«Alors que les écoles doivent rouvrir le 11 mai, des dissensions se font sentir en Suisse romande. Les syndicats vaudois
et genevois sont plus opposés qu’ailleurs et les conseillers d’Etat attendent de Berne des instructions claires.»
Du coté alémanique, le retour médiatique sur la rentrée scolaire était plutôt positif.
Dans les universités romandes, à l’exception de Fribourg, il y a une augmentation significative d’aides financières octroyées aux étudiant-e-s depuis le début du confinement. Géraldine Renggi, responsable du Bureau social de l’Université de Neuchâtel estime: «La plupart des requêtes concernent des étudiants qui ont perdu leur job et qui n’ont ni bourse cantonale, ni chômage, ni aide sociale, ni soutien familial.»
La HES Valaisanne a, par ailleurs, pris des dispositions : «échelonnement de payement de taxes semestrielle (500 francs), réduction de 50% des frais d’écolage […], participation aux coûts engendrés par le rapatriement d’étudiants en échange à l’étranger.»
«Au sujet du corona, la politique écoute les scientifiques – heureusement »
Le journaliste Nik Walter rapporte dans un éditorial que, dans la mise en place de la stratégie concernant le coronavirus COVID-19, les politiques ont «heureusement» suivi les conseils des scientifiques.
Il estime que l’ouverture des écoles dans trois semaines (et non pas immédiatement comme au Danemark) est plutôt une bonne décision et que, de manière générale, si le Conseil fédéral ne suivait pas les conseils des scientifiques, «on se trouverait dans la situation de l’Italie ou de l’Angleterre.» La question se pose alors de savoir pourquoi les politiques ne suivent pas les conseils scientifiques dans d’autres domaines tel que la question climatique, qui causera un plus grand danger à l’humanité à long terme.
Le journaliste relativise ensuite: le Conseil fédéral n’a pas suivi toutes les recommandations, par exemple concernant l’usage de masques ou l’emploi de tests.
Deux scénarios sont envisagés quant aux certificats de maturité
Les écoles du secondaire II ne savent pas encore si les examens seront maintenus cette année. Quant aux examens de maturité, deux scénarios principaux sont envisagés: la tenue d’examens écrits et oraux sans autre changement qu’un respect des mesures d’hygiène, ou alors la remise des certificats de maturité uniquement sur la base des notes obtenues durant l’année. «Ces scénarios doivent encore être affinés puis validés par le Conseil fédéral. Une chose est sûre: tous les gymnasiens ne devront pas redoubler. D’ici le 11 mai, ils devraient être fixés», apprend-on dans le 19h30 de la RTS.
Monika Maire-Hefti, Vice-présidente de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique, rapporte ensuite les arguments des partisan-es de l’abandon des examens. Une différence entre la Suisse romande et alémanique quant à cette question est observée.
Les examens à l’Université de Bâle en temps de pandémie
L’Université de Bâle restera fermée jusqu’aux vacances d’été et les cours seront donnés en ligne jusque-là. Le Vice-recteur Thomas Grob dit pouvoir alors entrer dans une deuxième phase de réflexion à propos de la tenue des examens. Si la mise en place de l’enseignement en ligne s’est bien passée, la mise en place des examens rencontre un nouveau problème: le respect du principe d’égalité des chances.
Dans certains domaines d’études telles que la médecine, les sciences du sport ou les sciences naturelles, où la présence lors de l’examen est indispensable, la tenue des examens pourrait être adaptée voire reportée. La Direction de l’Université de Bâle ne veut toutefois pas renoncer à tous les examens en présence: ils pourraient avoir lieu au cas par cas, si les conditions sanitaires peuvent être respectées.
Finalement, les échecs ne seront pas comptés. La Basler Zeitung rapporte que, si l’Université se montre certes arrangeante, elle désire également éviter une vague de recours.
Les logements des étudiant-e-s fribourgeois-e-s inquiètent en vue de la rentrée universitaire
La situation du logement des étudiant-es à Fribourg inquiète. D’une part, les répercussions financières du Covid-19 pourraient empêcher les parents de payer les études et le logement de leurs enfants, qui eux·elles-même pourraient également perdre leurs emplois. Ce phénomène pourrait engendrer une baisse de la mobilité estudiantine dans le pays: «il n’est pas exclu qu’à terme le jeune zurichois préfère rester à Zurich plutôt que de venir étudier à Fribourg».
L’UNIL revient sur sa première politique de comptabilisation des échecs lors des prochains examens
20 minutes rapporte le retour de la Direction de l’Université de Lausanne sur ses décisions quant à la comptabilisation des échecs des premières années.
Les réactions ont été positives chez la FAE et chez bon nombre d’étudiants sur les réseaux sociaux.
Des étudiant-e-s de la HEP bernoise souhaitent revoir les modalités des examens
Le 9 avril, les étudiant-e-s de la Haute école Pédagogique (HEP) de Berne ont reçu un mail du rectorat indiquant que les examens auront lieu en ligne, et que ceux et celles qui les échouent auraient, comme d’habitude, une autre chance pour réussir leurs examens. Plus d’un quart des 2’800 étudiant-e-s de la HEP a donc signé une lettre ouverte, se plaignant d’inégalités de traitement: L’Université de Berne avait accordé à ses étudiant-e-s une chance supplémentaire de réussir leurs examens. Par ailleurs, le passage à l’enseignement digital aurait été plus conséquent pour les étudiant-e-s de la HEP (ou la présence physique joue un rôle plus important pour la plupart des cours).
Le Recteur Martin Städler répond: «Si nous ferions des examens «normaux», je serais également irrité comme étudiant», mais cela n’est pas prévu : «Nous évaluons en ce moment, quels formes d’examens rendent justice au semestre. […] En tant que Haute école pédagogique nous avons le devoir d’élaborer une solution cohérente. Nous espérons que nos futur-e-s enseignant-e-s feront la même chose, réagir à des situations particulières de manière spécifique. […] Si l’examen («Leistungsnachweis») est adapté à la forme d’apprentissage du semestre Corona, il n’y a aucune raison pour une opportunité supplémentaire aux examens.»
De l’investissement massif dans la recherche contre COVID-19 et l’élasticité des science
Un membre du Conseil suisse de la science et trois autres scientifiques se posent la question si l’investissement de larges sommes dans la recherche contre COVID-19 est de l’argent bien dépensé à court et à long terme.
Quelques chercheur-e-s de l’Université de Berne se profilent comme expert-e-s dans la thématique COVID-19, ils ont été beaucoup sollicité par la presse nationale et internationale.
Daniel Candinas, Vice-recteur pour la recherche, estime qu’il ne s’agit pas d’un hasard, mais «C’est le résultat d’une recherche de pointe sur des longues années, de collaborateurs-rices motivé-e-s et d’une connexion internationale des sciences de la vie.»
Joel Mesot, Martin Vetterli et Michael Hengartner tirent les premières leçons de la crise du Covid-19
La Neue Zürcher Zeitung publie une tribune de Joel Mesot, Martin Vetterli et Michael Hengartner, les trois hommes respectivement à la tête de l’ETH, de l’EPFZ et du Conseil des EPF. Ces derniers livrent leurs analyses sur les premières leçons à tirer de la lutte contre le Covid-19.
Ils décrivent d’abord le caractère interdisciplinaire de la recherche face à la crise. Ils constatent l’accélération des publications scientifiques sur le Covid-19 afin de permettre à la communauté scientifique d’accéder à ces données. La coopération entre scientifiques aurait ainsi prévalu sur la concurrence habituellement de mise.
Les trois auteurs remarquent également un certain relâchement dans le respect de la hiérarchie entre chercheur·euses et dans le cadre d’initiatives où étudiant·es et chercheur·euses collaborent tel que «helpfulETH», ainsi qu’une coopération entre entreprises privées rivales telles qu’Apple et Google.
En conclusion, ils espèrent garder certains acquis apportés par la lutte contre le Covid-19 et défendent la liberté scientifique. Ils espèrent également que les expert·es seront mieux écouté·es dans le futur:
«L’énorme dynamique de la recherche montre à quel point la liberté de la recherche est centrale. Seuls les chercheurs sont capables d’orienter la recherche là où se trouvent de nouvelles découvertes. Cette recherche ne peut pas être imposée par le champ politique. Ce qui a certainement été renforcé dans cette phase est la coopération entre les institutions de recherches, les chercheurs, tout comme entre la recherche et la politique. Nous devons continuer sur cette voie.
Nous devons prendre plus au sérieux les avertissements dans le futur. Des chercheurs isolés avaient prévenus il y a une année du danger d’une épidémie d’un nouveau virus. La science a subi une énorme pression ces dernières années dans beaucoup de pays. Il faut espérer que la crise démontre la nécessité d’un dialogue entre la recherche, la politique et la société. La mise en place d’une task-force scientifique sous la houlette du Fond national de la recherche grâce au Conseil fédéral est donc à saluer.»
URL17.04.2020 – Neue Zürcher Zeitung – Die Wissenschaft und die Lektionen einer Pandemie
L’auteure de l’article parle de l’importance en politique du conseil scientifique. Les nombreu-ses mort-e-s du COVID-19 à New York auraient montré ce qui se passe si les politicien-ne-s ne suivent pas les conseils scientifiques.
En plus des virologues et des médecins, elle espère que par la suite les économistes, éthicien-ne-s et théologien-ne-s saisissent la parole pour permettre une prise de décision démocratique qui prend en compte les différents aspects de la crise actuelle.
Le Conseil fédéral prévoit une sortie de la crise en trois étapes
«Le Conseil fédéral a présenté son plan de sortie de crise du Covid-19. Les mesures exceptionnelles seront progressivement assouplies, en trois étapes coordonnées au niveau national. La première étape aura lieu le 27 avril (certains commerces, crèches, cabinets médicaux…), la deuxième le 11 mai (écoles obligatoires, autres commerces) et la troisième le 8 juin (autres écoles).»
L’EPFL déplace ses examens, les universités romandes les maintiennent
Les nouvelles mesures de l’EPFL concernant les examens sont les suivantes:
les cours en présentiel sont interdits jusqu’au 29 mai;
la session d’examens du semestre de printemps aura lieu du 3 au 28 août;
avant la session d’examens, 3 semaines de pause suivies d’une période de révisions du 22 juin au 31 juillet auront lieu;
les étudiant·es se présenteront en personne aux examens.
Concernant la validation des examens, les mesures sont les suivantes:
les étudiant·es ont jusqu’au 24 juillet pour renoncer à se présenter à un examen;
le retrait à un examen ne comptera pas comme un échec;
les études pourront être prolongées d’une année;
une moyenne insuffisante aux examens de mise à niveau ne signifiera pas une exclusion pour les 1ères années.
Contactées par la RTS, les universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel ont pour leur part fait savoir que les examens de la session d’été seraient bel et bien maintenus.
Le discours est plus nuancé du côté de l’université de Fribourg, où l’on précise que les examens seront assurés « dans la mesure du possible » mais qu’un report en juillet, en août, voire début septembre n’est pas exclu.
«Afin de canaliser les compétences de recherche existant en Suisse, le FNS lance sur mandat du Conseil fédéral et à titre extraordinaire un Programme national de recherche (PNR) « Covid-19 ». Ce programme de recherche spécial vise à établir des recommandations pour lutter contre la crise du coronavirus en Suisse. Il complète l’appel à projets spécial coronavirus déjà lancé par le FNS.»
COVID-19 : Concertation des agences de financement pour la recherche
«Public funding agencies in Germany, Luxembourg, Poland, Switzerland, Slovenia, the Czech Republic and Austria are pooling resources to promote international cooperation in research to tackle COVID-19. Researchers in these countries can now apply for fast-track funding for cross-border projects. This applies for both bilateral and trilateral projects.»
L’Union Européenne publie une feuille de route pour la levée du confinement
Afin d’harmoniser la levée du confinement en son sein, l’Union Européenne a publié une feuille de route détaillant ses recommandations dans plusieurs secteurs.
«Les écoles et universités feraient partie des premières institutions à pouvoir réouvrir, à condition que toutes les précautions soient prises: horaires de repas étendus et différenciés, hygiène stricte, cours en groupes restreints, usage de l’e-learning.»
Un financement public est-il pertinent pour tous les cours de l’université?
L’historien et publiciste Toni Stadler, qui a suivi une carrière dans des organisations internationales et au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et à la DDC (Développement et coopération), estime que la pandémie permet d’évaluer la pertinence de l’engagement public. Il regrette une perte de sérieux pragmatique pas seulement dans des organisations internationales, mais également dans les gymnases et à l’Université de Lausanne. («Des conférences invitées dans les écoles, par exemple sur le spécisme ou les super-aliments, pourraient bientôt prendre un coup de vieux.») L’auteur juge qu’il y a un risque de coupes dans le secteur de l’éducation. «Les universités et les gymnases devront se demander si leur enseignement est efficace et si les programmes d’études mettent l’accent sur des sujets qui auront également une pertinence dans le futur. Le contenu esthétique, notamment du passé lointain, domine de loin la discussion sur la technologie, l’industrie ou les affaires. La performance semble être quelque chose d’ambivalent pour certains éducateurs.» Il regrette le financement public de domaines comme l’égyptologie et la préhistoire et estime qu’il y a des millions de francs à économiser si la recherche était dédoublonnée. Il juge qu’il serait nécessaire de hiérarchiser les domaines, et de donner la priorité à ceux qui permettraient au pays de rester «constructif et à l’épreuve de l’avenir».
L’Institut Confucius de Bâle ferme ses portes à l’automne
L’article de la Neue Zürcher Zeitung am Sonntag revient sur plusieurs cas d’influence chinoise en Suisse et constate une hausse générale de cette influence dans le pays.
Un encart annonce cependant la fermeture de l’Institut Confucius de Bâle. Plus de 500 Instituts Confucius promeuvent la culture et la langue chinoise à travers le monde. Ouvert en 2013, l’Etat chinois et l’Université ne se sont pas entendus sur la fonction que devait remplir cet Institut, un pôle d’échanges culturelles pour l’Université de Bâle et un centre de langue pour l’Etat chinois. Les deux partenaires ont annoncé sa fermeture. Son existence était d’autant plus remise en cause car il suivait visiblement les manœuvres politiques et idéologiques de la Chine.
L’ancien Recteur de l’Université de Bâle à l’origine du projet, Antonio Loprieno, parle d’une désillusion, tout comme Hans Roth, ex-diplomate également impliqué dans ce rapprochement. Ils constatent l’impossibilité d’ouvrir le dialogue entre la Chine et l’Occident ainsi que l’impression de servir d’instrument de propagande chinoise au cœur de l’Europe, d’autant plus que l’Etat chinois avait limité la liberté d’action de l’institut.
La HES-SO Valais ouvre un nouveau cursus en informatique. Cette formation en cours d’emploi durera quatre ans et permettra aux étudiant·es d’entrer dans le monde professionnel à mi-temps dans une des sept entreprises partenaires. «Rédhibitoire pour certains étudiants», le stage préalable à l’entrée en HES-SO ne sera plus exigé. «Ce cursus s’inscrit dans un projet pilote lancé en 2014 parla Confédération et qui vise a atténuer la pénurie de personnel qualifié dans le domaine des mathématiques, de l’informatique, des sciences naturel les et de la technique».
L’article du Temps résume l’impact de COVID-19 sur la recherche : «A quelques exceptions près, nombre de programmes et d’instruments scientifiques du monde entier sont mis à l’arrêt ou fonctionnement à voilure minimale. Le calendrier des prochaines années en sera vraisemblablement bouleversé».
L’article de Prime news dresse un bilan des activités de recherche à l’Université de Bâle pendant la pandémie actuelle. La recherche expérimentale a été réduite à 20-25%, mais les études cliniques en cours peuvent être continués.
Pétition des étudiant-e-s de l’Université de Neuchâtel
Des étudiant-e-s de l’Université de Neuchâtel ont lancé une pétition qui a été signé par plus de 930 personnes. Ils-elles souhaitent, entre autres, une validation automatique des cours, la suppression exceptionnelle de la taxe universitaire et une prolongation des bourses d’études jusqu’au mois d’août.
La Fédération d’étudiant-e-s neuchâtelois-es soutient cette pétition quelques jours plus tard.
L’Alma mater a déjà décidé que les résultats obtenus ne seront pas pris en compte que s’ils conduisent à l’acquisition des crédits correspondants.
VD: Les apprentis ne devront pas refaire leur année
Les CFC et AFP seront accordés sans examens théoriques. Pour les épreuves pratiques, le Canton de Vaud a obtenu de pouvoir les supprimer, selon les cas. La cheffe du Département vaudois de la formation, Cesla Amarelle, ne cache pas son soulagement: «Nous sommes très contents de cette solution qui ne nous oblige pas à organiser des examens pratiques malgré tout.» Elle insiste sur le fait qu’une annulation d’examen ne débouche pas sur un diplôme «au rabais», puisque l’examen est rarement éliminatoire.
Offrir des crédits universitaires aux étudiant-e-s qui s’engagent dans des projets solidaires
La Faculté des HEC de l’Université de Lausanne offre trois crédits ECTS par étudiant-e-s pour l’engagement civique pendant l’épidémie actuelle. Cependant, les étudiant-e-s devront remettre un rapport écrit à la fin de l’expérience. Il est possible que la HEC reconnaîtra l’engagement solidaire même après la crise.
Sur la reconnaissance des acquis dans les études en médecine
Jean-Daniel Tissot, hématologue, doyen de la faculté de médecine de l’UNIL et ancien directeur et fondateur du centre vaudois de transfusion sanguine, est interviewé sur la validation des cours en médecine (à partir de 5min56). L’engagement des étudiant-e-s pendant l’épidémie sera reconnue (09min36). La seule question qui reste est si les évaluations finales auront lieu en QCM. Le doyen espère que l’expérience acquise pendant cette période sera reconnue par les autorités, pour pouvoir annuler ces examens.
Les Hautes écoles et le CERN s’engagent contre le COVID-19
Des actions pour battre l’épidémie COVID-19 se multiplient, que ce soient des étudiant-e-s en HES-SO qui se portent bénévoles aux hôpitaux, le CERN qui produit du matériel nécessaire, ou l’EPFZ, qui a lancé une collaboration avec le canton de Berne pour améliorer la collecte de données.
Le Conseil fédéral veut sortir de la crise dès la fin du mois
Mercredi, le gouvernement avait prolongé d’une semaine, jusqu’au 26 avril, les mesures de lutte contre l’épidémie. Celles-ci seront progressivement assouplies avant la fin du mois d’avril. Le Conseil fédéral fixera le scénario de sortie de crise la semaine prochaine.
La bibliothèque de l’EPFZ communique sa participation à la mise en oeuvre de la stratégie Open Research Data (ORD). Cette stratégie, actée en janvier 2020 par un accord entre le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), swissuniversities, le FNS et les EPF, devrait être validée au début de l’année 2021 par le Conseil des EPF. Elle vient compléter la stratégie nationale d’open access conçue en 2017 et ouvre la voie à une politique d’open access ambitieuse à long terme.
La HES-SO maintient les examens tout en restant flexible
Les examens des étudiant-e-s à la HES-SO sont maintenues, mais des aménagements sont prévus pour les examens écrits. Les évaluations ne seront pas moins sévères, mais les étudiant-e-s qui ne se sentent pas prêt-e-s peuvent ne pas se présenter aux examens – un échec successif aux examens de ce semestre ne risque pas de les exclure des études.
Par ailleurs, il sera envisageable de valider des compétences acquises pendant des bénévolats lié à la crise de COVID-19, pour autant que l’engagement des étudiant-e-s était dans leur domaine d’expertise.
L’Europe unit ses compétences scientifiques dans la lutte contre le coronavirus
«Mardi 7 avril, les ministres en charge de la recherche et de l’innovation des pays membres de l’Union européenne ont adopté, via une réunion informelle par vidéoconférence, un plan d’action coronavirus qui coordonne la coopération de recherche et d’innovation dans l’Espace européen de la recherche.»
La secrétaire d’état suisse, «Martina Hirayama s’est prononcée en faveur d’un échange à l’échelle européenne, utile à l’exploitation des synergies au sein de la communauté scientifique et facilitant le flux d’informations.»
Démission du président du Conseil européen de la recherche
Mauro Ferrari, Président du Conseil européen de la recherche (CER) depuis le 1er janvier dernier, a donné sa démission le 7 avril. Il se dit déçu d’un système dans lequel il y aurait trop d’obstacles institutionnels et politiques pour trouver rapidement des solutions à la crise du COVID-19. Il avait proposé une motion pour un financement «top down» de la recherche sur le COVID, au lieu de «bottom up», mais sa proposition a été refusée. Il regrette dans une lettre ouverte que le CER ne considère pas l’impact bénéfique sur la société comme un critère de financement.
Cette version est démentie par ses ancien·nes collègues, dont l’allemand Christian Ehler, qui l’accuse plutôt de dévier de l’approche habituelle de l’institution et de ne pas respecter ses bases légales. On l’accuse également d’avoir passé trop de temps à d’autres activités, comme membre du Conseil d’administration d’une entreprise pharmaceutique aux Etats-Unis, par exemple. (Les divers points de vue et accusations au sein du CER sont résumés plus en détail dans l’article de ScienceBuisness.)
La League of European Research Universities (LERU) a publié aujourd’hui une prise de position écrite par Jean Chambaz, Président de la Sorbonne. Il tire à boulet rouge: «Mauro Ferrari tells his own story to justify his resignation. In doing so, he has demonstrated how much he underestimates the significance of independent bottom up research and of the intrinsic commitment of researchers to contribute to society by developing new fundamental insights.»
Nouvelle plateforme pour soutenir le milieu de la santé
Les EPF de Zurich et Lausanne ont lancé l’initiative helpfulETH, qui souhaite fournir rapidement des solutions aux hôpitaux et EMS face aux problèmes lié à l’épidémie COVID-19. Pour fonctionner pendant cette période, les institutions de santé ont du modifier leurs procédures de travail et il persiste un manque de matériel. Les professionnels de santé peuvent alors annoncer via le site web de helpfulETH les besoins en matériel, de technologie, d’analyse de données et de gestion de chaîne logistique.
Le réseau helpfulETH contient déjà environ 100 chercheur-e-s, surtout en ingénierie, des étudiant-e-s, médecins, partenaires industriels, et «d’autres universités pourraient y participer».
L’EPFL lance 12 projets de recherche pour lutter contre le COVID-19
Alors que la quasi-totalité des recherches sont suspendues, l’EPFL a lancé un appel à projets auprès de ses chercheurs·euses, en quête de solutions à effets immédiats face au COVID-19. Parmi les 50 propositions, 12 projets ont été sélectionnés et s’inscrivent dans des domaines de recherche variés. Les premiers résultats sont attendus pour dans 6 mois.
Fribourg : La formation des enseignant-e-s sera revue
A l’heure actuelle, les enseignant-e-s de Fribourg sont formés dans deux institutions distinctes: les instituteurs-rices de l’école primaire sont diplômé-e-s de la HEP, et les enseignant-e-s du secondaire (I et II) et de l’enseignement spécialisé étudient à l’université, dans des départements différents. Ce modèle hybride, unique en Suisse romande, peine à convaincre.
Un groupe de pilotage a été formé avec l’objectif de réunir toutes ces formations sous un seul toit. «Le choix et cornélien, car il va de la survie même de la HEP. Ou alors de l’affaiblissement, du mois symboliquement, de l’université». Entretemps, le gouvernement cantonal a différé la mise au concours du poste de recteur de la HEP.
L’UNES appelle à des mesures de soutien aux étudiants
«En raison de la pandémie de coronavirus, de nombreux étudiants voient leur vie chamboulée et ne peuvent pas continuer leurs études normalement. Leur association faîtière exige notamment la création immédiate d’un fonds financier à leur intention.
En outre, si leur cursus devait être prolongé en raison du coronavirus, cela ne devrait pas affecter la durée maximale d’octroi des bourses, écrit l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) dans un communiqué publié mardi. Les étudiants ne devraient pas avoir à étudier un semestre de plus sans pouvoir bénéficier d’une bourse.»
Les étudiant-e-s mobilisé-e-s à l’armée dénoncent une inégalité de traitement
La Liberté raconte le sentiment d’injustice que ressentent plusieurs étudiant-e-s mobilisés par l’armée par rapport aux mesures prises par les universités concernant les examens.
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg et Présidente de la Chambre des hautes écoles universitaires, partage l’opinion que les étudiants mobilisés cet été «seront trop fatigués pour les examens en août» mais rejette totalement l’idée qu’ils puissent passer l’année sans examen. De nouvelles directives seront prochainement adoptées à l’Université de Fribourg pour faire face à la situation.
L’organisation des évaluations à l’Université de Zurich
La Direction de l’Université de Zurich a informé vendredi ses étudiant·es des adaptations trouvées pour faire face à la situation: les évaluations ratées lors du semestre de printemps pourront être repassées sans restriction.
04.04.2020 – Tages-Anzeiger – Uni bietet das Wiederholen von Pruefungen an
Examens maintenus: étudiant-es de première année «outré-es»
Pour la fin du semestre en cours, l’Université de Lausanne maintient les sessions d’examens, sans que les échecs ne soient comptabilisés. Cependant, pour les échecs non comptabilisés, «Cette disposition ne pourra pas s’appliquer aux étudiants de la première année de bachelor, ceci afin de préserver la qualité et la validité de vos enseignements», selon Giorgio Zanetti, Vice-recteur de l’enseignement.
Certain-e-s étudiant-e-s estiment qu’il y a une inégalité de traitements et auraient lancé une pétition qui aurait déjà récolté plus de 1000 signatures, selon le 20 minutes.
Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO, fait un bilan sur la situation dans ses institutions. 60-90% des cours ont été mises en ligne, et il y a des grandes différences selon les domaines enseignés. Elle reconnait qu’il y avait des inquiétudes quant aux stages qui se déroulaient dans des lieux qui ont ensuite fermés. Celles-ci seront reconduites.
Il y a des réflexion en cours quant à la reconnaissance des expériences des étudiant-e-s, comme celle des infirmiers et infirmières qui travaillent pendant cette période.
Les examens en fin d’année auront bien lieu. Certains peuvent avoir lieu en ligne et seront fait pendant l’été et les autres seront reportés après l’été.
Mesures de l’UNIGE pour des étudiant·es qui se trouvent dans une situation financière difficile à cause de COVID-19
«Pour nombre d’étudiantes et d’étudiants, la crise sanitaire actuelle s’accompagne de difficultés financières inattendues: certaines ou certains ont perdu leur emploi, plusieurs sont mobilisé-es dans des actions solidaires qui risquent de rallonger la durée de leurs études, d’autres encore doivent composer avec un matériel informatique insuffisant pour suivre correctement les enseignements à distance. Au-delà de sa dimension sanitaire, la crise du coronavirus est ainsi révélatrice des inégalités sociales qu’elle menace d’amplifier. Profondément attachée à un enseignement supérieur ouvert à toutes et tous, l’UNIGE entend soutenir les étudiant-es en situation de vulnérabilité afin qu’elles et ils puissent mener à bien leurs études malgré les circonstances.»
Plaidoyer pour l’abolition du numerus clausus en médecine
Dans sa critique du système de santé actuel, le médecin et ancien Conseiller national tessinois Franco Cavalli plaide pour l’abolition du numerus clausus en études de médecine pour faire face à la pénurie de médecins suisses. Il dénonce un mauvais calcul dans l’instauration de ce principe il y a vingt ans. La dépendance envers les pays voisins est pour lui problématique dans la mesure où la culture médicale n’est pas semblable d’un pays à l’autre.
Le médecin plaide ensuite pour une revalorisation du métier d’infirmier-ère et pour la mise en place d’une caisse unique.
Le quatrième épisode d’Histoire vivante intitulé La Peur donne la parole à Marc Dupuis, ancien Président de l’association ACIDUL de l’UNIL. Il fait état du milieu académique, sujet à une pression de compétitivité et de concurrence énorme.
«En temps qu’étudiant, la masse de travail a prodigieusement augmenté, comme les conditions d’études […] et la quantité de travail pour subvenir à ses besoin a monstrueusement évolué.»
A propos du FNS il avance: «Il y a un déficit de compétences managériales et quelques fois même une absence de vision d’ensemble.»
Le parcours et les obstacles rencontrés durant une carrière académique sont ensuite décrits. Le système de ranking – classement des universités – et la «volonté de garder certains privilèges de la part des personnes qui sont en haut de la pyramide» sont dénoncés.
Par ailleurs, il décrit la crainte des doctorant-es de se plaindre auprès de l’institution compétente. Cela serait plus efficace de passer par une justice externe.
L’année scolaire est intégralement validée et ne sera pas prolongée
L’année scolaire ne sera pas prolongée. Elle doit être intégralement validée pour les enfants de l’école obligatoire. Concernant le secondaire II, les élèves doivent obtenir leurs certificats assez tôt pour pouvoir commencer des études ou un emploi à l’automne.
Le journaliste de la NZZ, Michael Furger, estime que c’est l’heure de gloire («Sternstude») pour des expert-e-s scientifiques dans cette période d’épidémie COVID-19. En effet l’audience de certains virologues sur Youtube est comparable à celle du Conseil fédéral lors de leurs conférences de presse sur la situation. Ces personnes auraient une influence certaine sur les débats, mais également sur la politique: «Cette fois-ci c’est la primauté des chercheur-e-s en médecine et non celui de l’économie». Encore récemment, des recteur-e-s universitaires auraient estimé que ce n’était pas aux chercheur-e-s de de «se mêler» dans des processus politiques.
L’auteur estime que leur position est train de changer depuis le oui à l’initiative sur l’immigration de masse en 2014. La crise climatique aurait ensuite renforcé ce phénomène, bien que son impact ne soit pas comparable à la crise du Covid-19.
Finalement, le journaliste donne son opinion quant à la place et à l’influence des expert·es en politique: elles·ils devraient se limiter à offrir un éventail de mesures, sans pour autant prendre de décision, ce qui revient aux élu·es. L’auteur ajoute encore que la présence des scientifiques aura permis de faire entrer le doute en politique, chose qui était jusqu’alors vue comme une faiblesse, alors que c’est le principe de base que suit tout·e bon·ne scientifique.
Examens de maturité : Une décision fédérale sera prise jeudi
Les institutions bernoises d’instruction publique supposent actuellement que les examens de maturité auront lieu à partir du mois de mai, de manière analogue aux certificats d’apprentissage. Une stratégie nationale est en cours de préparation. La Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique détaillera ce jeudi 2 avril 2020 la stratégie nationale qu’elle est en ce moment en train d’élaborer. L’objectif principal est d’établir des principes standardisés, qui laissent aux cantons une marge d’adaptation, à condition que les diplômes soient remis à temps et que l’accès à l’enseignement supérieur soit garanti.
01.04.2020 – Der Bund – Lehrabschluss soll auch ohne Pruefung moeglich sein
Le Swiss Vaccine Research Institute «lutte pour son indépendance»
«Le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) souhaite couper les subventions destinées au Swiss Vaccine Research Institute (SVRI) pour la période 2021-2024, après lui avoir octroyé environ 1,2 million de francs annuellement depuis sa création en 2007. Pour la fondation, qui joue un rôle clé dans la recherche contre le coronavirus sur le plan national comme international, l’enjeu est majeur.» En effet, le SVRI «entend conserver son indépendance et son mode de fonctionnement basé sur un réseau collaboratif entre différentes universités et hautes écoles avec une gouvernance externe. Ces subventions sont donc une question de survie pour lui. Au sein de la structure, on évoque un manque de clarté de la part de la Confédération.»
Giuseppe Pantaleo, directeur du SVRI, explique : «Si nous perdons le financement de la Confédération, toutes les collaborations que nous avons aujourd’hui vont s’arrêter, nous ne disposerons plus des mêmes compétences. En effet, si nous nous regroupons derrière le nom d’une seule institution, comme le demande la Confédération, comment convaincre les autres universités de mettre à disposition un matériel coûteux sans qu’il soit destiné à leurs propres recherches?»
Selon Giorgio Zanetti, Vice-recteur de l’enseignement de l’UNIL, la Direction a demandé aux facultés d’informer les étudiant-e-s jusqu’au 28 avril au plus tard sur les modalités de leurs examens.
«Traitement exceptionnel pour les étudiants neuchâtelois»
L’Université de Neuchâtel (UniNE) maintient les examens de juin mais en revoit les modalités. La Fédération des étudiant-e-s neuchâtelois-es FEN se dit «satisfaite de constater qu’une partie de [ses] demandes a été prise en compte par le rectorat.» Elle relève toutefois que «les inquiétudes des étudiants restent vives quant à l’augmentation de la charge de travail» et ajoute «on constate que la durée des cours augmente parfois» ou que «des enseignants donnent plus de travaux à rédiger».
Budget européen : évaluations d’alternatives au budget sur sept ans
La crise COVID-19 oblige l’UE à préparer un plan B (et un plan C) pour son budget de sept ans. «Budget negotiations are notoriously difficult in ordinary times and now, with governments facing all-consuming health and economic emergencies at home, the chances for member state approval of the MFF [multi annual financial framework], worth €1.095 trillion, are slim.»
Ce budget contient celui pour le futur programme de recherche européen Horizon Europe, qui succédera Horizon 2020.
Création d’un organe consultatif scientifique pour le Covid-19 au niveau fédéral
«La Confédération fait appel aux scientifiques suisses pour trouver la meilleure approche contre la pandémie de coronavirus. Elle met en place une cellule de crise composée de chercheurs issus des hautes écoles helvétiques.»
La Commission européenne prévoit des fonds de recherche supplémentaires pour le Green Deal et les réseaux universitaires
La Commission européenne a mis à jour ses plans de dépenses pour 2020 afin d’injecter des fonds supplémentaires dans la recherche liée au climat et dans un programme de mise en réseau des universités européennes. Elle a également annoncé que le Conseil européen de la recherche accorderait 450 millions d’euros de nouvelles subventions pour les sciences fondamentales.
COVID-19: Le gouvernement français demande de l’ouverture complète des publications et données scientifiques
Le gouvernement français demande le libre accès (selon les principes FAIR) des publications et données scientifiques issues de la recherche française sur le Covid-19.
Les universités romandes face au casse-tête des examens
Les universités romandes s’attaquent au prochain casse-tête: l’organisation de la session d’examens du semestre de printemps, qui doit se dérouler entre fin mai et mi-juillet en fonction des établissements. Heidi.news a fait un tour d’horizon des pratiques de l’UNIL, de l’Université de Genève et de l’EPFL.
La Liberté cite le responsable de la communication de l’Université de Fribourg, Marius Widmer: «Nous avons pour ambition de terminer le semestre normalement et souhaitons que les examens puissent se dérouler selon le calendrier en vigueur. Selon l’évolution de la situation sanitaire, il faudra éventuellement revoir la forme de certains tests ou former de petits groupes d’étudiants pour le passage d’examens écrits traditionnels.»
La décision (par exemple à Genève), de maintenir les examens n’arrange pas à tous les étudiant-e-s, comme le rapporte la RTS : «Mobilisé-e-s, brutalement licencié-e-s ou bien privé-e de garde d’enfant». Le recteur Yves Flückiger justifie sa décision dans la RTS: «Il est important de garder en tête la qualités des diplômes.» L’université communiquera d’autres mesures financières pour soutenir ses étudiant-e-s.
Par ailleurs, selon un communiqué de presse, «L’UNES exige véhément que les hautes écoles prennent les associations étudiant.e.s au sérieux et entament un dialogue avec celles-ci afin de trouver une solution mutuellement acceptable.»
L’application Zoom transmet des données de ses utilisateurs à Facebook, même pour les personnes qui n’ont pas de compte chez le géant de médias sociaux.
Le préposé valaisan à la protection a déclaré dans l’émission Forum: «N’utilisez pas Zoom! Cette application ne respecte pas la sécurité des données et collecte de manière éhontée les données personnelles des utilisateurs. Quand c’est gratuit, le produit, c’est vous. […] Ce qui est plus inquiétant, c’est que nous avons maintenant des gouvernements, des écoles, des gens qui devraient être exemplaires, et qui ont choisi la voie de la facilité» alors qu’il y a au moins trois alternatives, dont deux gratuites.»
En effet, cette application est actuellement utilisé par plusieurs universités (dont l’Université de Fribourg, selon un article de La Liberté).
Le Tribunal fédéral a décidé que deux postulant-e-s ne pourront pas être stagiaires-avocat-e en Suisse : les études qu’ils ont suivies à l’étranger ne sont pas compatibles avec le droit suisse.
Science buisness fait l’état de la situation de la recherche dans différentes universités européennes (Cambridge University, University College London, TU Berlin, KU Leuven, Eindhoven University of Technology, Glasgow University, Ljubljana University, Trinity College Dublin). Toutes ont le point commun d’avoir mis en pause toutes les recherches qui ne sont pas liées au Covid-19. Si certain·es· chercheur·euses voient dans la situation l’occasion de traiter des données mises en côté, d’autres ont perdu l’équivalent de mois de recherches.
L’Université de Stockholm s’est en outre mise à la production de gel hydroalcoolique et l’Université d’Aalto en Finlande a tenu un congrès en ligne la semaine passée et en tire un bilan positif.
Les essais cliniques de médecine sont également mis en pause pour ne pas mettre en danger les patient·e·s. C’est le cas par exemple en Suisse (Addex Therapeutics, GeNeuro), dans l’Union européenne et en Grande-Bretagne.
L’Université de Genève a annoncé hier que les examens seront maintenus. Les conditions et modalités d’examens adaptées à la situation sont détaillées dans une directive parue le 25 mars. Le rectorat aurait tenu compte des propositions émanant des associations d’étudiant·e·s.
Un article du Journal de l’UNIGE détaille les conditions d’accès aux bâtiments et à la plateforme MOOCS.
Il relaye également la prise de position de l’Association du corps intermédiaire des lettres (ACIL) en faveur d’une «sortie d’un discours donnant la priorité absolue au maintien de la performance dans une période d’extrême difficulté mondiale qui doit être l’occasion de penser à ralentir.»
Les examens du baccalauréat international sont annulés
Outre la facilité avec laquelle les écoles privées se sont adaptées à la crise du Covid-19 grâce à leurs moyens financiers, cet article du Temps rapporte l’annulation des examens du baccalauréat international. Les élèves seront cependant «diplômés quand même grâce à des évaluations régulières.»
Opacité financière au Centre de médecine dentaire de l’Université de Zurich
Selon une enquête pour la Commission des finances du Canton de Zurich, un professeur en médecine dentaire de l’Université de Zurich, qui travaille accessoirement comme dentiste, aurait gonflé des factures pour ces activités accessoires, en profitant de son statut d’employé de l’Université. En effet, il aurait facturé un « honoraire privé » pour des services pendant lesquels il n’était même pas présent.
Ainsi, dans une douzaine de cas, il n’aurait pas respecté le «code d’honneur pour la génération d’honoraires pour les médecins cadres».
L’Université estime que le rapport ne fait pas état de manques ou de fautes graves, mais elle a formé un groupe de travail qui mettra en œuvre les recommandations de la Commission des finances.
Un cas similaire à l’hôpital universitaire de Bâle montre que la manière dont les médecins cadres reçoivent leurs honoraires privés est dépourvu de contrôles.
Le parlement a proposé à la mi-mars une loi au Conseil fédéral, qui demande aux hôpitaux de rendre public les honoraires privés des médecins cadres.
Quatre HES grisonnes tirent un bilan positif de l’enseignement en ligne. Le canton a désormais accordé à ces institutions le droit d’organiser les examens pour leurs étudiants, à condition que les réglementations fédérales en matière d’hygiène et de conduite soient respectés. «Pour cette raison, il est possible que les session d’examens vont devoir être remises de plusieurs semaines. Ansi, il est possible que le semestre soit prolongé de plusieurs semaines», disent les Hautes écoles.
La Haute école de Lucerne participe au hackathon #CodeVsCovid19
Près de 180 étudiant·es en «Applied Information and Data Science» de la Haute école de Lucerne participent au hackathon #CodeVsCovid19. Ce réseau, lancé par HackZurich et soutenu par le Département fédéral de l’intérieur (DFI), réunit des chercheurs·euses du monde entier à la recherche de solutions concrètes pour résoudre la crise du Covid-19. La participation des étudiant·es à cet événement sera prise en compte comme participation à un cours.
L’ONU a développé 17 objectifs de développement durable (Societal Development Goals ou SDG). Selon la lauréate du prix Noble Malala Yousafzai, ces objectifs reviennent à une chose: l’éducation. Dans le Times Higher Education University Impact Ranking, plus de 870 universités sont classé selon l’adhésion aux SGD. Julian Skyrme, Directeur de la responabilité sociale de l’Université de Manchester, estime que les institutions d’éducation supérieure ont été un peu plus lentes à agir aux SDGs que l’industrie et les gouvernements, mais «ce que nous voyons est un énorme essor de créativité et de concentration des universités dans ce domaine». Il juge que les SDG ont aidé à modifier les comportements dans les universités «comme une sorte de cadre pour les choses que nous faisons déjà et les bienfaits pour la société. […] Les SDG sont un cadeau pour les universités.»
Selon une étude publié dans la Schweizerische Ärztezeitung, le manque de médecins en Suisse s’accentue, d’autant plus qu’un tiers d’entre elles·eux viennent de l’étranger, principalement des pays voisins, qui connaissent la même situation.
La Commission européenne annonce des mesures spéciales pour Erasmus+ et Horizon 2020
Plusieurs délais de candidature pour Erasmus+ ont été prolongés. En outre, la Commission a annoncé qu’elle appliquerait une flexibilité maximale dans la mise en œuvre du programme Erasmus+ dans les limites du cadre juridique. La Commission a publié des instructions à l’intention des agences nationales Erasmus+ leur permettant d’invoquer des clauses de « force majeure ».
Pour Horizon 2020, des extensions ont été appliquées pour tous les appels dont la date limite initiale était comprise entre le 17 mars et le 15 avril 2020. Aucune prolongation n’est appliquée aux appels pilotes de l’Initiative en matière de médicaments innovants (IMI) et de la Commission européenne pour l’innovation liés à des projets de recherche et d’innovation pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
Quel impact aura la pandémie sur les certificats de maturité?
Le journal allemand Die Zeit détaille le dilemme auquel font face les gymnases allemands au sujet de la valeur des certificats de maturité (Abitur) s’il étaient délivrés cette année. La question de leur future valeur inquiète. De plus, l’inégalité de la situation est particulièrement problématique. En effet, l’enseignement à distance ne fonctionne pas partout aussi bien et creuserait les inégalités préexistantes. En outre, les états fédéraux («Bundesländer») ne prennent pas les mêmes mesures, certains maintiennent les examens alors que d’autres les repoussent.
Le 24 Heures expose la situation quant aux examens du post-obligatoire, de maturité et des CFC dans le canton de Vaud. Cesla Amarelle annonce: «il y a deux scénarios, soit on les annule, soit on les repousse. Nous attendons des décisions au niveau fédéral pour communiquer sur l’ensemble de ces examens.» Dans le même sens, La Liberté rapporte le souhait de la conseillère de parvenir à une solution harmonisée entre les cantons pour la formation post-obligatoire.
Schweizer Bauer rapporte la même attente de la part des domaines professionnels davantage concernés par les CFC.
En France, «le suspense reste entier pour le bac», rapporte Les Echos.
Le Fond national suisse, swissuniversities et le Consortium des bibliothèques universitaires suisses lancent un appel aux éditeurs scientifiques
Le Fond national suisse, swissuniversities et le Consortium des bibliothèques universitaires suisses ont lancé hier un appel aux éditeurs scientifiques. Cet appel demande «l’ouverture globale des publications, trop souvent soumises à des abonnements payants» et rejoint ainsi l’appel de l’International Coalition of Library Consortia (ICOLC).
Comment les (hautes) écoles gèrent-elles la mise en ligne des cours?
Bilan raconte le bouleversement qu’a été le passage sur le net des enseignements. Les mesures prises et/ou envisagées par l’EPFL, les universités de Genève et de Neuchâtel et la HEIG-VD sont décrites.
La Conféderation veut couper les fonds à la recherche en vaccins
«Dès l’an prochain, le Swiss Vaccine Research Institute (SVRI) risque de ne plus pouvoir compter sur l’aide financière de la Confédération. Le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a décidé de mettre un terme au subventionnement de cette plateforme suisse qui se trouve au front dans la lutte contre le nouveau coronavirus. L’institution basée à Lausanne reçoit 1,2 millions de francs par années, mais le versement devrait être interrompu pour la période 2021-2024 […]. Le désengagement fédéral passe mal auprès de la structure concernée. Le SVRI regroupe des chercheurs de l’EPFL, du CHUV, de l’UNIL, de l’Université de Zurich, entre autres.»
La France investit massivement dans la recherche sur les épidémies
Le président français Emmanuel Macron s’est engagé à investir plus de 5 milliards d’euros au cours des dix prochaines années pour soutenir la science. 50 millions d’euros devraient être débloqués dans le cadre d’un fonds d’urgence pour la recherche sur le coronavirus, qui s’ajoutera aux 8 millions d’euros déjà mis en place pour le COVID-19.
«Si l’on veut encourager les femmes à faire de la recherche, il faut complètement changer de système»
La Directrice du laboratoire de bio-informatique de l’Idiap Raphaëlle Luisier aborde le sujet de l’égalité des genres dans la recherche. «Si l’on souhaite encourager les femmes à faire de la recherche, il faut complètement changer de système. I.es personnes qui occupent des postes de direction doivent accepter de réduire les pourcentages, partager les responsabilités, démocratiser la prise de décision.»
L’initiative Students4Hospitals reçoit un large soutien
Une initiative de deux étudiants de l’ETH Zurich vise à faciliter l’engagement d’étudiant-e-s par des hôpitaux pendant l’épidémie COVID-19.
600 étudiant-e-s se sont déjà inscrites sur la plateforme, qui est en ligne depuis le 23.03. Le traitement et l’affectation des étudiants aux différents hôpitaux est effectué par une «Task-Force» de coordination des hôpitaux.
Tweet du Département d’écologie et évolution de l’UNIL: «Non-medical biology departments of Faculty of Biology and Medicine@unil have given gloves, masks, throw-away lab coats, safety glasses, & other equipment, to our colleagues@CHUVLausanne. We will continue to support their efforts, including of course #StayAtHome. #covid19 »
Le Conseil des EPF met en place un groupe de travail ad hoc et lui donne le mandat suivant :
Identifier les opportunités de recherche où les scientifiques du Domaine des EPF peuvent rapidement rendre une contribution à la compréhension et à la lutte contre le SRAS-CoV-2.
Identifier les opportunités d’innovation où le savoir-faire du Domaine des EPF peut rapidement créer des produits ou des services qui pourraient contribuer de manière significative à la lutte contre le SRAS-Cov-2.
Identifier les possibilités de conseil, où les connaissances des membres du Domaine des EPF pourraient aider à la prise de décision par les politiciens, les décideurs politiques ou le public.
Depuis le début de la semaine passée, il n’y a plus de cours de présence dans les Hautes écoles suisses.
Les universités de Lucerne et Bâle tirent un premier bilan positif sur l’enseignement digital.
Au sujet des examens, le porte-parole de l’Université de Bâle Matthias Geering rassure: «Nous regardons ce qu’on peut faire au format numérique. Si ce format n’est pas convenable, nous réfléchissons aux alternatives physiques. En ce moment nous travaillons sur des scénarios, qui sont ensuite discutés avec le Département de la santé de Bâle. Nous avons besoin de leur accord. Nous somme prévenants: Personne devrait être obligé d’arrêter les études à cause de Corona.»
«Mobilisation massive des étudiant-e-s en médecine face au coronavirus à Lausanne»
Dans les 4ème et 5ème volées de médecine, le nombre de volontaires qui se mobilisent lors de leurs vacances contre le COVID-19 est grand. Les 6èmes années sont de toute manière en année de stage et intégré-e-s aux équipes.
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