La Haute école de musique de Neuchâtel va fermer ses portes. La décision, prise par le Conseil d’État, vise à faire des économies. La fermeture devrait être effective en 2021. Le Conservatoire de musique neuchâtelois, qui partage les mêmes locaux, ne serait pas concerné. Les étudiants inscrits à la HEM, une centaine, pourront terminer leur cursus avant la fermeture du site, déjà rattaché à la Haute école de musique de Genève depuis plusieurs années, mais aucun nouvel étudiant ne sera admis.
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1Déc2017
30Nov2017
Politique des hautes écoles
Audit de deux projets de recherche appliqué – une première dans le Canton Vaud
La Cour des comptes a examiné pour la première fois des projets de recherche, en auditant deux projets de développement des énergies renouvelables, subventionnés par l’Etat de Vaud et gérés par EPFL et la HEIG-VD. En 2012, l’Etat de Vaud avait investi 100 millions de francs pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Dans ce programme, 13 millions ont été dédiés à des projets de recherche menés par les hautes écoles vaudoises. Ils devaient être assez avancés pour générer des affaires dans les entreprises. La Cour a analysé les deux projets les plus importants en matière de montants.
En demandant aux ingénieurs de chercher à collaborer avec des entreprises vaudoises, le Conseil d’État a limité le nombre de partenaires potentiels. «Pour de tels projets à haute technicité, la volonté de soutenir l’économie vaudoise peut porter atteinte à l’objectif de développer des énergies renouvelables, note la magistrate Eliane Rey, présidente de la cour des Comptes. «Il faut fixer des objectifs conciliables entre eux, voire les hiérarchiser.»
La Confédération pourrait racheter le Swiss Tech Convention Center de l’EPFL en déficit
Le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait tiré la sonnette d’alarme en 2016. Implanté sur le campus de l’EPFL, le Swiss Tech Convention Center est déficitaire depuis sa mise en service. Le bâtiment high-tech est en effet toujours dans le rouge et perd «quelques millions par année», indique Christophe Leyvraz, chef marketing du site. À Berne, en revanche, le tableau n’est pas aussi idyllique. Car en plus du Centre de Congrès, ce sont le Quartier de l’Innovation et le Quartier Nord qui ont été passés au crible. L’école, qui entend garder la mainmise sur le fonctionnement du centre, doit en assumer les pertes. Selon l’accord, la location du Centre de Congrès coûte ainsi 6 millions à l’école sur une durée de trente ans. À cette échéance, la Confédération peut reprendre de manière anticipée le droit de superficie de nonante-neuf ans pour les bâtiments, indique le Contrôle des finances, qui estime que la perte du Quartier Nord pourrait atteindre 116 millions après trente ans. Trouvant le deal trop désavantageux pour l’école, le CDF milite pour la récupération des structures au plus vite. On parle d’une «recommandation», selon la terminologie fédérale de Berne, pour qui le rapatriement des bâtiments dans le giron de la Confédération serait plus intéressant qu’une location de nonante-neuf ans.
Des défenseur•euse•s d’animaux souhaitent criminaliser dles chercheur•euse•s et les industries pharmaceutiques qui effectueraient des expérimentations animales
Renato Werndli, protecteur des animaux et médecin de famille, souhaite interdire toute expérimentation animale en Suisse. Avec des scientifiques, des agriculteur·rice·s biologiques et des naturopathes, il a lancé une initiative en ce sens au début du mois d’octobre 2017. Dans la Constitution, les expérimentations animales seraient ainsi définies comme «une cruauté animale et donc un crime.» De plus, afin que les hautes écoles et l’industrie pharmaceutique ne délocalisent pas leur expériences à l’étranger, l’importation de médicaments testés sur des animaux doit être illégale. Renato Werndli et les lanceurs de l’initiative croient, que la recherche sans expérimentation n’est pas seulement plus juste, mais serait également meilleure. «Les expérimentations animales sont dépassées», déclare le médecin de famille.
L’Université d’Oxford va lancer sa première émission obligataire pour lever des fonds
L’Université d’Oxford prépare la première émission obligataire de son histoire avec pour objectif de lever 250 millions de livres sur les marchés. A cette occasion, l’université s’est vue attribuer la meilleure note d’emprunteur possible par Moody’s, «AAA», selon un communiqué publié par l’agence de notation. Moody’s met en avant le fait qu’Oxford est l’une des «meilleures» universités au monde avec le soutien du gouvernement, de dons et des organismes de recherche, sans compter qu’elle suscite un fort engouement de la part des étudiant·e·s. Ces dernières années, d’autres universités au Royaume-Uni comme Cambridge, Liverpool, Manchester ou encore Cardiff ont entamé cette démarche pour diversifier leur source de financement face à des dotations publiques moins généreuses.
L’Unil dans les médias
Un spécialiste en médecine interne générale doute des apports positifs du nouveau Master en clinique avancée de l’UNIL
Le Docteur Thi Nguyen, spécialiste FMH en médecine interne générale, critique la nouvelle formation universitaire en clinique avancée pour les infirmier·ère·s. Ce nouveau système risquerait de baisser le niveau de qualité des prestations et décourager les étudiant·e·s en médecine d’entamer de longues études médicales. «On pourra même supprimer les Facultés de médecine en Suisse, ce qui fera d’énormes économies.»
Revue de presse UNIL 30 novembre 2017
29Nov2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil des Etats propose d’augmenter les dépenses pour l’éducation et de réduire celles de l’agriculture
Le Conseil fédéral avait proposé de dépenser 7,7 milliards de francs suisses dans l’éducation et la recherche pour 2018. Ceci correspond à une augmentation de 0,2% en comparaison à 2017, mais cela reste inférieur à ce que le Parlement avait prévu lorsqu’il fixa le calendrier des paiements pour la recherche, l’éducation et l’innovation pour les années 2017-2020. La Chambre basse s’est opposée hier (28.11.2017) à la réduction des subventions pour les EPF et s’est prononcé pour 53 millions de francs supplémentaires. La majorité a suivi l’argument, que la facture doit être rapporté à l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s et aux défis de la numérisation. Une minorité autour de Philipp Müller (PLR, AG) doute que plus d’argent implique automatiquement plus d’éducation, de recherche et d’innovation. Le ministre des finances, Ueli Maurer, considère également une réduction comme réaliste: «L’EPF peut aussi être plus efficace». La commission du Conseil national se prononce pour une subvention de 37 millions de francs suisses au lieu des 87 millions à présent décidés pour l’éducation. Pour l’agriculture par contre, la chambre basse désire économiser plus que le Conseil fédéral: Le crédit pour les améliorations des structures agricoles doit être réduit de 18 millions de francs suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2017
28Nov2017
Politique des hautes écoles
Les négociations pour la réintégration à Erasmus + ne pourraient pas être entamées avant 2020
La Suisse doit réintégrer pleinement le programme européen d’échange d’étudiants Erasmus+ en 2021. Après le Conseil des États, le Conseil national a chargé lundi (27.11.2017) le Conseil fédéral de reprendre les négociations avec l’UE. Le chef du Département fédéral de la formation, Johann Schneider-Ammann, a souligné que les négociations ne pourraient pas être entamées avant 2020. Il a appelé à la patience. «Nous savons cependant aujourd’hui avec certitude que l’UE a déjà défini les règles du jeu: c’est la quote-part du PIB qui sera appliquée, ce qui signifie que les moyens pour Erasmus+ seront plus importants que ceux pour la période actuelle.»
L’Armée suisse formera ses recrues contre la cybercriminalité en collaboration avec des hautes écoles
L’Armée suisse souhaite former ses recrues pour la défense contre la cybercriminalité. Il s’agirait d’un stage en deux parties en collaboration avec des hautes écoles – comme l’ETH – qui délivrent un brevet fédéral.
Michael Hengartner énonce son opinion personnel sur les taxes d’études
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities est l’invité de l’émission Forum. A la question de «est-ce qu’une hausse des taxes est vraiment nécessaire pour le développement des universités?», Michael Hengartner répond: «[…] ici en Suisse, on voulait des taxes qui ne valent pas zéro. Il est clair que l’éducation coûte quelque chose, mais qu’on ait un niveau qui soit raisonnable comparé au coût total d’étude. Vous savez très bien que les taxes d’études ne constituent qu’une toute petite partie des coûts d’éducation et du même coup elles ne constituent qu’une toute petite partie de notre budget».
A la question «En Suisse n’est-ce pas plutôt à la société de prendre en charge les coûts plutôt qu’aux étudiants?», il répond: «C’est exactement ce qui se passe en Europe. Vous savez en Allemagne, on a éliminé les taxes d’étude elles-mêmes. Généralement, elles sont très basses en Europe continentale. On a vu des développements en Grande-Bretagne qui nous rappellent un peu ce qui s’est passé aux Etats-Unis ou au Canada. Et moi, ça me rend un peu inquiet, parce que si on discute maintenant avec les gens en Grande-Bretagne, on s’aperçoit que c’était pas nécessairement la bonne décision qu’ils ont prise. […] C’est clair qu’en Suisse, toute personne qui a la capacité et la volonté d’étudier puisse le faire, qu’elle soit supporté de manière suffisante pour qu’elle puisse le faire. Mon point de vue personnel, c’est qu’on peut discuter en théorie ou en pratique de changer les taxes d’études, mais en même temps il faudrait ajuster le système de bourses d’étude pour que les gens qui ne viennent pas de familles influentes puissent avoir un support adéquat pour leur permettre d’étudier.»
L’Unil dans les médias
La Faculté de biologie et médecine de l’UNIL lance un nouveau Master pour former des infirmier·ère·s praticien·ne·s à partir de 2018 ou 2019
Une nouvelle profession verra le jour d’ici quelques années dans le canton de Vaud: infirmier·ère·s praticien·ne·s. Elle pourra prescrire des tests diagnostics (comme des examens sanguins ou des radiographies, parmi de nombreux exemples) et des médicaments. Le Grand Conseil a officialisé cette filière en l’inscrivant dans la loi sur la santé publique. La Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’UNIL mettra en place une formation de niveau Master en 2018 ou 2019. Le médecin posera le diagnostic initial de la maladie et décidera d’une thérapie. L’infirmi·er·ère praticien·ne suivra le patient sur le long terme, décèlera d’éventuels changements dans sa maladie et adaptera son traitement, par exemple le volume des doses d’insuline. «Mais en cas de changements majeurs, elle orientera le patient vers son médecin», ajoute Isabelle Lehn, Directrice des soins du CHUV. Tous les acteur·e·s de la santé soutiennent ce projet et veulent participer à l’élaboration de son cahier des charges. L’objectif direct du projet vaudois est de lutter contre la pénurie de médecins généralistes, dans un contexte où la population vieillit et où les personnes âgées développent le plus souvent des maladies chroniques simultanées. Le but n’est pas de former des «médecins au rabais». «Les infirmières ne prennent la place de personne», insiste Isabelle Lehn.
Revue de presse UNIL 28 novembre 2017
27Nov2017
Politique des hautes écoles
Plusieurs député·e·s du Parlement et Johann Schneider-Ammann restent pessimistes sur les chances de la Suisse de réintégrer le programme Erasmus+
Ce lundi (27.11.2017), le Conseil national se décide sur l’avenir du programme d’échange Erasmus+. Le Conseil fédéral doit reprendre aussi vite que possible les négociations avec l’Union européenne, afin que les étudiant·e·s suisses puissent participer à nouveau au programme. C’est ainsi que le prévoit une motion de la Commission de la formation. Cependant, plusieurs conseiller·ère·s nationaux·ales craignent que les étudiant·e·s locaux·ales ne puissent plus réintégrer le programme. Cette impression a été communiquée par le Conseiller fédéral, Johann Schneider-Ammann, le Secrétaire d’Etat Mauro Dell’Ambrogio. «La volonté de retour dans le programme n’est pas très grande», déclare Matthias Aebischer (SP, BE). «Erasmus menace justement d’être enterré.» Ceci pourrait affaiblir la place d’éducation suisse, car les étudiant·e·s ne seraient pas les seul·e·s touchés. Des jeunes gens en apprentissage pourraient également être exclus des projets de coopération.
Michael Hengarter explique pourquoi il est important de réintégrer la Suisse au programme Erasmus+
Le Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner est mécontent avec la position suisse dans le programme d’échange Erasmus+ comme pays tiers. «La Suisse ne doit pas faire partie de l’Union européenne, mais doit faire partie de l’espace des hautes écoles européennes», déclare Michael Hengartner. La coopération entre hautes écoles est toujours plus approfondie, «nous ne participons pas [au programme Erasmus+] en ce moment, pendant que l’Europe continue à se développer».
L’UDC et les deux Commissions des Finances du Conseil d’Etat et du Conseil National divergent sur le budget alloué aux hautes écoles
Au travers de ses 30 amendements, l’UDC et Thomas Aeschi (UDC, ZG) réclament des coupes supplémentaires de 554 millions de francs. Elles visent principalement la caisse de pension fédérale Publica (150 millions), le personnel fédéral, les dépenses de matériel et mandats externes, le programme SuisseEnergie, la culture, la prévention et les universités. Ces économies s’ajoutent à celles qui ont déjà été acceptées par la Commissions des Finances (CdF) du Conseil national, en particulier 100 millions dans l’aide au développement.
La CdF Conseil des Etats, où l’UDC n’a que deux représentant·e·s, travaille dans un climat plus calme. En revanche, elle veut privilégier les dépenses consacrées à la formation, à la recherche et à l’innovation. Les écoles polytechniques fédérales (EPF) devraient selon elle recevoir 53 millions de plus, les universités et les hautes écoles spécialisées 17 millions. Ces mesures ramèneraient l’excédent du budget à 33 millions.
Un audit externe a été nommé pour la Haute Ecole de musique de Lausanne
L’audit interne lancé en juin 2017 autour de la gouvernance de la Haute École de Musique Vaud Valais Fribourg – Conservatoire de Lausanne (HEMU-CL) deviendra un audit externe. En effet, «préoccupés par les importantes turbulences que traverse depuis plusieurs semaines» l’institution, et les trois cantons ont mandaté un «comité de suivi». Sa mission: la surveillance et le contrôle des démarches, qui restent sous la responsabilité du conseil de la Fondation du Conservatoire de Lausanne. «Il ne s’agit pas de mettre l’institution sous tutelle, insiste Michael Fiaux, Directeur opérationnel en charge des hautes écoles spécialisées dans le canton de Vaud et membre du comité de suivi. Nous disons simplement à la fondation du Conservatoire d’aller jusqu’au bout dans l’analyse de la situation.» La nouvelle est d’ailleurs reçue positivement par ladite fondation, qui salue l’appui que les autorités subventionnantes et de tutelle apportent à sa démarche. «Clairement, ce que l’on demande, c’est que l’audit soit externe et neutre, précise Michael Fiaux. Mais ce sera toujours le conseil de fondation qui pilotera ce mandat.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2017
24Nov2017
Politique des hautes écoles
La rectrice défend la hausse de la taxe d’études à l’Université de Fribourg
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 novembre 2017
23Nov2017
Politique des hautes écoles
Pour garantir l’indépendance de la recherche, des mesures fédérales seraient nécessaires qui vont au-delà de la transparence
Markus Müller, Professeur en droit public et administratif ainsi qu’en droit des procédures publiques à l’Université de Berne, et Manuela Hugentobler, assistante scientifique à l’Institut pour le droit public à l’Université de Berne, souhaitent une réglementation fédérale du financement privé de la recherche universitaire.
Ils constatent qu’il existe en Suisse depuis peu un consensus sur le fait que les contrats sur les financements privés doivent être à l’avenir plus transparents. Pour le 1er janvier 2018, l’Université de Zurich introduira notamment une liste, qui donnera annuellement des renseignements sur l’origine et le but des dons d’au moins 100’000 francs suisses. Les contrats sur ce type de subventions seront consultables pour le public. Cependant, dans des «cas exceptionnels», les donateurs peuvent rester anonymes.
Ce type de transparence ne délie pas les académiques des réflexions profondes sur les dangers pour la liberté académique. Au contraire : des recherches «achetées» restent des recherches «achetées», même si ce «détail» est divulgué. Pour protéger l’indépendance de la recherche et de l’enseignement de manière effective et durable, les auteurs estiment que des efforts supplémentaires seraient nécessaires. La transparence n’aurait de sens que lorsqu’elle est comprise en tant que condition centrale des contrôles au sein des hautes écoles et à l’extérieur. Il serait aux cantons et à la confédération de réglementer le sponsoring des hautes écoles dans la constitution fédérale. Entretemps, les auter·e·s préconisent une réglementation interne aux hautes écoles qui va dans ce sens.
Une nouvelle loi sur le droit d’auteur facilite l’usage de données à des fins de recherches scientifiques et l’accès aux œuvres orphelines
La nouvelle loi sur le droit d’auteur, adoptée ce mercredi (22.11.2017) par le Conseil fédéral et qui doit être votée au parlement, prend en compte les besoins de la recherche scientifique. Les auteur·e·s de contenus ne pourront plus interdire ni facturer la copie automatique de données nécessaires à l’analyse dans le cadre d’un travail de recherche. Par ailleurs, les œuvres dites orphelines pourront être utilisées plus librement.
Le collectif «Stop la hausse» de Fribourg souhaite que les professeur·e·s s’impliquent plus contre l’augmentation des taxes d’études
Le collectif estudiantin Stop la hausse Fribourg rencontrera le conseiller d’Etat Jean-Pierre Siggen demain et aimerait que davantage de professeur·e·s s’impliquent dans leur mouvement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2017
22Nov2017
Politique des hautes écoles
La Ligue Suisse contre l’expérimentation animale a déposé une pétition au Parlement fédéral contre toute expérimentation qui met à contribution les animaux
La Ligue Suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) a déposé ce mardi (21.11.2017) au Parlement à Berne une pétition contre les expérimentations qui mettent à contribution les animaux et tout expérience sur les primates. Selon les indications de l’organisation, plus de 34’000 signatures ont été récoltées. En toile de fond de la pétition se trouvent les expérimentations controversées de singes de l’Université de Zurich et de l’EPFZ. Malgré la critique des défenseur·euse·s des animaux, le tribunal administratif du canton de Zurich en avait confirmé en avril l’autorisation.
Martin Vetterli s’exprime sur le rôle de la formation pour faire face aux défis du numérique
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, était l’invité de Forum dans un débat portant sur la Suisse face aux défis de la transformation numérique. A la question sur le rôle de la formation, Martin Vetterli répond: «Je pense qu’on a un triple rôle. Je pense qu’à l’intérieur de l’EPFL, on doit être évolutif. On vient de lancer un nouveau programme de Master dans la science des données […]. D’autre part, on doit transversalement dans toutes nos filières de formation amener le numérique comme une façon de penser. C’est aussi une transformation en cours. Ensuite, on a un rôle de vulgarisation. On doit expliquer dans la presse, la presse dominicale dans ce cas-là, qu’est-ce que ça signifie un algorithme, comment marche Facebook. Je pense que c’est aussi un rôle qu’on doit faire. Et on doit aider aussi dans la post-formation ou la formation des gens qui ont besoin de suivre la révolution digitale.»
Dix député·e·s fribourgeois·e·s s’opposent à l’augmentation des taxes universitaires dans leur canton
Dix politicien·ne·s, cosignataires d’un mandat adressé au Conseil d’Etat fribourgeois, estiment qu’une augmentation de 360 francs par année du montant des taxes universitaires versées par les étudiant·e·s occasionnerait «des conséquences négatives sur la fréquentation de notre Université, qui est déjà la plus chère de Suisse romande». Elle nuirait également à «son attractivité et à sa compétitivité». Ciblant les seuls étudiant·e·s, cette mesure constituerait aussi «une menace pour l’accès libre et égalitaire aux études supérieures». Les dix signataires du mandat demandent donc au Conseil d’Etat de renoncer à l’augmentation des taxes et de s’engager à ouvrir un crédit supplémentaire afin de couvrir les besoins de l’Université à hauteur de ce qu’elle aurait rapporté (soit environ 3,5 millions de francs).
Innovations dans l’enseignement des Hautes écoles romandes
Dans le cadre du programme Kickstart Accelerator EdTech , dix jeunes sociétés développant des technologies autour de l’éducation ont été sélectionnées pour bénéficier de conseils, rencontrer des investisseur·euse·s et transformer leur modèle d’affaires en succès. «Les choses vont changer. Il y a une volonté politique de numériser l’éducation», explique, pour sa part, Danièle Castle, Directrice du programme, qui a été réalisé en partenariat avec l’EPFL et dirigé par Venturelab.
«L’enseignement traditionnel est voué à disparaître», affirme Ariane Dumont, conseillère pédagogique à la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Elle milite en faveur de la «classe inversée» pour redonner du sens à la présence en classe. Selon elle, la HES-SO aurait déjà «mis en place la classe inversée» et a déjà intégré des «serious games» dans son enseignement.
L’Unil dans les médias
3 millions de francs seront alloués pour la rénovation du site sportif de Dorigny
Les député·e·s vaudois·e·s ont accepté à l’unanimité d’investir 3 millions de francs pour rénover plusieurs surfaces sportives sur le site de Dorigny. Un terrain de foot, de rugby, un centre nautique et des vestiaires sont concernés. D’autres travaux, d’un coût équivalent, seront entrepris par l’EPFL. Cela est devenu nécessaire en raison de l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s de ces deux institutions.
Revue de presse UNIL 22 novembre 2017
21Nov2017
Politique des hautes écoles
La Journée du digital et la vision de l’EPFL sur l’enseignement de l’informatique
Pas moins de 300 enfants participent aujourd’hui (21.11.2017) aux activités proposés par l’EPFL dans le cadre de la Journée du digital, organisée par Digital Switzerland. Farnaz Moser-Boroumand, cheffe du Service de promotion des sciences de l’EPFL estime que «Pour casser les stéréotypes et montrer aux filles qu’elles ont leur place dans le milieu de l’ICT, il faut commencer la sensibilisation tôt.»
Selon Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, des pays comme la France passe pour des modèles et ont déjà introduit des enseignements en «sciences numériques» à l’école primaire. La Suisse serait en retard. Le plan d’enseignement de la Suisse occidentale ne prévoit encore aucun cours en «sciences numériques». A l’inverse, en Suisse allemande, le Lehrplan 21 contient des cours dans le domaine des médias et de l’informatique. La Conférence des Directeur·rice·s d’éducation suisse a décidé d’introduire les cours d’informatique dans tous les gymnases à partir de 2022. Pour Patrick Aebischer, cette date est encore trop lointaine. Le système d’éducation suisse possèderait encore trop de valeurs basées sur l’apprentissage des faits. La programmation exigerait en revanche de la créativité et de la réflexion.
Selon Martin Vetterli, actuel Président de l’EPFL, il ne s’agit pas seulement de faire de tous/toutes des programmeur·euse·s ou des scientifiques des données. Il s’agit d’une compréhension générale de la manière de penser dans le monde des ordinateurs et des principes du monde numérique, mais aussi ce sera la clé pour la plupart des métiers de demain.
Prochainement, y’aura t’il un Secrétariat d’Etat pour la numérisation?
A l’occasion de la première « Journée du digital » en Suisse, le Directeur romand de Digitalswitzerland Sebastien Kulling se déclare en faveur de la création d’un Secretariat d’Etat au numérique, une motion qui passe au Conseil national en mars 2018.
Doris Leuthard, Conseillère nationale, «laisse la porte ouverte»: «je ne pensais pas [que] c’est au centre des discussions [de la Journée du digital], mais maintenant, tous les départements sont concernés, on n’a pas vraiment une concertation qui évite des doublons.»
Digital Switzerland – de la propagande?
Digital Switzerland a organisé ce mardi sa première «Journée du digital». Cette nouvelle entreprise resterait encore «opaque» et n’a pas encore communiqué qui paie combien pour l’organisation de cette journée, et combien de fonds publics y sont investis.
Le site web en anglais nomme comme un objectif: «shape political conditions and regulatory frameworks». Qu’est-ce que cela veut dire concrètement, si dans ce «conglomérat», les intérêts des grandes entreprises suisses sont surreprésentés?
Un des objectifs de la déréglementation serait celui de la protection des données. Une des publications de Digital Switzerland dit notamment que la numérisation «met en question beaucoup de tâches de l’Etat», et recommande que ce dernier devrait se concentrer sur les «peu nombreuses» autres tâches. L’auteur plaide pour un numérique démocratique réglementé par l’Etat au profit de tout le monde et pour un meilleur financement de la formation continue et l’éducation digitale. Il demande si les organisateurs de l’événement ne sont pas les mêmes personnes qui sont contre plus de dépenses dans l’enseignement.
Sur demande des CFF, l’Université de Zurich examine la possibilité de commencer les cours une heure plus tard
A la demande des CFF, l’Université de Zurich examine le fait de commencer certains cours ou séminaires vers 9 heures au lieu de 8 heures. Les CFF espèrent grâce cela un allègement des trains aux heures de pointes.
Une étude de l’IMD fait de la Suisse le pays le plus attractif pour les talents
Selon une étude publiée ce lundi (20.11.2017) de l’IMD, la Suisse reste pour la quatrième année consécutive la championne du monde pour attirer, développer et garder les talents. «Son système d’éducation et de formation produit des talents qui répondent précisément aux besoins de son économie constitue le point le plus fort», explique le Professeur Christos Cabolis, co-auteur du rapport.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 novembre 2017
20Nov2017
Politique des hautes écoles
Une campagne antisexiste au sein de l’Université de Genève divise
A l’Université de Genève, 124 stickers affichant des slogans antisexistes avaient été posés dès le samedi 11 novembre et étaient précédés d’une information globale. Certaines personnes au sein de l’UNIGE ont cru à un affichage sauvage du syndicat étudiant CUAE ou du groupe LGBT de l’Alma mater. Cette opération du Rectorat, intitulée «#uniunie contre le harcèlement », n’a pas uniquement causé de la confusion. Elle a aussi suscité un vrai mécontentement en interne, notamment car certains messages pouvaient se révéler ambigus. «Nos slogans sont avant tout des provocations!», répond la Directrice du Service égalité de l’UNIGE, Brigitte Mantilleri. La publication d’un guide doit aider les victimes, les témoins et les responsables à mieux agir en cas d’abus. Car pour prendre ensuite des sanctions à l’encontre des «prédateur·rice·s», ce que plusieurs voix réclament au sein de l’UNIGE, il faut des témoignages. Or, a constaté le Recteur, «jusqu’à aujourd’hui, la parole n’était pas libérée, il y avait une sorte d’incapacité à agir». Le Matin Dimanche rappelle que le rectorat avait dû faire face à des accusations de sexisme de la part de femmes cadres en janvier 2017.
Le Canton de Fribourg sortira de Rero
Le Canton de Fribourg participera au financement d’une nouvelle plateforme de bibliothèques scientifiques suisses, exploitée par la société sans but lucratif SLSP SA. Celle-ci a été fondée par 15 hautes écoles et bibliothèques scientifiques suisses. Aujourd’hui, la plupart des bibliothèques scientifiques et publiques du canton appartiennent au Réseau Romand (Rero). Ce dernier a cependant perdu en 2016 avec le Canton Vaud un «partenaire important» et son système informatique, conçu au début des années 1990, n’aura plus de support technique à partir de 2020.
En 2018, l’Union Européenne dépensera davantage d’argent pour Horizon 2020 et Erasmus+
Pour 2018, l’Union Européenne augmente son budget, entre autres pour augmenter les moyens du programme de recherche Horizon 2020 et d’Erasmus+ pour surmonter l’écart social.
L’Université de Neuchâtel participera dans un nouveau programme d’échange académique européen
«L’Université de Neuchâtel fait partie des initiatrices d’un nouveau programme d’échange académique européen consacré aux questions migratoires. Le European Master in Migration Studies (EuMIGS) vise à promouvoir la mobilité et la formation transnationale des étudiants, ainsi que l’échange d’équipes d’enseignement entre huit instituts européens de haut niveau spécialisés pour leurs cours de master en migration. […] Les diplômés de ce programme bénéficieront d’une formation reconnue par deux universités.»
Mesures de l’ETH pour réduire le taux d’abandon
A l’occasion de la journée ETH, sa rectrice Sarah Springman a demandé de mettre «students first». Elle souhaite réduire le nombre d’étudiant·e·s qui abandonnent les études et améliorer le succès d’apprentissage. A ces fins, les examens de base ont été divisés en deux parties et un maximum de formes d’apprentissages est utilisé pendant les cours.
La Confédération ne serait pas aussi épargnante pour l’éducation
Selon le Blick, il ne pouvait être question de parler de frénésie de l’épargne pour l’éducation. En 2015, la Confédération, les cantons et les communes ont dépensé 36,7 milliard de francs pour l’enseignement et la recherche. Cela correspond à 800 millions de plus qu’une année auparavant (2014). L’augmentation des dépenses dans l’éducation serait liée aux coûts de formation par personne qui ne cessent d’augmenter.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 novembre 2017
Un médecin cadre du CHUV reprend son service après un recadrage dû à un comportement de harcèlement
Un médecin cadre du CHUV a été lourdement sanctionné ce printemps (2017), pour cause de harcèlement et de maltraitance envers le personnel. Ce fait rare n’a encore jamais été rendu public par la Direction du CHUV. Le médecin, Chef d’un des services et Professeur associé à l’Université de Lausanne, a dû suivre un recadrage pendant six mois, avant de pouvoir recommencer à travailler il y a quelques semaines. Un de ses médecins associés a aussi été averti pour son mauvais comportement. Des collaborateur·rice·s disent ne pas connaître les conditions de ce retour.
La section vaudoise de l’association des médecins assistant·e·s et chefs de clinique déclare vouloir rester «vigilante pour éviter que les mêmes problèmes se répètent et pour protéger, contre d’éventuelles rétorsions, les collaborateur·rice·s qui se sont plaint·e·s».
17Nov2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 novembre 2017
16Nov2017
Politique des hautes écoles
Idées de Jean-Claude Juncker pour favoriser la mobilité étudiante
Ce mardi (le 14.11.2017), la Commission européenne a proposé la création d’un «espace européen pour l’éducation». Jusqu’en 2025 les membres de l’Union européenne devraient veiller à ce que les obstacles lors de la reconnaissance des passages frontaliers des diplômes d’écoles, de hautes écoles et d’autres certificats de formation soient abolies.
Une autre proposition de Jean-Claude Juncker, Commissaire européen, consiste à une carte d’étudiante, sur laquelle dès l’année 2019, chaque étudiant·e qui suit sa formation à l’étranger, peut enregistrer ses dossiers académiques. La Commission européenne incite les gouvernements à côté du doublement de participant·e·s au Programme Erasmus, de faire en sorte que jusqu’en 2025 tous les jeunes Européen·ne·s, qui ont fréquenté une haute école, aient de «bonnes connaissances» dans au moins deux langues étrangères. Elle souhaite, tout comme le président français Emmanuel Macron, des universités européennes la création d’un «réseau d’universités de plusieurs pays», dont les étudiant·e·s étudieraient au moins six mois à l’étranger et dont les cours devraient être donnés en au moins deux langues étrangères.
Des propos anti-UDC d’une professeure de sociologie sur son blog privé suscitent des réactions
Franziska Schutzbach, sociologue à l’Université de Bâle, propose que les compagnies aériennes et les taxis ne transportent plus de politicien·ne·s UDC et appelle, dans son blog, au boycott de tous les politicien·ne·s d’«extrême-droite».
La Direction de l’Université de Bâle soutient la sociologue: «Madame Schutzbach s’exprime dans son blog en tant que personne privée. Les membres de l’Université de Bâle sont libres d’exprimer leur opinion dans de tels lieux», déclare un interlocuteur pour le «Basler Zeitung».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 novembre 2017
15Nov2017
Politique des hautes écoles
«The Ivory Tower Can’t Keep Ignoring Tech»
L’auteure des New York Times et scientifique de données Cathy O’Neil estime que l’éducation supérieure n’enseigne et ne recherche pas suffisamment le numérique et que souvent les études sont biaisé en faveur des grandes entreprises numériques, qui attirent beaucoup de scientifiques avec des salaires élevés.
Elle propose comme solution un enseignement d’éthique aux futurs scientifiques de données, des conférences et ateliers interdisciplinaires qui devraient scruter les cadres réglementaires en place et proposer d’autres règlements. De plus, les instituts de recherches devraient reimaginer des standards d’éthique de l’expérimentation humaine dans l’ère du big data, de façon que ces derniers punissent être impliqués dans l’industrie technologique.
Un rapport de l’OCDE conseille à la Suisse d’investir plus dans l’éducation et la formation continue
Dans son rapport sur les pays, l’OCDE conseille à la Suisse de diminuer les subventions pour l’agriculture et d’investir plus pour l’éducation, la formation continue et l’accueil d’enfants. Le bien-être économique durable nécessite une offre croissante pour la main-d’œuvre hautement qualifiée.
La Croix-Rouge et ses liens avec les hautes écoles
Peter Maurer, Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sera Président d’honneur, aujourd’hui (15.11.2017), au Dies Academicus de l’Université de Fribourg. Dans un interview, il constate : «Nous travaillons de plus en plus étroitement avec des instituts universitaires. Avec l’EPFL, nous avons fait des études sur l’utilisation des big datas dans l’action humanitaire. Ces partenariats et les interactions avec l’université et la recherche deviennent un élément important de l’action humanitaire. Nous devons comprendre le terrain sur lequel nous travaillons. L’analyse de big data nous permet, par exemple, de mieux saisir où des populations se sont déplacées et quels sont leurs besoins en eau et en nourriture.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 novembre 2017
14Nov2017
Politique des hautes écoles
Direction de thèse: le problème de «moutons noirs»
Les relations entre doctorant·e·s et directeurs·trices de thèse peuvent être lésés par l’abus de pouvoir. «Cela n’est pas un phénomène courant», estime la vice-rectrice des sciences humaines de l’Université de Zurich. «Les relations avec les doctorant·e·s fonctionnent normalement de façon impeccable.»
Les différentes facultés de l’ETH et de l’Université ont des différentes structures pour régler des éventuels problèmes, comme des programmes doctoraux , des «graduate schools» et des «graduate campus».
Au Québec, le malaise des étudiants face à leur directeur de thèse
À l’Université Laval, trois quarts des étudiants se disent mal à l’aise face à leurs directeurs·trices de mémoire ou de doctorat. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un harcèlement d’ordre psychologique.
L’EPFL lance avec l’«Extension School» une nouvelle formation continue en compétences numériques ouverte pour tous
L’EPFL lance une nouvelle offre de formation continue sur le marché. Il s’agit d’une formation en ligne en compétences numériques de niveau EPF pour toutes et tous. Cette offre se nomme «Extension School», pour laquelle il est possible de s’inscrire dès le début de l’année 2018 sur exts.epfl.ch. «Nous désirons communiquer à nos participant·e·s, comment on analyse des données ou construit des applications numériques – tout cela avec le label de l’EPFL», raconte Marcel Salathé, Directeur académique de l’Extension School.
Contraire au programme de formation continue classique d’une Haute Ecole, qui demande normalement la présentation d’un diplôme, les participant·e·s à l’Extension School ne doivent remplir aucune condition formelle. De plus, ces cours de niveau avancé sont accrédités de crédits ECTS et d’un certificat officiel, le nouveau Certificate of Open Studies (COS).
Plus de 15 000 scientifiques lancent une déclaration pour sauvegarder la biosphère mondiale
Vingt-cinq ans après la première mise en garde (en 1992) d’une majorité de lauréats du Prix Nobel, plus de 15 000 scientifiques de 184 pays lancent, dans une déclaration publiée lundi, un avertissement face aux risques de déstabilisation de la planète faute d’actions pour préserver l’environnement et les écosystèmes.
Une plainte retardera l’implantation de l’EPFZ à Bâle
Le 29 novembre 2017, la base pour le centre de biologie systémique de l’EPFZ aurait dû être posée par l’EPFZ, l’Université de Bâle et les cantons de Bâle-Ville et Bâle Campagne. Cependant, un arrêt de construction d’une durée indéterminée menace le projet. Selon les informations présentes, le groupe de construction Implenia aurait déposé une plainte contre l’attribution du contrat de construction, ce que l’entreprise confirme.
Pour Ulrich Weidmann, Vice-président de l’EPFZ et responsable du personnel et des ressources, un retard est «grave». Il s’agit, en parlant du centre de recherche, du «point central pour la présence de l’EPFZ à Bâle».
Le collectif «Stop la Hausse» milite à nouveau contre l’augmentation des taxes à l’Université de Fribourg
Les membres du collectif «Stop la Hausse» souhaitent continuer le combat contre les augmentation des taxes d’études à l’Université de Fribourg. Le 21 novembre 2017 aura lieu leur prochaine rencontre. Le but du rassemblement est de formuler des demandes concrètes et de planifier d’autres démarches. A ce sujet, trois questions questions sont remarquables.
Premièrement, un «maximum d’étudiant·e·s, de doctorant·e·s, de professeur·e·s, de collaborateur·rice·s, de proches et de politicien·ne·s» doivent être «mobilisés» afin de combattre activement l’augmentation des taxes d’étude. Deuxièmement, les membres du collectif se plaignent, que le Rectorat n’ait pas essayé de représenter l’opinion de l’ensemble de la communauté universitaire vis-à-vis du gouvernement cantonal. Troisièmement, le «Stop la Hausse» condamne les dirigeant·e·s de l’université pour leur méthode.
Le jardin botanique de Berne sera alors chapeauté par l’Université de Berne
Ces dernières années, l’entreprise du jardin botanique a été financée par le canton de Berne et par des fondations privées. Dès le 1er janvier 2018, la contribution de 1,05 milliards de francs suisses sera assimilée dans la contribution ordinaire du canton pour l’université. Grâce à cela, l’entreprise et le personnel pourraient être assurés sur une longue durée, ont communiqué les représentant·e·s du jardin botanique hier (le 13.11.2017).
Christian Leumann, Recteur de l’Université de Berne se montre ravi de l’intégration totale et souligne dans un communiqué l’importance du jardin botanique: «Le Boga (jardin botanique) n’est pas seulement une interface claire entre l’Université et la société, il est également une grande expérience pour le gain de nouvelles connaissances scientifiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 novembre 2017
13Nov2017
Politique des hautes écoles
La Direction de l’EPFZ souhaite recruter 100 professeur·e·s pour les sept prochaines années
L’EPF de Zurich veut étoffer d’urgence le corps enseignant au vu de l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s et des exigences croissantes de la société envers la science. Son président Lino Guzzella souhaite recruter 100 professeur·e·s dans les sept prochaines années. Puisque à chaque chaire appartient un personnel scientifique et administratif, 830 nouveaux postes à plein temps devraient être créés au total. L’ETH souhaite particulièrement s’investir dans les domaines de la santé, le big data, l’énergie et la durabilité. Les membres de la Direction de l’Ecole s’attend à des coûts supplémentaires de 550 millions de francs pour la période 2017-2024 – sur un budget total de plus de 14 milliards pour cet intervalle de temps.
L’augmentation des effectifs devra être financée principalement par les ressources propres et les réserves de la haute école, qui souhaite également réduire ses dépenses dans l’investissement immobilier pour mieux «investir dans l’humain». La possibilité de remplacer les départs à la retraite par des chaires « plus petites » et moins dotées financièrement est évoquée. Les enseignant·e·s devront en outre se montrer «moins gourmands» et «seulement s’il n’est pas possible de faire autrement, nous parleront de réductions aux professeurs».
La NZZ am Sonntag estime que ce changement est comparable à celui de l’EPFL sous la direction de L’EPFL. Certains professeurs reprochent donc à Lino Guzzella une « fixation sur Lausanne ».
L’idée de la création d’un cybercampus entre l’Armée suisse et les EPF prend forme
Selon Fathi Derder, rédacteur en chef du quotidien économique romand l’Agefi et membre du Parti libéral-radical (PLR) vaudois, l’Armée suisse dispose de 300 millions de francs suisses dont elle ne sait que faire. Elle ambitionnait de lancer un cybercampus avec les Hautes Ecoles. Dans ce sens, le Département de la défense vient de finaliser un «plan d’action cyberdéfense» qui constate que «le DDPS, comme acteur majeur de la politique de sécurité, doit […] intégrer la transformation numérique de la société dans le cadre de ses missions».
Le DDPS demande ainsi la création d’un pôle de compétence intégrant l’armée, des entreprises et des Hautes Ecoles, une plateforme entre scientifiques et militaires. Le rapport conclut: «Le projet devra délivrer ses premiers effets dès 2018, et atteindre sa pleine capacité fin 2020».
Le développement du Silicon Island à News York suscite l’intérêt de l’EPFL
Une petite île de trois kilomètres de long située sur l’East River abrite Cornell Tech, une université spécialisée dans les nouvelles technologies. Financé et conçu sous l’ancien maire Michael Bloomberg, ce premier campus «construit pour l’ère numérique» vise à «faire revenir New York vers le futur». Martin Vetterli, Président de l’EPFL, était le mois dernier (octobre) en visite à Cornell Tech. Il a été «subjugué» par les bâtiments qu’il dit avoir découverts «avec grande émotion». Le projet lui parle particulièrement: l’EPFL avait participé au premier round du concours et c’est lui qui avait défendu le dossier.
Première école d’Eté sur l’éthique à l’Université de Lucerne
En juin 2018, à l’Université de Lucerne, une Ecole d’été internationale sera réalisée pour la première fois sur le thème «éthique dans un contexte global».
La semaine de l’entreprenariat recommence pour la septième fois d’affilée à Genève
La semaine mondiale de l’entrepreneuriat débarque aujourd’hui (le 13.11.2017) à Genève pour la septième année consécutive, en collaboration avec le bureau de transfert de technologies (Unitec) de l’Université de Genève (UNIGE).
L’Unil dans les médias
La Faculté de Théologie et de Sciences des religions de l’UNIL se défend d’être une «fabrique d’athées»
L’évolution de la Faculté de Théologie et de sciences des religions de l’UNIL irrite certains réformés de la mouvance évangélique. «La Faculté de Lausanne n’est plus chrétienne», accusait il y a quelques années le pasteur Shafique Keshavjee. La Haute École de théologie protestante, professante, professionnalisante (HET-PRO), ouverte à Saint-Légier le mois dernier, se veut d’ailleurs une concurrence directe à une Faculté que certains qualifient de «fabrique d’athées». Des critiques qui font sourire David Hamidovic, son doyen. « Ce débat est dépassé depuis un siècle, mais visiblement certains se complaisent dans une opposition un peu stérile entre la foi et la raison», considère le spécialiste de l’histoire du judaïsme ancien.
En vertu de la loi cantonale sur l’autonomie de l’Université, la Faculté n’est pas formellement liée à l’Église protestante et ne bénéficie pas de financements ecclésiastiques: cela dit, «nous avons un rapport apaisé et de confiance et nous échangeons sur beaucoup de sujets», assure David Hamidovic. Malgré l’appel de certains milieux protestants, la Faculté n’envisage donc pas de collaboration avec la HET-PRO. «Il y a eu une demande de leur part auprès de mon prédécesseur, mais la réponse est clairement non, dit David Hamidovic. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs, à commencer par l’approche critique des textes. Quand je lis dans la presse que l’accueil d’étudiant·e·s homosexuel·le·s fait débat à Saint-Légier, c’est en totale contradiction avec notre vision.» Pour la prière ou la louange, «nous avons une aumônerie très dynamique»!
Revue de presse UNIL 13 novembre 2017
10Nov2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève poursuit son programme d’intégration de réfugié·e·s
L’Université de Genève a reconduit son programme d’intégration intitulé Horizon académique. Cette année, 46 réfugié·e·s sont inscrit·e·s, contre 35 l’an passé. Ils et elles suivent des cours universitaires en tant qu’auditeurs·trices et des cours de français en vue d’une admission au cursus normal. Selon Le Journal de l’UNIGE, 10% des réfugié·e·s en âge de travailler à Genève sont des universitaires.
Des quotas en sciences
Thomas Straubhaar, chroniqueur et professeur en économie à l’Université de Hambourg, se prononce contre un quota de femmes dans les comités scientifiques et à la direction des universités. Son argument principal est que cela générait plus de questions que des réponses.
Manifestation à Fribourg contre la hausse des taxes universitaires
Entre 400 et 500 personnes ont manifesté jeudi à Fribourg pour contester l’augmentation de 33% de la taxe d’inscription de l’université annoncée la veille par le Conseil d’État. Des professeur·e·s réprouvent également cette hausse mais n’osent guère l’exprimer, à l’exception notoire du professeur
François Gauthier, qui regrette que le rectorat a pris cette décision sans consulter ni étudiant·e·s, corps intermédiaire et ni professeur·e·s. Il nomme de nombreux arguments contre cette hausse de taxes d’études.
«Les EPF sont les vaisseaux amiraux du système fédéral de l’innovation»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 novembre 2017
9Nov2017
Politique des hautes écoles
Un master pourrait être nécessaire pour enseigner en primaire et en enfantine
Durant le mois de mars 2017, il a été rendu public que les recteur·rice·s des Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) de Suisse planifient de remplacer les études de Bachelor par des études de Master pour les enseignant·e·s de l’école enfantine et de la primaire.
Selon le Président de la Fédération des enseignants alémaniques (LCH), Beat W. Zemp, il ne s’agit pas d’«académisation», mais d’une la reprise du travail à temps partiel rémunéré à l’école primaire après le diplôme de Bachelor, combiné à un master parallèle à l’exercice de ce métier.
Un rapport du SECO prévoit une croissance de l’emploi avenir et encourage la formation continue
Un rapport du Conseil fédéral sur les chances et les risques de la numérisation publié hier (8.11.2017) annonce qu’aucun métier ne sera épargné par l’automatisation, car elle génère de l’incertitude. A contrario, plus de travail sera attendu qu’aujourd’hui.
Il n’est pas prévisible de savoir combien de métiers la numérisation détruira ou génèrera. C’est pourquoi les économistes de la Confédération analysent les effets de l’automatisation durant ces 20 dernières années et partent du principe qu’elle va se poursuivre ainsi. 350 000 emplois ont déjà été perdus à cause de ce tournant et 860 000 ont été générés.
Le plus grand risque de chômage reste menaçant pour toute personne qui ne se forme pas suffisamment pour s’adapter à la demande. C’est pourquoi les spécialistes demandent plus d’efforts de l’Etat pour la formation en général et la formation continue en permanence.
Par ailleurs, les membres du Parti socialiste (PS) s’inquiètent, qu’à présent les politicien·ne·s et les associations économiques utiliseraient de manière abusive «la numérisation en tant qu’alibi pour toutes formes de dégradation du droit du travail».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 novembre 2017
8Nov2017
Politique des hautes écoles
Le Conseil d’État de Fribourg a décidé d’augmenter la taxe d’études de son université de 33%
Le Canton de Fribourg a annoncé que la taxe d’inscription à l’Université augmentera de 180.- CHF par semestre dès l’année académique 2018-2019. La facture sera de 720.- CHF pour les étudiants suisses ou liechtensteinois. Les doctorant·e·s devront aussi payer une taxe, fixée à 180.- CHF.
Le Grand Conseil vaudois élargit les compétences des infirmier·ère·s pour lutter contre le manque de médecins généralistes
Pour le Conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard, la lutte contre le manque de médecins généralistes passe par les compétences des infirmier·ère·s. Une proposition dans ce sens a été présentée mardi (7.11.2017) devant le Grand Conseil et les députés l’ont validée quelques minutes plus tard. L’objectif: que certains infirmiers·ères, spécialement formé·e·s, puissent pratiquer des gestes habituellement réservés aux médecins et prescrire des médicaments. Cependant, ces gestes et ces prescriptions se feront tout de même sous supervision médicale et dans des cadres bien précis, qui seront encore à affiner.
Mais pour que cette mesure devienne réalité, il faudra qu’un Master soit mis sur pied par l’Institut universitaire de formation et de recherche en soins, rattaché à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL. «Nous espérons une première volée en 2018», explique Pierre-Yves Maillard.
Mais droite comme gauche soulignent que l’idée va dans le bon sens. La députée (PS) et médecin dentiste Sonya Butera ajoute: «Former ou importer de plus en plus de personnel sanitaire ne suffira pas à résoudre la situation à venir. Une des solutions consiste justement à réviser les tâches des professionnels actuels.»
La Commission des finances du Conseil des Etats souhaite investir plus d’argent dans l’éducation pour l’année 2018
La Commission des finances du Conseil des Etats désire investir plus d’argent dans l’éducation pour l’année 2018. Elle demande à son Conseil d’augmenter les contributions financières dans le domaine des EPF d’environ 53 millions de francs par le biais d’un devis pour 2018. Aussi, pour les contributions de base pour les universités et les HES, elle se montre plus généreuse que le Conseil fédéral.
Un collectif de collégien·ne·s rejoint le combat contre la hausse de taxes universitaires à Fribourg
Un collectif de collégien·ne·s s’est joint au mouvement combattant le projet de hausse des taxes universitaires récemment soumis au Conseil d’Etat par le Rectorat de l’Université de Fribourg. Une lettre portant les paraphes d’une huitantaine de «collégien·ne·s, actif·ve·s dans la vie de nos collèges et de notre canton, issus de différentes régions linguistiques et géographiques et provenant d’horizons politiques divers» a été adressée à l’Alma mater.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2017
7Nov2017
Politique des hautes écoles
L’augmentation des taxes d’études à l’Université de Fribourg suscite des réactions
Selon le Freiburger Nachrichten, Astrid Epiney estime que le canton (de Fribourg) doit augmenter ses taxes universitaires de l’ordre de 200 francs par semestre. Grâce à des taxes plus élevées les performances de l’université devraient être améliorées, estime la Rectrice. Le projet du Rectorat de l’Université de Fribourg toucherait aussi les doctorant·e·s. Ils sont aujourd’hui exemptés de taxes et ne payent qu’un «émolument de base» de 115 francs par semestre. «Nous demander une contribution financière de 400 francs en plus par année est injuste. C’est une manière indirecte de baisser nos salaires, qui sont déjà plutôt bas.» estime une source de La Liberté, qui s’est jointe aux protestations contre l’introduction d’une taxe universitaire pour les doctorant·e·s, mouvement soutenu par le Syndicat des services publics (SSP).
Le comité du Corps des collaborateurs et collaboratrices scientifiques de l’Université de Fribourg (CSWM) a, de son côté, adressé une lettre au rectorat pour lui signifier son opposition claire à l’introduction de taxes pour les doctorant·e·s. «Nous ne sommes pas prêts à assumer, avec les étudiant·e·s, les problèmes financiers de l’université », explique Lena Hehemann, présidente du CSWM. L’association préconise plutôt l’introduction d’un «fonds de solidarité» auquel contribueraient tous les membres de la communauté universitaire (y compris les professeurs) proportionnellement à leurs revenus. D’ailleurs, plusieurs lettres de lecteurs contre la hausse des taxes d’études ont été publiées. Le Conseil d’Etat décidera dans trois semaines de la proposition.
La Rectrice de l’Université de Fribourg évoque les bienfaits du doctorat
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, défend l’utilité du doctorat pour les doctorant·e·s et la société dans un commentaire publié dans la Liberté. Elle constate qu’il n’y a aucune évidence que le doctorat conduirait à un risque plus élevé de chômage. Au contraire les détenteurs d’un doctorat sont très appréciés dans certaines disciplines et branches et que, dans les autres, le doctorat n’est en tout cas pas considéré comme un désavantage.
Adaption des hautes écoles spécialisés à la numérisation
Werner Inderbitzin, économiste et Président du Conseil de la fondation Swiss Science Center Technorama, recommande aux HES de « se numériser » et de repenser radicalement l’admission des étudiantes.
L’Université de Berne souhaite adapter ses procédures pour mieux accommoder des transexuels
A l’Université de Berne, un étudiant transsexuel s’est plaint que son ancien nom apparaisse encore sur les courriels ou sur la liste des participants. A présent, l’Université de Berne a pris position: «En principe, le nom officiellement certifié est obligatoire pour nous, en particulier pour les documents tels que les diplômes par exemple.» Cependant, les représentant·e·s de l’université voient qu’une action est requise: «Pour le moment, nous testons quelles sont les possibilités pour différer de ces règles au quotidien [de la gestion] des études.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 novembre 2017
6Nov2017
Politique des hautes écoles
L’encadrement des doctorants sous le feu de critiques
A l’occasion d’une réunion de crise suite aux accusations de mobbying et la fermeture consécutive de l’Institut astronomique, l’association des doctorant·e·s de l’EPF Zurich critique fortement le style de leadership de certain·e·s professeur·e·s. «Des nombreuses personnes internes et externes de l’EPFZ ont des doutes que certain·e·s professeur·e·s ont les moyens d’assumer la responsabilité de superviser la relève académique. L’association des doctorant·e·s avance que l’évaluation du doctorat pourrait se faire par une personne externe au laboratoire, ce qui réduirait le risque d’abus de pouvoir des « tout-puissants » professeur·e·s et critiquent la Direction de l’ETH, qui pendant trop longtemps n’aurait pas pris la critique au sérieux.
Selon un sondage, les conditions de travail, donc les heures de travail et le salaire des doctorant·e·s changent d’un domaine à l’autre, et les femmes sont en moyenne moins bien rémunérés, tout particulièrement en sciences humaines.
Le psychologue de gestion Gerhard Fatzer estime que le cas de mobbying à l’ETH est la conséquence d’un système qui valorise l’expertise plus que des qualités humaines.
Les enjeux administratifs des transsexuels dans les universités
A l’Université de Berne, 85 transgenres étudient et certains d’entre eux/elles se plaignent, que l’administration de l’université a du mal à accepter les adaptations des noms des personnes transsexuelles. Parfois, l’ancien nom aurait atterri sur la liste des présences. «C’est humiliant. Mon ancien nom ne regarde personne et n’est pas pertinent pour mes camarades», déclare un étudiant transsexuel. «L’Université exige obligatoirement le changement de nom officiel pour l’adaptation des documents», explique Alecs Recher, juriste et fondateur de Transgender Network Switzerland. Dans les cantons de Lucerne et Zurich, le nouveau nom peut aussi être repris sur les documents universitaires sans changement de nom officiel. Pour Alecs Recher, «l’université en tant qu’organisation étatique a le devoir de protéger les personnes transsexuelles au moyen de documents adéquats».
Par ailleurs, selon le Sonntagsblick, il existe de nombreux enfants, qui ne peuvent s’identifier avec leur sexe, si bien que ce dernier leur est attribué durant la naissance. Plusieurs manifestations auront lieu en Suisse sur le thème des enfants transgenres, par exemple jeudi (9.11.2017) à la Haute Ecole pédagogique de Zurich. Lukas Geiser (49 ans), qui y est compétent en tant que pédagogue sexuel explique le but de cet évènement: «les professeur·e·s doivent être sensibilisé·e·s, pour qu’ils réagissent correctement lorsqu’ils ont un enfant ou un adolescent transsexuel dans leur classe.»
Le personnel infirmier de Suisse souhaite effectuer certaines prestations sans mandat d’un médecin
Mardi (7.11.2017), les infirmier·ère·s de Suisse ont rendez-vous en habit de travail sur la place Fédérale bernoise pour déposer leur initiative «Pour des soins infirmiers forts», signée cette année par 120 000 personnes. L’Association suisse des infirmier·ère·s (ASI) parle du plus grand projet de politique professionnelle de son histoire. Il s’agit de revaloriser la profession en définissant certaines prestations qui seront effectuées par les infirmier·ère·s de manière autonome, sans ordre médical. Aujourd’hui, la loi sur l’assurance maladie (LAMal) leur refuse la possibilité de facturer directement leurs prestations aux caisses maladie. Tout doit passer par le mandat d’un médecin.
La Fédération des médecins suisses (FMH) soutient les préoccupations de l’initiative populaire pour la reconnaissance et l’encouragement du personnel infirmier. «Le manque de relève est aussi une question primordiale pour le corps médical», déclare Jürg Schlup, Président de la FMH. «L’initiative vise à garantir des soins de santé en prenant compte de la pénurie du personnel spécialisé. Nous soutenons les possibilités de formation pré- et postgraduée, la réduction des tâches administratives et la réglementation claire des compétences. L’interprofessionnalité joue un rôle important pour relever les défis à venir dans le domaine de la santé. L’excellente collaboration entre le personnel infirmier et les médecins doit continuer d’être renforcée.»
Plus d’un quart des étudiant·e·s de l’Université de Genève n’y suivent pas les cours
Une étude de l’Université portant sur la rentrée 2016 dévoile pour la première fois pourquoi plus de 26% des étudiant·e·s accepté·e·s à l’UNIGE ont renoncé à y suivre des cours. Trois raisons se dégagent, indique le Professeur Marcel Paulssen, auteur de l’enquête. D’abord, des candidat·e·s inscrit·e·s dans plusieurs universités vont finalement voir ailleurs, dans une institution qui répond mieux à leurs besoins spécifiques. «Notre réputation est bonne, mais nous restons une université de taille réduite en comparaison internationale, note le chercheur. Notre offre est donc limitée.» Deuxième raison: le manque de perspectives professionnelles, surtout pour les étudiants étrangers. «Il leur est difficile de trouver un travail ici.» Enfin, le coût élevé de la vie et la quasi-absence de logements abordables dans la région en dissuadent plus d’un. «Cela nous dessert vis-à-vis d’autres institutions», regrette Marcel Paulssen.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2017
3Nov2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 novembre 2017
2Nov2017
Politique des hautes écoles
Universités entre Etat et marché
Thomas Bieger, Professeur d’économie d’entreprise et Recteur à l’Université de Saint-Gall ainsi que Président de la chambre des hautes écoles universitaires de swissuniversities, craint la privatisation des universités moyennant des MOOC. Ceci aurait comme résultat une concentration de l’offre sur des cursus qui ne sont pas chers à «produire» et où il y a une grande demande, au détriment des certains domaines et hautes écoles.
Il plaide pour une plus grande autonomie des hautes écoles qui les rendrait aptes d’agir stratégiquement. L’accréditation d’universités privés selon la LEHE devrait être liée à la condition que ces universités contribuent au système en investissant dans la recherche et la relève académique.
Université de Saint-Gall: «Médecine sans hiérarchie»
A partir de 2018, il y aura des cours de médecine à l’Université de Saint-Gall. Une particularité unique en suisse est que les étudiants en soins et ceux en médecine prennent des cours ensemble. L’objectif est d’approcher les métiers de la santé et de casser les hiérarchies. Ceci est nécessaire pour s’adapter à la société changeante: Avec le vieillissement de la population, les maladies deviennent de plus en plus complexes et le coût du système de santé monte.
Le Canada et les Pays-bas, où il y a depuis longtemps des tels cursus «interprofessionnels», servent l’université comme exemple.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 novembre 2017
1Nov2017
Politique des hautes écoles
Les MOOC changent leur vocation première
Présentés il y a cinq ans par les universités américaines comme une révolution pédagogique, l’emballement médiatique autour des MOOC était lancé. Présentée comme révolutionnaire aux Etats-Unis, l’absence «physique» du professeur·e inquiéta une partie des professeurs d’université. «Tout le monde est d’accord sur le fait que les cours magistraux dans des amphithéâtres bondés sont à bannir, mais les professeurs n’en sont pas moins des acteurs de théâtre qui sentent les réactions du public et pas des acteurs de cinéma», estime Pascal Engel, philosophe et Directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
A ces critiques, d’autres enseignant·e·s répondirent que les MOOC ne devaient pas «remplacer» le professeur·e mais l’accompagner, comme une ressource supplémentaire pour construire son cours. Mais au moment où le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se lançait, fin 2013, dans la création d’une plate-forme de MOOC francophones, résumée à son acronyme FUN (France université numérique), les premières études vinrent donner raison aux sceptiques. Aux Etats-Unis, les taux d’abandon étaient vertigineux. Une étude de l’Université de Pennsylvanie, publiée en décembre 2013, montrait que la moitié des inscrits consultait une seule séance du cours et seuls 4 % d’entre eux allaient jusqu’au bout. Autre enseignement, une large majorité des inscrits étaient déjà diplômés de l’enseignement supérieur. Les plates-formes américaines Coursera et Udacity avaient déjà changé de modèle économique, l’une se positionnant sur les certificats payants et la revente des données des utilisateurs et l’autre sur le commerce de formation professionnelle pour les entreprises. La même tendance se fit naturellement sentir sur la plate-forme francophone.
La formation continue devient toujours plus populaire
Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique, près de deux Suisses âgés de 15 à 75 ans sur trois (63%) a suivi une formation continue l’an dernier contre 58% cinq ans plus tôt. Le taux de participation augmente en fonction du niveau de formation: 81% chez les titulaires d’un diplôme de degré tertiaire contre 40% chez les personnes sans formation postobligatoire. Pour des raisons d’intérêt professionnel, les domaines «économie et travail», «science et technique» et «santé» ont le plus de succès.
Dans l’affaire de la Haute Ecole de musique, un Député lausannois propose l’introduction d’un audit externe
Mardi soir, la gouvernance de la HEMU et du Conservatoire de Lausanne – visée par un audit interne et dont le directeur général est l’objet de graves critiques – est venue sur la table du Conseil communal via une question orale. Manuel Donzé, Député (PDC) au Grand Conseil lausannois, a demandé au Syndic, chargé de la Culture, si la crise que traversent ces institutions ne méritait pas un audit externe et neutre, mené par exemple par la Commission des finances de la Ville. «Le problème qui se pose tient au simple mot «interne», a expliqué Manuel Donzé. Pour mener un tel audit, un certain nombre de règles doivent être observées: indépendance des auditeurs, pas de conflit d’intérêt potentiel, auditeurs formés…».
Des cours informatiques obligatoires dans tous les gymnases suisses pour l’année académique 2022/2023?
Lors de son assemblée annuelle la semaine dernière (26 octobre 2017) à Zurich, les membres de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) ont décidé de mettre en route la révision des bases légales concernées, afin que des cours d’informatique obligatoires au gymnase s’appliquent dans toute la Suisse.
La formation de base doit comprendre l’introduction à différents concepts, comme les rudiments de langage de programmation, les principaux aspects techniques des réseaux informatiques ou les aspects de la communication numérique liés à la sécurité.
Si la proposition de fixer une période transitoire de quatre ans est acceptée lors de la révision, cela signifie que l’informatique devra être enseignée au gymnase en tant que discipline obligatoire à partir de l’année scolaire 2022/2023. Les cantons ont toutefois la possibilité de l’introduire plus tôt.