- 17.05.2019 Revue de presse UNIL
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17Mai2019
16Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Berne : Interdiction d’utiliser des ordinateurs portables
À l’Université de Berne (UNIBE), les étudiant·e·s de la Faculté de Droit n’ont plus la permission d’utiliser leurs ordinateurs portables pour prendre des notes lors des cours de Droit pénal, ni pour résoudre des exercices lors des examens.
Selon certain·e·s, il s’agit d’une restriction de la liberté d’étude qui s’inscrit aux côtés d’autres mesures, comme le faite que les podcasts et les diapositives des conférences ne soient plus mis en ligne.
Selon Martino Mona, Professeur à l’UNIBE et initiatrice de cette interdiction, «Notre principale préoccupation est d’éloigner les étudiants du consumérisme léthargique.»
Suisse : Un nouveau brevet fédéral en cybersécurité
Un nouveau brevet fédéral de spécialiste en cybercriminalité voit le jour. Il s’agit d’une formation donnée en cours d’emploi, composée de quatre modules différents et répartis sur deux ou trois semestres. Celle-ci est accessible aux professionnel·le·s actif·ve·s dans la cybersécurité depuis au moins deux ans, ainsi que pour les personnes qui ont suivi avec succès la cyberformation au sein de l’armée et disposant d’une année d’expérience au minimum.
Selon Serge Frech, Directeur d’ICT Formation professionnelle,«Nous comptons beaucoup d’informaticiens expérimentés dans le domaine de la cybersécurité. Un certain nombre d’entre eux n’ont pas de formation de niveau professionnel fédéral mais un titre de l’industrie. Le nouveau brevet fédéral que nous lançons veut combler cette lacune.»
EPFL : Le projet «Time Machine» perd un plan de financement
L’Union européenne (UE) a décidé de mettre un terme au processus de sélection de six programmes, qui avaient pour objectif d’obtenir le statut de «FET Flagship» ainsi qu’un financement de 1 milliard d’euro sur une décennie.
Cependant, parmi ces programmes figure «Time Machine» – projet de reconstruction numérique du passé urbain – piloté par Frédéric Kaplan, Professeur et Responsable du Laboratoire d’humanités digitales de l’EPFL. D’après lui, «Le fait que le programme FET Flagships ne soit pas reconduit, c’est triste pour les projets des chercheurs. Mais cela ne veut pas dire que «Time Machine» va disparaitre. Je reste confiant. […] Les instruments financiers sont en train de changer. Nous travaillons avec l’Union européenne afin d’implémenter «Time Machine». Pour nous, la question est maintenant de savoir où le projet va atterrir du point de vue de son financement. Il doit trouver sa place dans le nouvel Horizon Europe.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 mai 2019
15Mai2019
Politique des hautes écoles
Recherche : «Les sociétés ont moins investi»
D’après une enquête de l’Office fédérale de la statistique (OFS), par rapport au dernier relevé en 2015, les dépenses de la recherche des firmes ont atteint 15.6 milliards de francs suisses en 2017. Il s’agit d’une baisse de onze millions de francs suisses, soit un repli inférieur à 0.1%.
Afin d’avoir une vue d’ensemble, l’économie privée a pris en charge plus de deux tiers (69%) des frais liés à la recherche, les hautes écoles 28% et la Confédération environs 1%.
Pour Claudia Appenzeller, Secrétaire générale des Académies suisses des sciences,«Les institutions publiques s’engagent, en particulier, dans le domaine de la recherche fondamentale et dans la formation de la relève. Le taux d’investissement élevé de la part du secteur privé est favorable à l’innovation et c’est ce qui distingue la Suisse.»
Suisse : Nouvelle formation en fusions, acquisitions et transmissions d’entreprises
En Suisse, le marché de la transmission d’entreprise est peu structuré et très opaque. Par conséquent, environs «30% des entreprises de tous types confondus sont dissoutes ou liquidées.»
Pour résoudre ce problème, Romandie Formation en collaboration avec la Haute école d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) propose un Certificate of Advanced Studies (CAS) en fusions, acquisitions et transmissions d’entreprises.
Selon Vincent Dousse, Directeur de la formation,«Les opérations de fusion et d’acquisitions touchent la plupart des entreprises suisses et toutes les parties prenantes de l’entreprise, en particulier les collaborateurs, les clients, les fournisseurs, et les créanciers bancaires. Elles impliquent de profonds changements internes et constituent un enjeu stratégique majeure aussi bien pour les propriétaires que pour les acquéreurs.»
Égalité : «L’université doit changer de culture»
Au sein des universités et hautes écoles suisses, les chercheuses ou, de manière plus générale, les femmes, sont systématiquement et massivement sous-représentées. Face à ce constat, celles-ci vont mettre au point un «Manifeste académique pour la grève féministe» et y intégrer 20 revendications pour éradiquer les discriminations subies.
Ce texte a été signé par 950 scientifiques, et sera dès le 6 juin 2019, remis au Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation.
D’après Pauline Milani, Docteure en histoire,«Il faut agir plus globalement et avec volontarisme. Les congés-maternité par exemple ne sont pas systématiquement remplacés, mesure discutée au cas par cas. […] C’est révélateur du fait que ces situations sont encore traitées comme des externalités négatives de la présence de femmes dans les équipes.»
Genève : Le financement fédéral d’une fondation divise
À Genève, le soutien fédéral de 3 millions de francs suisses envers la fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» a créé des divisions au sein de la commission de politique extérieure du National. La présidence de cette fondation est assurée par Peter Brabeck, ancien Patron de Nestlé.
Par ailleurs, il est possible que le canton ainsi que la Ville de Genève soient également amenés à participer au financement de cette fondation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mai 2019
14Mai2019
Politique des hautes écoles
Recherche : «L’influence scientifique d’une Suisse ouverte»
Lors de l’évaluation des activités de recherche, une attention particulière est portée au choix des revues scientifiques. Ceci, car les mesures dans lesquelles les articles scientifiques mènent à de nouvelles connaissances et recherches futures sont «un point décisif». En effet, plus un article perçoit de l’attention, plus sa valeur croît ou plus ses conclusions ont de l’influence.
En Suisse, 42% des contributions locales proviennent de co-auteur·trice·s internationaux, signifiant ainsi que les chercheur·euse·s partagent leurs idées avec leurs collègues à l’étranger.
D’après l’étude de Wagner et Jonkers, la possibilité d’échange des savoirs est importante pour la qualité et la réputation de la Suisse en tant que centre de recherche. Pour cela, les hautes écoles suisses devraient par conséquent rester ouvertes à la coopération internationale, ainsi qu’aux programmes de recherche transfrontaliers tels que ceux prévus dans Horizon Europe.
Université de Berne : La Fondation Maurice E.Müller porte plainte contre l’université
La Fondation Maurice E.Müller a porté plainte contre l’Université de Berne auprès du Tribunal du commerce, pour violation de propriété intellectuelle d’une plateforme de documentation.
Entre 2002 et 2007, les deux acteur·trice·s concerné·e·s ont signé un contrat au sujet de la mise en place de la plate-forme de recherche «MEMdoc» qui est au cœur du litige.
Quant à la procédure, celle-ci devait permettre de définir qui détenait les droits sur cette plate-forme, et si la Fondation Maurice E.Müller avait le droit de toucher une partie des recettes.
Pour finir, les deux partis ont trouvé un accord et se sont engagés à ne pas en divulguer le contenu.
Université de Zurich : Travaux d’extension pour 18 millions de francs
Après deux années d’attente, l’Université de Zurich (UZH) a enfin pu inaugurer l’extension – d’une valeur de 18 millions de francs suisses – à destination de l’Institut d’économie d’entreprise et l’Institut de Banque et Finance.
Avant cette extension, les membres des deux instituts étaient réparti·e·s dans plusieurs bâtiments. À présent, les bureaux ont été centralisé sous un même toit, ce qui permet de raccourcir les distances à effectuer et d’améliorer la coopération entre les deux disciplines.
Par ailleurs, cela a également permis de créer 150 places de travail pour le personnel académique ainsi que 120 places d’apprentissage pour les étudiant·e·s.
Horizon Europe : La Commission européenne ouvre une procédure de recrutement
Le 13 mai 2019, la Commission européenne (CE) a ouvert une procédure de recrutement pour les conseils consultatifs des nouvelles missions de recherche qui seront mis en place pour Horizon Europe. L’appel de candidature concerne cinq conseils d’administration composés de 15 membres chacun. Ceux-ci seront chargés de conseiller la CE sur la conception et la gestion de chacune des missions du programme européen.
D’après la législation d’Horizon Europe, les membres du conseil d’administration doivent être des personnes hautement qualifiées, ainsi que comprendre des représentant·e·s des institutions et des entreprises qui effectueront la recherche.
Par ailleurs, la CE a déclaré que les missions devraient recevoir entre 5 et 10 milliards d’euros, mais le montant final ne sera pas réglé tant que les États membres ne seront pas parvenus à un accord sur le prochain plan financier de l’Union européenne (UE).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 mai 2019
13Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Genève : Réponse à la «fronde pour une université plus démocratique»
Suite à la demande «pour une université plus démocratique» à Genève, l’assemblée de l’Université de Genève (UNIGE) confirme l’adoption du rapport «Vers une excellence démocratique» laquelle a été élaboré par une commission de représentant·e·s de tous les corps de l’UNIGE. L’objectif de ce rapport est d’ouvrir la réflexion sur les modalités d’une nouvelle gouvernance.
Pour son prochain mandat, le rectorat est invité à prendre en compte ce rapport dans le cadre de l’élaboration des propositions pour une gouvernance améliorée.
Canton de Vaud : Le programme «PLUS» destiné aux élèves
Prévus pour la rentrée scolaire en août 2019, plus de vingt ateliers culturels et scientifiques gratuits et optionnels seront consacrés aux enfants entre 8 et 15 ans dans le canton de Vaud.
Il s’agit du programme «PLUS», fruit de la collaboration entre l’Université de Lausanne (UNIL), l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD). Sans oublier, le Centre professionnel du nord vaudois (CPNV) qui prévoit également certaines activités.
Au sujet des activités, celles-ci sont variées, proposant de prendre part à des domaines tels que ; la robotique, la programmation, la mécanique, les mathématiques, les sciences naturelles, humaines et sociales, la calligraphie et la langue chinoises, le théâtre ou encore la comédie musicale en anglais.
Cette offre est également conçue dans le but de proposer aux élèves particulièrement doués, voire à haut potentiel intellectuel (HPI), des stimulations supplémentaires hors cadre scolaire.
Open-access : Springer Nature en transition vers le libre-accès
Avant la publication des lignes directrices du Plan S, Springer Nature, une grande maison d’édition, vient de proposer un nouveau modèle afin d’accélérer et de favoriser le passage à la publication en libre accès.
Ainsi, au terme d’une période de transition, tous les documents des éditeur·trice·s qui étaient auparavant au format hybride ou accessible via des abonnements, seraient disponibles en libre accès.
D’après Steven Inchcoombe, Chef de publication chez Springer Nature, «Cela signifierait probablement que les chercheurs seraient autorisés à placer leurs articles dans des dépôts en libre accès, le contenu éditorial de la revue continuant à être vendu par abonnement. La transition serait gérée par le biais d’accords de «lecture et de publication» avec des consortiums universitaires, similaires à l’accord de Springer Nature avec le Royaume-Uni qui a été prolongé le mois dernier. […] Nous ne prétendons pas qu’il s’agit d’une sorte de solution miracle, mais nous croyons que les accords transformateurs sont beaucoup plus efficaces pour l’avenir.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mai 2019
10Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mai 2019
9Mai2019
Politique des hautes écoles
Genève : Nouvelle formation pour les formateur·trice·s en entreprise
À Genève, le centre de formation eduPros (certifié eduQua) délivre un cursus gratuit afin de former les formateur·trice·s en entreprise. Celui-ci est destiné aux professionnel·les qualifié·e·s et au bénéfice d’une expérience professionnelle dont la durée minimale varie selon l’ordonnance fédérale de la profession. Grâce à une certaine souplesse de l’organisation, les intéressé·e·s pourront choisir de suivre ce cursus de quarante heures, «sur une semaine à plein temps […] sur deux semaines à mi-temps ou encore sur cinq semaines à raison d’un jour fixe par semaine.»
Selon Sophie Egger Genoud, Responsable Entreprise eduPros à l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC), «Être un professionnel reconnu dans son métier ne suffit pas pour être un bon formateur d’apprenti. Transmettre son savoir, ça s’apprend! C’est pourquoi l’ordre de formation vient d’être complètement réactualisée. Nous mettons tout en oeuvre pour qu’elle réponde au mieux aux besoins des entreprises. Nous privilégions aussi une alternance entre la théorie et la pratique pour permettre à chaque participant de construire sa propre «boite à outils» tout au long de la formation.»
Suisse : La recherche helvétique est-elle verte?
L’EPFL assure que pour elle, la recherche est orientée vers les thématiques du changement climatique et de la durabilité. Comme l’affirme Julia Binder, Responsable de projets liés à l’innovation à l’EPFL, «191 de nos 350 laboratoires se concentrent sur le développement durable tel qu’il est défini par l’ONU […] Même si bien évidemment, chacun le fait à des degrés divers».
Par ailleurs, l’EPFL a publié au mois d’avril, un long rapport démontrant comment l’institution compte atteindre les objectifs fixés par l’ONU d’ici à 2030. De cette manière, l’EPFL affiche en grand sa volonté de promouvoir les recherches écologiques.
Quant au Fonds national suisse (FNS), celui-ci revendique une position neutre concernant la prise en compte des problématiques climatiques. D’après Daniel Saraga, Porte-parole du FNS, «Nous nous engageons avant tout pour la recherche libre et compétitive, dans laquelle les sujets d’étude sont choisis entièrement librement par les chercheuses et les chercheurs; ils sont ensuite mis en compétition entre eux sur des critères d’excellence scientifique et non pas de politique. Cette liberté de la recherche constitue selon nous un élément crucial et essentiel pour stimuler les meilleures découvertes.»
Éducation : «Les enseignant·e·s suisses comptent leurs heures supplémentaires»
Selon deux enquêtes menées en Suisse romande et alémanique, les enseignant·e·s effectuent de nombreuses heures supplémentaires sans compensation.
De plus, les Alémaniques posséderaient un nombre plus grand d’heures supplémentaires non rémunérées que leurs homologues romand·e·s.
D’après l’organisation faîtières des enseignant·e·s, «Selon leur niveau, les enseignants fournissent régulièrement entre 8.6% et 16% d’heures de travail sans compensation […] Chez les Romands, ce taux est moins important et n’atteint que 2%.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mai 2019
8Mai2019
Politique des hautes écoles
FNS : Financement de 2000 projets internationaux et bourses à l’étranger
Le Fonds national suisse (FNS) finance 2000 projets internationaux et bourses à l’étranger. D’après Jean-Luc Barras, Chef de la division Coopération internationale du FNS, « Pour la recherche suisse, collaborer à l’international est essentiel […] Ces échanges permanents avec nos partenaires dans d’autres pays sont aujourd’hui indispensables pour faire de la recherche de pointe. »
Par conséquent, le FNS encourage donc depuis longtemps la collaboration au-delà des frontières. En effet, il soutient les projets communs de chercheur·euse·s en Suisse ainsi qu’à l’étranger. De plus, il participe à des programmes de plusieurs pays, et à des programmes conjoints européens. Ainsi, les doctorant·e·s et postdoctorant·e·s bénéficiaires de bourses ont la possibilité d’effectuer des séjours à l’étranger.
Royaume-Uni : Projet de surveillance des médias sociaux pour les universités
Au Royaume-Uni, des universités testent un outil de surveillance des médias sociaux. L’idée est de créer un système d’alerte rapide des problèmes liés aux normes, qui grâce à un algorithme permet d’évaluer les sentiments exprimés dans les commentaires.
Dix établissements ont participé à ce projet, en fournissant un tableau de bord qui affiche en temps quasi-réel les commentaires issus des médias sociaux et des sites d’évaluation des étudiant·e·s. De cette manière, le tableau de bord a permis d’indiquer le nombre de commentaires positifs, neutres ou négatifs qu’une institution a reçu.
Université de Genève : Un commission «fronde pour une université plus démocratique»
À Genève, une commission de l’université dénonce la «hiérarchie omnipotente», les «dépendances interpersonnelles quasi féodales» et la «concurrence généralisée« dans l’alma mater. Ces critiques visent spécialement le manque d’équité dans la gestion des carrières où les procédures de recrutement et de promotion sont jugées peu transparentes et cohérentes. Par conséquent, cette commission – composée de professeur·e·s, étudiant·e·s, membres du personnel administratif et technique ainsi que du corps intermédiaire – a élaboré un rapport dans le but d’ouvrir une large discussion afin de réorienter l’institution «vers une excellence démocratique».
L’an passé déjà, la commission avait publié le rapport Weid-Recordon sur le sexisme et le harcèlement, qui soulignait le lien structurel de cause à effet entre le harcèlement et un monde universitaire profondément fondé sur la hiérarchie, l’ultra-compétitivité et la recherche de la performance.
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
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Revue de presse UNIL 8 mai 2019
7Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Lausanne : Interruption du cours destiné aux haut·e·s fonctionnaires chinois·es
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a décidé unilatéralement d’interrompre un cours de formation continue de l’Université de Lausanne (UNIL) – au sujet des droits de l’Homme – pour les haut·e·s fonctionnaires de l’administration chinoise.
Guido Palazzo, Professeur d’économie à l’UNIL et Directeur de la formation continue, ne cache pas sa déception face à la décision du DFAE,«Le cours a été une occasion unique de s’entretenir avec de hauts représentants de l’administration chinoise et des membres du Parti communiste sur des questions telles que les droits de l’homme, la pollution et la protection de l’environnement, les droits des travailleurs, l’économie durable, mais aussi la corruption.»
La porte-parole du DFAE, Noëmi Charton, a justifié l’abandon de la formation continue par une «réorientation en coopération avec la Chine.»
Éducation : «Des chercheurs américains fuient Trump pour la Suisse»
En raison des coupes budgétaires dans la recherche liée au climat, des chercheur·euse·s américain·e·s ont quitté les États-Unis pour venir en Suisse. En effet, la recherche dans l’environnement fait partie des principales victimes de l’administration du président Donald Trump.
Ainsi, la chercheuse Wendy Quenn d’origine californienne qui vient de s’installer à Sion, souligne que «Travailler pour l’EPFL est magnifique. Ici, on vous donne accès à tout. Une chose est sûre, ce que je fais ici, je ne pourrais plus le faire aux États-Unis.»
Pour Martin Vetterli, Président de l’EPFL, sensible au désarroi de ces chercheur·euse·s, «Nous n’acceptons pas les chercheurs sur la base de leur nationalité, mais de leur compétence et de leur domaine de recherche. S’il devait y avoir une augmentation du nombre de chercheurs américains
qui rejoignent nos rangs, elle ne serait donc que marginale. On ne peut toutefois que comprendre qu’ils soient devenus plus nombreux que par le passé à vouloir poursuivre leur recherche ailleurs. C’est une sorte de «brain drain» à l’envers, en direction non seulement de la Suisse, mais de toute l’Europe et de l’Asie.»
Fribourg : Construction de bancs à partir de déchets
À l’aide de matériaux récupérés à la déchetterie ou sur des chantiers, vingt-cinq étudiant·e·s de diverses sections de l’EPFL – architecture, génie civile, sciences, ingénierie de l’environnement – ont eu pour mission de construire des bancs en vingt-cinq jours.
D’après Corentin Fivet, Professeur assistant du laboratoire d’exploration structurale de l’EPFL, «L’idée est d’étendre la durée de vie des objets pour éviter d’en produire de nouveaux […] Ce projet de réutilisation est en opposition avec le recyclage, processus durant lequel on perd les propriétés intrinsèques du matériau en le refondant. Le but pédagogique est que les élèves se rendent compte par la pratique que fabriquer et étendre la durée de vie n’est pas compliqué.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 mai 2019
6Mai2019
Politique des hautes écoles
Brexit : Mise en danger de la recherche britannique par une sortie sans accord
En cas de sortie sans accord de l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni risque beaucoup pour l’avenir de multiples programmes de recherches financés par la Commission européenne.
En effet, le pays se verra privé de nombreux fonds européens, tel que l’European Research Council ou Horizon Europe, et les universitaires britanniques se retrouvons partiellement coupés des savoirs de leurs collègues allemands, français ou encore espagnols.
Cela aura pour conséquence d’obliger la Grande-Bretagne, devenue un pays tiers après le Brexit, d’investir de l’argent afin de pouvoir participer à certains projets.
La Suisse, elle, est souvent montrée comme exemple de réussite hors-UE par les rares scientifiques britanniques en faveur du Brexit. D’après Angus Dalgleish, Professeur d’oncologie à l’Université de St.George de Londres et Membre du groupe Scientists for Britain, «Si vous prenez la Suisse ou Israël, ils s’en sortent très bien, il n’y a aucune raison qu’on fasse moins bien qu’eux. De toute façon, la culture, c’est de collaborer à l’international pour avancer.»
Université de Saint-Gall : Démission du professeur inculpé de détournement de fonds
Suite au scandale des dépenses de l’Université de Saint-Gall, la direction de l’université a annoncé de nouvelles mesures. Il s’agit essentiellement d’une réprimande écrite du professeur de droit Peter Sester, contre lequel les autorités pénales enquêtent actuellement. Sur une période de quatre ans, ce dernier s’est fait rembourser entre 100’000 et 1’200’000 francs suisses, incluant des nuitées dans des hôtels de luxe, des voyages aériens en première classe ainsi que des dîners dans de prestigieux restaurants.
Pour cela, le président du Conseil de l’Université de Saint-Gall Stefan Kölliker a déclaré, «Le Conseil de l’Université a porté plainte contre le professeur Peter Sester, lequel sera relevé de toutes ses fonctions avec effet immédiat.»
Cependant, le professeur Sester a décidé de son propre chef de démissionner à l’aube de janvier 2020, malgré le terme de son mandat prévu en 2022. Une décision estimée «plus pratique» pour les responsables de l’université.
Genève : Reconnaissance de la maturité pour l’École privée Moser
À Genève, le Département de l’instruction publique (DIP) a confirmé que l’école privée Moser vient d’obtenir la reconnaissance définitive de la maturité cantonale.
Cette décision prend place suite à une période d’observation de trois ans où les examens de l’institution ont été passés à la loupe par des experts cantonaux, et que le plan d’étude, les grilles horaires et certains contenus de cours ont été adapté.
Pour le directeur Alain Moser, il s’agit d’une grande victoire, «C’est historique en Suisse romande, après des années de travail et d’engagement.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2019
3Mai2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mai 2019
2Mai2019
Politique des hautes écoles
Université de Zurich : Le don d’une fondation controversé
La Fondation Larsson-Rosenquist a fait un don de 30 millions de francs suisses à la chaire de médecine ainsi qu’à un·e professeur·e en économie de l’Université de Zurich (UZH), afin de financer une recherche sur l’allaitement maternel. Mais cette fondation est soutenue par l’entreprise Medela, laquelle produit des accessoires destinés à l’allaitement.
Cette interdépendance entre la famille donatrice et l’entreprise Medela, ainsi que la légitimité à payer un·e professeur·e d’économie pour s’occuper de la question de l’allaitement maternel, suscitent beaucoup de critiques et de craintes quant à l’indépendance de la recherche menée.
Cependant, d’après Anne Brenøe, Économiste et Professeure adjointe en développement de l’enfant et de l’adolescent à l’UZH, «L’allaitement maternel est un investissement important dans les personnes en tant que capital humain. Elle influence le développement de l’enfant et la vie familiale.»
Les financements des universités par des tiers sont de plus en plus fréquents. En effet, en 2018, l’UZH a reçu 122 millions de francs suisse de la part de particuliers et d’entreprises. Pour Markus Müller, Professeur de droit constitutionnel à l’Université de Berne (UNIBE), «Les universités risquent de devenir de plus en plus dépendantes des forces vives de la société et de perdre ainsi leur crédibilité.»
Canton de Vaud : Besoin de construire plus de gymnases
Selon le rapport de la commission de gestion du Grand Conseil, il faudrait construire deux à trois fois plus de gymnases que les douze actuellement existant. D’une part, ce besoin s’explique en raison de la croissance démographique, et d’autre part, car parmi les jeunes vaudois·e·s, 4 sur 10 poursuivent leur scolarité dans un gymnase.
Cependant, plusieurs projets de construction se heurtent à différents écueils. À l’interne par exemple, la Direction général de l’enseignement post-obligatoire (DGEP) dit ne pas avoir les outils informatiques nécessaires pour la planification des bâtiments et la fixation des délais. Pourtant, celle-ci représente l’un des plus grand service du canton, avec plus de 3000 collaborateur·trice·s. À l’externe, des problèmes de ralentissement lié à l’aménagement de certains projets empêchent de mener à bien les constructions nécessaires.
L’Unil dans les médias
Protection du climat : Quel est le rôle des universités ?
Face à l’urgence climatique, le vice-recteur Benoît Frund explique qu’il est indispensable de «construire un savoir qui permette de prendre un peu de recul en vue d’agir politiquement pour bâtir une «modernité durable».»
Pour cela, une multitude d’approche est nécessaire et le rôle des universités est très important. Ceci, car ces dernières «cherchent à comprendre les causes profondes des problèmes actuels, […] Elles peuvent être forces de proposition, alimenter le débat, mais elles n’ont pas vocation à dicter les choix politiques. […] Elles ont cette particularité d’avoir pour mission de faire avancer le savoir et de former des adultes qui assumeront des responsabilités dans la société, mais aussi de réunir une vaste communauté sur leur campus. Au sortir des études, les diplômées et diplômés sauront appréhender des phénomènes complexes et agir dans un monde incertain. Ils auront été confrontés aux limites du savoir et à la science en train de se faire. Et ils auront vécu sur un campus, micro-société au sein de laquelle des pratiques nouvelles auront été testées et des expériences tentées avec ou sans succès.»
Revue de presse UNIL 2 mai 2019
1Mai2019
Politique des hautes écoles
Suisse : Comment financer les grandes infrastructures de recherche?
En Suisse, les grandes infrastructures nécessaires pour mener de nombreuses recherches de pointe sont très complexes et coûteuses. Pour cela, la question de leur financement et de leur coordination reste compliquée à résoudre.
En Europe, ces infrastructures sont considérées comme un «moteur» économiquement et suscitent la collaboration de plusieurs parties qui élaborent des «feuilles de routes» afin d’établir un état des lieux des infrastructures existantes, identifier les besoins et définir les priorités pour l’avenir.
Comme le souligne, Nicolas Rüffin, Spécialiste de la diplomatie scientifique au Centre de recherche en sciences sociales de Berlin (WZB), «Cette volonté européenne d’une plus grande coordination a émergé dans un contexte de croissance des coûts et du nombre de projets, accompagnée par une baisse générale des budgets étatiques. […] Mais elle peut résulter aussi d’une compétition accrue perçue au niveau global: si les pays européens ne mettent pas leurs ressources en commun, ils ne pourront pas faire le poids avec les États-Unis ou l’Asie.»
HEP-Vaud : Quatre nouveaux intervenant·e·s pour le colloque sur la «Nakba»
La Haute École pédagogique (HEP) Vaud a apporté des modifications au sujet du contenu de son colloque consacré au conflit israélo-palestinien en 1948. Supprimé par Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, celui-ci avait fait polémique pour sa vision trop «partiale» des événements.
À cet effet, aux côtés des deux historiens israéliens Shlomo Sand et Ilan Pappé, et de l’Ambassadeur de Palestine auprès de l’Unesco Elias Sanbar, initialement prévus, se tiendront quatre nouveaux intervenant·e·s.
Il s’agit d’Ilan Greilsammer, Professeur de sciences politiques à Tel-Aviv, de Benny Moris, Historien israélien, d’Emmanuel Navon, Expert en politique internationale à l’Université de Tel-Aviv et Rosie Pinhas-Delpuech, Directrice de la collection Lettre hébraïques chez Actes Sud.
France : De plus en plus de bachelier·ère·s partent étudier à l’étranger
En France, l’idée d’étudier à l’étranger après le baccalauréat (équivalent en Suisse au diplôme à la sortie du gymnase) attire de plus en plus les étudiant·e·s, en raison de la baisse d’intérêt général pour les écoles préparatoires.
D’après Campus France, le nombre de bachelier·ère·s qui sont parti·e·s directement à l’étranger après le baccalauréat est estimé à 18’000. C’est le cas de Alicia Kreziak, Lycéenne à Nivolas-Vermelle, qui explique au sujet de ses postulations, «Je pouvais entrer directement dans une université aussi prestigieuse, voire plus, que HEC, alors que je ne pouvais peut-être pas prétendre à cette école après deux ans de prépa. C’était maintenant ou jamais ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er mai 2019
30Avr2019
Politique des hautes écoles
Horizon Europe : Le Parlement accepte le projet de financement
Le Parlement européen a donné son accord sur le projet de financement du prochain programme de recherche Horizon Europe, pour la période allant de 2021-2027.
Pour cette initiative, le budget recommandé pourra atteindre 120 milliards d’euros, ce qui est beaucoup plus ambitieux que les 80 milliards d’euros pour le programme précédent Horizon 2020. Néanmoins, le budget définitif ne sera fixé que d’ici l’automne 2019.
En plus de financer la recherche universitaire dans toute l’Europe, le programme vise à s’attaquer aux principaux défis de l’industrie biotechnologique, comme l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens et la pollution environnementale. Par ailleurs, Horizon Europe comprendra un nouveau Conseil européen de l’innovation, destiné à financer le démarrage de petites entreprises, et à commercialiser les découvertes scientifiques plus rapidement qu’auparavant.
EPFZ : Proportion du nombre de femmes insuffisante
Suite aux divers programmes de soutien, la proportion des femmes dans le domaine des EPF, et plus spécifiquement au sein des postes de la direction, reste insatisfaisante.
Renate Schubert, Déléguée du président de l’EPFZ du bureau de l’égalité des chances, reste critique quant aux efforts que l’EPFZ a fourni ces dernières années en matière d’égalité. Elle déclare dans un rapport, «La visibilité des modèles féminins est plutôt faible. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour cultiver une culture non discriminatoire et respectueuse.»
D’après les chiffres, la proportion de femmes chez les étudiant·e·s stagne aux alentours des 30% depuis des années, et n’aurait gagné que 2% dernièrement. Du côté des professeur·e·s, seul 13.4% des posts sont occupés par des femmes. Par ailleurs, plus l’on monte dans la hiérarchie, plus le pourcentage s’affaiblit.
Face à ce constat, Joël Mesot, Président de l’EPFZ, aurait réservé un financement pour dix chaires supplémentaires d’ici 2024, afin d’augmenter la proportion des femmes parmi les professeur·e·s de l’EPFZ.
Royaume-Uni : Augmentation des frais de scolarité pour les étudiant·e·s européen·ne·s
Dès 2021, plusieurs changements concernant les étudiant·e·s provenant de l’Union européenne (UE) en échange au Royaume-Uni sont prévus, et ce, indépendamment d’un accord trouvé pour la sortie du Brexit.
Il s’agit par exemple pour ces étudiant·e·s européen·ne·s ; de payer les mêmes frais de scolarités que celles et ceux hors-UE et de retirer le soutien financier qui leur était jusqu’ici accordé. Ces changements pourraient entraîner une baisse du nombre d’étudiant·e·s de l’UE dans les universités anglaises, ainsi qu’une augmentation des frais de scolarité pour les étudiant·e·s britanniques.
Pour cela, le gouvernement tient à faire en sorte que les étudiant·e·s européen·ne·s puissent continuer à venir un échange dans le pays, en devant faire face au moins d’obstacle possible. D’après Chris Skidmore, Ministre des universités, «Les discussions sont en cours au niveau du Cabinet, et devraient rester confidentielles. […| Le gouvernement fera prochainement une annonce au sujet des frais de scolarités des étudiants de l’UE pour l’année académique 2020-21.»
EPFL : Test sur la production d’hydrogène propre
À l’EPFL, des chercheur·euse·s ont mis au point un dispositif expérimenté qui produit une quantité d’hydrogène propre dépassant tous les records. Celui-ci prévoit de concentrer la lumière du soleil et de réduire la quantité de matériaux nécessaires, afin d’obtenir une énergie éthique.
D’après un communiqué, «L’hydrogène représente l’une des clés de sortie de notre dépendance aux énergies fossiles». De plus, elle permettrait de faire fonctionner des véhicules et peut également être convertie en électricité. Le laboratoire en charge du projet estime qu’avec la production journalière de 1kg d’hydrogène, «Cela permettrait à une voiture à hydrogène de parcourir entre 100 et 150 kilomètres».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 avril 2019
29Avr2019
Politique des hautes écoles
Université de Fribourg : Marche contre les expérimentations sur les singes
Le 27 avril 2019, les opposant·e·s aux expérimentations animales se sont retrouvé·e·s à l’Université de Fribourg (UNIFR) pour une marche organisée par la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV), dernière université avec Zurich à avoir encore recours aux singes pour des expériences scientifiques.
Selon Eric Rouiller, Professeur de médecine à l’UNIFR, «Je ne partage pas du tout les positions des organisateurs de cette journée d’action […] Toutes sortes d’expériences cruelles sur les animaux sont interdites en Suisse, comme les vivisections – interventions chirurgicales sur des animaux vivants qui n’ont pas été anesthésiés. En ce qui concerne les droits fondamentaux des animaux également, il existe des protections légales très claires en Suisse, les plus strictes au monde. Mais, l’expérimentation animale est indispensable à la santé de l’homme et de l’animal. L’objectif est d’acquérir de nouvelles connaissances scientifiques qui pourraient constituer la base d’importantes applications médicales. Ce n’est que récemment que des expériences avec des singes ont permis de développer des vaccins contre Ebola et le virus Zika.»
Brexit : Perturbation pour le financement de la recherche au Royaume-Uni
Face au potentiel no-deal Brexit lors du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), la question des effets sur le financement plane chez les chercheur·euse·s. Pour cela, une agence de financement européenne a fait une grève préventive, un choix impactant directement les subventions au Royaume-Uni.
À Bruxelles, l’Association européenne de coopération scientifique et technologique (COST) exige que les boursier·ère·s britanniques transfèrent toute gestion financière à un partenaire en Europe avant le 1er mai.
Selon la COST, ce changement permettra d’empêcher les perturbations liées à la mise en place du Brexit, si aucun accord n’est conclu pour en faciliter la transition ou pour protéger la participation des scientifiques britanniques. Mais les titulaires de subventions britanniques affirment que le changement de politique est prématuré, qu’il perturbe la recherche et qu’il entraine le licenciement d’employé. Selon Nic Walton, Astronome à l’Université de Cambridge, «Le cauchemar bureaucratique que représente le transfert de ces subventions est assez horrible».
Formation : Les chercheur·euse·s en intelligence artificielle sont de plus en plus demandé·e·s
Dans le monde, de plus en plus d’universités et d’entreprises sont à la recherche de jeunes chercheur·euse·s en intelligence artificielle (IA), à tel point que les possibilités de transitions des études au marché du travail se multiplient.
Selon un rapport publié par Element AI, les États-Unis continuent d’être un centre important de formation et d’emploi en IA, aux côtés de la Chine, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.
À ce jour, le problème est que la demande dépasse l’offre. Selon un responsable de chez Element AI, «L’entreprise estime qu’aux États-Unis, il y a environ 144’000 emplois liés à l’IA, et seulement 26’000 développeurs et spécialistes qui cherchent du travail».
Cette frénésie d’embauche affecterait également le recrutement des professeur·e·s. En effet, d’après une enquête menée par Times Higher Education et Microsoft auprès de 111 chercheur·euse·s et administrateur·euse·s universitaires, «89% ont déclaré qu’il était «difficile» ou «très difficile» d’engager et de retenir des experts en la matière.»
Université de Genève : «Un toit contre un service : formule gagnante!»
Depuis 2016, le projet de l’Université de Genève (UNIGE) «1 h/1 m² – Un étudiant sous mon toit» ne cesse de s’agrandir. En trois ans, ce programme qui prévoit des tandems, a vu le nombre d’hôte·sse·s et d’étudiant·e·s accueilli·e·s passer de 20 à 66.
L’idée a été reprise d’un modèle allemand où «des particuliers mettent à disposition un hébergement et en contrepartie, ils reçoivent trois à six heures hebdomadaires de coups de main de la part de l’étudiant – selon la grandeur de la chambre – ainsi que 100 francs par mois pour les charges. Nourrir l’animal de compagnie, aider à faire les courses ou à maîtriser un ordinateur, tondre la pelouse, converser en italien… Mais pas de soins à la personne, l’étudiant n’est pas un garde-malade et ne doit pas être mis dans une situation de responsabilité déplacée. Ces coups de main sont précisés dans une convention spécifique à chaque duo.»
Éducation : L’utilisation du numérique à l’école remise en question
En région romande, de plus en plus d’écoles privées et publiques songent à intégrer le numérique dans leurs classes. À St-Légier, une école privée internationale fournit une tablette à chaque élève de 8 ans, afin de faire de la pédagogie différenciée. Selon Grégory Liégeois, Responsable de la technologie éducative, «On ne va pas enseigner la même chose à un élève francophone et à un autre qui est là depuis deux mois. Pour les dictées, par exemple, les élèves pourront suivre sur leur tablette cinq niveaux de dictée différents.»
Néanmoins, le numérique à l’école est aujourd’hui remis en question, en raison des ondes et de l’exposition aux écrans. À Genève et Nyon, l’École Moser a décidé de prendre une pause avec le numérique, et de lancer une étude de 18 mois sur les élèves et professeur·e·s afin de vérifier l’utilité de ces tablettes.
D’après Alain Moser, Directeur de l’École Moser, «La bonne nouvelle est que les résultats scolaires ne sont pas moins bons avec les tablettes, mais la mauvaise nouvelle est qu’ils ne sont pas meilleurs. Il faut une vraie réflexion sur la pertinence de ces outils.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 avril 2019
26Avr2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2019
25Avr2019
Politique des hautes écoles
Norvège : Accord «lecture et publication» avec Elsevier
Le géant néerlandais Elsevier vient de conclure son premier accord de «lecture et publication» avec un consortium national d’universités et d’institutions de recherche en Norvège. De cette manière, plutôt que de payer séparément pour accéder au contenu des articles bloqués par des murs de paiement, et de rendre certains d’entre eux immédiatement accessible au public, le consortium norvégien à signé un accord qui regroupe les deux coûts en un seul.
Ce nouveau type d’accord est d’une importance considérable sachant qu’un nombre croissant de bibliothécaires et de négociateur·trice·s pensent que ce modèle va réduire les coûts d’abonnement, tout en augmentant les publications accessibles. Sans oublier que pour certain·e·s, ce modèle viendrait même à éliminer complètement l’existence des murs de paiements.
À ce jour, la question moins claire reste de savoir si l’arrangement trouvé entre la Norvège et Elsevier serait, oui ou non, un bon modèle pour les autres universités.
Horizon Europe : Avis de Martina Hirayama
Martina Hirayama, Secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), partage ses opinions quant à la situation de la Suisse et de l’accord-cadre européen, et invite les universités à fixer davantage de priorités.
D’après elle, «Il est important pour l’Europe que les acteurs forts soient là ; la Suisse et la Grande-Bretagne en font partie. La Suisse est un partenaire fiable en matière de recherche et d’innovation depuis de nombreuses années et dispose d’excellentes institutions, comme le savent nos partenaires européens. Nous sommes également impliqués dans de nombreuses infrastructures internationales et pouvons également les utiliser.»
Par ailleurs, elle fait aussi part d’un éventuel plan B si aucun accord n’est trouvé, «L’objectif est clair : nous voulons bien coopérer et nous impliquer dans le prochain programme-cadre européen de recherche. Nous veillons à ce que nous puissions nous associer ou nous associer partiellement au programme de suivi. Bien que la solution suisse actuelle fonctionne en principe, elle n’est pas sans inconvénients.»
Université de Fribourg : Élection des meilleures jeunes d’entreprise
Les jeunes entrepreneur·euse·s de «Junior Entreprise Fribourg» (JEF) l’ont fait : pour la première fois depuis sa fondation en 1988, l’Association des étudiant·e·s de la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Fribourg a été élue meilleure jeune entreprise suisse.
Grâce à un changement structurel important et à l’introduction de nouveaux services, les 20 jeunes entrepreneur·euse·s du management et de l’informatique ont réussi à convaincre le jury. Ces deux piliers ont permis à JEF de réaliser une croissance exceptionnelle. Les succès obtenus en deux semestres se sont exprimés en quelques chiffres : 180 % de chiffre d’affaires et 90 % de projets en plus, 300 nouveaux consultant·e·s externes, 48 étudiant·e·s impliqué·e·s dans des projets concrets et rémunérés, 96 % de satisfaction client·e.
Pour Yann Costa, Responsable du développement commercial chez JEF, «Après une année de travail très stricte, une organisation interne bien organisée et des étudiants très engagés, nous avons finalement été choisis comme lauréat.»
Sion : «Le Campus pôle santé se dessine»
À Sion, le nouveau Campus pôle santé – un centre de formation devisé à 70 millions de francs – se prend forme. Il s’agit de la première étape concrète vers la réalisation d’un vrai pôle de formation pour les professions médicales et sociales et les concours pluridisciplinaires (architecte/ingénieur civil).
Parmi les 45 projets soumis au jury, c’est celui intitulé «Zénithale» signé par les architectes de l’Atelier Jordan et Comamala Ismail, ainsi que les ingénieurs-conseils Muttoni et Fernandez, qui a remporté le prix.
Ce bâtiment, dont la réalisation devrait être opérationnelle à l’horizon 2023, se situera dans le prolongement de l’hôpital de Sion et du futur parking couvert.
France : L’École nationale d’administration menacée de suppression
En France, le président Emmanuel Macron ambitionnerait de mettre fin à l’École nationale d’administration (ENA), créée en 1945 par Charles de Gaulle dans le but de «démocratiser» l’accès à la haute fonction publique. Mais une étiquette «élitiste» va très vite lui être attribuée. En effet, pour certain·e·s critiques, l’ENA est devenue «l’emblème d’une élite fermée sur elle-même […] Une forteresse non-représentative qui fournit à la France une grande partie de son élite politique et économique.»
Les plaintes contre l’ENA sont multiples : La majorité de ses étudiant·e·s sont issu·e·s des couches sociales les plus élevées, et moins de la moitié sont des femmes. Il en résulte une fonction publique considérée comme «déconnectée du reste de la société.»
D’après Julien Grenet, Expert en admissions universitaires à l’École d’économie de Paris, «Les examens d’entrée à l’ENA sont considérés comme «socialement biaisés», s’appuyant fortement sur les sciences humaines et impliquant un jury qui favorise les étudiants ayant acquis une large connaissance de la «culture générale» des ménages les plus favorisés. Il y a «beaucoup de similitudes» avec le processus d’entrevue aux universités d’Oxford et de Cambridge.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 avril 2019
24Avr2019
Politique des hautes écoles
Université de Genève : Lutter contre le gaspillage alimentaire grâce à «No Gaspi»
Selon l’Office fédéral de l’environnement, le gaspillage alimentaire représente 2.3 millions de tonnes par an, soit 300 kg de nourriture par habitant·e.
Afin de lutter contre ce problème, trois étudiant·e·s de l’Université de Genève (UNIGE) – Alexandra Christin, Clarice Mporamazina, Patrick Rieder – ont instauré une collaboration avec le gérant de deux cafétérias universitaires «Novae», dans l’optique de valoriser les plats invendus. Celle-ci a donné lieu au programme «No Gaspi» qui prévoit que les cuisinier·ère·s conditionnent les plats chauds et froids invendus dans des contenants réutilisables avec une étiquette décrivant le contenu ainsi que la date de péremption. Ensuite, ces plats sont disposés dans la vitrine d’une des deux cafétérias et vendus à la moitié du prix étudiant.
D’après Jérémie Wadel, Gérant adjoint chez Novae, «C’est du win-win pour la cafétéria, qui perd moins d’argent et réduit le gaspillage, comme pour l’étudiant, qui peut bien manger à moindre coût tout en œuvrant pour le développement durable.»
Numérisation : Collaboration entre universités afin de délivrer des diplômes numériques
En matière d’éducation, la technologie numérique a permis d’ouvrir de nouvelles voies d’apprentissage adaptées aux besoins de chaque individu. Cependant, la manière dont les institutions gèrent et délivrent les titres académiques n’a guère changé. Pour y remédier, neuf grandes universités ont formé une collaboration nommée Digital Credentials, afin de créer une norme d’infrastructure fiable pour l’émission, le stockage, l’affichage et la vérification de titres académiques numériques.
Ainsi, figurent dans cette collaboration les universités suivantes : l’Université de technologie de Delft (Pays-Bas), la Harvard University Division of Continuing Education (États-Unis), le Hasso Plattner Institute (Université de Potsdam, Allemagne), le Massachusetts Institute of Technology (États-Unis), Tecnologico de Monterrey (Mexique), TU Munich (Allemagne), UC Berkeley (États-Unis), UC Irvine (États-Unis) et l’Université de Toronto (Canada).
D’après Hans Pongratz, Vice-président des systèmes et services informatiques de l’Université technique de Munich, «Nous sommes bien placés dans le monde universitaire pour utiliser la technologie de pointe afin de permettre aux apprenants de faire progresser leur carrière et leur formation grâce à des diplômes numériques qu’ils peuvent avoir entre les mains.»
Fribourg : «Encourager les jeunes chercheuses»
Le 14 juin 2019, la professeure Barbara Rothen-Rutishauser dédiera la journée de grève à représenter les femmes dans la science. Elle ne défilera pas dans les rues de Fribourg, car elle préfère se concentrer sur son engagement pour l’avancement des jeunes chercheur·euse·s et des femmes au sein du programme de recherche national (PRN) dédié aux matériaux bio-inspirés.
Elle déclare, «Avec mes collègues de la Faculté des sciences et de médecine de l’Université de Fribourg, nous aimerions profiter de cette journée du 14 juin pour présenter, avant les manifestations prévues, le travail de fond que nous accomplissons ici au quotidien, plutôt que de faire la grève et de revendiquer». Cette démarche vise à encourager et soutenir les femmes souhaitant mener une carrière scientifique et accéder à des fonctions dirigeantes.
Université de Zurich : Révolution numérique en psychiatrie
Le domaine de la psychiatrie est aujourd’hui en phase avec une grande innovation : la numérisation. Un petit «spin-off» de l’Université de Zurich (UZH) a développé un logiciel dont l’objectif est de révolutionner le processus de diagnostic. Celui-ci combine de simples déclarations des patient·e·s avec les observations de psychiatres afin de former une vision d’ensemble.
Selon Damian Läge, Professeur de psychologie de l’UZH, «Notre système permet non seulement un diagnostic plus rapide et plus efficace, mais aussi beaucoup plus précis.»
Ce projet est actuellement en cours de certification pour devenir un dispositif médical avéré. Ainsi, Swissmedic, l’autorité suisse en matière de technologie médicale, pourrait lui accorder une autorisation d’emploi d’ici septembre 2019.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 avril 2019
23Avr2019
Politique des hautes écoles
Université de Genève : Pas d’examens le jour de la grève des femmes
Le 14 juin 2019, aucun examen ne sera prévu à l’Université de Genève (UNIGE). Cette mesure vise à favoriser la grève des femmes de manière à ce que les collaborateur·trice·s puissent librement participer à la journée d’action sans crainte de retenue de salaire ou de compensation de temps.
Pour Pauline Emery, Secrétaire permanente de la CUAE (syndicat des étudiant·e·s de l’UNIGE), «C’est une bonne mesure, un geste qui vient dans notre sens. Mais nous avons dû beaucoup forcer pour obtenir cette exemption […] Nous travaillons sur cette question depuis novembre. C’est une réponse que nous attendions depuis longtemps de la part du recteur. Je pense qu’il y avait des problèmes techniques à annuler tous les examens, qui ont dû être réglés avec les facultés au préalable.»
Genève : Mise en place d’une «task force» contre les violences à l’école
Suite aux récents incidents de violences au cycle d’orientation, Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’État chargée du Département de l’instruction publique, a annoncé la mise en place d’une «task force» pour lutter contre le phénomène. Celle-ci affirme à nouveau le besoin de sanctions fermes et dévoile sa méthode d’action pour contenir la violence à long terme.
Selon elle, «La problématique de la violence dépasse l’école. Il est nécessaire de l’aborder de manière transversale. C’est pourquoi une task force qui réunit le DIP, la ville de Genève, la Brigade des mineurs ou encore la police municipale a été mise en place. Le but est de faire se rencontrer ces différents acteurs. […] Lorsque la violence se manifeste, on essaye de comprendre ce qu’il y a derrière. Bien souvent, les jeunes agressifs vivent des situations personnelles complexes et multifactorielles dans lesquelles se mêlent rupture familiale, abus d’écran ou encore échec scolaire. L’école doit aujourd’hui s’adapter et être capable d’intervenir sur des champs qui vont bien au-delà des problématiques d’apprentissage. Sa mission devient de plus en plus large.»
France : Renouvellement du contrat avec Elsevier
Contrairement à d’autres consortiums, tels qu’en Allemagne, Suède, Norvège ou encore le système de l’Université de Californie, celui de Couperin – lequel représente 240 établissements d’enseignement supérieur et de recherche en France – a renouvelé son contrat d’abonnement avec le géant de l’édition Elsevier.
Selon The Sound of Science, un blog français sur la politique scientifique, le consortium français aurait en contre partie négocié un rabais de 13,3 % sur les quatre prochaines années.
Swiss Finance Institute : Nouvelle formation continue
En matière financière, le Swiss Finance Institute (SFI) a décidé de mettre un terme à la formation continue traditionnelle proposée. Pour sa nouvelle approche, ce dernier a lancé les «Master Classes», qui ont pour objectif de différencier davantage leur offre de programme dans le domaine financier. Ceci, car jusqu’ici, les programmes de formation continue ne répondaient que partiellement aux changements intervenus au sujet des exigences liées aux profils professionnels en constante mutation des employé·e·s.
D’après François Degeorge, Directeur général du SFI, «Notre objectif est de transposer rapidement dans la pratique professionnelle les nouvelles connaissances issues de la recherche en finance et d’accroitre ainsi le capital de connaissances de la place financière suisse.»
Fribourg : Nouvelle formation en entreprenariat social
À Fribourg, la Haute école de gestion a mis en place une nouvelle formation pour les étudiant·e·s en entreprenariat social, lequel prévoit de faire évoluer une entreprise vers un modèle économique plus durable où la maximisation du prix n’est plus une priorité.
D’après Laurent Houmard, Professeur à la Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR), «Il s’agit de construire un modèle économiquement viable, mais le but n’est pas de faire du profit. […] Si on fait du profit, on le réinvestit. On ne fait pas un bénéfice pour ses actionnaires mais pour l’entreprise, pour les employés, pour l’outil de travail […] D’autant plus que l’État se retire.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2019
18Avr2019
Politique des hautes écoles
Suisse : Investissements en faveur de la recherche
Le 17 avril 2019, le Conseil fédéral a pris connaissance de la Feuille de route suisse pour les infrastructures de recherche 2019, laquelle donne un aperçu général des nouvelles infrastructures planifiées. Ce document servira de base à l’élaboration du message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation 2021-2024.
Ainsi, le Conseil des EPF et swissuniversities ont proposé de réaliser 15 infrastructures de recherche – en Suisse – dont huit totalement nouvelles, et sept représentant des mises à niveau substantielles. Cette proposition a été estimée à hauteur de 708 millions de francs, pour toute la période de 2021-2024.
Université de Neuchâtel : Rayonnement sur le plan national et international
L’Université de Neuchâtel (UNINE) se positionne parmi plusieurs classements internationaux. En effet, elle se classe au 16ème rang mondial des petites universités – comptant moins de 5’000 étudiant·e·s – sa taille étant un atout qui favorise la proximité avec le corps enseignant.
Par ailleurs, l’UNINE compte une vingtaine de centres d’excellence. La liste des domaines qui font rayonner l’université est longue. Il s’agit de domaines tels que le droit de la santé, la recherche sur les migrations, la géographie, les langues régionales, l’histoire de l’art, le journalisme, l’économie, la finance, l’hydrogéologie ou encore la physique et le sport.
Suisse : Lorsque la quantité prime sur la qualité des publications
En raison de la pression liée à la concurrence dans le domaine scientifique, les jeunes chercheur·euse·s ont tendance à favoriser la quantité d’articles publiés, plutôt que la qualité. Cette pratique a été dénoncé par l’Association universitaire allemande (Deutsche Hochschulverband) qui invite à avoir une nouvelle réflexion, car «La valeur et la qualité des résultats scientifiques sont basées sur la classe et non sur la masse.»
D’après Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du Fonds national suisse, «De nombreuses personnes considèrent que publier le plus possible est le moyen idéal d’accéder à la chaire d’une université. Mais il est surtout considéré comme promoteur de carrière, si l’on parvient à trouver sa place dans les quelques revues prestigieuses, telles que «Nature» ou «Science» . Ces revues font actuellement l’objet d’une nouvelle évaluation. Ce qui est cité par leurs contributions est compté. Ce facteur d’impact, conçu à l’origine comme un outil permettant aux bibliothécaires de décider de l’achat de revues scientifiques, est devenu un outil d’évaluation des contributions des chercheurs individuels. […] La réputation dont jouit une revue ne dit rien de l’originalité d’un article qui y est publié.»
Formation : Essor de la médiation en entreprise en Suisse
Le conflit fait organiquement partie de la vie des entreprises. Pour cela, des formations spécifiques – des formations continues HES – permettent aux participant·e·s de conceptualiser et mettre en place des dispositifs de prévention et de gestion des conflits, au sein de le contexte professionnel respectif.
Pour François Gonin, Responsable du CAS de médiation en entreprise à la Haute École d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), «Aujourd’hui, la médiation participe à la régulation sociale et s’inscrit dans les profondes et rapides mutations que traverse notre société, y compris dans le monde professionnel. Depuis 2012, elle revêt par ailleurs une obligation légale pour les entreprises suisses.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 avril 2019
17Avr2019
Politique des hautes écoles
Université de Lausanne : Réactions fermes contre l’action «blackface» d’étudiant·e·s en médecine
Lors de la traditionnelle journée d’adieu, des étudiant·e·s de 3ème année de médecine se sont peints le visage en noir. L’association des étudiant·e·s afro-descendant·e·s (AEA) de l’Université de Lausanne (UNIL) dénonce cette pratique «raciste» qu’est le «blackface», et requiert qu’un service contre les discriminations raciales soit ouvert.
D’après Alexandre Waldmeyer, Président de l’association des étudiant·e·s de médecine de l’UNIL, «C’est clairement raciste. On espère que ce n’était pas intentionnel mais on ne peut pas se prononcer en leur nom. Nous laisserons la faculté décider de mesures disciplinaires.»
En réponse, Jean-Daniel Tissot, Doyen de la faculté, déclare, «Oui, le «blackface» est un acte raciste et offensant. La ligne face au racisme a été énoncée depuis longtemps dans notre université, c’est la charte des valeurs de l’UNIL qui doit être respectée […] La direction de l’université et le décanat de la Faculté relèvent que cet acte est inapproprié, même s’il n’est le fait que de quatre individus, et est de nature à blesser profondément les personnes qu’il était supposé représenter. Même irréfléchi il va à l’encontre de la charte des valeurs de l’UNIL.»
Université de Zurich : Inquiétudes des étudiant·e·s face à la fusion des bibliothèques
À ce jour, l’Université de Zurich (UZH) dispose de 39 bibliothèques spécialisées indépendantes réparties sur 44 sites – facultés et instituts – en plus de sa grande bibliothèque principale. Ceux-ci travaillent indépendamment les uns des autres, et ne partagent pas de responsabilité budgétaire. Cependant, l’UZH prévoit maintenant de fusionner toutes les bibliothèques en une seule bibliothèque universitaire sous le nom de «UZH Bibliothèque du futur».
Mais cette mesure inquiète les étudiant·e·s qui exigent plus de transparence,«Nous ne savons pas du tout ce qui est prévu et si les préoccupations que nous avons exprimées ces derniers mois seront entendues. […] Nous voulons préserver les espaces créatifs et scientifiquement productifs des bibliothèques de l’institut. Les livres qui s’inscrivent dans un même thème devraient être côte à côte. Cela doit également être possible dans une bibliothèque centralisée.» De plus, les étudiant·e·s se font du soucis quant aux conséquences engendrées, comme le licenciement des bibliothécaires et à la réduction de leurs conditions de travail, car ces dernier·ère·s détiennent des connaissances spécialisées dont ils disent dépendre.
France : Tensions universitaires autour des questions de la «race» et du genre
Depuis maintenant plusieurs années, les questions autour de l’identité, qu’il s’agisse du genre, de la religion ou encore de la «race» sont sources de tension dans les milieux universitaires. Comme le souligne Hervé Christofol, Secrétaire général du Snesup-FSU, «Le climat est difficile sur ces questions à l’université, comme c’est le cas dans toute la société.»
Par ailleurs, pour Alain Tallon, Doyen de la faculté des lettres de Sorbonne université, «Il y a toujours eu une
contestation du discours universitaire, des accusations de parti pris idéologique…Ce sont les objets qui changent avec les époques, et aujourd’hui, cela se concentre sur les questions de repli identitaire.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 avril 2019
16Avr2019
Politique des hautes écoles
Éducation : La typographie au secours des dyslexiques
À ce jour, de nombreux outils ont vu le jour pour venir en aide aux personnes souffrant d’un trouble spécifique de la lecture. En effet, des polices de caractères adaptées telles que «Dyslexie©» et «OpenDyslexic» pourraient faire la différence.
C’est ce dont Elvio Fisler, Enseignant spécialisé, s’est rendu compte, «La police de caractères était inadaptée pour ceux qui avaient des difficultés à lire. J’ai donc trouvé une combine pour entrer dans le logiciel et la modifier. Cela a fonctionné. Des proches et des enseignants m’ont ensuite demandé de les aider, quelque chose avait démarré».
De plus, celui-ci conseille de d’inspirer de la pédagogie universelle, qui place l’inclusion de tous les élèves au cœur de la formation, «Dès le premier âge, le professeur pourrait proposer différents visuels à ses élèves pour leur permettre de s’autoanalyser, de savoir ce qui leur est le plus profitable, afin de mettre en place des stratégies adaptées à leurs besoins spécifiques tout au long de leur parcours.»
Europe : Adoption de la réforme européenne du droit d’auteur·e
Le 15 avril 2019, les États membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé la réforme controversée – attendue par les médias et les artistes, mais contestée par les plateformes américaines et les partisan·e·s de la liberté du net – du droit d’auteur·e européen. Dès lors, les États membres auront 24 mois pour transposer les nouvelles normes sur leur législations nationales.
Pour Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, «L’Europe disposera désormais de règles claires qui garantiront une rémunération équitable aux créateurs, des droits forts pour les utilisateurs et la responsabilité des plateformes».
Europe : Collaboration pour une nouvelle revue universitaire
Quatorze universités de cinq pays européens ont entamé une collaboration pour mettre en place une nouvelle revue universitaire «University Journals», afin de trouver une alternative au système actuel. Ce dernier oblige les chercheur·euse·s qui publient à transférer leurs droits d’auteur·e·s ou à facturer les frais de traitement des articles.
Avec ce projet, les travaux scientifiques pourront directement être soumis à «University Journals», et être publié officiellement par le biais d’infrastructures de revues électroniques existantes (par exemple, avec ISSN ou DOI). De cette manière, les revues universitaires ne nécessiteront que de modestes ressources, et le format de la revue permettra d’assurer l’accréditation, l’engagement et l’acceptation des auteurs universitaires.
Université de Berne : Les étudiant·e·s déclarent une crise climatique
En vertu de la crise climatique, les étudiant·e·s bernois·es ont déclarer urgent que des mesures de durabilité soient prises au sein de leur université.
De cette manière, le corps étudiant de l’Université de Berne (SUB) est revenu sur les objectifs fixés, notamment ceux liés à la réduction des émissions de CO2, mais aussi, la durabilité dans l’enseignement et la recherche, dans les salles à manger et les cafétérias, ainsi que dans l’espace de vie.
Université de Genève : Sondage LGBTIQ+ saboté par des homophobes
Suite à la publication d’un sondage par ThinkOut, une association d’étudiant·e·s de l’Université de Genève (UNIGE), visant à connaitre les besoins en matière de toilettes neutres au sein de la communauté universitaire, celui-ci fut diffusé sur un forum externe avec pour consigne d’être saboté.
D’après Micheline Louis-Courvoisier, Vice-rectrice de l’UNIGE, «En quelques minutes, des centaines de réponses homophobes, discriminantes, haineuses, parfois accompagnées de menaces ont été envoyées.»
En réaction, l’UNIGE «se réserve le droit d’agir par toute voie qu’elle jugera utile, au terme des investigations en cours. Elle appliquera la tolérance zéro.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 avril 2019
15Avr2019
Politique des hautes écoles
Horizon Europe : Propositions de la Guilde pour une implémentation réussie
Dans le processus de planification stratégique, la Guilde a publié une contribution afin d’assurer la mise en œuvre des aspects horizontaux du programme européen. Plus spécifiquement, le document vise à aider les décideur·euse·s à traduire en pratique le cadre juridique.
Les recommandations sont les suivantes :
1. Mettre en place des structures améliorées pour les avis scientifiques dans l’établissement des priorités des programmes de recherche et innovation.
2. Introduire un équilibre entre la recherche et l’innovation.
3. Assurer la mise en œuvre efficace de missions de recherche et innovation de grande qualité.
4. Faire participer les citoyens à la recherche et à l’innovation.
5. Assurer l’intégration réelle des sciences sociales et humaines (SSH).
EPFZ : «L’Université est prête pour le changement»
Dans cet entretien, Joël Mesot, Président de l’EPFZ, et Martin Vetterli, Président de l’EPFL, confient leur inquiétudes au sujet de la réputation que portent ces deux universités suite aux affaires de harcèlements. De plus, ces derniers vont aussi répondre à plusieurs autres questions. Comme les mesures prises afin d’éviter que de telles actions prennent place à l’avenir, mais aussi, la question de la promotion des femmes, de la lutte contre la corruption ou de la lutte pour le climat. Par ailleurs, ils partagent aussi leurs avis quant aux conséquences liées à une potentielle exclusion de la Suisse au programme Horizon Europe.
Canton de Neuchâtel : Suppression de quatre filières de formation technique
Dès la rentrée de septembre 2019, quatre filières de formation technique à plein temps seront supprimées du Centre professionnel neuchâtelois. Face à cette décision, la Fédération suisse des professionnel·le·s de la mécanique ont adressé une lettre à la conseillère d’État Monika Maire-Hefti, en charge de l’Education, estimant que la formation professionnelle est en danger.
Selon Antonio Legaz, Président central de la Fédération suisse des professionnel·le·s de la mécanique, cette mesure affaiblira encore plus le secteur secondaire. Il déplore, «Concernant les filières de formation, il ne peut y avoir que moins d’apprentis. Et je crains aussi que cela menace les formations des Écoles supérieures et des Hautes écoles […] Nous sommes dans une période de pénurie de personnel qualifié dans nos entreprises: ce type de décision ne peut qu’empirer la situation.»
Brigue : FernUni Suisse reçoit le label de qualité
FernUni Schweiz a reçu le label de qualité «Committed to Excellence» du système de gestion de la qualité de l’EFQM (European Foundation for Quality Management), ce qui est une étape importante dans le développement de l’institut.
Jusqu’ici, les activités de FernUni Schweiz ont toujours mis l’accent sur l’idée de combiner enseignement et recherche. Mais à présent, l’intérêt se porte sur l’élargissement de l’offre de formation et sur l’expansion de son propre personnel scientifique.
Ainsi, Marc Bors, Recteur de FernUni Schweiz, souligne que, «La qualité de l’enseignement et de la recherche est d’une importance capitale pour nous. Pour réussir à long terme, nous devons nous distinguer de nos concurrents en termes de qualité et tous nos employés doivent apporter leur contribution avec amabilité, engagement personnel et leurs connaissances spécialisées. Le système EFQM nous fournit un instrument qui nous permet d’améliorer en permanence nos services aux étudiants.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 avril 2019
12Avr2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 avril 2019
11Avr2019
Politique des hautes écoles
Université de Bâle : Discussions au sujet de la stratégie 2022-2030
Pour la première session de l’année, le thème central discuté par la régence universitaire est le projet de la stratégie 2022-2030, présenté par Ulrich Vischer, Président du Conseil de l’Université de Bâle, et Beat Oberlin, Vice-président du Conseil de l’Université de Bâle, lequel a largement été accepté.
Partant, Beat Oberlin déclare,«Dans le domaine de la recherche, des réserves financières stratégiques sont nécessaires pour identifier et développer davantage les domaines à fort potentiel ; le document définit le changement numérique comme un sujet important. […] En ce qui concerne les employés et les étudiants, la stratégie 2022-2030 vise à nourrir et à renforcer la communauté universitaire. Des environnements d’apprentissage numériques et réels doivent être créés ou améliorés, et des programmes de tutorat par les pairs doivent fournir aux étudiants un soutien plus étroit. […] La stratégie 2022-2030 aborde également la question de la coopération dans le but d’accroître son impact par la mise en réseau. Cela signifie, d’une part, la mobilité des étudiants, mais aussi la création de pôles de recherche nationaux et internationaux ou l’optimisation des infrastructures structurelles.»
EPFZ : Les coûts de l’affaire Carollo
La divulgation publique du rapport sur l’affaire de harcèlement moral à l’EPFZ – longtemps gardé secret – a déclenché une des plus grandes crises de l’institution. Il est possible de lire dans ce documents des détails concernant les accusations des doctorant·e·s à l’égard de la Professeure Carollo, aujourd’hui licenciée, et de ses mauvaises relations entretenues avec ces dernier·ère·s.
Malgré la décision du Conseil des EPF, pour la Commission des professeur·e·s, l’enseignante ne devrait pas être licenciée, «Au lieu de cela, Carollo ne devrait plus être autorisée à superviser seule des doctorants. Elle devrait également suivre des cours de gestion, ainsi que bénéficier d’une période probatoire d’au moins deux ans.»
Cette affaire aura non seulement couté à l’EPFZ sa réputation, mais aussi la somme de 225’000 CHF. À ce jour, la Professeure Carollo a déclaré vouloir faire appel contre son licenciement.
Système éducatif suisse : La question de l’égalité des chances
Concernant l’initiative pour plus d’égalité des chances dans le système éducatif suisse, la justification apportée par Walter Herzog, Professeur émérite de psychologie pédagogique à l’Université de Berne, va à l’encontre des propositions du Conseil suisse de la science (CSS).
D’après lui, «L’égalité des chances n’est qu’un critère secondaire : il suffit que chacun reçoive au moins l’éducation dont il a besoin pour mener une vie autodéterminée dans une société moderne». En réaction, le CSS déclare que, «Cette vision réductrice est aveugle et individualiste. Elle ne reconnaît pas les conséquences indésirables de l’inégalité sociale que le système éducatif produit lui-même, ce ne sont pas les performances mais l’origine sociale qui détermine la réussite scolaire.»
Université de Zurich : Numérisation et rencontres scientifiques
D’après Michael O. Hengartner, Directeur de l’Université de Zurich (UZH), la numérisation est un moteur important du changement, y compris au sein de l’enseignement supérieur, car celle-ci accélère l’évaluation et la diffusion des résultats de la recherche, mais permet aussi d’étudier en tout temps et lieux. Dès lors, «Dans les universités du futur, les grands amphithéâtres seront moins prisés, tandis qu’une excellente infrastructure informatique gagnera en importance.»
Néanmoins, il souligne que les échanges interpersonnels restent primordiaux pour la science et la recherche. Ainsi, avec le Forum de l’UZH dédié aux chercheur·euse·s, étudiant·e·s et la société civile, une structure de pointe va être proposée, afin de créer un lieu public de rencontre au milieu du quartier universitaire.