La Déclaration [de San Francisco] sur l’évaluation de la recherche DORA mettra à disposition 1,2 millions de dollars pour identifier et publier les critères utilisés par les universités pour engager et promouvoir des chercheur·e·s. Les résultats seront publiés dans un tableau de bord. «Quand les critères sont visibles et transparents, les universités peuvent être tenues responsables», dit la directrice du programme Anna Hatch. Par ailleurs, «Les chercheurs sauront comment leurs contributions seront mesurées, ce qui leur permettra de mieux se défendre.»
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
17Août2021
Politique des hautes écoles
De l’importance d’enseigner le genre en médecine
Les femmes en tant que sujet d’études sont encore sous-représentées dans la recherche médicale. Cette carence de données engendre des inégalités importantes, Par ailleurs, les stéréotypes de genre influencent les soignant·es dans la prise en charge des patient·es, ce qui peut être néfaste pour la santé des femmes ainsi que des hommes concerné·es.
Les auteures de l’article Melissa Dominicé Dao, privat-docent et Angèle Gayet-Agerton, professeure à l’Université de Genève, plaident pour un enseignement de la médecine qui «intègre les connaissances médicales en lien avec le sexe et le genre de leurs patient·es». Depuis 2017, les facultés de médecine suisses ont intégré ces compétences dans leur enseignement, mais selon Dominicé Dao et Angèle Gayet-Agerton, ces compétences seraient enseignées de manière incomplètes selon les facultés.
Elles mentionnent également le projet de 2021, lancé par la commission médecine et genre de la FBM (UNIL), réunissant les six Facultés de médecine et une HES soins infirmiers, financé par Swissuniversities, qui vise à combler ces disparités, l’élaboration d’un cadre méthodologique commun et le partage de ressources de formation.
Les auteures mettent également en lumière les inégalités et le sexisme présent dans les professions médicales. «En Suisse, plus de 60% des étudiant·es en médecine sont des femmes, mais les femmes ne représentent en moyenne que 20% des professeur·es en Faculté de médecine et 12% des médecins- chef·fes dans les hôpitaux.»
- égalité – genre
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- médecine – recherche
- égalité – santé
16Août2021
Politique des hautes écoles
Transmettre les «bases» de l’écologie aux politiques
Après une année fortement marquée par la pandémie, la climatologue et députée verte vaudoise Valentine Python souhaite rapprocher la science de la politique. Elle s’engage pour que les bases de l’écologie soient transmises à la classe politique, et propose d’introduire des formations dans chaque secteur. De plus, les jeunes et les scientifiques devraient recevoir un enseignement sur le fonctionnement des institutions politiques. «Les politicien·ne·s devraient toujours avoir connaissance des faits objectifs et chercher à les intégrer dans nos lois. Je milite pour la prise en compte d’une science indépendante», déclare-t-elle dans un interview avec le Courrier, et mentionne la possibilité de créer une task force climat et biodiversité.
Quand la désinformation se présente sous une apparence scientifique
Selon une nouvelle étude réalisée aux États-Unis, publiée dans le Journal of Experimental Social Psychology, les personnes ayant un haut niveau de confiance dans la science sont plus susceptibles de croire les articles pseudo-scientifiques et sont également plus susceptibles de les diffuser.
La raison : les théories du complot se servent souvent de preuves pseudo scientifiques, c’est à dire qu’elles se fondent sur des théories issues de la science pour ainsi les déformer. La clarification de ces théories pseudo-scientifiques est très exigeante, car il faut pouvoir expliquer chaque contexte scientifique afin de mettre en lumière la déformation. De plus, ces théories sont souvent médiatisées par des personnes qui se font passer pour des expert·e·s, et qui, dans certain cas, font véritablement parti de la communauté scientifique. Ces théories qui se présentent sous une apparence scientifique, ont alors tendance à attirer l’attention de personnes qui font confiance à la science, plus qu’à des sceptiques.
Les auteur·e·s de l’étude mettent donc en garde contre le fait de considérer la foi dans la science comme un antidote général à la désinformation. «Il faut au contraire promouvoir l’esprit critique et la compréhension des méthodes scientifiques», déclare la psychologue sociale et co-auteure Dolores Albarracín.
Classement de Shanghai : Cinq universités suisses figurent dans le top 100
Selon l’édition 2021 du classement de Shanghai, «L’EPFZ est classée comme la meilleure haute école du pays avec la 21e place, suivie par l’Université de Zurich (54e), l’Université de Genève (60e), l’Université de Bâle (87e) et l’EPFL (91e).» Les Universités de Berne et de Lausanne comptent parmi les meilleures 150 universités du monde.
Par ailleurs, «Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobels et médailles Fields – considéré comme le Nobel des mathématiques – parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans les revues Science et Nature.»
L’EPFL a renforcé sa présence sur Wikipedia
«L’École polytechnique fédérale de Lausanne tire un bilan positif du projet Wikipédia-EPFL, destiné à améliorer la représentation de la haute école dans l’encyclopédie collective en ligne. Depuis juillet 2020, les mentions de l’EPFL dans des articles sont passées de 2100 à plus de 3300. Plus de 130 nouveaux articles ont aussi été écrits durant cette période.»
Nouveau site web pour réunir les études cliniques des HUG et de l’UNIGE
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE) se dotent d’un site web pour y réunir l’ensemble de ses recherches. Le site recherche.hug.ch a comme premier objectif de pouvoir mieux communiquer avec les participant·e·s d’études cliniques.
«Participer à une étude clinique signifie contribuer au développement de la science médicale, mais aussi potentiellement bénéficier de traitements nouveaux en échange de données de santé. Les bénéfices mais aussi les risques doivent impérativement être exposés aux volontaires au préalable», déclare l’initiatrice du projet, Nadja Elia, qui travaille pour l’UNIGE et pour les HUG en tant qu’anesthésiologiste.
Charles Kleiber évoque l’idée de fusionner le CHUV et les HUG
Dans un entretien, Charles Kleiber, ancien directeur du CHUV, parle de l’idée de fusionner le CHUV et les HUG. Cette option avait d’abord été discuté il y a 25 ans lors d’une crise économique, quand le CHUV avait du faire 10% d’économies. Ce sujet avait été abordé dans la récente revue de la Société vaudoise de médecine. Dans l’éditorial, on peut lire que «Le Centre hospitalier universitaire valdo-genevois peut devenir le navire amiral d ’une école lémanique de santé qui intègre la Haute École de Santé, ainsi que les facultés de biologie et médecine.»
Quant à la récente exclusion suisse du programme Horizon Europe, Charles Keiber craint qu’il y a aura une «lente érosion de notre capacité d’exister avec la formation et la recherche» en Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 août 2021
13Août2021
Politique des hautes écoles
Lignes directrices pour les collaborations avec la Chine
L’expert de la Chine et membre du conseil universitaire de la HSG (Université de Saint-Gall) Patrick Ziltener prend position sur l’affaire du doctorant qui avait critiqué le gouvernement chinois sur Twitter et qui, en conséquence, n’a pas pu terminer son doctorat à la HSG [NZZ du 3.08.2021].
M. Ziltener salue les efforts en cours pour élaborer des lignes directrices pour la coopération avec la Chine, qui seront bientôt publiées par swissuniversities, ainsi que la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les éventuels domaines d’atteinte à la liberté d’enseignement et de recherche.
«Cette mesure arrive un peu tard», selon M. Ziltener, parce que la Chine exerce son influence «depuis des années». Il interrogera également le conseil universitaire à ce sujet.
Dans sa réponse en mai à une question parlementaire, le Conseil fédéral a également fait référence aux lignes directrices. Il a écrit qu’il ne disposait pas d’informations concrètes faisant état d’une influence exercée dans le sens d’une restriction des libertés académiques. Cependant, les universités étaient conscientes de la question et ont échangé leurs points de vue sur le sujet.
La seule situation connue d’une interférence de la Chine est celle de l’ambassadeur chinois sur la Haute école zurichoise des beaux-arts (ZHdK) après un film sur les manifestations à Hong Kong. «Le recteur de la ZHdK est resté ferme et s’est référé à la liberté artistique.»
Le spécialiste de la Chine rappelle également le fait «scandaleux» du mois de mars, la Chine avait prononcé une interdiction d’entrée pour dix scientifiques, politiques ainsi que l’Institut Mercator pour des études sur la Chine. «Un plus grand point de discorde viendra inévitablement», d’où l’importance des lignes directrices venant de swissuniversities.
Nouvelle bourse pour les étudiant·e·s réfugié·e·s à l’Université de Lucerne
L’Université de Lucerne a crée un fonds de soutien aux étudiant·e·s réfugié·e·s qui n’auraient pas les moyens de suivre leurs études. Ce fonds doté de 130’000 CHF est partiellement financé par des tiers.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 août 2021
12Août2021
Politique des hautes écoles
Accès limité au campus de l’EHL
A partir de lundi 16.08., l’accès à l’Ecole Hotelière de Lausanne sera limité aux étudiant·e·s et collaborateurs·rices avec un certificat Covid ou un test PCR négatif datant de moins de 72 heures. Les personnes qui doivent être mises en quarantaine ne sont plus autorisées à le faire sur le campus de l’école.
En septembre 2020, un jour avant le reconfinement, une fête de l’EHL un jour avant le reconfinement avait résulté dans l’infection de 11 étudiant·e·s et la mise en quarantaine des 2500 étudiant·e·s.
«Les universités suisses veulent promouvoir leurs professeures»
«A travers un programme conjoint, les universités et EPF suisses entendent encourager leurs professeures à viser des postes à responsabilités, dans lesquels elles manquent encore cruellement»
Vers une antenne bâloise en France ou en Allemagne?
En réaction à l’échec de l’accord cadre, le parti «Le Centre» [anciennement PDC] de Bâle-Ville demande dans une motion de considérer la création d’une antenne de l’Université de Bâle en Alsace ou dans la région de Baden. Selon Andrea Elisabeth Knellwolf du Grand Conseil (PDC, BS) : «Pour l’Université, la HES et les institutions de recherche, cet abandon des négociations signifie le risque très réel d’être exclu des programmes européens ou de ne pas être considéré pour de nouveaux programmes.»
Par ailleurs, «La création de branches universitaires à l’étranger correspond à une tendance. En 2017, Oxford a eu l’idée d’ouvrir une succursale à Paris, en réponse au Brexit.»
La Haute école fédérale de sport de Macolin bientôt accréditée
La Haute école fédérale de sport de Macolin (HEFSM) doit pouvoir être accréditée, le Conseil fédéral a approuvé les modifications juridiques nécessaires. La HEFSM est l’unique haute école faisant partie de l’administration fédérale centrale, sous l’égide de l’Office fédéral du sport.
«L’intérêt pour l‘enseignement renaît, et les inscriptions dans les HEP foisonnent»
«Les hautes écoles pédagogiques suisses sont prises d’assaut en cette rentrée 2021. Bien que les chiffres définitifs ne soient pas encore disponibles, la plupart des établissements constatent déjà une forte augmentation des inscriptions. Certains même au-delà de leurs capacités d’accueil. Côté romand, c’est les HEP de Fribourg et du Valais qui constatent la plus forte hausse des inscriptions. Fribourg totalise en effet 20% de candidatures en plus pour cette nouvelle année académique. […] La HEP Vaud enregistre quant à elle une croissance d’inscriptions quasi constante depuis plusieurs rentrées. «Chaque année, il y a en effet une centaine d’étudiants en plus que la rentrée précédente, témoigne la responsable communication, Barbara Fournier, 2021 ne fait donc pas exception».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 août 2021
11Août2021
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral maintient les mesures de protection en vigueur
Le Conseil fédéral a décidé de maintenir les mesures de protection en vigueur actuellement, comme par exemple le port du masque à l’intérieur. «Le gouvernement procédera à une nouvelle évaluation de la situation et à une éventuelle adaptation des mesures lors de sa séance du 1er septembre, lorsque les conséquences des retours de vacances seront mieux visibles.»
Les universités et les réseaux sociaux
Un doctorant de l’Université de Saint-Gall a récemment perdu l’encadrement de sa thèse suite à des propos [jugés anti-chinois] sur Twitter. Les auteur·e·s de cet article demandent comment les universités réagissent face aux commentaires importuns des étudiant·e·s dans les réseaux sociaux. «Les étudiant·e·s sont-ils·elles fondamentalement libres de décider de ce qu’ils·elles publient ou partagent? Ou des directives font-elles partie des bonnes pratiques?»
La Haute école zurichoise des beaux-arts ZHdK par exemple dit ne pas surveiller les activités du corps étudiant dans les médias sociaux. Quand des commentaires blessants sont publiés sur les canaux de la ZHdK, ils sont supprimés, mais c’est «rarement» le cas, selon Stefan Erdin de la ZHdK. «La neutralité politique est importante.» Par ailleurs, si un post dépassait la limite légale, une procédure disciplinaire serait entamée.
Les Universités de Zurich et de Berne ont des pratiques similaires à celle de la ZhdK. L’Université de Berne a publié en outre un guide de bonnes pratiques dans les réseaux sociaux destiné aux collaborateurs·rices scientifiques.
Selon les directives de l’Université de Bâle, chaque utilisateur est responsable de ses propres actions dans les réseaux sociaux. Le responsable de la communication, Reto Caluori affirme que le cas d’une poursuite en justice d’un·e étudiant·e pour ses commentaires sur les réseaux sociaux ne s’est jamais présenté pour le moment. Cependant, il y a eu des cas où des chercheur·e·s ont été attaqué·e·s personnellement par des personnes externes à l’université, et parfois les parties concernées ont déposé plainte.
Plusieurs universités en Allemagne ont été contactées par les auteur·e·s, en comparaison. Des règlements sur l’utilisation des médias sociaux n’y semblent pas être répandu. Le manque de précédent est souvent évoqué par les représentant·e·s des universités contactées.
La pandémie continue de miner les échanges universitaires
«Cette année encore, la pandémie n’épargne pas la mobilité étudiante. Face à la progression du variant Delta, certains pays ferment leurs frontières aux élèves internationaux. D’autres requièrent toujours plus de démarches administratives avant un séjour sur leur sol. Après l’espoir d’un retour à la normale il y a quelques mois, c’est la désillusion dans les hautes écoles suisses.»
A la recherche du mystérieux Wilson Edwards, le biologiste suisse qui défend la Chine
«Biologiste suisse, Wilson Edwards a récemment volé au secours de Pékin sur son compte Facebook, en dénonçant la politisation de la pandémie de Covid-19 par les Etats-Unis en vue de valider la théorie de la fuite d’un laboratoire de Wuhan. Problème: Wilson Edwards n’existe pas.»
Collaboration de l’Université de Berne avec la municipalité sur le climat
L’Université et la Municipalité de Berne ont entamé le projet «Urban Climate Bern», qui vise à réduire le risque de canicules en ville.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 août 2021
10Août2021
Politique des hautes écoles
La préparation de la rentrée dans les universités suisses
Les universités et hautes écoles préparent la rentrée, en attente d’une décision du Conseil fédéral sur les mesures sanitaires, potentiellement ce mercredi (11.08). Selon le Bote der Urschweiz, l’objectif des universités suisses est de pouvoir organiser le semestre d’automne en présentiel.
L’EPF Zurich a conçu deux scénarios pour pouvoir réagir à court-terme à des possibles changements. Si le Conseil fédéral donne le feu vert, l’enseignement se déroulerait à nouveau en présentiel, avec des mesures de protection. Le deuxième scénario prévoit un taux d’occupation de 50 % si les mesures concernant les règles d’espacement et les limites de capacité se sont pas levées.
L’Université de Saint-Gall se prépare à faire revenir tous les étudiant·e·s pour la rentrée. L’Université de Bâle, plus prudente, prévoit un mélange d’enseignement en ligne et en présentiel. La Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse continuera à proposer des cours en ligne pour le moment.
Aucune université suisse n’exigera le certificat de vaccination. Seul·e·s les étudiant·e·s en médecine pourraient être contraint·e·s à montrer un certificat pour pouvoir suivre leur formation. La faculté de médecine de l’Université de Berne envisage actuellement une telle mesure.
L’admission de spécialistes étrangers provenant de pays tiers suscite un débat
Le Conseiller national Marcel Dobler (PLR) a déposé une motion qui demande à exempter les spécialistes étrangers originaires de pays tiers et formés dans une université ou une haute école suisse du nombre maximal annuel d’autorisations de séjour si leur activité lucrative présente un intérêt scientifique ou économique élevé. La motion a été adoptée par le parlement. Le Conseil fédéral élaborera prochainement un message correspondant.
Dans la Weltwoche Daily, le Conseiller national Christoph Mörgeli (UDC, ZH) exprime son opposition à cette proposition qui selon lui, ne fera «qu’encourager l’immigration de masse». Les universités ne devraient pas avoir le pouvoir de délivrer des permis de séjour et outrepasser les règlements suisses en matière d’immigration, déclare-t-il.
L’Open Access gagne du terrain en Grande Bretagne
Les articles scientifiques issus de projets financés par l’UKRI (UK Research and Innovation) devront être publiés dans des revues en libre accès, a annoncé aujourd’hui l’agence de financement, suivant ainsi une tendance mondiale dans l’édition scientifique à l’abandon des modèles d’abonnement.
La politique mise à jour de l’UKRI exige un accès libre immédiat pour les articles de recherche examinés par les pairs et soumis pour publication à partir du 1er avril 2022. Elle prévoit également une nouvelle exigence pour les monographies, les chapitres de livres et les collections éditées publiés à partir du 1er janvier 2024, qui devront être mis en libre accès dans les 12 mois suivant leur publication.
Un prix Nobel souhaiterait plus de scientifiques en politiques
Dans un interview, le Prix Nobel de physique (2019) Didier Queloz plaide pour que les scientifiques prennent plus d’importance dans la politique. «Les scientifiques font beaucoup de communications, mais on devrait en faire encore plus. Surtout, on devrait prendre la tête de gouvernements. C’est-à-dire qu’il faudrait que des scientifiques osent faire de la politique. C’est juste très dangereux de se trouver avec une écrasante majorité d’avocats. Simplement parce que je ne suis pas sûr qu’ils arrivent à apprécier tout ce qui se passe, intellectuellement, même si certains le font.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 août 2021
9Août2021
Politique des hautes écoles
Actionuni recolte plus de 8200 signatures
La pétition nationale pour mettre fin à la précarité dans les hautes écoles suisses a récolté plus de 8200 signatures. Elle demande des meilleures conditions de travail pour le corps intermédiaire, entre autres en créant des emplois permanents.
L’émission compare la situation suisse à celle aux Pays-Bas. Depuis peu, les collaborateurs·rices scientifiques y ont le droit à un contrat à durée indéterminée.
L’Université de Saint-Gall annonce une enquête externe dans l’affaire du doctorant qui s’est fait expulser à cause de ses tweets «antichinois»
Suite à l’article de la Neue Zürcher Zeitung qui détaille l’histoire d’un doctorant de l’Université de Saint-Gall (HSG) qui s’est fait expulser à cause de ses tweets critiques sur le gouvernement chinois, la HSG lance une enquête externe. A l’origine, la HSG avait déclaré qu’il n’y ait eu aucun comportement injuste de la part de l’université ou de la directrice de thèse. Cette dernière avait brusquement mis fin à la relation de mentorat après avoir reçu des mails « concernées de la chine ».
L’exécutif zurichois dit non aux places d’études supplémentaires en médecine
Pour faire face à la pénurie de médecins, plusieurs conseillers et conseillères d’État (Zurich) ont déposé une motion demandant la création de 72 places d’études supplémentaires en médecine humaine. Actuellement, il y a environ cinq fois plus de demandes d’études que de places.
Cette proposition coûteraient 16 millions de francs bruts par an, un effort que le conseil exécutif juge trop important. Il met en avant le financement fédéral, qui devra faire augmenter le nombre de diplômé·e·s en médecine humaine de 11,7 à 14,9 pour 100 000 habitant·e·s d’ici 2025 et placer la Suisse dans la fourchette haute par rapport aux autres pays de l’OCDE.
Le Conseil d’État zurichois a encore un mot à dire dans cette affaire.
Horizon Europe : chercheurs·euses suisses mis·es à l’écart
Les chercheurs·euses suisses commencent à sentir les effets de l’exclusion de la Suisse du programme européen pour la recherche Horizon Europe. Le sismologue et professeur à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Domenico Giardini, compare les effets de cette exclusion à une «érosion rampante du centre de recherche suisse». Lui-même a du renoncer au rôle de coordinateur d’un projet européen pour que ce dernier puisse recevoir les fonds nécessaires de Horizon Europe. La situation est semblable pour les jeunes chercheurs·euses, qui n’ont désormais plus accès à plusieurs bourses prestigieuses.
Les facultés de médecine sont-elles trop féminines?
Faut-il instaurer un quota minimum d’hommes pour les études en médecine ? C’est ce que demande la conseillère nationale Maja Rinicker (PLR) pour faire face à une pénurie de médecins en suisse. Elle juge notamment que la pénurie se renforce par la forte présence des femmes, qui travaillent plus souvent à temps-partiel.
La vice-doyenne de la Faculté de médecine de l’Université de Genève, Martine Collart, discute de ce propos dans un interview dans le Forum de la RTS. Selon elle, ce n’est pas un manque d’hommes qui pose problème pour la profession et qui entraînerait une pénurie, mais une mauvaise répartition d’une part dans les spécialités et aux premiers recours et d’autre part la répartition géographique. Il serait donc erroné de chercher le problème chez la répartition homme-femme.
L’Unil dans les médias
«Les défis de l’Unil vus par le nouveau recteur Frédéric Herman»
«Le nouveau recteur de l’Université de Lausanne, Frédéric Herman, est entré en fonction ce lundi 2 août. Et ses premières semaines à la tête de l’institution s’annoncent chargées, entre incertitudes sur les modalités de la rentrée en raison de la pandémie et conséquences de l’exclusion de la Suisse du programme-cadre de recherche européen Horizon Europe. L’ancien doyen de la Faculté de géosciences arrive aussi avec de nouvelles ambitions pour l’Unil, en particulier sur le renforcement des liens entre l’institution et la société.»
Revue de presse UNIL 9 août 2021
6Août2021
Politique des hautes écoles
«Malaise sur le milliard d’aide à la cohésion»
Selon l’article du Temps, il est probable que le parlement décidera seulement lors de sa session de décembre sur le milliard pour la cohésion, et non en septembre, comme l’avais espéré le Conseil fédéral. Le bureau du Conseil des États a rejeté une procédure accélérée.
Le déblocage de cette contribution est une condition pour la participation suisse au programme Horizon Europe.
L’Université de Berne considère privilégier les vacciné·e·s au COVID-19
La faculté de médecine de l’Université de Berne considère limiter les cours en présentiel aux personnes vaccinées ou guéries du COVID-19. Selon cette proposition du décanat, les auditoires seraient remplies entièrement, avec un port du masque obligatoire. Les personnes qui ne correspondent pas à ces critères pourraient suivre les cours via un podcast.
Une décision n’a pas encore été prise. Par ailleurs, celle-ci dépend des mesures prises par les autorités.
Peu d’universités européennes rendent la vaccination obligatoire
En Europe, le nombre de cas COVID-19 monte, beaucoup de gouvernements et institutions encouragent la vaccination, mais peu le rendent obligatoire aux étudiant·e·s et employé·e·s, comme le font nombre d’universités aux Etats-Unis.
Clarisse Berthezène, la vice-présidente de l’Université de Paris, a déclaré que la vaccination n’est pas obligatoire pour les étudiants en France, mais que les institutions ne l’excluent pas : «Il est difficile de savoir où cela va aller en septembre, en fonction de l’évolution de la pandémie.»
«Mission fiasco de l’EPFL en mer Rouge»
«Fin de mission précoce pour l’expédition qui symbolisait la diplomatie scientifique de la Suisse. Le voilier Fleur de Passion, parti étudier les exceptionnels récifs de la mer Rouge, s’est échoué sur les coraux qu’il devait sauver»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 août 2021
5Août2021
Politique des hautes écoles
Polémique autour d’un doctorant youtubeur et son succès auprès de l’extrême droite
A l’Université de Genève, les créations youtube d’un doctorant font polémique et posent la question de la frontière entre liberté d’expression et vie académique. Dans ses vidéos, le doctorant en français moderne, Ralph Müller, critique des phénomènes sociaux en se basant sur ses connaissances littéraires, philosophiques et linguistiques. Ses contenus ont un ton conservateur et sont souvent de nature polémique.
En décembre 2020, plusieurs étudiant·e·s ont exprimé des craintes auprès du corps professoral du département de lettres et littérature françaises modernes. Les vidéos de Ralph Müller seraient relayées par un réseau d’extrême droite. Elles figurent notamment sur le site de l’essayiste négationniste Alain Soral et sont promus par d’autres youtubeurs de l’extrême droite.
Plusieurs collectif d’étudiant·e·s ou militant·es ont également publié une lettre ouverte à la Tribune de Genève, qui avait dressé un portrait plutôt favorable du doctorant. Les signataires déclarent avoir un problème que le succès de Ralph Müller «[…] se fasse grâce à des partisans d’une extrême droite élitiste. Et cet article a tiré un trait d’union entre sa vie privée et l’université»
Dans les faits, aucun propos du doctorant n’est pénalement répréhensible. De plus, ces vidéos n’ont jamais été mentionnées lors de ses séminaires. Pour Bernard Debarieux, doyen de la Faculté des sciences de la société, Ralph Müller serait libre d’exprimer son opinion, car «chaque universitaire est un citoyen libre d’avoir des opinions et de les exprimer, du moment qu’il n’invoque pas son appartenance à la communauté universitaire»
L’enjeu autour de l’expertise scientifique
La confiance en la science n’est pas donnée, mais doit se gagner. Pour cela, un sens critique envers les expert·es et leur propos scientifiques est essentiel. La crise du Covid a cependant montré que les controverses discutés en public portent souvent moins sur les résultats scientifiques que sur les mesures à prendre. «En brouillant la frontière entre la science et la politique, les médias et les scientifiques alimentent la défiance envers une recherche qui prend des allures d’expertocratie.», argumente alors le professeur à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi.
Le Courrier se penche sur la question de la bonne communication scientifique et le défi que pose l’évolution très dynamique de la pandémie pour la confiance en la science. Pour que la population puisse avoir de la confiance dans les institutions scientifiques et politiques «les deux parties doivent se traiter mutuellement comme des personnes responsables», exige alors la philosophe Naomi Oreske dans l’article. De même va pour les rapports avec la population. Le Courrier met avant que les principes de l’éthique publique exigent de traiter les citoyen·ne·s comme matures et capables de prendre des décisions responsables.
Pour Caspar Hirschi, c’est le rôle des journalistes scientifiques d’être critique face aux scientifiques de renom, «de définir le territoire contesté et d’indiquer les implications des différents faits» pour que les citoyen·ne·s ainsi que les politicien·ne·s puissent prendre des décisions informés.
40’000 étudiants britanniques pourront étudier à l’étranger grâce au programme Turing
«Le gouvernement britannique a validé mercredi les demandes de quelque 40’000 étudiants britanniques pour étudier à l’étranger dans le cadre de la toute première année du programme Turing, qui remplace au Royaume-Uni le programme européen Erasmus après le Brexit. […] La première édition du programme Turing, nommé d’après le célèbre mathématicien britannique, prévoit de placer 28’000 étudiants venant d’universités britanniques dans les pays européens, soit bien plus que les 18’300 partis en 2018/2019 dans le cadre d’Erasmus+. Comme cette version élargie à l’international d’Erasmus, le nouveau programme couvre aussi des pays hors Europe, comme le Canada, le Japon et les États-Unis.»
L’Unil dans les médias
Interview avec Jacques Dubochet
A bientôt 80 ans, le Prix Nobel et militant contre le réchauffement climatique parle de ces rêves et aspirations dans un interview avec le Nouvelliste.
Revue de presse UNIL 5 août 2021
4Août2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 août 2021
3Août2021
Politique des hautes écoles
Faut-il réévaluer tests d’aptitude en études de médecine ?
La Suisse est en pénurie de médecins. En même temps, la majorité des universités font passer un test d’aptitude très sélectif aux candidat·e·s qui souhaitent étudier la médecine. Alors que dans les universités de Suisse alémanique et de Fribourg, 4500 personnes se sont inscrites cette année pour devenir médecins, les trois quarts des échouent au test d’aptitude, aussi nommée numerus clausus.
Plusieurs voix scientifiques et politiques demandent maintenant une réévaluation du processus de sélection. Des chercheur·euse·s de l’Université de Berne ont montré que les notes de la maturité, en particulier celles de biologie et de chimie, étaient au moins un aussi bon prédicteur de la réussite universitaire que les résultats du test d’aptitude. Cependant, l’Association des médecins assistants et chefs de clinique est contre une sélection basé sur ces notes. Comme le numerus clausus, les notes peuvent prédire la probabilité de réussir le programme universitaire, mais cela ne dit encore rien sur la capacité à être un·e bon médecin après, déclare le porte-parole Marcel Marti. Il met en avant que les compétences sociales et émotionnels devraient également jouer un rôle dans la sélection des étudiant·e·s.
La conseillère d’Etat, Marina Carobbio (PS), a donc suggérée de remplacer le numerus clausus par d’autres tests d’aptitude, comme un stage hospitalier de plusieurs mois avant les études. Le Conseil national a cependant rejeté la proposition ce printemps.
La Conseillère nationale Maja Riniker (PLR) voit un problème supplémentaire dans la « féminisation » de la médecine. Trois maîtrises en médecine sur cinq sont désormais décernées à des femmes. Elle aimerait résoudre ce problème par le biais des critères de sélection pour l’admission à la faculté de médecine, et faire en sorte que davantage de médecins masculins accèdent à nouveau au métier.
Pas de doctorat à cause d’un tweet : L’influence de la Chine sur les universités suisses
Un nouveau scandale vient secouer l’Université de Saint-Gall (HSG). Un doctorant s’est fait refuser la continuation de son doctorat après avoir critiqué la gestion de la pandémie du gouvernement chinois sur son compte twitter. Sa directrice de thèse l’a contacté par mail pour l’informer qu’elle a reçu «plusieurs courriers énervés de Chine» qui disent que le doctorant publiait du contenu «de type néo-nazi». Puis, après avoir évoqué la crainte de ne plus recevoir de visa elle-même pour la Chine à cause de ce tweet, elle a directement mis fin à la relation de mentorat. Les tweets en question accusaient le gouvernement chinois de mener une stratégie de dissimulation dans la gestion de la pandémie.
Le doctorant, qui menait ses recherches sur la pollution de l’environnement, vivait et étudiait depuis trois ans à Wuhan grâce à une bourse alloué par la Chine, mais été resté coincé en Suisse au début de la pandémie. Au lendemain de son échange de mail avec la professeure, son compte de l’université avait été supprimé et il s’est retrouvé exmatriculé. La HSG démenti pourtant de l’avoir expulsé à cause de cette histoire et met en avant qu’il n’était officiellement plus doctorant à la HSG, et qu’il aurait lui-même pris la décision de s’exmatriculer.
Sur deux pages, la Neue Zürcher Zeitung détaille le cas dans sa complexité et discute la problématique de l’influence grandissante du gouvernement chinois sur les universités suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 août 2021
2Août2021
Politique des hautes écoles
La popularité grandissante de la « citizen science »
La science citoyenne, en anglais « citizen science » est de plus en plus populaire en Suisse. Selon une nouvelle étude de l’Université de Zurich, jusqu’à 48% des Suisses s’intéressent à participer à des projets de recherche en tant que volontaires en collaboration avec des chercheur-euse-s. Ainsi, les projets se multiplient. En avril dernier par exemple, l’institut de recherche Agroscope a envoyé un millier de pantalons et de sachets de thé à des volontaires qu’ils devaient enterrer dans leur jardin pour mesurer la qualité du sol en fonction de la décomposition. Souvent, l’engagement est profitable à la communauté scientifique ainsi qu’aux citoyen-ne-s même, comme démontre l’exemple du registre suisse de la sclérose en plaques. Depuis 2016, elle documente la propagation nationale de la SEP et la qualité de vie des patient-e-s – avec l’aide des personnes concernées qui remplissent des questionnaires sur leur expérience de la maladie chaque dix mois.
Horizon Europe : Parlementaires exigent davantage d’engagement de la part du Conseil fédéral
Depuis l’enterrement des négociations sur l’accord-cadre, l’avenir de la participation suisse au programme de recherche Horizon Europe semble peu engageant. Il y a quinze jours, l’Union européenne (UE) a décidée de traiter la Suisse comme un pays tiers non associé tant qu’elle ne verse pas les fonds de cohésion.
Lors de la session d’automne, le Conseil fédéral va alors proposer au Parlement de libérer le milliard de cohésion. Mais même si ce dernier donne son accord, la participation aux programmes de recherche n’est pas garantie. Car pour régler les conditions de participation, l’UE veut d’abord conclure un accord-cadre.
Plusieurs politicien-ne-s demandent maintenant au Conseil fédéral de s’engager plus fortement pour la recherche suisse. Le politicien des affaires étrangères Eric Nussbaumer (PS) pense que le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis devrait entamer des discussions avec l’UE pour que la Suisse puisse signer l’accord-cadre pour la participation aux programmes de l’UE cette année. Le conseiller national Christoph Eymann (PLR) pense également que « Le Conseil fédéral doit faire davantage pour faire comprendre à Bruxelles que la Suisse veut faire partie de l’Europe de l’Horizon. »
Swissuniversities, l’association des universités suisses, mise sur le contact direct avec les universités européennes « afin qu’elles puissent faire pression sur leurs propres gouvernements pour que l’Europe scientifique ait besoin de la Suisse », comme l’écrit son président Yves Flückiger.
Scientifiques mettent en garde contre la manipulation des rêves à des fins commerciales
Le 7 juin dernier, une quarantaine de scientifiques ont publié une lettre ouverte qui met en garde contre la manipulation des rêves à des fins commerciales. La lettre parle « de stratégies marketing » de la part d’entreprises qui s’emparent des avancés scientifiques pour influencer nos rêves.
Cette préoccupation vient après qu’un fabricant de bière américain, Molson Coors, avait lancé une campagne promotionnelle qui invitait les gens à visionner un petit film ainsi qu’une bande sonore avant de dormir pour faire « des beaux rêves ». Le but étant qu’en se réveillant, les personnes aient une folle envie de consommer leur bière. Cette « expérience » a été mise au point avec le concours de la Docteure Deirdre Barrett, psychologue spécialiste des rêves à l’Université Harvard ou dix-huit participant-e-s avaient notamment été séduit-e-s par des réduction sur des packs de Coors.
Cependant, influencer le contenu de nos rêves n’est ni nouveau, ni problématique en soi, rappellent les signataires. Maintes expériences sont menées en psychiatrie notamment, sur base volontaire, pour soigner la dépression ou le stress post-traumatique. Le problème se pose quand les individus sont manipulés à leur insu. « Semer les germes de rêves préfabriqués dans la tête des gens pour vendre des produits, voire des substances addictives, soulève d’importantes questions éthiques », estiment les signataires de la lettre ouverte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 août 2021
30Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 juillet 2021
29Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juillet 2021
28Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juillet 2021
27Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 juillet 2021
26Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 juillet 2021
23Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 juillet 2021
22Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 juillet 2021
21Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juillet 2021
20Juil2021
Politique des hautes écoles
L’UE s’adresse aux requérants de bourses ERC de Suisse
L’exclusion suisse des bourses ERC suscite particulière des réactions dans le monde académique. «Seuls les meilleurs des meilleurs recevaient une telle subvention. Aujourd’hui, l’UE tente apparemment d’attirer les chercheurs hors de Suisse avec ces « super bourses ».»
Le Conseiller fédéral Ignazion Cassis entame aujourd’hui (le 20.07.2021) son premier voyage officiel à Bruxelles, il s’agit de «discussions informelles».
L’exclusion du programme Horizon Europe et son impact sur l’Université de Bâle
Le professeur Dominique Zumbühl est interviewé sur l’exclusion suisse du programme de recherche Horizon Europe et ses implications pour l’Université de Bâle.
Il estime que «peut-être», l’université ne s’est pas suffisamment engagée en amont [pour la participation]. «Bien sûr, en tant que scientifiques, nous avons aussi une certaine responsabilité pour contribuer à la discussion. Mais c’est ce que beaucoup ont fait. Il y avait beaucoup de choses dans la balance. La question est très complexe et a affecté de nombreux aspects de la coopération politique et sociale européenne. Et l’accord de recherche n’était pas nécessairement le point central.»
Une université américaine gagne en justice le droit d’imposer le vaccin
«Un juge fédéral a validé lundi la décision d’une université d’imposer le vaccin anti-Covid-19 à ses étudiants et à son personnel. Le sujet divise à l’approche de la rentrée aux Etats-Unis.»
L’Unil dans les médias
Le monde académique, acteur clé de la transition écologique
Frédéric Herman, le nouveau recteur de l’UNIL, décrit l’approche systémique que l’institution académique emploie en faveur de la transition écologique.
Revue de presse UNIL 20 juillet 2021
19Juil2021
Politique des hautes écoles
L’impact de l’exclusion suisse du programme Horizon Europe
La semaine dernière, la Commission a décidé de limiter la participation suisse au programme de recherche Horizon Europe au statut d’état tiers non-associé.
Selon un commentaire paru dans la NZZ, «La situation est sérieuse. […] Jusqu’à présent, il n’existe aucun programme non-européen qui soit comparable, même de loin, à Horizon. La coopération avec les voisins européens est depuis longtemps éprouvée, efficace et réussie, en bref : irremplaçable.»
Le président de swissuniversities, Yves Flückiger, rappelle dans Swissinfo l’importance d’une pleine association suisse. «C’est important pour le monde universitaire, mais aussi pour les entreprises et, au-delà, pour le maintien de la qualité de vie dont jouit la population suisse : en termes de prospérité, de santé, d’éducation et de sécurité. La coopération internationale est une condition préalable à l’innovation et à l’excellence.»
Matthias Egger, Président du Conseil national pour la recherche, mentionne à la SRF (05:12) les expériences faites en 2014 lors de l’exclusion du programme. Une expérience faite est que même une exclusion courte a eu des conséquences négatives qui duraient relativement longtemps, par exemple l’impact négatif sur la collaboration sur des projets de recherche cela a duré plusieurs années. Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, précise dans la Linth-Zeitung que pendant deux ans, le nombre de participations suisses aux projets européens avait été réduit de moitié pendant deux ans.
Les négociations sur une réassociation à Erasmus+, sont-elles impactées par l’exclusion suisse d’Horizon Europe?
«Après l’expulsion du programme de recherche Horizon, le prochain coup dur se profile. L’UE ne devrait guère plus admettre la Suisse dans le programme d’échange universitaire Erasmus.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 juillet 2021
16Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 juillet 2021
15Juil2021
Politique des hautes écoles
Turquie : exode des chercheur-euse-s critiques du régime Erdogan
Sous le régime autoritaire du président Recep Tayyip Erdogan, de plus en plus de scientifiques prennent la décision de quitter la Turquie. Selon la sociologue Nil Mutluer, qui a également quitté la Turquie pour enseigner en Allemagne, cet exode serait le résultat d’un effort concerté de la part d’Erdogan de placer les universités sous son contrôle en limitant les débats libres et la recherche critique.
En 2016 déjà, environ 800 universitaires ont été licenciés à la suite de la tentative de coup d’Etat. Des universitaires qui s’expriment publiquement contre les politiques du président risquent de se faire licencier directement. Ainsi, 550 des plus de 2200 signataires d’une pétition pour la paix avec les Kurdes ont perdu leur poste universitaire. Environ 200 d’entre-eux-elles ont trouvé refuge en Allemagne grâce à des programmes tels que Scholars at Risk et d’autres bourses destinées aux scientifiques persécutés.
Maintenant que leurs bourses ont expiré, les chercheur-euse-s tentent d’obtenir des postes réguliers. Sans connaissance de la langue allemande, cela pose un grand défi. Un nouveau projet d’université en ligne veut maintenant donner à ces scientifiques un espace pour poursuivre leur enseignement et rester en contact avec leurs étudiant-e-s. « L’université Off », propose dix séminaire par semestre, l’accent est mis sur les études de genre, les études sur la paix et les questions de liberté académique. Son financement, ainsi que les conférenciers et les certificats pour les cours sont pris en charge par une coopération de plusieurs universités allemandes.
Horizon Europe : Suisse reléguée au statut de pays tiers
La Suisse est considérée jusqu’à nouvel ordre comme un pays tiers non associé à Horizon Europe pour tous les appels à projets de l’année 2021. Cette information a été communiqué au Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) en début de semaine par la Commission européenne. En règle générale, les chercheur-euse-s suisses peuvent participer à certains appels à propositions, mais ne recevront plus de financement de l’Union européenne (UE). Le SEFRI devra donc assurer ces financements. Le Parlement a approuvé un crédit de 6 milliards de francs pour le paquet Horizon Europe. Ces crédits d’engagement peuvent être utilisés pour financer des partenaires suisses tant que la Suisse n’est pas associée.
De plus, les chercheur-euse-s de Suisse sont exclu-e-s de la participation aux projets individuels du Conseil européen de la recherche (CER), des actions Marie Skłodowska Curie et de la Commission européenne et du Conseil européen de l’innovation (CEI).
La Commission européenne, pour sa part, écrit sur un site web que des fonds européens sont disponibles pour les chercheur-euse-s suisses qui sont basés dans un État membre de l’UE ou dans un pays associé à Horizon Europe. La Linth Zeitung, interprète ça comme une invitation pour les chercheur-euse-s à quitter la Suisse. Le président du Conseil des Ecoles polytechniques, Michael Hengartner, craint également que le recrutement de scientifiques de haut niveau, ainsi établis dans l’UE deviendra plus difficile, vue que la Suisse représente un terrain incertain pour leur recherche.
Selon le SEFRI, la Suisse continue de chercher à s’associer pleinement au programme de recherche de l’UE. Toutefois, Bruxelles a fixé des conditions à l’association : le paiement de la deuxième contribution de cohésion et la conclusion d’un accord-cadre.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juillet 2021
14Juil2021
Politique des hautes écoles
L’ARN messager et l’industrie pharmaceutique suisse – une opportunité manquée ?
Dans la série d’été intitulée «Roman du vaccin», le Temps consacre un article à l’ARN messager et le rôle «manqué» de l’industrie pharmaceutique helvétique. La journaliste Aline Bassin cherche à comprendre comment des géants pharmaceutiques suisses comme Novartis ou Roche avaient pu passer à côté de cette nouvelle technologie qui a pourtant permis la création des vaccins actuels contre le Covid-19. Pour cela, elle rencontre et laisse parler différents acteurs impliqués dans la recherche liée au messager ARN et du vaccin contre le Covid-19 et en fait une courte historiographie.
Edition du génome: l’OMS mise sur les lanceurs d’alerte
Dans deux nouveaux rapports rendus public le 12 juillet, L’OMS propose une gouvernance mondiale des thérapies à base de l’édition du génome menées à l’aide d’outils comme les ciseaux moléculaires Crispr. Elle appelle à mettre en place un mécanisme qui permettra à des lanceurs d’alerte de dénoncer des abus potentiels. Le comité consultatif sur l’élaboration de normes mondiales pour la gouvernance et la surveillance de l’édition du génome humain avait été créé après la naissance de deux bébés en Chine, dont les génomes avaient été modifiés avec les ciseaux moléculaires Crispr.
Concrètement, les expert·e·s qui ont redigé·e·s les rapports ont élaboré·e·s sept scénarios d’abus potentiel de cette technologie. «Certains sont encore hypothétiques, comme la publicité de cliniques pour des thérapies géniques non encore démontrées ou l’augmentation génétique d’athlètes. […]D’autres scénarios sont plus réalistes. Par exemple, les experts de l’OMS ont réfléchi à la possibilité qu’un essai clinique de modification du génome humain somatique (pour guérir une maladie génétique héréditaire qui touche les globules rouges et provoque de l’anémie, nommée la drépanocytose) se déroule en Afrique de l’Ouest où la maladie est répandue. Le risque ici serait que les populations d’Afrique de l’Ouest soit ensuite exclues de ces thérapies à cause de leurs prix élevés.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juillet 2021
13Juil2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Saint-Gall perd en valeur ajoutée à cause de la pandémie
Fin mai, l’Université de Saint-Gall (HSG) a fait état d’une contribution à valeur ajoutée record qu’elle a apportée au canton en 2019 : ses effets régionaux se sont élevés à 276,5 millions de francs, selon une étude. Cependant, à cause de la pandémie, ce chiffre aurait diminué d’une bonne trentaine de millions de francs en 2020.
Selon le rapport de la HSG, la principale raison de ce déclin a été le passage à l’enseignement à distance, qui a entraîné une réduction importante du nombre d’étudiant·e·s résidant dans le canton. Le taux aurait alors baissé de 82% à 52% en 2020.
En revanche, la pandémie n’a eu qu’un impact mineur sur le budget de l’université, selon le communiqué de presse. En outre, les coûts matériels de l’université ont diminué de plus de 10 millions de francs, malgré des dépenses supplémentaires pour l’enseignement à distance, et les mesures d’hygiène nécessaires sur le campus. Les frais de scolarité et, en particulier, les revenus de la formation continue ont également diminué.
Une formation pour la cryptofinance culturelle
«La Geneva Business School lance un programme en trois semestres baptisé «MBA in Fine Art International Management» dès la rentrée de septembre. Un diplôme inédit dans le monde, qui répond aux nouveaux besoins d’un marché soumis à une numérisation fulgurante depuis le début de la pandémie. Une trentaine d’étudiants potentiels ont déjà manifesté un intérêt pour ce cursus. Les inscriptions sont en cours d’enregistrement jusqu’au 30 août.»
L’Unil dans les médias
La délicate position des encadrant·e·s de thèse – Réaction à l’article sur le harcèlement des doctorant·e·s
Dominique Vinck, professeur en études sociales des sciences et des techniques à l’Université de Lausanne (UNIL), réagit à l’article de Heidi.News sur le harcèlement des doctorant·e·s. A son tour, il tente d’éclairer le phénomène tout «en évitant les analyses simplistes qui rajoutent de la souffrance à la souffrance».
Il souhaite alors analyser les dynamiques de façon à éviter les explications réductrices qui ramènent la diversité des situations à une problématique universelle de relation entre supervisé·e et superviseur·euse. Selon le professeur, l’insatisfaction des doctorant·e·s tient surtout à un manque d’encadrement qu’à un excès. «Le sentiment d’un déficit de suivi et de communication est deux à quatre fois plus fréquemment mentionné que le manque de liberté, le dirigisme, l’abus de pouvoir […] ou le harcèlement psychologique.». Puis, les vécus varient fortement selon le cadre donné dans chaque discipline et de l’implication professionnelles des encadrant·e·s aux thèses des doctorant·e·s, ajoute-t-il.
Il tient également à parler du vécu des encadrant·e·s, pour montrer que cette position peut engendrer autant de souffrances que de bénéfices. «Les privilèges et les pouvoirs relatifs dont ils disposent, ne les protègent ni des souffrances psychologiques ni des pressions de l’environnement. Des rumeurs circulent et des encadrant·e·s sont stigmatisé·e·s, voire «remercié·e·s» par leur institution pour harcèlement psychologique, d’autres sont privé·e·s de ressources ou mis·e·s au placard.»
Revue de presse UNIL 13 juillet 2021
12Juil2021
Politique des hautes écoles
L’interdiction des OGM dans l’agriculture sera prolongée jusqu’en 2025
Pour la quatrième fois, le Conseil fédéral propose de prolonger le moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le nouveau délai irait jusqu’en 2025.
Pour Christian Wasserfallen, conseiller national PLR (BE), cette décision est inconstitutionnelle. «Quand on parle crise climatique ou coronavirus, on nous demande d’écouter la science. Mais dès qu’il est question d’OGM, on l’oublie.». Il met en avant les nombreuses études dans le cadre du Programme national de recherche 59, qui concluent que les OGM ne présentent pas de risques particuliers.
Au parlement, seul le PLR est actuellement prêt à lever le moratoire sur les OGM dans l’agriculture. Puis, le parti vert’libéral ne veut pas d’une interdiction totale, pour ne pas empêcher l’émergence de nouvelles technologies, comme la CRISPR/Cas9 par exemple.
Fabien Fivaz (Verts/NE) rappelle que le moratoire prévoit expressément une exception pour les scientifiques: «La recherche n’est pas impactée, […]les paysans n’ont aucun intérêt à recourir à ces pratiques, puisque les consommateurs n’en veulent pas.»
Les membres de la Commission de la science de l’éducation et de la recherche restent majoritairement partisan·e·s du moratoire. Valérie Piller Carrard (PS/FR) déclare avoir eu de premières auditions avec des représentantes du monde scientifique sur les nouvelles technologies. «Certaines conclusions sont moyennement rassurantes» remarque-t-elle.
Nouveau scandale à la HSG : enseignant condamné pour fraude
Un nouveau scandale secoue l’Université de Saint-Gall (HSG). Un spécialiste du contrôle de gestion n’est plus autorisé à enseigner après avoir été condamné pour mauvaise gestion.
Concrètement, l’enseignant en question était également président du conseil d’administration d’une start-up qui proposait un service de conduite de luxe. Après six ans, la start-up a été liquidée et le directeur général condamné à une peine de prison de trois ans et demi pour fraude.
Le président du conseil d’administration a également été condamné pour ne pas avoir assez bien contrôlé ce qui s’est passé dans la phase de démarrage. Selon le ministère public argovien, l’enseignant à la HSG aurait pu et dû reconnaître «sur la base d’un simple calcul mental» que la start-up qu’il présidait était illiquide et fortement endettée dès le départ. Les juges du district de Baden parlent même d’un cas classique de fraude à la fondation.
Dispute à la FHNW : un étudiant fait appel au tribunal pour passer un examen après son expulsion
Un jour avant la remise des diplômes, l’université des sciences appliquées du nord-ouest de la Suisse (FNHW) a mis à la rue un étudiant dit «rebelle» de l’Hyperwerk. Cette structure se présente comme institut environnemental qui incite ses étudiant·e·s à réfléchir à l’interconnexion entre les humains, les machines, les plantes et les animaux et à élaborer des solutions durables. La formation est très participative, les étudiant·e·s mangent avec leurs professeur·euse·s, les appellent par leur prénom et sont même autorisé·e·s à participer à l’élaboration de leurs notes. Max Estrich, l’étudiant en question, avait même mis à disposition de l’école des programmes informatiques acheté à titre privé. Mais après une dispute avec le recteur, l’institut a demandé à l’étudiant de lui transférer l’accès à son programme informatique acheté à titre privé. De plus, l’école avait secrètement effectué un achat in-app qui avait été débité de sa carte de crédit. Au lieu de s’excuser pour cette transgression, il a été accusé d’avoir changé son mot de passe par manque de collégialité et a été banni de l’école, puis expulsé.
Seule un dernier examen l’aurait séparé de son diplôme de bachelier. L’étudiant a fait appel devant le tribunal administratif qui la donné raison. Le tribunal a jugé que l’école n’avait pas été en mesure de donner «des raisons importantes pour l’exclusion». L’étudiant temporairement exclu a donc pu passer l’examen final à la FNHW.
Une chercheuse de l’EPFZ plaide pour une taskforce climatique
Face au changement climatique, dont les phénomènes météorologiques extrêmes des ces dernières semaines en sont une conséquence directe, Sonia Seneviratne, climatologue et chercheuse à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), propose de créer une task force climatique, comparable à celle pour le Covid, pour lutter contre ces événements.
La scientifique, qui est également membre du Groupe d’expert·e·s intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), déclare que le changement climatique a lieu en ce moment. Elle ajouté «Dans le cas de la crise climatique, nous avons atteint un domaine où des décisions doivent être prises très rapidement. Cela nécessiterait un échange plus rapide entre la science, la politique et les décideurs.»
Lausanne accueillera un observatoire de l’égalité
Lausanne a été sélectionné par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour acueillir le nouveau Observatoire mondial pour les femmes, le sport, l’éducation physique et l’activité physique. Elle fait partie de l’un des objectifs du plan d’action de Kazan, adopté en 2017 par la Conférence internationale des ministres et hauts fonctionnaires responsables de l’éducation physique et du sport de l’Unesco.
Le Canton de Vaud, la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne ont alors décidé de fonder une association pour assurer les conditions nécessaires au «développement de l’Observatoire mondial, son ancrage dans l’écosystème du sport international à Lausanne ainsi que son rayonnement au-delà des frontières.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juillet 2021
9Juil2021
Politique des hautes écoles
Pour une révalorisation des titres des formations professionnelles supérieures
Dans un article d’opinion de la Neue Zürcher Zeitung, l’ancien Conseiller national et président de l’Association suisse pour la formation continue (SVEB). Rudolf Strahm, plaide pour une revalorisation des titres des formations professionnelles supérieures.
Alors que la formation professionnelle supérieure est numériquement la catégorie d’enseignement tertiaire la plus importante dans le système éducatif suisse, il ne serait pas appréciée à sa juste valeur dans le marché du travail, argumente Mr Strahm, La principale raison, serait d’une part la confusion des désignations de titres et d’autre part, le manque de clarté de la classification. La formation continue après l’apprentissage professionnel EFZ comprend notamment 430 titres différents à trois niveaux. Pour Rudolf Strahm, faute de manque d’un titre général, ce système sème la confusion et dévalorise des formations qui sont pourtant extrêmement pertinents pour l’économie suisse.
La situation est particulièrement précaire dans les secteurs internationaux. Mr. Strahm critique le choix du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SERI) d’avoir repoussé le titre de bachelor professionnel pour inventer une substitution anglais, le Advanced Federal Diploma of Higher Education. Pour l’ancien Conseiller national, il est absurde que les institutions de formation suisses doivent se contenter de titres internationaux empruntés.
Il souhaite alors que la Suisse suive l’exemple de l’Allemagne et introduit à son tour le bachelor professionnel pour la formation professionnelle supérieure.
La Suisse devra attendre octobre pour négocier sur Horizon Europe
«Pour les institutions scientifiques suisses, l’incertitude sur l’association au programme-cadre pour la recherche Horizon Europe ne devrait pas s’arranger avant plusieurs mois. La Commission européenne a pour l’instant exclu la Suisse de la liste des pays pouvant obtenir des financements dans ce cadre. Pas d’éclaircie à attendre avant l’automne: la situation doit être à nouveau débattue le 21 octobre, à l’occasion du prochain Conseil de l’UE.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 juillet 2021
8Juil2021
Politique des hautes écoles
Des PME pleurent déjà Horizon Europe
Dans un article d’opinion, le Conseiller national Vert’liberal Michel Matter illustre les conséquences de l’exclusion Suisse à Horizon Europe pour les PME. Il révèle que le programme de recherche de l’Union européenne, par son troisième pilier, finançait aussi les PME et les start-up innovantes avec des bourses de l’ordre de 2-3 millions d’euros qui sont en réalité des subventions directes.
Or, les subventions directes visant à favoriser l’innovation n’existent pas en suisse. Les PME sont alors désavantagés par rapport aux entreprises européennes et risquent de perdre leur longueur d’avance, car l’éviction du programme Horizon ne pourra être que partiellement compensée par des mesures internes.
Roche cède le brevet de son médicament contre le Covid-19
Le géant pharmaceutique bâlois a décidé de mettre le brevet de son médicament contre le Covid-19 dans le domaine public et organise le transfert de technologie et d’expertise dans les pays à revenus bas et intermédiaires pour augmenter l’offre mondiale. Le produit, du nom de Actemra/RoActemra n’est cependant pas nouveau sur le marche : utilisé depuis 2009 contre les maladies rhumatologiques, il s’est avéré utile pour combattre le Covid-19.
La décision de lever son brevet s’inscrit dans un débat plus large en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMS). «[L’]Afrique du Sud et Inde – ont déposé une motion en octobre 2020, réclamant la libéralisation des brevets sur les vaccins, traitements et autres produits médicaux nécessaires pour combattre le Covid-19. La motion est soutenue par une centaine de pays, y compris par les Etats-Unis. Au départ, ces derniers composaient un front de refus avec l’Union européenne, la Suisse, le Canada et le Japon. Une décision est attendue lors d’une nouvelle réunion à Genève les 27 et 28 juillet.»
Un groupe de recherche internationale met en garde contre Facebook&Co.
17 scientifiques issus d’un large éventail de disciplines – de l’économie à la biologie en passant par la sociologie – ont publié un appel dans la célèbre revue scientifique «PNAS». Leur message central : si les médias sociaux restent si incontrôlés comme ils le sont aujourd’hui, ils pourraient déclencher une crise sociale mondiale.
À titre exemplaire, les chercheur·euse·s citent la pandémie, qui aurait été contaminée par une « infodémie », à savoir la diffusion de fausses informations via les médias sociaux qui a conduit à un refus rapide de porter le masque et de se vacciner.
Malgré la grande influence qu’exercent les médias sociaux sur la prise de décision politique et la polarisation sociale, très peu de choses sont étudiées scientifiquement. Le groupe scientifique demande donc que la recherche sur l’impact des médias sociaux sur la société soit établie comme une «discipline de crise». Ces disciplines de crise sont généralement appliquées lorsque le monde est confronté à un grand danger qui doit être évité à temps.
Biopôle – portrait du parc d’innovation vaudois
Fondée en 2004, le parc d’innovation vaudois compte parmi les plus grands parcs life sciences d’Europe. Il regroupe actuellement plus de 2000 collaborateur·trice·s au sein de start-ups, de PME et de sociétés internationales et cultive des partenariats avec l’Ecole polytechnique fédérale, le Swiss Institute of Bioformatics, le Centre hospitalier universitaire vaudois, ou encore l’Université de Lausanne. Dans le Temps, Daniel Piller, ancien rédacteur économique de la Neue Zürcher Zeitung et responsable global des relations médias de Roche dresse le portrait de ce campus en constante évolution.
Inquiétudes au sein des hautes écoles suisses
Dans une récente tribune, les dirigeant·e·s des hautes écoles romandes ont lancé un appel au gouvernement suisse à stabiliser au plus vite les relations avec l’Union européenne pour une association rapide de la Suisse au Programme Horizon Europe. Dans le Courrier, Emmanuel Déonna, député au Grand Conseil genevois, pointe également du doigt la précarité patente des conditions de travail du corps intermédiaire comme problème majeur que doivent affronter les hautes écoles aujourd’hui.
Il écrit ainsi que «la pandémie risque d’accélérer le mouvement vers l’enseignement en ligne. Les restrictions budgétaires et le management technocratique peuvent contribuer à une dégradation des conditions de travail déjà précaires d’une partie du personnel de la recherche et à une pression renouvelée sur des disciplines soi-disant «inutiles» dans les humanités et les sciences sociales.»»
Il appelle donc aux hautes écoles à garantir la stabilité de ces postes et leur financement dans la durée en créant un nombre conséquent de postes stables pour les chercheur·euses post-doctoraux, comme l’exige une pétition adressée au parlement fédéral.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juillet 2021
7Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juillet 2021
6Juil2021
Politique des hautes écoles
Le défi environnemental de l’architecture
Dans un article d’opinion, l’architecte et professeur à la Haute école d’art et de design (HEAD) Philippe Rahm revient sur les grands débats entre les anciens et les modernes pour illustrer l’enjeu que pose le nouveau profil du poste de professeur·euse d’histoire de l’architecture à l’EPFL.
Pour cela, il dresse une courte historiographie de la théorie de l’architecture contemporaine, de sa conception moderne et son tournant post-moderne dans les années 1980, pour ainsi revenir au défi actuel, celui de l’environnement.
Selon lui, «Cette nouvelle révolution dans la discipline architecturale, ce tournant «environnemental», auquel nous assistons et participons aujourd’hui, est tout aussi passionnant, nécessaire et urgent pour notre époque que le tournant «linguistique» des années 1970- 1980 le fut à son époque. […] Analyser, étudier, enseigner l’histoire de l’architecture au prisme de l’environnement ou du digital fait partie du tournant nécessaire que doit prendre l’enseignement de l’architecture aujourd’hui.»
Pour Philippe Rahm, le rôle de l’université serait alors d’accompagner ces changements et de se battre contre l’inertie.
Hommage à l’ancien recteur de l’Université de Fribourg, Paul-Henri Steinauer
L’ancien recteur de l’Université de Fribourg et juriste réputé, Paul-Henri Steinauer s’est éteint jeudi dernier à l’âge de 72 ans des suites d’une courte maladie.
«Nommé professeur à l’Université de Fribourg en 1977, Paul-Henri Steinauer y a enseigné jusqu’à sa retraite en 2018 tout en dispensant son savoir en qualité de professeur invité aux Universités de Genève et Lausanne, ainsi qu’à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Son précis en trois volumes sur les droits réels, régulièrement réédité, est une référence absolue pour tous les praticiens romands du droit. Son expertise est incontestée sur l’ensemble du territoire helvétique: lorsqu’il est question de droit des successions ou de droits réels, la référence s’appelle Steinauer des deux côtés de la Sarine.»