Le International Institute for Management Development (IMD ) a publié pour la quatrième fois le « Digital Competitiveness Ranking » qui classe les pays selon leur compétitivité numérique à l’échelle mondiale. La Suisse a désormais été dépassée par Hong Kong et se trouve maintenant à la 6e place. Une des raison de ce déclassement est le faible nombre de femmes chercheuses. «De meilleures incitations semblent nécessaires pour garantir que des femmes hautement qualifiées travaillent dans la recherche et le développement.», commente l’auteur de l’étude.
Une épicerie gratuite pour des étudiant-e-s dans le besoin
Pour faire face à la précarité estudiantine qui ne fait que d’empirer avec la pandémie, deux élèves de la haute Ecole de travail social de Genève (HETS) ont lancé le projet d’une épicerie gratuite à la HETS. Elle sera destinée aux étudiant-e-s des HES et de l’Université de Genève (UNIGE) qui se trouvent dans une situation de précarité.
Cette épicerie permet d’agir non seulement contre la précarité des étudiants, mais également de sensibiliser au gaspillage alimentaire, car les denrées alimentaires seront récupérées auprès de différents partenaires dans la ville.
Le Conseil de l’Université de Lausanne a désigné Frédéric Herman comme candidat pour le poste de recteur-trice. Le Doyen de la faculté FGSE sera proposé au Conseil d’Etat pour reprendre le poste du rectorat à partir du 7 aout 2021.
Le Conseil d’Etat aura jusqu’au 31 janvier 2021 pour confirmer la proposition de l’UNIL.
Une nouvelle antenne chinoise de la ZHdK suscite des questions
La Haute École d’art de Zurich (ZHdK) participe dans le projet de construction d’une école de design en Chine, en collaboration avec la Chinese Harbin Institute of Technology (HIT) à Shenzhen. La ZHdK est déjà en train de développer des programmes d’études et de recruter du personnel.
Ce programme suscite des interrogations quant à la liberté académique. La HIT, avec laquelle la ZHdK envisage une coopération académique par la suite, est étroitement liée à l’armée chinoise et a été mise sur une liste noire des Etats-Unis. Par ailleurs, le régime chinois vient de publier le projet d’un nouveau code de conduite pour les enseignants étrangers. À l’avenir, toute personne souhaitant enseigner en Chine devra suivre une formation idéologique de base et sera soumise à un système de points qui punira les comportements non conformes par des évaluations négatives.
Sur la question s’il y a une «ligne rouge» à ne pas dépasser, le recteur de la ZHdK Thomas Meier répond: «Si nous sommes activement empêchés dans nos activités, nous sortirons». L’auteur de l’article estime qu’il est peu clair pourquoi la haute école prend des tels risques pour avoir une présence à Shenzen.
Suite à une fête organisée par une association étudiante de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) qui est devenu un foyer du coronavirus, 2500 étudiant-e-s ont dû se mettre en quarantaine jusqu’à ce mardi. La haute école a maintenant décidé de convoquer une commission disciplinaire pour enquêter et décider de la sanction à infliger aux organisateurs-trices. Les sanctions pourront aller du blâme au renvoi temporaire ou définitif de l’école.
« Les personnes qui ont organisé cette soirée ont mis en danger la vie des autres étudiants. C’est à ce titre et pour respecter les directives estudiantines que la commission disciplinaire est appelée à se prononcer » dit Pascal Gauthier, directeur marketing et membre de la direction de l’EHL
Portrait de la première directrice de l’IHEID à Genève
Marie-Laure Salles est la nouvelle directrice de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID).
Elle annonce trois axes de travail: donner une plus grande visibilité à l’institut, «lancer de nouveaux enseignements (renforcer le thème de la santé globale, s’intéresser aux nouvelles technologies) et s’ancrer beaucoup plus à Genève et en Suisse, en renforçant les partenariats avec l’Université et en développant des liens avec d’autres institutions académiques.»
01.10.2020 – Tribune de Genève – Elle veut former des élites respnsables
Les ministres de la Recherche et de l’Innovation de l’Union européenne se sont mis d’accord mardi à Bruxelles sur des nouvelles catégories plus strictes pour l’association de pays tiers comme la Suisse au programme Horizon Europe. Alors que la Suisse était auparavant traitée de la même manière que les Etats de l’AELE/ EEE que sont la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, elle est maintenant incluse dans la quatrième et dernière catégorie. Ainsi, à l’avenir, des pays comme la Suisse ou le Royaume-Uni ne pourront par exemple pas recevoir plus d’argent du programme de recherche qu’ils n’en ont versé.
Mis à part cela, les discussions restent encore ouvertes quant aux conditions de participation de la Suisse à «Horizon Europe». Selon le journaliste à Bruxelles Remo Hess, cela dépendra vraisemblablement d’un accord institutionnel («Rahmenvertrag») entre l’UE et la Suisse, qui réglera l’accès à tous les programmes de l’Union européenne.
Nouveau programme doctoral pour la durabilité à l’EPFL
EPFLglobaLeaders is a new PhD fellowship program intended to encourage young scientists and engineers to work towards a more sustainable future. It is being funded by the EU through a Marie Skłodowska-Curie Actions co-funding program. “It’s essential for tomorrow’s leaders to have a good understanding of science and technical analysis, so that they can confront global challenges effectively and draw on a solid knowledge base when they make decisions,” says Jeroen van Hunen, head of EPFL’s Doctoral School.
A cause de la croissance de l’institution, l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a rajouté deux nouveaux membres à la direction : Vanessa Wood, professeure en nanotechnologies et Julia Dannath-Schuh, psychologue et consultante pour la culture du leadership. Auparavant, la rectrice Sarah Springman était la seule femme dans la direction de l’EPF. Selon le récent rapport Equality Monitoring, l’EPFZ est devenue plus féminine ces dernières années, mais le phénomène du «leaky pipeline» persiste: seul une minorité de femmes monte dans la hiérarchie académique.
Les auteur-e-s du Tages-Anzeiger et de l’Infosperber estiment que la désignation de deux femmes à la direction est une réaction à des récents cas de mobbying et de harcèlement sexuels. Un sondage publié un mai 2020 indique par ailleurs qu’environ 23 % des femmes professeurs de l’EPFZ ont indiqué qu’elles s’étaient senties discriminées au cours des deux années précédentes. Pour les hommes, ce chiffre était beaucoup plus bas, à 5 %.
Le niveau de la maturité est-il suffisant pour les études universitaires?
Plusieurs articles parus dans le NZZ am Sonntag discutent de la réforme des gymnases et de l’avenir de la maturité fédérale. Un groupe d’enseignant-e-s de toutes les disciplines scolaires se réunira prochainement afin de discuter de l’avenir de la maturité suisse. Le nouveau programme d’études qui doit être mis en œuvre d’ici 2023 relève des questions centrales sur le niveau de la maturité et des conséquences de certaines failles pour les universités. Des enseignant-e-s dans plusieurs disciplines témoignent de lacunes importantes dans les connaissances de base de leurs étudiant-e-s en première année, spécialement d’un manque accru de maîtrise de l’expression écrite. Le défi reste d’assurer une maturité qui prépare les futurs étudiant-e-s aux exigences universitaires. Plusieur-e-s expert-e-s exigent que les maturités deviennent plus exigeantes.
Franz Eberle, spécialiste des gymnases, affirme par exemple que «les conditions de réussite à l’examen doivent être affinées, notamment en ce qui concerne la capacité générale d’étude des diplômés». Il pourrait imaginer la création d’un test d’aptitude aux études universitaires qui évaluerait les compétences de base en mathématiques, la première langue nationale et en anglais, qui devraient tous être passés pour l’admission aux études universitaires.
La succession de Nouria Hernandez, Rectrice de l’UNIL, se prépare dans les coulisses. Jeudi soir, le Conseil de l’Université choisira le nom qu’il proposera au Conseil d’État pour lui succéder. L’exécutif cantonal aura ensuite jusqu’en janvier pour désigner le futur recteur ou la future rectrice. Selon les 24 heures, «Parmi les papables, deux noms reviennent souvent: Frédéric Herman, doyen de la Faculté des géosciences et de l’environnement, et Marianne Schmid Mast, psychologue et professeure de comportement organisationnel» à la Faculté HEC.
La Suisse a voté NON à l’initiative dite «de limitation» – les réactions
Le 27 septembre, la Suisse a rejeté l’initiative «pour une modération modérée» avec 61,7%.
Un article de la NZZ signé par David Vonplon conclut que l’initiative a échoué parce que l’opposition s’est mieux organisée qu’en 2014. Entre autres, «la communauté scientifique a […] abandonné sa noble réserve et a souligné que l’acceptation de l’initiative affaiblirait le lieu de l’enseignement et de la recherche.»
Vincent Bourquin du Temps s’enthousiasme dans un éditorial : «Cette campagne a été exemplaire. […] Les milieux académiques et scientifiques sont sortis, cette fois-ci, de leur tour d’ivoire et se sont fortement mobilisés, conscients de l’importance de l’Europe pour la recherche.»
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, voit les résultats comme un signal pour consolider la relation CH-UE. Un entretien téléphonique avec Simonetta Sommaruga, présidente de la Suisse, est prévu au cours de la semaine.
28.09.2020 – Le Temps – La Suisse plus forte pour aller négocier à Bruxelles
28.09.2020 – Neue Zürcher Zeitung – Der bilaterale Weg ist noch nicht gesichert
28.09.2020 – Neue Zürcher Zeitung – Die SVP erleidet eine schmerzliche Niederlage
Accusations de racisme à l’Université de Saint-Gall
Le programme MBA de l’Université de Saint-Gall (HSG) est accusé de racisme par Marcus Soares, ancien étudiant originaire du Brésil. Ce dernier témoigne avoir été discriminé et exclu par rapport à ces collègues suisses et allemands.
Lors d’un événement organisé par une grande banque suisse pour recruter des étudiant-e-s en MBA, les participant-e-s ont été sélectionnés en fonction de leur origine. «La majorité des étudiants sélectionnés étaient originaires de Suisse et d’Allemagne – je n’ai même pas été invité au départ» explique Marcus Soares.
L’Université de Bâle est passé à l’enseignement en ligne en mars. [Comme beaucoup d’autres universités,] elle s’est montrée accommodante dans l’évaluation des performances : Les examens échoués de l’été 2020 ne comptent pas comme un essai et peuvent être répétés. Certain-e-s auraient alors profité de cette opportunité pour passer les examens avec moins de préparation. Ainsi, les résultats des examens sont moins bons que ceux des années précédentes. Certaines facultés ont également fait remarquer qu’elles comptaient moins de diplômé-e-s, car les étudiant-e-s avaient eu du mal à préparer les examens pendant la période de fermeture.
Publication des actes d’un séminaire sur les réfugiés palestiniens qui a fait polémique
Lors des journées de formation destinées aux enseignant-e-s vaudois-e-s il y a presque deux ans, un séminaire consacré aux réfugiés palestiniens avait fait polémique. Les actes ont «enfin» été publiés. La controverse avait notamment provoqué une intervention inédite de Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise chargée de la Formation.
Des étudiant-e-s bloqué-e-s dans leur cursus par le Covid
Six étudiant-e-s en sciences du sport de l’Université de Lausanne se sont vu refuser leur entrée en master. Ils/elles devaient prendre part à un camp sportif mais le coronavirus est venu compromettre leur participation. Face à cette décision, trois étudiant-e-s ont décidé de faire recours.
«Le Conseil des Etats a accepté jeudi par 20 voix contre 18 et 4 abstentions une motion de Marina Carobbio (PS/TI). Le National doit encore se prononcer. Selon la Tessinoise, la crise sanitaire du coronavirus a montré la nécessité de disposer de plus de personnel infirmier mais également de médecins. Le pays doit recourir à des médecins formés à l’étranger. Elle demande donc de revoir les possibilités d’accès aux études de médecine, en remplaçant si nécessaire le système de numerus clausus. Le ministre de l’économie Guy Parmelin a rappelé en vain qu’il avait déjà pris des mesures pour augmenter le nombre de places d’études de médecine en Suisse. On devrait passer de 900 diplômés en 2016 à plus de 1300 dès 2025. En outre, changer de système de sélection à l’entrée des études ne permettrait pas d’atteindre l’objectif.»
Le Temps note: «La Suisse doit assurer sa participation au «paquet Horizon» 2021-2027. Le Conseil des États a donné jeudi son feu vert par 37 voix contre 2 pour libérer 6,154 milliards de francs à cette fin. Le National doit encore se prononcer. Le projet ne concerne que le financement: le mandat de négociation pour le renouvellement de l’accord bilatéral Suisse-UE pour le «paquet Horizon» sera soumis au parlement ultérieurement.»
Le Walliser Bote se penche sur les discussions dans le Conseil des États, notamment sur la hauteur de la réserve qui est prévue pour les fluctuations des taux de change.
Der Bund et le Freiburger Nachrichten soulignent les conditions d’accès à Horizon Europe, qui se sont détérioré depuis le Brexit.
La Suisse pourra-t-elle réintégrer Erasmus+ dès 2021?
«Après le oui à l’initiative du 9 février 2014 «contre l’immigration de masse», la Suisse a été exclue du programme Erasmus+. Pour que les étudiants puissent continuer de bénéficier de séjours en Europe, la Confédération a mis en place en urgence une «solution suisse», qui a finalement perduré mais que beaucoup jugent insatisfaisante. Une réintégration à partir de 2021 est réclamée par les étudiants et universités, ainsi que par le Parlement.»
Le Conseil des EPF nomme de nouveaux membres de la direction à l’ETH Zurich et à l’EPFL
«Le Conseil des EPF a nommé deux nouveaux membres de la direction à l’ETH Zurich et trois nouveaux membres de la direction à l’EPFL. Les nominations à l’ETH Zurich sont dues à un élargissement de la structure de direction, qui passe de cinq à sept domaines.»
«Le psychologue Pierre Moiroud, chef du Pôle Santé Social de l’Université de Genève, et la médecin Sylvie Berney, en charge de la consultation psychothérapeutique pour étudiants de l’UNIL, reviennent sur le suivi de la santé mentale en milieu étudiant et la réactivité des établissements en temps de crise.»
«Nombre de ces formations pour cadres, dont la dimension internationale est une caractéristique essentielle, proposent des voyages à travers le monde dans leur cursus. Une habitude que le coronavirus est venu chambouler. […] «Faire un MBA est un signal que l’on est prêt à voyager, à rencontrer d’autres cultures», éclaire Felix Bühlmann, professeur de sociologie à l’Université de Lausanne et spécialiste des élites. Ces séjours sont donc pour les hauts cadres «toujours une ressource, un capital qu’on peut ramener à la maison et le signe qu’on peut s’adapter dans différents contextes, estime le professeur. Ces éléments peuvent peser dans une carrière face à d’autres qui n’auraient pas vécu ces expériences. L’idée n’est pas forcément d’aller loin, mais d’aller au bon endroit.» Car si les voyages peuvent être repensés, il existe des incontournables. «Certaines destinations sont liées à des domaines très spécifiques, comme New York et Wall Street pour la banque», pointe Felix Bühlmann. Difficile, donc, d’envisager des alternatives»
2500 étudiant-e-s de l’Ecole hôtelière de Lausanne en quarantaine
Environs les trois quarts des étudiant-e-s de l’École hôtelière de Lausanne (EHL) ont été mis en quarantaine, a annoncé mercredi l’État de Vaud. Cette décision a été prise après la découverte de plusieurs foyers d’infections importants auprès de la voie Bachelor de l’EHL. Onze étudiant-e-s ont étés déclaré-e-s positifs au Covid-19.
D’après les informations transmises par l’État, une ou plusieurs fêtes seraient à l’origine de ces nombreux foyers d’infection. Ces soirées privées ont eu lieu juste avant l’entrée en vigueur du renforcement des mesures annoncées le 15 septembre. «La mesure court jusqu’au 28 septembre, soit dix jours après les dernières soirées», précise Karim Boubaker, le médecin cantonal. Jusqu’à cette date, les étudiant-e-s doivent rester chez elles-eux – une minorité réside sur le campus.
En 2013 et 2015, le Tribunal fédéral administratif s’est penché sur des affaires de plagiat dans les EPF, ce qui était surprenant selon un Conseiller national.
Le Conseil fédéral a donc soutenu une révision de la Loi sur les EPF qui vise à renforcer l’importance du Conseil des EPF en tant qu’organe de gestion et de surveillance stratégique, en limitant notamment le droit de recours des institutions EPF contre les décisions du Conseil des EPF devant le Tribunal administratif fédéral.
Craignant que ces nouvelles dispositions entravent l’autonomie des institutions EPF et la liberté de la recherche, le Conseil national a supprimé cet article du projet de loi, soutenant ainsi le droit de recours.
Le Conseil des États, à son tour, suit le Conseil fédéral et souhaite renforcer la sécurité juridique en limitant le droit de recours, mais tout en garantissant la liberté de la recherche. Pendant des consultations futures, le Conseil national clarifiera quels compétences du Conseil des EPF entraveraient la liberté de la recherche.
Les chercheur-e-s suisses s’inquiètent de leur participation à Horizon Europe
Un article de la NZZ rappelle le risque d’une exclusion de la Suisse du programme européen Horizon Europe en cas d’acceptation de l’initiative «de limitation» ce 27 septembre.
Augmentation de tricherie lors des examens en ligne
En raison des mesures de protection sanitaires, la haute école spécialisée zurichoise (ZHAW) a dû renoncer aux examens en présence cet été. La session a alors eu lieu en ligne, avec les étudiant-e-s à la maison devant leurs ordinateurs, sans surveillance. En conséquence, la tricherie était beaucoup plus fréquente. 133 procédures disciplinaires ont jusqu’à présent dû être engagées par le service juridique – «beaucoup plus» que d’habitude, comme l’a confirmé la ZHAW.
Le taux de tricherie serait d’environ 0,4 %. Néanmoins, la charge de travail administratif causée par les procédures a augmenté à tel point que la ZHAW a mis au concours un nouveau poste temporaire à plein temps au sein du service juridique.
Le semestre d’automne à l’Université de Zurich (UZH) a connu un début difficile en raison de problèmes techniques. Le Tages-Anzeiger a récolté les témoignages d’une douzaine d’étudiant-e-s. Ces derniers-ères signalent que les temps d’attente sur les plateformes en ligne de l’Université sont longs, que l’accès à des programmes tels que Microsoft Teams et Zoom ne fonctionne souvent pas et que la communication de l’Université est insatisfaisante. Par exemple, un professeur qui donnais un cours de droit de première année auquel 700 étudiant-e-s s’étaient inscrits n’avait pourtant qu’une licence Zoom pour 300 participant-e-s.
La planification et l’organisation de ce semestre a été «particulièrement complexe et élaborée», reconnaît le service de communication de l’UZH. Mais l’alternance des cours en ligne et en présentiel aurait néanmoins été bien accepté par les étudiant-e-s. D’un point de vue technique, l’enseignement en ligne aurait également plutôt bien fonctionné, selon l’Université.
Promotion de la mobilité étudiante extra-européenne
Le Parlement soutient des programmes d’échange pour les étudiant-e-s suisses souhaitant faire un séjour hors d’Europe. Cet accord formalise la réorganisation imposée suite à l’exclusion de la Suisse du programme européen Erasmus+ en 2014 due à l’acceptation de l’initiative populaire fédérale «Contre l’immigration de masse».
Le Conseil national à la recherche d’alternatives à la vivisection
Le 15 septembre, le Conseil national avait décidé de tripler le financement pour la recherche de solutions qui remplaceraient l’expérimentation animale. Le projet souhaite allouer des ressources supplémentaires au Centre de compétences suisse 3R (Réduire, réformer, remplacer), financé conjointement par la Conféderation, Interpharma et les hautes écoles.
Mardi 22 septembre, le Conseil d’Etats a rejeté cette proposition. La suite de ce projet se décidera le 24 septembre en séance de conciliation.
Les sciences sociales en manque d’interdisciplinarité ?
Le Directeur du Centre pour la responsabilité des entreprises et la durabilité de l’Université de Zurich Philipp Aerni dénonce un manque de réelle interdisciplinarité au sein des sciences sociales en suisse. Il observe l’évolution vers une multiplication d’écoles théoriques au sein des disciplines qui selon lui s’épanouissent dans une coexistence pacifique. «On ne veut pas se mettre en travers du chemin de l’autre» serait la dévise. Selon le sociologue, cette évolution est redoutable. Au lieu de comparer les différentes théories et paradigmes afin de pouvoir les réfuter ou alors accepter en tant que hypothèse, les disciplines se développent de plus en plus en systèmes d’auto-référence : ce qui compte, c’est la compatibilité idéologique, un langage technique qui crée l’identité et les mérites dans sa propre discipline. Cela implique, selon Philipp Aerni, une procédure de sélection qui permet de trier très tôt les chercheurs interdisciplinaires ayant une orientation pratique.
Quelle est la place de la pratique dans l’université?
Le professeur en économie à l’Université de Saint-Gall Christian Keuschnigg estime qu’il ne revient pas aux université de s’assurer que l’enseignement soit pertinent par rapport à la pratique du monde du travail. Selon lui, les universités devraient se concentrer sur «ce qu’elles font le mieux», d’enseigner des connaissances générales et des compétences méthodologiques.
Dans cette optique, il met en garde contre une trop grande spécialisation des programmes d’études universitaires.
La récession actuelle est un poison pour les demandeurs d’emploi – surtout pour ceux-celles qui viennent de terminer leurs études. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) s’attend à ce que l’année en cours entraîne la plus forte baisse du produit intérieur brut (PIB) depuis des décennies. Une augmentation du taux de chômage est également prévue. Le Seco suppose qu’il passera à 4,1 % en 2021. Par comparaison, en 2019, il était encore à 2,3 %.
Les diplômé-e-s des universités, des hautes écoles pédagogiques ou des hautes écoles spécialisées sont particulièrement touchés par ces circonstances défavorables. Trouver un accès à un marché de travail asséché par la pandémie est devenu un réel défi. Ce qui est encore plus inquiétant : une discrimination précoce sur le marché du travail se traduit souvent par des salaires plus bas ou un taux de chômage plus élevé pour les personnes concernées, même longtemps après la récession.
Les chercheur-e-s de Marie Curie «frustrés» par le budget 2021
Les chercheur-e-s de Marie Curie estiment que le budget 2021 pour la recherche et l’innovation proposé par les ambassadeurs de l’UE la semaine passé n’est pas suffisant et appellent les députés européens à inverser les coupes effectuées dans le prestigieux programme européen d’échanges universitaires et de recherche interdisciplinaire.
Dans le projet de budget 2021, les Etats membres ont convenu qu’Horizon Europe devrait recevoir 11,5 milliards d’euros, soit moins que la proposition de la Commission européenne de juin, qui prévoyait 12,3 milliards d’euros pour le programme de R&D l’année prochaine. Dans ce cadre là, Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA) devrait recevoir 778 millions d’euros, soit 55 millions de moins que ce que la Commission avait proposé en juin, et 25,6 % de moins que ce qu’elle a reçu du budget d’un milliard d’euros pour 2020.
« Moins de financement signifie que nous avons moins de chercheurs correctement formés pour travailler dans le milieu universitaire ou en dehors du milieu universitaire», déclare Mostafa Moonir Shawrav, président de l’Association des anciens élèves de Marie Curie (MCAA), un réseau mondial représentant plus de 16 500 chercheurs.
Le prix Ig Nobel qui décerné les recherches qui font «d’abord rire les gens, puis les font réfléchir»
Le prix «Ig Nobel» est le pendant parodique du célèbre prix Nobel. Il est décerné chaque année à dix recherches scientifiques qui paraissent insolites à premier abord mais qui amènent à réfléchir. L’objectif déclaré de ces prix est de « récompenser les réalisations qui font d’abord rire les gens, puis les font réfléchir » (honor achievements that first make people laugh, and then make them think). Les prix sont également utilisés pour souligner que même les recherches qui paraissant absurdes peuvent apporter des connaissances utiles.
Normalement, plus de 1000 spectateurs suivent le gala en direct dans une salle de théâtre à l’Université de Harvard. Cette année, les prix ont désormais été décernées online. Sous les lauréats se trouvent aussi des scientifiques suisses. Ils ont réussi à faire rugir une femelle alligator de chine dans une chambre hermétique remplie d’hélium.
Chercheur frustré par l’absence de données officielles de l’OFS
Paul Dembinski, professeur à l’Université de Fribourg et cofondateur d’Eco’ Diagnostic dénonce la déficience des données officielles, en comparaison internationale. Il critique en premier lieu l’Office fédéral de la statistique (OFS) qui refuse de croiser les données concernant les entreprises suisses et ne collectionne pas systématiquement les données financières des entreprises. Cela signifie un frein important pour ces recherches consacrés à l’économie helvétique. Selon le chercheur, la raison pour ce manquement serait politique :
« A mon avis, il s’agit d’un parti pris politique partant de l’idée que l’information nourrit des velléités d’intervention, lesquelles sont appréhendées a priori avec suspicion, de crainte qu’elles n’interfèrent avec les dynamiques du marché ».
16.09.2020 – Bilan – Statistiques suisses : «Rares, peu précises»
Une école d’informatique sans profs ouvrira à Lausanne
Une école d’informatique inédite verra le jour en 2021 à Lausanne et formera chaque année jusqu’à 200 développeurs. Le projet s’appuie sur 42, un concept d’école gratuite, sans professeur, sans pré-acquis, privilégiant l’apprentissage hands-on et collaboratif «en immersion», et misant sur l’émulation entre étudiants. L’idée est de faire face à la pénurie d’informaticiens qui règne actuellement en Suisse.
17.09.2020 – Le Temps – Une école d’informatique sans profs ouvrira à Lausanne
Le président du Conseil des EPF appelle à la création d’un nouveau réseau de crise
Le président du Conseil des EPF, Michael Hengartner, redoute le manque de confiance lors de la pandémie et demande à ce que la science soit impliqué plus tôt lors d’une prochaine crise. Il critique notamment que la Confédération n’ait que commencé à impliquer systématiquement la communauté scientifique dans le processus décisionnel deux semaines après le début du confinement fin mars. Une décision qu’il juge trop tard.
« La task force aurait dû être mise en place au moins quatre semaines plus tôt ». En cas de pandémie, ce serait un retard important et décisif. En outre, cela aurait probablement pris encore plus de temps si les scientifiques n’avaient pas pris l’initiative et offert leur soutien à l’OFSP
Afin d’éviter que cela ne se reproduise, Michael Hengartner appelle à la création d’un nouveau réseau de crise qui inclut plus systématiquement les scientifiques du pays.
Un futur incertain pour la participation suisse au programme d’échange «Erasmus»
Les députés du Conseil national souhaitent attribuer plus de 28,1 milliards de francs à la formation et à la recherche pour les années 2021-2024, soit près de 200 millions de plus que ce que prévoyait le Conseil fédéral. Les crédits couvrent toutes les mesures nationales dans les secteurs de la formation professionnelle, des hautes écoles (EPF, universités cantonales, hautes écoles spécialisées), de la formation continue, de la recherche et de l’innovation.
Malgré l’importance des sommes en jeu, il n’y avait qu’un seul sujet à aborder au Parlement : les échanges étudiants. Parallèlement à la coopération européenne en matière de recherche dans le cadre d' »Horizon », le programme d’échange «Erasmus plus 2021» entre lui aussi dans une nouvelle phase. Alors que le Conseil des Etats va déjà décider la semaine prochaine de la participation de la Suisse à « Horizon », le Conseil fédéral n’a pas encore présenté de détails sur Erasmus plus.
Actuellement, la loi qui permet d’encourager des programmes pluriannuels de mobilité est strictement liée à une participation de la Suisse aux programmes de formation européens. Après le «oui» populaire en février 2014 à l’initiative contre l’immigration de masse, Bruxelles avait suspendu les négociations sur la participation helvétique à Erasmus+.
Les députés du Conseil national demandent alors du Conseil fédéral d’apporter des solutions rapides pour que la Suisse puisse à nouveau participer aux programmes internationaux en matière de coopération et mobilité internationale qui font suite à Erasmus+ pour la période 2021 à 2027.
Le CHUV reçoit des millions pour trouver les anticorps qui neutralisent le Covid-19
Le Centre hospitalier universitaire vaudois touche un financement européen de 5 millions de francs pour identifier des anticorps capables de «bloquer» le SARS-CoV-2. Parmi les 37 partenaires impliqués dans ce gros projet européen financé par CARE (Corona Accelerated R&D in Europe), l’hôpital vaudois est la seule institution en charge du développement d’anticorps dits «monoclonaux» comme stratégie thérapeutique. L’administration de ces anticorps est déjà utilisés dans le traitement des maladies auto-immunes ou du cancer.
L’hôpital vaudois espère pouvoir isoler d’ici à la fin de l’année 2020 plusieurs anticorps avec un haut pouvoir neutralisant qui pourront par la suite être utilisés dans les traitements des patients ayant contracté le nouveau coronavirus pour éviter que ce dernier ne se développe. Ils pourraient aussi être administrés en prévention chez les personnes vulnérables comme les seniors.
15.09.2020 – 24 heures – Le CHUV reçoit des millions pour trouver les anticorps qui neutralisent le Covid-19
Une université aux États-Unis teste ces étudiant-e-s deux fois par semaine pour le coronavirus
L’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) dispose d’un programme de tests de masse qui a été présenté comme un système modèle. Martin Burke, chimiste de l’UIUC qui a contribué à la mise au point du test de salive à base d’ARN de l’université, a parlé au magazine scientifique Nature des défis et des leçons tirés des dernières semaines.
Les étudiant-e-s sont testés plusieurs fois par semaine pour éviter que le virus puisse ce propager sur le campus. En effet, l’Université effectue plus de 10 000 – parfois 15 000 – tests par jour. Cela représente environ 2 % des tests effectués dans l’ensemble des États-Unis.
Cependant, l’UIUC a constaté une recrudescence des infections ces dernières semaines : le 31 août, elle a signalé 230 nouvelles infections par COVID-19 en un jour, soit une augmentation de 291 % par rapport au total quotidien de la semaine précédente. selon Martin Burke, cette hausse est due au comportement de certain-e-s étudiant-e-s qui étaient sortis faire la fête malgré un résultat positif au coronavirus.
Un groupe d’universités demande une augmentation du budget de l’UE consacré à la recherche fondamentale
The Guild, un groupe de vingt universités fortement impliqué dans la recherche, a publié un nouvel appel pour une augmentation du financement de la recherche fondamentale dans le cadre du prochain programme de recherche de l’UE, Horizon Europe, qui s’étendra sur sept ans.
Le budget d’Horizon Europe est actuellement en négociation par les responsables politiques de l’UE. Une fois approuvé, il sera réparti entre les différentes parties du programme. The Guild espère que les parties qui soutiennent la recherche fondamentale, telles que le Conseil européen de la recherche (CER), les actions Marie Sklodowska Curie (MSCA) et les infrastructures de recherche, verront leur part du programme augmenter par rapport aux 27 % prévus actuellement.
« Ne pas investir de manière adéquate dans ces programmes pourrait envoyer un signal négatif aux meilleurs talents de la recherche en Europe, et au pire entraîner une fuite des cerveaux vers les pays dont les systèmes de recherche sont mieux financés », peut-on lire dans la déclaration du groupe.
L’inquiétude des nouveaux-elles étudiant-e-s face à la rentrée
Le Coronavirus a forcé les universités du monde entier à prendre des mesures sanitaires pour assurer le bien-être de ces étudiant-e-s et employé-e-s. En suisse, les universités et hautes écoles misent sur un enseignement hybride et des règles de distanciation sociale sur le campus.Une rentrée particulière qui soulève de nombreuses incertitudes. Cependant, la rentrée est un pas décisif pour les nouveaux-elles étudiant-e-s qui entrent dans le monde académique. Comme le dit le porte-parole de la FEN (Fédération des étudiants de Neuchâtel) Hugo Clémence, «tout se joue sur lespremières semaines».
La planification des cours, l’inscription aux évaluations, le choix des branches vont s’avérer compliqués à distance. Les craintes majeures sont évidemment le manque de repères et l’inconnu du monde académique. L’aspect social va également cruellement manquer car «l’intégration se fait par le contact humain».
12.09.2020 – Tages-Anzeiger – Studieren im Schatten von Corona
13.09.2020 – NZZ am Sonntag – Wo ist das lustige Studentenleben ?
14.09.2020 – Le Temps – L’inquiétude des étudiants face à la rentrée
Les défis autour de la rentrée universitaire – 5 nouveautés
Le semestre d’automne des universités suisses débute ce lundi, 14 septembre dans des conditions particulières. La pandémie pose des défis sans précédent aux hautes écoles et universités. Cependant, le virus ne cause pas seulement des difficultés, mais il entraîne aussi des innovations et des changements dans les intérêts des élèves. Cinq nouvelles au début du semestre :
1.) La majorité des universités enregistrent une augmentation du nombre d’étudiant-e-s. Cette augmentation est principalement liée au manque d’alternatives dans le marché de travail actuel.
2.) L’enseignement hybride est adapté dans la majorité des universités suisses. Chaque université a pourtant fixé individuellement les spécificités. L’Université de Lausanne par exemple divise le corps d’étudiant-e-s en trois cohortes ou chaque cohorte pourra suivre les cours en présentiel à tour de rôle.
3.) Certaines disciplines spécifiques connaissent une hausse significative d’inscriptions, comme par exemple la médecine à l’Université de Lausanne.
4.) Des coûts élevés à cause des mesures sanitaires comme la désinfection des bâtiments et l’utilisation du plexiglass sont attendues.
5.) Plusieurs universités versent une aide d’urgence pour leurs étudiant-e-s touchés financièrement par la pandémie. Ici aussi, chaque université a fixé individuellement les spécificités.
Un nouvel élan pour l’Institut du fédéralisme à Fribourg
Le Conseil des Etats a décidé le principe d’une contribution de la Confédération à l’Institut du fédéralisme, affilié à l’Université de Fribourg. Ce centre d’expertise fait notamment la promotion du système suisse de gouvernance dans les pays étrangers. Depuis des années, l’institut fournit des services sur mandat de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Cette situation a pris fin abruptement lorsque la DDC n’a pas renouvelé le mandat en 2016, mais l’a confié à l’Université du Sussex.
L’Institut recevra à nouveau les fonds pour offrir des services pour aider les pays étrangers qui cherchent à trouver une voie fédéraliste. « Nous accueillons des délégations, nous organisons des rencontres et des formations. On peut considérer que ce sont des prestations de service pour la Confédération» souligne son codirecteur, Bernhard Waldmann.
Johanna Gapany, membre du Conseil des Etats du PLR de Fribourg, avait exprimé dans la petite chambre du parlement un soutien d’environ un million de francs pour permettre à l’Institut de remplir sa mission de base.
09.09.2020 – La Liberté – Berne paiera pour le fédéralisme
Facebook introduit un nouvel espace pour les étudiant-e-s
Facebook se souvient de ses racines avec une nouvelle offre pour les universités. Dans un premier temps, 30 universités américaines participent au « Campus Facebook » ou les étudiant-e-s peuvent créer un profil Facebook supplémentaire avec l’adresse électronique de leur université et communiquer avec d’autres étudiant-e-s et notamment créer des groupes et des salons de discussion.
Covid-19: de jeunes chercheur-e-s exigent plus de transparence contre la mauvaise science
Le Covid-19 a mis au jour certains maux de la recherche biomédicale. S’agissant d’études bancales, de données retouchées, des travaux vite publiés, puis vite rétractés, la pandémie a démontre les lacunes qui existent au sein du monde scientifique. Pour un groupe de jeunes chercheur-e-s d’horizons divers-e-s, la réponse est toute trouvée: c’est «l’open science», un mouvement qui préconise une science beaucoup plus transparente. Ils s’en ouvrent dans un article assorti d’une pétition ayant récolté quelque 400 signatures de chercheurs. Dans un entretien avec heidi.news , Lonni Besançon, spécialiste en analyse de données et membre du projet, met le doigt sur les problèmes actuelles et pointe vers les principes de «l’open science» comme potentiel remède.
Un économiste de l’Université de Bâle se plaint du monde académique suisse
Silvio Borner, professeur émérite d’économie à l’Université de Bâle, trouve que les universités suisses aient fortement baissés en qualité ces dernières années, et feraient figure de perdante en comparaison avec le monde académique international. Dans la Weltwoche, l’économiste déploie en sept points ces raisons pour cette apparente «chute en qualité».
Ces arguments se résument à une critique d’une «idéologie gauche-verte» (links-grüne Ideologie) qui selon lui domine les universités suisses, met en danger la liberté d’expression et donne trop de poids aux sciences humaines en tant que discipline. Aussi met-il en garde contre le financement public pour la recherche, par peur que la politique profite des projets de recherche pour avancer sa propre «propagande politique».
10.09.2020 – Die Weltwoche – Warum ich heute auf eine akademisch Laufbahn verzichten würde
Les représentants vaudois du monde de la recherche se réunissent contre l’initiative de «limitation»
Les représentants vaudois du monde de la recherche donnent de la voix contre l’initiative «de limitation», qui propose de suspendre la libre circulation avec l’Union européenne. Si le texte passe, la participation des hautes écoles vaudoises aux projets européens de recherche est en péril. Pour délivrer ce message, la ministre de la formation, Cesla Amarelle, a réuni huit directeurs de hautes écoles du canton au bâtiment Amphimax de l’Université de Lausanne, mardi matin.
«On a reproché aux milieux de la recherche de ne pas être assez mobilisés contre l’initiative sur l’im-migration de masse de 2014, rappelle-t-elle. Elle a été dévastatrice pour la recherche en Suisse. Elle nous a exclus des programmes de recherche européens, même s’il y a eu une participation partielle par la suite. Nous avons reçu moins de fonds. L’excellence ne s’atteint pas en s’isolant» déclare ainsi la ministre de la formation à propos de cette réunion.
09.09.2020 – 24 heures – Les hautes écoles redoutent l’intitative de limitation
Tour d’horizon des mesures prises par les universités de Suisse romande en vue de la rentrée
Les universités de Suisse romande se préparent à accueillir leurs étudiants au temps du coronavirus. L’article mentionne les différentes mesures prises par les universités pour assurer la rentrée universitaire du 14 septembre. Le masque sera obligatoire dans toutes les universités romandes lors des déplacements dans les bâtiments.
Les mesures divergent pourtant sur les points suivant :
À l’Université de Lausanne et ’École polytechnique fédérale de Lausanne, les étudiant-e-s ne pourront se rendre sur leur campus qu’un jour sur trois, les deux autres jours seront suivis à distance
À l’Université de Neuchâtel, les étudiant-e-s se rendront sur place une semaine sur deux
À l’Université de Fribourg, un système de traçage sera en place
À l’Université de Genève, aucun-e étudiant-e ne sera obligé de suivre les cours à distance, même si la possibilité est offerte
Le canton de Lucerne externalise la construction de son campus universitaire
Le canton de Lucerne veut renouveler et étendre son site universitaire de Horw. Une société anonyme doit réaliser et exploiter le projet immobilier « Campus Horw ». Lundi, le Parlement a voté pour externaliser la construction. Il a notamment approuvé la modification nécessaire de la loi pour permettre la création d’une société immobilière qui doit réaliser et exploiter le site de l’université pour plus de 4000 étudiants en technologie, architecture et éducation.
Ce projet d’externalisation est principalement soutenu par les partis bourgeois. selon ces derniers, l’externalisation vers une société anonyme contribuerait à protéger le compte des investissements du canton. En outre, la société anonyme pourrait agir indépendamment de la politique. Le PS et les Verts pourtant s’y opposent à ce que des tâches de l’Etat soient sous-traités par une société à but lucratif. Leur demande de rejet du projet a été à son tour rejeté par le Conseil du Canton.
Le vote final sur le décret aura lieu après la deuxième lecture.
08.09.2020 – Luzerner Zeitung – Mehrheit will Campus-AG
08.09.2020 – Willisauer Bote – Von Aktiengesellschaft bauen lassen
08.09.2020 – Zofinger Tagblatt – Eine AG soll den Campus bauen
Un milliard de francs pour la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse
Les parlements des quatre cantons parrains de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) vont discuter du contrat de performance pour les quatre prochaines années. L’accord porte sur une somme d’un milliard de francs suisses, mais aussi sur la numérisation et la rationalisation du portefeuille déjà très étendu.
Le président de la FHNW, Crispino Bergamaschi déclare que « La FHNW peut bien vivre avec le nouveau mandat de prestations. Je suis très heureux que les cantons qui soutiennent la HES investissent même un peu plus qu’auparavant dans la HES ».
08.09.2020 – Solothurner Zeitung – Eine Milliarde Franken für die Fachhochschule Nordwestschweiz
Pascal Couchepin s’exprime sur la libre circulation et le monde académique suisse
Dans «les éléphants du mardi», une chronique du Nouvelliste, Pascal Couchepin s’exprime sur la place que la suisse occupe dans le monde académique international. L’ancien conseiller fédéral se prononce notamment en faveur de la libre circulation avec l’Union européenne que l’initiative «de limitation» que l’UDC veut suspendre. Il plaide que la libre circulation avec «nos voisins» est une des conditions du succès futur des universités et de la recherche suisse, et qu’il faut éviter un repli sur soi.
08.09.2020 – Le Nouvelliste – Une bonne nouvelle pour la France, un avertissement pour la Suisse
Rentrée 2020 : Le Vortex vient compléter le campus Unil + EPFL
A quelques jours de la rentrée, le Vortex accueille ces nouveaux locataires. En fin de semaine, les 560 places de l’ancien village olympique, devenu résidence étudiante géante, seront occupés. Après avoir accueilli 1800 athlètes des Jeux olympiques de la jeunesse début 2020 et 450 membres du corps médical engagés dans la lutte contre le coronavirus en mars, il remplit désormais son rôle premier : accueillir des étudiants de l’UNIL, de l’EPFL et d’autres hautes écoles. Cependant, il reste beaucoup à inventer dans cette nouvelle petite ville, et quatre locaux commerciaux doivent encore être attribués. Ce qui est déjà décidé est que le restaurant proposera uniquement des plats végétariens à sa carte et que l’épicerie sera bio, locale, et gérée en coopérative des étudiant-e-s, des locataires du Vortex et des habitant-e-s du coin.
08.09.2020 – 20min – Au cœur du Vortex, on se lance des défis ambitieux
Roche met en service son nouveau centre d’expérimentation animale à Bâle
L’entreprise pharmaceutique ouvre son nouveau centre d’expérimentation animale. Plus de 10 000 animaux pourraient y être expérimentés. Roche a dépensé 245 millions de francs suisses pour le nouveau bâtiment. Tobias Schnitzer, Chef des départements de la Pharmacologie et Toxicologie chez Roche déclare : «C’est probablement le centre de recherche le plus moderne du monde. Nous avons déplacé les frontières pour faire progresser le domaine de l’expérimentation animale».
Le nouveau centre d’expérimentation animale de Roche a également pour but de remédier à la mauvaise image dont elle souffre actuellement dans le public. Tout récemment, un laboratoire de l’Université de Bâle a été jugé pour violation multiple de la loi sur la protection des animaux. M. Schnitzer déclare que « Le bien-être des animaux doit être garanti sans interruption ». A cet effet, tous les gardiens d’animaux sont spécialement formés pour la détention d’animaux à des fins d’expérimentation.
Procédure en cours contre un professeur de l’HSG pour lacunes lors des examens
Le Professeur d’économie et directeur du programme MBA de l’Université de Saint-Gall (HSG), Simon Evenett, est accusé «d’irrégularités» de la part d’étudiant-e-s dans une plainte déposé auprès du Conseil de l’Université. Les accusations portent sur l’année académique 2018/19 et dénoncent des comportements qui auraient engendré des injustices entre les étudiant-e-s. La première accusation porte sur le fait que le professeur avait examiné le même matériel plusieurs fois au cours d’un examen oral, ce qui signifie que certains étudiants auraient pu se préparer à l’examen plusieurs jours de plus et ainsi obtenir un avantage. Une autre accusation concerne l’exclusion de plusieurs étudiants de leur cursus. Ils ont été empêchés de poursuivre leurs études après avoir échoué à l’examen – bien qu’aucun ordre d’exclusion légalement valable n’ait été émis.
La commission de recours de l’université, a donnée raison aux étudiant-e-s sur le point principal : elle a constaté des « vices de procédure substantiels et flagrants » au cours de l’examen. La procédure n’est pas encore terminée, car la décision a été prise plus loin.
06.09.2020 – Sonntags Zeitung – Grobe Mängel an Elite-Uni blieben ohne Konsequenzen
07.09.2020 – Appenzeller Zeitung – Beschwerde gegen HSG-Professor
Le Tribunal fédéral admet le recours d’un collaborateur de l’EPFL
Le Tribunal fédéral admet le recours d’un collaborateur de l’EPFL licencié avec effet immédiat. L’école avait jugé que son comportement avait été inadéquat après la découverte d’une arme chargée dans le bureau d’un de ses subordonnés dépressif et en voie de se faire licencier.
URL04.09.2020 – 20min – EPFL: un licenciement immédiat trop…tardif
Le Conseil européen de la re cherche (ERC) a attribué jeudi ses «starting Grants». Trente-cinq de ces bourses d’un montant moyen d’un million et demi d’euros vont à des jeunes chercheurs en Suisse qui pourront ainsi concrétiser un projet de recherche ou monter une équipe. L’EPFZ se taille la part du lion avec douze projets soutenus. Suivent les universités de Genève (6), Berne (4), Lausanne (3), Zurich (2) et l’EPFL (2).
04.09.2020 – 24 heures – Des bourses pour des chercheurs suisses
Le monde académique et scientifique se mobilise contre l’initiative «de limitation»
Le monde académique et scientifique se mobilise pour éviter un scénario identique à celui du 9 février 2014, lorsque l’initiative «Contre l’immigration de masse» avait été acceptée. Nombreux chercheurs et chercheuses mettent en garde l’impact qu’un «oui» à l’initiative «de limitation» pourrait avoir pour la recherche suisse. L’initiative remet en cause les six accords bilatéraux, parmi eux l’accord sur la recherche, jugé «crucial» par le conseiller d’Etat fribourgeois Olivier Curty.
«Dans plus de la moitié des projets du Fonds national suisse (FNS), les équipes suisses collaborent avec des chercheuses et chercheurs européens. Le programme de recherche Horizon Europe (2021-2027) sera le plus grand au monde tant au niveau du cadre financier (94 milliards d’euros proposés par Bruxelles) que de la participation internationale», renchérit Angelika Kalt, directrice du FNS.
L’UDC, mécontent de cette mobilisation, dénonce l’argumentation de la part des scientifiques comme étant « basée sur la peur » et parle d’«un chantage inacceptable».
02.09.2020 – La Liberté – Des chercheurs sans frontières
02.09.2020 – Le Journal du Jura – Chercheurs sans frontières
Le Canton de Vaud déplore une Grève du climat pendant l’école
A quelques jours de la mobilisation des jeunes grévistes du climat le 4 septembre, le gouvernement vaudois a choisi d’organiser la grève sur le temps scolaire et de ne pas sanctionner les élèves absents des cours ce jour-là. Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) rappelle tout de même que «Après la fermeture des écoles durant dix semaines, le département en appelle à la responsabilité de chacune et de chacun pour évaluer sa situation personnelle et ses éventuelles lacunes scolaires au moment de décider de prendre part ou pas à ce rassemblement. La formation est essentielle, aussi pour comprendre les enjeux climatiques.»
02.09.2020 – 24 heures – Vaud déplore une Grève du climat pendant l’école
02.09.2020 – Le Temps – Une grève qui embrase le climat politique vaudois
Un médecin-cadre universitaire acquitté des accusations de cruauté envers les animaux
Un médecin cadre de l’hôpital cantonal de Bâle-Campagne avait été accusé de cruauté envers les animaux et de multiples violations de la loi sur la protection des animaux novembre dernier. Lors d’une inspection inopinée, l’Office vétérinaire de Bâle avait constaté que la suture sur la tête d’une souris s’était détachée et que la plaie était ouverte et que sur une autre souris les points de suture n’avaient pas été retirés comme prévu au bout de dix jours.
Il a finalement été acquitté par le tribunal pénal de Bâle mais devra tout de même payer une amende pour violation de la loi suisse sur la protection des animaux. Plusieurs militants des droits des animaux, mécontents de la décision ont protesté devant le tribunal pénal de Bâle.
Sept universités suisses dans le top 200 mondial selon le classement «Times Higher Education»
Le classement du magasine spécialisé Times Higher Education retient cette année encore l’EPFZ, l’EPFL ou encore l’Université de Lausanne parmi les meilleures hautes écoles du globe.
L’EPFZ, à la 14e place (13e l’an dernier) demeure la meilleure haute école d’Europe continentale
L’EPFL, 43e, (38e l’an dernier)
Université de Zurich (73e/90e l’an dernier)
Université de Bâle (92/94)
Université de Berne (109/113)
Université de Genève (149/144)
Université de Lausanne (191/198)
Cette évaluation est basée sur treize indicateurs prenant en considération l’enseignement, la recherche, l’internationalité des membres des facultés, le transfert de savoir à l’industrie ou encore l’influence scientifique. La 17e édition de ce hit-parade comprend une liste de 1527 hautes écoles de 93 pays ou régions.
A L’Université de Saint-Gall, le langage épicène fait polémique
A L’Université de Saint-Gall (HSG), un conflit fait à nouveau rage au sujet du langage féminisé et épicène. Il s’agit du refus du président du corps d’étudiants (Studentenschaft) de se renommer selon les règles du langage épicène. En Allemand, Studentenschaft est la désignation masculine du corps d’étudiants. Lors du parlement d’étudiants, un débat avait été lancé pour rebaptiser la Studentenschaft en Studierendenschaft, ce qui désigne la forme épicène du terme de corps d’étudiants. Le président Eric Wussman avait cependant rejeté le projet pour des «raisons de procédure et de coûts matériel». Un changement de nom du corps étudiant mettrait en danger la «marque forte sur le campus». En outre il a déclaré qu’un changement de nom était trop coûteux : « Les calculs effectués par le conseil d’administration montrent des coûts de près de 180000 francs suisses et une dépense de 7000 heures de travail », ce qui reviendrait à 3,2 postes à temps plein pour une année entière. Il a cependant refusé de justifier son calcul.
01.09.2020 – Der Rheintaler – HSG-Studentenschaft : Im Zweifel Zensur
L’Université de Bâle craint une baisse de qualité à cause des cours en ligne
En raison de la pandémie, L’Université de Bâle planifie le retour à l’enseignement à double voie : partiellement en ligne et en présentiel. Il est désormais clair que de nombreuses conférences ne pourront avoir lieu qu’en ligne. La question se pose de savoir si le niveau peut être maintenu dans cette forme d’enseignement, spécialement pour la faculté de médecine, ou l’échange personnel semble indispensable. Raoul I. Furlano, médecin-chef de l’hôpital universitaire pour enfants à Bâle, est très préoccupé par la qualité des cours que les étudiant-e-s doivent suivre de plus en plus fréquemment en ligne : « Ce fait me rend très pensif, et je constate une perte de qualité dans la formation des futurs médecins. Et ce, malgré l’engagement motivé des professeurs, qui proposent des cours supplémentaires et produisent du matériel pédagogique complémentaire. Notre faculté de médecine est actuellement la meilleure au monde – la restera-t-elle avec les cours en ligne ?
Les cantons romands tranchent sur la question de la gratuité des masques dans les écoles
Le masque n’est pas une fourniture scolaire, il fait partie des effets personnels et n’est ainsi pas pris en charge par l’Etat, ont tranché les cantons romands. Cesla Amarelle, la ministre vaudoise de la Formation étaie ses arguments en faveur de la non-gratuité du masque. «C’est l’arrêt du Tribunal fédéral sur la gratuité de l’école qui répond à cette question. Du point de vue juridique, il distingue effets personnels – payants – et fournitures scolaires – gratuites. Les masques relèvent-ils de l’une ou de l’autre catégorie? Il n’y a rien de pédagogique dans le masque, il est classé dans les effets personnels.» La gauche radicale et les syndicats demandent pourtant que les masques soient considérés comme du matériel scolaire et mis gratuitement à la disposition des élèves ainsi qu’aux professeurs.
01.09.2020 – Le Temps – Le matériel scolaire est gratuit, les masques non
Un premier bilan d’une rentrée scolaire extraordinaire
L’article tire un premier bilan d’une rentrée scolaire extraordinaire en raison de la pandémie. Pour rattraper le retard accumulé, chaque canton a adopté ses propres mesures et démarches concernant le soutien scolaire renforcé et les modalités d’évaluations. Cette diversité d’approche a cependant suscité des critiques de la part du Syndicat des enseignants romands (SER) qui aurait souhaité davantage d’uniformité. Selon Samuel Rohrbach, président du SER . «Il ne faudrait pas que la situation d’un jeune en difficulté se détériore encore ce semestre à cause des conditions d’évaluation plus sévères d’un canton à un autre.»
01.09.2020 – Le Temps – A l’école du rattrapage post-covid
Michael Hengartner, président du Conseil de l’EPFZ, s’exprime contre l’initiative «de limitation»
Dans un article parue dans le Sonntagsblick, Michael Hengartner prend position contre l’initiative «de limitation». Le président du Conseil de l’EPFZ tire des parallèles entre cette dernière initiative de l’UDC et l’initiative « Contre l’immigration de masse » qui a été voté et acceptée en 2014 et qui a eu des conséquences néfastes pour l’éducation, la recherche et l’innovation suisse. Pour éviter que cela ne ce reproduise, il appelle à refuser l’initiative «de limitation» aux urnes.
30.08.2020 – Der Sonntagsblick – Masseneinwanderungsinitiative 2.0
L’Université de Genève durcit les conditions d’entrée des étudiants français
L’UDC juge les conditions d’entrée de « trop facile » pour les Français et injuste envers les étudiant-e-s suisses. Elle a déposé une motion pour que la moyenne au baccalauréat exigée soit plus élevée. Le parti souhaite élever la mention requise de 12 à 14 points sur 20. L’Université de Genève cependant propose une solution différente. «À partir de 2021, avec l’entrée des étudiants qui seront sous le régime du nouveau bac français, le rectorat a décidé d’admettre à l’UNIGE les étudiants qui auront suivi durant les trois dernières années du bac une branche spécifique en sciences naturelles (sciences de la vie et de la terre ou physique-chimie) et une branche spécifique en mathématiques, ce qui permet de remplir un canon des branches similaire à celui demandé des diplômés de tous les autres pays»
30.08.2020 – Le Matin Dimanche – Genève durcit les conditions d’entrée des étudiants français
Pour faire face à la pénurie de médecins en Suisse, une nouvelle filière d’étude est créé à l’Université de Saint-Gall
La Suisse forme beaucoup trop peu de médecins. Environ 40 % des médecins des hôpitaux ont un diplôme étranger. Pour pallier la pénurie de médecins, le Conseil fédéral a créé de nouvelles places d’études en médecine humaine dans plusieurs régions de Suisse. Pour la première fois, les étudiants en médecine peuvent également effectuer leur master à Saint-Gall. Au début du semestre d’automne, 27 étudiants commenceront leur cursus principal dans le cadre du Joint Medical Master de l’Université de Saint-Gall (HSG).
29.08.2020 – Linth-Zeitung – Neuer Studiengang an der HSG
29.08.2020 – Volksblatt – Erstes Medizinstudium in der Ostschweiz
En raison de la pandémie, une centaine d’étudiant-e-s de l’Université de Genève ont pris la décision d’annuler leur projet de séjour, ce qui revient à 51 % d’annulations.
« À l’Université de Genève, 50 étudiants avaient prévu d’étudier dans un autre établissement en Suisse ce semestre, 192 en Europe et 158 dans une université extra-européenne. Sur ces 400 étudiants, au moins 204 resteront finalement à Genève, selon les derniers chiffres de l’UNIGE, datant du 21 août. Soit un taux d’annulation de 51%. »
31.08.2020 – La Tribune de Genève – 50% des séjours Erasmus sont annulés à l’UNIGE
Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de swissuniversities, est interrogé sur les conséquences d’un oui à l’initiative «de limitation». Il avance : «Sans financement européen, la Suisse vivrait dans l’illusion du pays d’Heidi, avec une recherche appauvrie et ralentie.»
Kevin Grangier, membre du comité Action pour une Suisse indépendante et neutre, soutient l’initiative de l’UDC: «Soyons clairs: le texte de l’initiative de limitation n’a aucun effet sur la recherche, l’innovation et la formation. Elle n’a aucun effet direct dans ces domaines. En revanche, elle aura directement un effet positif pour la formation car en limitant l’immigration, on favorisera la formation et la formation continue pour les indigènes.»
François Schaller, ancien rédacteur en chef de l’Agefi, estime «probable que la Commission européenne exercerait alors le même genre de rétorsion immédiate qu’en 2014». Il s’agirait d’une «cible sans retombée négative prévisible pour l’Union, mais avec une vraie résonance de tocsin coté suisse: sans recherche, pas d’innovation. Sans innovation, pas de prospérité. On peut même le dire de manière encore plus saisissante: sans étudiants, pas d’avenir pour la Suisse. Qui pourrait cautionner cela?».
17.5% des étudiant-e-s suisses font des études à l’étranger
Dans le classement sur la mobilité étudiante en Europe établi par Eurostat, la Suisse est classée cinquième. A la tête de cette liste sont le Liechtenstein, le Luxembourg et Chypre.
Un reportage sur quatre pages questionne l’objectivité des expertises [juridiques]. Rudolf Strahm, ancien Conseiller national, juge qu’il s’agit d’une «arme politique», et que pour chaque intérêt, il y a un-e professeur-e. Selon lui, le problème serait la dépendance des universités aux fonds tiers. Il demande une transparence entière pour les mandats externes.
Comment une haute école universitaire devrait-elle réagir face à la radicalisation de ses étudiant-e-s ?
Un étudiant de la Haute école zurichoise des beaux-arts (ZHdK) est affilié au groupe néonazi «Eisenjugend». Ce jeune homme s’est vu confisquer plusieurs armes à feu à son domicile et une pétition demandant son exmatriculation immédiate a été signé par 1800 personnes. Un site de l’extrême gauche a même publié son nom, avec photo et adresse de domicile. Jusqu’à nouvel ordre, l’étudiant n’est plus autorisé d’accéder au campus.
La Wochenzeitung (WOZ) pose la question si la ZHdK a réagi suffisamment rapidement – l’étudiant avait rendu en août 2019 son premier essai à contenu raciste – et si elle en a fait assez en matière de prévention. Un ancien étudiant constate que l’école ne cultive pas suffisamment la culture de la discussion et n’encourage pas sérieusement la réflexion sur des questions sociétales : «les retours [sur des essais] sont inexistants». La spécialiste en prévention contre le l’extrémisme de l’extrême droite Miryam Eser Davolio, professeure à la Haute école de travail social à Zurich (ZHAW) juge qu’il est judicieux qu’une telle personne «sente clairement le point de vue opposé», mais prévient contre une stigmatisation de la personne. Par ailleurs, une exmatriculation serait «problématique» sans preuves d’actes contraires à la loi.
Les milieux scientifiques montent au front contre l’initiative de limitation
Ce jeudi 27 août, les représentants des institutions scientifiques suisses [swissuniversities, le Conseil des EPF, innosuisse, l’Académie suisse des sciences et le FNS] se sont réuni à Berne pour une conférence de presse contre l’initiative «de limitation». «Les conséquences sur la place scientifique suisse auraient d’importantes répercussions bien au-delà des seuls cercles de la recherche et de la formation, ont encore souligné les intervenants.»
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