- 05.05.2020 Revue de presse UNIL
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5Mai2020
4Mai2020
Politique des hautes écoles
La campagne de recherche de fonds de l’Université de Zurich irrite
La recherche de financements tiers pour la recherche sur le Covid-19 à l’Université de Zurich irrite l’auteur de l’article. La Fondation de l’Université communiquerait des chiffres incorrects: alors que la Confédération met 25 millions de francs à disposition de la recherche suisse, la Fondation de l’Université réduit ce chiffre à 5 millions dans son argumentaire.
Promettant à ses donateur-euses de parvenir à des résultats, la démarche de l’Université s’inscrirait dans la tendance actuelle de compétition et de «management de réputation“ au sein du monde académique. L’auteur conclut: «si l’Université gagnera peut-être quelque argent supplémentaire grâce à sa campagne, il est sûr qu’elle perdra la confiance du public.»
Manifestations étudiantes lors du 1er mai
Le 1er mai devant les universités de Suisse, plusieurs groupes de cinq étudiant-es ont demandé l’annulation des examens universitaires et la validation automatique des crédits pour l’année académique. Un de leurs représentants déplore également que certain-es professeur-es suppriment le temps de préparation lors de l’examen oral, ce qui rendrait les examens d’autant plus difficiles.
Les examens, un «casse-tête» pour les universités
Charge psychologique, égalité des chances, service civil et comptabilisation des échecs font toujours débat entre les institutions académiques et les étudiant-es.
Du côté de Genève, la Geneva School of Economics and Management (GSEM) a décidé de réduire l’utilisation du logiciel d’examens en ligne (TestWe), suite à l’avis défavorable du préposé à la protection des données et à la transparence. En effet, certaines fonctions de l’application seront désactivées et la prise de photos réduite à quelques dizaines.
L’association d’étudiants de l’EFPL qui a demandé au rectorat de ne pas comptabiliser les examens ratés attend toujours une réponse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mai 2020
1Mai2020
L’Unil dans les médias
Aide d’urgence pour les étudiant-e-s qui ne trouvent plus de petits boulots
A l’Université de Lausanne, le dispositif d’aide d’urgence a récemment reçu une aide substantielle de la Société académique vaudoise. 74 personnes en ont déjà profité. Cédric Rychen, Chef de service du SASME, et son équipe «travaillent déjà pour renflouer les caisses» pour qu’aucun universitaire soit «laissé au bord de la route». «Les étudiants qui ne pourront pas travailler cet été pourront revenir frapper à notre porte. Nous discutons actuellement avec d’autres bailleurs pour la suite.», dit-il.
Revue de presse UNIL 1 er mai 2020
30Avr2020
Politique des hautes écoles
Genève: les examens de maturité écrits sont annulés
Evoquant des problèmes en terme de sécurité sanitaire et d’égalité des chances, le Canton de Genève annonce la suppression des examens de maturité.
«Ainsi, l’obtention des certificats et des maturités gymnasiales se fera sur la base des résultats du premier semestre. Les élèves ayant rempli les conditions de passage à cette période ont la garantie d’obtenir leur titre.
Pour les élèves en échec, des sessions de rattrapages seront organisées en juin. Ils devront passer toutes les matières prévues dans les examens finaux et obtenir des résultats équivalents aux normes de passage habituelles.»
Un logiciel d’examens trop intrusif à l’Université de Genève?
«A l’Université de Genève, la Geneva School of Economics and Management a décidé de faire passer les examens écrits […] sur la plateforme TestWe. Mais ce choix est loin de faire l’unanimité. Des voix s’élèvent contre le caractère intrusif du logiciel qui, pour éviter la triche, prend régulièrement en photo les étudiants tout au long de l’épreuve. Une lettre ouverte demande l’abandon du projet.» Stéphane Werly, préposé genevois à la protection des données et à la
transparence, rendra son avis à l’UNIGE jeudi 30 avril.
L’Unil dans les médias
Retour de la recherche sur le Campus de Dorigny
Cette semaine, les chercheur-e-s de l’UNIL ayant besoin d’équipement spécifiques pour travailler peuvent regagner leurs laboratoires (une semaine avant les scientifiques de l’EPFL). Ils-elles «devront maintenir les distances sociales et sont encouragés à éviter les transports publics pour se rendre au travail, fait exceptionnel sur un campus à vocation durable. Les masques ne seront quant à eux pas obligatoires, même s’ils seront mis à disposition. À ce stade, des prescriptions similaires s’appliquent à l’EPFL, et les deux institutions prévoient en outre une réouverture partielle des points de restauration.»
Les étudiant-e-s sont toujours exclus du campus, en principe jusqu’à la session d’examens d’août-septembre.
L’incertitude règne encore quant au financement des chercheurs qui dépendent de subsides étrangers. «Il n’y aura probablement pas de rallonges financières. Il faudra faire comprendre que la prestation des chercheurs sera forcement réduite.», commente le Vice-recteur de la Recherche François Bussy.
Revue de presse UNIL 30 avril 2020
29Avr2020
Politique des hautes écoles
Assouplissement des mesures contre le coronavirus
Ce mercredi, le Conseil fédéral a assoupli d’un cran supplémentaire les mesures contre le coronavirus. Magasins, restaurants, musées et bibliothèques pourront rouvrir dès le 11 mai.
Par ailleurs, les cantons sont autorisés à ne pas organiser d’examens écrits de maturité cette année.
Yves Flückiger plaide pour le maintien des examens de maturité
Le Conseil fédéral a annoncé mercredi après-midi que les cantons ont le droit de ne pas maintenir des examens de maturité. [Les cantons romands, à l’exception de Fribourg, aimeraient annuler ces diplômes.]
Yves Flückiger, Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Genève, craint pour la valeur des diplômes de maturité, il espérait le maintien des examens. Il avait plaidé pour une adaptation plutôt qu’une annulation, et que la décision s’applique à tous les cantons.
Astrid Epiney sur l’annulation des épreuves écrites de maturité
Alors que dans certains cantons, les épreuves écrites de maturité seront probablement annulés, les universités suisses auront dans tous les cas l’obligation juridique d’accepter tout-e candidat-e détenteur-ice d’une maturité gymnasiale suisse.
Rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney ne partage pas l’opinion du Président du Conseil des EPF, Michael Hengartner, qui regrettait dimanche l’annulation éventuelle des examens de maturité. En effet, si les épreuves écrites enseignent une certaine rigueur aux étudiant-es, il faudra attendre de connaître les décisions détaillées des cantons quant aux modalités de réussite pour se faire un avis.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 avril 2020
28Avr2020
Politique des hautes écoles
L’UE envisage un nouveau partenariat Horizon Europe sur les pandémies
Horizon Europe pourrait avoir un nouveau partenariat de recherche industrielle sur la préparation aux pandémies et la résilience de la société, a déclaré Maryia Gabriel, commissaire européenne chargé de la recherche et de l’innovation aux députés européens.
Lors d’une vidéoconférence de la commission de la recherche et de l’industrie (ITRE) au Parlement européen, elle a déclaré que la Commission envisageait d’ajouter un nouveau partenariat de recherche sur les pandémies dans le prochain programme de recherche et d’innovation de l’UE.
Des étudiants de l’UNIGE s’insurgent contre un logiciel d’examen «trop curieux»
«En cette période d’épidémie et de confinement, beaucoup d’examens universitaires se feront à distance. A l’Université de Genève (UNIGE), le logiciel envisagé par la faculté d’économie et management pour la session de mai-juin fait réagir les étudiants, qui s’inquiètent pour la protection de leurs données.
Le logiciel « TestWe » est au cœur de la discorde. Un courrier signé par 362 étudiants a été envoyé au recteur et au décanat pour dénoncer « l’apparition d’un programme de surveillance sur des ordinateurs personnels, avec prise de photos à intervalles réguliers ».
« On va demander au préposé cantonal à la protection des données ce qu’il pense de cette plateforme en terme de protection des données et de la personnalité. On se laisse trois, quatre jours pour prendre une décision face à cette méthode d’évaluation », a réagi le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 avril 2020
27Avr2020
Politique des hautes écoles
Un cadeau qui pourrait s’avérer être empoisonné
Le Milliardaire Hansjörg Wyss a fait un don de 100 millions de francs à l’Université de Berne pour un nouveau centre de recherche sur la durabilité et la protection de la nature, le «Wyss Academy for Nature». Le canton et l’université participent à son financement, à hauteur de 50 millions chacun.
Une clause dans le contrat, signé en décembre, suscite des interrogations: Le financement sera échelonné par tranches de 10 millions. Dans trois ans, si le donateur n’est pas content des résultats de recherche, il aura le droit de bloquer, voire d’annuler son financement.
Même si le donateur a son mot à dire sur l’orientation stratégique, la liberté de recherche et d’enseignement des personnes travaillant pour l’Académie Wyss est garantie, a annoncé une porte-parole de l’université. Par ailleurs les autorités cantonales estiment qu’il s’agit d’une demande «justifiée».
L’Université de Bâle prend des mesures suite à un cas d’harcèlement sexuel
Suite au harcèlement sexuelle d’une doctorante, l’Université de Bâle a pris certaines mesures pour éviter que cela se reproduise à l’avenir. Un lieu d’accueil en cas d’atteinte à l’intégrité a été ouvert durant le semestre d’automne 2019. Un nouveau poste à 60% a été ouvert pour cela. Andrea Bauer, l’employée en charge du poste fait le point: parmi les 31 signalements déjà faits, 22 cas ont déjà été réglés. Pour la plupart, une discussion avec une ou deux des parties suffit. Il s’agit surtout de conflits de collaboration, d’encadrement ou de comportements non-professionnels. Il n’y a pour l’heure pas de cas de harcèlement sexuel.
Pour lutter contre ceci, l’Université de Bâle a également renforcé les contrôles du respect des accords entre doctorant-es et professeur-es. Un nouveau règlement au sujet de l’intégrité personnelle est d’ailleurs en cours d’élaboration.
Le déconfinement de l’ETH en trois étapes
Le Président de l’EPFZ Joël Mesot fait le point sur la reprise de l’EPFZ, qui se fera en trois étapes. Dans la première phase figure donc la reprise des recherches expérimentales urgentes. La priorité est l’ouverture les laboratoires de recherche, en évaluant progressivement comment les restrictions de distance sociale et d’hygiène pourront être respectées.
La deuxième phase, qui commencera le 8 juin, continuera durant les vacances semestrielles. Il s’agira alors de mener les examens à bien, en évitant de faire redoubler trop d’étudiant-es. Si la reprise progressive de la recherche de l’EPFZ devrait progresser, il est demandé aux collaborateur-ices de poursuivre le travail à domicile quand l’accès aux laboratoires n’est pas nécessaire. Il en va de même pour les employé-es techniques et adminitratifs-ives de l’Ecole.
La troisième phase aura lieu au début du semestre d’automne. Un « retour au nouveau fonctionnement normal » accompagnée de mesures sanitaires renforcées devrait avoir lieu.
D’autres universités ont pris des mesures similaires de déconfinement.
Université de Zurich : Nouvelle bourse d’études pour la période de pandémie
L’Université de Zurich a mis en place un fond d’aide financière « de pandémie » allant de 1’000 à 6’000 CHF. Cette aide peut être obtenue par les étudiant-es pour payer leurs loyers, des frais de santé ou assurer leurs conditions de vie de base. Les prêts allant jusqu’à 3000 CHF ne doivent pas être remboursés. Au-dessus de cela, aucun intérêt n’est pratiqué. L’Université a pour l’heure mis 300’000 francs à disposition.
Débat sur les examens à l’EPFL
À l’EPFL, les étudiant-es ont le choix entre passer ou se retirer des examens d’août. La Direction préconise que si elles-ils choisissent de passer les examens, les échecs seront comptabilisés. Or, l’AGEPoly plaide pour la non-comptabilisation des échecs dans tous les cas. L’argumentaire de l’association se base sur un sondage passé auprès des étudiant-es qui démontre une grande détérioration des conditions d’études et une grande inquiétude au sein du corps estudiantin. L’AGEPoly estime que les étudiant-e-s ne peuvent pas évaluer leurs connaissances avant les examens sans avoir été en contact avec d’autres étudiant-es.
La décision finale sur les examens sera rendue jeudi, le 30.04.
Pétition pour la prolongation de tous les CDD d’enseignement et de recherche à l’UNIGE
Le syndicat SSP-VPOD a publié une pétition co-écrite par les principales associations de l’Université de Genève (UNIGE) défendant le corps intermédiaire et le corps enseignant. Les signataires font l’état de conditions de travail, d’enseignement et de recherche inadéquates et réclament donc:
- «la prolongation automatique de tous les contrats à durée déterminée à raison du temps qu’aura duré la crise,
- que cette prolongation soit mise en place rapidement afin de réduire l’anxiété provoquée par l’incertitude dans laquelle se trouve un grand nombre d’entre nous,
- que le rectorat utilise sa force politique auprès du FNS et des fonds privés afin de garantir le prolongement des contrats pour tous et toutes.»
Michael Hengartner regretterait un non-lieu des examens de maturité
Plusieurs cantons aimeraient renoncer aux examens de maturité. Le Président du Conseil des EPF, Michael Hengartner, serait déçu si les examens de maturité n’avaient pas lieu. «Les examens ajoutent la touche finale à la maturité. […] La maturité écrite apporte une valeur ajoutée considérable aux futurs étudiants.» swissuniversities reste convaincu que le gouvernement fédéral et les cantons trouveront une bonne solution, comme le dit son président Yves Flückiger, qui est également recteur de l’Université de Genève. «Si le gouvernement fédéral décide qu’aucun examen ne sera organisé, les universités l’accepteront», déclare-t-il.
L’Université de Bâle crée un générique pour l’Hydrochloroquine
Pour éviter un goulot d’étranglement dans la livraison d’Hydrochloroquine, qui est – souvent utilisé comme traitement contre le COVID-19, l’Université de Bâle a développé un générique du médicament. 4000 comprimés ont pu être produits, et des chercheur-e-s ont réussir à produire assez de substance active pour 200’000 autres cachets.
Collaboration de recherche pour éviter une pénurie de masques de protection
«Un consortium national regroupant notamment l’Empa, les écoles polytechniques de Lausanne et de Zurich, ainsi que le laboratoire de Spiez a été créé pour s’occuper de la question des masques de protection contre le coronavirus. Le projet vise la réutilisation de masques existants mais aussi le développement de masques aux propriétés nouvelles.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 avril 2020
24Avr2020
Politique des hautes écoles
La résistance estudiantine s’organise
Le syndicat SUD Etudiant-es et Précaires (VD) ainsi que la Conférence Universitaire des Associations d’EtudiantEs (CUAE) joignent une pétition nationale d’étudiant-es, apprenti-es et gymnasien-nes. L’appel est «adressé aux divers centres de décisions en matière d’examens et de validation des enseignements, à savoir tout autant les directions d’institutions de formation que les regroupements intercantonaux (HES-SO, swissuniversities, Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique, etc.) et les services confédéraux compétents (Secrétariat d’Etat à la formation)».
La pétition demande:
- Une «garantie de validation de tous les crédits/enseignements inscrits ce semestre».
- Des garanties financières;
- Une garantie qu’aucun-e étudiant-e n’aura à subir les conséquences de cette crise en termes de durée de la formation, de poursuite du cursus ou d’entrée dans un cursus, et en termes d’accès aux aides sociales pertinentes, notamment via le prolongement de celles-ci et l’octroi facilité de bourses additionnelles;
- Une garantie que l’engagement dans la gestion de cette crise soit pleinement reconnu et compensé, a minima selon les trois garanties ci-dessus.
Université de Bâle: les examens en médecine pourraient être passés à blanc
Le site d’informations Nau.ch annonce que les étudiant-e-s en médecine de l’Université de Bâle pourraient passer leurs examens à blanc. Les questionnaires à choix multiples ne seraient alors ni corrigés, ni notés. La participation seule à l’examen validerait les cours. Cela s’applique aux étudiant-e-s en première et deuxième année de bachelor et en première année de master.
D’après le même site, il en serait de même pour les étudiant-e-s en médecine de l’Université de Lausanne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 avril 2020
23Avr2020
Politique des hautes écoles
COVID-19: Vers un partenariat public-privé pour le développement d’un vaccin suisse?
Au moins trois projets suisses de recherche et de développement d’un vaccin contre le COVID-19 figurent parmi les 15 projets les plus prometteurs au niveau mondial. Mais les laboratoires manquent d’argent pour la recherche.
Les projets devraient être accélérés, par exemple moyennant des partenariats public-privé, déclare Marcel Tanner, Président de l’Académie suisse des sciences. Il propose également que l’argent du fonds pour l’entreprenariat («Entrepreneuriatsfonds»), qui a été créé au niveau fédéral il y a deux ans, soit redirigé pour financer cette recherche en Suisse [sans évoquer plus de détails sur ce fonds].
L’Université de Zurich lance un crowdfunding pour soutenir ses activités de recherche
La Fondation de l’Université de Zurich a lancé un crowdfunding pour soutenir sa recherche contre le COVID-19. La journaliste Franziska s’interroge sur la question pourquoi «le fond de 5 millions de francs mis à disposition par la Confédération et le FNS ne suffirai pas pour financer toutes les universités suisses» ? En outre, elle critique le fait que le site du crowdfunding informe que les dons peuvent être déduits des impôts.
Pour un «non» à l’initiative populaire contre l’expérimentation animale et humaine
Servan Grüninger, président du groupe de réflexion «Reatch – Research and Technology for Switzerland», plaide pour le «non» à l’initiative populaire «contre l’expérimentation animale et humaine», qu’il nomme «l’interdiction de la recherche et de la médecine». D’après lui, même les recherches en psychologie, en sciences du sport ou en économie comportementale seraient mises en danger par cette initiative. L’importation de médicaments développés à l’étranger tels que le vaccin contre la grippe seraient interdite et la population suisse serait à la merci des pandémies futures.
Il dénonce la manière émotionnelle que la presse aborde ce sujet, qui fait le jeu des initiant-es et empêche tout débat rationnel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2020
22Avr2020
Politique des hautes écoles
L’USI et l’Université de Fribourg organisent des examens à distance
Les universités de Fribourg et de la Suisse italienne (USI) ont annoncé maintenir les examens, mais à distance. Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, assure ainsi pouvoir permettre aux étudiant-es de finir leurs études dans les temps, sans pour autant péjorer la qualité des diplômes remis.
Freiburger Nachrichten rapporte que l’Université de Fribourg laissera aux facultés le soin de déterminer les conditions d’examens de leurs étudiant-es et de décider si les échecs seront comptés ou non: «les examens écrits auront lieu le plus souvent en ligne. Dans les instituts comptant peu d’étudiant-es, les examens pourront également être oraux. Astrid Epiney part du principe que la plupart des facultés ne compteront pas les échecs et que les examens pourront être repassés sans conséquences. Il est également clair qu’un retrait aux examens est possible». La Liberté note que les facultés ont jusqu’au 30 avril pour fixer leurs conditions d’examens et les communiquer aux étudiant-es, et détaille comment le Rectorat a opté pour ce modèle décentralisé.
Quant aux universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, «les rectorats n’ont pas encore tranché, mais comme l’a déjà laissé sous-entendre Neuchâtel, on se dirige aussi vers des examens à distance. Quant à l’EPFL, les examens qui étaient prévus en juin seront déplacés au mois d’août, en espérant que les étudiants pourront physiquement être présents aux épreuves. […] Toutes les universités relèvent que le Covid-19 a eu au moins un mérite: celui d’accélérer l’implémentation et l’apprentissage de l’enseignement à distance», rapporte la RTS.
Reprise progressive des activités à l’EPFL dès le 4 mai
«L’EPFL commencera progressivement à rouvrir ses portes à ses collaborateurs le lundi 4 mai. Cette date découle de la nécessité de réaliser des nettoyages et désinfections approfondis des locaux et de relancer un certain nombre d’installations techniques.»
L’UNES demande une aide financière pour les étudiant-e-s en difficulté
Lea Schlenker, la Co-présidente de l’UNES déclare que la Confédération, les cantons et les hautes écoles devraient mettre leurs efforts en commun pour aménager un fond d’aide au bénéfice des étudiant-es en détresse financière due aux conséquences de l’épidémie actuelle.
Cette demande, déposée auprès de la commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) et du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) n’a pas encore reçu de réponse.
L’impact du confinement sur la recherche à l’Université de Berne
Le Covid-19 impacte fortement de très nombreuses expéditions de recherche à l’Université de Berne, ce qui a pour conséquence une augmentation des coûts et des retards dans la recherche. Selon l’article, la communication entre scientifiques s’est également détériorée et certaines publications ont pris des retards.
Le Recteur de l’Université de Berne, Christian Leumann, indique que d’autres domaines de recherche, lié au COVID-19, ont pu être renforcés. Il aborde par ailleurs les questions du chômage partiel des scientifiques, du gel de l’embauche, de la situation financière de l’institution, de la digitalisation et de la tenue des examens.
Maturité: Les cantons veulent supprimer les examens oraux et laisser le choix d’organiser ou non les écrits
Dans sa lettre au Conseil fédéral, la Conférence des directeurs de l’Instruction publique (CDIP) demande l’annulation des examens de maturité oraux et de laisser le choix aux cantons d’organiser ou non des examens écrits.
Les cantons qui renonceraient aux examens devraient se fonder sur les notes d’expérience, afin de garantir la qualité et l’équivalence des diplômes finaux.
Enseignement des finances : les théories sont-elles désuètes?
Interviewés par Bilan, deux professeurs d’économie plaident pour une mise à jour des enseignements en finance. Marc Chesney, professeur de finance à l’Université de Zurich, et Beat Bürgenmeier, ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Genève, critiquent notamment le manque d’analyses pratiques pour mettre à l’épreuve les théories économiques.
Ils plaident donc pour une pluralité d’approches, et ils souhaitent se libérer des dogmes au service de modèles d’affaires périmés.
Ils rappellent finalement que plusieurs initiatives telles que l’AREF (Association pour renouveler l’enseignement en finance) et le Center of Competence for Sustainable Finance à l’Université de Zurich existent pour combattre l’inertie de l’enseignement en finance.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2020
21Avr2020
Politique des hautes écoles
Une pétition demande à annuler les examens de maturité en Suisse
«Les gymnasiens sont les derniers à ne pas être fixés sur leur sort, et le temps presse: dans plusieurs cantons, les sessions commencent début juin. Une pétition a été lancée dimanche par des étudiants de tous les gymnases du canton de Vaud. Elle compte à ce stade plus de 800 signatures. Elle demande au Conseil fédéral d’annuler les examens.»
L’association suisse des infirmières et infirmiers souhaite une offensive massive en termes de formation
«Dans une lettre ouverte au parlement, l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) demande une «reconnaissance financière» et exige «une offensive massive en matière de formation». La présidente de l’ASI, Sophie Ley, avance : «La Suisse forme seulement 43% du personnel dont elle a besoin, ce qui témoigne d’un égoïsme indéfendable».
Rentrée scolaire : réticences lémaniques
«Alors que les écoles doivent rouvrir le 11 mai, des dissensions se font sentir en Suisse romande. Les syndicats vaudois
et genevois sont plus opposés qu’ailleurs et les conseillers d’Etat attendent de Berne des instructions claires.»
Du coté alémanique, le retour médiatique sur la rentrée scolaire était plutôt positif.
Des étudiants en difficulté
Dans les universités romandes, à l’exception de Fribourg, il y a une augmentation significative d’aides financières octroyées aux étudiant-e-s depuis le début du confinement. Géraldine Renggi, responsable du Bureau social de l’Université de Neuchâtel estime: «La plupart des requêtes concernent des étudiants qui ont perdu leur job et qui n’ont ni bourse cantonale, ni chômage, ni aide sociale, ni soutien familial.»
La HES Valaisanne a, par ailleurs, pris des dispositions : «échelonnement de payement de taxes semestrielle (500 francs), réduction de 50% des frais d’écolage […], participation aux coûts engendrés par le rapatriement d’étudiants en échange à l’étranger.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 avril 2020
20Avr2020
Politique des hautes écoles
«Au sujet du corona, la politique écoute les scientifiques – heureusement »
Le journaliste Nik Walter rapporte dans un éditorial que, dans la mise en place de la stratégie concernant le coronavirus COVID-19, les politiques ont «heureusement» suivi les conseils des scientifiques.
Il estime que l’ouverture des écoles dans trois semaines (et non pas immédiatement comme au Danemark) est plutôt une bonne décision et que, de manière générale, si le Conseil fédéral ne suivait pas les conseils des scientifiques, «on se trouverait dans la situation de l’Italie ou de l’Angleterre.» La question se pose alors de savoir pourquoi les politiques ne suivent pas les conseils scientifiques dans d’autres domaines tel que la question climatique, qui causera un plus grand danger à l’humanité à long terme.
Le journaliste relativise ensuite: le Conseil fédéral n’a pas suivi toutes les recommandations, par exemple concernant l’usage de masques ou l’emploi de tests.
Deux scénarios sont envisagés quant aux certificats de maturité
Les écoles du secondaire II ne savent pas encore si les examens seront maintenus cette année. Quant aux examens de maturité, deux scénarios principaux sont envisagés: la tenue d’examens écrits et oraux sans autre changement qu’un respect des mesures d’hygiène, ou alors la remise des certificats de maturité uniquement sur la base des notes obtenues durant l’année. «Ces scénarios doivent encore être affinés puis validés par le Conseil fédéral. Une chose est sûre: tous les gymnasiens ne devront pas redoubler. D’ici le 11 mai, ils devraient être fixés», apprend-on dans le 19h30 de la RTS.
Monika Maire-Hefti, Vice-présidente de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique, rapporte ensuite les arguments des partisan-es de l’abandon des examens. Une différence entre la Suisse romande et alémanique quant à cette question est observée.
Les examens à l’Université de Bâle en temps de pandémie
L’Université de Bâle restera fermée jusqu’aux vacances d’été et les cours seront donnés en ligne jusque-là. Le Vice-recteur Thomas Grob dit pouvoir alors entrer dans une deuxième phase de réflexion à propos de la tenue des examens. Si la mise en place de l’enseignement en ligne s’est bien passée, la mise en place des examens rencontre un nouveau problème: le respect du principe d’égalité des chances.
Dans certains domaines d’études telles que la médecine, les sciences du sport ou les sciences naturelles, où la présence lors de l’examen est indispensable, la tenue des examens pourrait être adaptée voire reportée. La Direction de l’Université de Bâle ne veut toutefois pas renoncer à tous les examens en présence: ils pourraient avoir lieu au cas par cas, si les conditions sanitaires peuvent être respectées.
Finalement, les échecs ne seront pas comptés. La Basler Zeitung rapporte que, si l’Université se montre certes arrangeante, elle désire également éviter une vague de recours.
Les logements des étudiant-e-s fribourgeois-e-s inquiètent en vue de la rentrée universitaire
La situation du logement des étudiant-es à Fribourg inquiète. D’une part, les répercussions financières du Covid-19 pourraient empêcher les parents de payer les études et le logement de leurs enfants, qui eux·elles-même pourraient également perdre leurs emplois. Ce phénomène pourrait engendrer une baisse de la mobilité estudiantine dans le pays: «il n’est pas exclu qu’à terme le jeune zurichois préfère rester à Zurich plutôt que de venir étudier à Fribourg».
L’Unil dans les médias
L’UNIL revient sur sa première politique de comptabilisation des échecs lors des prochains examens
Revue de presse UNIL 20 avril 2020
17Avr2020
Politique des hautes écoles
Des étudiant-e-s de la HEP bernoise souhaitent revoir les modalités des examens
Le 9 avril, les étudiant-e-s de la Haute école Pédagogique (HEP) de Berne ont reçu un mail du rectorat indiquant que les examens auront lieu en ligne, et que ceux et celles qui les échouent auraient, comme d’habitude, une autre chance pour réussir leurs examens. Plus d’un quart des 2’800 étudiant-e-s de la HEP a donc signé une lettre ouverte, se plaignant d’inégalités de traitement: L’Université de Berne avait accordé à ses étudiant-e-s une chance supplémentaire de réussir leurs examens. Par ailleurs, le passage à l’enseignement digital aurait été plus conséquent pour les étudiant-e-s de la HEP (ou la présence physique joue un rôle plus important pour la plupart des cours).
Le Recteur Martin Städler répond: «Si nous ferions des examens «normaux», je serais également irrité comme étudiant», mais cela n’est pas prévu : «Nous évaluons en ce moment, quels formes d’examens rendent justice au semestre. […] En tant que Haute école pédagogique nous avons le devoir d’élaborer une solution cohérente. Nous espérons que nos futur-e-s enseignant-e-s feront la même chose, réagir à des situations particulières de manière spécifique. […] Si l’examen («Leistungsnachweis») est adapté à la forme d’apprentissage du semestre Corona, il n’y a aucune raison pour une opportunité supplémentaire aux examens.»
De l’investissement massif dans la recherche contre COVID-19 et l’élasticité des science
Un membre du Conseil suisse de la science et trois autres scientifiques se posent la question si l’investissement de larges sommes dans la recherche contre COVID-19 est de l’argent bien dépensé à court et à long terme.
L’Université de Berne se profile en médecine
Quelques chercheur-e-s de l’Université de Berne se profilent comme expert-e-s dans la thématique COVID-19, ils ont été beaucoup sollicité par la presse nationale et internationale.
Daniel Candinas, Vice-recteur pour la recherche, estime qu’il ne s’agit pas d’un hasard, mais «C’est le résultat d’une recherche de pointe sur des longues années, de collaborateurs-rices motivé-e-s et d’une connexion internationale des sciences de la vie.»
Joel Mesot, Martin Vetterli et Michael Hengartner tirent les premières leçons de la crise du Covid-19
La Neue Zürcher Zeitung publie une tribune de Joel Mesot, Martin Vetterli et Michael Hengartner, les trois hommes respectivement à la tête de l’ETH, de l’EPFZ et du Conseil des EPF. Ces derniers livrent leurs analyses sur les premières leçons à tirer de la lutte contre le Covid-19.
Ils décrivent d’abord le caractère interdisciplinaire de la recherche face à la crise. Ils constatent l’accélération des publications scientifiques sur le Covid-19 afin de permettre à la communauté scientifique d’accéder à ces données. La coopération entre scientifiques aurait ainsi prévalu sur la concurrence habituellement de mise.
Les trois auteurs remarquent également un certain relâchement dans le respect de la hiérarchie entre chercheur·euses et dans le cadre d’initiatives où étudiant·es et chercheur·euses collaborent tel que «helpfulETH», ainsi qu’une coopération entre entreprises privées rivales telles qu’Apple et Google.
En conclusion, ils espèrent garder certains acquis apportés par la lutte contre le Covid-19 et défendent la liberté scientifique. Ils espèrent également que les expert·es seront mieux écouté·es dans le futur:
«L’énorme dynamique de la recherche montre à quel point la liberté de la recherche est centrale. Seuls les chercheurs sont capables d’orienter la recherche là où se trouvent de nouvelles découvertes. Cette recherche ne peut pas être imposée par le champ politique. Ce qui a certainement été renforcé dans cette phase est la coopération entre les institutions de recherches, les chercheurs, tout comme entre la recherche et la politique. Nous devons continuer sur cette voie.
Nous devons prendre plus au sérieux les avertissements dans le futur. Des chercheurs isolés avaient prévenus il y a une année du danger d’une épidémie d’un nouveau virus. La science a subi une énorme pression ces dernières années dans beaucoup de pays. Il faut espérer que la crise démontre la nécessité d’un dialogue entre la recherche, la politique et la société. La mise en place d’une task-force scientifique sous la houlette du Fond national de la recherche grâce au Conseil fédéral est donc à saluer.»
«L’expertise scientifique sauve des vies»
L’auteure de l’article parle de l’importance en politique du conseil scientifique. Les nombreu-ses mort-e-s du COVID-19 à New York auraient montré ce qui se passe si les politicien-ne-s ne suivent pas les conseils scientifiques.
En plus des virologues et des médecins, elle espère que par la suite les économistes, éthicien-ne-s et théologien-ne-s saisissent la parole pour permettre une prise de décision démocratique qui prend en compte les différents aspects de la crise actuelle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 avril 2020
16Avr2020
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral prévoit une sortie de la crise en trois étapes
«Le Conseil fédéral a présenté son plan de sortie de crise du Covid-19. Les mesures exceptionnelles seront progressivement assouplies, en trois étapes coordonnées au niveau national. La première étape aura lieu le 27 avril (certains commerces, crèches, cabinets médicaux…), la deuxième le 11 mai (écoles obligatoires, autres commerces) et la troisième le 8 juin (autres écoles).»
L’EPFL déplace ses examens, les universités romandes les maintiennent
Les nouvelles mesures de l’EPFL concernant les examens sont les suivantes:
- les cours en présentiel sont interdits jusqu’au 29 mai;
- la session d’examens du semestre de printemps aura lieu du 3 au 28 août;
- avant la session d’examens, 3 semaines de pause suivies d’une période de révisions du 22 juin au 31 juillet auront lieu;
- les étudiant·es se présenteront en personne aux examens.
Concernant la validation des examens, les mesures sont les suivantes:
- les étudiant·es ont jusqu’au 24 juillet pour renoncer à se présenter à un examen;
le retrait à un examen ne comptera pas comme un échec; - les études pourront être prolongées d’une année;
- une moyenne insuffisante aux examens de mise à niveau ne signifiera pas une exclusion pour les 1ères années.
Contactées par la RTS, les universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel ont pour leur part fait savoir que les examens de la session d’été seraient bel et bien maintenus.
Le discours est plus nuancé du côté de l’université de Fribourg, où l’on précise que les examens seront assurés « dans la mesure du possible » mais qu’un report en juillet, en août, voire début septembre n’est pas exclu.
COVID-19 : Nouveau programme national du FNS
«Afin de canaliser les compétences de recherche existant en Suisse, le FNS lance sur mandat du Conseil fédéral et à titre extraordinaire un Programme national de recherche (PNR) « Covid-19 ». Ce programme de recherche spécial vise à établir des recommandations pour lutter contre la crise du coronavirus en Suisse. Il complète l’appel à projets spécial coronavirus déjà lancé par le FNS.»
COVID-19 : Concertation des agences de financement pour la recherche
«Public funding agencies in Germany, Luxembourg, Poland, Switzerland, Slovenia, the Czech Republic and Austria are pooling resources to promote international cooperation in research to tackle COVID-19. Researchers in these countries can now apply for fast-track funding for cross-border projects. This applies for both bilateral and trilateral projects.»
L’Union Européenne publie une feuille de route pour la levée du confinement
Afin d’harmoniser la levée du confinement en son sein, l’Union Européenne a publié une feuille de route détaillant ses recommandations dans plusieurs secteurs.
«Les écoles et universités feraient partie des premières institutions à pouvoir réouvrir, à condition que toutes les précautions soient prises: horaires de repas étendus et différenciés, hygiène stricte, cours en groupes restreints, usage de l’e-learning.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 avril 2020
15Avr2020
Politique des hautes écoles
Un financement public est-il pertinent pour tous les cours de l’université?
L’historien et publiciste Toni Stadler, qui a suivi une carrière dans des organisations internationales et au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et à la DDC (Développement et coopération), estime que la pandémie permet d’évaluer la pertinence de l’engagement public. Il regrette une perte de sérieux pragmatique pas seulement dans des organisations internationales, mais également dans les gymnases et à l’Université de Lausanne. («Des conférences invitées dans les écoles, par exemple sur le spécisme ou les super-aliments, pourraient bientôt prendre un coup de vieux.») L’auteur juge qu’il y a un risque de coupes dans le secteur de l’éducation. «Les universités et les gymnases devront se demander si leur enseignement est efficace et si les programmes d’études mettent l’accent sur des sujets qui auront également une pertinence dans le futur. Le contenu esthétique, notamment du passé lointain, domine de loin la discussion sur la technologie, l’industrie ou les affaires. La performance semble être quelque chose d’ambivalent pour certains éducateurs.» Il regrette le financement public de domaines comme l’égyptologie et la préhistoire et estime qu’il y a des millions de francs à économiser si la recherche était dédoublonnée. Il juge qu’il serait nécessaire de hiérarchiser les domaines, et de donner la priorité à ceux qui permettraient au pays de rester «constructif et à l’épreuve de l’avenir».
Une première université américaine remet sa rentrée d’automne à 2021
Boston University est la première université américaine à annoncer que la rentrée d’automne sera remise à 2021.
L’Institut Confucius de Bâle ferme ses portes à l’automne
L’article de la Neue Zürcher Zeitung am Sonntag revient sur plusieurs cas d’influence chinoise en Suisse et constate une hausse générale de cette influence dans le pays.
Un encart annonce cependant la fermeture de l’Institut Confucius de Bâle. Plus de 500 Instituts Confucius promeuvent la culture et la langue chinoise à travers le monde. Ouvert en 2013, l’Etat chinois et l’Université ne se sont pas entendus sur la fonction que devait remplir cet Institut, un pôle d’échanges culturelles pour l’Université de Bâle et un centre de langue pour l’Etat chinois. Les deux partenaires ont annoncé sa fermeture. Son existence était d’autant plus remise en cause car il suivait visiblement les manœuvres politiques et idéologiques de la Chine.
L’ancien Recteur de l’Université de Bâle à l’origine du projet, Antonio Loprieno, parle d’une désillusion, tout comme Hans Roth, ex-diplomate également impliqué dans ce rapprochement. Ils constatent l’impossibilité d’ouvrir le dialogue entre la Chine et l’Occident ainsi que l’impression de servir d’instrument de propagande chinoise au cœur de l’Europe, d’autant plus que l’Etat chinois avait limité la liberté d’action de l’institut.
Nouveau cursus HES sans stage préalable
La HES-SO Valais ouvre un nouveau cursus en informatique. Cette formation en cours d’emploi durera quatre ans et permettra aux étudiant·es d’entrer dans le monde professionnel à mi-temps dans une des sept entreprises partenaires. «Rédhibitoire pour certains étudiants», le stage préalable à l’entrée en HES-SO ne sera plus exigé. «Ce cursus s’inscrit dans un projet pilote lancé en 2014 parla Confédération et qui vise a atténuer la pénurie de personnel qualifié dans le domaine des mathématiques, de l’informatique, des sciences naturel les et de la technique».
«La science suspend son souffle»
L’article du Temps résume l’impact de COVID-19 sur la recherche : «A quelques exceptions près, nombre de programmes et d’instruments scientifiques du monde entier sont mis à l’arrêt ou fonctionnement à voilure minimale. Le calendrier des prochaines années en sera vraisemblablement bouleversé».
L’article de Prime news dresse un bilan des activités de recherche à l’Université de Bâle pendant la pandémie actuelle. La recherche expérimentale a été réduite à 20-25%, mais les études cliniques en cours peuvent être continués.
Une HES zurichoise conseille des PME pendant cette crise
La HES zurichoise ZHAW donne gratuitement des conseils psychologiques à des personnes travaillant dans des PME touchées par la crise COVID-19.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 avril 2020
14Avr2020
Politique des hautes écoles
Pétition des étudiant-e-s de l’Université de Neuchâtel
Des étudiant-e-s de l’Université de Neuchâtel ont lancé une pétition qui a été signé par plus de 930 personnes. Ils-elles souhaitent, entre autres, une validation automatique des cours, la suppression exceptionnelle de la taxe universitaire et une prolongation des bourses d’études jusqu’au mois d’août.
La Fédération d’étudiant-e-s neuchâtelois-es soutient cette pétition quelques jours plus tard.
L’Alma mater a déjà décidé que les résultats obtenus ne seront pas pris en compte que s’ils conduisent à l’acquisition des crédits correspondants.
VD: Les apprentis ne devront pas refaire leur année
Les CFC et AFP seront accordés sans examens théoriques. Pour les épreuves pratiques, le Canton de Vaud a obtenu de pouvoir les supprimer, selon les cas. La cheffe du Département vaudois de la formation, Cesla Amarelle, ne cache pas son soulagement: «Nous sommes très contents de cette solution qui ne nous oblige pas à organiser des examens pratiques malgré tout.» Elle insiste sur le fait qu’une annulation d’examen ne débouche pas sur un diplôme «au rabais», puisque l’examen est rarement éliminatoire.
L’Unil dans les médias
Offrir des crédits universitaires aux étudiant-e-s qui s’engagent dans des projets solidaires
La Faculté des HEC de l’Université de Lausanne offre trois crédits ECTS par étudiant-e-s pour l’engagement civique pendant l’épidémie actuelle. Cependant, les étudiant-e-s devront remettre un rapport écrit à la fin de l’expérience. Il est possible que la HEC reconnaîtra l’engagement solidaire même après la crise.
Sur la reconnaissance des acquis dans les études en médecine
Jean-Daniel Tissot, hématologue, doyen de la faculté de médecine de l’UNIL et ancien directeur et fondateur du centre vaudois de transfusion sanguine, est interviewé sur la validation des cours en médecine (à partir de 5min56). L’engagement des étudiant-e-s pendant l’épidémie sera reconnue (09min36). La seule question qui reste est si les évaluations finales auront lieu en QCM. Le doyen espère que l’expérience acquise pendant cette période sera reconnue par les autorités, pour pouvoir annuler ces examens.
Revue de presse UNIL 14 avril 2020
9Avr2020
Politique des hautes écoles
Les Hautes écoles et le CERN s’engagent contre le COVID-19
Des actions pour battre l’épidémie COVID-19 se multiplient, que ce soient des étudiant-e-s en HES-SO qui se portent bénévoles aux hôpitaux, le CERN qui produit du matériel nécessaire, ou l’EPFZ, qui a lancé une collaboration avec le canton de Berne pour améliorer la collecte de données.
Le Conseil fédéral veut sortir de la crise dès la fin du mois
Mercredi, le gouvernement avait prolongé d’une semaine, jusqu’au 26 avril, les mesures de lutte contre l’épidémie. Celles-ci seront progressivement assouplies avant la fin du mois d’avril. Le Conseil fédéral fixera le scénario de sortie de crise la semaine prochaine.
Une stratégie «Open Research Data» pour les EPF
La bibliothèque de l’EPFZ communique sa participation à la mise en oeuvre de la stratégie Open Research Data (ORD). Cette stratégie, actée en janvier 2020 par un accord entre le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), swissuniversities, le FNS et les EPF, devrait être validée au début de l’année 2021 par le Conseil des EPF. Elle vient compléter la stratégie nationale d’open access conçue en 2017 et ouvre la voie à une politique d’open access ambitieuse à long terme.
La HES-SO maintient les examens tout en restant flexible
Les examens des étudiant-e-s à la HES-SO sont maintenues, mais des aménagements sont prévus pour les examens écrits. Les évaluations ne seront pas moins sévères, mais les étudiant-e-s qui ne se sentent pas prêt-e-s peuvent ne pas se présenter aux examens – un échec successif aux examens de ce semestre ne risque pas de les exclure des études.
Par ailleurs, il sera envisageable de valider des compétences acquises pendant des bénévolats lié à la crise de COVID-19, pour autant que l’engagement des étudiant-e-s était dans leur domaine d’expertise.
L’Europe unit ses compétences scientifiques dans la lutte contre le coronavirus
«Mardi 7 avril, les ministres en charge de la recherche et de l’innovation des pays membres de l’Union européenne ont adopté, via une réunion informelle par vidéoconférence, un plan d’action coronavirus qui coordonne la coopération de recherche et d’innovation dans l’Espace européen de la recherche.»
La secrétaire d’état suisse, «Martina Hirayama s’est prononcée en faveur d’un échange à l’échelle européenne, utile à l’exploitation des synergies au sein de la communauté scientifique et facilitant le flux d’informations.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 avril 2020
8Avr2020
Politique des hautes écoles
Démission du président du Conseil européen de la recherche
Mauro Ferrari, Président du Conseil européen de la recherche (CER) depuis le 1er janvier dernier, a donné sa démission le 7 avril. Il se dit déçu d’un système dans lequel il y aurait trop d’obstacles institutionnels et politiques pour trouver rapidement des solutions à la crise du COVID-19. Il avait proposé une motion pour un financement «top down» de la recherche sur le COVID, au lieu de «bottom up», mais sa proposition a été refusée. Il regrette dans une lettre ouverte que le CER ne considère pas l’impact bénéfique sur la société comme un critère de financement.
Cette version est démentie par ses ancien·nes collègues, dont l’allemand Christian Ehler, qui l’accuse plutôt de dévier de l’approche habituelle de l’institution et de ne pas respecter ses bases légales. On l’accuse également d’avoir passé trop de temps à d’autres activités, comme membre du Conseil d’administration d’une entreprise pharmaceutique aux Etats-Unis, par exemple. (Les divers points de vue et accusations au sein du CER sont résumés plus en détail dans l’article de ScienceBuisness.)
La League of European Research Universities (LERU) a publié aujourd’hui une prise de position écrite par Jean Chambaz, Président de la Sorbonne. Il tire à boulet rouge: «Mauro Ferrari tells his own story to justify his resignation. In doing so, he has demonstrated how much he underestimates the significance of independent bottom up research and of the intrinsic commitment of researchers to contribute to society by developing new fundamental insights.»
Nouvelle plateforme pour soutenir le milieu de la santé
Les EPF de Zurich et Lausanne ont lancé l’initiative helpfulETH, qui souhaite fournir rapidement des solutions aux hôpitaux et EMS face aux problèmes lié à l’épidémie COVID-19. Pour fonctionner pendant cette période, les institutions de santé ont du modifier leurs procédures de travail et il persiste un manque de matériel. Les professionnels de santé peuvent alors annoncer via le site web de helpfulETH les besoins en matériel, de technologie, d’analyse de données et de gestion de chaîne logistique.
Le réseau helpfulETH contient déjà environ 100 chercheur-e-s, surtout en ingénierie, des étudiant-e-s, médecins, partenaires industriels, et «d’autres universités pourraient y participer».
L’EPFL lance 12 projets de recherche pour lutter contre le COVID-19
Alors que la quasi-totalité des recherches sont suspendues, l’EPFL a lancé un appel à projets auprès de ses chercheurs·euses, en quête de solutions à effets immédiats face au COVID-19. Parmi les 50 propositions, 12 projets ont été sélectionnés et s’inscrivent dans des domaines de recherche variés. Les premiers résultats sont attendus pour dans 6 mois.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 avril 2020
7Avr2020
Politique des hautes écoles
Fribourg : La formation des enseignant-e-s sera revue
A l’heure actuelle, les enseignant-e-s de Fribourg sont formés dans deux institutions distinctes: les instituteurs-rices de l’école primaire sont diplômé-e-s de la HEP, et les enseignant-e-s du secondaire (I et II) et de l’enseignement spécialisé étudient à l’université, dans des départements différents. Ce modèle hybride, unique en Suisse romande, peine à convaincre.
Un groupe de pilotage a été formé avec l’objectif de réunir toutes ces formations sous un seul toit. «Le choix et cornélien, car il va de la survie même de la HEP. Ou alors de l’affaiblissement, du mois symboliquement, de l’université». Entretemps, le gouvernement cantonal a différé la mise au concours du poste de recteur de la HEP.
L’UNES appelle à des mesures de soutien aux étudiants
«En raison de la pandémie de coronavirus, de nombreux étudiants voient leur vie chamboulée et ne peuvent pas continuer leurs études normalement. Leur association faîtière exige notamment la création immédiate d’un fonds financier à leur intention.
En outre, si leur cursus devait être prolongé en raison du coronavirus, cela ne devrait pas affecter la durée maximale d’octroi des bourses, écrit l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) dans un communiqué publié mardi. Les étudiants ne devraient pas avoir à étudier un semestre de plus sans pouvoir bénéficier d’une bourse.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 avril 2020
6Avr2020
Politique des hautes écoles
Les étudiant-e-s mobilisé-e-s à l’armée dénoncent une inégalité de traitement
La Liberté raconte le sentiment d’injustice que ressentent plusieurs étudiant-e-s mobilisés par l’armée par rapport aux mesures prises par les universités concernant les examens.
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg et Présidente de la Chambre des hautes écoles universitaires, partage l’opinion que les étudiants mobilisés cet été «seront trop fatigués pour les examens en août» mais rejette totalement l’idée qu’ils puissent passer l’année sans examen. De nouvelles directives seront prochainement adoptées à l’Université de Fribourg pour faire face à la situation.
L’organisation des évaluations à l’Université de Zurich
La Direction de l’Université de Zurich a informé vendredi ses étudiant·es des adaptations trouvées pour faire face à la situation: les évaluations ratées lors du semestre de printemps pourront être repassées sans restriction.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 avril 2020
3Avr2020
Politique des hautes écoles
Examens maintenus: étudiant-es de première année «outré-es»
Pour la fin du semestre en cours, l’Université de Lausanne maintient les sessions d’examens, sans que les échecs ne soient comptabilisés. Cependant, pour les échecs non comptabilisés, «Cette disposition ne pourra pas s’appliquer aux étudiants de la première année de bachelor, ceci afin de préserver la qualité et la validité de vos enseignements», selon Giorgio Zanetti, Vice-recteur de l’enseignement.
Certain-e-s étudiant-e-s estiment qu’il y a une inégalité de traitements et auraient lancé une pétition qui aurait déjà récolté plus de 1000 signatures, selon le 20 minutes.
De la validation des cours à la HES-SO
Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO, fait un bilan sur la situation dans ses institutions. 60-90% des cours ont été mises en ligne, et il y a des grandes différences selon les domaines enseignés. Elle reconnait qu’il y avait des inquiétudes quant aux stages qui se déroulaient dans des lieux qui ont ensuite fermés. Celles-ci seront reconduites.
Il y a des réflexion en cours quant à la reconnaissance des expériences des étudiant-e-s, comme celle des infirmiers et infirmières qui travaillent pendant cette période.
Les examens en fin d’année auront bien lieu. Certains peuvent avoir lieu en ligne et seront fait pendant l’été et les autres seront reportés après l’été.
Mesures de l’UNIGE pour des étudiant·es qui se trouvent dans une situation financière difficile à cause de COVID-19
«Pour nombre d’étudiantes et d’étudiants, la crise sanitaire actuelle s’accompagne de difficultés financières inattendues: certaines ou certains ont perdu leur emploi, plusieurs sont mobilisé-es dans des actions solidaires qui risquent de rallonger la durée de leurs études, d’autres encore doivent composer avec un matériel informatique insuffisant pour suivre correctement les enseignements à distance. Au-delà de sa dimension sanitaire, la crise du coronavirus est ainsi révélatrice des inégalités sociales qu’elle menace d’amplifier. Profondément attachée à un enseignement supérieur ouvert à toutes et tous, l’UNIGE entend soutenir les étudiant-es en situation de vulnérabilité afin qu’elles et ils puissent mener à bien leurs études malgré les circonstances.»
Plaidoyer pour l’abolition du numerus clausus en médecine
Dans sa critique du système de santé actuel, le médecin et ancien Conseiller national tessinois Franco Cavalli plaide pour l’abolition du numerus clausus en études de médecine pour faire face à la pénurie de médecins suisses. Il dénonce un mauvais calcul dans l’instauration de ce principe il y a vingt ans. La dépendance envers les pays voisins est pour lui problématique dans la mesure où la culture médicale n’est pas semblable d’un pays à l’autre.
Le médecin plaide ensuite pour une revalorisation du métier d’infirmier-ère et pour la mise en place d’une caisse unique.
Les conditions de travail du corps intermédiaire
Le quatrième épisode d’Histoire vivante intitulé La Peur donne la parole à Marc Dupuis, ancien Président de l’association ACIDUL de l’UNIL. Il fait état du milieu académique, sujet à une pression de compétitivité et de concurrence énorme.
«En temps qu’étudiant, la masse de travail a prodigieusement augmenté, comme les conditions d’études […] et la quantité de travail pour subvenir à ses besoin a monstrueusement évolué.»
A propos du FNS il avance: «Il y a un déficit de compétences managériales et quelques fois même une absence de vision d’ensemble.»
Le parcours et les obstacles rencontrés durant une carrière académique sont ensuite décrits. Le système de ranking – classement des universités – et la «volonté de garder certains privilèges de la part des personnes qui sont en haut de la pyramide» sont dénoncés.
Par ailleurs, il décrit la crainte des doctorant-es de se plaindre auprès de l’institution compétente. Cela serait plus efficace de passer par une justice externe.
L’année scolaire est intégralement validée et ne sera pas prolongée
L’année scolaire ne sera pas prolongée. Elle doit être intégralement validée pour les enfants de l’école obligatoire. Concernant le secondaire II, les élèves doivent obtenir leurs certificats assez tôt pour pouvoir commencer des études ou un emploi à l’automne.