- 05.06.2019 Revue de presse UNIL
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
5Juin2019
4Juin2019
Politique des hautes écoles
Swissuniversities : Une recommandation sur le port des titres de «Docteur»
Une recommandation a été rédigée par swissuniversities au sujet du port des titres de doctorat étrangers en Suisse. En partie, celle-ci prévoit que, «Le titre ‘Docteur’ sans ajout, ou l’abréviation ‘Dr’, n’est pas protégé. L’utilisation d’un titre étranger n’est pas réglementée au niveau national. Dans ce contexte, swissuniversities constate que (en l’absence d’une législation nationale) les titres étrangers délivrés par des universités reconnues par l’État dans le cadre d’un programme régulier d’études et de recherche peuvent être utilisés dans leur forme originale avec une référence supplémentaire à l’université qui les a délivrés. La décision d’utiliser ou non des abréviations (p. ex. Dr) et dans quelles circonstances pour le titre acquis, relève de la responsabilité de l’individu, compte tenu des exigences légales applicables.»
Par ailleurs, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a également publié un document sur la protection des titres dans le domaine des hautes écoles en Suisse.
Scolarité : «L’actualité décryptée à l’école?»
Le député PLR Daniel Develey voudrait instaurer une heure hebdomadaire destinée à la revue et la discussion systématique de l’actualité dans les gymnases vaudois. Cette proposition vise à contrer le désintérêt que les jeunes portent pour l’actualité et les débats, en repérant les grands sujets du moment ainsi que les méthodes journalistiques utilisées.
D’après lui, «Il s’agirait d’évoquer les sources de chaque article et montrer ce qui différencie une enquête sérieuse d’une fake news […] Des statistiques montrent que 53% des 16-19 ans doivent être considérés comme des personnes sous-informées.»
Néanmoins, pour Philippe Campiche, Directeur du Gymnase de la Cité de Lausanne, «Il faudrait d’abord distinguer l’actualité de la citoyenneté, laquelle nous intéresse au plus haut point. […] Ce matin, des élèves lisaient un article sur les problèmes de Neymar (footballeur brésilien accusé de viol, ndlr): je ne sais pas si c’est vraiment ce qu’il faut cibler. Nous devrions clarifier ce que nous entendons par «actualité».»
IEEE – Huawei : Levée d’interdiction à l’encontre des scientifiques de Huawei
Le 2 juin 2019, l’association professionnelle américaine nommée «Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens» (IEEE) a décidé de lever son interdiction posée quelques jours plus tôt au sujet du recours aux scientifiques de Huawei en tant qu’examinateur·trice·s de revues.
À l’origine, une grande partie de la société scientifique avait interdit aux employé·e·s de Huawei d’évaluer les articles publiées dans les revues de l’IEEE, en raison des sanctions appliquées par le gouvernement américain contre l’entreprise.
À présent, cette levée d’interdiction prend place suite aux éclaircissements reçus par le Département du commerce américain sur la façon dont les récentes actions du gouvernement affectent concrètement le processus d’évaluation par les pairs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juin 2019
3Juin2019
Politique des hautes écoles
Plan S : Date de lancement repoussée à 2021
Les auteur·e·s du Plan S ont déclaré nécessaire de prolonger la date butoir de janvier 2020 à 2021.
D’après le règlement publié le 31 mai 2019, les chercheur·euse·s soutenu·e·s par les organismes de financement participants ont l’obligation de rendre l’accès à la publication libre à partir de cette date. Ainsi, trois voies possibles leur restent pour se conformer à la loi : Les chercheur·euse·s peuvent publier leurs travaux directement par le biais d’une revue ou plateforme en libre accès, soit simultanément via un abonnement et d’un dépôt en libre accès. Mais aussi, à l’aide des «accords transformateurs» en vertu desquels les institutions s’engagent à passer du modèle de l’abonnement à celui du libre accès, comme c’est le cas pour l’éditeur Spring Nature.
Selon David Sweeney, Président exécutif de Research England et Co-président du groupe de travail sur la mise en œuvre du Plan S, «Les principes clés [du Plan S] restent les mêmes ; nous voulons un passage rapide au libre accès et une compensation entière des coûts – afin que vous ne payiez pas deux fois pour le même produit.»
Parité : La position musclée de Science contre le sexisme en laboratoires
Une tribune publiée dans la revue Science dénonce dans sa dernière édition, une tendance sexiste qui viendrait biaiser la méthodologie scientifique. L’objet ici n’est pas les relations hommes-femmes, mais l’utilisation des rats et des souris dans les expériences en sciences du vivant.
D’après Rebecca Shansky, Chercheuse à la Northeastern University of Boston, «Nous avons, de manière inconsciente, appliqué des biais de genre au moment d’utiliser des animaux mâles et femelles dans la recherche scientifique […] La raison invoquée était que les hormones rendaient les choses plus compliquées chez les femelles. Et donc, pour plus de simplicité, on se concentrait sur les mâles.»
Formation : «Privés de bourse d’études après dix ans»
Le syndicat SUD tient à mettre en lumière la récente pratique de l’État. Celui-ci entend couper les vivres aux étudiant·e·s bien que ces dernier·ère·s n’aient pas encore terminé leur cursus. Ceci, en raison d’une limite de 10 ans introduite par le Grand Conseil en 2014, visant à éviter que les étudiant·e·s boursier·ère·s ne s’attardent dans leur parcours. Cette mesure ne prend pas en compte la possibilité qu’une formation ne soit pas d’une régularité «métronomique».
D’après Arthur Auderset, Membre Syndicat SUD Étudiant·e·s et Précaires, «Toute une série de gens qui ont eu un parcours sinueux ou qui ont emprunté des passerelles se retrouvent aujourd’hui sous le coup de la limite des dix ans de formation post obligatoire au-delà de laquelle il n’est plus possible d’obtenir une bourse d’études. Or, sans certification, le parcours ne vaut rien sur le marché de l’emploi. C’est inacceptable et absurde au regard de l’argent investi jusque-là par la collectivité publique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 juin 2019
31Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 mai 2019
29Mai2019
Politique des hautes écoles
HES-SO : Nouveau site internet pour la Recherche-action en Suisse
La Haute école de travail social Fribourg vient de mettre en ligne un nouveau site internet qui sert de plateforme d’échange à la Recherche-Action en Suisse. Il a été réalisé en collaboration avec les membres du comité de pilotage scientifique, composés d’organismes sociaux et de Hautes écoles de Suisse romande.
Il est destiné à tous les acteurs intéressés, pratiquant ou sollicitant ce type de recherche, quels que soient leur domaine, leur thème et encore leur champ d’action/intervention.
Il a pour objectif de donner une meilleure visibilité aux recherches de la « galaxie » Recherche-Action menées en Suisse et ailleurs, offrir un réseautage de qualité aux différents acteurs de différents domaines – social, santé, éducation, culture, urbanisme et développement durable, coopération et développement, économie sociale et solidaire – ainsi que renforcer les collaborations régionales/locales, nationales et internationales
Le site internet est disponible à l’adresse recherche-action.ch
Relation Suisse-EU : Deux tiers des entreprises soutiennent l’accord-cadre
Plus de deux tiers des entreprises suisses soutiennent l’accord-cadre avec l’Union européenne (EU) dans sa forme actuelle, contrairement aux citoyen·ne·s, plus réservé·e·s qui ne sont que 20% à cautionner l’accord.
Si Berne ne clarifie pas sa position sur l’accord-cadre, la Suisse sera désavantagée. Il pourrait s’agir d’obstacles techniques au commerce, d’une remise en question de la participation aux programmes de recherche européens ou d’une non-reconnaissance de l’équivalence boursière.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 mai 2019
28Mai2019
Politique des hautes écoles
Valais : Manque cruel de relève pour les infirmier·ère·s
Le Valais fait face à un problème de relève dans les secteurs des soins et de l’assistance.
Pour contrer ce manque de personnel, le canton a mis en consultation un avant-projet de loi mis en consultation jusqu’à la fin mai. Ce texte a pour but de combler la pénurie des professions non universitaires de la santé – infirmier·ère·s, assistant·e·s en soins et santé communautaire, physiothérapeutes ou ambulancier·ère·s – en milieu hospitalier.
D’après Victor Fournier, Chef du service valaisan de la santé, le besoin de relève en soins infirmiers est particulièrement préoccupant, «114 diplômes ont ainsi été délivrés en 2016 dans notre canton, alors que le besoin de nouveaux professionnels était de 162 personnes cette même année».
Le projet de loi veut donc augmenter le nombre de places de stage et d’apprentissage pour les professions non universitaires de la santé, en fixant le nombre de places de stage et d’apprentissage à mettre à disposition annuellement par chaque institution sanitaire.
Une commission cantonale évaluera leur besoins en personnel et déterminera leur potentiel de formation. «Les institutions sanitaires sont dédommagées financièrement par le canton pour les prestations de formation. Un versement compensatoire sera demandé aux institutions qui ne mettraient pas suffisamment de places à disposition.»
Expérimentations animales: Maintien des tests plus durs
Par 18 voix contre 7, la commission de la science du National a refusé de donner suite à l’initiative parlementaire de la verte Maya Graf. Le plénum devrait, lui, se prononcer cet automne.
Le texte avait pour but d’interdire les contraintes sévères sur les animaux dans un but expérimental, tels les tests liés aux maladies infectieuses ou cancéreuses.
D’après les statistiques de 2017, 2.8% des animaux de laboratoire sont exposés à de telles expérimentations, a fait valoir la majorité de la commission de la science du National.
Université de Saint-Gall: construction d’un nouveau campus
L’Université de Saint-Gall (HSG) est victime de son succès et son campus actuel est plein à craquer. Un nouveau bâtiment va donc être construit pour 160 millions de francs suisses et doit permettre d’accueillir environ 3000 étudiant·e·s supplémentaires. La HSG a 8600 étudiant·e·s inscrit·e·s alors que ses locaux ont été conçu pour environ 5000 élèves.
Le canton de Saint-Gall va donc accorder un prêt de 160 millions de francs suisses le 30 juin pour cette construction, projet soutenu par les quatre factions du conseils cantonal. Un concours d’architecture sera lancé après le vote. Quant à la construction, cette dernière commencerait en 2024 pour finir en 2027.
En plus du nouveau bâtiment, un espace public extérieur et une cantine sont également prévus, de même que des espaces pour de futures formes d’enseignement se focalisant sur le travail en groupe, les simulations et débats.
Le coût total du projet de campus s’élève à CHF 207 millions. Aux fonds apportés par le canton de Saint-Gall s’ajoutent deux millions de francs de la part de la ville de Saint-Gall, 25 millions de francs pour la Confédération et les derniers 20 millions viendront directement de la HSG.
Recherche : Huawei investit en Suisse
Huawei, géant chinois des télécoms, va investir massivement dans la recherche en Suisse. Son Vice-directeur pour la Suisse, Felix Kamer, a expliqué que Huawei planifie « de créer un millier de postes de chercheurs ».
Bien qu’aucun calendrier n’ait encore été mentionné, des discussions sont en cours et les fonds seront « probablement distribués dans plusieurs nouveaux centres de recherche », dit Felix Kamer.
L’attrait de la Suisse réside dans son expertise dans plusieurs domaines pertinents à Huawei, notamment la physique, l’informatique, la nanotechnologie ou encore dans les sciences des matériaux et autres sciences naturelles. Felix Kamer a également mis en avant les hautes écoles techniques suisses très avantageuses pour les chercheurs.
Valais : Agrandissement de l’école de kinésithérapie
L’école actuelle de kinésithérapie à Loèche-les-Bains peut accueillir un total de 120 étudiant·e·s. Suite à l’achat par l’État du Valais du bâtiment et terrain de neuroclinique dans le but de créer la Haute École Valaisanne des Sciences Appliquées en Valais-Wallis pour le cours de physiothérapie, il est prévu de porter cette capacité à 180 élèves.
L’une des priorités du programme est de lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans des domaines spécifiques, dont la santé.
Le plan académique prévoit également la création d’un centre de recherche sur l’environnement alpin et polaire appelé ALPOLE pour la deuxième phase de l’implantation de l’EPFL en Valais. Le nouveau bâtiment abritera huit chaires, portant à 17 le nombre de chaires EPFL en Valais, dont sept seront financées par le canton.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 mai 2019
27Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Bâle : Financement de deux chaires grâce à un don privé
L’Université de Bâle vient de signer avec Vifor Pharma un contrat de 10 millions de dollars pour le financement de deux nouvelles chaires pendant dix ans. Ces dernières porteront sur l’approbation des produits nanopharmaceutiques.
L’engagement du groupe Vifor Pharma, pionnier dans le domaines des médicaments à base de nanoparticules, n’est pas désintéressé et remet en question l’indépendance de la recherche.
Alors que le recteur de l’Université de Bâle, Andrea Schenker-Wicki, veut élargir le financement des chaires privées, Markus Müller, Professeur de droit constitutionnel à Berne, avance que «Un manque d’argent ne justifie certainement pas d’accepter des fonds qui pourraient nuire à l’indépendance et à la crédibilité d’une université». Selon lui, les entreprises devraient laisser l’argent aux universités sans conditions concernant les sujets de recherche ou la conception. «Le problème se pose toujours lorsqu’une entreprise parraine une institution de recherche dans les résultats de laquelle elle a un intérêt économique propre. Même s’il n’y a que l’apparence d’une influence, la crédibilité de l’université en souffre» dit Müller.
Numérisation: Vers une dématérialisation des universités?
Entre un marché du travail de plus en plus demandeur de compétences numériques et la lutte pour le climat, les établissements d’enseignement sont nombreux à numériser leurs offres. Au point de devenir entièrement numérique?
Selon Manuel Nitzsche, Directeur régional chez Infrastructure, un tel scénario est possible. Cependant, plusieurs élèves sont encore attachés à la manière classique d’étudier, sans oublier la mise en place que requiert une telle infrastructure technologique et la législation qui accompagne une telle offre de services d’enseignement en ligne ou d’examen numérique.
Quelques universités européennes, en Norvège et en Suède par exemple, possèdent déjà une stratégie de numérisation.
En Suisse, l’Université de Saint-Gall (HSG) fait office d’élève modèle. En effet, elle veut utiliser le potentiel de la numérisation dans les domaines de l’enseignement et de la recherche. De plus, des investissements ont été réalisé dans plusieurs infrastructures et services, ainsi qu’une plateforme sur un Cloud permettant aux étudiant·e·s d’accéder au contenu d’apprentissage via son application, de travailler ensemble en temps réel et de fournir une preuve d’apprentissage numérique.
Recherche : Les scientifiques veulent se mettre au vert
Lors d’une conférence réunissant des responsables de l’EPFL, l’EPFZ et du CERN, la thématique d’une science plus verte était au centre de toutes les discussions.
D’après Ulrich Weidmann, Vice-président de l’EPFZ, «La moitié de notre bilan carbone est due à nos transports, et 91% de ces émissions sont dues à l’avion. Nous allons réduire de 11% les émissions de gaz à effet de serre dues aux déplacements professionnels d’ici à 2025.»
Depuis janvier, plusieurs mesures servant à contrer le bilan carbone des chercheur·se·s de l’EPFZ ont été mises en place, telles le développement des visioconférences, l’utilisation du train pour des trajets inférieurs à 600 ou 800 kilomètres ou encore une publication à l’interne des bilans carbone.
Du côté de l’Université de Neuchâtel, un questionnaire dois désormais être rempli afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’alternative possible à la voie aérienne. Le cas échéant, le département concerné investit 25 francs dans des actions de réduction de CO2 par tonne de carbone.
Université de Genève : Cours en direct
L’Université de Genève (UNIGE) renforce son offre pour la rentrée académique 2019 en proposant plus de leçons en live pour ses étudiant·e·s. Le but de cette offre étant de désengorger les amphithéâtres des filière de droit, économie et médecine.
Possible depuis 2016, l’UNIGE est l’unique université suisse à offrir cette possibilité et double le nombre de ses salles équipées pour passer à 22. Aux professeurs qui les occuperont de demander, ou pas, une retransmission en direct.
Actuellement, cette offre n’a été utilisée que ponctuellement par les étudiant·e·s dans son but initial. Cependant, «c’est une excellente solution de secours pour les étudiants lorsqu’ils sont malades, en déplacement ou quand ils ont un contretemps», explique Jérémy Lucchetti, Professeur d’économie. «Cela leur évite d’accumuler du retard».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 mai 2019
24Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mai 2019
23Mai2019
Politique des hautes écoles
FNS : Les quatre priorités du prochain programme pluriannuel fixées
Dans son prochain programme pluriannuel, le Fonds national suisse (FNS) a fixé quatre priorités afin d’aider la recherche à relever les défis actuels. Comme l’explique, Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du FNS, «Elle [la recherche suisse] a besoin d’une plus grande diversité, d’une collaboration interdisciplinaire accrue, de meilleures infrastructures de données, mais aussi d’établir des liens plus étroits avec l’économie et la société. […] Toutes les mesures adoptées convergent vers un seul et même objectif : permettre à la recherche suisse de pérenniser son statut d’excellence au plan international.»
Dès lors, le FNS s’engage à promouvoir l’excellence à travers la diversité, consolider le leadership international par la collaboration, soutenir les infrastructures et services de données et accroitre la valeur de la recherche pour la société. Pour concrétiser ces nouvelles mesures, le FNS requiert de la Confédération un budget de 4.8 millions de francs suisses pour la période de subventionnement 2021-2024, soit une hausse annuelle de 3.5%.
Elsevier : «Physics Open» la nouvelle revue en libre accès
Le géant néerlandais mondial de l’édition Elsevier lance une nouvelle revue en libre accès. Celle-ci couvre tous les domaines de la physique et les domaines interdisciplinaires en lien.
Les auteur·e·s bénéficieront d’un système établi d’évaluation par les pairs ainsi que de conseils éditoriaux de plus de 30 revues partenaires dont la publication repose sur le modèle traditionnel de l’abonnement. De cette manière, les auteur·e·s auront accès à un nouveau modèle éditorial comprenant des éditeur·trice·s expérimenté·e·s, garantissant une publication rapide de leurs articles ainsi qu’une bonne visibilité grâce au libre accès de qualité.
D’après Stephen McKeever, Professeur de physique nucléaire à l’Oklahoma State University, «Je crois que Physics Open de Elsevier est une excellente réponse aux pressions de la publication en libre accès […] Les rédacteurs de la revue sont issus de tous les domaines de la physique. Ils sont respectés dans leurs domaines respectifs et représentent les intérêts de leurs communautés scientifiques en publiant des articles de qualité et évalués par des pairs dans une revue respectée.»
Grève du climat : «Manifeste de soutien des profs»
Ce vendredi 24 mai 2019 prendra place une nouvelle grève climatique et de la biodiversité dans toute une série de villes suisses – Genève, Lausanne, Neuchâtel – et internationales.
À Genève, un collectif d’enseignant·e·s soutient cette initiative citoyenne, et a même publié un Manifeste pour le climat et la biodiversité. Ce dernier vise à mettre en lumière la détermination du corps enseignant à agir pour l’avenir de ses élèves ainsi que soutenir un mouvement «légitime».
Les professeur·e·s à l’origine de cette démarche déclarent, «En contact quotidien avec notre jeunesse qui craint, à raison, pour son avenir, les enseignant·e·s signataires entendent être à la hauteur de la confiance témoignée par leurs élèves. […] Nous souhaitons favoriser le questionnement des savoirs transmis, de même que le questionnement de notre société par les jeunes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mai 2019
22Mai2019
Politique des hautes écoles
Swissuniversities : Stratégie et planification
À l’intention de la Conférence suisse des hautes écoles, les hautes écoles suisses mettent au point une planification stratégique tous les quatre ans.
Dès lors, pour la période de 2017-2020, les priorités qu’elles ont établies concernent la promotion de la relève et la diminution de la pénurie de main d’œuvre qualifiée dans les métiers de la santé et les métiers techniques. L’accent est également mis sur les défis de la mutation numérique, comme la numérisation de la formation et de la recherche.
Puis, pour la période de 2021-2024, l’objectif sera de faire face aux défis de façon soudée – conjointement entre les hautes écoles – dans l’optique de préserver la qualité exceptionnelle des hautes écoles, de contribuer à la prospérité de la Suisse, et de lui garantir une position dominante à l’échelle internationale.
En raison de l’augmentation prévue du corps estudiantin, swissuniversities requiert une augmentation annuelle des subventions de base de 3.1% ainsi qu’un montant global de 125 millions de francs suisse sous forme de contribution liées à des projets.
Valais : Nouvelle plateforme numérique d’apprentissage
Dès la rentrée 2019-2020, les élèves du Haut-Valais pourront utiliser une nouvelle plateforme numérique d’apprentissage pour le développement durable, nommée «Wallis 2030».
D’après Konstantin Bumann, Directeur de l’école de Saas Fee et Chef du projet, «Nous avons voulu créer des cours permettant aux élèves de mieux comprendre les interactions entre le tourisme, l’économie et l’agriculture en Valais, plus particulièrement dans nos régions.»
Quant aux élèves, ces dernier·ère·s se sont déclaré·e·s plutôt enthousiastes à l’idée de pouvoir se rendre et interagir avec le terrain. Roger Anthamatten, Directeur du centre scolaire de Sankt-Niklaus-Grächen, avance à leur sujet, «Ils ont adoré aller sur le terrain et ont été sensibilisés aux liens qui existent entre le tourisme, l’économie et l’agriculture.»
Brigue : Un nouveau campus à 30 millions de francs suisses
À Brigue, UniDistance et la Haute école spécialisée à distance (FFHS) ont débuté les constructions de leur futur bâtiment commun qui abritera 165 postes. Bien que leurs enseignements soient donnés en ligne, ce projet vise à donner à ces écoles des locaux pour leurs employé·e·s, leurs activités en laboratoire ainsi que leurs séminaires.
Selon Christophe Darbellay, Ministre de l’économie et de la formation, «Ce nouveau campus générera des emplois à haute valeur ajoutée, dans une partie du canton qui a eu tendance à perdre en importance.»
Pour ce projet, l’État du Valais finance 1.8 des 30 millions de francs suisses que va couter ce nouveau campus, et la Ville de Brigue déboursera 2 millions de francs suisses.
Horizon Europe : Accord partiel sur les contours du programme européen
Un accord partiel a finalement été trouvé entre le Parlement européen et le Conseil européen au sujet des contours d’Horizon Europe. Cet accord va permettre de gagner du temps afin de discuter de certains enjeux laissés pour compte. Par exemple, la question des objectifs que la politique de recherche et d’innovation que devrait chercher à atteindre l’Europe reste à éclaircir.
En outre, un autre point fait débat, en lien avec la politique de l’Union européenne (UE), lié à l’amélioration et l’acceptation de la différentiation. Les conséquences liées à la diversité de l’Europe ne sont que rarement discutées, et encore moins approuvées. Et les discussions sur l’avenir des universités européennes abordent rarement la nécessité d’accroître la différentiation de son offre éducative. Ce qui est considéré comme «regrettable», car «une plus grande variété améliorerait la capacité de l’Europe à attirer des étudiants et du personnel du monde entier.»
Erasmus : De meilleures possibilités d’emploi
D’après deux nouvelles études publiées par la Commission européenne, les étudiant·e·s étant au bénéfice d’une expérience Erasmus – ici dans l’Union Européenne (UE) – obtiendraient plus facilement un emploi par la suite. Pour 80% des répondant·e·s, la durée de recherche d’un emploi n’aurait pas dépassé les trois mois.
Ces études ont été menées entre 2014 et 2016, auprès de 77’000 étudiant·e·s, diplômé·e·s et personnels universitaires, ainsi qu’environ 500 organisations participantes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 mai 2019
21Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Berne : Inauguration du Centre de médecine de précision
L’Université de Berne et l’Hôpital de l’Ile ont inauguré un centre destiné à renforcer la vocation médicale. Il s’agit du Centre de médecine de précision, dont le principal objectif est de développer de nouveaux médicaments et méthodes sur mesures afin d’améliorer la qualité des traitements actuels.
À savoir, «La médecine de précision intègre au traitement des caractéristiques individuelles telles que la prédisposition génétique, les facteurs environnementaux ou le mode de vie des patients. En intégrant ces facteurs, les traitements peuvent être faits sur mesure. Cela permet d’éviter les effets secondaires et de réduire les coûts des traitements coûteux.»
Selon Christine Häsler, Directrice de l’Instruction publique (INS) et Membre des Verts, «Personnellement, j’aime l’idée de la médecine de précision, que l’homme n’est pas traité comme un phénomène de masse, mais que les circonstances personnelles de chaque patient sont prises en compte dans le traitement.»
Université de Lucerne : Nouveau département en sciences de la santé et médecine
À l’Université de Lucerne (UNILU), un nouveau département va bientôt voir le jour, dirigé par Gerold Stucki, Professeur à l’UNILU. Il s’agit du département des sciences de la santé et médecine, qui comprendra trois domaines. Respectivement, celui de la politique de la santé, de la médecine et de la réhabilitation.
De plus, à partir de 2020, l’UNILU prévoit d’élargir encore le champs des sciences de la santé et d’offrir aux étudiant·e·s la possibilité de faire un Master en médecine, et ce, en collaboration avec l’Université de Zurich (UZH) et les cliniques de Lucerne.
Éducation : Le Festival EduFest Le Rosey sur l’intelligence artificielle
Le 24 mai 2019 se tiendra le festival EduFest Le Rosey à Rolle, dont l’objectif est de réfléchir à ce que sera l’école à l’avenir ainsi qu’à la place des nouvelles technologies dans le système éducatif.
D’après Jérôme Berthier, Vice-président de l’Empowerment Foundation, l’intelligence artificielle permettrait de mieux répondre aux besoins des élèves. En effet, «Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’avoir un professeur robot qui donne le cours à la place des enseignants. L’IA n’est pas capable d’aborder les problématiques émotionnelles auxquelles sont confrontés les enfants. Elle ne remplacera pas les professeurs, nous aurons toujours besoin d’eux. Introduire l’IA dans les classes, ce serait collecter des données concernant les élèves à partir d’outils qui existent. […] C’est leur montrer leurs points forts, mais aussi les sujets sur lesquels ils doivent travailler. […] C’est aussi permettre au professeur, grâce à des informations factuelles et non simplement un ressenti, d’avoir une vision beaucoup plus juste de ses élèves, mais également de ses cours et ses examens.»
France : Le marché florissant des «écoles de niche»
De plus en plus d’écoles supérieures privées attirent les étudiant·e·s en leur garantissant une insertion professionnelle rapide dans des secteurs de niche ou délaissés par le service public, tels que le sport, le luxe ou le numérique.
L’obsession de ces écoles est de répondre le plus vite possible aux besoins des entreprises. Par ailleurs, elles ont fait de la formation en alternance leur cheval de bataille. Ainsi, les étudiant·e·s sont les grand·e·s gagnant·e·s, car les entreprises partenaires financent leurs études ainsi qu’un salaire.
Au sujet des diplômes, ceux-ci relèvent pour la plupart de titres inscrits au répertoire national des certifications professionnelles.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 mai 2019
20Mai2019
Politique des hautes écoles
Conseil des EPF : Les besoins de la science doivent être entendu par les politiques
Bien que la Suisse soit une puissance scientifique mondiale, ses scientifiques nationaux sont néanmoins sous pression. En effet, le monde politique attend de ces dernier·ère·s des réponses aux défis complexes de notre temps. Ainsi, les hautes écoles sont contraintes de former toujours plus de spécialistes, et ce, sans négliger les branches historiques ou encore les sciences fondamentales.
De plus, la Suisse doit rester compétitive dans un environnement mondial extrêmement concurrentiel, avec des puissances comme la Chine et les États-Unis. Selon Fathi Derder, Conseiller National PLR-vaudois, «La Suisse doit investir dans la recherche pour maintenir son leadership. Or, le monde politique fait l’inverse. L’année dernière, il a demandé aux Écoles polytechniques de réduire leur budget. Cherchez l’erreur. Les Écoles polytechniques fédérales (EPF) sont les navires amiraux de la recherche suisse. Figurant parmi les meilleures écoles du monde, on leur demande pourtant de faire plus avec moins. Troublante contradiction. L’explication? Une méconnaissance du sujet. Nos autorités politiques ne semblent cerner ni les enjeux ni les coûts réels des défis auxquels sont confrontées les EPF. Mais ce n’est pas de leur faute. Les scientifiques sont responsables. Ou, pour être précis, leurs représentants, le Conseil des EPF. Ou, pour être encore plus précis, le président du Conseil. Qui leur explique mal les besoins et défis actuels des écoles.»
Plan S : Une alternative dite du «libre-accès vert»
Le Plan S, qui soutient l’accès gratuit de la littérature scientifique en ligne, vise à remettre en question les revues soumettant l’accès de celle-ci à un abonnement. Mais certain·e·s éditeur·trice·s sont à la recherche d’un juste milieux afin de respecter d’une part, les objectifs du Plan S, et de l’autre, maintenir les revenus provenant des abonnements.
À ce jour, les bailleur·euse·s de fond du Plan S insistent pour que les scientifiques au bénéfice d’un financement publient sans délai de paiement ou d’attente. Cependant, les éditeur·trice·s craignent de ne pas recevoir assez d’argent – lequel est issu des droits d’auteur – afin de pouvoir subsister financièrement.
Pour cela, une alternative est envisagée par d’autres, il s’agit du «libre-accès vert». Selon John Sack, Directeur et Fondateur du HighWire en Californie, «Avec ce modèle, les auteurs financés par le Plan S, peuvent déposer des documents en libre accès dans des dépôts publics sans délai d’attente. La revue continuerait de percevoir des droits d’abonnement, et le mécanisme pourrait profiter à certains auteurs, qui n’ont pas les fonds nécessaires pour payer le libre accès.»
Recherche : «Time Machine peut compter sur le soutien du FNS»
Après l’annonce de l’arrêt des financements de «Time Machine» – 1 milliard d’euros sur une décennie – par l’Union européenne (UE), le Fonds national suisse (FNS) décide de lui donner un coup de pouce de 700’000 francs suisses sur quatre ans.
D’après Christophe Giovannini, Porte-parole du FNS, «Il ne s’agit pas d’un mécanisme de soutien mais uniquement d’un hasard du calendrier […] Si la somme vient d’être débloquée, la décision d’allouer ces fonds date de plusieurs mois».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 mai 2019
17Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mai 2019
16Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Berne : Interdiction d’utiliser des ordinateurs portables
À l’Université de Berne (UNIBE), les étudiant·e·s de la Faculté de Droit n’ont plus la permission d’utiliser leurs ordinateurs portables pour prendre des notes lors des cours de Droit pénal, ni pour résoudre des exercices lors des examens.
Selon certain·e·s, il s’agit d’une restriction de la liberté d’étude qui s’inscrit aux côtés d’autres mesures, comme le faite que les podcasts et les diapositives des conférences ne soient plus mis en ligne.
Selon Martino Mona, Professeur à l’UNIBE et initiatrice de cette interdiction, «Notre principale préoccupation est d’éloigner les étudiants du consumérisme léthargique.»
Suisse : Un nouveau brevet fédéral en cybersécurité
Un nouveau brevet fédéral de spécialiste en cybercriminalité voit le jour. Il s’agit d’une formation donnée en cours d’emploi, composée de quatre modules différents et répartis sur deux ou trois semestres. Celle-ci est accessible aux professionnel·le·s actif·ve·s dans la cybersécurité depuis au moins deux ans, ainsi que pour les personnes qui ont suivi avec succès la cyberformation au sein de l’armée et disposant d’une année d’expérience au minimum.
Selon Serge Frech, Directeur d’ICT Formation professionnelle,«Nous comptons beaucoup d’informaticiens expérimentés dans le domaine de la cybersécurité. Un certain nombre d’entre eux n’ont pas de formation de niveau professionnel fédéral mais un titre de l’industrie. Le nouveau brevet fédéral que nous lançons veut combler cette lacune.»
EPFL : Le projet «Time Machine» perd un plan de financement
L’Union européenne (UE) a décidé de mettre un terme au processus de sélection de six programmes, qui avaient pour objectif d’obtenir le statut de «FET Flagship» ainsi qu’un financement de 1 milliard d’euro sur une décennie.
Cependant, parmi ces programmes figure «Time Machine» – projet de reconstruction numérique du passé urbain – piloté par Frédéric Kaplan, Professeur et Responsable du Laboratoire d’humanités digitales de l’EPFL. D’après lui, «Le fait que le programme FET Flagships ne soit pas reconduit, c’est triste pour les projets des chercheurs. Mais cela ne veut pas dire que «Time Machine» va disparaitre. Je reste confiant. […] Les instruments financiers sont en train de changer. Nous travaillons avec l’Union européenne afin d’implémenter «Time Machine». Pour nous, la question est maintenant de savoir où le projet va atterrir du point de vue de son financement. Il doit trouver sa place dans le nouvel Horizon Europe.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 mai 2019
15Mai2019
Politique des hautes écoles
Recherche : «Les sociétés ont moins investi»
D’après une enquête de l’Office fédérale de la statistique (OFS), par rapport au dernier relevé en 2015, les dépenses de la recherche des firmes ont atteint 15.6 milliards de francs suisses en 2017. Il s’agit d’une baisse de onze millions de francs suisses, soit un repli inférieur à 0.1%.
Afin d’avoir une vue d’ensemble, l’économie privée a pris en charge plus de deux tiers (69%) des frais liés à la recherche, les hautes écoles 28% et la Confédération environs 1%.
Pour Claudia Appenzeller, Secrétaire générale des Académies suisses des sciences,«Les institutions publiques s’engagent, en particulier, dans le domaine de la recherche fondamentale et dans la formation de la relève. Le taux d’investissement élevé de la part du secteur privé est favorable à l’innovation et c’est ce qui distingue la Suisse.»
Suisse : Nouvelle formation en fusions, acquisitions et transmissions d’entreprises
En Suisse, le marché de la transmission d’entreprise est peu structuré et très opaque. Par conséquent, environs «30% des entreprises de tous types confondus sont dissoutes ou liquidées.»
Pour résoudre ce problème, Romandie Formation en collaboration avec la Haute école d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) propose un Certificate of Advanced Studies (CAS) en fusions, acquisitions et transmissions d’entreprises.
Selon Vincent Dousse, Directeur de la formation,«Les opérations de fusion et d’acquisitions touchent la plupart des entreprises suisses et toutes les parties prenantes de l’entreprise, en particulier les collaborateurs, les clients, les fournisseurs, et les créanciers bancaires. Elles impliquent de profonds changements internes et constituent un enjeu stratégique majeure aussi bien pour les propriétaires que pour les acquéreurs.»
Égalité : «L’université doit changer de culture»
Au sein des universités et hautes écoles suisses, les chercheuses ou, de manière plus générale, les femmes, sont systématiquement et massivement sous-représentées. Face à ce constat, celles-ci vont mettre au point un «Manifeste académique pour la grève féministe» et y intégrer 20 revendications pour éradiquer les discriminations subies.
Ce texte a été signé par 950 scientifiques, et sera dès le 6 juin 2019, remis au Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation.
D’après Pauline Milani, Docteure en histoire,«Il faut agir plus globalement et avec volontarisme. Les congés-maternité par exemple ne sont pas systématiquement remplacés, mesure discutée au cas par cas. […] C’est révélateur du fait que ces situations sont encore traitées comme des externalités négatives de la présence de femmes dans les équipes.»
Genève : Le financement fédéral d’une fondation divise
À Genève, le soutien fédéral de 3 millions de francs suisses envers la fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» a créé des divisions au sein de la commission de politique extérieure du National. La présidence de cette fondation est assurée par Peter Brabeck, ancien Patron de Nestlé.
Par ailleurs, il est possible que le canton ainsi que la Ville de Genève soient également amenés à participer au financement de cette fondation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mai 2019
14Mai2019
Politique des hautes écoles
Recherche : «L’influence scientifique d’une Suisse ouverte»
Lors de l’évaluation des activités de recherche, une attention particulière est portée au choix des revues scientifiques. Ceci, car les mesures dans lesquelles les articles scientifiques mènent à de nouvelles connaissances et recherches futures sont «un point décisif». En effet, plus un article perçoit de l’attention, plus sa valeur croît ou plus ses conclusions ont de l’influence.
En Suisse, 42% des contributions locales proviennent de co-auteur·trice·s internationaux, signifiant ainsi que les chercheur·euse·s partagent leurs idées avec leurs collègues à l’étranger.
D’après l’étude de Wagner et Jonkers, la possibilité d’échange des savoirs est importante pour la qualité et la réputation de la Suisse en tant que centre de recherche. Pour cela, les hautes écoles suisses devraient par conséquent rester ouvertes à la coopération internationale, ainsi qu’aux programmes de recherche transfrontaliers tels que ceux prévus dans Horizon Europe.
Université de Berne : La Fondation Maurice E.Müller porte plainte contre l’université
La Fondation Maurice E.Müller a porté plainte contre l’Université de Berne auprès du Tribunal du commerce, pour violation de propriété intellectuelle d’une plateforme de documentation.
Entre 2002 et 2007, les deux acteur·trice·s concerné·e·s ont signé un contrat au sujet de la mise en place de la plate-forme de recherche «MEMdoc» qui est au cœur du litige.
Quant à la procédure, celle-ci devait permettre de définir qui détenait les droits sur cette plate-forme, et si la Fondation Maurice E.Müller avait le droit de toucher une partie des recettes.
Pour finir, les deux partis ont trouvé un accord et se sont engagés à ne pas en divulguer le contenu.
Université de Zurich : Travaux d’extension pour 18 millions de francs
Après deux années d’attente, l’Université de Zurich (UZH) a enfin pu inaugurer l’extension – d’une valeur de 18 millions de francs suisses – à destination de l’Institut d’économie d’entreprise et l’Institut de Banque et Finance.
Avant cette extension, les membres des deux instituts étaient réparti·e·s dans plusieurs bâtiments. À présent, les bureaux ont été centralisé sous un même toit, ce qui permet de raccourcir les distances à effectuer et d’améliorer la coopération entre les deux disciplines.
Par ailleurs, cela a également permis de créer 150 places de travail pour le personnel académique ainsi que 120 places d’apprentissage pour les étudiant·e·s.
Horizon Europe : La Commission européenne ouvre une procédure de recrutement
Le 13 mai 2019, la Commission européenne (CE) a ouvert une procédure de recrutement pour les conseils consultatifs des nouvelles missions de recherche qui seront mis en place pour Horizon Europe. L’appel de candidature concerne cinq conseils d’administration composés de 15 membres chacun. Ceux-ci seront chargés de conseiller la CE sur la conception et la gestion de chacune des missions du programme européen.
D’après la législation d’Horizon Europe, les membres du conseil d’administration doivent être des personnes hautement qualifiées, ainsi que comprendre des représentant·e·s des institutions et des entreprises qui effectueront la recherche.
Par ailleurs, la CE a déclaré que les missions devraient recevoir entre 5 et 10 milliards d’euros, mais le montant final ne sera pas réglé tant que les États membres ne seront pas parvenus à un accord sur le prochain plan financier de l’Union européenne (UE).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 mai 2019
13Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Genève : Réponse à la «fronde pour une université plus démocratique»
Suite à la demande «pour une université plus démocratique» à Genève, l’assemblée de l’Université de Genève (UNIGE) confirme l’adoption du rapport «Vers une excellence démocratique» laquelle a été élaboré par une commission de représentant·e·s de tous les corps de l’UNIGE. L’objectif de ce rapport est d’ouvrir la réflexion sur les modalités d’une nouvelle gouvernance.
Pour son prochain mandat, le rectorat est invité à prendre en compte ce rapport dans le cadre de l’élaboration des propositions pour une gouvernance améliorée.
Canton de Vaud : Le programme «PLUS» destiné aux élèves
Prévus pour la rentrée scolaire en août 2019, plus de vingt ateliers culturels et scientifiques gratuits et optionnels seront consacrés aux enfants entre 8 et 15 ans dans le canton de Vaud.
Il s’agit du programme «PLUS», fruit de la collaboration entre l’Université de Lausanne (UNIL), l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD). Sans oublier, le Centre professionnel du nord vaudois (CPNV) qui prévoit également certaines activités.
Au sujet des activités, celles-ci sont variées, proposant de prendre part à des domaines tels que ; la robotique, la programmation, la mécanique, les mathématiques, les sciences naturelles, humaines et sociales, la calligraphie et la langue chinoises, le théâtre ou encore la comédie musicale en anglais.
Cette offre est également conçue dans le but de proposer aux élèves particulièrement doués, voire à haut potentiel intellectuel (HPI), des stimulations supplémentaires hors cadre scolaire.
Open-access : Springer Nature en transition vers le libre-accès
Avant la publication des lignes directrices du Plan S, Springer Nature, une grande maison d’édition, vient de proposer un nouveau modèle afin d’accélérer et de favoriser le passage à la publication en libre accès.
Ainsi, au terme d’une période de transition, tous les documents des éditeur·trice·s qui étaient auparavant au format hybride ou accessible via des abonnements, seraient disponibles en libre accès.
D’après Steven Inchcoombe, Chef de publication chez Springer Nature, «Cela signifierait probablement que les chercheurs seraient autorisés à placer leurs articles dans des dépôts en libre accès, le contenu éditorial de la revue continuant à être vendu par abonnement. La transition serait gérée par le biais d’accords de «lecture et de publication» avec des consortiums universitaires, similaires à l’accord de Springer Nature avec le Royaume-Uni qui a été prolongé le mois dernier. […] Nous ne prétendons pas qu’il s’agit d’une sorte de solution miracle, mais nous croyons que les accords transformateurs sont beaucoup plus efficaces pour l’avenir.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mai 2019
10Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mai 2019
9Mai2019
Politique des hautes écoles
Genève : Nouvelle formation pour les formateur·trice·s en entreprise
À Genève, le centre de formation eduPros (certifié eduQua) délivre un cursus gratuit afin de former les formateur·trice·s en entreprise. Celui-ci est destiné aux professionnel·les qualifié·e·s et au bénéfice d’une expérience professionnelle dont la durée minimale varie selon l’ordonnance fédérale de la profession. Grâce à une certaine souplesse de l’organisation, les intéressé·e·s pourront choisir de suivre ce cursus de quarante heures, «sur une semaine à plein temps […] sur deux semaines à mi-temps ou encore sur cinq semaines à raison d’un jour fixe par semaine.»
Selon Sophie Egger Genoud, Responsable Entreprise eduPros à l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC), «Être un professionnel reconnu dans son métier ne suffit pas pour être un bon formateur d’apprenti. Transmettre son savoir, ça s’apprend! C’est pourquoi l’ordre de formation vient d’être complètement réactualisée. Nous mettons tout en oeuvre pour qu’elle réponde au mieux aux besoins des entreprises. Nous privilégions aussi une alternance entre la théorie et la pratique pour permettre à chaque participant de construire sa propre «boite à outils» tout au long de la formation.»
Suisse : La recherche helvétique est-elle verte?
L’EPFL assure que pour elle, la recherche est orientée vers les thématiques du changement climatique et de la durabilité. Comme l’affirme Julia Binder, Responsable de projets liés à l’innovation à l’EPFL, «191 de nos 350 laboratoires se concentrent sur le développement durable tel qu’il est défini par l’ONU […] Même si bien évidemment, chacun le fait à des degrés divers».
Par ailleurs, l’EPFL a publié au mois d’avril, un long rapport démontrant comment l’institution compte atteindre les objectifs fixés par l’ONU d’ici à 2030. De cette manière, l’EPFL affiche en grand sa volonté de promouvoir les recherches écologiques.
Quant au Fonds national suisse (FNS), celui-ci revendique une position neutre concernant la prise en compte des problématiques climatiques. D’après Daniel Saraga, Porte-parole du FNS, «Nous nous engageons avant tout pour la recherche libre et compétitive, dans laquelle les sujets d’étude sont choisis entièrement librement par les chercheuses et les chercheurs; ils sont ensuite mis en compétition entre eux sur des critères d’excellence scientifique et non pas de politique. Cette liberté de la recherche constitue selon nous un élément crucial et essentiel pour stimuler les meilleures découvertes.»
Éducation : «Les enseignant·e·s suisses comptent leurs heures supplémentaires»
Selon deux enquêtes menées en Suisse romande et alémanique, les enseignant·e·s effectuent de nombreuses heures supplémentaires sans compensation.
De plus, les Alémaniques posséderaient un nombre plus grand d’heures supplémentaires non rémunérées que leurs homologues romand·e·s.
D’après l’organisation faîtières des enseignant·e·s, «Selon leur niveau, les enseignants fournissent régulièrement entre 8.6% et 16% d’heures de travail sans compensation […] Chez les Romands, ce taux est moins important et n’atteint que 2%.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mai 2019
8Mai2019
Politique des hautes écoles
FNS : Financement de 2000 projets internationaux et bourses à l’étranger
Le Fonds national suisse (FNS) finance 2000 projets internationaux et bourses à l’étranger. D’après Jean-Luc Barras, Chef de la division Coopération internationale du FNS, « Pour la recherche suisse, collaborer à l’international est essentiel […] Ces échanges permanents avec nos partenaires dans d’autres pays sont aujourd’hui indispensables pour faire de la recherche de pointe. »
Par conséquent, le FNS encourage donc depuis longtemps la collaboration au-delà des frontières. En effet, il soutient les projets communs de chercheur·euse·s en Suisse ainsi qu’à l’étranger. De plus, il participe à des programmes de plusieurs pays, et à des programmes conjoints européens. Ainsi, les doctorant·e·s et postdoctorant·e·s bénéficiaires de bourses ont la possibilité d’effectuer des séjours à l’étranger.
Royaume-Uni : Projet de surveillance des médias sociaux pour les universités
Au Royaume-Uni, des universités testent un outil de surveillance des médias sociaux. L’idée est de créer un système d’alerte rapide des problèmes liés aux normes, qui grâce à un algorithme permet d’évaluer les sentiments exprimés dans les commentaires.
Dix établissements ont participé à ce projet, en fournissant un tableau de bord qui affiche en temps quasi-réel les commentaires issus des médias sociaux et des sites d’évaluation des étudiant·e·s. De cette manière, le tableau de bord a permis d’indiquer le nombre de commentaires positifs, neutres ou négatifs qu’une institution a reçu.
Université de Genève : Un commission «fronde pour une université plus démocratique»
À Genève, une commission de l’université dénonce la «hiérarchie omnipotente», les «dépendances interpersonnelles quasi féodales» et la «concurrence généralisée« dans l’alma mater. Ces critiques visent spécialement le manque d’équité dans la gestion des carrières où les procédures de recrutement et de promotion sont jugées peu transparentes et cohérentes. Par conséquent, cette commission – composée de professeur·e·s, étudiant·e·s, membres du personnel administratif et technique ainsi que du corps intermédiaire – a élaboré un rapport dans le but d’ouvrir une large discussion afin de réorienter l’institution «vers une excellence démocratique».
L’an passé déjà, la commission avait publié le rapport Weid-Recordon sur le sexisme et le harcèlement, qui soulignait le lien structurel de cause à effet entre le harcèlement et un monde universitaire profondément fondé sur la hiérarchie, l’ultra-compétitivité et la recherche de la performance.
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 mai 2019
7Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Lausanne : Interruption du cours destiné aux haut·e·s fonctionnaires chinois·es
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a décidé unilatéralement d’interrompre un cours de formation continue de l’Université de Lausanne (UNIL) – au sujet des droits de l’Homme – pour les haut·e·s fonctionnaires de l’administration chinoise.
Guido Palazzo, Professeur d’économie à l’UNIL et Directeur de la formation continue, ne cache pas sa déception face à la décision du DFAE,«Le cours a été une occasion unique de s’entretenir avec de hauts représentants de l’administration chinoise et des membres du Parti communiste sur des questions telles que les droits de l’homme, la pollution et la protection de l’environnement, les droits des travailleurs, l’économie durable, mais aussi la corruption.»
La porte-parole du DFAE, Noëmi Charton, a justifié l’abandon de la formation continue par une «réorientation en coopération avec la Chine.»
Éducation : «Des chercheurs américains fuient Trump pour la Suisse»
En raison des coupes budgétaires dans la recherche liée au climat, des chercheur·euse·s américain·e·s ont quitté les États-Unis pour venir en Suisse. En effet, la recherche dans l’environnement fait partie des principales victimes de l’administration du président Donald Trump.
Ainsi, la chercheuse Wendy Quenn d’origine californienne qui vient de s’installer à Sion, souligne que «Travailler pour l’EPFL est magnifique. Ici, on vous donne accès à tout. Une chose est sûre, ce que je fais ici, je ne pourrais plus le faire aux États-Unis.»
Pour Martin Vetterli, Président de l’EPFL, sensible au désarroi de ces chercheur·euse·s, «Nous n’acceptons pas les chercheurs sur la base de leur nationalité, mais de leur compétence et de leur domaine de recherche. S’il devait y avoir une augmentation du nombre de chercheurs américains
qui rejoignent nos rangs, elle ne serait donc que marginale. On ne peut toutefois que comprendre qu’ils soient devenus plus nombreux que par le passé à vouloir poursuivre leur recherche ailleurs. C’est une sorte de «brain drain» à l’envers, en direction non seulement de la Suisse, mais de toute l’Europe et de l’Asie.»
Fribourg : Construction de bancs à partir de déchets
À l’aide de matériaux récupérés à la déchetterie ou sur des chantiers, vingt-cinq étudiant·e·s de diverses sections de l’EPFL – architecture, génie civile, sciences, ingénierie de l’environnement – ont eu pour mission de construire des bancs en vingt-cinq jours.
D’après Corentin Fivet, Professeur assistant du laboratoire d’exploration structurale de l’EPFL, «L’idée est d’étendre la durée de vie des objets pour éviter d’en produire de nouveaux […] Ce projet de réutilisation est en opposition avec le recyclage, processus durant lequel on perd les propriétés intrinsèques du matériau en le refondant. Le but pédagogique est que les élèves se rendent compte par la pratique que fabriquer et étendre la durée de vie n’est pas compliqué.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 mai 2019
6Mai2019
Politique des hautes écoles
Brexit : Mise en danger de la recherche britannique par une sortie sans accord
En cas de sortie sans accord de l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni risque beaucoup pour l’avenir de multiples programmes de recherches financés par la Commission européenne.
En effet, le pays se verra privé de nombreux fonds européens, tel que l’European Research Council ou Horizon Europe, et les universitaires britanniques se retrouvons partiellement coupés des savoirs de leurs collègues allemands, français ou encore espagnols.
Cela aura pour conséquence d’obliger la Grande-Bretagne, devenue un pays tiers après le Brexit, d’investir de l’argent afin de pouvoir participer à certains projets.
La Suisse, elle, est souvent montrée comme exemple de réussite hors-UE par les rares scientifiques britanniques en faveur du Brexit. D’après Angus Dalgleish, Professeur d’oncologie à l’Université de St.George de Londres et Membre du groupe Scientists for Britain, «Si vous prenez la Suisse ou Israël, ils s’en sortent très bien, il n’y a aucune raison qu’on fasse moins bien qu’eux. De toute façon, la culture, c’est de collaborer à l’international pour avancer.»
Université de Saint-Gall : Démission du professeur inculpé de détournement de fonds
Suite au scandale des dépenses de l’Université de Saint-Gall, la direction de l’université a annoncé de nouvelles mesures. Il s’agit essentiellement d’une réprimande écrite du professeur de droit Peter Sester, contre lequel les autorités pénales enquêtent actuellement. Sur une période de quatre ans, ce dernier s’est fait rembourser entre 100’000 et 1’200’000 francs suisses, incluant des nuitées dans des hôtels de luxe, des voyages aériens en première classe ainsi que des dîners dans de prestigieux restaurants.
Pour cela, le président du Conseil de l’Université de Saint-Gall Stefan Kölliker a déclaré, «Le Conseil de l’Université a porté plainte contre le professeur Peter Sester, lequel sera relevé de toutes ses fonctions avec effet immédiat.»
Cependant, le professeur Sester a décidé de son propre chef de démissionner à l’aube de janvier 2020, malgré le terme de son mandat prévu en 2022. Une décision estimée «plus pratique» pour les responsables de l’université.
Genève : Reconnaissance de la maturité pour l’École privée Moser
À Genève, le Département de l’instruction publique (DIP) a confirmé que l’école privée Moser vient d’obtenir la reconnaissance définitive de la maturité cantonale.
Cette décision prend place suite à une période d’observation de trois ans où les examens de l’institution ont été passés à la loupe par des experts cantonaux, et que le plan d’étude, les grilles horaires et certains contenus de cours ont été adapté.
Pour le directeur Alain Moser, il s’agit d’une grande victoire, «C’est historique en Suisse romande, après des années de travail et d’engagement.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2019
3Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mai 2019
2Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Zurich : Le don d’une fondation controversé
La Fondation Larsson-Rosenquist a fait un don de 30 millions de francs suisses à la chaire de médecine ainsi qu’à un·e professeur·e en économie de l’Université de Zurich (UZH), afin de financer une recherche sur l’allaitement maternel. Mais cette fondation est soutenue par l’entreprise Medela, laquelle produit des accessoires destinés à l’allaitement.
Cette interdépendance entre la famille donatrice et l’entreprise Medela, ainsi que la légitimité à payer un·e professeur·e d’économie pour s’occuper de la question de l’allaitement maternel, suscitent beaucoup de critiques et de craintes quant à l’indépendance de la recherche menée.
Cependant, d’après Anne Brenøe, Économiste et Professeure adjointe en développement de l’enfant et de l’adolescent à l’UZH, «L’allaitement maternel est un investissement important dans les personnes en tant que capital humain. Elle influence le développement de l’enfant et la vie familiale.»
Les financements des universités par des tiers sont de plus en plus fréquents. En effet, en 2018, l’UZH a reçu 122 millions de francs suisse de la part de particuliers et d’entreprises. Pour Markus Müller, Professeur de droit constitutionnel à l’Université de Berne (UNIBE), «Les universités risquent de devenir de plus en plus dépendantes des forces vives de la société et de perdre ainsi leur crédibilité.»
Canton de Vaud : Besoin de construire plus de gymnases
Selon le rapport de la commission de gestion du Grand Conseil, il faudrait construire deux à trois fois plus de gymnases que les douze actuellement existant. D’une part, ce besoin s’explique en raison de la croissance démographique, et d’autre part, car parmi les jeunes vaudois·e·s, 4 sur 10 poursuivent leur scolarité dans un gymnase.
Cependant, plusieurs projets de construction se heurtent à différents écueils. À l’interne par exemple, la Direction général de l’enseignement post-obligatoire (DGEP) dit ne pas avoir les outils informatiques nécessaires pour la planification des bâtiments et la fixation des délais. Pourtant, celle-ci représente l’un des plus grand service du canton, avec plus de 3000 collaborateur·trice·s. À l’externe, des problèmes de ralentissement lié à l’aménagement de certains projets empêchent de mener à bien les constructions nécessaires.
L’Unil dans les médias
Protection du climat : Quel est le rôle des universités ?
Face à l’urgence climatique, le vice-recteur Benoît Frund explique qu’il est indispensable de «construire un savoir qui permette de prendre un peu de recul en vue d’agir politiquement pour bâtir une «modernité durable».»
Pour cela, une multitude d’approche est nécessaire et le rôle des universités est très important. Ceci, car ces dernières «cherchent à comprendre les causes profondes des problèmes actuels, […] Elles peuvent être forces de proposition, alimenter le débat, mais elles n’ont pas vocation à dicter les choix politiques. […] Elles ont cette particularité d’avoir pour mission de faire avancer le savoir et de former des adultes qui assumeront des responsabilités dans la société, mais aussi de réunir une vaste communauté sur leur campus. Au sortir des études, les diplômées et diplômés sauront appréhender des phénomènes complexes et agir dans un monde incertain. Ils auront été confrontés aux limites du savoir et à la science en train de se faire. Et ils auront vécu sur un campus, micro-société au sein de laquelle des pratiques nouvelles auront été testées et des expériences tentées avec ou sans succès.»
Revue de presse UNIL 2 mai 2019
1Mai2019
Politique des hautes écoles
Suisse : Comment financer les grandes infrastructures de recherche?
En Suisse, les grandes infrastructures nécessaires pour mener de nombreuses recherches de pointe sont très complexes et coûteuses. Pour cela, la question de leur financement et de leur coordination reste compliquée à résoudre.
En Europe, ces infrastructures sont considérées comme un «moteur» économiquement et suscitent la collaboration de plusieurs parties qui élaborent des «feuilles de routes» afin d’établir un état des lieux des infrastructures existantes, identifier les besoins et définir les priorités pour l’avenir.
Comme le souligne, Nicolas Rüffin, Spécialiste de la diplomatie scientifique au Centre de recherche en sciences sociales de Berlin (WZB), «Cette volonté européenne d’une plus grande coordination a émergé dans un contexte de croissance des coûts et du nombre de projets, accompagnée par une baisse générale des budgets étatiques. […] Mais elle peut résulter aussi d’une compétition accrue perçue au niveau global: si les pays européens ne mettent pas leurs ressources en commun, ils ne pourront pas faire le poids avec les États-Unis ou l’Asie.»
HEP-Vaud : Quatre nouveaux intervenant·e·s pour le colloque sur la «Nakba»
La Haute École pédagogique (HEP) Vaud a apporté des modifications au sujet du contenu de son colloque consacré au conflit israélo-palestinien en 1948. Supprimé par Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, celui-ci avait fait polémique pour sa vision trop «partiale» des événements.
À cet effet, aux côtés des deux historiens israéliens Shlomo Sand et Ilan Pappé, et de l’Ambassadeur de Palestine auprès de l’Unesco Elias Sanbar, initialement prévus, se tiendront quatre nouveaux intervenant·e·s.
Il s’agit d’Ilan Greilsammer, Professeur de sciences politiques à Tel-Aviv, de Benny Moris, Historien israélien, d’Emmanuel Navon, Expert en politique internationale à l’Université de Tel-Aviv et Rosie Pinhas-Delpuech, Directrice de la collection Lettre hébraïques chez Actes Sud.
France : De plus en plus de bachelier·ère·s partent étudier à l’étranger
En France, l’idée d’étudier à l’étranger après le baccalauréat (équivalent en Suisse au diplôme à la sortie du gymnase) attire de plus en plus les étudiant·e·s, en raison de la baisse d’intérêt général pour les écoles préparatoires.
D’après Campus France, le nombre de bachelier·ère·s qui sont parti·e·s directement à l’étranger après le baccalauréat est estimé à 18’000. C’est le cas de Alicia Kreziak, Lycéenne à Nivolas-Vermelle, qui explique au sujet de ses postulations, «Je pouvais entrer directement dans une université aussi prestigieuse, voire plus, que HEC, alors que je ne pouvais peut-être pas prétendre à cette école après deux ans de prépa. C’était maintenant ou jamais ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er mai 2019
30Avr2019
Politique des hautes écoles
Horizon Europe : Le Parlement accepte le projet de financement
Le Parlement européen a donné son accord sur le projet de financement du prochain programme de recherche Horizon Europe, pour la période allant de 2021-2027.
Pour cette initiative, le budget recommandé pourra atteindre 120 milliards d’euros, ce qui est beaucoup plus ambitieux que les 80 milliards d’euros pour le programme précédent Horizon 2020. Néanmoins, le budget définitif ne sera fixé que d’ici l’automne 2019.
En plus de financer la recherche universitaire dans toute l’Europe, le programme vise à s’attaquer aux principaux défis de l’industrie biotechnologique, comme l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens et la pollution environnementale. Par ailleurs, Horizon Europe comprendra un nouveau Conseil européen de l’innovation, destiné à financer le démarrage de petites entreprises, et à commercialiser les découvertes scientifiques plus rapidement qu’auparavant.
EPFZ : Proportion du nombre de femmes insuffisante
Suite aux divers programmes de soutien, la proportion des femmes dans le domaine des EPF, et plus spécifiquement au sein des postes de la direction, reste insatisfaisante.
Renate Schubert, Déléguée du président de l’EPFZ du bureau de l’égalité des chances, reste critique quant aux efforts que l’EPFZ a fourni ces dernières années en matière d’égalité. Elle déclare dans un rapport, «La visibilité des modèles féminins est plutôt faible. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour cultiver une culture non discriminatoire et respectueuse.»
D’après les chiffres, la proportion de femmes chez les étudiant·e·s stagne aux alentours des 30% depuis des années, et n’aurait gagné que 2% dernièrement. Du côté des professeur·e·s, seul 13.4% des posts sont occupés par des femmes. Par ailleurs, plus l’on monte dans la hiérarchie, plus le pourcentage s’affaiblit.
Face à ce constat, Joël Mesot, Président de l’EPFZ, aurait réservé un financement pour dix chaires supplémentaires d’ici 2024, afin d’augmenter la proportion des femmes parmi les professeur·e·s de l’EPFZ.
Royaume-Uni : Augmentation des frais de scolarité pour les étudiant·e·s européen·ne·s
Dès 2021, plusieurs changements concernant les étudiant·e·s provenant de l’Union européenne (UE) en échange au Royaume-Uni sont prévus, et ce, indépendamment d’un accord trouvé pour la sortie du Brexit.
Il s’agit par exemple pour ces étudiant·e·s européen·ne·s ; de payer les mêmes frais de scolarités que celles et ceux hors-UE et de retirer le soutien financier qui leur était jusqu’ici accordé. Ces changements pourraient entraîner une baisse du nombre d’étudiant·e·s de l’UE dans les universités anglaises, ainsi qu’une augmentation des frais de scolarité pour les étudiant·e·s britanniques.
Pour cela, le gouvernement tient à faire en sorte que les étudiant·e·s européen·ne·s puissent continuer à venir un échange dans le pays, en devant faire face au moins d’obstacle possible. D’après Chris Skidmore, Ministre des universités, «Les discussions sont en cours au niveau du Cabinet, et devraient rester confidentielles. […| Le gouvernement fera prochainement une annonce au sujet des frais de scolarités des étudiants de l’UE pour l’année académique 2020-21.»
EPFL : Test sur la production d’hydrogène propre
À l’EPFL, des chercheur·euse·s ont mis au point un dispositif expérimenté qui produit une quantité d’hydrogène propre dépassant tous les records. Celui-ci prévoit de concentrer la lumière du soleil et de réduire la quantité de matériaux nécessaires, afin d’obtenir une énergie éthique.
D’après un communiqué, «L’hydrogène représente l’une des clés de sortie de notre dépendance aux énergies fossiles». De plus, elle permettrait de faire fonctionner des véhicules et peut également être convertie en électricité. Le laboratoire en charge du projet estime qu’avec la production journalière de 1kg d’hydrogène, «Cela permettrait à une voiture à hydrogène de parcourir entre 100 et 150 kilomètres».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 avril 2019
29Avr2019
Politique des hautes écoles
Université de Fribourg : Marche contre les expérimentations sur les singes
Le 27 avril 2019, les opposant·e·s aux expérimentations animales se sont retrouvé·e·s à l’Université de Fribourg (UNIFR) pour une marche organisée par la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV), dernière université avec Zurich à avoir encore recours aux singes pour des expériences scientifiques.
Selon Eric Rouiller, Professeur de médecine à l’UNIFR, «Je ne partage pas du tout les positions des organisateurs de cette journée d’action […] Toutes sortes d’expériences cruelles sur les animaux sont interdites en Suisse, comme les vivisections – interventions chirurgicales sur des animaux vivants qui n’ont pas été anesthésiés. En ce qui concerne les droits fondamentaux des animaux également, il existe des protections légales très claires en Suisse, les plus strictes au monde. Mais, l’expérimentation animale est indispensable à la santé de l’homme et de l’animal. L’objectif est d’acquérir de nouvelles connaissances scientifiques qui pourraient constituer la base d’importantes applications médicales. Ce n’est que récemment que des expériences avec des singes ont permis de développer des vaccins contre Ebola et le virus Zika.»
Brexit : Perturbation pour le financement de la recherche au Royaume-Uni
Face au potentiel no-deal Brexit lors du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), la question des effets sur le financement plane chez les chercheur·euse·s. Pour cela, une agence de financement européenne a fait une grève préventive, un choix impactant directement les subventions au Royaume-Uni.
À Bruxelles, l’Association européenne de coopération scientifique et technologique (COST) exige que les boursier·ère·s britanniques transfèrent toute gestion financière à un partenaire en Europe avant le 1er mai.
Selon la COST, ce changement permettra d’empêcher les perturbations liées à la mise en place du Brexit, si aucun accord n’est conclu pour en faciliter la transition ou pour protéger la participation des scientifiques britanniques. Mais les titulaires de subventions britanniques affirment que le changement de politique est prématuré, qu’il perturbe la recherche et qu’il entraine le licenciement d’employé. Selon Nic Walton, Astronome à l’Université de Cambridge, «Le cauchemar bureaucratique que représente le transfert de ces subventions est assez horrible».
Formation : Les chercheur·euse·s en intelligence artificielle sont de plus en plus demandé·e·s
Dans le monde, de plus en plus d’universités et d’entreprises sont à la recherche de jeunes chercheur·euse·s en intelligence artificielle (IA), à tel point que les possibilités de transitions des études au marché du travail se multiplient.
Selon un rapport publié par Element AI, les États-Unis continuent d’être un centre important de formation et d’emploi en IA, aux côtés de la Chine, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.
À ce jour, le problème est que la demande dépasse l’offre. Selon un responsable de chez Element AI, «L’entreprise estime qu’aux États-Unis, il y a environ 144’000 emplois liés à l’IA, et seulement 26’000 développeurs et spécialistes qui cherchent du travail».
Cette frénésie d’embauche affecterait également le recrutement des professeur·e·s. En effet, d’après une enquête menée par Times Higher Education et Microsoft auprès de 111 chercheur·euse·s et administrateur·euse·s universitaires, «89% ont déclaré qu’il était «difficile» ou «très difficile» d’engager et de retenir des experts en la matière.»
Université de Genève : «Un toit contre un service : formule gagnante!»
Depuis 2016, le projet de l’Université de Genève (UNIGE) «1 h/1 m² – Un étudiant sous mon toit» ne cesse de s’agrandir. En trois ans, ce programme qui prévoit des tandems, a vu le nombre d’hôte·sse·s et d’étudiant·e·s accueilli·e·s passer de 20 à 66.
L’idée a été reprise d’un modèle allemand où «des particuliers mettent à disposition un hébergement et en contrepartie, ils reçoivent trois à six heures hebdomadaires de coups de main de la part de l’étudiant – selon la grandeur de la chambre – ainsi que 100 francs par mois pour les charges. Nourrir l’animal de compagnie, aider à faire les courses ou à maîtriser un ordinateur, tondre la pelouse, converser en italien… Mais pas de soins à la personne, l’étudiant n’est pas un garde-malade et ne doit pas être mis dans une situation de responsabilité déplacée. Ces coups de main sont précisés dans une convention spécifique à chaque duo.»
Éducation : L’utilisation du numérique à l’école remise en question
En région romande, de plus en plus d’écoles privées et publiques songent à intégrer le numérique dans leurs classes. À St-Légier, une école privée internationale fournit une tablette à chaque élève de 8 ans, afin de faire de la pédagogie différenciée. Selon Grégory Liégeois, Responsable de la technologie éducative, «On ne va pas enseigner la même chose à un élève francophone et à un autre qui est là depuis deux mois. Pour les dictées, par exemple, les élèves pourront suivre sur leur tablette cinq niveaux de dictée différents.»
Néanmoins, le numérique à l’école est aujourd’hui remis en question, en raison des ondes et de l’exposition aux écrans. À Genève et Nyon, l’École Moser a décidé de prendre une pause avec le numérique, et de lancer une étude de 18 mois sur les élèves et professeur·e·s afin de vérifier l’utilité de ces tablettes.
D’après Alain Moser, Directeur de l’École Moser, «La bonne nouvelle est que les résultats scolaires ne sont pas moins bons avec les tablettes, mais la mauvaise nouvelle est qu’ils ne sont pas meilleurs. Il faut une vraie réflexion sur la pertinence de ces outils.»