Le Directeur de l’éducation de Soleure, Remo Ankli (PLR, SO), exclut dans une interview donnée à la «Basellandschaftliche Zeitung», que Soleure devienne un contributeur de l’Université de Bâle. «J’attache beaucoup d’importance à ce que nous ayons des universités fortes en Suisse. […] Si nous contribuons, des demandes venant des cantons de Berne et Zurich arriveraient immédiatement, car beaucoup plus de Soleurois·es fréquentent ces deux universités que l’Université de Bâle.» Remo Ankli ajoute une plus forte participation financière de la Confédération serait souhaitable, ainsi qu’une grande ouverture de l’Alma mater à des fonds tiers.
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19Déc2017
Politique des hautes écoles
Le cybercampus alliant l’armée, les hautes écoles et les entreprises devrait être pleinement opérationnel en 2020
L’EPFL accueille aujourd’hui (19.12.2017) le Cybersecurity Day, organisé par Le Réseau et digitalswitzerland. Plus de 500 personnes sont attendues pour aborder les défis scientifiques, juridiques et économiques de la cybersécurité. Avec une priorité qui s’impose: le monde politique doit d’abord prendre conscience des enjeux, et mettre en place une structure de pilotage à la hauteur des enjeux et des menaces. Or, à ce jour en Suisse, «personne ne pilote vraiment la cyberdéfense». Dans son rapport, la commission du Parlement souligne que «les efforts devraient absolument être unifiés», et qu’il «manque une stratégie globale de protection et de défense du cyberespace civil et militaire». Dans cet esprit, le Parlement demande au Conseil fédéral de réunir des représentant·e·s militaires, scientifiques et économiques, et que la défense collabore étroitement avec les Hautes Ecoles et les entreprises. Cette mission coïncide parfaitement avec le plan d’action cyberdéfense que le DDPS a publié en novembre 2017. Celui-ci fait explicitement mention d’un projet de cybercampus alliant acteurs militaires, scientifiques et économiques, baptisé CYD-Campus, «une plateforme d’anticipation qui profite à l’ensemble des acteurs de la cyberdéfense en Suisse». Il précise que la plateforme doit être opérationnelle dès mi-2019 et avec une pleine capacité à fin 2020. Reste encore à régler les deux fameuses questions centrales : qui commande, et qui paie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2017
18Déc2017
Politique des hautes écoles
Switzerland’s exile from EU research is a cautionary tale for the UK
Bien que la Suisse a été ré-associée au programme Horizon 2020, elle souffre toujours d’avoir été exclue de ces programmes entre 2014-2016, affirme le Professeur à l’EPFL Andreas Mortensen. «Cela prendra au moins une demi décennie pour évaporer les dommages faites.» L’article suggère que cette situation devrait servir comme un avertissement à la Grande Bretagne après Brexit.
Un étudiant «à grande vitesse » remet-il en question le système de Bologne ?
Un étudiant nommé Rico a réussi à terminer son demi Bachelor en droit dans un seul semestre. Il s’est inscrit à 15 modules, a réussi l’examen dans 14 d’entre eux et a obtenu pour cela 84 crédits ECTS. «L’étudiant à grande vitesse» a ciblé des modules qui dans le passé avaient une moyenne de notes très haute, ce qui indiquerait un examen facile. Pour le «Zürcher Studierendenzeitung», ce cas a «démasqué» le système de Bologne et avec ça l’attention liée à la collecte des crédits: «il a mené le système à l’absurde.»
Un nouveau centre de recherche sur l’ophtalmologie a été créé par l’Université de Bâle, l’Hôpital universitaire de Bâle et Novartis
L’Institute of Molecular and Clinical Ophthalmology Basel a été créé par Novartis, l’Université de Bâle et l’Hôpital universiaire de Bâle. Il s’agit jusqu’ici de la plus grande coopération qui soit arrivée entre l’Université de Bâle et une entreprise privée, se réjouit Andrea Schenker-Wicki, Rectrice de l’Alma mater. «[L’institut] collaborera avec les meilleures universités du monde; l’intérêt est très grand […] – c’est un signal important et visible mondialement.»
Le Chef de l’armée suisse souhaite revaloriser la formation militaire pour le marché du travail
Les compétences acquises pendant le service militaire doivent être revalorisées sur le marché du travail, afin de ne pas «pénaliser» les recrues, et pour rendre l’armée plus attractive, estime le chef de l’armée Philippe Rebord. Pour lui, mieux vendre l’armée passera d’abord par une revalorisation des compétences acquises – et pas uniquement dans le domaine de la cybersécurité où elles sont très recherchées. Dès 2018, tous les cadres recevront un certificat de formation détaillé. «La formation militaire ressemble en bien des aspects à de mini-MBA», soutient Blaise Matthey, Chef de la Fédération des entreprises romandes. Le soldat devrait lui aussi pouvoir traduire ses semaines d’armée en crédits universitaires – environ 6 points ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits, ndlr), selon Philippe Rebord, soit l’équivalent de 180 heures d’études. «L’Université considère que l’expérience acquise à l’armée est une expérience qui élargit votre horizon.»
Donald Trump interdit l’usage de sept mots ou expressions pour les documents officiels
L’administration Trump a interdit à la principale agence de santé américaine d’utiliser une liste de sept mots ou expressions dans ses documents officiels. Selon le Washington Post, qui a révélé l’information. Les sept expressions désormais interdites sont «fœtus», «transgenre», «diversité», «vulnérable», «droit», «fondé sur des preuves» et «fondé sur la science». Par exemple, «fondé sur la science» doit être remplacé par «Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) fondent leurs recommandations sur la science au regard des normes et des souhaits de la communauté». Cette liste a provoqué de vives réactions d’incrédulité chez les scientifiques et nombre d’entre eux ont réagi, notamment via Twitter.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 décembre 2017
15Déc2017
Politique des hautes écoles
Les universités de Genève et de Zurich ont créés une alliance
Les Universités de Genève et Zurich veulent élaborer des projets de recherche ensemble, favoriser la mobilité des étudiants entre les deux villes et réfléchir conjointement aux conséquences de la numérisation dans le cadre d’un futur «Digital Society Policy Institute» à créer.
La Grande Bretagne continuera à participer au programme Erasmus+ au moins jusqu’en 2020
L’Université de Genève ouvre une enquête sur des accusations de sexisme
Le rectorat de l’Université de Genève a annoncé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations de sexisme à l’égard de ses femmes cadres.
Bras de fer autour de la taxe d’études aux EPF
L’AGEPoly monte au créneau et détaille son «opposition ferme et inconditionnelle» à l’augmentation des taxes d’études de 500 CHF par semestre. Dans le cadre de la consultation, l’association a sondé quelques 2000 étudiant·e·s. 60% d’entre eux/elles rejettent l’idée d’une augmentation. Le Conseiller national Mathias Reynard (PS/VS) vient d’adresser au Conseil fédéral une interpellation à propos des EPF et leurs finances. Si le PS a finalement voté le budget, c’est que Fritz Schiesser, président du Conseil des EPF, a laissé entendre que le montant démandé pourrait être revu à la baisse. «L’égalité des chances doit être garantie.» La décision finale du Conseil des EPF sera prise en mars.
Antonio Loprieno défend le Centre Suisse Islam et Société à l’Université de Fribourg
Antonio Loprieno, ancien président de swissuniversities et président de la commission consultative du Centre Suisse Islam et Société (CSIS), défend l’importance de cet institut. «L’histoire nous montre que la méthode scientifique ne peut pas être mobilisée pour interpréter tous les domaines de la vie, et surtout que la «science» ne peut pas être réduite à une vision expérimentale. L’interprétation du Coran en est un exemple : reconstruire l’historicité d’un texte à la lumière des sciences telles que l’archéologie et la philologique de l’Arabie au VIIe siècle est une démarche tout aussi scientifique que l’étude critique de la réception de ce texte par la communauté qui s’en inspire. Les deux approches exigent des compétences différentes, mais dans une université sensible aux développements de la science et ouverte à la transformation sociale, elles méritent la même confiance. […] Gardons-nous donc d’une vision réductrice de la science et de l’innovation : «science» ne signifie pas uniquement «science empirique», et «innovation» ne coïncide pas avec «innovation industrielle».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 décembre 2017
14Déc2017
Politique des hautes écoles
L’étude sur la consommation de Cannabis serat-elle bientôt légale en Suisse ?
L’Université de Berne aurait aimé étudier l’influence que la vente légale de cannabis dans des pharmacies aurait sur ses consommateurs·trices. Cependant, l’Office fédéral de la santé publique a rejeté une demande dans ce sens, étant donné qu’il n’y a pas de base légale pour une dérogation qui permettrait de détourner les lois en place dans le cadre d’études scientifiques. Les villes de Berne, Bienne, Lucerne et Zurich se sont prononcé pour une dérogation dans ce sens. Elles estiment qu’un débat qui se réfère à des études scientifiques serait important et urgent. La majorité au Conseil National et au Conseil des Etats se sont ensuite prononcé pour une telle dérogation.
L’EPFZ s’intéresse à la création de la «Crypto Valley» de Zoug
La ville de Zoug s’est positionnée tôt en tant que pionnière du bitcoin. «A Zoug, la grande dynamique est perceptible», déclare le Président de l’EPF Zurich, Lino Guzzella. Il confirme que son école polytechnique est en discussion avec les représentant·e·s des autorités zougoises et l’économie: «L’ETH envisage de travailler ensemble avec des partenaires à Zoug».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 décembre 2017
13Déc2017
Politique des hautes écoles
Création du poste «délégué de transformation numérique» à la Direction de l’EPF Zurich
L’ETH se trouve confronté à des attentes et demandes de la politique et de l’économie quant à la question de la transformation numérique. L’ETH souhaite être une force active dans ces discussions. Elle a donc créé le poste de délégué de la transformation numérique, qui soutient de la Direction, des chaires et départements dans la définition d’une stratégie concernant la manière dont l’ETH aborde ce sujet et quelles sont les priorités.
«L’ETH prend les conséquences de la numérisation très au sérieux, pensez seulement aux chaires qui abordent les effets politiques, éthiques, juridiques et sociologiques», explique Lothar Thiele, le nouveau délégué de la transformation numérique, dans un interview.
Nouveau rapport sur le financement public des universités euorpéennes (2008-2016)
Les résultats du Public Funding Observatory sont maintenant disponibles sur le site de l’Association des universités européennes (AUE). L’étude, alimentée par les données des membres de l’UEA, est présentée dans un rapport et un outil en ligne. Elle capture la toute dernière tendance de financement en Europe et offre les informations sur 34 différents systèmes de haute éducation.
L’analyse révèle que depuis la crise financière de 2008, le fossé entre les systèmes de haute éducation qui accroît le financement public et ceux qui le réduisent est devenu plus grand. Le rapport montre également que suite à 2012, l’année la plus difficile en termes de coupes [budgétaires], le redressement qui a pu être détecté est lent et fragile. «Une fois que le financement d’une université est coupé, cela prend beaucoup de temps pour rattraper le retard. Les réductions peuvent toucher tous les domaines d’activité, y compris l’enseignement, la recherche, les infrastructures et le personnel», explique Thomas Estermann, Directeur de la gouvernance, du financement et du développement de politique publique à l’EUA. «Si l’Europe voit plus de croissance économique, il faut saisir l’opportunité d’investir dans la haute éducation et préparer la voie à une tendance de financement durable à long terme.»
À partir de 2020, la recherche financé par le FNS devient 100 % Open Access – des mesures dans ce sens sont prises à partir d’avril 2018
À partir de 2020, toutes les publications issues de projets financés par le FNS doivent être disponibles gratuitement et en format numérique. Ainsi en a décidé le Conseil national de la recherche. Cette nouvelle politique du FNS s’insère dans la stratégie nationale des hautes écoles de Suisse. Celles-ci ont décidé en janvier 2017 que toutes les publications financées par des fonds publics devront être librement accessibles à partir de 2024. Jusqu’à présent, le FNS a pris en charge les frais de publication dans des revues Open Access (OA).
À partir d’avril 2018, il s’acquitte également des frais pour les livres OA et à partir d’octobre 2018 pour les chapitres de livres OA. En outre, il simplifie la procédure d’obtention de ces subsides de publication. Il permet ainsi aux chercheuses et chercheurs de remplir les exigences de l’Open Access.
En réaction au Brexit, l’Université d’Oxford et des universités berlinoises ont créé un partenariat pour coopérer dans tous les domaines
L’Université d’Oxford et les grandes universités berlinoises souhaitent se sont entendues à présent sur un partenariat large. Des chercheur·euse·s de toutes les disciplines coopéreront et établiront des projets communs et de nouveaux programmes d’échanges pour les étudiant·e·s seront crées. Dans les prochaines années, un centre de recherche Oxford-Berlin pourrait voir le jour dans la capitale allemande et une «maison berlinoise» à Oxford. C’est la première fois que des universités berlinoises s’associent pour un tel accord. Ce partenariat est une réponse au Brexit, déclare Alastair Buchan, coordinateur du Brexit engagé par la Direction de l’Université d’Oxford: «Oxford est une université européenne, et de cette manière nous veillons à ce qu’à l’avenir nous en restions une.» Le nouveau partenariat pourrait peut-être même remplacer le programme Erasmus+ à l’avenir. «Nous ferons certes tout pour que la Grande-Bretagne puisse participer à Erasmus+ après le Brexit», déclare Alastair Buchan. Si cela ne devait pas marcher, ceci [le nouveau partenariat] pourrait être une manière «d’assurer l’échange libre d’étudiant·e·s.»
Les coupes budgétaires dans les sciences humaines et sociales de l’Université de Bâle pourraient devenir un exemple pour les hautes écoles
L’Université de Bâle (UNIBAS) doit économiser et a sacrifié une première chaire. Avant tout, les sciences humaines («Geisteswissenschaften») sont mises sous pression. Selon Urs Hafner, historien et journaliste pour la NZZ, écrit que déjà aujourd’hui, la main d’œuvre nécessaire et la relève scientifique manquantes sont importées de l’étranger sur le marché du travail. «Sur la durée, cela ne peut constituer une solution. Si la Suisse souhaite conserver sa position de pointe en tant que «place d’innovation», elle ne doit pas rétrograder ses hautes écoles, mais doit plutôt penser à un développement.» En regardant les discussions dans d’autres cantons tels que Lucerne, Fribourg et Zurich, il était à craindre que l’exemple de Bâle fasse école. Certains voix traiteraient volontiers l’université comme un genre d’entreprise, qui doit gérer son budget de manière autonomie, et demandent la suppression des branches «inutiles» de sciences humaines et sociales. Il s’agirait d’une ingérence dans l’autonomie de l’université et dans sa liberté de scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2017
12Déc2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral prévoit une collaboration avec les universités suisses pour lutter contre la radicalisation
Le Conseil fédéral a présenté un plan d’action national contre la radicalisation de 44 pages. Les universités, les écoles et les enseignant·e·s y occupent un rôle important. Le Président des enseignant·e·s, Beat Zemp, ne veut pas que le corps enseignant espionne les écolier·ère·s : « Nous ne sommes pas les collaborateur·rice·s du service secret », déclare-t-il. A côté des enseignant·e·s, le Conseil fédéral met également les universités à contribution. La «responsabilité politique» pour la formation continue des enseignant·e·s et pour les nouvelles études sur l’extrémisme appartient aux hautes écoles. Cependant, jusqu’ici aucun débat n’a été effectué sur le sujet et les recteur·e·s n’ont pas été contacté·e·s. «Ces prochains jours, nous allons discuter conjointement avec la Confédération et les cantons pour déterminer comment nous pouvons aider à la prévention», déclare Michel Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich et Président de l’organisation faîtière des hautes écoles. «Nous sommes prêts à offrir une contribution », ajoute-t-il.
Le comité RASA retire son initiative déjà retorquée par le Parlement
«Le peuple ne votera pas sur l’initiative visant à biffer l’article constitutionnel sur l’immigration, acceptée par les citoyens le 9 février 2014. Le comité RASA a annoncé mardi le retrait du texte, qui a été rejeté par le Parlement sans contre-projet. […] L’ASIN et l’UDC ont émis l’idée d’une initiative de résiliation de l’accord de libre circulation. Si cette initiative aboutit, RASA se joindra à d’autres mouvements et organisations pour s’assurer qu’elle soit rejetée massivement par le peuple.»
Un centre pour muscles artificiels créé à l’EPFL grâce à une donation
Un centre pour muscles artificiels «unique au monde» verra bientôt le jour dans l’une des antennes de l’EPFL à Neuchâtel. Il s’attellera prioritairement à développer un système d’assistance cardiaque moins invasif.
La Fondation Werner Siemens, qui soutient des projets de recherche scientifiques, a fait un don de 12 millions de francs pour la création de ce centre. En collaboration avec l’hôpital universitaire de Berne (Inselspital) et plus tard avec l’hôpital universitaire de Zurich, les chercheurs vont notamment pouvoir aider les personnes avec une défaillance cardiaque.
L’EPFL crée un centre pour l’entrepreneuriat social dédié à la résolution des conflits sociaux
L’EPFL se voit au coeur d’une future Silicon Valley de l’entrepreneuriat social qui sera dédiée à la résolution des défis sociaux les plus pressants. La Haute École a lancé lundi (11.12.2017) le Yunus Social Business Center ainsi que l’initiative Social Impact. «Nous sommes à la pointe de la technologie ainsi que des recherches de tout genre pouvant donner une impulsion à la création d’entreprises», a déclaré à cette occasion le Professeur Marc Gruber, Vice-président pour l’Innovation. Selon Marc Gruber, l’EPFL, qui est entourée de multiples organisations comme le CICR, le Forum économique mondial, Médecins sans frontières, peut contribuer efficacement à remplir l’Agenda 2030 pour le développement durable fixé par l’ONU. «Nous ne sommes pas en concurrence avec les organisations non gouvernementales (ONG), qui accomplissent un grand travail, a-t-il ajouté. Pour notre part, nous allons privilégier l’entrepreneuriat social.» L’EPFL lancera aussi une offre éducative sur ce thème ainsi qu’un enseignement en ligne (MOOC) intitulé «Social Venture».
Deux professeur·e·s pensent que l’enseignement à l’école secondaire devraient être du ressort des universités et non plus des hautes écoles pédagogiques
Selon André Vanoncini, Professeur titulaire en français à l’Université de Bâle et membre du groupe pour une meilleure formation des enseignant·e·s à l’école secondaire (GBS), estime que dans la suite de la «tertiairisation», les hautes écoles pédagogiques ont non seulement amélioré massivement, académisé et renchérit leur personnel, mais ont également poussé et administré tout projet de réforme. Or, la tâche première, la formation d’enseignant·e·s aux aptitudes pratiques, elles l’ont négligé et l’ont géré sur la base d’une concurrence avec l’université pédagogique de type théorique. Le savoir issu d’une branche et l’expérience dans l’enseignement ont été ressentis comme des annexes ennuyeuses. Par ailleurs, la Professeure de l’EPFZ, Elsabeth Stern demande que la formation des enseignant·e·s à tous les niveaux (y compris primaire) soit prise en charge par les universités: «Selon moi, tous/toutes les enseignant·e·s devraient avoir fréquenté l’université plutôt que la haute école pédagogique.
Les entreprises pharmaceutiques réduisent leur secteur de recherche en rachetant les brevets universitaires ou des entreprises aux compétences complémentaires
A côté des domaines traditionnels de l’enseignement et de la recherche, le transfert de technologie est pour l’université un devoir important. « Cela ne suffit plus, d’éditer autant de bonnes publications que possible, on doit également exporter les résultats », déclare Herbert Reutimann, Directeur d’Uniectra, plateforme de transfert technologique des Universités de Zurich, Bâle et Berne. Les grandes entreprises pharmaceutiques se concentrent de plus en plus sur le marketing, réduisent leurs secteurs de recherche et achètent pour cela des licences voire même des firmes entières, lesquelles apportent les compétences souhaitées [complémentaires]. « L’industrie préfère les innovations, pour lesquelles il existe déjà des tests cliniques », déclare Herbert Reutimann. Une des conditions au fait que les résultats de recherche deviennent des produits réside la plupart du temps dans le brevetage. Seul un principe actif breveté a de valeur pour les investissements de l’industrie pharmaceutique lorsqu’il rapporte rapidement des millions. Dès qu’un collaborateur·rice d’une université ou d’une clinique universitaire a fait une découverte, Unitectra entre en jeu. Dans le document de brevet, le chercheur·euse est cité·e. L’université correspondante est cependant la détentrice du brevet. Lorsqu’il s’agit de l’utilisation de la licence (contrat de licence et revenus correspondants, trois parties sont concernées. En règle générale, un tiers des revenus de la licence va au/à la chercheur·euse, un tiers au groupe de recherche et un tiers à l’université. Ces dix-sept dernière années, grâce à de tels contrats, plus de 1,5 milliards de francs suisses ont été gagnés par les universités.
Le secrétariat général de l’Université de Neuchâtel est repris par l’ancien porte-parole de l’institution
La réorganisation des services centraux de l’Université de Neuchâtel (UNINE), lancée après l’arrivée du nouveau Recteur Kilian Stoffel à l’été 2016, se poursuit. L’Alma mater neuchâteloise a annoncé hier (11.12.2017) la nomination d’un nouveau secrétaire général. Il s’agit de l’ancien porte-parole et responsable des affaires publiques, nommé en 2015, Fabian Greub. Son poste avait été un peu modifié puisqu’il était devenu chargé des relations publiques avec l’arrivée du nouveau recteur. Outre ces fonctions, il avait quelques mois plus tard repris la responsabilité des Unités administratives du Rectorat (UAR). Celles-ci conseillent le Rectorat dans différents domaines stratégiques, notamment la qualité, les affaires juridiques, la recherche et innovation, l’informatique décisionnelle, les relations extérieures et la communication institutionnelle.
Le gouvernement de Soleure ne souhaite pas payer de frais supplémentaires pour les universités hors du canton
Le gouvernement de Soleure demande que la révision prévue sur l’accord intercantonal universitaire (AIU) prévue ne conduise pas à des frais supplémentaires pour le canton. Cependant, il soutient fondamentalement le nouveau calcul des tarifs, que les cantons doivent payer pour leurs étudiant·e·s aux universités extra-cantonales..
Le Conseil national a voté en faveur d’expérimentations animales sur les primates
Le Conseil national s’est positionné contre l’interdiction. Maya Graf (Verts, BL), qui est à l’origine de la motion refusée, souhaitait charger le Conseil fédéral d’interdire les expérimentations. Les expérimentations animales contraignantes sur les primates devraient être autorisées en Suisse. Pour le Conseil national et le Conseil fédéral, une interdiction va trop loin.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (IX)
Revue de presse UNIL 12 décembre 2017
11Déc2017
L’Unil dans les médias
Le professeur Jacques Dubochet a reçu son prix Nobel à Stockholm
Revue de presse UNIL 11 décembre 2017
8Déc2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral recommande au Parlement de rejeter une motion interdisant les expérimentations sur des primates et crée un centre national de compétence pour promouvoir les méthodes alternatives
La Conseillère nationale Maya Graf (Verts/BL) se montre pessimiste sur le succès de sa motion, qui demande l’interdiction des primates comme cobayes à l’échelle nationale, présentée au Parlement fédéral. Le Conseil fédéral préconise de la rejeter, estimant que «les expériences sont limitées à l’indispensable». Par ailleurs, la Confédération va créer un centre national de compétence ayant pour objectif de promouvoir la recherche de méthodes de substitution, de réduire le nombre d’expériences et de limiter les contraintes subies par les animaux de laboratoire. Il disposera de 2,9 millions pour la période de 2018 à 2020.
En marge de la remise du Prix Nobel de chimie à Jacques Dubochet, une professeure de l’Université de Genève évoque la place des femmes dans la recherche
Sandra Citi, Professeure associée du Département de biologie cellulaire de l’Université de Genève (UNIGE) intervient dans le Temps au sujet des femmes dans les sciences et en particulier de Janine Séchaud, Professeure en biologie moléculaire à l’UNIGE, décédée en 2017, dont un des étudiant·e·s était Jacques Dubochet.
Selon Sandra Citi, Janine Séchaud aurait passé sa carrière à faire, de «manière excellente et appréciée», de l’enseignement, qu’elle détestait. «Ceci fut probablement le prix à payer pour rester près du monde de la recherche, sa grande passion. [..] Comme le disait Jacques Dubochet, […] les prix aux individus sont ambigus, car ils offusquent l’importance de l’équipe, et la contribution de personnes comme Janine Séchaud [..], aux découvertes et à la formation de générations de scientifiques.» Pour l’auteure Sandra Citi, l’histoire de Janine montre que le «manque d’ambition professionnelle» des femmes est le fruit de stéréotypes qui précisément les empêchant d’affirmer leurs ambitions. Il s’agirait d’un «choix», qui n’en est pas un mais le résultat d’une culture sexiste, les empêchant de développer leur potentiel. Pour combattre la culture sexiste il faudrait un travail de fond, des modèles positifs, et également le courage de faire du bruit, comme l’ont fait récemment les femmes qui ont dénoncé les abus sexuels dans le monde du cinéma.
Des mesures d’économie obligent l’Université de Bâle à ne plus pourvoir les postes vacants en études médiévales germaniques
Suite à des coupes budgétaires de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, la chaire d’études médiévales germaniques à l’Université de Bâle restera vacante. Des professeur·e·s craignent pour la réputation de l’Université. D’ailleurs, une lettre de protestation ouverte, appelle l’Université de Bâle à faire marche-arrière dans sa décision. Des professeur·e·s de toute l’Europe ont signé le document.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (VIII)
Revue de presse UNIL 8 décembre 2017
7Déc2017
Politique des hautes écoles
Les universités suisses gâcheraient du talent
Selon une chercheuse anonyme, il n’y aurait plus de place pour tous les chercheur·euse·s en Suisse. «C’est un privilège de pourvoir travailler dans une université suisse, mais nous formons beaucoup trop de doctorant·e·s – le système ne peut pas accueillir tous ces chercheur·euse·s», déclare la scientifique avant d’ajouter :«les doctorant·e·s travaillent pendant quatre à cinq ans comme des fous. A peine ont-ils/elles un doctorat qu’ils/elles constatent que dans nos universités il n’y a pas de place pour eux/elles». Pour les besoins de l’industrie, il n’est pas rare qu’ils/elles soient mal qualifié·e·s ou surqualifié·e·s et doivent prendre là-bas des emplois pour lesquels un Master suffit. «Sans cette armée de main d’œuvre bon marché, les hautes écoles en Suisse ne fonctionneraient pas du tout», déclare la chercheuse. Pour Marc Creus, biochimiste britannique, il s’agit «d’un gaspillage de talent, lorsque quelqu’un possède deux postdoctorats, est hautement spécialisé dans son son domaine et doit constater qu’il n’a pas de chance [d’avancer dans une carrière académique].» Selon Marcel Tanner, Président de l’Académie suisse des sciences naturelles, «au lieu de former une relève engagée, trop de professeur·e·s préfèrent sculpter leur propre monument – c’est une attitude grave.» Les chercheur·euse·s établi·e·s et en particulier les titulaires de chaires se prendraient souvent pour trop importants et auraient beaucoup trop de pouvoir. «A cet égard, l’encouragement de la relève est l’indicateur le plus important pour de bonnes recherches.» L’historien de l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi, pense qu’«il faut plus de chaires et de plus petites [équipes]. Cela améliorait l’encadrement des doctorant·e·s et procurerait des perspectives pour le corps intermédiaire.» Il plaide pour que le nombre de doctorant·e·s dans les universités locales diminue: «Nous devrions avoir moins de doctorant·e·s et en même temps sélectionner plus durement en fonction de la promotion. Ainsi, nous donnerions une opportunité de carrière à ceux/celles qui reste à l’université».
L’Université de Genève a lancé un programme pour favoriser l’engagement de professeures
En 2015, 76% des professeur·e·s de l’Université étaient des hommes. Une situation dont le Rectorat ne pouvait se satisfaire, même si la part de professeures a progressé ces dernières années. Dans les faits, la parité des sexes est quasiment atteinte au niveau des collaborateur·rice·s de recherche (51,2% d’hommes en 2015), mais beaucoup de femmes ne poursuivent pas leur carrière académique plus loin, et n’accèdent pas aux postes de professeure. Pour y remédier, le Rectorat a donc mis sur pied le programme «Professeures». Jouant sur le mode incitatif, il permet d’alléger les facultés d’une certaine charge de travail et du coût financier qui l’accompagne. Lorsqu’une faculté décide d’engager une future professeure, celle-ci est en effet partiellement ou entièrement rémunérée par le Rectorat tout en travaillant concrètement pour la faculté de un à trois ans. En outre, ce programme permet d’anticiper plus aisément les départs à la retraite.
Sarah Springman sur la diversification de l’EPFL et les implications de Brexit sur les hautes écoles
La Rectrice de l’EPFZ, Sarah Springman, s’est faite interviewer par le journal «Schweiz am Sonntag». Pour l’avenir de la Suisse et de cette Haute Ecole, elle estime que «nous avons des manques dans notre portefolio, qu’il faut à tout prix combler. Nous pourrions le faire par exemple dans le domaine de la santé et dans le développement de médicaments. A cet égard, les nouvelles technologies jouent un rôle déterminant. Nous voulons trouver les cerveaux les plus intelligents et les faire venir chez nous.» Elle parle également du niveau de formation des étudiant·e·s en maturité pour lesquels elle juge qu’ils/elles «font du bon boulot». A la question «le Brexit offrira-t-il une plus grande coopération entre les universités de pointe britanniques et l’EPFZ?», elle répond :«Je l’espère. En tant que Britannique, je peux dire oui: mon pays d’origine s’est comporté de manière hautaine vis-à-vis des universités du continent européen. L’échange d’étudiant·e·s était plus difficile qu’avec d’autres pays. Le comportement entre la Grande-Bretagne et la Suisse pourrait s’améliorer dans le cadre de cette nouvelle situation. Dans la recherche, nous avons déjà une excellente relation.»
L’Université de Zurich a un ROI de 6 milliards de francs
Selon une étude de l’Université de Zurich, cette dernière générait 6 milliards de francs de ROI. Chaque franc investi dans l’Alma mater générait donc environ 5 francs. Les facteurs suivants ont été retenus: les transfert économique et de connaissances, les salaires et dépenses, les activités estudiantines et l’impact des études sur le salaire des diplômé·e·s. L’année passée, l’Université aurait donc généré 48’000 places de travail.
Le Conseil des États s’est prononcé contre l’introduction d’un stage pour accéder aux études de médecine
Ruth Humbel (PDC/AG) demandait dans une motion au Conseil fédéral d’introduire un stage d’un an au maximum portant sur les aptitudes cognitives en vue de remplacer ou compléter l’actuel numerus clausus pour accéder aux études de médecine. La mise en place de ce système aurait dû être examinée en collaboration avec les cantons. Le Conseil des États a tacitement enterré la motion ce mercredi (le 07.12.2017).
L’Unil dans les médias
L’UNIL a contribué à l’enquête sur le dopage des athlètes russes
Revue de presse UNIL 7 décembre 2017
6Déc2017
Politique des hautes écoles
Selon des professeur·e·s de la Haute École de musique de Neuchâtel, la fermeture de l’institution pourrait être due en partie à un manque de lien avec la population locale
Si le monde musical s’accorde à parler de «gâchis» en voyant le site neuchâtelois de la Haute École de musique (HEM) pour des raisons d’économies, certain·e·s enseignant·e·s estiment que l’institution porte une part de responsabilité dans la décision de fermer le site. Trois d’entre eux/elles déplorent ainsi le manque de visibilité de la HEM et son fonctionnement quasiment en autarcie depuis sa création. «L’école ne s’est pas donné la peine de tisser de véritables liens avec la population locale, pas étonnant que les autorités la lâchent», s’accordent-ils à dire. L’un d’eux reste songeur face au sursaut de dernière minute qui mobilise enseignant·e·s et étudiant·e·s: «Dommage que l’énergie déployée depuis quelques jours n’ait pas servi de moteur pour créer un attachement entre la HEM et la population», regrette-t-il, en parlant du «peu de volonté de certain·e·s professeur·e·s et étudiant·e·s d’investir la région, bien que certain·e·s se mouillent pour elle».
Le Conseil national refuse d’augmenter le financement des EPF, mais accepte une petite contribution pour les institutions de recherche
Le Conseil national s’est montré moins généreux que le Conseil des États pour la formation et la recherche. Dans le budget 2018 de la Confédération, il a refusé lundi (04.12.2017) d’augmenter le montant pour les Écoles polytechniques fédérales (EPF). Les sénateur·trice·s l’avaient accru de 53 millions. Les socialistes ont rejeté ce coup de pouce car ils n’admettent pas la hausse des taxes d’études annoncée par les EPF, actuellement en consultation. La Chambre du peuple a en revanche accepté, comme les États, d’ajouter 16 millions pour les institutions de promotion de la recherche. Le National a également suivi les sénateurs en acceptant d’augmenter les contributions de base aux universités (+6 millions) et aux Hautes Écoles spécialisées (+11,3 millions).
Depuis 2000, les universités ont pu profiter de la plus haute augmentation de financement public
Le Conseiller fédéral, Ueli Maurer, a répété ce mardi (05.12.2017) que «tout le domaine des EPF a grandi ces dernières années de manière supérieure à la moyenne.» C’est pourquoi un ralentissement de la croissance des dépenses a du sens. Cependant, le Conseil des États est resté présent pour le deuxième tour du débat sur le budget, pour lequel les EPF seraient soutenues avec 53 millions de francs suisses en plus de ce qu’avaient proposé le Conseil national et le Conseil fédéral. En observant dans le passé, on constate que les hautes écoles, y compris les EPF, purent profiter de la plus haute croissance de l’argent public depuis 2000 (plus de 71%). La Suisse dépense ainsi le plus d’argent par élève ou étudiant·e après le Luxembourg et avant les États-Unis. Une année de formation coûte en moyenne 17’436 dollars américains par personne en termes d’argent public helvétique, selon les chiffres les plus récents de l’OCDE.
Le Réseau Future espère d’être représenté au sein de la Commission des finances
Le réseau Future gagne en influence en tant qu’organisation de lobbying des EPF, universités et HES auprès des affaires politiques au Palais fédéral mais reste une petite organisation, déclare Petra Studer, la coordinatrice. «Qu’à présent on en vienne à de telles réductions radicales [de budget fédéral alloué aux Hautes écoles], c’est une première.», poursuit Petra Studer. C’est pourquoi il est important pour le réseau Future d’être également représenté au sein de la Commission des finances. Pour le moment, seul·e·s près d’un cinquième des politicien·ne·s de la finance appartiennent au réseau comparé à la Commission de l’éducation où ils sont près de la moitié.
L’Unil dans les médias
Dans les cafétérias de l’UNIL, les pique-niqueur·euse·s ont désormais des espaces «séparés» des client·e·s
Les petits secteurs où les pique-niqueur·euse·s sont désormais «tolérés» ont été matérialisés dans les cafétérias de l’UNIL. Cette initiative est celle de Nino Cananiello, gérant des points de restauration du campus. «Ceux qui consomment chez moi manquent de places, j’ai donc voulu leur en réserver», s’irrite-t-il. «Nous ne nous associons pas du tout à cette démarche, faite sans concertation et que nous avons découverte en même temps que les étudiants», réagit Géraldine Falbriard, porte-parole de l’UNIL.
Revue de presse UNIL 6 décembre 2017
5Déc2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 décembre 2017
4Déc2017
Politique des hautes écoles
Le plan d’épargne du canton de Berne prévoit d’augmenter les taxes d’inscription à l’Université pour les étudiant·e·s étranger·ère·s
Le 22 novembre 2017, plus de mille personnes se sont rassemblées sur la Waisenhausplatz à Berne avec parmi eux des étudiant·e·s, qui protestaient contre l’augmentation des taxes pour les «collègues étranger·ères·s». En effet, pour les «étranger·ère·s en formation» ou étudiant·e·s étranger·ère·s, les taxes semestrielles augmenteront selon les plans du Conseil d’Etat de Berne de 200 CHF. Selon le Directeur de l’éducation, Bernhard Pulver (Verts, BE), il existe une raison claire pour laquelle les étudiant·e·s étranger·ère·s doivent payer plus pour leurs études: comme l’Université de Berne (UNIBE) est financée par l’argent des impôts et que les étudiant·e·s étranger·ère·s ou leurs parents n’en payent pas en Suisse, il est justifiable qu’ils s’acquittent de 950 CHF au lieu de 750 CHF de taxe. Selon le membre du corps estudiantin de l’UNIBE (SUB), Marco Wyss, «une augmentation que pour les étudiant·e·s étranger·ère·s contredit le principe d’égalité des chances et est discriminant.»
Le Recteur de l’Université de Genève ouvre une enquête indépendante sur le sexisme dans l’Alma mater
Des femmes cadres accusent le Rectorat de l’Université de Genève de sexisme et de mobbing lié au genre. Un vice-recteur est au coeur des reproches, alors que l’Université de Genève (UNIGE) vient de lancer une campagne affirmant haut et fort «la tolérance zéro» envers le harcèlement sexuel. Le Rectorat réagit en annonçant l’ouverture d’une enquête «indépendante». Il dit aussi avoir pris connaissance «avec consternation» de l’article paru dans le Courrier (01.12.2017). Il relève que les reproches de sexisme et de mobbing à l’encontre de femmes cadres sont formulés à l’encontre de l’Alma mater depuis un an (2016) et font l’objet de divers articles.
En effet, il y a deux ans (2015), à l’époque de la transition entre l’actuel Recteur et le précédent, une doctorante dit avoir informé Yves Flückiger, Recteur de l’Université de Genève, des souffrances qu’elle avait endurées, durant ses années de doctorat, en raison du comportement sexiste et paternaliste de son directeur de thèse, qui fait aujourd’hui partie du Rectorat. Elle explique n’avoir bénéficié d’aucune écoute de la part de M. Flückiger, qui lui a répondu qu’il s’agissait d’un problème de personnes comme il y en a tant entre un doctorant et son directeur. De plus, lors de sa nomination en mars 2015, le futur patron de l’université a annoncé que le professeur en question ferait partie du Rectorat et qu’il s’occuperait notamment du Service de l’égalité.
Vendredi (01.12.2017), le Recteur Yves Flückiger a décidé d’ouvrir une enquête indépendante afin d’établir «l’existence et la nature exacte des faits rapportés dans la presse.» Le porte-parole Marco Cattaneo confirme la volonté du recteur «de tirer cela au clair: on ne peut pas avoir en même temps une campagne qui invite à libérer la parole des femmes et des accusations de sexisme».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2017
1Déc2017
Politique des hautes écoles
La rectrice de l’Université de Fribourg est «au cœur d’une tempête»
Astrid Epiney, Rectrice à l’Université de Fribourg, est critiquée par certains pour son style de leadership trop «autoritaire». Cette dernière se dit surprise par les reproches qui la visent. «Le rectorat a toujours cherché le consensus, mais il arrive qu’il ne puisse pas être obtenu. Faudrait-il ne pas décider dans ces cas? Préfère-t-on une direction de l’université qui ne prend pas de décisions?»»
Le Conseil d’État neuchâtelois décide de fermer sa Haute école de musique
La Haute école de musique de Neuchâtel va fermer ses portes. La décision, prise par le Conseil d’État, vise à faire des économies. La fermeture devrait être effective en 2021. Le Conservatoire de musique neuchâtelois, qui partage les mêmes locaux, ne serait pas concerné. Les étudiants inscrits à la HEM, une centaine, pourront terminer leur cursus avant la fermeture du site, déjà rattaché à la Haute école de musique de Genève depuis plusieurs années, mais aucun nouvel étudiant ne sera admis.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er décembre 2017
30Nov2017
Politique des hautes écoles
Audit de deux projets de recherche appliqué – une première dans le Canton Vaud
La Cour des comptes a examiné pour la première fois des projets de recherche, en auditant deux projets de développement des énergies renouvelables, subventionnés par l’Etat de Vaud et gérés par EPFL et la HEIG-VD. En 2012, l’Etat de Vaud avait investi 100 millions de francs pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Dans ce programme, 13 millions ont été dédiés à des projets de recherche menés par les hautes écoles vaudoises. Ils devaient être assez avancés pour générer des affaires dans les entreprises. La Cour a analysé les deux projets les plus importants en matière de montants.
En demandant aux ingénieurs de chercher à collaborer avec des entreprises vaudoises, le Conseil d’État a limité le nombre de partenaires potentiels. «Pour de tels projets à haute technicité, la volonté de soutenir l’économie vaudoise peut porter atteinte à l’objectif de développer des énergies renouvelables, note la magistrate Eliane Rey, présidente de la cour des Comptes. «Il faut fixer des objectifs conciliables entre eux, voire les hiérarchiser.»
La Confédération pourrait racheter le Swiss Tech Convention Center de l’EPFL en déficit
Le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait tiré la sonnette d’alarme en 2016. Implanté sur le campus de l’EPFL, le Swiss Tech Convention Center est déficitaire depuis sa mise en service. Le bâtiment high-tech est en effet toujours dans le rouge et perd «quelques millions par année», indique Christophe Leyvraz, chef marketing du site. À Berne, en revanche, le tableau n’est pas aussi idyllique. Car en plus du Centre de Congrès, ce sont le Quartier de l’Innovation et le Quartier Nord qui ont été passés au crible. L’école, qui entend garder la mainmise sur le fonctionnement du centre, doit en assumer les pertes. Selon l’accord, la location du Centre de Congrès coûte ainsi 6 millions à l’école sur une durée de trente ans. À cette échéance, la Confédération peut reprendre de manière anticipée le droit de superficie de nonante-neuf ans pour les bâtiments, indique le Contrôle des finances, qui estime que la perte du Quartier Nord pourrait atteindre 116 millions après trente ans. Trouvant le deal trop désavantageux pour l’école, le CDF milite pour la récupération des structures au plus vite. On parle d’une «recommandation», selon la terminologie fédérale de Berne, pour qui le rapatriement des bâtiments dans le giron de la Confédération serait plus intéressant qu’une location de nonante-neuf ans.
Des défenseur•euse•s d’animaux souhaitent criminaliser dles chercheur•euse•s et les industries pharmaceutiques qui effectueraient des expérimentations animales
Renato Werndli, protecteur des animaux et médecin de famille, souhaite interdire toute expérimentation animale en Suisse. Avec des scientifiques, des agriculteur·rice·s biologiques et des naturopathes, il a lancé une initiative en ce sens au début du mois d’octobre 2017. Dans la Constitution, les expérimentations animales seraient ainsi définies comme «une cruauté animale et donc un crime.» De plus, afin que les hautes écoles et l’industrie pharmaceutique ne délocalisent pas leur expériences à l’étranger, l’importation de médicaments testés sur des animaux doit être illégale. Renato Werndli et les lanceurs de l’initiative croient, que la recherche sans expérimentation n’est pas seulement plus juste, mais serait également meilleure. «Les expérimentations animales sont dépassées», déclare le médecin de famille.
L’Université d’Oxford va lancer sa première émission obligataire pour lever des fonds
L’Université d’Oxford prépare la première émission obligataire de son histoire avec pour objectif de lever 250 millions de livres sur les marchés. A cette occasion, l’université s’est vue attribuer la meilleure note d’emprunteur possible par Moody’s, «AAA», selon un communiqué publié par l’agence de notation. Moody’s met en avant le fait qu’Oxford est l’une des «meilleures» universités au monde avec le soutien du gouvernement, de dons et des organismes de recherche, sans compter qu’elle suscite un fort engouement de la part des étudiant·e·s. Ces dernières années, d’autres universités au Royaume-Uni comme Cambridge, Liverpool, Manchester ou encore Cardiff ont entamé cette démarche pour diversifier leur source de financement face à des dotations publiques moins généreuses.
L’Unil dans les médias
Un spécialiste en médecine interne générale doute des apports positifs du nouveau Master en clinique avancée de l’UNIL
Le Docteur Thi Nguyen, spécialiste FMH en médecine interne générale, critique la nouvelle formation universitaire en clinique avancée pour les infirmier·ère·s. Ce nouveau système risquerait de baisser le niveau de qualité des prestations et décourager les étudiant·e·s en médecine d’entamer de longues études médicales. «On pourra même supprimer les Facultés de médecine en Suisse, ce qui fera d’énormes économies.»
Revue de presse UNIL 30 novembre 2017
29Nov2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil des Etats propose d’augmenter les dépenses pour l’éducation et de réduire celles de l’agriculture
Le Conseil fédéral avait proposé de dépenser 7,7 milliards de francs suisses dans l’éducation et la recherche pour 2018. Ceci correspond à une augmentation de 0,2% en comparaison à 2017, mais cela reste inférieur à ce que le Parlement avait prévu lorsqu’il fixa le calendrier des paiements pour la recherche, l’éducation et l’innovation pour les années 2017-2020. La Chambre basse s’est opposée hier (28.11.2017) à la réduction des subventions pour les EPF et s’est prononcé pour 53 millions de francs supplémentaires. La majorité a suivi l’argument, que la facture doit être rapporté à l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s et aux défis de la numérisation. Une minorité autour de Philipp Müller (PLR, AG) doute que plus d’argent implique automatiquement plus d’éducation, de recherche et d’innovation. Le ministre des finances, Ueli Maurer, considère également une réduction comme réaliste: «L’EPF peut aussi être plus efficace». La commission du Conseil national se prononce pour une subvention de 37 millions de francs suisses au lieu des 87 millions à présent décidés pour l’éducation. Pour l’agriculture par contre, la chambre basse désire économiser plus que le Conseil fédéral: Le crédit pour les améliorations des structures agricoles doit être réduit de 18 millions de francs suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2017
28Nov2017
Politique des hautes écoles
Les négociations pour la réintégration à Erasmus + ne pourraient pas être entamées avant 2020
La Suisse doit réintégrer pleinement le programme européen d’échange d’étudiants Erasmus+ en 2021. Après le Conseil des États, le Conseil national a chargé lundi (27.11.2017) le Conseil fédéral de reprendre les négociations avec l’UE. Le chef du Département fédéral de la formation, Johann Schneider-Ammann, a souligné que les négociations ne pourraient pas être entamées avant 2020. Il a appelé à la patience. «Nous savons cependant aujourd’hui avec certitude que l’UE a déjà défini les règles du jeu: c’est la quote-part du PIB qui sera appliquée, ce qui signifie que les moyens pour Erasmus+ seront plus importants que ceux pour la période actuelle.»
L’Armée suisse formera ses recrues contre la cybercriminalité en collaboration avec des hautes écoles
L’Armée suisse souhaite former ses recrues pour la défense contre la cybercriminalité. Il s’agirait d’un stage en deux parties en collaboration avec des hautes écoles – comme l’ETH – qui délivrent un brevet fédéral.
Michael Hengartner énonce son opinion personnel sur les taxes d’études
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities est l’invité de l’émission Forum. A la question de «est-ce qu’une hausse des taxes est vraiment nécessaire pour le développement des universités?», Michael Hengartner répond: «[…] ici en Suisse, on voulait des taxes qui ne valent pas zéro. Il est clair que l’éducation coûte quelque chose, mais qu’on ait un niveau qui soit raisonnable comparé au coût total d’étude. Vous savez très bien que les taxes d’études ne constituent qu’une toute petite partie des coûts d’éducation et du même coup elles ne constituent qu’une toute petite partie de notre budget».
A la question «En Suisse n’est-ce pas plutôt à la société de prendre en charge les coûts plutôt qu’aux étudiants?», il répond: «C’est exactement ce qui se passe en Europe. Vous savez en Allemagne, on a éliminé les taxes d’étude elles-mêmes. Généralement, elles sont très basses en Europe continentale. On a vu des développements en Grande-Bretagne qui nous rappellent un peu ce qui s’est passé aux Etats-Unis ou au Canada. Et moi, ça me rend un peu inquiet, parce que si on discute maintenant avec les gens en Grande-Bretagne, on s’aperçoit que c’était pas nécessairement la bonne décision qu’ils ont prise. […] C’est clair qu’en Suisse, toute personne qui a la capacité et la volonté d’étudier puisse le faire, qu’elle soit supporté de manière suffisante pour qu’elle puisse le faire. Mon point de vue personnel, c’est qu’on peut discuter en théorie ou en pratique de changer les taxes d’études, mais en même temps il faudrait ajuster le système de bourses d’étude pour que les gens qui ne viennent pas de familles influentes puissent avoir un support adéquat pour leur permettre d’étudier.»
L’Unil dans les médias
La Faculté de biologie et médecine de l’UNIL lance un nouveau Master pour former des infirmier·ère·s praticien·ne·s à partir de 2018 ou 2019
Une nouvelle profession verra le jour d’ici quelques années dans le canton de Vaud: infirmier·ère·s praticien·ne·s. Elle pourra prescrire des tests diagnostics (comme des examens sanguins ou des radiographies, parmi de nombreux exemples) et des médicaments. Le Grand Conseil a officialisé cette filière en l’inscrivant dans la loi sur la santé publique. La Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’UNIL mettra en place une formation de niveau Master en 2018 ou 2019. Le médecin posera le diagnostic initial de la maladie et décidera d’une thérapie. L’infirmi·er·ère praticien·ne suivra le patient sur le long terme, décèlera d’éventuels changements dans sa maladie et adaptera son traitement, par exemple le volume des doses d’insuline. «Mais en cas de changements majeurs, elle orientera le patient vers son médecin», ajoute Isabelle Lehn, Directrice des soins du CHUV. Tous les acteur·e·s de la santé soutiennent ce projet et veulent participer à l’élaboration de son cahier des charges. L’objectif direct du projet vaudois est de lutter contre la pénurie de médecins généralistes, dans un contexte où la population vieillit et où les personnes âgées développent le plus souvent des maladies chroniques simultanées. Le but n’est pas de former des «médecins au rabais». «Les infirmières ne prennent la place de personne», insiste Isabelle Lehn.
Revue de presse UNIL 28 novembre 2017
27Nov2017
Politique des hautes écoles
Plusieurs député·e·s du Parlement et Johann Schneider-Ammann restent pessimistes sur les chances de la Suisse de réintégrer le programme Erasmus+
Ce lundi (27.11.2017), le Conseil national se décide sur l’avenir du programme d’échange Erasmus+. Le Conseil fédéral doit reprendre aussi vite que possible les négociations avec l’Union européenne, afin que les étudiant·e·s suisses puissent participer à nouveau au programme. C’est ainsi que le prévoit une motion de la Commission de la formation. Cependant, plusieurs conseiller·ère·s nationaux·ales craignent que les étudiant·e·s locaux·ales ne puissent plus réintégrer le programme. Cette impression a été communiquée par le Conseiller fédéral, Johann Schneider-Ammann, le Secrétaire d’Etat Mauro Dell’Ambrogio. «La volonté de retour dans le programme n’est pas très grande», déclare Matthias Aebischer (SP, BE). «Erasmus menace justement d’être enterré.» Ceci pourrait affaiblir la place d’éducation suisse, car les étudiant·e·s ne seraient pas les seul·e·s touchés. Des jeunes gens en apprentissage pourraient également être exclus des projets de coopération.
Michael Hengarter explique pourquoi il est important de réintégrer la Suisse au programme Erasmus+
Le Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner est mécontent avec la position suisse dans le programme d’échange Erasmus+ comme pays tiers. «La Suisse ne doit pas faire partie de l’Union européenne, mais doit faire partie de l’espace des hautes écoles européennes», déclare Michael Hengartner. La coopération entre hautes écoles est toujours plus approfondie, «nous ne participons pas [au programme Erasmus+] en ce moment, pendant que l’Europe continue à se développer».
L’UDC et les deux Commissions des Finances du Conseil d’Etat et du Conseil National divergent sur le budget alloué aux hautes écoles
Au travers de ses 30 amendements, l’UDC et Thomas Aeschi (UDC, ZG) réclament des coupes supplémentaires de 554 millions de francs. Elles visent principalement la caisse de pension fédérale Publica (150 millions), le personnel fédéral, les dépenses de matériel et mandats externes, le programme SuisseEnergie, la culture, la prévention et les universités. Ces économies s’ajoutent à celles qui ont déjà été acceptées par la Commissions des Finances (CdF) du Conseil national, en particulier 100 millions dans l’aide au développement.
La CdF Conseil des Etats, où l’UDC n’a que deux représentant·e·s, travaille dans un climat plus calme. En revanche, elle veut privilégier les dépenses consacrées à la formation, à la recherche et à l’innovation. Les écoles polytechniques fédérales (EPF) devraient selon elle recevoir 53 millions de plus, les universités et les hautes écoles spécialisées 17 millions. Ces mesures ramèneraient l’excédent du budget à 33 millions.
Un audit externe a été nommé pour la Haute Ecole de musique de Lausanne
L’audit interne lancé en juin 2017 autour de la gouvernance de la Haute École de Musique Vaud Valais Fribourg – Conservatoire de Lausanne (HEMU-CL) deviendra un audit externe. En effet, «préoccupés par les importantes turbulences que traverse depuis plusieurs semaines» l’institution, et les trois cantons ont mandaté un «comité de suivi». Sa mission: la surveillance et le contrôle des démarches, qui restent sous la responsabilité du conseil de la Fondation du Conservatoire de Lausanne. «Il ne s’agit pas de mettre l’institution sous tutelle, insiste Michael Fiaux, Directeur opérationnel en charge des hautes écoles spécialisées dans le canton de Vaud et membre du comité de suivi. Nous disons simplement à la fondation du Conservatoire d’aller jusqu’au bout dans l’analyse de la situation.» La nouvelle est d’ailleurs reçue positivement par ladite fondation, qui salue l’appui que les autorités subventionnantes et de tutelle apportent à sa démarche. «Clairement, ce que l’on demande, c’est que l’audit soit externe et neutre, précise Michael Fiaux. Mais ce sera toujours le conseil de fondation qui pilotera ce mandat.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2017
24Nov2017
Politique des hautes écoles
La rectrice défend la hausse de la taxe d’études à l’Université de Fribourg
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 novembre 2017
23Nov2017
Politique des hautes écoles
Pour garantir l’indépendance de la recherche, des mesures fédérales seraient nécessaires qui vont au-delà de la transparence
Markus Müller, Professeur en droit public et administratif ainsi qu’en droit des procédures publiques à l’Université de Berne, et Manuela Hugentobler, assistante scientifique à l’Institut pour le droit public à l’Université de Berne, souhaitent une réglementation fédérale du financement privé de la recherche universitaire.
Ils constatent qu’il existe en Suisse depuis peu un consensus sur le fait que les contrats sur les financements privés doivent être à l’avenir plus transparents. Pour le 1er janvier 2018, l’Université de Zurich introduira notamment une liste, qui donnera annuellement des renseignements sur l’origine et le but des dons d’au moins 100’000 francs suisses. Les contrats sur ce type de subventions seront consultables pour le public. Cependant, dans des «cas exceptionnels», les donateurs peuvent rester anonymes.
Ce type de transparence ne délie pas les académiques des réflexions profondes sur les dangers pour la liberté académique. Au contraire : des recherches «achetées» restent des recherches «achetées», même si ce «détail» est divulgué. Pour protéger l’indépendance de la recherche et de l’enseignement de manière effective et durable, les auteurs estiment que des efforts supplémentaires seraient nécessaires. La transparence n’aurait de sens que lorsqu’elle est comprise en tant que condition centrale des contrôles au sein des hautes écoles et à l’extérieur. Il serait aux cantons et à la confédération de réglementer le sponsoring des hautes écoles dans la constitution fédérale. Entretemps, les auter·e·s préconisent une réglementation interne aux hautes écoles qui va dans ce sens.
Une nouvelle loi sur le droit d’auteur facilite l’usage de données à des fins de recherches scientifiques et l’accès aux œuvres orphelines
La nouvelle loi sur le droit d’auteur, adoptée ce mercredi (22.11.2017) par le Conseil fédéral et qui doit être votée au parlement, prend en compte les besoins de la recherche scientifique. Les auteur·e·s de contenus ne pourront plus interdire ni facturer la copie automatique de données nécessaires à l’analyse dans le cadre d’un travail de recherche. Par ailleurs, les œuvres dites orphelines pourront être utilisées plus librement.
Le collectif «Stop la hausse» de Fribourg souhaite que les professeur·e·s s’impliquent plus contre l’augmentation des taxes d’études
Le collectif estudiantin Stop la hausse Fribourg rencontrera le conseiller d’Etat Jean-Pierre Siggen demain et aimerait que davantage de professeur·e·s s’impliquent dans leur mouvement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2017
22Nov2017
Politique des hautes écoles
La Ligue Suisse contre l’expérimentation animale a déposé une pétition au Parlement fédéral contre toute expérimentation qui met à contribution les animaux
La Ligue Suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) a déposé ce mardi (21.11.2017) au Parlement à Berne une pétition contre les expérimentations qui mettent à contribution les animaux et tout expérience sur les primates. Selon les indications de l’organisation, plus de 34’000 signatures ont été récoltées. En toile de fond de la pétition se trouvent les expérimentations controversées de singes de l’Université de Zurich et de l’EPFZ. Malgré la critique des défenseur·euse·s des animaux, le tribunal administratif du canton de Zurich en avait confirmé en avril l’autorisation.
Martin Vetterli s’exprime sur le rôle de la formation pour faire face aux défis du numérique
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, était l’invité de Forum dans un débat portant sur la Suisse face aux défis de la transformation numérique. A la question sur le rôle de la formation, Martin Vetterli répond: «Je pense qu’on a un triple rôle. Je pense qu’à l’intérieur de l’EPFL, on doit être évolutif. On vient de lancer un nouveau programme de Master dans la science des données […]. D’autre part, on doit transversalement dans toutes nos filières de formation amener le numérique comme une façon de penser. C’est aussi une transformation en cours. Ensuite, on a un rôle de vulgarisation. On doit expliquer dans la presse, la presse dominicale dans ce cas-là, qu’est-ce que ça signifie un algorithme, comment marche Facebook. Je pense que c’est aussi un rôle qu’on doit faire. Et on doit aider aussi dans la post-formation ou la formation des gens qui ont besoin de suivre la révolution digitale.»
Dix député·e·s fribourgeois·e·s s’opposent à l’augmentation des taxes universitaires dans leur canton
Dix politicien·ne·s, cosignataires d’un mandat adressé au Conseil d’Etat fribourgeois, estiment qu’une augmentation de 360 francs par année du montant des taxes universitaires versées par les étudiant·e·s occasionnerait «des conséquences négatives sur la fréquentation de notre Université, qui est déjà la plus chère de Suisse romande». Elle nuirait également à «son attractivité et à sa compétitivité». Ciblant les seuls étudiant·e·s, cette mesure constituerait aussi «une menace pour l’accès libre et égalitaire aux études supérieures». Les dix signataires du mandat demandent donc au Conseil d’Etat de renoncer à l’augmentation des taxes et de s’engager à ouvrir un crédit supplémentaire afin de couvrir les besoins de l’Université à hauteur de ce qu’elle aurait rapporté (soit environ 3,5 millions de francs).
Innovations dans l’enseignement des Hautes écoles romandes
Dans le cadre du programme Kickstart Accelerator EdTech , dix jeunes sociétés développant des technologies autour de l’éducation ont été sélectionnées pour bénéficier de conseils, rencontrer des investisseur·euse·s et transformer leur modèle d’affaires en succès. «Les choses vont changer. Il y a une volonté politique de numériser l’éducation», explique, pour sa part, Danièle Castle, Directrice du programme, qui a été réalisé en partenariat avec l’EPFL et dirigé par Venturelab.
«L’enseignement traditionnel est voué à disparaître», affirme Ariane Dumont, conseillère pédagogique à la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Elle milite en faveur de la «classe inversée» pour redonner du sens à la présence en classe. Selon elle, la HES-SO aurait déjà «mis en place la classe inversée» et a déjà intégré des «serious games» dans son enseignement.
L’Unil dans les médias
3 millions de francs seront alloués pour la rénovation du site sportif de Dorigny
Les député·e·s vaudois·e·s ont accepté à l’unanimité d’investir 3 millions de francs pour rénover plusieurs surfaces sportives sur le site de Dorigny. Un terrain de foot, de rugby, un centre nautique et des vestiaires sont concernés. D’autres travaux, d’un coût équivalent, seront entrepris par l’EPFL. Cela est devenu nécessaire en raison de l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s de ces deux institutions.
Revue de presse UNIL 22 novembre 2017
21Nov2017
Politique des hautes écoles
La Journée du digital et la vision de l’EPFL sur l’enseignement de l’informatique
Pas moins de 300 enfants participent aujourd’hui (21.11.2017) aux activités proposés par l’EPFL dans le cadre de la Journée du digital, organisée par Digital Switzerland. Farnaz Moser-Boroumand, cheffe du Service de promotion des sciences de l’EPFL estime que «Pour casser les stéréotypes et montrer aux filles qu’elles ont leur place dans le milieu de l’ICT, il faut commencer la sensibilisation tôt.»
Selon Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, des pays comme la France passe pour des modèles et ont déjà introduit des enseignements en «sciences numériques» à l’école primaire. La Suisse serait en retard. Le plan d’enseignement de la Suisse occidentale ne prévoit encore aucun cours en «sciences numériques». A l’inverse, en Suisse allemande, le Lehrplan 21 contient des cours dans le domaine des médias et de l’informatique. La Conférence des Directeur·rice·s d’éducation suisse a décidé d’introduire les cours d’informatique dans tous les gymnases à partir de 2022. Pour Patrick Aebischer, cette date est encore trop lointaine. Le système d’éducation suisse possèderait encore trop de valeurs basées sur l’apprentissage des faits. La programmation exigerait en revanche de la créativité et de la réflexion.
Selon Martin Vetterli, actuel Président de l’EPFL, il ne s’agit pas seulement de faire de tous/toutes des programmeur·euse·s ou des scientifiques des données. Il s’agit d’une compréhension générale de la manière de penser dans le monde des ordinateurs et des principes du monde numérique, mais aussi ce sera la clé pour la plupart des métiers de demain.
Prochainement, y’aura t’il un Secrétariat d’Etat pour la numérisation?
A l’occasion de la première « Journée du digital » en Suisse, le Directeur romand de Digitalswitzerland Sebastien Kulling se déclare en faveur de la création d’un Secretariat d’Etat au numérique, une motion qui passe au Conseil national en mars 2018.
Doris Leuthard, Conseillère nationale, «laisse la porte ouverte»: «je ne pensais pas [que] c’est au centre des discussions [de la Journée du digital], mais maintenant, tous les départements sont concernés, on n’a pas vraiment une concertation qui évite des doublons.»
Digital Switzerland – de la propagande?
Digital Switzerland a organisé ce mardi sa première «Journée du digital». Cette nouvelle entreprise resterait encore «opaque» et n’a pas encore communiqué qui paie combien pour l’organisation de cette journée, et combien de fonds publics y sont investis.
Le site web en anglais nomme comme un objectif: «shape political conditions and regulatory frameworks». Qu’est-ce que cela veut dire concrètement, si dans ce «conglomérat», les intérêts des grandes entreprises suisses sont surreprésentés?
Un des objectifs de la déréglementation serait celui de la protection des données. Une des publications de Digital Switzerland dit notamment que la numérisation «met en question beaucoup de tâches de l’Etat», et recommande que ce dernier devrait se concentrer sur les «peu nombreuses» autres tâches. L’auteur plaide pour un numérique démocratique réglementé par l’Etat au profit de tout le monde et pour un meilleur financement de la formation continue et l’éducation digitale. Il demande si les organisateurs de l’événement ne sont pas les mêmes personnes qui sont contre plus de dépenses dans l’enseignement.
Sur demande des CFF, l’Université de Zurich examine la possibilité de commencer les cours une heure plus tard
A la demande des CFF, l’Université de Zurich examine le fait de commencer certains cours ou séminaires vers 9 heures au lieu de 8 heures. Les CFF espèrent grâce cela un allègement des trains aux heures de pointes.
Une étude de l’IMD fait de la Suisse le pays le plus attractif pour les talents
Selon une étude publiée ce lundi (20.11.2017) de l’IMD, la Suisse reste pour la quatrième année consécutive la championne du monde pour attirer, développer et garder les talents. «Son système d’éducation et de formation produit des talents qui répondent précisément aux besoins de son économie constitue le point le plus fort», explique le Professeur Christos Cabolis, co-auteur du rapport.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 novembre 2017
20Nov2017
Politique des hautes écoles
Une campagne antisexiste au sein de l’Université de Genève divise
A l’Université de Genève, 124 stickers affichant des slogans antisexistes avaient été posés dès le samedi 11 novembre et étaient précédés d’une information globale. Certaines personnes au sein de l’UNIGE ont cru à un affichage sauvage du syndicat étudiant CUAE ou du groupe LGBT de l’Alma mater. Cette opération du Rectorat, intitulée «#uniunie contre le harcèlement », n’a pas uniquement causé de la confusion. Elle a aussi suscité un vrai mécontentement en interne, notamment car certains messages pouvaient se révéler ambigus. «Nos slogans sont avant tout des provocations!», répond la Directrice du Service égalité de l’UNIGE, Brigitte Mantilleri. La publication d’un guide doit aider les victimes, les témoins et les responsables à mieux agir en cas d’abus. Car pour prendre ensuite des sanctions à l’encontre des «prédateur·rice·s», ce que plusieurs voix réclament au sein de l’UNIGE, il faut des témoignages. Or, a constaté le Recteur, «jusqu’à aujourd’hui, la parole n’était pas libérée, il y avait une sorte d’incapacité à agir». Le Matin Dimanche rappelle que le rectorat avait dû faire face à des accusations de sexisme de la part de femmes cadres en janvier 2017.
Le Canton de Fribourg sortira de Rero
Le Canton de Fribourg participera au financement d’une nouvelle plateforme de bibliothèques scientifiques suisses, exploitée par la société sans but lucratif SLSP SA. Celle-ci a été fondée par 15 hautes écoles et bibliothèques scientifiques suisses. Aujourd’hui, la plupart des bibliothèques scientifiques et publiques du canton appartiennent au Réseau Romand (Rero). Ce dernier a cependant perdu en 2016 avec le Canton Vaud un «partenaire important» et son système informatique, conçu au début des années 1990, n’aura plus de support technique à partir de 2020.