Werner Inderbitzin, économiste et Président du Conseil de la fondation Swiss Science Center Technorama, recommande aux HES de « se numériser » et de repenser radicalement l’admission des étudiantes.
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7Nov2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Berne souhaite adapter ses procédures pour mieux accommoder des transexuels
A l’Université de Berne, un étudiant transsexuel s’est plaint que son ancien nom apparaisse encore sur les courriels ou sur la liste des participants. A présent, l’Université de Berne a pris position: «En principe, le nom officiellement certifié est obligatoire pour nous, en particulier pour les documents tels que les diplômes par exemple.» Cependant, les représentant·e·s de l’université voient qu’une action est requise: «Pour le moment, nous testons quelles sont les possibilités pour différer de ces règles au quotidien [de la gestion] des études.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 novembre 2017
6Nov2017
Politique des hautes écoles
L’encadrement des doctorants sous le feu de critiques
A l’occasion d’une réunion de crise suite aux accusations de mobbying et la fermeture consécutive de l’Institut astronomique, l’association des doctorant·e·s de l’EPF Zurich critique fortement le style de leadership de certain·e·s professeur·e·s. «Des nombreuses personnes internes et externes de l’EPFZ ont des doutes que certain·e·s professeur·e·s ont les moyens d’assumer la responsabilité de superviser la relève académique. L’association des doctorant·e·s avance que l’évaluation du doctorat pourrait se faire par une personne externe au laboratoire, ce qui réduirait le risque d’abus de pouvoir des « tout-puissants » professeur·e·s et critiquent la Direction de l’ETH, qui pendant trop longtemps n’aurait pas pris la critique au sérieux.
Selon un sondage, les conditions de travail, donc les heures de travail et le salaire des doctorant·e·s changent d’un domaine à l’autre, et les femmes sont en moyenne moins bien rémunérés, tout particulièrement en sciences humaines.
Le psychologue de gestion Gerhard Fatzer estime que le cas de mobbying à l’ETH est la conséquence d’un système qui valorise l’expertise plus que des qualités humaines.
Les enjeux administratifs des transsexuels dans les universités
A l’Université de Berne, 85 transgenres étudient et certains d’entre eux/elles se plaignent, que l’administration de l’université a du mal à accepter les adaptations des noms des personnes transsexuelles. Parfois, l’ancien nom aurait atterri sur la liste des présences. «C’est humiliant. Mon ancien nom ne regarde personne et n’est pas pertinent pour mes camarades», déclare un étudiant transsexuel. «L’Université exige obligatoirement le changement de nom officiel pour l’adaptation des documents», explique Alecs Recher, juriste et fondateur de Transgender Network Switzerland. Dans les cantons de Lucerne et Zurich, le nouveau nom peut aussi être repris sur les documents universitaires sans changement de nom officiel. Pour Alecs Recher, «l’université en tant qu’organisation étatique a le devoir de protéger les personnes transsexuelles au moyen de documents adéquats».
Par ailleurs, selon le Sonntagsblick, il existe de nombreux enfants, qui ne peuvent s’identifier avec leur sexe, si bien que ce dernier leur est attribué durant la naissance. Plusieurs manifestations auront lieu en Suisse sur le thème des enfants transgenres, par exemple jeudi (9.11.2017) à la Haute Ecole pédagogique de Zurich. Lukas Geiser (49 ans), qui y est compétent en tant que pédagogue sexuel explique le but de cet évènement: «les professeur·e·s doivent être sensibilisé·e·s, pour qu’ils réagissent correctement lorsqu’ils ont un enfant ou un adolescent transsexuel dans leur classe.»
Le personnel infirmier de Suisse souhaite effectuer certaines prestations sans mandat d’un médecin
Mardi (7.11.2017), les infirmier·ère·s de Suisse ont rendez-vous en habit de travail sur la place Fédérale bernoise pour déposer leur initiative «Pour des soins infirmiers forts», signée cette année par 120 000 personnes. L’Association suisse des infirmier·ère·s (ASI) parle du plus grand projet de politique professionnelle de son histoire. Il s’agit de revaloriser la profession en définissant certaines prestations qui seront effectuées par les infirmier·ère·s de manière autonome, sans ordre médical. Aujourd’hui, la loi sur l’assurance maladie (LAMal) leur refuse la possibilité de facturer directement leurs prestations aux caisses maladie. Tout doit passer par le mandat d’un médecin.
La Fédération des médecins suisses (FMH) soutient les préoccupations de l’initiative populaire pour la reconnaissance et l’encouragement du personnel infirmier. «Le manque de relève est aussi une question primordiale pour le corps médical», déclare Jürg Schlup, Président de la FMH. «L’initiative vise à garantir des soins de santé en prenant compte de la pénurie du personnel spécialisé. Nous soutenons les possibilités de formation pré- et postgraduée, la réduction des tâches administratives et la réglementation claire des compétences. L’interprofessionnalité joue un rôle important pour relever les défis à venir dans le domaine de la santé. L’excellente collaboration entre le personnel infirmier et les médecins doit continuer d’être renforcée.»
Plus d’un quart des étudiant·e·s de l’Université de Genève n’y suivent pas les cours
Une étude de l’Université portant sur la rentrée 2016 dévoile pour la première fois pourquoi plus de 26% des étudiant·e·s accepté·e·s à l’UNIGE ont renoncé à y suivre des cours. Trois raisons se dégagent, indique le Professeur Marcel Paulssen, auteur de l’enquête. D’abord, des candidat·e·s inscrit·e·s dans plusieurs universités vont finalement voir ailleurs, dans une institution qui répond mieux à leurs besoins spécifiques. «Notre réputation est bonne, mais nous restons une université de taille réduite en comparaison internationale, note le chercheur. Notre offre est donc limitée.» Deuxième raison: le manque de perspectives professionnelles, surtout pour les étudiants étrangers. «Il leur est difficile de trouver un travail ici.» Enfin, le coût élevé de la vie et la quasi-absence de logements abordables dans la région en dissuadent plus d’un. «Cela nous dessert vis-à-vis d’autres institutions», regrette Marcel Paulssen.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2017
3Nov2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 novembre 2017
2Nov2017
Politique des hautes écoles
Universités entre Etat et marché
Thomas Bieger, Professeur d’économie d’entreprise et Recteur à l’Université de Saint-Gall ainsi que Président de la chambre des hautes écoles universitaires de swissuniversities, craint la privatisation des universités moyennant des MOOC. Ceci aurait comme résultat une concentration de l’offre sur des cursus qui ne sont pas chers à «produire» et où il y a une grande demande, au détriment des certains domaines et hautes écoles.
Il plaide pour une plus grande autonomie des hautes écoles qui les rendrait aptes d’agir stratégiquement. L’accréditation d’universités privés selon la LEHE devrait être liée à la condition que ces universités contribuent au système en investissant dans la recherche et la relève académique.
Université de Saint-Gall: «Médecine sans hiérarchie»
A partir de 2018, il y aura des cours de médecine à l’Université de Saint-Gall. Une particularité unique en suisse est que les étudiants en soins et ceux en médecine prennent des cours ensemble. L’objectif est d’approcher les métiers de la santé et de casser les hiérarchies. Ceci est nécessaire pour s’adapter à la société changeante: Avec le vieillissement de la population, les maladies deviennent de plus en plus complexes et le coût du système de santé monte.
Le Canada et les Pays-bas, où il y a depuis longtemps des tels cursus «interprofessionnels», servent l’université comme exemple.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 novembre 2017
1Nov2017
Politique des hautes écoles
Les MOOC changent leur vocation première
Présentés il y a cinq ans par les universités américaines comme une révolution pédagogique, l’emballement médiatique autour des MOOC était lancé. Présentée comme révolutionnaire aux Etats-Unis, l’absence «physique» du professeur·e inquiéta une partie des professeurs d’université. «Tout le monde est d’accord sur le fait que les cours magistraux dans des amphithéâtres bondés sont à bannir, mais les professeurs n’en sont pas moins des acteurs de théâtre qui sentent les réactions du public et pas des acteurs de cinéma», estime Pascal Engel, philosophe et Directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
A ces critiques, d’autres enseignant·e·s répondirent que les MOOC ne devaient pas «remplacer» le professeur·e mais l’accompagner, comme une ressource supplémentaire pour construire son cours. Mais au moment où le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se lançait, fin 2013, dans la création d’une plate-forme de MOOC francophones, résumée à son acronyme FUN (France université numérique), les premières études vinrent donner raison aux sceptiques. Aux Etats-Unis, les taux d’abandon étaient vertigineux. Une étude de l’Université de Pennsylvanie, publiée en décembre 2013, montrait que la moitié des inscrits consultait une seule séance du cours et seuls 4 % d’entre eux allaient jusqu’au bout. Autre enseignement, une large majorité des inscrits étaient déjà diplômés de l’enseignement supérieur. Les plates-formes américaines Coursera et Udacity avaient déjà changé de modèle économique, l’une se positionnant sur les certificats payants et la revente des données des utilisateurs et l’autre sur le commerce de formation professionnelle pour les entreprises. La même tendance se fit naturellement sentir sur la plate-forme francophone.
La formation continue devient toujours plus populaire
Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique, près de deux Suisses âgés de 15 à 75 ans sur trois (63%) a suivi une formation continue l’an dernier contre 58% cinq ans plus tôt. Le taux de participation augmente en fonction du niveau de formation: 81% chez les titulaires d’un diplôme de degré tertiaire contre 40% chez les personnes sans formation postobligatoire. Pour des raisons d’intérêt professionnel, les domaines «économie et travail», «science et technique» et «santé» ont le plus de succès.
Dans l’affaire de la Haute Ecole de musique, un Député lausannois propose l’introduction d’un audit externe
Mardi soir, la gouvernance de la HEMU et du Conservatoire de Lausanne – visée par un audit interne et dont le directeur général est l’objet de graves critiques – est venue sur la table du Conseil communal via une question orale. Manuel Donzé, Député (PDC) au Grand Conseil lausannois, a demandé au Syndic, chargé de la Culture, si la crise que traversent ces institutions ne méritait pas un audit externe et neutre, mené par exemple par la Commission des finances de la Ville. «Le problème qui se pose tient au simple mot «interne», a expliqué Manuel Donzé. Pour mener un tel audit, un certain nombre de règles doivent être observées: indépendance des auditeurs, pas de conflit d’intérêt potentiel, auditeurs formés…».
Des cours informatiques obligatoires dans tous les gymnases suisses pour l’année académique 2022/2023?
Lors de son assemblée annuelle la semaine dernière (26 octobre 2017) à Zurich, les membres de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) ont décidé de mettre en route la révision des bases légales concernées, afin que des cours d’informatique obligatoires au gymnase s’appliquent dans toute la Suisse.
La formation de base doit comprendre l’introduction à différents concepts, comme les rudiments de langage de programmation, les principaux aspects techniques des réseaux informatiques ou les aspects de la communication numérique liés à la sécurité.
Si la proposition de fixer une période transitoire de quatre ans est acceptée lors de la révision, cela signifie que l’informatique devra être enseignée au gymnase en tant que discipline obligatoire à partir de l’année scolaire 2022/2023. Les cantons ont toutefois la possibilité de l’introduire plus tôt.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er novembre 2017
31Oct2017
Politique des hautes écoles
Des étudiants de l’Université de Berne souhaitent manifester contre l’«économisation» de la recherche et de l’enseignement
Un groupe d’étudiant·e·s de l’Université de Berne pense que son Alma mater n’apprécie pas des étudiant·e·s critiques. Dans une lettre ouverte, le groupe qualifie le rectorat d’«autoritaire et anti-démocratique » et souhaite créer un événement alternatif pour la longue nuit de la carrière qui remettrait en question l’«économisation» de l’université. La longue nuit de la carrière est organisée par l’université en collaboration avec des représentants de l’économie et de la confédération.
L’USI a créé le premier Master suisse en intelligence artificielle
L’Université de la Suisse italienne (USI) a inscrit à son programme d’études un Master en intelligence artificielle (IA) – une première en Suisse. Les cours, qui ont débuté le 18 septembre, réunissent une quinzaine d’étudiants venus de trois continents et d’horizons divers: informatique, ingénierie, mathématiques, logique et philosophie.
Alliance Campus Rhodanien voit le jour
L’Université de Genève, l’UNIL, la Communauté Université Grenoble Alpes, l’Université de Lyon et la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) ont décidé de s’associer. Ces cinq institutions ont annoncé vendredi la création de l’Alliance Campus Rhodanien.
EPFL Valais: les coûts et la perspective d’avenir pour les collaborateur·rice·s du site
Jusqu’à présent, l’implantation du pôle EPFL Valais a coûté 53 millions de francs aux collectivités publiques. Selon la convention du 19 décembre 2012, l’école polytechnique s’est engagée à investir 100 millions de francs sur dix ans. «Pour l’instant, le Valais a payé davantage que l’EPFL. Mais la deuxième phase de l’implantation va retourner la situation. Toutes les nouvelles chaires seront entièrement financées par l’EPFL», explique Stefan Bumann, responsable du Service des hautes écoles à l’Etat du Valais. Depuis l’implantation de l’EPFL Valais, le nombre de collaborateur·rice·s n’a cessé d’augmenter. Ils étaient 85 en 2013 et sont passés à 191 à la fin 2016. Une progression plus importante que prévu, tout comme le nombre de ceux/celles qui ont choisi le Valais comme terre d’accueil. 127 ont élu résidence en Valais, dont 88 à Sion. «Le processus est enclenché. Maintenant, il leur faut trouver des places de travail. Mais 43 personnes ont d’ores et déjà décidé de rester sur place une fois leur doctorat terminé afin d’approfondir leur sujet d’étude», explique Marc-André Berclaz, Directeur opérationnel du pôle EPFL Valais.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2017
30Oct2017
Politique des hautes écoles
La Suisse devrait réintégrer Erasmus+ en 2021
La Suisse devrait réintégrer pleinement le programme européen d’échanges d’étudiants Erasmus+ en 2021. Jusque-là, la Commission de l’éducation du Conseil national soutient la solution transitoire du Conseil fédéral.
La majorité de la Commission souhaite, comme le gouvernement, que la Suisse reste jusqu’en 2020 à une voie nationale. Il s’agit de prolonger la solution transitoire mise en place en février 2014 après la suspension des négociations sur la participation de la Suisse à Erasmus+. La Commission soutient aussi le crédit total de 114,5 millions de francs entre 2018 et 2020.
Cas d’abus de pouvoir à l’Unviersité de Bâle
A Bâle, un professeur a été accusé d’abus de pouvoir: il aurait utilisé des passages du travail de deux de ses doctorantes dans sa propre publication sans les mentionner. L’Université de Bâle souhaite licencier le professeur accusé, et ce dernier a fait recours. Le tribunal d’appel s’en charge alors de cette procédure en cours.
Mesures contre l’abus de pouvoir par des directeurs·trices de thèse
A l’occasion des cas d’abus de pouvoir par des directeurs·trices de thèse à l’ETH et l’Université de Bâle, le « Wissenschaftsmagazin » de la Radio SRF enquête sur ses causes et les mesures à prendre pour prévenir ce type de comportements dans les universités. Ce type de conflit ne serait pas rare: un médiateur dans une université suisse aurait même dit qu’il traite environ 20-30 dossiers [de ce type] par année. D’ailleurs, un rapport de l’Université de St-Gall mentionne déjà en 2011 des situations précaires qui parviennent souvent avec certains chaires. Ce qui est unique à l’ETH et à Bâle est que les universités prennent des mesures sérieuses, comme le licenciement.
Comme mesures de prévention, l’émission mentionne notamment la charte du doctorat élaboré à l’UNIL, mesure unique en Suisse pour clarifier les droits et obligations des doctorant·e·s et leurs professeur·e·s. Une autre mesure, pratiquée dans les pays scandinaves, est de rendre des cours de gestion du personnel obligatoire pour toute personne qui devient professeur·e. Les universités pourraient également élargir le corps intermédiaire indépendant de chaires, ou, finalement, découpler l’évaluation du doctorant de son encadrement, en encadrant les doctorants par plusieurs co-directeurs·trices de thèse – une pratique répandue aux États-Unis.
Harcèlement moral à l’EPFZ – réaction du ancien Président de l’EPFZ Olaf Kübler
La révélation des cas de harcèlement moral à l’EPFZ a mené à une large discussion sur la situation dans les universités et les EPF en Suisse. Par la suite la Direction de l’EPF a lancé cette semaine une enquête administrative afin d’examiner plus précisément les incidents. Que cela puisse mener à une telle affaire, n’étonne pas des experts des Hautes Ecoles comme Olaf Kübler, ancien Président de l’EPFZ (1997 à 2005). «Les Professeurs comme tous les chercheurs dans le monde font face à une pression du succès immense», estime le Professeur émérite. «Malheureusement, il se peut que quelques-uns d’entre eux charrient des doctorants et des post-doctorants, comme des esclaves». Ces derniers doivent beaucoup travailler pour un petit salaire et avec des perspectives d’avenir incertaines. «Les abus sont certes rares, mais se produisent à l’EPFZ comme dans tout autre université dans le monde aussi.»
Le cas de l’EPFZ a entre-temps également touché la politique. La Commission de gestion du Conseil des Etats a été informée par le Président du Conseil de l’EPFZ, Fritz Schiesser, de l’affaire de l’institut d’astronomie, déclare le Président de la Commission de gestion du Conseil des Etats, Hans Stöckli (PS). La sous-commission responsable décidera lors de sa prochaine réunion des actions futures. «Je pars du principe qu’elle invitera le Président du Conseil de l’EPFZ à une audience.» Par la suite, il sera décidé si d’autres enquêtes seront nécessaires. Les politicien·ne·s de l’éducation du Conseil national et des Etats observent précisément les incidents à Zurich et leurs traitements.
La 11e Conférence mondiale des journalistes scientifiques aura lieu du 1er au 5 juillet 2019 au SwissTech Convention Center
Lausanne a été choisie pour accueillir la 11e Conférence mondiale des journalistes scientifiques du 1er au 5 juillet 2019. Ce rassemblement biennal attire un millier de journalistes et de communicants scientifiques de plus de 60 nationalités. La Conférence, WCSJ de son nom anglais, se déroulera au SwissTech Convention Center, sur le campus de l’EPFL/UNIL durant l’été 2019, indique l’Association suisse du journalisme scientifique (ASJS). Les participants auront la possibilité de réfléchir aux bonnes pratiques et aux valeurs du métier de journaliste scientifique.
Les quadragénaires sont de plus en plus nombreux dans les universités suisses
Les universités connaissent actuellement un franc succès : alors que le nombre d’étudiant·e·s a doublé en trente ans, l’enseignement supérieur éveille également la curiosité des quadragénaires. Bien que minoritaires parmi les étudiant·e·s, ils/ elles sont toujours plus nombreux·euses: en 2016, ils/elles étaient 7522 à être inscrit·e·s dans les universités suisses, contre 1307 en 1980.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 octobre 2017
27Oct2017
Politique des hautes écoles
Une scientifique français ayant publié un bestseller se voit critiqué pour son «manque» de documentation et de vérification
Le scientifique français Thomas Piketty fait l’objet d’une critique. Il aurait «bâclé» ses recherches: les données seraient fortement manipulées, les méthodes manqueraient de clarté et la documentation serait inappropriée. C’est précisément ces éléments que reproche Richard Sutch, Professeur d’économie à l’Université de Californie. Cependant, il se garde de condamner son collègue pour sa démarche. Dans le résumé, il a de plus écrit explicitement, que ses recherches ne remettent pas en cause l’intégrité de Piketty.
Jürg Müller, rédacteur de la NZZ, préconise une meilleure documentation de travail de recherche pour faciliter la vérification des résultats et lance un débat de lecteurs sur ce sujet.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (VII)
Revue de presse UNIL 27 octobre 2017
26Oct2017
Politique des hautes écoles
Après le scandale de harcèlement moral à l’EPFZ, d’autres Université suisse veulent prendre des mesures de précaution
Suite au scandale d’harcèlement moral de doctorant·e·s à l’ETH Zurich, relaté dans la presse allemande, la question maintenant est de savoir comment les hautes écoles peuvent prévenir un tel abus de pouvoir par des professeur·e·s. L’ETH admet qu’il était peu opportun d’engager le couple de professeurs au sein du même institut : «Aujourd’hui, de telles configurations ne seraient plus possibles.»
Michael Hengartner, Président de Swissuniversities et Recteur de l’Université de Zurich, préconise à toutes les hautes écoles d’introduire un système de co-supervision des doctorant·e·s. «Dans le monde anglo-saxon, il est coutume d’avoir trois à quatre responsables.» L’Université de Berne pense également introduire un système généralisé de double-supervision.
D’ailleurs, l’Université de Zurich souhaite créer un nouveau service à contacter en cas de conflit, géré par des spécialistes indépendant·e·s. L’Université a déjà recours à un médiateur [pour ce genre de cas].
Expérimentation animale: affrontement entre deux visions
Luc Fournier, Président de la Ligue suisse contre la vivisection et pour les droits des animaux, pense que les résultats visibles des expérimentations animales sont plutôt modestes en comparaison aux coûts. Il ajoute: «il est difficile de dire si les expérimentations animales sont nécessaires pour les Hommes». Deux professeurs à l’Université de Fribourg le contredisent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 octobre 2017
25Oct2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 octobre 2017
24Oct2017
Politique des hautes écoles
Université de Genève : Accréditation de points ETCS pour l’engagement dans la Faculté
Un projet pilote à l’Université de Genève permet à certain·e·s étudiant·e·s de s’impliquer dans la vie de leur Faculté et de recevoir en échange des crédits ECTS. Choisis sur dossier, une dizaine d’étudiant·e·s collaborent à des recherches, organisent des événements pour la Faculté ou aident des camarades en difficulté scolaire. Ces tâches, environ 90 heures par semestre, sont accrédités de trois crédits ECTS.
A Lausanne, la Fédération des associations d’étudiant·e·s de l’UNIL n’a pas connaissance de projets semblables à celui développé au bout du lac. «Mais c’est une très bonne idée, souligne-t-elle. On va y réfléchir.»
Un couple de Professeur·e de l’ETH Zurich accusé de harcèlement moral sur des doctorant·e·s
«La face sombre de l’EPFZ», titrait la NZZ am Sonntag: selon le journal, la Professeure qui a créé et développé l’Institut d’astronomie de l’EPFZ avec son mari aurait «tyrannisé» des doctorant·e·s pendant plus de dix ans.
«Elle a contrôlé tout jusqu’aux moindres détails, elle était méfiante et demandait un engagement surhumain» l’accuse un ancien doctorant. Ainsi, elle attendait une joignabilité permanente, également le week-end, octroyait peu de vacances, organisait des réunions tard le soir et les faisait durer jusqu’après minuit. Durant ces séances, il était rare que le sujet se portait sur la recherche, mais plus sur les relations humaines. «Rien qu’une supposée fausse posture à son encontre pouvait mener à de longues discussions», raconte une ancienne Post-doctorante.
Par ailleurs, l’Institut d’astronomie a été dissous et intégré le 1er septembre 2017 dans celui de la physique des particules. Le couple qui dirigeait l’institut a été mis en congé sabbatique de six mois.Il viendra ensuite à l’EPFZ. S’ils s’occupent à nouveau de doctorants, ils seront suivis de près, a souligné la porte-parole. Une enquête a été ouverte. Si elle devait révéler de nouveaux éléments, d’autres mesures sont envisageables. Le conseil des EPF a été saisi.
Une étude de l’Université de Mannheim confirme le lien entre goût pour les études et origine sociale
Une étude faite par la chaire de psychologie pédagogique de l’Université de Mannheim confirme que le niveau de formation des parents influence également celui de leurs enfants, du moins sur leur satisfaction pour les études. Ainsi, les enfants issus de milieux non-académiques souffrent plus de la peur des examens et sont ainsi plus insatisfaits de leurs études. Bien que l’étude est faite en Allemagne, les résultats pour la Suisse doivent être grosso modo similaires. En effet, ici comme là-bas, l’accès aux Hautes Ecoles dépend de l’origine sociale. Sur 100 enfants issus de milieux académiques allemands, 77 réussissent leur passage aux études; ils ne sont que 23 chez les non-académiques. Le plus étonnant est que cet écart reste en grande partie stable, malgré une augmentation de la perméabilité sociale et les possibilités de promotion liés. En outre, l’origine sociale aurait un effet sur le bien-être et la confiance des étudiant·e·s. Grâce à cette dernière, les enfants d’universitaires pourraient mieux se protéger de l’insatisfaction et de la peur paralysante des examens.
Audit de la gouvernance de la Haute école de musique de Lausanne
L’enquête interne lancée cet été pour « reconsidérer la gouvernance » de la Haute Ecole de musique et du Conservatoire de Lausanne (HEMU-CL) n’a pas échappé aux pouvoirs publics, qui subventionnent l’institution. « Nous nous baserons sur le rapport d’audit interne pour nous prononcer », indique Cesla Amarelle, Conseillère d’Etat chargée du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). Même son de cloche du côté de Grégoire Junod, syndic de Lausanne chargé de la Culture.
Le Président du Conseil de fondation du Conservatoire, Me Nicolas Gillard, indique qu’il s’agit de « s’interroger sur un fonctionnement qui n’a pas changé, alors que l’institution vit maintenant sur quatre sites, a beaucoup évolué, est devenue une énorme machine. » Mais des critiques visent le directeur général, Hervé Klopfenstein, évoquant une gouvernance «défaillante » et un management « autoritaire » ou « dictatorial ». Deux audits sur la gouvernance avaient débuté en 2006 et 2017, sans être menés à leur terme et une vingtaine de personnes ont quitté leur poste en moins de deux ans. Les premiers résultats de l’enquête interne sont attendus pour janvier.
L’Université de Bâle souhaite plus d’autonomie
L’Université de Bâle doit économiser 44 millions de francs ces prochaines années. Sa direction se défend et clarifie : les politicien·ne·s, qui s’immiscent directement dans les affaires de l’université sont indésirables. Par exemple, ceux ou celles qui imposent à l’Université ce qu’ils proposent ou qui désignent les domaines où elle doit économiser. D’ailleurs, juger des disciplines particulières uniquement selon leur utilité économique était « faux et dépassé ».
Six étudiants romands ont créé une application pour briser la solitude des étudiant·e·s
Pour remédier aux difficultés des étudiant·e·s sortant du cocon familial pour vivre de façon autonome, six jeunes Romands issus de HEC Lausanne, de l’UNIL, de CREA Genève et de l’EPFL ont décidé de lancer OutNest (littéralement «hors du nid»), une plateforme informative destinée à «faciliter l’intégration des étudiants dans leur environnement». Les Universités de Lausanne, de Berne, de Fribourg, de la Suisse italienne (Lugano) ainsi que la Haute Ecole de Lucerne s’intéressent officiellement au projet. Des partenariats durables devraient suivre lors de la phase finale d’élaboration de l’application. Ils permettront aux instituts de formation de communiquer sur la plate-forme contre le paiement d’une licence annuelle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 octobre 2017
23Oct2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 octobre 2017
20Oct2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 octobre 2017
19Oct2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich sera plus transparente sur les recettes et les dépenses
A partir du 1er janvier 2018, l’Université établira une « Transparenzliste » sur tous les fonds récoltés (à partir de 100’000 CHF). Ces données contiendront des informations quant aux sponseur·e·s, bénéficiaires, projet et somme annuelle. A partir de 2019, ces données seront publiquement accessibles en ligne. Cependant, dans certains cas d’exception, les donateurs peuvent rester anonymes.
«Tyrannie de Campus»
L’ancien général américain et chef du CIA David Petraeus a été invité à l’ETH Zurich. Son discours a été annulé suite aux menace d’un petit groupement d’étudiants gauchistes appelé «Uni von unten». L’ETH avait avancé que cette décision avait été prise conjointement avec les autorités, dont la police. Les polices municipales et cantonales nient cela. L’attachée de presse de l’EPFZ précise qu’il s’agissait d’un évènement d’un partenaire externe. Cet argument ne tient pas la route pour l’auteur de l’article, qui avance le fait que la libre expression n’est pas liée à l’organisateur d’évènement.
En 2009, le mouvement a déjà empêché une visite du chef de Novartis Daniel Vasella et a occupé le grand auditoire à l’Université de Zurich, avec le soutien de certains professeurs. Dans un encadré rédigé par l’ex-professeur à l’Université de Zurich et ancien Conseiller national UDC Christoph Mörgeli, l’Université de Zurich est « clairement de gauche » depuis 1968.
Dans un autre encadré, le recteur de l’Université Michael Hengartner regrette que l’événement à l’ETH a été annulé. « Mais pour une conférence annulée, on ne descend pas tout de suite dans la rue. […] Il ne faut pas se laisser intimider. Il est important d’avoir un bon concept de sécurité et des localités appropriées.» Il insiste que le groupement «Uni von unten» n’est pas une organisation étudiante : la plupart de ses membres ne serait pas affilié à une haute école.
Antonio Loprieno présidera les Académies suisses des sciences
L’ancien recteur de l’Université de Bâle et ancien Président de swissuniversities Antonio Loprieno sera à partir du 1er mai 2018 Président des Académies suisses des sciences.
L’Université de Genève crée une formation sur la sécurité globale et la résolution des conflits
Un concept inédit de formation sur la sécurité globale et la résolution des conflits va débuter en janvier prochain à l’Université de Genève. Ce nouveau programme vise à former les cadres de la Genève internationale et du réseau national de sécurité.
L’octroi de bourses européennes pour la recherche en projecteur
La Liberté met en lumière les procédures liées au financement européen des recherches, notamment les ERC.
L’Etat de Fribourg augmente le budget pour la construction du bâtiment expérimental de Bluefactory (EPFL)
L’Etat de Fribourg consacrera 25 millions de francs à la construction du bâtiment expérimental du Smart Living Lab (SLL) de Bluefactory. Soit cinq de plus que prévu par la convention passée en 2014 avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette augmentation s’explique par le remaniement du projet initial, « [nécessaire] afin de ne pas entraver à moyen et long termes la dynamique » du SLL, expose le Conseil d’Etat dans un communiqué.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 octobre 2017
18Oct2017
Politique des hautes écoles
En France, il sera bientôt possible de gagner des crédits dans le cadre d’activités associatives, sociales ou professionnelles
En France, la nouvelle loi « Egalité et citoyenneté » demande aux établissements d’enseignement supérieur de créer un dispositif « garantissant la validation, pour l’obtention d’un diplôme, des compétences, connaissances et aptitudes acquises par leurs étudiants dans l’exercice d’activités associatives, sociales ou professionnelles », notamment en accordant une partie des crédits nécessaires pour valider un diplôme. L’engagement bénévole, le travail, du service militaire ou de sapeur-pompier volontaire et le service civil serait ainsi accrédité, à condition que les compétences et connaissances ainsi acquises « relèvent de celles attendues dans son cursus d’études ».
A chaque université de fixer ses règles, dans les deux mois qui suivent la rentrée universitaire, précise le décret. « Il reste à fixer les modalités d’évaluation des compétences acquises dans un emploi étudiant», indique Nicole Rascle, la vice-présidente chargée de la vie étudiante de l’Université de Bordeaux : « Ce n’est pas simple de savoir quelles compétences développe un·e étudiant·e qui travaille comme caissier·ère… C’est plus simple quand un·e étudiant·e travaille sur le campus, à la bibliothèque par exemple. »
Le Président français souhaite la constitution d’«universités européennes» d’ici 2024
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que d’ici l’année 2024, l’Europe devrait avoir «au moins 20» de ce qu’il appelle «universités européennes», offrant aux étudiant·e·s la chance d’«étudier à l’étranger et suivre les cours en deux langues différentes au moins». Elles sont censées aider à «créer un sentiment d’appartenance» qui sera «le ciment le plus solide pour l’Europe», soutien un communiqué de presse apparu plus tard.
Il s’agit d’un «réseau d’universités existantes, mais qui «auront à introduire des changements importants pour travailler mieux ensemble», et permettre aux étudiant·e·s un «changement de pays et d’université chaque année, au sein du réseau, avec un curriculum commun. […] Malgré le Brexit, l’anglais pourrait toujours être une des langues d’enseignement».
Ces propositions n’ont «rien de nouveau», défend Kurt Deketelaere, Secrétaire général de la Ligue européenne des Universités de recherche (LERU). «Nous faisons tout cela, des échanges d’étudiant·e·s, de doctorant·e·s, de personnel […]. Nous avons des cours dans tous les types de langues». Ces idées auraient simplement été lancées pour que le Président Macron paraisse «pro-européen».
Les taxes universitaires à Fribourg pourrait augmenter dès la rentrée de septembre 2018
Le rectorat de l’Université de Fribourg a décidé de déposer une demande auprès du Conseil d’Etat, compétent en la matière, pour augmenter les taxes semestrielles de 30%. Actuellement de 655 francs par semestre, elles pourraient passer à 855 francs. «Nous sommes en phase de consultation interne. La demande et le montant exact n’ont pas encore été formulés auprès du Conseil d’Etat. Les membres du rectorat ont aussi pris cette décision parce que, à notre avis, il est juste que les étudiant·e·s participent aussi au développement de l’Université, développement qui va leur profiter», souligne Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg. «L’Etat fait [déjà]un grand effort pour l’université.»
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg (AGEF) a lancé lundi une pétition en ligne demandant au Conseil d’Etat de réexaminer le budget de l’Université, d’abandonner le projet de hausse des taxes et le développement des aides financières cantonales. «Nous ne demandons pas seulement plus d’argent. Nous aimerions aussi que le canton examine les répercussions qu’entraîne la présence des étudiant·e·s en ville, tant au niveau culturel qu’économique. Même si nous nous rendons bien compte qu’il fait déjà beaucoup», précise Robert Avery, co-président administratif de l’AGEF.
A l’Université de Genève, des étudiant·e·s en situation précaire dénoncent un manque de confidentialité lors du traitement de leur dossier
Les étudiant·e·s de l’Université de Genève qui souhaitent obtenir une exonération de leur taxe d’encadrement doivent présenter leur dossier aux gestionnaires du Pôle Santé Social. Le problème est que le contrôle des documents se fait dans une petite salle informatique en présence d’autres candidat·e·s. Les situations précaires de chacun·e s’exposent à voix haute, tout comme les informations sensibles. Certain·e·s étudiant·e·s dénoncent un manque de protection de la sphère privée
L’EPFL+ ECAL Lab combinent le numérique et la psychologie dans ses projets
Fondé en 2007, l’EPFL+ECAL Lab regroupe une vingtaine de professionnels, dont l’objectif est d’étudier les nouvelles technologies et de comprendre leur impact sur les utilisateurs. Depuis trois ans, il intègre également la dimension psychologique dans ses études, afin de mesurer l’impact émotionnel d’une innovation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 octobre 2017
17Oct2017
Politique des hautes écoles
En Allemagne, des scientifiques renommés s’engagent pour la publication en libre accès
Cinq scientifiques allemands renommés ont quitté leurs positions éditoriales dans les revues publiées par Elsevier, d’autres suivront. Il s’agit de la dernière étape dans une bataille au sujet des politiques de libre-accès et les contrats entre la maison d’édition et un consortium de bibliothèques, universités et instituts de recherche allemands.
Les chercheur·euse·s préconisent un nouveau modèle de payement qui ferait que tous les documents créés par des chercheur·euse·s en Allemagne soient en libre-accès.
Les étudiants fribourgeois lancent une pétition contre la hausse des taxes
L’association générale des étudiant·e·s de l’Université de Fribourg (AGEF) a annoncé le lancement d’une pétition contre la hausse des taxes prévue au semestre d’automne 2018.
Les hautes écoles chinoises cartonnent dans la formation des managers (EMBA)
Selon un classement Financial Times, trois des sept premières écoles sont exclusivement chinoises, et deux liées à des partenariats entre une université chinoise et une ou plusieurs occidentales. Sur les 30 premières Hautes Ecoles, deux seulement sont helvétiques, ou plutôt une et demie: CEIBS (China Europe International Business School), qui est alliée à un institut zurichois, et l’IMD de Lausanne.
« Fraud Scandals Sap China’s Dream of Becoming a Science Superpower »
Depuis 2012, la Chine investit plus d’argent dans la recherche et développement que l’Union Européenne et emploie globalement le plus grand nombre de scientifiques en laboratoire.
Cependant, selon Retraction Watch, le nombre de publications rétractées dû à la fausse de la revue par paires est plus haut que celui de tous les autres pays combinés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 octobre 2017
16Oct2017
Politique des hautes écoles
Comment faciliter la conciliation entre sports d’élite et études
Petra Klinger, championne du monde en grimpe et étudiante à l’Université de Berne, estime que «celui qui veut étudier à l’Université en tant que sportif·ve, doit être extrêmement bien organisé·e. Et cela nous aiderait si les Universités l’étaient également. […] Avec un petit effort, l’Université pourrait alléger fortement la compatibilité entre sport et études. Cela m’aiderait beaucoup, si certains cours étaient enregistrés via des Podcasts et si de temps en temps je pourrais manquer un enseignement. [… ] Je suis volontiers prête à donner plus que les autres en la forme de preuves de performance supplémentaires. Mais cela ne peut fonctionner que si les enseignant·e·s ne s’en tiennent pas à des structures universitaires rigides».
Le Président des EPF réagit contre les conséquences d’un raccourcissement de son budget
L’Administration des finances fédérales a écrit dans un communiqué que la formation et la recherche devaient requérir moins d’attention à d’autres obligations telles que l’Armée et la construction des routes auraient en ce moment une plus grande priorité au Parlement. Selon Ueli Maurer, Ministre fédéral des finances, « [les EPF] vont obtenir plus que l’année passée, juste un peu moins que ce qui été prévu. La Confédération doit épargner au total un milliard de francs suisses. Les EPF ont crû fortement. Je pense qu’un recentrage est nécessaire. On peut aussi, dans un monde qui change si vite, soumettre un programme, qui a commencé il y a dix ou quinze ans, à une révision et remettre en question son maintien». Fritz Schiesser, Président du Conseil des EPF a moins de compréhension pour les propositions d’Ueli Maurer: «En 2016, la Confédération nous a promis plus de moyens, pour que nous puissions investir dans les domaines de la recherche, qui sont importants pour l’avenir de la Suisse. Ceci nous l’avons fait. A présent, si la Confédération fait volte-face, cela complique fortement un financement durable des nouveaux domaines de recherche.» Avec ces arguments, Fritz Schiesser se rendra ce mercredi (18.10.2017) à Berne, afin de convaincre les membres de la Commission des finances d’annuler le régime d’épargne du Conseil fédéral. Il a un objectif minimal: le budget des EPF pour 2018 doit être au moins aussi élevé que celui de l’année 2017. Les membres de la Commission des finances ont déjà reçu une lettre avec une proposition de compromis. En outre, Fritz Schiesser a obtenu le soutien du Parti libéral-radical (PLR).
«Education», une notion sans signification?
Selon l’auteur Konrad Paul Liessmann, Professeur à l’Institut de philosophie de l’Université de Vienne et auteur du livre «Geisterstunde – Die Praxis der Unbildung» (2014), la notion d’«éducation» («Bildung») est devenue hautement imprécise et ne possède plus d’unité qui permette de maîtriser ce qu’il faut entendre sous ce terme, ce qui est utilisé et interprété par chacun selon sa convenance et ses intérêts politiques ou économiques. Une réflexion sur les significations fondamentales de l’éducation, les besoins et limitations doivent, pour l’auteur, être urgemment mise en place.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (VI)
Revue de presse UNIL 16 octobre 2017
13Oct2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2017
12Oct2017
Politique des hautes écoles
Débat sur la formation des imams en Suisse
Faut-il former les imams dans les Universités suisses? C’est la question qui a été posée durant le débat Infrarouge organisé par la Radio Télévision Suisse (RTS) (23:00-45:00).
(41:40) François Dermange, Professeur d’éthique à l’Université de Genève (UNIGE), estime que «si on a une approche rationnelle académique du religieux, c’est la meilleure chance pour l’Université et pour l’ensemble de la société, d’avoir un religieux compatible avec les valeurs qu’on défend. Nous, on pense que d’avoir une approche sur le religieux, qui soit une approche académique, permet précisément d’éviter des dérapages.»
Au niveau de la formation proposée à l’UNIGE, il déclare que «La première chose qu’on leur apprend, s’ils ne savent pas, c’est le français…c’est une volonté d’intégration…ils [les imams] ont une responsabilité envers les musulmans de la 2e et 3e génération qui ne parlent plus la langue communautaire». (26:10)
(27:30) Il ajoute: «Pourquoi c’est différent d’enseigner le français à la Maison des langues de l’Université ou à l’Ecole Migros?…Il faut avoir la subtilité de quelqu’un qui sait faire comprendre…quel sens on donne au concept de laïcité».
(29:00) «On enseigne les fondamentaux, comprendre les clés des structures fondamentales, sociale, des valeurs et puis…on donne aussi des cours de théologie de l’islam…il y a des courants parfaitement compatibles avec notre mode de vie.»
(30:00) Pour Magali Orsini, députée socialiste (PS, GE) au Grand Conseil genevois «il n’y a pas de laïcité ouverte, moderne, il n’y a que la laïcité. C’est la séparation de l’Église et l’État. L’ensemble du public finance un enseignement théologique alors qu’il y a 35% de personnes à Genève qui avouent ne faire partie d’aucune religion. Les gens qui n’ont pas de religion méritent le respect le plus total aussi».
(26:50) Sur la question des financements, Jean Romain Putallaz, essayiste, romancier et philosophe, réagit à François Dermange en déclarant que «je ne vois pas au nom de quoi c’est à l’État de financer, alors qu’il y a des communautés qui ont de l’argent, qui sont elles-mêmes très intéressées au fait que leur imam parle le français. De mon point de vue, ce n’est pas à l’Université de faire cela, c’est à des écoles privées…de prendre en charge»
(25:07) Pour Yadh Ben Achour, un juriste et universitaire tunisien, spécialiste des théories politiques islamiques et de droit public, il est important de définir l’origine des financements des imams. Selon lui «se faire financer par l’État implique des contraintes politiques. Ça devient dangereux quand l’État intervient».
Le Directeur de la RTS esquisse le profil du futur Centre médias de Dorigny
Le Directeur de la Radio Télévision Suisse (RTS), Pascal Crittin, a esquissé le profil du futur Centre médias pour son implantation sur le campus de Dorigny (VD). «Nous allons créer un Centre médias qui veut réunir les approches des sciences humaines et sociales, des humanités digitales et des ingénieurs pour stimuler l’innovation dans le domaines des médias».
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (V)
L’espoir des Postdoctorant·e·s de l’UNIL suite à la révision des conditions d’engagement
«Une victoire porteuse d’espoir.» Ce sont les mots de l’Association du corps intermédiaire de l’UNIL (ACIDUL) et du Syndicat des services publics, publiés dans un communiqué de presse. Tout en restant «attentifs» pour la suite, ils se réjouissent de la révision des conditions d’engagement des postdoctorants.
Revue de presse UNIL 12 octobre 12017
11Oct2017
Politique des hautes écoles
Vague de reconversions dues à la transition numérique
Stefan Wolter, Professeur titulaire de l’économie de l’éducation à l’Université de Berne, estime que la Suisse n’est pas préparée à la digitalisation et préconcise un plan d’urgence. «Le numérique pourrait détruire des professions entières». Hans Hess, Président du groupement industriel Swissmem, entrevoit une manière de transférer la formation sur la reconversion des adultes et souhaite introduire un apprentissage pour les employés âgés de 40 ou 50 ans.
L’Université de Genève organise une première formation continue sur les droits des LGBT
Pour la première fois dans le cadre académique en Suisse, l’Université de Genève (UNIGE), en partenariat avec la Fédération genevoise des associations LGBT, organise une formation continue consacrée au management de la diversité et aux droits des personnes LGBT dans le monde du travail. Elle a pour objectif de comprendre la situation des personnes LGBT dans le monde professionnel, acquérir des outils pour favoriser l’éclosion d’un milieu de travail inclusif et respectueux du personnel LGBT et enfin, de partager les expériences et les bonnes pratiques ayant cours dans les différents milieux professionnels.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (IV)
Revue de presse UNIL 11 octobre 2017
10Oct2017
Politique des hautes écoles
Une association veut promouvoir les femmes philosophes à l’Université de Genève
Une association, créée au sein du département de philosophie de l’Université de Genève, veut remédier à la sous-représentation des femmes au sein du corps professoral de l’institution, notamment en philosophie.
L’ouverture d’un pays et son impact scientifique et vont de pair
Caroline S. Wagner, Professeure au John Glenn College of Public Affairs dans l’Ohio et Koen Jonkers, Chef d’unité adjoint à la Commission européenne, ont trouvé une corrélation manifeste entre l’influence scientifique d’un pays et les liens qu’il entretient avec les chercheur·euse·s étranger·ère·s.
Suite à une analyse des publications et de citations dans 36 pays et des dépenses gouvernementales pour la science, ils ont découvert que malgré le fait que les dépenses gouvernementales pour la recherche et le développement sont que – du moins tel que mesuré par les citations, une des rares mesures pratiques disponibles. L’impact serait plutôt corrélé avec l’«ouverture» d’un pays, qui est approximée en combinant des mesures de copaternité («co-authorship») et la mobilité des chercheur·e·s des pays.
Les Ministres de la science du G7 approuvent la science ouverte
Le 28 septembre 2017, les Ministres de la science des pays du G7 ainsi que le Commissaire européen pour la Recherche, la Science et l’Innovation se sont réunis en Italie. La rencontre a débouché sur un ensemble de directives politiques et d’articles sur l’action concrète pour soutenir la communauté scientifique afin de faire face aux défis globaux tels que les sciences ouvertes («open science»).
Le Parti libéral-conservateur fait recours contre le rejet de son initiative sur la préférence indigène
Le Parti libéral-conservateur (PLC) a envoyé ce week-end (le 7.10.2017) son recours à la Cour constitutionnelle pour sauver son initiative qui vise à accorder la préférence aux travailleurs indigènes. Le Conseil d’État l’avait déclarée nulle, estimant que le texte contrevenait à l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) avec l’Europe. L’initiative demande que l’État et les communes engagent en priorité des travailleurs de nationalité suisse ou, s’ils sont d’origine étrangère, habitant d’ores et déjà en Suisse. Les employeurs qui engageraient des travailleurs de l’étranger devraient s’acquitter d’un impôt spécial d’au minimum 12’000 francs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2017
Des contrats à 100% pour les Postdoctorant·e·s de la Faculté de Biologie et Médecine
Les Postdoctorant·e·s de la Faculté de Biologie et Médecine (FBM) de l’UNIL bénéficieront désormais de contrats à 100%, ont annoncé hier (le 9.10.2017) le Syndicat des services publics (SSP) et l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’Université de Lausanne (ACIDUL). L’UNIL a annoncé le passage à 100% de l’ensemble des Premiers-assistant·e·s de trois départements de l’Ecole de biologie.
9Oct2017
Politique des hautes écoles
La bataille pour le budget fédéral de la formation a commencé
Sur la table de la Commission des finances se trouvait une lettre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC). Il y était écrit que les membres de l’institution exigent d’annuler au moins partiellement la coupure de budget dans le domaine de la formation. Cette proposition prévoit, qu’il n’y ait au moins aucune coupure effective dans les subventions pour les EPF, les Universités et les HES: elles doivent rester aussi élevées que pour le budget de 2017. Pour les financements de la recherche, les contributions devraient effectivement augmenter – un peu plus que celles proposées par le Conseil fédéral. Dans l’ensemble, cette variante a pour conséquence des frais supplémentaires de 86,2 millions de francs. La Commission a également écrit dans la lettre que l’argent était nécessaire pour les EPF afin de garantir la haute qualité de l’enseignement.
En outre, à la fin du mois d’octobre la Commission de l’éducation du Conseil national débattra sur l’offensive pour la formation digitale de Johann Schneider-Ammann. Le Ministre de l’éducation espère éventuellement un soutien de la Commission pour son vœu, d’obtenir 150 millions de francs, afin de promouvoir le passage au numérique.
À Genève, les futurs avocats galèrent pour trouver des stages obligatoires
A Genève, il faut parfois plus de deux ans aux étudiant·e·s pour décrocher un stage, passage obligé avant le brevet. De plus, une charte définit le cadre du stage ainsi que sa rémunération: 3500 francs brut par mois. Un salaire indicatif mais pas obligatoire. Selon certains témoignages, des études, devant l’offre abondante de stagiaires, n’hésitent pas à proposer moins. La refonte complète du règlement d’application de la loi sur la profession d’avocat, qui a conduit à la fondation de l’ECAV en 2011, est à l’origine de cette nouvelle situation. La formation, qui mélange le système suisse de stage pratique et le français, qui privilégie la théorie, rencontre un vif succès. «Les étudiants des autres cantons représentent entre 20 et 25% des volées de l’ECAV», estime Carole Lager, sa Directrice.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 octobre 2017
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (III)
6Oct2017
Politique des hautes écoles
Précarité aux études
«En Suisse, un jeune sur cinq est obligé de travailler pour financer ses études ou sa formation professionnelle. Certaines étudiantes vont même jusqu’à la prostitution. Sans aides de l’Etat, ni de leurs parents, ces étudiants et apprentis doivent conjuguer entre la précarité économique et leur formation parfois compromise par le manque d’argent. Des situations qui révèlent les failles d’un système d’aide publique menaçant certains d’exclusion.»
« Monsanto Papers » : des dérives inadmissibles
Le géant américain de l’agrochimie Monsanto a, de manière systématique, cherché à influencer la marche de la science et à intervenir dans les décisions des agences réglementaires.
Des articles scientifiques gratuits pour les enfants
L’éditeur lausannois Frontiers, spécialisé dans l’édition de publications scientifiques en libre accès, a lancé une version de son site pour les enfants, Frontiers for Young Minds. En 2013, il a lancé une version pour les enfants et les adolescents de 8 à 15 ans, nommée Frontiers for Young Minds, qui fournit également gratuitement des articles scientifiques. Dès l’année prochaine, toutes les publications seront traduites, à savoir les 150 articles déjà proposés sur le site.
Les ostéopathes ont leur master à Fribourg
La Haute Ecole de santé Fribourg complète sa filière en ostéopathie avec un master depuis la rentrée
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (II)
5Oct2017
Politique des hautes écoles
Faut-il taxer les étudiants étrangers pour augmenter la qualité des Universités?
Le Conseil des EPF a récemment décidé une augmentation des taxes d’étude. La question qui se pose pour la Weltwoche est: doit-on traiter les étudiants indigènes et étrangers de la même manière? Stefan Wolter, économiste de la formation, professeur à l’Université de Bâle et Directeur du Centre suisse de coordination pour la recherche en éducation, pense qu’il faut prêter attention à la question de la différenciation des taxes, en fonction de si un·e diplômé·e de Haute Ecole reste en Suisse et y travaille ou s’il retourne à l’étranger. Dans le cas d’une «exportation de formation», exiger un supplément financier serait «approprié». D’ailleurs, il estime que seulement les personnes qui, après leur diplôme de Haute Ecole, travaillent de 80+ à 100%, sont «rentables, avec un rendement positif».
Le Conseil de l’EPF a décidé de traiter tous les étudiants de la même façon. Son président Fritz Schiesser est de l’avis que «l’internationalité de nos Hautes Ecoles est un facteur de succès central. Avec cela, nous pouvons récupérer le savoir international en Suisse». Trois quart des étudiants étrangers resteraient en Suisse et y travaillent après leurs études aux EPF. Il ajoute: «[Ces diplômé·e·s] bénéficient à l’économie suisse en tant que spécialistes précieux et recherchés. Aussi, nous ne voulons pas d’une sélection basée sur le prix, qui ne permettrait pas aux étrangers non-riches d’étudier chez nous, mais nous voulons les plus intelligents».
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (I)
Grand dossier sur les recherches de Professor Rodolphe A. Reiss, «le Sherlock Holmes suisse»
NZZ Geschichte a publié un grand dossier sur les recherches Professeur Rodolphe A. Reiss , «le Sherlock Holmes suisse ».
4Oct2017
Politique des hautes écoles
L’open source serait-il menacé par une loi de l’Union Européenne?
Les activistes en faveur des logiciels utilisables librement craignent le pire: la modification planifiée d’une loi de l’UE menacerait tout l’internet. Beaucoup de services d’informations tel que Wikipedia sont touchés. De plus, l’article 13 de la nouvelle Directive sur les droits d’auteur de l’UE veut, dans la lutte pour la propriété intellectuelle, mettre les plateformes internet à contribution sur lesquelles les développeurs échangent des codes de programme. Des services populaires tels que Github, Stack Overflow et GitLab seraient touchés.
Nouvelles initiatives populaires contre l’expérimentation animale
Un comité saint-gallois «apolitique» a lancé ce mardi (3.10.2017) à Berne une initiative populaire fédérale, nommée «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine». Le texte réclame que l’expérimentation animale soit considérée comme un mauvais traitement envers les animaux et soit classée comme un «crime». Environ 80 organisations et entreprises soutiennent cette cause – dont des représentants du PS et des Verts ainsi que différents groupes de protection des animaux et des partis pour les animaux. Ils demandent à ce que la recherche abandonne le principe «essai et effet». Les 100’000 signatures doivent être récoltées jusqu’au 3 avril 2018. La Conseillère nationale vaudoise Isabelle Chevalley a réagi a cette initiative : «interdire toutes les expérimentations me paraît quand même bien radical. Prenez les expérimentations humaines: les gens sont conscients et volontaires. Et puis, toutes les expériences sur les animaux ne sont pas forcément à jeter; les chirurgiens ont notamment besoin de s’entraîner.» Irene Varga, Co-présidente du comité d’initiative et diplômée en sciences naturelles à l’EPFZ affirme que «la majorité des substances testées sur des animaux et jugées comme prometteuses faillissent lors de la phase de test sur les humains.» Les partis des Verts et des Vert’libéraux n’ont pas été contactés en amont par les initiants. Les milieux universitaires sont contre cette initiative. Denis Duboule, Professeur à l’EPFL et à l’Université de Genève, justifie en disant qu’ «il n’existe aucune solution équivalente aujourd’hui. Peut-être que d’ici 15-20 ans on parviendra à réduire le recours à l’animal: différentes pistes sont étudiées, comme les organoïdes, organes miniatures qu’on fait pousser en culture en se fondant sur une cellule souche et non sur une cellule animale».
Plusieurs autres initiatives de ce type sont en cours au niveau cantonal. A Genève, l’initiative «Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale», lancée par la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV), a abouti ce mardi (3.10.2017), tandis que l’initiative «Des droits fondamentaux pour les primates » a récemment été déposée à Bâle-Ville. Au Parlement fédéral, la Conseillère nationale Maya Graf (Verts, BL) a rédigé une motion promouvant les méthodes scientifiques alternatives. La Confédération devrait
les «encourager notamment, en collaboration avec les hautes écoles et l’industrie».