Le 29 février prochain ouvrira le nouveau centre de recherches « Institut Kulturen der Alpen » dans le canton d’Uri. Issu d’une collaboration entre le Canton d’Uri et l’Université de Lucerne, cet institut s’intéressera aux défis de la globalisation auxquels fait face la région alpine. À l’occasion de son ouverture, l’Institut appelle la population d’Uri à proposer des questions de recherche.
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Filtres des articles
23Déc2019
Politique des hautes écoles
Trois universités suisses auraient subi du hacking par le site Sci-Hub
Les codes d’accès de chercheur·euse·s de l’EPFL et des universités de Lausanne et de Genève à des revues scientifiques auraient été piratés par Sci-Hub, afin de rendre ces revues gratuitement accessibles sur internet.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 décembre 2019
20Déc2019
Politique des hautes écoles
L’EPFL en 2069
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, s’imagine son haute école 50 ans dans le futur.
«Je me concentrerai sur trois domaines de recherche: les sciences de l’information, les sciences du vivant et la médecine, et enfin l’énergie et la durabilité.»
Un cas de fraude touche un laboratoire de l’EPFL
Une étude de l’EPFL parue dans la revue Science a été retracté. En cause: la falsification d’une partie des données afin d’obtenir des résultats plus significatifs. «Contactée par Le Temps, la
scientifique à l’origine de la falsification a confié «regretter amèrementcette erreur» ayant conduit à sa démission.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 décembre 2019
19Déc2019
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève défend sa collaboration avec l’Institut Confucius
Alors que l’Institut Confucius de Bruxelles ferme suite à des accusations d’espionnage, le recteur et le directeur de l’unité des études chinoises de l’UNIGE défendent leur collaboration avec l’Institut Confucius de Genève, tout en appelant à la vigilance et au maintien du dialogue avec la Chine. Pour rappel, le Temps relatait mardi comment l’armée chinoise s’était immiscée dans certaines institutions universitaires suisses, dans un climat de méfiance générale.
Pourquoi les négociations avec Springer Nature n’ont pas abouti
L’article revient plus en détail sur les raisons de l’arrêt des négociations entre le consortium et Springer Nature. Les négociateur·ice·s du côté académique auraient tenu tête à la maison d’édition, avec pour objectif « la diffusion en libre accès des toutes les publications académiques financées par de l’argent public d’ici à 2024 ».
Quelle composition pour la «commission de prospective» vaudoise?
La composition de la «commission de prospective» a été débattue ce mercredi au Grand Conseil vaudois. Le projet de Pascal Broulis proposait de s’entourer d’expert·e·s issu·e·s de l’UNIL, de l’EPFL et de la Haute école d’ingénierie et de gestion (HEIG) afin d’aider le gouvernement à se faire une idée des enjeux auxquels il ferait face dans les vingt prochaines années, comme la Constitution du Canton de Vaud le demande (art. 72).
Le projet n’a pas passé pour diverses raisons : certain·e·s aimeraient accorder une plus grande place à la société civile. Pascal Broulis regrette cette décision: «Discuter avec des personnes des hautes écoles permet de «checker» la synthèse des grands enjeux de société.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2019
18Déc2019
Politique des hautes écoles
Entretien avec Joël Mesot, Président de l’EPFZ
Joël Mesot revient sur sa première année à la tête de l’EPFZ.
L’Université de Bâle envisage de donner des crédits pour engagement social
Le Conseil estudiantin de l’Université de Bâle s’est prononcé en faveur de l’instauration de crédits « sociaux », afin de donner plus de poids à l’engagement social des étudiant·e·s au sein de l’université (tutorats, portes ouvertes, jardinage commun, etc.), comme c’est le cas à Lucerne depuis 2003.
L’idée, qui pourrait toutefois générer une forme de travail non-rémunéré et une baisse de l’engagement bénévole des étudiant·e·s, serait bien accueillie par le rectorat.
swissuniversities définit les relations avec les maisons d’édition Elsevier, Springer Nature et Wiley pour 2020
swissuniversities présente la situation actuelle de la transition de la publication universitaire suisse financée par des fonds publics à l’Open Access. Pour parvenir à une transition complète en2024, la solution envisagée est le modèle Read&Publish.
Les relations entre swissuniversities et les trois maisons d’édition Elsevier, Springer Nature et Wiley dès 2020 sont décrites : alors que les négociations avec Elsevier et Wiley avancent, les négociations avec Springer Nature sont à l’arrêt.
L’Unil dans les médias
L’IMB, l’EPFL et L’UNIL s’allient dans la création du «Enterprise for Society Center» (E4S)
Un centre de formation en économie prenant en compte la durabilité et le développement de nouvelles technologies lance de nouvelles recherches et proposera dès 2021 un nouveau master.
Revue de presse UNIL 18 décembre 2019
17Déc2019
Politique des hautes écoles
La Confédération va soutenir six nouveaux pôles de recherche
«La résistance aux antibiotiques, informatique quantique, le langage ou l’énergie sont les matières qui feront l’objet de pôles de recherche nationaux, entre les deux EPF et les universités de Bâle, Genève, Lausanne et Zurich.»
Cesla Amarelle: «La formation et la recherche, des causes nationales»
Cesla Amarelle, Conseillère de l’Etat de Vaud, Cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture, écrit de l’importance de l’investissement dans la formation et la recherche. «Mais l’engagement du secteur privé (69% de l’effort suisse R&D) stagne désormais (OFS, 2017). L’effort public, orienté sur la recherche fondamentale, manifeste aussi des signes d’essoufflement. […] Nos dépenses consacrées à l’enseignement supérieur, en% du PIB, stagnent, alors qu’elles augmentent dans tous les Etats riches auxquels la Suisse se compare (OCDE, 2017).» Par ailleurs, la Conseillère d’Etat avance que les moyens fédéraux supplémentaires envisagés seront aussitôt absorbés par la hausse des effectifs d’étudiants. «Il ne restera presque
rien pour les nouveaux besoins. Climat, énergie, intelligence artificielle, santé, transition numérique: les attentes placées dans la recherche publique désintéressée sont pourtant immenses.»
Les universités suisses infiltrées par l’armée chinoise
«Un nouveau rapport [du think tank Australian Strategic Policy Institute (ASPI)] détaille les nombreux liens cultivés par l’armée populaire de libération avec des institutions académiques situées dans des pays occidentaux. La Suisse n’est pas épargnée.» Dans les pays anglo-saxons, la riposte a commencé à s’organiser.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 décembre 2019
16Déc2019
Politique des hautes écoles
Vers une institution nationale pour la défense des droits humains en Suisse
Une institution nationale des droits humains devrait voir le jour, selon un projet du Conseil Fédéral. Cela répond à une demande de la part des cantons et aux prescriptions de l’ONU. L’implantation de l’institution indépendante dans une ou plusieurs universités suisses est prévue.
Université de Bâle: étudiant·e·s encouragé·e·s à terminer leur études dans les temps
Le rectorat de l’Université de Bâle prévoit de doubler les taxes d’études des étudiant·e·s dont la durée de bachelor dépasserait six ans ou dont la durée du master dépasserait quatre ans afin de les encourager à terminer leurs études plus rapidement. La décision doit encore être approuvée par le Conseil de l’Université.
Un don de 100 millions de francs à l’Université de Berne pour la recherche climatique
Le milliardaire bernois Hansjörg Wyss a fait un don de 100 millions de francs à l’Université de Berne pour la recherche climatique. Rallongé de 100 millions de francs de la part du canton et de l’Université de Berne, ce montant permettra l’ouverture du Wyss Center Bern, un centre de recherches en matière de protection de l’environnement et de développement humain, qui intégrera le programme Wyss Academy for Nature déjà fort d’autres unités de recherches en Amérique Latine, Afrique et Asie du Sud-Est.
Arcinfo revient sur les financements passés du mécène, alors qu’Heidi.News s’intéresse à l’indépendance de la recherche bernoise qui bénéficiera de l’ouverture de cinquante postes de travail. Berner Zeitung questionne le milliardaire sur le choix de l’Université de Berne et sur les conditions posées à celle-ci et au canton.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 décembre 2019
13Déc2019
Politique des hautes écoles
Les défis du secteur pharmaceutique suisse
Les différentes stratégies à mettre en place pour protéger et renforcer le secteur pharmaceutique suisse selon Interpharma sont exposées. La qualité de la formation professionnelle doit être maintenue et les enjeux de la numérisation des données et de la protection de la propriété intellectuelle pris en main.
Le Parlement boucle un budget plus large que le gouvernement
Les Chambres fédérales se sont entendues sur le budget 2020. Cette année, « le parlement a été particulièrement dépensier pour la formation, l’innovation et la recherche », avec une rallonge de 101,1 millions de francs de plus que ce qu’avait prévu le Conseil fédéral.
Des expert·e·s ligué·e·s contre l’intelligence artificielle
Des chercheur·euse·s de l’Université de New York se sont associés jeudi pour demander l’interdiction de l’usage de l’intelligence artificielle pour analyser l’expression faciale, notamment dans l’évaluation de candidat·e·s lors de sélections.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2019
12Déc2019
Politique des hautes écoles
Université de Bâle – discriminations à l’embauche et congé maternité des doctorantes
Lors d’un entretien d’embauche à l’Université de Bâle, une femme s’est vu demander combien de temps de congé elle prendrait dans le cas où elle tomberait à nouveau enceinte et si le poste visé conviendrait à sa situation familiale.
Suite à cela, deux parlementaires cantonaux·ales bâlois·e·s, sous-lignant que l’université est financée par les fonds publics, ont demandé au gouvernement s’il avait pris contact auprès de l’université afin d’avoir des explications et de corriger la situation.
Ils·elles ont également demandé des clarifications quant à la situation des doctorantes, en se demandant si certaines n’auraient pas eu des enfants dans les quatre dernières années sans toutefois bénéficier du congé maternité.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 décembre 2019
11Déc2019
Politique des hautes écoles
Le nouveau bâtiment du Biozentrum de l’Université de Bâle coûtera beaucoup plus cher
Le nouveau bâtiment du Biozentrum de l’Université de Bâle coûtera de 70 à 110 millions de francs supplémentaires, soit entre 21 et 33% de coûts supplémentaires. L’impact sur l’Université de Bâle pourrait être d’autant plus grand que les classes et laboratoires risquent de ne pas être prêts à temps pour être utilisés.
Le projet GESDA toujours critiqué
Après une présentation du projet Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA), l’émission expose les critiques que lui font plusieurs associations et ONG, telles que Swissaid. Le projet serait trop opaque autour de sa conception et de ses objectifs et sa démarche très libérale et orientée vers les mauvais enjeux : l’élimination de la faim dans le monde et la lutte contre la pauvreté ne seraient pas considérées, alors que la recherche technologique serait au cœur du programme GESDA.
L’article d’Heidi.News présente le projet GESDA, sa mission, son cadre de référence, son calendrier et les premiers projets prévus.
(Pour plus d’informations, cf. newsletter du 8 novembre)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 décembre 2019
10Déc2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 décembre 2019
9Déc2019
Politique des hautes écoles
IHEID : les doctorants hommes sont bannis d’un atelier
Organisé par deux doctorantes de l’IHEID, l’atelier « Sexuality, gender et fieldwork » du week-end passé s’est tenu en mixité choisie – soit sans homme cisgenre, « exception faite des hommes qui se sentent appelés à participer en raison d’expériences personnelles de violence ».
La non-mixité de l’atelier avait pour but de créer un « espace protégé » pour les participantes* afin de discuter d’expériences de harcèlement et leurs conséquences sur leur travail scientifique. Les avis divergents d’un doctorant et de la directrice du Service égalité de l’Université de Genève, Brigitte Mantilleri, à propos de cette approche, sont rapportés.
Les docteures honoris causa font exception
Alors que l’Université de Berne a remis samedi un titre de docteur honoris causa à Johann Schneider-Ammann, peu de femmes ont reçu cet honneur à travers l’histoire. L’article revient sur les causes de ce phénomène.
P&TS organise une formation en droit des brevets à Neuchâtel
P&TS, un important cabinet suisse spécialisé en droit des brevets actif dans le domaine de la propriété intellectuelle lance un cours du soir en droit européen des brevets, en collaboration avec des acteur·ice· issu·e·s de l’entreprise Nestlé, des universités de Neuchâtel et de Strasbourg et de l’Institut des mandataires agréés auprès de l’Office européen des brevets.
Un land allemand voisin plaide pour l’accord-cadre
Le gouvernement du land allemand du Bade-Wurtemberg a publié vendredi un document plaidant en faveur de l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 décembre 2019
6Déc2019
Politique des hautes écoles
Le Conseil national augmente les crédits pour la formation
Après le Conseil des États, le Conseil national a voté hier une augmentation de 102 millions dans les crédits dédiés à la formation. On constate ainsi un léger glissement vers le centre, avec un nouveau Parlement plus dépensier et moins à droite.
Emprunte carbone de la recherche: des scientifiques prennent moins l’avion
Poussé·e·s par leur carrière scientifiques, les chercheur·euse·s prennent en moyenne 72% plus souvent l’avion que le reste de la population afin de se rendre à des conférences ou sur leurs terrains d’études. Alors que plusieurs universités suisses s’engagent pour la durabilité, aucune d’entre elles n’a encore obtenu la note « très bien » selon l’indice du WWF.
Si la pratique des vidéoconférences est de plus en plus fréquente, la mise en réseaux des scientifiques se fait toujours très majoritairement de vive voix. Dans le cas de l’EPFZ, les voyages scientifiques représentent plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre de l’école, dont 93% sont produits par les vols aériens.
Plusieurs initiatives pour lutter contre cette culture scientifique du voyage existent, telles que la plateforme « No Fly Climate Sci » qui réunit des scientifiques qui ont fait le pas de réduire la fréquence et la distance de leur déplacements professionnels.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2019
5Déc2019
Politique des hautes écoles
La Suisse continue de perdre de l’influence dans la politique énergétique européenne
Dans le contexte des négociations entre l’Union européenne et la Suisse autour de l’accord-cadre, le cas spécifique d’un accord sur l’électricité et ses répercussions sont étudiés par des chercheuses et chercheurs de l’EPFL et de l’Université de St-Gall, dans le « Programme national de recherche Energie » (PNR 70 et 71). Sécurité énergétique, développement économique, cadre juridique et objectifs climatiques entrent en ligne de compte dans les négociations.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 décembre 2019
4Déc2019
Politique des hautes écoles
Le niveau des élèves suisses baisse, selon PISA
Dans cet article, les résultats de l’étude PISA sont présentés et commentés.
Le Conseil national octroie un milliard à l’Union européenne sous condition
Le Conseil national s’est rallié hier soir à la décision du Conseil fédéral et du Conseil des États en acceptant, sous condition, le versement du milliard de cohésion pour la réduction des disparités économiques et sociales dans l’Union européenne (UE).
Ce milliard sera versé à l’UE sans que les conditions de participation aux programmes « Erasmsus + », « Horizon Europe » et « Europe créative » ne soient rediscutées.
Le conseil des États vote un crédit supplémentaire pour la recherche
Dans le cadre du budget 2020, 122,3 millions de francs ont été libérés, dont 99,1 millions de francs seront dédiés à la formation, à la recherche et à l’innovation. 30 millions iront aux EPF et 69 millions aux universités et hautes écoles.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2019
3Déc2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 décembre 2019
2Déc2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 décembre 2019
29Nov2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2019
28Nov2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2019
27Nov2019
Politique des hautes écoles
En 2018, 12 milliards de francs ont été investis dans les hautes écoles
En 2018, près de 12 milliards de francs ont été investis pour les hautes écoles en Suisse. Par ailleurs, la confédération a assumé 47% des coûts des universités, selon un rapport du Office fédéral de la statistique.
Digitalisation : Vers une dévalorisation du bachelor?
Selon une récente étude de la groupe de réflexion américaine «Brookings Institution», la transformation numérique menacerait plutôt des postes pour académiques que ceux qui ne nécessitent pas d’études supérieures. L’étude se base sur une analyse comparative des brevets avec des annonces d’emploi. Si une annonce contenait beaucoup de tâches pour lesquelles un brevet a été déposé, les chercheurs estiment qu’il y a une grande probabilité que ce poste pourrait être automatisé dans le futur. En moyenne, ce risque est cinq fois plus élevé pour les diplômé-e-s avec un Bachelor que celles et ceux sans formation. Thomas Straubhaar de l’Université de Hambourg estime que cela aurait comme conséquence une revalorisation de l’artisanat en Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2019
26Nov2019
Politique des hautes écoles
Est-ce que la confédération fait assez pour la recherche?
Christoph Eymann, Conseiller national de Bâle-Ville (PLD) regrette que la confédération ne finance pas davantage la recherche et l’innovation. La proposition de lancer un programme national pour des recherches fondamentales en collaboration avec des spécialistes de l’industrie a notamment été écartée par le Conseil fédéral. Ce dernier a également refusé un postulat visant la création d’une infrastructure pour des données (anonymisées) de patients, un projet pour la recherche sur les pathogènes multirésistants aux antibiotiques et un programme qui encourage la numérisation des hautes écoles, la formation continue et la formation professionnelle.
Christophe Eymann déplore que ces nouvelles idées soient refusées et aimerait que l’exécutif fédéral s’appuie plus sur le Conseil suisse de la science et aux académie des sciences.
Financer la recherche par tirage au sort?
«Comment octroyer des fonds à la recherche de la manière la plus juste et la plus efficace? Des scientifiques estiment que le système en place dans de nombreux pays, qui repose sur l’évaluation par des experts (peer review), n’atteint pas pleinement ses objectifs. Comme réponse, ils proposent de procéder par tirage au sort, une réflexion qui existe aussi pour la publication d’articles scientifiques et les nominations à des postes académiques. […] Le système de loterie est encore bien loin de faire l’unanimité. Mais, petit à petit, cette idée encore jugée folle il y a une décennie connaît un écho grandissant.» L’article mentionne également des instances où ce système a été appliqué en Suisse et à l’international.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 novembre 2019
25Nov2019
Politique des hautes écoles
Nouvelle stratégie de l’Université de Bâle (2022-2030)
La nouvelle Stratégie de l’Université de Bâle 2022-2030 vise une «université polyvalente» («Volluniversität»), qui réunit les sciences humaines et sociales, les sciences naturelles, les sciences de la vie et la médecine. Le nombre d’étudiant-e-s étant en baisse depuis 2018, le rapport rappelle l’importance d’attirer des étudiant-e-s moyennant des filières de qualité et via un large éventail de programmes d’études qui permettront des bons débouchés professionnels. L’Alma Mater se donne par ailleurs quatre lignes directrices: l’encouragement de l’agilité (pour réagir de manière flexible et proactive aux conditions cadre changeantes), l’ouverture (envers des partenaires potentielles, sans mettre en cause la liberté académique), le renforcement de l’identification avec l’université et l’exploitation des avantages de la localisation. La mise en œuvre de cette stratégie sera seulement possible avec des fonds supplémentaires.
Genève : l’expérimentation animale pourra continuer
L’initiative populaire genevoise visant «un meilleur contrôle de l’expérimentation animale» a été rejetée par 64,42% des voix. La Tribune de Genève note : «Le résultat du vote ne déçoit pas vraiment Luc Fournier, joint dimanche par téléphone, il réagissait positivement: «C’est notre meilleur résultat sur ce thème.» […] Pour le président de la LSCV, [Ligue suisse contre l’expérimentation animale et les droits des animaux,] il faut continuer à mettre la pression sur les universités car elles ne feront rien d’elles-mêmes.» Le Recteur de l’Université de Genève, soulagé, aurait remercié les Genevois qui «ont souhaité maintenir la qualité des soins et préserver l’excellence de la recherche.» Par ailleurs, il s’engage à ouvrir les animaleries aux journalistes.
Création du «Geneva Center for Business and Human Rights»
L’Université de Genève a lancé le «Geneva Center for Business and Human Rights», visant à «offrir aux entreprises un espace de dialogue sur les défis urgents en matière de droits humains, et à former les futurs dirigeants à intégrer les normes relatives à ces droits dans leurs contextes industriels.»
Ces cours qui ont la côte
Un récent sondage a classé les cours universitaires les plus populaires. L’économie est en tête aux Universités de Saint-Gall et Zurich, suivi par l’apprentissage machine à l’EPFZ. Michael Hengartner, Recteur à l’Université de Zurich et Président de swissuniversities, estime que les compétences sociales et interdisciplinaires gagnent d’importance sur le marché d’emploi, et que les connaissances spécialisées ne suffiront plus. «Le plus important est d’obtenir un diplôme, que ce soit universitaire, d’une HES ou dans le cadre d’un apprentissage», la recherche de travail étant plus difficile pour celles et ceux qui ne terminent pas leur formation. Il estime que les différences en employabilité des diplômés n’auraient que peu à avoir avec l’enseignement dans les universités, et qu’elle dépend largement du domaine.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 novembre 2019
22Nov2019
Politique des hautes écoles
Initiative contre l’expérimentation animale: «j’ai failli me laisser berner!»
Le Professeur en Neurogénétique Ivan Rodriguez de l’Université de Genève est contre l’initiative genevoise contre l’expérimentation animale (IN164), qui donne le droit de véto à tout membre de la Commission mixte d’évaluation de la pesées d’intérêts liés à l’expérimentation animale. «On enlèverait l’essence même de ce qu’on attend d’une commission, qui est entre autres de tamponner de possibles vues extrêmes (d’un côté comme de l’autre). Sachant que certains des membres de cette commission sont par nature opposés à toute expérimentation animale, autant dire que l’acceptation de l’IN164 permettrait à un seul individu de paralyser la recherche genevoise. […] En effet, des critères de sélection extraordinaires – tout droit sortis d’un grand chapeau – excluent la presque totalité des organisations protectrices des animaux de la double représentation de cette catégorie au sein de la commission. Ceci à l’exception d’une en particulier: celle à l’origine de l’initiative, bien entendu.»
La question de l’expérimentation animale «ne fait pas l’unanimité dans le monde académique»
Les Genevois se prononceront le 24 novembre sur l’initiative populaire 164, qui donnerait un droit de véto à chaque membre d’une commission d’évaluation.
François Jaquet, postdoc à au Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal et Angela Martin, collaboratrice scientifique à l’Université de Bâle, écrivent «la question s’il est éthiquement acceptable de faire de l’expérimentation animale relève de l’éthique plutôt que de la science.» Ce seraient donc des spécialistes de l’éthique animale qui devraient être entendu-e-s. «Une thèse y fait notamment l’objet d’un relatif consensus: le spécisme. […] Parce que les chercheurs en éthique animale condamnent dans l’ensemble cette forme de discrimination, au même titre que le racisme et le sexisme, ils s’opposent pour la plupart à ce qu’on impose aux animaux des expériences que l’on se refuserait à mener sur des êtres humains. N’en déplaise à certains, l’expérimentation animale ne jouit donc pas du soutien unanime du monde académique.»
Questions irrecevables lors d’un entretien d’embauche
Lors d’un deuxième entretien d’embauche à l’Université de Bâle, une candidate s’est trouvée confrontée à plusieurs questions déplacées: «Souhaitez-vous un deuxième enfant? Si vous tomberiez enceinte, pendant combien de temps serez-vous en congé de maternité? Est-ce que le poste est convenable par rapport à votre situation familiale ?»
Selon la loi [fédérale] sur l’égalité entre femmes et hommes, ces questions en reviennent à la discrimination sexuelle. Contacté par la journaliste, les dirigeants ont répondu qu’«une relation ouverte et de confiance entre les dirigeants et les collaborateurs est importante pour eux. […] C’est dans le sens d’un travail constructif et planifié, indispensable à la gestion, où tout doit se dérouler sans heurts.» Les questions sur la situation familiale seraient autorisées, mais «il n’est pas obligatoire d’y répondre».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2019
21Nov2019
Politique des hautes écoles
Les négociations suisses avec Elsevier, Springer und Wiley risquent d’échouer
Depuis une année, une équipe représentant recteurs-trices, chercheur-e-s, bibliothèques et membres du consortium «Read & Publish» négocient avec les grandes maisons d’édition scientifique Elsevier, Springer et Wiley sur l’Open Access (OA). Le 16 octobre, les universités suisses ont reçu une lettre de la part de Michael Hengartner, Président de swissuniversities, qui annonçait qu’il fallait se préparer au cas où les contrats ne devaient pas être renouvelés. Ils se montent actuellement à 22,4 millons d’Euros par année.
L’auteur de l’article, Christian Gutknecht, regrette la lenteur du processus de négociations. En 2018, les négociations avec Springer Nature ont pris un retard et swissuniversities a accepté une solution «intermédiaire», qui a coûté 5,2 millions d’euros de plus. En outre, cet été le Conseil des États a refusé d’intégrer la publication secondaire dans la révision du droit d’auteur. «Cette décision du Parlement peut certainement être considérée comme une reconnaissance du fait qu’au cours des dernières années, on n’a cessé de minimiser sa propre passivité dans le dossier OA vis-à-vis du public et des politiciens. […] swissuniversities peut désormais se libérer de leur léthargie auto-infligée en prenant clairement position contre les éditeurs à la fin de cette année et en défendant avec constance OA.» L’auteur rappelle que historiquement, les grands éditeurs, et Elsevier en particulier, n’ont pas répondu aux principales demandes ou suggestions du consortium et qu’un sondage à l’EPFZ suggère qu’il y a une volonté des chercheur-e-s de boycotter les grands éditeurs.
Les chercheuses pénalisées dans l’évaluation de leurs projets au Fonds national suisse
«Les chercheuses qui déposent une demande de soutien pour leur projet de recherche au Fonds national suisse (FNS) reçoivent des évaluations moins favorables que leurs collègues masculins. C’est ce qui ressort d’une étude du FNS sur les biais dans le peer review (l’examen de ces requêtes par des experts externes).»
«L’EPF suit la mode»
Dans la «fièvre du climat», la Présidente ad intérim du Conseil des EPF, Beth Rasna, a décidé de former un «super-institut» pour l’environnement et la durabilité en fusionnant les instituts Eawag et Wsl. L’auteur de la Weltwoche, Beat Gigy, s’étonne que la courte période intérim a été utilisée pour prendre une décision d’une telle ampleur sans impliquer le futur Président du Conseil, Michael Hengartner. Par ailleurs, il critique le fait que les Présidents des EPF siègent dans le Conseil des EPF qui est censé les surveiller et évaluer. En outre, les trois romands Joel Mesot (EPFZ), Martin Vetterli (EPFL) et Gian-Luca Bona (PSI) seraient mieux informés que les autres membres du Conseil et auraient donc une (trop) grande influence. «Dans la composition et la répartition des compétences d’aujourd’hui, [le] travail de leadership [du Conseil des EPF] n’était pas convaincant. La révision de la loi sur les EPF donne l’occasion de définir plus clairement les responsabilités afin que le nouveau président puisse exercer sérieusement ses fonctions au plus haut niveau de la direction.»
Le corps intermédiaire reçoit peu de soutien du gouvernement Saint-Gallois
Selon un récent sondage, le corps intermédiaire de l’Université de Saint-Gall (HSG) souhaite plus d’influence sur les décisions dans l’université et des meilleures conditions de travail. Actuellement, le corps intermédiaire est représenté par 8 personnes au Sénat, contre environ 100 professeur-e-s. Le gouvernement cantonal estime que, en comparaison avec d’autres universités, la position du corps intermédiaire serait «en principe bien». Ceci se refléterait par le fait que beaucoup de maîtres d’enseignement («Dozenten») ont choisi de rester à la HSG, même qu’ils ont eu des opportunités à l’étranger. Le gouvernement n’a pas répondu aux questions concernant les grandes disparités salariales à l’intérieur du corps intermédiaire et n’a pas réagi au sondage des doctorant-e-s sur leurs conditions de travail.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 novembre 2019
20Nov2019
Politique des hautes écoles
Marie-Laure Salle-Djelic dirigera l’IHEID
Marie-Laure Salle-Djelic a été nommé première Directrice de l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève. Professeure à Sciences Po Paris, elle dirige l’Ecole du management et de l’innovation et «succédera à Philippe Burrin le 1er septembre 2020. Elle connaît déjà bien l’institut, où elle a passé un an en tant que professeure invitée et chercheure invitée auprès du Centre sur la gouvernance globale. […] Les défis ne manqueront pas. A l’ère de la révolution numérique, Marie-Laure Salles-Djelic devra s’assurer que l’institut sera le plus visible possible sur la scène internationale et dans un milieu académique ultra-compétitif. Avec son profil, elle aura sans doute à coeur d’ancrer davantage encore l’IHEID dans l’innovation.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 novembre 2019
19Nov2019
Politique des hautes écoles
La raison d’être des humanités
L’auteur, Markus Gabriel, Professeur de Philosphie aux Universités de Bonn et New York, défend les humanités («Geisteswissenschaften»), un domaine qui est parfois critiqué par ses propres rangs, comme dernièrement par Hans Ulrich Gumbrecht dans la NZZ du 29.10.10, et parfois par l’extérieur. Le président brésilien Jair Bolsonaro a récemment effectué des coupes dans le financement des sciences humaines (en sociologie et philosophie), et des telles tendances populistes existent également en Hongrie, Chine, Russie, la Turquie et ailleurs. Ces attaques seraient une atteinte à l’objectivité : des coupes aux humanités au profit des sujets MINT méneraient vers plus d’«illibéralisme».
Les humanités permettent, selon l’auteur, d’analyser des sujets d’actualité (IA, fake news, digitalisation, atteintes à la démocratie par les réseaux sociaux, etc.) mieux que les sciences techniques: L’esprit humain et ses codes historiques, sociaux et culturels ne sont pas « déchiffrables » moyennant des méthodes d’apprentissage machine ou des neurosciences.
Par ailleurs, l’auteur estime que la pensée de l’EPFZ qui souhaite encourager avec son programme «Critical Thinking», était du domaine des sciences humaines.
Le budget de recherche de l’UE pour 2020 sera plus important que prévu, mais pourrait baisser en 2021
Les institutions de l’UE parviennent à un accord nocturne sur un budget de 13,5 milliards d’euros pour la recherche en 2020, donc 8,8% de plus qu’en 2019 et 2,3% de plus que prévu par la Commission dans une publication en juin – mais les « 27 Margaret Thatchers autour de la table » envisagent des importantes réductions budgétaires à partir de 2021.
Les Pays-bas abandonnent le facteur d’impact
Les universités néerlandaises, d’autres instituts de recherche et centres médicaux universitaires ainsi que les bailleurs de fonds publics pour la recherche se distancient du facteur d’impact. Ils ont revu leur système collectif de reconnaissance et de récompenses et ont publié un exposé de position.
Tout d’abord, les parties reconnaissent que l’accent est mis unilatéralement sur les résultats de la recherche universitaire, ce qui entraîne une sous-évaluation des nombreux autres domaines dans lesquels les universitaires sont actifs. De plus, l’évaluation de la recherche se limite principalement aux mesures qui sont facilement quantifiables, confondant les chiffres avec la qualité universitaire et d’autres vertus.
Les institutions ont convenu de signer DORA pour la fin de l’année 2019. L’adaptation de la culture de la reconnaissance et de la récompense modifiera également les conventions collectives de travail et les profils fonctionnels des universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 novembre 2019
18Nov2019
Politique des hautes écoles
Votation sur l’expérimentation animale à Genève: les arguments sous la loupe
Genève votera le 24 novembre sur l’expérimentation animale. La Tribune de Genève fait un «fact checking» des principaux points de discorde.
Et si les scientifiques deviennent politiques ?
La controverse autour du Conseiller fédéral Guy Parmelin et les EPF met en lumière la relation sensible entre politique(s) et la science. Dans une vidéo, Guy Parmelin s’était défendu des accusations de censure. Cependant, il a lancé un débat en résumant les objectifs partagés avec la communauté scientifique: «L’indépendance de la science et sa neutralité politique».
Le Conseiller national du PLR Christian Wasserfallen dit: «Quand les scientifiques prennent la parole, je m’attends à ce qu’ils argumentent avec des faits scientifiques». En tant que citoyen-ne-s («Privatpersonen»), ils peuvent faire des déclarations, mais pas avec la casquette scientifique.
Janet Hering, cheffe de l’Institut EPF Eawag, estime qu’un scientifique pourrait écrire en tant que scientifique et citoyen-ne-s, tant qu’ils ou elles ne s’expriment pas au nom de l’institution. Le nouveau président de l’EPFZ Joël Mesot va dans la même direction. Son prédécesseur Lino Guzella aurait encore demandé aux chercheur-e-s de communiquer prudemment («zurückhaltend») sur la sortie nucléaire.
Reto Knutti, climatologue à l’EPFZ, estime que le débat public est devenu plus difficile, mais nécessaire : «Faits, interprétations, contexte et actions sont souvent mélangés.» Cependant, les scientifiques seraient seulement crédibles s’ils se prononcent sur leurs domaines de compétences respectives.
Le financement de l’Université de Fribourg dépend fortement de fonds fédéraux
Lors du 130ème Dies académicus de l’Université de Fribourg, sa Rectrice Astrid Epiney a souligné l’attractivité de L’Alma mater: trois quarts de ses étudiant-e-s ne sont pas fribourgeois-es et 40% des membres du corps professoral venaient de l’étranger. Ceci tient à un coût, notamment en matière d’infrastructures et d’encadrement. L’institution dépendait pour une grande part du financement de la Confédération et de fonds tiers.
Astrid Epiney déplore le fait que l’Université de Fribourg dispose, en comparaison intercantonale, d’un personnel technique et administratif plutôt réduit en regard de ses effectifs estudiantin et scientifique. Elle s’est toutefois réjouie du fait que les moyens financiers alloués par l’État de Fribourg à son université allaient, dans le cadre d’une convention d’objectifs signée avec le canton, augmenteraient ces prochaines années pour atteindre environ 113 millions de CHF.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 novembre 2019
15Nov2019
Politique des hautes écoles
Open Access: Des liaisons dangereuses des universités, politiques et éditeurs scientifiques
Sylvie Vullioud, spécialiste de l’Open Science, écrit des défis que l’encontre l’Open Access en Suisse et à l’international. Elle décrit des cas de conflits d’intérêt, d’optimisation fiscale et du problème de l’immobilisme et mentionne également le fait que le fonds de placements « éthique » ETHOS, que certaines caisses de pension d’institutions publiques utilisent (dont le FNS), contient des participations des grandes maisons d’édition scientifique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 novembre 2019
14Nov2019
Politique des hautes écoles
La santé mentale des doctorant-e-s est en jeu
Un récent sondage de 6’000 doctorant-e-s du monde entier et de différents domaines scientifiques révèle «des frustrations profondes et généralisées à l’égard de la formation, de l’équilibre travail-vie personnelle, des incidents d’intimidation et de harcèlement et des perspectives d’emploi floues. Une question sur la santé mentale – posée pour la première fois à tous les répondants – a mis en lumière certains des effets les plus troublants de l’enseignement supérieur. Plus du tiers des répondants (36 %) ont dit qu’ils avaient demandé de l’aide pour traiter l’anxiété ou la dépression causée par leurs études doctorales. En 2017, c’étaient 29%, et, comme le dit l’éditorial de Nature: «Les choses semblent empirer». Il continue: «La solution à cette crise naissante ne réside pas seulement dans le fait que les établissements fassent davantage pour offrir un soutien en santé mentale sur le campus et plus de formation aux superviseurs – aussi essentielles que soient ces mesures. Il s’agit aussi de reconnaître que la mauvaise santé mentale est, du moins en partie, la conséquence d’une trop grande importance accordée à la mesure du rendement – une chose dont les bailleurs de fonds, les établissements universitaires, les revues et les éditeurs doivent tous prendre la responsabilité.»
Boris Johnson s’engage à doubler les dépenses de recherche au Royaume-Uni pour les porter à 18 milliards de livres sterling
Dans son premier grand discours politique de la campagne électorale, le Premier ministre Boris Johnson s’est engagé à doubler les dépenses publiques de recherche et développement à 18 milliards de livres sterling d’ici cinq ans dans le cadre d’une « nouvelle vague de croissance économique », promettant de « niveler » l’industrie dans les régions et de mener une « révolution des énergies propres ». Il ne s’est pas prononcé sur une future participation aux programmes de recherche européenne.
La compétition recommence pour rejoindre la prochaine vague d’alliances « Universités européennes »
L’UE a ouvert la deuxième phase de son programme de jumelage en vue de créer des Universités européennes, dans lesquelles les établissements mettront en commun leur expertise et leurs ressources pour proposer de nouveaux programmes communs aux étudiants. Le programme est doté de 120 millions d’euros.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 novembre 2019
13Nov2019
Politique des hautes écoles
L’entreprenariat dans les universités romandes
Les universités et HES romandes misent sur l’entreprenariat. L’article dresse un bilan sur les différentes stratégies et points forts.
Guy Parmelin a-t-il censuré des chercheurs? Interviews de Nathalie Chèvre et Géraldine Savary
Le Conseiller fédéral Guy Parmelin avait reproché à des scientifiques d’avoir outrepassé leur devoir de neutralité.
Le Forum a interviewé de Nathalie Chèvre, écotoxicologue à l’Université de Lausanne et Géraldine Savary, ancienne vice-présidente du Parti socialiste sur cette question.
Nathalie Chèvre estime que les propos des scientifiques sur les pesticides n’ont pas changé, mais la sensibilité politique. Parler de la neutralité des scientifique juste parce que la sensibilité politique a changé est problématique, estime-t’elle. Par ailleurs, il n’y a pas de tel devoir dans le contexte d’universités publiques suisses.
Un nouveau centre de recherches médicales à l’Université de Bâle
L’université de Bâle a ouvert un nouveau centre de recherches nommé «Research Center for Clinical Neuroimmunology and Neuroscience Basel». Une fondation a été créée afin de financer le projet. Les profils des membres du conseil de fondation, tous·te·s médecins, sont présenté·e·s.
Spécialisé dans la sclérose en plaques et la neuroimmunologie, ce centre de recherche vise une coopération et une attractivité de niveau international.
L’association suisse au programme Erasmus ne sera pas lié au «milliard de cohésion»
Dans le cadre du « milliard de cohésion » que devrait octroyer la Suisse à l’Union européenne (UE), un accord est en vue. Les débats dans un ont porté sur l’association de la Suisse aux programmes de recherche et de formation de l’UE. Le Conseil national avait stipulé que le Conseil fédéral soumette au plus tard en 2020 une demande de crédit au parlement pour une ré-association au programme Erasmus. Le Conseil des États a rejeté cette stipulation.
En effet, selon le Freiburger Nachrichten, la Commission pour des affaires de politique extérieures du Conseil national refuse de lier le dossier du milliard de cohésion à des dossiers thématiques, telle que l’association suisse au programme Erasmus.
Nouvel Accord de Consortium franco-suisse
Les membres du réseau transfrontalier « Communauté de savoir » – c’est-à-dire La Haute École Arc, I’Université de Franche-Comté, la Haute École d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud, L’Université de technologie de Belfort-Montbéliard, l’Université de Neuchâtel, l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques et la Haute école pédagogique BEJUNE – ont signé un nouvel Accord de Consortium afin de renforcer leurs collaborations.
La science plus que jamais représentée au Parlement
Lors des élections passées, les électeurs·rices ont fait leur choix en faveur de plus de scientifiques au sein du Parlement fédéral. En effet, « sur la soixantaine de nouveaux arrivants à la chambre du peuple, une douzaine de personnes bénéficient d’une formation universitaire dans une branche scientifique ».
Les profils de quelques nouveau·elle·s élu·e·s sont présentés, ainsi que l’analyse d’Andrea Pilotti, politologue de l’Université de Lausanne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 novembre 2019
12Nov2019
Politique des hautes écoles
Guy Parmelin se défend contre des accusations de censure
Selon le Blick hier, des scientifiques EPF de l’Institut Eawag travaillant sur la qualité de l’eau ont été censurés par le Conseiller fédéral UDC en charge de la recherche, Guy Parmelin, à cause de d’une étude qui concerne la réglementation de certains pesticides. «Si c’est vrai, Guy Parmelin s’engage sur un terrain glissant», estime l’ancien Président de l’EPFL Patrick Aebischer.
Guy Parmelin conteste toute intervention, il aurait simplement avancé lors d’une réunion qu’il verrait certaines choses différemment. Il n’aurait pas interdit la publication d’une fiche technique, qui a par ailleurs aurait déjà été transmise au Conseil National. Il aurait plutôt été mal compris par la personne de langue maternelle anglaise, qui a rédigé une note sur sa visite. Cela dit, les chercheur-e-s en question auraient travaillé avec d’autres valeurs limites que l’Office fédéral de l’agriculture OFAG, il était donc nécessaire que la méthodologie soit visible «pour ne pas comparer des pommes avec des poires»; en outre il attend que les personnes parlant de la même chose utilisent les mêmes valeurs limites. Dans aucun cas il aurait menacé des coupes: «Notre but commun est clair: nous voulons d’un côté garantir l’indépendance de la recherche scientifique, de l’autre assurer sa neutralité politique.» Il avance: «Et il est bien sûr utile qu’un institut de recherche nous informe avant de publier une étude ou un nouveau document. Parce que lorsqu’on nous demande de réagir, nous devons savoir de quoi il s’agit.»
Un journaliste de la Zeitung für die Region Basel estime que les résultats de la recherche en question sont sans ambiguïté et qu’un-e scientifique a le droit de constater que l’état a besoin d’agir, et d’éclairer les citoyens sur les conséquences éventuelles des mesures. Le choix des mesures devrait revenir aux politiques et à la société.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 novembre 2019
11Nov2019
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich prévoit d’installer des vestiaires neutres
L’article revient sur les revendications des étudiant·e·s membres de l’association Queer’z à l’EPFZ et à l’Université de Zurich. Les vestiaires, toilettes et documents administratifs sont notamment visés, qui sont jugés discriminants à l’égard des personnes trans, y compris des personnes non binaires, qui ne s’identifient pas à un genre déterminé. L’association salue les modifications prévues à l’Université de Zurich mais ne peut se satisfaire d’adaptations qui n’interviendraient que dans plusieurs années.
Du côté de Lausanne, Andrea Amato, secrétaire de l’association PlanQueer, fait l’état des lieux de la situation à l’EPFL.
«Guy Parmelin musèle des chercheur·e·s EPF»
Grâce à un nouveau moyen de mesure de la pollution des eaux, des scientifiques de l’institut EPF pour la recherche aquatique Eawag ont découvert un niveau de pesticides plus haut qu’estimé dans les rivières suisses. Leur rapport souligne l’urgence de la situation ainsi que la part prépondérante de l’agriculture dans les dégâts causés.
Guy Parmelin est intervenu auprès du Conseil des EPF afin d’empêcher la publication en ligne d’un «fact-sheet» à destination du parlement, comme cela est habituellement fait. Les employé·e·s ayant assisté à la séance ont également reçu une note de la part du Conseiller fédéral, leur demandant de ne plus critiquer les décisions du Conseil fédéral. Selon le mémo, celui-ci a également été approuvé par Beth Kresna, présidente par intérim du Conseil des EPF.
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, rejette des accusation de censure ou d’influence politique : «La description de la note est fausse. […] Les chercheur·e·s ont toujours le droit de se prononcer avec des faits.»
La note suscite des critiques de plusieurs Conseillers nationaux qui estiment que le constat qu’une situation nécessite de l’action n’est pas une influence politique.
L’Université de Bâle renforce le règlement contre le harcèlement sexuel
Il y a un an, une doctorante de l’Université de Bâle, a accusé son directeur de thèse de harcèlement sexuel. Depuis, l’Alma mater a modifié le «règlement sur la protection de harcèlement sexuel». Entretemps, la doctorante a démissionné et le directeur de thèse travaille à nouveau.
À présent, la doctorante revendique dans son blog que le professeur lui paye un dédommagement, qu’il fasse une thérapie et que l’université fasse un travail de sensibilisation sur les «situations à risque» lors des voyages à l’étranger. Ces revendications ont été reprises par le groupe «Empört Euch» («indignez-vous»), qui a organisé un débat public sur des mesures contre le harcèlement. L’université va encore remanier son règlement et prévoit également la mise en place d’un code de conduite et un cours en ligne obligatoire pour toute collaborateur-rice de l’université.