Le canton des Grisons et l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) créent à Davos un nouveau centre de recherche qui emploiera jusqu’à 40 personnes. A partir de janvier 2021, le centre examinera les questions sociales et économiques liées au changement climatique, aux événements extrêmes et aux risques naturels dans les régions montagneuses. L’ETH Zurich sera également impliquée, par la présence de deux chaires.
Les examens à distance ne se déroulent pas sans problèmes
Des étudiant-e-s témoignent d’une session d’examens plus stressante que d’habitude. Les causes sont diverses: la surveillance informatique, des problèmes techniques ou d’organisation. Une étudiante témoigne avoir eu trois examens le même jour, à 30 minutes d’intervalle.
Par ailleurs, l’Université de Berne a connu des problèmes techniques importants lors d’un examen.
«Les maigres victoires du Manifeste académique un an après la grève féministe»
«La grève des femmes du 14 juin 2019 a été l’occasion pour les chercheuses suisses de porter leur combat pour l’égalité sur le devant de la scène. Un Manifeste académique pour la grève féministe, regroupant 20 revendications, avait alors récolté près de 2000 signatures. Un an plus tard, force est de constater que ces demandes, portant sur les nominations, les salaires ou encore la conciliation entre famille et travail, n’ont pas été suivies des changements concrets espérés.»
«Comment les écoles privées gèrent le danger de perdre leurs riches élèves internationaux»
«La Suisse demeurera-t-elle une destination de choix pour les élèves internationaux malgré la crise sanitaire et économique? La question ne suscite pas d’inquiétude du côté des universités publiques: les premiers chiffres de l’EPFL et de l’Institut de hautes études internationales et du développement, qui accueillent de nombreux étudiants étrangers, indiquent un taux d’inscriptions comparable à l’année dernière. En revanche, la question est cruciale et la réponse incertaine pour les structures privées dont les frais de scolarité et d’internat sont l’unique source de revenus.»
Open Access : Le MIT a abandonné ses négociations avec Elsevier
Le MIT a mis fin aux négociations d’un nouveau contrat avec Elsevier. L’éditeur n’a pas été en mesure de présenter une proposition conforme aux règlement («framework») du MIT pour les contrats des éditeurs.
«Face au scandale, la société allemande de chimie retire une publication anti-diversité»
«La revue allemande Angewandte Chemie, éditée par la société allemande de chimie, est très réputée. Mais arrivé par ses pages, c’est un véritable scandale qui agite désormais le petit monde feutré de cette science. En cause, un article scientifique publié —et depuis retiré— accusant les mesures encourageant davantage de diversité dans le domaine de nuire à la discipline scientifique. Depuis, deux éditeurs de la revue ont été suspendus, et un tiers des membres du conseil d’administration —dont trois prix Nobel— ont claqué la porte. Chemistry World revient sur cette affaire.»
La Wyss Academy for Nature fera de la recherche hors des conventions
Peter Messerli, anciennement Directeur du Centre for Development and Environment à l’Université de Berne, est en train de constituer une équipe de chercheur-e-s pour la nouvelle Academy Wyss for Nature, financé par le mécène Hansjörg Wyss.
L’objectif de l’académie est de trouver des solutions non conventionnelles qui permettrais la prospérité, tout en protégeant la nature et sans créer d’inégalités.
Pour faire cela, Peter Messerli et son équipe souhaitent créer des laboratoires concrets («Reallabor»), en mettant les parties prenantes ensemble lors d’ateliers qui durent plusieurs journées. Le rôle des scientifiques est de mettre à disposition des connaissances, avec des délais raisonnables, qui aident la prise de décisions écologiques.
Ce type de recherche, qui adapte son questionnement aux problèmes locaux et qui vise une application rapide, est inhabituelle. Peter Messerli estime qu’il est d’habitude presque impossible d’avoir des fonds en procédant ainsi.
Des fonds européens de relance pour la recherche appliquée, des coupes pour Horizon Europe
Les derniers détails de la nouvelle proposition de budget révèlent un plan visant à réduire de 3,2% la plupart des programmes Horizon Europe. Cette manne, provenant du fonds de R&D pandémique, sera injecté dans la recherche appliquée des domaines de la santé, du numérique et du climat via le Conseil européen de l’innovation.
Black lives matter : Les scientifiques font la grève contre les inégalités
Des milliers d’universitaires et certaines grandes organisations scientifiques du monde entier cesseront leurs travaux le 10 juin dans le cadre d’une prise de position mondiale contre le racisme dans le domaine scientifique.
Selon Scientific American, cette grève est organisée par un groupe de personnes du CERN («Particles for justice»), qui s’est auparavant engagé pour la place des femmes dans les métiers STEM.
Selon le nouveau classement des universités établi par l’Institut QS, les EPF sont les deux meilleures universités d’Europe. Globalement, l’ETH reste 6ème et l’EPFL est 14ème, en gagnant quatre places. Selon le 24 heures, «Il n’est pas impossible que l’EPFL ait bénéficié de l’effet Nobel, qui voit la notation d’un établissement majorée quand il a abrité un Prix Nobel – en l’occurrence le Vaudois Jacques Dubochet».
L’Université de Lausanne est passé du 153ème au 169ème rang.
Ben Sowter, Directeur de la recherche du QS, applaudit l’internationalité de la recherche en Suisse. Pour améliorer son classement, elle devrait améliorer ses capacités d’enseignement au niveau des Hautes Écoles.
«Lancetgate»: La rétraction de deux publications fait des vagues
Selon Wired, «The Lancet et The New England Journal of Medicine ont rétracté jeudi dernier une paire d’articles influents sur le Covid-19, un événement rare dans l’édition scientifique. Pour les chercheurs en médecine, c’était comme voir le Washington Post et le New York Times supprimer en même temps des articles connexes – une confluence d’échecs éditoriaux qui soulève de graves questions sur ce qui a mal tourné et pourquoi. Mais à quel point ce scandale est-il vraiment surprenant ? Serait-ce l’une des « plus grandes rétractations de l’histoire moderne », comme l’a décrit un observateur dans The Lancet à propos du journal ?»
Henri Bounameaux, président d’ASSM, demande dans le Tages-Anzeiger que l’Université de Zurich lance une enquête sur le co-Auteur de l’étude Franz Ruschitzka, qui est cardiologue à l’Université.
Le gouvernement de Lucerne plaide pour la création d’une faculté de psychologie
Le Grand Conseil du Canton de Lucerne souhaite que l’Université de Lucerne continue à grandir en créant une faculté de psychologie. Ceci nécessiterait l’accord du Conseil de l’Université et une modification de la loi sur l’université.
Augmentation significative du nombre d’inscriptions à Zurich
Pour le semestre d’automne 2020, l’Université de Zurich a connu une augmentation de 20% d’étudiant-e-s inscrit-e-s en bachelor et 25% en master. Ceci serait due aux possibilités restreintes d’étudier à l’étranger et à la situation du marché du travail.
La Suisse plus productive durant la crise du coronavirus?
Selon une étude de l’Union suisse des arts et métiers citée dans la NZZ am Sonntag, la productivité de l’économie suisse aurait augmenté de 16% durant la crise du coronavirus grâce au télétravail. Elle demande donc une réglementation plus souple du droit du travail – une idée que Jean Christophe Schwaab, ancien Conseiller national (PS VD), rejette dans son article paru sur le site Domaine public.
L’examen pratique de fin d’études en médecine soulève de nombreuses questions
La décision du Conseil fédéral d’organiser, en lieu d’un examen pratique, un stage de six semaines en clinique soulève un grand nombre de questions : au moins 370, selon un sondage parmi les étudiant-e-s. Une évaluation sérieuse des compétences cliniques signifie beaucoup de travail supplémentaire pour les hôpitaux, et il n’est pas certain qu’il y aura assez de places de stages, l’intérêt pour le hôpitaux d’organiser de tels stages étant «purement philanthropique». Un groupe de travail comprenant la Commission d’examens, les facultés, les établissements de formation continues («Weiterbildungsstätten»), l’OFSP et des représentant-e-s étudiant-e-s apportera de la clarté, si possible fin juin.
Vers un «pool» d’enseignant-e-s spécialisé-e-s dans l’enseignement à distance?
Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la Formation, de la jeunesse et de la culture (VD), évoque l’idée de la création d’un «pool» d’enseignant-e-s spécialisé-e-s dans l’enseignement à distance. Ceci faciliterait l’accès au contenu des cours pour les élèves qui ne peuvent pas suivre l’enseignement présentiel, ou voudraient compenser leurs retards parce qu’ils ou elles sont allophones ou dyslexiques.
En raison du coronavirus, l’Université de Genève a tenu une bonne partie de ses examens à distance. La plupart se sont déroulés sans problèmes, mais quelques étudiant-e-s racontent des problèmes de connexion, des difficultés à accéder aux notes de cours et autres.
Comment le harcèlement menace les chercheurs mobilisés face au coronavirus
«Avec la pandémie de coronavirus, les scientifiques sont passés au premier plan. Qu’ils soient interrogés sur leurs recherches par les médias, ou qu’ils mènent des activités bénévoles de vulgarisation sur les réseaux sociaux, les chercheurs ont gagné une exposition inédite. Une attention souvent positive, mais qui s’accompagne aussi de sa contrepartie négative: harcèlement, lorsqu’il ne s’agit pas de menaces de mort. De part le monde, plusieurs en ont fait les frais.»
«Les scientifiques précaires sortent fragilisés du confinement»
«Confinement oblige, bon nombre de jeunes scientifiques, tels que les post-doctorants – en majorité embauchés en contrat à durée déterminée –, craignent de ne pas pouvoir mener à bien leurs projets de recherche. Les universités considèrent plusieurs options de prolongation.»
Actuel responsable du domaine Politique des hautes écoles au sein de swissuniversities, Axel Marion succédera à Sarah Kopse qui quittera ses fonctions au 31 août 2020. Le député PDC (VD) a mené sa carrière à l’interface entre monde académique et politique.
FNS: «Une Covidisation de la recherche n’aura pas lieu chez nous»
«La crise a […] vu naître le phénomène de l’expertise instantanée: des collègues dont la carrière académique s’était jusqu’à présent déroulée loin des virus et des pneumonies sont miraculeusement apparus comme experts. Madhukar Pai de l’Université McGill à Montréal, qui travaille sur la tuberculose, a parlé de «Covidisation» de la recherche, en soulignant que chaque grande organisation de soutien avait lancé de nouvelles options de financement en quelques semaines seulement et que d’autres fonds substantiels se profilaient à l’horizon. Dans cette situation, on risque de poursuivre des approches de recherche qui n’aboutissent pas au résultat escompté.»
«Malgré les fonds promis à la recherche sur les coronavirus, les chercheurs doivent pouvoir continuer à se concentrer sur les thèmes qui les passionnent», écrit Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du FNS. «Une Covidisation de la recherche n’aura pas lieu chez nous, bien que le FNS encourage aussi les projets dans ce domaine au travers d’un appel spécial»
Selon l’article, toutes les universités souffrent financièrement de l’épidémie COVID-19. Les revenus s’effondrent car les étudiants (en particulier les étudiants étrangers) restent chez eux ou repensent leurs projets d’avenir, et les fonds de dotation implosent en raison de la chute. Cette crise pourrait bien être la fin de certaines petites universités qui dépendaient trop des étudiant-e-s étrangers-ères. Les disparités entre les universités pourraient grandir si les gouvernements acheminent les fonds principalement vers des centres de recherche puissants.
Mais la pandémie pourrait aider les universités à repousser l’idée qu’elles sont élitistes et sans intérêt pour la société en développant des solutions contre l’épidémie.
Certain-e-s chercheur-e-s estiment que la récession pourrait inciter les universités et les organismes de financement à se concentrer sur les projets de recherche et les infrastructures qui sont les plus pertinents pour les intérêts nationaux dans un monde post-pandémique. Le gouvernement britannique met notamment en place un groupe de travail sur la durabilité de la recherche, qui vise à évaluer les projets de recherche dans les universités en vue de planifier l’avenir national à long terme.
«Parmi mes articles scientifiques, lesquels sont disponibles en libre accès? Les chercheuses et chercheurs suisses peuvent désormais répondre à cette question grâce au programme en ligne « SNSF Open Access Check ». Le prototype couvre des articles publiés depuis 2015. […] Le FNS espère de cette initiative une impulsion qui favorisera la généralisation de l’Open Access.»
Comment la pandémie va-t-elle modifier le financement de la recherche ?
Alors que le bilan économique de la pandémie s’alourdit dans le monde entier, certains experts craignent qu’elle nuise à la science pendant des décennies en mettant au chômage plusieurs milliers de chercheurs et en obligeant les nations à réduire les financements alors qu’elles reconstruisent leurs sociétés. D’autres estiment que la pandémie pourrait mettre en évidence l’importance de la science et encourager le soutien à long terme, en particulier pour la recherche fondamentale, comme ce fut le cas pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour l’instant, la situation en Grande Bretagne semble être bien meilleure que celle aux Etats-Unis.
La modification du mode d’examens en médecine suscite des réactions
Le Conseil fédéral a décidé mercredi (27.05) de l’annulation de l’examen pratique de fin d’études en médecine qui était prévu pour début septembre. Les compétences cliniques seront évaluées soit par un stage, soit en travaillant comme médecin assistant pendant six semaines.
Les experts de la commissions pour les examens sont vexés: Cette décision aurait comme conséquence le retard de la remise des diplômes de plusieurs semaines, voire d’une année (selon la carrière choisie par les futurs médecins). La commission aurait préféré deux autres alternatives, qui n’ont pas été retenus. La présidente de la commission a démissionné, déçue de ne pas avoir été entendue.
«Swissuniversities et Elsevier concluent un accord à 15 millions de francs par an»
«Le Consortium des bibliothèques universitaires suisses (Csal) a obtenu un accord avec Elsevier pour garantir aux universités et institutions suisses l’accès aux publications scientifiques de l’éditeur. Nouveauté: l’accord, de type «read & publish», a également pour but de faciliter la publication en accès libre, selon Swissuniversites.»
«Les examens universitaires dans son salon, entre couacs et perturbations»
«La plupart des étudiants des universités et hautes écoles suisses passent leurs examens depuis la maison, devant un ordinateur. Changements de dernière minute, problèmes techniques et couacs en tous genres mettent leurs nerfs à rude épreuve.»
L’Université de Berne refuse de retirer le titre de Docteur honoris causa à un chercheur probématique
René Gardi (1909 – 2000) conservera son titre de Docteur honoris causa dans sa tombe. En effet, l’Université de Berne refuse d’entrer en matière quant à l’annulation de son titre, quand bien même cet homme est aujourd’hui reconnu pour sa participation à l’exotisation des corps africains et, surtout, comme coupable d’attentat à la pudeur contre des enfants.
L’Université fonde son refus sur le fait qu’on ne peut retirer son titre à une personnes décédée et que l’image de l’Afrique construite par Gardi était à l’époque chose commune.
28.05.2020 – Berner Oberländer – René Gardi wird die Ehrendoktorwuerde nicht aberkannt
La réforme du règlement disciplinaire de l’Université de Zurich fait polémique
Le Conseil de l’Université de Zurich a publié récemment un nouveau règlement disciplinaire qui devrait entrer en vigueur le 1er septembre 2020. Travaux d’intérêt public ou amende jusqu’à 4000 francs sont désormais prévus en cas de plagiat ou d’infraction graves.
Or, ce type de sanction est peu courant et suscite de vives réactions. En effet, seules les universités de Saint-Gall et de Fribourg l’appliquent, avec des sommes s’élevant respectivement à 3000 et 500 francs.
La fédération des étudiant-es de l’Université de Zurich qualifiait déjà en février la mesure d’«exagérée et injuste». D’autres craignent que les mouvements politiques au sein de l’université soient censurés et critiquent le manque de transparence dans la prise de cette décision. Le parti socialiste zurichois s’oppose également à cette forme de répression. Les jeunes socialistes ont par ailleurs promis d’utiliser la voie parlementaire si ce nouveau règlement n’était pas retiré.
Face à cela, le Prorecteur Christian Schwarzenegger, à l’origine du texte, maintient sa position. Il assure qu’une réforme était nécessaire depuis longtemps et que les mesures prises permettront de poursuivre également les personnes quittant l’université.
29.05.2020 – Neue Zuercher Zeitung – Geldstrafen fuer Studenten stossen auf Kritik
29.05.2020 – Tages-Anzeiger – Universtät Zürich segnet hohe Geldstrafen ab
L’EPFL et l’Université de Bâle touchées par une cyberattaque
La cyberattaque ayant touché plusieurs pays européens et rapportée de 18 mai dernier aurait également touché les superordinateurs de l’EPFL et l’Université de Bâle.
Aucun vol de données sensibles ou personnelles n’est à déplorer.
«Seulement 30 à 50% d’étudiants universitaires sur site à la rentrée»
Les cours seront encore certainement donnés à distance dans la plupart des universités suisses à la rentrée de septembre. En effet, selon Yves Flükiger, Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Genève, seul 25% des auditoires pourront être remplis en respectant les mesures de distanciation physique.
De plus, «Les universités suisses devraient communiquer mi-juin les modalités précises de leurs organisations respectives pour la rentrée.»
De la mobilité professionnelle selon le niveau de formation
Une étude réalisée par l’Office fédérale de la statistique (OFS) détaillant la mobilité professionnelle chez les jeunes en Suisse définit «la poursuite de la formation [comme] un facteur important de la mobilité professionnelle vers des professions requérant un plus haut niveau de qualification.»
Les prépublications ont connu un boom sans précédent dans la lutte contre le Covid-19. Si cela a permis d’accélérer la recherche, certain-es scientifiques se montrent plus critiquent face à leur diffusion dans les réseaux sociaux. Celles-ceux-ci «relèvent également que plusieurs prépublications reçues négativement par la communauté scientifique ont été parmi les plus tweetés» et «s’interrogent sur l’impact sociétal de la diffusion massive de ces recherches dans les médias et les réseaux sociaux.»
Invité par Heidi.news pour s’exprimer sur l’actualité, Martin Vetterli, Président de l’EPFL, revient sur divers points, des activités de l’EPFL dans la lutte contre le Covid-19 à l’Etat d’urgence sanitaire, en passant par son solo de basse publié sur les réseaux sociaux.
De la rentrée académique d’automne en Europe et outre-Atlantique
Les universités de Cambridge et d’Oxford ont emboîté le pas de beaucoup d’universités des Etats-Unis et du Canada, en offrant tous leurs cours en ligne à la rentrée d’automne et en annulant leurs cours en présentiel. Adaptations techniques, négociations tendues et retombées économiques massives – attisées par la privatisation des universités américaines – ont lieu aux Etats-Unis.
En France, un modèle hybride verra le jour à Science Po et les Hautes écoles sont priées de réfléchir à plusieurs scénarios pour la rentrée.
L’Allemagne avance dans un climat plus décontracté. L’enjeu principal est d’accueillir les nouveaux-elles étudiant-es convenablement.
200 millions supplémentaires pour la formation et la recherche
La Commission de l’éducation du Conseil des Etats a publié sa proposition de budget 2021-2024 pour la formation, la recherche et l’innovation. 130 million sont prévus pour l’innovation, dont les établissements de recherche d’importance nationale, les Archives Gosteli, et l’Institut tropical et de santé publique suisse.
Le Fond national suisse de la recherche scientifique (FNS) ainsi que les Académies suisses des sciences devraient également en profiter, dans une moindre mesure.
La commission souhaite en outre lever le blocage du Conseil fédéral sur les moyens supplémentaires, instauré dans l’attente d’éclaircissements dans la relation entre la Suisse et l’Union européenne.
Certaines minorités proposent de gonfler encore l’enveloppe afin de financer la formation continue, des programmes de mobilité et de coopération, ou de soutenir les cantons.
25.05.2020 – AGEFI – Formation et recherche, un budget gonflé
Mieux impliquer les jeunes par l’instauration de «cliniques universitaires»
Joelle Fiss, députée suppléante PLR au Grand conseil genevois, propose de développer le concept de clinique juridique en «cliniques universitaires», afin de mieux impliquer les étudiant-es dans la recherche de solutions concrètes aux problèmes sociétaux actuels.
26.05.2020 – Le Temps – les leçons du Covid-19 pour la recherche universitaire
La proportion de publications féminines chutte en temps de Covid
La crise sanitaire a engendré une baisse des publications scientifiques féminines: «La tendance, confirmée dans d’autres revues scientifiques, s’explique par une plus grande implication des femmes dans les responsabilités domestiques et familiales depuis le début confinement, les empêchant de consacrer du temps à leurs recherches. Alors que le nombre de publications est un élément primordial des carrières académiques, le fameux «publish or perish», le phénomène inquiète.»
L’Université de Zurich pourra amender ses étudiant-es
L’Université de Zurich a prévu de modifier lundi 25 mai son règlement disciplinaire. En cas de plagiat ou d’action politique sur le campus, les étudiant-es pourraient maintenant être amendé-es jusqu’à hauteur de 5000 francs. Très controversée, cette modification fâche les étudiant-es, qui dénoncent un non-respect de l’égalité des chances et une volonté de censure.
Christian Schwarzenegger, Prorecteur de l’Université en charge du projet, nie toute censure des récents mouvements politiques au sein de l’Université de Zurich. En effet, celle-ci a vu défiler en une année la grève féministe, les mouvements pour le climat et, en octobre puis en décembre, les activités d’un groupe autonome de gauche «l’université de ceux-celles d’en-bas», qui milite pour venir en aide au Kurdistan.
22.05.2020 – Tages-Anzeiger – Weshalb die Uni Geldstrafen einfuehren will
Le FNS approuve 36 projets supplémentaires au PNR 78 sur le Covid-19
Répondant à l’appel lancé en mars par le Fond national suisse pour la recherche scientifique (FNS), 271 projets de recherche liés au Covid-19 ont été déposés. 37 d’entre eux ont été retenus et bénéficieront d’un budget de 10 millions de francs, alloués par le FNS.
Par ailleurs, «le FNS précise que cet « appel spécial coronavirus » vient compléter le Programme national de recherche « Covid-19 » (PNR 78) mis au concours le 30 avril sur mandat du Conseil fédéral. Il met également l’accent sur la gestion de futures pandémies et contient donc une proportion importante de projets en sciences humaines et sociales.»
Interpellation pour une meilleure inclusion des sciences humaines et sociales dans le programme national de recherche sur le Covid-19
Dans une lettre ouverte, dix-sept éminent-es chercheur-euses critiquent le Fond national suisse de la recherche scientifique (FNS) pour ne pas avoir suffisamment inclus les sciences humaines et sociales dans le Programme national de recherche (PNR) 78 sur le Covid-19. Christophe Clivaz, un des signataires et conseiller national, a par ailleurs déposé une interpellation au Parlement fédéral à ce propos.
Face à ces critiques, le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SERFI) souligne l’urgence de la situation qui nécessite avant tout un savoir bio-médical et clinique. Le chef de la communication du FNS, Christophe Giovannini, rappelle que c’est le Conseil fédéral qui décide du contenu des PNR et ajoute que l’appel à projet lancé par le FNS, qui viendra compléter le tableau, contient 10 projets de recherche en sciences humaines et sociales parmi les 36 retenus.
Des discussions entre les signataires de la lettre ouverte et le FNS auront lieu cette semaine.
Assurer l’accès aux coopérations de recherche et aux programmes d’encouragement européens
«Le lancement de la prochaine génération du programme-cadre de l’Union européenne (UE) pour la recherche et l’innovation, appelée Horizon Europe, est prévu en 2021. Conjointement avec trois autres initiatives européennes, ce programme constitue le « paquet Horizon » 2021-2027. Afin d’assurer la participation de la Suisse à ce paquet, le Conseil fédéral a adopté le 20 mai 2020 un message de financement à l’intention du Parlement. Les moyens demandés par le Conseil fédéral s’élèvent à 6154 millions de francs. Si le Parlement approuve cette enveloppe, le Conseil fédéral pourra négocier un renouvellement de l’accord bilatéral Suisse-UE pour la participation au paquet Horizon, de sorte à assurer que l’association de la Suisse se poursuive sans interruption.» […]
L’Université de Cambridge annule les cours en présentiel de la prochaine années académique
Tout comme à l’Université de Manchester, il n’y aura pas de cours en présentiel l’année prochaine à l’Université de Cambridge, sauf pour les cas de petits groupes d’études.
Joël Mesot, Président de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH), a initié une réorganisation structurelle dans la Direction de l’institution. Depuis janvier 2020, les dicastères ETH Global, ETH Sustainability, celui du «déveoppement stratégique de la haute école», et l’état major du président ont été regroupés sous la direction de Jürg Brunnschweiler. Il se chargera de la direction opérationnelle. Ceci permettra à Joël Mesot de se concentrer sur la direction stratégique de l’ensemble de l’école polytechnique.
Par ailleurs, une nouvelle équipe a été crée, la «Foresight-Team». Celle-ci permettra de mieux gérer les incertitudes du futur, pour mieux comprendre quelles tendances auront le plus d’impact sur l’institution. L’équipe «ne mettra pas en œuvre des techniques scientifiques de prévisions, mais utilisera une approche qui permet de voir les champs d’actions axés sur le futur.»
La plupart des examens de l’Université de Fribourg aura lieu en ligne. Les facultés sont tenues de prendre en compte les conditions difficiles de la préparation aux examens.
«Nous avons confiance dans nous étudiant-e-s», affirme la Rectrice Astrid Epiney. «Les examens doivent être conçus de manière que la fraude devient difficile.» Par ailleurs, les étudiant-e-s doivent approuver (avec un clic) une déclaration assermentée avant le début de l’examen. «Nous ne souhaitons pas filmer ou surveiller les étudiant-e-s pendant les examens, cela ne serait pas réaliste.», affirme le doyen la faculté de mathématiques, de sciences naturelles et de médecine. C’est également le cas pour la faculté d’économie et de sciences sociales.
A la faculté de droit, il y aura par contre une vidéosurveillance en direct via smartphone lors de l’examen.
Est-ce que le confinement se fait au détriment de l’égalité de genres?
Plusieurs études indiquent que les chercheuses sont moins productives lors de cette pandémie que les chercheurs.
«Il s’agit encore d’évidence anecdotique», relativise l’auteure de l’article de la NZZ, parce que les études ont été menés sur un petit échantillon. Toutefois, une raison de cet écart pourrait être lié à la fermeture des écoles et crèches. Les premières enquêtes suggèrent que pendant la pandémie, les mères ont assumé une plus grande part des tâches supplémentaires que les pères.
Les activités accessoires font débat à l’Université de Saint-Gall
Une discussion est en cours sur la Loi (actuellement en consultation) sur l’Université du Canton de Saint-Gall. Cette loi porte sur la structure universitaire et la fonction du rectorat et règle également la question si les professeur-e-s devraient être obligé de donner une partie des gains des activités accessoires à l’université. Le nouveau Recteur de la HSG, Bernhard Ehrenzeller, est contre une telle obligation, qui nuirait, à son avis, à la capacité d’attirer et de garder des professeur-e-s de pointe.
Le Centre suisse de calcul scientifique et les superordinateurs des EPF victime d’une cyberattaque
Plusieurs centres de recherche ont été attaqués jeudi dans toute l’Europe. Parmi les victimes figurent neuf centres allemands, le Centre suisse de calcul scientifique affilié à l’EPFZ, les superordinateurs Leonhard et Euler de l’EPFZ ainsi que certaines parties de système de l’EPFL.
Par précaution, ces deux EPF ont coupé les accès à distance à leurs superordinateurs. De son côté, la Confédération ne donne pas de détail. Les données recherchées pourraient être en lien avec le Covid-19. Les Etats-Unis accusent d’ailleurs déjà la Chine d’être à l’origine des attaques.
Le casse-tête de l’organisation des examens préalables
L’UNIL a décalé les examens préalables, initialement prévues au mois de juin, au mois d’août. Leurs rattrapages ont été annulés jusqu’à l’an prochain. Une pétition, qui a récolté plus de 600 signatures, estime que l’UNIL tente de limiter l’accès aux études et qu’elle met certains étudiant-e-s en situation de précarité en les forçant à suivre des cours et à réviser pour des examens pendant tout l’été. La Conseillère d’État en charge de la Formation, Cesla Amarelle, s’est prononcé en faveur d’une session supplémentaire en janvier, qui «serait à la fois suffisamment éloignée pour permettre aux candidats de réviser sérieusement mais suffisamment proche pour qu’ils puissent ensuite se concentrer sur une activité rémunérée pendant le reste de l’année académique.»
Le Conseil fédéral annonce la tenue de l’examen suisse de maturité centralisée
«Le 13 mai 2020, le Conseil fédéral a décidé que l’examen suisse de maturité centralisé se déroulerait en été 2020 sous une forme adaptée. La possibilité de commencer des études supérieures à l’automne 2020 est ainsi garantie. L’ordonnance correspondante entre en vigueur immédiatement et a effet jusqu’au 13 septembre 2020.»
[Cet «examen suisse de maturité centralisé», aussi appelé «maturité fédérale», s’adresse aux élèves des écoles privées ou candidats libres, et ne correspond pas à la Passerelle Dubs qui, elle, s’adresse aux titulaires d’une maturité professionnelle ou spécialisée.]
Recherche: gaspillage de ressources précieuses exacerbé par la pandémie
La prolifération de recherches sur le Covid-19 exacerbe des problèmes déjà présents dans la recherche: «questions scientifiques mal posées ou redondantes, des essais mal conçus ou portant sur de trop faibles échantillons.»
Des chercheur-euses australien-nes plaident pour davantage de concertation entre chercheur-euses dans un texte relayé par Heidi.News.
UNIL: les membres du corps intermédiaire demandent la prolongation de leurs contrats
À l’Université de Lausanne, les modalités de prolongation des contrats temporaires du corps intermédiaire présentées le mardi 12 mai ne suffisent pas, selon les signataires d’une pétition lancée le jour même en réaction à l’annonce de ces adaptations.
La réaction de M. François Bussy ainsi que la situation à l’UNIL et dans d’autres universités suisses sont décrites, tout comme les opinions d’ACIDUL et de la faîtière suisse des associations du corps intermédiaire, actionuni-der Schweizer Mittelbau.
Le FNS critiqué par d’ancien-nes membres de son Conseil de recherche
Le procédé d’attribution des programmes nationaux de recherche (PNR) fait habituellement l’unanimité auprès de la communauté scientifique, grâce notamment à son approche bottom-up. Cette fois cependant, dix-sept ancien-nes membres du Conseil de la recherche du FNS des sciences humaines et sociales critiquent la démarche d’attribution du PNR 78 «Covid-19».
Dans leur lettre ouverte, ces scientifiques critiquent la «conception trop étroite de la maladie et de la santé». Ils-elles plaident pour l’intégration des sciences humaines dans ce programme ou le lancement d’un programme supplémentaire afin d’étudier d’autres thèmes liés à la situation actuelle, tels que le passage à l’État d’urgence, les retombées matérielles et psychologiques sur les individus ou sur les relations intergénérationnelles.
Angelika Kalt, Directrice du FNS, répond que cette lettre devrait être envoyée au Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) qui à confié le mandat au FNS. À ceci, le SEFRI répond qu’une fois que les questions médicales urgentes auront été prises en charge, une extension de la recherche vers les sciences humaines et sociales sera envisageable.
L’auteur fait constat que les pays développent chacun leurs propres programmes de recherche sur COVID-19, que des collaboration internationales ne sont pas très courantes et que les sciences exactes sont favorisées. Il s’attend à ce que la place des sciences humaines et sociales dans le programme de recherche Covid-19 reste marginale et juge que cela ne fait pas preuve de clairvoyance.
Les étudiant-es de la Passerelle Dubs demandent l’annulation de leurs examens
Une pétition dénonçant une inégalité de traitement a été lancée par les étudiant-es de la Passerelle Dubs et signée dans toute la Romandie. Les signataires souhaitent profiter du même traitement que les gymnasien-nes pour entrer à l’Université, à savoir l’annulation de leurs examens.
De son côté, le Canton de Neuchâtel s’oppose à cette demande, car les élèves ne sont pas noté-es durant l’année, ce qui empêche d’attester leur réussite, d’autant plus que le taux d’échec aux examens est d’environ 40% en temps normal.
Tiziana Fantini, porte-parole du secrétariat d’État à la formation [au niveau fédéral], indique que le Conseil fédéral va se prononcer sur cette question au cours de ses prochaines séances.
Dans une tribune publiée récemment, le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz rappelle que la plupart des vaccins qui arrivent aujourd’hui sur le marché sont brevetés par des entreprises pharmaceutiques. Comme d’autres économistes, il profite de la situation actuelle pour remettre à plat le système des brevets.
En Suisse, une vingtaine d’économistes de l’EPFL, emmenés par les professeurs Dominique Foray et Gaétan De Rassenfosse, déplorent le sous-financement de la recherche d’un vaccin. Ils souhaitent que les pouvoirs publics subventionnent davantage la recherche en développement de produit, plutôt que de laisser d’autres pays le faire à leur place.
La Haute école pédagogique (HEP) de Fribourg organisera prochainement ses «cafés pédagogiques», à l’image des «cafés scientifiques» de l’Universtié de Fribourg. Le doyen de la Recherche de la HEP explique cette approche : «Le but est est de mettre en relation les collaborateurs qui ont réalisé des thèses à la HEP sur différents sujets et les acteurs du terrain. Ces manifestations ne s’adressent donc pas au grand public, mais plutôt par exemple, aux enseignants primaires.»
Engagement pour des études infirmières de niveau HES
En mi-février 2020, la HES-SO Valais exécute l’injonction du ministre de tutelle, qui formalise la diminution des exigences de formation des infirmières en annonçant le recrutement d’un-e responsable de filière école supérieure (ES) soins infirmiers.
Mario Desmedt, infirmier et directeur des soins, dénonce ce développement et revendique des études de niveau HES pour sa profession. Cela rendrait le métier plus attractif, et aurait également comme conséquence une meilleure qualité des soins, et donc moins de décès.
Comment les universités éviteront-elles la triche lors des examens écrits à distance?
À l’Université de Zurich, plusieurs pistes sont étudiées, dont le mode d’examen «remote-open-book»: pour les examens écrits, le court délai de réponse aux questions devrait dissuader les étudiant-es à avoir recours à d’autres ressources que leur mémoire. Un code d’honneur devra également être signé. La solution «remote-open-book» est également envisagée à l’Université de Berne et à l’Université de Bâle. Les questions seront souvent plus complexes et la démonstration de compétences telles que la réflexion, l’analyse et la comparaisons sera privilégiée.
L’EPFZ fera usage de l’application Zoom pour surveiller les étudiant-es lors des rares examens qui ne sont pas repoussés au mois d’août. Les surveillant-es devront pouvoir voir leurs visages et leurs mains, ainsi que le matériel utilisé et l’arrière-plan de la pièce. Les feuilles d’examens et les réponses devront, dans certains cas, être imprimées et photographiées ou scannées.
De son côté, l’EPFL a repoussé les examens au mois d’août, augmentant ainsi le niveau de sécurité et d’égalité des chances, cependant elle s’expose au risque d’une deuxième vague d’épidémie.
L’auteure de l’article du journal nord-américain Inside Higher Ed traite la thématique de la surveillance des examens universitaires en ligne. Elle se pose des questions sur la lutte contre la tricherie pendant cette période d’enseignement à distance, et elle se demande si cela vaut la peine de faire appel à des plateformes de surveillance tiers.
Selon un sondage d’Educause qui a été rempli par des personnes représentant 312 institutions, pour la plupart américaines, 54% d’institutions font déjà appel à des services tiers de surveillance et 23% considèrent leur utilisation.
Agroscope fonctionnera avec trois centres, mais avec 25 emplois en moins
Les plans de fonctionnement de l’Agroscope ont été acceptés hier par le Conseil fédéral. Il est ainsi établi que la direction et le centre administratif seront à Posieux (FR) et que les recherches seront réparties entre Changins (VD) et Reckenholz (ZH). Cette répartition «permettra des synergies et renforcera la mise en réseau des chercheurs». Ce système sera par ailleurs renforcé par six stations d’essais qui «ont pour but de renforcer les expériences sur le terrain».
Par ailleurs, l’impact financier du Covid-19 est déjà connu: «Il était prévu à l’origine que les gains d’efficacité soient entièrement réinvestis dans la recherche. Mais au vu de l’impact de la crise du Covid-19 sur le budget fédéral, la réaffectation immédiate à la recherche ne sera pas possible. Cela le sera progressivement d’ici 2028.» Près de 20% du personnel sera touché par ces mesures et 25 à 30 personnes seront licenciées. L’Union suisse des paysans s’est montré critique sur ce point, étant confrontée à de nombreux défis pour lesquels elle dépend du soutien de la communauté scientifique tels que le changement climatique.
L’EPFL inaugure son Centre pour les systèmes intelligents
«Le nouveau Centre pour les systèmes intelligents (CIS) de l’EPFL servira de plate-forme pour la promotion de la recherche en réunissant des experts en apprentissage automatique, en science des données, en vision par ordinateur, en systèmes cyberphysiques et en robotique.»
Pétition pour la sauvegarde du financement d’«Horizon Europe»
Près de 5200 scientifiques ont signé une pétition revendiquant la sauvegarde du budget d’«Horizon Europe» et du Conseil européen de la recherche (ERC) qui y est associé. La pétition a été lancée par l’initiative «Amis du ERC»
Les membres de l’Union européenne ont un différend sur le budget 2021-2027, et les signataires craignent que l’Union européenne fasse des économies au détriment du programme cadre «Horizon Europe» (2021-2027).
Alors que certain-e-s scientifiques ont perdu des mois voire des années de recherches, le redémarrage s’annonce semé d’embûches. Parmi celles-ci, le respect de la distance physique entre scientifiques et avec les volontaires sur lesquel-le-s sont mené-e-s les études.
Par ailleurs, beaucoup d’institutions ont prolongé le financement des recherches de jeunes académicien-ne-s. Face à un futur incertain, certaines institutions ont demandé à leur communauté scientifique de ne pas commencer de nouvelles recherches et/ou de ne pas reprendre des recherches qui ne pourront pas être arrêtées à nouveau.
Nouveau Directeur administratif à la Haute école de musique
Andrew Ferguson succédera à Mathieu Fleury à la tête de l’administration de la Haute école de Musique Vaud Valais Fribourg et Conservatoire de Lausanne (HEMU-CL).
08.05.2020 – 24 Heures – La Haute école de Musique a un nouvel administrateur
La HES-SO lance un nouveau soutien financier aux étudiant-e-s en difficulté
«Le Comité gouvernemental de la HES-SO a décidé sur proposition du Rectorat de créer un dispositif d’aide d’urgence de 1,7 million de francs pour soutenir les étudiant-es impactés financièrement par la pandémie. Ce soutien financier vise à éviter la précarisation de leur situation et à leur permettre de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. […] Ce dispositif d’aide d’urgence est financé par les cantons partenaires de la HES-SO.»
Pétition pour une pleine adhésion de la Suisse à Erasmus+ en 2021
Lancée par le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ) et soutenue par plusieurs partis et associations, dont l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES), une pétition demande à la confédération de «reprendre les négociations d’adhésion au programme de mobilité européen 2021-2027 et ainsi s’engager pour l’intégration de la Suisse dans ce programme de formation».
Selon Francesco Bee, Co-président de l’UNES, sans Erasmus+, les accords actuels ne permettent pas de respecter la stratégie nationale d’échange et de mobilité établie en 2017, qui prévoit que chaque jeune ait fait une partie de ses études à l’étranger ou dans une autre région de Suisse.
Les étudiant-e-s de l’Ecole hotelière se révoltent
En raison du Covid-19 qui a freiné leur cursus, environs la moitié du corps étudiant de l’École hôtelière de Lausanne a signé une pétition demandant à la direction divers remboursements et des mesures d’aménagement pour les examens.
L’Université de Berne construira un nouveau centre de médecine
Un nouveau bâtiment réunira les différents instituts de la Faculté de médecine de l’Université de Berne sous un seul toit. La recherche, l’enseignement et la pratique clinique seront alors réunis sur un même site, permettant de multiples synergies. Le Recteur de l’Université parle d’«un énorme pas en avant pour le site médical universitaire».
L’Université de Berne adapte ses examens en période exceptionnelle de pandémie. Certains examens pratiques n’auront pas lieu, comme par exemple en sciences des sports où un examen théorique suffira. A titre d’exemple, le nombre d’inscrit-e-s d’un cours de gymnastique, redouté pour sa difficulté, a doublé car ces chances de réussite ont désormais augmentées.
Pour d’autres examens, il sera impossible de vérifier si les étudiant-e-s trichent, par exemple en utilisant une calculatrice lors des examens de mathématiques. Selon le Bund, l’Université juge que ce «potentiel de triche» n’est pas problématique. Par ailleurs, nombreux cours exigent des travaux écrits (« Hausarbeit ») et souvent, les examens en ligne ont été adaptés en mode « open book« , donnant accès à la littérature.
Craignant la tricherie, la Haute école pédagogique de Berne a opté pour un examen en présentiel en mathématiques.
Surveillance des examens en ligne «disproportionnée»
Le préposé genevois de la protection des données s’est montré défavorable à l’utilisation du logiciel d’examen TestWe, la Faculté d’économie et de management de l’Université de Genève a pourtant prévu de l’utiliser. Il considère que certains principes de protection des données ne sont pas respectés, «malgré la possibilité pour les étudiants d’opter pour un autre mode de passation d’examens [repousser l’examen en présentiel en août].» Des étudiant-es avaient adressé une pétition à l’Université pour dénoncer une atteinte à la protection des données.
Le Directeur de communication de l’Université Marco Cattaneo indique que le blocage des fonctionnalités de l’ordinateur sera alors abandonné pour les deux examens pour lequel il était envisagé, et ce en modifiant ses modalités, peut-être en autorisant l’accès a la documentation ou a Internet. Par ailleurs, pour contourner l’obstacle de la «vidéosurveillance», seules quelques dizaines de photos seront prises, contre plusieurs milliers. Le préposé de la protection de données reste en attente des documents attestant de ces modification.
Par ailleurs, la Faculté HEC de l’UNIL et la HEP vaudoise sont en contact avec la société TestWe, mais aucune décision n’a été prise quant à son utilisation.
Les universités de Suisse et d’ailleurs ont du réduire le nombre d’animaux dans les laboratoires qui ne travaillent pas spécifiquement sur le COVID-19.
Pour Shalin Gala, de l’organisation de protection animale Peta, le simple fait que les chercheur-e-s considèrent, en ces temps d’épidémie, que certains animaux puissent être euthanasiés parce que jugés «non essentiels» est la preuve que ces animaux n’auraient jamais dû se retrouver dans un laboratoire. Selon lui, «90% des résultats prometteurs dans la recherche scientifique de base – impliquant pour la plupart des expériences sur les animaux – n’aboutissent pas à des traitements efficaces pour les humains». Isabella Rauch, chercheuse de l’Université de l’Oregon, ne partage pas cet avis : «Nous faisons de vrais efforts pour réduire les expériences sur les souris, en utilisant notamment des organoïdes dérivés de cellules souches, mais le système immunitaire est bien
trop complexe pour le modéliser entièrement in vitro.»
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