- 29.07.2022 Revue de presse UNIL
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29Juil2022
28Juil2022
Politique des hautes écoles
Bilan après un an d’exclusion des chercheur·euses suisses de Horizon Europe
Il y a un an, l’Union européenne (UE) a rétrogradé la Suisse au rang de «pays tiers non associé» en raison de l’échec de l’accord-cadre. La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) examine l’ampleur de cette décision pour la place scientifique suisse dans un article.
L’article rapelle que actuellement, les participant·es aux projets en Suisse peuvent participer à environ deux tiers des projets collectifs. Cependant, ce chiffre est à relativiser. Premièrement, les chercheur·euses des institutions suisses restent exclus des projets individuels, entre autres des prestigieuses subventions du Conseil européen de la recherche. Deuxièmement, ils et elles sont exclu·es de la direction des projets collectifs. Et troisièmement, les participant·es suisses aux projets ne sont pas financés par Bruxelles, mais désormais directement par Berne. Les dépenses prévues pour les mesures transitoires et complémentaires qui ont dû être prises s’élèvent déjà à 1,2 milliard de francs.
Concernant l’avenir de la place scientifique Suisse, Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de l’association faîtière des hautes écoles Swissuniversities parle d’un «processus d’érosion».Il indique que plusieurs entreprises à Genève et à Zurich qui sont actives dans le domaine quantique et dans les sciences de la vie et qui développent maintenant de nouveaux champs d’activité et des centres de compétences en dehors de la Suisse. Les hautes écoles font état de quelques scientifiques qui sont partis en France, en Allemagne, en Autriche ou en Belgique avec leurs bourses ERC – ou qui envisagent de partir.
« Fraude dans la recherche Alzheimer: faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain? »
Dans un interview avec Heidi.News, le professeur Giovanni Frisoni, responsable du Centre de la mémoire des HUG et chercheur dans le domaine de l’Alzheimer commente le scandale de fraude scientifique révélé par le journal Science a révélé le 21 juillet 2022. Pour rappel, il a été découvert que jusqu’à une dizaine d’articles de chercheur·euses de l’Université du Minnesota, aux Etats-Unis, contenaient des figures sans doute manipulées, ce qui jette un doute sur la qualité des recherches en cause. Lesquelles ont contribué à confirmer l’hypothèse amyloïde, le cadre explicatif central sur l’origine de la maladie d’Alzheimer.
Quatre universités suisses associées aux alliances sur l’enseignement dans l’UE
«Quatre universités suisses, celles de Lausanne, Genève, Bâle et Zurich, ont rejoint des alliances entre les hautes écoles européennes, a annoncé le 27 juillet la Commission de l’UE. Cette initiative vise à renforcer la compétitivité de l’enseignement supérieur du continent. […] En 2019 et 2020, les établissements helvétiques ont été exclus de cette initiative, car la Suisse ne fait pas partie d’Erasmus +, le programme d’éducation de la Commission européenne. En 2021, Bruxelles a décidé d’autoriser la participation des pays tiers faisant partie de l’accord de Bologne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juillet 2022
27Juil2022
Politique des hautes écoles
Le Royaume-Uni publie les détails de son « plan B » alternatif à Horizon Europe
Le Royaume-Uni a publié les détails de son « Plan B » alternatif à Horizon Europe. Il est divisé en deux parties. La première est constituée de « mesures de transition », destinées à stabiliser la recherche si le Royaume-Uni décide de ne plus attendre l’association, mais avant de lancer une alternative à part entière. L’engagement le plus important est la promesse de financer tous les participants britanniques aux consortiums d’Horizon Europe dont les conventions de subvention sont signées avant le 31 mars 2025.
En outre, le Royaume-Uni injectera de l’argent dans une série d’autres programmes existants pour amortir le choc d’une non-association à Horizon Europe. Ainsi, des fonds supplémentaires seront alloués à divers programmes d’innovation, dont le réseau mondial Eureka, afin d’aider les entreprises britanniques à maintenir les liens existants avec leurs partenaires européens. Il y aura également un « fonds de stabilisation des talents et de la recherche » pour soutenir les revenus des universités qui sont particulièrement touchées par la perte des fonds d’Horizon Europe.
L’alternative à long-terme comprendra ce qui sera effectivement une version britannique du Conseil européen de la recherche (CER). En outre, les collaborations mondiales entre chercheurs-euses seront soutenues, notamment par un financement continu permettant aux chercheur-euses britanniques de rejoindre les consortiums d’Horizon Europe en tant que participants de pays tiers.
La recherche quantique Suisse mise à mal par l’exclusion de Horizon Europe
Suite à l’échec de l’accord cadre, la Suisse a été rétrogradée au rang de pays tiers non associé du programme de recherche Horizon Europe par l’Union européenne (UE). Actuellement, les chercheur-euses et les innovateur-ices de Suisse peuvent toujours participer à environ deux tiers des appels d’offres d’Horizon Europe. Les projets sélectionnées ne sont plus financés par la Commission européenne, mais directement par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). 710 millions de francs sont mis à disposition pour les années 2021/22. Un montant supplémentaire de 490 millions de francs est disponible pour l’encouragement de projets individuels (comme les ERC-Grants) et pour les chercheur-euses qui ne peuvent plus participer à Horizon Europe. D’un point de vue financier, les chercheurs-euses suisses ne sont donc pas plus mal lotis qu’en cas d’association avec l’UE.
Cependant, la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) révèle que l’exclusion concerne avant tout des domaines stratégiques importants dans lesquels l’UE vise l’autosuffisance, comme la recherche quantique par exemple. Le projet macQsimal en est une illustration très concrète. Ce projet fait partie du programme européen Quantum Flagship. Il a pour objectif de développer des horloges atomiques miniaturisées. Lancée en 2018 par le CSEM à Neuchâtel, le prototype est prêt à passer l’étape de la commercialisation. Plusieurs partenaires européens comptent sur ces horloges pour avancer leurs propres projets. Seulement, depuis l’exclusion, le projet du CSEM n’est plus poursuivi, faute de manque de financement. Le CSEM espère maintenant obtenir un soutien financier de la part du SBFI pour passer cette dernière étape.
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Revue de presse UNIL 27 juillet 2022
26Juil2022
Politique des hautes écoles
Comment Poutine a brisé les rêves de futurs étudiant-es russes à l’EPFL
« Devoir renoncer à l’EPFL pour 150 francs? C’est la question qu’ont dû se poser au moins une dizaine de Russes voulant s’inscrire à la haute école cette année. En cause: le paiement, depuis la Russie, des frais d’inscription pour clore leur dossier de candidature, impossible à cause des sanctions. De son côté, l’EPFL assure avoir été réglo. »
Ayaan Hirsli Ali : « Nos universités ont besoin d’une révolution »
La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) publie un texte traduit de l’Anglais de la politologue et publiciste somalienne, néerlandaise et américaine, Ayaan Hirsi Ali. Dans le texte, qui est apparu dans sa version originale sur la plateforme UnHerd, Ayaan Hirsli Ali avance que les universités se perdent actuellement dans l’activisme et oublient leur devoir premier, à savoir la recherche basée sur les faits et la cultivation de la liberté de pensée et d’expression.
« Si les universités promettaient autrefois d’apprendre à leurs étudiants à penser, elles visent désormais à leur enseigner ce qu’ils doivent penser. On enseigne désormais aux étudiants que les inégalités entre les groupes sont toujours le résultat de la discrimination. Que les États-Unis sont désespérément racistes ; que le racisme est omniprésent ; que les constellations de pouvoir invisibles de l’oppression structurelle sont également omniprésentes et qu’elles doivent être démolies. »
Pour la publiciste, il s’agit d’une « minorité bruyante d’étudiants » qui veut faire taire toute personne qui tente d’explorer librement les questions de société pour lui dicter les réponses tirées d’une idéologie « progressiste ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 juillet 2022
25Juil2022
Politique des hautes écoles
Grande interview avec Kathryn Hess Bellwald, professeure de l’EPFL et co-créatrice du cours Euler
«La professeure de l’EPFL a participé à la création d’un cursus destiné aux enfants dotés d’un don précoce en maths. Elle s’engage aussi à la promotion des carrières scientifiques féminines»
Les interventions se multiplient pour débloquer le dossier «Horizon Europe»
A Bruxelles, de nombreux·euses diplomates et fonctionnaires européen·nes prennent leurs vacances d’été. Le dossier Suisse-UE sera donc lui aussi au repos jusqu’à la session d’automne. Mais le second semestre pourrait être décisif, surtout pour la recherche suisse. De plus en plus de voix s’élèvent en effet dans le monde politique de l’Union européenne (UE) pour réclamer une association de la Suisse a programme de recherche européen Horizon Europe. La Liberté a retracé les prises de paroles récentes de politicien·nes et fonctionnaires de l’UE urgeant une réassociation rapide de la Suisse à Horizon Europe.
Martin Hairer, lauréat de la médaille Fields réjoint l’EPFL
«Après Maryna Viazovska, un autre lauréat de la Médaille Fields rejoindra l’EPFL. Martin Hairer se réjouit autant d’enseigner dans la prestigieuse école que de retrouver le pays où il a grandi.»
Des soupçons de fraude jettent le doute sur 20 ans de recherches Alzheimer
«Si c’est avéré, c’est un cataclysme. Et le dossier a l’air solide. La revue Science a enquêté sur des soupçons de falsification de données scientifiques autour de recherches sur la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études sont concernées, dont un article majeur (cité 2300 fois!), publié dans Nature en 2006 par une équipe de l’Université du Minnesota. Ces travaux ont contribué à propulser sur le devant de la scène l’hypothèse dite de la «cascade amyloïde», considérée par nombre de chercheurs comme centrale pour expliquer l’apparition de la maladie… et très critiquée par d’autres.»
L’UNIGE entame un parternariat public-privé avec Debiopharm
L’Université de Genève (UNIGE) vient de signer un accord avec Debiopharm, une société biopharmaceutique suisse basée à Lausanne. Après un premier accord public-privé signé l’an passé avec la Section des sciences pharmaceutiques de l’UNIGE, c’est au tour de la Faculté de médecine d’entrer en collaboration avec Debiopharm. A travers leur initiative IDEAL, l’entreprise cherche à «renforcer la collaboration avec les centres d’excellence en oncologie et en infections bactériennes de la région lémanique».
Concrètement, le programme soutient les institutions académiques à traduire la recherche en médicaments. «Il faut un partenaire expert dans les secteurs pharmaceutiques et réglementaires pour valoriser les découvertes et les convertir en un produit pour des patients», détaille le directeur exécutif et responsable de la recherche et de l’innovation scientifique de Debiopharm, Frédéric Lévy.
À l’UNIGE, quatre projets des sciences pharmaceutiques ont été choisis par un comité composé de représentant·es de la section et de Debiopharm. Ils profiteront ainsi d’un accompagnement et financement de plusieurs dizaines de milliers de francs sur une durée de six mois à un an en général.
Les chercheur·euses et institutions sont libres de collaborer avec Debiopharm. «L’accord est cadré par un contrat limité dans le temps et offre des garanties d’indépendance. […] Le chercheur reste employé de l’UNIGE et maître de ses données.» répond Frédéric Lévy à la question de la liberté académique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juillet 2022
22Juil2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 juillet 2022
21Juil2022
Politique des hautes écoles
Débat : Le système de bourses zurichoises freine l’égalité des chances
Dans un article d’opinion paru dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le bloggeur Giorgio Scherrer critique la bureaucratie qui freine l’égalité des chances dans les hautes écoles. Faisant référence aux longs délais auxquels doivent actuellement faire face les étudiant·es et apprenti·es à Zurich pour une bourse (onze mois en moyenne), il affirme que la dernière réforme des bourses n’a ait qu’alourdir le processus bureaucratique.
Mais le véritable problème se trouve pour Giorgio Scherrer dans l’attribution des bourses en soi. Celle-ci est renouvelée chaque année, bien que la plupart des formations durent plus d’un an. De plus, on demande des candidat·es des informations inutilement détaillées sur leur vie. «Le service des bourses se comporte comme s’il s’agissait d’une autorité sociale – et non d’une partie du système éducatif dont la philosophie de base est tout autre. Les bourses ne sont en effet pas une aumône. Elles sont des investissements dans l’avenir des jeunes qui ont toutes les qualités requises pour suivre une formation – sauf celle d’être issus de la bonne famille.», écrit-il.
Pour ces raisons, les bourses devraient être versées rapidement et pour toute la durée de la formation, argue-t-il.
«Plus de femmes veulent des prix Nobel»
«À l’ère de la numérisation, les personnes exerçant des métiers techniques ont d’excellentes perspectives de carrière. Pourtant, la proportion de femmes dans les métiers dits «MINT» est faible. «Les raisons en sont multiples et complexes», explique Marisa Tschopp.»
La nouvelle faculté de psychologie de l’Université de Lucerne fait l’objet de critiques
Le gouvernement lucernois et l’Université de Lucerne veulent créer une faculté de psychologie afin de lutter contre la pénurie de personnel qualifié dans le domaine de la santé.
Cependant, la dernière analyse du marché du travail de l’Office fédéral de la statistique (OFS) met en doute l’utilité d’une telle faculté, argue le journaliste Lukas Nussbaumer de la Zuger Zeitung. Selon l’OFS, les diplômé·es en psychologie occupent qu’à 39% des postes dans le domaine de la santé. De plus, 45 % des personnes interrogées ont indiqué qu’un diplôme n’était pas exigé pour leur poste.
Sur demande, le porte-parole de l’Université, Lukas Portmann répond à la Zuger Zeitung que les diplômé·es en psychologie peuvent être employés de manière très flexible – bien au-delà du secteur de la santé. Dans le domaine de la psychologie de l’enfance et de l’adolescence, les besoins sont également «énormes, et ont encore augmenté suite à la pandémie», argue Lukas Portmann.
Du côté politique, seule l’UDC s’est prononcée contre une nouvelle faculté de psychologie et la transformation du Département des sciences de la santé et de la médecine en faculté. Le PLR s’est abstenu, tout comme la Haute école de Lucerne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juillet 2022
20Juil2022
Politique des hautes écoles
Interview avec Maryna Viazovska et Hugo Duminil-Copin
«Maryna Viazovska de l’EPFL et Hugo Duminil-Copin de l’Unige ont obtenu chacun une médaille Fields, l’équivalent du Prix Nobel en mathématiques. Une reconnaissance extraordinaire pour les deux grandes institutions romandes qui ont accueilli ces deux chercheurs, elle Ukrainienne et lui Français, attirés par l’excellence académique suisse.»
Zurich : Le grand retard des bourses d’études
Actuellement, le délai d’attente pour la décision d’octroi d’une bourse est de onze mois dans le canton de Zurich. Ces longs délais mettent les boursier·ères dans une grande détresse. Plusieurs d’entre eux et elles se sont endettés entre-temps, d’autres ont décidé d’arrêter leur formation. Les étudiant·es ne sont pas les seuls concerné·es : la plupart des bourses sont attribuées à des personnes en formation professionnelle et, que dans une moindre mesure, à des personnes inscrites dans des hautes écoles ou des gymnases.
Février de l’année passée déjà, la direction de l’éducation avait promis une amélioration : d’ici fin 2022, toutes les demandes seront traitées dans les délais. Cependant, cinq mois après l’annonce, 6800 demandes sont en suspens auprès de la direction de l’éducation.
Une situation intenable, selon la conseillère cantonale Sibylle Marti (PS), qui a déposé la semaine dernière une question au parlement cantonal qui exige une action immédiate. Elle demande plus de personnel et une gestion moins bureaucratique des demandes.
Selon le canton, la raison principale du retard actuel est une double réforme des bourses d’études : une modification de la loi est entrée en vigueur début 2021 et un nouveau système informatique a été mis en service en même temps.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 juillet 2022
19Juil2022
Politique des hautes écoles
«La pluridisciplinarité est la force d’Y-Parc»
«Olivier Collet présidera désormais aux destinées du plus grand parc technologique du pays. Entretien avec une force tranquille qui entend jouer un rôle de facilitateur entre les entreprises et l’écosystème du Nord vaudois»
Critique du système éducatif suisse – une «académisation» trop poussée?
Dans un interview avec la Basler Zeitung, le professeur à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) Mathias Binswanger, s’inquiète d’une «académisation» du système éducatif Suisse. Selon lui, l’incitation financière de la Confédération envers les universités et hautes écoles spécialisées en fonction du nombre des étudiant·es et diplômes fait niveler la qualité de la formation vers le bas. «Sous le couvert de la « formation pour tous », les universités deviennent de plus en plus des institutions de masse surpeuplées. Cela a pour conséquence que les études dans une université moyenne ne valent plus grand-chose. On assiste alors à la création d’universités d’élite» affirme-t-il.
Pour contrecarrer cette tendance, il faut alors revaloriser l’apprentissage, ce qui en tours pourra atténuer la pénurie de main-d’oeuvre en Suisse, argue-t-il.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 juillet 2022
18Juil2022
Politique des hautes écoles
Les universitaires davantage touché·es par le «long Covid»
Selon la neurologue Lara Diem, responsable de la consultation «long Covid» à l’Hôpital de l’Île à Berne, les scientifiques sont plus souvent touchés par la maladie du «long Covid». D’après ces recherches, «On remarque qu’il y a beaucoup d’universitaires : des médecins, des avocats, des informaticiens, des enseignants. […] Ce sont souvent des personnes à haut rendement qui ont l’habitude d’être toujours à la limite de leurs capacités. Avec le virus, ce mode de vie implose». La plupart d’entre eux et elles souffrent du «brouillard cérébral» (brain fog), qui affecte fortement la concentration et la mémoire.
La cause pour laquelle les universitaires seraient plus touché·es reste encore incertain. Plus généralement, il n’est pas encore clair pourquoi certaines personnes développent un «long Covid» et d’autres pas. Une piste qui est exploré actuellement par les expert·es est celle d’une activation excessive et durable du système immunitaire. Ainsi, le virus semble déclencher chez certaines personnes une sorte de maladie auto-immune dans laquelle les anticorps sont dirigés contre des structures propres à l’organisme – en l’occurrence des récepteurs de stress qui, via l’adrénaline, commandent des fonctions corporelles inconscientes telles que la respiration ou le rythme cardiaque. Il existe également des indices selon lesquels des résidus viraux qui n’ont pas été complètement éliminés maintiennent le système immunitaire constamment en alerte.
Cependant, d’autres recherches scientifiques emettent des hypothèses qui sont autant plausibles d’un point de vue clinique. Ce qui manque actuellement sont des études à grande échelle, affirme Michael Stingl, neuorologue de Vienne. «Que 5 %, 15 % ou 25 % des personnes infectées par le Long Covid soient touchées, cela fait beaucoup de monde, et il est surprenant de voir à quel point cela n’est pas abordé par les instances officielles, compte tenu de l’impact que cela va avoir», argue-t-il.
Héroïne ou transphobe ? la doctorante Marie-Luise Vollbrecht continue à polariser
Début juillet, l’Université de Humboldt à Berlin avait annulé une conférence prévue par la doctorante Marie-Luise Vollbrecht sur le genre biologique à la dernière minute, puis a décidé de la reporter à une date ultérieure. La semaine passé, la conférence a finalement eu lieu, sous protection policière.
L’annulation a projetté la jeune doctorante, jusqu’à la inconnue, sur la scène internationale et au centre d’un débat sociopolitique polarisant qui fait la une des journaux allemands et suisses. Héroïne pour les un·es, transphobe pour les autres, Marie-Luise Vollbrecht a mené sa conférence dans une salle rempli de sympathisant·es et journalistes. La ministre de la culture, Bettine Stark-Watzinger s’y est même jointe par vidéo depuis ses vacances pour montrer son soutien à la liberté d’opinion et de débat.
Ces «universités» privées genevoises aux diplômes non reconnus
«À Genève, les universités privées profitent de la réputation internationale de la ville pour séduire les étudiants. Une enquête, lancée par le Geneva Observer en mai puis prolongée par la RTS, dénonce certaines de ces institutions qui délivreraient des diplômes non reconnus par la Confédération.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juillet 2022
15Juil2022
Politique des hautes écoles
Le Conseil des EPF met l’accent sur les priorités stratégiques dédiées à la durabilité et au dialogue avec la société
«A l’occasion de sa séance du 13 juillet 2022, le Conseil des EPF a donné son feu vert aux initiatives conjointes élaborées par les institutions du Domaine des EPF sur les thématiques «Energie, climat et durabilité de l’environnement» ainsi que «Engagement et dialogue avec la société», deux des priorités stratégiques qu’il a définies dans son Plan stratégique 2025–2028. Il entend ainsi renforcer les activités déployées en la matière. […] Il est envisagé, d’une part, de créer une plateforme de dialogue entre la communauté scientifique et la société en vue de favoriser la compréhension mutuelle et, d’autre part, de développer des offres de formation à l’intention des chercheuses et chercheurs pour les préparer aux échanges avec le grand public. D’autres formats sont prévus, tels que l’organisation d’expositions sur de grands thèmes comme l’énergie ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En collaboration avec le Parc du Jura argovien, il est aussi planifié de réaliser un laboratoire du monde réel (real world laboratory) dans lequel les scientifiques seront en contact direct avec les 32 communes du Parc du Jura afin de discuter des problèmes de durabilité et de développer ensemble des solutions et des mesures pour y remédier sur place. Un centre national de conservation de la biodiversité fait également partie des projets en devenir. Il servira à recueillir des connaissances scientifiques sur le sujet et à les transmettre à toutes les personnes intéressées. »
L’attrait et le succès des sciences humaines
Markus Zürcher, secrétaire général de l’Académie des sciences sociales et humaines (ASSH) réagit à un article de la NZZ – [l’entretien avec l’historienne de l’économie Andrea Franc], qui avait suggéré que les étudiant-es en sciences sociales et humaines étaient fainéant-es. Il estime qu’il s’agit «encore une fois» d’une attaque de ces domaines.
«La rationalité et l’utilitarisme sont sans aucun doute importants. Mais les émotions, les valeurs, les normes, les idéaux et les visions du monde sont également déterminants. Elles animent la société, l’économie et la politique, en particulier dans une société saturée comme la nôtre, dont les besoins fondamentaux sont largement couverts. Il est tout simplement absurde d’opposer les sciences économiques aux sciences humaines : à elles seules, les deux approches de la pensée débouchent sur un dilemme, les sciences économiques sur l’«utilitarisme», les sciences humaines sur l’«idéalisme» (Talcott Parsons). […] Les sciences humaines ont établi les fondements des sciences modernes et des systèmes sociaux démocratiques. […] Quatre tendances ont conduit à ce qu’il y ait actuellement une forte demande pour les sciences humaines et à ce qu’elles soient aussi attrayantes que prospères : 1. l’individualisation et la pluralisation, 2. la dématérialisation de la production et de la consommation, 3. le développement durable et 4. la transition vers une société postindustrielle.» […]
La question qui se pose est donc la suivante : comment voulons-nous vivre, en tant qu’individus et en tant que société ? Cette question touche à des notions profondément humanistes qui, si nous parvenons à les associer aux sciences économiques, pourraient conduire à ce que l’on appelait autrefois « oikos » : une symbiose entre l’économie et l’ordre socioculturel sous un même toit social.»
Ces «universités» privées genevoises aux diplômes bidons
À Genève, les universités privées profitent de la réputation internationale de la ville pour séduire les étudiants. Une enquête, lancée par le Geneva Observer en mai puis prolongée par la RTS, dénonce certaines de ces institutions qui délivreraient des diplômes non reconnus par la Confédération. […] À partir de l’année prochaine, cela deviendra cependant plus compliqué pour ces institutions de se présenter comme université : l’appellation deviendra protégée en vertu d’une loi fédérale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juillet 2022
14Juil2022
Politique des hautes écoles
L’accès aux archives – un casse-tête pour la recherche
L’historien Jonathan Pärli de l’Université de Bâle est le lauréat du «Prix pour la liberté académique» de la Société suisse d’histoire. En tant que doctorant, il a lutté pour avoir accès à des documents d’archives sur l’affaire Mathieu Musey, un renvoi qui a fait des vagues dans les années 1980. En effet, Jonathan Pärli avait du faire recours jusqu’au Tribunal fédéral et aura probablement accès aux documents en question en 2023, 5 ans après sa demande initiale, donc après son doctorat, et après le décès de Mathieu Musey en 2021.
Selon l’auteur de l’article,«L’affaire Pärli montre que le règlement prévu par la loi nationale sur les archives en cas de conflit, à savoir la voie juridique, ne fonctionne pas. Sans l’expertise juridique gratuite de son entourage privé, l’historien n’aurait guère pu s’engager avec succès dans cette voie. De plus, la vitesse d’escargot de la justice s’oppose à toute carrière scientifique. M. Pärli affirme que la loi sur les archives doit être révisée en faveur de la recherche. La loi met en balance les intérêts des personnes privées mentionnées dans les sources, c’est-à-dire la protection de leur personnalité, et l’intérêt du public à connaître le présent et le passé. Cela peut être un exercice d’équilibre. Dans le cas de Musey, cela n’aurait pas dû être le cas.»
D’autres scientifiques témoignent de leur difficulté d’accéder aux documents de l’histoire récente. Pour Michael Olsansky, historien militaire à l’EPF de Zurich, la consultation des dossiers de l’état-major général a été « arbitrairement limitée » pour la même raison, comme le dit ce dernier : « L’administration rend la recherche de plus en plus difficile ». Les scientifiques qui s’intéressent au thème du placement hors du foyer familial se heurtent eux aussi régulièrement à des barrières. L’une des raisons est l’autoprotection de l’administration : on ne veut pas s’exposer aux regards et créer un précédent. Une deuxième raison y est liée : la montée en puissance de la protection des données, pour laquelle les juristes et les éthiciens se mobilisent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juillet 2022
13Juil2022
Politique des hautes écoles
Universités, victimes de la «spirale du silence» ?
Pour le journaliste Thomas Ribi de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’annulation de la conférence sur le genre biologique de la doctorante Marie-Luise Vollbrecht à l’Université Humboldt à Berlin est le dernier exemple qui prouve l’existence du phénomène de «Cancel Culture» au sein de nos sociétés.
En citant un récent ouvrage de la politiste allemande Ulrike Ackermann, il accuse les hautes écoles d’alimenter une «spirale du silence». Par là il entend que les institutions cèdent actuellement à la pression à la conformité qui conduit à ne dire que ce qui ne trouve pas de contradiction auprès des «censeur·eures» qui sanctionnent tout écart par rapport à leur dogme identitaire.
La Suisse et ses médailles Fields : du spectacle plutôt que des maths ?
Dans un article du Heidi.News, la journaliste Sarah Sermondadaz revient sur la conférence de presse organisée le 7 juillet 2022 à l’occasion du retour de Maryna Viazovska et Hugo Duminil-Copin de Helsinki, ou les deux lauréat·es se sont fait décerner la prestigieuse médaille Fields. Lors de l’évenement, le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, le président de l’EPFL Martin Vetterli, et les conseiller·ères d’Etats Anne Emery-Torracinta et Frédéric Borloz ont tenu des discours sur l’excellence des institutions de recherche helvétiques.
Malgré ces distinctions, les milieux universitaires sont inquiets depuis l’exclusion de la Suisse du programme de recherche européen, Horizon Europe. «Ce sont de précieuses collaborations internationales qui passent désormais sous le nez de la recherche suisse, toute excellente qu’elle soit… Nul ne peut être champion s’il joue seul à domicile, répètent depuis un an les milieux universitaires. Et l’on craint que, si les positions politiques restent inflexibles sur ce dossier, l’heure ne soit plus aux célébrations de troisième mi-temps dans dix ans, mais à la gueule de bois.» argue la journaliste.
Initiative de l’UE pour définir les valeurs et des principes scientifiques
Près de 50 pays participent à une initiative de l’Union européenne (UE) visant à définir les «principes et les valeurs» de la recherche. Cette initiative de la Commission européenne est le fruit de sa nouvelle approche globale de la recherche et de l’innovation lancée l’année dernière qui préconise plus de prudence lors de la collaboration, notamment avec la Chine. L’idée est que si les pays sont sur la même longueur d’onde concernant ces termes, la collaboration internationale s’en trouvera facilitée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 juillet 2022
12Juil2022
Politique des hautes écoles
Institut de politique économique suisse (IWP) – «l’enfant terrible» du paysage éducatif suisse ?
Les articles d’opinion rédigés par des membres du nouvel Institut de politique économique suisse (IWP) de l’Université de Lucerne suscitent beaucoup de réactions [en Suisse allémanique]. Son secrétaire général René Scheu est un chroniqueur régulier du Blick, dans lequel il s’est récemment fait remarquer en affirmant que le vélo n’était pas durable. L’économiste Martin Mosler a écrit dimanche dans la Neue Zürcher Zeitung contre les subventions au chauffage. Et le directeur Christoph A. Schaltegger a qualifié dans le journal Finanz und Wirtschaft les subventions de la Confédération de «pots-de-vin pour les cantons». L’un des objectifs de l’IWP est de contribuer à la «formation de l’opinion publique», comme l’indique l’institut sur son site Internet.
«L’IWP ne vise pas la provocation, mais une recherche pertinente et une communication compréhensible des résultats», commente le directeur de l’institut Christoph A. Schaltegger. «Si nous parvenons à faire les deux, les résultats peuvent et doivent faire parler – la science n’est pas réservée au petit cercle des scientifiques, mais à l’ensemble de la société».
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- profil – universités
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
L’EHL inaugure son nouveau campus
«Le Chalet-à-Gobet vit un moment important de son histoire. C’en est fini de l’École hôtelière de Lausanne. La page s’est tournée vendredi. On parle désormais de l’EHL-Hospitality Business School, dont le campus flambant neuf attire les superlatifs. Et il fallait bien un président de la Confédération pour inaugurer un tel écrin. Ignazio Cassi était en effet l’invité d’honneur de cette journée qui a dévoilé le résultat d’un développement de dix ans, avec un investissement de 250 millions de francs.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juillet 2022
11Juil2022
Politique des hautes écoles
Formation de médecins: le retour de la clause du besoin à Genève
La journaliste Lorène Mesot écrit: «Peut-être indélicate, assurément drastique et perfectible, la réintroduction de la clause du besoin au bout du lac n’en reste pas moins nécessaire. Outre le porte-monnaie des Genevois et la maîtrise d’une offre qui finirait par nuire à la qualité du soin, il y a la question fondamentale de comment, pour qui et pourquoi, notre société produit ses médecins.»
Nouvelle tentative d’interdiction de l’expérimentation animale en Suisse
«Après l’échec de la votation en février, les opposants à l’expérimentation animale font déjà une nouvelle tentative. Ils veulent lancer cette année encore une nouvelle initiative populaire contre l’expérimentation animale.»
L’EPFZ a reçu des millions de la part d’un profiteur du régime nazi
Les hautes écoles zurichoises ont reçu près de 70 millions de Heidi Horten, la femme de Helmut Horten qui a fait fortune en Allemagne pendant la dictature hitlérienne. Les hautes écoles zurichoises lui ont rendu hommage en rappelant les multiples dons reçus de la part de la fondation de son défunt mari, Helmut Horten, qui ont financé des projets et bâtiments de l’Ecole polytechnique fédérale (EPF), de l’Hôpital universitaire et l’Université de Zurich ainsi que de l’Institut de recherche biomédicale. A titre exemplaire, en 2017, l’Université de Zurich avait baptisé son établissement de recherche médicale « Horten-Zentrum » (rebaptisé depuis peu « The LOOP »).
Cependant, ce que les hautes écoles ignoraient de mentionner, c’est que Helmut Horten était un profiteur nazi. En 1936, il a profité des lois raciales de « déjudaïsation » pour racheter sept grands magasins de textile à prix dérisoire à des commerçants juifs. Il était également impliqué dans l’entreprise d’armement Flugzeugwerke Johannisthal. Lui et son partenaire commercial y ont intensifié le travail forcé après son arrivée en 1943.
Suite à la guerre, Helmut Horten ne s’est jamais distancé de son passé nazi. Il a même invité un ancien adjudant («Gauleiter») à la direction de son entreprise.
Contactée par Infosperber, la Fondation de l’ETH confirme « être au courant des critiques exprimées dans cet article. Les fondations qui souhaitent faire une donation à l’ETH Zurich sont contrôlées par l’ETH Zurich Foundation. On vérifie d’une part si la fondation est officiellement reconnue et digne de confiance. D’autre part, la donation doit correspondre au but de la fondation de l’ETH Foundation ». Ces critères de vérification auraient été remplis dans le cas de la Fondation Horten. Une réponse presque identique est venue de l’université de Zurich.
Egalité : Des juristes remettent en question le financement des universités
Dans les universités suisses, seules 25 % des chaires sont occupées par des femmes, bien que les étudiantes soient majoritaires depuis quelques années.
Pour contrer cette tendance, une association de juristes, du nom de StrukturElle remet en question le financement des universités qui ne s’engagent pas assez dans les questions d’égalité. Car la loi fédérale sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE) stipule que ces dernières doivent garantir que «les missions sont accomplies de manière à promouvoir l’égalité des chances et l’égalité effective entre hommes et femmes». C’est la condition pour que les hautes écoles soient accréditées, et par là reçoivent de l’argent de la Confédération.
Cependant, il n’existe actuellement pas de critères ou standards auxquels les universités doivent adhérer. L’objectif de StrukturElle est d’établir des critères concrets pour l’égalité au niveau de la loi. Les juristes ont confronté le Conseil d’accréditation avec cette revendication, sans résultat concret. Les activistes examinent la possibilité d’une plainte.
Le Conseiller national Matthias Aebischer (PS, BE) estime par exemple qu’il est urgent d’agir. «Soit on renforce la loi, on y ajoute une clause de 40%, comme cela a été fait par exemple dans le sport, soit on réduit les paiements aux hautes écoles. C’est bien sûr l’ultima ratio, mais la situation actuelle ne peut pas durer».
Opération Libéro présente son initiative pour un accord avec l’UE
Le mouvement Opération Libero a presenté son texte d’initiative pour surmonter le blocage entre la Suisse et l’Union européenne (UE) concernant l’accord-cadre. Le mouvement, majoritairement composé par des jeunes, exige que le gouvernement Suisse soit obligé de négocier et de conclure un accord avec l’UE.
Pour le moment, aucun parti gouvernemental soutien l’initiative. Cependant, Opération Libero peut compter sur le soutien de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES). »Les délégués de notre association ont des positions politiques divergentes. Mais nous sommes tous d’accord sur cette question : la jeune génération a besoin de toute urgence d’une solution à la question européenne. C’est pourquoi nous soutenons cette initiative», explique Maxime Barthassat, membre du comité. Pour l’UNES, c’est la participation au programme d’échange Erasmus+ qui est au premier plan. Selon le journal, depuis l’exclusion, les séjours dans une université à l’étranger sont devenus «beaucoup plus onéreux», avec pour conséquence que seuls les étudiant-es privilégié-es pourraient encore se l’offrir.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juillet 2022
8Juil2022
Politique des hautes écoles
Entretien avec le directeur de l’EHL Michel Rochat
«Située sur les hauts de Lausanne, l’EHL Hospitality & Business School inaugure un campus qui a coûté 250 millions de francs. Son directeur Michel Rochat explique les ambitions de son institution dans une ère post-covid marquée par la guerre en Ukraine.»
Une HEAD plus verte?
Un étudiant en mode a récemment envoyé une lettre ouverte à l’école d’art genevoise HEAD pour alerter sur les enjeux écologiques de sa filière. Un responsable durabilité prendra justement ses fonctions à la prochaine rentrée.
Un institut universitaire à Schaffhouse est accrédité
L’Institut universitaire de Schaffhouse a reçu l’accréditation universitaire (selon la LEHE). L’institut, anciennement nommé « Haute école de Schaffhouse » est une organisation de droit privé qui propose des formations et des formations continues en gestion, gestion du sport et en psychologie économique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juillet 2022
7Juil2022
Politique des hautes écoles
Projet d’institut annexe zougois pour la recherche sur la blockchain à l’Université de Lucerne
Le Conseil d’Etat du canton de Zoug souhaite renforcer la recherche sur la blockchain avec la création d’un institut rattaché à l’Université de Lucerne. «Le Canton de Zoug est devenu ces dernières années, avec la Crypto Valley, un centre névralgique mondial dans le domaine de la technologie blockchain», écrit la direction des finances zougoise dans un communiqué de presse.
Selon un communiqué de l’Université de Lucherne, «la blockchain n’a pas seulement atteint des dimensions révolutionnaires sur le plan technologique et entrepreneurial. Les conséquences sociales, politiques, juridiques, éthiques et économiques sont de plus en plus évidentes. La recherche scientifique dans ce domaine n’en est qu’à ses débuts.»
«Avec la création d’un [tel institut], le canton de Zoug pourrait devenir le promoteur de l’institut de recherche sur la blockchain le plus complet et le plus important d’Europe», ajoute le directeur des finances du canton de Zoug, Heinz Tännler.
«Pour l’Université de Lucerne, l’institut prévu ouvre d’excellentes perspectives pour la recherche dans le domaine de la numérisation», explique le vice-recteur à la recherche et professeur de sciences politiques. La numérisation est, avec les sciences du comportement et la psychologie ainsi que la santé, l’une des trois étapes de développement stratégique visant à renforcer le profil de l’université en matière de sciences humaines.
Un hub bâlois pour la recherche interdisciplinaire et le transfert de connaissances dans le domaine de la durabilité
Le réseau de recherche «Sustainable Future» encourage le dialogue entre chercheurs et chercheuses de l’Université de Bâle qui s’intéressent aux thèmes de la durabilité et les soutient dans des projets transdisciplinaires et interdisciplinaires. Il coordonne également des «living labs», dans lesquels les chercheurs en durabilité travaillent en étroite collaboration avec les autorités, le secteur privé et la population.
Les groupes de recherche participant au réseau «Sustainable Future» se concentrent actuellement sur trois ensembles de thèmes : «Energie et climat», «GéoBio-Diversité» et «Sustainable Digital World».
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- durabilité des universités
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juillet 2022
6Juil2022
Politique des hautes écoles
«Les universités ne sont pas des HES»
Les étudiants Lukas Heinser (langue et littérature allemandes) et Carlo Mariani (science politique) réagissent aux critiques adressées aux étudiant-es en sciences humaines et sociales par Andrea Franc. Selon eux, sa pensée reflète une tendance en Suisse que le modèle des universités s’approche de celui des Hautes écoles spécalisées en tant que centres de formation et s’éloigne de plus en plus de l’idéal de formation de Humboldt. «L’idée de Humboldt d’une « éducation des sentiments et du caractère qui ne doit manquer à personne » semble passer au second plan, le marché du travail étant de plus en plus considéré comme un point de repère.»
Les auteurs estiment que dans cette perspective purement économique, les sciences humaines et sociales sont mises à mal, car leur utilité ne peut pas être suffisamment comprise uniquement sous cet angle-là.
A titre exemplaire, «Pour endiguer la pandémie de Corona, à part en plus des connaissances médicales, les connaissances sur le comportement humain sont soudainement devenues très importantes, et depuis le début de la guerre en Ukraine, nos experts en Europe de l’Est et en slavistique sont extrêmement demandés », explique Katharina Michaelowa, doyenne de la faculté de philosophie de l’université de Zurich et professeur de sciences politiques.
Selon les auteurs, il faut alors distinguer le modèle universitaire du concept des hautes écoles spécialisées, qui ont pour objectif de proposer des formations professionnalisantes. «Il faut revenir à l’université en tant que lieu de formation, où le savoir est créé et où l’échange est intense, où l’on peut discuter de tout et initier des changements sociaux. Les effets sociaux qui en découlent, et qui proviennent notamment des sciences humaines et sociales, peuvent difficilement être monétarisés. Et c’est précisément pour cette raison que ces biens sont en danger.»
- employabilité des diplômé·e·s
- différence entre HES et universités
- profil – universités
- impact des universités
Réaction à l’annulation d’une conférence sur le genre biologique en Allemagne
Dans un article du Tages-Anzeiger, le journaliste allemand Hilmar Klute s’exprime sur la polémique autour de l’annulation d’une conférence à l’Université de Humboldt à Berlin pendant la Nuit des sciences. Pour rappel, la doctorante Marie-Luise Vollbrecht avait d’abord été invitée par l’université pour tenir une conférence sur le genre biologique, puis décommandée en réaction d’une menace à la mobilisation du «groupe de travail des juristes critiques» (Arbeitskreis kritischer Jurist*innen) qui qualifient les thèses de Marie-Luise Vollbrecht de transphobes. Par ailleurs, l’Université a pris ses distances par rapport à ses propos, publiés dans le journal Die Welt début juin.
Hilmar Klute critique vivement la direction de l’université d’avoir cédé à la simple menace de protestation. «Au lieu de soutenir sa collègue et d’assumer la responsabilité de l’avoir invitée à un moment donné pour une raison ou une autre, elle lui tombe dans le dos et ridiculise la liberté de l’enseignement scientifique», commente-t-il. «La seule accusation suffit pour déconsidérer quelqu’un.»
Plan stratégique 2025–2028 du Conseil des EPF
La Médaille Fields – ou l’importance d’une ré-association suisse à Horizon Europe
La recherche romande est doublement récompensée par la Médaille Fields. La plus haute récompense en mathématiques a été décernée hier au Français Hugo Duminil-Copin de l’Université de Genève et l’Ukrainienne Maryna Viazovska de l’EPFL. Ainsi, la nouvelle a été relayée dans les médias nationaux et internationaux.
Pour Sophie Davaris, rédactrice en chef adjointe de la Tribune de Genève, cette distinction illustre l’importance d’une ré-association suisse au programme de recherche de l’Union européenne Horizon Europe. Elle avance que c’est uniquement parce que Hugo Duminil-Copin exerce en parallèle à l’Institut des hautes études scientifiques qu’il a pu accéder à certains réseaux et financements européens qui lui ont permis de mener ces recherches récompensées par la Médaille Fields.
La HE-Arc tente d’évaluer les dégâts de la cyberattaque
Après la cyberattaque qui a frappé la Haute Ecole Arc (HE-Arc), l’institution tente de connaître l’étendue du piratage à l’aide de spécialistes internes et externes. «Plusieurs personnes ont reçu un e-mail semblant émaner de pirates qui exigent une rançon […] Nous savons que les pirates ont pu avoir accès à certains fichiers. Pour l’instant, seuls des documents attachés à des e-mails semblent concernés», indique la directrice Brigitte Bachelard. A ce stade, La HE-Arc ne peut pourtant pas encore exclure la possibilité que des fichiers plus sensibles aient été soutirés des serveurs.
L’Unil dans les médias
L’innovation sociale, facteur clé du changement
Le recteur de l’Université de Lausanne Frédéric Herman écrit dans son blog : «[…]. Les défis qui nous attendent sont de plus en plus grands et l’urgence d’agir face aux enjeux sociaux et climatiques se fait désormais sentir avec une acuité accrue. Et pourtant, comme certain·e·s d’entre vous l’ont peut-être entendu lors de notre Dies academicus, je souhaite vous convaincre que nous devons faire preuve d’optimisme. Pas une insouciance aveugle à la marche effrénée du monde, non, mais une confiance solide, étayée par ce que je vois autour de moi. Ça et là germe en effet une multitude d’idées dont l’objectif est de repenser un «système» à bout de souffle pour construire de nouveaux modèles de société. Des initiatives en ce sens ont lieu quotidiennement sur le campus de l’UNIL. Nombreuses sont celles qui m’ont touché, enthousiasmé, inspiré, et j’aimerais vous en présenter quelques-unes aujourd’hui. […]»
Revue de presse UNIL 6 juillet 2022
5Juil2022
Politique des hautes écoles
Zurich demande davantage de places d’études en médecine pour freiner « l’importation de médecins »
La députée du Grand Conseil, Janine Vannaz (Le Centre) a déposée une motion auprès du gouvernement pour la création d’au moins 72 places d’études supplémentaires en médecine humaine à l’Université de Zurich (UZH). Le Grand Conseil a soutenu cette demande à une large majorité. La motion critique que la Suisse ne forme pas assez de médecins, mais se contente de les faire venir de l’étranger et par là d’économiser les coûts de formation.
Selon les calculs de la directrice de l’éducation, Silvia Steiner (le Centre), 72 places d’études supplémentaires en médecine coûteraient 15 millions de francs bruts par an ; après déduction des contributions supplémentaires de la Confédération et des cantons, les coûts supplémentaires s’élèveraient à 9,5 millions de francs. A cela s’ajouteraient les coûts des chaires supplémentaires qui seraient nécessaires pour une telle extension de l’offre. De plus, les locaux de Zurich ne suffiraient pas, ce qui mettrait en péril la qualité de la formation, qui, en médecine, se déroule souvent en petits groupes.
Les secondos en Suisse surpassent leurs parents en termes d’éducation
Selon une étude sur l’ascension scolaire des immigrant-es en Suisse, les enfants d’immigré-es surpassent largement leurs parents en termes d’éducation. Concrètement, près de 90% des « secondos » jouissent d’une mobilité ascendante : concernant les enfants issus de familles faiblement qualifiées (sans formation post-obligatoire), 32% atteignent le niveau tertiaire, et 57% le niveau secondaire II. Pour celles et ceux dont le parent a achevé un niveau secondaire II, près de la moitié (46%) présentent une mobilité ascendante (niveau tertiaire).
Cette tendance est semblable à la mobilité sociale mesurée chez les enfants natifs de la Suisse. Parmi les parents primo-migrant-es de niveau tertiaire, 68% des enfants atteignent le même niveau, une proportion plus élevée que chez les natifs (63%).
Selon l’auteur de l’étude, «Afin d’éviter l’émergence de minorités défavorisées, qui resteraient cantonnées dans des activités faiblement qualifiées, il est important de vérifier que le système scolaire offre à chacune et chacun, quelle que soit l’origine, les mêmes chances de réussite. Les résultats obtenus suggèrent que des adaptations allant dans ce sens sont toujours nécessaires.»
Deux chercheur-euses de l’EPFL et de l’Université de Genève reçoivent la Médaille Fields
La professeure Maryna Viazovska, de l’EPFL, et le professeur Hugo Duminil-Copin, de l’Université de Genève (UNIGE), se voient décerner la Médaille Fields. Souvent considéré comme le Prix Nobel des mathématiques, il est attribué tous les quatre ans à des mathématiciens de moins de 40 ans.
La lauréate, âgée de 37 ans et originaire de l’Ukraine, a rejoint l’EPFL en tant que professeure assistante en 2016 et est nommée professeure ordinaire à peine un an plus tard, à l’âge de 33 ans. Elle est spécialiste de la théorie des nombres, du problème de l’empilement des sphères en dimension 8 et 24.
Hugo Duminil-Copin, Aujourd’hui âgé de 36 ans, est professeur ordinaire à l’Université de Genève (UNIGE) et professeur permanent à l’Institut des hautes études scientifiques de l’Université Paris-Sarclay. Ces travaux portent sur la branche mathématique de la physique statistique.
La Haute Ecole Arc, victime d’une cyberattaque
La Haute Ecole Arc (HE-Arc) a annoncé avoir subi une cyberattaque au cours du weekend. Alerté par le service informatique samedi (02.07), l’établissement a pris contact avec le Centre national pour la cybersécurité (NCSC) et coupé les accès VPN pour empêcher les connexions à distance.
Lundi matin, l’établissement a reçu des demandes de rançons accompagnées de documents issus de la HE-Arc. Il n’est cependant par certain que les pirates informatiques soient parvenus à s’infiltrer au delà de la messagerie de la HE-Arc. «Les pièces jointes qui nous ont été transmises sont des réponses à des demandes de renseignements qui nous avaient été adressées. Les indices recueillis ce weekend semblaient montrer que les pirates n’étaient pas parvenus à franchir nos sécurités. Nous ne savons pas à ce stade si des dossiers présents sur nos serveurs ont été chiffrés.», indique la directrice générale Brigitte Bachelard.
L’Université de Lucerne lance une nouvelle filière d’études
Dès l’automne 2023, l’Université de Lucerne proposera un nouveau Master en éthique. Unique en Suisse, il s’adresse aux étudiant-es de toutes les disciplines qui disposent d’un diplôme de Bachelor.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 juillet 2022
4Juil2022
Politique des hautes écoles
Recteur de l’Université de Lucerne prend position sur les propos de Andrea Franc
Suite aux propos controversés publiés dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) par l’historienne de l’économie et enseignante à l’Université de Lucerne, Andrea Franc, 104 étudiant·es ont demandé à la direction de l’université de Lucerne de prendre position sur ces propos.
Le recteur Bruno Staffelbach a répondu par une lettre dans lequel il se déclare surpris par les commentaires de Andrea Franc. Il précise qu’il ne partage pas ces observations et souligne la grande importance des sciences humaines à l’Université de Lucerne. «Elles sont un élément central de notre orientation vers les sciences humaines. Les sciences humaines apporteraient une contribution importante à la maîtrise des défis sociaux de l’avenir».
Le recteur fini sa prise da position par un appel à la culture du débta qui respecte les règles du discours scientifique. Les thèmes peuvent êtres discutés, explorés tant qu’il s’oriente vers le sujet et ne vise pas les personnes, argue-t-il.
Allemagne : Université annule une conférence en raison d’accusation de « transphobie ».
Dans le cadre de la «longue nuit des sciences», l’Université de Humboldt de Berlin avait invité une doctorante de l’université pour tenir une conférence sur le thème de la transsexualité. «Le sexe n’est pas égal au genre. Sexe, genre et pourquoi il n’y a que deux sexes en biologie» – tel était le titre de l’exposé prévu. Mais la conférence a été annulée.
Selon la porte-parole de l’Université, «Le débat sur ce sujet risque de faire de l’ombre à toutes les autres proposition». Auparavant, le «groupe de travail des juristes critiques» («Arbeitskreis kritischer Jurist*innen»)» de l’université avait fait pression et annoncé une manifestation.
Marie-Luise Vollbrecht, la doctorante en biologie, a réagi avec déception «Céder à des activistes radicaux prêts à la violence, qui n’ont aucune compréhension de la biologie, est compréhensible, mais alarmant». Il y a un mois, elle a publié un appel avec 120 autres scientifiques sur le thème de la transsexualité. L’appel s’intitulait «Halte aux faux reportages de la radio et de la télévision publiques». Les scientifiques y reprochent aux chaînes publiques allemandes de diffuser des informations unilatérales et déformées sur la transsexualité. L’appel parle entre autres d’endoctrinement des enfants, ce qui a suscité des vives critiques.
La HEAD fête (enfin) son nouveau campus
«Avec un programme culturel et festif sur quatre jours, la haute école genevoise invite à visiter ses locaux fraîchement rénovés. Un tournant pour son directeur, qui prend sa retraite à la fin de l’année»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juillet 2022
1Juil2022
Politique des hautes écoles
«Suisse-UE: coup d’épée dans l’eau à Bruxelles»
«Le nouvel entretien entre Livia Leu et la Commission européenne jeudi n’a pas permis de percée sur les relations bilatérales. La faute à Bruxelles, selon la secrétaire d’Etat, qui est aussi repartie sans bonnes nouvelles sur Horizon Europe.»
Nouveau rectorat pour l’Université de Genève en 2023
«Après avoir tenu les rênes de l’institution pendant huit ans, Yves Flückiger quittera son poste le 15 juillet 2023. La procédure de désignation du/de la prochain-e recteur/trice a été lancée par l’Assemblée de l’Université le 22 juin dernier.»
Retrait des bourses européennes de 115 chercheurs basés au Royaume-Uni, alors que 19 scientifiques décident de se délocaliser
Le Conseil européen de la recherche a confirmé que 19 lauréats de bourses basées au Royaume-Uni ont décidé de quitter le pays afin de conserver leurs bourses, à la suite de la date limite de décision finale fixée hier.
Les bénéficiaires ont été confrontés à un choix douloureux : soit ils s’installent dans l’UE pour conserver leur bourse, soit ils restent au Royaume-Uni et s’appuient sur un système de sauvegarde local qui, selon le gouvernement britannique, reproduira leur bourse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er juillet 2022
30Juin2022
Politique des hautes écoles
Dans le conflit avec l’UE, un délai expire
Ce jeudi, la secrétaire d’Etat Livia Leu mène pour la troisième fois des entretiens exploratoires avec des représentant-es de l’Union européenne. Elle veut s’engager pour que la Suisse s’associe au programme Horizon Europe et s’apprête en outre à signer l’accord sur la deuxième contribution suisse à la cohésion. (RTS)
Le journaliste de la NZZ rappelle que «la recherche a été prise en otage par la politique de pouvoir de l’Union européenne». Cependant, «la consigne», donc l’adhésion au programme Horizon Europe, perd en valeur au fur et à mesure que le programme avance. «Au bout d’un moment, il n’est plus intéressant de courir après un train qui s’éloigne. […] C’est pourquoi l’UE devrait également se demander si le moment n’est pas venu d’ouvrir la porte. On peut imaginer qu’elle n’autorise la Suisse à participer que ponctuellement à des appels d’offres [concernant des bourses pour des jeunes chercheur-es], mais qu’elle lie ensuite la participation ultérieure à des progrès futurs. Un retour [à Horizon Europe] ne sera pas gratuit. […] Bruxelles ne se laisse pas acheter.»
Interview avec le conseiller d’Etat Olivier Curty sur Horizon Europe
«Hier [29.06.2022], les ministres des sept gouvernements cantonaux, dont Fribourg, ont publié une lettre ouverte en soutien aux Hautes Ecoles de Suisse occidentale, qui souffrent de la mise à l’écart des programmes de recherche européens. Le conseiller d’Etat Olivier Curty justifie cette démarche.»
Les étudiant·es trouvent Zürich et Lausanne attractives
«Du point de vue des étudiants, Zürich occupe la quatrième place des villes les plus convoitées au monde. Seules Londres, puis Séoul et Munich occupent la première place. C’est ce qui ressort du nouveau « QS Best Student Cities Ranking ». Zürich a ainsi progressé de trois rangs par rapport à l’année précédente. Sur un total de 140 villes évaluées, Lausanne a également atteint la 19e place; les autres villes suisses n’ont pas été évaluées.»
Le SwissTech Convention Center de l’EPFL passera en mains de la Confédération
Le Conseil des EPF et le Credit Suisse ont annoncé mercredi (29.06) le transfert du SwissTech Convention Center de l’EPFL. Bâti en 2014 en tant que parternariat public-privé, le centre de congrès est racheté par la Confédération pour 140 millions de francs.
Le rachat a pour but de venir en aide financièrement à l’EPFL qui a rencontré des difficultés de rentabilité du SwissTech. Selon une porte-parole de l’EPFL , la perte s’élevait à plusieurs millions de francs par an.
«Cette solution présente de nombreux avantages. Elle permettra de réduire considérablement les coûts d’exploitation du centre de congrès, actuellement déficitaire. Cela améliorera les conditions-cadres permettant à l’EPFL d’exploiter pleinement le potentiel de cette infrastructure stratégique, que ce soit pour l’organisation de conférences scientifiques ou à d’autres fins académiques», affirme Matthias Gaümann, vice-président de l’EPFL.
Les comptes fédéraux menacent de passer dans le rouge
Lors de la présentation du budget fédéral, le conseiller fédéral Ueli Maurer a annoncé des dépenses à la hausse pour les prochaines années. Concrètement, alors que l’année 2023 devrait encore produire un excédent de 300 millions de francs, les années 2024 à 2026 pourraient présenter des manques.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 juin 2022
29Juin2022
Politique des hautes écoles
Accord-cadre : lettre ouverte de la HES-SO au Conseil fédéral
Dans une lettre ouverte, les sept ministres ou conseiller-ères d’État en charge de la formation dans les cantons responsables de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) appellent au Conseil fédéral de trouver un accord avec l’Union européenne pour la ré-association de la Suisse à Horizon Europe.
«Le temps presse. Si le processus d’association ne démarre pas d’ici à la fin de l’année, il paraît acquis que la Suisse conservera son statut de pays tiers jusqu’à 2027. Cela signifierait un recul massif et de longue durée pour la recherche en Suisse, et par corollaire de la capacité d’innovation de notre pays. À terme, c’est l’ensemble de l’économie et de la société helvétiques qui en pâtiront. Il vous appartient, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil fédéral, de trouver la clé d’une relation nouvelle et apaisée avec l’Union européenne qui permette aux hautes écoles suisses de poursuivre leur contribution décisive à la prospérité nationale. Nous vous en adressons l’appel solennel.»
Inquiétudes quant à une nouvelle réglementation de la propriété intellectuelle européenne
Alors que le Parlement européen doit rendre un rapport sur les progrès réalisés à ce jour par le Conseil européen de l’innovation (CEI) sur la propriété intellectuelle, les universités souhaitent revisiter les nouvelles règles. Certaines craignent que les nouvelles dispositions sur la propriété intellectuelle bloquent la commercialisation pour les universités et sapent les bureaux de transfert de technologies des universités.
Les universités affirment que les nouvelles règles signifient qu’elles doivent accorder immédiatement des droits libres de redevances sur la propriété intellectuelle générée dans leurs laboratoires par des universitaires soutenus par le CEI. Bien que l’objectif soit de promouvoir la transfert commercial, les universités affirment que cela va à l’encontre de la majorité des règles régionales et nationales de l’UE
La Ligue des universités de recherche européennes (LERU) et la Guilde des universités européennes à forte intensité de recherche se sont exprimées sur la question, mais n’ont pas l’impression d’avoir été entendues jusqu’à présent.
- entreprenariat et spin-offs
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- transfert de technologie
- propriété intellectuelle
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juin 2022
28Juin2022
Politique des hautes écoles
La Confédération a dépensé beaucoup moins pour la recherche en 2021 qu’en 2019
« En 2021, la Confédération a dépensé 2,2 milliards de francs pour réaliser ou soutenir des activités de recherche et développement. Par rapport à 2019, dernière année observée, cela représente une diminution de 413 millions de francs (-16%). La non-association au programme-cadre de recherche et d’innovation de l’Union européenne (UE) «Horizon Europe» en est la principale raison. Ces résultats se basent sur l’exploitation de données administratives effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS). » (Communique de presse de l’Office fédéral de la statistique)
Dans le cadre des mesures transitoires décidés par le Conseil fédéral, les fonds initialement prévus pour la contribution à l’UE sont utilisés pour financer directement la participation suisse aux projets de recherche. Cependant, ce changement crée actuellement un décalage temporel par rapport aux fonds effectivement versés. La raison étant qu’à l’inverse du système de l’UE, qui alloue les sommes prévues sous la forme d’un seul versement, la Suisse avance en attribuant les sommes au fur et à mesure de l’avancement des projets.
Fin du campement sauvage d’urgence pour les sans-abris à la Haute école de travail social
«L’hébergement d’urgence installé sur les hauts de Lausanne dans les jardins de la Haute école de travail social de Lausanne (HETSL) va prendre fin. Après un mois d’occupation illégale, le collectif 43m2 a annoncé qu’il allait lever le camp d’ici lundi.»
L’Université de Saint-Gall collabore avec l’Autriche pour la création d’un nouveau institut d’informatique
En début de cette année, les gouvernements du Land du Vorarlberg (Autriche) et du canton de Saint-Gall (HSG) ont signé une déclaration d’intention visant à renforcer la coopération portant notamment sur l’enseignement supérieur. Sur cette base, un accord vient d’être signé entre la HSG d’une part, le Land du Vorarlberg ainsi que l’entreprise d’approvisionnement et de services énergétiques Illwerke vkw d’autre part, pour la création d’un « HSG-Institut für Computer Science in Vorarlberg » sur le campus de Dornbirn dans le courant de l’année 2023.
Le Vorarlberg met à disposition un million d’euros par an sur une durée de dix ans pour la création de l’institut, y compris les postes de professeur-es assistant-es, la direction, six postes de doctorant-es et d’autres postes. La HSG assure la qualité académique de l’institut et garantit la liberté d’enseignement de l’enseignement et de la recherche.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juin 2022
27Juin2022
Politique des hautes écoles
Un «learning center» pour l’Université de Neuchâtel
«Les autorités universitaires neuchâteloises souhaitent disposer d’un «learning center» au cœur du nouveau bâtiment prévu pour désengorger l’Université. Un espace de travail à la fois individuel et collaboratif pour les étudiants, mais aussi un lieu de rencontres et de détente avec notamment un «lounge» et une cafétéria. Le tout sur une surface de 1700 m2.[…] Un concours d’architecture sera lancé le 1er juillet pour trouver le meilleur projet qui pourra s’implanter sur le site de l’ancien Panespo, à Neuchâtel, juste à côté de l’actuel bâtiment de la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH). »
Mettre un prix à l’enseignement supérieur
Dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), Andrea Franc avait lancé un débat sur les diplômé-es en sciences humaines, qui, selon elle, travaillent trop souvent en temps partiel et ne rendent donc pas assez à la société qui a investi dans leur formation.
C’est dans le même journal que le journaliste Alain Zucker plaide pour des taxes d’études à «juste prix». Le dernier regrette que les universitaires paient que peu de frais d’études, tandis que les apprenti·es financent leur formation eux-mêmes en travaillant à bas salaire, cotisant très tôt aux assurances sociales et ne recevant que peu de soutien pour la formation continue qui s’ensuit.
Pour Alain Zucker, la solution consiste à considérer les études non pas comme un bien de consommation à «prix discount», mais comme un investissement dans la vie. Il estime que si les taxes d’études seraient plus élevés, le corps étudiant serait plus attentif au choix d’études, à leur durée, «et en même temps, les désavantages dont souffrent les personnes ayant terminé leur apprentissage ou les personnes non qualifiées disparaîtront. […] Il y a de nombreux arguments en faveur d’une augmentation des frais d’inscription, non pas pour atteindre le niveau faramineux de couverture des coûts comme dans les universités privées américaines, mais comme moyens supplémentaires pour les hautes écoles, qui pourraient ainsi améliorer la qualité de l’enseignement et financer des bourses pour les étudiants à très faibles revenus. Le tout est amorti socialement par des prêts sans intérêts ou, mieux encore, par un remboursement a posteriori qui dépend du revenu futur.»
Les scientifiques britanniques également en quête d’un plan B pour Horizon Europe
Les négociations entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni concernant l’adhésion au programme de recherche Horizon Europe n’avancent guerre. Comme la Suisse, le gouvernement britannique a assuré les chercheur·euses qu’il allait financer celles et ceux qui reçoivent une bourse de l’ERC ou une bourse Marie Curie si aucun accord n’est trouvé.
Cependant, les scientifiques britanniques hésitent à développer des propositions de recherches pour lesquelles ils et elles n’auront une réponse que dans dix-huit mois, car il n’est pas clair s’ils et elles seront encore autorisé-es à postuler à ces bourses. Pour Vivienne Stern, présidente de Universities UK International, cette situation représente un réel risque de fuite de cerveaux pour le Royaume-Uni.
Au nom de la campagne Stick to Science, plusieurs resonsables d’organisations britanniques et suisses (dont l’EPFZ et l’EPFL) ont alors adressé un courrier à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui demandant de «débloquer la situation».
Directeur général de la HES-SO Genève prend sa retraite
Après plus de quinze ans à la tête de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale – Genève (HES–SO Genève), François Abbé-Decarroux prend sa retraite en novembre 2023. La haute école est alors à la recherche d’une directrice générale ou d’un directeur général.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 juin 2022
24Juin2022
Politique des hautes écoles
Le Grand Conseil fribourgeois veut une analyse du test d’admission en médecine
«Les députés fribourgeois ont voté un postulat demandant au Conseil d’Etat d’analyser un éventuel biais du test d’admission pour les études de médecine à l’Université de Fribourg. Celui-ci pourrait pénaliser les candidats francophones par rapport aux germanophones.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 juin 2022
«L’UNIL reconnaît une faute grave mais ne retire pas le doctorat honorifique à Mussolini»
«Le doctorat honoris causa octroyé en 1937 par l’Université de Lausanne (UNIL) au dirigeant fasciste italien Benito Mussolini a constitué une « faute grave », selon un groupe de travail. Ses experts ne recommandent toutefois pas un retrait posthume du titre honorifique au Duce, mais proposent quatre mesures.»