«Fréquenter durant des années une université ou une haute école nourrit souvent le sentiment d’appartenance à une communauté bien particulière. Le basculement de plus en plus fréquent vers des cours en ligne — et donc la possibilité de suivre un cursus à distance — peut mettre à mal ce processus d’identification et porter un sérieux coup à la dimension sociale de la vie académique. Mais les rectorats et les associations d’étudiants veillent.»
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10Fév2022
Politique des hautes écoles
Ces étudiant-e-s privé-e-s de leurs meilleures années
«La pandémie a privé des milliers de jeunes d’une expérience de vie difficilement réplicable: les années de la liberté académique, des premières responsabilités (examens, gestion d’un appartement, cohabitation, etc.) et de la légèreté des soirées festives et des rencontres spontanées. Y-a-t-il une manière de rattraper ce temps perdu? Trois étudiants témoignent de leur ressenti.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 février 2022
9Fév2022
Politique des hautes écoles
«Stick to science»: Couverture de presse
Les grands journaux suisses ont tous couvert la campagne «Stick to Science», qui a obtenu le soutien de beaucoup d’universités et associations académiques (Université de Berne, LERU, Science Europe, The Guild, etc.). De très nombreux scientifiques renommés s’expriment en faveur du mouvement et lundi (08.02.2022), le Conseiller fédéral en charge de la recherche Guy Parmelin s’est également prononcé en faveur de l’initiative, tout comme son homologue britannique George Freeman, qu’il a, par ailleurs reçu le 07.02.2022.
Gilbert Casasus, professeur en études européennes à l’Université de Fribourg, estime que la stratégie de Stick to Science est «totalement contre-productive». Selon lui, le destinataire «est mal choisi». «Si les chercheurs suisses sont aujourd’hui exclus de la recherche européenne, c’est la faute, et uniquement la faute, du Conseil fédéral», souligne-t-il, et il ajoute: «Cela me fait penser à un pompier pyromane qui allume un incendie et qui appelle la caserne pour l’éteindre. Et ensuite, il prend la parole devant les médias pour dire à quel point c’est scandaleux tous ces pyromanes.» Il les appelle à plutôt faire une «résistance passive»: «Tous les chercheurs devraient refuser de prendre des mandats que leur offre le gouvernement fédéral. C’est une arme à double tranchant, mais il faut qu’il y ait une mobilisation des chercheurs suisses contre la position antiscience du gouvernement fédéral.» Gilbert Casasus estime qu’à Bruxelles, «c’est l’exaspération qui prédomine vis-à-vis de la Suisse». «Dans une interview accordée au SonntagsZeitung, Ignazio Cassis remet les bilatérales en jeu, alors que cela fait au moins depuis 2008 que l’Union européenne dit que l’ère des bilatérales est terminée», rappelle-t-il. (RTS : La Matinale)
«Le Covid a triplé les symptômes dépressifs chez les étudiants»
Selon une étude de l’Université de Zurich, le nombre d’étudiant-e-s et élèves souffrant de dépression a triplé entre avril 2020 et juin 2021. Selon l’auteure de l’étude Julia Dratwa, «Le point central me semble être la fermeture des écoles et universités. Cela cause une telle perturbation sociale que ce n’est pas une bonne idée. J’espère que ça n’arrivera plus jamais.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 février 2022
8Fév2022
Politique des hautes écoles
Stick to Science : «La science ne s’arrête pas aux frontières»
Sous l’impulsion des Ecoles polytechniques fédérales, du collectif UK International [auquel sont associés 140 universités britanniques], du Wellcome Trust et de la Royal Society, une pétition a été lancée aujourd’hui pour que l’UE associe la Suisse et la Grande-Bretagne au programme Horizon Europe. Cette campagne commune s’appelle «Stick to science» (@stick2science). Le patron d’Innosuisse, André Kudelski, commente cette démarche.
Selon le site web (et la Times Higher Education), la pétition a déjà été signée par 12 lauréats du Prix Nobel, 3 de la Médaille Fields et 250 «autres dirigeants de l’industrie, d’organismes et d’instituts de recherche, d’organisations caritatives, d’organismes de santé, d’universités et de fondations.»
«Il est temps d’arrêter de faire de la politique et de faire passer les intérêts des gens en premier. Cela signifie qu’il faut conclure les accords de l’association Horizon Europe et faciliter une fois de plus le meilleur de la coopération scientifique », a déclaré Adrian Smith, président de la Royal Society.
Weltwoche : L’exclusion suisse de Horizon Europe, «la plus grande chance pour la place de recherche [suisse]»
Selon l’article du 03.02. paru dans la Weltwoche, l’exclusion suisse de Horizon Europe doit être vue comme une grande chance pour repenser les priorités de la recherche et de se libérer du «du carcan administratif» de l’Union européenne (UE). Au lieu de focaliser toute son énergie dans l’obtention de fonds de la part de l’UE et de mesurer la recherche qu’à partir de l’input financier qu’elle génère, les chercheurs·euses suisses pourraient dès lors travailler plus librement et mettre en place de nouveaux arrangements dans la coopération scientifique. Par là, la Suisse ne serait plus soumise aux quotas nationaux et exigences concernant les «formulations politiquement correctes des questions de recherche».
Dans l’article du 06.02, la Weltwoche critique également les interventions publiques du président de l’EPFZ Joël Mesot dans lesquelles ce dernier mettait en avant les effets négatifs de l’exclusion pour la Suisse. Selon l’auteur de l’article, ces déclarations montrent à quel point la communauté scientifique suisse est manifestement prisonnière des schémas de pensée de l’UE.
Nouvelle proposition de faire payer les diplômé-e-s à faible revenu
Le directeur de l’Union lucernoise des arts et métiers Gaudenz Zemp souhaite faire payer les universitaires qui ne «réussissent pas trop bien» après leurs études. Il propose que l’État prélève des frais de scolarité en aval, et que les universitaires qui n’amortissent pas leurs frais de formation grâce à leurs revenus élevés et aux impôts ainsi générés devraient rembourser les frais d’études financés par l’État.
L’idée vient de deux économistes de l’éducation Stefan Wolter et Conny Wunsch qui ont évoqué l’attente présente d’une partie des citoyen-ne-s que les diplômé-e-s d’une formation supérieure remboursent plus tard ces coûts de formation par des impôts plus élevés. Actuellement, le travail à temps partiel et les longues interruptions de l’activité professionnelle mettraient à mal cette redistribution.
Gaudenz Zemp, qui est également conseiller national PLR, a récemment déposé une motion dans ce sens auprès du gouvernement lucernois.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 février 2022
7Fév2022
Politique des hautes écoles
Günther Dissertori, nouveau recteur de l’EPFZ
Dans un interview avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le nouveau recteur de l’EPFZ Günther Dissertori parle de ses projets et de sa vision pour la haute école.
Selon le professeur en physique, l’un des principaux défis actuel est la croissance du nombre d’étudiant·e·s à l’EPFZ. Pour faire face à cet afflux, il propose d’augmenter les exigences au niveau du master, surtout pour les étudiant·e·s venant de l’étranger. En revanche, il s’oppose à un examen d’entrée pour les titulaires d’une maturité, qui serait injuste selon lui. En même temps, il se soucie du niveau de maturité en Suisse. Il est important que les mathématiques et les sciences naturelles ne souffrent pas sous l’impulsion d’élargir l’éventail des matières enseignées dans les gymnases, argumente-t-il. De son côté, l’EPFZ devrait encore mieux communiquer les attentes qu’elle a envers ses futurs étudiant·e·s.
«Ensuite, il me semble important que les étudiants acquièrent des compétences afin d’être bien préparés à la vie après les études. […] [Ils] doivent acquérir au cours de leurs études ce que nous appelons la compétence informatique, c’est-à-dire la compréhension des sciences des données, des algorithmes, etc. Cela deviendra une compétence de base centrale, au même titre que les mathématiques et la physique.»
L’hôte du nouveau forum innovateur pour l’enseignement et le dialogue à l’Université de Saint-Gall
Dans huit jours, l’Université de Saint-Gall (HSG) ouvrira les portes du Learning Center, qui est dorénavant appelé Square. Philippe Narval responsable de cette nouvelle entité, est diplômé en sciences de l’éducation. Un choix surprenant, selon le St.Galler Tagblatt, qui l’a interviewé sur son parcours et son nouveau rôle en tant que hôte («intendant») et le fonctionnement du «Square». Lui-même, il se voit comme un «super-connecteur», l’objectif est de sortir de la bulle, d’encourager le dialogue «d’égal à égal» et d’offrir une orientation pratique.
La démarche auprès des lauréats de l’ERC
Selon la SRF, des universités européennes tentent alors de recruter les 28 lauréat·e·s suisses du fameux ERC Starting Grant. Malgré ces possibilités, la plupart souhaite rester en Suisse. Contactés par une journaliste la SRF, 15 des 28 lauréat·e·s ont détaillé leurs raisons. Le bon environnement de recherche en Suisse, le fait que le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) ou le Fonds national interviennent avec de l’argent, les collègues dans les instituts ou des raisons privées ont été mises en avant comme des raisons déterminantes pour rester en Suisse.
Deux des lauréats transfèrent leur projet dans un pays de l’UE afin de s’assurer du soutien de l’ERC. Et deux auraient répondu qu’ils étaient encore indécis, mais qu’au vu de la situation actuelle, ils envisageraient très bien de quitter la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 février 2022
4Fév2022
Politique des hautes écoles
Joël Mesot qualifie l’exclusion du programme Horizon Europe de «dangereuse»
Le Président de l’EPFZ Joël Mesot explique dans un entretien les dommages que l’exclusion du programme européen Horizon risque de causer à la Suisse. Par rapport à l’idée de plus collaborer dans le futur avec les américains et les asiatiques, il évoque la question de la propriété intellectuelle. «Au sein de l’UE, la réglementation est libérale. […] Si vous faites des expériences dans des laboratoires américains – et j’ai une grande expérience en la matière -, tous les résultats appartiennent aux Américains. Pour établir un programme similaire à celui de l’Europe, il faudrait des années, ne serait-ce qu’en raison de la réglementation des droits d’auteur. Dans l’espace asiatique ce serait tout aussi compliqué, voire plus.» Par ailleurs, il souligne l’importance de la proximité géographique: «Le stockage de l’énergie et la stabilité du réseau font partie de nos plus grands défis. Nous ne résoudrons certainement pas ces problèmes avec les États-Unis ou l’Asie. Nous ne pouvons le faire qu’avec nos voisins.» Un encadré de l’article explique pourquoi les chercheur-e-s quantiques sont particulièrement touchés par l’exclusion des programmes européens pour la recherche. (NZZ)
Par ailleurs, «La faîtière de l’économie suisse monte au front et enjoint le Conseil fédéral de ne pas attendre les prochaines élections pour reprendre les négociations avec l’UE. Mais le monde de l’économie est divisé, l’ USAM se montrant beaucoup plus prudente.» L’auteur de l’article commente: «Que ce soit dans les urnes ou dans les sondages, le peuple suisse a presque toujours soutenu la voie bilatérale avec l’UE. Il sait que sa prospérité en dépend. Mais sans un front uni de l’économie, il sera difficile de gagner une prochaine votation.» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Le cerveau et les sens analysés en Valais
«La HES-SO Valais, l’Université de Lausanne et le CHUV s’unissent et lancent The Sense. Ce centre d’innovation et de recherche autour des sciences sensorielles entame ses activités en ce début d’année.»
Revue de presse UNIL 4 février 2022
3Fév2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève présente son plan pour répondre à la précarité du corps intermédiaire
«Précarité, inégalité de traitement, harcèlement… […] Pour faire face aux résultats alarmants de la vaste enquête diligentée par le rectorat de l’Université de Genève (Le Courrier du 18 janvier), ce dernier a mis en consultation jusqu’au 18 février un plan d’action. […] Si les objectifs sont ambitieux, un fossé semble exister entre les problèmes et certaines solutions.»
- carrière académique
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
Tentative de débauchage de 46 lauréats britanniques des bourses ERC
Les universités européennes tentent également de débaucher les lauréats britanniques de l’ERC, qui se trouvent dans une situation similaire à celle de leurs homologues suisses. Comme la Suisse, le Royaume-Uni a déclaré qu’elle reproduirait la subvention s’ils restaient. Toutefois, il est encore temps pour le Royaume-Uni de s’associer, mais pas pour la Suisse.
Le Conseil suédois de la recherche offre explicitement CHF 100’000 aux universités suédoises pour les aider à débaucher les lauréats ERC en Suisse.
Covid, Europe : Et maintenant, Monsieur le Président?
A partir de minute 34:37, le président de la Confédération Ignazio Cassis (PLR) discute avec le président de swissuniversities Yves Flückiger et Céline Amadruz (vice-présidente UDC et conseillère nationale GE) des défis qui l’attendent en 2022 par rapport à l’Europe.
A minute 59:33 il félicite la démarche de la pétition « Stick to science» [relaté par des médias ici et ici], une initiative qui vient du Conseil des EPF et des chercheurs, britanniques.. Cette pétition, qui sera publiée le 08.02., demande à l’Union européenne de cesser de lier l’encouragement de la science avec des sujets politiques qui ne sont pas liés, comme l’accès au marché.
Par rapport au risque de la fuite des cerveaux, il estime (vers 51:37), que «pour l’instant on n’a pas non plus de gens qui sont partis. […] Attention de ne pas tomber […] dans une hectique qui serait complétement déplacée.»
Atténuer les effets négatifs de la non-association à «Horizon Europe»
«La CSEC-E [Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États] demande que des mesures complémentaires soient rapidement prises pour atténuer les conséquences négatives du statut de pays tiers non associé que la Suisse a depuis l’abandon de l’accord-cadre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 février 2022
2Fév2022
Politique des hautes écoles
« Aujourd’hui est un grand jour », annonce Ignazio Cassis en levant quarantaines et télétravail
«Dès demain, jeudi [le 03.02.2022], l’obligation de télétravail et les quarantaines seront de l’histoire ancienne. Alors qu’il avait étendu il y a deux semaines ces mesures jusqu’à la fin février, le Conseil fédéral a finalement décidé mercredi de les lever immédiatement. En outre, la Suisse pourrait laisser tomber les certificats et les masques obligatoires dès le 17 février. Le Conseil fédéral a mis deux variantes en consultation pour assouplir les mesures. Il décidera en fonction de la situation épidémiologique.»
Pétition paneuropéenne pour la participation suisse et britannique au programme Horizon Europe
Le parlement met sous pression le Conseil fédéral pour une rapide ré-association à Horizon
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) souhaite, avec 13 voix contre 12, mettre sous pression le Conseil fédéral pour une association rapide de la Suisse aux programmes européens Horizon Europe, Digital Europe, Iter, Euroatom et Erasmus+.
En cas d’association, les modalités d’une augmentation unique de la contribution suisse à la cohésion à partir du 1er janvier 2024 devraient également être réglées.
Profil de Martina Hirayama, secrétaire d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI)
Depuis janvier 2022, les cinq postes les plus prestigieux de l’Administration fédérale sont occupés par des femmes. La Tribune de Genève dresse leurs portraits, dont celui de «la technicienne » Martina Hirayama, secrétaire d’Etat à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI). «Les parlementaires ne la trouvent pas assez politique, et la relation compliquée avec Bruxelles la met particulièrement sous pression. En ébullition, les universités et hautes écoles souhaiteraient que le SEFRI prenne leur désarroi plus au sérieux; à terme, il y va de la compétitivité de la Suisse au niveau international.»
L’Unil dans les médias
«L’UNIL tient à son immense liberté de débat»
«Dès le début de la crise sanitaire, [Michaël Esfeld,] ce philosophe des sciences nommé professeur ordinaire à la Faculté des lettres en 2002 s’est positionné contre les restrictions imposées par l’État. Pour l’UNIL, la priorité est de préserver l’indépendance de ses chercheurs et enseignants. Il n’est pas question de cadrer leur engagement dans les débats publics.»
Revue de presse UNIL 2 février 2022
1Fév2022
Politique des hautes écoles
Les conséquences de l’exclusion suisse du programme Horizon Europe pour le privé
Un article de la NZZ d’une page traite de l’impact de l’exclusion suisse au programme Horizon Europe: «En réalité, il ne s’agit pas d’un simple problème de tour d’ivoire qui rendrait la vie un peu plus difficile aux scientifiques ambitieux. L’exclusion de la Suisse a des conséquences économiques concrètes, tant pour les grands groupes que pour les PME. […] Pour certaines startups, l’absence soudaine d’un tel financement [la bourse du Conseil européen pour l’innovation EIC ] est une question de survie. «Elles ne peuvent pas attendre que des financements alternatifs ou d’autres solutions soient disponibles. Le timing est crucial.»» déclare Michela Puddu, co-fondatrice et CEO de la start-up de l’EPFZ nommée Haelixa.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er février 2022
31Jan2022
Politique des hautes écoles
Discussions autour de l’adhésion de la Suisse à Horizon
Les acteurs de la science et de l’industrie déplorent dans une résolution l’exclusion de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe de l’Union européenne (UE). La proposition du parti socialiste «d’acheter» l’adhésion à l’aide du milliard de cohésion sera discutée ce lundi 31 janvier dans la Commission de politique extérieure (CPE). Si elle trouve une majorité, le Parlement pourrait alors se prononcer rapidement sur cette proposition.
Dans un interview avec le Bund, Martina Hirayama, la plus haute responsable de l’éducation et de la recherche de la Confédération, plaide également pour une solution pragmatique qui implique que la Suisse fasse des concessions à l’UE sur les questions institutionnelles pour assurer l’adhésion au programme de recherche. Tout de même, elle rappelle que c’est l’UE qui a lié la coopération en matière de recherche et les questions institutionnelles, alors que ce lien n’existe ni sur le plan juridique ni sur le plan matériel. Elle appelle donc à l’UE de «laisser tomber de tels liens politiques».
Pour la phase actuelle, elle rappelle que les fonds à la recherche sont alloués par la Confédération. La Suisse compterait également renforcer la coopération en matière de recherche avec des États au sein et en dehors de l’Europe, par le biais d’accords bilatéraux.
Commentaire sur les négociations avec l’UE
Tobias Staumann, professeur en histoire économique à l’Université de Zurich, regrette la communication négative des scientifiques en Suisse autour des négociations de la Suisse avec l’Union européenne et l’exclusion suisse du programme Horizon Europe. Il pense que la communauté scientifique suisse devrait «devenir active» sur tous les niveaux, à l’image de Swiss Medtech, qui «s’engage désormais pleinement pour le maintien de bonnes relations économiques avec les pays voisins. C’est […] à juste titre qu’elle remet en question la conformité des mesures de sanctions de l’UE avec l’État de droit. Un avis de droit publié en juillet par Swiss Medtech conclut que la décision unilatérale de la Commission européenne de mettre fin à la reconnaissance mutuelle pour les dispositifs médicaux existants est contraire au droit de l’UE et de l’OMC. Le Conseil des EPF, Swissuniversities et Scienceindustries pourraient s’inspirer de Swiss Medtech. Les alertes périodiques ne font que donner aux scientifiques en Suisse le sentiment réel qu’ils se trouvent sur un bateau en train de couler.»
Arguments du président des EPF contre l’initiative pour l’interdiction des expérimentations animales
Michael Hengartner, président Conseil des EPF s’exprime contre l’initiative qui vise l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine. Dans un article d’opinion de la NZZ am Sonntag, il présente ces arguments :
1.) La Suisse compte parmi les pays avec les règles éthiques les plus strictes concernant les expérimentations animales. De plus, dans la majorité des expérimentations (70%), les animaux ne subissent pas ou peu de contraintes, comme une piqûre pour une prise de sang.
2.) Même les expériences non dangereuses sur les humains seraient interdites. Impossible alors d’avancer dans la recherche contre le cancer et la maladie d’Alzheimer, par exemple, sans animaux.
3.) Les médicaments étudiés à l’étranger et testés sur les animaux et les humains ne pourraient plus être importés. Seules les substances actives plus anciennes et déjà établies resteraient autorisées. Une société à deux vitesses pourrait se développer avec d’un côté, les personnes qui ont les moyens de se procurer un traitement moderne à l’étranger et de l’autre côté, les personnes qui n’ont pas d’autre choix que de s’accommoder d’un retard médical toujours plus important.
Un cursus axé sur la précision et l’optique
«A l’automne 2022, la filière de Master in Precision Engineering accueillera ses premiers étudiantes et étudiants. Le département Technique et informatique de la Haute école spécialisée bernoise (BFH) et la Faculté de philosophie et de sciences naturelles de l’Université de Berne se sont associés pour proposer ce cursus. […] Le cursus d’ingénierie de précision, qui s’étend sur deux ans, propose une formation approfondie des ingénieures et ingénieurs pour l’industrie de précision.»
Effet de pandémie : de plus en plus d’étudiant·e·s veulent devenir virologues
Depuis deux ans, la pandémie marque notre société. En première ligne dans la lutte contre le virus se trouvent les infectiologues, virologues, épidémiologistes qui informent publiquement sur le sujet. Dès lors, la profession semble attirer de plus en plus de personnes. Les universités et hautes écoles indiquent une augmentation d’étudiant·e·s en épidémiologie.
Alors qu’en 2018 et 2019, respectivement 44 et 66 étudiant·e·s ont assisté au cours annuel de virologie de l’Université de Zurich (UZH), en 2020, le cours a compté 116 étudiant·e·s. En 2021 également, le cours comptait 91 participant·e·s.
L’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH), qui fait partie de l’Université de Bâle, indique que la demande a également augmenté chez eux. «Il y a eu plus de demandes pour le master en épidémiologie 2021, mais le nombre réel d’étudiants est finalement resté le même», expliquent les responsables de l’épidémiologie et de la biologie infectieuse de l’institut.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 janvier 2022
28Jan2022
Politique des hautes écoles
«Face à l’afflux d’étudiants chinois en Suisse, la vigilance est de mise»
Grégory Coutaz de l’Université de Tamkang, Taiwan, met en garde les universités suisses contre l’afflux des étudiant-e-s chinois-es (+27% en Suisse depuis 2019).
«L’un des problèmes que posent ces jeunes chinois vient du fait que parmi eux se trouve une minorité biberonnée au nationalisme qui n’accepte plus un enseignement perçu comme «anti-chinois». Encouragés par l’influence grandissante de la Chine sur la scène internationale, ces étudiants s’attaquent directement à leurs professeurs en les harcelant, les intimidant ou en se livrant au doxing (c’est-à-dire la diffusion de données personnelles sur internet), dès lors que ceux-ci se montreraient critiques envers le Parti communiste ou discuteraient de questions sensibles comme Hongkong, le Xinjiang, le Tibet ou Taïwan. […] Autrefois réservés aux seules universités anglo-saxonnes, ces débordements sont désormais présents en Europe. […] Il n’est pas question ici, bien sûr, d’interdire aux étudiants chinois l’accès à nos amphithéâtres et à nos laboratoires. En revanche, il est de la responsabilité des universités de prendre les mesures adéquates pour se protéger contre la promotion d’un narratif officiel, le siphonnage des connaissances et les tentatives de manipulations des étudiants. Cela passe par un renforcement accru des contrôles et la nécessaire divulgation de tous les incidents […].»
«Quand l’auberge espagnole est fermée»
«La situation sanitaire a amené nombre de jeunes à annuler ou interrompre leurs échanges universitaires et séjours à l’étranger ces deux dernières années. Et pour ceux qui sont partis, l’expérience a été particulière.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 janvier 2022
27Jan2022
Politique des hautes écoles
Partenariat entre l’Université et la Banque cantonale de Lucerne
L’Université de Lucerne a conclu un accord avec la Banque cantonale de Lucerne qui est devenue le premier «partenaire clé» de l’université. La banque soutient l’Université à la hauteur de CHF 250’000 par an, sur trois ans. La liberté de la recherche et de l’enseignement restera intacte, selon leur accord. En échange l’université mettra gratuitement à disposition des spécialistes pour des sessions de formation continue, «des événement pour collaborateurs et clients» de la banque.
Le Grand Conseil neuchâtelois se prononce en faveur d’une réintégration au programme Erasmus+
«Le Conseil fédéral a été prié hier par une forte cohorte de parlementaires neuchâtelois·es de réintégrer «complètement et rapidement» le programme d’échanges d’étudiant·es européen Erasmus+.»
Les jeunes scientifiques face au vol de leurs travaux
Selon une enquête parue en janvier, menée auprès de 1800 doctorant-e-s et jeunes docteur-e-s, 21% des répondants disent avoir vu une tierce personne s’attribuer le fruit de leurs travaux. Souvent un encadrant, comme le note Colin Lemée, président de l’association Doctopus. Selon une doctorante, ces abus découlent en partie de l’«hyperconcurrence», due au manque de postes chroniques à l’université. Et de la nécessité pour les encadrants de s’assurer que chacun de leurs doctorant-e-s ait des résultats à présenter, «quitte à piller ceux d’autres jeunes chercheurs.»
A la rentrée 2021, le Réseau national des collèges doctoraux, [une organisation française] a mené une enquête auprès de plus de 11’500 doctorant-e-s. 15% des personnes interrogées se disent insatisfaites ou très insatisfaites de la manière dont leur directeur veille à ce que leurs travaux soient bien crédités.
Par ailleurs, selon la première enquête susmentionnée, 20% des répondants disent avoir subi du harcèlement moral, le plus souvent perpétré par l’encadrant de la thèse.
- conditions de travail
- publish or perish
- plagiat
- fraude scientifique
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 janvier 2022
26Jan2022
Politique des hautes écoles
Horizon Europe: « Nous vivons les premiers revers », alerte la recherche suisse
Les sciences, la démocratie et la politique d’identité
Dans un article paru dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le professeur de philologie classique à l’Université de Heidelberg, Jonas Grethlein, parle du statut et du rôle des connaissances scientifiques, qui changent au cours du temps, et parle de deux tendances générales.
Premièrement, en prenant la pandémie comme exemple, il met en lumière l’invocation du savoir scientifique pour contrer les arguments populistes post-factuels. «On a par exemple fait appel à des climatologues pour réfuter l’affirmation de Trump et d’autres selon laquelle il n’y a pas de réchauffement climatique. L’appel aux faits dans la confrontation avec les populistes a ouvert la voie aux apparitions publiques des scientifiques à l’époque des Corona.» L’auteur évoque le danger que les scientifiques se fassent instrumentaliser par la politique pendant la crise sanitaire. «L’appel au savoir a plutôt une connotation élitiste, souvent même antidémocratique, surtout lorsqu’il s’agit d’un savoir dont seul un groupe dispose.»
Deuxièmement, l’auteur observe une montée de politique d’identité dans la science, qui, en opposition avec la première tendance, voit la science moins en tant que producteur de savoir objectif, mais comme moyen d’expression et d’émancipation pour les minorités politiques. Il pointe du doigt l’approche postcoloniale et la thèse selon laquelle la culture de certains groupes ne peut être étudiée et comprise que par les membres de ces groupes. «Non seulement les présupposés essentialistes de la notion d’identité mènent dans des eaux dangereuses, dans lesquelles évolue également la droite identitaire, l’exacerbation narcissique de la perspective du savoir menace également de priver la cohabitation humaine de ses fondements. Si même les scientifiques ne doivent pas s’efforcer d’obtenir des connaissances plausibles d’un point de vue intersubjectif et que l’on ne peut comprendre que la perspective de chacun, alors les revendications des différents groupes s’affrontent sans perspective de conciliation. »
Plaidoyer pour l’enseignement hybride
Dans une lettre ouverte publiée dans la Liberté, Leonardo Gomez Mariaca, coprésident des Jeunes vert’libéraux Fribourg plaide pour le modèle d’enseignement mixte dans les hautes écoles. En invoquant la santé mentale des étudiant·e·s, il met en garde contre une obligation des cours à distance, qui est une des possibilités actuellement discutées par les cantons et le Conseil fédéral.
Retours négatifs à l’Initiative populaire « Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine »
L’initiative visant à interdire l’expérimentation animale et humaine soumise au vote le 13 février prochain continue à susciter des réactions.
Catherine Labouchère, députée (PLR, VD) avance que si l’initiative passe, «les patients et les animaux subiront l’arrêt de la recherche de plein fouet avec comme seule solution un exode vers des pays plus tolérants, pour certains moins réglementés avec des protocoles moins sévères. La médecine à deux vitesses s’installera de façon insidieuse et sans profit aucun pour la population humaine et animale captive, car sans possibilité de s’expatrier». (24 heures)
Quatre scientifiques de l’Université de Fribourg s’opposent à l’initiative, en expliquant le processus d’autorisation fortement réglementé et les effets néfastes pour le progrès en médecine humaine et animale en Suisse en cas d’un oui à l’initiative. (Le Temps)
Le responsable du Centre du phénoménologique de l’EPFL, Xavier Warot, est également contre l’initiative populaire, et voit cela comme occasion de parler de l’expérimentation animale. «Longtemps, certains scientifiques pratiquant l’expérimentation animale étaient dans leur tour d’ivoire. Mais la confiance s’est érodée, et il est temps d’informer et de s’ouvrir à l’échange». (Heidi.news)
Comment les chercheur·euse·s zurichois·es luttent contre la pandémie
La recherche sur le coronavirus tourne à plein régime. À Zurich, l’Université (UZH) et l’EPFZ, ainsi que des fondations qui leur sont proches, ont débloqué des millions de francs pour la recherche. A cela se sont ajoutés des millions supplémentaires provenant du Fonds national et d’autres sources de financement pour les scientifiques zurichois.
La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) en présente trois projets et les personnes qui se cachent derrière:
- Emanuela Keller, médecin urgentiste, veut désengorger les services de soins intensifs grâce à l’intelligence artificielle.
- Philippe Bechtold et Michele Gregorini, ingénieurs, veulent détecter le virus en 30 minutes grâce à un nouveau test PCR.
- Urs Greber, biologiste, veut empêcher les évolutions graves de la maladie de Corona grâce à un médicament placebo.
L’un est sur le point d’être utilisé dans la pratique (1). Un autre fonctionne techniquement, mais pas encore commercialement (2). Et un autre est resté bloqué à mi-chemin – pour faire avancer la recherche de manière inattendue (3).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 janvier 2022
25Jan2022
Politique des hautes écoles
Alliances entre universités européennes: porte ouverte à la Suisse
«La Commission européenne vient d’étendre de 41 à 60 d’ici à 2024 le nombre d’alliances entre écoles supérieures permettant la mobilité des étudiants, des chercheurs et des enseignants. Hors d’«Erasmus Plus», la Suisse a pourtant été autorisée à sauter dans le train en marche en novembre dernier.»
«Dans le cadre de cette initiative, les universités et les hautes écoles peuvent former des alliances transnationales dans le but de permettre aux étudiants d’étudier dans des universités de plusieurs pays de l’UE. Cette alliance doit aussi favoriser la mobilité des chercheurs et des enseignants.»
«Ces toilettes inclusives qui séparent les genres»
«De nombreux établissements publics planchent sur la création de toilettes unisexes. Si la démarche est saluée par les milieux LGBTQIA+, elle n’est pas sans susciter des réticences, à l’image des toilettes tous genres disponibles à l’IHEID à Genève»
Accusation du philosophe Jordan Peterson contre le monde académique
Le professeur de philosophie Jordan Peterson a quitté l’Université de Toronto et porte de graves accusations contre le monde académique. Il accuse les universités anglo-saxonnes d’épouser une doctrine «néfaste» basée sur la diversité, l’inclusion et l’équité. Pour faire une carrière académique, ses étudiants blancs hétérosexuels, même avec des brillants résultats, seraient défavorisés à la faveur de représentant·e·s de minorités moins qualifiées.
Pas facile de devenir prof en temps de pandémie
«La Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP Vaud) a enregistré cette rentrée de septembre 2021 un nombre record d’inscriptions. «Les effectifs ne cessent de croître depuis quelques années», détaille Barbare Fournier, responsable de la communication. Un emballement pour le métier d’enseignant que la crise sanitaire ne freine pas, bien qu’elle ait amené son lot de difficultés.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2022
24Jan2022
Politique des hautes écoles
Accord-cadre: les universités et la recherche tirent la sonnette d’alarme
«Cette fois-ci, la situation est sérieuse. Dans une missive cinglante envoyée au Conseil fédéral, les plus hauts représentants des universités et de la recherche suisses mettent en garde contre les conséquences «graves» de la fin de l’Accord-cadre avec l’Union européenne et demandent des actions rapides. La lettre est signée par Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de Swissuniversities, la conférence des recteurs des hautes écoles de Suisse, Michael Hengartner, président du Conseil des EPF et Matthias Leuenberger, président de Novartis pour la Suisse et de Scienceindustries.»
Surmonter la dichotomie «d’ami·e·s et ennemi·e·s» de la science
Dans la chronique d’invité de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le professeur d’histoire Caspar Hirschi se penche sur la division quotidiennement faite entre ami·e·s et ennemi·e·s de la science et relève son caractère absurde. Selon le professeur de l’Université de Saint-Gall (HSG), il n’est pas possible et surtout pas souhaitable de se positionner pour ou contre la science, car cette dernière englobe tous les phénomènes mondiaux. Plutôt, il faut garder un regard critique sur la position de la science dans la crise climatique.
Le fait que les personnes soient plus que jamais divisées en «ami·e·s et en ennemi·e·s» de la science est lié aux distorsions idéologiques autour du changement climatique, argumente-t-il. «Il y a là une ironie particulière, car le réchauffement climatique est un cas d’école de la manière dont la science doit être considérée de tous les côtés d’un problème. Aussi indispensable qu’elle soit pour surmonter la crise climatique, elle a été à l’origine de sa création. Sans ses connaissances, il n’y aurait pas de moteurs de combustion, [etc.].». Pour Caspar Hirschi, le rôle de la science pour le monde actuel consiste essentiellement à trouver des solutions qu’elle a elle-même créées.
L’initiative contre l’expérimentation peine à trouver du soutien
L’initiative contre l’expérimentation animale et humaine, votée prochainement, peine à trouver du soutien en Suisse. Jugée trop extrême même par les milieux antispécistes, aucune association de protection des animaux ne la soutient. Selon le sondage 20 minutes du 21 janvier, 71% des votant·e·s comptent rejeter l’initiative et 27% l’accepter. Pour les militant·e·s antispécistes, l’initiative soulève un dilemme, car un oui menacerait les soins médicaux et poserait des gros problèmes pour la médecine vétérinaire, la recherche et l’innovation.
Dans le Migros Magazin, la cheffe de département de L’association faîtière suisse de la protection des animaux (PSA) discute avec le co-initiateur Renato Werndli des possibles conséquences de cette initiative. D’accord sur beaucoup de points avec l’initiative, elle regrette cependant que cette dernière puisse entraîner un certain isolement du reste du monde scientifique. «Dès qu’une université à l’étranger entreprend une expérience sur les animaux, les coopérations deviennent immédiatement difficiles». De plus, vu qu’il n’y a pas que les médicaments qui sont testés sur les animaux, mais aussi les produits chimiques et colorants, et que l’initiative exige une interdiction d’importation pour tout ce qui implique des expériences sur les animaux, cela réduirait considérablement les produits disponibles en Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2022
21Jan2022
Politique des hautes écoles
Taux d’absentéisme de 10% aux examens universitaires à Genève
«Depuis le 10 janvier, quelques centaines d’étudiantes et d’étudiants de l’Université de Genève passent chaque jour un examen à Palexpo dans des conditions sanitaires strictes en raison du Covid-19. Le taux d’absentéisme est un peu plus important que d’habitude.
Pour cette session sous la pression du variant Omicron, la direction de l’UNIGE estime le taux d’absentéisme à environ 10%, soit le double du taux usuel de 5%.»
L’article de la NZZ traite le dilemme dans lequel certain-e-s étudiant-e-s zurichois-es avec le Covid se trouvent face aux conséquences d’une (non-)participation aux examens.
Portrait d’Ursula Oesterle, nouvelle vice-présidente pour l’innovation de l’EPFL
Ursula Oesterle, nouvelle vice-présidente pour l’innovation de l’EPFL, a pour mission de renforcer le leadership de cette école dans la création d’entreprises. Elle souhaite rendre les relations entre l’économie et la recherche plus fluides et encourager les étudiant-e-s à cultiver leurs talents entrepreneuriaux tôt dans leur cursus et en considérant les grands défis du moment (climat, digitalisation, etc.). ««A titre personnel, je suis quelqu’un de disruptif, souligne-telle. Pour être plus créatifs et plus rapides dans notre fonctionnement, nous devons passer d’une logique top-down à ce que j’appelle un leadership distribué. On ne peut pas prétendre aider les entreprises à s’adapter au monde nouveau et ne pas, nous-mêmes, nous remettre en question.»»
Avis contre l’interdiction de l’expérimentation animale
Faut-il interdire les expérimentations animales et humaines? La professeure en éthique biomédicale Samia Hurst-Majno de l’Université de Genève, et le professeur en neurosciences Sebastian Jessberger de l’Université de Zurich estiment que non, par pesée d’intérêts.
La Suisse rejoint l’Observatoire «Square Kilometre Array»
La Suisse est devenue membre de plein droit du Square Kilometre Array Observatory (SKAO), le 19 janvier 2022. La recherche suisse dans le domaine de la radioastronomie s’en trouve ainsi renforcée à l’échelle internationale. L’adhésion «renforcera la recherche suisse dans le domaine de la radioastronomie au niveau international et sera un moteur important pour la collaboration internationale en matière de recherche», a déclaré la ministre suisse de l’éducation, de la recherche et de l’innovation, Martina Hirayama.
L’enquête de l’Université de Genève montre un système académique à bout de souffle
«Les situations de précarité et de harcèlement relevées ne sont pas des cas isolés, mais bien la conséquence d’un mal structurel qui ronge le système académique, estime l’association genevoise du corps intermédiaire [Accorder]»
La recherche suisse, exclue des programmes européens
Cet été, le pays a été déclaré « pays tiers non associé » au programme Horizon Europe. La Suisse est désormais également considérée comme un pays tiers pour le programme de recherche nucléaire Euratom, le programme Digital Europe et la coopération dans le programme de fusion nucléaire Iter. Selon l’auteur, «Le Forum économique mondial de Davos aurait dû être l’occasion de faire avancer les négociations entre l’UE et la Suisse. Mais le forum a été reporté au début de l’été à cause d’Omikron. La science locale doit donc continuer à s’inquiéter.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2022
20Jan2022
Politique des hautes écoles
«La rentrée sera presque normale dans les universités»
«La menace d’un retour aux cours à distance planait sur le semestre de printemps. En y renonçant, le Conseil fédéral soulage les hautes écoles et les étudiants.» L’EPFL et l’Université de Neuchâtel saluent cette décision.
Examens: l’UNIGE bascule en ligne
«C’était il y a une semaine. Les examens débutaient pour des milliers d’étudiants suisses. Dans les universités de Lausanne (Unil) et Genève (Unige), la décision était alors de maintenir l’ensemble de la session en présentiel. Mais les deux institutions ont apporté cette semaine des modifications aux conditions initialement annoncées: l’Unige bascule une partie des épreuves en ligne, tandis que l’Unil autorise les étudiants en quarantaine à se présenter.»
HES-SO: «L’ensemble de la communauté est sous tension»
Le Conseil fédéral a annoncé ce mercredi 19 janvier qu’il abandonnait l’idée évoquée la semaine dernière d’interdire le présentiel dans l’enseignement tertiaire. La proposition avait été mise en consultation auprès des cantons. René Graf, le vice-recteur de l’enseignement à la HES-SO, salue cette décision importante.
Les projets actuels du Conseil suisse de la science
«Que fait le Conseil suisse de la science? Nous répondons à cette question dans cet article de blog. Nous vous donnons un aperçu des projets en cours qui seront achevés au cours du premier semestre 2022. Il s’agit notamment de l’évaluation du Fonds national suisse, de l’étude sur le système postdoctoral suisse et de l’enquête sur l’acceptation des mesures Covid-19 en Suisse.»
Chercheur en Suisse, un statut trop précaire?
«Débat entre Laure Piguet, Membre du comité de l’association du corps intermédiaire de l’université de Genève, Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de Swiss Universities, Fabien Fivaz, Conseiller national (Verts/NE) et président de la commission de l’éducation et Angelika Kalt, directrice générale du Fonds National de la Recherche.»
- carrière académique
- relève scientifique
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 janvier 2022
19Jan2022
Politique des hautes écoles
Bâle-ville : Avancement de l’initiative «droits fondamentaux pour les primates»
Le 13 février, Bâle-Ville votera sur l’initiative populaire « Droits fondamentaux des primates » qui demande que la Constitution cantonale soit complétée par un article sur le droit des primates non-humains à la vie et à l’intégrité physique et mentale.
Les conséquences possibles d’une acceptation de l’initiative ne sont pas claires. Selon le texte de l’initiative, la nouveauté ne concernerait que les primates appartenant au canton. Or, le canton ne possède pas de singes. Le zoo de Bâle, organisé en droit privé, et la pharmacie bâloise craignent toutefois que l’initiative ne concerne également leurs primates, raison pour laquelle ils s’engagent dans la campagne de votation contre l’initiative populaire.
La gauche est majoritairement favorable à l’initiative. Le PS est toutefois divisé, comme l’ont déjà montré les débats au Parlement en novembre. En revanche, les partis bourgeois tels que le PLR, l’UDC, le Parti libéral-démocrate, le Centre et les Verts-libéraux rejettent l’initiative.
«La tendance dangereuse du véganisme total»
L’auteur de l’article estime que l’inititiative populaire qui vise l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine revient à saper le droit fondamental à la santé. Par rapport à cette initiative («grossière, mais triviale»), l’initiative bâloise d’accorder des droits fondamentaux aux primates non-humains est plus raffinée et il est plus difficile de cerner ses conséquences. Et selon l’auteur, «C’est là que réside le risque.» La philosophie de son organisation initiatrice Sentience Politics repose sur l’idée que les intérêts de l’être humain ne doivent en principe plus primer sur ceux des autres êtres vivants sensibles. «Etape par étape, il s’agit d’une grande utopie: la suisse végane dans tous les domaines de la vie.»
«Expérimentation animale: oser l’ambiguïté du dialogue»
Servan Grüniger et Marie Zufferey, président et coresponsable de l’antenne romande du groupe de réflexion «pour une culture favorable à la recherche» Reatch!, ont rédigé un article sur les conséquences néfastes qu’aurait l’acceptation de l’initiative populaire pour l’interdiction d’expérimentations sur les animaux et les humains.
«… le débat sur l’expérimentation animale ne devrait pas se limiter à mettre aux prises défenseur·euse·s des animaux et chercheur·euse·s recourant à l’expérimentation animale. A côté de ces protagonistes, il serait profitable que s’asseyent à une même table non seulement les professionnel·le·s travaillant avec des animaux de laboratoire, mais également des personnalités issues de la médecine humaine et vétérinaire, de l’éthique, de la statistique ou du droit. En outre, le public doit avoir accès à un contenu informationnel qui dépasse les slogans réducteurs.» Dans cette idée, le groupe Reatch organise ainsi un débat public sur cette question.
Débat sur l’expérimentation animale
Johannes Boacek, Professeur en neurosciences à l’École polytechnique fédérale, explique «pourquoi il est trompeur de penser que nous pouvons remplacer complètement l’expérimentation animale par des méthodes alternatives, et pourquoi nous devons abaisser plutôt qu’élever les obstacles à la recherche.» Il estime qu’il serait possible et nécessaire de rationaliser les procédures administratives relatives aux licences expérimentales. (ETH)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 janvier 2022
18Jan2022
Politique des hautes écoles
Fraudes scientifiques : la traque s’organise
«La science n’échappe pas à la tricherie. Le nombre de publications malhonnêtes explose. Mais ces arnaques intellectuelles sont de plus en plus souvent dénoncées.»
UNIGE: «Un corps intermédiaire en souffrance»
Harcèlement, précarité, inégalités: une enquête, assortie d’un plan d’action, dresse des constats
sévères sur les difficultés du personnel d’enseignement et de recherche de l’université de Genève
- carrière académique
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
Télétravail, enseignement en présentiel: ce que veulent Genève et Vaud
Les deux Cantons, consultés par Berne, ne sont pas toujours d’accord sur les mesures à prendre. Les deux Cantons se prononcent contre l’interdiction temporaire du présentiel à l’Université. Au sujet de l’obligation du télétravail, ils demandent tous les deux que l’on réexamine l’affaire à la fin février pour voir si la mesure est toujours pertinente.
«Les étudiants Covid, génération sanctifiée»
Dans un éditorial, Emmanuel Borloz adresse la difficulté de suivre des études en temps de crise sanitaire. «Beaucoup craignent une génération sacrifiée, dont l’étiquette «étudiants Covid» serait synonyme de formation au rabais. À y regarder de plus près, ce serait plutôt tout le contraire.»
«L’université de demain», selon Emmanuel Macron
Lors du congrès de France Universities (anciennement appelé Conférence des présidents d’université), le président français Emmanuel Macron a exposé «qu’à demi-mots» sa stratégie pour l’enseignement supérieur pour les dix ans à venir, en tant que potentiel futur candidat à la présidentielle. Il dénonce «l’intolérable gâchis» de l’échec en première année de licence, où, dit-il «seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens ».
Par ailleurs, il laisse entendre que de nouvelles formes de financement doivent être trouvées par les universités et que l’université «devrait être plus efficacement professionnalisante» et ce, dès le premier cycle.
Nouvel horizon pour des souris de laboratoire
Des rongeurs surnuméraires dans un élevage universitaire de Zurich échappent à l’expérimentation animale. Le refuge Rosel participe au projet «Rehoming» institué par la Protection suisse des animaux et l’Université de Zurich.
Mobilisation pour une chercheuse franco-iranienne
La mobilisation continue pour libérer l’anthropologue Fariba Adelkhah, de nouveau envoyée en prison. Spécialiste du chiisme et de l’Iran post-révolutionnaire à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences-Po), elle avait été arrêtée en juin 2019, puis condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, ce que ses proches ont toujours farouchement contesté. L’Université de Genève, qui lui avait décerné le titre de doctor honoris causa, a réagi par communiqué.
L’Unil dans les médias
17Jan2022
Politique des hautes écoles
Les effets de Brexit pour les universités britanniques
Depuis l’entrée en vigueur du Brexit, le nombre d’étudiant·e·s de provenance européenne a plongé au Royaume-Uni de 56% par rapport à l’année précédente. Les raisons sont multiples : augmentation des frais universitaires, frais supplémentaires des demandes de visas et l’incertitude liée au statut du permis de séjour.
Selon une étude réalisée pour le Département de l’éducation, les institutions moins prestigieuses qui visaient les étudiant·e·s européen·ne·s ont été particulièrement touchées. En revanche, la part d’étudiant·e·s en provenance du reste du monde a fortement augmenté.
Les effets se font également sentir du côté du corps académique. Craignant que le Brexit affaiblisse la place de la recherche britannique, plusieurs chercheurs·euses ont quitté leur poste pour des universités situées dans l’Union européenne. Aussi, de moins en moins de scientifiques postulent pour un poste au Royaume-Unis.
Comment les universitaires vivent les examens sous Covid
«Passer ses examens en janvier 2022, alors que le nombre de contaminations au coronavirus bat son plein, relève du parcours du combattant. Attraper la maladie signifie passer par la case rattrapages ou perdre un temps précieux, et cela peut entraîner de lourdes conséquences. Comment les étudiants abordent-ils cette période de révisions? Trois d’entre eux, des Universités de Genève, Bâle et Lausanne, se livrent sur leurs tracas liés au coronavirus.»
Les conditions de travail aux universités de Genève et Fribourg
«Inégalités de traitement, sentiment de précarité, manque de valorisation: une enquête réalisée par l’Université de Genève révèle un certain mal-être chez plusieurs de ses collaborateurs et collaboratrices d’enseignement et de recherche.» Un plan d’action est mis en consultation jusqu’au 18 février auprès de différentes instances de l’université.
Certains collaborateurs-rices scientifiques de l’Université de Fribourg avaient signé la pétition nationale en faveur de l’amélioration des conditions de travail des chercheurs et chercheuses, qui a été déposée en fin d’année 2021 à Berne. Interrogés par des journalistes de Frapp, ils-elles évoquent «la loi de la jungle» qui règne au sein de l’Université de Fribourg.
«Ces déclarations surprennent Astrid Epiney, la rectrice de l’Université de Fribourg. Elle affirme qu’un sondage, mené récemment auprès des collaborateurs concernés, n’a pas permis de faire ressortir d’éléments alarmants. Pas de problèmes systémiques donc. Pourtant, plusieurs témoignages récoltés, suggèrent que les difficultés financières et la détresse psychologique sont le quotidien de plusieurs membres du corps intermédiaire. L’Université de Fribourg ne reste pas insensible à ces propos et envisage des pistes d’amélioration. Sa rectrice reconnaît qu’il y a une marge de progression. L’Université indique également avoir déjà mis en place des mesures pour améliorer les conditions de travail de la relève scientifique. Elle a présenté au gouvernement fribourgeois sa stratégie 2030, dans laquelle elle y détermine ses futurs besoins, notamment en termes de postes à durée indéterminée.»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2022
14Jan2022
Politique des hautes écoles
L’expérimentation animale, stade ultime de l’anthropocentrisme?
L’historien Grégroie Gonin estime que «La valeur intrisèque de l’animal interdit de le sacrifier pour sauver des vies humaines. […] Au delà du résultat, puisse la votation [sur l’initiative populaire contre l’expérimentation animale et humaine] enrichir le débat sur la relation, plurimillénaire, entre l’homme et l’altérité animale. »
Les universités combattent l’interdiction de l’enseignement présentiel
En plus d’une réduction radicale de la quarantaine ou de l’isolement, le Conseil fédéral met en consultation une série d’autres mesures contre le Covid-19 – dont une éventuelle interdiction de l’enseignement présentiel au niveau tertiaire. Swissuniversities rappelle la grande valeur de l’enseignement sur place.
L’École hôtelière de Lausanne rebaptisée
«L’École hôtelière de Lausanne change de nom et devient l’EHL Hospitality Business School. […] Un anglicisme plus en phase avec les perspectives de carrières offertes par l’institution et son orientation internationale, selon sa doyenne et directrice générale Inès Blal.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 janvier 2022
13Jan2022
Politique des hautes écoles
Expérimentation animale: les milieux scientifiques condamnent une initiative «extrême»
L’initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale ne laisse pas d’inquiéter les milieux scientifiques. Lors d’une prise de parole commune, le 13 janvier 2022, les représentants des principales institutions du pays, autour du Fonds national suisse (FNS), ont réaffirmé leur opposition drastique au texte et leurs inquiétudes s’il emportait le suffrage populaire.
UNIGE : Plan d’action suite à l’enquête sur les conditions de travail et de carrière du corps intermédiaire
«Une enquête approfondie sur les conditions de travail et de carrière des collaborateurs et des collaboratrices de l’enseignement et de la recherche a mis en lumière des points de satisfaction ainsi que des points problématiques. Un plan d’action qui a été mis sur pied, est maintenant soumis à consultation.»
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Initiative «universités européennes»: la Confédération encourage les participations suisses dès 2022
«La Confédération débloque 6 millions de francs sur les quatre prochaines années (2022 – 2025) afin que les hautes écoles suisses puissent participer à l’initiative phare de l’UE en faveur de la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur. L’appel à projets publié par la Commission européenne pour 2022 autorise désormais la participation de hautes écoles issues de pays non associés à Erasmus+.
Les hautes écoles suisses intéressées sont priées de s’adresser à Movetia, la fondation cofinancée par la Confédération et les cantons pour promouvoir les échanges et la mobilité dans le domaine de la formation.»
Proposition pour une réforme du système universitaire
Selon l’auteur de l’article paru dans la Weltwoche, les études universitaires et la carrière académique perdent de leur attraction pour «les jeunes les plus originaux et les plus engagés» à cause des tâches administratives, des limitations dans la liberté d’enseignement, et «parce qu’ils doivent répondre aux exigences uniformisées des études». Des jeunes innovateurs et créatifs chercheraient plutôt à se réaliser professionnellement dans des instituts privés de recherche.
Ensuite, l’auteur aborde le sujet de la «sur-académisation» (donc du nombre des universitaires, perçu comme trop grand). Par ailleurs, «L’université perd son rayonnement en tant que lieu de débats politiques controversés» à cause du politiquement correct, des modèles standadrisés et d’un trop grand accent mis sur les connaissances méthodiques. «Par ailleurs, ces problèmes ne sont pas abordés à l’interne de l’université, […] la bureaucratie universitaire n’a pas d’intérêt de perdre sa place centrale. […] [Ces problèmes] existent surtout en études sociales, en lettres et en droit, et tout particulièrement en sciences économiques.»
L’auteur propose donc de créer une «autre académie», avec des réformes dans l’accès des études et dans l’incitation aux études, avec moins de pression à publier et moins de bureaucratie. Cette académie ne devrait pas être financée publiquement, «car elle serait obligée de suivre un nombre considérable de prescriptions.»
L’enseignement en présentiel, une priorité pour les universités suisses
L’Université de Fribourg, conduira une partie des examens à distance, selon la faculté. Selon Astrid Epiney, Rectrice de l’université, des représentants des universités suisses se sont rencontrés dans le cadre suissuniversities au début janvier pour formuler une position par rapport au enseignement en présentiel. Ils se sont prononcé à l’ unanimité pour le présentiel, si la situation l’exige, ils pourraient encore introduire une limitation du type “2G” aux personnes vaccinées et guéries.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 janvier 2022
12Jan2022
Politique des hautes écoles
Les EPF lancent une initiative pour rassembler le monde européen de la recherche
Face à l’impasse politique des négociations entre le Suisse et l’Union européenne (UE) pour un accord-cadre institutionnel, les Écoles polytechniques fédérales (EPF) lancent une démarche «pour rassembler le monde européen de la recherche et plaider pour la pleine association de la Suisse au programme Horizon Europe». L’idée est le résultat d’un atelier organisé par l’université londonienne UCL et l’EPFZ. Elle prendra la forme d’une pétition signée par un maximum de chercheurs·euses qui sont des pointures dans leur domaine, d’associations faîtières d’universités et d’instituts de recherche renommés. L’initiative, qui part du Royaume-Uni et de la Suisse vise surtout à recevoir du soutien dans les pays membres de l’UE.