L’Université de Saint-Gall a adopté un nouveau règlement interdisant aux membres du rectorat d’exercer une activité secondaire suite aux polémiques ayant touché l’institution. L’Université de Lucerne et la Haute Ecole spécialisée de Lucerne (HSLU) n’envisagent pas de faire de même ; si elles autorisent leurs membres à exercer une activité secondaire, celle-ci est clairement règlementée.
Elle ne peut en effet être exercée que dans l’«intérêt de la transmission des connaissances entre universités et société» et doit recevoir l’approbation du rectorat. Ce dernier émet chaque année un rapport sur le nombre et le types d’activités secondaires exercées dans l’établissement. Les membres du rectorat et du décanat ne sont cependant pas tenus aux règles concernant leurs activités secondaires «étant donné la durée temporellement limitée de leurs mandats», explique Dave Schläpfer, porte-parole de l’Université de Lucerne.
Les règles devraient néanmoins se durcir, la déclaration de liens d’intérêt des professeur·e·s devenant obligatoire et systématique.
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10Oct2018
Politique des hautes écoles
9Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle annonce des coupes budgétaires
A partir de 2021, l’Université de Bâle doit économiser 45 millions de CHF par année. Malgré la Loi sur la transparence, la Direction de l’Alma mater divulgue seulement très peu d’informations sur son plan d’économies. Seules les facultés de théologie, de droit et de sciences sociales et humaines («Philosophisch-Historische Fakultät») ont communiqué des détails.
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Revue de presse UNIL 9 octobre 2018
8Oct2018
Politique des hautes écoles
Swissuniversities met en garde contre l’insécurité juridique suite à une acceptation de l’«initiative pour l’autodétermination»
Swissuniversities a fait part de sa préoccupation concernant l’initiative populaire «le droit suisse au lieu de juges étrangers» (aussi appelé «initiative pour l’autodétermination»). Celle-ci remet en cause les traités internationaux conclus par la Suisse et parmi eux, les accords bilatéraux avec l’Union européenne. L’initiative menacerait les conditions cadres stables dont dépendent les acteurs·trices suisses de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) pour réussir au niveau international.
Rappelant les conséquences de l’acceptation de l’initiative populaire contre l’immigration de masse, swissuniversities en tire un bilan sombre et souligne combien l’incertitude juridique au niveau international est nuisible à la place scientifique suisse.
L’EPFL réglemente les cadeaux et les invitations aux voyages à l’étranger
A partir de décembre, l’EPFL fera entrer en vigueur une directive relative à l’acceptation d’avantages, de cadeaux et d’invitations à l’étranger par ses collaborateurs·trices. Ces derniers·ères devront refuser toute invitation susceptible de restreindre leur indépendance et refuser les invitations à l’étranger, sauf autorisation écrite.
Concernant les invitations de membres de la direction, elles devront être examinées en séance de direction. Pour éviter toute relation de dépendance, l’EPFL devra payer les frais de déplacement, de logement et de nourriture. Il sera en outre totalement interdit d’accepter des cadeaux de plus de 200 francs. L’ex-président de l’école polytechnique Patrick Aebischer estime «très dommageable de rendre la recherche de fonds plus difficile». Lui-même, accompagné de plusieurs scientifiques de l’EPFL, a effectué un voyage en Russie aux frais du milliardaire Frederik Paulsen, qui a financé deux chaires et octroyé plus de 30 millions à l’établissement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 octobre 2018
5Oct2018
Politique des hautes écoles
L’initiative pour l’autodétermination menacerait la participation aux programmes européens de recherche et à Erasmus+
Le gouvernement zurichois craint que l’impact d’une acceptation à l’initiative populaire pour l’autodétermination de l’UDC serait tellement néfaste qu’il a pris position contre. Il craint que la Suisse ne pourrait plus participer aux programmes européens comme Horizon 2020 et Erasmus+.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 octobre 2018
4Oct2018
Politique des hautes écoles
Des voix réclament une nouvelle orientation à l’Université de Saint-Gall
Suite aux nombreux «scandales» liés à l’Université de Saint-Gall (HSG), deux journalistes de la Wochenzeitung dénoncent les affaires lucratives dont une large partie des membres du corps professoral et du rectorat tireraient profit ainsi que leur comportement de «maîtres» sur le campus. Le Parti socialiste saint-gallois a par ailleurs réclamé une nouvelle orientation à l’établissement, davantage axée sur la recherche et incluant plus de diversité dans les enseignements (développement durable, féminisme, modèles économiques alternatifs).
Pointant le manque de régulation, les auteurs de l’article s’interrogent sur la pertinence de financer à temps plein des postes de professeur·e·s n’étant en réalité que partiellement occupés en raison d’activités accessoires. Présentant d’autres modèles, tels qu’un seuil au-delà duquel, un pourcentage des émoluments perçus d’activités accessoires est reversé à l’université (comme à Zurich), ils redoutent que l’indépendance croissante de la HSG par rapport aux financements publics ne la fasse entrer dans une dépendance du privé.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 octobre 2018
Lausanne se positionne en pôle mondial de la recherche sur le cancer
La Fondation ISREC de soutien à la recherche en Suisse a inauguré hier le centre Agora près du CHUV. Ce pôle de recherche accueillera dès janvier plus de 300 spécialistes en oncologie pour trouver de nouvelles thérapies, au service direct des malades. Le vaste nouvel édifice de 12’000m2, financé à hauteur de 80 millions par l’ISREC, vise à réunir chercheur·euse·s et clinicien·ne·s pour développer une recherche translationnelle et multidisciplinaire de la médecine.
Fruit d’un partenariat avec le CHUV, les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), l’EPFL, les Universités de Lausanne et de Genève et l’antenne lausannoise du Ludwig Institute for Cancer Research, le centre Agora place Lausanne en position de pôle mondial de la recherche et de la lutte contre le cancer.
3Oct2018
Politique des hautes écoles
L’UDC vaudoise réclame des quotas pour les étudiant·e·s étranger·ère·s à l’EPFL
Thierry Dubois, député de l’UDC, a adressé hier une interpellation au Conseil d’Etat vaudois, estimant que le rayonnement international de l’EPFL attirait trop d’étudiant·e·s étranger·ère·s. La proportion de ces dernier·ère·s, qui s’élève actuellement à plus de 40%, devrait être régulée au moyen de quotas. La surpopulation et les problèmes d’accès aux bibliothèques préoccuperaient le parti, qui souhaite connaître la position du Conseil d’Etat en matière de quotas.
Le vice-président pour l’éducation à l’EPFL, Pierre Vandergheynst, se dit très attentif à la gestion de nombre d’étudiant·e·s dans les auditoires mais trouverait dommage de limiter les inscriptions, ce moyen ne répondant pas aux besoins de l’institution pour le moment.
Comment les universités doivent-elles traiter les contenus controversés ?
Une demande de bannissement de l’hebdomadaire «Die Weltwoche» à l’Université de Bâle par le Conseil des étudiant·e·s a suscité de vives réactions. D’après ce dernier, la distribution gratuite devrait en être interdite en raison de son contenu «raciste, islamophobe et populiste de droite». L’auteur de l’article juge la manœuvre maladroite et estime qu’elle nourrit la critique de droite sur la censure par le politiquement correct.
L’initiative susciterait également la critique sur la diversité d’opinions représentée au sein du conseil estudiantin et offrent l’opportunité au journal de se poser en rempart du débat citoyen. Plus généralement, cela interroge sur le traitement de la pluralité d’opinions en Suisse. Aux universités américaines, le concept de «trigger warning» est largement répandu, visant à prévenir le public universitaire d’un contenu dont le caractère est jugé discriminant et susceptible réveiller un traumatisme. Pourrait-il imprégner la culture de débat helvétique ?
La Finlande s’associe au Plan S en faveur du libre accès
Le fonds national de recherche finlandais a annoncé s’associer au Plan S, qui vise à faire paraître immédiatement et en libre accès toutes les publications scientifiques financées par des fonds publics dès 2020. La coalition, qui comptait jusque-là onze membres, se trouve renforcée dans sa demande pour diminuer les frais d’abonnement des universités. Pour l’année 2017, l’académie finlandaise a investi plus de 400 millions de dollars dans la recherche.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 octobre 2018
2Oct2018
Politique des hautes écoles
Scientifique suspendu au CERN pour des propos sexistes
Au CERN, Alessandro Strumia de l’Université de Pise a provoqué l’indignation durant un atelier sur le genre : affirmant que la physique avait été créée par des hommes, il a soutenu que les femmes étaient naturellement portées vers l’humain et les hommes vers les choses concrètes. Il a également accusé les femmes d’occuper illégitimement des postes dans cette discipline grâce aux politiques d’égalité. Il aurait constaté une discrimination envers les hommes.
La direction du CERN a qualifié la présentation de « particulièrement choquante » et l’a retirée du site web. Il a suspendu le professeur avec effet immédiat de toutes ses activités. Selon un communiqué, le CERN est «une organisation d’une grande diversité culturelle, qui rassemble de nombreuses nationalités différentes. C’est un lieu où chaque personne est la bienvenue et se voit offrir les mêmes possibilités, quels que soient ses origines, ses convictions, son genre ou son orientation sexuelle.»
Genève : discussions autour d’une réduction du temps de formation des enseignant·e·s de l’école primaire
Le projet de loi du PLR visant à réduire d’un an la durée de formation d’instituteurs·rices, passant de quatre à trois ans, a reçu le préavis favorable de la Commission parlementaire de l’enseignement supérieur. La Fédération des associations de parents (Fapeo), tout comme le syndicat des maîtres du primaire (SPG) se montrent sceptiques ; les compétences exigées des enseignant·e·s seraient toujours plus nombreuses et une formation généraliste, permettant d’enseigner toutes les matières, ne pourrait pas être effectuée en seulement trois ans.
Jean Romain, député PLR à l’origine du projet, souhaite davantage de pratique et préconise une formation en trois ans, avec une supplémentaire en emploi pour ceux qui désideraient changer de cycle en cours de route. Quant à la prise en charge de la formation, bien qu’il eût préféré un encadrement par la Haute Ecole Pédagogique (comme dans le canton de Vaud), elle resterait assurée par l’Université afin de ne pas provoquer de tensions inutiles.
Les universités françaises se tournent vers le fundraising
Jusque-là présente surtout dans les pays anglo-saxons, la culture de levée de fonds («fundraising») se répand dans les universités françaises ; elles sont de plus en plus nombreuses à se fixer des seuils budgétaires venant de donateur·trice·s privé·e·s, voire à obtenir des financements de chaires. Tant des entreprises que des particulier·ère·s sont sollicité·e·s par un nombre croissant d’universités ; les premières y trouvent leur compte par le financement de projets liés à leur domaines d’activité ou le recrutement de futurs diplômé·e·s, les second·e·s par la satisfaction que le don trouvera une utilité sociale. Face à une dépense publique en baisse, les universités cherchent des ressources propres pour «rester dans la course» ; le fundraising leur donne également l’occasion de clarifier et définir une réflexion stratégique. L’auteur de l’article préconise toutefois de veiller attentivement à ce que les dotations privées ne se substituent pas à celles de l’État.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 octobre 2018
1Oct2018
Politique des hautes écoles
Une enquête dénonce le harcèlement dans les universités anglaises
L’enquête menée par le Guardian a révélé de graves cas de harcèlements et d’omerta académique dans les universités anglaises. Le journal a écrit à 135 universités et décompte près de 300 plaintes concernant des professeur·e·s et directeur·trice·s de laboratoire en situation d’abus de pouvoir face à des étudiant·e·s ou des collègues.
De nombreuses personnes ont dénoncé une culture d’intimidation, de comportement agressif, de sabotage de carrière et de pression menant parfois à la falsification des données de recherche. Le Président de la Royal Society Venki Ramakrishnan appelle à des mesures urgentes et fortes, tant les rapports de pouvoir dans le monde académique sont disproportionnés. Il considère que les organisations finançant les recherches devraient sanctionner plus durement les situations de harcèlement pour permettre aux universités d’encadrer le problème.
L’Université de Bâle investit dans ses infrastructures
La Rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki souligne l’importance d’investir dans des infrastructures modernes et les projets innovants des sciences de la vie, cherchant à casser l’image d’une université sous pression économique. Les facultés devraient effectivement faire des économies – 2.5% de son budget – surtout dans le corps intermédiaire et dans les ressources opérationnelles.
Mais elle met en avant la hausse des coûts de recherche et le contexte de concurrence internationale, justifiant le besoin d’investissements dans des infrastructures de recherche. Leur financement se fera en partie en puisant dans les réserves de l’Université ainsi qu’en redéfinissant les domaines stratégiques de l’Alma mater.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er octobre 2018
28Sep2018
Politique des hautes écoles
La droite veut autonomiser le CHUV
Le PLR Vaud ne veut plus que le centre hospitalier universitaire vaudois dépende directement du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) dirigé par le socialiste Pierre-Yves Maillard.
Est-ce que l’on se dirige vers une privatisation? «En général, c’est l’étape suivante, oui», explique ce dernier. «Certains ne peuvent pas supporter qu’il y ait un service public. Des investisseurs privés veulent ces parts de marché. C’est une simple lutte permanente pour le chiffre d’affaires», conclut-il. Le PLR rejette l’analyse du ministre: «L’Université de Lausanne est aussi un établissement autonome de droit public
et il reste en mains publiques.» Reste que l’Unil n’a pas de conseil d’administration. «Mais il existe un conseil de l’université qui correspond à une sorte d’administration», ajoute Florence Bettschart-Narbel, députée du PLR.
Le «World University Ranking 2019» du Times Higher Education
Selon le classement du Times Higher Education, l’EPFZ (11.) ne figure plus parmi les dix meilleures universités du monde. La situation à l’Université de Zurich- actuellement 90ème – est tout à fait différente : après 30 places perdues l’année dernière, elle en regagne 46 cette année. [L’UNIL (176ème) occupait la place 152. auparavant.]
La Rectrice Andrea Schenker-Wicki a été confirmée pour quatre années supplémentaires
Le Conseil universitaire de l’Université de Bâle a confirmé la réélection de sa Rectrice Andrea Schenker-Wicki avec une écrasante majorité pour une durée de quatre ans.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 septembre 2018
27Sep2018
Politique des hautes écoles
L’UE va commencer à suivre l’impact des chercheurs individuels
La Commission européenne remettra les rapports confidentiels des projets de recherche qu’elle finance à une équipe qui suivra l’impact de près d’un demi-million de chercheurs individuels. Giorgio Clarotti, haut responsable politique à la direction générale de la recherche et de l’innovation de la Commission, a déclaré que l’initiative était un «changement complet d’approche». Auparavant, la Commission s’est concentrée sur le suivi des résultats des organismes de recherche qu’elle finance, plutôt que sur les chercheurs individuels. Aujourd’hui, s’inspirant de projets similaires au Royaume-Uni et aux États-Unis, elle a chargé un consortium de rassembler des données sur 8 000 subventions financées au titre du septième programme-cadre de l’UE, dans le but de mesurer l’impact de ses programmes-cadres de recherche et développement.
Les causes du «déclin de l’Université de Saint-Gall»
La baisse de l’Université de Saint-Gall dans les classements et ses récents scandales amène Florian Schwab, journaliste pour Die Weltwoche, à affirmer son déclin. Il dénonce la culture du secret et l’esprit de corps qui y règne, menant à une loyauté à toute épreuve. L’incapacité de prendre des mesures viendrait de la concentration du pouvoir empêchant l’expression de critiques. Le recteur Thomas Bieger aurait un contrôle total de l’institution. Contrairement aux velléités libertaires affichées, l’université fonctionnerait désormais de manière très centralisée et l’administration universitaire gagnerait en importance ; cela ne serait pas dû à Mr.Bieger en particulier mais à la bureaucratisation introduite suite aux accords de Bologne et l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s, en particulier de l’étranger. Passant d’une école phare et élitiste avec une grande liberté, elle serait devenue une Business School classique qui manquerait de grands penseurs dans plusieurs domaines du droit d’affaires, au profit de sujets qui sont dans l’esprit du temps, telles que les énergies renouvelables, les réfugiés et l’éthique des affaires.
Le commissaire européen chargé de la recherche demande l’instauration de quotas par sexe dans le secteur scientifique
Carlos Moedas affirme que des quotas devraient être fixés «à un moment donné» pour que davantage de femmes accèdent aux postes de direction des universités et des laboratoires.
L’Unil dans les médias
Vers une super-école du management ?
L’Université de Lausanne, L’EPFL et l’International Institute for Management Development (IMD) examinent l’idée de la création d’un pôle commun universitaire alliant économie, management et technologie. Il devrait offrir plusieurs types de formation et permettre de faire face à une concurrence internationale toujours plus intense. Afin de penser les ruptures et transformations du monde actuel, ce projet pourrait répondre tant aux besoins émergents en termes de nouvelles professions que de création de synergies au niveau de la recherche. Selon Jean-Pierre Danthine, codirecteur du Collège du management de l’EPFL, le but n’est toutefois pas de créer une business school, ni de se hisser dans les classements de la recherche universitaire, mais bien de proposer un modèle innovant et pluriel, prenant en compte des enjeux à la fois sociétaux et technologiques mais aussi de durabilité. Avant de prendre corps, la future union devra néanmoins encore être validée par les différentes directions.
Revue de presse UNIL 27 septembre 2018
26Sep2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève va former des managers chinois
Le Geneva Finance Research Institute (GFRI) de l’Université de Genève lance un doctorat en finances, en collaboration avec l’Université Tsinghua, l’un des plus importantes de Chine. Le programme, prévu sur trois ans et dont l’inscription est de 90’000 dollars, s’adresse particulièrement aux entrepreneur·euse·s chinois·es ayant un master et au moins cinq ans d’expérience de travail. Les coûts sont répartis de manière égale entre les deux universités. Les bénéfices réalisés par le programme permettent de financer le GFRI, d’allouer des bourses d’étudiant·e·s doctorant·e·s et de poursuivre des projets de recherche en finance.
Adapté aux praticien·ne·s, il permet de répondre aux besoins importants d’expertise en finance internationale de la Chine avec un programme original et le savoir-faire du GFRI.
Le Conseil fédéral lance un nouveau programme national de recherche sur la transformation numérique
Le Conseil fédéral a mandaté le FNS pour mettre en place un nouveau programme national de recherche. Son objectif: cerner les opportunités et les risques de la numérisation pour la société et l’économie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 septembre 2018
25Sep2018
Politique des hautes écoles
Sciences : Le leadership romand manquerait de reconnaissance fédérale
Dans une tribune de la NZZ, Patrick Aebischer (ancien président de l’EPFL) plaide pour une meilleure reconnaissance de la Romandie dans le domaine académique. Il y détaille l’ascendance spectaculaire qu’a pris la région depuis les années 90, notamment l’obtention par les universités de Lausanne, de Genève et l’EPFL de plus de 30% des fonds du Fonds National suisse (FNS) ; la récolte de nombreux prix (notamment le prix Nobel) ; des écoles renommées tant dans le domaine artistique (ECAL, HEAD) que de celui du management (IMD, Ecole hôtelière).
Si le dynamisme et le leadership romands sont reconnus sur la scène internationale (tant par les investissements d’entreprises qu’avec des organisations telles que le CERN), il encourage Berne à prendre acte de ce changement, de même que le Conseil des EPF. Ce dernier devrait en effet bientôt remplacer l’un de ses membres et quelqu’un de Romandie pourrait y insuffler l’énergie de sa région.
Réaction d’antispécistes contre l’expérimentation animale à Fribourg
Que ce soit sur des rats, des oiseaux ou même des chevaux, l’expérimentation animale fait débat depuis des années. La pétition pour l’arrêt des expérimentations sur des singes à l’Université de Fribourg ayant été classée sans suite, «des militants antispécistes indépendants ont décidé de riposter». Des vitres ont été cassées et des murs tagués au Service des affaires vétérinaires de Fribourg, à son Université, et au secrétariat du Grand Conseil fribourgeois.
Pourtant, comme le souligne le téléjournal de la RTS, en une décennie, la Suisse a connu une baisse du nombre d’animaux utilisés pour l’expérimentation.
Vers une possible autonomisation de l’Agroscope
Depuis plus de dix ans déjà, l’État cherche à gérer le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole Agroscope différemment, notamment pour augmenter son efficacité. Le plan de regroupement à Posieux (FR) des douze sites décentralisés présenté en mars par le conseiller fédéral Johann Schneider-Amman n’a pas convaincu le parlement.
Une motion déposée mardi propose néanmoins une variante permettant la reconversion d’Agroscope en une institution indépendante de la Confédération et dirigée directement par le Département de l’économie, de la formation et de la recherche. Le Conseil des Etats a souscrit par 24 sur 46 voix à cette motion, dont les deux initiants·e·s (PDC et UDC) critiquent le modèle actuel, qui limiterait les négociations et répondrait insuffisamment aux besoins de la recherche agricole. Le Conseil fédéral recommande le refus de la motion pour fixer les conditions générales avant d’étudier une autonomisation de l’Agroscope.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 septembre 2018
24Sep2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Saint-Gall dévoile les activités accessoires de ses professeur·e·s
Les activités accessoires des professeur·e·s agitent l’Université de St-Gall ; un·e professeur·e sur deux en exerce en effet une. Les récents scandales impliquant des membres du corps professoral ainsi que le recteur actuel à ce propos ont amené le directeur de la formation et président du conseil des universités de St.Gall Stefan Kölliker à annoncer la semaine dernière une révision du règlement dans ce domaine.
Bien que depuis 2015, les professeur·e·s de l’alma mater doivent publier leurs activités secondaires, le soupçon reste fort, notamment depuis l’étude menée en 2009 par le Contrôle fédéral des finances affirmant que la principale raison motivant la prise en charge d’une activité secondaire par le corps professoral était l’augmentation de revenus. Si la HSG s’appuie sur la responsabilité personnelle, le journal Ostschweiz a publié une liste de tout·e·s les professeur·e·s de la HSG mentionnant leurs activités secondaires pour montrer les possibles conflits d’intérêt.
Quelle sélection pour les étudiant·e·s de l’EPFL ?
Depuis les années huitante jusqu’à nos jours, la proportion d’étudiant·e·s étranger·ère·s à l’EPFL a augmenté de 35%. Si Jacques Neyrinck, professeur honoraire à l’EPFL, se réjouit de l’internationalisation de l’école (qui s’observe tant dans les classements que par l’offre de cours anglophones ou dans le corps professoral et estudiantin), il s’interroge sur les modalités de sélection des nouveaux·elle·s étudiant·e·s. De nombreuses mesures existent en effet afin de privilégier l’accès aux les personnes suisses aux formations de l’EPFL ; Jacques Neyrinck souligne néanmoins que la rigoureuse sélection pour les étudiant·e·s venant de l’étranger entraîne un taux de réussite plus élevé chez ces dernier·ère·s. Soulignant les inégalités cantonales en terme de formation, il plaide pour un examen identique permettant aux élèves qui souhaitent entrer à l’EPFL d’avoir une connaissance réaliste de leur niveau, dont l’appartenance nationale n’est pas un bon indicateur.
Vers la facilitation de la procédure de licenciements de professeur·e·s EPF
Des politiciens de gauche et de droite aimeraient faciliter le licenciement de professeur·e·s aux écoles polytechniques. Actuellement, le règlement prévoit une commission de licenciement de six personnes, dont au moins 3 professeur·e·s. Christian Wasserfallen, Conseiller national (PLR), estime qu’actuellement, les instances se protègent mutuellement. Une motion demande donc une abrogation de la commission, pour que le Conseil des EPF puisse prendre la décision directement, sur demande du Président de l’EPF. «Cela donne à la direction de l’école la flexibilité nécessaire.» Plusieurs professeur·e·s restent sceptiques, estimant que la commission en question est une sorte de «soupape de sécurité».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 septembre 2018
21Sep2018
Politique des hautes écoles
La recherche à la peine sur la voie européenne
La participation de la Suisse à Horizon 2020, programme de recherche européen, a souffert de l’instabilité politique des années 2014 à 2016, estime Mauro Dell’Ambrogio, Secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation. «Nous constatons un rétablissement depuis 2016, mais nous avons perdu le niveau d’avant 2014.» Par ailleurs, il juge que «l’Union européenne ne sera sans doute pas prête à discuter avec nous avant d’avoir réglé la question du Brexit.»
Les diplômés romands peinent plus à trouver un travail que les alémaniques
Selon une récente étude de l’Office fédéral de la statistique, Les diplômés des universités romandes sont plus nombreux que leurs collègues en Suisse alémanique à ne pas avoir d’emploi une année après le master. A l’Université de Genève, la situation inquiète depuis quelque temps déjà. Une enquête a été lancée cet été auprès des anciens étudiants pour mieux saisir les causes, et des mesures sont prises dans l’intervalle. «Ce qu’on fait depuis plusieurs mois, c’est de favoriser les stages, explique Micheline Louis-Courvoisier, vice-rectrice de l’Université de Genève. On sait qu’un étudiant qui a fait un stage dans sa formation trouve plus facilement du travail, et ce, quelle que soit la faculté. Certaines facultés rendent donc les stages obligatoires et d’autres les incluent dans les plans d’études.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 septembre 2018
20Sep2018
Politique des hautes écoles
À Zürich, plagier sera plus risqué
Dès lors, tous les travaux de master et thèses déposés dans le dépôt de textes de l’Université de Zurich seront analysés par un nouveau logiciel de détection de plagiat. Le seul défaut du logiciel est qu’il ne détecte pas des passages plagiés traduits d’une autre langue. C’est donc aux directeurs de thèse de déceler ce type de plagiat en ayant recours à leurs connaissances en la matière.
Scandale autour d’un mandat privé du recteur de l’Université de Saint-Gall
Le Recteur de l’Université de Saint-Gall Thomas Bieger a été mis en cause par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) pour la manipulation des actions boursières de l’entreprise Jungfraubahn Holding AG, dont il préside le Conseil d’administration. Bien que le délit ne soit pas passible de sanctions, il interroge sur la compatibilité d’activités accessoires avec celles du rectorat.
La répétition de tels scandales porte atteinte à l’image de l’université et soulève des critiques sur la qualité de l’enseignement de l’éthique et l’indépendance de l’institution au vu de ses nombreux liens problématiques avec le secteur privé. Thomas Bieger n’a pour l’instant pas répondu aux questions de son implication dans le scandale mais des voix se demandent déjà comment il a pu assumer ses charges de recteur et sa position chez Jungfraubahn et proposent une réglementation pour qu’à l’avenir, une personne nommée au rectorat occupe uniquement cette fonction.
Université de Fribourg : continuation d’expérimentations sur des singes
Une pétition déposée par la Ligue Suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) visant à arrêter des expériences universitaires sur des macaques, notamment l’administration de micro-doses de cocaïne, n’a pas abouti auprès du Grand Conseil fribourgeois. Aucune irrégularité n’a été en effet constatée sur les procédures d’obtention d’autorisation, revendication principale de la LSCV.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 septembre 2018
19Sep2018
Politique des hautes écoles
Construction en hausse pour l’enseignement
Face à la hausse du nombre d’inscriptions dans les hautes écoles suisses (selon les prévisions, 2’000 inscriptions de plus par an), les collectivités investissent fortement dans la construction d’infrastructures. Selon les estimations de la RTS, près d’un demi-milliard de francs sont investis chaque année dans le parc immobilier de celles-ci. Si le domaine de la santé connaît la plus forte augmentation, tous les domaines de l’éducation sont concernés. A l’EPFL, ces infrastructures ne sont pas infiniment extensibles, signale Daniel Chouard, délégué à la formation. Pour faire face à la croissance, l’école polytechnique envisage la limitation par quota d’étudiant·e·s étranger·ère·s en et exige une moyenne plus élevée pour les étudiant·e·s français·e·s. Des cours spéciaux pour les élèves en difficulté sont prévus pour une remise à niveau mais éliminent aussi les élèves n’y étant pas parvenu en fin d’année. Si certain·e·s dénoncent les mécanismes de tri (notamment par QCM), Mr. Chouard assure qu’ils permettent de lever les ambiguïtés.
Les défis de l’attractivité des universités suisses
Les étudiant·e·s étranger·ère·s sont toujours plus nombreux·euses à s’inscrire dans les universités suisses. Si les établissements supérieurs peuvent se réjouir d’attirer les talents dans le monde, cela pose des défis, notamment au niveau politique. Des mesures d’assouplissements favorisant une préférence nationale ont été demandées par des élu·e·s de différents cantons (sur les taxes d’inscription particulièrement). La France et l’Allemagne connaissent déjà un système limitant l’accès aux hautes écoles, notamment via un numérus clausus. L’économiste de l’éducation Stefan Wolter de l’Université de Berne estime qu’«il faut faire attention que nous ne soyons pas submergés par des mauvais étudiants.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 septembre 2018
18Sep2018
Politique des hautes écoles
Financement privé et liberté de la recherche
Le financement privé représente environ 20% du budget des universités et hautes écoles spécialisées ; pour les hautes écoles pédagogiques, c’est 15% et 10% pour les écoles polytechniques. Cela n’est pas sans poser de problèmes ; à l’EPFL, deux partenariats passés avec la Fondation Gandur ont été annulés en raison du droit de regard sur la nomination du poste de professeur·e (retrait du financement en cas de désaccord sur la personne nommée). L’EPFL doit désormais rembourser une partie du financement à la fondation (2,5 millions). Si des critiques s’interrogent sur la marge laissée secteur privé, Martin Vetterli (nouveau directeur) souligne l’importance d’entretenir des interactions avec les grandes entreprises régionales tout en maintenant transparence et bonnes pratiques. Dans le contexte incertain avec l’Union Européenne, les fonds privés seraient particulièrement indispensables selon lui et il faudrait multiplier les possibilités de financements, notamment en invitant les professeur·e·s à trouver des fonds (via les fondations à but non lucratif par exemple).
Astrid Epiney craint l’exclusion de la Suisse du programme Horizon Europe
Quant aux relations de la Suisse avec l’Union Européenne, la Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney craint le pire: «Je suis pratiquement certaine que si la Suisse ne conclut pas l’accord-cadre avec l’Union européenne, nous ne serons pas associés au nouveau programme de recherche, baptisé Horizon Europe. Et je ne suis pas la seule à le penser.»
Des crédits pour des galons ?
La reconnaissance par l’octroi de crédits de la formation d’officier·ère·s et sous-officier·ère·s supérieur·e·s ne se fait pas partout en Suisse. Des cadres de l’armée plaident pour que les acquis militaires des cadres de l’armée bénéficient de crédits, notamment à l’Université de Lausanne et de Fribourg mais également dans des hautes écoles suisses où ce n’est actuellement pas le cas. D’après le lieutenant-colonel d’état-major général (EMG) Pascal Eggen, la Formation supérieure des Cadres de l’armée (FSCA) de Lucerne aurait le niveau suffisant pour obtenir des équivalences. L’économie, le droit, le management et la pédagogie seraient les principaux domaines concernés par ces demandes d’équivalence. À Lausanne, une solution individuelle pourrait être trouvée via la Validation des acquis de l’Expérience (VAE), l’Université de Fribourg attend de connaître la formation proposée par l’armée pour prendre sa décision.
Les prochains défis de l’Université de Genève d’après son Recteur Yves Flückiger
Le Recteur de l’Université de Genève (UNIGE) Yves Flückiger passera le relais en 2023 ; d’ici là, il souhaite préparer l’établissement à la transition vers le numérique. Pondérée d’après le budget, l’UNIGE se classerait 17e au classement de Shanghai. Si le classement n’est pas essentiel selon lui, il est important de se maintenir dans les 150 premières universités afin de garantir une bonne mobilité et un impact suffisant de publications pour la recherche ainsi qu’une certaine autonomie politique.
Numérique, innovation et utilité sociale seront ses trois priorités durant ce mandat, avec notamment la création d’un dicastère de l’université numérique et de l’innovation au programme. Afin de consolider le lien entre recherche et enseignement, Yves Flückiger souligne l’importance des Massive Online Open Research (MOOR), qu’il entend développer. Derniers enjeux ; harcèlement avec le bilan des instruments mis en place, contre le harcèlement fin septembre et urbanisme avec les projets d’élargissement du campus à proximité d’entreprises.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 septembre 2018
14Sep2018
Politique des hautes écoles
À Zürich, les étudiant·e·s protestent digitalement
Un petit groupe d’étudiant·e·s est parvenu à mobiliser le campus zurichois peu politisé sur la question de la « bibliothèque du futur ». Il fait deux principales réclamations ; premièrement, l’opposition au projet de « bibliothèque du futur » visant à rassembler les 39 bibliothèques actuelles spécialisées par domaine sur une seule. Secondement, il dénonce les sondages universitaires dont la faiblesse de participation ne reflète pas les revendications étudiantes.
Le groupe a lancé son propre sondage sur le sujet, qui a enregistré une participation record ; plutôt que de manifester, c’est par des sondages qu’il entend donner plus de poids aux voix étudiantes dans les processus décisionnels académiques. Ces sondages montrent que les places dans les bibliothèque ou la numérisation des livres figurent en tête des préoccupations étudiantes, ainsi que le libre-accès aux ouvrages et des bibliothèques propres aux bâtiments d’études.
Pourtant, des étudiant·e·s critiquent les méthodes ces « activistes » qui ne cherchent pas à négocier dans les structures officielles prévues par l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2018
13Sep2018
Politique des hautes écoles
Former à la digitalisation, un enjeu-clé pour les Hautes Ecoles
La Haute Ecole de Lucerne (HSLU) est la plus importante de Suisse centrale dans la formation aux professions du secteur tertiaire. Markus Hodel, le recteur, annonce pour la rentrée trois nouvelles filières liées à la digitalisation. Le phénomène de digitalisation est transversal et concerne des domaines très différents ; selon Mr. Hodel, il est donc essentiel d’offrir des formations globales dans ce domaine pour préparer les étudiant·e·s aux enjeux de demain.
Il souhaite développer la Haute Ecole comme pionnière de la digitalisation dans la région, tant au niveau des formations que de la recherche, ainsi qu’encourager le travail commun avec des PME. Attirer des étudiant·e·s qualifié·e·s en informatique a été un objectif de la HSLU dès 2016, avec la création d’un département informatique. Mr. Hodel se félicite de cette décision et de la hausse des effectifs de la Haute Ecole, le confortant dans l’offre de formations transversales, mixant digitalisation et spécialisation professionnelle.
Berne : à quand la création d’une chaire sur le cannabis ?
Etant donné le potentiel des propriétés médicinales du chanvre, un groupe de politicien·ne·s interpartisan du canton de Berne a interpellé le Grand Conseil pour la création d’une chaire à l’Université de Berne consacrée à l’étude cette plante. Ce serait l’occasion de positionner cette dernière comme pionnière en Suisse comme à l’international sur cette question, ainsi que de renforcer la faculté de médecine de l’Université.
Le financement d’une telle chaire reste cependant incertain et il est peu probable que l’Université de Berne puisse la prendre entièrement en charge, malgré l’intérêt manifesté par la direction d’après les initiant·e·s. Une aide du canton, voire de la Confédération ou des partenariats public/privé sont envisagés par le groupe comme des possibilités.
Le gouvernement cantonal devrait prendre position dans les six prochains mois sur la proposition du groupe parlementaire alors que le Grand Conseil ne devrait la traiter au plus tôt qu’à partir de juin 2019.
Bourses d’études : le Valais s’aligne sur le concordat intercantonal
Le Grand Conseil du Valais a demandé au gouvernement cantonal de préparer une loi d’adhésion au concordat intercantonal dans le domaine des bourses d’études.
Ce dernier réunit 19 cantons suisses (dont tous ceux romands, à l’exception du Valais jusqu’à lors) et vise à instaurer certains standards minimaux (critères d’obtention et durée d’attribution de la bourse) tout en laissant aux cantons l’autonomie de l’attribution des bourses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2018
12Sep2018
Politique des hautes écoles
Berne : en médecine, record d’étudiant·e·s dans les classes mais à l’hôpital, les cheffes de service sont toujours rares
L’Université de Berne n’aura jamais accueilli autant d’étudiant·e·s pour une rentrée ; ses effectifs devraient s’élever au total à 2’000 en 2024. Elle se profile dans le futur comme l’université décernant le plus de diplômes de médecine en Suisse.
Pourtant, bien que depuis quinze ans l’on compte plus d’étudiantes que d’étudiants, les femmes sont toujours plus rares à mesure qu’on s’élève dans la hiérarchie. Cela s’expliquerait par plusieurs facteurs, notamment la crainte de ne pas avoir la possibilité d’une vie familiale face à l’engagement escompté lors de l’embauche en l’hôpital.
Bien que la question concerne aussi les hommes, une chirurgienne témoigne très bien parvenir à concilier sa vie privée avec son poste de cadre lorsque les conditions sont favorables, notamment au niveau de l’équipe de travail et de la hiérarchie. Cette dernière devrait apporter plus de visibilité aux femmes à tous les niveaux et les aider à créer un réseau (mentorats, par exemple).
Les universités du monde entier réunies à Genève
À l’occasion du 30e congrès de l’Association européenne pour les études internationales (EAIE) – auquel 85 universités de différents pays prennent part – Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, se félicite d’avoir obtenu l’organisation de ce rendez-vous qui permet de montrer l’esprit d’ouverture académique en Suisse. Le vote du 9 février ayant engendré un travail « de titan » par la réintroduction d’accords bilatéraux, il lui semble essentiel de manifester la présence des universités helvétiques tant au niveau de la mobilité estudiantine que de la recherche européenne.
Il s’agit par ailleurs pour lui de valoriser ce que les universités apportent à la société en termes de compétences et d’expertise, mais aussi de formations professionnelles avec les Hautes Ecoles. Compte tenu de l’excellence de la place académique suisse, de plus en plus d’universités étrangères sont intéressées par des partenariats avec celles helvétiques ; Mr. Flückiger souligne le souhait des premières à voir la Suisse pouvoir réintégrer Erasmus +.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 septembre 2018
11Sep2018
Politique des hautes écoles
Attaqué de toutes parts, le cursus de mise à niveau de l’EPFL vacille
Depuis deux ang tous les étudiants de première année de l’EPFL qui n’ont pas obtenu 3,5 de moyenne dans les branches principales de leur discipline à la fin du premier semestre sont stoppés net. Pour avoir le droit de refaire leur année, ils doivent passer par un semestre de mise à niveau (MAN). Le cursus ne fait pas de cadeau car, en cas d’échec, c’est l’exclusion pure et simple de l’EPFL
Un ancien étudiant a fait recours, estimant qu’il n’y a pas de base légale pour ce «numérus clausus qui ne dit pas son nom». Après examen, la Commission des recours a donnée raison à l’étudiant, une décision contre laquelle l’EPFL a recou au Tribunal administratif fédéral. En attendant le verdict, le cours de mise à niveau est maintenu.
Étudiant·e·s et professeur·e·s peuvent-ils matcher sur Tinder ?
À l’Université de Fribourg, la prise de contact via Tinder d’un chargé de cours avec une étudiante a déclenché une polémique sur le sexisme à l’université. Bien que l’étudiante ait signalé à son enseignant faire partie de sa classe, ce dernier lui a proposé de poursuivre l’échange. Elle a néanmoins mis rapidement fin à la conversation puis raconté l’épisode à une amie, laquelle a publié un article interrogeant l’attribution de bonnes notes en fonction de l’apparence physique.
L’article a suscité de vives réactions, dont celle d’un professeur de droit de la même université, d’après lequel un traitement spécial appliqué aux étudiantes ne respecterait pas l’égalité entre personnes. Selon lui, le fait d’avoir accepté l’invitation du chargé de cours rendrait l’étudiante complice, et non victime de la situation. Jusqu’où s’exercent les rapports de pouvoir académique et quel rôle doit jouer l’Université dans la prévention des abus, la question continue de diviser.
Johann Schneider-Ammann en Chine pour sceller la coopération scientifique
Quand la banque investit le monde académique
La Haute Ecole de Gestion (HEG) accueillera demain pour six à huit mois un concept space. Cet espace de travail entièrement aménagé par UBS est destiné à recevoir les étudiant·e·s désirant développer des projets. UBS avait déjà fait l’expérience de ce système l’année dernière à la Haute Ecole spécialisée de Winterthour et projette de développer ce type de partenariats.
Afin d’attirer les diplômé·e·s, la banque lance également l’Innovation Challenge ; ce concours récompense les gagnant·e·s pour un projet start-up avec à la clé un soutien de plusieurs milliers de francs. La HEG est coutumière des partenariats avec le secteur privé et avait déjà collaboré avec plusieurs grandes entreprises auparavant. Elle y voit une possibilité d’offrir un plus à ses étudiant·e·s mais se défend de servir de plate-forme publicitaire. Si elle rappelle que les directives de l’université garantissent son indépendance financière, la valeur du partenariat n’a cependant pas été communiquée.
Entre scientifiques et maisons d’éditions, le mur
Face à la hausse des tarifs des publications scientifiques, les plate-formes d’Open Acces séduisent toujours plus. Un « marché noir » d’articles scientifiques s’est d’ailleurs développé, notamment via la plate-forme « Sci-Hub ». En Suisse, il n’est toutefois pas illégal de télécharger sur Sci-Hub, comme le souligne Jean-Blaise Claivaz, coordinateur Open Access à l’Université de Genève – qui paie plus de 4,5 millions par an pour les ressources électroniques.
Si celle-ci ne fait pas la transition vers Sci-Hub, elle recherche cependant activement des solutions alternatives pour éviter les paywalls (obligation de payer). Elle a notamment intégré à son système de recherche d’articles scientifiques l’outil Unpaywall, qui permet d’interroger les archives numériques ouvertes des bibliothèques à la manière d’un moteur de recherche.
D’après Mr. Claivaz, cette initiative aurait augmenté l’accès à la littérature scientifique en sciences de la vie d’environ 25%. Pour l’instant, Sci-Hub présente nonobstant toujours l’accès le plus facile à l’ensemble de la littérature scientifique.
L’Unil dans les médias
L’UNIL franchit le cap des 15’000 étudiants
Les effectifs de l’Université de Lausanne (UNIL) poursuivent leur croissance. L’institution s’attend à accueillir quelque 15’300 étudiants en septembre, un chiffre en hausse de plus de 2%. En dix ans, les effectifs ont augmenté d’un tiers.
Revue de presse UNIL 11 septembre 2018
10Sep2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 septembre 2018
7Sep2018
Politique des hautes écoles
Construction d’une première antenne de l’EPFZ à Bâle
L’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a posé la première pierre pour un Campus Biotech à Bâle, à proximité de l’Université de Bâle et de l’hôpital universitaire. Les deux hautes écoles coopèrent déjà sur des thématiques telles que la médecine personnalisée et la formation en médecine dentaire. Le Président de l’EPFZ Lino Guzzella est convaincu que cette collaboration sera renforcée. Actuellement, il y a déjà 300 collaborateurs·rices de l’EPFZ à Bâle.
Les mesures pour encourager la médecine généraliste ne suffiraient pas
Face à la pénurie de médecins généralistes, les universités ont pris des mesures pour inciter les étudiant·e·s à choisir cette voie. Or, ces efforts seraient « insuffisantes». L’article présente et compare les mesures prises dans les différentes universités.
«Les HES brillent mais ratent leur cible»
Les hautes écoles spécialisées de veulent démocratiser l’accès au degré tertiaire. Or, le public issu de la voie professionnelle reste faible (à 30 %) à Genève. Le Directeur général des HES-SO Genève François Abbé-Decarroux s’en explique et revient sur les défis à venir.
L’Unil dans les médias
L’UNIL compte parmi les meilleurs employeurs de Suisse (2018)
Selon une récente étude qui se base sur une compilation de divers sondages, l’Université de Lausanne a été classée comme le 11ème meilleur employeur de Suisse.
Revue de presse UNIL 7 septembre 2018
6Sep2018
Politique des hautes écoles
Où les étudiant·e·s pourront se former à une pensée critique ?
L’histoire des universités est longue ; elle aurait vécu ses deux plus grandes transformations suite aux réformes suivantes ; l’introduction du modèle de gestion économique issu du « New Public Management » et l’imposition du système de Bologne. D’après Thomas Bieger, professeur de gestion d’entreprise à l’Université de Staint-Gall, la pression à la concurrence entre universités encourage cependant celles-ci à se démarquer par la plus-value qu’apporte une formation à une pensée critique. Dans un monde où l’intelligence artificielle prend toujours plus d’importance, la créativité serait la clé et favoriser les apprentissages hybrides avec le numérique permettrait aux universités de jouer leur rôle précurseur.
Markus Zürcher, secrétaire de l’Académie suisse des sciences, est moins optimiste et insiste sur le fait que la dépendance aux financements favorise le développement de savoirs « opérationnels ». La subordination aux critères de rentabilité mettrait en danger le sens de l’activité scientifique en la jugeant toujours à l’aune de l’impératif de productivité.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2018
5Sep2018
Politique des hautes écoles
Construction d’un centre d’apprentissage à Berne
L’Université de Berne formera dès ce semestre 100 étudiant·e·s de plus en médecine que l’année dernière. Cependant, l’université touche ses limites en termes de places dans les auditoires. La faculté ne compte cependant pas renoncer à des cours en petits groupes, fortement orientés vers la pratique, une particularité de la formation de médecins à Berne. Les coûts engendrés par la hausse de personnel devraient être compensés par la hausse des inscriptions et une gestion plus efficiente de la faculté. Par ailleurs, le Grand Conseil de Berne accorde un crédit de 2,4 millions de CHF qui serviront notamment à la construction d’un centre d’apprentissage de 500m2, ouvert 365 jours/an, aux étudiant·e·s.
Open Access: L’évaluation des scientifiques sans avoir recours au facteur d’impact
Robert-Jan Smits de la Commission européenne espère encourager un changement dans le système de publications scientifiques en direction de l’Open Access avec son « Plan S », auquel adhèrent onze organismes de financements scientifiques nationaux. Il estime que les hautes écoles ont leur rôle à jouer dans ce changement culturel. « Les universités […] sont obsédées par le facteur d’impact pour récompenser et recruter des chercheur·euse·s […]. La question devrait être «qu’est-ce qui a été publié ?» plutôt que «où cela a-t-il été publié?». Les scientifiques devraient être évalué·e·s sur d’autres critères tels que la qualité de l’enseignement, leur travail pour l’économie locale, les connaissances transmises à l’industrie et leur activité de communication scientifique ».
Pourquoi y a-t-il si peu de chercheuses en économie ?
Le Professeur d’économie Ernst Fehr de l’Université de Zürich a obtenu la première place du classement des économistes les plus influents en Suisse, établi de la NZZ. Il donne les raisons qui selon lui sont à l’origine du manque de professeures en économie. Une seule femme figure en effet dans ce classement ; d’après lui, cela s’explique notamment par le fait que moins de femmes font le doctorat et que la demande internationale de professeures est très élevée par rapport aux effectifs actuels. Cependant, il semblerait que les chercheuses en économie ne manquent pas mais qu’elles sont souvent ignorées.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 septembre 2018
4Sep2018
Politique des hautes écoles
Large soutien au Plan S pour le libre accès à la publication scientifique
La Ligue européenne des universités de recherche (LERU) juge le «plan S», développé par une coalition de 11 fonds de recherche nationaux et Robert-Jan Smiths (envoyé spécial de la commission européenne au libre accès) comme une étape majeure et ambitieuse au libre-accès.
Le plan prévoit que toutes les publications issues de fonds publics doivent être publiés en Open Access (OA) à partir du 1er janvier 2020. Il prescrit également la conservation des droits d’auteurs des chercheur·euse·s, le plafonnement des frais de publication et l’interdiction de paiement hybride de coûts de publication via des fonds publics. L’implémentation du plan S est cruciale d’après LERU, notamment le montant de plafonnement des frais de publication et les mesures facilitant la transition vers l’Open Access. LERU appelle à une action immédiate des universités pour mettre ce plan en place aussi largement que possible.
Par ailleurs, Le FNS soutient ce plan, «mais ne pouvons pas encore le signer à l’heure actuelle», indique Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du FNS. En effet, le FNS a lancé au printemps 2018 sa politique Open Access 2020 par laquelle il poursuit les mêmes objectifs que la Commission européenne et Science Europe, à savoir le libre accès à toutes les publications à partir de 2020. A la différence du Plan S, la politique OA du FNS permet une première publication dans une revue payante puis un dépôt ultérieur sur une plate-forme OA.
Résistances au Plan S – la fin d’un modèle d’affaires de publication scientifique?
Onze organisations nationales d’encouragement de la recherche en Europe ont décidé d’adhérer à l’initiative Plan S qui impose aux scientifiques de publier leurs résultats de recherche directement en libre accès. Il empêcherait les chercheurs·euses à publier dans 85% des journaux, y inclus des titres influents comme Nature et Science.
La porte-parole de la maison d’édition AAAS estime que l’implémentation du Plan S risque de perturber la communication scientifique, rendrait un mauvais service aux cherchercheurs·euses et empiéterait sur la liberté académique. Par ailleurs, cela serait «insoutenable» pour des journaux comme Science.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 septembre 2018
3Sep2018
Politique des hautes écoles
L’EPFZ accusée de mener des recherches risquées au Nigeria
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) profiterait d’une législation plus laxiste en Afrique pour mener une expérience de dissémination d’OGM jugée dangereuse par plusieurs ONG suisses et nigérianes. « Il faut s’assurer que les mêmes normes soient appliquées en Suisse comme à l’étranger », estime Céline Kohlprath, responsable de la politique de développement et médias pour Swissaid. Du côté de la haute école, on assure que « les risques sont très limités. […] Nous respectons les normes internationales.
Formation d’aumôniers musulmans
«Le Centre suisse islam et société (CSIS) de l’Université de Fribourg, en coopération avec le canton de Zurich et l’association faîtière des organisations musulmanes zurichoises, lance dès aujourd’hui une formation continue intitulée «Aumônerie et accompagnement dans un contexte interreligieux». Le but de cette formation est de répondre au besoin en aumôniers musulmans dans le canton de Zurich. […] Les futurs aumôniers musulmans effectueront leur stage dans des institutions publiques, telles que des hôpitaux. Le stage est organisé conjointement par les deux Églises régionales [catholique et protestante].»
L’Unil dans les médias
Le chantier du Vortex prend forme
Le bâtiment Vortex accueillera dès janvier 2020 ses premiers locataires, environ 1700 participants aux Jeux olympiques de la Jeunesse. En ce moment, il n’y a aucun dépassement de budget, et les travaux ont même quelques semaines d’avance sur le calendrier.
Revue de presse UNIL 3 septembre 2018
31Août2018
Politique des hautes écoles
Développement des sciences économiques après la crise financière
Les sciences économiques étaient cible de nombreuses critiques faute d’avoir prédit la crise financière il y a dix ans. Depuis, elle serait devenue plus pluraliste du point de vue du contenu et de méthodologie. L’économie comportementale est en plein boom et les méthodes prennent alors également en compte le secteur financier, l’ancien «angle mort» en économie. L’auteur de l’article estime qu’un des grands problèmes pour la crédibilité de ce domaine serait que les universités essayent de «commercialiser» leurs chercheurs·euses pour gagner en visibilité. Ceci aurait comme conséquence que ce domaine soit perçu comme «industrie du divertissement», qui encourage des spéculations et prévisions infondées. Plus de modestie et d’interdisciplinarité seraient alors à encourager.
Des chercheurs·euses pourraient quitter l’Europe s’il n’y a pas d’accord européen sur le budget avant mai 2019
Le Commissaire européen pour le budget Günther Oettinger rappelle l’importance de réussir un accord sur le budget pour Horizon Europe avant les prochaines élections parlementaires européennes en mai 2019. Cette date limite semble difficile, et la probabilité de succès serait de 50%. Manque d’accord, les négociations seront probablement mises de côté jusqu’en 2020. Cette insécurité pourrait être néfaste à l’attractivité d’Europe pour les chercheur·euse·s. Par ailleurs, Günther Oettinger est optimiste quant au Brexit: «We are, for the moment, optimistic that the Brits – whatever are the developments between now and 2019 – are willing to fulfil their obligations. No reason to develop a Plan B.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 août 2018
30Août2018
Politique des hautes écoles
Université 4.0: le modèle «blended learning»
Thomas Bieger, Recteur de l’Université de Saint-Gall et Président de la chambre des hautes écoles universitaires de swissuniversities, s’oppose au modèle d’études à distance. («Fernstudienmodell»). Par ailleurs, il estime que dans un pays ou les salaires sont hauts, les universités devraient fournir une valeur ajoutée. A part des connaissances, méthodes et théories, ainsi qu’une pensée critique, elles devraient permettre l’apprentissage de compétences sociales d’interaction, la pensée créative et les capacités de développement et de résolution des problèmes. Il serait donc essentiel de créer une valeur ajoutée à travers des interactions personnelles. En outre, l’apprentissage hybride («Blended Learning») permettraient de consacrer le temps de présence en salle pour développer la pensée critique et les débats. Il faudrait également des lieux dans lesquels les étudiant·e·s, seul·e·s ou groupe, puissent apprendre avec des chercheur·euse·s la pratique, à l’image du «Learning-Center» de l’Université de Saint-Gall.
L’école SUMAS enseigne aux managers la durabilité
La Sustainability Management School (SUMAS), une école privée, s’est agrandie en 2017 à Gland et enseigne la gestion de développement dans ses formations (Bachelor, Master, MBA et bientôt doctorat). Elle propose également un master en tourisme durable et a implanté des antennes dans une dizaine de pays, dans lesquels elle a conclu des partenariats avec des universités. Selon sa Directrice Ivana Modena, «nous enseignons à nos étudiants comment intégrer le développement durable au sein même des modèles d’affaires. Soit à appréhender les décisions managériales non plus seulement sous l’angle des seuls profits et croissance, mais également en prenant en compte les conséquences sur l’environnement et les êtres humains.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2018
29Août2018
Politique des hautes écoles
Plaidoyer pour une formation doctorale en HES
Fariba Moghaddam, Professeure à l’Institut en systèmes industriels à la HES-SO Valais, plaide pour une formation autonome de doctorant·e·s, dans l’optique de «résoudre ce problème de la relève scientifique des HES grâce à une offre de formation orientée vers la pratique, tout en évitant une académisation des HES, et compte tenu de leur mandat d’offrir un enseignement orienté vers la pratique». En effet, elle dénonce le fait qu’avec un Master HES, il ne soit «pratiquement pas possible» d’effectuer un doctorat dans les universités et que les HES engagent des professeur·e·s titulaires d’un doctorat universitaire la plupart du temps. Enfin, elle pose la question si les HES sont prêtes pour répondre aux exigences d’un programme doctoral autonome, en sachant que les Masters HES n’existent que depuis une dizaine d’années.
Sur la gestion de cas d’harcèlement à l’EPFZ
Dans les 163 années d’histoire de l’EPFZ, aucun·e professeur·e n’a jamais été destitué·e. Face aux récents cas de harcèlement de doctorant·e·s dans l’institution, le vice-recteur pour le doctorat Antonio Togni est interviewé sur la politique de l’EPFZ. Ce dernier estime que partout dans les recherches à haut niveau, la dépendance des doctorant·e·s à leur directeurs·trices de thèse est énorme. «Si ceux-ci se comportent moralement de façon inacceptables, les doctorants sont démunis [face à des professeurs très puissants], […] malgré des mécanismes de contrôle et points de contact en place». Il estime par ailleurs que des plaintes qui semblent anodines, comme ceux sur le travail le week-end, peuvent cacher d’autres problèmes plus sérieux. «Nous ne pouvons pas nous permettre de banaliser les choses».