La Commission européenne a une nouvelle fois retardé la date d’adoption des programmes de travail d’Horizon Europe, laissant les chercheurs·euses et les député·e·s européen·ne·s s’inquiéter d’un éventuel manque de financement. Certains commentateurs suggèrent que ce retard est dû à une dispute sur l’exclusion du Royaume-Uni, d’Israël et de la Suisse des programmes de recherche spatiales et quantiques.
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7Mai2021
Politique des hautes écoles
Des tests de masse à l’université pour faciliter le retour des étudiants?
«Un retour généralisé dans les auditoires? Les universités et hautes écoles romandes en rêvent, et ont bon espoir que cela se matérialise à la rentrée de septembre. La perspective d’un accès à la vaccination pour tous les adultes volontaires ces prochaines semaines vient renforcer leur optimisme. Parmi les outils à disposition, elles se posent aussi la question d’un dépistage régulier à grande échelle pour déceler les infections asymptomatiques et briser les chaînes de transmission.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 mai 2021
6Mai2021
Politique des hautes écoles
Des cours en ligne souvent plus longs
«Les cours en ligne donnés dans les universités et les hautes écoles dépassent parfois les horaires prévus de plusieurs dizaines de minutes. En droit à Fribourg par exemple, les étudiants dénoncent une quinzaine d’heures de cours de trop depuis le début du semestre.»
«Spécificité du genre non reconnue»
«La prise en compte des spécificités de chaque sexe ne sera pas encouragée dans la recherche et la médecine. Le Conseil national a refusé mercredi, par 95 voix contre 79, une motion en ce sens.»
L’OMS va créer un centre mondial de prévision des épidémies à Berlin
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va mettre sur pied un centre mondial destiné à la détection et la prévision des épidémies réunissant diverses institutions gouvernementales, universitaires et privées. Il sera installé à Berlin et l’Allemagne va assurer son financement dans un premier temps.
Financement de la recherche : plus de transparence grâce aux récits de données
Le FNS publie désormais les résultats de ses analyses sur ses activités d’encouragement sur son portail de données. Libre accès, subventions du Conseil européen de la recherche (CER) et «l’équilibre des sexes dans les propositions de recherche» pendant la pandémie, tels sont les premiers thèmes abordés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2021
5Mai2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mai 2021
4Mai2021
Politique des hautes écoles
Accord-cadre: Les CFF suspendus d’un programme de recherche de l’UE
«La Commission européenne a bloqué la participation de la Suisse au programme de recherche «partenariat européen pour la transformation du système ferroviaire européen» en raison de l’absence de progrès sur l’accord institutionnel.»
«La justice fribourgeoise va juger des activistes du climat, mais sans scientifiques»
«Après Vaud et Genève, la justice fribourgeoise va juger dès la fin du mois 32 activistes d’Extinction Rebellion et de la Grève du climat accusés d’avoir bloqué un centre commercial en 2019. Mais elle a refusé d’entendre certains témoins, des scientifiques notamment.»
Valentine Python (Verts, VD): «Scientifiques et politiques doivent mieux collaborer»
«Dans un livre, la climatologue et conseillère nationale écologiste vaudoise [Valentine Python] craint que la politique des petits pas ne réponde pas à l’urgence écologique.»
Le succès des repas de CHF 3 à l’Université de Genève
Pour aider les étudiant·e·s en difficulté, l’Université de Genève propose dès lundi 03.05 des repas à 3 francs dans ses cafétérias. Si d’ordinaire la cafétéria sert en moyenne 250 repas par jour, les quantités d’aliments ont été pour l’occasion quadruplées, anticipant la forte demande engendrée par le prix alléchant. En effet, cette offre a attiré une foule importante en début de semaine.
Mise en place par le rectorat, cette mesure a été suggérée par un groupe de travail sur la détresse étudiante coordonné par la Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·x·s (CUAE).
L’opération, financée par le privé, n’est a priori pas destinée à reprendre à la rentrée, mais la CUAE a déjà demandé qu’un menu à 5 francs soit inclus dans l’offre à la rentrée 2022. Depuis un an, 4’662’000 francs ont été alloués à des étudiants dans le cadre des aides d’urgence Covid de l’UNIGE, financées par des aides privées.
L’EPFZ ouvre un nouveau centre de computation quantique
L’École polytechnique fédérale de Zurich ouvre un nouveau centre en coopération avec l’Institut Paul Scherrer (ISP) pour la construction d’un ordinateur quantique commun. L’EPFZ y consacre 32 millions de francs pour les cinq prochaines années. L’ISP est également impliqué dans le programme européen «Quantum Flagship», financé par l’UE à hauteur d’un milliard d’euros.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mai 2021
3Mai2021
Politique des hautes écoles
Courriers de lectrices concernant l’aumônerie de l’Université de Genève
Deux courriers de lectrices concernant la polémique autour de l’aumônerie de l’Université de Genève (UNIGE) ont été publiés dans la Tribune de Genève.
Dans le premier, Sandra Citi, professeure de biologie cellulaire à l’UNIGE, accuse l’aumônerie de «prosélytisme implicite». Elle fait référence à la loi de laïcité, qui dit que l’État ne reconnaît aucune religion dans sa sphère d’action et les tolère toutes dans la sphère privée. Pour elle, l’existence d’une aumônerie dans l’Université ne se justifie donc pas.
Dans le deuxième courrier, la lectrice Isabelle Valticos-Flahault argumente que la présence de l’aumônerie permet à des jeunes de se «ressourcer spirituellement». «Les étudiants ne sont nullement contraints de s’y rendre et accuser de prosélytisme ce qui n’est en définitive qu’information relève de la pure malhonnêteté intellectuelle. […] Ne glisse-t’on pas aujourd’hui vers un sectarisme inquiétant?»
Davantage de liberté pour les hautes écoles bernoises
«Le Conseil exécutif du canton de Berne soumet au Grand Conseil une révision partielle des trois lois sur les hautes écoles. Celle-ci a pour objectif d’accorder plus d’autonomie en matière de droit du personnel à l’Université de Berne, la Haut école spécialisée bernoise et la Haute école pédagogique bernoise.»
Diplômé·e·s en majorité
Selon une récente statistique de l’Office fédéral de la statistique, les diplômé·s des universités et des HES sont pour la première fois majoritaires en 2020. Plusieurs chercheurs·euses et politicien·ne·s présentent leur interprétation de cette évolution :
- Marco Salvi du think tank Avenir Suisse voit dans cette évolution le résultat du progrès technologique et de la division internationale du travail. Alors que les machines plus complexes exigent des qualifications plus élevées, de nombreux emplois simples ont été soit automatisés, soit externalisés.
- George Sheldon, économiste du marché du travail à l’Université de Bâle, met en évidence un autre aspect : l’immigration. Alors que jusqu’en 1990, la Suisse recrutait une grande majorité de travailleurs étrangers sans formation professionnelle, aujourd’hui, ce sont surtout des personnes hautement qualifiées qui immigrent en Suisse.
- Rudolf Strahm, ancien surveillant des prix, social-démocrate et expert en éducation, critique un biais dans ces statistiques, car les personnes ayant effectué un apprentissage préalable à une formation supérieure sont regroupées dans la catégorie de diplômées de formation tertiaire. Pour lui, le système dual d’éducation restera encore très important dans 20 ans.
- Christine Davatz, responsable de la formation à l’Union suisse des arts et métiers, est convaincue que le système éducatif suisse – et notamment la formation professionnelle duale – est tout à fait adaptée à la Suisse.
L’Unil dans les médias
L’institut CREA se réinvente
L’institut CREA d’économie appliquée de la Faculté HEC de l’Université de Lausanne accueille son nouveau directeur exécutif, Mathieu Grobéty. Avec son entrée en fonction, ainsi qu’avec l’arrivée de la Prof. Kenza Benhima en tant que directrice académique, l’institut souhaite prendre davantage de place dans l’espace public en apportant un éclairage scientifique sur des thèmes d’actualité économique. Notamment, elle veut chiffrer le coût économique du réchauffement climatique en développant un nouveau indicateur de PIB durable.
Revue de presse UNIL 3 mai 2021
30Avr2021
Politique des hautes écoles
«Les universités suisses font un pas de plus vers l’open access»
swissuniversities a signé un accord avec l’éditeur Wiley conçu selon le modèle «read & publish». L’accord «permettra aux chercheurs et étudiants de 40 hautes écoles et instituts de recherche en Suisse de consulter les 1450 revues du groupe et leur permettra de publier dans les revues du groupe qui sont en open access — c’est-à-dire, en accès libre.»
«Le boom des formations sans cours»
La «Team Academy» de la HES-SO Valais lance deux nouvelles formations dès septembre, une en travail social et une en informatique de gestion. Ces cursus basent leur modèle pédagogique sur le cycle de Kolb, ou l’apprentissage par l’expérience, l’essai précédant la théorie. Dans ce modèle d’enseignement, il n’y a ni des cours ni des professeurs, mais des équipes d’étudiant·e·s qui travaillent sur des projets.
Team Academy utilise des méthodes similaires à celles de l’Ecole 42, fondé par Xavier Niel, qui verra le jour en été à Lausanne. Mais les diplômes de cette dernière ne sont pas reconnus par l’état.
Farinaz Fassa, professeure en sociologie de l’éducation à l’Université de Lausanne estime que ces cursus «semblent s’inscrire dans la mouvance d’une société «par projets» dans laquelle, pour s’épanouir, il faut pouvoir développer plusieurs trajectoires professionnelles et être flexibles». Elle met en garde devant des lacunes que ce système pourrait produire selon la formation et le temps dont disposent les coachs : «Le fait d’être tout de suite immergé dans les entreprises et de voir la théorie dans un second temps et au seul prisme des questions que pose la pratique ne permet pas aux étudiants de prendre de la hauteur et de réfléchir de manière réflexive aux pratiques professionnelles.»
Soutien allemand à la recherche suisse
Les chercheurs·euses suisses sont une fois de plus pris·es en otage dans un conflit entre Berne et Bruxelles. Manque de progrès sur l’accord-cadre, la Suisse n’a pas encore pu entamer les négociations sur la participation au programme de recherche de l’UE, Horizon Europe. Les chercheurs·euses en Suisse risquent d’être exclus d’importants projets européens. Une ébauche du programme de travail de la Commission européenne montre que la Suisse, le Royaume-Uni et Israël ne seront pas autorisés à participer à des appels d’offres importants dans les domaines de la technologie de l’information quantique et de la recherche spatiale.
Cependant, de la résistance contre ces mesures se réveille au sein de l’UE. La ministre allemande de la recherche, Anja Karliczek, a déclaré que «Le ministère fédéral de l’éducation et de la recherche soutient la pleine participation de la Suisse, d’Israël et du Royaume-Uni à Horizon Europe en tant que pays associés.» Une déclaration dans ce sens, préparée par le parlement allemand, a été signée par 14 autres États membres de l’UE. Au parlement européen, plusieurs député·e·s ont également exprimé leur mécontentement.
Divergences sur les modalités d’examens
«Après un an de cours à distance et d’un quotidien pesant, les associations estudiantines demandent des assouplissements pour les examens de juin. Mais les rectorats n’annoncent aucune révolution.»
Courriers de lecteur contre l’aumônerie à Genève
Deux courriers de lecteurs favorables à la fermeture de l’aumônerie de l’Université de Genève ont été publié par la Tribune de Genève. Celui daté du 30.04, écrit par Thierry Dewier, Président de la Libre Pensée romande, dit notamment: «Ceux qui laissent les aumôneries s’installer dans les universités font le lit de l’extrémisme en donnant de plus en plus de visibilité à la religion n’importe où et n’importe comment.»
La lettre du lecteur Pierre Gauthier, fondateur de «La laïcité, ma liberté», qualifie l’aumônerie d’«illégale». Il se référe à l’article 8 de la loi cantonale sur la laïcité de l’Etat (LLE).
L’inclusivité, «pas trop tôt»
Depuis le 05.03.2021, Le Courrier adapte le langage inclusif. Il fait un tour d’horizon de son application en Suisse romande.
Neuchâtel : «A l’heure du retour en classe, le moral des étudiants remonte »
«Depuis mi-avril, le Conseil fédéral autorise à nouveau les cours dans les universités, pour autant que les groupes ne dépassent pas 50 personnes. En Suisse romande, les universités de Fribourg et Neuchâtel ont décidé de saisir cette opportunité, tandis que les autres, pour des raisons organisationnelles, ont préféré renoncer.»
Heidi news a recueilli les témoignages de trois étudiant·e·s de l’Université de Neuchâtel. Certain·e·s sont content·e·s de revenir en cours, mais il y a des divergences sur les cours hybrides.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 avril 2021
29Avr2021
Politique des hautes écoles
Le langage inclusif à l’Université de Saint-Gall
A l’Université de Saint-Gall, la directive sur l’emploi du langage inclusif est une des plus strictes parmi les hautes écoles spécialisées suisses. Alors que d’autres universités, comme l’Université de Berne, proposent des cours à ce sujet elle est la seule à utiliser le langage inclusif comme critère d’évaluation.
La Conseillère nationale Tamara Funiciello (PS, BE) se montre favorable à cette pratique. Dans les sciences naturelles en particulier, il faudrait s’efforcer davantage de s’adresser à tous les genres, pour éviter des discriminations en termes de diagnostique et traitement.
La Membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture, Nadja Umbricht Pieren (UDC, BE) n’a aucune sympathie pour que le langage inclusif soit désormais utilisé comme critère d’évaluation et qualifie cela d’une «bêtise embarrassante» : «Si quelqu’un se sent discriminé, c’est son problème. Pas celle de la société.»
Plaidoyer pour une adhésion de la Suisse à Horizon Europe
Le président de la section Riviera des Vert’libéraux, Marc Dreyer, plaide pour une pleine association de la Suisse au programme Horizon Europe afin d’affronter les gros défis sanitaires, sécuritaires, écologiques et sociétaux et «préserver la compétitivité de l’Europe face aux blocs chinois et américain.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 avril 2021
28Avr2021
Politique des hautes écoles
Nouveau programme national de recherche «COVID-19 et société»
«Le programme national de recherche lancé par le Conseil fédéral ce 28 avril 2021 doit permettre d’étudier les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie, la société et la politique. Des pistes seront explorées et proposées pour remédier à la crise actuelle et pour se prémunir contre de futures pandémies. Doté d’une enveloppe de 14 millions de francs, le programme s’étendra sur une période de trois ans.»
La recherche suisse, «otage» des négociations avec l’Union européenne
La recherche suisse est une nouvelle fois suspendue aux négociations politiques entre la Suisse et l’Union européenne. Le renouvellement de sa participation au futur programme de recherche scientifique « Horizon Europe » n’est pas acquis. Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, parle dans La Matinale des conséquences d’une exclusion de la Suisse du programme de recherche.
Martin Vetterli, président de l’EPFL, répond également à des questions dans le cadre de l’émission Infrarouge du 28.04.2021.
Le FNS a financé 73 projets de recherche en lien avec le Covid-19
«L’an dernier, le FNS a investi plus de 900 millions de francs dans environ 3000 projets de recherche. Parmi ceux-ci, 73 projets en lien avec cette pandémie ont été sélectionnés « en accéléré ». Selon l’institution, ces projets permettent d’acquérir des connaissances sur la maladie, la pandémie et ses conséquences, pour finalement freiner le virus.»
La HES-SO s’engage pour former les requérante·e·s d’asile et les personnes réfugiées
«Le projet INVOST – Integrationsvorstudium an Fachhochschulen-, a pour objectif de permettre aux HES de développer une offre destinée à des personnes réfugiées et requérant·e·s d’asile. Elles pourront, pour la première fois, se préparer par le biais d’un programme d’intégration à des études supérieures dans une haute école spécialisée. Ce projet comble ainsi une lacune dans le paysage tertiaire qui ne proposait que quelques offres de ce type, principalement dans des universités.»
La diplomatie scientifique : un slogan ou un atout concret pour la société ?
«La science est-elle condamnée à rester sur le siège arrière de l’élaboration des politiques ? Ou devrait-elle partager le siège du conducteur avec la diplomatie pour construire notre avenir ? Ces questions ont été posées récemment à un panel organisé par le Club diplomatique de Genève».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 avril 2021
27Avr2021
Politique des hautes écoles
Discussion bloquée autour de la participation suisse au programme « Horizon Europe »
Suite à la rencontre au sommet entre le Président de la Confédération Guy Parmelin et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, l’Union européenne (UE) a déclaré que les discussions sur la participation au programme de recherche «Horizon Europe» ne pourraient pas commencer avant que Berne ne débloque le deuxième milliard de cohésion. La Suisse doit cette somme comme prix d’accès au marché unique de l’UE depuis 2013, et tant que cette dette ne sera pas réglée, l’UE ne souhaite pas entamer une nouvelle relation financière.
A Berne, la Commission de politique extérieure du Conseil national invite le Conseil fédérale à poursuivre les négociations.
Nouvelle fondation de recherche des fonds à l’Université de Berne
L’Université de Berne a créé une fondation de recherche de fonds, et son conseil d’administration est constitué de célébrités du monde des affaires, comme Heinz Karrer, ancien directeur d’Axpo et ancien président d’Economiesuisse qui préside la nouvelle «Fondation UniBE».
L’Université de Berne répond ainsi à une tendance qu’on peut observer dans d’autres universités de récolter des fonds du secteur privé à l’aide de fondations. La Fondation UZH, par exemple, acquiert des donations pour l’Université de Zurich depuis 2012. Rien qu’au printemps dernier, elle a généré des dons pour un montant d’environ 230 millions de francs suisses.
Polémique autour du langage inclusif en Allemagne
A l’Université de Kassel, un jeune étudiant en germanistique, histoire et politique s’est vu pénalisé pour avoir refusé d’écrire un examen en langage inclusif. Il avait fait usage de la règle grammaticale allemande où le masculin peut aussi désigner l’universel. Pourtant, le langage inclusif est officiellement reconnu à l’Université. Sur leur site web elle indiqe que les enseignant·e·s sont libre·s d’utiliser le langage inclusif comme critère d’évaluation pour les résulats d’examens. L’étudiant en question, Lukas Honemann, fait maintenant la une des journaux allemands. Pour lui, le langage inclusif est un acte politique qui vise à mettre la pression sur les étudiant·e·s.
Dans une lettre adressée au responsable de l’égalité des chances de l’université de Kassel, plusieurs étudiant·e·s se plaignent que le langage inclusif constitue un «endoctrinement idéologique non scientifique et grammaticalement incorrect». L’Association de la langue allemande critique également cette politique. Parlant de «discrimination», le responsable de l’association, Walter Krämer aimerait bien financer un procès qui irait jusqu’à la Cour constitutionnelle fédérale pour interdire l’imposition du langage inclusif dans les hautes écoles.
«Comment la diplomatie suisse facilite l’étude des coraux en Mer rouge»
«Un ambitieux projet de recherche sur les coraux, piloté par l’EPFL, va être lancé tout prochainement. Ces expéditions du Centre de recherche transnational de la Mer Rouge, parrainées par la Suisse, sont un exemple de diplomatie scientifique.»
Pour le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), le développement d’une dimension scientifique de la diplomatie est devenu quelque chose de prioritaire, relève le l’ambassadeur de Suisse à Madrid Hanspeter Mock.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 avril 2021
26Avr2021
Politique des hautes écoles
Médias et Covid-19: où sont les chercheuses?
«La pandémie a engendré un paradoxe. Les femmes constituent la vaste majorité des personnels soignants dans les hôpitaux et des «travailleurs essentiels» aux premières loges de la réponse sanitaire. Et pourtant, elles ont été inégalement représentées dans les médias. Selon des données intermédiaires du Projet mondial de suivi des médias (GMMP), la proportion d’expertes citées au niveau mondial par les médias dans leur couverture de la pandémie n’était que de 21%.»
Le canton de Vaud ouvre la vaccination à tous les adultes
«Premier canton romand à prendre cette décision, Vaud a décidé d’ouvrir la vaccination contre le Covid-19 à toutes les personnes de plus de 18 ans. »
Un nouvel outil pour lutter contre les discriminations à l’Université de Fribourg
«L’Association Générale des Etudiant·e·s de l’Université de Fribourg a créé un nouvel outil pour signaler et répertorier les discriminations. L’objectif est de doter l’institution de statistiques fiables, afin d’y instaurer plus d’équité et de justice sociale.»
La recherche pénalisée par les bilatérales en souffrance?
La Rectrice de l’Université de Fribourg et Présidente de la chambre des hautes écoles universitaires Astrid Epiney craint des mesures de rétorsion si la Suisse ne signe pas l’accord cadre avec l’Union européenne ; comme l’association suisse au programme de recherche européen Horizon Europe. Elle mentionne que d’autres domaines pourraient également être touchés (05:48), «par exemple l’équivalence de la législation sur la protection des données, ce qui touche d’ailleurs l’économie, mais également les hautes écoles.»
Les groupes universitaires à forte intensité de recherche en Europe demandent le plein accès à Horizon Europe pour les pays associés
«The Guild, ainsi que l’U15 allemand, le Russell Group, l’UDICE et le LERU [représentant ensemble 77 universités européennes], demandent instamment à la Commission européenne de reconsidérer sa position sur la restriction de l’accès à Horizon Europe, y compris les projets quantiques et spatiaux, au Royaume-Uni, à la Suisse et potentiellement à d’autres pays associés.»
«La confédération freine la recherche sur les toxines»
Un programme visant à surveiller l’exposition de la population suisse aux produits chimiques ne démarre pas, manque de financement. Selon l’article, «Les raisons de ces retards seront probablement complexes. Ce qui est clair, en revanche, c’est que la recherche toxicologique en Suisse est maintenue petite. […] C’est également ce qui ressort de l’étude sur la qualité du sperme des personnes soumises au service militaire obligatoire. Malgré sa grande importance pour la population, il a fallu 13 ans pour qu’il puisse être publié en 2019, après un long retard à cause d’un manque de soutien financier.»
L’Université de Genève s’adapte à la crise sanitaire
L’Université de Genève (UNIGE) renonce à un retour des étudiant·e·s en présentiel jusqu’à la fin du semestre. L’institution s’explique par la volonté de ne pas prétériter les étudiant·e·s qui auraient quitté Genève, et pour qui un retour en présentiel poserait des problèmes logistiques importants. Elle renonce aussi au mode hybride, par souci d’organisation et pour ne par renforcer les inégalités d’accès entre les étudiant·e·s. Des exceptions sont néanmoins possibles sur demande des enseignant·e·s.
Quant aux examens, il est possible de faire une demande pour les passer sur un ordinateur dans une salle de l’université.
La Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·s (CUAE) a décidé de ne pas s’opposer à cette décision, mais demande des mesures d’accompagnement pour lutter contre la précarité et la détresse étudiante. Une première demande a été validé et va être mise en place dès le mois de mai : des repas à 3 francs pour les personnes en formation dans toutes les cafétérias de l’institution. La seconde demande, une semaine de révision dans toutes les facultés, a été renvoyé aux facultés.
Les WC non genrés essaiment dans les écoles
«Après la HEIG-VD ou l’UNIL, le gymnase d’Yverdon compte désormais six «toilettes inclusives», témoignage visible d’une plus vaste démarche. »
Lonza en manque de main-d’oeuvre spécialisée
Les retards dans la livraison des vaccins Moderna seraient dû à un manque de main-d’oeuvre spécialisée. Une centaine de personnes est recherchée de toute urgence, à tel point que la Confédération promet son aide. Concrètement, le Département de l’Intérieur (DFI) déclare «évaluer la possibilité de mobiliser du personnel de l’administration et des entreprises fédérales ainsi que des universités et hautes écoles».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2021
23Avr2021
Politique des hautes écoles
Yves Flückiger sur l’importance de l’accord-cadre pour la recherche
Le recteur de l’Université de Genève et président de swissuniversities Yves Flückiger estime que cette semaine est cruciale pour le futur de l’accord-cadre. Il craint une exclusion du programme européen pour la recherche Horizon Europe, comme en 2014, mais également l’exclusion des projets européens sur la physique quantique et sur l’espace.
L’engagement de scientifiques suisses pour la loi sur le CO2 suscite des réactions
Une centaine de scientifiques suisses ont publié une déclaration soutenant la loi sur le CO2. D’habitude, la communauté scientifique s’implique rarement dans les processus politiques. Cette exception montre à quel point le soutien pour la loi CO2 est large dans la communauté scientifique, déclare Reto Knutti, professeur en climatologie à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).
Cela touche à une question plus fondamentale sur le rôle des chercheur·euse·s et la relation entre la science et la politique. Le Conseiller national UDC Chrisitan Imark par exemple accuse les «soi-disant scientifiques» de faire un raccourci inadmissible des faits et de se profiler en tant qu’activistes.
Monsieur Knutti considère le débat actuel comme une occasion de renforcer la voix de la science climatique. La science ne peut pas prendre de décisions politiques, dit-il. Mais elle doit aussi interpréter les faits et les chiffres, ajoute-t-il. « Si elle ne le fait pas, seuls les lobbyistes s’en chargeront ».
Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, observe une fusion du rôle de l’expert·e et intellectuel·le avec celui de l’expert·e engagé·e. Il ne juge cependant pas problématique le fait que des chercheur·euse·s s’impliquent dans les débats politiques et prennent clairement position. La condition préalable serait que l’on respecte les positions dissidentes comme étant politiquement légitimes.
EU met en place un conseil consultatif scientifique sur le changement climatique
L’UE va créer un groupe scientifique sur le changement climatique chargé de fournir à la Commission européenne des avis scientifiques indépendants sur le projet de devenir le premier continent neutre sur le plan climatique, à la suite de l’accord provisoire sur la nouvelle loi européenne sur le climat.
Zurich innove avec une formation continue pour les imams
«Le canton de Zurich innove dans l’intégration de la communauté musulmane face au danger du séparatisme. Comme l’Université de Genève, il va proposer dès 2022 une formation continue aux imams et aux autres personnes prenant en charge des fidèles.» Le cours est mis sur pied par le Centre suisse islam et société de l’université de Fribourg, sur mandat du canton de Zurich.
Retour partiel de l’enseignement en présentiel à l’Université de Zurich
A partir du 03.05, certains cours et événements de l’Université de Zurich auront à nouveau lieu en présentiel. Cela dépend du nombre des participant-e-s. Les cours pour un grand public continuent à être exclusivement en ligne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2021
Retour sur le campus de l’UNIL «au compte-gouttes»
Lors d’une séance d’information, la direction de l’Université de Lausanne (UNIL) a présenté les différentes options pour une reprise des cours en présentiel. La limite imposée de 50 étudiant·e·s par auditoire implique que de nombreux cours vont rester en ligne jusqu’à la fin du semestre actuel dû à leur taille. Seuls les cours à petits effectifs pourront revenir sur le campus.
22Avr2021
Politique des hautes écoles
Courrier de lecteur en défense à l’aumônerie de l’Université de Genève
Un article du 19 avril rapporte que la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes demande la suppression de l’aumônerie de l’Université de Genève, qu’elle accuse de faire de la «propagande». Le député Sylvain Thévoz [PS, GE] vient à la défense de ce service: «Au sein de cette aumônerie œcuménique, aucune trace de propagande, aucun prosélytisme […] Voir «aumônerie» et tirer, est une forme de «cancel culture» extrême. Cela revient à nier une histoire et un service. Cette députée aimerait-elle aussi effacer les cours de sciences de religion ou de théologie donnés à l’Université parce que le mot «Dieu» y est prononcé? […] À un moment où la situation des étudiant·e·s est extrêmement préoccupante, et leurs souffrances fortes, tirer sur une aumônerie est à la fois ridicule et déplacé.»
Le Conseil fédéral fixe les objectifs stratégiques 2021-2024 pour le domaine des EPF
«Le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2021 à 2024. Le maintien d’un niveau d’excellence en comparaison internationale dans la recherche et l’enseignement jouit de la plus haute priorité. Les objectifs stratégiques concordent, par leur calendrier et leur teneur, avec l’enveloppe budgétaire allouée par la Confédération, qui s’élève à 10,8 milliards de francs pour la période de financement actuelle.»
Un des objectifs pour le domaine des EPF est de «renforcer la collaboration avec les universités cantonales, les hautes écoles spécialisées et les partenaires de recherche privés et encourager l’esprit d’entreprise auprès des membres de ses institutions.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2021
21Avr2021
Politique des hautes écoles
Faire dialoguer sciences et théologie
L’Université a lancé un nouveau programme académique qui a pour but d’encourager le dialogue entre la théologie et les sciences de l’univers sur des questions existentielles. «Premier de ce genre en Suisse, ce plan de collaboration entre disciplines scientifiques et théologie propose, d’une part, de nouveaux enseignements transversaux aux étudiants sur les origine de la vie, et d’autre part, une série de conférences ouvertes au grand public.» Ghislain Waterlot, responsable académique du programme et doyen de la Faculté de théologie, est interviewé par Le Temps.
Evincé au profit d’une femme un candidat professeur a actionné le Tribunal cantonal fribourgeois
«Estimant que sa postulation avait été abusivement écartée au profit de celle d’une femme, alors qu’il avait pourtant la faveur d’une majorité de la commission chargée de préaviser les candidatures, un aspirant professeur de théologie a été débouté par le Tribunal cantonal fribourgeois (TC). […] [Celui-ci] a jugé que le Rectorat de l’Université de Fribourg ne s’était pas rendu coupable de discrimination et que la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes l’autorisait à donner la préférence à une candidature féminine, à qualifications égales ou équivalentes. En l’espèce, il ressort même du dossier qu’un expert extérieur avait considéré que la candidate finalement retenue répondait mieux que le recourant aux aptitudes requises pour le poste.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 avril 2021
20Avr2021
Politique des hautes écoles
«Face au virus, pas de plan B pour la maturité fédérale»
Dans le cas où les examens de maturité fédérale et «passerelles» dans des écoles privées doivent être annulés pour des raisons sanitaires, aucun plan B n’est envisagé. Le Conseil fédéral a établi cette ordonnance en suivant les recommandations de la Commission suisse de maturité. Les candidat·e·s à l’examen fédéral de maturité se retrouveraient alors sans diplôme, ce qui leur ferait rater la rentrée universitaire. Les candidat·e·s à la maturité gymnasiale, par contre, bénéficieraient de dérogations en cas de force majeure. Les notes pourraient par exemple être calculées sur la base des résultats de la dernière année enseignée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 avril 2021
19Avr2021
Politique des hautes écoles
Retour sur les bancs des auditoires
Les allégements annoncés par le Conseil fédéral concernant l’enseignement universitaire entrent en vigueur aujourd’hui, 19.04. Les universités doivent planifier cette transition dans des délais très courts. Selon le SonntagsBlick, «il parait que les universités ont été surprises» par cette ouverture rapide. La majorité des universités souhaite introduire un modèle d’enseignement hybride (en présentiel et en ligne en même temps) pour prendre en compte les différentes situations dans lesquelles les étudiant·e·s se trouvent actuellement.
De plus, les contraintes sanitaires posent des problèmes logistiques. «Même un séminaire réunissant 30 étudiant·e·s ne pourrait en accueillir que 10 à la fois dans sa salle d’origine», note le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger.
L’Université de Neuchâtel profite de la petite taille de son corps estudiantin. Contrairement à d’autres grandes universités, de nombreux cours comptent moins de 50 participant·e·s et pourront ainsi être suivis sur place assez facilement.Pour ceux qui dépassent cette limite, il y a deux cas de figure. Entre 51 et 100 participant·e·s, deux groupes d’étudiant·e·s sont formés
et l’un vient en classe les semaines paires, l’autre les semaines impaires. Au-delà de 100, l’organisation se fait au cas par cas.
l’Université de Genève, comptant près de 20 000 étudiant·e·s, maintient ses enseignements en ligne jusqu’à la fin du semestre. Pour assurer une forme de stabilité aux étudiant·e·s et enseignant·e·s, et en considérant l’impossibilité de revenir pour les étudiant·e·s étrangers.
Le neuroscientifique Dominique de Quervain quitte la task force Covid-19
«Le neuroscientifique Dominique de Quervain, professeur à l’Université de Bâle, a claqué à son tour la porte de la task force scientifique Covid-19. […] Sur Twitter, il a annoncé le 16 avril 2021 sa décision, dénonçant le «corsetage politique» qui empêche «l’information scientifique non filtrée». Le spécialiste a annoncé rester «à la disposition du public de manière indépendante».»
Par ailleurs, le Président de la task force Martin Ackermann affirme que cette dernière n’avait pas été consultée pour la récente décision d’ouverture du Conseil fédéral.
L’aumônerie de l’Université de Genève accusée de propagande
«Interpellé par une députée PLR, le Conseil d’État a dû justifier l’existence d’une aumônerie œcuménique au sein de l’UNIGE.»
Nouveau programme interdisciplinaire entre théologie, philosophie et cosmologie à l’UNIGE
L’Université de Genève (UNIGE) se dote d’un nouveau programme interdisciplinaire qui vise à créer un dialogue entre théologie, philosophie et cosmologie pour croiser les savoirs sur l’énigme des origines de la vie et le sens de l’être humain dans l’univers. Dans un interview, la Vice-doyenne de la Faculté de théologie, Élisabeth Parmentier présente ce nouveau projet.
Le gouvernement hongrois confie des universités publiques à des fondations privées
«Le gouvernement hongrois transfère des universités, des châteaux, des terres agricoles et des entreprises énergétiques à des fondations de droit privé. Elle les appelle « fondations d’intérêt public ». Les postes au sein du conseil d’administration des fondations seront occupés par des alliés du parti Fidesz, qui domine également le gouvernement. Les critiques accusent le gouvernement d’essayer de s’assurer le pouvoir de cette manière.»
L’Unil dans les médias
Revendications de la FAE sur les examens d’été
La Fédération des associations étudiant·e·s de l’université de Lausanne (FAE) demande des conditions exceptionnelles lors des sessions d’examens d’été:
- Les échecs ainsi que les absences de participation aux examens ne devraient pas être comptabilisés dans le cursus des étudiant·es
- Les étudiant-e-s devraient avoir la possibilité de se désinscrire de la session jusqu’au 10 mai sans que cela ne porte préjudice à la durée maximale de leurs études
- Les modalités d’examens doivent être rapidement communiquées, soit dès la fin avril.
- Les décanats s’assurent que les indications des examens soient claires pour tout le monde.
L’organisation estudiantine base ses revendications sur l’expérience de cette dernière année ainsi que sur un sondage mené récemment auprès de 600 étudiant·es de toutes les facultés. La santé mentale est le point le plus alarmant ressorti de ces réponses. Quelque 66% des étudiant·es ont ressenti la dernière session d’examen comme plus éprouvante que la précédente.
Revue de presse UNIL 19 avril 2021
16Avr2021
Politique des hautes écoles
«Eidgenössische Toxische Hochschule»
«Une fois de plus, le traitement de l’inconduite d’un professeur de l’ETH provoque des troubles – bien que l’haute école ait voulu tirer les leçons des erreurs passées. Pourquoi cela ne réussit-il pas ?»
Un professeur en chimie à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH), «H.», a été accusé, entre autres, d’abus de pouvoir, de manquement du devoir de sollicitude, de déficiences en mesures de sécurité dans son laboratoire et de plagiat pendant son doctorat. Par ailleurs, lui-même avait publiquement accusé l’ancienne responsable de son institut d’inconduite scientifique, des accusations qui se sont avérés sans fondements. Suite à l’enquête, H. a été accompagné par un psychologuqe du travail, mais il a pu garder son poste.
L’auteur de l’article Elia Blülle compare l’enquête interne sur le professeur « H. » à celle de la professeure en astronomie Marcella Carollo, qui a été licencié en mars 2019. Il estime que le traitement de ces personnes est inégal et qu’il y avait des manquements dans le traitement des deux cas : «Certains considèrent que la solution retenue dans le cas du professeur H est un bon compromis. Un jeune professeur repentant a été remis à sa place et gardé – sans avoir à négocier les conséquences possibles devant tout le public, comme ce fut le cas dans l’affaire Carollo. D’autres, en revanche, voient dans cette approche comparativement conciliante la preuve d’une culture sexiste et machiste qui a su s’imposer derrière les murs de l’EPF depuis des décennies. Une culture qui sanctionne de manière démonstrative les erreurs commises par les employées, tout en couvrant et en pardonnant les méfaits des « génies masculins ». Une culture toxique.»
La casse-tête du retour à l’enseignement en présentiel
Le Conseil fédéral a annoncé mercredi le 14.04. la possibilité du retour de l’enseignement en présentiel dans les Hautes écoles et les universités. Cependant, il y a une restriction à un maximum de 50 personnes et une limite de capacité d’un tiers de la capacité de la salle. Alors que les directions ainsi que les étudiant·e·s se montrent soulagé·e·s de pouvoir revenir sur le campus, il s’agit maintenant de bien organiser la transition. Plusieurs difficultés se désignent.
- Premièrement, beaucoup d’étudiant·e·s ont résilié leurs beaux et se sont relocalisés loin de leur lieu d’étude et n’ont désormais pas la possibilité de revenir suivre les cours en présentiel.
- Deuxièmenent, comme le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger met en avant «[…] il est très compliqué d’organiser des enseignements, qui regroupent 600 étudiants, dans des salles de l’Université de Genève.»
- Un autre point à prendre en compte est l’égalite de traitement entre étudiant·e·s, indique François Seppey, directeur de la HES-SO Valais. «[…] Nous ne pouvons pas en avoir certains qui sont toujours sur place et d’autres toujours à distance»,
Un dernier défis important concerne la prévisibilité. Pour le recteur de l’Université de Zürich (UZH), Michael Schaepman, l’objectif serait de donner aux étudiant·e·s une sécurité de planification aussi rapidement que possible. A l’UZH, une décision sera prise dès mardi (20.04), qui vise à prioriser le retour des étudiant·e·s qui ont un besoin urgent de formation pratique sur place.
L’Université de Bâle et la HES de la Suisse nord-occidentale (FHNW), L’Université de Saint Gall (HSG) et la Haute école pédagogique de St-Gall ont annoncé de réintroduire partiellement l’enseignement en présentiel à partir du 26 avril. À la HSG, le retour se fera sous forme entièrement hybride, les étudiant·e·s auront désormais le choix de suivre leurs cours en présentiel ou à distance.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 avril 2021
15Avr2021
Politique des hautes écoles
Implications du retour à l’enseignement en présentiel
L’enseignement en présentiel est à nouveau possible dans les hautes écoles avec une limitation à 50 personnes, avec un tiers d’utilisation des capacités, le port du masque et la mise en place d’un concept de protection.
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l’Union des Étudiant·e·s de Suisses (UNES) accueille le retour de l’enseignement en présentiel très favorablement, mais demande que le Conseil fédéral et les cantons prennent en compte dans leurs décisions les problèmes liés à la pandémie dans les universités. En outre, l’UNES revendique que les examens aient lieu en présentiel et qu’une meilleure organisation soit mise en place pour mieux réagir «si la pandémie revient dans le futur».
- «A l’Université de Fribourg, les cours ne pourront pas reprendre en présentiel de manière générale d’ici la fin du semestre, qui se termine le 4 juin. Les facultés seront néanmoins encouragées à trouver des solutions pour donner ponctuellement des cours en présentiel pendant le mois et demi qu’il reste, tout en conservant la possibilité de suivre les cours à distance pour ceux qui le souhaitent.»
Les défis d’une bonne communication scientifique
Le Professeur de physique Ingo Hofmann de l’Université de Goethe à Franquefort estime qu’il y a un problème de communication entre scientifiques et le grand public. «La pandémie de Corona a montré que les scientifiques sont heureux d’expliquer leur travail les uns aux autres, mais qu’ils ne veulent pas être dérangés par le public. Après tout, les articles publiés dans des revues spécialisées et les interventions lors de conférences spécialisées apportent la reconnaissance et une carrière – les bonus de la science. Le principe de base tient toujours qu’un intérêt médiatique trop marqué est en fait nuisible : les explications simplifiées sont « non scientifiques » et peuvent même nuire à la réputation d’un scientifique.»
Selon Ingo Hofmann, les scientifiques, jamais autant demandés et consultés qu’à l’époque actuelle de crise de corona, doivent pouvoir supporter les critiques et en tirer des leçons pour l’avenir. Il donne des exemples du domaine de l’énergie où les chercheur·euse·s n’ont pas su communiquer les résultats de leurs recherches et leurs implications. En donnant ces explications qui s’apprêtent à des mal-entendus, ils risquent de décevoir le public qui a financé la recherche.
Ingo Hofmann craint que les leçons qu’on tire du débat scientifique sur la pandémie reviendront nous hanter dans les débats sur l’énergie et le climat – peut-être même avec plus d’acharnement.
Liberté de parole des chercheurs, confiance du public… Les leçons de la pandémie pour le climat
«Pour croiser les expériences, l’Académie des sciences naturelles suisses (SCNAT) a invité des chercheurs ayant joué un rôle public de premier plan face à la pandémie— dont des membres de la task force scientifique Covid-19 — à échanger avec des scientifiques spécialistes du climat.»
L’octroi d’un permis de séjour d’étudiant-e ne devra pas tenir compte de l’âge
Un togolais a été admis à l’Université de Fribourg pour suivre un master, mais son permis de séjour lui a été refusé parce qu’il a plus de 30 ans. Le Tribunal fédéral vient de débouter la justice cantonale, estimant que la décision viole la Constitution suisse qui interdit toute discrimination liée à l’âge.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 avril 2021
14Avr2021
Politique des hautes écoles
Tests PCR salivaires réguliers pour les membres de l’EPF Zurich
L’EPFZ met en place des stations pour les tests PCR salivaires où le personnel et les étudiants peuvent être testés gratuitement sur une base régulière. Les tests commenceront le 20 avril, et la capacité sera augmentée en permanence. La plateforme de tests utilisée garantit l’anonymat des participant-e-s, mais un algorithme est en place pour éviter que les tests soient effectués plus d’une fois par semaine [par personne].
swissuniversities soutient les étudiant-e-s en ces temps de pandémie
swissuniversities considère les exigences formuléees par l’UNES comme «raisonnables». « Les hautes écoles s’engagent également à faire en sorte qu’elles puissent bientôt – avec une sécurité suffisante en matière de planification – accueillir à nouveau les étudiant.e.s dans leurs bâtiments et sur leurs campus. […] swissuniversities propose que, lors des prochaines étapes d’assouplissement, certaines ouvertures soient prévues pour les hautes écoles afin de permettre à nouveau l’enseignement en présentiel et la préparation en groupe des examens. Dans ce contexte, il devrait incomber aux hautes écoles d’assurer la sécurité des étudiant.e.s, enseignant.e.s et autres collaborateurs et collaboratrices grâce aux concepts de protection déjà établis et bien rodés (voir les directives de juin 2020 concernant le semestre d’automne 2020/21). Cette approche serait encore renforcée par l’accès rapide à la vaccination pour les jeunes adultes.»
Réactions à la nouvelle directive de l’Université de Berne pour l’utilisation des médias sociaux
Le Grand Conseiller bernois Casimir von Arx (verts-libéraux) a réagi avec une motion sur la nouvelle Direction sur l’utilisation des médias sociaux. «Il n’y a rien à redire à la sensibilisation des chercheurs aux particularités des différents canaux de communication, estime le Grand Conseiller. «Néanmoins, les lignes directrices donnent l’impression que la direction de l’université adopte une position négative à l’égard de l’utilisation des médias sociaux par ses chercheurs et tente de contrôler davantage leurs déclarations pour des raisons stratégiques et de marketing», indique la motion. En outre, Casimir von Arx souhaite savoir si le conseil gouvernemental partage l’avis de la direction de l’université selon lequel les débats entre chercheurs devraient principalement avoir lieu «dans les revues et forums scientifiques», comme le recommandent les lignes directrices actualisées.»
Par ailleurs, l’Université organise une séance d’information sur la directive. Conçu pour 500 personnes, elle aura lieu en ligne l’après-midi du 15.04.2021.
Le journaliste Urs Hafner (NZZ) juge qu’«Avec ces directives, l’Université de Berne viole la liberté de la science, c’est-à-dire la libre diffusion des résultats de l’objet de recherche librement choisi. […] Les lignes directrices commencent par la protection de la liberté de la science garantie par la constitution fédérale – ce qui n’est pas sans rappeler le préambule de la constitution de la RDA, qui invoquait initialement la liberté humaine. Il est toutefois significatif que les lignes directrices ne disent pas contre qui la liberté scientifique doit être défendue. Dans ce cas, les chercheurs devraient être protégés de l’administration de l’université, qui accorde plus de poids au devoir de loyauté de ses « employé-e-s » qu’à la liberté académique. […] A Berne, la liberté académique est épuisée dans la stratégie du rectorat qui consiste à utiliser la communication académique pour améliorer la réputation de l’institution et la positionner comme une université mondiale de premier plan.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 avril 2021
13Avr2021
Politique des hautes écoles
Propositions d’amélioration pour une directive sur l’utilisation des médias sociaux
Evelyne Schmid, professeure en droit international à l’Université de Lausanne, craint que la nouvelle directive de l’Université de Berne sur l’utilisation des médias sociaux aura un effet dissuasif («chilling effect») sur le recours à la liberté académique. Elle estime que les directives sont «trop vagues» et difficilement applicables. «L’idée que les expressions d’opinion doivent être coordonnées au sein d’une unité organisationnelle signifiera vraisemblablement que les chercheurs occupant des postes temporaires, en particulier, et ceux travaillant dans des domaines perçus comme «sensibles» par le public, devront réfléchir attentivement à la menace de conséquences s’ils s’expriment publiquement. Il ne s’agit pas de sanctions juridiques, mais d’éventuels désavantages subtils et difficilement démontrables dans la recherche d’un emploi, d’un doctorat ou dans la sphère institutionnelle. […] En tout état de cause, lorsqu’une université réglemente, le critère de «sensibilité» de l’avis est tout à fait déplacé, car ce qui est et n’est pas considéré comme une question sensible en droit est parfois hautement politique.»
Par ailleurs, dans un tweet, Evelyne Schmid suggère que l’Université de Berne devrait également penser à [mieux] protéger les scientifiques victimes d’harcèlement, de menaces, et d’atteintes à l’intégrité personnelle, en lisant le témoignage d’une chercheuse victime de menaces de mort.
Selon Evelyne Schmid, l’Université de Monash en Australie applique une bonne politique en matière des médias sociaux.
Polémique autour de la «cancel culture»
La liberté académique serait-elle en premier lieu menacée par une gauche totalitaire, et non par les populistes de droite? C’est le propos que le politologue Jan-Werner Müller essaye de déconstruire dans un article du 10.04. paru dans la Neue Zürcher Zeitung. Pour cela il s’intéresse à la polémique autour de la «cancel culture» qui a ses origines aux États-Unis. Il analyse les discours mises en avant par la droite, de plus en plus adoptés par les libéraux, qui dressent une image d’une culture académique totalitaire et punitive. Son bilan : ce soi-disant phénomène s’apparente plutôt à une rhétorique politique visant à discréditer les mouvements progressistes qu’à une réalité objective. Il critique les libéraux de se faire prendre dans cette polémique.
En réponse à cette analyse, le philosophe réplique dans le même journal. Membre du Réseau pour la liberté académique («Netzwerk Wissenschaftsfreiheit»), il n’est pas d’accord avec le propos de Jan-Werner Müller que la «cancel culture» ne serait en réalité que cas isolés et anodins. Selon Dieter Schönecker, il y a des preuves accablantes d’une culture de censure et de «dicscrimination politique» dans les universités américaines, comme le fait que maintes scientifiques, du milieu conservateur comme progressiste, ont crées des alliances pour défendre la liberté académique et pour lutter contre le dogmatisme et l’intolérance présente aux universités. L’accusation de Jan-Werner Müller, selon laquelle les opposant·e·s de la «cancel-culture» académique cherchent à se protéger contre les critiques légitimes de diverses formes d’injustice (racisme, sexisme, etc.) serait donc «grotesque».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 avril 2021
12Avr2021
Politique des hautes écoles
La situation financière précaire de l’Université de Fribourg
L’Université de Fribourg dispose actuellement de CHF 22’000 par étudiant·e et par an. D’autres universités comparables disposent de 50%, voire de 100% de fonds supplémentaires. Le canton de Fribourg participe à hauteur de 43% aux coûts de financement de l’université, et même à cet égard, les universités d’autres cantons sont bien mieux loties
Pour cette raison, les député·e·s Antoinette de Weck (PLR, Fribourg) et Grégoire Kubski (PS, Bulle) ont déposé une motion parlementaire pour que le canton soutienne d’avantage l’université. «Fribourg stagne en termes de nombre d’étudiant·e·s et d’infrastructures» déclarent les politicien·ne·s dans leur motion.
La motion indique également qu’à cause du accord intercantonal universitaire, à l’avenir moins d’argent passera des cantons non universitaires aux cantons universitaires. Le nouveau concordat entrera en vigueur le 1er janvier 2022, ce qui pourrait signifier, selon Antoinette de Weck, une baisse des subventions de l’ordre de 3 à 4 millions de francs par an pour l’Université de Fribourg.
Poliquity s’engage contre le harcèlement sexuel à l’EPFL
A l’EPFL la commission Polyquity de l’association des étudiant·es se démarque depuis plus d’une année par sa lutte pour l’égalité et la protection des minorités. S’inspirant du plan de protection Covid-19 pour les événements de l’EPFL, elle a rédigé des plans de protection «minorités» pour faire face aux «nombreuses» agressions sexuelles et harcèlements qui ont lieu pendant les fêtes dans ou proches de l’EPFL. Par ailleurs, elle demande une sensibilisation aux questions d’harcèlement et de sexisme pour les coachs qui encadrent et apportent un soutien académique aux nouveaux et nouvelles arrivants sur le campus. D’autres projets visent à mettre à disposition gratuitement des produits menstruels sur tout le campus, d’installer des WC non-genrés et de rendre possible l’obtention d’un diplôme non-genré sur demande.
- égalité – genre
- harcèlement sexuel et sexisme
- égalité – origine nationale
- égalité – orientation sexuelle
Le recteur de l’Université de Berne défend la directive sur l’information et les médias sociaux
Christian Leumann, recteur de l’Université de Berne, défend les nouvelles directives sur les médias sociaux. Il se dit «un peu étonné» des réactions négatives: «Il est possible que la motion parlementaire pour museler la task force et le débat autour de la «cancel culture» ait sensibilisé le public et les chercheurs-euses sur la question […].» Le recteur rejette l’accusation que la directive représente une atteinte à la liberté académique ou la liberté d’expression.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- direction des hautes écoles
- utilisation de médias sociaux
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 avril 2021
9Avr2021
Politique des hautes écoles
Les leçons que l’UNIGE a tirées du Covid
Pablo Achard, responsable de la cellule stratégique et prospective à l’Université de Genève (UNIGE), est chargé d’imaginer les besoins futurs des étudiant-e-s et collaborateurs-rices. Selon lui, son institution se dirigera probablement durablement vers des cours en présence également disponibles en ligne. Par ailleurs, une fois la crise passé, l’UNIGE prévoit une solution à mi-chemin entre conférences en présence et audiovisuelles. «Une option consiste à créer des «hubs continentaux», soit des colloques réunissant tous les spécialistes d’un domaine dans chaque continent, connectés virtuellement entre eux,au lieu d’une seule rencontre annuelle quelque part sur la planète. «L’avantage,c’est de créer un réseau professionnel à l’échelle régionale, tout en incluant des chercheurs qui ont des difficultés à obtenir des visas pour voyager, notamment sur le continent africain.»
Et si la pandémie durait ? «Des initiatives sont étudiées à Genève pour mettre à disposition des étudiants des espaces de travail. Nyon et Prangins laissent des salles de classe ouvertes dans des écoles, des cycles ou des collèges le week-end» évoque Pablo Achard comme potentielle solution.
Interview avec Luciana Vaccaro, rectrice le la HES-SO
Si la rectrice de la HES-SO Luciana Vaccaro aurait l’occasion d’être entendu par le Conseil fédéral, elle demanderait (à partir de 09’05):
- «avoir des moyens stables pour le futur pour nos étudiants
- avoir des certitudes que le plan de vaccination va être maintenu et qu’on puisse réintégrer les classes à partir de septembre et
- avoir une solution stable avec l’Union européenne. […] Il serait important d’avoir d’avoir une vision claire de ce qu’on veut obtenir à travers la recherche pour le négocier à long terme.
L’UNES adresse un appel à l’aide à la confédération
L’Union des étudiant-e-s de Suisse (Unes) adresse un catalogue de 19 demandes à la Confédération avec la demande de prendre des mesures concrètes afin de prendre en compte la situation des étudiant-e-s et de leurs donner des perspectives. Une des revendications est le retour aux examens en présentiel en tenant compte des mesures sanitaires.
Macron annonce la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA)
Des voix s’élèvent contre le moratoire suisse du génie génétique
En 2005, l’électorat suisse avait interdit la culture de plantes génétiquement modifiées. Depuis, le Parlement à prolongé ce moratoire. Cependant, les méthodes de génie génétique ont gagné de précision avec la découverte du Crispr-Cas9. L’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) estime que la sécurité des plantes génétiquement modifiées a été «examinée dans d’innombrables études». Une nouvelle prolongation du moratoire «ne peut être justifiée par la protection de l’homme et de l’environnement».
Le SCNAT, les Verts-libéraux et la PLR demandent au gouvernement fédéral d’évaluer séparément les «anciennes» et «nouvelles» méthodes. Leur proposition : réglementer les plantes individuellement au lieu de la technologie derrière.