Alors que le Président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé sa venue au Forum économique mondial (WEF) de Davos (GR), Johann Schneider-Ammann espère le rencontrer, a indiqué le Conseiller fédéral samedi (14.01.2018) à la RTS. Si Donald Trump arrive à Davos avec le message «America First», «je lui répondrais «la Suisse en deuxième»», a rétorqué Johann Schneider-Amman. «Nous sommes les leaders mondiaux dans les domaines de l’innovation et de la recherche et nous voulons rester à cette position. Nous sommes donc intéressants pour le gouvernement américain», a expliqué le ministre de l’Economie.
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
15Jan2018
Politique des hautes écoles
En France, une nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur s’ouvre et pourrait avoir des effets de «dérégulation»
A peine quatre mois après l’annonce de la fin de la procédure Admission post bac, à la suite des polémiques de l’été, la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup ouvre ce lundi, le 15 janvier 2018. Ce sont près de 800 000 lycéen·ne·s et étudiant·e·s en réorientation qui vont maintenant pouvoir y inscrire leurs voeux d’orientation vers les 12 000 formations proposées. Les formations universitaires, qui étaient jusqu’à aujourd’hui non sélectives, vont désormais pouvoir classer les candidat·e·s en fonction de l’adéquation entre leur profil et les compétences qu’elles attendent d’eux. Ce classement servira à les départager lorsque le nombre de candidatures dépassera les capacités d’accueil de la formation, remplaçant ainsi le tirage au sort utilisé jusqu’ici dans les filières en tension de l’université, qui a fait l’unanimité contre lui.
Jean-François Balaudé, Président de l’Université de Paris-Nanterre, se dit favorable à cette réforme de l’accès à l’université. Il alerte néanmoins sur ses «effets pervers» : si ces nouvelles règles ne sont pas «mieux cadrées» par l’Etat, prévient-il, une «dérégulation du système» et un «renforcement des disparités entre universités» s’annoncent.
12Jan2018
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 janvier 2018
11Jan2018
Politique des hautes écoles
Réticences de Bâle-Ville sur l’idée de création d’une Université Suisse
Le Directeur de l’éducation du Canton Bâle-Ville, Conradin Cramer, a réagi aux propos de Paul Hofer, Chef du PLR de Bâle-Campagne, au sujet de l’abandon de l’université généraliste (Volluniversität) et de la création de l’«Université Suisse» dans le cadre de l’avenir des discussions sur l’Université de Bâle. «L’’idée d’une Université Suisse n’est pas nouvelle. Cependant, elle a échoué plusieurs fois face au fédéralisme suisse et à la division du travail entre la Confédération et les cantons. […] Si un changement devait se dessiner au niveau suisse, les Bâlois·es devraient naturellement repenser leur stratégie. Mais personne ne doit croire que l’Université de Bâle puisse simplement désigner ses centres de gravité dans le cadre d’une Université Suisse, déclare-t’il. «Les Life Sciences sont fait par tous les grandes universités, particulièrement par la Confédération avec ses EPF. Et malgré notre force économique, nous n’avons pas fait l’expérience d’être dans le centre de l’attention des décideurs bernois et zurichois.» Contrairement à plusieurs membres du PLR de Bâle-Campagne, Conradin Cramer ne voit pas l’université généraliste comme un modèle dépassé: «l’université généraliste à Bâle a fait ses preuves depuis des siècles.»
Le Conseil fédéral souhaite favoriser les échanges extraeuropéens
«Le Conseil fédéral veut encourager les échanges internationaux d’étudiant·e·s en dehors de l’espace européen. Il a adopté mercredi (10.01.2018) une réglementation pour des projets dans des pays ne faisant pas partie du programme européen «Erasmus+». La nouvelle base juridique permettra à la Confédération de soutenir le financement de projets pilotes entre 2018 et 2020. Le montant alloué à ce projet expérimental est de 2,4 millions de francs sur trois ans. Le but est de tester de nouveaux modèles et d’examiner des échanges extraeuropéens.»
Le Grand Conseil bâlois refuse une initiative revendiquant les droits fondamentaux aux primates
Le Grand Conseil bâlois a déclaré mercredi (10.01.2018), avec une nette majorité, légalement invalide une initiative populaire qui revendique les droits fondamentaux pour les primates. L’association «Sentience Politics» avait récolté les 3000 signatures nécessaires pour cette cause. Une minorité au parlement cantonal de Bâle était d’avis, que la question de la recevabilité juridique de l’initiative devait être transférée au Tribunal constitutionnel. «Du point de vue juridique, la preuve, que les animaux peuvent être des personnes morales d’un certain type a été fournie», déclare Michelle Lachenmeier (Jeune Verts, BS). Cependant, le Grand Conseil a suivi la requête du gouvernement, pour laquelle le désir des initiant·e·s du point de vue de la politique juridique est considéré comme irrecevable. «Dans cette question, le droit cantonal ne peut pas précéder le droit fédéral, c’est évident.», déclare le Directeur de la Justice, Baschi Dürr (PLR, BS).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 janvier 2018
10Jan2018
Politique des hautes écoles
Plusieurs membres du PLR de Bâle-Campagne désirent que les universités suisses se concentrent sur moins de domaines
Paul Hofer, Président du PLR à Bâle-Campagne, a demandé à repenser de manière générale le paysage suisse des hautes écoles et a propagé l’idée d’une «Université Suisse». Les universités individuelles devraient à l’avenir collaborer plus étroitement et se spécialiser dans certains domaines («Teilbereiche»). Ceci signifie aussi l’abandon d’une université généraliste («Volluniversität») à Bâle, déclare Paul Hofer. «Ainsi, Bâle ne serait plus une université généraliste. L’Université de Bâle aurait de ce fait quelques domaines importants, sur lesquels elle serait internationalement compétitive. Les étudiant·e·s [bâlois·e·s] souhaitant suivre d’autres branches, devraient donc partir à Zurich ou à Berne.» Paul Hofer a également obtenu le soutien de René Rhinow, ancien Conseiller d’Etat et Professeur de droit pénal à l’Université de Bâle: «Dans notre pays, il n’est pas supportable d’avoir tant d’universités, qui offrent tout», déclare Rhinow. Cependant, il était essentiel, que les cantons participent. La Directrice de l’éducation, Monica Gschwind (PLR, BL), est ouverte à cette idée: «Je suis persuadée, que les cantons universitaires arriveront tôt ou tard à leurs limites.»
Les dirigeant·e·s de l’Union européenne souhaitent augmenter le budget pour la recherche et l’innovation pour compenser le départ du Royaume-Uni
Suite au Brexit et la perte de 11.52 milliards d’euros de contribution par année, les dirigeant·e·s de l’Union européenne (UE) font un appel à une augmentation du budget 2021-2028. Ils souhaitent effectuer plus de dépenses dans la recherche et l’innovation, la défense et le contrôle de la migration. Le Commissaire au budget, Günther Oettinger, a déclaré qu’il se battra pour une plus grande dépense pour deux programmes en particulier: le successeur de Horizon 2020 – FP9 et Erasmus.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2018
9Jan2018
Politique des hautes écoles
Le «Brexode» d’universitaires européennes s’intensifie
L’année 2018 pourrait être celle de la fuite des cerveaux européens hors du Royaume-Uni. Le monde universitaire s’avoue particulièrement inquiet. Des données montrent en effet que le nombre de départs d’universitaires a progressé de 18% entre 2016 et 2017. Même si ses responsables assurent avoir beaucoup embauché pour compenser leurs 230 départs, ils ont confirmé que «le statut de résident des collègues européen·ne·s a été une inquiétude majeure. Theresa May, Cheffe du gouvernement britannique, a exhorté les citoyen·ne·s européen·ne·s à rester au Royaume-Uni après que la Grande-Bretagne ait quitté l’Union européenne, mais l’incertitude face à la situation juridique, la participation au Programme Horizon 2020 et à Erasmus+ a généré quelques craintes académiques pour l’avenir. Le professeur Ash Amin estime: «Si vous retirez aux universités tous leurs employées européens, elles s’effondreront tout simplement.»
Deux nouveaux programmes de recherche favorisent les chercheuses
Deux nouveaux programmes de la Société Max Plank et du gouvernement Australient financent spécifiquement la recherche de scientifiques femmes. Il s’agit d’une mesure de discrimination positive qui est particulièrement directe. «Les initiatives sont très intéressantes et risquent de susciter une controverse», écrit Nancy Hopkins, biologiste au MIT, dans «The Scientist». «Les gens vont dire qu’il n’y a pas assez de femmes qui sont aussi bonnes que les grands hommes de l’Institut Max Planck. Et bien sûr, personne ne veut que l’institution ne diminue ses normes – les femmes le voudraient encore moins! Cependant, il y a des femmes capables de remplir les rôles de senior, même sans de telles initiatives», déclare-t’elle, qui a longtemps mis l’accent sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans la science, à commencer par l’institution d’origine.
L’Unil dans les médias
Solange Ghernaouti évoque la condition féminine dans la recherche et l’enseignement à l’UNIL
Solange Ghernaouti, Professeure en sécurité et informatique dans la Faculté de HEC à l’UNIL, a été interviewée par le «24 heures» au sujet de la condition des femmes dans l’enseignement et la recherche ainsi que sur la cybersécurité. Elle déclare : «Aujourd’hui, moins d’un quart des professeur·e·s de l’université [UNIL] sont des femmes, on est loin du 50-50, donc de l’égalité. Il y a encore beaucoup à faire, même si je pense qu’on va dans la bonne direction. […] Faire en sorte que plus de femmes se présentent à des postes était déjà une préoccupation bien identifiée [pour l’UNIL]. […] [Par ailleurs,] Je suis sincèrement ravie que Nouria Hernandez soit à la tête de l’UNIL. Si j’ai postulé [pour être rectrice de l’UNIL], c’est pour envoyer un signal: montrer qu’une femme pouvait diriger l’université. Ma candidature a suscité une autre postulation, la sienne. En ce sens, pour moi, c’était mission accomplie.»
Revue de presse UNIL 9 janvier 2018
8Jan2018
Politique des hautes écoles
Une nouvelle étude montre sur la mobilité sociale en Suisse montre qu’il y a du progrès à faire
La mobilité sociale est faible en Suisse, conclut une enquête de l’Université de Saint-Gall. Ainsi, les jeunes issus de ménages universitaires ont quatre fois plus de chances d’obtenir un diplôme universitaire que les enfants dont les parents présentent un faible niveau de formation. La part d’étudiant·e·s issu·e·s d’une classe sociale peu élevé est à seulement 6%. Reto Föllmi, Professeur à l’Université de Saint-Gall et co-auteur de l’enquête estime que la numérisation a conduit à ce que la formation «gagne en importance».
Les services secrets chinois ont infiltré des institutions de recherche suisses
Les services secrets chinois sont soupçonnés d’avoir des entreprises, institutions de recherche et universités suisses en tant que stagiaires à des fins d’espionnage. Ils auraient créé de faux profils de jeunes collaborateur·rice·s sur des plateformes comme Linkedin, sur lesquels ils auraient contacté des chercheur·euse·s, des fonctionnaires ou des politicien·ne·s. Une fois que ces derniers·ères répondraient, ils stimuleraient le transfert de compétences vers la Chine. Le service de renseignement de la Confédération a connaissance de ces tentatives.
La nouvelle initiative de l’UDC «pour une immigration modérée» a été validée par la Chancellerie fédérale
La Chancellerie fédérale a validé l’initiative «pour une immigration modérée» de l’UDC dite Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN). Le texte vise à mettre fin à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. La récolte de signatures devrait débuter le 16 janvier 2018. L’initiative (dite «de limitation») stipule que la Suisse règle de manière autonome son immigration. Si elle était acceptée par le peuple, le Conseil fédéral aurait un an pour négocier la fin de la libre circulation avec Bruxelles. Au cas où aucune solution ne serait trouvée, il faudrait dénoncer dans le mois qui suit les accords bilatéraux I, dont font partie l’accord de libre circulation et la participation aux programmes européens de la recherche.
15% du salaire des étudiant·e·s de la HEP des cantons de Berne, du Jura et de Neuchâtel sera alors retenu par cette cette dernière
Les cantons de Berne, Jura et Neuchâtel ont décidé de retenir 15% sur les salaires des étudiant·e·s de leur HEP lorsque ces dernier·ère·s effectuent des remplacements. La mesure vise à couvrir les frais administratifs liés à la gestion des remplacements dans l’Ecole des trois cantons. Selon le député Rémy Meury (POP, JU), la retenue sert avant tout à renflouer les caisses de l’Institution : «Ce qui est gênant, c’est que tous les bénéfices sont pour le canton. Les remplaçant·e·s sont largement formé·e·s mais payé·e·s moins que les enseignant·e·s entièrement formé·e·s, et en plus, on veut leur prendre une partie de leur salaire.» Il estime que la seule solution acceptable serait de «facturer les soi-disant frais administratifs» aux écoles qui bénéficient de ces remplaçant·e·s bon marché. Interviewée dans l’Express, la Présidente du comité stratégique de la HEP Monika Maire-Hefti explique que cette mesure d’économie est le «juste prix» du travail de secrétariat pour gérer ces remplacements.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 janvier 2018
5Jan2018
Politique des hautes écoles
Les universités allemandes gardent pour l’instant l’accès aux publications Elsevier
Dans le cadres de négociations sur l’accessibilité d’articles et les couts d’abonnements, qui ont explosé depuis un bon moment, environs 200 universités allemands se sont désabonnés des revues de la maison d’édition Elsevier en fin 2017. Dans le cadre du « Projekt DEAL », ils souhaitent mettre en libre accès tous les publications dont le ou la premier auteur·e est d’une institution allemande. Un tel accord avec Elsevier pourrait servir à d’autres pays comme base de négociations.
Pour 2018, les institutions allemandes en question garderont accès aux publications Elsevier.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 janvier 2018
4Jan2018
Politique des hautes écoles
Un comité de représentant·e·s de l’économie et de la politique jugent les HES «éloignées de la pratique»
Les HES suisses doivent se rapprocher de la pratique. C’est l’avis d’un comité de représentant·e·s de l’économie et de la politique, qui s’est présenté à la presse ce mercredi (03.01.2017) à Berne. Il est de l’avis que le système ne se différencie pas assez des universités et des EPF. Une centaine d’ingénieur·e·s et de représentant·e·s de l’économie ont signé un «Appel au renforcement de la formation dans les hautes écoles techniques spécialisées». Ils demandent une meilleure collaboration entre HES et des échanges étroits avec les entreprises. Au niveau politique, la conseillère nationale Andrea Gmür-Schönenberger (PDC/LU) et le député cantonal Samuel Krähenbühl (UDC, BE) ont déposé des interventions dans leurs parlements respectifs. La Lucernoise critique notamment le fait que des titulaires d’une maturité gymnasiale puissent étudier dans une HES dans le cadre d’une filière bachelor intégrant la pratique, sans avoir une expérience préalable du monde du travail d’au moins un an. L’élue regrette aussi le fait que les HES engagent de plus en plus d’enseignant·e·s n’ayant aucune expérience pratique.
Martin Vetterli veut faire de l’enseignement le premier but de l’EPFL
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, fait une rétrospective de l’année 2017 à la tête de son institution. «L’important est d’abord de positionner l’enseignement comme première mission de l’école. Je suis chercheur, je serai chercheur jusqu’à mon dernier souffle. En aucun cas je ne remettrai en cause la recherche. Reste que nous bénéficions d’un appui majeur du contribuable suisse, qui peut, sans doute, se sentir un peu perdu lorsqu’on ne cesse de parler de la recherche. Si vous voulez ne faire que de la recherche, il existe des institutions spécialisées telles que le Max Planck Institut. A l’EPFL, l’enseignement n’a pas été négligé, mais il faut lui redonner ses lettres de noblesse.»
L’Unil dans les médias
Jacques Dubochet, suisse de l’année 2017
Pour les médias suisses, la remise du Prix Nobel à Jacques Dubochet a marqué l’année 2017. La SonntagsZeitung l’a même nommé le «suisse de l’année 2017».
Revue de presse UNIL 4 janvier 2018
3Jan2018
Politique des hautes écoles
Un nouveau centre de formation high-tech pour les chirurgien·ne·s sera inauguré en mars 2018 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)
A Genève, un nouveau centre de formation high-tech pour les chirurgien·ne·s est opérationnel depuis fin septembre 2017. Plus de 4000 professionnel·le·s sont attendu·e·s chaque année pour y entraîner leur dextérité. L’inauguration officielle est prévue en mars 2018, mais le planning des réservations est déjà complet jusqu’à fin octobre 2018. Un succès qui montre que le centre comble un véritable besoin, relève le Professeur Pierre Hoffmeyer, Président de la Fondation suisse pour l’innovation et la formation en chirurgie (SFITS). Ce chirurgien orthopédique veut en faire à terme «le lieu de formation des romand·e·s». La formation de chirurgien·ne se faisait auparavant principalement par compagnonnage et passe désormais d’abord par les simulateurs.
Ueli Maurer et Johann Schneider-Ammann lancent une task force pour la technologie des blockchains
Johann Schneider-Ammann, Ministre suisse de l’économie et de l’éducation, et Ueli Maurer, Ministre suisse des finances ont lancé ensemble avec plusieurs conseiller·ère·s d’Etat de Zoug et Zurich une grande «task force de blockchain». L’EPFZ et l’EPFL ainsi que des délégué·e·s de l’économie y sont représentés. «La task force est composée de façon que tous les domaines de l’économie, de la science, de la politique jusque dans le domaine des start-up et les bailleur·euse·s de fonds soient également représentés», déclare Lorenz Furrer de l’agence Furrer/Hugi, qui co-dirige ce projet.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 janvier 2018
22Déc2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 décembre 2017
21Déc2017
Politique des hautes écoles
Nature publie une rétrospective des moments clés 2017
Le revue scientifique «Nature» a diffusé une rétrospective de 2017 des événements qui ont marqué les sciences.
Ecartée par l’Université de Genève en raison de son genre?
L’Université de Genève est sous le coup d’une procédure judiciaire pour discrimination à l’embauche. La justice genevoise a statué en ce sens l’an passé. Le jugement, qui relève de graves manquements, fait l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. La plaignante a accusé le recteur de l’époque, Jean-Dominique Vassalli, oncle de la compagne du candidat retenu, de ne pas s’être récusé. L’université se défend de toute partialité.
A Bâle, le futur du contrat sur l’université reste incernain et l’Université doit serrer la ceinture
L’Université de Bâle doit continuer à freiner ses dépenses, budget publié hier (20.12.2017) avec en toile de fond l’objectif d’économie pour l’année 2021. Dans les domaines de l’enseignement et de la recherche, 11,2 millions de francs suisses doivent être économisés. Cette mesure est actuellement discutée au sein d’une étroite collaboration entre le Rectorat, les Facultés et le secteur des services centraux. Certaines questions ont été soulevées dans les débats au Grand Conseil bâlois et notamment celles venant de Sibylle Benz (PS, BS). Selon elle, «nous devons réfléchir, si nous voulons encore d’un parrainage universitaire commun avec Bâle-Campagne.» Ce même jour (20.12.2017), Michael Koechlin (Parti libéral-démocrate, BS) demandait si «le nouvel accord universitaire est encore une affaire de partenariat?».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 décembre 2017
20Déc2017
Politique des hautes écoles
Un débat difficile sur le budget du programme FP9 s’annonce
La ministre estonienne de l’éducation et de la recherche Mailis Reps a été interviewée au sujet des obstacles dans la négociations d’un plus grand programme de recherche. «Durant la présidence estonienne de l’Union européenne, un des objectifs était de montrer l’impact de la recherche et de l’innovation sur l’économie, la société et la politique européenne. La moyenne des investissements de l’UE dans la recherche et l’innovation a été stagnante à 2,03% et nous voulons construire un soutien politique pour atteindre la cible des 3%. […] Il est important que la sélection et la participation aux partenariats européens en matière de recherche et innovation soient plus ouvertes et transparentes dans le futur programme FP9 (qui fait suite à Horizon 2020 en 2021). Si nous continuons nos politiques, nous risquons d’avoir un paysage financier fragmenté et des «clubs fermés», dans lesquels les pays ou les institutions en réseau trouvent qu’il est difficile d’y entrer. [De plus,] je crois que le programme cadre est un des meilleurs moyens d’utiliser le budget de l’UE. Il présente une excellente valeur ajoutée pour l’UE, un des plus grands retours sur investissement comparé aux autres programmes, et il crée la coopération pour la recherche et l’innovation à travers les frontières d’une manière que les états membres ne pourraient jamais faire seuls. En même temps nous devons continuer à travailler en interne pour augmenter l’efficacité et l’impact de ces investissements. J’ai peur que dès que Horizon 2020 se terminera, il y ait de plus en plus de propositions pour de nouveaux partenariats dans la recherche et l’innovation.»
La Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne a aboli la sélection de futur·e·s étudiant·e·s en médecine basé sur leurs notes au gymnase
La Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne a demandé mardi (19.12.2017) un système national standardisé des tests d’aptitude pour les études de médecine. Le système actuel contrevient à l’égalité des chances des étudiant·e·s: la focalisation sur la note de l’Abitur (maturité gymnasiale), appelé numerus clausus, doit être réduite. Le tribunal a jusqu’au 31 décembre 2019 pour décider d’une nouvelle réglementation.
Plus de 200 employé·e·s de l’Université de Fribourg ont signé une lettre contre l’augmentation des taxes d’études
Plus de deux cents employé·e·s de l’Université de Fribourg ont signé hier (19.12.2017) un appel pour faire part de leurs préoccupations quant au développement de l’université. Ils s’inquiètent, dans un communiqué, de l’insuffisance du financement octroyé à l’institution par le canton. Une question qui, estiment-ils, dépasse le débat sur la hausse des taxes qui secoue l’université depuis novembre. Les signataires déplorent que les étudiant·e·s et doctorant·e·s soient appelé·e·s à «pallier le manque de financement de l’université». Ils demandent au Rectorat «d’engager des discussions fermes avec les autorités fribourgeoises pour obtenir les moyens de financer l’offre d’étude et le développement de la recherche». De plus, 253 doctorant·e·s de l’Alma mater se sont également adressé·e·s hier au Conseil d’Etat dans une lettre ouverte. Ils demandent, que le gouvernement cantonal repense à nouveau sa décision sur l’augmentation des taxes d’études. Cette dernière serait «scandaleuse» vis-à-vis de la situation souvent déjà précaires des doctorant·e·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 décembre 2017
19Déc2017
Politique des hautes écoles
L’UDC zurichois s’en prend à la croissance des HES
L’UDC du canton Zurich lance une attaque contre le financement public de deux HES, de la Haute Ecole de sciences appliquées (ZHAW) et la Haute Ecole d’art (ZHDK). Hans-Peter Amrein (UDC, ZH) fustige la «prétendue énorme croissance» de la gestion des écoles. Celles-ci devraient se concentrer sur l’essentiel et obtenir de l’argent de sponsors privés au lieu de se rapporter uniquement à la «manne étatique». La croissance des dépenses ainsi critiquée est liée à la croissance du nombre d’étudiant·e·s. Matthias Hauser (UDC, ZH) estime qu’aujourd’hui des gens étudient dans des hautes écoles dans lesquelles ils n’auraient pas réussi il y a 20 ans. C’est pourquoi il y aurait aujourd’hui des académicien·ne·s sans emploi. Markus Bischoff (La Gauche, ZH) a riposté que la Suisse forme trop peu de spécialistes, puisque beaucoup de médecins devaient être «importés» d’Allemagne, où le taux de réussite de la maturité est de 50%. Le Conseil d’Etat zurichois a finalement refusé la requête de l’UDC de couper le budget des HES.
L’EPFL crée un centre pour la «confiance numérique»
L’EPFL veut s’investir davantage dans le domaine de la cybersécurité. Mardi matin (19.12.2017), la haute école a annoncé la création du Center for Digital Trust, soit un centre pour la confiance numérique. L’EPFL s’associera au Comité international de la Croix-Rouge, au CHUV, ainsi qu’aux entreprises ELCA, Sicpa, Swisscom, Swissquote, SGS et Swiss Re et ouvrira deux chaires, qui seront mis à disposition de ces organismes pour les aider à résoudre leurs problèmes liés à des cyberattaques. Celles-ci s’ajouteront aux 24 laboratoires, de diverses facultés, qui travaillant déjà en lien avec ce domaine. Pour Martin Vetterli, président de l’EPFL, «il faut accélérer les investissements dans la cybersécurité et améliorer encore les échanges entre hautes écoles et entreprises. La Suisse a véritablement une carte à jouer pour créer des standards et une base pour la confiance numérique.»
Le Directeur de l’éducation de Soleure refuse que son canton devienne contributeur de l’Université de Bâle
Le Directeur de l’éducation de Soleure, Remo Ankli (PLR, SO), exclut dans une interview donnée à la «Basellandschaftliche Zeitung», que Soleure devienne un contributeur de l’Université de Bâle. «J’attache beaucoup d’importance à ce que nous ayons des universités fortes en Suisse. […] Si nous contribuons, des demandes venant des cantons de Berne et Zurich arriveraient immédiatement, car beaucoup plus de Soleurois·es fréquentent ces deux universités que l’Université de Bâle.» Remo Ankli ajoute une plus forte participation financière de la Confédération serait souhaitable, ainsi qu’une grande ouverture de l’Alma mater à des fonds tiers.
Le cybercampus alliant l’armée, les hautes écoles et les entreprises devrait être pleinement opérationnel en 2020
L’EPFL accueille aujourd’hui (19.12.2017) le Cybersecurity Day, organisé par Le Réseau et digitalswitzerland. Plus de 500 personnes sont attendues pour aborder les défis scientifiques, juridiques et économiques de la cybersécurité. Avec une priorité qui s’impose: le monde politique doit d’abord prendre conscience des enjeux, et mettre en place une structure de pilotage à la hauteur des enjeux et des menaces. Or, à ce jour en Suisse, «personne ne pilote vraiment la cyberdéfense». Dans son rapport, la commission du Parlement souligne que «les efforts devraient absolument être unifiés», et qu’il «manque une stratégie globale de protection et de défense du cyberespace civil et militaire». Dans cet esprit, le Parlement demande au Conseil fédéral de réunir des représentant·e·s militaires, scientifiques et économiques, et que la défense collabore étroitement avec les Hautes Ecoles et les entreprises. Cette mission coïncide parfaitement avec le plan d’action cyberdéfense que le DDPS a publié en novembre 2017. Celui-ci fait explicitement mention d’un projet de cybercampus alliant acteurs militaires, scientifiques et économiques, baptisé CYD-Campus, «une plateforme d’anticipation qui profite à l’ensemble des acteurs de la cyberdéfense en Suisse». Il précise que la plateforme doit être opérationnelle dès mi-2019 et avec une pleine capacité à fin 2020. Reste encore à régler les deux fameuses questions centrales : qui commande, et qui paie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2017
18Déc2017
Politique des hautes écoles
Switzerland’s exile from EU research is a cautionary tale for the UK
Bien que la Suisse a été ré-associée au programme Horizon 2020, elle souffre toujours d’avoir été exclue de ces programmes entre 2014-2016, affirme le Professeur à l’EPFL Andreas Mortensen. «Cela prendra au moins une demi décennie pour évaporer les dommages faites.» L’article suggère que cette situation devrait servir comme un avertissement à la Grande Bretagne après Brexit.
Un étudiant «à grande vitesse » remet-il en question le système de Bologne ?
Un étudiant nommé Rico a réussi à terminer son demi Bachelor en droit dans un seul semestre. Il s’est inscrit à 15 modules, a réussi l’examen dans 14 d’entre eux et a obtenu pour cela 84 crédits ECTS. «L’étudiant à grande vitesse» a ciblé des modules qui dans le passé avaient une moyenne de notes très haute, ce qui indiquerait un examen facile. Pour le «Zürcher Studierendenzeitung», ce cas a «démasqué» le système de Bologne et avec ça l’attention liée à la collecte des crédits: «il a mené le système à l’absurde.»
Un nouveau centre de recherche sur l’ophtalmologie a été créé par l’Université de Bâle, l’Hôpital universitaire de Bâle et Novartis
L’Institute of Molecular and Clinical Ophthalmology Basel a été créé par Novartis, l’Université de Bâle et l’Hôpital universiaire de Bâle. Il s’agit jusqu’ici de la plus grande coopération qui soit arrivée entre l’Université de Bâle et une entreprise privée, se réjouit Andrea Schenker-Wicki, Rectrice de l’Alma mater. «[L’institut] collaborera avec les meilleures universités du monde; l’intérêt est très grand […] – c’est un signal important et visible mondialement.»
Le Chef de l’armée suisse souhaite revaloriser la formation militaire pour le marché du travail
Les compétences acquises pendant le service militaire doivent être revalorisées sur le marché du travail, afin de ne pas «pénaliser» les recrues, et pour rendre l’armée plus attractive, estime le chef de l’armée Philippe Rebord. Pour lui, mieux vendre l’armée passera d’abord par une revalorisation des compétences acquises – et pas uniquement dans le domaine de la cybersécurité où elles sont très recherchées. Dès 2018, tous les cadres recevront un certificat de formation détaillé. «La formation militaire ressemble en bien des aspects à de mini-MBA», soutient Blaise Matthey, Chef de la Fédération des entreprises romandes. Le soldat devrait lui aussi pouvoir traduire ses semaines d’armée en crédits universitaires – environ 6 points ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits, ndlr), selon Philippe Rebord, soit l’équivalent de 180 heures d’études. «L’Université considère que l’expérience acquise à l’armée est une expérience qui élargit votre horizon.»
Donald Trump interdit l’usage de sept mots ou expressions pour les documents officiels
L’administration Trump a interdit à la principale agence de santé américaine d’utiliser une liste de sept mots ou expressions dans ses documents officiels. Selon le Washington Post, qui a révélé l’information. Les sept expressions désormais interdites sont «fœtus», «transgenre», «diversité», «vulnérable», «droit», «fondé sur des preuves» et «fondé sur la science». Par exemple, «fondé sur la science» doit être remplacé par «Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) fondent leurs recommandations sur la science au regard des normes et des souhaits de la communauté». Cette liste a provoqué de vives réactions d’incrédulité chez les scientifiques et nombre d’entre eux ont réagi, notamment via Twitter.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 décembre 2017
15Déc2017
Politique des hautes écoles
Les universités de Genève et de Zurich ont créés une alliance
Les Universités de Genève et Zurich veulent élaborer des projets de recherche ensemble, favoriser la mobilité des étudiants entre les deux villes et réfléchir conjointement aux conséquences de la numérisation dans le cadre d’un futur «Digital Society Policy Institute» à créer.
La Grande Bretagne continuera à participer au programme Erasmus+ au moins jusqu’en 2020
L’Université de Genève ouvre une enquête sur des accusations de sexisme
Le rectorat de l’Université de Genève a annoncé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations de sexisme à l’égard de ses femmes cadres.
Bras de fer autour de la taxe d’études aux EPF
L’AGEPoly monte au créneau et détaille son «opposition ferme et inconditionnelle» à l’augmentation des taxes d’études de 500 CHF par semestre. Dans le cadre de la consultation, l’association a sondé quelques 2000 étudiant·e·s. 60% d’entre eux/elles rejettent l’idée d’une augmentation. Le Conseiller national Mathias Reynard (PS/VS) vient d’adresser au Conseil fédéral une interpellation à propos des EPF et leurs finances. Si le PS a finalement voté le budget, c’est que Fritz Schiesser, président du Conseil des EPF, a laissé entendre que le montant démandé pourrait être revu à la baisse. «L’égalité des chances doit être garantie.» La décision finale du Conseil des EPF sera prise en mars.
Antonio Loprieno défend le Centre Suisse Islam et Société à l’Université de Fribourg
Antonio Loprieno, ancien président de swissuniversities et président de la commission consultative du Centre Suisse Islam et Société (CSIS), défend l’importance de cet institut. «L’histoire nous montre que la méthode scientifique ne peut pas être mobilisée pour interpréter tous les domaines de la vie, et surtout que la «science» ne peut pas être réduite à une vision expérimentale. L’interprétation du Coran en est un exemple : reconstruire l’historicité d’un texte à la lumière des sciences telles que l’archéologie et la philologique de l’Arabie au VIIe siècle est une démarche tout aussi scientifique que l’étude critique de la réception de ce texte par la communauté qui s’en inspire. Les deux approches exigent des compétences différentes, mais dans une université sensible aux développements de la science et ouverte à la transformation sociale, elles méritent la même confiance. […] Gardons-nous donc d’une vision réductrice de la science et de l’innovation : «science» ne signifie pas uniquement «science empirique», et «innovation» ne coïncide pas avec «innovation industrielle».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 décembre 2017
14Déc2017
Politique des hautes écoles
L’étude sur la consommation de Cannabis serat-elle bientôt légale en Suisse ?
L’Université de Berne aurait aimé étudier l’influence que la vente légale de cannabis dans des pharmacies aurait sur ses consommateurs·trices. Cependant, l’Office fédéral de la santé publique a rejeté une demande dans ce sens, étant donné qu’il n’y a pas de base légale pour une dérogation qui permettrait de détourner les lois en place dans le cadre d’études scientifiques. Les villes de Berne, Bienne, Lucerne et Zurich se sont prononcé pour une dérogation dans ce sens. Elles estiment qu’un débat qui se réfère à des études scientifiques serait important et urgent. La majorité au Conseil National et au Conseil des Etats se sont ensuite prononcé pour une telle dérogation.
L’EPFZ s’intéresse à la création de la «Crypto Valley» de Zoug
La ville de Zoug s’est positionnée tôt en tant que pionnière du bitcoin. «A Zoug, la grande dynamique est perceptible», déclare le Président de l’EPF Zurich, Lino Guzzella. Il confirme que son école polytechnique est en discussion avec les représentant·e·s des autorités zougoises et l’économie: «L’ETH envisage de travailler ensemble avec des partenaires à Zoug».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 décembre 2017
13Déc2017
Politique des hautes écoles
Création du poste «délégué de transformation numérique» à la Direction de l’EPF Zurich
L’ETH se trouve confronté à des attentes et demandes de la politique et de l’économie quant à la question de la transformation numérique. L’ETH souhaite être une force active dans ces discussions. Elle a donc créé le poste de délégué de la transformation numérique, qui soutient de la Direction, des chaires et départements dans la définition d’une stratégie concernant la manière dont l’ETH aborde ce sujet et quelles sont les priorités.
«L’ETH prend les conséquences de la numérisation très au sérieux, pensez seulement aux chaires qui abordent les effets politiques, éthiques, juridiques et sociologiques», explique Lothar Thiele, le nouveau délégué de la transformation numérique, dans un interview.
Nouveau rapport sur le financement public des universités euorpéennes (2008-2016)
Les résultats du Public Funding Observatory sont maintenant disponibles sur le site de l’Association des universités européennes (AUE). L’étude, alimentée par les données des membres de l’UEA, est présentée dans un rapport et un outil en ligne. Elle capture la toute dernière tendance de financement en Europe et offre les informations sur 34 différents systèmes de haute éducation.
L’analyse révèle que depuis la crise financière de 2008, le fossé entre les systèmes de haute éducation qui accroît le financement public et ceux qui le réduisent est devenu plus grand. Le rapport montre également que suite à 2012, l’année la plus difficile en termes de coupes [budgétaires], le redressement qui a pu être détecté est lent et fragile. «Une fois que le financement d’une université est coupé, cela prend beaucoup de temps pour rattraper le retard. Les réductions peuvent toucher tous les domaines d’activité, y compris l’enseignement, la recherche, les infrastructures et le personnel», explique Thomas Estermann, Directeur de la gouvernance, du financement et du développement de politique publique à l’EUA. «Si l’Europe voit plus de croissance économique, il faut saisir l’opportunité d’investir dans la haute éducation et préparer la voie à une tendance de financement durable à long terme.»
À partir de 2020, la recherche financé par le FNS devient 100 % Open Access – des mesures dans ce sens sont prises à partir d’avril 2018
À partir de 2020, toutes les publications issues de projets financés par le FNS doivent être disponibles gratuitement et en format numérique. Ainsi en a décidé le Conseil national de la recherche. Cette nouvelle politique du FNS s’insère dans la stratégie nationale des hautes écoles de Suisse. Celles-ci ont décidé en janvier 2017 que toutes les publications financées par des fonds publics devront être librement accessibles à partir de 2024. Jusqu’à présent, le FNS a pris en charge les frais de publication dans des revues Open Access (OA).
À partir d’avril 2018, il s’acquitte également des frais pour les livres OA et à partir d’octobre 2018 pour les chapitres de livres OA. En outre, il simplifie la procédure d’obtention de ces subsides de publication. Il permet ainsi aux chercheuses et chercheurs de remplir les exigences de l’Open Access.
En réaction au Brexit, l’Université d’Oxford et des universités berlinoises ont créé un partenariat pour coopérer dans tous les domaines
L’Université d’Oxford et les grandes universités berlinoises souhaitent se sont entendues à présent sur un partenariat large. Des chercheur·euse·s de toutes les disciplines coopéreront et établiront des projets communs et de nouveaux programmes d’échanges pour les étudiant·e·s seront crées. Dans les prochaines années, un centre de recherche Oxford-Berlin pourrait voir le jour dans la capitale allemande et une «maison berlinoise» à Oxford. C’est la première fois que des universités berlinoises s’associent pour un tel accord. Ce partenariat est une réponse au Brexit, déclare Alastair Buchan, coordinateur du Brexit engagé par la Direction de l’Université d’Oxford: «Oxford est une université européenne, et de cette manière nous veillons à ce qu’à l’avenir nous en restions une.» Le nouveau partenariat pourrait peut-être même remplacer le programme Erasmus+ à l’avenir. «Nous ferons certes tout pour que la Grande-Bretagne puisse participer à Erasmus+ après le Brexit», déclare Alastair Buchan. Si cela ne devait pas marcher, ceci [le nouveau partenariat] pourrait être une manière «d’assurer l’échange libre d’étudiant·e·s.»
Les coupes budgétaires dans les sciences humaines et sociales de l’Université de Bâle pourraient devenir un exemple pour les hautes écoles
L’Université de Bâle (UNIBAS) doit économiser et a sacrifié une première chaire. Avant tout, les sciences humaines («Geisteswissenschaften») sont mises sous pression. Selon Urs Hafner, historien et journaliste pour la NZZ, écrit que déjà aujourd’hui, la main d’œuvre nécessaire et la relève scientifique manquantes sont importées de l’étranger sur le marché du travail. «Sur la durée, cela ne peut constituer une solution. Si la Suisse souhaite conserver sa position de pointe en tant que «place d’innovation», elle ne doit pas rétrograder ses hautes écoles, mais doit plutôt penser à un développement.» En regardant les discussions dans d’autres cantons tels que Lucerne, Fribourg et Zurich, il était à craindre que l’exemple de Bâle fasse école. Certains voix traiteraient volontiers l’université comme un genre d’entreprise, qui doit gérer son budget de manière autonomie, et demandent la suppression des branches «inutiles» de sciences humaines et sociales. Il s’agirait d’une ingérence dans l’autonomie de l’université et dans sa liberté de scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2017
12Déc2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral prévoit une collaboration avec les universités suisses pour lutter contre la radicalisation
Le Conseil fédéral a présenté un plan d’action national contre la radicalisation de 44 pages. Les universités, les écoles et les enseignant·e·s y occupent un rôle important. Le Président des enseignant·e·s, Beat Zemp, ne veut pas que le corps enseignant espionne les écolier·ère·s : « Nous ne sommes pas les collaborateur·rice·s du service secret », déclare-t-il. A côté des enseignant·e·s, le Conseil fédéral met également les universités à contribution. La «responsabilité politique» pour la formation continue des enseignant·e·s et pour les nouvelles études sur l’extrémisme appartient aux hautes écoles. Cependant, jusqu’ici aucun débat n’a été effectué sur le sujet et les recteur·e·s n’ont pas été contacté·e·s. «Ces prochains jours, nous allons discuter conjointement avec la Confédération et les cantons pour déterminer comment nous pouvons aider à la prévention», déclare Michel Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich et Président de l’organisation faîtière des hautes écoles. «Nous sommes prêts à offrir une contribution », ajoute-t-il.
Le comité RASA retire son initiative déjà retorquée par le Parlement
«Le peuple ne votera pas sur l’initiative visant à biffer l’article constitutionnel sur l’immigration, acceptée par les citoyens le 9 février 2014. Le comité RASA a annoncé mardi le retrait du texte, qui a été rejeté par le Parlement sans contre-projet. […] L’ASIN et l’UDC ont émis l’idée d’une initiative de résiliation de l’accord de libre circulation. Si cette initiative aboutit, RASA se joindra à d’autres mouvements et organisations pour s’assurer qu’elle soit rejetée massivement par le peuple.»
Un centre pour muscles artificiels créé à l’EPFL grâce à une donation
Un centre pour muscles artificiels «unique au monde» verra bientôt le jour dans l’une des antennes de l’EPFL à Neuchâtel. Il s’attellera prioritairement à développer un système d’assistance cardiaque moins invasif.
La Fondation Werner Siemens, qui soutient des projets de recherche scientifiques, a fait un don de 12 millions de francs pour la création de ce centre. En collaboration avec l’hôpital universitaire de Berne (Inselspital) et plus tard avec l’hôpital universitaire de Zurich, les chercheurs vont notamment pouvoir aider les personnes avec une défaillance cardiaque.
L’EPFL crée un centre pour l’entrepreneuriat social dédié à la résolution des conflits sociaux
L’EPFL se voit au coeur d’une future Silicon Valley de l’entrepreneuriat social qui sera dédiée à la résolution des défis sociaux les plus pressants. La Haute École a lancé lundi (11.12.2017) le Yunus Social Business Center ainsi que l’initiative Social Impact. «Nous sommes à la pointe de la technologie ainsi que des recherches de tout genre pouvant donner une impulsion à la création d’entreprises», a déclaré à cette occasion le Professeur Marc Gruber, Vice-président pour l’Innovation. Selon Marc Gruber, l’EPFL, qui est entourée de multiples organisations comme le CICR, le Forum économique mondial, Médecins sans frontières, peut contribuer efficacement à remplir l’Agenda 2030 pour le développement durable fixé par l’ONU. «Nous ne sommes pas en concurrence avec les organisations non gouvernementales (ONG), qui accomplissent un grand travail, a-t-il ajouté. Pour notre part, nous allons privilégier l’entrepreneuriat social.» L’EPFL lancera aussi une offre éducative sur ce thème ainsi qu’un enseignement en ligne (MOOC) intitulé «Social Venture».
Deux professeur·e·s pensent que l’enseignement à l’école secondaire devraient être du ressort des universités et non plus des hautes écoles pédagogiques
Selon André Vanoncini, Professeur titulaire en français à l’Université de Bâle et membre du groupe pour une meilleure formation des enseignant·e·s à l’école secondaire (GBS), estime que dans la suite de la «tertiairisation», les hautes écoles pédagogiques ont non seulement amélioré massivement, académisé et renchérit leur personnel, mais ont également poussé et administré tout projet de réforme. Or, la tâche première, la formation d’enseignant·e·s aux aptitudes pratiques, elles l’ont négligé et l’ont géré sur la base d’une concurrence avec l’université pédagogique de type théorique. Le savoir issu d’une branche et l’expérience dans l’enseignement ont été ressentis comme des annexes ennuyeuses. Par ailleurs, la Professeure de l’EPFZ, Elsabeth Stern demande que la formation des enseignant·e·s à tous les niveaux (y compris primaire) soit prise en charge par les universités: «Selon moi, tous/toutes les enseignant·e·s devraient avoir fréquenté l’université plutôt que la haute école pédagogique.
Les entreprises pharmaceutiques réduisent leur secteur de recherche en rachetant les brevets universitaires ou des entreprises aux compétences complémentaires
A côté des domaines traditionnels de l’enseignement et de la recherche, le transfert de technologie est pour l’université un devoir important. « Cela ne suffit plus, d’éditer autant de bonnes publications que possible, on doit également exporter les résultats », déclare Herbert Reutimann, Directeur d’Uniectra, plateforme de transfert technologique des Universités de Zurich, Bâle et Berne. Les grandes entreprises pharmaceutiques se concentrent de plus en plus sur le marketing, réduisent leurs secteurs de recherche et achètent pour cela des licences voire même des firmes entières, lesquelles apportent les compétences souhaitées [complémentaires]. « L’industrie préfère les innovations, pour lesquelles il existe déjà des tests cliniques », déclare Herbert Reutimann. Une des conditions au fait que les résultats de recherche deviennent des produits réside la plupart du temps dans le brevetage. Seul un principe actif breveté a de valeur pour les investissements de l’industrie pharmaceutique lorsqu’il rapporte rapidement des millions. Dès qu’un collaborateur·rice d’une université ou d’une clinique universitaire a fait une découverte, Unitectra entre en jeu. Dans le document de brevet, le chercheur·euse est cité·e. L’université correspondante est cependant la détentrice du brevet. Lorsqu’il s’agit de l’utilisation de la licence (contrat de licence et revenus correspondants, trois parties sont concernées. En règle générale, un tiers des revenus de la licence va au/à la chercheur·euse, un tiers au groupe de recherche et un tiers à l’université. Ces dix-sept dernière années, grâce à de tels contrats, plus de 1,5 milliards de francs suisses ont été gagnés par les universités.
Le secrétariat général de l’Université de Neuchâtel est repris par l’ancien porte-parole de l’institution
La réorganisation des services centraux de l’Université de Neuchâtel (UNINE), lancée après l’arrivée du nouveau Recteur Kilian Stoffel à l’été 2016, se poursuit. L’Alma mater neuchâteloise a annoncé hier (11.12.2017) la nomination d’un nouveau secrétaire général. Il s’agit de l’ancien porte-parole et responsable des affaires publiques, nommé en 2015, Fabian Greub. Son poste avait été un peu modifié puisqu’il était devenu chargé des relations publiques avec l’arrivée du nouveau recteur. Outre ces fonctions, il avait quelques mois plus tard repris la responsabilité des Unités administratives du Rectorat (UAR). Celles-ci conseillent le Rectorat dans différents domaines stratégiques, notamment la qualité, les affaires juridiques, la recherche et innovation, l’informatique décisionnelle, les relations extérieures et la communication institutionnelle.
Le gouvernement de Soleure ne souhaite pas payer de frais supplémentaires pour les universités hors du canton
Le gouvernement de Soleure demande que la révision prévue sur l’accord intercantonal universitaire (AIU) prévue ne conduise pas à des frais supplémentaires pour le canton. Cependant, il soutient fondamentalement le nouveau calcul des tarifs, que les cantons doivent payer pour leurs étudiant·e·s aux universités extra-cantonales..
Le Conseil national a voté en faveur d’expérimentations animales sur les primates
Le Conseil national s’est positionné contre l’interdiction. Maya Graf (Verts, BL), qui est à l’origine de la motion refusée, souhaitait charger le Conseil fédéral d’interdire les expérimentations. Les expérimentations animales contraignantes sur les primates devraient être autorisées en Suisse. Pour le Conseil national et le Conseil fédéral, une interdiction va trop loin.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (IX)
Revue de presse UNIL 12 décembre 2017
11Déc2017
L’Unil dans les médias
Le professeur Jacques Dubochet a reçu son prix Nobel à Stockholm
Revue de presse UNIL 11 décembre 2017
8Déc2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral recommande au Parlement de rejeter une motion interdisant les expérimentations sur des primates et crée un centre national de compétence pour promouvoir les méthodes alternatives
La Conseillère nationale Maya Graf (Verts/BL) se montre pessimiste sur le succès de sa motion, qui demande l’interdiction des primates comme cobayes à l’échelle nationale, présentée au Parlement fédéral. Le Conseil fédéral préconise de la rejeter, estimant que «les expériences sont limitées à l’indispensable». Par ailleurs, la Confédération va créer un centre national de compétence ayant pour objectif de promouvoir la recherche de méthodes de substitution, de réduire le nombre d’expériences et de limiter les contraintes subies par les animaux de laboratoire. Il disposera de 2,9 millions pour la période de 2018 à 2020.
En marge de la remise du Prix Nobel de chimie à Jacques Dubochet, une professeure de l’Université de Genève évoque la place des femmes dans la recherche
Sandra Citi, Professeure associée du Département de biologie cellulaire de l’Université de Genève (UNIGE) intervient dans le Temps au sujet des femmes dans les sciences et en particulier de Janine Séchaud, Professeure en biologie moléculaire à l’UNIGE, décédée en 2017, dont un des étudiant·e·s était Jacques Dubochet.
Selon Sandra Citi, Janine Séchaud aurait passé sa carrière à faire, de «manière excellente et appréciée», de l’enseignement, qu’elle détestait. «Ceci fut probablement le prix à payer pour rester près du monde de la recherche, sa grande passion. [..] Comme le disait Jacques Dubochet, […] les prix aux individus sont ambigus, car ils offusquent l’importance de l’équipe, et la contribution de personnes comme Janine Séchaud [..], aux découvertes et à la formation de générations de scientifiques.» Pour l’auteure Sandra Citi, l’histoire de Janine montre que le «manque d’ambition professionnelle» des femmes est le fruit de stéréotypes qui précisément les empêchant d’affirmer leurs ambitions. Il s’agirait d’un «choix», qui n’en est pas un mais le résultat d’une culture sexiste, les empêchant de développer leur potentiel. Pour combattre la culture sexiste il faudrait un travail de fond, des modèles positifs, et également le courage de faire du bruit, comme l’ont fait récemment les femmes qui ont dénoncé les abus sexuels dans le monde du cinéma.
Des mesures d’économie obligent l’Université de Bâle à ne plus pourvoir les postes vacants en études médiévales germaniques
Suite à des coupes budgétaires de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, la chaire d’études médiévales germaniques à l’Université de Bâle restera vacante. Des professeur·e·s craignent pour la réputation de l’Université. D’ailleurs, une lettre de protestation ouverte, appelle l’Université de Bâle à faire marche-arrière dans sa décision. Des professeur·e·s de toute l’Europe ont signé le document.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (VIII)
Revue de presse UNIL 8 décembre 2017
7Déc2017
Politique des hautes écoles
Les universités suisses gâcheraient du talent
Selon une chercheuse anonyme, il n’y aurait plus de place pour tous les chercheur·euse·s en Suisse. «C’est un privilège de pourvoir travailler dans une université suisse, mais nous formons beaucoup trop de doctorant·e·s – le système ne peut pas accueillir tous ces chercheur·euse·s», déclare la scientifique avant d’ajouter :«les doctorant·e·s travaillent pendant quatre à cinq ans comme des fous. A peine ont-ils/elles un doctorat qu’ils/elles constatent que dans nos universités il n’y a pas de place pour eux/elles». Pour les besoins de l’industrie, il n’est pas rare qu’ils/elles soient mal qualifié·e·s ou surqualifié·e·s et doivent prendre là-bas des emplois pour lesquels un Master suffit. «Sans cette armée de main d’œuvre bon marché, les hautes écoles en Suisse ne fonctionneraient pas du tout», déclare la chercheuse. Pour Marc Creus, biochimiste britannique, il s’agit «d’un gaspillage de talent, lorsque quelqu’un possède deux postdoctorats, est hautement spécialisé dans son son domaine et doit constater qu’il n’a pas de chance [d’avancer dans une carrière académique].» Selon Marcel Tanner, Président de l’Académie suisse des sciences naturelles, «au lieu de former une relève engagée, trop de professeur·e·s préfèrent sculpter leur propre monument – c’est une attitude grave.» Les chercheur·euse·s établi·e·s et en particulier les titulaires de chaires se prendraient souvent pour trop importants et auraient beaucoup trop de pouvoir. «A cet égard, l’encouragement de la relève est l’indicateur le plus important pour de bonnes recherches.» L’historien de l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi, pense qu’«il faut plus de chaires et de plus petites [équipes]. Cela améliorait l’encadrement des doctorant·e·s et procurerait des perspectives pour le corps intermédiaire.» Il plaide pour que le nombre de doctorant·e·s dans les universités locales diminue: «Nous devrions avoir moins de doctorant·e·s et en même temps sélectionner plus durement en fonction de la promotion. Ainsi, nous donnerions une opportunité de carrière à ceux/celles qui reste à l’université».
L’Université de Genève a lancé un programme pour favoriser l’engagement de professeures
En 2015, 76% des professeur·e·s de l’Université étaient des hommes. Une situation dont le Rectorat ne pouvait se satisfaire, même si la part de professeures a progressé ces dernières années. Dans les faits, la parité des sexes est quasiment atteinte au niveau des collaborateur·rice·s de recherche (51,2% d’hommes en 2015), mais beaucoup de femmes ne poursuivent pas leur carrière académique plus loin, et n’accèdent pas aux postes de professeure. Pour y remédier, le Rectorat a donc mis sur pied le programme «Professeures». Jouant sur le mode incitatif, il permet d’alléger les facultés d’une certaine charge de travail et du coût financier qui l’accompagne. Lorsqu’une faculté décide d’engager une future professeure, celle-ci est en effet partiellement ou entièrement rémunérée par le Rectorat tout en travaillant concrètement pour la faculté de un à trois ans. En outre, ce programme permet d’anticiper plus aisément les départs à la retraite.
Sarah Springman sur la diversification de l’EPFL et les implications de Brexit sur les hautes écoles
La Rectrice de l’EPFZ, Sarah Springman, s’est faite interviewer par le journal «Schweiz am Sonntag». Pour l’avenir de la Suisse et de cette Haute Ecole, elle estime que «nous avons des manques dans notre portefolio, qu’il faut à tout prix combler. Nous pourrions le faire par exemple dans le domaine de la santé et dans le développement de médicaments. A cet égard, les nouvelles technologies jouent un rôle déterminant. Nous voulons trouver les cerveaux les plus intelligents et les faire venir chez nous.» Elle parle également du niveau de formation des étudiant·e·s en maturité pour lesquels elle juge qu’ils/elles «font du bon boulot». A la question «le Brexit offrira-t-il une plus grande coopération entre les universités de pointe britanniques et l’EPFZ?», elle répond :«Je l’espère. En tant que Britannique, je peux dire oui: mon pays d’origine s’est comporté de manière hautaine vis-à-vis des universités du continent européen. L’échange d’étudiant·e·s était plus difficile qu’avec d’autres pays. Le comportement entre la Grande-Bretagne et la Suisse pourrait s’améliorer dans le cadre de cette nouvelle situation. Dans la recherche, nous avons déjà une excellente relation.»
L’Université de Zurich a un ROI de 6 milliards de francs
Selon une étude de l’Université de Zurich, cette dernière générait 6 milliards de francs de ROI. Chaque franc investi dans l’Alma mater générait donc environ 5 francs. Les facteurs suivants ont été retenus: les transfert économique et de connaissances, les salaires et dépenses, les activités estudiantines et l’impact des études sur le salaire des diplômé·e·s. L’année passée, l’Université aurait donc généré 48’000 places de travail.
Le Conseil des États s’est prononcé contre l’introduction d’un stage pour accéder aux études de médecine
Ruth Humbel (PDC/AG) demandait dans une motion au Conseil fédéral d’introduire un stage d’un an au maximum portant sur les aptitudes cognitives en vue de remplacer ou compléter l’actuel numerus clausus pour accéder aux études de médecine. La mise en place de ce système aurait dû être examinée en collaboration avec les cantons. Le Conseil des États a tacitement enterré la motion ce mercredi (le 07.12.2017).
L’Unil dans les médias
L’UNIL a contribué à l’enquête sur le dopage des athlètes russes
Revue de presse UNIL 7 décembre 2017
6Déc2017
Politique des hautes écoles
Selon des professeur·e·s de la Haute École de musique de Neuchâtel, la fermeture de l’institution pourrait être due en partie à un manque de lien avec la population locale
Si le monde musical s’accorde à parler de «gâchis» en voyant le site neuchâtelois de la Haute École de musique (HEM) pour des raisons d’économies, certain·e·s enseignant·e·s estiment que l’institution porte une part de responsabilité dans la décision de fermer le site. Trois d’entre eux/elles déplorent ainsi le manque de visibilité de la HEM et son fonctionnement quasiment en autarcie depuis sa création. «L’école ne s’est pas donné la peine de tisser de véritables liens avec la population locale, pas étonnant que les autorités la lâchent», s’accordent-ils à dire. L’un d’eux reste songeur face au sursaut de dernière minute qui mobilise enseignant·e·s et étudiant·e·s: «Dommage que l’énergie déployée depuis quelques jours n’ait pas servi de moteur pour créer un attachement entre la HEM et la population», regrette-t-il, en parlant du «peu de volonté de certain·e·s professeur·e·s et étudiant·e·s d’investir la région, bien que certain·e·s se mouillent pour elle».
Le Conseil national refuse d’augmenter le financement des EPF, mais accepte une petite contribution pour les institutions de recherche
Le Conseil national s’est montré moins généreux que le Conseil des États pour la formation et la recherche. Dans le budget 2018 de la Confédération, il a refusé lundi (04.12.2017) d’augmenter le montant pour les Écoles polytechniques fédérales (EPF). Les sénateur·trice·s l’avaient accru de 53 millions. Les socialistes ont rejeté ce coup de pouce car ils n’admettent pas la hausse des taxes d’études annoncée par les EPF, actuellement en consultation. La Chambre du peuple a en revanche accepté, comme les États, d’ajouter 16 millions pour les institutions de promotion de la recherche. Le National a également suivi les sénateurs en acceptant d’augmenter les contributions de base aux universités (+6 millions) et aux Hautes Écoles spécialisées (+11,3 millions).
Depuis 2000, les universités ont pu profiter de la plus haute augmentation de financement public
Le Conseiller fédéral, Ueli Maurer, a répété ce mardi (05.12.2017) que «tout le domaine des EPF a grandi ces dernières années de manière supérieure à la moyenne.» C’est pourquoi un ralentissement de la croissance des dépenses a du sens. Cependant, le Conseil des États est resté présent pour le deuxième tour du débat sur le budget, pour lequel les EPF seraient soutenues avec 53 millions de francs suisses en plus de ce qu’avaient proposé le Conseil national et le Conseil fédéral. En observant dans le passé, on constate que les hautes écoles, y compris les EPF, purent profiter de la plus haute croissance de l’argent public depuis 2000 (plus de 71%). La Suisse dépense ainsi le plus d’argent par élève ou étudiant·e après le Luxembourg et avant les États-Unis. Une année de formation coûte en moyenne 17’436 dollars américains par personne en termes d’argent public helvétique, selon les chiffres les plus récents de l’OCDE.
Le Réseau Future espère d’être représenté au sein de la Commission des finances
Le réseau Future gagne en influence en tant qu’organisation de lobbying des EPF, universités et HES auprès des affaires politiques au Palais fédéral mais reste une petite organisation, déclare Petra Studer, la coordinatrice. «Qu’à présent on en vienne à de telles réductions radicales [de budget fédéral alloué aux Hautes écoles], c’est une première.», poursuit Petra Studer. C’est pourquoi il est important pour le réseau Future d’être également représenté au sein de la Commission des finances. Pour le moment, seul·e·s près d’un cinquième des politicien·ne·s de la finance appartiennent au réseau comparé à la Commission de l’éducation où ils sont près de la moitié.
L’Unil dans les médias
Dans les cafétérias de l’UNIL, les pique-niqueur·euse·s ont désormais des espaces «séparés» des client·e·s
Les petits secteurs où les pique-niqueur·euse·s sont désormais «tolérés» ont été matérialisés dans les cafétérias de l’UNIL. Cette initiative est celle de Nino Cananiello, gérant des points de restauration du campus. «Ceux qui consomment chez moi manquent de places, j’ai donc voulu leur en réserver», s’irrite-t-il. «Nous ne nous associons pas du tout à cette démarche, faite sans concertation et que nous avons découverte en même temps que les étudiants», réagit Géraldine Falbriard, porte-parole de l’UNIL.
Revue de presse UNIL 6 décembre 2017
5Déc2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 décembre 2017
4Déc2017
Politique des hautes écoles
Le plan d’épargne du canton de Berne prévoit d’augmenter les taxes d’inscription à l’Université pour les étudiant·e·s étranger·ère·s
Le 22 novembre 2017, plus de mille personnes se sont rassemblées sur la Waisenhausplatz à Berne avec parmi eux des étudiant·e·s, qui protestaient contre l’augmentation des taxes pour les «collègues étranger·ères·s». En effet, pour les «étranger·ère·s en formation» ou étudiant·e·s étranger·ère·s, les taxes semestrielles augmenteront selon les plans du Conseil d’Etat de Berne de 200 CHF. Selon le Directeur de l’éducation, Bernhard Pulver (Verts, BE), il existe une raison claire pour laquelle les étudiant·e·s étranger·ère·s doivent payer plus pour leurs études: comme l’Université de Berne (UNIBE) est financée par l’argent des impôts et que les étudiant·e·s étranger·ère·s ou leurs parents n’en payent pas en Suisse, il est justifiable qu’ils s’acquittent de 950 CHF au lieu de 750 CHF de taxe. Selon le membre du corps estudiantin de l’UNIBE (SUB), Marco Wyss, «une augmentation que pour les étudiant·e·s étranger·ère·s contredit le principe d’égalité des chances et est discriminant.»
Le Recteur de l’Université de Genève ouvre une enquête indépendante sur le sexisme dans l’Alma mater
Des femmes cadres accusent le Rectorat de l’Université de Genève de sexisme et de mobbing lié au genre. Un vice-recteur est au coeur des reproches, alors que l’Université de Genève (UNIGE) vient de lancer une campagne affirmant haut et fort «la tolérance zéro» envers le harcèlement sexuel. Le Rectorat réagit en annonçant l’ouverture d’une enquête «indépendante». Il dit aussi avoir pris connaissance «avec consternation» de l’article paru dans le Courrier (01.12.2017). Il relève que les reproches de sexisme et de mobbing à l’encontre de femmes cadres sont formulés à l’encontre de l’Alma mater depuis un an (2016) et font l’objet de divers articles.
En effet, il y a deux ans (2015), à l’époque de la transition entre l’actuel Recteur et le précédent, une doctorante dit avoir informé Yves Flückiger, Recteur de l’Université de Genève, des souffrances qu’elle avait endurées, durant ses années de doctorat, en raison du comportement sexiste et paternaliste de son directeur de thèse, qui fait aujourd’hui partie du Rectorat. Elle explique n’avoir bénéficié d’aucune écoute de la part de M. Flückiger, qui lui a répondu qu’il s’agissait d’un problème de personnes comme il y en a tant entre un doctorant et son directeur. De plus, lors de sa nomination en mars 2015, le futur patron de l’université a annoncé que le professeur en question ferait partie du Rectorat et qu’il s’occuperait notamment du Service de l’égalité.
Vendredi (01.12.2017), le Recteur Yves Flückiger a décidé d’ouvrir une enquête indépendante afin d’établir «l’existence et la nature exacte des faits rapportés dans la presse.» Le porte-parole Marco Cattaneo confirme la volonté du recteur «de tirer cela au clair: on ne peut pas avoir en même temps une campagne qui invite à libérer la parole des femmes et des accusations de sexisme».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2017
1Déc2017
Politique des hautes écoles
La rectrice de l’Université de Fribourg est «au cœur d’une tempête»
Astrid Epiney, Rectrice à l’Université de Fribourg, est critiquée par certains pour son style de leadership trop «autoritaire». Cette dernière se dit surprise par les reproches qui la visent. «Le rectorat a toujours cherché le consensus, mais il arrive qu’il ne puisse pas être obtenu. Faudrait-il ne pas décider dans ces cas? Préfère-t-on une direction de l’université qui ne prend pas de décisions?»»