialogue entre théologie, philosophie et cosmologie pour croiser les savoirs sur l’énigme des origines de la vie et le sens de l’être humain dans l’univers. Dans un interview, la Vice-doyenne de la Faculté de théologie, Élisabeth Parmentier présente ce nouveau projet.
Le gouvernement hongrois confie des universités publiques à des fondations privées
«Le gouvernement hongrois transfère des universités, des châteaux, des terres agricoles et des entreprises énergétiques à des fondations de droit privé. Elle les appelle « fondations d’intérêt public ». Les postes au sein du conseil d’administration des fondations seront occupés par des alliés du parti Fidesz, qui domine également le gouvernement. Les critiques accusent le gouvernement d’essayer de s’assurer le pouvoir de cette manière.»
L’Unil dans les médias
Revendications de la FAE sur les examens d’été
La Fédération des associations étudiant·e·s de l’université de Lausanne (FAE) demande des conditions exceptionnelles lors des sessions d’examens d’été:
- Les échecs ainsi que les absences de participation aux examens ne devraient pas être comptabilisés dans le cursus des étudiant·es
- Les étudiant-e-s devraient avoir la possibilité de se désinscrire de la session jusqu’au 10 mai sans que cela ne porte préjudice à la durée maximale de leurs études
- Les modalités d’examens doivent être rapidement communiquées, soit dès la fin avril.
- Les décanats s’assurent que les indications des examens soient claires pour tout le monde.
L’organisation estudiantine base ses revendications sur l’expérience de cette dernière année ainsi que sur un sondage mené récemment auprès de 600 étudiant·es de toutes les facultés. La santé mentale est le point le plus alarmant ressorti de ces réponses. Quelque 66% des étudiant·es ont ressenti la dernière session d’examen comme plus éprouvante que la précédente.
Revue de presse UNIL 19 avril 2021
16Avr2021
Politique des hautes écoles
«Eidgenössische Toxische Hochschule»
«Une fois de plus, le traitement de l’inconduite d’un professeur de l’ETH provoque des troubles – bien que l’haute école ait voulu tirer les leçons des erreurs passées. Pourquoi cela ne réussit-il pas ?»
Un professeur en chimie à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH), «H.», a été accusé, entre autres, d’abus de pouvoir, de manquement du devoir de sollicitude, de déficiences en mesures de sécurité dans son laboratoire et de plagiat pendant son doctorat. Par ailleurs, lui-même avait publiquement accusé l’ancienne responsable de son institut d’inconduite scientifique, des accusations qui se sont avérés sans fondements. Suite à l’enquête, H. a été accompagné par un psychologuqe du travail, mais il a pu garder son poste.
L’auteur de l’article Elia Blülle compare l’enquête interne sur le professeur « H. » à celle de la professeure en astronomie Marcella Carollo, qui a été licencié en mars 2019. Il estime que le traitement de ces personnes est inégal et qu’il y avait des manquements dans le traitement des deux cas : «Certains considèrent que la solution retenue dans le cas du professeur H est un bon compromis. Un jeune professeur repentant a été remis à sa place et gardé – sans avoir à négocier les conséquences possibles devant tout le public, comme ce fut le cas dans l’affaire Carollo. D’autres, en revanche, voient dans cette approche comparativement conciliante la preuve d’une culture sexiste et machiste qui a su s’imposer derrière les murs de l’EPF depuis des décennies. Une culture qui sanctionne de manière démonstrative les erreurs commises par les employées, tout en couvrant et en pardonnant les méfaits des « génies masculins ». Une culture toxique.»
La casse-tête du retour à l’enseignement en présentiel
Le Conseil fédéral a annoncé mercredi le 14.04. la possibilité du retour de l’enseignement en présentiel dans les Hautes écoles et les universités. Cependant, il y a une restriction à un maximum de 50 personnes et une limite de capacité d’un tiers de la capacité de la salle. Alors que les directions ainsi que les étudiant·e·s se montrent soulagé·e·s de pouvoir revenir sur le campus, il s’agit maintenant de bien organiser la transition. Plusieurs difficultés se désignent.
- Premièrement, beaucoup d’étudiant·e·s ont résilié leurs beaux et se sont relocalisés loin de leur lieu d’étude et n’ont désormais pas la possibilité de revenir suivre les cours en présentiel.
- Deuxièmenent, comme le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger met en avant «[…] il est très compliqué d’organiser des enseignements, qui regroupent 600 étudiants, dans des salles de l’Université de Genève.»
- Un autre point à prendre en compte est l’égalite de traitement entre étudiant·e·s, indique François Seppey, directeur de la HES-SO Valais. «[…] Nous ne pouvons pas en avoir certains qui sont toujours sur place et d’autres toujours à distance»,
Un dernier défis important concerne la prévisibilité. Pour le recteur de l’Université de Zürich (UZH), Michael Schaepman, l’objectif serait de donner aux étudiant·e·s une sécurité de planification aussi rapidement que possible. A l’UZH, une décision sera prise dès mardi (20.04), qui vise à prioriser le retour des étudiant·e·s qui ont un besoin urgent de formation pratique sur place.
L’Université de Bâle et la HES de la Suisse nord-occidentale (FHNW), L’Université de Saint Gall (HSG) et la Haute école pédagogique de St-Gall ont annoncé de réintroduire partiellement l’enseignement en présentiel à partir du 26 avril. À la HSG, le retour se fera sous forme entièrement hybride, les étudiant·e·s auront désormais le choix de suivre leurs cours en présentiel ou à distance.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 avril 2021
15Avr2021
Politique des hautes écoles
Implications du retour à l’enseignement en présentiel
L’enseignement en présentiel est à nouveau possible dans les hautes écoles avec une limitation à 50 personnes, avec un tiers d’utilisation des capacités, le port du masque et la mise en place d’un concept de protection.
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l’Union des Étudiant·e·s de Suisses (UNES) accueille le retour de l’enseignement en présentiel très favorablement, mais demande que le Conseil fédéral et les cantons prennent en compte dans leurs décisions les problèmes liés à la pandémie dans les universités. En outre, l’UNES revendique que les examens aient lieu en présentiel et qu’une meilleure organisation soit mise en place pour mieux réagir «si la pandémie revient dans le futur».
- «A l’Université de Fribourg, les cours ne pourront pas reprendre en présentiel de manière générale d’ici la fin du semestre, qui se termine le 4 juin. Les facultés seront néanmoins encouragées à trouver des solutions pour donner ponctuellement des cours en présentiel pendant le mois et demi qu’il reste, tout en conservant la possibilité de suivre les cours à distance pour ceux qui le souhaitent.»
Les défis d’une bonne communication scientifique
Le Professeur de physique Ingo Hofmann de l’Université de Goethe à Franquefort estime qu’il y a un problème de communication entre scientifiques et le grand public. «La pandémie de Corona a montré que les scientifiques sont heureux d’expliquer leur travail les uns aux autres, mais qu’ils ne veulent pas être dérangés par le public. Après tout, les articles publiés dans des revues spécialisées et les interventions lors de conférences spécialisées apportent la reconnaissance et une carrière – les bonus de la science. Le principe de base tient toujours qu’un intérêt médiatique trop marqué est en fait nuisible : les explications simplifiées sont « non scientifiques » et peuvent même nuire à la réputation d’un scientifique.»
Selon Ingo Hofmann, les scientifiques, jamais autant demandés et consultés qu’à l’époque actuelle de crise de corona, doivent pouvoir supporter les critiques et en tirer des leçons pour l’avenir. Il donne des exemples du domaine de l’énergie où les chercheur·euse·s n’ont pas su communiquer les résultats de leurs recherches et leurs implications. En donnant ces explications qui s’apprêtent à des mal-entendus, ils risquent de décevoir le public qui a financé la recherche.
Ingo Hofmann craint que les leçons qu’on tire du débat scientifique sur la pandémie reviendront nous hanter dans les débats sur l’énergie et le climat – peut-être même avec plus d’acharnement.
Liberté de parole des chercheurs, confiance du public… Les leçons de la pandémie pour le climat
«Pour croiser les expériences, l’Académie des sciences naturelles suisses (SCNAT) a invité des chercheurs ayant joué un rôle public de premier plan face à la pandémie— dont des membres de la task force scientifique Covid-19 — à échanger avec des scientifiques spécialistes du climat.»
L’octroi d’un permis de séjour d’étudiant-e ne devra pas tenir compte de l’âge
Un togolais a été admis à l’Université de Fribourg pour suivre un master, mais son permis de séjour lui a été refusé parce qu’il a plus de 30 ans. Le Tribunal fédéral vient de débouter la justice cantonale, estimant que la décision viole la Constitution suisse qui interdit toute discrimination liée à l’âge.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 avril 2021
14Avr2021
Politique des hautes écoles
Tests PCR salivaires réguliers pour les membres de l’EPF Zurich
L’EPFZ met en place des stations pour les tests PCR salivaires où le personnel et les étudiants peuvent être testés gratuitement sur une base régulière. Les tests commenceront le 20 avril, et la capacité sera augmentée en permanence. La plateforme de tests utilisée garantit l’anonymat des participant-e-s, mais un algorithme est en place pour éviter que les tests soient effectués plus d’une fois par semaine [par personne].
swissuniversities soutient les étudiant-e-s en ces temps de pandémie
swissuniversities considère les exigences formuléees par l’UNES comme «raisonnables». « Les hautes écoles s’engagent également à faire en sorte qu’elles puissent bientôt – avec une sécurité suffisante en matière de planification – accueillir à nouveau les étudiant.e.s dans leurs bâtiments et sur leurs campus. […] swissuniversities propose que, lors des prochaines étapes d’assouplissement, certaines ouvertures soient prévues pour les hautes écoles afin de permettre à nouveau l’enseignement en présentiel et la préparation en groupe des examens. Dans ce contexte, il devrait incomber aux hautes écoles d’assurer la sécurité des étudiant.e.s, enseignant.e.s et autres collaborateurs et collaboratrices grâce aux concepts de protection déjà établis et bien rodés (voir les directives de juin 2020 concernant le semestre d’automne 2020/21). Cette approche serait encore renforcée par l’accès rapide à la vaccination pour les jeunes adultes.»
Réactions à la nouvelle directive de l’Université de Berne pour l’utilisation des médias sociaux
Le Grand Conseiller bernois Casimir von Arx (verts-libéraux) a réagi avec une motion sur la nouvelle Direction sur l’utilisation des médias sociaux. «Il n’y a rien à redire à la sensibilisation des chercheurs aux particularités des différents canaux de communication, estime le Grand Conseiller. «Néanmoins, les lignes directrices donnent l’impression que la direction de l’université adopte une position négative à l’égard de l’utilisation des médias sociaux par ses chercheurs et tente de contrôler davantage leurs déclarations pour des raisons stratégiques et de marketing», indique la motion. En outre, Casimir von Arx souhaite savoir si le conseil gouvernemental partage l’avis de la direction de l’université selon lequel les débats entre chercheurs devraient principalement avoir lieu «dans les revues et forums scientifiques», comme le recommandent les lignes directrices actualisées.»
Par ailleurs, l’Université organise une séance d’information sur la directive. Conçu pour 500 personnes, elle aura lieu en ligne l’après-midi du 15.04.2021.
Le journaliste Urs Hafner (NZZ) juge qu’«Avec ces directives, l’Université de Berne viole la liberté de la science, c’est-à-dire la libre diffusion des résultats de l’objet de recherche librement choisi. […] Les lignes directrices commencent par la protection de la liberté de la science garantie par la constitution fédérale – ce qui n’est pas sans rappeler le préambule de la constitution de la RDA, qui invoquait initialement la liberté humaine. Il est toutefois significatif que les lignes directrices ne disent pas contre qui la liberté scientifique doit être défendue. Dans ce cas, les chercheurs devraient être protégés de l’administration de l’université, qui accorde plus de poids au devoir de loyauté de ses « employé-e-s » qu’à la liberté académique. […] A Berne, la liberté académique est épuisée dans la stratégie du rectorat qui consiste à utiliser la communication académique pour améliorer la réputation de l’institution et la positionner comme une université mondiale de premier plan.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 avril 2021
13Avr2021
Politique des hautes écoles
Propositions d’amélioration pour une directive sur l’utilisation des médias sociaux
Evelyne Schmid, professeure en droit international à l’Université de Lausanne, craint que la nouvelle directive de l’Université de Berne sur l’utilisation des médias sociaux aura un effet dissuasif («chilling effect») sur le recours à la liberté académique. Elle estime que les directives sont «trop vagues» et difficilement applicables. «L’idée que les expressions d’opinion doivent être coordonnées au sein d’une unité organisationnelle signifiera vraisemblablement que les chercheurs occupant des postes temporaires, en particulier, et ceux travaillant dans des domaines perçus comme «sensibles» par le public, devront réfléchir attentivement à la menace de conséquences s’ils s’expriment publiquement. Il ne s’agit pas de sanctions juridiques, mais d’éventuels désavantages subtils et difficilement démontrables dans la recherche d’un emploi, d’un doctorat ou dans la sphère institutionnelle. […] En tout état de cause, lorsqu’une université réglemente, le critère de «sensibilité» de l’avis est tout à fait déplacé, car ce qui est et n’est pas considéré comme une question sensible en droit est parfois hautement politique.»
Par ailleurs, dans un tweet, Evelyne Schmid suggère que l’Université de Berne devrait également penser à [mieux] protéger les scientifiques victimes d’harcèlement, de menaces, et d’atteintes à l’intégrité personnelle, en lisant le témoignage d’une chercheuse victime de menaces de mort.
Selon Evelyne Schmid, l’Université de Monash en Australie applique une bonne politique en matière des médias sociaux.
Polémique autour de la «cancel culture»
La liberté académique serait-elle en premier lieu menacée par une gauche totalitaire, et non par les populistes de droite? C’est le propos que le politologue Jan-Werner Müller essaye de déconstruire dans un article du 10.04. paru dans la Neue Zürcher Zeitung. Pour cela il s’intéresse à la polémique autour de la «cancel culture» qui a ses origines aux États-Unis. Il analyse les discours mises en avant par la droite, de plus en plus adoptés par les libéraux, qui dressent une image d’une culture académique totalitaire et punitive. Son bilan : ce soi-disant phénomène s’apparente plutôt à une rhétorique politique visant à discréditer les mouvements progressistes qu’à une réalité objective. Il critique les libéraux de se faire prendre dans cette polémique.
En réponse à cette analyse, le philosophe réplique dans le même journal. Membre du Réseau pour la liberté académique («Netzwerk Wissenschaftsfreiheit»), il n’est pas d’accord avec le propos de Jan-Werner Müller que la «cancel culture» ne serait en réalité que cas isolés et anodins. Selon Dieter Schönecker, il y a des preuves accablantes d’une culture de censure et de «dicscrimination politique» dans les universités américaines, comme le fait que maintes scientifiques, du milieu conservateur comme progressiste, ont crées des alliances pour défendre la liberté académique et pour lutter contre le dogmatisme et l’intolérance présente aux universités. L’accusation de Jan-Werner Müller, selon laquelle les opposant·e·s de la «cancel-culture» académique cherchent à se protéger contre les critiques légitimes de diverses formes d’injustice (racisme, sexisme, etc.) serait donc «grotesque».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 avril 2021
12Avr2021
Politique des hautes écoles
La situation financière précaire de l’Université de Fribourg
L’Université de Fribourg dispose actuellement de CHF 22’000 par étudiant·e et par an. D’autres universités comparables disposent de 50%, voire de 100% de fonds supplémentaires. Le canton de Fribourg participe à hauteur de 43% aux coûts de financement de l’université, et même à cet égard, les universités d’autres cantons sont bien mieux loties
Pour cette raison, les député·e·s Antoinette de Weck (PLR, Fribourg) et Grégoire Kubski (PS, Bulle) ont déposé une motion parlementaire pour que le canton soutienne d’avantage l’université. «Fribourg stagne en termes de nombre d’étudiant·e·s et d’infrastructures» déclarent les politicien·ne·s dans leur motion.
La motion indique également qu’à cause du accord intercantonal universitaire, à l’avenir moins d’argent passera des cantons non universitaires aux cantons universitaires. Le nouveau concordat entrera en vigueur le 1er janvier 2022, ce qui pourrait signifier, selon Antoinette de Weck, une baisse des subventions de l’ordre de 3 à 4 millions de francs par an pour l’Université de Fribourg.
Poliquity s’engage contre le harcèlement sexuel à l’EPFL
A l’EPFL la commission Polyquity de l’association des étudiant·es se démarque depuis plus d’une année par sa lutte pour l’égalité et la protection des minorités. S’inspirant du plan de protection Covid-19 pour les événements de l’EPFL, elle a rédigé des plans de protection «minorités» pour faire face aux «nombreuses» agressions sexuelles et harcèlements qui ont lieu pendant les fêtes dans ou proches de l’EPFL. Par ailleurs, elle demande une sensibilisation aux questions d’harcèlement et de sexisme pour les coachs qui encadrent et apportent un soutien académique aux nouveaux et nouvelles arrivants sur le campus. D’autres projets visent à mettre à disposition gratuitement des produits menstruels sur tout le campus, d’installer des WC non-genrés et de rendre possible l’obtention d’un diplôme non-genré sur demande.
- égalité – genre
- harcèlement sexuel et sexisme
- égalité – origine nationale
- égalité – orientation sexuelle
Le recteur de l’Université de Berne défend la directive sur l’information et les médias sociaux
Christian Leumann, recteur de l’Université de Berne, défend les nouvelles directives sur les médias sociaux. Il se dit «un peu étonné» des réactions négatives: «Il est possible que la motion parlementaire pour museler la task force et le débat autour de la «cancel culture» ait sensibilisé le public et les chercheurs-euses sur la question […].» Le recteur rejette l’accusation que la directive représente une atteinte à la liberté académique ou la liberté d’expression.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- direction des hautes écoles
- utilisation de médias sociaux
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 avril 2021
9Avr2021
Politique des hautes écoles
Les leçons que l’UNIGE a tirées du Covid
Pablo Achard, responsable de la cellule stratégique et prospective à l’Université de Genève (UNIGE), est chargé d’imaginer les besoins futurs des étudiant-e-s et collaborateurs-rices. Selon lui, son institution se dirigera probablement durablement vers des cours en présence également disponibles en ligne. Par ailleurs, une fois la crise passé, l’UNIGE prévoit une solution à mi-chemin entre conférences en présence et audiovisuelles. «Une option consiste à créer des «hubs continentaux», soit des colloques réunissant tous les spécialistes d’un domaine dans chaque continent, connectés virtuellement entre eux,au lieu d’une seule rencontre annuelle quelque part sur la planète. «L’avantage,c’est de créer un réseau professionnel à l’échelle régionale, tout en incluant des chercheurs qui ont des difficultés à obtenir des visas pour voyager, notamment sur le continent africain.»
Et si la pandémie durait ? «Des initiatives sont étudiées à Genève pour mettre à disposition des étudiants des espaces de travail. Nyon et Prangins laissent des salles de classe ouvertes dans des écoles, des cycles ou des collèges le week-end» évoque Pablo Achard comme potentielle solution.
Interview avec Luciana Vaccaro, rectrice le la HES-SO
Si la rectrice de la HES-SO Luciana Vaccaro aurait l’occasion d’être entendu par le Conseil fédéral, elle demanderait (à partir de 09’05):
- «avoir des moyens stables pour le futur pour nos étudiants
- avoir des certitudes que le plan de vaccination va être maintenu et qu’on puisse réintégrer les classes à partir de septembre et
- avoir une solution stable avec l’Union européenne. […] Il serait important d’avoir d’avoir une vision claire de ce qu’on veut obtenir à travers la recherche pour le négocier à long terme.
L’UNES adresse un appel à l’aide à la confédération
L’Union des étudiant-e-s de Suisse (Unes) adresse un catalogue de 19 demandes à la Confédération avec la demande de prendre des mesures concrètes afin de prendre en compte la situation des étudiant-e-s et de leurs donner des perspectives. Une des revendications est le retour aux examens en présentiel en tenant compte des mesures sanitaires.
Macron annonce la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA)
Des voix s’élèvent contre le moratoire suisse du génie génétique
En 2005, l’électorat suisse avait interdit la culture de plantes génétiquement modifiées. Depuis, le Parlement à prolongé ce moratoire. Cependant, les méthodes de génie génétique ont gagné de précision avec la découverte du Crispr-Cas9. L’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) estime que la sécurité des plantes génétiquement modifiées a été «examinée dans d’innombrables études». Une nouvelle prolongation du moratoire «ne peut être justifiée par la protection de l’homme et de l’environnement».
Le SCNAT, les Verts-libéraux et la PLR demandent au gouvernement fédéral d’évaluer séparément les «anciennes» et «nouvelles» méthodes. Leur proposition : réglementer les plantes individuellement au lieu de la technologie derrière.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 avril 2021
8Avr2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 avril 2021
7Avr2021
Politique des hautes écoles
L’isolement et l’incertitude sapent le moral étudiant
«Les jeunesses de cinq partis se sont unies pour réclamer, dans une lettre ouverte au Conseil fédéral, davantage de considération. «Notre génération a de nouveau besoin de perspectives de manière urgente. Mais surtout,elle doit être entendue politique-ment!» écrivent les Jeunes socialistes, Verts, du Centre, des Vert’libéraux et du Parti évangélique. […] Ils souhaitent [entre autres] une stratégie de test permettant un retour rapide à l’enseignement en face-à-face pour le post-obligatoire. »
Astrid Epiney, Rectrice de l’Universtité de Fribourg, espère de retourner à l’enseignement en présentiel pour le semestre d’automne.
Nouveau classement des économistes les plus influent-e-s
Tom Coupé, chercheur à l’Université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande, a développé une méthode pour classer les économistes qui ont le plus grand impact («Who is the most sought-after economist?»). Pour son classement, qui prend en compte plus de 3000 éco-nomistes, Tom Coupé s’appuie sur les recherches mensuelles moyennes sur Google durant cinq ans en construisant un indice qui prend en compte le nombre de demandes sur la plateforme et les recherches totales à un moment particulier et à un endroit précis.
«Miser sur une formation au rabais pour les infirmières: une obsolescence programmée»
«Pour pallier la pénurie d’infirmiers, le Valais a ouvert en mars une filière francophone Ecole supérieure (ES) en soins infirmiers, à Monthey. Moins sélective que la filière Haute école spécialisée (HES) usuelle, la formation ES est ouverte aux étudiants sans maturité (CFC ou diplôme d’ECG) et peut se faire en deux ans, au lieu de trois. Mario Desmedt, directeur des soins à l’hôpital ophtalmique Jules-Gonin, y voit un très mauvais pari sur l’avenir. […] Une formation infirmière ES équivaut péniblement à deux tiers de la formation HES. Diminuer les exigences et réduire le nombre d’heures de formation pour faire face à une réalité de soins de plus en plus exigeante est un non-sens et illustre la méconnaissance du travail infirmier.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 avril 2021
6Avr2021
Politique des hautes écoles
Discussions autour des nouvelles directives de l’Université de Berne
Les nouvelles «Directives de la direction de l’Université [de Berne] sur l’information et l’expression de l’opinion» fait l’objet de vifs débats. Selon ce document, les employé·e·s de l’université devraient, entre autres, éviter de se profiler sur les réseaux sociaux. Le Secrétaire général Christoph Pappa dit que l’université n’interdit à personne de s’exprimer sur Twitter, mais précise que cela doit être fait avec retenue et que «les faits doivent être explicitement séparés des opinions […] Cela peut provoquer des malentendus si une personne d’un institut contredit complètement une personne d’un autre institut – sauf s’il parle de ses propres résultats de recherche.»
L’épidémiologiste Matthias Egger, [membre de la task force, ] qualifie cette directive de «très bien». Il estime qu’il n’est pas question d’une «muselière».
Reto Knutti, Klimatologue de l’ETH pose sur Twitter la question : Pourquoi il est interdit de critiquer les résultats [de recherche] d’autres?» Il craint que les nouvelles règles auront comme conséquence que les organisation de lobbying pourront commenter les études sur le Covid, mais pas les scientifiques d’autres domaines de recherche. Marcel Salathé, épidémiologiste et ancien membre de la task force, y a joute : «Les nouvelles directives de l’Université de Berne causent de la confusion.»
L’organisation «Akademie für kritische Wissenschaftskultur» est plus critique et parle d’un «un papier plein de désespoir, d’ambivalence et de désarroi.»
Daniel Schönmann, Chef du département cantonal de l’enseignement, estime que la directive n’enfreint pas la liberté académique ni de droits fondamentaux. Il estime qu’il n’y a pas de nécessité immédiate d’agir.
Par ailleurs, l’Université de Berne n’envisage pas de surveiller si la directive es respectée. Selon le secrétaire général, «Il ne s’agit donc pas de tenir en laisse [«gängeln»] qui que ce soit.»
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- utilisation de médias sociaux
- médias et universités
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 avril 2021
«La Charte de prise de parole de l’Université de Lausanne rebondit au Grand Conseil»»
«Dans le canton de Vaud, les députés s’emparent de l’affaire de la Charte de prise de parole de l’Université de Lausanne, un code de bonnes pratiques que la direction de l’établissement souhaite rédiger. Une interpellation a été déposée au Grand Conseil.»
1Avr2021
Politique des hautes écoles
«L’Université de Berne stoppe la Twittershow des professeurs»
L’Université de Berne a édicté une directive interne sur la communication. Selon ce document, des plateformes tels que Twitter ne sont pas le cadre approprié pour mener une discussion sur des sujets scientifiques et «doivent être utilisés avec beaucoup de retenue.» Quant aux sujets «très sensibles», la Direction insiste que les unités «se coordonnent un minimum» avant que les déclarations soient faites au public. Des telles discussions devraient principalement avoir lieu dans les journaux et forums scientifiques et le «profilage personnel» serait à éviter.
L’article du Bund suscite des réactions, entre autres dans les réseaux sociaux (par exemple ici).
Deux membres de la task force scientifique fédérale contre le COVID-19 travaillent par ailleurs à l’Université de Berne. Ils ont été accusé d’avoir été critique avec les décisions du Conseil fédéral – entre autres sur Twitter. Selon l’article du Bund, des telles prises de position ne seront dorénavant plus possibles avec la nouvelle directive. Par ailleurs, «des nombreux scientifiques répondent sous l’anonymat, par peur d’enfreindre la directive». La Directive dit également : «Les expressions d’opinion doivent être faites dans le respect du devoir de loyauté envers l’employeur. La réputation de l’université ne doit pas être publiquement ternie par la communication d’informations aux médias.»
L’ancien Directeur de l’Institut pour immunologie Beda Stadler estime que cette directive sort à un moment où l’Université a besoin de fonds. «Les libertés [d’opinion et d’expression] prennent fin dès qu’il y a une pénurie d’argent.»
Matthias Egger, membre de la task force et professeur à l’Université de Berne, croit d’abord que l’article du Bund est un poisson d’avril.
Christian Leumann, Recteur de l’Université de Berne, écrit dans un tweet, qu’il ne connait aucun cas où un-e chercheur-e de l’Université de Berne aurait été muselé. Par ailleurs cette directive de 2008/13 aurait été mise à jour sur la demande de chercheur-e-s.
«Quand les chercheurs sortent de leur tour d’ivoire, les attaques pleuvent»
Le prise de parole de scientifiques sur des sujets politique est sujet de débât à l’Université de Lausanne et au Conseil national. Par ailleurs, à l’Université de Genève, par le réseau «Scholars at risk», un panel de professeurs a justement fait état de son inquiétude en prenant appui sur des exemples tirés de la Turquie, la France et la Suisse.
Google va-t-il «hacker» le diplôme universitaire?
Google a lancé des cours de formation continue certifiés dans les domaines de l’analyse de données, de gestion de projets et du UX design (user eperience design). Dr. Johann Roduit, fondateur de Conexkt innovation studio à Sion, a testé une de ces formations. Dans son article sur cette expérience, il dit: «Je ne sais pas si cela va bouleverser le mode d’enseignement universitaire, mais il est certain que cela va le remettre en question.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er avril 2021
31Mar2021
Politique des hautes écoles
«Debiopharm lance sa «formule magique» en Suisse»
Le groupe Debiopharm a signé un partenariat avec l’Université de Genève. S’inspirant de Boston, devenu le centre mondial de la recherche pharmaceutique, il espère concourir à créer des liens plus forts dans la région entre l’industrie et le monde académique.» Avec la nouvelle plateforme IDEAL (Innovation DEbiopharm Academic Lemanic), les scientifiques disposent de savoir-faire très rapidement et de moyens qu’ils-elles ne trouveraient pas aussi vite à l’université (quelques semaines versus plusieurs mois). «Il va de soi qu’IDEAL permettra de maintenir la liberté académique du chercheur qui pourra ensuite publier le résultat de ses recherche, voire se tourner vers d’autres partenaires industriels.» L’ambition des dirigeants de Debiopharm est «à parvenir les universités et hôpitaux romands de s’inspirer à ce qui se fait ailleurs»: «La formule magique est relativement simple. Il faut une bonne perméabilité entre les mondes académique et industriel, et avoir pour seul objectif final de porter un produit sur l’étagère de l’hôpital.»
Selon le Rédacteur en Chef de Bilan, Serge Guertchakoff, «Il s’agit de faire évoluer les mentalités, notamment au sein du corps professoral des universités de notre pays. Une mentalité qui était essentiellement focalisée sur la motivation à publier ses recherches, sans forcément se soucier d’amener un remède au patient. […] Le risque existe sérieusement que la Suisse s’endorme sur ses lauriers. Pourtant, l’heure n’est pas au repos. Alors que l’Union européenne menace la Suisse de représailles bien peu démocratiques – l’UE souhaite exclure notre pays du programme de recherche Horizon Europe – il convient que le Conseil fédéral et les cantons anticipent et trouvent des pistes pour y remédier.»
Cinq nouveaux axes de recherche à l’Université de Zurich
Cette année, l’Université de Zurich présente cinq nouveaux axes de recherche «d’intérêt pour la société»: les religions numériques, l’égalité des chances, la reproduction humaine, les maladies rares et les fondements de l’apprentissage.
Charte HES-SO sur les carrières du personnel d’enseignement et de recherche
«La HES-SO se dote d’une Charte sur les carrières du personnel d’enseignement et de recherche, qui pose une compréhension commune et des principes partagés pour le recrutement et la gestion des carrières du PER. Elle permettra de soutenir la mise en œuvre de la Typologie des fonctions adoptée par le Comité gouvernemental en 2014.»
«Partage de la stratégie sur la durabilité»
«Un nouveau groupe ad hoc sur le développement durable a été créé par la Ligue des universités de recherche européennes (LERU), en réponse à l’importance stratégique croissante des questions de développement durable pour ses membres. Le groupe, qui se réunira pour la première fois le 31 mars, permettra aux vice-recteurs et autres cadres supérieurs des universités s’occupant de durabilité de discuter de questions d’intérêt commun et de partager leur expérience. […]
La création du groupe est également une réponse à l’importance croissante de la durabilité dans les politiques de l’Union européenne, notamment à travers le Green Deal de l’UE. Ce phénomène touche déjà les universités, par exemple dans les priorités fixées pour le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe, mais le LERU souhaite suivre la manière dont la durabilité devient une question transversale dans la politique européenne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 mars 2021
30Mar2021
Politique des hautes écoles
Financement de la recherche sur le «Covid long»
Par 16 voix contre 5 et 1 abstention, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a décidé d’élaborer la motion «Suivi scientifique des cas de « Covid long »» (21.3453), laquelle charge le Conseil fédéral de faire en sorte que des fonds suffisants soient disponibles pour la recherche consacrée aux cas de «Covid long».
Les associations estudiantines genevoises interpellent le Conseil fédéral
Les représentant·e·s des étudiant·e·s en droit, lettres, psychologie, médecine [de l’Université de Genève], ainsi que de la GSEM (Geneva School of Economics and Management) et la CUAE (faîtière des associations d’étudiant·e·s) ont adressé-e-s une lettre ouverte au Conseil fédéral.
Ils-elles se sentent laissé-e-s pour compte dans les mesures sanitaires décidées par le Conseil fédéral et ajoutent que ceux-ci «vont à l’encontre de la santé globale – notamment le bien-être psychique – d’une partie importante de la population, dont les jeunes.»
Julia Barbe, secrétaire de l’Association des étudiant-e-s en médecine, détaille : «Nous souhaitons qu’un représentant des étudiants soit nommé dans les task forces mises en place afin d’assurer le lien avec notre communauté et ses intérêts.» Par ailleurs, elle ne comprend pas pourquoi les mesures dans les hautes écoles ne sont pas assouplies et suggère un enseignement en présentiel à mi-temps.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 mars 2021
29Mar2021
Politique des hautes écoles
Le nombre d’inscriptions dans les universités suisses est en hausse
Des règles du jeu pour consolider science et politique
Paul Messerli, l’ex-président de la plateforme « Science et politique » de l’Académie suisse des sciences, propose des «règles du jeu» pour l’interaction entre la task force COVID-19, le Conseil fédéral et le parlement:
«Le Conseil fédéral devrait communiquer ses décisions de manière plus transparente en indiquant clairement si et pourquoi il s’appuie sur les recommandations de la task force ou si les considérations politiques face au parlement a dominé. La task force pour sa part, devrait toujours pouvoir résister à l’accusation de mélanger science et politique en résistant à la tentation d’exiger ou de suggérer une action politique à partir de faits scientifiques et de leur interprétation.»
«Semaine bien-être» pour les étudiant·e·s à l’Université de Genève
«Inquiète de la forme physique et morale de ses étudiants, [l’Université de Genève] organise une «semaine bien-être» du 29 mars au 1er avril. Au programme: du sport, des cours de cuisine, de la sophrologie, ainsi que des ateliers autour de l’organisation personnelle ou la gestion des émotions. Pour un côté plus festif, des associations organisent un «quiz healthy» et une soirée jeux de société.»
«Pour rappeler l’urgence climatique, des scientifiques suisses se rebellent»
«Une trentaine de scientifiques suisses prônent la désobéissance civile pour rappeler l’urgence climatique. A Genève notamment, des participants à ce mouvement international appelé Scientist Rebellion ont collé des agrandissements d’articles sur le climat contre des bâtiments universitaires.»
L’Unil dans les médias
Revue de presser UNIL 29 mars 2021
26Mar2021
Politique des hautes écoles
Lettre ouverte :« Les sciences et l’éducation ont besoin d’une relation fiable avec l’UE»
Dans un lettre ouverte au Conseil fédéral, des représentants d’universités suisses (Berne, Zurich, Fribourg), des associations étudiant-e-s (UNES, actionuni) et du corps intermédiaire s’expriment en faveur d’une relation fiable avec l’UE. «Le débat actuel au sujet des relations futures avec l’Union européenne ne doit pas délaisser les perspectives d’avenir pour les apprenti·e·s, les étudiant·e·s et les chercheur·e·s.»
«Scientist Rebellion» en Suisse
«Jusqu’à dimanche [28.03.2021] en Suisse et dans une quinzaine d’autres pays, des centaines de scientifiques prévoient des actions de désobéissance civile pour alerter la population sur la sévérité des crises climatique et écologique. Leurs collègues et le public sont appelés à se «rebeller» à leur tour. Des manifestations sont prévues à Lausanne, Genève et Zurich.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 mars 2021
25Mar2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Berne prend position sur sa politique de communication
«Dans un article, la NZZ qualifie la communication scientifique de l’Université de Berne de malhonnête. L’Université de Berne rejette cette insinuation. Christian Degen, responsable de la communication et du marketing, prend position dans une lettre ouverte.»
Martin Vetterli sur le l’importance du contrat-cadre pour la recherche
Dans un entretien avec la NZZ, Martin Vetterli, président de l’EPFL, craint qu’un échec du contrat-cadre avec l’UE ait des conséquences néfastes sur la place de la recherche suisse. «Cela ne sera pas une catastrophe à partir du jour 1, mais une lente érosion de tout ce qui nous a rendu fort-e-s : l’ouverture, l’internationalité et la collaboration». Depuis 2014, «l’UE en a assez de nos désirs particuliers («Sonderwünsche») et ne sera pas une deuxième fois prête à faire des concessions. La position de négociation est nettement plus faible qu’avant.» Et comme alternative, il n’y a pas de programmes de recherches comparables aux Etats-Unis ou en Asie.
«Dans quelle mesure la redistribution des ouvriers aux académiques est-elle équitable ?»
L’auteure de l’article paru dans la Weltwoche regrette que certain-e-s politicien-ne-s souhaitent un plus grand taux d’académiques en Suisse. Selon un article du Schweizer Monat, qu’elle cite, les diplômé-es en sciences sociales et humaines gagnent seulement CHF 3750 par mois. C’est moins que ce que gagnent les soignant-e-s, méchanicien-ne-s, ou conducteurs-trices de tram. Et parce que les personnes à faible revenu peuvent se faire subventionner l’assurance maladie et la crèche, «il y a une redistribution des ouvriers aux académiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 mars 2021
24Mar2021
Politique des hautes écoles
Communication universitaire: marketing vs vérité?
Selon l’article de la NZZ, le Département de la communication de l’Université de Berne a développé un classement interne pour la production [d’articles] d’actualité scientifique. Les articles qui aident à positionner l’Alma mater comme université de pointe ou qui soutiennent les valeurs de l’Université (crédibilité, confiance de soi, ouverture, passion, etc.) reçoivent le plus de points et seront communiqué plus largement.
Selon l’auteur de la NZZ, «Cette «économie planifiée» de marketing («Marketing-Planwirtschaft») signifie que les résultats de la recherche communiqués par l’université sont uniquement au service de la gestion de sa réputation. […] L’Université de Berne […] franchit une ligne rouge. […] Un sujet pertinent pour la société mais qui ternit l’image de l’uni recevrait peu de points aurait peu de visibilité ou ne serait pas publié du tout. [… ] Les news scientifiques de l’Université de Berne deviendraient ainsi des fake [news].»
- marketing des hautes écoles
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Interview avec Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO
Rectrice depuis 2013 de la HES-SO, Luciana Vaccaro vient d’être reconduite à son poste. Dans un entretien, elle parle de l’enseignement en ligne et de l’imoprtance d’une relation stabilisée avec l’Union européenne.
Harcèlement sexuel à l’Université et à l’Hôpital de Genève
Selon un sondage d’étudiant·e·s en médecine à Genève, le sexisme, l’harcèlement sexuel et des agressions sexuelles «ne sont pas l’exception», particulièrement pendant des stages à l’hôpital.
L’Université et l’Hôpital de Genève ont réagi avec une lettre adressé aux médecins et cadres et aux superviseurs qui rappelle que ce type de comportement sexiste ou discriminateur est contraire aux valeurs des institutions.
Cesla Amarelle nouvelle Présidente de la HES-SO
«Le Comité gouvernemental de la HES-SO a adopté plusieurs décisions importantes pour le fonctionnement de la HES-SO. Il a notamment nommé Mme Cesla Amarelle, Conseillère d’Etat en charge du Département de la formation et de la jeunesse du canton de Vaud, à sa présidence. Elle succède au Conseiller d’Etat fribourgeois Olivier Curty. Le mandat de la Rectrice Luciana Vaccaro a également été renouvelé pour une nouvelle durée de quatre ans. Par ailleurs, la HES-SO a lancé plusieurs projets stratégiques pilotes pour l’année 2021.»
Günther Dissertori nommé nouveau recteur de l’EPFZ
Les professeur-e-s de l’ETH Zurich proposent Günther Dissertori, professeur de physique, comme successeur de l’actuelle rectrice, Sarah Springman. Il a obtenu la majorité absolue au premier tour de scrutin de la Conférence des professeurs, avec 233 voix sur 439.
Appel à une prolongation des délais d’étude et des contrats à durée déterminée
«Pour les étudiant·es et les travailleur·euses des Hautes écoles de Suisse, l’enseignement à distance n’est pas le seul aspect négatif de la crise liée au Covid-19. Les restrictions sanitaires ont entre autres comme graves conséquences un fort ralentissement, voire une paralysie complète, des activités des recherches ou des travaux que les étudiant·es et les chercheurs·euses doivent réaliser (thèse de doctorat, mémoire de bachelor ou de master, stages, etc.). Trois organisations nationales [UNES, SSP et actionuni] appellent conjointement à une prolongation des délais d’étude et des contrats à durée déterminée.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mars 2021
23Mar2021
Politique des hautes écoles
Lettre ouverte au Conseil fédéral en faveur de l’accord-cadre
Maurice Wagner a été publié une lettre ouverte adressé Conseil fédéral dans le Temps. Il craint qu’avec une sortie du accord-cadre, la Suisse sera [à nouveau] considéré comme un État tiers dans le programme Horizon Europe et s’inquiète des conséquences pour l’attractivité des universités, des EPF et l’industrie en Suisse.
L’Université de Genève renonce aux cours et examens en présentiel pour la session de printemps
A l’Université de Genève, la session de mai-juin 2021 se déroulera principalement en ligne. Il en va de même pour l’enseignement.
Tessin : inauguration du nouveau Campus Est
Le nouveau « Campus Est » a été inauguré à Viganello (TI). Cette nouvelle structure vient désormais rassembler deux institutions sur un même campus : l’Université de la Suisse italienne (USI) ainsi que la Haute école spécialisée de la Suisse italienne (SUPSI). Des espaces communs comme une salle polyvalente, un espace d’exposition, une cantine et des espaces pour les activités sportives ont étés conçus dans l’objectif de créer des lieux de rencontre et de discussion.
Lorsqu’elle sera pleinement opérationnelle, la structure pourra accueillir environ 600 employé·e·s, 1’000 étudiant·e·s en formation «de base» et 800 en formation continue.
L’Université de Fribourg lance les tests à grande échelle
L’Université de Fribourg participe au projet pilote cantonal de tests salivaires à grande échelle sur personnes asymptomatiques au Covid-19. Dès demain, près de milles personnes pourront se faire tester sur le site de la faculté des sciences. L’objectif du canton est de préparer un retour progressif des étudiant·e·s sur le campus. Dans un entretien avec la RTS, la rectrice Astrid Epiney développe les défis qu’une telle entreprise pose pour son institution mais aussi l’espoir qu’elle porte pour un retour en présentiel.
Credit suisse : 20 millions de francs pour l’Université de Saint-Gall
Le Credit Suisse s’engage dans un partenariat avec l’Université de Saint-Gall (HSG) en finançant le démarrage d’un nouveau «HSG Center for Financial Services Innovation» auquel plusieurs chaires seront associées. Un don de 20 millions de francs suisses est attendu au cours des dix prochaines années.
Le vice-recteur de l’Université Thomas Zellweger estime que le financement public ne suffit souvent plus dans certains domaines. Le rapport entre la technologie et la finance ainsi que le thème de la durabilité en relation avec l’administration des affaires nécessiteraient un soutien supplémentaire.
Les auteurs des articles soulignent que le sponsoring pourrait être un risque pour la réputation de l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mars 2021
22Mar2021
Politique des hautes écoles
Covid-19 : tests «à grande échelle» à l’Université de Fribourg
«L’Université de Fribourg est intégrée au projet pilote de tests à grande échelle sur des personnes asymptomatiques. […] Près de 1000 personnes, membres du personnel, pourront se faire tester […]. L’expérience pourrait ensuite être étendue aux autres facultés et écoles, ainsi qu’aux étudiants. «L’objectif est de préparer un retour progressif des étudiants», précise un
communiqué.»
Le rôle des expert·e·s dans les débats politiques
L’historien Caspar Hirschi, qui enseigne à l’Université de Saint-Gall, parle dans «NZZ Standpunkte» d’une société désorientée, des erreurs dans la lutte contre le Corona – et il critique les scientifiques qui deviennent des activistes. (A partir de 40:43)
«Le rôle de l’expert a déraillé. […] Ils font de la politique au lieu de conseiller – ça ne marche pas comme ça. Les gens ne savent plus quel rôle jouent les experts, s’ils sont des conseillers ou des politiciens.»
Caspar Hirschi fait un parallèle avec les chercheur·e·s du climat, qui font front uni contre la critique climatosceptique avec le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en conseillant la politique «derrière des portes fermés». Ce modèle aurait également atteint ses limites, «car la recherche s’est fortement refermée». Il espère que les scientifiques du climat seront à nouveau plus prêt à participer aux débat, et qu’ils clarifieront leur rôle dans ce débat, à l’exemple de Reto Knutti (climatologue à l’EPFZ).
Tensions entre l’Université et l’Hôpital universitaire de Zurich
À l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ), une réforme propose de découpler la position de professeur·e de celle de directeur-trice de clinique pour éviter une concentration de pouvoir «disproportionnée». Jusqu’à présent, les membres de la direction de la clinique de l’USZ étaient automatiquement employé-es en tant que professeur·e·s titulaires à l’Université de Zurich (UZH). Selon une sous-commission du parlement cantonal, ce modèle aurait entrainé une «culture de la peur». La sous-commission avait été créé suite à plusieurs «scandales», dont le conflit avec le cardiologue Francesco Maisano.
Cependant, un e-mail interne indique que l’université souhaite empêcher cette réforme. Selon la vice-rectrice pour la médicine, Beatrice Beck Schimmer, l’unité de ces deux positions constitue «la base essentielle pour l’innovation dans les soins cliniques».
L’Unil dans les médias
Réaction à la volonté d’«encadrer» la parole militante
La direction de l’Université de Lausanne (UNIL) mène depuis avril 2020 un processus visant à cadrer la prise de parole de son corps professoral concernant des sujets militants et activistes. Une charte ou un code de bonne conduite sera proposé prochainement.
Antoine Chollet, enseignant et chercheur en sciences politique à l’UNIL, réagit à l’intervention de la rectrice Nouria Hernandez sur ce sujet. Pour lui, être membre actif d’un groupe militant est compatible avec le poste de professeur·e. En tant que citoyen-nes, tout scientifique est protégé par les règles de la liberté d’expression.
Revue de presse UNIL 22 mars 2021
19Mar2021
Politique des hautes écoles
La Suisse réintégrée dans les plans de l’UE pour la recherche quantique, pas pour la recherche spatiale
Dans un projet actualisé qui a circulé cette semaine, la Suisse a été réinscrite dans les plans de l’UE pour la recherche quantique, mais pas pour les projets de recherche spatiale. Les seuls pays non membres de l’UE autorisés à collaborer avec les États membres sont l’Islande et la Norvège.
Interview avec Martin Vetterli sur un possible retour sur le campus
Dans un interview avec la RTS, le président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Martin Vetterli s’exprime sur une possible réouverture du campus et un retour à l’enseignement en présentiel. En attendant les nouvelles décisions du Conseil fédéral de ce vendredi 19 mars, le président reste très prudent dans ses prédictions pour l’EPFL. « […] la dernière chose qu’on aimerait, c’est qu’on rouvre le campus et trois semaines après, on est dans un lockdown total. »
Dans le scénario où un retour sur le campus est possible, il y aura certainement des restrictions sur le nombre d’étudiant-e-s qui peuvent se rassembler dans un cours, l’obligation de porter un masque et de garder la distance nécessaire. Selon Martin Vetterli, l’EPFL ne va certainement pas retourner à un normal tant qu’il n’y a pas de taux de vaccination suffisant en Suisse.
Les règles changent pour les écoles polytechniques
Lettre à Guy Parmelin pour un retour du présentiel dans les hautes écoles
«La Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) a écrit au conseiller fédéral Guy Parmelin pour lui demander un retour aux cours en présentiel dans les hautes écoles. Le conseiller d’Etat fribourgeois Jean-Pierre Siggen l’a annoncé mercredi soir dans l’émission Infrarouge sur RTS1.»
Nouveau centre pour l’intelligence artificielle en médecine
L’Hôpital de l’île (Inselspital) à Berne a ouvert un centre pour l’intelligence artificielle. Son Directeur Raphael Sznitman avance que «La force de Berne réside dans la collaboration étroite et institutionnalisée entre l’informatique, l’ingénierie et la médecine. Il s’agit d’une situation unique en Suisse, et nous avons donc été, à de nombreuses reprises, en mesure de transférer les résultats de la recherche directement dans des applications cliniques.»