Le Conseil d’Etat genevois a précisé dans un arrêté que le personnel enseignant des hautes écoles genevoises serait également soumis au certificat Covid dès le lundi 27 septembre. Une mesure qui exclut le personnel dont les activités ne sont pas directement liées à l’enseignement. Selon le Recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger «La présence dans une même salle de personnes disposant d’un certificat et d’autres ne l’ayant pas a été vécue par beaucoup comme une incohérence à laquelle nous pouvons aujourd’hui mettre terme.»
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24Sep2021
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral et Guy Parmelin ne semblent pas pressés de légiférer pour les échanges Erasmus
«Dans le tentaculaire dossier européen, le sort d’Erasmus épouse les secousses subies par les relations entre Berne et Bruxelles. Le programme d’échanges entre étudiants de Suisse et de l’Union européenne (UE) n’est pas épargné par les dégâts collatéraux. […] Au parlement, certains souhaitent accélérer la manœuvre [de négociations]. La commission de politique extérieure du National a déposé une motion, portée par une alliance allant des Verts au PLR, exigeant du Conseil fédéral de préparer un financement pour Erasmus+ d’ici à la fin novembre. Le gouvernement doit donner son avis, ce qui pourrait survenir ce vendredi. Et pour l’instant, les signaux sont plutôt négatifs, a-t-on appris.»
Discussion sur l’extension du certificat Covid
«Décidée par le Conseil fédéral, l’extension du pass sanitaire provoque de vives réactions, tout comme la perspective de tests payants. Trois experts apportent leur éclairage pour «ArcInfo».»
L’exclusion de la Suisse du programme Horizon Europe suscite des critiques au sein de l’UE
«La Commission européenne s’est perdue dans les méandres des deux négociations sur l’accord-cadre», critique Lukas Mandl, membre du Parlement européen qui rédige un rapport sur les relations bilatérales au nom du Parlement européen. L’homme politique du parti populaire conservateur autrichien (ÖVP) qualifie la décision d’exclure la Suisse du programme Horizon Europe de «but contre son camp».
Quand le présentiel est essentiel
«La crise du coronavirus a ouvert certaines perspectives pour l’enseignement en ligne. Mais pour les MBA, programmes d’études supérieures axés sur la gestion et destinés aux cadres, il semble hors de question de passer à un modèle hybride (entre campus et cours en ligne).»
«Un mur entre les étudiants et le savoir»
«Janique Perrenoud, une lectrice dont la fille commence des études, s’offusque de l’obligation du certificat Covid dans les hautes écoles. Elle nous a adressé ce texte suite à la lecture du «Point du jour» du lundi 20 septembre, dont le recteur de l’Université de Lausanne Frédéric Herman était rédacteur en chef invité. Ses propos lui appartiennent mais il nous paraît important d’entendre aussi ces voix-là.»
«Suivre les cours tous ensemble, on avait oublié à quel point c’est bien!»
Entre les étudiant·e·s qui retournent à l’enseignement en présentiel, «Beaucoup se réjouissent donc de retrouver les auditoires et cafétérias le cœur plus léger, après de long mois de cours à distance qui ont souvent pesé sur le moral. Pour ceux qui ne disposent pas du pass sanitaire, en revanche, la situation peut vite devenir très compliquée. Témoignages.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 septembre 2021
23Sep2021
Politique des hautes écoles
L’UNIGE s’engage en faveur des étudiant-es avec un trouble du spectre autistique
«Une convention de collaboration lie désormais l’Université, la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation et la Fondation Pôle Autisme. Cet accord permettra de faciliter l’intégration des étudiant-es ayant reçu un diagnostic d’autisme en leur proposant des aménagements et des mesures d’accompagnement.»
Nouvel « indice de coopération dans l’enseignement supérieur »
U-Multirank a créé un nouvel « indice de coopération dans l’enseignement supérieur », qui montre que la coopération est la clé de la réussite stratégique.
Selon ce classement, les universités européennes collaborent davantage avec d’autres institutions en matière d’enseignement, de recherche et de partage des connaissances que les universités d’autres régions.
Science Business rappelle que cette conclusion est conforme à l’ambition de l’UE de créer des alliances universitaires transnationales afin de permettre la mobilité des étudiants, du personnel et des chercheurs, le partage des connaissances et la recherche conjointe à l’échelle européenne. Il existe déjà 41 alliances de ce type soutenues par l’UE dans l’Union, qui rassemblent plus de 280 universités. La Commission européenne estime qu’une collaboration plus étroite permettra d’améliorer les performances des universités.
U-Multirank est un classement des universités lancé par la Commission en 2011 pour donner plus de visibilité aux universités européennes, qui souvent ne figurent pas en tête des autres classements.
L’Université de Neuchâtel propose désormais une vaccination sur le campus
L’Université de Neuchâtel propose désormais aux étudiant-e-s de se faire vacciner sur le campus. De plus, elle étudie la possibilité de mettre à disposition des tests salivaires gratuits dès le 1er octobre.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 septembre 2021
22Sep2021
Politique des hautes écoles
Une erreur de communication sème le trouble auprès des étudiants à Neuchâtel
«Une directive demandant d’éviter d’interagir avec les personnes suivant les cours en ligne à l’Université de Neuchâtel a semé le trouble. Le doyen déplore une «erreur de communication» et assure qu’il est «hors de question d’avoir une politique discriminatoire entre les personnes en possession d’un certificat Covid, et les autres».»
Avec BeLEARN, cinq hautes écoles s’engagent conjointement en faveur de la numérisation
Cinq hautes écoles ont uni leurs forces pour promouvoir la numérisation de l’enseignement dans le nouveau centre de compétences BeLEARN: la Haute école spécialisée bernoise, l’Université de Berne, la Haute école pédagogique bernoise, ainsi que l’EPFL et la Haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP).
«Des chercheuses et chercheurs, des start-ups et des actrices et acteurs de l’éducation de tous les niveaux travaillent ensemble sous un même toit, abordent des questions de pratique éducative et proposent des solutions fondées sur la recherche pour la pratique. […] BeLEARN vise à aborder la transformation numérique et son impact sur tous les domaines de la société de manière appropriée et opportune et à l’exploiter au profit de tous.»
- transformation numérique
- collaboration entre hautes écoles
- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
Contrôles aléatoires – les hautes écoles risquent des lourdes amendes
La rentrée universitaire avec le certificat Covid pose un grand défi organisationnel aux hautes écoles. Les campus, souvent décentralisés, rendraient impossible un contrôle systématique. Pour cette raison, la plupart d’entre-elles ont opté pour des contrôles aléatoires. Swissuniversities soutient cette décision : «Le contrôle de l’obligation du certificat Covid doit être effectué de manière appropriée et proportionnée, par exemple avec des contrôles ponctuels».
Cependant, ce concept est contraire aux précisions de l’Office fédéral de la santé (OFSP) dans l’ordonnance Covid, qui demande des contrôles complets et systématiques. Sur demande de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’OFSP indique que les contrôles aléatoires ne sont pas conformes à l’ordonnance. Les hautes écoles risquent alors de lourdes amendes. En cas d’accusation, les sanctions peuvent s’élever jusqu’à 10’000 francs. «Dans la pratique, l’amende se situe généralement entre 1000 et 5000 francs suisses», écrit l’OFSP.
Sur demande de la NZZ, le porte-parole de l’Université de Bâle, Matthias Geering met en avant que le Département de la santé du Canton de Bâle-Ville avait accepté le dispositif des contrôles aléatoires. C’est remarquable, car ce département est dirigé par Lukas Engelberger, qui, en tant que président de la Conférence des directeurs de la santé (GDK), est l’interlocuteur direct des cantons auprès de l’OFSP.
Penser le populisme scientifique
Stéphane Van Damme, professeur d’histoire des sciences à l’Ecole normale supérieure de Paris, développe le terme «populisme scientifique», couramment utilisé pour dénoncer différents activistes scientifiques omniprésents dans l’espace public, dans le contexte actuel.
Le travail académique des femmes est sous-représenté sur internet
«Le monde académique n’est pas exempt de biais de genre, et de plus en plus de travaux documentent les obstacles auxquels les femmes scientifiques sont confrontées dans leur carrière. Selon une nouvelle étude, être un homme reste un avantage en matière de diffusion en ligne des travaux académiques.»
Le Covid-19 a suscité un boom des vocations en épidémiologie et en santé publique
«Plusieurs filières d’études en épidémiologie et en santé publique ont doublé leurs effectifs cette année. Les étudiants, majoritairement des professionnels de la santé, ont été motivés par la pandémie de Covid-19.»
L’Unil dans les médias
Rentrée universitaire : le campus lausannois reprend vie
Les articles des quotidiens Le Temps et du 24 heures détaillent les modalités de la rentrée à l’UNIL.
Ils évoquent également la manifestation contre le certificat Covid aux Hautes écoles mardi soir (21.09) sur la place de la Riponne. Selon Le Temps, il y avait 500 personnes, selon l’agence Keystone-ATS (repris par Heidi news, La Liberté et le 24 heures) il y avait même 2’000 manifestants. Cette manifestation a été organisée par le collectif Education sans certificat (ESC).
Le Temps a par ailleurs interviewé Laurence Kaufmann, sociologue à l’UNIL, qui regrette l’obligation du pass Covid à l’Université : «Une politique sanitaire c’est une politique de soins, pas de sanctions.»
Revue de presse UNIL 22 septembre 2021
21Sep2021
Politique des hautes écoles
Sept nouveautés pour la rentrée universitaire romande
«Nominations, nouveaux cursus, offres originales, changements organisationnels: quelles sont les principales nouveautés de cette rentrée académique en Suisse romande? Notre sélection.»
La rentrée universitaire et le certificat Covid
La rentrée universitaire en Suisse est marquée par l’introduction de l’obligation du pass Covid.
Les médias décrivent les mesures prises dans les hautes écoles suivantes:
- Université de Berne (Der Bund)
- Université de Fribourg (La Liberté, RTS : Le 12h30, Freiburger Nachrichten, 20 minutes)
- Université de Genève (20 minutes, Tribune de Genève, Le Courrier)
- Université de Neuchâtel (Arcinfo)
- Université de Zurich (Der Landbote, Tages-Anzeiger)
- HEP Bejune (ArcInfo)
- HES-SO (Le Courrier, Le Nouvelliste)
- FHNW (bz Zeitung für die Region Basel)
- FHGR – HES des Grisons (Südostschweiz)
- ETH Zurich (Tages-Anzeiger)
Dans la Tribune de Genève, le Conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia évoque des discussions en cours sur l’extension du certificat Covid pour «tout professionnel actif en lieux communautaires»: «Rien n’est décidé, mais le Grand Conseil a également invité le Conseil d’État à y réfléchir. Pour les hautes écoles, exclure les enseignants alors que les étudiants sont soumis à cette obligation semble discutable tant sur le plan sanitaire qu’exemplaire.»
Peu de protestations contre le pass Covid dans les Hautes écoles
La plupart des universités et hautes écoles suisses ont recours à la certification obligatoire pour les cours sur place. Ce qui est apprécié par de nombreux-euses étudiant-e-s et enseignant-e-s est critiqué-e par certain-e-s. Des manifestations ont eu lieu à Fribourg (avec 40 participant·e·s), Bâle (100), Zurich (150), Lucerne (100), Berne (30) et Saint-Gall (20).
Selon la SRF, ce n’est qu’à la Haute école spécialisée de Suisse orientale (Fachhochschule OST) que le corps estudiantin peut se présenter sans preuve de vaccination, de test ou de guérison. Cette dernière avait pris cette décision en raison d’éventuelles difficultés à appliquer un contrôle systématique. Un un tel contrôle ne serait pas possible sur les trois sites de Rapperswil, Buchs et St-Gall avec un total de 18 bâtiments. Des mesures en matière du port du masque et de distance seraient donc plus judicieuses.
Selon Nau, il n’y a pas non plus une obligation de présenter un certificat à l’Université de suisse italienne (USI).
Dans l’Université de Bâle, le pass Covid sera obligatoire à partir du 1er novembre. A la HES de Suisse Nord-Occidentale ( FHNW), cela sera le cas à partir du 15 octobre. A la fin août, la FHNW avait voulu renoncer à l’introduction du certificat Covid. Aujourd’hui, un groupe d’intérêt collecte des signatures pour persuader la direction de l’école de revenir sur sa décision.
Martin Vetterli: «Le bien-être des Suisses est menacé»
Interviewé par le Blick, le Président de l’EPFL Martin Vetterli évoque l’importance du programme Horizon Europe pour la Suisse. «Les enjeux vont bien au-delà de notre institution. C’est la place économique suisse qui est directement menacée. […] Ce que j’essaie de dire, c’est que si la Suisse a des infrastructures fabuleuses, des écoles excellentes. Tout ce qui fait d’elle un pays très attractif, tout ce bien-être, c’est en partie lié à la recherche, à l’innovation et aux jobs qui en découlent.»
L’Université de Neuchâtel prépare déjà ses cursus de l’après-Covid
L’Université de Neuchâtel a présenté des appels à projets qui préparent la pédagogie universitaire dans une perspective d’«après-Covid».
Horizon Europe: les mesures transitoires du Conseil fédéral
«Le Conseil fédéral a chargé vendredi le Fonds national suisse de mettre en œuvre des solutions transitoires pour que les chercheurs et les chercheuses du pays puissent participer à des projets individuels dans le cadre d’Horizon Europe. […] [Le président de la Confédération] Guy Parmelin estime qu’il est important qu’un déblocage de la situation ait lieu courant 2022, mais que la Suisse allait aussi explorer d’autres alternatives « si le blocage devait perdurer »: « Sur le plan international, avec d’autres pays qui sont intéressés aux capacités et à l’aspect très innovatif en matière de nouvelles technologies de notre pays. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec le président Biden, à Genève sur le sujet, et il m’avait demandé de voir s’il y avait une possibilité de travailler encore mieux au niveau de nos Hautes écoles qui, d’après lui, sont au top de la technologie ».»
La Suisse, leader mondial de l’innovation selon l’ONU
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle publie ce lundi son indice mondial de l’innovation. Malgré la pandémie, la Confédération reste en tête pour la 11e fois consécutive.
Selon Karin Keller-Sutter, Conseillère fédérale, «Notre pétrole, ce sont les idées innovatrices venant d’esprits brillants. La pré-condition nécessaire pour avoir ces esprits brillants, c’est un excellent système de formation. Les universités suisses ont une longue tradition d’héberger des start-up. Et enfin nos 26 cantons sont en compétition et ont un intérêt à offrir les meilleures conditions possibles pour des sociétés innovatrices.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 septembre 2021
17Sep2021
Politique des hautes écoles
La rentrée vaudoise et genevoise
La HES-SO instaure le certificat Covid dès lundi 20.09.2021. Et parce que la majorité des cours ne peuvent pas être donnés à distance, les étudiant·e·s sont indirectement obligés de se faire vacciner ou tester continuellement. Dans les cantons de Genève et Vaud les tests seront gratuits.
Selon la Tribune de Genève, «Le Département genevois de la santé indique avoir eu l’aval de Berne pour pratiquer dans les hautes écoles des tests salivaires groupés, pris en charge par la Confédération, à l’image des analyses effectuées en entreprise. Ces tests donneront l’accès aux cours, sans octroyer le certificat Covid.
Le Temps indique que les étudiant·e·s d’autres cantons peuvent s’attendre à payer 47 francs par frottis. Les 24 heures ajoute: «Rappelons que les tests Covid habituels ne seront, eux, plus gratuits dès le 1er octobre. Mais la pression est forte pour que ce délai soit prolongé par le Conseil fédéral.
L’article du Temps reprend les critique de la part de quelques étudiantes de HES genevois des décisions prises par les HES.
La Liberté indique que la FAE a décidé de ne pas s’opposer au certificat Covid. Elle s’inquiète néanmois de sa mise en place.
L’article de la Tribune de Genève parle des exigences sanitaires de la Faculté de médecine à Genève, qui vont plus loin que le reste de l’université avec l’obligation du port du masque pendant les cours.
La rentrée zurichoise
L’article de la NZZ résume les mesures prises par les hautes écoles universitaires zurichoises (université, ETH, HES). De nombreuses questions restent encore ouvertes, par exemple concernant des éventuelles sanctions et concernant des cours en ligne pour des personnes sans certificat.
La rentrée valaisanne
«Jeudi, Vaud et Genève ont annoncé que les tests salivaires resteraient gratuits pour les étudiants des hautes écoles qui ne possèdent pas de certificat Covid. Un pas que ne franchira pas le canton du Valais. […] Christophe Darbellay explique «qu’il semble que Berne pourrait décider de prendre en charge des tests préventifs poolés jusqu’à fin décembre dans les établissements du tertiaire».»
Par ailleurs, «La Haute école pédagogique du Valais (HEP) a repoussé sa rentrée d’une semaine. Elle aura donc lieu le 20 septembre au lieu du 13. La raison? La décision du Conseil fédéral d’autoriser les cantons et les hautes écoles à rendre le certificat Covid obligatoire pour les formations de niveau bachelor et master. Une position présentée le 8 septembre, ce qui ne laissait que peu de temps à la HEP valaisanne pour se retourner, d’autant plus que la position des autorités cantonales et celles des autres hautes écoles (HES notamment) n’étaient pas connues.»
Décision neuchâteloise sur l’échec aux examens d’été
Le Conseil d’Etat neuchâtelois n’a pas donné suite à la recommandation énoncée par «les milieux universitaires», notamment la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN).
«Intitulé «Des conditions d’examens exceptionnelles pour une situation exceptionnelle», le texte demandait que les sessions d’examens du premier semestre 2021 dans les hautes écoles neuchâteloises [UniNe, HE-Arcet HEP-Bejune] ne donnent pas lieu à des échecs.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 septembre 2021
16Sep2021
Politique des hautes écoles
Les discussions sur le milliard pour la cohésion prennent du retard
Le bureau du Conseil national a décidé, «de manière surprenante», de ne pas aborder la question du milliard pour la cohésion pendant cette session. En conséquence, la probabilité d’une rapide ré-association au programme Horizon Europe diminue.
Les Hautes écoles et le certificat Covid – un aperçu des mesures
A quelques jours de la rentrée, les universités et hautes écoles se mettent au certificat covid, mais avancent en ordre dispersé. Un aperçu des mesures :
Les hautes écoles universitaires qui exigent le certificat Covid dès la rentrée :
- HES-SO – (Pour la HES-SO, active dans 7 cantons, les modalités d’application du certificat seront mises en œuvre par chaque haute école en fonction des dispositions cantonales en vigueur et des spécificités des filières d’étude.)
- Université de Zurich
- EPFZ
- FHNW
- Université de Saint-Gall
Les universités qui maintiennent en surcroît l’enseignement à distance pour les étudiant·e·s sans certificat :
- Université de Lausanne (jusqu’au 15 novembre)
- Université de Genève
- Université de Fribourg
- Université de Neuchâtel
- ZHAW
- EPFL
- Université de Bâle
- L’Université de Lucerne (pour les cours à plus de 100 participant·e·s)
Les universités qui renoncent (partiellement) au certificat :
- L’Université de la Suisse italienne et l’Université de Berne appliquent le certificat à toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de l’Université à l’exception de l’enseignement au niveau du bachelor et du master.
Tests salivaires gratuits pour les étudiant·e·s :
- Dans le canton de Genève, les tests salivaires resteront gratuits pour les hautes écoles et universités. Ils servent uniquement pour avoir accès aux enseignements et n’auront pas valeur de pass Covid.
- Dans le canton de Lucerne, la HEP et l’Université confirment qu’une contribution temporaire aux coûts des tests était actuellement à l’étude.
- Dans le canton de Vaud, les hautes écoles déploieront, en collaboration avec l’Office du médecin cantonal, un système permettant d’effectuer gratuitement des tests salivaires «poolés» pour les personnes ne disposant pas d’un certificat valide. Ces personnes pourront être au bénéfice d’une attestation renouvelable hebdomadairement leur permettant de fréquenter les activités d’enseignement des hautes écoles.
Le point sur les mesures sanitaires dans les hautes écoles et universités vaudoises
Pour les hautes écoles vaudoises, le Canton de Vaud a décidé de maintenir le certificat Covid et les masques obligatoires pour l’enseignement en présentiel, et permet aux étudiant·e·s de se faire tester gratuitement pendant une période transitoire, jusqu’à fin octobre. Il s’agit de tests salivaires de groupe. Les étudiant·e·s recevront ensuite une attestation valable pour une semaine, qui leur permettra de suivre les cours en présentiel. Ce dispositif sera prêt pour début octobre. D’ici-là, les étudiant·e·s devront s’occuper eux ou elles-mêmes de leurs tests. Les cours seront diffusés en ligne en tout cas jusqu’au 15 novembre. Quant aux ateliers pratiques, ils seront accessibles sans certificat Covid, avec une obligation du port du masque. Dans ce cas, les salles seront remplies jusqu’à deux tiers de leur capacité.
Le corps étudiant divisé à propos du certificat Covid obligatoire dans les universités et hautes écoles
Le passe sanitaire s’impose petit à petit dans les universités et hautes écoles. Les mesures divisent et suscitent des réactions de la part de certain·e·s étudiant·e·s et associations qui expriment leur désaccord par rapport aux dispositif envisagés.
Selon le journal en ligne Watson, la messagerie Telegram «concentre en ce moment un grand nombre de chambres de discussions virtuelles à propos de la rentrée universitaire. Et il y a de tout: des groupes plus généraux composés des milliers de membres et d’autres, spécifiques à chaque établissement, qui abritent entre cinquante et plusieurs centaines de membres.»
En suisse romande, l’association faîtière et syndicat des étudiant·e·s de l’Université de Genève (CUAE) s’oppose au passe sanitaire à l’université alors que la Fédération des Étudiant·e·s Neuchâtelois·e·s (FEN) la soutient, mais uniquement pour les cours. Cette dernière demande en revanche le libre accès à la bibliothèque et aux lieux de révision. Dans le canton de Vaud, la Fédération Syndicale SUD se retrouve ce soir (le 16.09.) pour discuter de leur position.
Toutefois, les associations sont d’accord sur plusieurs points : elles demandent la gratuité des tests, une qualité de l’enseignement à distance et une prolongation du libre accès à l’université. C’est également la demande d’une pétition lancée vendredi 10.09, qui a récolté plus de 14’000 signatures à date (16.09).
Cette gratuité serait «une logistique trop complexe et pas forcément nécessaire» estime la rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney. Elle se réfère au soutien pour les étudiant·e·s en difficultés financières, que l’université a mis en place pendant la pandémie, et confirme l’accessibilité des cours en ligne.
A la haute école spécialisée la Suisse nord-occidentale (FHNW), une «communauté d’intérêt FHNW sans certificat» demande dans une lettre adressée à la direction de retirer l’obligation du certificat. Elle met en avant que certaines personnes ne peuvent pas se faire vacciner, soit pour des raisons religieuses, de santé, ou autres.
Elischa Link, co-présidente de l’Association des associations d’étudiant·e·s suisses (VSS), appelle au dialogue. «Nous, les étudiant·e·s, n’avons pas été suffisamment entendus dans cette discussion», dit-elle. Elle demande des alternatives numériques pour les étudiant·e·s non vaccinés et souhaite également la gratuite des tests pour accéder aux cours.
«Des taxes universitaires jusqu’à quatre fois plus élevées selon les cantons»
«Les frais de scolarité semestriels dans les universités et écoles supérieures suisses varient considérablement selon les établissements. D’après le comparateur en ligne Comparis, les étudiants de l’Université de la Suisse italienne paient 2000 francs par semestre, soit plus de quatre fois que ce que déboursent celles et ceux des universités de Neuchâtel ou de Genève.»
«Les sciences sociales luttent aussi contre le virus»
Selon Ola Söderström, professeur de géographie à l’Université de Neuchâtel, la recherche en Suisse sur le Covid-19 a été organisée «en silos» par le FNS: Un premier programme national de recherche a été lancé en 2020 dans les sciences de la vie, et un deuxième cette année dans le domaine des sciences humaines et sociales. Ola Söderström, qui a présidé de 20217 à 2020 la division sciences humaines et sociales du FNS, regrette cette division du travail. «Une épidémie est un phénomène biologique et social qui nécessite des collaborations interdisciplinaires».
La Suisse veut utiliser la diplomatie scientifique dans les Balkans
«Promouvoir la paix dans les Balkans grâce à la science: c’est ce qu’aimerait réaliser le gouvernement suisse. Ignazio Cassis a réuni cette semaine à Berne sept pays du sud-est de l’Europe, avec pour objectif de les convaincre de créer ensemble un centre de recherche biomédicale sur le cancer.»
«L’idée de ce nouveau centre est de répéter en quelque sorte ce que le CERN a fait pour l’Europe», explique l’ancien Directeur du CERN Herwig Schopper au micro de La Matinale. «Le CERN a été créé à la sortie de la Seconde guerre mondiale. Il a aidé à promouvoir la science et la technologie en Europe. Mais il a aussi aidé des pays qui s’étaient fait la guerre à reprendre une coopération pacifique! J’aimerais qu’on puisse y arriver de la même manière dans les Balkans.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 septembre 2021
15Sep2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 septembre 2021
14Sep2021
Politique des hautes écoles
Les modalités d’application du certificat Covid à l’UNIGE et à la HES-SO Genève
A l’Université de Genève (UNIGE) et les Hautes écoles spécialisées de Genève (HES-SO Genève), des contrôles aléatoires du certificat Covid sont mis sur pied. La mesure coûte 200’000 francs sur deux mois à l’UNIGE. A la HES-SO Genève, qui regroupe six hautes écoles et 6’200 étudiant-e-s, les coûts se situent entre 300’000 et 500’000 francs pour trois à quatre mois.
Lundi (13.09.2021), la Faculté de médecine (UNIGE), a contrôlé 500 étudiant-e-s aléatoirement. «Aucune personne n’a été refoulée», déclare la porte-parole.
Le Recteur de l’UNIGE et Président de Swissuniversities Yves Flückiger avoue avoir dû choisir «entre deux maux». Fin août, il avait déclaré qu’il serait impossible d’imposer le pass sanitaire. Il reste d’avis qu’il est impossible de contrôler toutes les entrées, mais que des contrôles aléatoires paraissent être une mesure «proportionnée et efficiente».
Pour offrir des mesures transitoires aux étudiant-e-s non-vaccinés, l’UNIGE propose des tests gratuits sur le campus jusqu’à fin octobre, pour laisser aux personnes le temps de se faire vacciner sans être pénalisées. Une unité mobile proposera le vaccin sur plusieurs sites de l’UNIGE et des HES-SO.
Par ailleurs, les enseignant-e-s de l’UNIGE ont l’obligation de rendre leurs cours accessibles pour les personnes sans certificat. Pour les HES-SO Genève «Un grand nombre de cours n’auraient aucun sens à distance, beaucoup sont axés sur la pratique, comme un laboratoire d’ingénierie ou un atelier clinique», détaille le directeur, François Abbé-Decarroux.
Pétition pour le «maintien de l’accès aux études pour tous»
Face à la décision de plusieurs établissements universitaires d’appliquer le pass sanitaire pour les cours de bachelor et de master dès le 13 septembre, une pétition signée par plus de 6’700 personnes demande le «maintien de l’accès aux études pour tous».
Ce texte dénonce qu’«en introduisant le pass COVID sur les campus, les établissements universitaires compromettent l’accès aux infrastructures éducatives et négligent ainsi bon nombre de leurs valeurs fondamentales. […] Il est impératif que les Universités et Hautes écoles garantissent un juste accès à l’éducation à l’ensemble de leurs étudiants, vaccinés ou non, et qu’elles mettent à disposition, si toutefois elles ne reviennent pas sur leur décision, un centre de dépistage gratuit au bénéfice des étudiants non-vaccinés ou dans l’impossibilité, pour des raisons médicales, de le faire.»
A l’Université de Neuchâtel, aucun centre de dépistage n’est prévu pour l’heure. Par contre, une équipe mobile proposera la vaccination dans plusieurs lieux sur le campus dès la rentrée.
Se faire vacciner – le choix économique
Dans le Tages-Anzeiger, un jeune étudiant de la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) affirme avoir été contraint de choisir entre la vaccination et les études. Avec l’annonce de la HSLU d’imposer le certificat Covid et la fin des tests gratuits dès octobre, il a fini par choisir de se faire piquer.
« En tant qu’étudiant, je ne peux pas me permettre les dépenses supplémentaires de 90 à 130 francs par semaine pour les tests », explique l’étudiant. Selon ses propres calculs, il devrait dépenser environ 500 francs par mois pour pouvoir suivre les cours sans discontinuité.
Vers une «élite de vaccinés» aux universités allemandes?
La journaliste de la Weltwoche Birgit Kelle accuse les universités allemandes et autrichiennes de créer une « élite de vacciné-es » en exigeant une vaccination contre le Covid pour les étudiant-e-s en médecine. Au vue de la réglementation, les non-vaccinés qui n’ont pas les moyens de se payer des autotests (qui seront payant à partir du 11 octobre), seraient alors exclus de la vie sociale, sociétale ou même professionnelle. Elle prend comme exemple un étudiant de Bade-Wurtemberg, qui a déclaré que les tests quotidiens lui coûteraient au moins 800 euros jusqu’à la fin de l’année.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2021
13Sep2021
Politique des hautes écoles
swissuniversities recommande une obligation du certificat covid pour toutes les activités universitaires
Suite à la communication du Conseil fédéral le 08.09., «swissuniversities recommande dès lors aux hautes écoles d’introduire en principe une obligation de certificat Covid pour toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de la haute école. Ce faisant, elles tiennent compte des conditions locales et peuvent également fixer une période transitoire. L’obligation de certificat Covid doit être contrôlée de manière appropriée et proportionnée, par exemple au moyen des contrôles ponctuels.» (swissuniversities)
«Favorable à la vaccination, l’Union des étudiant·e·s de Suisse (UNES), […] ne s’oppose pas au certificat covid. Elle appelle toutefois à offrir une alternative numérique aux cours en présentiel au nom de l’accès à l’éducation et de la liberté de tendre, ou non, le bras. «Au-delà des non-vaccinés se pose aussi la question des étudiants qui n’auront reçu qu’une dose à la rentrée et qui devront patienter un mois avant de reprendre les cours en présentiel, ajoute Maxime Barthassat, membre du comité exécutif. Il va donc falloir trouver des alternatives.» L’UNES appelle aussi à la coordination pour «éviter un patchwork» de réglementations différentes.» (Le Temps)
Les choix des universités face à l’imposition du certificat Covid
Voici les hautes écoles universitaires qui introduisent le certificat Covid dès la rentrée universitaire d’automne:
- EPFL
- EPFZ
- Haute école des beaux arts de Zurich (ZHdK)
- Haute école de Suisse nord-occidentale (FHNW)
- Haute école spécialisée de Zurich (ZHAW)
- HES-SO
- Université de Genève
- Université de Lausanne
- Université de Neuchâtel
- Université de Saint-Gall (selon le St. Galler Tagblatt)
- Université de Zurich
L’Université de Berne imposera le certificat Covid à toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de l’Université, à l’exception de l’enseignement au niveau du bachelor et du master. L’Université de la Suisse italienne a pris une décision similaire.
Les hautes écoles universitaires qui n’ont pas encore communiqué si ou comment elles appliqueront le certificat COVID:
- Université de Fribourg (se prononcera prochainement)
- Université de Lucerne
- Université de Bâle
Etat : 13.09.2021, à 15h.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2021
10Sep2021
Politique des hautes écoles
L’étendue du pass sanitaire dans les hautes écoles
Avec l’annonce de l’extension du certificat Covid, le Conseil fédéral laisse aux hautes écoles deux choix : le pass sanitaire, ou alors une limitation du nombre d’étudiant·e·s en présentiel aux deux tiers de la capacité des salles. «Pour la plupart des écoles, cela signifierait un retour à l’enseignement à distance pour des raisons de place, car les auditoires ne pourraient plus accueillir tous les étudiants », indique la cheffe du Département de la formation Cesla Amarelle. Pour cette raison, l’Université de Lausanne (UNIL), l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Neuchâtel (UNINE) ainsi que d’autres établissements romands ont opté pour la voie du pass sanitaire.
Cesla Amarelle indique qu’il n’est pas garanti qu’un enseignement à distance puisse être maintenu dans toutes les hautes écoles pour ceux et celles qui n’ont pas de certificat. L’UNIL ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. De leur côté, l’EPFL et l’UNINE ont déclaré maintenir le système d’enseignement hybride.
Pour les étudiant·e·s de l’UNIL, le port du masque est obligatoire dans les auditoires et salles de cours. A l’EPFL, le masque n’est plus que «fortement recommandé» là où le pass sanitaire est exigé.
D’autres questions pratiques sont encore en consultation à l’interne des hautes écoles. Il s’agit de trouver un dispositif qui règle les questions concernant l’accès aux bâtiments, aux salles de cours et du système de contrôle des étudiant·e·s. Dans un interview avec la RTS, le président de l’EPFL, Martin Vetterli, déclare que les contrôles se feront par «échantillonnage aléatoire». L’option du pass sanitaire désigne pour lui «la moins mauvaise solution, […] qui nous permet vraiment de retourner vers une certaine réalité». Il clarifie également que pour le corps intermédiaire, le certificat Covid n’est pas obligatoire, manque de base légale. «Nous sommes en train de regarder quelles options on dispose de ce coté-là.»
La FHNW exige le pass sanitaire à partir du 15 octobre
La Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) introduira l’exigence du certificat Covid seulement à partir du 15 octobre. «La haute école spécialisée a besoin de ce temps pour clarifier les précisions nécessaires à la mise en œuvre de cette obligation de certificat, puis pour la mettre en œuvre », déclare la responsable de crise à la FHNW Karin Hiltwein. Le semestre débutera donc sans pass sanitaire, mais avec l’obligation du masque et la distanciation sociale.
Fribourg : résolution pour une association à Horizon Europe
Les député·e·s fribourgeois·e·s soutiennent une résolution demandant au Conseil d’État d’intervenir auprès du Conseil fédéral pour soutenir une ré-association suisse au programme de recherche Horizon Europe. Pour les auteurs de la résolution, la situation actuelle [d’exclusion du programme] est «extrêmement problématique pour les hautes écoles suisses, dont la HES-SO Fribourg et l’université, car la participation aux projets européens est indispensable à la création de réseaux de collaboration et à la stimulation scientifique». Les auteur·e·s parlent également des conséquences de l’échec de l’accord-cadre sur l’accès à des bourses ou aux échanges Erasmus.
Seul l’UDC s’oppose à ce texte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 septembre 2021
9Sep2021
Politique des hautes écoles
A l’EPFL et à l’UNIL, le certificat Covid sera obligatoire pour assister aux cours
«Dès la rentrée le 21 septembre, les étudiants de l’EPFL devront présenter une preuve de vaccination, de guérison ou un test négatif pour tous les cours, à l’exception de ceux de moins de 30 personnes, a indiqué la porte-parole de l’école polytechnique, Corinne Feuz».
L’Université de Genève, la HES-SO et l’Université de Bâle communiqueront leurs décisions concernant le certificat Covid ultérieurement. Les Universités de Neuchâtel et de Fribourg communiqueront en début de semaine prochaine. Cette dernière précise que, sans l’obligation du passeport Covid, la capacité des salles devrait être à nouveau réduite à deux tiers.
«Peu de vacciné·es, rentrée universitaire en danger?»
Entre couverture vaccinale faible et variant Delta, l’épidémiologiste genevois Antoine Flahault commente la situation épidémiologique de la Suisse à l’aube de la rentrée des universités.
«Aujourd’hui, on dispose d’un vaccin, éligible pour les étudiants mais aussi pour le corps professoral et non-professoral. On peut donc exiger la vaccination obligatoire pour l’immatriculation en université.» De quoi «sécuriser l’université», selon Antoine Flahault et réduire le niveau de transmission: «Ce n’est pas que nous n’aurons pas de risques de transmissions, mais nous n’aurons pas de prise de risques pour les étudiants et enseignants vulnérables.»
Une meilleure communication scientifique est nécessaire pour assurer la transition verte
Pour assurer la transition vers une économie neutre en carbone, les chercheurs doivent repenser le financement, la coopération mondiale et leur mode de communication avec les décideurs politiques, a-t-on appris mardi lors d’un séminaire de Science Europe, résumé par Science Business.
Sur le même sujet, Dominique Bourg regrette la communication du GIEC, qui aurait été «catastrophique» pendant des «décennies». (Heidi.news)
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- médias et universités
- collaboration hautes écoles – politique
«Les thérapies psychédéliques investissent le CHUV»
«Du 29 au 31 octobre, une conférence inédite en Suisse – ALPS pour Awareness Lectures on Psychedelic Science – va réunir les plus grands spécialistes nationaux de la recherche sur les effets thérapeutiques des hallucinogènes. Les étudiants et praticiens à l’origine de l’évènement au CHUV espèrent que les rencontres qui s’y feront serviront d’élan à la création d’une fondation, futur hub pour les scientifiques du pays et au-delà s’intéressant aux bienfaits de ces substances.»
«La Suisse est une grande puissance scientifique»
«L’ex-ambassadeur de Suisse à Londres, le Fribourgeois Alexandre Fasel occupe depuis peu un nouveau poste: représentant spécial de la Confédération pour la diplomatie scientifique au sein de la Genève internationale. Il explique au «Temps» en quoi consiste cette fonction : «anticiper les futures révolutions scientifiques qui pourraient servir la gouvernance mondiale.»»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 septembre 2021
8Sep2021
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral précise l’application du certificat Covid dans le domaine des hautes écoles
«[…] Les cantons et les hautes écoles peuvent introduire l’obligation de présenter un certificat pour les cours de niveau bachelor et master. Dans ce cas, le port du masque n’est plus obligatoire et l’occupation des locaux n’est plus limitée aux deux tiers. Les événements organisés dans les hautes écoles et les formations continues restent soumis aux règles relatives aux manifestations. […]»
L’Unil dans les médias
La Ligue vaudoise fustige le «militantisme» de l’UNIL
La journée d’étude intitulée «Race et blanchité: penser la norme», organisée par le Centre en études genre de l’Université de Lausanne ne plaît pas à la Ligue vaudoise et son président, Félicien Monnier. Il dénonce une «instrumentalisation» de l’université à des fins propagandistes ou marxistes. La sociologue et professeure en études genre à l’UNIL, Éléonore Lépinard y répond:«On ne peut pas travailler sur la société, ses inégalités, sans que cela ait une portée politique.»
Revue de presse UNIL 8 septembre 2021
7Sep2021
Politique des hautes écoles
Manifestation contre le pass sanitaire à l’Université de Berne
Dimanche après-midi (05.08.), une manifestation de 500 personnes a eu lieu contre les mesures de protection contre le COVID-19 appliquées par l’Université de Berne, et plus particulièrement contre le pass sanitaire pour les «activités singulières dans le cadre de l’université». L’appel à la manifestation parlait d’une «apartheid de vaccination» et d’une «société à deux vitesses».
Université de Berne précise qu’elle n’a pas introduit une «obligation de vaccination», comme l’avaient reproché certains manifestants, car le certificat est pour toute personne vaccinée, guérie et testée. L’obligation du certificat Covid se limite aux séances (avec ou sans externes), ateliers, manifestations avec participation externe et aux formations continues et l’utilisation des places de travail dans les bibliothèques universitaires. Les cours restent accessibles sans pass sanitaire, par manque de base légale.
Selon le Langenthaler Blatt, cela pourrait changer ce mercredi (08.09), quand le Conseil fédéral élargira l’obligation du certificat sur d’autres domaines. Une de ces domaines pourrait être celle des hautes écoles.
Débat sur la réforme de la maturité fédérale
Selon une enquête nationale de 2007, 41% des élèves échouent à l’examen écrit de mathématiques, et près d’un quart passe la maturité avec un « insuffisant » dans la matière. Cette tendance se confirme dans les données récentes récoltées dans les cantons de Lucerne et Soleure en 2021.
Les notes insuffisantes peuvent être compensées par de meilleures notes préliminaires ainsi que des bonnes notes dans d’autres matières. Pour Economiesuisse, organisation faîtière de l’économie suisse, cette règle de compensation met à mal le niveau requis pour réussir à l’université. Le taux d’abandon des deux premiers semestres en serait la preuve. Pour le projet de réforme du gymnase et de la maturité, Economiesuisse propose alors de pondérer plus fortement les examens d’allemand et des mathématiques.
Franz Eberle, professeur émérite de pédagogie gymnasiale s’oppose à cette proposition. Compte tenu du large éventail de matières de la maturité suisse, les élèves doivent être autorisés à avoir des faiblesses, argumente-t-il.
«Une enseignante de didactique des mathématiques» de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) estime que le taux élevé d’échec au cours des premiers semestres est en premier lieu dû à un manque de tolérance à la frustration, des stratégies d’apprentissage inappropriées ou une mauvaise auto-évaluation. Des cours d’orientation gratuits, comme les proposent certaines universités allemandes, centrés sur les stratégies d’apprentissage, pourraient faire baisser les taux d’abandon.
Première édition du Challenge Microcité à l’Université de Neuchâtel
Une cinquantaine d’étudiant·e·s de l’Université de Neuchâtel, de la HE-Arc et des écoles techniques du Centre cantonal de formation professionnelle se réunissent pour la première édition du Challenge Microcité. Ce «marathon de l’innovation» réunit des équipes multidisciplinaires d’étudiants en ingénierie, en droit, en marketing ou d’apprentis des métiers techniques pour trouver une solution innovante au problème proposé par une des dix entreprises participants à la manifestation.
Pour Felix Kessler, vice-recteur à la recherche de l’Université de Neuchâtel, «la manifestation est une occasion unique d’offrir à ses étudiants la confrontation avec d’autres approches professionnelles. […] Cette manifestation contribuera aussi à nouer des liens entre les jeunes entreprises du canton. […] L’Unine contribue à une économie innovante en apportant des compétences dans de nombreux domaines, comme le management de l’innovation, le marketing ou encore dans le domaine de la propriété intellectuelle et des brevets.»
- collaboration entre hautes écoles
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- innovation
Un Muséum des sciences naturelles va naître au Palais de Rumine à Lausanne
«L’Etat de Vaud poursuit sa stratégie de rapprochement des musées cantonaux. Il a annoncé mardi la création d’un pôle dédié aux sciences naturelles, avec le regroupement, au 1er janvier 2023, du Musée de géologie, du Musée de zoologie et des Musée et Jardins botaniques cantonaux dans une seule entité. […] L’objectif de ce regroupement est de mettre en commun les compétences et les ressources et de renforcer l’interdisciplinarité, a souligné la conseillère d’Etat [Cesla Amarelle].»
«Le climat ne peut pas attendre la fin de la pandémie, selon les scientifiques»
«Malgré la pandémie, le monde ne peut pas différer les mesures « urgentes » à prendre contre le réchauffement climatique et la destruction de la nature, plaident lundi, dans un éditorial sans précédent, les principaux journaux médicaux. La santé humaine est menacée.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 septembre 2021
6Sep2021
Politique des hautes écoles
Participation à Erasmus+ comme condition pour libérer le milliard de cohésion à l’UE
Depuis le rejet de l’accord-cadre par le Conseil fédéral, l’Union européenne (UE) a, entre autres, exclu la Suisse du programme Horizon Europe et refuse d’entrer en matière avec la Suisse sur ses préoccupations. Pour relancer les relations, le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis (PLR) souhaite débloquer le milliard pour la cohésion le plus rapidement possible. Il s’agit 1.3 milliard de francs suisses qui ont comme objectif de soutenir des projets dans les pays les plus pauvres de l’UE. Le paiement avait été bloqué il y a deux ans par le Parlement suisse pour mettre l’UE sous pression dans les discussions sur l’accord-cadre.
Carlo Sommaruga (PS, GE) demande dans une motion déposée auprès du Conseil des États que le milliard de cohésion soit payé à condition que le Conseil fédéral débloque les fonds nécessaires pour une réintégration suisse au programme Erasmus+. Pour le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS, BL), explique : «Le message à Bruxelles serait beaucoup plus fort si nous pouvions dire que la Suisse participe à la cohésion et à l’éducation». L’UDC soutient la motion du PS dans la commission des affaires étrangères (APK) des deux chambres. Celle du Conseil national a approuvé la proposition, celle du Conseil des États l’a rejetée.
Selon l’article du Tages-Anzeiger, cet «obstacle supplémentaire» pour le payement du milliard de cohésion «fait plaisir à l’UDC, qui continue à lutter contre tout rapprochement avec Bruxelles.»
Andrea Gmür (Centre, LU), qui est en faveur d’une re-association au programme Erasmus, craint que cette motion retarde le payement du milliard pour la cohésion et donc les négociations avec l’UE.
Le Conseil fédéral, de son coté, déclare que les coûts d’Erasmus ne peuvent pas être quantifiés à l’heure actuelle. Il avance que L’UE a jusqu’à présent refusé de mener des discussions sur la participation de la Suisse à Erasmus+, et qu’il n’a donc pas été possible de négocier un prix. Si la motion passe, et que le Conseil fédéral reste sur sa position, le milliard de cohésion restera bloqué.
Berlin bannit la viande de ses cantines universitaires
La première ville universitaire d’Allemagne en termes de nombre d’étudiant·e·s (160’000) supprime la viande dans ses cafétérias universitaires. La direction du centre universitaire Studentenwerk, qui gère entre autres la restauration universitaire, explique que la demande est venue des étudiant·e·s même, poussés par une conscience pour le bien-être des animaux et la sauvegarde du climat. A partir de cet hiver, les plats véganes représenteront 68%, et les plats végétariens 28% de la carte du menu. La viande et le poisson auront encore droit à être présents sur 2% des plats.
La décision du Studentenwerk suscite aussi des critiques. Les étudiant·e·s conservateurs se sentent «mise sous tutelle» et contestent une «atteinte à la liberté».
Simonetta Sommaruga ne souhaite plus faire recours au Conseil scientifique sur le changement climatique
La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite se passer de l’organe consultatif sur le changement climatique OcCC dès l’année prochaine. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication ne renouvelle pas le mandat correspondant, qui expire à la fin de l’année. Au lieu de cela, le département dit qu’il cherche une nouvelle façon d’apporter l’expertise nécessaire.
La Suisse se dirige vers une prolongation du moratoire sur les OGM jusqu’en 2025
«Le moratoire sur l’usage d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture devrait être prolongé jusqu’à fin 2025, selon la commission de la science du Conseil national. Des points en suspens devront être clarifiés en vue d’un éventuel assouplissement de la loi. […] la semaine passée dans la presse alémanique, plusieurs dizaines de scientifiques demandaient l’arrêt du moratoire. Les OGM pourraient, selon eux, rendre un grand service à l’agriculture. D’autant qu’il n’y a jusqu’à présent pas de preuve scientifique que les plantes génétiquement modifiées présentent un plus grand risque que les plantes conventionnelles. Ainsi, plutôt qu’un moratoire, il faudrait une évaluation au cas par cas, estiment ces chercheurs et chercheuses.»
Brexit a fait plonger le nombre d’étudiant·e·s eurpéen·ne·s au Royaume-Uni
En raison de l’exclusion britannique du programme Erasmus+, les obstacles pour les étudiant·e·s européen·ne·s pour étudier au Royaume-Uni se multiplient. Par conséquent, leur nombre a plongé de 27’750 à 11’700 en une année.
Avant le Brexit, les étudiant·e·s de l’UE payaient un maximum de 10’800 euros de frais annuels de scolarité. Depuis cette nouvelle année universitaire, les universités peuvent exiger des frais bien plus élevés. Ces changements concernent également les étudiant·e·s suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2021
3Sep2021
Politique des hautes écoles
Les universités mettent en place leurs propres mesures liées au pass sanitaire
Suite à la déclaration de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) qu’une base juridique ordonnée par la Confédération n’est pas nécessaire pour imposer le certificat covid dans les universités, certaines d’entre-elles ont commencé à prendre des mesures.
L’Université de Berne a décidé de rendre le certificat obligatoire à tous les événements à l’exception des cours de niveau master et bachelor. Cela inclut toutes les réunions entre collaborateurs·rices et l’utilisation des places de lecture de la bibliothèque. L’Université de Berne a mis en place des contrôles ponctuels pour l’application de cette règle.
L’Université de Fribourg demande le certificat pour les excursions et l’envisage pour certains événements individuels pour lesquels les mesures de protection ne peuvent pas être assurés.
L’Université de Zurich n’envisage aucune obligation de certificat pour le moment. Des contrôles aléatoires iraient à l’encontre de l’idée de base du certificat Covid, à savoir la sécurisation complète des espaces concernés, déclare-t-elle. De plus, le contrôle des étudiant·e·s par les professeur·e·s ou d’autres employés de l’université nuirait à leur relation avec le corps étudiant.
Les étudiant·es en médecine se battent pour un enseignement en présentiel à Bâle
Pour la rentrée, l’Université de Bâle a prévu les cours de médecine entièrement en ligne pour des raisons logistiques. Les amphithéâtres seront déjà occupés pour les leçons en groupes des étudiant·e·s en médecine humaine et d’autres facultés, l’acoustique n’est pas adaptée à l’enseignement hybride et le personnel nécessaire n’est pas disponible, explique le doyen de la faculté de médecine.
Les étudiant·e·s en médecine s’opposent à cette décision dans une lettre adressée au bureau du décanat. Puis, 44 médecins-chefs de l’hôpital universitaire ont porté leur soutien dans une lettre additionnelle. Pendant une réunion de la faculté, les médecins-chefs ont qualifié la situation actuelle d’«urgence pédagogique» et ont demandé des solutions rapides et axées sur la pratique.
La faculté met en avant qu’elle n’est pas en mesure de résoudre elle-même les problèmes logistiques. Elle souhaite trouver une solution avec le rectorat de l’université. La possibilité d’utiliser des installations externes est envisagée. Toutefois, cela nécessiterait une contribution financière de l’université, ce que cette dernière refuse. Le chef du service des maladies infectieuse Manuel Battegay veut alors lancer un appel aux dons pour financer les salles extérieures.
Selon le porte-parole de l’université, Matthias Geering, le décanat avait souhaité mener les cours à grands effectifs en ligne. La proposition d’organiser les cours avec un grand nombre de participant·e·s et un certificat covid obligatoire n’est pas applicable, car le cadre juridique n’est pas donné.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 septembre 2021
2Sep2021
Politique des hautes écoles
La présidence de Michael Hengartner au Conseil des EPF sous les feux des critiques
L’ancien recteur de l’Université de Zurich Michael Hengarner, préside depuis février 2020 le Conseil des EPF. Selon l’auteur de la Weltwoche, il aurait commis plusieurs erreurs importantes depuis son entrée en fonction.
- Le projet de fusion entre WSL avec Eawag, annoncé il y a deux ans par sa prédécesseure (ad intérim) Beth Krasna, n’a pas avancé.
- La sélection de Beate Jesse pour le poste de Directrice au WSL serait «louche» («fragwürdig»).
- Le soutien de Michael Hengartner de la ligne politique du Conseil fédéral reviendrait à une «réaction réflexe». Qu’il s’agisse de questions autour du Covid, du changement climatique ou des initiatives populaires, sa position de suivre résolument la ligne du Conseil fédéral, est critiquée.
- Le soutien à la prolongation du moratoire sur le génie génétique reviendrait à une «prévention de la recherche».
- Le «désordre» financier et administratif laissé sous la présidence de Patrick Aebischer à l’EPFL et par Joël Mesot à l’Institut Paul Scherrer n’est pas remis en ordre. L’auteur de l’article vient à la conclusion que la bonne gestion de l’argent des contribuables n’est pas considérée comme une priorité.
Base légale de la Confédération n’est pas nécessaire pour exiger le certificat Covid aux universités
Dans le débat actuel sur l’obligation du pass sanitaire dans les universités, la Conférence des recteur-rices swissuniversities a demandé au Conseil fédéral de «créer une base légale au niveau fédéral afin que les universités puissent, si nécessaire, introduire une obligation de certificat pour les événements».
Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), une telle base légale n’est pas nécessaire. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, les certificats ne sont pas prévus, mais ils ne sont pas non plus exclus, a déclaré un porte-parole. Les universités pourraient alors elles-mêmes mettre en place une obligation du certificat sanitaire pour accéder au campus et aux enseignements. L’OFSP fait référence à la déclaration de l’expert en droit constitutionnel et professeur à l’Université de Zurich, Felix Uhlmann, selon lequel les universités pourraient exiger le certificat si elles assurent les coûts des tests.
La NZZ conclue que les universités «se défilent» pour ne pas devoir prendre une décision.
Après de longs mois de perturbations, les universités se préparent à entamer une année universitaire « normale »
Les taux de vaccination étant en hausse en Europe, les universités rouvrent leurs campus et se préparent à l’enseignement présentiel. Par ailleurs, en Grande-Bretagne, Universities UK a développé un outil pour faciliter la communication des mesures de protection à la communauté universitaire.
L’article présente la situation dans plusieurs pays européens.
L’Unil dans les médias
Classement du Times Higher Education : «Forte progression» de l’UNIL
«L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) est la meilleure université d’Europe continentale et la 15e au niveau mondial, selon un classement établi par Times Higher Education (THE). La première marche est occupée par l’université britannique d’Oxford.» L’UNIL enregistre une forte progression, de la 191e à la 176e place.
Revue de presse UNIL 2 septembre 2021
1Sep2021
Politique des hautes écoles
Protections menstruelles gratuites: l’Université de Genève s’y met
«Après les écoles, le mouvement gagne l’enseignement tertiaire. L’Université de Genève installe 16 distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons dans ses cinq bâtiments principaux. Projet pilote, le dispositif sera évalué à la fin de l’année académique. Le but est de poursuivre ensuite par un élargissement à tous les bâtiments.»
«À l’Université de Zurich, ils sont à nouveau assis côte à côte»
L’Université de Zurich reprendra l’enseignement en présentiel, avec l’obligation du port du masque, mais sans limitation de places dans l’auditoire. La distanciation sociale est «à maintenir, dans la mesure du possible», l’université mise sur le caractère volontaire de l’application. L’article mentionne un auditoire mal aéré avec 463 places, qui pourrait prochainement être entièrement rempli. Philip Sarasin, professeur en histoire, est «un peu déçu» du plan de protection: «En ce qui concerne le Corona, l’université n’a pas actuellement un comportement scientifique cohérent.» dit-il.
L’Université de Berne, par exemple, va plus loin : pendant que les collaborateurs bernois sont encore tenues à rester, dans les mesures du possible, en télétravail, l’Université de Zurich a demandé au corps intermédiaire de revenir sur le campus. Il y a également des différences dans la gestion des activités organisées par des externes sur le campus.
swissuniversities a récemment proposé dans un communiqué de créer une telle base légale au niveau fédéral, qui permettrait aux hautes écoles de prévoir, en cas de besoin et à titre exceptionnel, une obligation de certificat COVID-19 ciblée et pour des activités précisément définies.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er septembre 2021
31Août2021
Politique des hautes écoles
Les essais sur les animaux ont continué de baisser en 2020
«Les laboratoires ont moins eu recours à l’expérimentation animale en 2020. Il s’agit d’une baisse de 2,8% par rapport à 2019. Les restrictions appliquées en raison du Covid-19 ont joué un rôle dans cette baisse.»
L’Université de Lucerne sous la critique pour son Institut pour la politique économique
L’Université de Lucerne est sous la critique pour son manque de transparence sur le financement par des tiers du nouvel Institut pour la politique économique suisse (IWP). Juridiquement, l’Institut est indépendant, mais il reste toutefois imbriqué avec l’université en termes de personnel et d’organisation. Entièrement financé par sa propre fondation, l’IWP n’est pas obligé de fournir des informations sur ses financements. «Avec une fondation de droit privé, la voie de l’opacité financière a été choisie.» critique le conseiller d’Etat Urban Sager (PS, Lucerne). Ce dernier craint aussi pour l’indépendance de la recherche.
Lukas Portmann, porte-parole de l’université se défend : ces instituts de droit privé permettent à l’université de mieux travailler en réseau, un meilleur ancrage en Suisse centrale et donnent la possibilité de participer à des projets de recherche qui n’auraient pas vu le jour autrement. Par ailleurs, la Direction de l’Université ne craint pas pour l’indépendance de la recherche.
Interview avec Yves Flückiger sur la rentrée universitaire et le pass sanitaire
Faut-il imposer le pass sanitaire aux étudiant-e-s des universités? A trois semaines de la rentrée, le président de swissuniversities et recteur de l’Université de Genève (UNIGE), Yves Flückiger discute de comment encadrer le retour à l’université. La réponse principale aux défis que pose une rentrée en présentiel réside dans la vaccination, déclare-t-il. Pour cette raison, il faut rendre le vaccin le plus accessible possible. L’UNIGE ainsi que l’UNIL proposeront un centre de vaccination à cette fin.
Sur la thématique du pass sanitaire, seule la Confédération peut donner la base légale pour que les universités puissent imposer l’obligation d’un pass sanitaire sur le campus. Néanmoins, le recteur de l’UNIGE appelle à la plus grande cohérence entre les universités si cette éventualité devait devenir réalité. Pour lui, il serait irréalisable de contrôler tout le personnel et les étudiant-e-s sur les campus. « Comment voulez-vous contrôler une telle population, qui peut entrer dans un lieu par plus de 30 voies différentes? Si le pass sanitaire était exigé, cela nécessiterait des contrôles avec des files d’attente extrêmement importantes. Je doute de l’efficacité et de la mise en œuvre d’un tel scénario. Décider de contrôles aléatoires n’empêcherait pas les gens de tout de même tenter leur chance. »
Horizon Europe : «Ce que la Suisse pourrait perdre»
«La coopération avec l’Union européenne traverse une crise profonde. Ce que cela pourrait signifier pour la recherche helvétique et quelles sont les suites possibles.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 août 2021
30Août2021
Politique des hautes écoles
Revaloriser l’expérience professionnelle dans le parcours académique
L’historien économique de l’Université de Zurich Tobias Straumann regrette que le parcours classique de carrière académique en économie, sciences sociales et humaines ne valorise pas l’expérience professionnelle, pour raison qu’elle coûterait trop de temps. Pour lui, les bonnes idées «émergent dans des biotopes diversifiés, pas dans des monocultures». Le système actuel, qui favorise les personnes qui ont changé plusieurs fois d’université au long de leur formation, semble plus dynamique qu’il ne l’est en réalité. Une expérience professionnelle, surtout dans le domaine de l’économie, serait bien plus profitable pour comprendre le comportement réel des humains. Pour étayer son argument, il met en avant le parcours d’économistes influents comme David Ricardo, Karl Marx et Joseph Schumpeter, qui ont tous nourri leurs réflexions théoriques de leur expérience empirique.
Université de Zurich : Témoignages d’assistant·e·s de recherches sous-payé·e·s
Au département d’économie de l’Université de Zurich (UZH), les assistant·e·s de recherche sont engagés et payés à temps partiel, alors qu’en réalité leur travail revient à un plein-temps. Surtout en économie, ces jeunes universitaires qui se situent entre le master et le doctorat, dépendent des recommandations de professeur·e·s renommées pour décrocher un doctorat par la suite. La Neue Zürcher Zeitung a récolté trois témoignages qui confirment cette pratique informelle des heures supplémentaires obligatoires mais non rémunérées.
Selon une récente enquête du syndicat SSP (VPOD) auprès de 1600 employé·es de l’UZH, environ un tiers du personnel intermédiaire travaille régulièrement plus que ce qui est convenu dans le contrat.
En réaction, le porte-parole de l’UZH argumente que la décision d’engager des assistant·e·s à mi-temps permettrait aux personnes de suivre des cours de doctorat, de participer à des séminaires et de développer leur propre recherche. De plus, l’université a mis en place des réformes : les assistant·es du département d’économie sont maintenant appelé·e·s les Prédocs, et bénéficient tous et toutes d’un contrat uniforme qui prévoit 70% de travail et 30% de formation. Le salaire à temps-partiel reste donc la règle. Une représentante du corps intermédiaire : «Malgré leurs bas salaires, beaucoup d’entre eux n’ont pas le temps de gagner de l’argent supplémentaire ni de fonder une famille.»
«La viande s’invite de moins en moins aux menus des cafétérias universitaires»
«Comme à l’Université de Lucerne où sont presque exclusivement proposés des menus véganes et végétariens, la viande se fait de plus en plus rare dans les restaurants universitaires en Suisse. […]
Reste que l’impact de la restauration collective sur le bilan CO2 global des universités varie d’une institution à l’autre. Pour l’EPFL, cela représente 22% du bilan carbone total. […] A l’Université de Genève, […] les cafétérias pèsent moins de 5% dans le bilan CO2 global de l’institution selon le bilan qui sera présenté prochainement. La viande de bœuf, à elle seule, pèse moins de 1%. L’alimentation figure donc très loin derrière les déplacements ou les bâtiments.»
Retour masqué sur les bancs de l’Université de Genève
«L’Université de Genève (Unige) emboîte le pas aux autres établissements tertiaires. Dans un mail adressé à toute la communauté universitaire, le recteur Yves Flückiger a annoncé vendredi les modalités de la prochaine rentrée, avec un retour en présentiel attendu. Auditoires et salles de cours retrouveront leur capacité initiale, mais chacun·e devra continuer à porter le masque dans l’ensemble des bâtiments universitaires, tandis qu’un contrôle de la qualité de l’air sera effectué grâce à des capteurs de CO2 mobiles. Grâce à ces dispositions, l’enseignement en ligne à proprement parler disparaît, mais «le contenu des cours restera accessible à distance», précise l’institution.»
Vaccination sur le campus dans les hautes écoles suisses
Pour la rentrée, les Universités de Bâle, Neuchâtel, Lausanne et Genève permettront une vaccination contre le coronavirus sur campus à tout ceux et celles qui le souhaitent. Les modalités pratiques sont encore en phase d’échange avec les autorités cantonales. L’Université de Berne et l’Université de Suisse italienne (USI) affirme également être en discussion pour la mise en place d’un service de vaccination sur le campus.
Seule l’Université de Zurich a déjà commencé la vaccination avant la rentrée universitaire. Cette offre restera en place après le début du semestre.
L’Université de Fribourg opte pour une vaccination hors campus. «Une particularité de Fribourg est que les trois quarts des étudiants et des étudiantes ne sont pas domiciliés dans le canton avant le début de leurs études et nombreux et nombreuses ne sont pas en ville à un mois du début de semestre», explique Marius Widmer du service de communication.
Pour le moment, les universités ne se sont pas positionnés sur la question d’une obligation vaccinale, qui devrait a priori être prise par les autorités fédérales ou cantonales.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2021
27Août2021
Politique des hautes écoles
La restauration végétarienne – un choix forcé?
Dans un effort de rendre l’opération de l’université plus durable, la cafétéria de l’Université de Lucerne offre dorénavant exclusivement des menus végans ou végétariens, une première en Suisse. Pour l’instant, la protestation estudiantine s’est montrée «plutôt tiède». Selon le SV Groupe, la demande d’offres végétariens et végans est devenue «beaucoup plus grande» ces dernières années.
L’Union suisse des paysans et l’Association suisse de la viande, en revanche, sont consternées et ont adressé une lettre au rectorat demandant: «Est-il digne d’une université si des denrées alimentaires, telles que la viande et le poisson, sont bannies des assiettes des cafétérias universitaires de manière aussi indifférenciée, principalement pour des raisons de durabilité et suivant le principe du noir et blanc?»
Par ailleurs, une partie des étudiant·e·s se sentent traités avec condescendance («bevormundet»). Un étudiant juge que «Ce n’est pas le rôle de l’université de soumettre ses étudiants à des expériences comme celles sur les rats.» Un autre estime, au contraire, que l’université a une obligation en tant que «bastion intellectuelle de la société».
En comparaison, les universités de Bâle de Zurich prévoient d’augmenter prochainement le prix des plats contenant de la viande.
Les food trucks de l’EPFL mis à l’écart par un appel d’offres
«Les food trucks de l’EPFL sont mis à l’écart par un appel d’offres, car les conditions imposées rendraient impossible toute exploitation rentable pour ces indépendants. L’EPFL dément et défend son concept de restauration écologique.»