«Victime d’une attaque informatique début juillet, la Haute Ecole Arc (HE-Arc) à Neuchâtel a indiqué jeudi tout mettre en oeuvre pour assurer la rentrée académique de mi-septembre. Tous les ordinateurs sont en cours de reformatage et de réinstallation.»
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19Août2022
18Août2022
Politique des hautes écoles
«Nous avons besoin de tests PISA pour l’uni!»
Oliver Günther, Président de l’Université de Potsdam et Vice-président de la Conférence des recteurs des Hautes Écoles pour l’enseignement et les études, estime que les Hautes Écoles en Allemagne sont évaluées selon des critères «douteux». Il se réfère notamment au classement «U-Multirank», développé par le Centre pour l’éducation supérieure (CHE), en Allemagne [et deux universités néerlandaises]. Celui-ci avait récemment classé l’enseignement supérieur du pays comme «même pas moyen».
Oliver Günther remet en question les indicateurs, leur manque de précision et les méthodes utilisés. Il avance l’idée de remplacer ce classement par un test Pisa pour les universités, qui mesurerait les progrès d’apprentissage, et ce de manière quantitative et avec des méthodes de test modernes. Des tests standardisés, à l’image du GRE-test américain (Graduate Record Examination), seraient «disponibles depuis longtemps».
«On pourrait également profiter de l’occasion pour réfléchir à l’utilisation de tels tests dans le cadre de l’orientation universitaire, bien plus que ce n’est le cas actuellement. Cela aiderait de nombreux jeunes à identifier rapidement leur aptitude – ou leur inaptitude – à suivre une filière d’études ou une formation en entreprise et à éviter de prendre de mauvaises décisions. Les universités sont prêtes à le faire. Il faut maintenant des lois et de l’argent pour mettre cela en œuvre à grande échelle.»
Le «cercle vicieux» du système éducatif suisse selon Mathias Binswanger
Dans un interview avec la Handelszeitung et la Freiburger Nachrichten, le professeur en économie de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), Mathias Binswanger critique le système éducatif suisse qui ne valorise pas assez l’apprentissage.
Parlant d’un «cercle vicieux» il argue que plus le taux de maturités augmente, et par conséquent le taux d’étudiant·es, les universités vont perdre en qualité. Cela conduira à la création d’universités d’élite ou seuls ceux et celles qui ont étudié dans une telle université ont la chance de trouver un bon emploi. En contrepartie, la Suisse souffre d’un manque de personnel qualifié, qui est amplifié par cette tendance à valoriser uniquement la formation académique. «De plus en plus de jeunes ayant de bonnes aptitudes manuelles tentent de suivre une formation supérieure. En revanche, la qualité baisse chez tous ceux qui font un apprentissage. Les entreprises critiquent les mauvaises performances moyennes des apprentis. En conséquence, les entreprises et les institutions augmentent à leur tour les exigences. Et le cercle tourne».
Pour briser ce «cercle vicieux», le professeur appelle à faire passer un message qu’un apprentissage est une formation équivalente qui donne toutes les chances et le même prestige qu’une formation universitaire.
Regula Leeman, professeure en sociologie de l’éducation de la HEP FHNW et spécialiste du système de l’enseignement en Suisse, réagit dans un interview avec le Tages-Anzeiger aux propos de Mathias Binswanger, qu’elle qualifie comme «conception étonnamment étroite et élitiste de la formation universitaire». Selon elle, «postuler une opposition entre «travail intellectuel» et «travail manuel» n’a plus de sens aujourd’hui. L’artisan classique n’existe plus, il faut partout une multitude de qualifications différentes. Peu importe que l’on soit médecin, menuisier ou juriste : tous doivent aujourd’hui disposer de connaissances abstraites, théoriques et spécialisées.»
Londres s’attaque à Bruxelles
La Grande-Bretagne engage des démarches juridiques contre l’Union européenne (UE) pour régler la question de la coopération en matière de recherche. Concrètement, elle reproche à l’UE de ne faire aucun effort pour concrétiser l’association de la Grande-Bretagne à Horizon Europe, qui est pourtant explicitement réglé dans l’accord de libre-échange et de coopération signé par les deux partis fin 2020.
Londres a maintenant demandé des «consultations formelles» avec Bruxelles dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’accord de libre-échange. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre, Londres pourra faire appel à un tribunal arbitral qui déterminera s’il y a eu rupture de contrat.
La Suisse se trouve dans une situation similaire avec l’UE. Toutefois, contrairement à la Grande-Bretagne, la elle n’a aucune garantie contractuelle de participation à Horizon Europe. L’accord sur la recherche entre la Suisse et l’UE ne crée pas de droits juridiques comparables.
De toute façon, le Conseil fédéral n’a pas accès au mécanisme de règlement des différends prévu par l’accord commercial sur le Brexit. La Suisse et l’UE tentent de régler les différends au sein du comité mixte, où les cas politiquement délicats sont rarement résolus. Seul l’accord-cadre créerait un nouveau mécanisme de règlement des différends pour les accords de marché.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 août 2022
17Août2022
Politique des hautes écoles
L’USI et la HES de la suisse italienne (SUPSI) présentent un MAS en droit des affaires
«La deuxième édition du Master of Advanced Studies (MAS) en droit des affaires, qui débutera le 9 septembre, donnera lieu à un diplôme conjoint USI-SUPSI. L’Università della Svizzera italiana [USI], par le biais de l’Institut de droit (IDUSI), collabore déjà depuis un certain temps avec diverses initiatives de formation continue de la SUPSI [Haute école spécialisée de la Suisse italienne] dans le domaine juridique. Avec le nouvel accord signé avec le Centro competenze tributarie (CCT) de la SUPSI, qui a organisé la première édition du MAS, les deux institutions entendent maintenant renforcer leur collaboration et développer davantage le MAS en droit des affaires afin d’atteindre un standard de formation de haute qualité académique.» (USI)
Dans un article du Corriere del Ticino (17.08.2022), la directrice de l’IDUSI a déclaré qu’il s’agit d’une collaboration importante, «complémentaire au programme de formation continue proposé en synergie avec l’Université de Lucerne».
Conférence de presse de Frédéric Borloz
Avec la rentrée scolaire ayant lieu lieu le 22.08. dans le canton de Vaud, le nouveau Conseiller d’État Frédéric Borloz (PLR) en charge de l’enseignement et de la formation professionnelle a tenu sa première conférence de presse. Lors de son discours, il a mis l’accent sur l’apprentissage et la formation duale.
Interrogé sur la mise à l’écart de la Suisse du programme Horizon Europe de l’Union européenne (UE), il affirme qu’il va entreprendre «toutes les démarches possibles pour favoriser la recherche». Il juge «déplorable» ce qui s’est passé, mettant en péril des réseaux scientifiques qui sont «d’une valeur inestimable. C’est dommageable pour tout le monde».
«Suisse-UE: la commission des Etats ne décide rien et c’est toujours l’impasse»
«Une fois de plus, la Suisse procrastine dans le dossier européen. La Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil des Etats a certes beaucoup parlé d’Europe, mais sans rien décider en ce mardi 16 août. Elle est cependant déterminée à peser sur le rapport que rédigera le Conseil fédéral à propos de ses relations avec l’UE d’ici à la fin de l’année.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 août 2022
16Août2022
Politique des hautes écoles
«EPFL : Licenciement et soupçon de dysfonctionnement»
En 2018, un collaborateur de l’EPFL a signalé à l’ombudsman des hautes écoles qu’une entreprise privée appartenant à un professeur occupait des locaux de l’EPFL sans payer de loyer et bénéficiait de prestations informatiques du personnel de l’école. En 2020, l’ombudsman a décidé de ne pas donner suite à la dénonciation du collaborateur. En réponse, ce dernier a déposé une requête en surveillance auprès du Conseil des EPF demandant de pouvoir accéder à d’anciens mails sur le serveur de l’EPFL, qui auraient prouvé l’utilisation illégale des bureaux de l’école. Le Conseil des EPF a également rejeté la requête en 2021. Finalement, l’homme a fait recours contre cette décision devant le Tribunal administratif fédéral – en vain. Selon les juges, «en tant que dénonciateur d’un éventuel dysfonctionnement, il n’est pas parti à une procédure de surveillance et ne dispose pas des droits correspondants, tel le droit de consulter les dossiers ou de requérir des preuves.»
Tout au long de cette bataille juridique, le collaborateur a été licencié trois fois puis deux fois re-employé suite à des recours et une décision du Tribunal administratif fédéral, qui estimait le licenciement infondé et abusif. Comme son dernier congé est encore contesté, il n’est pas encore entré en force. L’EPFL avait justifié la décision par des mesures de restructuration.
- entreprenariat et spin-offs
- construction et gestion de campus
- conflits entre secteurs publics et privés
Classement de Shanghaï – Quatre universités suisses dans le top 100 mondial
« Chaque année, la publication du classement de Shanghai électrise les milieux académiques. Sans surprise, les universités américaines, à commencer par Harvard, qui conserve son statut de numéro un depuis dix-huit ans, caracolent en tête. En Suisse, on oscille entre satisfaction et amertume.»
Le recteur de l’Université de Genève analyse les résultats dans la Tribune de Genève.
Interview avec l’avocat de la doctorante Marie-Luise Vollbrecht
L’avocat spécialisé dans les médias Ralf Höcker soutient juridiquement la doctorante en biologie dont la conférence sur le genre à l’Université Humboldt de Berlin a été empêchée. Dans un entretien avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’avocat, [qui a déjà défendu le président turque Recep Tayyip Erdogan et le Pape émérite Benoît XVI], explique comment il défend ses client-es victimes de «tentatives d’annulation».
Concernant Marie-Luise Vollbrecht, il accuse l’université de lâcheté. «La direction de l’université a peur d’une poignée d’activistes hurlants qui pourraient également l’accuser de transphobie. Pourtant, de tels reproches ne peuvent pas vous atteindre. Mais dans les universités et associations, c’est la peur des activistes qui domine. On pense que : Si nous ne nous distançons pas de cette personne, nous serons les prochains.»
L’université avait notamment publié un communiqué de presse dans lequel elle se distançait de certains propos tenus par la doctorante, car ils seraient contraires à la charte et aux valeurs de l’université. Pour Ralf Höcker, ces déclarations de l’Université Humboldt sont illégales et violent également la liberté de la science. Il déclare qu’ils vont s’y opposer en justice afin que cette citation disparaisse et ne colle pas à la peau de sa cliente toute sa vie. «Un employeur a un devoir d’assistance envers ses employés. L’université a violé cette obligation et doit à nouveau remplir son devoir d’assistance.» défend-t-il.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 août 2022
15Août2022
Politique des hautes écoles
Classement de Shanghai 2022: l’EPFZ est en tête des universités suisses
«Avec Harvard en première place pour la 20e année consécutive, les universités américaines caracolent toujours en tête du classement de Shanghai publié ce lundi 15 août. Du côté suisse, l’EPFZ est considérée comme la meilleure université, suivie par les universités de Zurich et Genève. Viennent ensuite l’Université de Bâle à la 83e place et l’EPFL, dans le segment entre la 101 et la 150e place, tout comme l’Université de Lausanne.» (Le Temps)
«A l’exception de l’EPFZ et de l’Université de Bâle (83e), qui ont gagné quelques rangs par rapport à 2021, les établissements suisses sont en légère perte de vitesse.» (Heidi)
Bâle : La Société de médecine veut la fin du numerus clausus
Pour lutter contre la pénurie de médecins, la Société de médecine de Bâle propose de remplacer le numerus clausus par un «stage social» de six mois, par exemple en soins hospitaliers, en soins aux personnes âgées ou dans d’autres institutions médicales. Cette proposition, avancée par Felix Eymann, vise à éliminer le «goulot d’étranglement» dans les soins de base.
«La fenêtre de négociations se ferme pour Horizon Europe»
Il y a plus d’un an, la Commission européenne informait que suite à l’échec des négociations sur l’accord-cadre, la Suisse n’allait pas pouvoir participer pleinement au programme européen de recherche Horizon Europe. Depuis, les appels pour une ré-association se sont multipliés. Cantons, entreprises, universités ainsi que plusieurs pays membre de l’Union européenne (UE) ont souligné que sans une association rapide à Horizon Europe, la place de la recherche suisse devra payer des lourdes conséquences sur le long-terme. Selon l’article du Matin Dimanche, il est probablement déjà trop tard pour une telle ré-association, étant donné que les grands appels d’offres pour les projets les plus ambitieux du programme doté de 95 milliards d’euros ont déjà eu lieu. Comme la secrétaire d’État à la formation, la recherche et l’innovation, Martina Hirayama, le disait en printemps: «La valeur ajoutée d’une association dépend, bien sûr, du moment où l’on est associé.»
Cette résignation se fait également sentir auprès des parlementaires. «Continuer d’essayer d’être associé n’a plus de sens. Horizon Europe est déjà trop avancé. On discutera sans doute de notre participation au prochain programme qui commence en 2027», affirme le conseiller national Roland Rino Büchel (UDC/SG).
Tout de même, ce lundi 15.08., la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats (CPE-E) se réunit pour examiner deux interventions du Conseil national. Il s’agit d’une part d’une initiative parlementaire qui vise à contraindre le Conseil fédéral, par le biais d’une loi, à clarifier les «règles institutionnelles pour la poursuite et la facilitation des relations avec l’UE». D’autre part, il s’agit d’une motion qui demande au Conseil fédéral de prendre des mesures urgentes pour garantir l’accès menacé aux programmes mentionnés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 août 2022
12Août2022
Politique des hautes écoles
La cancel culture, une nouvelle forme de l’extrémisme?
Le rédacteur en Chef de la NZZ Eric Gujer regrette que l’Université Humboldt de Berlin ait annulé la conférence d’une doctorante en biologie sur le genre et le sexe. «[…] il vaut la peine de rester vigilant quant à ce qui se prépare dans les universités, car celles-ci sont des systèmes d’alerte précoce pour les évolutions négatives de la société. […] Le respect de l’histoire devrait conduire à désigner la Cancel-Culture pour ce qu’elle est : une nouvelle forme d’extrémisme. […] L’extrémisme fonctionne toujours selon les mêmes règles. En même temps, l’extrémisme ne prospère qu’avec l’aide d’apaiseurs dans les rectorats et les rédactions. Ils se défendent là où la tolérance zéro serait de mise. Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » semble lui aussi être passé dans ce camp. Il se moque des «médias de campagne de la culture anti-Cancel», bien que le sujet occupe intensément les milieux académiques bourgeois. Sinon, peu de chercheurs et de chercheuses se seraient réunis dans le «réseau de la liberté scientifique» pour, comme ils le disent eux-mêmes, «défendre les principes des Lumières». […] La confrontation politique avec les extrémistes est […] le contraire d’une campagne, c’est un engagement passionné pour la liberté et la démocratie.»
Un doctorant se masturbe sur des mangas pédopornographiques – et en fait un article scientifique
«L’histoire fait scandale. Un doctorant suédois de l’Université de Manchester a publié au mois d’avril 2022 un article qui cause quelques émois. Son auteur travaille sur l’expérience de lecteurs de mangas «shota», un sous-genre dédié à la représentation érotique ou pornographiques de petits garçons. Au motif de mieux appréhender son sujet d’étude, il a lui-même passé trois mois à se masturber en lisant des shota amateurs, avant de publier le compte-rendu de ses tribulations solitaires dans la revue Qualitative Research. […] L’épisode interroge une nouvelle fois sur le processus d’édition scientifique, censé garantir qu’une recherche a été menée avec diligence et dans le respect des standards éthiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 août 2022
11Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 août 2022
10Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 août 2022
9Août2022
Politique des hautes écoles
A la périphérie de la science – une typologie
Dans un article de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le physicien et philosophe Edouard Kaeser s’intéresse à la frontière de la science. Il rappelle que depuis un siècle, les scientifiques et les philosophes tentent de tracer une ligne claire entre la science et la non-science. Ces tentatives s’avèrent pourtant grossières, car elles disqualifient en bloc les théories de la « zone marginale » en les qualifiant de non scientifiques ou de pseudo-scientifiques.
L’auteur estime que face aux journaux «de comportement prédateur», restreindre les standards de publication reviendrait à «se tirer une balle dans le pied». Dans l’article, il propose alors de porter un regard plus nuancé – au cas par cas – sur ces zones floues, qu’il identifie de « sciences marginales » (fringe sciences), afin de diversifier et de préciser le jugement de pseudo-scientificité. Il dégage quatre types de sciences marginales et discute leur rapport à la science :
- La science résiduelle : Il s’agit ici de théories qui étaient autrefois des instruments acceptés et respectés d’explication du monde, comme l’Astrologie ou l’Alchemie. Elles sont toutefois considérées comme dépassées, car le consensus scientifique s’est détaché des idées qui prévalaient auparavant et a évolué.
- La science alternative : regroupe tout les pratiques de guérison tirées d’idées ancestrales et ou « non-occidentales ». Au cours des dernières décennies, une relation ouverte s’est développée entre la médecine moderne et la médecine alternative. Elle n’est pas basée sur la concurrence, mais sur la complémentarité.
- La science « anti-establishment » : D’inspiration postmoderne, ce courant veut rendre visibles les structures de pouvoir derrière la recherche de la connaissance. Par exemple, les études de genre ou les études interculturelles et postcoloniales.
- Le « dénialisme » : est plutôt une stratégie qui vise à briser un consensus de recherche en fonction des intérêts. Sous le slogan « plus de recherche est nécessaire », les détenteur-trices tentent de semer le doute afin de casser le consensus scientifique. Un bon exemple est la société de relations publiques Hill & Knowlton qui, avec ses propres recherches scientifiques en 1954 a cherché à retarder les interventions politiques sur le tabagisme.
«Les psychologues sont des spécialistes nécessaires»
L’Université de Lucerne souhaite créer deux nouvelles facultés, dont une pour les sciences du comportement et la psychologie. Le projet est sous le feu des critiques : «Elle ne contribue pas autant à la lutte contre la pénurie de personnel qualifié que l’université le prétend», argue le politicien de l’éducation et conseiller cantonal lucernois Gaudenz Zemp (PLR). Interviewé, le recteur Bruno Staffelbach défend les projets de l’université. Selon lui, la nouvelle faculté produira des spécialistes très demandés. Elle va notamment se focaliser dans la science du comportement et proposer trois spécialisations : la psychologie juridique, qu’aucune université ne propose pour l’instant en Suisse, Psychologie de l’enfant et de l’adolescent ainsi que Psychologie de la réhabilitation et de la santé. Ainsi, l’Université ne risquer pas d’offrir un cursus parallèle à la Haute école de Lucerne, argue Bruno Staffelbach.
A la critique de Gaudenz Zemp concernant la pénurie de personnel qualifié, le recteur répond que «cinq ans après l’obtention de leur diplôme, le fait que presque aucun psychologue ne soit au chômage montre qu’ils sont des professionnels dont on a besoin de toute urgence. Les diplômés de l’université en général et de la faculté des sciences du comportement et de la psychologie en particulier ont des connaissances et une expertise qui sont utiles à l’espace économique de Lucerne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 août 2022
8Août2022
Politique des hautes écoles
La relève scientifique n’avance pas sans Horizon Europe
Depuis l’exclusion suisse du programme de recherche européen Horizon Europe, les scientifiques s’alarment d’une perte d’importance du site de recherche suisse et une «fuite des cerveaux» vers les pays de l’Union européenne (UE). A travers l’exemple du jeune neurobiologiste Adrian Wanner de l’Institut de recherche Paul Scherrer, la RTS met en lumière les conséquences pratiques de cette exclusion pour les jeunes chercheur·euse·s suisses.
Adrian Wanner a récemment dû refuser une bourse renommée du Conseil européen de la recherche (ERC) doté de deux millions et demi d’euros suite à l’exclusion Suisse de Horizon Europe. C’est surtout le grand prestige de cette distinction internationale qui est perdu, explique Adrian Wanner. Depuis, le Fonds national suisse a refusé une première fois son projet, en disant qu’il était trop ambitieux. «Cette attitude quelque peu conservatrice, qui est celle de nombreuses agences nationales de financement, est difficile pour une recherche compétitive et orientée vers l’avenir», redoute le jeune chercheur.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 août 2022
5Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 août 2022
4Août2022
Politique des hautes écoles
Zurich autorise l’adoption d’anciens animaux de laboratoire
A Zurich, les anciens animaux utilisés dans des laboratoires pour des expériences scientifiques peuvent dès lors être placés chez des particuliers. Le projet, lancé il y a quatre ans par la Protection suisse des animaux (PSA), donne aux animaux la chance d’une vie après le laboratoire. En collaboration avec des laboratoires privés ainsi qu’avec l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), les chiens, lapins souris et rats en question sont prise en charge par un refuge du PSA en attendant d’être adoptés par des particuliers.
«Encore étudiant et déjà président»
La Liberté dresse le portrait de Romain Pilloud, étudiant à l’Université de Lausanne et nouveau président du Parti socialiste vaudois (PSV) depuis cet été.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 août 2022
3Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 août 2022
2Août2022
Politique des hautes écoles
Maladie d’Alzheimer : le scandale des falsifications soulève des questions
Pendant plusieurs années, le chercheur français Sylvain Lesné aurait falsifié de nombreuses études sur l’origine de la maladie d’Alzheimer. Le journal scientifique Science a rendu l’affaire publique la semaine dernière, déclenchant ainsi un scandale. Sylvain Lesné a apparemment manipulé plus de 20 illustrations pour prouver la présence de la molécule Abeta*56 dans le cerveau de patient-es atteint-es de la maladie d’Alzheimer. Le biochimiste, qui travaille à l’Université du Minnesota, l’a identifiée comme l’une des causes de la démence d’Alzheimer.
Comme l’explique un article de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) le travail de Sylvain Lesné était considéré comme une preuve de l’hypothèse dite de l’amyloïde, considérée pendant des décennies comme l’explication la plus probable de la maladie. En conséquence, l’hypothèse de l’amyloïde a reçu davantage d’attention et de fonds de recherche que d’autres théories. En réalité, les substances développées sur la base de l’hypothèse amyloïde n’ont eu aucun effet lors d’essais sur des patient-es atteint-es de la maladie d’Alzheimer.
L’influence de Sylvian Lesné sur la thèse de l’amyloïde serait pourtant à relativiser. Selon la NZZ, le développement des médicaments ne s’est pas fondamentalement appuyé sur le travail du Français. La fraude pourrait toutefois être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dans le contexte des tentatives infructueuses, l’affaire devrait ébranler la confiance dans l’hypothèse amyloïde. Le scandale pourrait également avoir pour effet que d’autres thèses sur l’origine de la maladie d’Alzheimer reçoivent davantage d’attention et que les fonds de recherche soient redistribués.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 août 2022
29Juil2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juillet 2022
28Juil2022
Politique des hautes écoles
Bilan après un an d’exclusion des chercheur·euses suisses de Horizon Europe
Il y a un an, l’Union européenne (UE) a rétrogradé la Suisse au rang de «pays tiers non associé» en raison de l’échec de l’accord-cadre. La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) examine l’ampleur de cette décision pour la place scientifique suisse dans un article.
L’article rapelle que actuellement, les participant·es aux projets en Suisse peuvent participer à environ deux tiers des projets collectifs. Cependant, ce chiffre est à relativiser. Premièrement, les chercheur·euses des institutions suisses restent exclus des projets individuels, entre autres des prestigieuses subventions du Conseil européen de la recherche. Deuxièmement, ils et elles sont exclu·es de la direction des projets collectifs. Et troisièmement, les participant·es suisses aux projets ne sont pas financés par Bruxelles, mais désormais directement par Berne. Les dépenses prévues pour les mesures transitoires et complémentaires qui ont dû être prises s’élèvent déjà à 1,2 milliard de francs.
Concernant l’avenir de la place scientifique Suisse, Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de l’association faîtière des hautes écoles Swissuniversities parle d’un «processus d’érosion».Il indique que plusieurs entreprises à Genève et à Zurich qui sont actives dans le domaine quantique et dans les sciences de la vie et qui développent maintenant de nouveaux champs d’activité et des centres de compétences en dehors de la Suisse. Les hautes écoles font état de quelques scientifiques qui sont partis en France, en Allemagne, en Autriche ou en Belgique avec leurs bourses ERC – ou qui envisagent de partir.
« Fraude dans la recherche Alzheimer: faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain? »
Dans un interview avec Heidi.News, le professeur Giovanni Frisoni, responsable du Centre de la mémoire des HUG et chercheur dans le domaine de l’Alzheimer commente le scandale de fraude scientifique révélé par le journal Science a révélé le 21 juillet 2022. Pour rappel, il a été découvert que jusqu’à une dizaine d’articles de chercheur·euses de l’Université du Minnesota, aux Etats-Unis, contenaient des figures sans doute manipulées, ce qui jette un doute sur la qualité des recherches en cause. Lesquelles ont contribué à confirmer l’hypothèse amyloïde, le cadre explicatif central sur l’origine de la maladie d’Alzheimer.
Quatre universités suisses associées aux alliances sur l’enseignement dans l’UE
«Quatre universités suisses, celles de Lausanne, Genève, Bâle et Zurich, ont rejoint des alliances entre les hautes écoles européennes, a annoncé le 27 juillet la Commission de l’UE. Cette initiative vise à renforcer la compétitivité de l’enseignement supérieur du continent. […] En 2019 et 2020, les établissements helvétiques ont été exclus de cette initiative, car la Suisse ne fait pas partie d’Erasmus +, le programme d’éducation de la Commission européenne. En 2021, Bruxelles a décidé d’autoriser la participation des pays tiers faisant partie de l’accord de Bologne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juillet 2022
27Juil2022
Politique des hautes écoles
Le Royaume-Uni publie les détails de son « plan B » alternatif à Horizon Europe
Le Royaume-Uni a publié les détails de son « Plan B » alternatif à Horizon Europe. Il est divisé en deux parties. La première est constituée de « mesures de transition », destinées à stabiliser la recherche si le Royaume-Uni décide de ne plus attendre l’association, mais avant de lancer une alternative à part entière. L’engagement le plus important est la promesse de financer tous les participants britanniques aux consortiums d’Horizon Europe dont les conventions de subvention sont signées avant le 31 mars 2025.
En outre, le Royaume-Uni injectera de l’argent dans une série d’autres programmes existants pour amortir le choc d’une non-association à Horizon Europe. Ainsi, des fonds supplémentaires seront alloués à divers programmes d’innovation, dont le réseau mondial Eureka, afin d’aider les entreprises britanniques à maintenir les liens existants avec leurs partenaires européens. Il y aura également un « fonds de stabilisation des talents et de la recherche » pour soutenir les revenus des universités qui sont particulièrement touchées par la perte des fonds d’Horizon Europe.
L’alternative à long-terme comprendra ce qui sera effectivement une version britannique du Conseil européen de la recherche (CER). En outre, les collaborations mondiales entre chercheurs-euses seront soutenues, notamment par un financement continu permettant aux chercheur-euses britanniques de rejoindre les consortiums d’Horizon Europe en tant que participants de pays tiers.
La recherche quantique Suisse mise à mal par l’exclusion de Horizon Europe
Suite à l’échec de l’accord cadre, la Suisse a été rétrogradée au rang de pays tiers non associé du programme de recherche Horizon Europe par l’Union européenne (UE). Actuellement, les chercheur-euses et les innovateur-ices de Suisse peuvent toujours participer à environ deux tiers des appels d’offres d’Horizon Europe. Les projets sélectionnées ne sont plus financés par la Commission européenne, mais directement par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). 710 millions de francs sont mis à disposition pour les années 2021/22. Un montant supplémentaire de 490 millions de francs est disponible pour l’encouragement de projets individuels (comme les ERC-Grants) et pour les chercheur-euses qui ne peuvent plus participer à Horizon Europe. D’un point de vue financier, les chercheurs-euses suisses ne sont donc pas plus mal lotis qu’en cas d’association avec l’UE.
Cependant, la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) révèle que l’exclusion concerne avant tout des domaines stratégiques importants dans lesquels l’UE vise l’autosuffisance, comme la recherche quantique par exemple. Le projet macQsimal en est une illustration très concrète. Ce projet fait partie du programme européen Quantum Flagship. Il a pour objectif de développer des horloges atomiques miniaturisées. Lancée en 2018 par le CSEM à Neuchâtel, le prototype est prêt à passer l’étape de la commercialisation. Plusieurs partenaires européens comptent sur ces horloges pour avancer leurs propres projets. Seulement, depuis l’exclusion, le projet du CSEM n’est plus poursuivi, faute de manque de financement. Le CSEM espère maintenant obtenir un soutien financier de la part du SBFI pour passer cette dernière étape.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 juillet 2022
26Juil2022
Politique des hautes écoles
Comment Poutine a brisé les rêves de futurs étudiant-es russes à l’EPFL
Ayaan Hirsli Ali : « Nos universités ont besoin d’une révolution »
La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) publie un texte traduit de l’Anglais de la politologue et publiciste somalienne, néerlandaise et américaine, Ayaan Hirsi Ali. Dans le texte, qui est apparu dans sa version originale sur la plateforme UnHerd, Ayaan Hirsli Ali avance que les universités se perdent actuellement dans l’activisme et oublient leur devoir premier, à savoir la recherche basée sur les faits et la cultivation de la liberté de pensée et d’expression.
« Si les universités promettaient autrefois d’apprendre à leurs étudiants à penser, elles visent désormais à leur enseigner ce qu’ils doivent penser. On enseigne désormais aux étudiants que les inégalités entre les groupes sont toujours le résultat de la discrimination. Que les États-Unis sont désespérément racistes ; que le racisme est omniprésent ; que les constellations de pouvoir invisibles de l’oppression structurelle sont également omniprésentes et qu’elles doivent être démolies. »
Pour la publiciste, il s’agit d’une « minorité bruyante d’étudiants » qui veut faire taire toute personne qui tente d’explorer librement les questions de société pour lui dicter les réponses tirées d’une idéologie « progressiste ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 juillet 2022
25Juil2022
Politique des hautes écoles
Grande interview avec Kathryn Hess Bellwald, professeure de l’EPFL et co-créatrice du cours Euler
«La professeure de l’EPFL a participé à la création d’un cursus destiné aux enfants dotés d’un don précoce en maths. Elle s’engage aussi à la promotion des carrières scientifiques féminines»
Les interventions se multiplient pour débloquer le dossier «Horizon Europe»
A Bruxelles, de nombreux·euses diplomates et fonctionnaires européen·nes prennent leurs vacances d’été. Le dossier Suisse-UE sera donc lui aussi au repos jusqu’à la session d’automne. Mais le second semestre pourrait être décisif, surtout pour la recherche suisse. De plus en plus de voix s’élèvent en effet dans le monde politique de l’Union européenne (UE) pour réclamer une association de la Suisse a programme de recherche européen Horizon Europe. La Liberté a retracé les prises de paroles récentes de politicien·nes et fonctionnaires de l’UE urgeant une réassociation rapide de la Suisse à Horizon Europe.
Martin Hairer, lauréat de la médaille Fields réjoint l’EPFL
«Après Maryna Viazovska, un autre lauréat de la Médaille Fields rejoindra l’EPFL. Martin Hairer se réjouit autant d’enseigner dans la prestigieuse école que de retrouver le pays où il a grandi.»
Des soupçons de fraude jettent le doute sur 20 ans de recherches Alzheimer
«Si c’est avéré, c’est un cataclysme. Et le dossier a l’air solide. La revue Science a enquêté sur des soupçons de falsification de données scientifiques autour de recherches sur la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études sont concernées, dont un article majeur (cité 2300 fois!), publié dans Nature en 2006 par une équipe de l’Université du Minnesota. Ces travaux ont contribué à propulser sur le devant de la scène l’hypothèse dite de la «cascade amyloïde», considérée par nombre de chercheurs comme centrale pour expliquer l’apparition de la maladie… et très critiquée par d’autres.»
L’UNIGE entame un parternariat public-privé avec Debiopharm
L’Université de Genève (UNIGE) vient de signer un accord avec Debiopharm, une société biopharmaceutique suisse basée à Lausanne. Après un premier accord public-privé signé l’an passé avec la Section des sciences pharmaceutiques de l’UNIGE, c’est au tour de la Faculté de médecine d’entrer en collaboration avec Debiopharm. A travers leur initiative IDEAL, l’entreprise cherche à «renforcer la collaboration avec les centres d’excellence en oncologie et en infections bactériennes de la région lémanique».
Concrètement, le programme soutient les institutions académiques à traduire la recherche en médicaments. «Il faut un partenaire expert dans les secteurs pharmaceutiques et réglementaires pour valoriser les découvertes et les convertir en un produit pour des patients», détaille le directeur exécutif et responsable de la recherche et de l’innovation scientifique de Debiopharm, Frédéric Lévy.
À l’UNIGE, quatre projets des sciences pharmaceutiques ont été choisis par un comité composé de représentant·es de la section et de Debiopharm. Ils profiteront ainsi d’un accompagnement et financement de plusieurs dizaines de milliers de francs sur une durée de six mois à un an en général.
Les chercheur·euses et institutions sont libres de collaborer avec Debiopharm. «L’accord est cadré par un contrat limité dans le temps et offre des garanties d’indépendance. […] Le chercheur reste employé de l’UNIGE et maître de ses données.» répond Frédéric Lévy à la question de la liberté académique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juillet 2022
22Juil2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 juillet 2022
21Juil2022
Politique des hautes écoles
Débat : Le système de bourses zurichoises freine l’égalité des chances
Dans un article d’opinion paru dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le bloggeur Giorgio Scherrer critique la bureaucratie qui freine l’égalité des chances dans les hautes écoles. Faisant référence aux longs délais auxquels doivent actuellement faire face les étudiant·es et apprenti·es à Zurich pour une bourse (onze mois en moyenne), il affirme que la dernière réforme des bourses n’a ait qu’alourdir le processus bureaucratique.
Mais le véritable problème se trouve pour Giorgio Scherrer dans l’attribution des bourses en soi. Celle-ci est renouvelée chaque année, bien que la plupart des formations durent plus d’un an. De plus, on demande des candidat·es des informations inutilement détaillées sur leur vie. «Le service des bourses se comporte comme s’il s’agissait d’une autorité sociale – et non d’une partie du système éducatif dont la philosophie de base est tout autre. Les bourses ne sont en effet pas une aumône. Elles sont des investissements dans l’avenir des jeunes qui ont toutes les qualités requises pour suivre une formation – sauf celle d’être issus de la bonne famille.», écrit-il.
Pour ces raisons, les bourses devraient être versées rapidement et pour toute la durée de la formation, argue-t-il.
«Plus de femmes veulent des prix Nobel»
«À l’ère de la numérisation, les personnes exerçant des métiers techniques ont d’excellentes perspectives de carrière. Pourtant, la proportion de femmes dans les métiers dits «MINT» est faible. «Les raisons en sont multiples et complexes», explique Marisa Tschopp.»
La nouvelle faculté de psychologie de l’Université de Lucerne fait l’objet de critiques
Le gouvernement lucernois et l’Université de Lucerne veulent créer une faculté de psychologie afin de lutter contre la pénurie de personnel qualifié dans le domaine de la santé.
Cependant, la dernière analyse du marché du travail de l’Office fédéral de la statistique (OFS) met en doute l’utilité d’une telle faculté, argue le journaliste Lukas Nussbaumer de la Zuger Zeitung. Selon l’OFS, les diplômé·es en psychologie occupent qu’à 39% des postes dans le domaine de la santé. De plus, 45 % des personnes interrogées ont indiqué qu’un diplôme n’était pas exigé pour leur poste.
Sur demande, le porte-parole de l’Université, Lukas Portmann répond à la Zuger Zeitung que les diplômé·es en psychologie peuvent être employés de manière très flexible – bien au-delà du secteur de la santé. Dans le domaine de la psychologie de l’enfance et de l’adolescence, les besoins sont également «énormes, et ont encore augmenté suite à la pandémie», argue Lukas Portmann.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juillet 2022
20Juil2022
Politique des hautes écoles
Interview avec Maryna Viazovska et Hugo Duminil-Copin
«Maryna Viazovska de l’EPFL et Hugo Duminil-Copin de l’Unige ont obtenu chacun une médaille Fields, l’équivalent du Prix Nobel en mathématiques. Une reconnaissance extraordinaire pour les deux grandes institutions romandes qui ont accueilli ces deux chercheurs, elle Ukrainienne et lui Français, attirés par l’excellence académique suisse.»
Zurich : Le grand retard des bourses d’études
Actuellement, le délai d’attente pour la décision d’octroi d’une bourse est de onze mois dans le canton de Zurich. Ces longs délais mettent les boursier·ères dans une grande détresse. Plusieurs d’entre eux et elles se sont endettés entre-temps, d’autres ont décidé d’arrêter leur formation. Les étudiant·es ne sont pas les seuls concerné·es : la plupart des bourses sont attribuées à des personnes en formation professionnelle et, que dans une moindre mesure, à des personnes inscrites dans des hautes écoles ou des gymnases.
Février de l’année passée déjà, la direction de l’éducation avait promis une amélioration : d’ici fin 2022, toutes les demandes seront traitées dans les délais. Cependant, cinq mois après l’annonce, 6800 demandes sont en suspens auprès de la direction de l’éducation.
Une situation intenable, selon la conseillère cantonale Sibylle Marti (PS), qui a déposé la semaine dernière une question au parlement cantonal qui exige une action immédiate. Elle demande plus de personnel et une gestion moins bureaucratique des demandes.
Selon le canton, la raison principale du retard actuel est une double réforme des bourses d’études : une modification de la loi est entrée en vigueur début 2021 et un nouveau système informatique a été mis en service en même temps.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 juillet 2022
19Juil2022
Politique des hautes écoles
«La pluridisciplinarité est la force d’Y-Parc»
«Olivier Collet présidera désormais aux destinées du plus grand parc technologique du pays. Entretien avec une force tranquille qui entend jouer un rôle de facilitateur entre les entreprises et l’écosystème du Nord vaudois»
Critique du système éducatif suisse – une «académisation» trop poussée?
Dans un interview avec la Basler Zeitung, le professeur à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) Mathias Binswanger, s’inquiète d’une «académisation» du système éducatif Suisse. Selon lui, l’incitation financière de la Confédération envers les universités et hautes écoles spécialisées en fonction du nombre des étudiant·es et diplômes fait niveler la qualité de la formation vers le bas. «Sous le couvert de la « formation pour tous », les universités deviennent de plus en plus des institutions de masse surpeuplées. Cela a pour conséquence que les études dans une université moyenne ne valent plus grand-chose. On assiste alors à la création d’universités d’élite» affirme-t-il.
Pour contrecarrer cette tendance, il faut alors revaloriser l’apprentissage, ce qui en tours pourra atténuer la pénurie de main-d’oeuvre en Suisse, argue-t-il.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 juillet 2022
18Juil2022
Politique des hautes écoles
Les universitaires davantage touché·es par le «long Covid»
Selon la neurologue Lara Diem, responsable de la consultation «long Covid» à l’Hôpital de l’Île à Berne, les scientifiques sont plus souvent touchés par la maladie du «long Covid». D’après ces recherches, «On remarque qu’il y a beaucoup d’universitaires : des médecins, des avocats, des informaticiens, des enseignants. […] Ce sont souvent des personnes à haut rendement qui ont l’habitude d’être toujours à la limite de leurs capacités. Avec le virus, ce mode de vie implose». La plupart d’entre eux et elles souffrent du «brouillard cérébral» (brain fog), qui affecte fortement la concentration et la mémoire.
La cause pour laquelle les universitaires seraient plus touché·es reste encore incertain. Plus généralement, il n’est pas encore clair pourquoi certaines personnes développent un «long Covid» et d’autres pas. Une piste qui est exploré actuellement par les expert·es est celle d’une activation excessive et durable du système immunitaire. Ainsi, le virus semble déclencher chez certaines personnes une sorte de maladie auto-immune dans laquelle les anticorps sont dirigés contre des structures propres à l’organisme – en l’occurrence des récepteurs de stress qui, via l’adrénaline, commandent des fonctions corporelles inconscientes telles que la respiration ou le rythme cardiaque. Il existe également des indices selon lesquels des résidus viraux qui n’ont pas été complètement éliminés maintiennent le système immunitaire constamment en alerte.
Cependant, d’autres recherches scientifiques emettent des hypothèses qui sont autant plausibles d’un point de vue clinique. Ce qui manque actuellement sont des études à grande échelle, affirme Michael Stingl, neuorologue de Vienne. «Que 5 %, 15 % ou 25 % des personnes infectées par le Long Covid soient touchées, cela fait beaucoup de monde, et il est surprenant de voir à quel point cela n’est pas abordé par les instances officielles, compte tenu de l’impact que cela va avoir», argue-t-il.
Héroïne ou transphobe ? la doctorante Marie-Luise Vollbrecht continue à polariser
Début juillet, l’Université de Humboldt à Berlin avait annulé une conférence prévue par la doctorante Marie-Luise Vollbrecht sur le genre biologique à la dernière minute, puis a décidé de la reporter à une date ultérieure. La semaine passé, la conférence a finalement eu lieu, sous protection policière.
L’annulation a projetté la jeune doctorante, jusqu’à la inconnue, sur la scène internationale et au centre d’un débat sociopolitique polarisant qui fait la une des journaux allemands et suisses. Héroïne pour les un·es, transphobe pour les autres, Marie-Luise Vollbrecht a mené sa conférence dans une salle rempli de sympathisant·es et journalistes. La ministre de la culture, Bettine Stark-Watzinger s’y est même jointe par vidéo depuis ses vacances pour montrer son soutien à la liberté d’opinion et de débat.
Ces «universités» privées genevoises aux diplômes non reconnus
«À Genève, les universités privées profitent de la réputation internationale de la ville pour séduire les étudiants. Une enquête, lancée par le Geneva Observer en mai puis prolongée par la RTS, dénonce certaines de ces institutions qui délivreraient des diplômes non reconnus par la Confédération.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juillet 2022
15Juil2022
Politique des hautes écoles
Le Conseil des EPF met l’accent sur les priorités stratégiques dédiées à la durabilité et au dialogue avec la société
«A l’occasion de sa séance du 13 juillet 2022, le Conseil des EPF a donné son feu vert aux initiatives conjointes élaborées par les institutions du Domaine des EPF sur les thématiques «Energie, climat et durabilité de l’environnement» ainsi que «Engagement et dialogue avec la société», deux des priorités stratégiques qu’il a définies dans son Plan stratégique 2025–2028. Il entend ainsi renforcer les activités déployées en la matière. […] Il est envisagé, d’une part, de créer une plateforme de dialogue entre la communauté scientifique et la société en vue de favoriser la compréhension mutuelle et, d’autre part, de développer des offres de formation à l’intention des chercheuses et chercheurs pour les préparer aux échanges avec le grand public. D’autres formats sont prévus, tels que l’organisation d’expositions sur de grands thèmes comme l’énergie ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En collaboration avec le Parc du Jura argovien, il est aussi planifié de réaliser un laboratoire du monde réel (real world laboratory) dans lequel les scientifiques seront en contact direct avec les 32 communes du Parc du Jura afin de discuter des problèmes de durabilité et de développer ensemble des solutions et des mesures pour y remédier sur place. Un centre national de conservation de la biodiversité fait également partie des projets en devenir. Il servira à recueillir des connaissances scientifiques sur le sujet et à les transmettre à toutes les personnes intéressées. »
L’attrait et le succès des sciences humaines
Markus Zürcher, secrétaire général de l’Académie des sciences sociales et humaines (ASSH) réagit à un article de la NZZ – [l’entretien avec l’historienne de l’économie Andrea Franc], qui avait suggéré que les étudiant-es en sciences sociales et humaines étaient fainéant-es. Il estime qu’il s’agit «encore une fois» d’une attaque de ces domaines.
«La rationalité et l’utilitarisme sont sans aucun doute importants. Mais les émotions, les valeurs, les normes, les idéaux et les visions du monde sont également déterminants. Elles animent la société, l’économie et la politique, en particulier dans une société saturée comme la nôtre, dont les besoins fondamentaux sont largement couverts. Il est tout simplement absurde d’opposer les sciences économiques aux sciences humaines : à elles seules, les deux approches de la pensée débouchent sur un dilemme, les sciences économiques sur l’«utilitarisme», les sciences humaines sur l’«idéalisme» (Talcott Parsons). […] Les sciences humaines ont établi les fondements des sciences modernes et des systèmes sociaux démocratiques. […] Quatre tendances ont conduit à ce qu’il y ait actuellement une forte demande pour les sciences humaines et à ce qu’elles soient aussi attrayantes que prospères : 1. l’individualisation et la pluralisation, 2. la dématérialisation de la production et de la consommation, 3. le développement durable et 4. la transition vers une société postindustrielle.» […]
La question qui se pose est donc la suivante : comment voulons-nous vivre, en tant qu’individus et en tant que société ? Cette question touche à des notions profondément humanistes qui, si nous parvenons à les associer aux sciences économiques, pourraient conduire à ce que l’on appelait autrefois « oikos » : une symbiose entre l’économie et l’ordre socioculturel sous un même toit social.»
Ces «universités» privées genevoises aux diplômes bidons
À Genève, les universités privées profitent de la réputation internationale de la ville pour séduire les étudiants. Une enquête, lancée par le Geneva Observer en mai puis prolongée par la RTS, dénonce certaines de ces institutions qui délivreraient des diplômes non reconnus par la Confédération. […] À partir de l’année prochaine, cela deviendra cependant plus compliqué pour ces institutions de se présenter comme université : l’appellation deviendra protégée en vertu d’une loi fédérale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juillet 2022
14Juil2022
Politique des hautes écoles
L’accès aux archives – un casse-tête pour la recherche
L’historien Jonathan Pärli de l’Université de Bâle est le lauréat du «Prix pour la liberté académique» de la Société suisse d’histoire. En tant que doctorant, il a lutté pour avoir accès à des documents d’archives sur l’affaire Mathieu Musey, un renvoi qui a fait des vagues dans les années 1980. En effet, Jonathan Pärli avait du faire recours jusqu’au Tribunal fédéral et aura probablement accès aux documents en question en 2023, 5 ans après sa demande initiale, donc après son doctorat, et après le décès de Mathieu Musey en 2021.
Selon l’auteur de l’article,«L’affaire Pärli montre que le règlement prévu par la loi nationale sur les archives en cas de conflit, à savoir la voie juridique, ne fonctionne pas. Sans l’expertise juridique gratuite de son entourage privé, l’historien n’aurait guère pu s’engager avec succès dans cette voie. De plus, la vitesse d’escargot de la justice s’oppose à toute carrière scientifique. M. Pärli affirme que la loi sur les archives doit être révisée en faveur de la recherche. La loi met en balance les intérêts des personnes privées mentionnées dans les sources, c’est-à-dire la protection de leur personnalité, et l’intérêt du public à connaître le présent et le passé. Cela peut être un exercice d’équilibre. Dans le cas de Musey, cela n’aurait pas dû être le cas.»
D’autres scientifiques témoignent de leur difficulté d’accéder aux documents de l’histoire récente. Pour Michael Olsansky, historien militaire à l’EPF de Zurich, la consultation des dossiers de l’état-major général a été « arbitrairement limitée » pour la même raison, comme le dit ce dernier : « L’administration rend la recherche de plus en plus difficile ». Les scientifiques qui s’intéressent au thème du placement hors du foyer familial se heurtent eux aussi régulièrement à des barrières. L’une des raisons est l’autoprotection de l’administration : on ne veut pas s’exposer aux regards et créer un précédent. Une deuxième raison y est liée : la montée en puissance de la protection des données, pour laquelle les juristes et les éthiciens se mobilisent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juillet 2022
13Juil2022
Politique des hautes écoles
Universités, victimes de la «spirale du silence» ?
Pour le journaliste Thomas Ribi de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’annulation de la conférence sur le genre biologique de la doctorante Marie-Luise Vollbrecht à l’Université Humboldt à Berlin est le dernier exemple qui prouve l’existence du phénomène de «Cancel Culture» au sein de nos sociétés.
En citant un récent ouvrage de la politiste allemande Ulrike Ackermann, il accuse les hautes écoles d’alimenter une «spirale du silence». Par là il entend que les institutions cèdent actuellement à la pression à la conformité qui conduit à ne dire que ce qui ne trouve pas de contradiction auprès des «censeur·eures» qui sanctionnent tout écart par rapport à leur dogme identitaire.
La Suisse et ses médailles Fields : du spectacle plutôt que des maths ?
Dans un article du Heidi.News, la journaliste Sarah Sermondadaz revient sur la conférence de presse organisée le 7 juillet 2022 à l’occasion du retour de Maryna Viazovska et Hugo Duminil-Copin de Helsinki, ou les deux lauréat·es se sont fait décerner la prestigieuse médaille Fields. Lors de l’évenement, le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, le président de l’EPFL Martin Vetterli, et les conseiller·ères d’Etats Anne Emery-Torracinta et Frédéric Borloz ont tenu des discours sur l’excellence des institutions de recherche helvétiques.
Malgré ces distinctions, les milieux universitaires sont inquiets depuis l’exclusion de la Suisse du programme de recherche européen, Horizon Europe. «Ce sont de précieuses collaborations internationales qui passent désormais sous le nez de la recherche suisse, toute excellente qu’elle soit… Nul ne peut être champion s’il joue seul à domicile, répètent depuis un an les milieux universitaires. Et l’on craint que, si les positions politiques restent inflexibles sur ce dossier, l’heure ne soit plus aux célébrations de troisième mi-temps dans dix ans, mais à la gueule de bois.» argue la journaliste.
Initiative de l’UE pour définir les valeurs et des principes scientifiques
Près de 50 pays participent à une initiative de l’Union européenne (UE) visant à définir les «principes et les valeurs» de la recherche. Cette initiative de la Commission européenne est le fruit de sa nouvelle approche globale de la recherche et de l’innovation lancée l’année dernière qui préconise plus de prudence lors de la collaboration, notamment avec la Chine. L’idée est que si les pays sont sur la même longueur d’onde concernant ces termes, la collaboration internationale s’en trouvera facilitée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 juillet 2022
12Juil2022
Politique des hautes écoles
Institut de politique économique suisse (IWP) – «l’enfant terrible» du paysage éducatif suisse ?
Les articles d’opinion rédigés par des membres du nouvel Institut de politique économique suisse (IWP) de l’Université de Lucerne suscitent beaucoup de réactions [en Suisse allémanique]. Son secrétaire général René Scheu est un chroniqueur régulier du Blick, dans lequel il s’est récemment fait remarquer en affirmant que le vélo n’était pas durable. L’économiste Martin Mosler a écrit dimanche dans la Neue Zürcher Zeitung contre les subventions au chauffage. Et le directeur Christoph A. Schaltegger a qualifié dans le journal Finanz und Wirtschaft les subventions de la Confédération de «pots-de-vin pour les cantons». L’un des objectifs de l’IWP est de contribuer à la «formation de l’opinion publique», comme l’indique l’institut sur son site Internet.
«L’IWP ne vise pas la provocation, mais une recherche pertinente et une communication compréhensible des résultats», commente le directeur de l’institut Christoph A. Schaltegger. «Si nous parvenons à faire les deux, les résultats peuvent et doivent faire parler – la science n’est pas réservée au petit cercle des scientifiques, mais à l’ensemble de la société».
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- profil – universités
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
L’EHL inaugure son nouveau campus
«Le Chalet-à-Gobet vit un moment important de son histoire. C’en est fini de l’École hôtelière de Lausanne. La page s’est tournée vendredi. On parle désormais de l’EHL-Hospitality Business School, dont le campus flambant neuf attire les superlatifs. Et il fallait bien un président de la Confédération pour inaugurer un tel écrin. Ignazio Cassi était en effet l’invité d’honneur de cette journée qui a dévoilé le résultat d’un développement de dix ans, avec un investissement de 250 millions de francs.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juillet 2022
11Juil2022
Politique des hautes écoles
Formation de médecins: le retour de la clause du besoin à Genève
La journaliste Lorène Mesot écrit: «Peut-être indélicate, assurément drastique et perfectible, la réintroduction de la clause du besoin au bout du lac n’en reste pas moins nécessaire. Outre le porte-monnaie des Genevois et la maîtrise d’une offre qui finirait par nuire à la qualité du soin, il y a la question fondamentale de comment, pour qui et pourquoi, notre société produit ses médecins.»
Nouvelle tentative d’interdiction de l’expérimentation animale en Suisse
«Après l’échec de la votation en février, les opposants à l’expérimentation animale font déjà une nouvelle tentative. Ils veulent lancer cette année encore une nouvelle initiative populaire contre l’expérimentation animale.»
L’EPFZ a reçu des millions de la part d’un profiteur du régime nazi
Les hautes écoles zurichoises ont reçu près de 70 millions de Heidi Horten, la femme de Helmut Horten qui a fait fortune en Allemagne pendant la dictature hitlérienne. Les hautes écoles zurichoises lui ont rendu hommage en rappelant les multiples dons reçus de la part de la fondation de son défunt mari, Helmut Horten, qui ont financé des projets et bâtiments de l’Ecole polytechnique fédérale (EPF), de l’Hôpital universitaire et l’Université de Zurich ainsi que de l’Institut de recherche biomédicale. A titre exemplaire, en 2017, l’Université de Zurich avait baptisé son établissement de recherche médicale « Horten-Zentrum » (rebaptisé depuis peu « The LOOP »).
Cependant, ce que les hautes écoles ignoraient de mentionner, c’est que Helmut Horten était un profiteur nazi. En 1936, il a profité des lois raciales de « déjudaïsation » pour racheter sept grands magasins de textile à prix dérisoire à des commerçants juifs. Il était également impliqué dans l’entreprise d’armement Flugzeugwerke Johannisthal. Lui et son partenaire commercial y ont intensifié le travail forcé après son arrivée en 1943.
Suite à la guerre, Helmut Horten ne s’est jamais distancé de son passé nazi. Il a même invité un ancien adjudant («Gauleiter») à la direction de son entreprise.
Contactée par Infosperber, la Fondation de l’ETH confirme « être au courant des critiques exprimées dans cet article. Les fondations qui souhaitent faire une donation à l’ETH Zurich sont contrôlées par l’ETH Zurich Foundation. On vérifie d’une part si la fondation est officiellement reconnue et digne de confiance. D’autre part, la donation doit correspondre au but de la fondation de l’ETH Foundation ». Ces critères de vérification auraient été remplis dans le cas de la Fondation Horten. Une réponse presque identique est venue de l’université de Zurich.
Egalité : Des juristes remettent en question le financement des universités
Dans les universités suisses, seules 25 % des chaires sont occupées par des femmes, bien que les étudiantes soient majoritaires depuis quelques années.
Pour contrer cette tendance, une association de juristes, du nom de StrukturElle remet en question le financement des universités qui ne s’engagent pas assez dans les questions d’égalité. Car la loi fédérale sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE) stipule que ces dernières doivent garantir que «les missions sont accomplies de manière à promouvoir l’égalité des chances et l’égalité effective entre hommes et femmes». C’est la condition pour que les hautes écoles soient accréditées, et par là reçoivent de l’argent de la Confédération.
Cependant, il n’existe actuellement pas de critères ou standards auxquels les universités doivent adhérer. L’objectif de StrukturElle est d’établir des critères concrets pour l’égalité au niveau de la loi. Les juristes ont confronté le Conseil d’accréditation avec cette revendication, sans résultat concret. Les activistes examinent la possibilité d’une plainte.
Le Conseiller national Matthias Aebischer (PS, BE) estime par exemple qu’il est urgent d’agir. «Soit on renforce la loi, on y ajoute une clause de 40%, comme cela a été fait par exemple dans le sport, soit on réduit les paiements aux hautes écoles. C’est bien sûr l’ultima ratio, mais la situation actuelle ne peut pas durer».
Opération Libéro présente son initiative pour un accord avec l’UE
Le mouvement Opération Libero a presenté son texte d’initiative pour surmonter le blocage entre la Suisse et l’Union européenne (UE) concernant l’accord-cadre. Le mouvement, majoritairement composé par des jeunes, exige que le gouvernement Suisse soit obligé de négocier et de conclure un accord avec l’UE.
Pour le moment, aucun parti gouvernemental soutien l’initiative. Cependant, Opération Libero peut compter sur le soutien de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES). »Les délégués de notre association ont des positions politiques divergentes. Mais nous sommes tous d’accord sur cette question : la jeune génération a besoin de toute urgence d’une solution à la question européenne. C’est pourquoi nous soutenons cette initiative», explique Maxime Barthassat, membre du comité. Pour l’UNES, c’est la participation au programme d’échange Erasmus+ qui est au premier plan. Selon le journal, depuis l’exclusion, les séjours dans une université à l’étranger sont devenus «beaucoup plus onéreux», avec pour conséquence que seuls les étudiant-es privilégié-es pourraient encore se l’offrir.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juillet 2022
8Juil2022
Politique des hautes écoles
Entretien avec le directeur de l’EHL Michel Rochat
«Située sur les hauts de Lausanne, l’EHL Hospitality & Business School inaugure un campus qui a coûté 250 millions de francs. Son directeur Michel Rochat explique les ambitions de son institution dans une ère post-covid marquée par la guerre en Ukraine.»
Une HEAD plus verte?
Un étudiant en mode a récemment envoyé une lettre ouverte à l’école d’art genevoise HEAD pour alerter sur les enjeux écologiques de sa filière. Un responsable durabilité prendra justement ses fonctions à la prochaine rentrée.
Un institut universitaire à Schaffhouse est accrédité
L’Institut universitaire de Schaffhouse a reçu l’accréditation universitaire (selon la LEHE). L’institut, anciennement nommé « Haute école de Schaffhouse » est une organisation de droit privé qui propose des formations et des formations continues en gestion, gestion du sport et en psychologie économique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juillet 2022
7Juil2022
Politique des hautes écoles
Projet d’institut annexe zougois pour la recherche sur la blockchain à l’Université de Lucerne
Le Conseil d’Etat du canton de Zoug souhaite renforcer la recherche sur la blockchain avec la création d’un institut rattaché à l’Université de Lucerne. «Le Canton de Zoug est devenu ces dernières années, avec la Crypto Valley, un centre névralgique mondial dans le domaine de la technologie blockchain», écrit la direction des finances zougoise dans un communiqué de presse.
Selon un communiqué de l’Université de Lucherne, «la blockchain n’a pas seulement atteint des dimensions révolutionnaires sur le plan technologique et entrepreneurial. Les conséquences sociales, politiques, juridiques, éthiques et économiques sont de plus en plus évidentes. La recherche scientifique dans ce domaine n’en est qu’à ses débuts.»
«Avec la création d’un [tel institut], le canton de Zoug pourrait devenir le promoteur de l’institut de recherche sur la blockchain le plus complet et le plus important d’Europe», ajoute le directeur des finances du canton de Zoug, Heinz Tännler.
«Pour l’Université de Lucerne, l’institut prévu ouvre d’excellentes perspectives pour la recherche dans le domaine de la numérisation», explique le vice-recteur à la recherche et professeur de sciences politiques. La numérisation est, avec les sciences du comportement et la psychologie ainsi que la santé, l’une des trois étapes de développement stratégique visant à renforcer le profil de l’université en matière de sciences humaines.
Un hub bâlois pour la recherche interdisciplinaire et le transfert de connaissances dans le domaine de la durabilité
Le réseau de recherche «Sustainable Future» encourage le dialogue entre chercheurs et chercheuses de l’Université de Bâle qui s’intéressent aux thèmes de la durabilité et les soutient dans des projets transdisciplinaires et interdisciplinaires. Il coordonne également des «living labs», dans lesquels les chercheurs en durabilité travaillent en étroite collaboration avec les autorités, le secteur privé et la population.
Les groupes de recherche participant au réseau «Sustainable Future» se concentrent actuellement sur trois ensembles de thèmes : «Energie et climat», «GéoBio-Diversité» et «Sustainable Digital World».
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- durabilité des universités
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juillet 2022
6Juil2022
Politique des hautes écoles
«Les universités ne sont pas des HES»
Les étudiants Lukas Heinser (langue et littérature allemandes) et Carlo Mariani (science politique) réagissent aux critiques adressées aux étudiant-es en sciences humaines et sociales par Andrea Franc. Selon eux, sa pensée reflète une tendance en Suisse que le modèle des universités s’approche de celui des Hautes écoles spécalisées en tant que centres de formation et s’éloigne de plus en plus de l’idéal de formation de Humboldt. «L’idée de Humboldt d’une « éducation des sentiments et du caractère qui ne doit manquer à personne » semble passer au second plan, le marché du travail étant de plus en plus considéré comme un point de repère.»
Les auteurs estiment que dans cette perspective purement économique, les sciences humaines et sociales sont mises à mal, car leur utilité ne peut pas être suffisamment comprise uniquement sous cet angle-là.
A titre exemplaire, «Pour endiguer la pandémie de Corona, à part en plus des connaissances médicales, les connaissances sur le comportement humain sont soudainement devenues très importantes, et depuis le début de la guerre en Ukraine, nos experts en Europe de l’Est et en slavistique sont extrêmement demandés », explique Katharina Michaelowa, doyenne de la faculté de philosophie de l’université de Zurich et professeur de sciences politiques.
Selon les auteurs, il faut alors distinguer le modèle universitaire du concept des hautes écoles spécialisées, qui ont pour objectif de proposer des formations professionnalisantes. «Il faut revenir à l’université en tant que lieu de formation, où le savoir est créé et où l’échange est intense, où l’on peut discuter de tout et initier des changements sociaux. Les effets sociaux qui en découlent, et qui proviennent notamment des sciences humaines et sociales, peuvent difficilement être monétarisés. Et c’est précisément pour cette raison que ces biens sont en danger.»
- employabilité des diplômé·e·s
- différence entre HES et universités
- profil – universités
- impact des universités
Réaction à l’annulation d’une conférence sur le genre biologique en Allemagne
Dans un article du Tages-Anzeiger, le journaliste allemand Hilmar Klute s’exprime sur la polémique autour de l’annulation d’une conférence à l’Université de Humboldt à Berlin pendant la Nuit des sciences. Pour rappel, la doctorante Marie-Luise Vollbrecht avait d’abord été invitée par l’université pour tenir une conférence sur le genre biologique, puis décommandée en réaction d’une menace à la mobilisation du «groupe de travail des juristes critiques» (Arbeitskreis kritischer Jurist*innen) qui qualifient les thèses de Marie-Luise Vollbrecht de transphobes. Par ailleurs, l’Université a pris ses distances par rapport à ses propos, publiés dans le journal Die Welt début juin.
Hilmar Klute critique vivement la direction de l’université d’avoir cédé à la simple menace de protestation. «Au lieu de soutenir sa collègue et d’assumer la responsabilité de l’avoir invitée à un moment donné pour une raison ou une autre, elle lui tombe dans le dos et ridiculise la liberté de l’enseignement scientifique», commente-t-il. «La seule accusation suffit pour déconsidérer quelqu’un.»
Plan stratégique 2025–2028 du Conseil des EPF
La Médaille Fields – ou l’importance d’une ré-association suisse à Horizon Europe
La recherche romande est doublement récompensée par la Médaille Fields. La plus haute récompense en mathématiques a été décernée hier au Français Hugo Duminil-Copin de l’Université de Genève et l’Ukrainienne Maryna Viazovska de l’EPFL. Ainsi, la nouvelle a été relayée dans les médias nationaux et internationaux.
Pour Sophie Davaris, rédactrice en chef adjointe de la Tribune de Genève, cette distinction illustre l’importance d’une ré-association suisse au programme de recherche de l’Union européenne Horizon Europe. Elle avance que c’est uniquement parce que Hugo Duminil-Copin exerce en parallèle à l’Institut des hautes études scientifiques qu’il a pu accéder à certains réseaux et financements européens qui lui ont permis de mener ces recherches récompensées par la Médaille Fields.
La HE-Arc tente d’évaluer les dégâts de la cyberattaque
Après la cyberattaque qui a frappé la Haute Ecole Arc (HE-Arc), l’institution tente de connaître l’étendue du piratage à l’aide de spécialistes internes et externes. «Plusieurs personnes ont reçu un e-mail semblant émaner de pirates qui exigent une rançon […] Nous savons que les pirates ont pu avoir accès à certains fichiers. Pour l’instant, seuls des documents attachés à des e-mails semblent concernés», indique la directrice Brigitte Bachelard. A ce stade, La HE-Arc ne peut pourtant pas encore exclure la possibilité que des fichiers plus sensibles aient été soutirés des serveurs.
L’Unil dans les médias
L’innovation sociale, facteur clé du changement
Le recteur de l’Université de Lausanne Frédéric Herman écrit dans son blog : «[…]. Les défis qui nous attendent sont de plus en plus grands et l’urgence d’agir face aux enjeux sociaux et climatiques se fait désormais sentir avec une acuité accrue. Et pourtant, comme certain·e·s d’entre vous l’ont peut-être entendu lors de notre Dies academicus, je souhaite vous convaincre que nous devons faire preuve d’optimisme. Pas une insouciance aveugle à la marche effrénée du monde, non, mais une confiance solide, étayée par ce que je vois autour de moi. Ça et là germe en effet une multitude d’idées dont l’objectif est de repenser un «système» à bout de souffle pour construire de nouveaux modèles de société. Des initiatives en ce sens ont lieu quotidiennement sur le campus de l’UNIL. Nombreuses sont celles qui m’ont touché, enthousiasmé, inspiré, et j’aimerais vous en présenter quelques-unes aujourd’hui. […]»
Revue de presse UNIL 6 juillet 2022
5Juil2022
Politique des hautes écoles
Zurich demande davantage de places d’études en médecine pour freiner « l’importation de médecins »
La députée du Grand Conseil, Janine Vannaz (Le Centre) a déposée une motion auprès du gouvernement pour la création d’au moins 72 places d’études supplémentaires en médecine humaine à l’Université de Zurich (UZH). Le Grand Conseil a soutenu cette demande à une large majorité. La motion critique que la Suisse ne forme pas assez de médecins, mais se contente de les faire venir de l’étranger et par là d’économiser les coûts de formation.
Selon les calculs de la directrice de l’éducation, Silvia Steiner (le Centre), 72 places d’études supplémentaires en médecine coûteraient 15 millions de francs bruts par an ; après déduction des contributions supplémentaires de la Confédération et des cantons, les coûts supplémentaires s’élèveraient à 9,5 millions de francs. A cela s’ajouteraient les coûts des chaires supplémentaires qui seraient nécessaires pour une telle extension de l’offre. De plus, les locaux de Zurich ne suffiraient pas, ce qui mettrait en péril la qualité de la formation, qui, en médecine, se déroule souvent en petits groupes.