«Un projet du Conseil d’Etat neuchâtelois prévoyant d’augmenter la taxe semestrielle pour les étudiants de l’Université de Neuchâtel (UniNE) suscite une levée de boucliers tant à gauche qu’auprès des étudiants. La taxe passerait de 425 à 720 francs.»
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9Jan2023
Politique des hautes écoles
A-t-on encore besoin du français en sciences?
«Aujourd’hui, c’est l’anglais qui est la langue des sciences. Ce qui n’est pas sans poser problème, notamment en Afrique, où résident quelque 140 millions de francophones.»
6Jan2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 janvier 2023
5Jan2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 janvier 2023
4Jan2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 janvier 2023
3Jan2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 janvier 2023
23Déc2022
Politique des hautes écoles
A l’Université de Zurich, les facultés se disputent sur la réduction du CO₂
Dès 2022, les émissions de gaz à effet de serre dues à l’aviation doivent diminuer de 40% par rapport au niveau d’avant la pandémie en 2018 et 2019 – c’est l’objectif fixé par la direction de l’Université de Zurich. A partir de 2023, les valeurs doivent être réduites d’au moins 3% par rapport à l’année précédente – ce qui correspondrait idéalement à une réduction totale des émissions d’au moins 53 pour cent d’ici 2030. Mais quelle est la meilleure façon de réduire les émissions ? La question ne fait pas l’unanimité à l’université.
«En raison des différents besoins et structures des facultés, la direction de l’université a décidé que les facultés élaborent de manière autonome des mesures valables pour elles», fait savoir le service de presse.
En gros, les mesures prises peuvent être divisées en trois groupes, qui sont parfois appliqués simultanément : (1) directives par rapport au temps de voyage, (2) instruments économiques comme la compensation par des certificats CO2 ou une taxe d’incitation et (3) recommandations.
L’université souligne : «Dans toutes les mesures, les facultés ont veillé à ce que les besoins des jeunes chercheurs restent garantis. En outre, les questions de genre et de diversité sont prises en compte.» Au cours de l’année 2023, une première évaluation des émissions de gaz à effet de serre liées à l’aviation et effectivement produites par les facultés devrait avoir lieu. Si la responsabilité individuelle échoue, la direction de l’université veut intervenir. Selon un sondage interne, les facultés n’arriveront pas à leurs objectifs.
ChatGPT, outil de triche ultime à l’université?
«L’intelligence artificielle ChatGPT commence à être connue parmi les étudiants. Certains sont tentés de l’utiliser pour leurs travaux. Et les logiciels anti-plagiat ne semblent pas fonctionner.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 décembre 2022
22Déc2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 décembre 2022
21Déc2022
Politique des hautes écoles
Manuel Amman, le futur recteur de l’Université de Saint-Gall
Le gouvernement saint-gallois a approuvé la nomination de Manuel Ammann comme futur recteur de l’Université de Saint-Gall (HSG) par le Sénat et le Conseil de l’université. Âgé de 52 ans, l’actuel directeur de l’Institut de Banking et de la finance succèdera en février 2024 à l’actuel recteur Bernhard Ehrenzeller.
«Le processus de succession du recteur de l’Université suit son cours malgré tout»
«Les deux candidats restants ont été auditionnés lundi. Alors que le mode de désignation du recteur est critiqué ouvertement et que la pression s’accroît pour que l’on change de méthode, l’Assemblée de l’Université de Genève poursuit son travail comme si de rien n’était. Cet organe interne a auditionné lundi les deux derniers candidats en lice pour succéder à Yves Flückiger, lors d’une séance à huis clos.»
Nouveau projet de Loi sur l’université à Saint-Gall
Dans le canton de Saint-Gall, un projet de loi est actuellement en élaboration sur l’université, qui entrera probablement en vigueur en 2024. Celle-ci accordera vraisemblablement plus de compétences aux futurs recteurs et rectrices. Cela concerne particulièrement la supervision des instituts, qui sont actuellement une compétence du Conseil de l’université.
Libre accès immédiat et sans restriction – nouvelles prescriptions du FNS au 1er janvier 2023
«Le FNS adapte ses prescriptions d’Open Access pour se conformer aux principes de la cOAlition S, à laquelle il a adhéré en juin 2022 : dès début 2023, les articles scientifiques devront être publiés en libre accès immédiat»
Nouveau plan d’evaluation pour le Conseil Européen de la Recherche
La présidente du Conseil Européen de la Recherche (ERC) Maria Leptin explique comment l’agence procédera a des changements dans ses formulaires de candidature et dans ses procédures d’évaluation qui seront mises en œuvre à partir des appels à propositions de 2024.
Elle a souligné que ces changements n’affecteront pas les critères d’évaluation de base de l’excellence et que les propositions continueront d’être évaluées par des panels de scientifiques et d’universitaires de premier plan. Cependant, le Conseil scientifique de l’ERC a convenu que les modèles actuels de CV et de bilan seraient combinés et simplifiés. Les candidats et candidates pourront ajouter de courtes descriptions narratives pour décrire leurs cheminements de carrière, y compris des cheminements de carrière non conventionnels et des contributions exceptionnelles à la communauté de la recherche.
Tous les projets et candidatures seront évalués uniquement sur l’excellence scientifique. La différence sera que les chercheurs pourront fournir «plus de contexte à cette excellence» qui sera évaluée en conséquence, a déclaré Maria Leptin.
Les changements apportés au système d’évaluation du ERC ont été annoncés au moment même où le ERC annonçait qu’il signerait l’accord sur la réforme de l’évaluation de la recherche, qui vise à amener les organismes de recherche et les agences de financement de l’UE à moderniser leurs systèmes d’évaluation, à s’éloigner des indicateurs de publication comme le facteur d’impact et à s’intéresser davantage à la qualité de l’ensemble du travail.
Fuite des cerveaux de la Suisse et de la Grande-Bretagne
27 récipients de bourses du Conseil européen de la recherche (ERC) ont quitté la Grande-Bretagne et la Suisse, les pays qui ne sont plus associés au programme Horizon Europe. Mais la plupart des scientifiques lauréat-es ont abandonné leur bourses pour rester dans le pays. C’était surtout le cas en Suisse, ou seulement 4 des 66 boursaires ont quitté le pays.
La Nouvelle Zélande devient s’associe au programme Horizon Europe
La Nouvelle-Zélande est le premier pays confirmé à rejoindre Horizon Europe dans le cadre d’une nouvelle politique qui permet aux riches démocraties du monde entier de s’associer au programme doté de 95,5 milliards d’euros.
La Commission européenne a annoncé que les négociations ont abouti, ce qui signifie qu’à partir de l’année prochaine, les chercheurs néo-zélandais devraient pouvoir participer au programme sur un pied d’égalité avec les scientifiques de l’UE. Selon Science Business, le Canada, le Japon et la Corée du Sud pourraient suivre.
Les femmes afghanes « temporairement » exclues des universités par les talibans
Les autorités talibanes ont annoncé mardi que les universités afghanes étaient désormais interdites aux femmes pour une « durée indéterminée ». Les filles étaient déjà privées d’enseignement secondaire depuis l’accession au pouvoir des fondamentalistes, malgré leurs déclarations cet été.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 décembre 2022
20Déc2022
Politique des hautes écoles
Energypolis et l’EPFL inaugurent un nouveau pôle de recherche à Sion
«Un nouveau Pôle de recherche sur l’environnement alpin et polaire (ALPOLE) a été inauguré lundi sur le Campus Energypolis à Sion. Constitué de huit laboratoires, ALPOLE est appelé à jouer un rôle international, selon ses concepteurs.
Initié en 2012, le Campus Energypolis, écosystème d’innovation rassemblant l’EPFL Valais Wallis, la HES-SO Valais-Wallis et la Fondation The Ark, continue son développement. L’ouverture d’ALPOLE marque la concrétisation de la deuxième phase de mise en oeuvre de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans le canton, ont indiqué les deux institutions dans un communiqué commun.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 décembre 2022
19Déc2022
Politique des hautes écoles
Deux professeurs suspendus suite aux accusations de plagiat
Début septembre, la «NZZ am Sonntag» et le «St Galler Tagblatt» ont publié des soupçons de plagiat dans le cas du doctorat et de l’habilitation d’un professeur de l’Université de Saint-Gall, qui est plus est accusé d’avoir plagié des travaux d’étudiant-es.
Un collègue du professeur accusé du mème institut, qui a encadré son habilitation et avec qui il siège également dans la direction d’une entreprise, a essayé de museler les étudiant-es.
Selon la NZZ am Sonntag, aux soupçons de plagiat s’ajoutent le soupçon que les professeurs auraient abusé de l’infrastructure de l’université pour leur bureau de consultation privé et qu’ils auraient détourné des bénéfices.
Les deux professeurs ont été temporairement suspendus par l’Université.
En effet, le fait que les professeurs disposent de leurs propres entreprises, actives dans le même domaine et exécutant des mandats pour des entreprises tierces, n’est pas une particularité des professeurs impliqués, et cela peut créer des conflits d’intérêt.
Le Conseil de l’Université a donc lancé, sous l’égide du Conseiller d’Etat Stefan Kolliker, une «action de divulgation» et a mis en place une commission avec comme mandat : «identifier les thèmes névralgiques, les régler et, si nécessaire, proposer d’autres mesures».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2022
16Déc2022
Politique des hautes écoles
Les défis de 2022
Nature passe en revue les grands sujets traités par le journal en 2022 comme par exemple:
- La guerre en Ukraine et les conséquences pour la sciences
- Les avancées du mouvement Open Science
- Les conséquences du Brexit
- Des sondages (inquiètantes) sur l’harcèlement de doctorant-es en Suède
- conditions de travail
- Brexit
- open science
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
- politique – Russie
Le Conseil d’Etat genevois désapprouve le choix des candidats au poste de recteur de l’UNIGE
«Le profil des deux derniers candidats au poste de recteur de l’Université de Genève (UNIGE) – deux scientifiques sans attaches avec la Suisse – déplaît au gouvernement genevois. Il envisage de ne pas les nommer si l’Assemblée de l’Université devait s’entêter dans son choix».
Formations en développement durable
Ces dernières années, l’offre de cours sur le thème du développement durable s’est considérablement étoffée. «Les entreprises suisses
y ont massivement recours. On y parle finance verte, économie circulaire ou encore gestion des déchets.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 décembre 2022
A l’Unil, le fléau du harcèlement sexuel entre étudiants
«Une enquête le révèle: les femmes subissent un harcèlement sexuel marqué à l’Université de Lausanne. Les étudiantes sont particulièrement exposées.»
15Déc2022
Politique des hautes écoles
Le directeur du CHUV Philippe Eckert quitte son poste en raison de « divergences de vues »
«Le directeur du CHUV Philippe Eckert quitte son poste. En fonction depuis janvier 2020, le professeur s’en ira à la fin de l’année en raison de «divergences de vues au sein du comité de direction sur la conduite de l’institution», indique […] le Canton de Vaud.»
Le professeur à l’UNIL et chirurgien Nicolas Demartines a été nommé comme directeur général ad intérim.
Réforme de la carrière scientifique à l’Université de Zurich
L’Université de Zurich créera en 2023 de nouveaux postes à durée indéterminée dans l’enseignement et la recherche : des «Lecturers» et des «Senior Lecturers» spécialisé-es soit dans l’enseignement soit dans la recherche. Ce sont des postes qui permettent un travail pour le corps intermédiaire qui serait indépendant d’un-e professeur-e. Cette réforme ouvre ainsi de nouvelles perspectives de carrière attrayantes aux jeunes chercheurs et chercheuses bien qualifié-es. Selon la vice-rectrice [pour la recherche] Elisabeth Stark, la longue période d’incertitude liée aux contrats à durée indéterminée suscite des problèmes pour les personnes concerné-es mais également pour l’université, qui perd en attractivité par rapport à des entreprises comme Google.
Par ailleurs les doctorant-es auront dorénavant le droit de travailler au moins une journée et demie par semaine sur leur thèse, indépendamment de leur taux d’emploi, mais l’Université a renoncé à introduire un mécanisme qui permettrait de contrôler cela. Par ailleurs, au regret de l’association du corps intermédiaire Vauz, leur demande centrale concernant les salaires et le taux d’emploi des doctorant-es n’a pas été satisfaite.
Le professeur en histoire de l’Université de Saint-Gall Caspar Hirschi estime qu’une réforme fondamentale doit avoir lieu: les doctorant-es devraient être employé-es par leurs instituts et l’évaluation du travail des doctorant-es ne devrait plus être réalisée par leur directeur ou directrice de thèse mais par des personnes externes à l’institut, comme c’est le cas dans la publication scientifique.
En économie, l’Université de Zurich a fait des expériences positives avec ce modèle de fonctionnement, mais en ce moment il y a des résistances trop importantes contre ce modèle dans les facultés, «où ce sont toujours les professeur-es qui font la loi», comme le formule l’auteur de l’article.
«Psychodrame à l’Uni de Genève: le choix du nouveau recteur va-t-il dans le mur?»
«L’Université de Genève brille dans les classements internationaux, mais pas par sa capacité à renouveler sa gouvernance. La journée de lundi 19 décembre sera décisive.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 décembre 2022
14Déc2022
Politique des hautes écoles
Réactions du Recteur de l’Université de Saint-Gall sur l’affaire de plagiat
Un professeur de l’Université de Saint-Gall (HSG) est accusé d’auto-plagiat dans le cadre de son habilitation. Le cas a été examiné par deux expert-es du sujet à l’interne, avec le soutien d’un expert du sujet externe à l’institution. La commission n’a pas trouvé de «mauvaise conduite scientifique», estimant qu’il s’agit d’une habilitation cumulative.
Selon le Recteur Bernhard Ehrenzeller, c’est une avocate qui aurait accusé le professeur de plagiat. Le groupe d’étudiant-es qui a soutenu cette accusation affirme ne pas avoir été contacté ni par la commission d’enquête ni par le rectorat. Le recteur se défend : «Nous ne connaissions pas leurs noms et on n’avait pas le droit de les fréquenter, l’avocate était notre personne de contact. Les accusateurs n’avaient pas le statut de parti.» Selon les recherches menées par le journal, ces affirmations seraient fausses. (St. Galler Tagblatt du 12.12.2022).
Par ailleurs, une enquête est en cours contre le professeur qui a dirigé et accepté l’habilitation du professeur accusé. Ils siégaient tous les deux dans le conseil d’administration d’une même entreprise, l’université en était au courant mais à l’époque aucune collision n’avait été constatée.
Par ailleurs, les accusations de plagiat des travaux d’étudiant-es seraient nouvelles. «Nous l’avons appris par les journaux», affirme le recteur. «Il serait, dans une première étape, sensé que les étudiant-es concerné-es nous contactent. Nous évaluerons si une nouvelle commission d’enquête s’avère nécessaire. [Mais] si ces accusations se vérifient […] un blâme ne suffirait pas.»
Un professeur impliqué dans l’affaire de plagiat à Saint-Gall a tenté de museler des étudiant-es
«Je vous demande d’arrêter votre couverture médiatique négative […]. Mon client va examiner toutes les mesures de droit civil ou de droit pénal et agir en conséquence», écrit un professeur de l’Université de Saint-Gall à son étudiant, qui est soupçonné à mettre en lumière l’affaire de plagiat d’un professeur de l’Université de Saint-Gall. Une autre menace de conséquences légales a été envoyé au journal. Détail piquant : le professeur qui a essayé de museler l’étudiant était directeur de l’habilitation du professeur accusé de plagiat, entre autres dans son habilitation.
Par ailleurs, le courriel du professeur envoyé à l’étudiant semblait provenir de l’Université, un fait que le rectorat de l’Université condamne fermement.
La budget pour la cellule diversité à la ZHAW ne sera pas coupé
Lors du deuxième jour de débats budgétaires, le Conseil d’Etat zurichois est revenu sur la question du budget accordé à la haute école spécialisée zurichoise ZHAW. La motion de l’indépendantiste Hans-Peter Amrein visant à supprimer la cellule «Diversity» ou à supprimer 750 000 francs du budget de la HES a été rejetée par un vote de 116 contre 52.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 décembre 2022
13Déc2022
Politique des hautes écoles
Un conseil cantonal veut réduire le budget du personnel diversité de la Haute école spécialisée de Zürich
La HES zürichoise des beaux-arts (ZHAW) dispose d’une cellule «Diversité» qui est responsable d’un guide de langage genré, qui a reçu beaucoup d’attention médiatique. La cellule donne parfois à des tiers l’autorisation de transmettre de l’information sur son compte Instagram ceci, s’est notamment déroulé dans le cadre du «pride month» en juin. Des membres du groupe «Q+», qui travaillent au sein de la «Diversity Commission» pour la représentation de la communauté LGTBQI+, auraient posté un appel à la manifestation d’une organisation anticapitaliste. Cela a provoqué de l’indignation de certains politiques.
Le Conseiller d’Etat Hans-Peter Amrein (indépendant) a déposé la motion que le budget pour la cellule «Diversité» (CHF 750’000) soit supprimé et que les employé-es soient affecté-es à d’autres fonctions administratives en cas de vacance. «Si un service a le sentiment qu’il doit réécrire le dictionnaire et édicter un guide linguistique pour un langage respectueux des genres, il faut le dissoudre et placer les gens là où cela rapporte quelque chose à la ZHAW», dit-il. Selon lui, la cellule pour la diversité fait preuve d’une attitude totalitaire que l’on ne connaît que dans les dictatures.»
L’auteur de l’article paru dans la NZZ estime qu’il serait surprenant que la motion soit acceptée au vu de la majorité au parlement cantonal.
«La Suisse devrait adhérer à six réseaux de recherche européens»
Le Conseil National suisse a voté, ce lundi, à l’unanimité un projet d’adhésion de la suisse à six réseaux de recherche européens. Les infrastructures font partie du «Consortium pour une infrastructure européenne de recherche» (ERIC) mis en place par l’Union européenne.
«Au total, 22 réseaux et infrastructures constituent ERIC. Ils contribuent à simplifier la collaboration entre les chercheurs dans des domaines importants pour la société tels que les sciences de l’environnement ou les sciences de la vie, mais aussi à améliorer la comparabilité et la disponibilité des données. La Suisse est actuellement membre à part entière d’un seul de ces réseaux ERIC. Et elle a le statut d’observatrice dans huit autres, a rappelé Céline Weber (PVL/VD) pour la commission. Une adhésion à part entière permettrait à Berne d’avoir un droit de vote et une garantie de participation à long terme.»
L’ambiance est lourde à l’Université de Neuchâtel
«Un coup de sonde mené au sein de l’institution montre que l’ambiance y est lourde. Et que les inquiétudes sont vives. Kilian Stoffel explique comment on en est arrivé là, tout en restant optimiste.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2022
12Déc2022
Politique des hautes écoles
«Deux ans après l’électrochoc MeToo à l’EPFL, du changement sûrement (mais lentement)»
«Début décembre 2020, un compte Instagram publiait des dizaines de témoignages dénonçant le sexisme et l’homophobie à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), mais aussi des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles, provoquant l’émoi sur le campus. Deux ans plus tard, le changement de culture réclamé par les associations étudiantes est en cours. Même si les objectifs sont encore loin d’être atteints, voire très loin selon à qui l’on s’adresse, le premier bilan est plutôt positif.»
Le rectorat, un choix crucial pour l’Université de Genève
Les députés du Grand Conseil genevois Alexandre de Senarclens (PLR) et Patrick Saudan (indépendant, mais membre du comité directur des verts libéraux genevois), prennent position sur les critères de choix de recteur ou rectrice à l’Université de Genève.
Pour eux, les trois critères de choix devraient être l’envergure académique, des qualités managériales et une connaissance intime des différents partenaires, tant politiques qu’économiques, au niveau cantonal, régional et fédéral. «Une bonne maîtrise de l’allemand est […] un atout supplémentaire». Pour les deux députés, les deux candidatures retenues par l’Assemblée de l’Université ne correspondent pas à deux de ces critères. Il préconisent donc que l’Assemblée lance un nouvel appel à candidatures et lui conseillent d’adapter le cahier de charges du futur recteur ou de la future rectrice. Les tâches de gestion interne devraient, notamment, être allégés, pour que la personne puisse se consacrer, en priorité, à la défense de l’université aux niveaux national et international. Par ailleurs, la rémunération devrait être adaptée pour correspondre à celle en vigueur dans les autres universités suisses de taille et de prestige comparables.
Le poids de la précarité académique
La campagne «Stable Jobs – Better Science» lancée par le Syndicat des services publics (SSP) réclame des mesures structurelles pour lutter contre la précarité du corps intermédiaire. Neuf membres du corps intermédiaire dans différentes hautes écoles suisses et membres du SSP décrivent leurs revendications.
- carrière académique
- conditions de travail
- conciliation carrière académique – famille
- formation – doctorant·e·s
Les doctorant-es, parents pauvres de l’uni?
Plusieurs doctorant-es de l’Université de Fribourg parlent de leurs conditions de travail, qu’ils et elles estiment difficiles, voire précaires. La rectrice Astrid Epiney, prend position sur cette question et dans un encadré, il y a un comparatif des salaires des doctororant-es dans les différentes universités suisse-romandes.
L’exode des cerveaux a débuté
«Exclue du programme Horizon Europe, qui finance la recherche européenne, la Suisse perd de sa compétitivité. De nombreux chercheurs quittent notre pays pour se rendre dans l’UE et la jeune génération pourrait tourner le dos aux universités suisses.» (Le Temps)
Selon Madeleine von Holzen, rédactrice en chef du Temps, «Il serait faux de croire que c’est un problème d’élite. Car ces scientifiques génèrent une chaîne de conséquences positives: ils attirent d’autres chercheurs, décrochent des fonds de recherche et permettent à la Suisse de se maintenir à la pointe. Les entreprises de toute taille ont besoin de ces collaborateurs très qualifiés, en complément de ceux qui suivent une formation professionnelle, pour être performantes, créer des emplois et payer des impôts. Mais qui porte la thématique de la recherche? Si peu d’élus.»
UNIGE: «Si besoin, le rectorat de l’Université assurera un intérim»
Les pressions se renforcent sur l’Assemblée de l’Université, chargée du recrutement du futur recteur. Dans l’hypothèse d’une entrée en fonction repoussée, que cela soit à cause du non-aval d’une candidature externe par le Conseil d’Etat ou parce que l’Assemblée décide elle-même de relancer le recrutement, le recteur actuel Yves Flückiger affirme que «le rectorat serait prêt à assurer une transition pour qu’elle soit la meilleure possible. […] Je préfère parler du rectorat, car nous sommes une équipe. En outre, j’ai 67 ans.» Les deux vice-rectrices auraient elles aussi besoin d’une dérogation pour dépasser l’âge de la retraite. Par ailleurs, le recteur estime qu’un refus d’une candidature par la politique «serait peu banal vis-à-vis de l’autonomie de l’Université et mettrait les membres de l’assemblée dans une situation délicate.
Les étudiants alémaniques boudent les universités romandes
«Les étudiants alémaniques ne se précipitent pas dans les universités romandes. Selon les chiffres compilés ce week-end par la Luzerner Zeitung, ils sont 1500 de moins qu’il y a 20 ans, alors que la proportion de romands dans les facultés de Suisse alémanique est en augmentation.»
L’éducation numérique du canton Vaud
«Le Conseil d’Etat [vaudois] espère obtenir deux crédits s’élevant à un montant total de 48 millions de francs pour financer le chantier de l’éducation numérique. La somme serait dévolue à la formation des enseignants ainsi qu’aux infrastructures et équipements technologiques».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 décembre 2022
9Déc2022
Politique des hautes écoles
«L’Université de Genève est au bord de la crise»
«Devant une communauté académique un peu déconcertée, l’assemblée de l’alma mater justifie le processus de désignation du prochain responsable de l’institution.»
«La science est accro aux chercheurs «kleenex»»
En Suisse, 78% du personnel académique n’a pas de contrat fixe. «Malgré l’impact humain et scientifique de cette précarité, les choses bougent peu», résume l’auteur de l’article.
Le retard du réacteur de fusion Iter suscite des questions
La mise en fonction du réacteur Iter au sud de la France a été décalée pour plusieurs années à cause de problèmes techniques. Il s’agit d’un programme de recherche international. L’article conclue: «Avec plus d’une dizaine d’années de retard sur son planning initial et un coût au moins multiplié par quatre, tandis que ses résultats, quels qu’ils soient, arriveront trop tard pour contrer le réchauffement climatique, certains s’interrogent: too big to fail?»
L’Unil dans les médias
Réactions sur le rapport sur le climat de travail
L’Université de Lausanne a publié les résultats d’une enquête sur le climat de travail. Des membres de la Direction admettent avoir été «secoués» par les résultats et vont prendre des mesures.
««On ne peut être que heurté par les résultats de cette enquête», réagit Frédéric Borloz, conseiller d’Etat vaudois chargé de la formation. Ce dernier salue la transparence et la volonté d’agir démontrée par l’Unil. «Toute violence et toute discrimination sont inadmissibles», insiste-t-il. Raphaël Ramuz, secrétaire syndical SSP (Syndicat des services publics) Vaud, salue aussi cette nouvelle dynamique mais la juge encore insuffisante. […] «[…]améliorer les procédures ne suffit pas. Il faut engager des personnes qui ont une réelle volonté de lutter contre le harcèlement, d’administrer les preuves, de faire la lumière sur ce qu’il se passe», réagit-il. Et de rappeler que «l’Etat de Vaud n’a toujours pas remplacé le groupe Impact (entité chargée des conflits de travail au sein de l’administration)», malgré un audit public qui a pointé, en 2021, certains manquements dans le traitement de deux affaires de harcèlement sexuel à l’Université de Lausanne.»» (Le Temps)
- égalité – genre
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- racisme
- harcèlement moral – mobbying
- égalité – orientation sexuelle
- égalité – handicap
- égalité – religion
Revue de presse UNIL 9 décembre 2022
8Déc2022
Politique des hautes écoles
«Ces doctorants qui finissent leur thèse au chômage»
«Réaliser une thèse universitaire prend du temps. Parfois, trop. Certains doctorants sont inscrits au chômage et terminent leur thèse à côté, car ils ont dépassé les délais de leur contrat ou financements. Une situation dont on peine à mesurer l’ampleur, mais qui illustre à quel point le «métier» de doctorant a évolué au cours des vingt dernières années.»
La Suisse envisage une loi pour délimiter les fonds Horizon Europe
Les législateurs suisses ont élaboré une loi sur le «Fonds Horizon» afin de protéger l’argent destiné à être associé au programme de recherche de l’UE, alors que l’on craint qu’il ne soit réduit si l’argent non dépensé à la fin de l’année revient au budget fédéral. Bien que le fonds devrait stabiliser les finances des universités suisses, c’est aussi un signe qu’il y a peu d’espoir immédiat d’une percée sur l’association – bien que cela reste l’objectif des universités, du gouvernement et des parlementaires. «Cette proposition des parlementaires fédéraux reflète également le fait que de plus en plus de personnes pensent qu’il faudra un certain temps avant qu’une association soit décidée», a déclaré Yves Flückiger, président de swissuniversities.
Le langage inclusif à l’EPFL est sans point médian
Dans un souci d’inclusions de tous et toutes, la Vice-présidente de l’EPFL pour la transformation responsable Gisou van der Goot partage avec la communauté de l’EPFL quelques règles d’écriture qui permettent de rendre visible autant les hommes que les femmes. Elle précise également que ces quelques règles ne seront pas imposées au corps étudiant, qui ne serait pas non plus pénalisé sur ses résultats dans le cas où le langage inclusif n’est pas utilisé.
Le responsable de la correction en Suisse romande de du Groupe Tamedia, Nicolas Fleury prend également position par rapport au langage inclusif dans les publications qu’il supervise. Selon la politique de sa maison d’édition [24 heures, Tribune de Genève, 20 minutes etc.], les personnes invité-es sont libres de s’exprimer comme ils et elles le souhaitent. Quant aux journaux, les règles typographiques du langage inclusif ne sont pas appliquées, mais dans la mesure du possible, le langage épicène est utilisé pour une meilleure représentation des genres.
La HES-SO félicite Elisabeth Baume Schneider pour son élection au Conseil Fédéral
Le 7 décembre 2022, l’Assemblée fédérale suisse a élu Madame Élisabeth Baume-Schneider au Conseil fédéral au côté de Monsieur Albert Rösti. La HES-SO tient à la féliciter pour son élection et revient sur les différents rôles qu’elle a exercés au sein de l’institution notamment en tant que présidente du Comité gouvernemental entre 2013 et 2015 ainsi que la direction de la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL) entre 2016 et 2020. «Elle a été une véritable bâtisseuse de la HES-SO et a apporté une importante contribution à l’institution en s’engageant pour une formation de qualité, résolument tournée vers le futur. Dans ses engagements au sein de la HES-SO, elle a toujours défendu l’instruction publique et ses valeurs de bien commun.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 décembre 2022
La Direction de l’UNIL publie un rapport d’enquête sur le climat de travail et d’étude
Une étude réalisée par FORS (le centre de compétences suisse en sciences sociales) au printemps 2022, mandatée par la Direction et le Bureau de l’égalité de l’Université de Lausanne, permet d’établir une cartographie détaillée des vécus de discrimination et de harcèlement sur le campus. Le rapport rapporte que de manière générale, les femmes se sentent moins bien que leurs collègues masculins. Cette enquête met également en lumière le signalement de 150 actes pénalement répréhensibles y sont rapportés, dont quatre viols.
«La Direction prend acte des conclusions de l’enquête et se dit vivement préoccupée par la fréquence et la gravité des faits de harcèlement et de discrimination qui y sont rapportés. Afin de répondre de la manière la plus adéquate possible à ces situations qu’elle juge inacceptables, elle lancera une version remaniée du dispositif actuel de lutte contre le harcèlement et les discriminations au printemps 2023, suite à un travail de refonte complète initié il y a plusieurs mois.» (UNIL)
«Une «déléguée au climat de travail et d’études» a déjà été recrutée et les personnes – au statut indépendant de l’Université – chargées de recueillir des témoignages confidentiellement passeront de deux à trois. Finalement, un ou une juriste, aussi externe, sera mandaté pour conseiller les personnes désirant porter plainte. Pour l’UNIL, l’enjeu sera toutefois de donner confiance aux victimes pour qu’elles rapportent les abus. «Nous ferons un travail pour rendre visibles ces changements, assure Liliane Michalik [vice-rectrice de l’UNIL pour Égalité, diversité et carrières]. Nous rendrons par exemple publics le nombre et le type de mesures que nous prendrons, en anonymisant bien sûr les situations.» (24 heures)
- égalité – genre
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- racisme
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- égalité – religion
7Déc2022
Politique des hautes écoles
L’Université de Berne rejoint l’alliance universitaire européenne ENLIGHT
Depuis le 1er décembre 2022, l’Université de Berne est membre d’ENLIGHT, une alliance d’universités généralistes à forte intensité de recherche. Même si, pour nos chercheurs et chercheuses, une association de la Suisse à Horizon Europe reste urgente pour être présent dans le plus important réseau de recherche du monde, l’adhésion à ENLIGHT est une étape importante pour nous afin de rester connectés au sein de l’Europe et de promouvoir l’échange et la coopération», déclare Christian Leumann, Recteur de l’Université de Berne.
La HES-SO soutient un nouveau projet d’innovation pédagogique
«Dans le cadre du 9e appel à projet d’innovation pédagogique, le projet lauréat vise à développer et favoriser les pratiques de conception universelle de l’apprentissage (CUA) et ainsi améliorer l’inclusion des étudiant·es à besoins éducatifs particuliers.»
«La HEP Vaud menace t-elle la liberté d’expression?»
Félicien Monnier, président de la Ligue vaudoise, préconise que les hautes écoles (la HEP VAUD et l’UNIL en particulier) prennent au plus au sérieux les inquiétudes des étudiant-es face à l’emploi du langage épicène et au «wokisme», qui, selon lui, peuvent poser un problème en termes de liberté d’expression.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 décembre 2022
6Déc2022
Politique des hautes écoles
Un professeur de l’Université de Saint-Gall a plagié le travail d’étudiant-es
Un professeur de Management de l’Université de Saint-Gall, accusé de plagiat (dont des auto-plagiats), est dorénavant accusé d’avoir publié au moins deux douzaines de travaux de fin d’études d’étudiants sous son propre nom. Les étudiant∙es concerné-es se sentent trompés et souhaitent se défendre : «C’est lamentable d’apprendre qu’on a été exploité par son propre professeur», a déclaré l’un d’entre eux. Des collègues professeurs de l’Université de Saint-Gall ont également sévèrement critiqué les agissements du professeur.
Le Journaliste du St. Galler Tagblatt Stefan Schmid que l’Université de Saint-Gall ne semble avoir rien appris de l’affaire des dépenses («Spesenaffäre»). Le recteur Bernhard Ehrenzeller devrait communiquer lui-même et mettre de la lumière sur cette affaire, par exemple sur la question pourquoi la commission d’enquête n’a jamais écouté le groupe d’étudiant-es qui a lancé l’alerte. Ces agissements seraient par ailleurs en contradiction avec le code de bonne conduite, qui dicte: «Nous attirons l’attention sur le fait que si certaines choses ne vont pas, et ne nous taisons pas.»
Les études de la langue allemande de moins en moins populaires
Selon un récent article dans Germanistik heute, rédigé par le spécialiste du domaine (germanistique) Andreas Pfister, le nombre de diplômé-es Master dans ce domaine a chuté de 47% depuis 2000 en Suisse. Cette tendance est également visible dans d’autres pays germanophones, certaines universités américaines et britanniques ont même fermé la filière.
Parallèlement, le nombre d’étudiant-es en sciences humaines et lettres («Geisteswissenchaften») a baissé, en 2004 un tiers des étudiant-es suivaient cette voie, aujourd’hui c’est un quart.
La formation approfondie en allemand, autrefois populaire, est aujourd’hui négligée au profit de cursus qui leur apporteraient plus de stabilité financière, estime Markus Diem, 61 ans, diplômé en psychologie et chef du service de l’orientation de l’Université de Bâle.
Angelika Linke, Professeure émérite en germanistique de l’Université de Zurich, s’explique le phénomène avec l’idée que l’autoformation vers un être humain intellectuel n’est plus aussi attractif que la promesse de connaissances directement exploitables sur le plan économique.
Thomas Grob, vice-recteur de l’Université de Bâle, estime que le domaine doit prouver plus sa pertinence dans les questions de société. «Les études de langues et littératures peuvent faire tout cela, mais ce cela ne correspond plus leur à leur image.» Il estime qu’une offensive pour la langue allemande est nécessaire, en parallèle à l’offensive pour les sujets MINT, regrettant un niveau d’allemand qui s’affaiblisse.
Fritz Sager, vice-recteur en charge de l’enseignement à l’Université de Berne, considère que les sciences humaines, et en particulier les études germaniques, sont «sous la pression de la modernisation de la société et de la recherche». Les universités obéissent encore trop à la «structure d’organisation classique en disciplines» : «Nous sommes ainsi en retard sur l’évolution de la société. Nous devons nous éloigner de cette conception des disciplines et trouver de nouvelles formes d’études qui répondent aux défis de la société plutôt qu’aux seules disciplines ».
Craintes par rapport à l’emploi du langage épicène
Depuis Octobre, le rectorat de l’Université de Bâle a approuvé une «ligne directrice pour une langue inclusive». Selon le communiqué, «Les membres de l’université sont libres d’utiliser les possibilités linguistiques qui leur conviennent. […] Les étudiant-es ne sont pas soumis à des directives universitaires concernant le langage inclusif en matière de genre. L’utilisation de signes inclusifs tels que l’astérisque ou les deux points ne peut être ni imposée ni interdite.»
Sarah Regez, 28 ans, membre de l’UDC et étudiante en sciences politiques et droit à l’Université de Bâle, estime que cette liberté ne correspond pas à la réalité : «les étudiants et chargés de cours se mettent mutuellement sous pression. Il est attendu que les gens se conforment au langage épicène («gendern»).» Elle regrette par ailleurs les fonds publics employés à mettre en place ces directives.
Par ailleurs, elle craint tout de même qu’il y ait une réduction de notes si le langage inclusif n’est pas employé, notamment dans ses cours en sciences politiques.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2022
5Déc2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 décembre 2022
2Déc2022
Politique des hautes écoles
Un bachelor HEP est lancé contre la pénurie de profs
La Haute École pédagogique vaudoise délivrera des diplômes permettant d’enseigner dans quatre disciplines au cycle secondaire I, en collaboration étroite avec l’EPFL et l’UNIL. «Ce que nous mettons en place, c’est ce qui se fait historiquement dans les hautes écoles pédagogiques des cantons alémaniques », explique Cyril Petitpierre, Directeur de la formation à la HEP Vaud.
L’Université de Neuchâtel réduit ses voyages en avion
«L’Université de Neuchâtel prend des mesures pour atteindre la neutralité climatique en 2045. Elle mise en priorité sur la diminution de ses émissions de C02. L’Alma Mater a ciblé six domaines d’actions prioritaires parmi lesquels la mobilité, les bâtiments et la création d’un fonds climat. En ce qui concerne les transports, Fabian Greub, secrétaire général de l’Université de Neuchâtel, explique que la majorité des émissions de C02 émises par l’Université de Neuchâtel proviennent de la mobilité et du chauffage des bâtiments. Elle a donc décidé de s’attaquer aux voyages en avion. Les vols pour les destinations accessibles en moins de dix heures en train ne seront en plus remboursés.»
Nouvelle chaire en communication quantique à l’UNIGE
L’Université de Genève crée une nouvelle chaire en communication quantique, en collaboration avec la Constructor Université à Brême, en Allemagne et à Schaffhouse.
Cette nouveauté a été annoncée en présence du Conseiller fédéral Guy Parmelin, d’un prix Nobel en physique et de spécialistes mondiaux.
Affaire de plagiat: L’Université de Saint-Gall «en panne d’explications»
Un professeur de l’Université de Saint-Gall est soupçonné par plusieurs expert-es d’avoir plagié «de manière systématique» dans sa thèse (qu’il a fait dans une université allemande). La NZZ am Sonntag avait traité ce sujet en octobre 2022. L’accusé est dorénavant aussi soupçonné d’avoir aussi plagié dans son travail d’habilitation, qu’il a déposé à l’Université de Saint-Gall. L’expert en la matière Stefan Weber estime que ce travail académique est «définitivement inadmissible», une évaluation que le professeur émérite en droit Thomas Geiser partage: «On ne peut pas utiliser les mêmes données scientifiques («Erkenntnisse») aussi bien pour la thèse de doctorat que pour l’habilitation.»
L’Université de Saint-Gall dit qu’elle n’a pas vérifié s’il y a eu de plagiat dans ce doctorat, mais l’habilitation aurait été évaluée pendant neuf mois dans une commission de recherche, qui n’aurait pas trouvé de comportement scientifique incorrect. Stefan Weber estime que c’est un mauvais signe («eine Beerdigung erster Klasse») «pour la place scientifique suisse et pour l’université.»
Selon les recherches de ce journal, le Conseil de l’Université était au courant dès décembre 2021 des accusations, et qu’il a même pu devenir chef de l’institut depuis. Le porte-parole de l’Université de Saint-Gall Joachim Podak riposte que l’université a pris «très au sérieux» les accusations., un expert externe renommé aurait été consulté, et le recteur aurait juste suivi les recommandations de la commission de recherche.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 décembre 2022
1Déc2022
Politique des hautes écoles
«Il n’y pas de raison que les scientifiques fassent une cession exclusive gratuite de leurs œuvres aux éditeurs»
«Le CNRS demande désormais à ses chercheurs et chercheuses d’appliquer la stratégie de non-cession des droits d’auteur lors du dépôt de leurs articles auprès d’éditeurs.»
Microcity et l’Université de Neuchâtel en collaboration pour faire de Neuchâtel une «smart city»
La ville de Neuchâtel s’est alliée au pôle d’innovation Microcity et à l’Université de Neuchâtel afin de transformer la ville en «smart city». Hugues Jeannerat, de l’ Institut de sociologie et de géographie de l’université, estime que «Pour l’Université, ce projet de smart city représente une opportunité de valoriser les recherches menées depuis de nombreuses années dans les domaines de l’innovation, des technologies numériques et du développement régional et urbain.»
Nuages sur les finances de l’UNINE
La demande de l’Université de Neuchâtel d’augmenter son budget cantonal de 50 à 54 millions de francs pour pouvoir se développer a été rejetée.
Dans le budget de l’Etat pour 2023, la somme reste fixée à 50,1 millions. Il en va de même pour les trois années suivantes, et cela malgré l’inflation, qui pèsera en 2023 d’au moins 1,5 millions de francs pour la politique salariale et 1 million pour l’augmentation du coût des énergies.
Par ailleurs, en 2025 l’université ne pourra plus compter sur le fonds fédéral de cohésion et de soutien. La perte s’élève entre 1,5 et 3.5 millions de francs. Sans augmentation du canton, l’Université de Neuchâtel devra renoncer à certains projets et au renforcement de l’offre de formation.
«A l’EPFL, l’émoi des étudiants iraniens»
Sur le campus lausannois, mais aussi à l’EPFZ et dans plus de 200 universités à travers le monde, la diaspora académique iranienne a manifesté hier pour demander à ses institutions d’agir et de condamner la répression du régime iranien.
Une déclaration commune y a été lue par L’association Iranian Scholars for Liberty demandant aux institutions d’agir en facilitant l’obtention de bourses pour les étudiants iraniens, de boycotter les responsables universitaires proches du régime et surtout de condamner officiellement la répression, «car l’histoire a montré que les universités ont joué un rôle important dans la lutte contre les régimes tyranniques à travers le monde».
«La frontière Humaine des examens anonymes»
Micheline Louis Courvoisier, historienne et vice-rectrice de l’Université de Genève, instaurera au printemps 2023 le processus d’anonymisation des copies d’examens des étudiant∙es afin de réduire certains biais cognitifs qui pourraient pousser le corps professoral à effectuer des discriminations autant positives que négatives.
C’est un projet qui d’après la vice-rectrice est assez complexe à mettre en place et qui dans certains cas s’avérera impossible, comme dans des travaux individuels donnés par un∙e professeur∙e ou encore lors d’examens oraux, mais qui reste nécessaire à certaines échelles.
Sondage de Nature sur la discrimination pendant les études
Le journal Nature a mené une enquête auprès de 3’253 étudiant∙es en Master et en doctorat indiquant que 35% des étudiant-es appartenant à des minorités ethniques ou raciales ont expérimenté de la discrimination ou du harcèlement pendant leur programme d’études actuel. C’est plus du double du taux rapporté par les personnes qui ne s’identifient pas comme membres de ces groupes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er décembre 2022
30Nov2022
Politique des hautes écoles
Le Conseil national réalloue des fonds pour soutenir les scientifiques
«Les chercheurs suisses doivent être mieux soutenus. Le National a accepté mardi, par 139 voix contre 50, de réaffecter à Innosuisse 35 millions de francs prévus initialement pour le programme Horizon Europe. […]
Comme la Suisse est actuellement exclue du programme européen, les fonds prévus doivent pouvoir être tout de même utilisés, a déclaré Anna Giacometti (PLR/GR) pour la commission. Les relations entre la Suisse et l’UE sont tout sauf bonnes, et ceux qui en souffrent le plus, ce sont les chercheurs, a déploré Aline Trede (Vert-e-s/BE).
Les moyens déjà prévus répondent à une demande concrète, a opposé en vain le ministre des finances Ueli Maurer. L’UDC voulait elle réduire de 19 millions l’enveloppe pour les institutions d’encouragement de la recherche, sans succès.
Le National n’est cependant pas entré en matière pour accorder des fonds supplémentaires pour le programme Erasmus+. La formation de nos jeunes mérite certaines dépenses, a tenté d’argumenter Martina Munz (PS/SH).»
Exclusion du Programme «Horizon Europe» et l’inquiétude des scientifiques
Le rédacteur en chef du PME Magazine Thierry Vial, écrit dans l’éditorial: «ID Quantique, fondée à Genève en 2001, est aujourd’hui le leader mondial dans la cryptographie quantique. Les universités de Genève, de Bâle, de Berne, l’EPFZ ou l’EPFL se concentrent chacune sur des spécificités ou des niches. Mais toutes ces hautes écoles, sans exception, partagent la même préoccupation: l’exclusion de la Suisse d’Horizon Europe les empêche désormais de participer aux programmes de recherche dans un secteur hautement stratégique. Un véritable crève-cœur pour nos scientifiques et pour le pays qui, faute de solutions, pourraient le payer cher dans les décennies à venir.»
Et selon Nicolas Brunner, professeur au Département de physique appliquée de l’Université de Genève, « Il reste beaucoup d’incertitudes, notamment concernant les soutiens financiers promis par Berne. Ce revers essuyé alors que les développements quantiques connaissent maintenant une forte accélération est un véritable autogoal. Pour tirer son épingle du jeu, la Suisse doit concentrer ses forces sur ce qu’elle sait faire le mieux, soit la recherche fondamentale.»
La Commission Européenne publie des projets de programmes de travail d’Horizon Europe
La Commission Européenne a publié les programmes de travail Horizon Europe pour 2023 et 2024 sont sortis. Ce n’est pas encore le paquet complet, et l’approbation officielle est toujours en attente de la part du collège des commissaires, mais les chercheurs peuvent maintenant étudier ce que le programme de recherche de 95,5 milliards d’euros réserve pour les deux prochaines années. Les programmes de travail détaillent les appels à projets, leur périmètre et leurs budgets.
Le programme de travail du cluster 3, qui traite de la société civile et de la sécurité, n’est pas inclus, tandis que le programme de travail du Conseil européen de l’innovation devrait être dévoilé la semaine prochaine.
La passerelle «Dubs» a fait ses preuves
«Une étude menée sur mandat de la Commission suisse de maturité (CSM) montre que l’examen complémentaire passerelle remplit bien sa fonction, y compris sur le plan qualitatif.»
Le Parlement Européen lance un nouveau forum permanent pour la liberté académique
Le parlement européen a annoncé la création d’un Forum du Parlement européen pour la liberté académique. L’eurodéputé allemand Christian Ehler est à l’origine de la création du forum, qui fait partie d’un programme plus large du «Panel for the Future of Science and Technology» (STOA).
Le forum surveillera et exposeration les limitations imposées aux universitaires et aux scientifiques dans toute l’Europe. Le but est de pouvoir débattre de nouvelles politiques et lois visant à protéger les universitaires de l’UE contre l’ingérence des gouvernements entre autres, après que des experts aient sonné l’alarme face à l’érosion de la liberté académique en Europe. Selon la dernière édition de l’Index de la liberté académique, publié en mars 2022 par la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nuremberg, la liberté académique a considérablement diminué dans le monde.
Kurt Deketelaere, spécialiste du droit européen et secrétaire général de la Ligue des universités européennes de recherche (LERU), a déclaré qu’une base juridique plus solide pour la liberté académique était nécessaire au niveau de l’UE.
Le FNS et la NRFU, son pendant ukrainien, lancent une mise au concours conjointe en 2023
«Les scientifiques d’Ukraine et de Suisse pourront soumettre l’an prochain des projets de recherche communs. Le FNS et la NRFU, son pendant ukrainien, renforcent leur collaboration bilatérale.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 novembre 2022
29Nov2022
Politique des hautes écoles
L’EPFZ rejoint l’Alliance «Enhance» des Universités européennes
Günther Dissertori, recteur de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, a signé un accord d’adhésion à l’Alliance «Enhance». Il s’agit de dix universités techniques européennes qui ont pour but de faciliter les études et la mobilité des étudiant∙es et des enseignant∙es à l’étranger. L’alliance a été fondée dans le cadre de l‘initiative «Universités européennes» de la Commission européenne. Cette initiative a été lancée afin de mettre en réseau plus étroitement les universités européennes et ainsi maintenir leur compétitivité mondiale à long terme. Günther Dissertori déclare : «Nous ne pouvons façonner l’avenir de l’enseignement universitaire en Europe qu’ensemble. Grâce à Enhance, l’ETH peut y […] apporter sa contribution.»
L’alliance est principalement financée par le Programme Erasmus+ et l’ETH espère obtenir le financement auprès de Movetia, l’Agence suisse pour les échanges et la mobilité, étant donné que les universités suisses sont toujours exclues d’Erasmus+ en raison de l’échec des négociations sur l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2022
28Nov2022
Politique des hautes écoles
Etude sur les conséquences du mouvement #MeToo sur la carrière académique des jeunes chercheuses
Marina Gertsberg, l’économiste de l’Université de Melbourne, a publié une étude sur les conséquences du #MeToo sur la carrière académique des économistes aux Etats-Unis. Elle constate que depuis le début du mouvement il y a 5 ans, le nombre de co-publications scientifiques avec des femmes a diminué par un tiers et conclut que les professeurs évitent leurs jeunes collègues du genre féminin pour éviter des accusations d’abus. L’autrice de l’étude estime que cela aiderait si les règles de comportement seraient clairement définies.
Un appareil de pointe pour lutter contre le cancer sera installé à Lausanne
Lausanne va accueillir une première mondiale dans la lutte contre le cancer. Un nouvel appareil de radiothérapie, qualifié de révolutionnaire, va être développé conjointement par le CHUV, le CERN et la société de technologie médicale THERYQ.
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- transfert de technologie
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
«Les étudiant-es ne maîtrisent plus l’allemand»
Plusieurs professeur-es universitaires de Suisse allémanique de différents domaines (droit, lettres, sciences naturelles) se plaignent des compétences lacunaires de leurs étudiant-es en allemand.
Alain Griffel, professeur de droit à l’Université de Zurich Université de Zurich, qui enseigne depuis 35 ans, estime que les compétences en matière d’écriture ont «globalement et massivement diminué».
Les universités proposent désormais des cours d’écriture pour les nouveaux arrivants. Pour les étudiants en droit de l’université de Zurich, ces cours sont en partie obligatoires. L’Institut d’études de langues et littérature de l’Université de Berne envisage par ailleurs d’organiser des cours de formation continue pour les professeur-es d’allemand.
Nouvel institut pour l’innovation dans la finance à Saint-Gall, sponsorisé par le Crédit Suisse
Un institut de recherche, le Centre pour l’innovation dans les services financiers a été inauguré à l’Université de Saint-Gall. Le Crédit Suisse le finance à hauteur de 10 millions de francs sur les 10 prochaines années.
«UNIL et CHUV forment un tandem fort»
«Le projet à plus de 87 millions a séduit le Grand Conseil. Les deux institutions ont pourtant tenu à donner quelques éclairages après les critiques d’un élu.»
- financement public
- impact des universités
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2022
25Nov2022
Politique des hautes écoles
Classement 2022-2023 de l’employabilité des diplômé-es
GEURS, le «Global Employability University Ranking and Survey» d’Emerging classent les 250 meilleures universités du monde en matière d’employabilité. Il s’agit du «seul classement fondé exclusivement sur le point de vue des employeurs internationaux». Selon ce classement, les hautes écoles universitaires de Suisse sont placées ainsi:
- 15. EPFL
- 20. EPFZ
- 69. Universtié de Zurich
- 105. Université de Lausanne
- 117. Université de Bâle
- 118. Université de Berne
- 169. Université de Genève
Des étudiant-es s’alarment du «wokisme» à la HEPL
Dans une lettre anonyme, des étudiant-es de la HEP Vaud se disant «choqués et scandalisés d’avoir reçu […] un mail destiné à TOUS les étudiants de la HEP les invitant à rejoindre et soutenir l’AFEEDA (Association pour la formation des enseignantxes et un enseignement décolonial et antiraciste à la HEP) qui, sous couvert de lutte contre le racisme, fait l’apologie de toutes les dérives woke, indigéniste, décoloniale de la cancel culture américaine». Dans leur lettre, les étudiant-es anonymes s’en prennent aussi à «la teinte prosélyte» de certains modules de formation et écrivent que «la HEP […] est supposée pratiquer la démarche scientifique et donc le questionnement plutôt que l’assertion et le dogme qui relèvent plutôt de la secte».
Le Directeur de formation de la HEPL Cyril Petitpierre s’étonne: «Cette lettre était une complète surprise, nous n’avions jamais eu vent de ce type d’inquiétudes parmi nos étudiants. […] Nous nous sommes même demandés s’il ne s’agissait pas d’une seule personne.» Il ajoute: «L’école publique a des orientations fixées par la société et traduites par le politique. Il faut respecter le cadre donné par l’État de Vaud.» Le directeur rappelle l’accent mis par l’école vaudoise sur la reconnaissance des minorités et le respect de la diversité de genres et de cultures. «Un certain nombre de personnes qui se destinent à devenir enseignants dans l’école publique ne mesurent pas toujours ce que cela signifie.»
Frédéric Borloz, conseiller d’État chargé du Département de l’enseignement et de la formation professionnelle, répond qu’il a «toute confiance en la capacité de la HEP Vaud à répondre à ces interrogations. […] La liberté académique de la HEP est garantie par la loi, je la respecte évidemment et n’ai pas à commenter le contenu des formations.»
«L’Unil se veut une référence en matière de fiscalité»
«Avec le recrutement de Pascal Saint-Amans, ancien haut cadre à l’OCDE, le Centre de politique fiscale de l’Université de Lausanne (Unil) se voit en pôle d’excellence mondial.» (Le Temps)