Pour les hautes écoles vaudoises, le Canton de Vaud a décidé de maintenir le certificat Covid et les masques obligatoires pour l’enseignement en présentiel, et permet aux étudiant·e·s de se faire tester gratuitement pendant une période transitoire, jusqu’à fin octobre. Il s’agit de tests salivaires de groupe. Les étudiant·e·s recevront ensuite une attestation valable pour une semaine, qui leur permettra de suivre les cours en présentiel. Ce dispositif sera prêt pour début octobre. D’ici-là, les étudiant·e·s devront s’occuper eux ou elles-mêmes de leurs tests. Les cours seront diffusés en ligne en tout cas jusqu’au 15 novembre. Quant aux ateliers pratiques, ils seront accessibles sans certificat Covid, avec une obligation du port du masque. Dans ce cas, les salles seront remplies jusqu’à deux tiers de leur capacité.
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16Sep2021
Politique des hautes écoles
Le corps étudiant divisé à propos du certificat Covid obligatoire dans les universités et hautes écoles
Le passe sanitaire s’impose petit à petit dans les universités et hautes écoles. Les mesures divisent et suscitent des réactions de la part de certain·e·s étudiant·e·s et associations qui expriment leur désaccord par rapport aux dispositif envisagés.
Selon le journal en ligne Watson, la messagerie Telegram «concentre en ce moment un grand nombre de chambres de discussions virtuelles à propos de la rentrée universitaire. Et il y a de tout: des groupes plus généraux composés des milliers de membres et d’autres, spécifiques à chaque établissement, qui abritent entre cinquante et plusieurs centaines de membres.»
En suisse romande, l’association faîtière et syndicat des étudiant·e·s de l’Université de Genève (CUAE) s’oppose au passe sanitaire à l’université alors que la Fédération des Étudiant·e·s Neuchâtelois·e·s (FEN) la soutient, mais uniquement pour les cours. Cette dernière demande en revanche le libre accès à la bibliothèque et aux lieux de révision. Dans le canton de Vaud, la Fédération Syndicale SUD se retrouve ce soir (le 16.09.) pour discuter de leur position.
Toutefois, les associations sont d’accord sur plusieurs points : elles demandent la gratuité des tests, une qualité de l’enseignement à distance et une prolongation du libre accès à l’université. C’est également la demande d’une pétition lancée vendredi 10.09, qui a récolté plus de 14’000 signatures à date (16.09).
Cette gratuité serait «une logistique trop complexe et pas forcément nécessaire» estime la rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney. Elle se réfère au soutien pour les étudiant·e·s en difficultés financières, que l’université a mis en place pendant la pandémie, et confirme l’accessibilité des cours en ligne.
A la haute école spécialisée la Suisse nord-occidentale (FHNW), une «communauté d’intérêt FHNW sans certificat» demande dans une lettre adressée à la direction de retirer l’obligation du certificat. Elle met en avant que certaines personnes ne peuvent pas se faire vacciner, soit pour des raisons religieuses, de santé, ou autres.
Elischa Link, co-présidente de l’Association des associations d’étudiant·e·s suisses (VSS), appelle au dialogue. «Nous, les étudiant·e·s, n’avons pas été suffisamment entendus dans cette discussion», dit-elle. Elle demande des alternatives numériques pour les étudiant·e·s non vaccinés et souhaite également la gratuite des tests pour accéder aux cours.
«Des taxes universitaires jusqu’à quatre fois plus élevées selon les cantons»
«Les frais de scolarité semestriels dans les universités et écoles supérieures suisses varient considérablement selon les établissements. D’après le comparateur en ligne Comparis, les étudiants de l’Université de la Suisse italienne paient 2000 francs par semestre, soit plus de quatre fois que ce que déboursent celles et ceux des universités de Neuchâtel ou de Genève.»
«Les sciences sociales luttent aussi contre le virus»
Selon Ola Söderström, professeur de géographie à l’Université de Neuchâtel, la recherche en Suisse sur le Covid-19 a été organisée «en silos» par le FNS: Un premier programme national de recherche a été lancé en 2020 dans les sciences de la vie, et un deuxième cette année dans le domaine des sciences humaines et sociales. Ola Söderström, qui a présidé de 20217 à 2020 la division sciences humaines et sociales du FNS, regrette cette division du travail. «Une épidémie est un phénomène biologique et social qui nécessite des collaborations interdisciplinaires».
La Suisse veut utiliser la diplomatie scientifique dans les Balkans
«Promouvoir la paix dans les Balkans grâce à la science: c’est ce qu’aimerait réaliser le gouvernement suisse. Ignazio Cassis a réuni cette semaine à Berne sept pays du sud-est de l’Europe, avec pour objectif de les convaincre de créer ensemble un centre de recherche biomédicale sur le cancer.»
«L’idée de ce nouveau centre est de répéter en quelque sorte ce que le CERN a fait pour l’Europe», explique l’ancien Directeur du CERN Herwig Schopper au micro de La Matinale. «Le CERN a été créé à la sortie de la Seconde guerre mondiale. Il a aidé à promouvoir la science et la technologie en Europe. Mais il a aussi aidé des pays qui s’étaient fait la guerre à reprendre une coopération pacifique! J’aimerais qu’on puisse y arriver de la même manière dans les Balkans.»
15Sep2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 septembre 2021
14Sep2021
Politique des hautes écoles
Les modalités d’application du certificat Covid à l’UNIGE et à la HES-SO Genève
A l’Université de Genève (UNIGE) et les Hautes écoles spécialisées de Genève (HES-SO Genève), des contrôles aléatoires du certificat Covid sont mis sur pied. La mesure coûte 200’000 francs sur deux mois à l’UNIGE. A la HES-SO Genève, qui regroupe six hautes écoles et 6’200 étudiant-e-s, les coûts se situent entre 300’000 et 500’000 francs pour trois à quatre mois.
Lundi (13.09.2021), la Faculté de médecine (UNIGE), a contrôlé 500 étudiant-e-s aléatoirement. «Aucune personne n’a été refoulée», déclare la porte-parole.
Le Recteur de l’UNIGE et Président de Swissuniversities Yves Flückiger avoue avoir dû choisir «entre deux maux». Fin août, il avait déclaré qu’il serait impossible d’imposer le pass sanitaire. Il reste d’avis qu’il est impossible de contrôler toutes les entrées, mais que des contrôles aléatoires paraissent être une mesure «proportionnée et efficiente».
Pour offrir des mesures transitoires aux étudiant-e-s non-vaccinés, l’UNIGE propose des tests gratuits sur le campus jusqu’à fin octobre, pour laisser aux personnes le temps de se faire vacciner sans être pénalisées. Une unité mobile proposera le vaccin sur plusieurs sites de l’UNIGE et des HES-SO.
Par ailleurs, les enseignant-e-s de l’UNIGE ont l’obligation de rendre leurs cours accessibles pour les personnes sans certificat. Pour les HES-SO Genève «Un grand nombre de cours n’auraient aucun sens à distance, beaucoup sont axés sur la pratique, comme un laboratoire d’ingénierie ou un atelier clinique», détaille le directeur, François Abbé-Decarroux.
Pétition pour le «maintien de l’accès aux études pour tous»
Face à la décision de plusieurs établissements universitaires d’appliquer le pass sanitaire pour les cours de bachelor et de master dès le 13 septembre, une pétition signée par plus de 6’700 personnes demande le «maintien de l’accès aux études pour tous».
Ce texte dénonce qu’«en introduisant le pass COVID sur les campus, les établissements universitaires compromettent l’accès aux infrastructures éducatives et négligent ainsi bon nombre de leurs valeurs fondamentales. […] Il est impératif que les Universités et Hautes écoles garantissent un juste accès à l’éducation à l’ensemble de leurs étudiants, vaccinés ou non, et qu’elles mettent à disposition, si toutefois elles ne reviennent pas sur leur décision, un centre de dépistage gratuit au bénéfice des étudiants non-vaccinés ou dans l’impossibilité, pour des raisons médicales, de le faire.»
A l’Université de Neuchâtel, aucun centre de dépistage n’est prévu pour l’heure. Par contre, une équipe mobile proposera la vaccination dans plusieurs lieux sur le campus dès la rentrée.
Se faire vacciner – le choix économique
Dans le Tages-Anzeiger, un jeune étudiant de la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) affirme avoir été contraint de choisir entre la vaccination et les études. Avec l’annonce de la HSLU d’imposer le certificat Covid et la fin des tests gratuits dès octobre, il a fini par choisir de se faire piquer.
« En tant qu’étudiant, je ne peux pas me permettre les dépenses supplémentaires de 90 à 130 francs par semaine pour les tests », explique l’étudiant. Selon ses propres calculs, il devrait dépenser environ 500 francs par mois pour pouvoir suivre les cours sans discontinuité.
Vers une «élite de vaccinés» aux universités allemandes?
La journaliste de la Weltwoche Birgit Kelle accuse les universités allemandes et autrichiennes de créer une « élite de vacciné-es » en exigeant une vaccination contre le Covid pour les étudiant-e-s en médecine. Au vue de la réglementation, les non-vaccinés qui n’ont pas les moyens de se payer des autotests (qui seront payant à partir du 11 octobre), seraient alors exclus de la vie sociale, sociétale ou même professionnelle. Elle prend comme exemple un étudiant de Bade-Wurtemberg, qui a déclaré que les tests quotidiens lui coûteraient au moins 800 euros jusqu’à la fin de l’année.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2021
13Sep2021
Politique des hautes écoles
swissuniversities recommande une obligation du certificat covid pour toutes les activités universitaires
Suite à la communication du Conseil fédéral le 08.09., «swissuniversities recommande dès lors aux hautes écoles d’introduire en principe une obligation de certificat Covid pour toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de la haute école. Ce faisant, elles tiennent compte des conditions locales et peuvent également fixer une période transitoire. L’obligation de certificat Covid doit être contrôlée de manière appropriée et proportionnée, par exemple au moyen des contrôles ponctuels.» (swissuniversities)
«Favorable à la vaccination, l’Union des étudiant·e·s de Suisse (UNES), […] ne s’oppose pas au certificat covid. Elle appelle toutefois à offrir une alternative numérique aux cours en présentiel au nom de l’accès à l’éducation et de la liberté de tendre, ou non, le bras. «Au-delà des non-vaccinés se pose aussi la question des étudiants qui n’auront reçu qu’une dose à la rentrée et qui devront patienter un mois avant de reprendre les cours en présentiel, ajoute Maxime Barthassat, membre du comité exécutif. Il va donc falloir trouver des alternatives.» L’UNES appelle aussi à la coordination pour «éviter un patchwork» de réglementations différentes.» (Le Temps)
Les choix des universités face à l’imposition du certificat Covid
Voici les hautes écoles universitaires qui introduisent le certificat Covid dès la rentrée universitaire d’automne:
- EPFL
- EPFZ
- Haute école des beaux arts de Zurich (ZHdK)
- Haute école de Suisse nord-occidentale (FHNW)
- Haute école spécialisée de Zurich (ZHAW)
- HES-SO
- Université de Genève
- Université de Lausanne
- Université de Neuchâtel
- Université de Saint-Gall (selon le St. Galler Tagblatt)
- Université de Zurich
L’Université de Berne imposera le certificat Covid à toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de l’Université, à l’exception de l’enseignement au niveau du bachelor et du master. L’Université de la Suisse italienne a pris une décision similaire.
Les hautes écoles universitaires qui n’ont pas encore communiqué si ou comment elles appliqueront le certificat COVID:
- Université de Fribourg (se prononcera prochainement)
- Université de Lucerne
- Université de Bâle
Etat : 13.09.2021, à 15h.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2021
10Sep2021
Politique des hautes écoles
L’étendue du pass sanitaire dans les hautes écoles
Avec l’annonce de l’extension du certificat Covid, le Conseil fédéral laisse aux hautes écoles deux choix : le pass sanitaire, ou alors une limitation du nombre d’étudiant·e·s en présentiel aux deux tiers de la capacité des salles. «Pour la plupart des écoles, cela signifierait un retour à l’enseignement à distance pour des raisons de place, car les auditoires ne pourraient plus accueillir tous les étudiants », indique la cheffe du Département de la formation Cesla Amarelle. Pour cette raison, l’Université de Lausanne (UNIL), l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Neuchâtel (UNINE) ainsi que d’autres établissements romands ont opté pour la voie du pass sanitaire.
Cesla Amarelle indique qu’il n’est pas garanti qu’un enseignement à distance puisse être maintenu dans toutes les hautes écoles pour ceux et celles qui n’ont pas de certificat. L’UNIL ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. De leur côté, l’EPFL et l’UNINE ont déclaré maintenir le système d’enseignement hybride.
Pour les étudiant·e·s de l’UNIL, le port du masque est obligatoire dans les auditoires et salles de cours. A l’EPFL, le masque n’est plus que «fortement recommandé» là où le pass sanitaire est exigé.
D’autres questions pratiques sont encore en consultation à l’interne des hautes écoles. Il s’agit de trouver un dispositif qui règle les questions concernant l’accès aux bâtiments, aux salles de cours et du système de contrôle des étudiant·e·s. Dans un interview avec la RTS, le président de l’EPFL, Martin Vetterli, déclare que les contrôles se feront par «échantillonnage aléatoire». L’option du pass sanitaire désigne pour lui «la moins mauvaise solution, […] qui nous permet vraiment de retourner vers une certaine réalité». Il clarifie également que pour le corps intermédiaire, le certificat Covid n’est pas obligatoire, manque de base légale. «Nous sommes en train de regarder quelles options on dispose de ce coté-là.»
La FHNW exige le pass sanitaire à partir du 15 octobre
La Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) introduira l’exigence du certificat Covid seulement à partir du 15 octobre. «La haute école spécialisée a besoin de ce temps pour clarifier les précisions nécessaires à la mise en œuvre de cette obligation de certificat, puis pour la mettre en œuvre », déclare la responsable de crise à la FHNW Karin Hiltwein. Le semestre débutera donc sans pass sanitaire, mais avec l’obligation du masque et la distanciation sociale.
Fribourg : résolution pour une association à Horizon Europe
Les député·e·s fribourgeois·e·s soutiennent une résolution demandant au Conseil d’État d’intervenir auprès du Conseil fédéral pour soutenir une ré-association suisse au programme de recherche Horizon Europe. Pour les auteurs de la résolution, la situation actuelle [d’exclusion du programme] est «extrêmement problématique pour les hautes écoles suisses, dont la HES-SO Fribourg et l’université, car la participation aux projets européens est indispensable à la création de réseaux de collaboration et à la stimulation scientifique». Les auteur·e·s parlent également des conséquences de l’échec de l’accord-cadre sur l’accès à des bourses ou aux échanges Erasmus.
Seul l’UDC s’oppose à ce texte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 septembre 2021
9Sep2021
Politique des hautes écoles
A l’EPFL et à l’UNIL, le certificat Covid sera obligatoire pour assister aux cours
«Dès la rentrée le 21 septembre, les étudiants de l’EPFL devront présenter une preuve de vaccination, de guérison ou un test négatif pour tous les cours, à l’exception de ceux de moins de 30 personnes, a indiqué la porte-parole de l’école polytechnique, Corinne Feuz».
L’Université de Genève, la HES-SO et l’Université de Bâle communiqueront leurs décisions concernant le certificat Covid ultérieurement. Les Universités de Neuchâtel et de Fribourg communiqueront en début de semaine prochaine. Cette dernière précise que, sans l’obligation du passeport Covid, la capacité des salles devrait être à nouveau réduite à deux tiers.
«Peu de vacciné·es, rentrée universitaire en danger?»
Entre couverture vaccinale faible et variant Delta, l’épidémiologiste genevois Antoine Flahault commente la situation épidémiologique de la Suisse à l’aube de la rentrée des universités.
«Aujourd’hui, on dispose d’un vaccin, éligible pour les étudiants mais aussi pour le corps professoral et non-professoral. On peut donc exiger la vaccination obligatoire pour l’immatriculation en université.» De quoi «sécuriser l’université», selon Antoine Flahault et réduire le niveau de transmission: «Ce n’est pas que nous n’aurons pas de risques de transmissions, mais nous n’aurons pas de prise de risques pour les étudiants et enseignants vulnérables.»
Une meilleure communication scientifique est nécessaire pour assurer la transition verte
Pour assurer la transition vers une économie neutre en carbone, les chercheurs doivent repenser le financement, la coopération mondiale et leur mode de communication avec les décideurs politiques, a-t-on appris mardi lors d’un séminaire de Science Europe, résumé par Science Business.
Sur le même sujet, Dominique Bourg regrette la communication du GIEC, qui aurait été «catastrophique» pendant des «décennies». (Heidi.news)
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- médias et universités
- collaboration hautes écoles – politique
«Les thérapies psychédéliques investissent le CHUV»
«Du 29 au 31 octobre, une conférence inédite en Suisse – ALPS pour Awareness Lectures on Psychedelic Science – va réunir les plus grands spécialistes nationaux de la recherche sur les effets thérapeutiques des hallucinogènes. Les étudiants et praticiens à l’origine de l’évènement au CHUV espèrent que les rencontres qui s’y feront serviront d’élan à la création d’une fondation, futur hub pour les scientifiques du pays et au-delà s’intéressant aux bienfaits de ces substances.»
«La Suisse est une grande puissance scientifique»
«L’ex-ambassadeur de Suisse à Londres, le Fribourgeois Alexandre Fasel occupe depuis peu un nouveau poste: représentant spécial de la Confédération pour la diplomatie scientifique au sein de la Genève internationale. Il explique au «Temps» en quoi consiste cette fonction : «anticiper les futures révolutions scientifiques qui pourraient servir la gouvernance mondiale.»»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 septembre 2021
8Sep2021
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral précise l’application du certificat Covid dans le domaine des hautes écoles
«[…] Les cantons et les hautes écoles peuvent introduire l’obligation de présenter un certificat pour les cours de niveau bachelor et master. Dans ce cas, le port du masque n’est plus obligatoire et l’occupation des locaux n’est plus limitée aux deux tiers. Les événements organisés dans les hautes écoles et les formations continues restent soumis aux règles relatives aux manifestations. […]»
L’Unil dans les médias
La Ligue vaudoise fustige le «militantisme» de l’UNIL
La journée d’étude intitulée «Race et blanchité: penser la norme», organisée par le Centre en études genre de l’Université de Lausanne ne plaît pas à la Ligue vaudoise et son président, Félicien Monnier. Il dénonce une «instrumentalisation» de l’université à des fins propagandistes ou marxistes. La sociologue et professeure en études genre à l’UNIL, Éléonore Lépinard y répond:«On ne peut pas travailler sur la société, ses inégalités, sans que cela ait une portée politique.»
Revue de presse UNIL 8 septembre 2021
7Sep2021
Politique des hautes écoles
Manifestation contre le pass sanitaire à l’Université de Berne
Dimanche après-midi (05.08.), une manifestation de 500 personnes a eu lieu contre les mesures de protection contre le COVID-19 appliquées par l’Université de Berne, et plus particulièrement contre le pass sanitaire pour les «activités singulières dans le cadre de l’université». L’appel à la manifestation parlait d’une «apartheid de vaccination» et d’une «société à deux vitesses».
Université de Berne précise qu’elle n’a pas introduit une «obligation de vaccination», comme l’avaient reproché certains manifestants, car le certificat est pour toute personne vaccinée, guérie et testée. L’obligation du certificat Covid se limite aux séances (avec ou sans externes), ateliers, manifestations avec participation externe et aux formations continues et l’utilisation des places de travail dans les bibliothèques universitaires. Les cours restent accessibles sans pass sanitaire, par manque de base légale.
Selon le Langenthaler Blatt, cela pourrait changer ce mercredi (08.09), quand le Conseil fédéral élargira l’obligation du certificat sur d’autres domaines. Une de ces domaines pourrait être celle des hautes écoles.
Débat sur la réforme de la maturité fédérale
Selon une enquête nationale de 2007, 41% des élèves échouent à l’examen écrit de mathématiques, et près d’un quart passe la maturité avec un « insuffisant » dans la matière. Cette tendance se confirme dans les données récentes récoltées dans les cantons de Lucerne et Soleure en 2021.
Les notes insuffisantes peuvent être compensées par de meilleures notes préliminaires ainsi que des bonnes notes dans d’autres matières. Pour Economiesuisse, organisation faîtière de l’économie suisse, cette règle de compensation met à mal le niveau requis pour réussir à l’université. Le taux d’abandon des deux premiers semestres en serait la preuve. Pour le projet de réforme du gymnase et de la maturité, Economiesuisse propose alors de pondérer plus fortement les examens d’allemand et des mathématiques.
Franz Eberle, professeur émérite de pédagogie gymnasiale s’oppose à cette proposition. Compte tenu du large éventail de matières de la maturité suisse, les élèves doivent être autorisés à avoir des faiblesses, argumente-t-il.
«Une enseignante de didactique des mathématiques» de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) estime que le taux élevé d’échec au cours des premiers semestres est en premier lieu dû à un manque de tolérance à la frustration, des stratégies d’apprentissage inappropriées ou une mauvaise auto-évaluation. Des cours d’orientation gratuits, comme les proposent certaines universités allemandes, centrés sur les stratégies d’apprentissage, pourraient faire baisser les taux d’abandon.
Première édition du Challenge Microcité à l’Université de Neuchâtel
Une cinquantaine d’étudiant·e·s de l’Université de Neuchâtel, de la HE-Arc et des écoles techniques du Centre cantonal de formation professionnelle se réunissent pour la première édition du Challenge Microcité. Ce «marathon de l’innovation» réunit des équipes multidisciplinaires d’étudiants en ingénierie, en droit, en marketing ou d’apprentis des métiers techniques pour trouver une solution innovante au problème proposé par une des dix entreprises participants à la manifestation.
Pour Felix Kessler, vice-recteur à la recherche de l’Université de Neuchâtel, «la manifestation est une occasion unique d’offrir à ses étudiants la confrontation avec d’autres approches professionnelles. […] Cette manifestation contribuera aussi à nouer des liens entre les jeunes entreprises du canton. […] L’Unine contribue à une économie innovante en apportant des compétences dans de nombreux domaines, comme le management de l’innovation, le marketing ou encore dans le domaine de la propriété intellectuelle et des brevets.»
- collaboration entre hautes écoles
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- innovation
Un Muséum des sciences naturelles va naître au Palais de Rumine à Lausanne
«L’Etat de Vaud poursuit sa stratégie de rapprochement des musées cantonaux. Il a annoncé mardi la création d’un pôle dédié aux sciences naturelles, avec le regroupement, au 1er janvier 2023, du Musée de géologie, du Musée de zoologie et des Musée et Jardins botaniques cantonaux dans une seule entité. […] L’objectif de ce regroupement est de mettre en commun les compétences et les ressources et de renforcer l’interdisciplinarité, a souligné la conseillère d’Etat [Cesla Amarelle].»
«Le climat ne peut pas attendre la fin de la pandémie, selon les scientifiques»
«Malgré la pandémie, le monde ne peut pas différer les mesures « urgentes » à prendre contre le réchauffement climatique et la destruction de la nature, plaident lundi, dans un éditorial sans précédent, les principaux journaux médicaux. La santé humaine est menacée.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 septembre 2021
6Sep2021
Politique des hautes écoles
Participation à Erasmus+ comme condition pour libérer le milliard de cohésion à l’UE
Depuis le rejet de l’accord-cadre par le Conseil fédéral, l’Union européenne (UE) a, entre autres, exclu la Suisse du programme Horizon Europe et refuse d’entrer en matière avec la Suisse sur ses préoccupations. Pour relancer les relations, le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis (PLR) souhaite débloquer le milliard pour la cohésion le plus rapidement possible. Il s’agit 1.3 milliard de francs suisses qui ont comme objectif de soutenir des projets dans les pays les plus pauvres de l’UE. Le paiement avait été bloqué il y a deux ans par le Parlement suisse pour mettre l’UE sous pression dans les discussions sur l’accord-cadre.
Carlo Sommaruga (PS, GE) demande dans une motion déposée auprès du Conseil des États que le milliard de cohésion soit payé à condition que le Conseil fédéral débloque les fonds nécessaires pour une réintégration suisse au programme Erasmus+. Pour le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS, BL), explique : «Le message à Bruxelles serait beaucoup plus fort si nous pouvions dire que la Suisse participe à la cohésion et à l’éducation». L’UDC soutient la motion du PS dans la commission des affaires étrangères (APK) des deux chambres. Celle du Conseil national a approuvé la proposition, celle du Conseil des États l’a rejetée.
Selon l’article du Tages-Anzeiger, cet «obstacle supplémentaire» pour le payement du milliard de cohésion «fait plaisir à l’UDC, qui continue à lutter contre tout rapprochement avec Bruxelles.»
Andrea Gmür (Centre, LU), qui est en faveur d’une re-association au programme Erasmus, craint que cette motion retarde le payement du milliard pour la cohésion et donc les négociations avec l’UE.
Le Conseil fédéral, de son coté, déclare que les coûts d’Erasmus ne peuvent pas être quantifiés à l’heure actuelle. Il avance que L’UE a jusqu’à présent refusé de mener des discussions sur la participation de la Suisse à Erasmus+, et qu’il n’a donc pas été possible de négocier un prix. Si la motion passe, et que le Conseil fédéral reste sur sa position, le milliard de cohésion restera bloqué.
Berlin bannit la viande de ses cantines universitaires
La première ville universitaire d’Allemagne en termes de nombre d’étudiant·e·s (160’000) supprime la viande dans ses cafétérias universitaires. La direction du centre universitaire Studentenwerk, qui gère entre autres la restauration universitaire, explique que la demande est venue des étudiant·e·s même, poussés par une conscience pour le bien-être des animaux et la sauvegarde du climat. A partir de cet hiver, les plats véganes représenteront 68%, et les plats végétariens 28% de la carte du menu. La viande et le poisson auront encore droit à être présents sur 2% des plats.
La décision du Studentenwerk suscite aussi des critiques. Les étudiant·e·s conservateurs se sentent «mise sous tutelle» et contestent une «atteinte à la liberté».
Simonetta Sommaruga ne souhaite plus faire recours au Conseil scientifique sur le changement climatique
La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite se passer de l’organe consultatif sur le changement climatique OcCC dès l’année prochaine. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication ne renouvelle pas le mandat correspondant, qui expire à la fin de l’année. Au lieu de cela, le département dit qu’il cherche une nouvelle façon d’apporter l’expertise nécessaire.
La Suisse se dirige vers une prolongation du moratoire sur les OGM jusqu’en 2025
«Le moratoire sur l’usage d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture devrait être prolongé jusqu’à fin 2025, selon la commission de la science du Conseil national. Des points en suspens devront être clarifiés en vue d’un éventuel assouplissement de la loi. […] la semaine passée dans la presse alémanique, plusieurs dizaines de scientifiques demandaient l’arrêt du moratoire. Les OGM pourraient, selon eux, rendre un grand service à l’agriculture. D’autant qu’il n’y a jusqu’à présent pas de preuve scientifique que les plantes génétiquement modifiées présentent un plus grand risque que les plantes conventionnelles. Ainsi, plutôt qu’un moratoire, il faudrait une évaluation au cas par cas, estiment ces chercheurs et chercheuses.»
Brexit a fait plonger le nombre d’étudiant·e·s eurpéen·ne·s au Royaume-Uni
En raison de l’exclusion britannique du programme Erasmus+, les obstacles pour les étudiant·e·s européen·ne·s pour étudier au Royaume-Uni se multiplient. Par conséquent, leur nombre a plongé de 27’750 à 11’700 en une année.
Avant le Brexit, les étudiant·e·s de l’UE payaient un maximum de 10’800 euros de frais annuels de scolarité. Depuis cette nouvelle année universitaire, les universités peuvent exiger des frais bien plus élevés. Ces changements concernent également les étudiant·e·s suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2021
3Sep2021
Politique des hautes écoles
Les universités mettent en place leurs propres mesures liées au pass sanitaire
Suite à la déclaration de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) qu’une base juridique ordonnée par la Confédération n’est pas nécessaire pour imposer le certificat covid dans les universités, certaines d’entre-elles ont commencé à prendre des mesures.
L’Université de Berne a décidé de rendre le certificat obligatoire à tous les événements à l’exception des cours de niveau master et bachelor. Cela inclut toutes les réunions entre collaborateurs·rices et l’utilisation des places de lecture de la bibliothèque. L’Université de Berne a mis en place des contrôles ponctuels pour l’application de cette règle.
L’Université de Fribourg demande le certificat pour les excursions et l’envisage pour certains événements individuels pour lesquels les mesures de protection ne peuvent pas être assurés.
L’Université de Zurich n’envisage aucune obligation de certificat pour le moment. Des contrôles aléatoires iraient à l’encontre de l’idée de base du certificat Covid, à savoir la sécurisation complète des espaces concernés, déclare-t-elle. De plus, le contrôle des étudiant·e·s par les professeur·e·s ou d’autres employés de l’université nuirait à leur relation avec le corps étudiant.
Les étudiant·es en médecine se battent pour un enseignement en présentiel à Bâle
Pour la rentrée, l’Université de Bâle a prévu les cours de médecine entièrement en ligne pour des raisons logistiques. Les amphithéâtres seront déjà occupés pour les leçons en groupes des étudiant·e·s en médecine humaine et d’autres facultés, l’acoustique n’est pas adaptée à l’enseignement hybride et le personnel nécessaire n’est pas disponible, explique le doyen de la faculté de médecine.
Les étudiant·e·s en médecine s’opposent à cette décision dans une lettre adressée au bureau du décanat. Puis, 44 médecins-chefs de l’hôpital universitaire ont porté leur soutien dans une lettre additionnelle. Pendant une réunion de la faculté, les médecins-chefs ont qualifié la situation actuelle d’«urgence pédagogique» et ont demandé des solutions rapides et axées sur la pratique.
La faculté met en avant qu’elle n’est pas en mesure de résoudre elle-même les problèmes logistiques. Elle souhaite trouver une solution avec le rectorat de l’université. La possibilité d’utiliser des installations externes est envisagée. Toutefois, cela nécessiterait une contribution financière de l’université, ce que cette dernière refuse. Le chef du service des maladies infectieuse Manuel Battegay veut alors lancer un appel aux dons pour financer les salles extérieures.
Selon le porte-parole de l’université, Matthias Geering, le décanat avait souhaité mener les cours à grands effectifs en ligne. La proposition d’organiser les cours avec un grand nombre de participant·e·s et un certificat covid obligatoire n’est pas applicable, car le cadre juridique n’est pas donné.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 septembre 2021
2Sep2021
Politique des hautes écoles
La présidence de Michael Hengartner au Conseil des EPF sous les feux des critiques
L’ancien recteur de l’Université de Zurich Michael Hengarner, préside depuis février 2020 le Conseil des EPF. Selon l’auteur de la Weltwoche, il aurait commis plusieurs erreurs importantes depuis son entrée en fonction.
- Le projet de fusion entre WSL avec Eawag, annoncé il y a deux ans par sa prédécesseure (ad intérim) Beth Krasna, n’a pas avancé.
- La sélection de Beate Jesse pour le poste de Directrice au WSL serait «louche» («fragwürdig»).
- Le soutien de Michael Hengartner de la ligne politique du Conseil fédéral reviendrait à une «réaction réflexe». Qu’il s’agisse de questions autour du Covid, du changement climatique ou des initiatives populaires, sa position de suivre résolument la ligne du Conseil fédéral, est critiquée.
- Le soutien à la prolongation du moratoire sur le génie génétique reviendrait à une «prévention de la recherche».
- Le «désordre» financier et administratif laissé sous la présidence de Patrick Aebischer à l’EPFL et par Joël Mesot à l’Institut Paul Scherrer n’est pas remis en ordre. L’auteur de l’article vient à la conclusion que la bonne gestion de l’argent des contribuables n’est pas considérée comme une priorité.
Base légale de la Confédération n’est pas nécessaire pour exiger le certificat Covid aux universités
Dans le débat actuel sur l’obligation du pass sanitaire dans les universités, la Conférence des recteur-rices swissuniversities a demandé au Conseil fédéral de «créer une base légale au niveau fédéral afin que les universités puissent, si nécessaire, introduire une obligation de certificat pour les événements».
Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), une telle base légale n’est pas nécessaire. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, les certificats ne sont pas prévus, mais ils ne sont pas non plus exclus, a déclaré un porte-parole. Les universités pourraient alors elles-mêmes mettre en place une obligation du certificat sanitaire pour accéder au campus et aux enseignements. L’OFSP fait référence à la déclaration de l’expert en droit constitutionnel et professeur à l’Université de Zurich, Felix Uhlmann, selon lequel les universités pourraient exiger le certificat si elles assurent les coûts des tests.
La NZZ conclue que les universités «se défilent» pour ne pas devoir prendre une décision.
Après de longs mois de perturbations, les universités se préparent à entamer une année universitaire « normale »
Les taux de vaccination étant en hausse en Europe, les universités rouvrent leurs campus et se préparent à l’enseignement présentiel. Par ailleurs, en Grande-Bretagne, Universities UK a développé un outil pour faciliter la communication des mesures de protection à la communauté universitaire.
L’article présente la situation dans plusieurs pays européens.
L’Unil dans les médias
Classement du Times Higher Education : «Forte progression» de l’UNIL
«L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) est la meilleure université d’Europe continentale et la 15e au niveau mondial, selon un classement établi par Times Higher Education (THE). La première marche est occupée par l’université britannique d’Oxford.» L’UNIL enregistre une forte progression, de la 191e à la 176e place.
Revue de presse UNIL 2 septembre 2021
1Sep2021
Politique des hautes écoles
Protections menstruelles gratuites: l’Université de Genève s’y met
«Après les écoles, le mouvement gagne l’enseignement tertiaire. L’Université de Genève installe 16 distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons dans ses cinq bâtiments principaux. Projet pilote, le dispositif sera évalué à la fin de l’année académique. Le but est de poursuivre ensuite par un élargissement à tous les bâtiments.»
«À l’Université de Zurich, ils sont à nouveau assis côte à côte»
L’Université de Zurich reprendra l’enseignement en présentiel, avec l’obligation du port du masque, mais sans limitation de places dans l’auditoire. La distanciation sociale est «à maintenir, dans la mesure du possible», l’université mise sur le caractère volontaire de l’application. L’article mentionne un auditoire mal aéré avec 463 places, qui pourrait prochainement être entièrement rempli. Philip Sarasin, professeur en histoire, est «un peu déçu» du plan de protection: «En ce qui concerne le Corona, l’université n’a pas actuellement un comportement scientifique cohérent.» dit-il.
L’Université de Berne, par exemple, va plus loin : pendant que les collaborateurs bernois sont encore tenues à rester, dans les mesures du possible, en télétravail, l’Université de Zurich a demandé au corps intermédiaire de revenir sur le campus. Il y a également des différences dans la gestion des activités organisées par des externes sur le campus.
swissuniversities a récemment proposé dans un communiqué de créer une telle base légale au niveau fédéral, qui permettrait aux hautes écoles de prévoir, en cas de besoin et à titre exceptionnel, une obligation de certificat COVID-19 ciblée et pour des activités précisément définies.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er septembre 2021
31Août2021
Politique des hautes écoles
Les essais sur les animaux ont continué de baisser en 2020
«Les laboratoires ont moins eu recours à l’expérimentation animale en 2020. Il s’agit d’une baisse de 2,8% par rapport à 2019. Les restrictions appliquées en raison du Covid-19 ont joué un rôle dans cette baisse.»
L’Université de Lucerne sous la critique pour son Institut pour la politique économique
L’Université de Lucerne est sous la critique pour son manque de transparence sur le financement par des tiers du nouvel Institut pour la politique économique suisse (IWP). Juridiquement, l’Institut est indépendant, mais il reste toutefois imbriqué avec l’université en termes de personnel et d’organisation. Entièrement financé par sa propre fondation, l’IWP n’est pas obligé de fournir des informations sur ses financements. «Avec une fondation de droit privé, la voie de l’opacité financière a été choisie.» critique le conseiller d’Etat Urban Sager (PS, Lucerne). Ce dernier craint aussi pour l’indépendance de la recherche.
Lukas Portmann, porte-parole de l’université se défend : ces instituts de droit privé permettent à l’université de mieux travailler en réseau, un meilleur ancrage en Suisse centrale et donnent la possibilité de participer à des projets de recherche qui n’auraient pas vu le jour autrement. Par ailleurs, la Direction de l’Université ne craint pas pour l’indépendance de la recherche.
Interview avec Yves Flückiger sur la rentrée universitaire et le pass sanitaire
Faut-il imposer le pass sanitaire aux étudiant-e-s des universités? A trois semaines de la rentrée, le président de swissuniversities et recteur de l’Université de Genève (UNIGE), Yves Flückiger discute de comment encadrer le retour à l’université. La réponse principale aux défis que pose une rentrée en présentiel réside dans la vaccination, déclare-t-il. Pour cette raison, il faut rendre le vaccin le plus accessible possible. L’UNIGE ainsi que l’UNIL proposeront un centre de vaccination à cette fin.
Sur la thématique du pass sanitaire, seule la Confédération peut donner la base légale pour que les universités puissent imposer l’obligation d’un pass sanitaire sur le campus. Néanmoins, le recteur de l’UNIGE appelle à la plus grande cohérence entre les universités si cette éventualité devait devenir réalité. Pour lui, il serait irréalisable de contrôler tout le personnel et les étudiant-e-s sur les campus. « Comment voulez-vous contrôler une telle population, qui peut entrer dans un lieu par plus de 30 voies différentes? Si le pass sanitaire était exigé, cela nécessiterait des contrôles avec des files d’attente extrêmement importantes. Je doute de l’efficacité et de la mise en œuvre d’un tel scénario. Décider de contrôles aléatoires n’empêcherait pas les gens de tout de même tenter leur chance. »
Horizon Europe : «Ce que la Suisse pourrait perdre»
«La coopération avec l’Union européenne traverse une crise profonde. Ce que cela pourrait signifier pour la recherche helvétique et quelles sont les suites possibles.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 août 2021
30Août2021
Politique des hautes écoles
Revaloriser l’expérience professionnelle dans le parcours académique
L’historien économique de l’Université de Zurich Tobias Straumann regrette que le parcours classique de carrière académique en économie, sciences sociales et humaines ne valorise pas l’expérience professionnelle, pour raison qu’elle coûterait trop de temps. Pour lui, les bonnes idées «émergent dans des biotopes diversifiés, pas dans des monocultures». Le système actuel, qui favorise les personnes qui ont changé plusieurs fois d’université au long de leur formation, semble plus dynamique qu’il ne l’est en réalité. Une expérience professionnelle, surtout dans le domaine de l’économie, serait bien plus profitable pour comprendre le comportement réel des humains. Pour étayer son argument, il met en avant le parcours d’économistes influents comme David Ricardo, Karl Marx et Joseph Schumpeter, qui ont tous nourri leurs réflexions théoriques de leur expérience empirique.
Université de Zurich : Témoignages d’assistant·e·s de recherches sous-payé·e·s
Au département d’économie de l’Université de Zurich (UZH), les assistant·e·s de recherche sont engagés et payés à temps partiel, alors qu’en réalité leur travail revient à un plein-temps. Surtout en économie, ces jeunes universitaires qui se situent entre le master et le doctorat, dépendent des recommandations de professeur·e·s renommées pour décrocher un doctorat par la suite. La Neue Zürcher Zeitung a récolté trois témoignages qui confirment cette pratique informelle des heures supplémentaires obligatoires mais non rémunérées.
Selon une récente enquête du syndicat SSP (VPOD) auprès de 1600 employé·es de l’UZH, environ un tiers du personnel intermédiaire travaille régulièrement plus que ce qui est convenu dans le contrat.
En réaction, le porte-parole de l’UZH argumente que la décision d’engager des assistant·e·s à mi-temps permettrait aux personnes de suivre des cours de doctorat, de participer à des séminaires et de développer leur propre recherche. De plus, l’université a mis en place des réformes : les assistant·es du département d’économie sont maintenant appelé·e·s les Prédocs, et bénéficient tous et toutes d’un contrat uniforme qui prévoit 70% de travail et 30% de formation. Le salaire à temps-partiel reste donc la règle. Une représentante du corps intermédiaire : «Malgré leurs bas salaires, beaucoup d’entre eux n’ont pas le temps de gagner de l’argent supplémentaire ni de fonder une famille.»
«La viande s’invite de moins en moins aux menus des cafétérias universitaires»
«Comme à l’Université de Lucerne où sont presque exclusivement proposés des menus véganes et végétariens, la viande se fait de plus en plus rare dans les restaurants universitaires en Suisse. […]
Reste que l’impact de la restauration collective sur le bilan CO2 global des universités varie d’une institution à l’autre. Pour l’EPFL, cela représente 22% du bilan carbone total. […] A l’Université de Genève, […] les cafétérias pèsent moins de 5% dans le bilan CO2 global de l’institution selon le bilan qui sera présenté prochainement. La viande de bœuf, à elle seule, pèse moins de 1%. L’alimentation figure donc très loin derrière les déplacements ou les bâtiments.»
Retour masqué sur les bancs de l’Université de Genève
«L’Université de Genève (Unige) emboîte le pas aux autres établissements tertiaires. Dans un mail adressé à toute la communauté universitaire, le recteur Yves Flückiger a annoncé vendredi les modalités de la prochaine rentrée, avec un retour en présentiel attendu. Auditoires et salles de cours retrouveront leur capacité initiale, mais chacun·e devra continuer à porter le masque dans l’ensemble des bâtiments universitaires, tandis qu’un contrôle de la qualité de l’air sera effectué grâce à des capteurs de CO2 mobiles. Grâce à ces dispositions, l’enseignement en ligne à proprement parler disparaît, mais «le contenu des cours restera accessible à distance», précise l’institution.»
Vaccination sur le campus dans les hautes écoles suisses
Pour la rentrée, les Universités de Bâle, Neuchâtel, Lausanne et Genève permettront une vaccination contre le coronavirus sur campus à tout ceux et celles qui le souhaitent. Les modalités pratiques sont encore en phase d’échange avec les autorités cantonales. L’Université de Berne et l’Université de Suisse italienne (USI) affirme également être en discussion pour la mise en place d’un service de vaccination sur le campus.
Seule l’Université de Zurich a déjà commencé la vaccination avant la rentrée universitaire. Cette offre restera en place après le début du semestre.
L’Université de Fribourg opte pour une vaccination hors campus. «Une particularité de Fribourg est que les trois quarts des étudiants et des étudiantes ne sont pas domiciliés dans le canton avant le début de leurs études et nombreux et nombreuses ne sont pas en ville à un mois du début de semestre», explique Marius Widmer du service de communication.
Pour le moment, les universités ne se sont pas positionnés sur la question d’une obligation vaccinale, qui devrait a priori être prise par les autorités fédérales ou cantonales.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2021
27Août2021
Politique des hautes écoles
La restauration végétarienne – un choix forcé?
Dans un effort de rendre l’opération de l’université plus durable, la cafétéria de l’Université de Lucerne offre dorénavant exclusivement des menus végans ou végétariens, une première en Suisse. Pour l’instant, la protestation estudiantine s’est montrée «plutôt tiède». Selon le SV Groupe, la demande d’offres végétariens et végans est devenue «beaucoup plus grande» ces dernières années.
L’Union suisse des paysans et l’Association suisse de la viande, en revanche, sont consternées et ont adressé une lettre au rectorat demandant: «Est-il digne d’une université si des denrées alimentaires, telles que la viande et le poisson, sont bannies des assiettes des cafétérias universitaires de manière aussi indifférenciée, principalement pour des raisons de durabilité et suivant le principe du noir et blanc?»
Par ailleurs, une partie des étudiant·e·s se sentent traités avec condescendance («bevormundet»). Un étudiant juge que «Ce n’est pas le rôle de l’université de soumettre ses étudiants à des expériences comme celles sur les rats.» Un autre estime, au contraire, que l’université a une obligation en tant que «bastion intellectuelle de la société».
En comparaison, les universités de Bâle de Zurich prévoient d’augmenter prochainement le prix des plats contenant de la viande.
Les food trucks de l’EPFL mis à l’écart par un appel d’offres
«Les food trucks de l’EPFL sont mis à l’écart par un appel d’offres, car les conditions imposées rendraient impossible toute exploitation rentable pour ces indépendants. L’EPFL dément et défend son concept de restauration écologique.»
Decolonise Science: «La science gagne à investir les langues africaines»
Le projet Decolonise Science, soutenu par plusieurs Etats et Google, vise à traduire des articles scientifiques en six langues africaines parlées par 100 millions de personnes mais rarement employées dans la production académique. «Avec des bénéfices pour les locuteurs, mais aussi pour tous les scientifiques.»
Vaccination dans les universités
Le Courrier présente une vue d’ensemble des efforts de vaccination contre le Covid dans les universités suisses.
«Durabilité : résultats moyens pour l’Unine»
«Mercredi, le WWF a publié son troisième rapport sur la durabilité des hautes écoles suisses. L’Université de Neuchâtel se classe dans la moyenne haute, mais de nombreux points demandent à être améliorés.»
«La Suisse écartée d’Horizon Europe, les conséquences déjà là»
«Dans la communauté scientifique nationale, mais aussi internationale, des voix s’élèvent. Elles alertent, mettent en garde: à long terme et si la situation perdure, le monde de la recherche helvétique risque de perdre en compétitivité et en rayonnement international.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 août 2021
26Août2021
Politique des hautes écoles
L’exclusion de la Suisse d’Horizon Europe devrait durer «au moins deux ans», selon Yves Flückiger
La Suisse sera exclue d’Horizon Europe pendant au moins deux ans, craint Yves Flückiger, président de swissuniversities et recteur de l’Université de Genève. Le désaccord fondamental entre la Suisse et l’UE n’étant pas résolu et la Commission européenne débordant de pourparlers d’association, Yves Flückiger pense que la Suisse connaîtra une période plus longue «dans le désert» qu’entre 2014 et 2016, lorsqu’elle a été exclue d’une association complète après l’acceptation d’une initiative populaire en faveur de quotas d’immigration pour les citoyen·ne·s de l’UE.
«Moniteur d’érosion» pour démontrer la situation des hautes écoles suisses suite à l’échec de l’accord-cadre
Trois mois après la décision du Conseil fédéral de rompre les négociations sur un accord-cadre institutionnel avec l’Union européenne (UE), le think thank libéral «Avenir Suisse» publie pour la première fois un «moniteur d’érosion» dans lequel il retrace les changements et les risques dans les relations entre la Suisse et l’UE. Selon ce rapport, les relations entre les hautes écoles suisses avec les autres universités de l’UE se sont déjà nettement détériorées. La recherche est le secteur le plus impacté, par le fait que la Suisse est traitée comme un non-associé dans le programme de recherche Horizon Europe de l’UE. Les chercheurs·euses suisses ne sont notamment plus autorisé·e·s à diriger des projets et ne peuvent que participer à condition qu’au moins trois autres partenaires des pays associés sont impliqués à tout moment. De plus, les chercheurs·euses suisses sont exclu·e·s des prestiges bourses Marie Curie, ce qui représente environ 40% du financement de Horizon Europe.
Également touché par la participation suisse au programme Erasmus+, qui est actuellement très limitée.
L’Unil dans les médias
L’Université de Lausanne, la plus durable des unis romandes
«Le WWF accorde à l’Université de Lausanne (Unil) le titre de championne romande en matière de durabilité. Ce matin, l’ONG publiait son dernier rapport sur la durabilité dans les hautes écoles suisses. Réalisée une première fois en 2017, puis renouvelée en 2019, l’évaluation compare 28 écoles du pays, parmi lesquelles on compte des universités (12), des hautes écoles spécialisées (10) et pédagogiques (7).»
L’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) se trouve en tête du classement. La deuxième place occupe l’Unil. Ce bon score s’explique notamment par la préoccupation centrale que l’Unil a en matière de durabilité et qui est notamment visible dans la mise en place d’une Commission de durabilité, mais aussi dans le développement d’un Centre interdisciplinaire de durabilité. Quant à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), elle occupe la 14e place.
Revue de presse UNIL 26 août 2021
25Août2021
Politique des hautes écoles
Le casse-tête de la rentrée à l’Université de Bâle
A l’Université de Bâle, il y a un conflit entre le décanat de la Faculté de médecine, d’une part, et les médecines et étudiant·e·s, d’autre part. L’université a communiqué le 24.08 que les cours de la faculté de médecine auront lieu exclusivement en ligne, avec comme exception les cours pour la première année, qui auront lieu ponctuellement en forme hybride.
43 médecins-chef·fe·s ont adressé une lettre à l’université, réclamant un enseignement en présence au semestre d’automne 2021. Les médecins soulignent que le service de l’hôpital universitaire ne voit aucune raison pour ne pas retourner à l’enseignement en présentiel. L’OFSP soutient cette vision: «Il est concevable que les universités elles-mêmes restreignent l’accès [au cours en présentiel] aux personnes vaccinées, rétablies et testées. Cela relève de leur compétence, en tenant compte du fait qu’il s’agit d’institutions publiques ou privées.»
Des étudiant·e·s se sont également adressé au décanat, craignant pour la qualité de leur formation si l’enseignement en ligne continue.
La direction universitaire juge que légalement, il n’est pas possible de limiter l’enseignement en présentiel aux personnes vaccinées ou guéries, et se repose sur une analyse du service juridique de l’Université, qui est en contradiction avec l’évaluation du service juridique de l’hôpital universitaire.
Réflexion sur le certificat Covid
««Des discussions sont en cours au sujet de l’introduction du certificat Covid pour autoriser l’accès à certains cours ou manifestations», nous confirme Astrid Epiney, rectrice de l’Université de Fribourg et membre du comité de l’organisation Swissuniversities. Cette dernière «n’a pour l’instant pas arrêté de position. Personnellement, je suis d’avis qu’il faut nous donner la possibilité de recourir au certificat, quitte à ce que nous ne le fassions pas. Pour cela, le Conseil fédéral ou les gouvernements cantonaux devraient au préalable créer une base légale.»
La rectrice garde un œil attentif sur le déploiement du virus. «Vu la situation dans les hôpitaux, le risque existe que nous devions fermer une nouvelle fois les universités et hautes écoles si l’épidémie se propage encore. Il faut l’éviter à tout prix, en conditionnant – si nécessaire – l’accès à l’enseignement présentiel aux détenteurs d’un certificat Covid. Ceci permettrait au moins à ces personnes de suivre les cours en présentiel (ce qui est toujours mieux que de fermer pour tous). Les autres étudiants travailleraient à distance et l’université leur mettrait le matériel nécessaire à disposition. Nous avons suffisamment d’expérience dans ce domaine.»»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 août 2021
24Août2021
Politique des hautes écoles
Amender les étudiants qui plagient, ça ne passe pas pour la justice zurichoise
«L’Université de Zurich a introduit dans son règlement la possibilité d’infliger des amendes allant jusqu’à 4000 francs aux étudiants ayant fait des plagiats. Saisi d’un recours, le tribunal administratif du canton de Zurich a jugé cet article du règlement irrecevable.»
Economiesuisse souhaite des critères plus sélectifs pour la Maturité
La maturité suisse est en phase de réformation. Sous la direction de la Confédération et des cantons, un groupe d’expert·e·s est en train d’élaborer des propositions pour relever le niveau de la maturité gymnasiale. L’organisation faîtière des entreprises Economiesuisse propose d’exiger une note suffisante dans la première langue nationale enseignée ainsi qu’en mathématiques. Actuellement, près de 25 % des élèves obtiennent une note finale insuffisante en mathématiques
Le groupe d’expert·e·s propose à son tour de donner plus de poids aux examens finaux. Aujourd’hui, le résultat final tient compte des «notes d’expérience» de toutes les matières de la maturité.
Le CNRS sur les droits et devoirs des chercheurs et chercheuses intervenant dans l’espace public
«Le CNRS déplore les prises de position publiques de certains scientifiques, souvent plus soucieux d’une éphémère gloire médiatique que de vérité scientifique, sur des sujets éloignés de leurs champs de compétences professionnelles comme par exemple sur la vaccination contre la Covid.»
Le CNRS rappelle les principes de la charte française de déontologie des métiers de la recherche.
Le FNS s’inquiète pour les scientifiques en Afghanistan
«En Afghanistan, depuis la prise du pouvoir par les Talibans, les demandes d’aide émanant des chercheurs et chercheuses du pays ont explosé. De telles sollicitations s’adressent surtout à Scholars at Risk, un réseau international basé aux Etats-Unis qui rassemble plus de 500 institutions à travers le monde. Son but? Venir en aide aux chercheurs en danger et protéger la liberté académique.
Depuis 2020, le FNS participe à ce groupe de solidarité et permet aux hautes écoles et universités du pays de solliciter un soutien financier si elles offrent l’asile à un ou une scientifique. Avant l’implication de l’Agence suisse, hautes écoles et universités pouvaient accueillir en leurs rangs des chercheurs menacés — mais le financement devait être assuré par divers mécanismes et fonds, dont des bourses d’excellence destinées aux personnes accueillies.»
Le Parc suisse d’innovation Biel/Bienne ouvre officiellement
«Deux ans après la pose de la première pierre, le bâtiment du Switzerland Innovation Park Biel/Bienne a été inauguré lundi. Au cœur de la ville bilingue, il abrite des projets internationaux et nationaux dans les domaines de l’industrie 4.0, de la digitalisation et de la technologie de la santé.»
L’Université de Virginie exclut 238 étudiants non-vaccinés
«L’Université de Virginie, aux Etats-Unis, a désimmatriculé pour le semestre d’automne 238 étudiants qui n’avaient pas respecté ses règles en matière de vaccination»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 août 2021
23Août2021
Politique des hautes écoles
Cancel culture: Un doctorant de l’UNIGE dénoncé par un collectif
Un groupe anonyme accuse un assistant en lettres youtubeur de l’Université de Genève d’être en lien avec des personnes d’extrême droite qui plébiscitent ses vidéos. L’éditorial parle d’une «chasse aux sorcières» et selon la Tribune de Genève, «L’Université balaie l’affaire.»
Remise en question des conditions de travail du corps intermédiaire à Bâle
Face aux conditions de travail «peu favorable à la vie de famille» du corps intermédiaire à l’Université de Bâle, le conseiller d’état Jan Kirchmayr (PS, BL) envisage de déposer une motion pour créer des postes de «senior lecturers» (en cdi), à l’image de l’Université de Fribourg. Ces postes de «maîtres de conférences» permettraient de «sécuriser la recherche et l’enseignement à long terme», indique-t-il.
L’Université de Bâle s’oppose à cette initiative. Selon le porte-parole Matthias Geering, «[…] les universités n’ont pas les moyens d’offrir des perspectives de carrière à tous ceux qui n’atteignent pas cet objectif (professorat)» et que «[…] Les contrats permanents pour le personnel de niveau intermédiaire entraîneraient une diminution du nombre de postes disponibles pour le personnel junior – simplement parce que les postes resteraient occupés beaucoup plus longtemps.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 août 2021
20Août2021
Politique des hautes écoles
La HES-SO au secours des start-up
Secouées par la pandémie, de nombreuses PME peinent à mettre leurs nouveaux produits sur le marché. Un projet de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) souhaite soutenir les entreprises locales affectées par le ralentissement des marchés mondiaux. Concrètement, l’opération «Après Covid-19», dotée de 1,65 million de francs, finance l’essentiel des travaux de recherche de trente-trois entreprises sélectionnées en Suisse romande, qui sont menés en collaboration avec des HES. De leur côté, les PME doivent associer quelques-un·es de leurs collaborateur·trices aux travaux menés par la haute école de leur région, et participer à hauteur de 5000 francs.
Pour le moment, cette opération est limitée à huit mois. Il n’est cependant pas exclu qu’elle soit répétée fin 2022 ou début 2023, déclare Olivier Naef, responsable du domaine ingénierie et architecture à la HES-SO.
La recherche sur le long covid, est-elle suffisamment soutenue en Suisse?
Selon une étude de l’Université de Zurich, entre 20 et 25 pourcent des adultes infectés par le virus souffrent du long-covid. En Suisse, plusieurs études ont étés menées sur ce sujet. Cependant, «Contrairement à l’Allemagne, la Norvège, l’Angleterre ou les États-Unis, il n’y a pas eu d’appel à propositions pour la recherche sur le long covid en Suisse», regrette Milo Puhan, professeur en épidémiologie à l’Université de Zurich.
Le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) avait lancé deux appels à propositions sur la pandémie de COVID-19. Trois projets sur le long covid y sont inclus, indique la FNS sur demande. Cette dernière ne prévoit pas de lancer un appel à propositions pour ce sujet en particulier.
«Faut-il exiger la vaccination des étudiants?»
«C’est précisément pour assurer l’enseignement en présentiel qu’il faut réserver les auditoires aux seuls vaccinés, estime ainsi le directeur de l’institut de santé globale à l’Université de Genève Antoine Flahault. […] A ce jour, la Confédération ne prévoit pas de certificat Covid dans les universités. Les cantons pourraient décider de mesures supplémentaires en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. L’Union des étudiants de Suisse devrait elle se pencher sur cette question dans les prochaines semaines.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 août 2021
19Août2021
Politique des hautes écoles
«Les universités se préparent aussi à une rentrée masquée»
«Les universités de Lausanne, Neuchâtel et Fribourg, ainsi que l’EPFL, prévoient le port du masque obligatoire pour tous à l’intérieur des bâtiments. Les gestes barrière comme la distance et la désinfection des mains restent aussi au programme. Par ailleurs, elles encouragent leur communauté à se faire vacciner.» […]
«Pour les autres points, les dispositifs diffèrent d’une université à l’autre», notamment par rapport à l’utilisation de capteurs de CO2.
Les mesures qui seront mises en place à l’université de Genève ne sont pas encore connues. Les modalités de la rentrée y seront communiqués fin août.
Vaccins: «une rentrée universitaire sur fond de controverse»
Selon Marius Brülhart, professeur de l’Université de Lausanne, il faudrait exiger la vaccination pour tous ceux qui mettent un pied sur le campus, mais comme c’est impossible en Suisse, nous pourrions demander un certificat covid aux étudiants, aux professeurs et au personnel administratif.»
Pour Dominique de Quervain, professeur de neurosciences de l’Université de Bâle, «la prévention du covid long nécessite une réflexion supplémentaire de la part des universités avant la rentrée.»
L’Unil dans les médias
Entretien avec Frédéric Herman
Le recteur Frédéric Hernandez est invité par la radio pour parler de ses projets et de sa vision pour l’UNIL et de la rentrée universitaire en période de COVID.
Il aborde également l’importance d’une association suisse au programme Horizon Europe pour la recherche: «73% des programmes de recherche n’auraient pas vu le jour si il n’y avait pas eu ce système de collaboration européenne.»
Revue de presse UNIL 19 août 2021
18Août2021
Politique des hautes écoles
«Limiter l’accès aux seuls vaccinés? Les unis romandes disent non»
«La vaccination pour obtenir l’immatriculation dans les universités? C’est l’étonnant deal qu’a récemment proposé l’épidémiologiste Antoine Flahault sur les réseaux sociaux. Irréaliste à l’heure actuelle, répondent les universités romandes à Heidi.news, expliquant ne pas disposer de la base légale nécessaire pour le faire. Elles préfèrent par ailleurs inciter que contraindre et réfléchissent dans la majorité des cas à une solution de vaccination sur mesure, directement sur le campus.»
Professeur en faveur d’une obligation de vaccination dans les cours en présentiel
Un tweet de l’ancien membre de la task force COVID-19 Dominique de Quervain a reçu beaucoup d’attention sur les réseaux sociaux et dans les médias. Le professeur en neurosciences à l’Université de Bâle a proposé de retourner à l’enseignement en présentiel à seule condition que les étudiant·e·s présent·e·s dans les auditoires soient tous et toutes vacciné·e·s ou testé·e·s. Entretemps, le professeur donnerait ses cours en ligne. Son tweet, qui explique sa position, a reçu beaucoup de retours positifs.
Selon le professeur en droit constitutionnel à l’Université de Zurich, Felix Uhlmann, les universités pourraient «clairement» exiger un certificat Covid, «par exemple si elles prennent en charge les coûts pour les tests.» L’Université de Zurich juge aussi qu’une différenciation par rapport à l’immunité est «concevable» dans le cas où l’enseignement en ligne peut être considéré équivalent pour les étudiant·e·s exclu·e·s. Mais dans le quotidien, cette option n’est pas considéré comme faisable, pour des raisons pratiques, culturelles et structurelles (cf. article de la NZZ). Le certificat Covid «ne fait pas partie du scénario» à l’Université de Bâle, non plus.
L’Université de Lucerne organise sa rentrée en présentiel
La rentrée à l’Université de Lucerne sera pour la plupart en présentiel et sans limitation de places dans les auditoires.
Par ailleurs, une offre digitale sera mis à disposition des personnes qui ne peuvent pas suivre les cours en présentiel pour des raisons médicales.
Les cours, les congrès, et les formations continues peuvent avoir lieu avec l’obligation de présenter un certificat [Covid-19], mais cela n’aura pas d’impact sur l’obligation de porter un masque ou de respecter les règles de distanciation.
Recherche: la Suisse sous pression?
Dans un débat, la Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney et le Prix Nobel de Physique Didier Queloz soulignent l’importance d’une ré-association Suisse rapide au programme Horizon Europe.
Yohan Ziehli, collaborateur scientifique pour l’UDC à Berne, regrette le «chantage» européen et estime que «le prix pour la paix qu’on pourrait payer est assez couteux»: (13:10). «Aujourd’hui on nous dit que si la Suisse paye 1’300’000’000 d’aides à la cohésion en Europe, peut-être que la table de négociation sera ouverte. Il y a six mois, on nous disait qu’en plus, il fallait accepter la citoyenneté européenne. Il y a un an, nous débattions avec Mme Epiney également ici qui nous disait qu’il fallait dire non à l’initiative «de limitation». Donc on voit que le prix est assez couteux.»
Il aborde également les opportunités créés par cette «situation de difficulté» (13:30), comme celle de s’ouvrir au monde «plutôt que s’enfermer en Europe». Il prend comme exemple l’astronomie, où le parlement suisse négocie actuellement des accords avec l’Afrique du Sud et l’Australie, «ce sont des choses qui sont tout à fait porteuses pour la Suisse». Yohan Ziehli relativise également l’importance d’Horizon pour les partenariats privés-publics: «C’est 6 milliards sur 7 ans qui vont être dépensés dans le cadre d’Horizon, ces 6 milliards doivent être mis en perspective avec les 150 milliards que la Suisse dépensera dans le même temps pour la recherche et l’innovation.»
Yohan Ziehli est par ailleurs content que la Suisse a pu régler depuis 2014 «tous les cas similaires, comme le programme Erasmus. La différence qu’il y a entre la période avant et la période après, c’est qu’on paye moins pour plus d’échanges».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 août 2021
17Août2021
Politique des hautes écoles
Déblocage du milliard de cohésion
La commission parlementaire de politique extérieure a décidé de débloquer le milliard de cohésion en faveur de l’UE. Selon la FNS, «Ce crédit devrait améliorer les relations avec Bruxelles et nous reconnecter aux programmes de recherche européens.» Eric Nussbaumer, Conseiller national (PS, BE) rappelle sur Twitter l’importance de cette décision pour une ré-association au programme ErasmusPlus.