L’article de Bilanz présente le nouveau Président de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), en nommant, entre autres, ses «camarades de combat» («Mitstreiter»), «adversaires» et son réseau lié aux parcs d’innovations suisses. Un adversaire en Suisse serait Albert Rösti (UDC), qui s’engage contre la libre circulation des personnes, ce qui met en danger la participation suisse aux programmes de recherche. Parmi ses camarades de combat compteraient Martin Vetterli (EPFL), Peter Grünenfelder (Avenir Suisse), Hans Hess (Swissmem), Johann Schneider-Ammann et Guy Parmelin (membres d’une commission de la Fondation Marcel Benoist).
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29Jan2019
28Jan2019
Politique des hautes écoles
Position de l’UDC sur la politique fédérale de l’éducation de la recherche
Pour la première fois en Suisse, le Département fédéral des finances et celui de l’économie sont dirigés par deux Conseillers fédéraux UDC. Une partie de la gauche a exprimé ses préoccupations de voir une logique de parti l’emporter sur celle collégiale au Conseil fédéral, notamment avec les trois Conseillers nationaux UDC à la Commission de l’économie et de redevance, Thomas Matter (ZH), Thomas Aeschi (ZG) et Magdalena Martullo-Blocher (ZH), lesquels définiraient les positions du parti en matière économique.
L’UDC a par ailleurs montré une ligne claire concernant la formation, Thomas Aeschi ayant affirmé que l’augmentation des dépenses dans le domaine de l’éducation devait être «freiné». Quant au programme de relève académique «Horizon 2020», Thomas Matter espère que Guy Parmelin [Conseiller fédéral au Département de l’économie, de la formation et de la recherche] se montrera «moins obsessif» que son prédécesseur, qui aurait éxagéré («hochstilisiert») l’importance de ce programme.
Des nouveaux cours pour les doctorant-e-s de l’EPFZ
En réaction aux cas de mobbying à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), la haute école a introduit deux journées de cours obligatoires destinés aux futurs doctorant-e-s détaillant leurs droits et obligations. Par ailleurs, ils et elles auront le droit de rédiger et défendre leur plan de recherche pendant la première année. De plus, il y aura des cours obligatoires en gestion du personnel pour les professeur-e-s.
Critiques contre la création d’une faculté de pharmacie à l’Université de Bâle
L’Université de Bâle souhaite créer une faculté dédiée aux sciences pharmacologiques pour rendre plus visible cette discipline. Celle-ci serait majoritairement financée par des fonds tiers. Quelques politicien-ne-s socialistes s’inquiètent pour l’indépendance de la recherche et ont des questions quant aux coûts liés à la création d’une faculté pendant cette période budgétaire serrée à Bâle.
Un jugement du tribunal oblige l’Université de Saint-Gall à être plus transparente sur le prix des revues scientifiques
Christian Gutknecht, activiste pour l’Open Access, avait adressé en 2014 une demande à l’Université de Saint-Gall (HSG) pour connaître le montant que cette dernière payait aux maisons d’édition scientifique pour l’accès aux revues. La bibliothèque de la HSG ayant refusé de communiquer à ce sujet, Christian Gutknecht l’a attaquée en justice, avec succès. La HSG devra donner l’accès à ces informations, conformément à la loi sur la transparence. Par ailleurs, le jugement s’appliquera rétroactivement et peut également concerner d’autres hautes écoles.
«Le village isolé ne fonctionne qu’avec une potion magique.»
Dans un interview, le Président de l’EPFL Martin Vetterli se prononce pour une ouverture vers l’Europe. L’isolement aurait un impact négatif sur la place de la recherche. Quant à la question de start-ups en Suisse, il estime qu’il y a non seulement un manque de capital risque, mais également d’un plus grand nombre de concepteurs de produits qui indiquent aux chercheurs comment transformer leur invention en un produit commercialisable. Sur la question comment préparer le pays à la transformation numérique, il préconise la formation continue et la reconversion professionnelle. Le Singapour aurait notamment introduit une nouvelle assurance sociale, parallèle à la caisse de chômage, qui finance la reconversion. «L’inaction n’est pas la bonne réponse, si la Suisse souhaite assurer sa prospérité.»
L’Unil dans les médias
Les universités suisses veulent limiter l’usage de l’avion
L’Université de Bâle a récemment prohibé l’usage de l’avion pour les voyages universitaires inférieurs à 1000 km. A Lausanne, d’autres mesures sont mises en place pour faire baisser l’empreinte carbone. Pour rendre le train plus attractif économiquement, l’UNIL envisage en outre un portail réunissant toutes les entités de l’université afin de négocier des rabais sur la commande de billets. L’EPFL a quant à elle mené une étude dont les résultats montrent qu’un tiers de ses émissions carbone proviennent des voyages en avion ; si l’école cherche à développer les échanges par vidéoconférences, elle conduit également d’autres études pour déterminer la relation entre voyages en avion et performance académique.
Revue de presse UNIL 28 janvier 2019
25Jan2019
Politique des hautes écoles
Le risque d’être exclu du programme européen de recherche Horizon Europe
Selon une source de la Commission [européenne], la Suisse a tout intérêt à conserver un accès complet au programme Horizon Europe, en raison de ses prouesses en matière de recherche, de sa géographie et de sa longue tradition de coopération avec l’UE. Dans ces conditions, des analystes estiment que les chances que l’UE exclue la Suisse de toute partie du programme sont faibles.
Si l’UE a envie de faire jouer ses muscles dans ses relations avec la Suisse, elle se battra pour le commerce ou l’accès au marché de l’UE pour les négociants en actions suisses, a déclaré Cenni Najy, du Forum suisse pour la politique étrangère Foraus. «En outre, je pense que la Commission a maintenant reconnu que cibler une population qui est largement pro-UE n’est pas une idée brillante», a-t-il déclaré.
Croissance d’UniDistance
UniDistance, la seule université en ligne de Suisse reconnue par la Confédération depuis 2004 connaît un nombre croissant d’inscrit-e-s. Depuis sa reconnaissance officielle, les étudiants sont passés de 550 à 1719 et chaque année, ils augmentent en moyenne de 10%. Un succès qui reflète les parcours professionnels de moins en moins linéaires.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2019
24Jan2019
Politique des hautes écoles
À Bâle, une initiative pour donner des droits fondamentaux aux primates est jugée recevable
En janvier 2018, le Parlement de Bâle-Ville avait jugée irrecevable l’initiative populaire pour l’inscription des droits fondamentaux des primates dans la constitution cantonale, estimant qu’accorder ces droits à des êtres non humains contredisait le droit fédéral. Les initiant·e·s avaient alors fait recours au Tribunal administratif de Bâle-ville, lequel leur a donné raison le 15 janvier dernier. Les bâlois se prononceront donc finalement sur cette initiative, qui vise à combler des lacunes de la loi suisse sur la protection des animaux; selon les initiant·e·s, la législation actuelle permettrait d’effectuer sur des primates des expérimentations provoquant d’«atroces souffrances». La droite s’oppose au texte en raison de ses conséquences pour le pôle des sciences de la vie.
L’Université de Bâle bannira les voyages universitaires inférieurs à 1000 km
Afin de limiter son empreinte carbone, l’Université de Bâle proscrira les trajets en avion pour les voyages universitaires dont la distance n’excède pas 1000 km. La mesure, proposée par un petit groupe d’étudiant·e·s, ne concernera que les sorties organisées par l’université pour les étudiant·e·s mais pas les déplacements professionnels des chercheur·euse·s. Les modalités d’application restent néanmoins à définir, notamment si le vol en avion est moins cher que le train. Une forme de subvention pourrait alors être envisagée pour que le coût final du transport ne soit pas plus élevé pour les étudiant·e·s. Si l’Université de Bâle est pour l’instant la seule de Suisse à avoir pris une mesure contraignante, la plupart des autres universités et hautes écoles étudient actuellement de près la question de la réduction de leur empreinte carbone.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2019
23Jan2019
Politique des hautes écoles
Implication des milieux académiques dans la révision du droit d’auteur
La révision de la loi sur le droit d’auteur (LDA), actuellement en discussion à la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) du Conseil des États, mobilise les milieux académiques. Ceux-ci revendiquent une nouvelle disposition législative, le droit de publication secondaire. Ceci permettrait aux auteur·e·s de travaux de recherche de les publier une seconde fois en libre accès, sans devoir s’acquitter de droits importants auprès de la maison d’édition. Si Angelika Kalt, Directrice du Fond national suisse (FNS), déclare que l’absence d’une telle disposition est en contradiction avec la stratégie d’«Open Access» de la Confédération, les maisons d’édition craignent de perdre des ressources financières. En réponse, swissuniversities a proposé de fixer un délai législatif avant l’autorisation d’une seconde publication. La a CSEC se prononcera le 12 février.
La directrice de la HES de Suisse occidentale affirme l’importance des réseaux européens
La Rectrice de la Haute École spécialisée (HES) de Suisse occidentale, Luciana Vaccaro, explique l’importance pour les HES d’être en lien avec les réseaux européens et s’interroge sur l’avenir de la formation et de la recherche helvétiques suite aux discussions sur l’accord-cadre avec l’Union européenne. Soulignant les difficultés que l’établissement a connues après le vote en 2014 sur l’initiative UDC «contre l’immigration de masse», elle affirme craindre «une lassitude de nos interlocuteurs [européens]» dans les négociations.
Détaillant l’implication de la HES «dans 24 projets européens [de recherche] depuis 2014, pour une somme de 11 millions de francs», Luciana Vaccaro déclare : «perdre cette ouverture, cette respiration, reviendrait à faire moins bien notre travail». Par ailleurs, les échanges estudiantins représentent également une ressource importante pour l’école, «la HES-SO [étant] la haute école de Suisse qui fait le plus grand usage d’Erasmus+, en nombre d’étudiants qui partent».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2019
22Jan2019
Politique des hautes écoles
Les sciences économiques, un milieu particulièrement hostile pour les femmes ?
Une seule femme figure dans le «classement d’économistes les plus influents de Suisse 2018» de la Neue Zürcher Zeitung. La Professeure d’économie à l’Université de Saint-Gall Monika Bütler explique: «il y a des préjugés implicites à l’encontre des femmes expertes» et les critiques se porteraient davantage sur elles et seraient plus personnelles. Contrairement aux sciences de la nature ou de l’ingénierie, où la proportion de femmes est en augmentation, celle en sciences économiques est restée inchangée depuis les vingt dernières années. Par ailleurs, les femmes économistes en Suisse gagnent significativement moins d’argent que leurs collègues masculins.
La question du financement des études pour les parents retraités
Les Suisses ont des enfants de plus en plus tard et toujours davantage de parents d’étudiant·e·s sont à la retraite. Ceci s’ajoute à la tendance à l’allongement de la durée des études supérieures, ce qui pèse sur le financement des frais de scolarité de formation tertiaire des enfants. Selon Anne-Pascale Collaud, responsable du service de consultation et d’accompagnement social chez Caritas Fribourg, la situation «devient réellement problématique» lorsque cet enfant atteint 25 ans. À ce moment-là, les prestations complémentaires touchées pour financer la formation de l’enfant tombent, perte à laquelle s’ajoute la fin des déductions fiscales pour enfant à charge suivant des études.
L’Unil dans les médias
Un examen fait l’objet d’une enquête à la Faculté des hautes études commerciales de l’UNIL
Un examen à la HEC Lausanne du vendredi 18 janvier 2019 contenait les mêmes questions d’un examen en 2017. Les quelque 140 étudiant-e-s concerné-e-s ne recevront pas leur note avant la fin d’une enquête interne.
Revue de presse UNIL 22 janvier 2019
21Jan2019
Politique des hautes écoles
Les activités accessoires des professeur·e·s, une chance pour les universités ?
L’exercice d’activités accessoires par des professeur·e·s de l’Université de Saint-Gall (HSG) a fait l’objet d’une importante attention médiatique, en raison de liens d’intérêts jugés problématiques. Cependant, de nombreuses universités et hautes écoles soulignent l’avantage que représente l’exercice d’activités accessoires pour créer des liens avec la société. Selon swissuniversities, la possibilité pour les enseignant·e·s-chercheur·euse·s d’exercer une activité accessoire représente «une valeur ajoutée significative pour l’institut universitaire concernée».
Suite au rapport de la Commission de Contrôle fédéral des finances, estimant les risques liés aux activités secondaires sous-estimés, swissuniversities a émis en 2016 de nouvelles recommandations et nombre d’universités helvétiques ont adapté leurs règlements. Cependant, il y a de fortes disparités quant à la gestion de l’information (accès public, proportion et nature des activités accessoires). Le mode de rémunération et le versement d’une partie des gains à l’établissement varie également beaucoup.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2019
18Jan2019
Politique des hautes écoles
Changements de gouvernance à l’Université de Saint-Gall
Mercredi (16.01.2019), le Conseil de l’Université de Saint-Gall (HSG) a déposé une plainte pénale contre le Professeur Peter Sester, accusé d’irrégularités dans ses relevés de dépenses. Par ailleurs, l’université l’a relevé de toutes ses autres fonctions avec effet immédiat. Deux autres conférenciers-ières qui ne sont pas nommés font l’objet d’une procédure disciplinaire dans la même affaire. Cette affaire fait partie d’une série d’autres incidents et a soulevé des questions sur l’indépendance de l’enseignement et de la recherche. La HSG a pris de mesures, par exemple en interdisant des mandats secondaires au rectorat. Ce règlement est quasi unique en Suisse. De plus, une nouvelle base de données des activités accessoires des professeur-e-s sera librement accessible. Seules les universités de Zurich, Berne et Bâle rendent les activités accessoires publiques.
La Suisse négligerait ses vastes collections de sciences naturelles
Elles concilient bébé et études à l’Université
Deux étudiantes fribourgeoises témoignent comment elles parviennent à allier études avec leur rôle de jeune maman. Pour elles, ce qui manquerait à l’université pour les jeunes parents, ce ne sont pas des salles d’allaitement ou d’autres infrastructures, mais des renseignements officiels et regroupés quant aux possibilités qui existent, notamment le fait de partager avec d’autres étudiants dans le même cas serait aussi apprécié. «Des réponses officielles permettraient de gagner beaucoup de temps. L’avantage d’un groupe de parents serait de montrer qu’il est tout à fait possible de concilier études et vie de famille.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 janvier 2019
17Jan2019
Politique des hautes écoles
«Groundbreaking deal makes large number of German studies free to public»
Il y a trois ans, un groupe de bibliothèques, d’universités et d’instituts de recherche allemands se sont associés sous le nom « Project DEAL » pour forcer les trois plus grands éditeurs scientifiques à proposer un tout nouveau type de contrat. En échange d’une somme forfaitaire annuelle, ils voulaient un accord à l’échelle nationale pour que les articles d’auteurs allemands puissent être lus librement dans le monde entier, tout en donnant aux chercheurs allemands l’accès à tous les contenus en ligne des éditeurs. Le 15.01.2019, ce consortium a signé un accord avec la maison d’édition Wiley. Pendant trois ans, les scientifiques de plus de 700 établissements universitaires pourront accéder à toutes les revues universitaires de Wiley’s depuis 1997 et publier en libre accès dans toutes les revues de Wiley’s. La cotisation annuelle sera basée sur le nombre d’articles qu’ils publieront dans les revues Wiley. Cela dit, le prix devrait être à peu près le même que celui que les instituts allemands ont payé à Wiley en frais d’abonnement jusqu’à présent. Robert-Jan Smits, le Commissionnaire européen qui est l’architecte du Plan S, salue cet accord «impressionnant».
Bernhard Ehrenzeller élu futur recteur à l’Université de Saint-Gall
Bernhard Ehrenzeller, a été élu hier par le sénat et le conseil de l’université pour le poste de recteur à l’Université de Saint-Gall (HSG). Âgé de 65 ans, il prendra la succession de Thomas Bieger en 2020. Concernant la médiatisation régulière de la HSG dans la presse sur des affaires de dépenses, d’activités accessoires et de liens d’intérêt, il souhaite sortir de ces épisodes négatifs pour concentrer à nouveau les tâches de l’institution sur l’enseignement, la recherche et la formation continue. Enfin, il affirme : «je pense que nous sommes une organisation d’experts indépendante et crédible et que nous sommes considérés comme telle».
Un professeur s’exprime sur le «politiquement correct» dans les universités
Hans Ulrich Gumbrecht, Professeur émérite de littérature à l’Université de Stanford, considère que les idéaux «originels» de l’université seraient en danger et dénonce une transformation des institutions académiques en «agences de régulation des comportements». Retraçant l’émergence des universités depuis le Moyen-Âge, il juge que le prestige des universités se serait terni et met en cause une évolution des objectifs de celles-ci.
Il estime en effet que la fonction de rationalisation et d’expérimentation promu par l’idéalisme allemand des Lumières et motivé par la recherche de connaissances aurait été tronquée par l’imposition de normes, ainsi que la construction d’un «politiquement correct». Ceci préviendrait la prise de risques et l’imprévisibilité, moteur de l’innovation selon Gumbrecht, ce qui aurait pour effet d’handicaper l’université dans sa tâche. Selon lui, ce phénomène serait le résultat d’un contexte culturel d’égalitarisme, que les sciences sociales auraient notamment contribué à importer dans le domaine scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2019
16Jan2019
Politique des hautes écoles
Grève des femmes dans le Canton de Vaud: pas d’examens, ni de congé général
À l’occasion de la grève des femmes prévue le 14 juin, deux députés vaudois ont attiré l’attention sur la date, intervenant en pleine session d’examens. La conseillère d’Etat Cesla Amarelle a expliqué que le Département de la formation était intervenu auprès des directeur·trice·s d’école et leur avait demandé, «dans la mesure du possible», de ne pas prévoir d’examens écrits et oraux ce jour-là. Le Canton s’est également enquis d’éventuelles dispositions prévues par les Hautes Ecoles et leur a recommandé de prendre en compte cette contrainte supplémentaire. Ce devrait être le cas à la HEP (pédagogie) et à la HESAV (santé), la direction de l’Université de Lausanne y étant aussi favorable. La concrétisation dépendra toutefois des contraintes et limites organisationnelles.
En revanche, aucun congé général au personnel de l’administration cantonale n’est prévu, la grève s’inscrivant dans un cadre national et ne correspondant pas à un conflit de travail avec l’État de Vaud.
L’Université de Genève investit pour la physique et les mathématiques
L’Université de Genève (UNIGE) veut se positionner comme un campus de pointe pour la physique et les mathématiques et prévoit la construction d’un nouveau bâtiment servant de pôle à ces deux disciplines pour 2028. Situé près de Sciences II, ce Centre des sciences physiques et mathématiques (CSPM) permettra de regrouper les activités de facultés actuellement dispersées sur plusieurs sites. Concernant une concurrence avec l’EPFL, le Recteur Yves Flückiger affirme : «nous collaborons très bien avec l’EPFL, avec laquelle nous pensons créer un institut en mathématiques».
Le CERN projette la construction d’un tunnel de 100 km pour remplacer l’actuel accélérateur de particules
L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a présenté un projet pour remplacer l’actuel accélérateur de particules, le LHC (Grand collisionneur de hadrons) construit il y a plus de dix ans et d’une longueur 27 km, par un Futur collisionneur circulaire (FCC) d’une circonférence de 100 km. Le FCC, capable de fournir une puissance dix fois supérieure à celle développée dans le LHC, deviendrait alors le plus puissant collisionneur jamais créé et offrirait aux scientifiques des possibilités exceptionnelles, pouvant jouer selon le CERN un rôle crucial dans la compréhension de l’univers. Le Conseil du CERN doit encore trancher s’il souhaite financer ce projet. Un projet similaire est en cours en Chine et certain·e·s estiment que d’autres grands projets de recherche seraient plus sûr du point de vue du rendement de la science.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 janvier 2019
15Jan2019
Politique des hautes écoles
Est-ce que la suisse ne forme toujours pas assez de spécialistes dans le domaine de la santé ?
Heinz Locher, économiste de la santé, estime que la Suisse serait trop dépendante du personnel étranger dans le domaine de la santé et les efforts faits pour augmenter le nombre de médecins insuffisants. D’après lui, il ne faudrait pas seulement remplacer la génération de médecins actifs en Suisse actuelle mais doubler, voire tripler ses effectifs. Il propose également de segmenter les tâches prises en charge par les médecins pour qu’elles puissent être effectuées par d’autres catégories professionnelles.
Selon la Fédération des médecins suisses (FMH), près de 18% des médecins exerçant en Suisse possèdent un passeport allemand. Le ministre de la Santé allemand Jens Spahn réfléchit sur une réglementation au niveau de l’Union Européenne contre le débauchage de spécialistes dans certaines professions selon le modèle de l’Organisation mondiale de la Santé.
L’EPFL se dote d’une directive sur les voyages et les cadeaux
L’EPFL a validé de nouvelles directives visant à donner un cadre clair aux cadeaux, voyages et autres invitations que ses collaborateur·trice·s ont le droit d’accepter. Concernant l’acceptation d’avantages et d’invitations, la consigne indique de «refuser les invitations susceptibles de restreindre leur indépendance». Interdiction est également faite d’accepter toute somme en liquide, ainsi que des cadeaux dont la valeur excède 200 francs. Bien que des exceptions puissent être faites si un cadeau ne peut être refusé par usage social ; il devra cependant dans ce cas être remis au General Counsel pour décider de son usage, mais toujours au profit de l’EPFL.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2019
14Jan2019
Politique des hautes écoles
Europe et gestion du mobbing, le nouveau Président de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich présente ses priorités
Joël Mesot, qui dirige depuis début janvier l’École polytechnique fédérale de Zurich, a affirmé la nécessité pour la recherche helvétique d’un contexte stable. Estimant que «pour la Suisse, il n’y a pas d’autre voie que de développer l’éducation et la recherche» et souligne l’importance de collaborations internationales dans le domaine scientifique.
Quant à ses priorités, il souhaite mettre en place des cours de gestion pour les professeur·e·s, notamment pour faire face aux problèmes de mobbing. Favoriser la diversité figure également à son programme avec l’objectif d’augmenter la proportion de professeures et la création de bourses pour encourager les échanges linguistiques entre régions alémanique et romande.
En Suisse, des universités prennent des mesures pour réduire l’usage de l’avion
De plus en plus d’écoles s’interrogent sur leur bilan carbone et la manière de le réduire. A Bâle, l’Université a décidé de limiter les vols de moins de 1000 km. Cette mesure concerne actuellement les voyages d’études, quand il existe une autre solution «supportable» par le rail et ne s’applique pour l’heure pas aux professeur·e·s se rendant à des congrès. À Lausanne également, l’EPFL a mené une étude montrant qu’un tiers de ses émissions de CO2 étaient produites par les vols en avion. Luca Fontana, spécialiste en mobilités durables à l’EPFL, explique toutefois que deux autres études sont en cours «pour mieux comprendre les raisons des voyages et les besoins des chercheurs, et […] savoir s’il existe une corrélation entre les voyages en avion et les performances académiques des chercheurs». L’Université de Genève prépare également un bilan de ses émissions avant de proposer des changements.
Partout en Suisse, des étudiant·e·s se mobilisent pour une grève sur le climat
Des gymnasien·e·s, universitaires et apprenti·e·s se préparent à défiler dans une dizaine de villes suisses le 18 janvier et lors d’une manifestation générale le samedi 2 février afin d’exprimer leur inquiétude pour le climat. La mobilisation sur les réseaux sociaux annonce pour l’instant près de 2’500 personnes à Lausanne et le mouvement a gagné toutes les régions de Suisse. Plusieurs revendications ont été adressées par des délégations d’activistes aux autorités municipales, cantonales et fédérales, telles que sortir des énergies fossiles, atteindre zéro émission de gaz à effet de serre d’ici à 2030 ou proclamer un état d’urgence climatique national. Si la majorité des établissements se montrent plutôt tolérants envers le mouvement, il est n’est pas certain que le motif de grève sera considéré comme une excuse valable pour manquer des cours.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 janvier 2019
11Jan2019
Politique des hautes écoles
La formation pour imams de l’Université de Genève ne sera pas reconduite en 2019
Le projet-pilote de formation pour imams à l’Université de Genève (UNIGE), entamée en septembre 2017 et destinée à faciliter leur intégration à la culture suisse, a été mise à l’arrêt, faute d’un nombre suffisant de candidat·e·s. Toutefois, l’UNIGE considère l’expérience comme une réussite et attend une décision politique pour continuer l’expérience. Le cursus genevois a en effet suscité de l’intérêt dans d’autres cantons et des discussions sont en cours pour la rentrée 2020.
Du côté du Bureau de l’intégration, qui a financé la majeure partie du programme sur des fonds fédéraux, exemptant ainsi les participant·e·s des frais d’études, le bilan tiré est également positif. L’objectif est désormais de mettre en place une formation au niveau romand, plusieurs modèles étant actuellement à l’étude.
Le Canton de Berne approuve des mesures pour améliorer les conditions de travail de la relève académique
En décembre 2018, le Conseil exécutif du Canton de Berne a voté en faveur de plusieurs propositions de la Direction de l’instruction publique pour améliorer le cadre de travail de la relève académique de l’Université de Berne. Il a approuvé une modification de l’ordonnance sur l’Université pour créer de nouvelles catégories de postes et en remplacer d’anciennes. Un des objectifs est de renforcer l’attrait des carrières académiques en les rendant plus planifiables.
À Genève, des étudiant·e·s en droit désespèrent de ne pas trouver de stage
À Genève, les étudiant·e·s en droit peinent à trouver un stage à l’issue de leurs études. Certain·e·s ne parviennent pas à finaliser leur formation, faute de places dans les cabinets d’avocat. Des délais de recherche d’un à trois ans sont courants et la concurrence avec les étudiant·e·s de l’Université de Fribourg accroît encore la difficulté ; le cursus bilingue offert par cette dernière étant apprécié dans le milieu juridique.
Des étudiant·e·s dénoncent le manque de renseignements sur le «caractère déterminant des notes de bachelor» pour trouver une place et font part d’un sentiment d’injustice face à une culture du «réseautage». Enfin, l’exigence croissante du «brevet d’avocats» pour les postes de juristes aurait pour conséquence une académisation de ces professions. Les efforts de l’Université de Genève pour y remédier par la création d’un master spécifique destiné à former des juristes d’entreprises n’a cependant pas suffit pour libérer des places de stages.
Programme de recherche «Horizon Europe» : l’Allemagne opposée à un choix à la carte
Plusieurs membres du gouvernement allemand se sont exprimés à propos de la participation de la Grande-Bretagne au programme de recherche de relève «Horizon Europe» (2021-2027) dans le contexte post-Brexit, soulignant qu’une sélection à la carte des programmes ne serait pas possible, la pratique de cherry picking ne pouvant plus être tolérée. Bien que le gouvernement allemand n’ait pas encore émis de position officielle, sa participation au budget européen pour la recherche et le développement est élevée et lui confère un pouvoir de décision important, ce qui pourrait également avoir des conséquences sur le statut d’exception de la Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 janvier 2019
10Jan2019
Politique des hautes écoles
Les diplômé·e·s universitaires de Suisse sont les plus employables en comparaison internationale
Selon le classement de Times Higher Education «Globlal University Employability Ranking», la Suisse produit des diplômé·e·s universitaires qui sont «de loin» les plus employables du monde. Laurent Dupasquier, Directeur associé d’Emerging, a déclaré que des pays comme la Suisse, «qui ont tendance à avoir une approche très vocationnelle dans leur cursus» ou une coopération étroite avec l’industrie, ont tendance à faire mieux dans l’indice «que certains pays qui semblent traditionnellement dominer le classement mondial».
Genève: manque d’enseignant·e·s formé·e·s pour l’école secondaire
Le Département de l’instruction publique de Genève peine à recruter des enseignants. «La situation actuelle résulte d’une politique très prudente du département dans le domaine des prévisions des besoins», analyse Isabelle Mili, Directrice de l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). Elle relève que les quotas d’admission ont été relevés de 32% à la rentrée 2018 et qu’une augmentation est à nouveau prévue pour 2019.
Le rapport sur les inégalités scolaires du Conseil suisse de la sciences fortement critiqué
L’hebdomadaire Die Weltwoche considère d’un œil critique le rapport récemment publié par le Conseil suisse de la science (CSS) portant sur les inégalités du système éducatif suisse. Ce dernier dénonce une «vision libérale-conservatrice de l’égalité des chances» qui renforcerait les inégalités sociales par la comparaison et par une «idéologie de la performance». Selon le journal, beaucoup de mesures d’accompagnement et d’exceptions seraient au contraire prises afin d’accommoder la diversité de situations des élèves en Suisse.
Condamnant sévèrement les propositions du CSS visant à favoriser la mixité sociale telles que la suppression de la sélection scolaire ou l’introduction de quotas d’enfants de milieux défavorisés au gymnase, l’hebdomadaire considère que ces mesures encourageraient un nivellement vers le bas ainsi l’inscription en écoles privées. Enfin, le CSS dévaloriserait l’apprentissage et les hautes écoles par une vision académiste de la société en consacrant le diplôme universitaire comme la meilleure formation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2019
9Jan2019
Politique des hautes écoles
Un colloque sur la laïcité suscite la controverse à la Haute École du travail social de Genève
La semaine prochaine, la Haute École de travail social (HETS) accueillera un colloque public animé par des étudiant·e·s de l’école, pour lesquel·le·s la compréhension de la laïcité ne permet plus de véhiculer le concept de liberté individuelle. À un mois du scrutin sur la loi sur la laïcité, l’Association suisse vigilance islam dénonce une «nouvelle offensive islamique», estimant que «le but de cette manifestation est de faire accepter que les professionnelles du travail social puissent porter le voile» et craignant que la présence de la directrice ne cautionne ce message.
Joëlle Libois, directrice de la HETS, déclare au contraire : «les travailleurs sociaux doivent être outillés. Il est important de débattre de ces questions peu abordées alors que les professionnel·le·s y sont confrontés tous les jours. Ce colloque fait partie d’un module en communication dans le cadre duquel les étudiants travaillent sur la religion, il n’a rien à voir avec l’islamisme!».
L’adoption du Plan S en discussion sur le continent africain
L’Afrique du Sud pourrait rejoindre le Plan S pour le libre-accès, le Président-directeur général des Universities South African Ahmed Bawa ayant déclaré ne voir «aucune contradiction claire» entre celui-ci et l’initiative pour l’Open Access mise en place pour 2020 par le pays. Selon lui, «le modèle actuel enracine les inégalités. Nos universités historiquement blanches peuvent à peine se permettre le modèle d’abonnement ; pour nos universités historiquement noires, c’est presque impossible».
Il souligne cependant que la question des frais de publication est essentielle et qu’il s’agit encore de déterminer s’il y a les ressources suffisantes pour que ceux-ci soient pris en charge par les universités et les fonds participants. Ahmed Bawa affirme que cette problématique se pose également pour d’autres pays africains, qui ne pourront déterminer s’il est financièrement soutenable de changer de modèle qu’une fois que les modalités de financement auront été annoncées.
Zurich dévoile un projet d’infrastructures ambitieux pour la recherche et l’enseignement
La ville de Zurich a annoncé un plan de construction ambitieux afin de conserver sa réputation dans le domaine de la recherche et de l’enseignement. Les investissements sont prévus en trois étapes jusqu’en 2020 et les projets, développés notamment par le renommé bureau d’architecture bâlois Herzog & Meuron, ont été mené conjointement par la ville et le canton de Zurich, ainsi que les Hautes Ecoles (Ecole polytechnique fédérale et Université) et l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ).
De nombreux instituts devraient être regroupés thématiquement afin de dégager des synergies et éviter l’éparpillement. La Faculté de médecine verrait ses espaces augmenter et l’Hôpital universitaire pourrait être doté de deux nouveaux bâtiments. Cependant, des recours ont d’ores et déjà été déposés par des riverain·e·s et le recteur de l’Université Michael Hengartner a affirmé que l’octroi du crédit pourrait faire l’objet d’une votation. L’ensemble du processus, qui compte plusieurs étapes, s’élève à plusieurs milliards de francs.
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Revue de presse UNIL 9 janvier 2019
8Jan2019
Politique des hautes écoles
Synergies entre EPFL et HES-SO Valais
Depuis l’installation en 2014 d’une antenne de l’EPFL au Valais, des synergies se forment, notamment avec la HES-SO Valais.
«Le meilleur moyen pour le canton de soutenir l’innovation serait d’allouer un montant supplémentaire qui ferait office d’impulsion pour les projets de collaboration», soutient François Seppey, directeur de la HES-SO Valais. Cette idée, partagée par de nombreux professeurs, Christophe Darbellay la connaît bien, mais «aucune décision n’a été prise pour l’instant. Cette discussion sera reprise une fois le Campus [Energypolis] opérationnel».
Où en est le Plan S pour l’Open Access ?
Le Plan S pour l’Open Access réunit actuellement seize fonds de treize pays et continue de s’élargir : en décembre, la Chine a exprimé son soutien et ce mois-ci, un fonds national pour la recherche en Afrique devrait se joindre au projet, l’Inde s’étant également montrée intéressée. Cependant, les fonds états-uniens, canadiens et russes ont déclaré ne compter pas changer de modèle.
Or si le plan S échoue à croître davantage, il pourrait devenir un projet divisant le système actuel en ne s’appliquant qu’à un faible pourcentage des articles scientifiques publiés dans le monde. Des pays tels que l’Allemagne ou l’Espagne ont fait part de leurs hésitations. L’application du Plan S dans le programme cadre Horizon Europe pourrait avoir un signal fort pour les pays qui hésitent encore à y adhérer.
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Revue de presse UNIL 8 janvier 2019
7Jan2019
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Revue de presse UNIL 7 janvier 2019
4Jan2019
Politique des hautes écoles
«Le système d’éducation reste injuste»
Le Président du Conseil suisse de la science (CSS ) Gerd Folkers critique la «sélectivité sociale» du système suisse de l’éducation et estime qu’il y’a une nécessité urgente d’agir dans cette matière.
Le CSS a donc émis une série de recommandations, qui ne visent pas une «académisation» accrue du paysage de l’éducation mais plutôt une répartition équitable des possibilités de transfert d’un niveau scolaire à l’autre. Une étude de l’Université de Berne indique par ailleurs que le système suisse de l’éducation est injuste et inefficace. Le renoncement aux études par les talents économiquement pauvres coûterait à la société dans son ensemble plus cher que la prise en charge de leurs frais d’études par le grand public.
Les «marques» suisses de l’éducation pourraient gagner de l’importance
David Bosshart, Chef du groupe de réflexion Gottlieb Duttweiler Institute qui analyse des tendances, juge que dans dix ans, les «marques» du domaine de l’éducation et de la santé, telle que l’ETH, seraient plus fortes que d’autres marques « made in Switzerland ». Les pays émergents auraient de plus en plus de rattrapage à faire dans la formation tertiaire, la Suisse pourrait donc devenir l’internat ou l’hôpital de l’élite mondiale.
Le monde universitaire britannique s’inquiète des risques scientifiques d’un Brexit sans accord
Un départ brutal de l’UE pourrait conduire à «un retard académique, culturel et scientifique dont il faudrait des décennies pour se remettre» écrivent dans une lettre ouverte des responsables d’Universities UK, du Russell Group, de Guild HE, de Million Plus et d’University Alliance. Ils s’inquiètent de l’impact du Brexit sur les employé-e-s universitaires, les étudiant-e-s et la recherche.
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Revue de presse UNIL 4 janvier 2019
3Jan2019
Politique des hautes écoles
Les prochains défis de Guy Parmelin au Département de l’économie, de la formation et de la recherche
Le nouveau ministre du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) Guy Parmelin prend officiellement ses fonctions en début de cette année. Plusieurs chantiers sont ouverts, dont le dossier de la formation et de la recherche. Face au risque de voir l’Union européenne mettre fin aux programmes de coopération en matière de recherche ou d’échanges estudiantins, Guy Parmelin devra préparer des mesures ; celles-ci pourraient se traduire par des actions unilatérales ou engager un travail de collaboration plus étroit avec des universités britanniques, américaines ou israéliennes, «qui se classent en moyenne mieux que les établissements européens.
Proposition de plan B en cas d’échec des négociations sur l’accord-cadre avec l’UE
Prévenant des risques d’un échec des négociations avec l’Union européenne sur un accord-cadre, l’économiste Rudolf Strahm incite le Conseil fédéral à préparer un plan B pour tous les départements, et pas seulement pour celui des finances comme c’est le cas actuellement. Détaillant les mesures à prévoir pour chaque ministère, il affirme que les établissements supérieurs doivent «arrêter de se lamenter et négocier» en prenant directement contact avec les meilleures universités européennes. Il estime en effet que ce ne serait «pas un inconvénient de ne plus pouvoir travailler avec toutes les universités européennes mais au contraire l’opportunité d’effectuer des coopérations ciblées avec des institutions de pointe».
Selon lui, le développement de tels partenariats bilatéraux ne risquerait pas de créer de polémiques car «l’autonomie des université est sacrée, même pour l’UE». Enfin, concernant le programme Erasmus, il juge que la Confédération devrait financer des échanges directement au besoin.
Le président du Conseil consultatif des académies européennes s’exprime sur l’engagement politique de scientifiques
La prise de position de l’association European Academies Science Advisory Council (EASAC) contre l’initiative de l’UDC sur l’autodétermination – soumise à votation le 25 novembre dernier – pose la question d’un engagement politique de scientifiques sur d’autres sujets. Le Président de l’EASAC Thierry Courvoisier répond : «pas pour tous les sujets, mais dans un certain nombre de choses qui nous paraissent essentielles pour l’avenir de la communauté scientifique en Suisse et son apport au monde, alors oui on continuera à prendre des positions». Récusant une activité de trafic d’influence, il considère au contraire que les académies ont pour objectif d’apporter des informations au processus de décision politique : «il y a beaucoup de connaissances dans le jeu, mais elles sont portées par des personnes qui ont des intérêts. Pour lutter contre ces intérêts, il est important d’avoir l’opinion des académies qui sont le plus indépendantes possible», dénonçant également la disproportion de moyens entre académies et lobbyistes.
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Revue de presse UNIL 3 janvier 2019
28Déc2018
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Revue de presse UNIL 28 décembre 2018
27Déc2018
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Revue de presse UNIL 27 décembre 2018
26Déc2018
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Revue de presse UNIL 26 décembre 2018
21Déc2018
Politique des hautes écoles
Les réactions politiques concernant la succession du recteur actuel de Saint-Gall
La candidature du Professeur Bernard Ehrenzellen à la succession de Thomas Bieger, recteur actuel de la HSG, a suscité des réactions dans le monde politique saint-gallois. Cette candidature intervient en effet suite aux critiques récentes relatives aux activités accessoires de professeurs et du recteur de la HSG ; selon le président du PS saint-gallois Max Lemmenmeier, Bernhard Ehrenzeller serait une «personnalité intègre et engagée». Il considère néanmoins son âge problématique et affirme que «Bernhard Ehrenzeller est une solution temporaire pour rassurer, il démissionnera dès qu’une nouvelle loi universitaire sera adoptée».
Même jugement pour le chef de la section PLR saint-galloise Beat Tinner, qui ajoute être «d’avis que la loi sur l’université devrait également permettre à des personnes extérieures d’occuper le poste de recteur». Le chef de fraction UDC Andreas Widmer s’est également exprimé positivement sur la candidature de Bernard Ehrenzellen, lequel avait été actif dans ce parti dans les années huitante.
Le Conseiller fédéral Guy Parmelin s’exprime sur ses nouvelles fonctions
À l’occasion du transfert des départements au Conseil fédéral, Guy Parmelin, nouveau Ministre du département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR), a fait part de hier sa vision de ses nouvelles fonctions lors d’une interview. Selon lui, il rejoint «un département qui est face à de nombreux défis, comme l’évolution de la digitalisation» et où «il y a des choses à accompagner». Soulignant avoir eu des contacts avec le monde académique lors de la création de l’école de cyber-recrues, «qui est citée en exemple par beaucoup de [s]es collègues sur le plan européen», il considère que « la formation, la recherche, ce sont des défis à long terme sur le plan international. C’est le positionnement de notre pays sur le plan international».
Sur son niveau d’anglais, questionné dans la presse nationale et internationale, il a répondu «je demande à être jugé sur pièces le moment venu».
La HES-SO Valais annonce la création d’un institut de recherche lié à l’énergie et à l’environnement
La HES-SO Valais a présenté jeudi la création au 1er janvier d’un institut de recherche et développement dédié à l’énergie et à l’environnement. «Le Valais a un rôle clé à jouer dans le domaine, c’est le premier producteur d’énergies renouvelables en Suisse» affirme François Seppey, directeur de la HES-SO Valais-Wallis. Le projet doit permettre d’accentuer les synergies avec le pôle EPFL Valais dans le cadre du Campus Energypolis et avec le Centre de recherches énergétiques et municipales (CREM) à Martigny.
Fort de 60 personnes, dont 19 professeur·e·s, ce nouvel institut sera l’un des plus importants de la HES-SO Valais. Doté d’un budget de 5 millions de francs, il aura à sa tête le professeur Pierre Roduit. Concernant les principaux domaines de recherche, ceux-ci porteront sur les énergies renouvelables, la mobilité, l’environnement et les smart grid (réseaux d’électricité intelligents) avec en toile de fond l’efficacité énergétique.
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Revue de presse UNIL 21 décembre 2018
20Déc2018
Politique des hautes écoles
Le Président des EPF Fritz Schiesser prendra sa retraite en avril 2019
Le Conseil fédéral a annoncé mercredi que Fritz Schiesser, Président du Conseil des Écoles polytechniques fédérales (EPF) depuis janvier 2008, prendra sa retraite en avril 2019. Son poste sera mis au concours et sa succession nommée par le gouvernement fédéral.
Déclaration de soutien à la liberté académique dans les universités européennes
La tendance à la limitation de l’autonomie et la liberté des sciences, ainsi que les craintes sur la vitalité de la démocratie – y compris dans l’enseignement supérieur – ont incité les représentant·e·s de dix Conférences européennes des recteur·trice·s – dont swissuniversities – à faire le point lors d’un atelier à Vienne. Ces représentant·e·s ont signé une déclaration qui identifie la liberté académique, l’intégrité scientifique dans l’enseignement et la recherche et l’autonomie institutionnelle comme les éléments essentiels du développement des hautes écoles.
À l’invitation de la Conférence universitaire autrichienne (uniko), les résultats des discussions qui avaient été menées sur le rôle des universités dans la société actuelle et la diffusion des pseudo-sciences et fausses nouvelles dans le discours politique ont été présentés au public le 13 décembre 2018 dans le cadre d’une nouvelle «Déclaration de Vienne».mé
Présentation du potentiel futur recteur de l’Université de Saint-Gall
Thomas Bieger, Recteur actuel de l’Université de Saint-Gall (HSG), achèvera son mandat début 2020. Le Professeur de droit constitutionnel Bernhard Ehrenzeller et ancien Vice-recteur à la recherche se profile comme son successeur et aurait été élu par une large majorité du Sénat de l’Université. Suite à cela, c’est au Conseil de l’Université et au gouvernement saint-gallois de valider l’élection.
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Revue de presse UNIL 20 décembre 2018
19Déc2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève entame sa transition numérique
Antoine Geissbuhler, Vice-doyen de la Faculté de médecine et responsable du Service de cybersanté et de télémédecine aux Hôpitaux Universitaires de Genève à l’Université de Genève, explique son projet stratégique de transition digitale. Visant à développer les compétences numériques de toute la communauté universitaire, notamment en améliorant le fonctionnement de l’institution, en sortant du papier et en simplifiant de nombreux processus administratifs, ce plan d’action pourra selon lui « transformer l’expérience de notre «client», l’étudiant, et créer de nouveaux modes d’interaction avec lui».
La fluidification de l’accès à l’information, l’encouragement de la recherche et l’innovation et le développement des collaborations avec la cité sont également au programme. Concernant la gestion de données, le Grand Conseil a alloué 15 millions pour l’infrastructure de recherche et la création de deux centres de calcul et d’archivage à Genève. Afin d’accompagner cette transition et les changements induits, une chaire en «humanités numériques» sera prochainement créée.
La Commission européenne présente une ébauche de projet sur l’intelligence artificielle
Face à la concurrence de la Chine et des États-Unis, l’Union européenne a lancé début décembre son offensive sur l’intelligence artificielle (IA), avec vingt milliards d’investissements dans le domaine jusqu’en 2020. Hier, la Commission européenne a présenté une ébauche de projet concernant la manière de développer l’IA à l’avenir.
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Revue de presse UNIL 19 décembre 2018
18Déc2018
Politique des hautes écoles
Un chercheur dénonce la «bureaucratie» liée aux expérimentations animales
Adriano Aguzzi, professeur de neuropathologie à l’Université de Zurich, dénonce la bureaucratie relative à l’expérimentation animale à Zurich. Soulignant l’importance de cette dernière pour l’innovation dans le domaine médical, il s’indigne du récent refus de la Commission d’expérimentation animale zurichoise de délivrer une autorisation sur des souris pour une recherche. Bien que des alternatives aux tests sur des animaux aient été développées, il serait parfois nécessaire d’en effectuer sur des organismes et ce refus rendrait caduque sa recherche, mettant en jeu les postes de plusieurs scientifiques.
Affirmant l’impossibilité de répondre à certaines requêtes de la Commission, Adriano Aguzzi déclare: «la Commission d’expérimentation animale est complètement hors de contrôle. Elle nuit à la médecine, elle empêche le progrès médical, elle nuit à la prospérité du canton de Zurich et elle va à l’encontre du bien-être de l’homme et des animaux». D’autres scientifiques ont dénoncé les lenteurs administratives zurichoises pour une autorisation.
Quel nouveau cadre pour la thérapie génique germinale ?
Alois Gratwohl, professeur émérite d’hématologie et de transplantation de cellules souches à l’Université de Bâle, réagit au récent débat suite à la modification génétique de bébés par un chercheur chinois. Selon lui, la législation actuelle encadrant la manipulation génétique sur des êtres humains n’est plus adéquate ; la Convention d’Oviedo (sur les Droits de l’Homme et la biomédecine) serait dépassée par les développements de la technologie.
La relative facilité de manipulation de cellules souches humaines ferait vaciller le consensus d’abstention prudente jusque-là observé. Plutôt qu’une polarisation entre «bon usage somatique» et «mauvaise thérapie génique germinale», il souligne que ces deux pratiques utilisent les mêmes techniques et appelle à traiter les deux ensemble et les «risques de santé, économiques, sociaux et sociétaux» qu’elles engendrent. D’après lui, une interdiction de la thérapie germinale ne ferait qu’entraîner un usage incontrôlable de celle-ci dans la clandestinité ou son offre dans quelques pays sans contrôles définis.
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Revue de presse UNIL 18 décembre 2018
17Déc2018
Politique des hautes écoles
Le nombre nécessaire de signatures pour l’initiative sur l’expérimentation animale a été récolté
Plus de 110’000 signatures auraient déjà été récoltées pour l’initiative populaire visant à bannir la vivisection. Le texte réclame que l’expérimentation animale soit considérée comme un mauvais traitement envers les animaux et puisse constituer un crime. Le commerce, l’importation et l’exportation de produits faisant l’objet d’une telle pratique seraient aussi prohibés et les approches substitutives sans vivisection devraient bénéficier d’aides publiques plus importantes. Les Suisses ont voté plusieurs fois sur le sujet, rejetant à chaque fois les textes. Si divers·e·s politicien·ne·s jugent que le texte va trop loin, Isabelle Chevalley, Conseillère nationale (Vert’s libéraux, VD), et membre de la Fondation 3R – dont le but est de promouvoir la recherche par des méthodes de substitution, affirme que la politique ne doit pas sous-estimer ce texte: «cette fois, le peuple est mûr pour agir». Les milieux pharmaceutiques ont d’ores et déjà prévenu que l’initiative menacerait gravement la recherche universitaire et le développement de médicaments.
Une université américaine acquiert ouvrira un nouveau campus sur les hauts de Vevey
La Pepperdine University, université privée américaine dont le siège se trouve à Malibu en Californie, a récemment acquis le château de Hauteville pour faire du prestigieux monument l’un de ses campus européens permettant d’accueillir 70-100 étudiant·e·s dans deux à trois ans. Pepperdine se décrit sur son site internet comme une «université attachée aux normes d’excellence académique et aux valeurs chrétiennes les plus strictes». Liée à l’Église du Christ, elle possède déjà une petite antenne à Lausanne.
Le Conseil fédéral interpellé sur la question des inégalités dans la formation
Dans le canton d’Obwald, le bureau d’aide sociale a refusé de financer l’inscription au gymnase d’une jeune femme au motif qu’un «enfant bénéficiant de l’aide sociale devrait atteindre aussi vite que possible des moyens d’existences viables par sa formation». Il l’a invitée à effectuer un apprentissage, sans quoi les CHF 400 mensuels octroyés par les autorités seraient retirés à sa famille.
Sibel Arslan, Conseillère nationale (Verts, BS), s’est indignée de cette décision et a questionné le thème de «l’inégalité sociale dans la formation» au niveau national en demandant au Conseil fédéral la proportion de personnes bénéficiant d’aide sociale ayant poursuivi une formation tertiaire. Elle envisage de déposer une motion à ce sujet. Actuellement, aucune loi fédérale n’existant à ce sujet, chaque commune décide du financement d’études supérieures par l’aide sociale. Selon une étude du département de la formation à Zurich, 92% des gymnasien·ne·s viendraient de milieux «privilégiés ou assez privilégiés».
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Revue de presse UNIL 17 décembre 2018
14Déc2018
Politique des hautes écoles
Le Parlement révise légèrement le budget 2019 de la Confédération pour utiliser les excédents
Le Parlement a alloué environ 101 millions de francs de plus à l’éducation et la recherche que ce que le Conseil fédéral avait demandé, réduisant ainsi quelque peu l’excédent budgétaire. Les Ecoles polytechniques fédérales (EPF) en recevront 30 millions et le secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) recevra 18,01 millions pour le « financement de la formation professionnelle supérieure ». Les universités et les hautes écoles spécialisées auront plus de 26 millions de francs supplémentaires et les institutions de financement de la recherche environ 22 millions.
La European Federation of Academies of Sciences and Humanities soutient le Plan S mais exprime des «réserves majeures»
Le Plan S a reçu un accueil favorable de la European Federation of Academies of Sciences and Humanities (ALLEA), celle-ci considérant qu’il favorise l’universalisation des sciences et l’inclusion de tous les domaines de recherche. Nonobstant, la fédération a souligné plusieurs potentielles conséquences indésirables, notamment pour les scientifiques en début de carrière, manquant de ressources ou travaillant dans un domaine spécialisé. Ainsi, l’ALLEA estime que restreindre la publication dans des revues hybrides irait «trop loin» et considère le calendrier du Plan S «clairement irréaliste».
Les Instituts américains de la santé (NIH) envisagent des mesures pour prévenir les influences étrangères dans la recherche
Aux États-Unis, suite aux inquiétudes exprimées par le Congrès et la Maison Blanche, les US National Institutes of Health (NIH) envisagent d’imposer de nouvelles restrictions à leur processus d’examen des demandes de subvention et de clarifier leurs règles de divulgation des financements afin de prévenir le vol de propriété intellectuelle par des gouvernements étrangers ou leur influence sur les résultats de recherche dans les établissements américains. Cependant, des mesures sécuritaires trop strictes pourraient entraîner la stigmatisation de chercheur·euse·s étranger·ère·s, qui représentent 30% des scientifiques et ingénieur·e·s travaillant aux États-Unis.
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Revue de presse UNIL 14 décembre
13Déc2018
Politique des hautes écoles
La reconnaissance des Écoles supérieures face aux Hautes Écoles spécialisées en discussion au Parlement
Le système de formation suisse offre au niveau tertiaire des formations professionnalisantes en Haute École spécialisée (HES) ou en École supérieure (ES). Alors que les premières bénéficient d’une reconnaissance et d’une classification institutionnelle en Suisse, les secondes n’ont aucun titre fédéral. L’appellation des Écoles supérieures n’étant pas protégée, celles-ci rencontrent notamment des difficultés à créer des partenariats à l’étranger. Le Conseiller aux États UDC fribourgeois Beat Vonlanthen estime que ce manque de transparence «affecte directement la crédibilité des formations dans ce secteur et ainsi, les perspectives de travail».
Si la question d’une reconnaissance fait l’unanimité, des discussions sur la forme sont actuellement en cours au Parlement entre une reconnaissance institutionnelle ou une simple attestation de titre fédéral. L’Association suisse des diplômées et diplômés des écoles supérieures (ODEC) demande quant à elle des aménagements dans la loi afin d’améliorer la reconnaissance des ES face aux HES et de clarifier leurs différences.
Le futur président de l’École polytechnique de Zurich expose les prochains défis de l’institution
Joël Mesot, successeur de Lino Guzzella à la présidence de l’École polytechnique de Zurich (ETH), explique les priorités de son mandat, lequel débutera en janvier 2019. S’affirmant en faveur d’une gouvernance à la fois directive et coopérative, il estime primordial de maintenir l’avance de la Suisse dans la recherche fondamentale et appliquée face à la concurrence internationale et souligne le danger d’une exclusion des programmes de recherche européens.
Il fait par ailleurs valoir le rôle essentiel des sciences à l’heure actuelle par la mise à disposition d’informations factuelles et la formation à l’esprit critique. Enfin, un défi prioritaire de son mandat sera la parité hommes-femmes. En tant que directeur de l’Institut Paul-Scherrer (PSI), il avait notamment mis en place des structures d’accueil et des programmes de réinsertion de chercheuses après une interruption.
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Revue de presse UNIL 13 décembre 2018
12Déc2018
Politique des hautes écoles
«L’anesthésie des médecines complémentaires au CHUV»
Le Pédiatre Martial Vibert regrette le fossé qui se creuse en matière de médecines complémentaires, entre la volonté populaire et les réalisations institutionnelles. Les lenteurs de développement de ce domaine au CHUV auraient notamment participé au départ du médecin responsable du Centre de médecine intégrative et complémentaire, et d’autres mesures auraient été prises qui ont une incidence sur la formation de médecins. «Sous prétexte d’exigences scientifiques, on manipule la volonté populaire et les fonds publics. C’est inacceptable, la liberté
académique ne saurait justifier l’arbitraire académique.»
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Revue de presse UNIL 12 décembre 2018
11Déc2018
Politique des hautes écoles
Controverse sur l’enseignement et la recherche de l’homéopathie à l’université
L’Université médicale à Vienne a annulé ses cours à option en homéopathie et se distance ainsi «clairement des non-scientifiques et de la charlatanerie». Le désir de l’abolition venait des étudiants, obligés d’assister à la conférence. Michael Freissmuth, de la Direction de la Pharmacologie de l’université estime que l’homéopathie n’est pas enseignable parce que c’est une opinion. Il recommanderait également l’abolition de ces cours à d’autres universités.
Mais les universités suisses n’y pensent pas. L’homéopathie est enseignée presque partout dans les conférences sur la médecine complémentaire. Les universités ne répondent pas à la question de savoir si les procédures non scientifiques sont enseignées de cette manière. Ils invoquent plutôt le mandat prévu par la loi : l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) stipule que les futurs médecins doivent acquérir «des connaissances adéquates en médecine complémentaire». «Les futurs médecins devraient être en mesure d’évaluer les avantages et les inconvénients possibles d’interventions plus fréquentes», déclare l’Université de Zurich.
Réactions suite à la nomination du Conseiller fédéral vaudois UDC Guy Parmelin au Département de l’économie, la formation et la recherche
La nouvelle répartition des départements au Conseil fédéral a créé la surprise avec la nomination du vaudois UDC Guy Parmelin à l’économie, la formation et la recherche. Mathias Reynard, conseiller national PS, exprime son inquiétude : «le groupe UDC a systématiquement voté contre la formation, contre l’éducation, contre la recherche». Il espère que Guy Parmelin ne suivra pas la ligne de son parti sur cette thématique, de même que sur l’initiative contre la libre-circulation des personnes, accord dont dépend la participation de la Suisse au programme de recherche «Horizon Europe».
La rectrice de l’Université de Bâle souligne le potentiel d’innovation des sciences humaines
La Rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki explique le rôle fondamental que joue l’innovation en Suisse sur le plan social, technique et économique. S’intéressant aux facteurs favorisant l’émergence d’innovations, elle souligne l’importance des échanges entre la recherche fondamentale et les applications industrielles.
Toutefois, elle juge nécessaire de soutenir ces échanges également dans le domaine des sciences humaines et sociales et ne pas se limiter à ceux des sciences naturelles et techniques. Elle invite à ne pas sous-estimer le potentiel d’innovation en sciences humaines et à développer une culture entrepreneuriale encore insuffisante d’après elle en Suisse. Afin d’aider les universités dans cette mission, elle souhaite que les membres de la communauté académique soient sensibilisé·e·s à cette question et les faire bénéficier de ressources et de compétences soutenant une telle démarche.